House Proceedings — 3 November 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)
2021-11-03
Quebec — Debates (Hansard)
veux saluer l'implication exceptionnelle de Charles-Olivier Bellerose Bélanger,
directeur général, ses prédécesseurs ainsi que toute son équipe, qui
travaille très fort à ce que notre histoire et notre patrimoine perdurent.
Le parc historique
est un endroit pittoresque, avec de l'animation, des festivals, des activités de
plein air, et ce, à chaque saison. J'invite
la population, les citoyens et les familles de partout à visiter le parc
historique et découvrir les richesses de notre île et, bien entendu,
notre spectaculaire moulin à vent.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, Mme la députée.
M. le député de Chapleau, la parole est à vous.
M. Lévesque
(Chapleau) : Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, j'aimerais
souligner l'engagement de deux femmes
exceptionnelles de mon comté, Mmes Aline Diotte et Diane Diotte,
deux femmes de coeur, toujours prêtes à servir et à aider la communauté.
Mmes Diotte
sont deux soeurs qui n'hésitent jamais à consacrer de nombreuses heures de
bénévolat aux causes qui leur
tiennent à coeur. Elles ont d'ailleurs consacré de nombreuses années de bénévolat auprès
des Apprentis, un organisme du comté de Chapleau ayant comme mission
d'intégrer les adultes ayant une déficience intellectuelle dans les activités
sociales et professionnelles. Elles
s'acquittent de plusieurs responsabilités, notamment la gestion des bénévoles, la gestion de la
production des oeuvres
artisanales fabriquées par Les Apprentis, et prennent plaisir à faire de
l'accompagnement lors des sorties et des activités des Apprentis.
Mmes Aline
et Diane Diotte font preuve d'abnégation et de dévouement afin de venir en aide
aux personnes plus vulnérables
de la communauté. Elles répondent toujours présent lorsque le
besoin se fait sentir et font preuve d'une grande fiabilité.
Mme la Présidente, je tenais à les remercier et à les féliciter pour tous leurs
accomplissements envers les organismes et les citoyens de Chapleau, de Gatineau
et de tout l'Outaouais. Merci, Aline et Diane.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le
député. Mme la députée de Bourassa-Sauvé, la parole
est à vous.
Mme Robitaille :
Merci, Mme la Présidente. Une page se tourne à Montréal-Nord. C'est avec une
profonde tristesse que nous avons appris que le club Optimiste ferme ses
portes après 54 ans de loyaux services pour la communauté.
Le Club Optimiste
de Montréal-Nord, c'étaient des hommes et des femmes qui ne comptaient jamais
leur temps pour épauler les jeunes de
mon comté de toutes sortes de façons, Mme la Présidente. Joutes oratoires,
tournois d'échecs, de hockey, de
soccer, bourses d'études, ils étaient là. Ils inspiraient le meilleur chez
notre jeunesse, offraient de beaux modèles, valorisaient.
Ce sont des gens de coeur, qui croyaient à
l'engagement social au sein de leur communauté, de superbénévoles toujours là
pour servir. C'est une longue tradition qui, je l'espère, ne se perdra pas.
M. Robert Richard, qui a tenu le fort pendant plusieurs années, à Diane Le Couëdic,
à Normand Bergeron, à toute votre belle équipe, merci pour tout ce que
vous avez donné à la communauté. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, Mme la députée. Je cède maintenant la
parole à Mme la députée de Huntingdon.
Mme IsaBelle : Bonjour, Mme la Présidente. Le comté de Huntingdon
est composé de 28 municipalités et de la communauté mohawk Akwesasne. 14 mairesses et maires ont été élus par
acclamation à l'occasion de l'élection municipale de cet automne. Je les félicite d'avoir obtenu
cette grande marque de confiance de la part de leurs citoyennes et citoyens.
Je les nomme.
Dans la MRC du Haut-Saint-Laurent : Louise Lebrun, Linda Gagnon, Agnes
McKell, Deborah Stuart, André Brunette, Pierre Poirier, Richard Raithby.
Dans la MRC Jardins-de-Napierville : Chantale Pelletier, Yves Boyer,
Jean-Guy Hamelin, Guy-Julien Mayné, Drew Somerville. Dans la MRC Haut-Richelieu :
Pierre Chamberland, Jacques Lemaistre-Caron.
Merci de votre collaboration précieuse, et
continuons notre bon travail. Merci.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Alors, sans plus tarder, je cède la
parole à M. le député de Matane-Matapédia.
M. Bérubé : Mme la Présidente, c'est avec grand plaisir que
je souligne aujourd'hui le 75e anniversaire de l'entreprise
amquienne Électricité Garon & Fils.
En 1946,
M. Léonard Garon a démarré l'entreprise familiale, spécialisée en vente
d'appareils et d'outils électriques mais
également en services d'installations électriques. Quelques années plus tard,
il s'est départi de son magasin pour se concentrer sur ses services
d'électricien.
Malheureusement,
en 1965, M. Léonard Garon a perdu la vie dans un accident. Dès lors, son
fils Yves a pris les rênes de l'entreprise familiale avec sa mère, jusqu'en
1973 et avec sa femme, jusqu'en 2002. À son tour, son fils Claude a ensuite racheté la compagnie avec sa femme pour
poursuivre avec une troisième génération d'entrepreneurs et électriciens
dans la famille.
Je tiens à
saluer la mémoire de feu Léonard Garon et à souligner la persévérance et
l'innovation de la famille. Cette entreprise matapédienne ne cesse de se
distinguer par l'excellence de leurs services depuis des générations.
Joyeux
75e anniversaire à la famille Garon! Félicitations à vous et à vos
employés! Je vous souhaite une excellente continuité. Merci, Mme la
Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le député. Je cède
maintenant la parole à M. le député de Johnson.
M. Lamontagne : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je désire
aujourd'hui mettre en lumière le talent et les grandes qualités d'une
personne d'exception, Anie Parenteau. Directrice générale de la Maison de la
culture de L'Avenir, cette gestionnaire brille par son efficacité, sa
débrouillardise et son grand sens des affaires.
Avec
vision et détermination, elle a réussi à faire de cette salle de spectacle au
style cabaret un élément-phare de la municipalité,
qui aujourd'hui rayonne sur la scène provinciale. Anie Parenteau y conçoit une
programmation riche, diversifiée et qui attire les foules. La maison de
la culture, sous sa direction, fait la fierté des citoyens de L'Avenir.
Dotée
d'une force de caractère exceptionnelle, cette femme demeure toujours optimiste
et surmonte les obstacles avec brio.
Malgré
un accident qui l'a rendue quadriplégique à l'adolescence, pour elle, rien
n'est impossible. Elle s'investit à
100 % dans ce qu'elle fait. À preuve, son dernier projet, Le P'tit Marché
L'Avenir, a animé le coeur du village, à l'été, et a fait le bonheur de
nombreux visiteurs.
Mme Parenteau,
Anie, au nom de la communauté et du milieu culturel, je vous remercie pour
votre grande contribution.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le
député. Je cède maintenant la parole à M. le député de Chomedey.
M. Ouellette : Merci, Mme la Présidente. Je veux rendre hommage à un homme
d'exception, M. Demetris Yantsulis, à qui je remets la Médaille de l'Assemblée nationale afin de souligner
ses contributions bénévoles autant auprès des comités de solidarité
helléniques que québécois.
For almost four decades, he has made a
very significant contribution towards the Greek communities, their school and scout movement, as well as for
the Red Cross, The Salvation Army and with the Daughters of Penelope. He has
received a great number of
recognitions and honorary certificates of merit, so far, as well as the medal
from the Ethnic Press and Media
Council of Canada, Man of the year 2000, for lifetime achievement and community
heritage in Canada. He was also honored last Saturday at the 90th
anniversary of the founding of the Montréal AHEPA for his leadership as
president for 1977-1978, a special tribute for a special man as part of the
200th anniversary of Greek independence. Thank you, Mr. Yantsulis.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le député. M. le député de
Sainte-Rose, la parole est à vous.
M. Skeete : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Depuis quelque
temps, on parle beaucoup de fierté, au Québec, et avec raison. Dans ma circonscription de Sainte-Rose, il y a un homme
qui nous rend particulièrement fiers. Le 23 octobre dernier, le
lieutenant-gouverneur du Québec lui a décerné une médaille. Cet homme se nomme
Jean Lauzon.
a consacré plus de 35 ans à la mise en valeur de l'habitat naturel de
Laval et des environs. Il a cofondé Éco‑Nature, qui veille à la préservation du parc de la Rivière-des-Mille-Îles. Tout
au long de sa carrière, Jean a créé de solides alliances et a négocié plusieurs ententes ayant permis à
Éco-Nature de réaliser de nombreux projets. Grâce à ses efforts, cet espace de
nature regroupant 10 îles est reconnu aujourd'hui comme refuge faunique et
aire protégée. Ce parc constitue une belle richesse pour les Lavallois,
où il est désormais possible de faire des activités de plein air.
n'est pas tout, Mme la Présidente. Jean Lauzon a été membre fondateur de
plusieurs organismes écologistes et a siégé sur plusieurs conseils d'administration.
la Présidente, celui qu'on désigne le gardien de l'eau est un exemple
d'engagement, et j'aimerais qu'on prenne un moment pour le saluer pour
ses accomplissements. Bravo, Jean! Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le député. Je cède maintenant la parole à M. le
député de Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard :
Merci, Mme la Présidente. Le 21 octobre dernier, le gouvernement du Québec
a souligné l'implication de 21 Québécois et Québécoises,
récipiendaires du Prix du bénévolat en loisir et en sport Dollard-Morin.
C'est avec plaisir
que je rends hommage aujourd'hui au lauréat de la région de
Chaudière-Appalaches, M. Michel Blais, du club de curling des Etchemins.
prix est grandement mérité lorsqu'on connaît son apport inestimable au
dynamisme du club. En effet, depuis plus de 20 ans, Michel a occupé différents postes, comme président du
conseil d'administration, puis administrateur et entraîneur.
Sa passion pour le
curling, il la partage en s'impliquant bénévolement auprès des ligues junior et
sénior, à l'organisation des tournois et à
l'entraînement des équipes de compétition. D'ailleurs, grâce à son expérience
et ses connaissances, il a permis à l'équipe junior féminine de
remporter le championnat provincial en 2020.
Félicitations,
Michel, pour cette reconnaissance de ta contribution exceptionnelle à la pérennité
et au rayonnement de ce sport! Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le député. Cela met fin à la rubrique de déclarations de
députés.
Et je suspends les
travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 52)
Le Président :
Mmes, MM. les députés, bon mercredi. Prenons quelques instants pour nous
recueillir.
Je vous remercie.
Veuillez vous asseoir.
Nous poursuivons les
affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.
À la rubrique Dépôt
de documents, conformément à l'article 91 de la
Loi sur l'Assemblée
nationale, je soumets à l'Assemblée la liste
des députés qui sont désignés pour agir à
titre de membres et de membres
députés de la Coalition avenir Québec ont désigné comme membres M. Eric Lefebvre,
député d'Arthabaska, Mme Geneviève
Hébert, députée de Saint-François, Mme Lise Lavallée, députée de Repentigny,
M. Sylvain Lévesque, député de
Chauveau, M. Mario Laframboise, député de Blainville, M. Donald
Martel, député de Nicolet-Bécancour, et comme
membres suppléants M. Mario Asselin, député de Vanier-Les Rivières,
Mme Sylvie D'Amours, députée de Mirabel, M. Mathieu
Lévesque, député de Chapleau, M. Gilles Bélanger, député d'Orford, Mme Stéphanie Lachance, députée de
Bellechasse, M. Jean-François Simard, député de Montmorency.
Les députés du Parti
libéral du Québec ont désigné comme membres M. Gaétan Barrette, député de
La Pinière, Mme Marwah Rizqy, députée de Saint-Laurent, M. David
Birnbaum, député de D'Arcy-McGee, et comme membres suppléants M. Enrico Ciccone, député de Marquette, Mme Paule
Robitaille, députée de Bourassa-Sauvé, Mme Filomena Rotiroti,
députée de Jeanne-Mance—Viger.
députés de Québec solidaire ont désigné comme membre Mme Ruba Ghazal, députée
de Mercier, et comme membre suppléant M. Gabriel Nadeau-Dubois,
député de Gouin.
députés du Parti québécois ont désigné comme membre Mme Véronique
Hivon, députée de Joliette, et comme membre suppléante Mme Méganne
Perry Mélançon, députée de Gaspé.
dépose donc cette liste ainsi que les lettres de désignation signées par le
whip en chef du gouvernement, la cheffe de l'opposition officielle, le
chef du deuxième groupe d'opposition et le chef du troisième groupe
d'opposition.
Je cède maintenant la
parole à M. le premier vice-président et député des Chutes-de-la-Chaudière.
Vice-Président (M. Picard) : Merci, M. le Président. M. le
Président, je propose que cette liste
soit adoptée.
Le Président :
Et, en application de l'ordre spécial, j'invite les leaders parlementaires à
m'indiquer le vote de leurs groupes sur cette motion, suivi des députés
indépendants. M. le leader du gouvernement?
M. Jolin-Barrette :
Pour.
Le Président : M. le leader
de l'opposition officielle?
Le Président : Mme la leader
du deuxième groupe d'opposition?
Le Président : M. le leader
du troisième groupe d'opposition?
Le Président : M. le député
de Chomedey?
Le Président : M. le député
de Bonaventure?
Le Président : Cette motion
est donc adoptée.
Il n'y a pas de dépôt de rapports de
commissions.
Il n'y a pas de dépôt de pétitions.
Il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni
d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.
Nous en sommes maintenant à la période de
questions et de réponses orales, et je cède la parole au député de Mont-Royal—Outremont.
M. Arcand : Merci, M. le Président. Le premier ministre est à Glasgow pour faire la promotion du Québec, de ses incroyables succès et du fait que nous serons
la batterie verte de l'Amérique du
Nord. Or, ce que l'on voit aujourd'hui, M. le Président, c'est la chose suivante : aucune entente
avec l'Ontario, la présidente d'Hydro-Québec, la semaine dernière, au Financial Post , déclare que même le
contrat avec New York fait face à des défis dans certaines communautés,
et hier soir le référendum
dans le Maine sur le projet du Massachusetts se termine par un échec. Cet
échec, c'est un peu l'échec de tous les Québécois, c'est la perte de
10 milliards de revenus.
Hydro-Québec va sûrement, M. le Président, aller en cour, ce qui veut dire qu'on risque de
s'embarquer, encore une fois, dans un
long processus. Mais, au-delà de ça, M.
le Président, la question est la
suivante : Est-ce que le gouvernement
peut nous indiquer aujourd'hui si Hydro-Québec...
Le Président : M. le ministre
de l'Énergie et des Ressources naturelles.
