Labour and the Economy — 14 February 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CET 2013-02-14

Quebec — Committees

Labour and the Economy — 14 February 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CET 2013-02-14

Quebec — Committees

(Onze

heures trente-cinq minutes)

Le Président (M.

Hamad) : On va commencer. À l'ordre,

s'il vous plaît! Alors, ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de l'économie et du travail ouverte.

Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre

la sonnerie de leurs téléphones cellulaires.

Alors, la commission

est réunie afin de procéder à l'étude du volet PME et entrepreneuriat des

crédits budgétaires du portefeuille Finances

et Économie pour l'exercice financier 2013‑2014. Une enveloppe de deux

heures a été allouée pour l'étude de ces crédits.

Alors,

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le Président. Mme Richard

(Îles-de-la-Madeleine) est remplacée par M. Goyer (Deux-Montagnes) et

M. Arcand (Mont-Royal) par M. Drolet (Jean-Lesage).

Le Président (M.

Hamad) : Merci. Alors, nous allons

procéder à une discussion d'ordre général par blocs d'environ 20 minutes,

incluant les questions et les réponses, en alternance entref le groupe

parlementaire formant le gouvernement et les députés de l'opposition.

La mise aux voix de ces crédits sera effectuée à la fin

du temps qui est alloué à l'étude du volet

Développement économique, soit quelques minutes avant l'ajournement de nos travaux,

ce soir.

Alors, puisque nous

avons débuté 10 minutes, je pense... nos travaux 10 minutes... ou...

À quelle heure, là?

Une voix : ...il faudrait terminer à 13 h 35...

Le Président (M.

Hamad) : Alors, est-ce qu'il y a un

consentement pour terminer à 13 h 35?

Une voix : Consentement.

Président (M. Hamad) : Consentement? Consentement. Alors, je vous invite maintenant, aux fins

de l'exercice de l'étude des crédits, à poser des courtes questions et incidemment à

fournir des réponses tout aussi brèves de façon à favoriser le plus grand nombre d'échanges

possibles. Je suis maintenant prêt à reconnaître une première intervention.

Alors, M. le porte-parole de l'opposition officielle, le député de Jean-Lesage.

Drolet : Merci

beaucoup, M. le Président. Bien, bienvenue, Mme la ministre, bienvenue,

naturellement, mes collègues, les gens du ministère qui accompagnent la ministre, avec qui

j'ai eu le plaisir de travailler dans quelques cas. Ça fait que

bienvenue à vous tous à cette séance sur, naturellement, les crédits sur l'entrepreneuriat.

septembre dernier, la première ministre Marois, lors de la formation de son

cabinet, nous a fait la désagréable surprise de nous annoncer le démantèlement et l'éclatement

du ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation. En effet, ce fer de lance du

développement économique du Québec était dispersé dans quatre ministères

différents.

réalité, quelques mois plus tard, pour les entrepreneurs, est d'une grande

tristesse. Encore une fois, l'entrepreneuriat n'a pas été d'importance pour ce

gouvernement. D'ailleurs, beaucoup de gens d'affaires, beaucoup de personnes, depuis ce temps, me côtoient et m'appellent

à tous les jours pour me dire : M. Drolet, qu'est-ce qui se

passe?, chambres de commerce, entrepreneurs,

et tout le tralala. Alors, si le gouvernement se préoccupait réellement du

développement économique du Québec,

il aurait d'abord et avant tout maintenu en place le ministère du Développement

économique… que d'en faire un ministère délégué et d'en faire éclater sa

mission.

Les titres peu

flatteurs pour le gouvernement se sont succédé dans les mois qui ont suivi la

réalité. C'est ce que le PQ a semé : le

doute et l'incertitude chez nos entrepreneurs et nos gens d'affaires dès son

arrivée au pouvoir et la difficulté à

rétablir les ponts maintenant. On en voit justement quelques extraits, d'ailleurs,

ce matin : Panne de gouvernail du gouvernement du PQ ; Le

monde des affaires peine à suivre ; Rassurer le monde des affaires , Le Quotidien ; Les agences se méfient du

gouvernement Marois . Bref, plein de titres qui sont alarmants pour les entrepreneurs, qui

gagnent à tous les jours leur vie

difficilement.

Est-ce que la ministre

peut nous dire si elle a été consultée quant au plan du PQ de séparer le

ministère du Développement économique, de l'Innovation

et de l'Exportation et sur quoi ont été basées les décisions du Parti

québécois?

Président (M. Hamad) : Alors, Mme la

ministre.

Zakaïb : M. le

Président, ce gouvernement croit fermement que les entrepreneurs du Québec sont

la base de l'économie du Québec et ce

gouvernement va travailler conjointement avec les entrepreneurs, non pas avec

des structures et avec des ministères, mais avec des actions concrètes sur le

terrain pour faire en sorte d'accompagner les entrepreneurs

dans leurs démarches, dans leurs démarches de financement, dans leurs démarches

de croissance, dans leurs démarches d'exportation,

dans leurs démarches de création d'entreprises, et c'est ça qui compte pour

notre gouvernement.

Maintenant,

pour ce qui est du ministère, moi, j'ai fait une tournée du Québec, j'ai

rencontré les entrepreneurs, les chambres de commerce, j'ai rencontré les

tables d'action en entrepreneuriat dans chacune des régions du Québec,

et on ne m'a jamais parlé de ministère.

Jamais on ne m'a parlé d'à quel ministère l'entrepreneur s'adresse. On m'a

parlé de rendre les choses plus faciles pour

les entrepreneurs, et c'est ce que nous comptons faire, au gouvernement, M. le

Président. Et nous allons bientôt déposer à

cet effet un projet de loi créant la Banque de développement économique du

Québec, qui va être le guichet unifié où les entrepreneurs pourront se

présenter pour de l'aide gouvernementale, que ce soit de l'accompagnement ou de l'aide financière. Et cette

aide-là, qu'elle provienne d'un ou d'un autre ministère, je m'excuse, mais les entrepreneurs, ça ne les intéresse pas.

Ce qui les intéresse, c'est : Est-ce que l'aide sera disponible? Est-ce

qu'on va fonctionner comme par le passé, par des programmes, ou si on va

accompagner les entrepreneurs et leur fournir les sommes nécessaires pour que

leurs projets se réalisent?

Maintenant,

on veut porter le débat sur les ministères, le fait que notre ministère, l'ancien

MDEIE, maintenant, fait

partie du ministère des Finances. Je pense que la

raison en est très simple, très claire. L'État, quand il intervient dans

une entreprise, il intervient à deux

endroits : il intervient par la fiscalité et il intervient également par l'aide

et l'accompagnement aux entreprises.

Alors, c'était tout naturel que ces deux formes d'intervention se retrouvent

sous un seul et même ministère, de

façon à les coordonner. Et, encore une fois, quand moi, je rencontre des

entrepreneurs, on me dit : Oui, il y a l'aide aux entreprises, mais il y a aussi la fiscalité des

entreprises. Et dorénavant, ça, ce sera coordonné, c'est sous le même

ministère. Et les actions du gouvernement sont donc des actions concertées,

coordonnées, comme le sera le travail sur le terrain de la Banque de

développement économique du Québec.

Le Président (M.

Hamad) : M. le député de Jean-Lesage.

Drolet : M. le

Président, Mme la ministre, écoutez, si vous aviez pris le temps, tout était en

place. Vous avez parlé, dans votre entrée de jeu, que vous avez fait la tournée du

Québec. Nous aussi, on l'avait fait, la tournée du Québec, juste un petit peu avant vous, ma chère madame.

Et, d'ailleurs, tout était ici, regardez, vous avez une belle stratégie

que peut-être que vous auriez dû consulter, vous auriez eu pas mal de réponses

avec vos questions.

Puis

j'aimerais aussi, Mme la ministre, peut-être, que vous clarifiiez votre rôle

avec, naturellement, votre collègue du

ministère des Finances, c'est quoi, un petit peu, le rôle que vous apportez

vraiment dans cette situation-là, le partage des tâches, et tout ça.

Pourriez-vous nous en expliquer un petit peu plus parce que c'est mêlant pour

nous autres, malheureusement, on n'a pas de réponse à donner.

Mme Zakaïb : Alors, c'est assez simple. D'ailleurs, je salue votre

tournée du Québec, vous êtes allés dans quatre

régions du Québec, je l'ai vu à l'étude des crédits. Je dois vous dire que moi,

j'ai fait ma tournée dans les 17 régions du Québec. La stratégie de l'entrepreneuriat,

j'en ai pris connaissance dans ma première semaine où je suis entrée en poste, et je dois vous dire que j'ai salué le

travail que vous avez fait. Maintenant, vous avez imprimé du papier, moi,

je l'ai mise en place. J'ai mis en place les

tables de l'entrepreneuriat dans chacune des régions du Québec, je les ai

rencontrées, j'ai participé à leur essor, et

les stratégies sont en route pour la stratégie en entrepreneuriat.

Maintenant, il n'y a pas que de la stratégie

en entrepreneuriat, il faut également soutenir les entreprises, soutenir les

entrepreneurs par de l'accompagnement de projets, et c'est également ce

que nous allons faire.

Maintenant, mon rôle, c'est celui du développement

économique, c'est celui, comme le dit mon titre, de la Banque de développement

économique du Québec et de la politique industrielle et manufacturière, autre

action que nous allons entreprendre

dans les prochaines semaines. Et le Québec devrait se doter d'ici la fin de l'année

d'une nouvelle politique et enfin une politique industrielle et

manufacturière pour soutenir l'économie du Québec, pour soutenir l'emploi, pour

soutenir le secteur manufacturier, qui est un secteur essentiel de notre

économie.

Le Président (M.

Hamad) : M. le député de Jean-Lesage.

M. Drolet : M. le Président, merci. M. le Président, écoutez, c'est un

peu aberrant — je m'excuse, là, du propos — de se faire dire qu'on a fait

quatre régions du Québec. M. le Président, je pense que vous étiez bien placé, vous étiez le ministre

à ce moment-là, je pense que c'est assez… peu éloquent parce qu'on a vraiment

eu... Écoutez, on a rencontré plus de

700 personnes, on en parlera un petit peu plus tard, mais, Mme la ministre, je

pense que vous auriez dû consulter autrement que les crédits que vous

aviez.

Est-ce

qu'elle peut nous dire en quoi ça simplifie la vie de nos entrepreneurs que de

créer deux volets importants pour le développement de notre économie, mais aussi

soit l'innovation et l'exportation, qui se retrouvent dans deux

ministères différents? Expliquez-moi la bonne valeur de ce geste-là, Mme la

ministre.

Mme Zakaïb : Quand un entrepreneur fait de la

recherche et développement, quand un entrepreneur fait appel aux programmes d'innovation, il se présente à un

endroit, chez Investissement Québec, et, à l'avenir, il se présentera à la Banque de

développement économique du Québec, il n'a pas besoin de savoir, lui, si l'argent

provient d'un ministère ou provient d'un

autre ministère. Alors, il n'y a rien de plus compliqué qu'avant au Québec, il

n'y a rien de plus... Ça n'a rien

changé dans la vie des entrepreneurs d'aujourd'hui. Par contre, la banque va

changer quelque chose, parce que, quand la banque sera mise en place, il y aura des services d'accompagnement qui

seront encore plus présents pour les entrepreneurs.

