Labour and the Economy — 27 September 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CET 2013-09-27

Quebec — Committees

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Labour and the Economy — 27 September 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CET 2013-09-27

Quebec — Committees

D'Amour : Alors, merci beaucoup, M. le Président. Vous me

permettrez d'abord de saluer Mme la ministre, qui est avec nous ce matin, les collègues de l'Assemblée qui participent

à cette interpellation. Je veux également saluer les membres du personnel et fonctionnaires qui sont là

ce matin pour une interpellation qui va durer évidemment deux heures,

comme le veulent les règles parlementaires.

si on est ici ce matin, M. le Président, c'est que nous jugeons la situation

alarmante, d'autant plus alarmante qu'au gré des périodes de questions

qu'on a eu l'occasion de vivre, strictement, là, au cours de la présente

session, depuis la semaine dernière, si

j'ajoute à ça les périodes de questions, les sessions précédentes, lorsqu'on a

interpellé le gouvernement ou

questionné le gouvernement, toujours la même réponse. Il y a une forme de déni.

Tout va bien au Québec, l'économie se porte bien. Pourtant, pourtant, c'est

tout le contraire.

Et la question que

nous nous posons : Comment en sommes-nous arrivés, au Québec, à être

passés, en un an seulement, d'une période florissante sur le plan économique,

où il se créait des emplois par milliers au Québec, à une période où on perd

des emplois aussi par milliers? Au cours de la dernière année, M. le Président,

le Québec a perdu 45 000 emplois, 45 000 personnes, Québécois et

Québécoises, directement touchés en perdant leur emploi. On peut facilement imaginer le drame que ça peut

représenter dans certains cas. Et le parallèle qu'on peut faire avec le

Canada, c'est qu'au Canada il s'est créé 145 000 emplois. Il y a

définitivement un problème au Québec.

ce n'est pas que l'opposition qui le dit, M. le Président. Juste ce matin, strictement dans la revue de presse

de ce matin, La Presse dit

ceci : À deux mois d'une récession? Toujours dans la revue de

presse de ce matin. Marceau, lui… enfin,

le ministre des Finances, M. le Président, lui, «ne voit pas de récession». Ce

que tout le monde voit au Québec, ce que l'ensemble des économistes

constate, le ministre des Finances, lui, dit : Il n'y en a pas, de

récession. Le PIB du Québec recule. Le Québec au bord de la récession?

Toujours dans La Presse . Dans le Journal de Montréal :

Allô la Terre! Alloooo? La Terre appelle

le Québec! Et on dit ceci sous la plume de Benoît Aubin : «L'économie

est en panne, les emplois s'envolent,

la récession nous guette, le PIB diminue, la consommation ralentit, les revenus

du gouvernement aussi. Mais ces considérations matérielles ne doivent pas

détourner l'attention du gouvernement»,

qui se situe à bien d'autres égards.

Et si on ajoute à ça ce que Desjardins disait, il n'y a pas si longtemps, dans

son bulletin économique : Un marché du travail décevant au Québec et réconfortant en

Ontario . Toujours Desjardins qui

s'exprime, M. le Président. Vous me permettrez,

en quelques instants, de vous dire : Québec : l'économie bat de

l'aile. Desjardins s'exprime, et c'est quand même une institution qui

est crédible.

il y a plein d'autres articles au cours des derniers jours. Exemple :

alimentation Old Dutch, Une pilule difficile à avaler . Bon, il est question de la perte de plus de 250 emplois. Dans Le

Quotidien , 26 septembre : D'autres emplois menacés . C'est le

titre du journal. L'emploi recule

encore au Québec dans Le Devoir du 7 septembre. Dans Le

Journal de Québec , le 7 septembre : 5 000 emplois

perdus , le taux de chômage qui continue d'augmenter. Pas de nouveaux

emplois au Québec , hein? Pas de nouveaux emplois au Québec ,

c'est le titre… Je vous fais grâce du journal, là, je ne l'ai pas… le journal

Les Affaires . Le journal Les Affaires , qui

dit : Pas de nouveaux emplois au Québec . Radio-Canada, le

titre : Économie : l'emploi

progresse au Canada, mais chute au Québec . «Depuis le début de l'année, pour le reste du Canada, c'est de la création d'emplois nette de 145 000 [emplois], alors qu'au Québec c'est une

perte nette de 45 000. Le gouvernement a complètement perdu le

contrôle du dossier économique.»

je continue. Dans Le Devoir du 10 août dernier : Saignée

d'emplois au Québec . «Le taux de chômage grimpe à 8,2 %...»

