Labour and the Economy — 17 August 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CET 2021-08-17
Quebec — Committees
Donc, il y a eu des
articles qui ont été adoptés, qui ont un impact sur le libellé de
l'habilitation réglementaire. Et donc l'amendement vient refléter l'étude
détaillée depuis le début de notre commission parlementaire. Et donc c'est un
article de concordance, et c'est la raison pour laquelle on avait convenu de
vous préparer un tableau, qui a été déposé hier, avec les articles habilitants,
les changements découlant du p.l. n° 59 et découlant
des amendements. Encore une fois, c'est un
article de concordance, et je vais
lire l'amendement puis donner une explication
sommaire, si vous me permettez, Mme
la Présidente.
Donc,
article 115 du projet
de loi :
1° dans le paragraphe
1° :
a) remplacer le paragraphe
proposé par le sous-paragraphe a par le paragraphe suivant :
«1° déterminer, aux
fins de l'article 28.1, les critères d'admissibilité des réclamations pour une
maladie dont le diagnostic est une atteinte auditive causée par le bruit;»
b) remplacer le paragraphe
proposé par le sous-paragraphe c par les paragraphes suivants :
«3.1° déterminer, aux
fins du paragraphe 3° de l'article 189, les médicaments et les autres
produits pharmaceutiques auxquels a droit un travailleur victime d'une lésion
professionnelle;
«3.2° déterminer, aux
fins du paragraphe 3.1° de l'article 189, les services de réadaptation physique
auxquels a droit un travailleur victime d'une lésion professionnelle;
«3.3°
déterminer les autres services qui font
partie des services de santé visés au
paragraphe 4° de l'article 189;»;
c) supprimer le
paragraphe 4.0.1° proposé par le sous-paragraphe d;
d) supprimer le
paragraphe 15.2° proposé par le sous-paragraphe f;
2° dans le paragraphe 2° :
remplacer «à la fin» par «après le premier alinéa»;
b) insérer, dans
l'alinéa proposé et après «3.1°», «, 3.2°, 3.3°».
Alors, ça complète
l'amendement. Explication, bon, c'est, comme je viens de le mentionner, un
amendement de concordance qui reprend les dispositions des amendements adoptés
depuis le début de l'étude détaillée ayant modifié les habilitations réglementaires
prévues au projet de loi, notamment celui limitant les critères d'admissibilité
des réclamations à une maladie dont le
diagnostic est une attente auditive causée par le bruit, celui ajoutant les
services de réadaptation physique aux services de santé, celui prévoyant
le retrait du pouvoir réglementaire permettant de réclamer un montant au
travailleur pour un service de santé et celui en lien avec le retrait de l'article 97
du projet de loi visant le travailleur déjà handicapé.
C'est tout, Mme la
Présidente.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Merci, M. le ministre. Y a-t-il des
interventions? Député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : J'aurais cru que mon collègue
de Nelligan aurait voulu faire une salutation avant d'ouvrir
ou non?
M. Leduc :
Ça va? Bon, bien, je vais en faire une. Bonjour, tout le monde. Je ne sais pas
si j'oserais me dire content d'être ici, mais, en tout cas, j'y suis. J'y suis.
Je constate qu'on est à peu près au même point qu'on était lors de la dernière
séance en mi-juin. Peut-être qu'on aurait pu profiter davantage de l'été pour
essayer d'avancer sur certains détails, mais, bon, ça a avancé un peu, mais pas
beaucoup, pas tant que ça.
Toujours est-il qu'on
est encore, donc, sur 115. Moi, j'ai une série de questions et de sous-amendements,
mais là je ne suis pas certain de la recevabilité de tout ça. Alors, si vous
voulez bien, on pourrait peut-être suspendre pour vérifier si c'est recevable
avant de les déposer pour rien, là.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Donc, vous avez des sous-amendements à l'amendement
de l'article 115... à l'amendement même?
La Présidente
(Mme IsaBelle) : D'accord. Alors, nous allons suspendre quelques
instants.
(Suspension de la séance à
9 h 47 )
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Alors, nous avons reçu un sous-amendement à l'article ou à
l'amendement de l'article 115. Alors, j'invite le député
d'Hochelaga-Maisonneuve à le lire, s'il vous plaît.