Et, encore une fois, même à la banque, l'entrepreneur

qui va se présenter à la banque, qui aura besoin de soutien à l'innovation, trouvera là quelqu'un qui va l'aider

au soutien à l'innovation, peu importe que le budget vienne d'un autre

ministère.

Drolet : Écoutez, Mme la ministre…

Merci, M. le... Excusez.

Président (M. Hamad) : Allez-y.

Drolet : À ce moment-là...

Président (M. Hamad) : M. le député

de Jean-Lesage, adressez à la présidence, s'il vous plaît.

Drolet : Écoutez, comme solution, le

PQ propose de créer la Banque de développement économique du Québec, une

structure qui prendra encore du temps à mettre en place, qui n'a pas changé

grand-chose finalement

Lorsque nous étions au gouvernement, nous avions

déjà débuté un exercice de simplification pour nos entrepreneurs, en collaboration avec eux. Au cours des dernières

années, nous avons notamment fusionné Investissement Québec et la SGF, mis sur pied un comité d'allégement

réglementaire qui a produit un rapport, dont un comité de suivi chargé,

depuis 2012, à mettre en place pour

diminuer, naturellement, la paperasse — d 'ailleurs, mon collègue, M. le président actuel, avait fait

cette belle situation qu'on a ici, d'ailleurs, lors du lancement, mais votre

collègue du ministère des Finances s'est réjoui de reprendre la même situation pour se vanter d'avoir fait ce

même lancement tout récemment — simplifié

les lignes d'affaires

du ministère du Développement économique, mise en oeuvre de la stratégie de l'entrepreneuriat,

dont nous en parlerons plus tard, qui

a fait l'objet d'une vaste consultation, comme je le disais tout à l'heure,

auprès de la communauté entrepreneuriale

québécoise, et nous en sommes très fiers. C'est une stratégie qui a été faite

par et pour les entrepreneurs.

Est-ce que la ministre peut nous expliquer

maintenant ce que la nouvelle banque va faire vraiment de mieux que ce qui existait déjà de très bien?

Mme Zakaïb : M. le député... M. le Président, le

député de Jean-Lesage me parle de structure depuis le début. Moi, quand je rencontre les entrepreneurs, on me

parle de course à obstacles. Certains me disent même que s'adresser au gouvernement, c'est Les 12 travaux d'Astérix .

Dans d'autres cas, on me parle même de La vallée de la mort . C'est

assez compliqué, s'adresser au gouvernement du Québec.

Dorénavant,

lors de la création... après la création de la banque, quand un entrepreneur

aura un projet, il y a quelqu'un à la banque

qui va soutenir ce projet et qui va vivre la course à obstacles au lieu de l'entrepreneur,

qui va faire en sorte de mettre

autour de la table, parce qu'il aura accès aux différents ministères impliqués…

Parce que, quand on a un projet, il n'y a pas que l'argent, il y a

différents ministères qui sont impliqués, il y a différents programmes qui sont

impliqués. Et présentement on a des

programmes mur à mur à travers le Québec et on fonctionne par programmes.

Lors de la création de la banque, il y aura un guichet unifié, il y aura quelqu'un

qui va prendre en charge le dossier de l'entrepreneur et faire en sorte que ce

projet se réalise.

La Banque de développement également — vous allez le voir dans le projet de loi que nous allons

déposer sous peu — va regrouper à la fois les services du ministère des

Finances et de l'Économie et ceux d'Investissement Québec pour en faire une réelle banque de développement

économique.

Maintenant, je vais laisser l'étude à ce

projet de loi lorsqu'on le déposera, l'étude du projet de loi à ce moment-là, mais je

tiens à vous dire que la Banque de développement sera le lieu privilégié pour

les régions du Québec pour se doter d'une vision de développement

économique régional et non pas du mur-à-mur à travers le Québec, une vision de développement économique régional qui sera

soutenue par la suite par les interventions de la Banque de

développement économique du Québec dans chacune des régions du Québec.

Président (M. Hamad) : M. le député

de Jean-Lesage.

Drolet : Merci, M. le Président. C'est

parce que je trouve ça intrigant, les réponses de la ministre en ce moment. C'est drôle de voir à quel point ça

reflète un petit peu… en fait, tout ce qu'on a avait fait et tout ce qui est

devant nous, finalement, si on aurait pris

le temps. C'est facile de répondre à des questions qui ont déjà été écrites et

faites par, justement, le travail qui

nous avait été confié. Et je m'aperçois aussi, dans certaines réponses… Madame,

la banque, c'est correct, et on peut

avoir des très bonnes idées. Que font les CLD? Finalement, où on est

capables de justifier tous ces éléments-là, ces gestes-là que vous faites?

Puis, tu sais, tantôt, vous m'avez répondu

que tout semblait bien aller pour les entrepreneurs, et tout ça. Je ne sais pas si vous lisez

les journaux ou vous vous promenez dans votre comté, mais, si vous faites du

terrain… Vous avez un grand, grand C.V.,

Mme la ministre, que je respecte énormément, mais moi, je suis un entrepreneur,

je suis un gars de terrain, et c'est

bien malheureux, mais tout ce que j'entends dans la région et partout selon mes

collègues, j'ai des téléphones qui me sont

dits à l'effet que ce n'est pas cohérent du tout et c'est vraiment, en ce

moment-ci, là, c'est le nuage total. N'essayez pas de me dire que vous avez la raison puis vous avez

la vérité quand ce n'est pas le cas, Mme la ministre. Répondez, s'il

vous plaît : Qu'est-ce qu'on peut simplifier?

Le Président (M.

Hamad) : Une question de règlement,

M. le député de Berthier?

Villeneuve :

Écoutez, je pense que ça va bien, là, hein, ça va très bien, alors j'aimerais

que le député ne porte pas finalement, là, des propos à Mme la ministre qu'elle n'a pas, je

pense, tenus. Bref, qu'il ne lui porte pas de... Voilà.

Le Président (M.

Hamad) : O.K. Alors, je demande à mon

collègue député de Jean-Lesage d'adresser les questions au président.

M. Drolet : Oui, M. le Président.

Le Président (M.

Hamad) : O.K.

M. Drolet : Il reste combien...

Président (M. Hamad) : Alors, on va essayer de maintenir un climat sain et respectueux de tout

le monde.

Mme Zakaïb : Je ne sais pas c'est quoi, la question, mais ça me

semblait être un...

Le Président (M.

Hamad) : Attendez un peu. Est-ce que

vous avez terminé votre question?

Le Président (M.

Hamad) : Allez-y, allez-y.

M. Drolet : Est-ce que vous vous êtes servie, en fin de compte, de

notre document...

Le Président (M. Hamad) : M. le député de Jean-Lesage, à moi.

M. Drolet : ... — excusez-moi, M. le… — de consultation, de

promotion pour, en fin de compte, répondre et donner ce qu'elle dit

présentement?

Le Président (M.

Hamad) : O.K. Alors, Mme la ministre,

vous n'avez pas compris la question?

Mme Zakaïb : Non, je...

Drolet : Est-ce

que la ministre a utilisé, finalement, les documents de consultation, ou de

promotion, ou tout autre document du ministère lors de ses tournées? Est-ce que vous avez

pu vérifier ou valider notre position à ce moment-là?

Zakaïb : M. le

Président, je suis d'accord avec le député de Jean-Lesage sur un point. Ce qui

a été fait au niveau de la stratégie, quand on a réfléchi à la stratégie de l'entrepreneuriat,

le document auquel il fait référence, j'en ai pris connaissance dans les premières semaines, les premiers jours de mon

mandat, et, quand les gens du ministère m'ont dit : Est-ce que vous pensez qu'on doit mettre en oeuvre cette

stratégie?, j'ai répondu immédiatement : Oui, c'est une bonne stratégie. Et je suis capable de reconnaître les

bons coups. Et ça, c'est une bonne stratégie. Maintenant, il faut la

mettre en oeuvre, il ne faut pas qu'elle demeure sur papier, cette

stratégie-là. Et c'est ce que je me suis employée à faire.

le mois d'octobre, j'ai rencontré chacune des tables, on a formé des tables de

l'entrepreneuriat dans chacune des régions du Québec, qui étaient un des points

essentiels de la stratégie de l'entrepreneuriat. J'ai moi-même lancé les

travaux des tables de l'entrepreneuriat

parce que je crois profondément qu'il y a, au Québec, présentement, je dirais,

un manque d'entrepreneurs. Nous n'avons

pas suffisamment d'entrepreneurs au Québec, nous n'avons pas suffisamment d'entrepreneurs pour créer de nouvelles entreprises, nous n'avons

pas suffisamment d'entrepreneurs pour assurer la relève des entreprises existantes, et c'est un enjeu important pour le

Québec. Alors, nous avons mis en place les tables de l'entrepreneuriat,

et elles ont commencé leurs travaux dans

chacune des régions du Québec, et nous allons continuer de soutenir le travail

de ces tables de l'entrepreneuriat. Et je les ai rencontrées toutes et chacune

d'entre elles pour m'assurer que les gens avaient la vision, la passion qu'on

connaît des entrepreneurs et que cette vision et cette passion-là seraient

mises au service de l'entrepreneurship pour susciter l'entrepreneuriat partout.

Alors,

oui, je reconnais le travail qui a été fait par le ministère et le travail qui

a été fait par l'ancien gouvernement et par le gouvernement actuel pour mettre en oeuvre

cette stratégie de l'entrepreneuriat. Maintenant, il y a aussi autre

chose qu'ils doivent faire. Ce qui est bien, on doit le garder puis on doit

faire mieux, et c'est ce que nous allons faire par la création de la Banque de développement économique du Québec, qui était l'outil

qui manquait présentement au Québec, parce que ça prend des

entrepreneurs, mais il faut également soutenir ces entrepreneurs-là pour que

les projets naissent, que les projets croissent et que les projets réussissent.

Et, encore une fois, nous allons

déposer, dans quelques semaines, le projet de loi. Et j'invite l'opposition officielle ainsi que la

deuxième opposition à lire attentivement le projet de loi parce que je pense qu'il

répond à un besoin essentiel, important

présentement, au Québec, pour faire en sorte qu'on soit capables de répondre

aux enjeux des années à venir à la fois

pour notre secteur manufacturier, pour l'économie du savoir, pour l'économie

verte, pour le transport, l'électrification des transports. Pour le

Québec de demain, l'outil de développement économique primordial sera la Banque

de développement économique du Québec et la politique industrielle et

manufacturière que nous allons déposer dans la prochaine année.

Le Président (M.

Hamad) : Alors, M. le député de

Jean-Lesage.

Drolet :

Question très courte, M. le Président. Écoutez, suite à la réponse de la

ministre, j'aimerais quand même savoir — parce que je n'ai pas encore entendu — les CLD, quel rôle les CLD vont jouer dans tout cela.

Zakaïb : Les CLD

seront les antennes locales de la Banque de développement économique du Québec. Les CLD sont présents dans toutes les MRC, sur

tout le territoire du Québec. Ils font un excellent travail d'accompagnement des entreprises et d'investissement

pour les plus petits montants. Alors, nous allons coordonner les efforts des CLD avec ceux de la Banque de

développement économique du Québec afin que les CLD continuent de faire leur travail d'accompagnement des entrepreneurs et

des entreprises, et travaillent conjointement avec la banque, en harmonie avec la banque, en

coordination avec la banque pour que les projets, partout, voient le jour et

soient soutenus à la fois par les CLD et par la Banque de développement

économique.