Dans La Presse , le 10 août : Le Québec a perdu plus de 30 000

emplois en juillet . Dans Le Journal de Montréal , à peu près… le

même jour, en fait : 30 000 emplois perdus, le taux de chômage

augmente au Québec . Le Conseil du

patronat du Québec : Économie québécoise : le conseil lance un cri

d'alarme . «Il y a urgence d'agir», dit le Conseil du patronat dans Le Journal de Québec du 25 septembre dernier. Alors, L'économie d'abord,

non! C'est un texte de Michel Hébert. Saignée

d'emplois au Québec dans Le Devoir du 21 septembre. «Le taux de

chômage grimpe à 8,2 %...» L'incertitude fait mal dans l'industrie

minière, on l'a souvent déclaré. La région durement touchée par «l'effet…»

je ne peux pas nommer la première ministre,

mais par l'effet du gouvernement péquiste. C'est un texte du 10 avril, en

Abitibi, faisant référence aux mines, M. le Président. Le 16 septembre : Pendant

ce temps, l'emploi est en chute libre , avec la photo de la première

ministre. C'est la situation, M. le Président, à laquelle nous sommes

confrontés.

S'ajoutent à cela des

statistiques pour le moins troublantes en regard des faillites au Québec. Au

cours de la dernière année, près de la

moitié des faillites au Canada ont été ressenties, ont été vécues au Québec. Au

Québec. Près de 800 faillites. Ça

veut dire quoi? Ça veut dire des dommages collatéraux qui sont importants. Ça

veut dire des employés qui sont

victimes. Parce que qui dit faillite… Souvent, des gens qui ont déjà gagné leur

salaire perdent ces revenus des dernières semaines. Il y a des entreprises qui gravitent autour des gens,

malheureusement, ou des entreprises qui font faillite. Eux aussi perdent de l'argent, se retrouvent dans une

situation de fragilité. C'est ça dont on parle lorsqu'on parle de

faillite.

Nous sommes face, M.

le Président, à un gouvernement qui tue l'entrepreneuriat, qui tue l'initiative

et qui affecte très directement chacune des

régions du Québec. J'aurai l'occasion ce matin de revenir, au cours de l'interpellation,

avec le taux de chômage dans les différentes

régions ressources du Québec. La plupart des régions ressources du

Québec ont vu, au cours de la dernière

année, le taux de chômage augmenter. Donc, nous sommes face à des drames

humains.

Pendant

ce temps, qu'a fait le gouvernement? Le gouvernement a coupé les budgets des

conférences régionales des élus. Je

vous donne un exemple : un ministère, le ministère des Ressources

naturelles. J'ai le plaisir d'être porte-parole en matière de mines et

Plan Nord, je suis porte-parole aussi en développement économique régional. Le

ministère des Ressources naturelles… Sans

même que la ministre lève le petit doigt, M. le Président, on a coupé le budget de ce ministère

habituellement générateur d'emplois de 22,8 %, de 23 %. Le résultat, bien, parle de lui-même, c'est

8 300 emplois perdus dans le seul domaine des ressources

naturelles. En forêt, particulièrement, le gouvernement du Québec, le Parti

québécois avait pris des engagements strictement des travaux sylvicoles de

235 millions. Ce n'était pas assez, 200 millions.

Résultat, ce n'est pas 235 millions, M. le Président, ce sont des coupes

de 20 millions. On a bien recyclé un peu d'argent la semaine

dernière pour essayer de faire croire qu'il y avait des emplois qui étaient

maintenus, mais le résultat, là, pour les

travailleurs forestiers dans les différentes régions du Québec, c'est moins

d'emploi, et les gens qui travaillent

travaillent moins longtemps; d'autres drames économiques dans les régions. Ça,

ça fait

partie des statistiques plutôt sombres.