M. Julien : Oui, merci, M. le Président. Effectivement, on est déçus du résultat du référendum d'hier, qui, à l'heure actuelle, là, donne un score d'à peu près
60-40. Mais c'est certain qu'on va
poursuivre dans ce dossier-là et on n'aura pas une attitude résignée comme
celle de mon collègue du Parti libéral.
Pour nous,
c'est clair qu'on a obtenu... on a traversé toutes les haies, toutes les haies
nécessaires pour la réalisation de ce contrat-là, de ce projet-là avec
notre partenaire américain. Le 15 janvier dernier, on a franchi la
dernière haie, l'autorisation présidentielle. On avait obtenu toutes les
autorisations de l'État, du fédéral pour aller de l'avant. On a déjà réalisé 125 miles sur les
145 miles — en
kilomètres, 200 kilomètres sur les 233 kilomètres — du chemin d'amenée.
On comprend
qu'il y a des forces, en fin de compte, qui s'opposent à ce projet-là, on le
conçoit tous ici, en Chambre, et je
pense qu'on devrait s'unir ensemble, faire front commun, justement, pour
s'opposer à ce lobbying de l'énergie fossile, qui fait en sorte, en
réalité, aujourd'hui, qu'on a un résultat comme celui d'aujourd'hui. Mais,
légalement...
Le Président : En terminant.
M. Julien :
...on pense qu'on peut aller de l'avant, et on va travailler sur ce dossier-là
avec Hydro-Québec.
Le Président :
Première complémentaire. La parole n'appartient qu'au député de Mont-Royal—Outremont.
M. Arcand :
Plusieurs questions, M. le Président, se posent. C'est quoi, l'impact pour le
consommateur? Les projets éoliens
sont-ils menacés? On a dit au Massachusetts :
On a le contrat, on a le permis, l'affaire est dans le sac. Quelle sorte
de crédibilité le gouvernement a-t-il?
Le Président :
M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.
M. Julien : ...crédibilité, M. le Président, est
nécessaire. Alors, ce que me dit mon collègue, c'est, une fois qu'on avait obtenu toutes les autorisations, à la fois de l'État, du fédéral, du département de l'énergie, on
n'aurait pas dû aller de l'avant.
Bien non, il fallait aller de l'avant. Et on va de l'avant, on y va de bon
coeur. Il y a 600 ressources qui sont mobilisées, sur le terrain,
avec notre partenaire.
Maintenant,
on reçoit un résultat d'un référendum qui dit : Bien, nous, on aimerait ça faire
ça de manière rétroactive. Nous, on pense qu'il y a des enjeux par rapport à ça. Avec Hydro-Québec, on va certainement défendre nos droits. Mais, oui, on a un succès avec New York. Oui, on travaille sur le succès du Massachusetts. Oui, on
travaille sur l'électrification des
transports. Oui, on travaille sur l'hydrogène vert. Oui, on travaille à
valoriser l'énergie du Québec, l'énergie renouvelable.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Mont-Royal—Outremont.
M. Arcand :
M. le Président, si nos tentatives d'exporter de l'électricité propre se
heurtent constamment à l'opinion des
Américains, est-ce qu'on peut dire toujours que le Québec
se dirige vers la fin des surplus? Tout
le monde est d'accord pour
augmenter notre parc de production pour vendre notre électricité à profit, mais
certainement pas à perte. Est-ce qu'il ne serait pas temps, M. le Président, de
repenser nos projets?
Le Président :
M. le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles.
M. Julien :
Cette question, M. le Président, me surprend, venant de mon collègue qui
occupait ma fonction, parce qu'il sait très bien que la vente de l'électricité
est au-dessus du coût marginal, quand on fait des contrats avec les États-Unis,
donc c'est sûr que c'est payant.
fois qu'on a dit ça, on a devant nous des éventualités. Alors, ce que j'entends
mon collègue dire, on devrait plier les genoux, mettre un genou à terre par rapport, en fin de compte, au lobbying de l'énergie fossile, qui veut défendre
son territoire énergétique aux États-Unis. On dit non. Nous,
on prétend que la vertu est avec nous. Nous, on prétend que le Québec peut
devenir la batterie des Amériques, et on va le faire. Et j'espère que mon collègue
va nous soutenir dans cette démarche-là...
Le Président :
En terminant.
M. Julien :
...plutôt que d'être timoré.
Le Président :
Question principale...
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Verdun. Vous êtes la seule à avoir la
parole.
Mme Melançon : M. le
Président, le premier ministre est à Glasgow, présentement, en
train d'expliquer que, selon la
vision caquiste, plus de voitures, plus d'autoroutes, plus d'étalement urbain,
c'est bon pour l'environnement. La ministre responsable des Relations canadiennes veut faire avaler au ministre de
l'Environnement fédéral que le tunnel autoroutier de 10 milliards
de dollars, c'est gagnant pour l'environnement.
Et le
ministre de l'Environnement, qui devrait être le premier défenseur de
l'environnement, au Québec, a déjà décidé qu'il n'a pas besoin d'études pour dire que le troisième lien est bon
pour l'environnement. Mais voilà qu'il en ajoute une coche. Il dit candidement que les études
environnementales, peu importent leurs constats, ne freineront pas l'obsession
du gouvernement pour son projet partisan.
Finalement, pour la CAQ, les scientifiques, les
spécialistes, les environnementalistes, ça sert juste quand ils pensent pour
nous autres, hein?
Le Président : M. le ministre
de l'Environnement.
M. Charette :
Merci, M. le Président. Je ne connais pas votre emploi du temps aujourd'hui,
mais, si vous avez un petit
15 minutes, avant District 31 , à tout le moins, écoutez le
point de presse du collègue de Pontiac de ce matin. Elvis Stojko est
certainement jaloux de sa performance de patinage artistique vers
8 min 15 s.
Le Parti
libéral est pour un troisième lien. La collègue, aujourd'hui, laisse entendre
que non, sur les réseaux sociaux elle
martèle que le troisième lien serait une mauvaise option, mais qu'elle écoute
le collègue de Pontiac. Les divisions du Parti libéral ne sont pas
celles que l'on lit uniquement dans les journaux depuis quelques jours, M. le
Président. Le Parti libéral confirme, ce
matin, qu'il est en faveur d'un troisième lien, mais, même après 15 années
de pouvoir, ils ne sont pas en mesure de dire où ni quelle formule il prendra. Nous,
ce que l'on dit, c'est que c'est nécessaire pour la région. Ce que l'on dit, c'est que les évaluations
environnementales vont couvrir tous les aspects. Mais ayez, s'il vous plaît, un
petit peu de cohésion au sein même de votre formation politique.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Verdun.
Le Président : S'il vous
plaît!
Mme Melançon :
Les citoyens du Québec subissent déjà les effets du réchauffement climatique :
des feux de forêt plus dévastateurs,
des tornades en Outaouais, des inondations en Beauce, l'érosion des berges aux
Îles-de-la-Madeleine, en Gaspésie. Le
ministre de l'Environnement pense encore que, atteindre nos objectifs de
réduction GES, on va le faire avec un
tunnel autoroutier de 10 milliards. Au lieu de faire des plans pour un
tunnel, peut-être que ce serait bon de faire un plan pour
l'environnement.
Le Président : M. le ministre
de l'Environnement, à vous la parole.
M. Charette : On sera
certainement intéressés de voir, dans les prochains mois, où le Parti libéral
veut faire son troisième lien, sous quelle
forme il se développera. Mais, ceci dit — encore une fois, peut-être l'actualité
rattrape nos amis libéraux — ce matin même, à Glasgow, le premier
ministre a annoncé un pan important de notre stratégie en matière de lutte aux changements climatiques : on va,
d'ici 2030, avoir 55 % de nos autobus urbains qui seront électrifiés. Le
Québec a annoncé ce matin qu'il va ni
plus ni moins doubler le carnet de commandes des autobus électriques en
Amérique du Nord.
Le Président : En terminant.
M. Charette : Donc, ce
leadership-là, il est proprement québécois, il est proprement issu du
gouvernement...
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon : La crise climatique, c'est aussi un test de
leadership. La CAQ devrait additionner les forces; ils préfèrent traiter les environnementalistes de
pleurnichards. Diviser pour mieux régner, c'est la marotte de ce gouvernement-là. Pour l'environnement, il faut s'unir, avoir un plan crédible, audacieux pour atteindre les objectifs.
Au lieu de ça, on a un premier
ministre qui va à Glasgow faire des
belles photos. Il va être accompagné de son ministre de l'Environnement,
qui réfute les analyses scientifiques. C'est gênant.
Le Président : M. le ministre
de l'Environnement.
M. Charette : Diviser pour régner, c'est l'histoire des
libéraux des derniers jours et des dernières semaines. Au niveau du gouvernement,
on a une stratégie qui est clairement énoncée. D'ailleurs, l'année dernière, au
moment de la présentation
du PEV, on annonçait en toute transparence qu'on avait 42 % du travail non seulement identifié, mais aussi
financé, pour atteindre notre cible de 2030.
Moins d'une année plus tard, on est à 48 %. Et je vous fais le pari
suivant : en 2030, on sera le premier gouvernement en Amérique du Nord et
un des premiers dans le monde à avoir atteint nos cibles en matière de
réduction de gaz à effet de serre. Donc, c'est un leadership, encore une fois,
qui est pleinement assumé.
Le Président :
Question principale, M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
M. le Président, aujourd'hui, je ne sais pas si vous l'avez réalisé, mais ça
fait précisément 600 jours que les Québécois sont sous un régime
politique de l'état d'urgence sanitaire. Aujourd'hui, 600 jours.
y a un mois, le 7 octobre, le premier ministre a dit, et je le cite :
«Le pire de la crise [est] derrière nous...» Hier, le ministre de la Santé a annoncé la fin de
plusieurs mesures : fin de la consigne de privilégier du télétravail, fin
du registre des clients dans les
restaurants, fin du port du masque en classe pour les élèves au secondaire,
réouverture des pistes de danse, retour des karaokés. Et, depuis un
mois, on peut être 20 000, M. le Président, au Centre Bell.
Hier, à une question
de la cheffe de l'opposition officielle, la vice-première ministre a répondu,
et je la cite : «...quand on aura
vacciné les enfants, on pense pouvoir en finir avec [l'état d'urgence]
sanitaire.» M. le Président, pour une campagne de vaccination des
5-11 ans, ils n'ont pas besoin de l'urgence sanitaire.
Il est temps de
redonner la démocratie aux Québécois. Allez-vous le faire, oui ou non?
Le Président :
Mme la vice-première ministre.
Mme Guilbault : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Bien, un
peu comme le député de LaFontaine reprend des éléments de la question de sa cheffe hier, je vais reprendre certains
éléments de mes réponses d'hier pour replacer. Puis il l'a fait,
d'ailleurs, lui-même.
J'ai dit hier et je
répète aujourd'hui que, oui, on a un plan, on a un horizon pour mettre fin à
l'état d'urgence. L'état d'urgence, M. le
Président, va pouvoir prendre fin quand on aura suffisamment vacciné,
c'est-à-dire quand on aura vacciné les cinq à 11 ans, ce qu'on
espère commencer bientôt. On a, en parallèle, une troisième dose qui se donne
dans nos CHSLD et qui se terminera aussi
bientôt dans nos résidences privées pour personnes âgées. Et donc le plan, il
est très clair, M. le Président.
décrets auxquels réfère le député de LaFontaine contiennent un certain nombre
de mesures qui ont été essentielles pour
gérer la pandémie, M. le Président. Pensons seulement à la vaccination. Le
député de LaFontaine nous dit : Ce n'est pas nécessaire de pouvoir vacciner massivement. M. le Président,
comment peut-on prétendre ça? Grâce aux décrets, on a été capables d'élargir les actes médicaux pour
faire en sorte que des personnes autres que les vaccinateurs traditionnels ont
pu participer à l'opération de vaccination,
puis c'est grâce à ça qu'on est en train de se sortir de la pandémie. Donc, de
venir dire ici que c'était inutile de faire ça puis que c'était exagéré...
Le Président :
En terminant.
Mme Guilbault : ...c'est complètement incohérent, M. le Président.
Président : Première complémentaire, M. le député de
LaFontaine. Soyons attentifs aux questions et aux réponses.
M. Tanguay :
M. le Président, vous avez entendu la vice-première ministre elle-même
conjuguer au passé : c'était nécessaire, a été. Pour une campagne de
vaccination qui n'est pas obligatoire...
à moins que vous annonciez, ce matin, qu'il va y avoir l'obligation vaccinale pour toute la population, si ce n'est pas obligatoire, c'est une
campagne de vaccination. Puis vous faites bien de demander des
renseignements au ministre de la Santé.
le Président, ce qui reste, là, les pouvoirs qui restent, quand c'est rendu que
l'équilibre est brisé, quand c'est rendu que les pouvoirs sont utilisés pour
faire des sondages puis de la publicité à coups de millions, il est temps de
redonner la démocratie aux Québécois.
Le Président :
Madame...
Président : S'il vous plaît! Je vais... Non, s'il vous plaît,
il n'y a pas de commentaire ni de manifestation ni sur les questions ni
sur les réponses. Mme la vice-première ministre.
Mme Guilbault : Oui, M.
le Président, je l'ai conjugué au
passé parce qu'on vient de traverser plus de 18 mois de
pandémie. Je ne sais pas, des fois je me
demande si le Parti libéral a vécu sur la même planète que nous dans la
dernière année, parce que, quand j'entendais sa cheffe de l'opposition nous dire : Pourquoi on a des décrets, pourquoi on ne vient pas
débattre ici à savoir si, oui ou non,
on devrait être en urgence sanitaire?, alors qu'on était en pleine troisième vague, puis qu'il y avait des
décès, puis que nos hôpitaux débordaient, je les trouvais particulièrement déconnectés, M. le Président.
Et j'ai tendance à trouver
qu'ils le sont encore ce matin.
Le plan, il est
clair. On a besoin des décrets encore pour pouvoir continuer de vacciner, pour
pouvoir continuer, notamment, de faire de la télémédecine. Est-ce que
le député de LaFontaine est d'accord avec le fait que ça a été ingénieux et utile pour les Québécois, de pouvoir faire
des consultations médicales à distance alors qu'on
voulait limiter l'achalandage dans nos cliniques médicales?
Le Président :
En terminant.
Mme Guilbault :
Donc, M. le Président, on prend les moyens en conséquence pour protéger notre population.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de LaFontaine. Encore une fois, votre collaboration.
Attentifs, tout le monde.
M. Tanguay :
M. le Président, la vice-première ministre vient de dire : Pourquoi
débattre? Pourquoi débattre à l'Assemblée nationale de l'état d'urgence sanitaire? Parce que
c'est marqué dans la loi. Pourquoi débattre? Parce que tout à l'heure, dans moins d'une heure, vous allez renouveler
pour la 85e fois, vous, le groupe des 27, pas le groupe des 125 députés
à l'Assemblée nationale, vous allez renouveler l'état d'urgence, qui aura
dépassé les 600 jours.