Ce sera donc un travail harmonisé, ce sera donc un

arrimage entre les structures existantes. Et tout le monde dans les régions va dorénavant travailler avec une vision

régionale de développement économique dont chaque région va se doter, les CLD comme la banque, comme les

organismes de développement économique régional. Cette vision-là va se décliner à la fois dans les organismes de

développement économique régional, à la Banque de développement et dans

les CLD. Avec une vision commune, régionale, décentralisée, on va aller

beaucoup plus loin.

Le Président (M.

Hamad) : M. le député de Jean-Lesage,

il en reste une, minute, à peu près.

Drolet : Bien,

écoutez, avec plus de budgets, Mme la ministre, et avec plus, en fait, de

charges avec les CLD, j'aimerais... Comment

voyez-vous ça, madame?

Zakaïb : C'est

important que chaque dollar investi au Québec soit optimisé. Présentement, il y

a beaucoup d'argent

dans les fonds propres d'Investissement Québec, il y a beaucoup d'argent dans

le fonds de développement du gouvernement

du Québec, et nous allons optimiser l'utilisation de ces sommes pour faire du

réel développement économique dans

toutes les régions du Québec. Les CLD, les sommes prévues continuent de l'être,

les CLD vont demeurer, pour les investissements

qu'ils font, dans la même enveloppe ou selon les mêmes limites qu'ils

connaissaient avant, c'est-à-dire 100 000 $

dans certains cas, pouvant aller jusqu'à 250 000 $, dépendamment des

CLD au Québec. Les investissements additionnels

ou les sommes d'argent au-delà des limites des CLD vont provenir de la Banque

de développement économique du

Québec. Alors, à même les fonds propres, avec l'argent du FDE, nous allons

soutenir le développement économique dans toutes les régions du Québec.

Le Président (M.

Hamad) : C'est terminé, juste à

temps, c'est bien. Alors, maintenant, c'est au tour du gouvernement à poser des

questions. M. le député de Deux-Montagnes.

Goyer : Merci,

M. le Président. C'est un domaine important, l'entrepreneuriat au Québec, hein?

Si on veut créer de la richesse et si on veut

supporter nos programmes sociaux, il faut effectivement accorder toute l'importance

qu'il faut à l'entrepreneuriat. Je sais que Mme la ministre, elle est très au

fait de la chose.

J'ai eu la chance et le privilège de visiter l'usine Nova

Bus avec Mme la ministre au mois de novembre et on a pu constater tout le

développement du futur autobus mû électriquement en son entier, donc d'être

complètement électrique. Et c'était

un prototype intéressant à voir. On voyait qu'il y avait de la volonté de

développer ça au Québec. On sait que Nova Bus, c'est notre principal producteur d'autobus urbains pour toutes les

communautés urbaines du Québec, donc c'est un fleuron québécois, fleuron québécois qui s'enligne et qui s'oriente

directement par rapport à la stratégie du gouvernement de développer l'industrie

du transport, de l'électrification des transports.

J'ai

visité aussi, M. le Président, la semaine dernière — comme

mon collègue de Lesage, j'essaie d'être

informé de ce qui se passe dans ma circonscription — j'ai visité plusieurs entreprises, des PME dans les

parcs industriels de la circonscription de

Deux-Montagnes, et ce que j'ai pu constater, ce n'est pas de la morosité, c'est

vraiment que les gens sont là pour nous soutenir. Les gens, ils veulent

créer et les gens veulent absolument nous faire part de leurs idées, des idées

très originales, comme une machine pour déplacer des balises — je vous donne ça comme exemple — qui fait en sorte… C'est

québécois, c'est créé à Saint-Eustache. Cette machine-là va pouvoir permettre

une plus grande efficacité sur nos

travaux routiers d'envergure faits par le ministère des Transports. J'ai vu des

jeunes entrepreneurs qui ont parti des

entreprises avec presque rien, avec le développement... l'aide du CLD, faire en

sorte qu'on développe de nouveaux produits. Je le vois, je le constate.

J'ai

fait une tournée avec M. Gendron, le ministre de... excusez, avec le

ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de

l'Alimentation du Québec...

Goyer : …et

vice-premier ministre. Effectivement, il est le vice-premier ministre. Donc, c'est

un privilège de faire cette tournée-là. On a fait une tournée dans des industries

agroalimentaires du parc industriel de Blainville où on a vu la

démonstration que des entreprises doublent leur capacité de production dans

leur secteur.

fait que ce que je veux dire en introduction, c'est que je n'ai pas senti une

morosité au Québec et je n'ai pas senti non plus de l'aplaventrisme par rapport au

développement économique. Au contraire, on sent que les entrepreneurs,

ils sont là, la flamme, elle est là.

Et ma question que je

devrais poser à la ministre, c'est une question-cadre, dans le fond, c'est :

Qu'est-ce que l'on fait, en tant que gouvernement, pour soutenir le

développement de l'entrepreneuriat, qui est la pierre d'assise du développement

au Québec?

Le Président (M.

Hamad) : Merci. Mme la ministre.

Mme Zakaïb : En fait, tout d'abord, je tiens à souligner la vigueur

économique des Basses-Laurentides et je remercie

mon collègue pour son exposé. Et, sur ce point-là, d'ailleurs, je vous disais

tantôt que j'ai fait la tournée du Québec et, quand je présentais aux

chambres de commerce, aux tables de l'entrepreneuriat, aux gens d'affaires la

vision du gouvernement, en fait, j'entendais

souvent : C'est de la musique à mes oreilles, comme réponse. On me disait :

Enfin, le Québec a une vision de

développement économique. Et notre vision, nous allons la concrétiser par la

Banque de développement, par la

politique industrielle. Mais, dans chacune des actions et chacune des décisions

que nous prenons au jour le jour, nous croyons que le Québec peut

devenir un joueur de premier plan au niveau mondial, dans les économies vertes.

En fait, je suis

convaincue que, dans les années à venir, les gouvernements partout à travers la

planète, les entreprises vont devoir agir

différemment. Ce n'est pas une question de choix, c'est tout simplement que

présentement les gens ne le savent pas

encore, certains pays ne le savent pas encore, certaines entreprises ne le

savent pas encore, mais, dans les

années à venir, nous allons tous devoir agir différemment. Il en va de l'avenir

de l'humanité. Certains diront que c'est

l'avenir de la planète. Moi, je pense que la planète va survivre. En fait, les

coquerelles survivront, c'est l'humanité qui ne survivrait pas.

Alors,

nous allons tous devoir agir différemment. Et, au Québec, nous sommes très bien

placés pour être des leaders mondiaux en économie verte, en technologies

propres, en écologie industrielle. Nous pouvons développer des procédés,

nous pouvons développer des équipements,

nous pouvons développer des façons de faire qui seront exportables. Et

je pense que, ça, c'est une des visions d'avenir

du Québec. Ça va être au coeur de la politique de développement

économique... la politique industrielle et manufacturière du Québec.

j'aimerais vous parler pendant quelques minutes d'un exemple qui, pour moi, est

très parlant. Au tout début de mon mandat, je suis allée faire une annonce dans

une ferme à Montréal, une ferme qui s'appelle Les Fermes Lufa. Et, quand on me dit ça, moi, je suis nouvellement

arrivée, je me dis... j'habitais Montréal jusqu'à tout récemment, je me

dis : Je ne me rappelle d'avoir vu une

ferme à Montréal, moi. Puis là on me dit : Bien non, mais c'est une ferme

sur un toit, c'est une serre sur un

toit, mais ce n'est pas n'importe quelle serre, c'est une serre qui récupère l'eau

de pluie, c'est une serre qui chauffe

avec la chaleur du soleil, c'est une serre qui a différentes zones tempérées

qui permettent de cultiver différentes sortes

de produits. Et, cette serre-là, ses clients commandent à tous les jours des

fruits puis des légumes par Internet, et elle dessert, la serre en

question, 1 000 familles, et tout ça avec 15 $ d'essence. Quand

on m'a dit ça, 15 $ d'essence, 1 000 familles,

au prix de l'essence, là, vous vous rendez compte que ce n'est pas fort... l'empreinte,

là, de gaz à effet de serre n'est pas élevée.

Alors,

notre ferme Lufa sur un toit à Montréal, je suis là, je m'apprête à faire l'annonce

de l'investissement, et, assis à côté de moi, il y a un homme d'affaires de

Boston, un homme qui semble investir un peu partout à travers le monde et qui semble avoir les moyens de ses ambitions.

Alors, je lui demande : Pour quelle raison vous investissez dans les

serres Lufa à Montréal? En fait, c'est une

serre, c'est une belle serre. On l'a visitée, c'est sur le toit, il y a des

magnifiques légumes. Mais qu'est-ce

qui justifie l'investissement de quelqu'un de Boston? Et on sait qu'à Boston c'est

là qu'est l'économie du savoir, hein?

Et le monsieur me dit : Vous savez, la ferme Lufa, elle est cinq

ans en avance sur le MIT dans ce qu'ils ont réussi à développer, et leur

concept est en voie d'être breveté. Alors, cinq ans en avance sur le MIT, et là

il me dit également : Le MIT est en

avance sur tout ce qui se fait dans le monde. Moi, je fais le tour du monde, et

le MIT est en avance sur tout ce qui

se fait dans le monde. Alors, notre entrepreneur, et avec notre

investissement, va faire une autre serre à Laval, qui est en train de faire breveter sa manière, son… pas

seulement son produit mais sa façon de gérer la serre…

Imaginez, imaginez le potentiel des serres Lufa partout à

travers le monde, alors que mondialement on se dit qu'on va avoir de la

difficulté à nourrir la planète, que c'est un des enjeux criants de la planète.

Et moi, j'arrive d'une mission en Inde,

où, là, cet enjeu-là est très, très présent. Et, lors de la mission en Inde...

Vous savez qu'en Inde on veut construire un corridor entre Mumbai et Delhi pour faire en sorte que les produits se

rendent plus vite au port parce que présentement ça prend deux semaines pour que les produits se

rendent au port. Alors, on a donc, en Inde, construction d'un corridor

et construction de sept mégacités qui vont partir

de zéro, qu'on va construire en Inde parti de zéro et qu'on veut faire

du développement urbain différent de tout ce qui s'est fait à venir jusqu'à

maintenant. Et là moi, quand on me parle de ça, en Inde, j'imagine les serres

Lufa sur les toits des immeubles de ces sept mégacités.

Et ça, c'est un rêve, c'est un rêve pour une entreprise,

mais ça peut devenir le Québec de demain. Et c'est ça, la vision que vous

allez retrouver, entre autres, dans la politique de développement économique du

Québec, ce que nous faisons, au

Québec, différent, ce qui va faire en sorte qu'au Québec on soit capables de

diminuer notre empreinte puis nos gaz à effet de serre, c'est ça qu'on va exporter

demain. Et l'avenir mondial est là, et le Québec va être à l'avant-garde

de cet avenir mondial. Est-ce que ça répond à votre question?