M. Leduc :
Merci, Mme la Présidente. L'amendement à l'article 115 du projet de loi est
modifié par le remplacement, dans son paragraphe 1°, du
sous-paragraphe a par le suivant :
a) remplacer le
paragraphe proposé par le sous-paragraphe a par le paragraphe
suivant :
modifier le Règlement sur les maladies professionnelles pour y ajouter une
nouvelle maladie et déterminer les conditions particulières qui s'y
rattachent aux fins de l'application de l'article 29;».
En gros, Mme la
Présidente, pour quelques explications
sommaires, vous le savez qu'on a suspendu
toute la question, là, de l'accessibilité à la surdité. Ça a été un long débat,
là, dans la précédente session. On ne connaît pas du tout, là, l'issue de ce qui
arrivera avec ce sujet-là, en fait. On aura certainement l'occasion
d'y revenir d'ici la fin des travaux, par définition.
Mais
donc, nous, ne sachant pas trop quelle sera la conclusion, on aime mieux, comment
je dirais ça, prévenir que
guérir. Alors, on aimerait ça, s'assurer que la CNESST, par son pouvoir
réglementaire, ne vienne pas défaire ce qu'on aura comme conclusion, peu
importe laquelle. Donc, mon intention, ce n'est pas de soulever le fond de la question de la surdité et de l'accessibilité
aujourd'hui, mais plutôt de s'assurer que ce qu'on aura trouvé comme façon
d'atterrir sur ce sujet-là, quelle que soit cette façon-là, quelle que soit la
zone géographique où l'atterrissage aura lieu,
bien, que la CNESST, deux, trois, quatre années plus tard, ne puisse pas
repasser en arrière et défaire, ou refaire, ou complètement changer la
nature de la discussion qui aura eu lieu ici.
Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait. Merci. Y a-t-il des
interventions? Alors, oui, députée de Jean-Talon.
Boutin : Merci, Mme la
Présidente. Alors, j'aimerais soulever la recevabilité de l'amendement de
l'article 115 qui vient d'être proposé par le député
d'Hochelaga-Maisonneuve, tout simplement parce que l'article 115 est un
article de concordance en
lien avec l'article 8, qui a déjà été adopté, et que d'ailleurs le député
d'Hochelaga-Maisonneuve avait voté en faveur. Alors, c'est selon
l'article 197 du règlement de l'Assemblée nationale.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : D'accord. Donc, vous soulevez le point de la
non-recevabilité. Est-ce qu'il y a d'autres interventions?
Leduc : Je pourrais peut-être faire un rapide contre-argumentaire. À
moins qu'il y avait d'autres personnes...
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Oui, allez-y.
M. Leduc :
Oui? Parfait. Bien, moi...
La Présidente (Mme
IsaBelle) : S'il n'y a pas d'autre intervention, on vous laisse la
parole, oui.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : On vous laisse la parole, député d'Hochelaga-Maisonneuve,
oui.
M. Leduc :
Merci, Mme la Présidente. Donc, pas de problème pour soulever la recevabilité.
C'est tout à fait possible à ce point-ci. Moi, je considère qu'il est
recevable, par définition, puisque je l'ai déposé.
Mais, en gros, quand
on a en effet voté en faveur, là, de l'article 8, qui faisait référence à
28.1, si je ne me trompe pas, il faisait référence, donc, à une capacité
d'avoir un pouvoir réglementaire, mais il n'allait pas dans les détails sur
comment, et quand, et pourquoi ça pourrait être utilisé. Nous, on y a lu une
potentialité que ça serait dans... à
l'intérieur même de ce projet de loi là qu'il pourrait y avoir la conclusion de
ce règlement. On en a d'ailleurs adopté, des règlements. Il y en aura
peut-être d'autres, de mémoire, aussi, des règlements. Donc, pour nous, ce
n'est pas une garantie que c'est nécessairement et exclusivement la CNESST qui
a le pouvoir de faire ça.