Vous
conjuguez au passé puis vous vous servez de l'état d'urgence sanitaire pour
commander des sondages, faire de la publicité et faire une liste
noire...
Président : Je vais
vous demander, encore une fois... Je vais vous demander, s'il vous plaît... La règle est bien connue, M. le député, vous le savez, hein,
on s'adresse toujours à la présidence. C'est bon pour tout le monde.
Le Président :
S'il vous plaît, votre attention. La réponse, Mme la vice-première ministre.
Mme Guilbault : Oui, bien, M. le Président, loin de moi
l'idée de susciter une nouvelle éruption du volcanique député de LaFontaine, mais il reste qu'il a
tort, il a tort de penser que ce décret-là est inutile, M. le Président.
Effectivement, on va l'aborder au Conseil
des ministres, tout à l'heure, comme on le fait à chaque semaine, parce qu'il contient des mesures nécessaires pour combattre la pandémie,
des mesures qui ont eu des bienfaits pour la population. Je pense à la vaccination, je pense à la
télémédecine, mais on peut parler aussi de l'accès à certaines informations,
les contrats qu'on a conclus avec des CMS pour être capables de faire des
chirurgies qui étaient délestées parce que les hôpitaux débordaient.
fait que, M. le Président, on fait ce qu'il faut pour protéger les Québécois.
Mon collègue de la Santé est en train de travailler un projet de loi
pour pérenniser ce qui va continuer d'être nécessaire et bénéfique pour les
Québécois.
Le Président :
En terminant.
Mme Guilbault :
On fait ce qu'il faut pour protéger notre monde, M. le Président.
Le Président :
Question principale, M. le chef du troisième groupe d'opposition.
M. Arseneau :
Merci, M. le Président. On a appris hier de la bouche du ministre de
l'Environnement qu'aucune étude
environnementale, aucune étude ne pourra empêcher la réalisation du troisième
lien. Rien n'empêchera la construction du tunnel , titrent les journaux.
Peu importent les conclusions des études environnementales, peu importe le coût
astronomique ou la capacité de payer
des Québécoises et des Québécois, peu importe si tous les experts affirment que
ça va augmenter les bouchons de
circulation, peu importe les avis experts sur l'impact du troisième lien sur
l'étalement urbain, sur la perte de terres
arables, même si aucune étude n'a été déposée pour appuyer son projet, pour la
CAQ tout est canné. Elle va enfoncer dans la gorge des Québécoises et
des Québécois son troisième lien de 10 milliards de dollars coûte que
coûte.
Depuis longtemps, on savait que la CAQ
était entêtée, dogmatique sur la question du troisième lien, mais là, quand
on en est rendu, M. le Président, à rejeter
à l'avance les arguments rationnels et le consensus scientifique, là c'est
rendu de l'obscurantisme.
Est-ce qu'on est
vraiment rendus là, M. le Président?
Le Président :
M. le ministre de l'Environnement.
M. Charette :
Merci, M. le Président. Je remercie le collègue pour sa question.
Malheureusement, clairement il saisit mal le processus d'évaluation
québécois.
Actuellement,
le ministère des Transports a lancé un appel d'offres pour qu'il puisse
lui-même compléter l'évaluation environnementale de son projet. Par la suite,
c'est le BAPE qui va intervenir, nous avons confirmé la tenue d'un BAPE,
nous avons confirmé que le processus complet
d'évaluation environnementale couvrira tous les angles, et ensuite c'est le
ministère de l'Environnement qui fera son évaluation.
Donc,
lorsque l'on dit que le BAPE n'est pas décisionnel, c'est que ce n'est pas la
fin du processus d'évaluation. Et ce
que j'ai dit clairement hier, c'est que toutes ces évaluations
environnementales serviront à limiter les impacts environnementaux, faire en sorte que l'on puisse
réaliser ce projet-là en ayant le moins d'incidences au niveau de l'environnement. Et le BAPE a toute notre
confiance. D'ailleurs, depuis l'arrivée au gouvernement de la CAQ, le BAPE a été renforcé au niveau de ses moyens financiers,
au niveau de ses équipes pour qu'il puisse très bien s'acquitter de son
travail. Mais le BAPE est une
partie de l'évaluation environnementale, et la
finalité de ce processus-là...
Le Président :
En terminant.
M. Charette :
...c'est de limiter les impacts du projet au niveau de l'environnement.
Président : Complémentaire, M. le chef du troisième groupe
d'opposition. Attention et attentifs aux questions et aux réponses.
M. Arseneau :
M. le Président, le ministre justifie le rôle du BAPE et des études
environnementales, mais il a déjà rejeté
les conclusions, à l'avance. Il y a des experts, spécialistes, je le rappelle,
de l'Université Laval qui affirmaient hier dans les médias que le gouvernement avance des faussetés pour justifier
son projet de troisième lien. Quelle réponse nous a servie la CAQ? Bien, essentiellement, rien. Elle
se braque. Pire, elle invoque des faits alternatifs, parce qu'il n'y a aucune
étude, aucune donnée.
Combien de temps
est-ce qu'on va continuer dans ce sens-là?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel :
M. le Président, c'est particulier de voir le Parti québécois se lever
aujourd'hui et de dire qu'on outrepasse le travail du BAPE ou du
processus environnemental. Je l'ai déjà mentionné maintes et maintes fois, on
ne bulldozera pas ce processus. Mais c'est particulier d'entendre le Parti
québécois se lever et de dire ceci aujourd'hui quand lui-même, lui-même a voté avec le Parti libéral du Québec pour ne
pas assujettir le projet le plus polluant de l'histoire du Québec, la cimenterie McInnis, pour ne pas
assujettir ce projet, pour qu'on ait un BAPE. Vous et vous avez voté ensemble
pour que la cimenterie McInnis ne soit pas assujettie au processus
environnemental qu'est le BAPE. Vous dites quoi?
Président : Deuxième complémentaire. Et on s'adresse toujours à
la présidence. M. le chef du troisième groupe d'opposition.
M. Arseneau :
M. le Président, c'est une excellente façon de tenter de détourner l'attention
sur le sujet, mais...
Le Président :
M. le leader du gouvernement, pourquoi? Une question de...
M. Jolin-Barrette : M. le Président, on en train de prêter des
intentions à mon collègue. On parle d'environnement. Et le collègue des Transports l'a très bien dit :
dans le cadre du projet de loi n° 37, à la fois le PQ et à la fois le
Parti libéral ont voté pour le projet de loi n° 37, pour des
raisons électoralistes, M. le Président.
Le Président : Je
vais vous demander de faire attention, évidemment, sur ce terme et plusieurs
autres. M. le leader du troisième
groupe d'opposition... Je vais vous demander d'être attentifs et de faire
attention à certains termes, vous le savez. On reprend. M. le chef du
troisième groupe d'opposition, à vous de poursuivre votre question.
M. Arseneau :
Revenons sur le sujet du troisième lien. Le premier ministre, qui est à Glasgow
aujourd'hui, à la COP26, a tenté de
le justifier, là, ce qu'il traîne comme un boulet en parlant de la densité de
circulation. Si on a bien compris ses propos, là, il faut augmenter
notre dépendance à l'automobile pour justifier le troisième lien. On en est
rendus là.
Est-ce
que le gouvernement peut arrêter de jouer à «ma vérité est meilleure que la
tienne» et sortir les études et les données?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel :
M. le Président, les études et les données seront sorties en temps et lieu,
lorsque le travail du BAPE se fera.
Et ce que j'ai toujours mentionné, et ce que le premier ministre a mentionné,
c'est un équilibre, un équilibre pour le
réseau routier, assurer la sécurité de ce réseau. Et, je le mentionnais hier,
si on se projette en 2050, le pont de Québec aura plus de 130 ans;
le pont Pierre-Laporte, plus de 80 ans. Est-ce que c'est normal de vouloir
sécuriser le réseau, et de se questionner
sur le futur, puis de s'assurer qu'on ait un plan de match puis une vision à
long terme qui est bonne, qui est celle du REC, pour être capables de boucler la boucle du transport collectif,
d'être capables de donner un réseau routier qui est fluide, qui est
sécuritaire, s'assurer qu'on ait du rabattement sur la colonne vertébrale
qu'est le tramway de Québec?
Le Président :
En terminant.
M. Bonnardel :
C'est un projet qui reçoit l'appui de plus de 70 % des gens de Québec et
de la Rive-Sud.
Le Président :
Question principale, M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Merci, M. le Président. La première chose que la CAQ a faite, en arrivant au
pouvoir, c'est de déchirer les demandes d'immigration de milliers de personnes
qualifiées. Si la CAQ veut maintenant faire exploser les plafonds de
l'immigration temporaire, c'est parce que la réforme de l'ancien ministre de
l'Immigration de la CAQ est un échec monumental. Ce n'est plus en prendre moins
mais en prendre soin, c'est d'en prendre plus et de les jeter après usage.
L'immigration
temporaire, c'est de l'immigration précaire et vulnérable. Les immigrants sont
plus faciles à exploiter, moins...
M. Jolin-Barrette : ...le député de Laurier-Dorion prête des
intentions au gouvernement relativement à des gens, M. le Président, qui ont choisi le Québec, de venir
s'établir ici. Alors, je crois qu'on leur doit respect, à ces personnes
immigrantes qui sont venues au Québec, qui choisissent le Québec, alors
soyons prudents dans les propos.
Le Président : Je vais vous demander de... Mme la leader du troisième
groupe... du deuxième groupe d'opposition.
Mme Labrie :
M. le Président, c'est précisément ce que mon collègue essaie de dire, qu'on
doit respect aux personnes immigrantes.
Président : Et je vais vous demander, maintenant, de poursuivre
et d'être tous attentifs, de faire en sorte qu'on poursuive cette
période de questions de bonne façon. M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
L'immigration temporaire, c'est de l'immigration précaire et vulnérable. Les
immigrants sont plus faciles à
exploiter, moins faciles à intégrer, leurs enfants ne vont même pas à l'école
en français. L'immigration temporaire, c'est un mauvais modèle pour les
immigrants et pour tout le Québec.
Quand la CAQ nous
parle de fierté, est-ce que c'est ça, ce dont ils sont fiers?
Le Président :
M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
M. Boulet :
Merci, M. le Président. Je rappellerai à mon collègue qu'on est en contexte de
pénurie de main-d'oeuvre. Il y a
plusieurs solutions qui vont permettre aux entreprises de combattre ce
phénomène à la fois démographique et économique, et l'immigration
temporaire est une des options.
il ne faut pas combattre le consensus québécois qui a été établi à la
Commission des partenaires du marché du
travail. On a fait une entente avec Ottawa au début du mois d'août, on va
mettre en application cette entente-là. On va permettre à des entrepreneurs, dans des secteurs précaires qui sont
particulièrement affectés par la pénurie de main-d'oeuvre, d'accueillir
plus de travailleurs étrangers temporaires.
Et je rappellerai
qu'ils ont droit à un traitement équitable. On a adopté un règlement qui fait
en sorte que les agences de recrutement
doivent obtenir un permis. Ils ont les mêmes bénéfices en vertu des lois
sociales et des lois du travail. On a
formé une escouade, à la CNESST, pour s'assurer que leurs droits soient
respectés. Et, enfin, dans le consensus québécois, il a été établi qu'on allait s'occuper de leurs
frais de transport, de leur logement et d'assurance maladie. Merci, M. le
Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Il n'en demeure pas moins que, M. le Président, l'immigration temporaire, ce
n'est pas bon pour les immigrants, ce n'est pas bon pour le Québec.
Mamadou
Konaté est un demandeur d'asile qui a travaillé toute la première vague dans
les CHSLD sur les étages rouges.
Pendant que la CAQ ouvre grand les portes à l'immigration temporaire, des anges
gardiens comme Mamadou se font déporter. Ils prennent l'annonce du
gouvernement comme une claque au visage.
Pourquoi
le gouvernement de la CAQ refuse d'accueillir les anges gardiens
qui sont déjà ici, au Québec, et prêts à contribuer?
Le Président :
M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
M. Boulet : Merci, M.
le Président. Je ne me prononcerai
pas sur un cas particulier, mais rappeler que l'immigration temporaire, ça répond à des besoins concrets.
Parlez-en à tous ceux qui ont réagi, suite au consensus québécois qu'on a
annoncé, hier, dans le commerce de détail,
dans l'hôtellerie, la restauration, l'hébergement, le secteur manufacturier.
Allez parler aux entrepreneurs qui font de la transformation
alimentaire. Ça a été accueilli favorablement.
rappellerai à mon collègue qu'à la Commission
des partenaires il y a les leaders patronaux, syndicaux, les institutions d'enseignement et le réseau communautaire. Et ce
consensus-là, il est fort et il permet au Québec de s'affirmer avec Ottawa.
Merci.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Laurier-Dorion.
M. Fontecilla :
Le Québec a besoin d'immigrants, mais pas d'immigrants temporaires. Le
programme Arrima, qui consiste à
lancer des invitations à des candidats en immigration en fonction des besoins
du marché du travail, est un échec. Il n'a jamais fonctionné. La preuve,
c'est que la CAQ ouvre maintenant les vannes à l'immigration temporaire.
Arrima,
c'est les limbes de l'immigration, un véritable fouillis. Est-ce que le
gouvernement reconnaît qu'il a échoué avec Arrima?
Le Président :
M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.
M. Boulet :
Merci, M. le Président. Il ne faut pas confondre l'immigration permanente et
l'immigration temporaire. L'immigration
permanente, le plan d'immigration qui a été annoncé la semaine dernière, il est
totalement compatible avec ce qu'on
mon collègue de Borduas a annoncé en 2019, il respecte la planification
pluriannuelle, 52 500, 18 000 de rattrapage. C'est des
personnes qui sont ici, qui sont diplômées puis qui parlent le français.
L'immigration
temporaire, on a maintenant, au Québec, un environnement qui les protège.
Évidemment, il y aura toujours des cas d'abus. Il faut contribuer à les
dénoncer, il faut protéger les travailleurs qui sont en situation de
vulnérabilité...
Le Président :
En terminant.
M. Boulet :
...mais leur assurer un avenir décent. Merci, M. le Président.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Merci, M. le
Président. Depuis mars 2020, nous avons vu une hausse de 30 % à 50 %
des demandes d'aide alimentaire. Ce sont
plus de 600 000 Québécois par mois qui ont demandé de l'aide. De ces
600 000 Québécois par mois, 200 000 sont des enfants et plus de
55 000 sont des aînés. Et le nombre de personnes en emploi qui ont recours
aux banques alimentaires a bondi de 40 %, les gens qui ont un job, qui ne
réussissent pas à nourrir leurs familles.
y a aussi, malheureusement, plusieurs personnes comme Mme Rioux, de
Nicolet. Elle est bénéficiaire de l'aide sociale en raison d'une inaptitude au travail pour cause médicale et
elle doit se nourrir avec un budget de 100 $ par mois et l'aide
alimentaire, mais les tablettes sont de plus en plus dégarnies.