Président (M. Hamad) : Eh bien! On est partis de Deux-Montagnes, on est allés en Inde, on est

revenus, et c'est très bien. Alors, M. le

député de Dubuc.

Claveau : Merci,

M. le Président. Mme la ministre, mes collègues, les accompagnatrices, accompagnateurs, mes

salutations. Alors, Mme la ministre, c'est rafraîchissant de vous entendre

et... Oui, oui, oui, M. le Président, c'est rafraîchissant d'entendre le

discours économique puis... du même genre puis avec les objectifs que vous vous

êtes donnés. D'ailleurs, ce discours de

cohérence, de cohésion, on l'a vécu dernièrement en votre compagnie puis une

entreprise de mon comté que j'ai

accompagnée, qui vous a rencontrée, qui a rencontré la première ministre, qui a

rencontré, dans un second temps, la

ministre des Ressources naturelles et qui ont vu, qui ont entendu le même

discours de cohérence avec les mêmes

objectifs au niveau d'investissement et de support aux entreprises qui veulent

venir investir au Québec ou grandir.

Et vous parliez tantôt d'une stratégie québécoise de l'entrepreneuriat

qui avait été mise sur pied en novembre 2011 et avec des objectifs d'investissement. Tout

particulièrement, je veux vous emmener avec plus de précision vers... On

connaît le rôle du Parti québécois et ses

attentes, sa réalité, son écoute en fonction des besoins des régions du

Québec. Et j'aimerais vous entendre :

Particulièrement, à partir de cette stratégie, qu'est-ce que vous pouvez... qu'est-ce

que vous allez mettre en place

concrètement pour aider les entrepreneurs des entreprises des régions du

Québec? Il y a beaucoup d'attentes.

Le Président (M.

Hamad) : Mme la ministre.

Zakaïb : Il y a

effectivement beaucoup d'attentes des régions du Québec, et nous croyons, au gouvernement, qu'un

Québec économiquement fort doit nécessairement passer par des régions solides,

et c'est important qu'on travaille régionalement.

Et je vous disais tantôt qu'à la banque nous allons avoir une vision, nous allons...

La banque va se doter, dans chacune

des régions du Québec... Parce qu'elle aura pignon sur rue dans chacune des

régions, avec des gens qui habitent la région,

qui vont offrir des services aux gens de la région. La banque de développement,

ce sera des services, une banque pour

et par les régions du Québec. Chacune des régions va se doter d'une vision de

développement économique régional qui va être mise en place par des gens

qui habitent la région.

Et moi, dans mon ancienne vie, j'ai travaillé en développement

économique régional, et, je dois vous dire, c'est

une grande différence quand... puis les gens me le disaient, les gens qui

travaillaient avec moi : Quand on rencontre les entrepreneurs à l'épicerie, quand on les rencontre à l'aréna, quand c'est

nos voisins, ce n'est pas la même chose que quand on arrive d'une autre

région puis qu'on va offrir un service. Ça va être important qu'à la banque les

gens qui offrent les services aux entrepreneurs, ce soient des gens de la

région. C'est ça, avoir des guichets partout.

Et je ne veux pas, encore là, critiquer ce qui a été fait

à venir jusqu'à maintenant. Je pense qu'à la fois les gens du ministère et

ceux d'Investissement Québec ont travaillé, ont très bien travaillé dans le

cadre qui était le leur à ce moment-là. Maintenant, il faut voir différemment. Et je pense qu'en permettant à

chacune des régions du Québec d'établir sa propre vision de développement économique et le cadre

dans lequel vont se faire la prospection d'investissements étrangers,

les priorités de développement régional, on

va permettre aux régions d'aller beaucoup plus loin et d'y aller beaucoup

plus rapidement que ce qu'on fait

présentement à partir soit de Montréal ou de Québec et de penser qu'en ayant

des programmes qui sont mur à mur à travers le Québec on répond aux

besoins de chacune des entreprises et de chacune des régions.

Dorénavant,

on va décentraliser les décisions. Les décisions vont se prendre régionalement

et dans le cadre d'une politique qui va permettre à tous les acteurs de développement

économique que sont les CLD, que sont, dans bien des cas… Puis il y en a différentes, dépendamment des

régions du Québec, mais il y a Laurentides Économique, il y a Lanaudière Économique, il y a Québec

International, il y a Montréal International. Dans toutes les régions du

Québec, il y a des organismes de

développement économique. Et nous allons travailler de concert avec ces

organismes-là pour établir une vision de développement économique et

ensuite arrimer les actions de tout le monde autour de cette vision-là.

Alors,

plutôt qu'il y ait des gens qui agissent indépendamment ou des organismes

indépendamment, tous avec beaucoup de bonne

volonté, dans différents secteurs, tout ça, ça va être coordonné dans une

vision de développement économique qui va être mise en place avec l'aide de

tous ces acteurs-là et qui va être réfléchie avec l'aide de tous ces acteurs-là et ensuite déclinée par la banque, par

des investissements. Parce que le rôle de la banque, ce sera d'investir et

d'accompagner les entrepreneurs à travers ces investissements, mais également à

travers leurs projets, parce que, des fois, il y a des projets qui ne

nécessitent pas nécessairement des investissements.

Alors

donc, une décentralisation et aussi autour des créneaux ACCORD. Je rappellerai

que les créneaux ACCORD sont une créature, une réalisation d'un

gouvernement du Parti québécois au début des années 2000 et que les

créneaux ACCORD sont présents et ont été

soutenus par tous les gouvernements successifs, et nous continuons de les

soutenir. Et c'est déjà un bon travail de

concertation économique régionale, et nous allons... Nous n'allons pas

recommencer ce qui a été fait. Ce qui

est bon, on le garde. On veut juste faire mieux, comme je disais tantôt. Alors,

nous allons utiliser ce qui a été fait autour des créneaux ACCORD pour

aider à établir cette vision de développement économique régional.

Le Président (M.

Hamad) : M. le député de Dubuc.

M. Claveau : Merci, Mme la ministre. Pour

poursuivre, on rencontre, dans nos comtés, régulièrement, des chefs d'entreprise, des gestionnaires d'entreprise, et ce

qu'on reproche souvent aux programmes gouvernementaux ou aux différentes mesures qui doivent … v ous êtes au courant, M. le Président, différentes

obligations, alors on reproche beaucoup d'être envahis par la paperasse, par des formules,

et ça ne finit plus, pour s'inscrire à des programmes, s'inscrire à de l'aide

gouvernementale ou à différents programmes.

Puis, d'autant plus, c'est rendu... ce que j'entendais

encore dernièrement, une autre préoccupation qui vient de s'ajouter, un autre

coût, une autre responsabilité à ces chefs d'entreprise, c'est qu'ils sont

beaucoup sollicités. On le voit, la

réforme de l'assurance-emploi et l'obligation d'être à la recherche d'emploi,

même pour les travailleurs saisonniers, qu'on sait qu'on va reprendre le

travail prochainement. Alors, on vient rencontrer les services de ces

entreprises qui n'ont pas nécessairement un service de ressources humaines,

déposer des demandes d'emploi pour se conformer à l'assurance-emploi. C'est un

effet pervers qui crée encore des obligations à nos PME.

Mais,

ceci dit, ce n'est pas le but de ma question, mais ça vient s'ajouter. On sait

qu'une mesure prise par le gouvernement

fédéral vient encore faire une charge supplémentaire. C'est une charge... c'est

de l'argent. Ce que les chefs d'entreprises,

les gestionnaires me faisaient part : C'est encore un coût supplémentaire

qu'on nous envoie à notre entreprise pour

une considération beaucoup plus politique, alors que la situation des emplois

saisonniers, ce n'est pas vraiment la solution

qu'on veut nous imposer. Ceci dit, par rapport à la stratégie, par rapport aux

obligations du programme, est-ce qu'on va tenir compte de ces propos de

ces entreprises qui trouvent qu'il y a beaucoup trop de paperasse?

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre.

Mme Zakaïb : M. le Président, je suis d'accord

avec mon collègue. Les entreprises se plaignent et se plaignent depuis longtemps qu'il y a effectivement

beaucoup de paperasse, puis je pense que l'Assemblée nationale est, à l'unanimité… serait d'accord avec ce fait-là. D'ailleurs,

vous le savez, l'ancien gouvernement a mis en place un comité qui était

présidé par l'ancien ministre Michel Audet et qui a publié un rapport, et le

gouvernement va mettre en oeuvre les

recommandations de ce rapport. Il y a un comité de suivi qui a été mis sur

pied, qui est coprésidé par le secrétaire général du Conseil exécutif et la vice-présidente de la FCEI, Mme

Martine Hébert, qui vont faire des recommandations au gouvernement sur la mise en place des 63

recommandations du Groupe de travail sur la simplification réglementaire

et administrative. C'est important. C'est important qu'il y ait...

La réglementation, c'est un outil de

gouvernance, on est tous d'accord avec ça puis on pense tous que ça prend de la gouvernance, mais ça ne doit pas nuire à l'investissement,

ça ne doit pas nuire à la création d'emplois, ça ne doit pas nuire à l'innovation, ça ne doit pas nuire à la

compétitivité puis ça ne doit pas prendre 25 % du temps d'un

entrepreneur, remplir des papiers.

Alors, nous allons mettre en oeuvre

les recommandations, et c'est important pour le gouvernement, puis je pense que, là-dessus,

tous les partis confondus, nous allons sourire à cette initiative, parce qu'effectivement

nous rencontrons tous des

entrepreneurs qui nous disent que vraiment on remplit beaucoup de papiers au

Québec à l'heure où on devrait être sans

papier. Parce qu'on nous dit toujours que les bureaux devraient être sans

papier. Mais je vous dis qu'il y a multiplication de documents et de

formulaires, et il faut vraiment mettre la hache là-dedans, et nous allons...

nous comptons nous y mettre et mettre en oeuvre les recommandations, les 69

recommandations du comité de travail.

Président (M. Hamad) : M. le député

de Berthier.

Villeneuve : Oui, M. le Président. Il

reste combien de temps?

Président (M. Hamad) : Il reste 30

secondes... 15 secondes.

Villeneuve : Est-ce qu'on peut l'ajouter

au bloc suivant, s'il vous plaît?

Président (M. Hamad) : Oui, oui.

Le Président (M. Hamad) : Oui, pas de problème. C'est six secondes,

mais on va vous l'ajouter, là. Alors, on va aller... Le temps que vous parlez ou réfléchissez,

le temps passe, hein? O.K. Alors, on va vous donner un 15 secondes à la

fin. Ce n'est pas grave. Alors, M. le député de La Prairie, êtes-vous

prêt?

Le Bouyonnec : M. le Président,

absolument.

Président (M. Hamad) : Vous avez 13

min 20 s. Je sais que vous avez hâte. Allez-y.

M. Le Bouyonnec : Je n'ai pas beaucoup de temps, j'ai

plusieurs questions. Chers collègues, bonjour. Je salue Mme la ministre ainsi que son accompagnateur, M. Langlois, que j'ai

eu l'occasion de croiser dans La Prairie lors de la campagne électorale.

la question de l'entrepreneurship et puis des PME, on a vu, entre autres, dans

une étude de la Banque de développement du Canada dernièrement, qu'il y a une

perte d'entreprises de moyenne importance. On avait vu aussi d'autres chiffres qui démontraient, effectivement,

comme vous le disiez, puis on est d'accord, que l'entrepreneurship se perd un peu au Québec. Nous avons moins de

création d'entreprises, même comparé au reste du Canada, et

effectivement il y a peut-être un travail de redressement à faire.