Nous, on pourrait
aussi le faire dans le cadre de ce projet de loi là. Et, bien qu'on ait en
effet voté en faveur de l'article 8, ça arrive de temps en temps, même plus
souvent qu'on peut l'imaginer, que même la
partie gouvernementale réouvre un
article qui a déjà été adopté dans le passé pour venir faire une modification
soit de fond, soit de concordance. Alors, pour nous, ça ne nous apparaît pas une
embûche énorme sur laquelle on doit s'enfarger.
La Présidente
(Mme IsaBelle) : Parfait. Merci. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre... Oui, député de Jonquière.
M. Gaudreault :
Oui. Je comprends l'argument invoqué par la députée de Jean-Talon, mais moi,
j'aimerais bien comprendre l'interprétation des précédents parlementaires, parce
que, pour moi, le fait que ça soit de la concordance, ce n'est pas en soi un
argument pour rendre irrecevable un sous-amendement. Il peut y avoir plusieurs
types de concordance. Parce que, si on commence à dire : C'est de la
concordance, c'est juste de la concordance, donc le sous-amendement proposé par
le député est irrecevable, bien, je trouve que ça donne un pouvoir démesuré au gouvernement
de faire la concordance qu'il veut. Je veux dire, il y a concordance et
concordance, là.
Alors, moi, je veux
bien croire, là... Tu sais, ce n'est pas juste dire... mettons qu'on a modifié
un
article qui a un nouveau numéro, puis là arriver à un
article plus loin,
puis il faut juste, au lieu que ce soit 24, mettre le numéro 28 parce que
c'est ça qu'on a changé. Ça, c'est une concordance que je dirais très
technique. Mais le sous-amendement soulevé par le député d'Hochelaga-Maisonneuve,
à ce que j'en comprends, va plus loin que juste mettre une concordance de
chiffre, ou technique, ou formelle.
Parce que le député d'Hochelaga-Maisonneuve,
que je salue, en passant, parce que je prends la parole pour la première fois
depuis le retour des vacances... Je veux saluer tout le monde, en passant. Je
commence raide un peu, là, mais je veux quand même saluer tout le monde. Donc, c'est
ça, le sous-amendement proposé par le député d'Hochelaga-Maisonneuve dit :
remplacer le paragraphe proposé par le sous-paragraphe a par le paragraphe
suivant :
«modifier le Règlement
sur les maladies professionnelles pour y ajouter une nouvelle maladie et
déterminer les conditions particulières qui s'y rattachent aux fins de
l'application de l'article 29;».
Pour moi... puis là,
c'est ça, parce que je n'ai pas le temps, là, d'aller rechercher l'article qui
était invoqué par la députée de Jean-Talon, mais ce n'est pas qu'une stricte
concordance où on a ajusté une virgule qui a été modifiée par une autre virgule
dans un
article précédent. Ça, pour moi, ça fait appel à un élément de fond
puis un élément de contenu qui méritent un débat plus profond que strictement
dire : C'est irrecevable parce que c'est de la concordance. C'est une
concordance plus complète... je ne sais pas comment le dire, là, mais plus
compliquée que strictement un article.
Alors, moi, ce que
j'aimerais, Mme la Présidente, c'est que vous puissiez nous donner... nous
rendre une décision là-dessus. Parce que, si on commence à dire qu'à chaque
fois qu'il y a un sous-amendement sur un
article que le gouvernement prétend
être de la concordance puis qu'à ce moment-là le sous-amendement ou l'amendement
apporté par un député de l'opposition devient irrecevable parce que,
soi-disant, ça touche de la concordance, bien, je trouve que c'est faire
indirectement ce qu'on ne peut pas faire directement. Puis là, à ce moment-là,
ça vient restreindre notre droit, nous, comme députés de l'opposition, de faire
des amendements.
Alors, pour
moi, ce que j'en comprends... Et minimalement, avant de décréter la guillotine,
là, c'est irrecevable parce que c'est
de la concordance, j'aimerais au moins entendre encore plus le député
d'Hochelaga-Maisonneuve là-dessus, être capable de débattre un peu. On a suspendu pendant
à peu près une heure pour essayer de voir une piste
d'atterrissage sur son sous-amendement, je ne peux pas croire qu'on va
régler ça par un appel au règlement qui vient guillotiner le pouvoir du député
de déposer un amendement.
Alors, moi,
j'aimerais vraiment avoir le détail des précé