Plusieurs Québécois n'ont pas assez d'argent pour
se nourrir ou pour nourrir leurs familles. Ils doivent faire des choix
entre le logement ou d'aller au lit le ventre vide.
Est-ce que le
gouvernement reconnaît qu'il y a toujours un problème de sécurité alimentaire
au Québec?
Le Président :
M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.
M. Carmant :
Oui. Merci, M. le Président. Je remercie la députée de Westmount—Saint-Louis
d'amener en discussion ce problème des plus importants. Notre gouvernement,
évidemment, a agi dès le début de la pandémie en soutenant de façon importante les banques alimentaires via un support
additionnel au niveau du PSOC qui a été distribué au début de la
pandémie.
rappelle l'effort considérable que nous avons fait avec la ministre déléguée à l'Éducation, qui a supporté de
façon considérable, à tous les
députés ici, le SAB pour venir, justement, aider ceux qui donnent de l'aide
alimentaire, dans nos comtés, à chacun.
Et on continue, M. le Président, à travailler avec
les organismes communautaires. La pandémie dure plus longtemps qu'on
l'aurait désiré, et on va donner de l'aide additionnelle à nos organismes
communautaires pour aider les banques alimentaires. Merci, M. le Président.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
M. le Président, je parle du réseau des banques alimentaires, qui sont déjà au
point de craquer, alors que le prix de la nourriture n'a pas fini de
grimper. Les demandes d'aide augmentent de façon exponentielle. Les bénévoles ont disparu en raison du COVID-19, et
les organismes communautaires et les banques alimentaires sont limités par le financement. Les fonds d'urgence qui ont
été octroyés l'an dernier n'ont pas été renouvelés. Est-ce que le gouvernement
s'engage à renouveler l'aide d'urgence pour adresser l'enjeu criant pour le
Québec?
Le Président :
M. le ministre de l'Agriculture.
M. Lamontagne :
Oui, M. le Président. Merci encore à ma collègue pour sa question.
Dans
le dossier des banques alimentaires, du soutien aux familles démunies, on a
travaillé vraiment en très, très grande collaboration. Au niveau du ministère
de l'Agriculture, on a travaillé étroitement avec les banques alimentaires,
étroitement avec tous les réseaux de
supermarchés. Aujourd'hui, on a un programme de récupération en supermarché,
là, qui met à profit
426 institutions. L'objectif pour 2022, c'est d'avoir
600 supermarchés au Québec. Dans le dernier budget, on a 3 millions de dollars qui nous ont été
accordés par ministère des Finances pour venir en soutien à toute la question
des infrastructures des banques alimentaires.
fait que je veux réconforter ma collègue. On est tout à fait conscients des
enjeux qu'on a au Québec. On travaille vraiment en collaboration, tous
les ministères...
Le Président :
En terminant.
M. Lamontagne :
...pour venir en soutien aux familles démunies du Québec, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Je suis zéro réconfortée, M. le Président. Il parle de 3 millions, ça veut
dire qu'il y a un manque de
25 millions pour s'assurer que les 600 000 Québécois qui sont en
manque d'alimentation peuvent recevoir de l'aide. Ça veut dire que, avec
le 3 millions, 550 000 Québécois par mois vont aller au lit le
ventre vide.
Est-ce
que la solution de la CAQ, c'est vraiment
d'attendre que le monde n'ont rien à manger, avant d'agir? Ils ont besoin d'avoir le 25 millions. Est-ce que le gouvernement s'engage à venir aider les personnes en situation de vulnérabilité?
Le Président :
M. le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.
M. Lamontagne :
Bien, écoutez, je suis content, encore, d'expliquer davantage à ma collègue.
y a une initiative, au Québec, qui s'appelle La Tablée des chefs, qui est
supportée à hauteur de plus de 1 million de dollars par le ministère de l'Agriculture du Québec. Avec la
pandémie, les promoteurs sont arrivés avec un projet qui visait à cuisiner, à partir des cuisines de tous
les grands hôtels du Québec, des repas pour venir en aide aux familles
démunies. L'objectif initial, c'était
de fournir 800 000 repas, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis, c'est plus de 2 millions
de repas qui ont été fournis. Aujourd'hui,
on est à table avec les promoteurs de La Tablée des chefs pour faire en
sorte de venir bonifier encore leur intervention à la grandeur du
Québec.
fait que je veux rappeler à ma collègue que, très empathiques, les enjeux
d'accessibilité à de la nourriture dans les banques alimentaires...
Le Président :
En terminant.
M. Lamontagne :
...c'est quelque chose qui nous préoccupe. On travaille tous ensemble pour
venir en soutien aux populations vulnérables.
Le Président :
Question principale, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc :
M. le Président, on sait que le ministre de l'Environnement n'aime pas beaucoup
les études environnementales, on l'a
vu hier avec le troisième lien. Mais il y a un autre projet qui a grand besoin
d'une étude, c'est le terminal de conteneurs Ray-Mont Logistiques dans
l'est de Montréal.
Ray-Mont
Logistiques, c'est du transbordement 24/7 de 10 000 conteneurs,
1 000 passages par jour de camions et de wagons, tout ça à
100 mètres d'habitations, de logements sociaux et d'un CHSLD. À la
question d'une citoyenne qui lui demandait
comment lui vivrait à côté de ça, le promoteur du projet, Charles Raymond, a
répondu franchement, et je cite : «Je
ne comprends pas, c'est une catastrophe.» Une catastrophe, M. le Président, une
catastrophe pour les gens d'Hochelaga, une
catastrophe de bruit, de vermine, de poussière, de pollution, de zones de
chaleur, toutes des choses qui n'ont rien à voir avec le projet vert
dont le Québec a besoin.
Alors
que depuis des mois le ministre s'entête à refuser de procéder à une étude
environnementale, peut-il répondre aujourd'hui à une question toute
simple : Est-ce qu'il vivrait à côté de ça, lui, une étude comme ça?
Le Président :
M. le ministre de l'Environnement.
M. Charette :
Je vais souhaiter davantage de cohérence de la part de Québec solidaire. La
position du gouvernement est très
claire, sur cet enjeu-là. Lorsque le projet sera déposé, on déterminera
l'évaluation environnementale adéquate qui va s'appliquer. C'est difficile de prendre un engagement sur une évaluation
environnementale lorsqu'aucun projet n'a été déposé au ministère de
l'Environnement. À ce jour, aucun projet n'a été déposé au ministère de
l'Environnement.
Ceci
dit, on parle d'un parc, d'un terrain industriel qui accueillait, il y a
quelques années encore, une fonderie. On parle d'un projet qui respecterait le
zonage actuel. On parle d'un projet qui a été... dont le promoteur a gagné ses
recours devant les tribunaux parce qu'il est en droit de développer le terrain
qu'il occupe.
Ceci
dit, avant d'autoriser un projet, il y a une procédure d'évaluation, mais, pour
pouvoir la faire, il faut que le projet soit déposé, et ce n'est pas le cas.
Donc, actuellement, on parle de projet en développement. Et la procédure
environnementale va tout simplement suivre son cours. Mais Québec solidaire
joue à un jeu relativement dangereux...
Le Président :
En terminant.
M. Charette :
...lorsqu'il demande d'évaluer un projet qui n'est pas encore présenté.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc :
Le ministre se réfugie comme d'habitude derrière le fait qu'aucun projet n'est
déposé par la compagnie. Or, il y a un précédent. En juin 2018, la
prédécesseure du ministre, la députée de Verdun, annonce son intention
sur le dossier de la mine Authier en Abitibi avant le dépôt du projet.
ne demande pas la lune, M. le ministre, on demande seulement qu'il fasse un
effort, M. le Président, qu'il fasse un
effort et qu'il accote les libéraux. Le ministre peut-il faire de même et
annoncer aujourd'hui son intention de procéder à l'évaluation
environnementale?
Le Président : M. le ministre
de l'Environnement.
M. Charette :
...comique que le collègue cite l'ancienne ministre députée de Verdun, parce
que, s'il y a des travaux d'aménagement qui se font aujourd'hui, c'est à cause
de l'autorisation environnementale qui a été octroyée par la députée, ancienne
ministre de l'Environnement. Donc, on n'est pas à une contradiction près,
encore une fois, ici.
Et d'entrée
de jeu il mentionne que le projet n'a pas encore été déposé. On évalue un
projet lorsqu'il est présenté. Sinon, sur quelle base pourrait-on
évaluer un projet qui n'a pas été déposé?
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : En attendant une
vraie étude environnementale, la compagnie fait ce qu'elle veut. Ce matin, on apprend que la démarche de concertation du
promoteur est un échec. Quatre des six citoyens qui y ont participé ont
désavoué le rapport déposé hier. Ils dénoncent l'absence d'expert, le refus de
mener des études d'impact complètes avant l'implantation du projet, le
droit de veto de l'entreprise sur le rapport final, le refus d'y inclure les
demandes citoyennes, et j'en passe.
C'est David
contre Goliath, M. le Président. Les gens d'Hochelaga-Maisonneuve peuvent
compter sur leur député, mais peuvent-ils compter sur leur gouvernement?
Le Président : M. le ministre
de l'Environnement.
M. Charette :
Je m'attends à ce que le député informe correctement sa population. Je le suis
sur les réseaux sociaux sur cet enjeu-là, il prend des engagements ou laisse
entendre qu'on devrait faire ceci, alors qu'on n'est pas rendu à cette étape-là. Il y aura une évaluation
environnementale lorsque le projet sera dûment déposé. Ce n'est pas le cas.
Mais le collègue doit informer, justement, ses concitoyens.
Il y a des
jugements, donc il y a des tribunaux qui se sont arrêtés sur le droit du
promoteur. Il est dans son droit. C'est un terrain qui est zoné
industriel, qui accueillait une fonderie.
Le Président : En terminant.
M. Charette : Donc, lorsque le
projet sera déposé, on regardera la nature de l'évaluation qui sera faite.
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
En février 2019, l'INSPQ disait la chose suivante par rapport au plomb dans
l'eau : Ça peut causer une perte moyenne d'un à trois points de quotient
intellectuel chez les enfants. En décembre 2019, sans appel d'offres, le
gouvernement donne un contrat de 1,7 million entre la dinde puis les
atocas. Par la suite, les tests sont effectués, durant l'année 2020. Dès le début, l'Ordre des chimistes ont dit :
L'appareil utilisé, portatif, Kemio, n'est pas fiable, il peut créer des
faux négatifs et, par conséquent, créer un faux sentiment de sécurité, un terme
que la CAQ connaît très bien.
Or, le gouvernement, j'apprends dans un échange de courriels, que je vais déposer, c'est seulement
en juin 2021 qu'ils ont demandé de valider si, oui ou non, ce test était
fiable.
Pourquoi avoir entendu un an et demi pour
s'assurer que l'appareil était conforme?
Le Président : Y a-t-il consentement
pour le dépôt de document? Consentement.
M. le ministre de l'Éducation, en réponse.
M. Roberge : Merci bien, M. le Président. Particulier
de voir ma collègue remettre en question le travail qui a été
fait, très sérieux, par Mme Michèle
Prévost, je le répète, titulaire de la chaire de recherche industrielle
en eau potable du CRSNG, donc madame qui est Fellow au Canada pour le travail qu'elle
fait, c'est reconnu à l'international. Donc, Mme Prévost a piloté le comité d'experts. Et, pour être
certains que le mécanisme qui est utilisé pour faire les tests, l'appareil qui
fait les tests est valide, bien, on s'est retournés vers le Centre
d'expertise en analyse environnementale du Québec.
Moi aussi, je vais déposer un document. Donc, on
a une lettre, ici, de M. Louis Martel, le D.G. de cet organisme indépendant, qui dit : «Au début de
l'année 2020, le Centre d'expertise en analyse environnementale du Québec
a effectué une évaluation
des performances de l'instrument Kemio Heavy Metals selon les exigences, les documents
et les procédures du Programme d'accréditation des laboratoires d'analyse du
MELCC.» La conclusion : «Les résultats de notre évaluation démontrent que la méthode analytique utilisant l'appareil [...] peut
être utilisée pour déterminer la concentration de plomb dans les
échantillons d'eau potable...
Le Président : En terminant.
M. Roberge : ...dans un contexte de dépistage.» M. le Président, on a fait nos devoirs. On protège la santé des gens.
Le Président : Première
complémentaire... Juste avant, consentement pour le dépôt du document, à
nouveau? Consentement.
Mme la députée de Saint-Laurent, à vous la
parole.
Mme Rizqy : J'ai exactement le même document. Le problème, c'est qu'il a oublié de dire la date :
12 juillet 2021. L'appareil a
été acheté en décembre 2019; les tests ont été faits en 2020. Pourquoi
avoir attendu un an et demi pour vérifier si, oui ou non, c'était le
meilleur test?
Et, d'autre
part, dans la lettre, ça dit exactement la chose suivante. Pour dépister, ce que l'Ordre
des chimistes vous dit, c'est que, pour faire une analyse conforme, on doit le
faire en laboratoire. L'Ordre des chimistes ajoute la chose suivante, c'est que 43 % du
temps ce n'est pas fiable.
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
M. Roberge :
M. le Président, je ne pense pas qu'ici on devrait faire un débat d'experts. Ce
sont les experts, en premier Mme Prévost, ensuite M. Louis
Martel, du Centre d'expertise en analyse environnementale, qui ont validé le processus.
Si ma collègue veut reculer dans le temps, elle
peut reculer jusqu'en 2013, quand... c'est la première fois où on a entendu parler de problèmes de plomb dans
l'eau. Ni le gouvernement du Parti
québécois ni le gouvernement du Parti libéral
n'ont effectué les tests que nous avons faits. Nous avons testé toutes les
prises d'eau de toutes les écoles du Québec,
toutes les fontaines d'eau ont été vérifiées pour être certains qu'aucun
enfant...
Le Président : En terminant.
M. Roberge : ...ne consomme de
l'eau qui dépasse les normes. On a fait nos devoirs.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Saint-Laurent.
Mme Rizqy :
Février 2019, c'est la CAQ. Décembre 2019, c'est la CAQ. Les tests en 2020,
c'est la CAQ. La lettre de juin et juillet 2021, c'est encore la CAQ.
Alors, à
défaut d'avoir un ministre qui veut vraiment changer les choses, je me tourne
vers le ministre de la Santé. L'INSPQ
puis la Santé publique sont sous votre leadership. Allez-vous, vous, lire
l'étude? Est-ce que vous, de votre côté, vous allez mandater l'INSPQ et la Santé publique de refaire les tests,
lorsque les tests n'ont pas été faits en laboratoire, pour le bien des
tout-petits? C'est à vous, M. le ministre de la Santé...