Au niveau de votre vision, je suis

convaincu que vous avez une vision puis j'aimerais vous entendre sur là où vous

jugez prioritaire d'intervenir dans les différentes phases d'accompagnement des

entreprises, là, que ce soit l'essaimage,

que ce soit le démarrage d'entreprises, la croissance. Il y a eu plusieurs

rapports, il y a eu plusieurs phases dans l'histoire du capital de

risque québécois où même à partir de 2003, le gouvernement libéral avait jugé

que l'État devait se désengager et laisser

le privé davantage prendre de place. Et, à chaque fois qu'on bouleverse un peu

l'écosystème, on se demande si la chaîne de financement va demeurer

suffisamment stable et on va prendre...

Je serais intéressé, surtout que c'est un peu

d'actualité, avec les universités, entre autres, vous entendre sur la

partie initiale, la

partie essaimage, entre autres les sociétés de valorisation de nos universités,

comment vous voyez le rôle de la Banque

de développement du Québec, la

partie démarrage aussi, qui est une

partie plus

risquée de la chaîne, évidemment, parce que les entreprises plus

matures, il y a toujours de l'argent pour les financer.

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre.

Mme Zakaïb : Tout d'abord, je salue le député de

La Prairie. Nous avons eu l'occasion de se côtoyer dans une ancienne vie. Et,

quand on parle de chaîne de financement, effectivement la chaîne de

financement, au Québec, est solide à certains endroits et plus précaire

à d'autres endroits. Quand nous allons mettre en place la Banque de

développement économique du Québec, nous allons essayer de combler les lacunes

de financement présentement dans la chaîne de financement

actuelle, lacunes au niveau du démarrage d'entreprises, de l'essaimage, du

démarrage d'entreprises et surtout le démarrage

d'entreprises traditionnelles, parce que certaines entreprises de capital de

risque, certains fonds d'investissement couvrent les technologies de l'information, mais il n'y a à peu près

rien pour... ou aucun fonds présentement qui couvre le démarrage d'entreprises de moyenne taille ou de

petite taille. Parce qu'en fait les CLD font du démarrage, mais font du démarrage de très, très petites entreprises,

puisque leur limite d'investissement se situe entre maximum 100 000 $

dans certains cas puis, quand ils gèrent

également les fonds locaux d'investissement de la FTQ, peuvent aller jusqu'à

250 000 $.

Mais,

quand on parle de démarrage d'entreprises au Québec et qu'on parle de démarrage

d'entreprises de moyenne taille... Et, d'ailleurs,

l'étude dont vous parlez, de la Banque de développement du Canada, est à l'effet

que ce sont des entreprises de moyenne taille qu'il manque présentement

dans la chaîne pour l'ensemble du Canada, puis je pense qu'on peut dire qu'au

Québec c'est également... ça devrait être également... c'est également le cas.

Il faut qu'on investisse plus en démarrage d'entreprises.

Alors, à la banque, il va y avoir effectivement une société de capital de

risque qui va faire du démarrage d'entreprises. Et, l'essaimage, il y a

beaucoup de projets, il y a beaucoup de brevets qui sont présentement sur les tablettes au Québec, parce qu'on

ne trouve pas d'entreprises ou d'entrepreneurs pour en faire des

produits puis faire en sorte que ça stimule notre économie, mais également

parce qu'il n'y a pas de fonds disponibles pour les démarrages d'entreprises.

Alors, oui, il y aura, à la banque, une

section démarrage d'entreprises.

Il y aura également, dans la chaîne de

financement pour les deuxièmes rondes… il manque aussi d'argent, par exemple dans les technologies propres. Alors, il y

aura possibilité de prendre des prises de participation, à la banque, dans des

projets de plus grande envergure, qui seraient des projets de croissance dans

certains secteurs et qu'on veut vraiment... Quand on prend la chaîne de

financement actuelle et qu'on regarde à quel endroit il y a des lacunes, on veut

combler ces lacunes-là.

On veut également combler les lacunes en

économie sociale. Il y a beaucoup de petits projets d'économie sociale qui voient le jour partout au Québec, et on se

rend compte que ces entreprises-là sont beaucoup plus résilientes que les entreprises d'économie traditionnelle. Il y a

également des projets d'économie sociale de plus grande envergure qui ne

trouvent pas à se financer. Alors, à la

banque, il y aura une division d'économie sociale qui va voir à financer des

projets d'économie sociale de plus grande envergure que ce qui se fait

présentement partout à travers le Québec.

Maintenant, au risque de me répéter, c'est

important, l'entrepreneurship, c'est important de stimuler l'entrepreneurship

parce que ça ne prend pas que de l'argent…

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre, compte tenu que le temps... Mme la ministre, excusez-moi. Compte tenu que le temps, ils ont juste

13 minutes, la CAQ, pourriez-vous réduire la longueur de vos réponses puis

aller...

Zakaïb : O.K. Bien, je répondrai...

Président (M. Hamad) : Le guide que

vous pouvez utiliser : la longueur de sa question, si vous allez deux fois

plus long, c'est le maximum.

Zakaïb : O.K. Je répondrai à l'entrepreneurship

sur la prochaine question, si ça vous intéresse.

Président (M. Hamad) : Finissez.

Finissez. Finissez, vous avez le temps de finir.

Mme Zakaïb : Bien, je pense que c'est important,

comme je disais tantôt, puis je pense qu'on est tous d'accord avec ça, il y

a un manque d'entrepreneurs au Québec. Il y a la stratégie de l'entrepreneuriat

qui est en train d'être mise en place, et ça, je pense que ça va

stimuler beaucoup. Il n'y a pas que l'argent, ça prend aussi des gens qui ont

envie de devenir entrepreneur. Ça fait que c'est les deux stratégies. La

stratégie de l'entrepreneuriat et le travail de la banque vont être conjoints pour faire en sorte qu'il y

ait de la relève d'entreprise puis du démarrage de nouvelles entreprises,

de la croissance des entreprises existantes.

M. Le Bouyonnec : Merci pour la réponse, elle est éclairante. Merci pour

votre intervention, M. le Président. Je vais balancer mes questions comme ça, à

la volée. Comme ça, pour la réponse, ça va être plus facile.

Pour ce qui est du démarrage, entre autres,

ou pour ce qui est de fonds, finalement, de filières spécialisées, vous avez fait allusion

au ClinTec un peu tout à l'heure, est-ce que vous avez l'intention, à ce

moment-là, d'investir dans des fonds sectoriels privés à partir de la

Banque de développement du Québec ou ça va être des investissements directs

comme... que vous allez privilégier davantage? Une question.

Et, au niveau de la stratégie des crédits d'impôt

à la R&D, on sait qu'on en a pour presque 2 milliards au Québec, est-ce que vous

voyez qu'il y a lieu... Les fédéraux ont un peu commencé à revoir ça, entre

autres. Est-ce que vous jugez qu'il y

a lieu de revoir la distribution des crédits d'impôt à la recherche et

développement, entre autres éventuellement pour favoriser des filières

ou favoriser, compte tenu de votre stratégie, des zones particulières?

Mme Zakaïb : O.K. Pour la première question, les

fonds sectoriels privés, il y a déjà... Investissement Québec a déjà fait des investissements dans des fonds

sectoriels privés comme Teralys, comme SIC Capital. Ce n'est pas exclu qu'on en

fasse d'autres.

Maintenant, on veut également que la banque

puisse prendre des prises de participation en démarrage d'entreprises, dans les

démarrages... dans les entreprises traditionnelles, parce que ces fonds-là, c'est

généralement ce qu'on appelle la nouvelle

économie, là. L'économie, ça peut être les technologies de l'information, ça

peut être les biotechs, bon, mais c'est

généralement... Dans la nouvelle économie, c'est là que se trouvent les fonds

de capital de risque, généralement, parce que c'est là qu'on peut

attendre le plus grand rendement.

Maintenant, il faut qu'on investisse

également en entreprises traditionnelles. Alors ça, ça va être la banque qui va faire ces investissements-là dans les secteurs

traditionnels.

L'autre question, c'était...

Zakaïb : Ah! Les R&D. Je pense

que la mesure de crédit d'impôt R&D est une mesure qui permet justement aux

entreprises d'accroître leur innovation. Et, avant de toucher à cette

mesure-là, il faut être très, très, très prudent, et ce n'est pas ce que nous

envisageons maintenant.

Je sais qu'à la période de questions ce matin

on disait : Pourquoi vous ne prenez pas... vous ne coupez pas dans les budgets des

crédits d'impôt aux entreprises pour donner dans les universités? Moi, je pense

que ce serait dommageable. Ce serait

dommageable parce que l'innovation, c'est ce qui permet aux entreprises d'aller

plus loin, d'aller plus vite et de se démarquer. Puis les recherches...

les crédits d'impôt à la recherche et développement sont importants au Québec, c'est vrai, mais, d'après moi, jouent leur rôle,

ils jouent un rôle essentiel. Alors, la décision qui a été prise par mon

collègue le ministre des Finances de les

maintenir est, selon moi, une décision judicieuse. Et ce serait très risqué

pour les entreprises du Québec de commencer à jouer, comme le fait le

fédéral, dans les crédits d'impôt à la recherche et développement.

Et regardons certaines grandes grappes

industrielles du Québec qui, justement, déplorent que le gouvernement fédéral

ait mis fin à certains des programmes. Et, autour des grappes de la région

montréalaise, quand je rencontre les entreprises

de ces grappes-là, heureusement il y a le rapport Erickson qui vient, en

aéronautique, un peu tempérer, là...

Mme Zakaïb : …Emerson, excusez, Emerson qui vient

tempérer, mais c'est... il faut faire attention. Il faut faire attention parce

que c'est un tissu économique qui existe depuis longtemps, et, commencer à

jouer là-dedans, je pense que ça déstabiliserait l'économie plus que ça

aiderait.

Le Bouyonnec : Est-ce qu'il me reste

du temps, M. le Président, ou…

Président (M. Hamad) : Oui, oui, il

vous reste quatre minutes.

M. Le Bouyonnec : Oui. Une autre question sur un autre

registre. On a l'impression... Les entrepreneurs, vous avez dû en rencontrer, ont

trouvé que la fusion de la SGF avec Investissement Québec avait quand même créé

un genre de... appelons ça un « flux » , là,

pendant une certaine période de temps. Il y a quand même eu des

rationalisations. Cette organisation s'est

remise un petit peu en route puis... Est-ce que vous ne craignez pas que se

produise un peu la même chose, à partir du moment… Et je ne sais pas

combien d'employés du MDEIE seraient

partie prenante de la nouvelle banque et comment tout ce beau monde-là vont se

mettre à travailler ensemble. Combien de temps ça va prendre? Est-ce que

vous prévoyez des rationalisations d'effectifs aussi à ce niveau-là?

