Public Finance — 4 February 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CFP 2020-02-04
Quebec — Committees
Le Président (M.
Simard) : Bien, alors chers collègues, j'ai cru décoder qu'il y avait
une volonté fortement consensuelle afin de revenir à l'article 1, ce pourquoi
j'aurais besoin d'un consentement...
Le Président (M. Simard) : ...pour suspendre l'article 2, bien entendu. Consentement. Très bien. Alors, nous
voilà de retour à l'article 1, à
l'article 18, qui avait un amendement. Alors, sommes-nous prêts à procéder
à l'étude de l'amendement? M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
Oui et non.
Le Président (M.
Simard) : Très bien.
Barrette : Alors, M. le Président, oui, on est prêts, mais non,
puisque je vais vous recommander... suggérer, s'il y a consentement, de
le retirer.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Y a-t-il consentement pour le retrait de
l'amendement de l'article 18? Consentement. Conséquemment, nous revenons à
l'étude de l'article 18 comme tel. M. le député de La Pinière.
M. Barrette : M. le Président, j'aurais donc, après retrait de
l'amendement que j'avais déposé, un autre amendement que je souhaite
déposer.
Le Président (M. Simard) : Très bien. Souhaitez-vous que nous suspendions?
Ou à moins que cet amendement...
M. Barrette :
Il est prêt, mais, si vous voulez suspendre pour le distribuer...
Le Président (M.
Simard) : Il est... Ah bon! La secrétaire m'indique qu'il est déjà
distribué.
Le Président (M.
Simard) : Que d'efficacité, n'est-ce pas? À vous la parole.
M. Barrette :
On n'est pas surpris par l'excellent travail de Mme la secrétaire. Alors, M. le
Président, je fais la lecture de notre amendement : À l'article 18
proposé par l'article 1 du projet de loi :
1° remplacer, dans le premier... Je recommence.
Remplacer, dans le premier alinéa, «, qui en détermine la rémunération, les avantages sociaux et les autres conditions de
travail» par «parmi les personnes qui ont été déclarées aptes à exercer
cette charge par le comité de sélection composé du secrétaire du Conseil du trésor,
du sous-ministre de la Santé et des Services sociaux et du sous-ministre de
l'Éducation et de l'Enseignement supérieur ou leur représentant»;
2° insérer, après le
premier alinéa, les suivants :
«Le président du Conseil du trésor publie un appel
de candidatures par lequel il invite les personnes intéressées à
soumettre leur candidature, en suivant les modalités qu'il indique.
«Le comité de sélection procède avec diligence à
l'évaluation des candidats sur la base de leurs connaissances, notamment en matière d'acquisitions, de leurs
expériences et de leurs aptitudes. Le comité remet au président du Conseil
du trésor son rapport dans lequel il établit
la liste des candidats qu'il a rencontrés et qu'il estime aptes à exercer la
charge de président-directeur
général. Tous les renseignements et documents concernant les candidats et les
travaux du comité sont confidentiels.
«Les membres du comité ont droit au remboursement
de leurs dépenses dans la mesure fixée par le gouvernement.
«Le gouvernement
détermine la rémunération, les avantages sociaux et les autres conditions de
travail du président-directeur général.»
Le Président (M.
Simard) : Très bien.
Barrette : Oui. Alors, pour
ceux qui ont suivi nos travaux, c'est sûr que ça remonte à il y a un certain
temps. Alors, pour rafraîchir la
mémoire de ceux qui nous suivent, j'avais fait une intervention à l'effet que
le président-directeur général
aurait, selon mon interprétation, préférablement été l'objet d'une procédure
normale qui est celle d'un comité... d'un appel de candidatures et d'un
comité de sélection.
Ici, l'amendement, M. le
Président, c'est un amendement
qui m'apparaît raisonnable, qui ne va pas à l'extrême, l'extrême ayant été que le comité de sélection
soit composé, au moins, d'un comité... d'un membre totalement
indépendant. Là, on a une indépendance raisonnable, compte tenu de l'objectif
de ce Centre d'acquisitions gouvernementales là. Alors, je pense que ça répond
aux... pas aux objections, mais aux commentaires que j'ai faits à l'époque. Je
pense, M. le Président, que, sur un plan juridique, ma collègue députée de
Vaudreuil aurait une question.