Le Président : Je vais vous
demander... Toujours vous adresser à la présidence. Je n'aurai pas à le répéter
mille fois, là. Vous vous adressez à la présidence, c'est la norme pour tout le
monde.
M. le ministre de l'Éducation.
M. Roberge : M. le Président, maintenant on a la certitude
que, dans toutes les écoles du Québec, les fontaines d'eau, les prises d'eau
potable ont été testées. Celles qui étaient problématiques ont été fermées. Il
n'y a plus personne qui s'abreuve...
contrairement à l'ère libérale, il n'y a plus personne qui s'abreuve avec de
l'eau qui dépasse les normes en termes
de concentration de plomb. C'est réglé. Maintenant, on sait que l'eau
que consomment nos enfants et le personnel est de l'eau qui est saine.
Ce qu'on fait maintenant...
M. Roberge : M. le Président, pouvez-vous la rappeler à
l'ordre, s'il vous plaît? Parce que personne dans son parti...
Le Président : Bon, s'il vous
plaît, continuez.
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation, continuez votre réponse.
M. Roberge : Écoutez, alors, M.
le Président, on a sécurisé les fontaines d'eau, on sait maintenant que...
Le Président : Question
principale, Mme la députée de Fabre. La parole appartient à la députée de
Fabre.
Mme Sauvé : M. le Président, rue André-Breton, à Sherbrooke,
une maison des aînés est en pleine construction. La Société québécoise des
infrastructures confirme que les
travaux vont bon train. Le béton, la structure,
la toiture, les murs extérieurs,
c'est terminé. Les travaux de mécanique et l'électricité, c'est en cours. Bref,
à l'été 2022, la maison des aînés de
Sherbrooke ouvrira ses portes, juste à temps pour l'élection. 120 chambres, des
petites cuisinettes, une cour intérieure avec étang, des allées verdoyantes. Mais, M. le Président, il y a un
problème, oui. Le journal La Tribune
titre : Des maisons
des aînés bientôt livrées... sans main-d'oeuvre . Où aller chercher les
travailleurs?
Le P.D.G. du
CIUSSS, Dr Stéphane Tremblay, dit, et je le cite : «On n'a pas [de]
réponse à cette question. On capte déjà 100 % de la main-d'oeuvre
qui sort de son processus de scolarisation.»
M. le Président, qu'est-ce que le ministre de la
Santé répond au P.D.G. de l'Estrie, aux familles de Sherbrooke?
Le Président : M. le ministre
de la Santé et des Services sociaux.
M. Dubé :
Très bien, M. le Président. Alors, écoutez, je pense que ce n'est pas
d'aujourd'hui qu'on apprend qu'il nous
manque du personnel dans le réseau de la santé. Et c'est pour ça
qu'effectivement, il y a quelques semaines, M. le Président, on a mis en place un programme pour...
non seulement un programme important de rétention du personnel, mais d'attraction du personnel. On a eu la chance, au
cours des dernières semaines, d'avoir plusieurs discussions non seulement avec
nos employés, mais avec nos syndicats pour qu'ils nous appuient dans cette
démarche-là. Un de mes collègues au ministère,
en ce moment, est en train de travailler très fort pour finaliser les
aménagements dans le programme qui a été annoncé il y a quelques
semaines.
Donc, M. le Président, un peu de la même façon
qu'on a réussi à surprendre tout le monde, il y a un peu plus qu'un an, durant la pandémie, d'aller engager plus
de 10 000 préposés aux bénéficiaires, on est en train de faire la
même chose avec notre réseau de
santé, avec les infirmières, avec les gens qui vont pouvoir aller, justement,
travailler, M. le Président, dans nos
maisons des aînés. Mais ça nous prend du temps. Et on va le réussir mais
ensemble, M. le Président. Merci beaucoup.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Fabre.
Mme Sauvé : 21 janvier 2020, la ministre
des Aînés parle du ratio employés-résidents, elle dit : C'est une personne
par patient. On va les embaucher, on va les
trouver. 20 juin dernier, la ministre nous parle des préposés aux bénéficiaires,
elle dit qu'ils manquent souvent de temps avec les résidents, ils voudraient
leur mettre du vernis à ongles.
M. le Président, les futurs résidents des maisons des aînés n'auront pas de personnel
pour leur mettre du vernis à ongles.
À l'été 2022, ces aînés n'auront peut-être même pas suffisamment de préposés, d'employés capables de les faire
manger.
Le Président : M. le ministre
de la Santé et des Services sociaux.
M. Dubé : Je pense, M. le
Président, là, qu'au lieu de faire peur au monde, là, comme je viens
d'entendre, là, exactement comme je viens d'entendre, M. le Président...
Président : S'il vous
plaît! M. le leader de l'opposition
officielle... Non. On va éviter ce
genre d'échange, faire peur aux gens, etc. Vous le savez, ce n'est pas
nécessaire. M. le ministre, poursuivez dans votre réponse.
M. Dubé : Alors, je pense qu'on m'a compris, M. le Président. Merci beaucoup. Alors, ce que je veux dire, c'est que, c'est très clair, on a mis plusieurs
mesures... M. le Président, on a mis plusieurs mesures, de concert
avec nos employés de la santé, au cours des dernières semaines, pour faire des
choses que le Parti libéral n'a jamais faites, M.
le Président. De baisser le TSO, de réduire la main-d'oeuvre
indépendante, d'être capable de mettre des conditions de conciliation travail-famille, c'est ça, M. le Président, qui va attirer de la main-d'oeuvre à venir travailler avec nous, et on va faire les
changements...
Le Président :
En terminant.
M. Dubé :
...nécessaires, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Fabre. À vous la parole.
Mme Sauvé : Deux présidents de comités d'usagers s'expriment. Le Dr Claude
Lemire, du centre hospitalier de Sherbrooke, dit : «C'est le manque de travailleurs qui inquiète le plus. [...]Nos usagers ont plusieurs
besoins, mais pas de ressources pour les combler.» Nicole Chiasson, du CHSLD de
Sherbrooke, affirme : «C'est décourageant, car on
risque de se retrouver avec des bâtisses vides.»
La CAQ a promis
2 600 places en maison des aînés. Ils vont faire quoi? Déshabiller
Paul pour habiller Pierre? Transférer le personnel des CHSLD vers des maisons
des aînés pour que ça paraisse bien juste avant l'élection?
Le Président :
M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.
M. Dubé : Vous savez, M. le Président, je pense que la CAQ,
contrairement au Parti libéral, est capable de travailler sur deux choses,
de travailler à moderniser les infrastructures et à mettre du bon personnel au
travail. On est capables de faire les deux.
Savez-vous quoi, M. le Président? Le Parti
libéral a été capable de faire aucune
des deux. Et nous, on va montrer la
différence, M. le Président, parce
que c'est important de donner un environnement
de travail à notre personnel... qu'il
y ait des nouvelles infrastructures mais des conditions de travail dont ils
vont être fiers. C'est ce qu'on va faire dans les prochains mois, M. le
Président. Merci.
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle.
M. Fortin : Oui. Merci,
M. le Président. Juste avant que vous mettiez fin à la période de questions, à
micro fermé, lors d'une de vos interventions, le ministre de l'Éducation s'est
adressé directement à la collègue de Saint-Laurent avec des propos insultants, injurieux, M. le Président. Et
je sais, M. le Président, que la collègue de Saint-Laurent fait un travail
important dans le dossier de la
qualité de l'eau dans les écoles, comme elle le fait dans plusieurs dossiers.
Il a demandé à ce qu'elle soit
rappelée à l'ordre, à ce que vous la rappeliez à l'ordre, à ce que ce Parti
libéral la ramène à l'ordre. S'il y a un dossier sur lequel, M. le Président,
la députée de Saint-Laurent n'a pas à s'excuser, c'est bien celui-là. Je
demanderais au député... au ministre de l'Éducation de retirer ses
paroles, qui sont injurieuses.
Le Président :
M. le leader du gouvernement, en complétant sur la dernière intervention du
genre.
M. Jolin-Barrette :
M. le Président, dans un premier temps, le ministre de l'Éducation n'a tenu
aucun propos injurieux. Qu'est-ce qui découle, M. le Président, de tout
cela? Constamment, M. le Président, la députée de Saint-Laurent, constamment, alors qu'elle n'a pas la parole, et
vous le savez, vous êtes le seul à pouvoir donner la parole, interpelle le
collègue alors qu'il donne une réponse à
l'Assemblée nationale. La députée de Saint-Laurent, constamment, ne respecte
pas les règles ici associées, M. le
Président... les règles qui fait en sorte que seul le parlementaire que vous
désignez a la parole. Et le ministre
de l'Éducation, M. le Président, veut compléter sa réponse. Alors, si, du côté
du Parti libéral, on ne veut pas respecter les règles qui nous
gouvernent, ça leur appartient.
Le Président :
En complétant, dernière intervention que j'accepterai, pour vous dire ensuite...
M. Fortin : Si le leader du gouvernement n'est pas capable de faire la différence
entre interpeler quelqu'un et insulter quelqu'un, je pense qu'on a un
enjeu. Je demande au ministre de l'Éducation de retirer ses propos.
Président : Écoutez, je m'arrêterais là-dessus. Je veux
finir... Je peux difficilement intervenir sur des propos que je n'ai pas
entendus. Alors, ce serait très difficile pour moi. Ce ne serait pas correct de
le faire non plus.
Pour
le reste, donc, considérant ce que vous dites, j'en appelle à tous et à toutes
pour que nos échanges demeurent courtois et surtout respectueux envers
les uns et les autres et respectueux de nos règles. Merci.
La période de
questions étant terminée, nous passons maintenant aux motions sans préavis. Et
je reconnais, à ce moment-ci, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois : Merci, M. le
Président. Je demande le consentement de l'Assemblée pour débattre de la motion suivante conjointement avec la députée de
Verdun, le député de Jonquière, le député de Chomedey, le député de
Bonaventure, le député de Rimouski et la députée de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale reconnaisse la validité des évaluations
environnementales, notamment celles prévues à la
Loi sur la qualité de
l'environnement;
«Qu'elle
affirme l'importance des résultats de ces évaluations environnementales dans la
réalisation des projets au Québec;
«Qu'elle
soutienne que ces résultats guident les gouvernements dans le processus
d'autorisation et peuvent mener à la modification ou même à l'abandon
des projets évalués;
«Que
l'Assemblée nationale souligne la contribution essentielle des expertes et des
experts scientifiques à la prise de décisions gouvernementales.»
Le Président : Y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
M. Jolin-Barrette :
Consentement, sans débat, M. le Président.
Président : Consentement, sans débat. Je vous demande donc vos
votes respectifs, en commençant par Mme la leader du deuxième groupe
d'opposition.
Le Président : M. le leader
du gouvernement?
M. Jolin-Barrette : Pour.
Le Président : M. le leader
de l'opposition officielle?
Le Président : M. le leader
du troisième groupe d'opposition?
Le Président : M. le député
de Chomedey?
Le Président : M. le député
de Bonaventure?
Le Président : Cette motion
est donc adoptée. Mme la députée de Gaspé, à vous la parole.
Mme Perry Mélançon : M. le
Président, je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée afin de présenter, conjointement avec la leader du
deuxième groupe d'opposition, le député de Bonaventure, le député de Chomedey,
la députée de Marie-Victorin et le député de Rimouski, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale souligne la performance exceptionnelle des
trois équipes nationales du Québec lors du Championnat mondial de hockey-balle, qui s'est
tenu à Orimattila en Finlande du 25 au 30 octobre dernier, face aux
équipes nationales de la Russie, de
la Finlande, de la France et de la République tchèque qui, comme celles du
Québec, sont membres accrédités de la World Ball Hockey Federation;
«Qu'elle
félicite les joueurs et joueuses d'Équipe Québec pour leurs médailles d'or dans
les catégories hommes et femmes 18 [ans et plus], et pour leur médaille
d'argent dans la catégorie hommes masters 35+;
«Qu'elle
affirme que dans toutes les disciplines sportives, les athlètes du Québec
possèdent le talent et les aptitudes pour compétitionner face aux autres
nations et pays, et ce, en portant fièrement les couleurs du Québec.»
Le Président : Y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
M. Jolin-Barrette :
Consentement, sans débat.
Président : Consentement, sans débat. À nouveau, vos votes
respectifs. D'abord, M. le leader du troisième groupe d'opposition?
Le Président : M. le leader
du gouvernement?
M. Jolin-Barrette : Pour.
Le Président : M. le leader
de l'opposition officielle?
Le Président : Mme la leader
du deuxième groupe d'opposition?
Le Président : M. le député
de Chomedey?
Le Président : M. le député
de Bonaventure?
Le Président : Cette motion
est donc adoptée. M. le leader du troisième groupe d'opposition.
M. Ouellet : Merci beaucoup, M.
le Président. Veuillez transmettre une copie de cette motion à la Fondation
Équipe-Québec, s'il vous plaît.
Le Président : Et ce sera
fait. Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice.
Mme Tardif : M. le Président, je
sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion
suivante conjointement avec la députée de Mille-Îles, la députée de Taschereau,
le député de Matane-Matapédia, le député de Chomedey, le député de Bonaventure,
le député de Rimouski et la députée de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale souligne la contribution exceptionnelle des cageux — des
raftmen — et
des draveurs dans le développement économique du Québec;
«Qu'elle
invite la population du Québec à prendre conscience des exploits réalisés sur
deux siècles par ces hommes des rivières et des forêts, dont l'empreinte
sociale demeure omniprésente aux quatre coins du Québec;
«Qu'elle reconnaisse que les cageux et les
draveurs ont servi d'inspiration pour d'innombrables créations, [pour] des chansons, [des] récits, romans, pièces
de théâtre, recettes, poèmes, contes, fables, légendes, illustrations, bandes
dessinées, festivals et autres;
«Qu'elle reconnaisse également les sacrifices
des femmes et des familles de ces hommes, qui pratiquaient une activité risquée
qui les éloignait de leur foyer durant de longs mois;
«Qu'elle
rappelle que la reconnaissance symbolique de ces personnages historiques,
cageux et draveurs, permettra d'éveiller un sentiment de fierté en
célébrant notre passé.»
Président : Y a-t-il consentement pour débattre de cette
motion?
M. Jolin-Barrette :
Consentement, sans débat, M. le Président.
Président :
Consentement, sans débat. Vos votes respectifs, s'il vous plaît, sur cette
motion. M. le leader du gouvernement?
M. Jolin-Barrette :
Pour.
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle?
Le Président :
Mme la leader du deuxième groupe d'opposition?