Et, dans les rationalisations, on a parlé un

petit peu des CLD tout à l'heure, sur une question de mon collègue. Est-ce que vous... Et je comprends que les CLD,

jusqu'à leur limite d'investissement, bon, ils vont avoir comme une certaine

latitude. Mais est-ce que vous prévoyez leur donner davantage d'autonomie, c'est-à-dire

d'augmenter leur budget avec une autonomie au niveau de la décision locale ou

on va voir un appariement entre quelqu'un au CLD, quelqu'un à la Banque de développement du Québec, puis finalement on va

avoir deux personnes sur le même dossier, puis... Comment vous voyez ça, l'ensemble de la réorganisation d'Investissement

Québec vers la Banque de développement, en regard, entre autres, des

CLD?

Le Président (M.

Hamad) : Vous avez

2 min 30 s.

Mme Zakaïb : O.K. La fusion de deux entreprises, c'est toujours

délicat. La fusion d'un ministère avec Investissement

Québec, ça va être également délicat. Il y a deux cultures, j'en suis

consciente. Maintenant, on va mettre en

place dès le dépôt du projet de loi un comité de transition. On va le faire en

amont pour aider à amalgamer à la fois les structures, les manières de

faire. Il n'y aura pas de rationalisation d'effectifs, ce n'est pas du tout le

but. Le but, ce n'est pas de sauver de l'argent, le but, c'est d'être plus

efficace. Il n'y aura donc pas de rationalisation d'effectifs.

Déjà, dans la majorité des régions, les

bureaux de la banque et ceux d'Investissement Québec sont dans les mêmes immeubles. Alors, au niveau physique, c'est quelque

chose qui va être assez simple. Ce qui va être plus délicat, comme je le disais tantôt, c'est la nouvelle

politique d'investissement, c'est la nouvelle politique d'accompagnement.

C'est tout ça qu'on va devoir mettre en

place. Mais, en s'y prenant en amont avec le comité de transition, ça va aider

à ce que la transition se fasse mieux, justement.

Pour ce qui est des CLD, les CLD vont rester

dans leurs limites d'investissements actuelles. Maintenant, les CLD, 85 % de leur

travail, c'est de l'accompagnement, ce n'est pas de l'investissement, ils vont

continuer de faire de l'accompagnement.

Où leur mandat va être accru, c'est dans leur participation à l'élaboration et

à la mise en oeuvre de la vision de développement économique régional

dont vont se doter chacune des régions du Québec. Là-dessus, ils vont être

appelés à travailler à élaborer cette vision-là et, par la suite, à la mettre

en oeuvre.

Président (M. Hamad) : Alors, il y a

encore une dernière minute, là, 45 secondes.

Le Bouyonnec : 45 secondes? À

qui est-ce que je peux en faire cadeau? Est-ce que vous voulez, vous? Non, ça

Le Président (M. Hamad) : Bien, vous ne devriez pas faire

cadeau, parce que vous n'avez pas assez de

temps.

Le Bouyonnec : Merci pour le...

Merci. Merci pour la réponse.

Le Bouyonnec : Vous avez été surpris,

là, hein, un cadeau venant de notre part.

Président (M. Hamad) : Bon, O.K.

Alors, c'est bien. On va passer maintenant à l'opposition officielle. Vous avez

20 minutes.

M. Drolet : Merci, M. le Président. J'aimerais

revenir, M. le Président, sur, justement, ce que mon collègue vient de tenter de faire, mais aussi, en même temps, aller

plus loin. Parce qu'on veut créer la Banque de développement économique, puis Mme la ministre parle d'un comité

de transition, mais, pour ce comité de transition là, je pense qu'il

faut qu'il soit déposé un projet de loi et,

en ce moment-ci, je pense que ce n'est pas encore fait ou du moins c'est encore

en prévision de le faire. Ça veut dire, à ce

moment-ci, que ça risque encore une fois de retarder plein de choses puis de

mettre en oeuvre plein de difficultés encore

pour les entrepreneurs parce que... Vous en êtes rendue où, finalement, versus

ça? Qu'est-ce que le comité, finalement, fait en ce moment?

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre.

Mme Zakaïb : Le comité va être mis en place lors

du dépôt du projet de loi. Il y aura un comité de transition, lors du dépôt du projet de loi, qui va voir à faire

arriver, à faire atterrir la Banque de développement économique, de sorte que, lorsque le projet de loi deviendra loi,

nous soyons en mesure, dans un avenir relativement proche, de créer la banque, d'ouvrir les bureaux de la banque partout

à travers le Québec. Et nous prévoyons le dépôt du projet de loi dans

les prochaines semaines.

Président (M. Hamad) : M. le député

de Jean-Lesage.

M. Drolet : Merci, M. le Président. Ça donne

quand même une réponse, mais, Mme la ministre, ça insécurise toujours quand même, la

proximité, en ce moment, de nos entrepreneurs qui vivent à tous les jours cette

incertitude-là et qu'il y a toujours un néant.

Vous savez, on a... Je reviendrais sur la

stratégie, que peut-être vous avez utilisé certains documents lors de votre tournée, que vous

avez dit au tout début de mon premier bloc. Parce que j'avais entendu parler un

peu de cela. Mais, vous savez, il y avait quand même quatre

interventions majeures qui étaient faites quand on rencontrait, naturellement,

les régions, pour être en mesure d'aller

chercher leur savoir et d'aller les écouter pour différents dossiers. Entre

autres, on avait quatre enjeux

majeurs, qui étaient la culture entrepreneuriale, il y avait le

prédémarrage et démarrage d'entreprises, la relève entrepreneuriale, qui est très importante, et surtout,

justement, la concertation des acteurs, qui était importante pour

chacune des régions, parce que ce n'était justement pas une politique mur à

mur. Et ça, j'aimerais juste m'assurer, Mme la ministre, si vous avez...

Puis cette vaste consultation a été,

en fait... Parce que tantôt vous disiez qu'on avait fait seulement quatre régions du Québec. Je m'excuse,

mais ça n'a pas été le cas. Et vraiment ça a été reçu, cette politique-là, en

novembre 2011, par tous les acteurs dans un forum, ici, important, dans

la région de Québec. Et il y avait à l'intérieur de cela une concertation

totale d'à peu près tous les acteurs. Ils nous ont félicités de ça.

Dans ces enjeux-là, ces

quatre enjeux là, il y avait déjà des points bien importants de discussion qui

avaient été faits justement pour chacune des

régions, que ça soit pour la culture entrepreneuriale, pour être capable de

donner un modèle, en fait, dans chacune des

régions du Québec, d'école capable de le faire. Et j'aimerais vous entendre un

petit peu en profondeur sur cette stratégie-là, qui avait été bien

accueillie, avec les points que je viens de vous mentionner.

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre.

Mme Zakaïb : Tout d'abord, je veux... Je relève

que vous utilisez souvent le mot « incertitude » , là, puis qu'il y a de l'incertitude présentement au Québec, les

entrepreneurs sont incertains. Écoutez, Investissement Québec reçoit des demandes comme ils en toujours reçues, le

ministère des Finances et de l'Économie reçoit des demandes, comme l'ancien

MDEIE les recevait, elles sont traitées comme elles étaient traitées. Si c'était

si bien avant, il ne devrait pas y avoir d'incertitude

parce que ce qui se passe aujourd'hui, c'est ce qui existait avant. J'ai un peu

de misère, là. On emploie ça un peu à

toutes les sauces, le mot « incertitude » , là. Ce qui s'en

vient va juste être mieux que ce qui a été avant, ne va pas être pire, va juste être mieux.

Maintenant, pour ce qui est de la stratégie,

les quatre axes de la stratégie qui sont valorisés : une reconnaissance collective

des entrepreneurs; développer, c'est-à-dire un système d'éducation promoteur de

qualité entrepreneuriale; le troisième

axe, un appui à la création, à la croissance et au transfert d'entreprise; et

le quatrième axe, qui était optimiser une simplification et une

réduction des démarches administratives; et, le cinquième, une action renforcée

et concertée sur le terrain.

Sur chacun de ces axes-là, des travaux

ont été faits. Si vous voulez qu'on aille dans le détail au niveau de... Je peux vous les nommer,

là, les différentes interventions qui ont été faites. Les bourses du Québec en

entrepreneuriat continuent. Voirgrand.tv , une émission, d'après moi, qui est importante,

essentielle qui valorise l'entrepreneuriat. J'ai d'ailleurs assisté

au lancement de cette émission-là et

rencontré les finalistes. L'émission continue, nous la soutenons toujours, et,

d'après moi, ça permet aux jeunes puis ça

permet aux moins jeunes également, parce que, dans la dernière cohorte, il y a

des gens de tous âges, d'avoir envie

de se lancer en affaires. Alors, ce projet-là continue. Forces Avenir

également est toujours en place et va

de l'avant. Nous avons lancé des projets structurants dans l'appui à la

création, à la croissance et au transfert d'entreprise. Le Fonds Relève Québec, Anges Québec continuent de

fonctionner. Et, Femmessor , hier, je suis

allée lancer les débuts des travaux de

Femmessor de la Capitale-Nationale , ça continue.

Au niveau de développer un système d'éducation

promoteur de qualités entrepreneuriales, l'ancien sous- ministre du MDEIE qui

avait ce projet-là travaille maintenant à l'Éducation. Alors, il est à la bonne

position pour faire avancer ce projet-là

et il y travaille... il y consacre beaucoup de temps. Nous allons bientôt

avoir, au Québec, un programme d'éducation qui valorise les qualités

entrepreneuriales. Au niveau, encore une fois, de l'appui à la création, à la

croissance et au transfert d'entreprise, on

met en place un nouveau programme d'aide à la recherche entrepreneuriale pour

les producteurs agricoles et les

pêcheurs. On veut... on continue d'encourager toutes les formes d'entreprises,

l'entrepreneuriat féminin, les coopératives — on a mis en place un nouveau fonds pour les coopératives

pendant la semaine des coopératives — les entreprises d'économie sociale. En fait, les quatre

axes... les cinq axes sont présentement en marche sur le terrain, la stratégie

de l'entrepreneuriat est maintenant quelque chose de vivant, qui vit dans

toutes les régions du Québec.

Président (M. Hamad) : M. le député

de Jean-Lesage.

Drolet : Merci, M. le Président. Je

reviens encore une fois sur le mot « incertitude » . Je veux

juste préciser, Mme la

ministre , ce n'est pas

moi qui le dit, le mot « incertitude » , c'est tout simplement dans tous les

médias, régulièrement, de façon régulière, et

aussi de ce que l'on entend. Si chacun des collègues qui sont ici pouvait avoir

l'honnêteté de dire sans partisanerie ce qu'on entend souvent dans nos comtés,

vous auriez peut-être un peu plus d'attention à ce mot « incertitude » là.

Et aussi, pour ce qui est de Voirgrand ,

Voirgrand , nous aussi, on était là puis on a été très, très proches de

ça. Puis Femmessor,

Mme la ministre, que vous étiez hier, ouf, ce n'était pas facile pour moi de

vous entendre parce que, oui, c'était très,

très stimulant, mais je peux vous dire que j'étais

partie prenante de cette

belle initiative là pour la créer ici, dans la région de Québec, ça fait

que c'est pour ça que… Vous savez, on a fait...

Puis

vous parliez aussi par rapport aux projets régionaux d'écoles vraiment

entrepreneuriales, pour donner un modèle d'école.