Le Président (M.
Simard) : Je vous en prie, chère collègue.
Mme Nichols : Merci,
M. le Président. Enfin, je sais que
c'est notre amendement, mais on aurait pu être encore plus précis dans l'amendement. J'avais une question
au niveau juridique. Peut-être Me Bacon pourrait répondre à ma question. Mais on parle des mesures fixées par le gouvernement. Est-ce
qu'on réfère... à quoi on réfère? Est-ce qu'on aurait dû indiquer qu'on réfère
à un règlement, qu'on réfère à un décret, qu'on réfère... Est-ce qu'on aurait
dû être plus précis sur la référence?
Le Président (M. Simard) : Bien. Y aurait-il consentement afin que Me Bacon
s'adresse à nous? M. le ministre,
peut-être?
M. Dubé :
Non, non, je vais laisser Mme Bacon.
Président (M. Simard) : Très bien. Consentement. Me Bacon, pour les
fins de nos travaux, pourriez-vous vous présenter, s'il vous plaît?
Mme Bacon
(Nathalie) : M. le Président, Nathalie Bacon, légiste au Secrétariat
du Conseil du trésor. Dans la disposition
ici, lorsqu'on dit : «Les membres du comité ont droit au remboursement de
leurs dépenses dans la mesure fixée par le gouvernement», on fait
référence à des décrets qui peuvent être pris par le gouvernement pour pourvoir
aux rémunérations ou aux dépenses. S'il en existe, le décret va s'appliquer. Il
n'est pas nécessaire de faire un renvoi au numéro de décret ou à la date
d'adoption du décret. Nécessairement, le gouvernement doit être conséquent
lorsqu'il prend des décrets pour fixer des balises dans les dépenses ou
rémunérations.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Y aurait-il d'autres interventions?
Nichols : En fait, je me demandais juste si c'était «règlement» ou
«décret» puis est-ce que... s'il y avait lieu de fixer... Étant donné que la mesure prise ici, on comprend que c'est
un décret, bien, si vous dites que ça peut être écrit plus largement pour... Mais on comprend qu'il doit
y avoir une logique aussi, là, dans la façon. Donc, non, ça me convient,
merci de la réponse.
Le Président (M.
Simard) : Merci à vous, Mme la députée de Vaudreuil. Y aurait-il
d'autres interventions sur cet amendement? M. le député de La Pinière.
Barrette : Oui, j'en ai une dernière, M. le Président. C'est un point
presque humoristique. Mais, vous savez, ce qui m'a inspiré, ici? Évidemment, la position qu'avait prise le
ministre lorsqu'il était député et qu'il avait déposé le projet de loi n° 392, où il recommandait
essentiellement que les éléments qu'on propose aujourd'hui soient mis en place
et plus, même.
Le Président (M.
Simard) : M. le ministre.
M. Dubé : Bien, je vous dirais, M. le Président... et c'est pour ça qu'après
discussion et l'excellente suggestion de mon collègue de La Pinière, que
j'ai très hâte de pouvoir accepter l'amendement, très hâte.
M. Barrette : Et, M. le Président, pour ce qui est de la
visibilité de la chose, je rappellerai au ministre qu'à l'époque il
souhaitait que la décision soit renvoyée à la Commission des affaires
publiques.
Le Président (M.
Simard) : Ah bien!
M. Barrette : Et je le dis, M. le Président, parce que cet
amendement, qui est accepté avec joie de la part du ministre, avait
quand même fait l'objet d'une certaine objection lorsqu'on en a débattu.
Le Président (M.
Simard) : Ça s'appelle avoir de...
M. Barrette :
N'est-ce pas, hein? Alors, le cercle se referme.
Le Président (M.
Simard) : Ça s'appelle avoir de la suite dans les idées.
M. Barrette :
N'est-ce pas?
Le Président (M.
Simard) : Est-ce que cet amendement...
M. Barrette : Mais là il faut que je félicite mon recherchiste,
mon collègue, ici, qui a fait la recherche en question.
M. Dubé :
Qui fait un excellent travail depuis le début, depuis le début.
Barrette : Oui, il faudrait le dire, ça, à une personne qui est au
Conseil des ministres, qui fait des tweets, là, puis des extraits de nos
séances. Juste comme ça.