Le Président :
M. le leader du troisième groupe d'opposition?
Le Président :
M. le député de Chomedey?
Le Président :
M. le député de Roberval?
Le Président :
Cette motion est donc adoptée. Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon : Merci, M. le Président. Alors, je sollicite le
consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante
conjointement avec la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, le député de Jonquière, le député de Chomedey, le député de Bonaventure,
le député de Rimouski, la députée d'Iberville et la députée de Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que, selon les plus récents rapports du
Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat — le
GIEC — nous
sommes en état d'urgence climatique;
«Qu'elle
ajoute que, selon ce même rapport, l'augmentation des températures risque de causer
des feux de forêt plus intenses, des vagues de chaleur, une érosion des
berges accélérée et des tempêtes plus violentes;
«Qu'elle souligne que
l'objectif du gouvernement est de réduire de 37,5 % les émissions de GES
par rapport à 1990 à compter de 2030;
«Qu'elle
constate qu'à ce jour, les mesures mises de l'avant par le gouvernement dans le
Plan pour une économie verte ne permettent d'atteindre que 48 % de
cet objectif;
«Qu'elle
prenne acte que selon le plus récent rapport du Programme des Nations unies
pour l'environnement — le
PNUE — les
émissions mondiales doivent réduire de 55 % d'ici 2030 pour que l'objectif
de limiter le réchauffement à 1,5 degré demeure possible;
«Qu'elle rappelle
également l'importance de s'engager résolument à atteindre la carboneutralité
en 2050;
«Qu'elle
ajoute qu'il est essentiel d'écouter les scientifiques pour élaborer de
nouvelles mesures pour atteindre ces cibles, notamment pour tout projet
allant à l'encontre de l'objectif de réduire les GES et l'étalement urbain;
«Qu'enfin,
elle demande au gouvernement de mettre l'énergie et les ressources nécessaires
pour atteindre l'objectif de réduction de GES en 2030.»
Le Président :
Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Jolin-Barrette :
Pas de consentement, M. le Président.
Le Président :
Pas de consentement. Une motion...
Président : S'il vous plaît, sans commentaire. Une motion sans
préavis ayant déjà été présentée par le groupe parlementaire formant le
gouvernement, je demande s'il y a consentement pour permettre la lecture d'une
autre motion sans préavis. Consentement. M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette :
M. le Président, je fais
motion, conformément à l'article 146 du règlement de l'Assemblée, afin :
«Que la Commission des transports et de
l'environnement, dans le cadre de l'étude du projet de loi n° 102, Loi visant principalement à renforcer l'application des lois en
matière d'environnement et de sécurité des barrages, à assurer une gestion
responsable des pesticides et à mettre en oeuvre certaines mesures du Plan pour
une économie verte 2030 concernant les véhicules zéro émission, procède à
des consultations particulières et tienne des auditions publiques le mardi
23 novembre 2021 de 9 h 45 à 12 h 35 et de
15 h 30 à 17 h 10 et le mercredi 24 novembre 2021
après les affaires courantes vers 11 h 15 à 12 h 55 et de
15 heures à 18 h 30 et
le jeudi 25 novembre après les affaires courantes vers 11 h 15 à 12 h 55 et de
14 heures [à 14 h 45] à 15 h 40;
«Qu'à cette fin, la commission entende les
personnes et organismes suivants : L'Union des producteurs agricoles,
le Centre québécois du droit de l'environnement, Hydro-Québec, l'Union des
municipalités du Québec, la Fédération québécoise
des municipalités, Nature Québec, Équiterre, Réseau Environnement, le
Regroupement des organismes de bassins versants du Québec, le Regroupement
national des conseils régionaux de l'environnement, le Syndicat de la fonction
publique et parapublique du Québec, le Commissaire au développement durable du
Vérificateur général du Québec, l'Association canadienne des barrages, l'Ordre
des chimistes, G15+;
«Qu'une période de
12 minutes soit prévue pour les remarques préliminaires, répartie de la
manière suivante : 6 minutes au groupe parlementaire formant le
gouvernement, 4 minutes au groupe parlementaire formant l'opposition
officielle, 1 minute au deuxième groupe d'opposition et 1 minute au
troisième groupe d'opposition;
«Que
la durée maximale de l'exposé de chaque organisme soit de 10 minutes et
l'échange avec les membres de la commission
soit d'une durée maximale de 35 minutes partagées ainsi :
17 minutes 30 secondes pour le groupe parlementaire formant le gouvernement,
11 minutes 40 secondes pour l'opposition officielle, 2 minutes 55 secondes
pour le deuxième groupe d'opposition et
2 minutes 55 secondes pour le troisième groupe d'opposition;
«Qu'une suspension de
10 minutes soit prévue entre les échanges avec chaque personne et
organisme;
«Que les témoins
auditionnés puissent l'être par visioconférence;
«Que
le ministre de l'Environnement et de
la Lutte contre les changements climatiques soit membre de ladite commission pour la durée du mandat.»
Le Président :
Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?
M. Jolin-Barrette :
Consentement, sans débat, M. le Président.
Le Président :
Et je vais vous demander vos votes respectifs. M. le leader du gouvernement?
M. Jolin-Barrette :
Pour.
Le Président :
M. le leader de l'opposition officielle?
Le Président :
Mme la leader du deuxième groupe d'opposition?
Le Président :
M. le leader du troisième groupe d'opposition?
Le Président :
M. le député de Chomedey?
Le Président :
M. le député de Bonaventure?
Le Président :
Cette motion est donc adoptée.
Nous en sommes aux
avis touchant les travaux des commissions. M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le
Président, j'avise cette Assemblée que la Commission des institutions
poursuivra l'étude détaillée du projet de
loi n° 92, Loi visant la création d'un tribunal spécialisé en matière de
violence sexuelle et de violence conjugale et portant sur la formation des juges en ces
matières, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à
12 h 45 et de 15 heures à 18 h 45, à la salle du
Conseil législatif;
La Commission de
l'économie et du travail poursuivra les consultations particulières sur le
projet de loi n° 103, Loi modifiant
diverses dispositions législatives principalement aux fins d'allègement du
fardeau administratif, aujourd'hui, après les affaires courantes pour
une durée de 45 minutes et de 15 h 55 à 18 h 30, à la
salle Pauline-Marois. Merci.
Président : Merci. Pour ma part, je vous avise que la
Commission de l'économie et du travail se réunira en séance de travail le jeudi
4 novembre 2021, de 8 h 5 à 8 h 45, à la salle
Louis-Joseph-Papineau, afin de statuer sur la possibilité que la commission se saisisse d'un mandat
d'initiative relativement au processus de la vente de North American Lithium
à Sayona Mining et d'organiser les travaux de la commission suite à la
prorogation.
vous avise également que la Commission des institutions se réunira en séance de
travail le jeudi 4 novembre 2021, à la salle Marie-Claire-Kirkland,
de 8 h 15 à 8 h 30, afin d'organiser les travaux de la
commission, et de 8 h 30 à 9 heures, afin de statuer sur la possibilité que la
commission se saisisse d'un mandat d'initiative concernant l'accessibilité à la
justice.
À la rubrique
Renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
La période des
affaires courantes étant maintenant terminée, nous passons aux affaires du
jour.
Je suspends les
travaux pour quelques instants. Merci à toutes et à tous.
(Suspension de la séance à 11 h 5)
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, nous poursuivons. M. le leader du gouvernement, pouvez-vous nous
indiquer la suite des travaux?
M. Schneeberger :
Oui, Mme la Présidente. Alors, je vous demanderais d'appeler l'article 16
du feuilleton.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci. À l'article 16 du feuilleton, l'Assemblée prend en
considération le rapport de la
Commission de l'aménagement du territoire sur le projet de loi n° 49, Loi
modifiant la
Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, la
Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale et
diverses dispositions législatives,
ainsi que l'amendement transmis en vertu de l'article 252 du règlement par
M. le député de Laurier-Dorion. Cet amendement est déclaré recevable.
a-t-il des interventions sur ce rapport ainsi que sur cet amendement? Alors, je
cède la parole à Mme la ministre des Affaires municipales et de
l'Habitation.
Mme Laforest : Oui. Alors, très heureuse — merci, Mme la Présidente — d'être ici aujourd'hui pour le projet de loi n° 49, pour la prise en considération du rapport de
la Commission d'aménagement du territoire, du projet de loi n° 49 modifiant
la
Loi sur les élections et les référendums dans les municipalités, la
Loi sur
l'éthique et la déontologie en matière municipale
et diverses dispositions législatives. Je suis d'autant plus heureuse, Mme la
Présidente, parce que, vous le savez, en
plus, dimanche, ce sont les élections générales partout au Québec. Alors, le projet de loi au niveau de l'éthique et de la déontologie arrive juste au bon
moment.
suis très, très heureuse également d'être avec mes collègues, parce que ce projet de loi a vraiment intéressé mes collègues, donc je les
remercie aussi pour leur grande collaboration.
Alors,
nous sommes rendus à l'étape de la prise
en considération du rapport de la Commission
de l'aménagement, et c'est vraiment
un moment important pour la démocratie, pour le milieu municipal, pour tout notre Québec.
Alors, je suis très heureuse que nous
soyons rendus à cette étape. Évidemment, ça signifie qu'on est sur la bonne voie. Ça
signifie également qu'on est pour l'adoption du projet de loi n° 49, et d'ici l'élection générale municipale, qui
arrive le 7 novembre prochain, dimanche. Le projet de loi n° 49 tombe véritablement à point.
projet de loi n° 49, Mme
la Présidente, c'est plus de transparence, plus de dignité, plus d'intégrité, plus de respect, plus de civisme dans le monde municipal. Ce sont des notions-phares qui sont au coeur de cette pièce législative
et qui devront guider nos élus
municipaux. Je le mentionnais tout à
l'heure, nous sommes à l'aube des
élections, et, en tant que ministre
des Affaires municipales et de l'Habitation, un de mes souhaits les plus
chers, c'est que les prochains élus municipaux puissent arriver en
poste, disposer de bons outils, avec des balises nécessaires pour exercer comme
il faut leurs fonctions.
parle de bons outils, Mme la Présidente, parce qu'un des volets clés du projet de loi n° 49, c'est de mieux outiller les élus municipaux
dans leur rôle. Comme vous le savez, notre gouvernement a mis plusieurs, plusieurs initiatives en marche
pour mousser le nombre de candidatures à la présente élection municipale, pour
avoir davantage de femmes et davantage de jeunes.
Dans le cadre de la
campagne Je me présente, qu'on a lancée, notamment, l'une des questions qui
revenaient souvent, c'était sur la formation
offerte aux élus, aux nouveaux élus municipaux. Alors, aujourd'hui, Mme la Présidente, c'est vraiment
une réussite, de pouvoir dire à tous ces nouveaux visages qui entreront en
poste, au lendemain du 7 novembre : Nous serons là pour vous. En effet, dans le cadre du projet de loi n° 49, c'est prévu de bonifier la formation offerte
aux élus municipaux et de la rendre non seulement obligatoire, mais à
chaque mandat, évidemment. Alors, c'est un atout majeur, c'est une formation qui sera constamment mise à jour, et évidemment
celle-ci portera, entre autres, sur l'éthique et la déontologie.
D'ailleurs,
je tiens à rappeler que plusieurs mesures du projet de loi sont
complémentaires à celles du plan d'action pour favoriser le respect et la
civilité que j'ai lancé le 6 octobre dernier dans le cadre d'un webinaire
destiné aux candidates et aux
candidats à l'élection générale. La sensibilisation, la formation et la veille de bonnes pratiques
sont au centre, sont au coeur des mesures qui seront mises de l'avant.
Avec le projet
de loi n° 49, il est également
prévu d'étendre cette obligation de
formation au personnel de cabinet de toutes les municipalités concernées. Les
élus municipaux devront toujours adopter un code d'éthique et de déontologie,
mais celui-ci devra dorénavant être respecté par le personnel de cabinet
également. Tout le monde se doit d'avoir la même rigueur au travail.
plus, lors de situations problématiques portées à l'attention de la ministre
des Affaires municipales et de l'Habitation,
ou du ministre, il serait désormais possible, grâce au projet de loi
n° 49, de demander à la commission de mener une enquête sur tout
aspect d'une municipalité, comme les ressources humaines.
Comme
je le mentionnais plus tôt, ce projet de loi vise à favoriser le respect et la
civilité. Par ce projet de loi, nous rehaussons les standards d'éthique
et de déontologie. Nous modifions la
Loi sur l'éthique et la déontologie en
matière municipale en y ajoutant la notion
de civilité aux valeurs devant être introduites dans le code d'éthique et de
déontologie.
projet de loi n° 49 contient aussi plusieurs mesures. Par exemple, il ne
sera plus possible pour un élu municipal d'accepter ce qu'on appelle des cadeaux, quelle qu'en soit la nature ou
la valeur, de tout fournisseur de biens ou de services. Il faut limiter
les risques pouvant même mener à des conflits d'intérêts ou à des apparences de
conflit d'intérêts. Il ne sera plus possible
non plus pour un élu municipal de porter deux chapeaux à la fois. En ce
sens, un élu municipal ne pourra plus
être à la fois un conseiller municipal et occuper un poste d'administrateur au
sein d'un centre de services scolaire. Pareil double mandat peut générer
des conflits d'intérêts, donc ce n'est pas souhaitable.
Maintenant,
Mme la Présidente, comme vous le savez, la transparence est essentielle pour
une saine démocratie. La pandémie nous a aussi démontré l'importance pour tous
les citoyens, pour tous les Québécois d'avoir accès aux débats de leur conseil municipal. On ne le répétera jamais
assez, les municipalités sont des acteurs de premier plan dans toutes les
sphères de notre quotidien. Les citoyens se
doivent d'être informés. Il faut qu'ils aient accès aux propos de celles et
ceux qui prennent des décisions. Au même
titre que les séances au
provincial ou au fédéral, par exemple, il sera à présent obligatoire pour une municipalité de permettre la
prise de son ou d'image lors des séances et/ou de rendre disponible le
tout dans la journée ouvrable suivante.
niveau de la CMQ, la Commission municipale du Québec, bien que les règles
seront désormais plus claires, que les
standards seront rehaussés en matière d'éthique et de déontologie, il fallait
être responsable et s'assurer que la Commission municipale du Québec ait la force de frappe requise lorsque nécessaire.
La CMQ fait un travail remarquable. La CMQ a fait des preuves. La CMQ a fait ses preuves au fil des
ans. La CMQ est un véritable chien de garde de la politique municipale, mais il fallait lui donner encore plus de mordant.
C'est pourquoi nous avons élargi son éventail
de sanctions et de pouvoirs. En ce
sens, le projet de loi rapatrie tous les pouvoirs d'enquête en une seule
et une même instance, soit à la CMQ. Il n'y aura aussi qu'une seule
porte d'entrée pour les citoyens qui souhaitent faire des divulgations, et ce
sera la CMQ.