Ça aussi, ça a été visité par mon ex-collègue de l'Éducation ici même pour

donner cette structure-là puis surtout prioriser cette structure-là

parce que ça va donner à des jeunes qui ont des problèmes de décrochage

scolaire une avenue, un potentiel pour

valoriser le métier d'entrepreneuriat, pour croire que… de réussir en affaires,

ce n'est pas un crime, c'est, au contraire, aussi valorisant qu'être

docteur.

Est-ce que vous avez encore l'intention...

Avez-vous vraiment... Pouvez-vous nous préciser davantage ces actions-là qui sont importantes pour moi, pour ce qui est

de moi parce que je viens de ce milieu-là, et aussi pour tous les jeunes qui en

auraient besoin?

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre.

Mme Zakaïb : Là-dessus, je pense qu'on est tous

sur la même longueur d'onde, là. On en a parlé tantôt, on n'a pas suffisamment d'entrepreneurs

au Québec. Et il y a toutes sortes de raisons derrière ça sans doute. Peut-être

la culture québécoise francophone qui est moins une culture

entrepreneuriale, peut-être qu'il y avait moins de sommes d'argent disponibles

pour le démarrage d'entreprises ou, en tout cas, que la concertation ou l'aide

au démarrage… Parce que démarrer une entreprise, là, ce n'est pas que de l'argent

que ça prend, ça prend beaucoup de soutien.

Mais

il y a également, je pense… une des raisons, c'est qu'on n'a pas beaucoup

véhiculé de bons portraits d'entrepreneurs

au Québec. Et il faut, d'après moi — et je pense que là-dessus on se

rejoint — que, dès le jeune âge, on soit capables de montrer des beaux succès aux

jeunes pour qu'ils aient envie de devenir entrepreneur. Et je suis d'accord

avec vous que, sans doute, certaines

personnes qui décrochent présentement, s'ils voyaient la possibilité de créer

leur propre emploi et créer leur propre entreprise, ce serait moins de

décrochage.

Puis ça, il faut le faire à l'école. Il faut le faire à l'école.

Et c'est ce que, moi, je distingue de, par exemple, l'École de l'enterpreneurship

de Beauce qui est aussi un excellent succès puis qui aide les entrepreneurs,

mais des entrepreneurs adultes. Alors, oui, on continue de soutenir l'École

de l'entrepreneurship de Beauce. Et, comme je le disais tantôt, on travaille à un

programme d'éducation qui va faire en sorte que, dans les écoles publiques, on

parle de c'est quoi, une entreprise, c'est

quoi, être entrepreneur, qu'on commence dès le jeune âge à parler de ça à nos

jeunes. Et ça se fait conjointement

avec le ministère de l'Éducation. Et je pense que, dans les prochains mois,

voire la prochaine année, on va être

en mesure déjà de voir des programmes puis des cours qui vont être dispensés

partout à travers le Québec à cet effet-là.

Le Président (M. Hamad) : M. le député de Jean-Lesage.

Drolet : Merci,

M. le Président. Écoutez, allons-y, par contre. Pour valoriser la profession d'entrepreneur, la stratégie

prévoyait investir 3 millions pour des bourses en entrepreneuriat. Est-ce

possible pour la ministre de nous en parler

et nous indiquer les montants qui sont alloués ou les bourses comme telles, à…

Quels organismes ont eu droit à date?

Mme Zakaïb : À quels organismes?

M. Drolet : Oui, c'est ça.

Président (M. Hamad) : Regardez le programme avec la fondation, Mme la ministre, le programme

avec la Fondation de l'entrepreneurship vous

allez trouver les réponses.

Zakaïb : C'est

deux choses différentes, M. le Président, la Fondation de l'entrepreneurship et

les bourses. Vous voulez avoir à qui on a

donné les bourses?

M. Drolet : Exact, parce que c'est…

Mme Zakaïb : Ça, malheureusement...

M. Drolet : Il y avait des montants d'alloués, madame. 3 millions d'alloués,

M. le Président, de prévus.

Zakaïb : On peut

vous donner les aides qui ont été versées par le programme, mais vous donner à

qui sont allées les bourses, là… Les aides qui

ont... dans le programme Développement des politiques économiques et Aide à l'entrepreneuriat,

les sommes qui ont été données dans le cadre de ce programme-là : au

Conseil québécois de la coopération et de la

mutualité, 9 millions; Forces Avenir, 225 000 $; Réseau Anges Québec,

1 million; Réseau Québécois du crédit communautaire — e st-ce que c'est ça que vous voulez comme information? — …

M. Drolet : Bien, c'est ça.

Zakaïb :

…4 720 000 $; la Fédération des chambres de commerce de la

province de Québec, 400 000 $; le

Conseil québécois de la coopération et de la mutualité, 1,5 million; le Centre

d'éducation, de recherche, d'innovation et d'entrepreneuriat collectif, le

CERIDEC, 120 768 $; Alimage-Jeune Chambre de commerce haïtienne,

190 000 $; Association de la

communauté noire de Côte-des-Neiges, 190 000 $; Chantier d'Afrique du

Canada, 190 000 $; Réseau des entrepreneurs et professionnels africains, 100 000 $;

Productions Qu'en dit raton? — mais là c'est « dit » , d-i-t, et raton, comme un raton

laveur — 64 415 $...

Le Président (M.

Hamad) : Le député de Jean-Lesage, il

dit merci. Il commence à avoir une idée c'est quoi. Alors, vous avez d'autres

questions, monsieur...

Drolet : Ce n'est

pas clair pour les bourses directement, M. le Président, mais, oui, j'ai d'autres questions, M. le Président.

Le Président (M.

Hamad) : Oui, allez-y. Allez-y.

Allez-y.

M. Drolet : On a parlé de la Fondation de l'entrepreneurship,

M. le Président, puis, en même temps, ça m'amène

à dire qu'étant quand même près aussi de la

Fondation de l'entrepreneurship de l'Université Laval et d'être quand

même près de tous ces groupements-là depuis

les dernières années, du fait d'avoir été responsable de la stratégie avec mon

collègue Alain Paquet, on travaillait fort

pour le mentorat, pour faire en sorte que, justement… montrer des exemples, que Mme la ministre

mentionnait tantôt, pour valoriser l'entrepreneuriat. Peut-elle nous dire

combien de nouveaux mentors font

maintenant

partie du réseau Mentorat Québec et quelles régions peuvent

maintenant bénéficier… et qu'elle peut nous dire combien d'entrepreneurs

ont été accompagnés jusqu'à maintenant?

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre.

Mme Zakaïb : Pour revenir à la réponse de tantôt,

là, nous, on peut vous dire avec quels organismes on accorde les bourses, mais pas à qui les bourses sont

accordées, alors.

Pour ce qui est du mentorat, je suis d'accord

avec vous, c'est quelque chose d'essentiel, le mentorat, ça aide les jeunes

entrepreneurs et les moins jeunes qui veulent se lancer en affaires d'avoir de

l'accompagnement, d'avoir quelqu'un à qui

parler — p arce que, quand on est en affaires, on

est souvent seul — alors d'avoir quelqu'un à qui parler,

à qui on parle de nos problèmes puis qui nous

aide à trouver des solutions. Et la Fondation de l'entrepreneurship est très

aidante en mentorat au Québec.

Maintenant,

votre question est très précise, combien de personnes...

Mme Zakaïb : Alors, on est capables de vous dire,

par contre, le soutien au Réseau M, nous avons maintenu le soutien au Réseau M de la Fondation de l'entrepreneurship

et nous avons signé une nouvelle convention qui couvre 2012-2013 et 2013-2014, qui a été juste signée, vous le savez, en

juillet 2012. Et, en ce qui concerne le nouveau projet Relève, il y a une nouvelle convention qui couvre

2012-2013 et 2013-2014, qui a été, elle, également signée. La cible, c'est qu'il y ait 30 nouveaux entrepreneurs qui

soient formés dans le cadre de cette stratégie. Maintenant, je ne suis

pas en mesure de vous dire combien de ces 30

là ont été formés, mais, si vous voulez, on peut vous faire parvenir la

réponse, là.

voix : Mais c'est seulement en

2013-2014.

voix : C'est pour l'an prochain.

Zakaïb : On essaie de l'avoir puis on

devrait être en mesure de...

Président (M. Hamad) : Alors, vous

allez...

Président (M. Hamad) : Mme la

ministre, vous allez déposer ça. Alors, on va... O.K. Alors, on passe à l'autre

question.

M. Drolet : …M. le Président, merci beaucoup.

Toujours dans le volet soutenir la stratégie, prévoyant de mettre sur pied le

fonds Capital Anges Québec de 20 millions de dollars qui a été annoncé en

avril 2012 par mon collègue député de Louis-Hébert

alors qu'il était ministre du Développement économique, la ministre peut-elle

nous dire juste qu'est-ce qu'il en est exactement et qu'est-ce qu'il

arrivera des atteintes des objectifs fixés de 20 à 30 projets d'ici 2014?

Mme Zakaïb : Le Réseau Anges Québec, pour l'ensemble

des gens qui nous écoutent, là, peut-être dire un peu ce que c'est. C'est un réseau

qui regroupe aujourd'hui 115 investisseurs privés , donc des gens qui investissent de leur argent — c'est ce qu'on

appelle des anges financiers — pour la valorisation

de projets d'entreprises québécoises un peu partout à travers le Québec.

Et nous avons maintenu le soutien au Réseau Anges Québec.

En fait, on a complété 20 investissements, qui totalisent 8,4 millions, avec le Réseau Anges Québec, contribué à la

création de 194 emplois et investit dans différents secteurs d'activité tels que les sciences de la

vie, les technologies de l'information et des communications ainsi que

les technologies propres, et d'ailleurs mis

sur pied le fonds Anges Québec, fonds qui a été créé, vous avez raison, sous

l'ancien gouvernement — c'est

un autre des bons coups de l'ancien gouvernement — en

mai 2012, qui a été très actif sur le marché avec neuf projets autorisés qui totalisent

maintenant 7,2 millions d'engagements. Voulez-vous plus d'information sur

le projet?

Président (M. Hamad) : Bien, il

voulait savoir où il était rendu, là. Alors, où on est rendu...

Mme Zakaïb : Alors, ça continue, puis c'est...

Écoutez, là, ils ont le vent dans les voiles, ils continuent d'investir partout à

travers le Québec, et on ne peut que sourire à ça, parce que ça prend des gens

qui mettent de l'argent au démarrage d'entreprises puis à l'amorçage de

nouvelles idées.

Président (M. Hamad) : Bon, alors, on

a le vent dans les voiles. Continuez. As-tu une question?

M. Drolet : Parce qu'ici je vois « panne de gouvernail » , M. le

Président, j'ai de la misère à comprendre. Le Québec doit faire face, Mme la

ministre, dans les prochaines années, à l'un des plus grands défis — ça, je pense que, tous les deux, on

va être d'accord avec ça — celui de la relève

entrepreneuriale. Dans Le Devoir du 14 novembre dernier, d'ailleurs,

un

article alarmant a attiré mon attention. Selon une étude de la Banque CIBC, « un

entrepreneur sur deux se retirera des affaires d'ici [les 10 prochaines années » , et « on estime

que les actifs commerciaux d'une valeur de [1 000 900 000]

changeront de mains [au Canada] » . Cette réalité est très alarmante pour le Québec compte tenu de notre faible taux entrepreneurial. « la stratégie prévoyait que le

gouvernement injecte 20 millions de dollars

dans le Fonds Relève Québec dont la

capitalisation atteignait 50 millions à la clôture du début de 2012. La

ministre peut-elle nous dire ce qu'il advient de ce fonds, qui en a

profité puis est-ce que les objectifs seront atteints?