M. Dubé :
C'est quoi, ça, des tweets? C'est quoi, ça, des tweets?
M. Barrette :
Vous la connaissez, elle fait ça souvent.
Président (M. Simard) : Très bien. Est-ce que l'amendement déposé par
le député de La Pinière est accepté?
M. Dubé : Est-ce qu'il y avait
une...
Le Président (M. Simard) : M. le
député de Rosemont.
Marissal : Oui, oui. Bien, oui, je vais certainement l'accepter, mais
j'avais quand même deux, trois petites questions d'ordre assez
technique.
Le Président (M. Simard) : Je vous
en prie.
M. Marissal : Il n'est pas écrit
textuellement là-dedans que c'est le président qui choisit, donc, le candidat,
mais je présume que ça va de soi puisque vous recevez la «shortlist»?
M. Dubé : En fait, à moins d'avis
contraire, c'est le gouvernement qui a le choix final qui va se faire au...
M. Marissal : O.K. Alors, je vous
lis un passage ici, là : «Le président du Conseil du trésor publie un
appel de candidatures par lequel il invite
les personnes intéressées à soumettre...» Ça, c'est un canal privé ou c'est
largement ouvert?
M. Dubé : Ça, c'est vraiment large.
C'était vraiment un appel de candidatures. Vous vous souvenez, on a eu cette
discussion-là parce que... encore une fois, je le répète, à la bonne suggestion
du député de La Pinière, on disait : C'est tellement un travail, c'est
tellement un emploi qui va susciter de l'intérêt étant donné les sommes
importantes que l'on gère, on avait
dit : On veut aller chercher le meilleur candidat possible, à la grandeur
de la planète, s'il le faut, parce que c'est un organisme qui gérera ou
s'occupera de coordonner des achats de plus de 10 milliards de dollars. Ça fait qu'on avait dit : On voudrait faire
au moins un appel de candidatures le plus large possible. Alors, pour répondre
à votre question, c'est, oui, un vrai appel de candidatures.
Marissal : Merci pour la réponse claire. Vous en appelez à ma mémoire,
mais je vous rappelle que ça date de l'année dernière, même de la
précédente décennie.
M. Dubé : Je ne voulais pas le
répéter, mais vous...
Marissal : Alors, l'âge
faisant son oeuvre, je ne me rappelais plus de ces menus détails, alors merci
de la réponse. Le dernier paragraphe,
là, «le gouvernement détermine la rémunération, les avantages sociaux et les
autres conditions de travail du
président-directeur général», moi, de par ma nature soucieuse des fonds
publics, j'aurais presque envie de rajouter : «Selon les bonnes pratiques de traitement et de
transparence en cours au gouvernement du Québec», mais je ne vous ferai
pas le coup d'un sous-amendement. Alors, je présume que ça va de soi?
Dubé : Bien, je pense que ça
va de soi parce que ça relève à ce moment-là du secrétaire général puis de la
procédure habituelle.
M. Dubé : Oui, effectivement. Alors,
non seulement du secrétaire général, mais du Secrétariat des emplois
supérieurs, alors je pense que c'est... Voilà.
M. Marissal : C'est très bien.
Merci.
M. Dubé : Très bien. Merci pour la
précision, je suis content d'avoir cette clarté-là.
Le Président (M. Simard) : Merci, M.
le député de Rosemont. Y aurait-il d'autres interventions? Sans quoi nous sommes prêts à passer à la mise aux voix.
Est-ce que l'amendement déposé par le député de La Pinière est adopté?
Président (M. Simard) : Très
bien. Est-ce qu'il y aurait d'autres interventions sur l'article 18 tel
qu'amendé? Sans quoi nous pouvons passer à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 18, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Nous passons donc à l'article 35. M. le ministre.
Dubé : Laissez-moi juste...
pardon, prendre 35. Donnez-moi quelques petites minutes. Merci, ça ne sera pas
long.
Le Président (M. Simard) : Alors,
nous allons suspendre momentanément.
(Suspension de la séance à 16 h 29)
Président (M. Simard) : Très bien. Nous reprenons nos travaux. M. le
député de La Pinière, sur l'article 35.
Barrette : Oui. Alors, M. le Présiden