Commission municipale du Québec aura
également des yeux ou, du moins, des oreilles sur le terrain pour porter à sa
connaissance des actes répréhensibles. En effet, chaque directeur général d'une
municipalité devra obligatoirement transmettre
à la CMQ les renseignements portés à son attention susceptibles de démontrer
qu'un acte répréhensible a été commis ou est sur le point de l'être.
Vous
l'aurez bien compris, nous devons avoir des élus irréprochables, c'est ce que les
Québécois veulent. Alors, pour ce
faire, de nouveaux motifs d'inhabilité à siéger comme élu municipal seront par
ailleurs prévus, et il serait maintenant possible pour la CMQ d'intenter
un recours pour se faire déclarer inhabile un élu.
ne faut pas perdre de vue que les élus municipaux travaillent à un objectif
commun : contribuer au développement économique de leur communauté,
dynamiser le territoire, offrir des services de qualité aux Québécois. Alors,
je salue leur dévouement et leur implication.
tiens à prendre un moment très important pour faire des remerciements. Si nous
sommes ici aujourd'hui, c'est notamment
grâce à tous mes collègues, tous les membres de la Commission municipale, dont
le député de Mégantic, qui est aussi
mon adjoint parlementaire aux Affaires municipales. C'est tous ensemble que
nous avons travaillé chacune des mesures. Nos échanges ont été
intéressants et ont permis de livrer un projet de loi à l'image du Québec que
nous souhaitons.
D'ailleurs, je tiens
à souligner, et je remercie sincèrement mes collègues de l'opposition, on a
vraiment bien travaillé ensemble. Je vous en
remercie. Vous avez été également en contact continuel avec vos élus
municipaux, et c'est pour ça que le projet de loi est bien complet, et
essentiel avant les élections municipales.
Alors, chacune des mesures du projet de loi
n° 49 ont été votées à l'unanimité, que ce soit sur l'éthique ou la
déontologie ou celles qui touchent l'habitation. Parce que, oui, pour celles et
ceux qui nous écoutent à la maison, c'est important, je vais le redire, l'habitation est au
coeur de mes priorités et celles de mon gouvernement également. À travers
les cinq projets de loi que j'ai portés, il y a pratiquement toujours eu des
mesures à cet effet.
Je tiens à mentionner également qu'on a
travaillé, présentement, depuis mon entrée en poste, cinq projets de loi et, pour les cinq projets de loi, j'étais
toujours avec ma collègue de Vaudreuil. Alors, ensemble, on a amélioré la
situation en habitation et aux affaires municipales également.
D'ailleurs,
je me réjouis également du fait que tous les partenaires aient été en faveur de
la mesure qui prévoit la possibilité pour les municipalités d'augmenter
l'offre de logements abordables au Québec. Ça prend plus de logements abordables,
on le sait, au Québec, et pas juste dans les grands centres mais dans les
régions. Il faut responsabiliser les municipalités pour construire plus de logements au Québec. Il
faut sortir des sentiers battus et, surtout, il faut s'assurer de mettre à contribution tous les acteurs qui peuvent
faire une différence rapidement, dont les municipalités. Avec le projet de loi n° 49, celles-ci pourront mettre sur pied un
programme permettant, par exemple, de donner un congé de taxe ou encore
de céder l'un de leurs terrains si un promoteur s'engage à construire du
logement locatif abordable.
Je tiens à
remercier aussi tous celles et ceux qui se sont adressés à nous lors des
consultations particulières. Ce projet
de loi, ce n'est pas le mien, c'est à
nous tous, c'est le vôtre. Alors, je remercie également les équipes du
ministère des Affaires municipales et de l'Habitation pour leur
participation rigoureuse aux travaux, de même que tous les membres de mon cabinet. Alors, à vous tous, merci beaucoup.
Merci aux élus municipaux, merci aux candidats aux élections, aux futures élections. Et je vais finir, évidemment,
sur cette phrase : Dimanche, allez tous voter, parce que, oui, on choisit
des maires, des mairesses, des conseillers, des conseillères pour quatre
ans, normalement.
Alors, merci à vous tous. Merci, Mme la
Présidente. Merci à mes collègues, parce que c'est beaucoup de temps qu'on a passé en commission parlementaire, mais
vous allez voir le positif du projet
de loi n° 49. Et je vais
terminer en disant : Je remercie
encore mon adjoint parlementaire, député de Mégantic, qui est avec moi,
aussi, depuis le début pour ces projets de loi. Alors, merci à vous tous, chers collègues. Merci, Mme la Présidente. Merci
à mes collègues de l'opposition également. Merci à vous tous.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Je vous remercie, Mme la ministre.
Avant de
céder la parole à la prochaine intervenante, je vous informe qu'un débat de fin
de séance se tiendra demain, le
mercredi 4 novembre 2021, sur une question adressée par M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve au ministre de l'Environnement et de la
Lutte contre les changements climatiques concernant le projet Ray-Mont Logistiques.
Alors, je suis prête, maintenant, à céder la
parole à Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Merci, merci, Mme
la Présidente. Merci, Mme la ministre, de votre intervention. Alors, je suis
heureuse de constater qu'on est finalement rendus à la prise en considération
de ce projet de loi. Le projet de loi n° 49, rappelons-le, c'est la Loi modifiant la
Loi sur les élections et les
référendums dans les municipalités, la
Loi sur l'éthique et la déontologie en matière municipale et diverses
dispositions législatives. Donc, vous comprendrez que c'est un projet de loi omnibus qu'on a traité. Ce
n'est pas le premier qu'on traite ensemble, comme disait la ministre, on est
rendus à notre cinquième projet de loi, et, si je ne me trompe pas, c'est le troisième projet de loi omnibus. Alors, vous comprendrez que c'est beaucoup, beaucoup de
travail.
Le projet de loi n° 49, c'est un peu
particulier, c'est un projet de loi qui a été déposé par le gouvernement de la
CAQ en 2019 et qui a été tabletté pendant deux ans, qui a été rappelé
présentement, en 2020.
Donc, quand
la ministre nous dit que ça tombe à point, oui, il tombe drôlement à point,
parce qu'on est en année où il y a
des élections municipales à la grandeur du Québec. Donc, oui, il tombe vraiment
à point, il était temps qu'il soit rappelé. Puis d'ailleurs on a
travaillé aussi afin que ce projet de loi là puisse justement, là, procéder,
pour qu'il soit en vigueur le
7 novembre prochain, parce que... Puis là je fais un petit avertissement
au bureau du leader, je suis certaine que le bureau du leader du gouvernement écoute. Ce projet de loi doit être
adopté, parce que sinon on va se ramasser, le lendemain du 7 novembre, avec des élus qui n'auront pas
le droit de siéger, qui vont occuper des doubles fonctions, puis on va se
ramasser, à travers le Québec, avec des élections partielles dans plusieurs de
nos municipalités. Donc, je réitère, là, l'importance qu'on procède
présentement à la prise en considération et à l'adoption dès demain.
Comme je
disais, je commençais mon intervention en vous rappelant toute l'importance du
projet de loi n° 49, son importance,
évidemment, parce qu'il y a des sujets comme l'éthique et la déontologie dans
le monde municipal. Comme ancienne mairesse de Notre-Dame-de-l'Île-Perrot, une
des plus belles municipalités au Québec, et comme ancienne préfète de la MRC Vaudreuil-Soulanges, je suis... je ne
veux pas témoigner, mais, je veux dire, je suis souvent celle qui reçoit, là, tous les commentaires ou... en fait, j'ai été sur
le terrain, là, je le sais, comment ça se passe puis je sais qu'on avait besoin
d'apporter des améliorations à l'éthique et la déontologie dans le monde
municipal.
C'est un
projet de loi, Mme la Présidente, puis je me permets de le dire... Quand je
faisais référence, entre autres, à un
omnibus, là, on a passé 90 heures en commission, 26 heures en
suspension. Il y a eu 52 articles adoptés, il y a eu 123 amendements
d'adoptés, et il y a eu 93 articles de supprimés.
Et je porte votre attention sur les
93 articles qui ont été supprimés, avant d'aller dans le coeur du projet
de loi. C'est que, préalablement à tout ça,
comme je dis, le projet de loi a été tabletté deux ans par le gouvernement
de la CAQ. Quand on l'a rappelé, évidemment, il n'était plus à jour.
Entre-temps, on avait adopté deux autres projets de loi, le projet de loi n° 67 puis le projet de loi
n° 85. Donc, c'est clair qu'il aurait fallu le mettre à jour avant de le
rappeler, ce pourquoi le Parti libéral a déposé une motion de scission.
Puis d'ailleurs, Mme la Présidente, c'est vous qui étiez là puis c'est vous qui avez rendu un
avis favorable à la motion de scission, qui disait : Oui, la motion de
scission, elle est recevable. Et malgré tout le gouvernement de la CAQ a
voté contre.
On a perdu du
temps en commission en retirant des blocs parce qu'ils n'étaient pas à jour, et
c'est ces 93 articles là qui ont été retirés. Il y en a
123 autres qui ont été déposés, pour lesquels les groupes n'ont pas été
consultés. Ça, c'est dommage. Ça, c'est
dommage, puis c'est dommage pour tout le monde, parce que les gens veulent se
prononcer. La ministre le disait, on fait des projets de loi,
particulièrement dans le monde municipal, pour nos élus. On a des grands
organismes comme la FQM, l'UMQ qui veulent
intervenir, qui ont des opinions. Ce
sont des gens terrain. Nous, ici, nous sommes les législateurs. On a un
devoir, on a un travail à faire, mais il faut se fier sur ce qui se passe sur
le terrain. Donc, quand on rajoute des
articles comme ça, sans consulter les gens, bien, c'est bien difficile de
savoir si on s'en va à la bonne place. Alors,
évidemment, c'est plus long. On pose des questions, on ajoute, on retire, on
dépose des amendements. Je trouve ça dommage. Je trouve que c'est
difficile pour nous de faire notre travail, dans ce temps-là.
C'est
difficile aussi parce que... Puis je vais vous donner un exemple. Il y a eu des
amendements qui ont été déposés, je
vais en parler un petit peu plus loin, sur la Régie du bâtiment du Québec, la RBQ. Bien, on aurait aimé ça consulter
les citoyens puis avoir leur opinion.
Non. On s'est ramassés en plein projet de loi, où la RBQ est venue nous dire :
Donnez-moi, à la limite, un chèque en blanc, là, donnez-moi la
possibilité de faire ci, ci, ci, ça, ça, puis on n'a pas consulté personne. Donc, il fallait poser les bonnes questions pour
essayer de trouver le juste milieu puis trouver comment protéger nos citoyens
au Québec sans préalablement avoir consulté
personne. D'ailleurs, j'avais aussi déposé une motion pour pouvoir entendre
la RBQ avant le dépôt du projet de loi n° 49.
Donc, vous
comprendrez que c'est un projet de loi important. On a fait notre travail,
comme on le fait toujours, on a fait avancer le... dans les limites du temps
qui nous était octroyé, parce qu'on comprend, là, l'importance, étant donné le
7 novembre prochain. Donc, je le
mentionne aussi, que c'est dans... Dans toutes les étapes de ce projet de loi
là, je pense que l'opposition
officielle a fait son travail. J'ai travaillé avec mes collègues du caucus, on
a consulté les gens. Donc, je vous
assure qu'il y a une extrême diligence, et d'ouverture et de collaboration,
qu'on a eue avec le gouvernement pour faire avancer le tout.
Pendant les
consultations particulières, entre autres, on a eu la possibilité de consulter
puis rencontrer 16 groupes. Ce n'est pas beaucoup, 16 groupes. Pour
un projet de loi omnibus, là, ce n'est pas beaucoup. Mais permettez-moi
de remercier... Particulièrement pour la
partie, là, éthique et déontologie, il y a des conseillères municipales qui
sont venues témoigner, il y en a d'autres qui ont déposé des codes de civilité.
Alors, permettez-moi de remercier certaines personnes avec qui on a
travaillé, dont Mme Pierrette Messier, du canton de Bedford, et Mme Nathalie
Lasalle, de Saint-Jérôme, qui nous ont
vraiment beaucoup orientés sur la civilité, sur le comportement qu'on devrait
avoir, là, entre collègues dans le milieu municipal, ce qui nous a
permis d'ailleurs de donner des pouvoirs à la CMQ d'intervenir quand les règles
de civilité ne sont pas respectées.
Comme disait la ministre, là, malgré les
nombreux amendements-surprises qui ont été déposés, on a eu une belle collaboration, puis je pense qu'on a réussi
à bonifier ce projet de loi au maximum. Bien sûr, il y a certains articles où
on devait lâcher le morceau. Le gouvernement
de la CAQ est majoritaire, donc c'est eux autres qui ont le dernier mot. Donc,
on est allés à la limite où on pouvait. On a apporté des amendements, mais,
qu'est-ce que vous voulez, il y a des limites jusqu'où
on peut aller. Mais je tiens tout de même à vous parler de certaines avancées
que je considère vraiment, vraiment importantes,
qui ont eu lieu lors de ce projet de loi, contribution, évidemment, pour...
C'est notre contribution pour l'amélioration de ce projet de loi. Puis je fais entre autres référence à la
participation électorale puis l'accroissement des candidatures.
Je vous donne l'exemple de l'article
L'article 65, c'était pour élargir la portée des expérimentations pouvant
mener, en vertu de la
Loi sur les élections... puis je donne un exemple,
permettre des projets pilotes. Bien sûr, on
l'a mis dans l'article, on l'a mis dans le projet de loi. C'est un
article
superimportant. Maintenant, on va avoir besoin de l'ouverture du DGEQ... Comme, par exemple, le vote
électronique. Donc, j'en parle tout de suite parce que c'est superimportant, mais je sais qu'on risque d'avoir
peut-être des gens, là, réfractaires. Mais il est là, et je pense qu'on va
pouvoir travailler avec dans les prochaines élections.
La ministre en a parlé aussi, on a le cumul des
postes. Nous sommes intervenus entre autres dans un
article pour interdire le
cumul des postes. Puis ça fait entre autres, là, référence aux commissions
scolaires anglophones parce qu'on sait que
francophones, on est encore avec des centres de... on est rendus avec des
centres de services scolaires, étant donné
le projet de loi n° 40, mais que les commissions scolaires anglophones
existent toujours, bien que ce soit contesté, là, puis que ce soit
devant les tribunaux. Et il était donc permis, sans cet article-là, qu'une
personne soit président d'une commission
scolaire, mais qu'il soit aussi un élu municipal, là où il y avait vraiment un
terrible conflit d'intérêts. Alors, on a
réussi à trouver une formulation, un libellé vraiment important, qu'on a
intégré dans ce projet de loi là pour ne pas qu'il y ait de cumul, de
cumul de postes.