Le gouvernement a

sabré dans un secteur qui est générateur d'emplois, le gouvernement a sabré, M.

le Président, dans les infrastructures. Ça,

ça veut dire que ce sont des projets de route qui sont reportés, notamment,

c'est le cas chez nous avec la route 185 au

Témiscouata, projet reporté, donc, qui ne se réalise pas. Et, pendant ce temps,

les gens, notamment les opérateurs de machinerie, les camionneurs ne

travaillent pas. On a coupé dans les infrastructures. Je vous ai parlé de la forêt. Le gouvernement a

annulé des projets importants pour des communautés locales au Québec;

des projets de minicentrales annulés. Dans le domaine de l'éolien, on le voit,

dans le domaine de l'éolien, il a fallu que des

Gaspésiens, que des maires, que des préfets se pointent ici le 14 juin dernier,

le dernier jour de la session, pour pousser le gouvernement à agir. Et,

encore là, il n'y a pas eu de développement vraiment complémentaire depuis qui

donne de l'espoir aux régions du Québec, ne serait-ce qu'au niveau de l'énergie.

On a vu que le gouvernement,

plutôt que de stimuler l'emploi et l'économie, a coupé les paiements aux

commissions scolaires avec comme résultat, hein, un compte de taxes qui a été

augmenté avec un fort pourcentage de

15 %, de 20 %, de 22 %, de 23 %, de 24 % pour les

citoyens. 45 000 Québécois perdent leur emploi, mais reçoivent tout

de même une facture de taxes scolaires au mois d'août avec un compte qui est

augmenté de 15 %, 20 %, 25 %, ça fait mal. Alors, c'est le triste constat, M. le Président, qu'on doit

faire aujourd'hui, un an plus tard. Et je repose la question : Comment se fait-il que nous sommes passés d'une

période florissante sur le plan économique il y a un an à ce désastre

économique, à cet échec, à ce fiasco? Un an et un peu plus plus tard, là — ce n'est

pas long, comme période — la

moitié des faillites au Canada, 45 000

emplois perdus, des projets de minicentrales mis au rencart. Alors, on tue

l'initiative, on tue l'entrepreneuriat, et c'est la raison pour laquelle on se

retrouve à l'occasion de cette interpellation ce matin.

Et, pendant ce temps,

au cours des derniers mois, le gouvernement a nié. Que faut-il au gouvernement

pour qu'il réagisse enfin? Nous parlons aujourd'hui d'une possible récession.

Hein, dans les prochaines semaines, là, s'il n'y

a pas un coup de barre qui est donné à l'économie rapidement, on va se

retrouver en récession. Qu'est-ce que ça veut dire? Ça veut dire qu'aux 45 000 emplois déjà perdus au cours de la

dernière année il va s'en ajouter encore. Et, pendant ce temps, on a un

gouvernement qui est assis sur les mains et qui dit : Tout va tellement

bien au Québec, le Québec avance. Moi, je

regrette, M. le Président, je vais le dire comme je le pense : Le Québec

recule, les régions perdent de la vigueur économique, perdent des

emplois.

Et on vit dans un cadre d'industrie

saisonnière au Québec. Si on pense qu'on a tout vu, là, au cours des

prochaines semaines, avec nos industries saisonnières, que ce soit en

agriculture, en forêt, en tourisme, on va perdre encore des emplois, on va

frapper un mur, M. le Président, sur le plan économique. On va frapper un mur,

et ça va faire mal aux Québécois et aux

Québécoises, il faut en être conscient. Et aujourd'hui c'est la raison pour

laquelle on est là et on va parler d'économie pendant deux heures. Même

si le gouvernement nie la réalité et ne veut pas en parler, nous, on va faire

notre travail. Je vous remercie, M. le Président.

Le Président (M.

Hamad) : Merci, M. le député. Mme la ministre, vous avez 10

minutes.

Zakaïb : Merci, M. le Président. Je tiens tout d'abord à saluer les collègues

de l'opposition, M. le

député de la deuxième opposition ainsi que les gens qui m'accompagnent, de mon

cabinet et du ministère des Finances et de l'Économie.

M. le Président, je suis heureuse qu'on ait deux heures pour parler d'économie,

parce que l'économie, c'est au coeur de l'action gouvernementale. Maintenant, l'opposition s'oppose, c'est normal, hein, c'est de bonne

guerre que l'opposition s'oppose. Maintenant, elle nous accuse de tous

les maux. En fait, tout ce qui va moins bien au Québec serait de la res

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CollectionQuebec — Committees
CitationCET 2013-09-27
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux parlementaires commissions cet 40 1 journal debats CET 130927.html
Languageen
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SourcePROVINCIAL
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