Il y a eu des
modifications aussi à des règles puis des responsabilités pour améliorer
l'encadrement des élections municipales.
Selon moi, on va le voir aussi dans un prochain projet de loi pour les
élections provinciales. On a eu l'introduction de nouveaux articles puis de nouvelles règles pour permettre à la CMQ
d'intervenir auprès des élus municipaux fautifs puis, évidemment, une revue détaillée puis mieux définie
du rôle de la CMQ. Bien sûr, la CMQ, on leur donne beaucoup de pouvoirs. On
disait toujours que la CMQ n'a pas assez de dents, n'a pas assez de mordant
pour intervenir. Dans le projet de loi n° 49, beaucoup de pouvoirs
ont été donnés à la CMQ, et vous comprendrez que la CMQ, évidemment, là,
aura... a suivi les travaux, j'en suis
certaine, a suivi les travaux et, bien sûr, aura à se structurer en
conséquence. Quand je dis «se structurer
en conséquence», il y a de plus en plus de plaintes, là, entre autres dans le
monde municipal. Donc, elle aura besoin, évidemment, là, de personnes
supplémentaires, là, étant donné les pouvoirs qui lui sont octroyés.
Bien sûr que
la ministre aussi s'est octroyé, dans ce projet de loi là, beaucoup de
pouvoirs, beaucoup de pouvoirs pour
intervenir dans les municipalités, où il y a toutes sortes de conflits, que ce
soient des conflits de ressources humaines, que ce soient des conflits de gouvernance. La
ministre s'est attribué des pouvoirs pour pouvoir demander des enquêtes dans
les cas bien précis.
On a aussi
demandé aux municipalités de se rapporter à la CMQ quand il y a des
problématiques ou quand il y a des
faits qui sont rapportés à la municipalité, parce que ce n'est pas toutes les
municipalités... Puis là je fais référence, entre autres, là... je pense au BIG, à Montréal, mais le
bureau d'investigation... le BIG, à Montréal, c'est différent, parce que c'est
une loi de l'Assemblée nationale qui a
constitué le BIG, mais il y a d'autres municipalités au Québec, dont le BIEL, à
Laval, Terrebonne, puis je sais que
mon collègue de Chomedey va en parler un petit peu plus dans sa présentation,
mais il y a d'autres bureaux comme ça
qui existent à travers le Québec, où ils étudiaient leurs propres dossiers.
Bien, maintenant, ils devront se
reporter à la CMQ. Bien sûr, ça va éviter beaucoup de frais pour les
municipalités, mais, en fait, ça rapporte... ça met tout le monde sur le
même pied d'égalité, on se rapporte directement à la CMQ. Ça va avoir des
incidences très importantes.
Selon moi, un
gros avancement qu'on a fait, en éthique et déontologie, et j'en suis très
fière, Mme la Présidente, là, puis je
vais le dire comme ça, là... j'en prends beaucoup de crédit, mais, en fait,
j'en suis très fière, parce qu'il y a un code de civilité qui a été déposé, comme je disais un peu plus tôt, là, par
des conseillères dans le monde municipal, on a entendu des histoires d'horreur, là, qui se passent, là,
parfois, des élus ont des comportements vraiment inacceptables, et on a déposé
un amendement pour pouvoir mettre en place un code de civilité, là, des règles
pour gérer tout ça.
J'ai compris,
là, de la
partie gouvernementale que c'était un peu trop gros, d'aller de
l'avant avec un code de civilité. Cependant, je remercie la ministre pour son
ouverture et d'avoir accepté mon point et d'intégrer les notions de civilité.
Donc, les notions de civilité font
partie
maintenant de l'éthique et de la déontologie. On a réussi à l'introduire dans
ce projet de loi là. Donc, la CMQ pourra interpréter ou pourra traiter de
dossiers qui seront soulevés. Ces notions-là pourront être soulevées, et la CMQ
pourra trancher s'il y a incivilité ou pas. Je pense que c'est un grand pas
pour, entre autres, là, exiger le respect entre collègues, là, de savoir
qu'il y a quelqu'un qui va pouvoir regarder puis trancher ça.
On a passé
beaucoup de temps sur la fiscalité municipale. Fiscalité municipale, là, je
vous le dis, ce n'étaient pas nos
heures préférées, là. Ce n'était pas évident. La fiscalité municipale, c'est
parfois complexe. Parfois simple, mais parfois complexe. Simple parce que, on le sait, là, les municipalités, au
Québec, 95 % de leurs revenus, c'est des revenus de taxation foncière. Donc, les revenus, ce n'est pas
compliqué. Mais la façon de rendre des comptes, la façon de le dépenser, ça,
c'est un petit peu plus compliqué. Tous ces enjeux-là sont difficiles. Mais ça
me tient à coeur. Ça me tient à coeur parce que, comme ancienne
mairesse, j'ai dû travailler avec plusieurs contraintes.
Puis je le dis
de façon positive, là, mais, nos municipalités, le gouvernement libéral leur a
donné le
titre de gouvernement de
proximité. Je n'aime pas ça, dire qu'ils sont des créations du gouvernement, ce
n'est pas vrai. Ce sont des partenaires, ce sont des gouvernements de
proximité. Nos municipalités ont des responsabilités qui sont directes
avec le citoyen. Ici, au provincial, on est
un petit peu plus loin, mais les municipalités ont un rôle directement avec les
citoyens, et ça, je pense que c'est important.
Et nos
citoyens sont de plus en plus exigeants. Les citoyens veulent des pistes
cyclables, les citoyens veulent ci, les citoyens veulent ça. Et c'est souvent
les élus municipaux qui sont en première ligne, hein, si on veut comparer avec
le système de santé. Nos élus municipaux sont en première ligne, et c'est eux
qui répondent directement à nos citoyens.
Donc, vous comprendrez
qu'il faut trouver une façon de réformer la fiscalité pour aider nos
municipalités à sortir un peu du moule dans lequel ils sont pris au niveau des
revenus. Entre autres, il y a une trop large ponction des revenus municipaux qui proviennent de cette taxe foncière
là, mais on demande toujours plus aux municipalités avec le même dollar.
C'est définitivement problématique.
Ce projet de
loi là a été très brièvement effleuré par ces aspects-là. Il a été effleuré par
ces aspects-là dans les articles où le gouvernement de la CAQ a signé le pacte
fiscal en 2020‑2024. Le pacte fiscal est signé, mais les articles de ce
pacte fiscal là sont dans le projet de loi
n° 49, donc devaient être traités dans le projet de loi n° 49 entre
autres pour faciliter les compensations tenant lieu de taxe. Ça, c'est
un des exemples.
Il y a eu
aussi... Il y a eu diverses mesures. On a eu la chance, comme je disais, de
questionner la Régie du bâtiment du
Québec sur l'important enjeu d'adopter un règlement sur les inspections obligatoires
préalablement à l'achat. Est-ce que
j'ai besoin de vous dire à quel point c'est important? Puis d'ailleurs, Mme la
Présidente, là, je l'ai posée, la question, en commission parlementaire : Pourquoi on attend 2021 pour traiter
ça? Un des premiers projets de loi qui a été traité par la ministre, c'est le projet de loi n° 16, où
ma collègue d'Anjou—Louis-Riel
était présente, et elle a déposé un amendement pour rendre l'inspection obligatoire. Ça prenait une crise du logement,
ça prenait une surchauffe immobilière pour finalement décider
d'intervenir. Je trouve ça tellement dommage.
Et la Régie
du bâtiment, bien, en pleine crise du logement, suite à un rapport de la
Vérificatrice générale qui était plus qu'inquiétant, se présente en commission
parlementaire et nous demande des pouvoirs mais sans avoir préparé de règlement, sans nous en donner plus, sauf nous dire :
Bien, ça se pourrait qu'on le rende obligatoire pour les maisons de 25 ans
et plus. Je l'ai dit, je l'ai dit en commission
parlementaire, moi, signer un chèque
en blanc à la RBQ, là, puis je... surtout après le rapport de la Vérificatrice
générale, là, bien, moi, je ne suis
pas à l'aise avec ça en tant que porte-parole de l'opposition
officielle. Puis, en tant que législateur, je fais mon rôle puis je ne suis pas à
l'aise de donner un chèque en blanc dans un cas comme ça. Je comprends
où veut aller la RBQ. On a posé les questions, je le comprends, mais il reste
que j'ai beaucoup de réticences. Puis je ne
comprends pas pourquoi on ne l'a pas fait dans le projet de loi n° 16, pourquoi on arrive avec ça deux ans
plus tard.
Le temps
file, et je veux, entre autres, revenir sur quelques articles, là, qui ont
attiré un peu plus mon attention et que je veux aussi porter à l'attention des gens
qui nous écoutent, un article, entre
autres, sur l'énergie. Il y a un des
articles, là, qui va permettre aux municipalités ou aux municipalités
régionales de comté, aux MRC... donc une municipalité ou une MRC pourra avoir des structures pour produire de l'énergie.
Donc, on vient permettre ici à toutes les municipalités, à l'ensemble du Québec de produire de l'énergie à la
hauteur de 50 mégawatts. 50 mégawatts, c'est à peu près pour fournir
650 maisons. Bien sûr, la municipalité
ne peut pas, là, distribuer de l'énergie, seule Hydro-Québec peut le faire,
mais il reste qu'on permet aux
municipalités de le faire. Ça fait qu'une municipalité qui voudrait mettre des
éoliennes sur son territoire pourrait le faire. Elle peut prendre une
entente directement avec le privé. Si la municipalité ne veut pas le faire, la
MRC pourrait le faire aussi. Ça, je trouve
ça un peu spécial, que la MRC puisse avoir un pouvoir d'aller faire des
éoliennes sur un terrain qui ne lui
appartient pas vraiment, là. La MRC, c'est la région, mais, bon, c'est comme
ça. Donc, je tenais à le porter à votre attention.
Et, bien sûr, je ne peux passer sous silence
l'article 140.7, l'article 140.7 qui est un
article qui va permettre
aux municipalités de prendre une entente
directement avec un entrepreneur privé, un promoteur, un entrepreneur privé
pour faire du logement locatif. Pas
du logement social, pas du logement communautaire, du locatif. Vous comprendrez
qu'on est en pleine crise du logement. Oui, il y a de la surchauffe
immobilière partout, oui, on a besoin de locatif, mais on a surtout besoin de logement social, de logement
communautaire. Je pense à la crise du logement à Sherbrooke. Ce matin,
je lisais, pas plus tard que... dans l'Outaouais, il y a des gens qui sont
encore à l'hôtel, il y a des gens qui ne sont pas capables de se loger. Et que le gouvernement privilégie comme ça les ententes avec des entrepreneurs privés, bien, je ne suis pas
contre, là, mais je trouve que ce n'est pas le bon moment puis je trouve qu'il
y a plein d'étapes qu'on aurait pu faire au préalable, avant d'en
arriver là.
Puis je vous le dis, je me mets dans la peau
d'un élu municipal, demain matin, là, le projet de loi est adopté, qui sait qu'il peut rencontrer des promoteurs pour
faire des bâtiments, faire de la densité pour faire des revenus locatifs, là...
Bien, moi, j'ai été élue municipale, là,
puis ils vont tous être sollicités. Les lunchs vont recommencer, ça va aller
manger, ça va... Moi, là, je te fais
un 200 logements... Puis, attendez une minute, là, pire que ça, Mme la
Présidente, c'est que... bien, pire ou mieux, en tout cas, mieux pour
les entrepreneurs, c'est que la municipalité, là, peut contracter directement
avec l'entrepreneur privé pour du logement
locatif sur une entente de cinq ans. Bien sûr, là, on va nous dire : Oui,
mais il pourra appliquer des PSL, les Programmes de supplément au loyer.
Bien sûr, le programme AccèsLogis va pouvoir... tu sais, ces logements pourront être... la personne qui va
l'habiter pourra avoir la subvention AccèsLogis. O.K., mais, après cinq ans...
Après cinq ans, là, les logements lui reviennent à lui, il peut les convertir
en condos puis il fait des sous avec ça.
entrepreneur privé, là, il a juste une chose en tête, c'est faire des sous.
Puis là, maintenant, là, le municipal va pouvoir se retourner puis dire à l'entrepreneur privé : Bien, moi,
j'en veux, là, du locatif, chez nous, là, pas du logement social, pas du logement communautaire, du locatif. Moi,
j'en veux chez nous. Bien, la loi dit : J'ai le droit de donner un
terrain, j'ai le droit de donner une subvention, puis j'ai le droit de
donner un congé de taxe, puis j'ai le droit de donner les trois ensemble, si je
veux.
J'ai une très
grande préoccupation, très grande inquiétude. Comme je vous dis, il y a
d'autres façons d'en arriver à faire
du logement au Québec puis je ne suis pas certaine que cette façon-là de faire
est la bonne. Je comprends, je vous le
dis, je comprends que c'est un programme, mais il reste qu'à la fin, qui en
bénéficie, bien, c'est encore les entrepreneurs privés. Puis il n'y a pas de pérennité. Il n'y a pas de pérennité,
c'est-à-dire que ces appartements-là, ce logement locatif là, bien, il ne
retourne pas en logement communautaire, il ne retourne pas en logement social.
Il retourne à l'entrepreneur qui aura
eu un congé de taxe, qui aura eu un terrain gratuit, qui aura eu une subvention
pour faire ça. Puis juste les élus municipaux, comment ils vont être sollicités, là, ça va être terrible, mais tant les
conseillers, les maires, puis ça, là, partout au Québec, parce que ce n'est pas juste... c'est pour
l'ensemble du Québec, cet article-là. Donc, voilà, je vous partage ma
préoccupation.
Bien sûr,
quand je dis que j'ai réussi à apporter un amendement, un avancement dans cet
article-là, c'est que j'ai demandé à
ce que la ministre préautorise ces ententes-là. C'est-à-dire que, quand il y
aura des ententes entre la municipalité puis un entrepreneur privé, bien, la ministre aura à l'autoriser, à
autoriser cette entente-là. Donc,
elle ne pourra pas dire qu'elle ne
l'avait pas vue, qu'elle ne savait pas. Je pense que c'est quand même
une avancée considérable, dans le cadre de cet article-là.
Mme la Présidente, j'ai aussi quelques
remerciements à faire dans le cadre de ce projet de loi là. Bien sûr, nous reviendrons demain, là, avec l'adoption
du projet de loi n° 49, et j'élaborerai aussi sur différents articles.
Mais il y a toujours des gens qui nous encadrent puis des gens avec qui
on travaille. Donc, je prends les cinq dernières minutes qui me sont allouées pour les remercier. Je le dis, c'est une
superbelle commission, la CAT. C'est vraiment très agréable de
travailler, il y a des beaux échanges
de part et d'autre. Donc, on a eu différents présiden