Le Président (M.

Hamad) : Mme la ministre.

Zakaïb : M. le

Président, pour répondre à la question précédente, on a l'information,

1 329 mentors dans le Réseau M, les résultats pour le Réseau M, et

2 214 entrepreneurs ont été accompagnés. Pour ce qui est du Fonds

Relève Québec, fonds qui a été mis en place

à la fois par le gouvernement du Québec mais également par le Fonds de

solidarité de la FTQ, Fondaction et Capital

régional et coopératif Desjardins : Fonds de solidarité, Fondaction et

Capital régional et coopératif Desjardins, chacun pour 10 millions;

et 20 millions provenant du gouvernement du Québec. Le fonds a été clôturé il y a plus d'un an, soit le 11 novembre

2011, et le fonds s'est engagé à financer, jusqu'à maintenant, 29

projets, pour un total de 4,9 millions de dollars.

Et, lorsque nous créerons la Banque de développement

économique du Québec, le Fonds Relève Québec sera une portion intégrante de la Banque

de développement économique du Québec et nous allons continuer le travail. En

fait, les gens de ce fonds vont

continuer le travail de relève. Effectivement, c'est un enjeu, au Québec, la

relève. Ça fait au moins 12 ans que

moi, j'entends parler de la même chose que vous dites aujourd'hui — peut-être

même 15 ans parce que le temps passe généralement plus vite qu'on le croit,

là — qu'on nous dit qu'on va manquer d'entrepreneurs, que c'est l'heure de la relève.

Maintenant, je pense que les entrepreneurs ont tardé à prendre leur retraite

pour différentes raisons. Il faut qu'on soit en mesure de favoriser le transfert d'entreprise et pas uniquement avec

le Fonds Relève, parce que le Fonds Relève, encore une fois, c'est de l'argent qu'on offre aux

entreprises, mais il faut également qu'on suscite l'intérêt puis il faut

également qu'on accompagne. Et c'est là que

la Banque de développement économique du Québec va faire des choses

différemment de ce qui s'est fait jusqu'à

maintenant. C'est qu'elle va avoir un service d'accompagnement conseil, parce

que le mentorat, c'est beau, mais, le

mentorat, c'est quelqu'un à qui on peut parler quand on a une question, mais l'accompagnement,

c'est aussi important. Et, à la banque… et c'est

là que vont être mises à contribution les ressources qui proviennent

présentement du ministère des Finances...

Le Président (M.

Hamad) : Merci, Mme la ministre.

Mme Zakaïb : À la banque, nous allons les accompagner.

Président (M. Hamad) : Parfait. Alors, le bloc est terminé. On revient au gouvernement pour 20 minutes. Le député de Berthier…

Villeneuve :

Merci, M. le Président. Alors, permettez-moi de vous saluer ainsi que toute l'équipe

qui vous accompagne,

M. le Président. Je sais qu'ils font un travail colossal. Elles sont toujours — m adame, en particulier,

que je salue — elles sont toujours présentes et toujours prêtes

finalement à aider la commission à réaliser son mandat. Je tiens à saluer Mme la

ministre ainsi que toute l'équipe, autant au niveau du cabinet qu'au niveau de

l'organisme comme tel. Donc, je vous

salue. Je salue aussi mes collègues, évidemment, de la première opposition et

de la deuxième opposition, alors. Et les gens qui sont dans la salle,

qui sont venus assister à cette étude des crédits là, je les salue aussi.

Et là je fais un appel

à tous, M. le Président, et à vous-même, et pourquoi pas, je fais un appel à

tous. Il y a quelqu'un qui a déjà dit un

jour : Les seules limites sont celles que l'on s'impose. Alors, je paierai

le café à la personne qui voudra bien me trouver qui a dit ça. Je vous

amène là-dessus parce que, vous savez, le Québec, et je pense que la démonstration est faite, je ne la referai pas ici,

mais le Québec est une nation, est un peuple qui a une imagination, une

créativité tout à fait extraordinaire. Et que dire du dynamisme aussi qui est

le nôtre.

peux nommer, par exemple... donnons... Tantôt, Mme la ministre, on parlait de

modèles, on parlait d'exemples et de mentorat.

Mais parlons de modèles, et je n'en nommerai que quelques-uns, parlons de

Bombardier, Desjardins, Couche-Tard,

St-Hubert, et CGI — parce que mon collègue de Dubuc me

faisait remarquer qu'un des fondateurs de CGI vient du comté de Dubuc, donc des Chic-Chocs, et c'est

M. Serge Godin — une entreprise, et ce n'est pas rien,

là, une entreprise

qui a un chiffre d'affaires de 3,5 milliards de dollars, 71 000 ou

72 000, on ne le sait plus, on n'avait pas les mêmes chiffres, mais ça joue dans les 70 000

et plus de professionnels qui travaillent sur la planète entière, en fait

dans 40 pays, alors ce n'est pas rien.

Tout ça pour vous dire, M. le Président, tout ça pour

dire, M. le Président, à Mme la ministre et à

nos collègues d'en face, ici, que le Québec regorge d'une ressource, une

ressource de matière grise et humaine tout à fait extraordinaire. Et moi, ce dynamisme-là, M. le Président, ce

dynamisme-là, je le sens sur le terrain, je le sens partout où je vais.

Les gens ont le goût d'avancer, ils ont le goût de travailler.

là où je veux en arriver, M. le Président, on a, au Québec et évidemment, je

dirais, un peu partout sur la planète,

développé une certaine économie traditionnelle, une certaine structure

traditionnelle, mais on sait que, l'imagination étant là, on cherche toujours finalement à... il y a des gens, il y en

aura toujours, qui vont tenter de lancer des entreprises, de lancer des

concepts qui finalement ne cadreront pas toujours avec cette économie

traditionnelle là.

Et ça m'amène à poser, M. le

Président, cette question-ci à la ministre : Comment le gouvernement et la ministre comptent

encourager, justement, l'entrepreneuriat et le développement d'entreprises chez

des clientèles qui sont en marge de

ces circuits traditionnels là? Parce qu'on sait qu'il y a de belles initiatives

qui tentent à émerger présentement, et des fois ils ne trouvent pas

toujours leur place. Alors, madame...

Le Président (M.

Hamad) : Vous pouvez le nommer, le

monsieur. Il s'appelle Serge Godin.

M. Villeneuve : Oui, celui-là, je l'ai nommé, là.

Le Président (M.

Hamad) : Et il a parti son entreprise

à Québec, à L'Ancienne-Lorette, dans un sous-sol.

M. Villeneuve : Tout à fait. Tout à fait.

Le Président (M.

Hamad) : Alors, et l'entreprise s'appelle

CGI.

Villeneuve :

Mais, M. le Président, l'appel à tous, ce n'était pas sur ça. Ça, je l'ai

nommé, le monsieur, tantôt.

Le Président (M. Hamad) : Oui, je m'en viens avec l'autre.

Alors, on va laisser la ministre répondre. Mme la ministre.

Zakaïb : Tout d'abord,

vous parlez de dynamisme, monsieur mon collègue le député de Berthier, je pense que vous avez aussi ce dynamisme, parce qu'on

travaille ensemble sur plusieurs projets pour votre comté, alors, que, j'espère, nous pourrons annoncer dans les

prochains mois. Effectivement, il n'y a pas que de l'économie

traditionnelle, il y a également de l'économie

sociale, et ce n'est pas nécessairement... On parlait tantôt d'entrepreneuriat.

Il faut qu'on suscite l'entrepreneuriat,

mais pas que l'entrepreneuriat de l'économie traditionnelle. Il y a, au Québec,

de plus en plus de gens qui veulent

des propriétés collectives d'entreprises, c'est-à-dire soit par le biais d'organismes

à but non lucratif, les OBNL, qu'on

appelait avant les OSBL, soit par l'entremise d'une coopérative, coopératives

de travailleurs, mais également coopératives d'usagers. Et ça, il faut

favoriser ces sortes et ces façons-là d'être en affaires.

Il n'y a pas que l'économie où c'est le profit et qui...

Et je n'ai rien, là, contre les entrepreneurs. Loin de moi cette idée, là, qui veulent faire... avoir une entreprise

puis en retirer des profits, parce que souvent c'est ça qui permet aux

entreprises de survivre, ce n'est pas ça, mais… Je ne veux pas dénigrer l'économie

traditionnelle, mais je pense qu'il y a

beaucoup de place pour d'autres formes d'entrepreneuriat et d'autres formes d'implication

sociale. Puis l'économie sociale,

souvent, dans les projets qu'on voit présentement, c'est une économie qui a d'abord

et avant tout un rendement social.

Par exemple, quand on dit qu'on veut réintégrer sur le marché du travail des

gens qui ont de la difficulté à se trouver un emploi et à le garder… Et

on sait qu'aujourd'hui on a des problèmes...

Un autre des enjeux du Québec, c'est un problème de

main-d'oeuvre, et, pour ça, il faut qu'on pense à intégrer sur le marché du travail

une main-d'oeuvre non traditionnelle. Mais, quand des entreprises d'économie

sociale, justement, font en sorte que

cette main-d'oeuvre non traditionnelle là apprend à travailler, c'est un

rendement qui est social, mais c'est également

un rendement qui est économique parce que ces entreprises-là génèrent de l'économie

également. Et souvent elles ne trouvent pas à se financer. Il n'y a que

des petits montants qui sont disponibles.

J'ai, dans ma circonscription, un projet d'économie

sociale qui est très novateur, qui va également... dans le domaine du recyclage et qui ne trouve pas à se financer

parce qu'il n'y a pas de programme actuellement, que ce soit chez Investissement Québec ou au gouvernement, pour ce

genre de projet là, des projets d'économie sociale où il n'y a pas de

capital-actions, où il n'y a pas de capital d'envergure. On est capables de

financer des projets d'économie sociale de quelques

centaines de milliers de dollars d'investissement, mais, quand c'est des

millions qui sont en jeu, il n'y a personne au Québec qui le fait.

Alors, on va le faire à la banque.

Mais

il faut aussi qu'on parle de cette économie-là, qu'on dise que ça existe. Et,

quand on va mettre en place notre cours, notre programme de formation des jeunes, il

ne faut pas parler uniquement d'économie traditionnelle, il faut parler également de l'économie sociale. On parlait tantôt

du décrochage scolaire puis on disait : Il y a certaines personnes

qui décrochent, qui, au lieu de décrocher, pourraient se lancer en affaires.

Mais il y a des personnes qui décrochent qui pourraient aussi faire de l'économie

sociale, qui n'ont peut-être pas envie d'être des propriétaires d'entreprise,

mais qui ont envie d'être avec d'autres, et

de faire avancer la société, et de le faire en propriété collective, sans qu'il

n'y ait personne qui ait des profits

de cette... qui retire des profits de cette activité économique là, mais que ce

soit de la propriété collective. Alors, c'est important qu'on favorise l'économie

sociale dans tous les sens du terme.

Aussi,

on en a parlé tantôt, Femmessor, qui existe depuis longtemps, mais qui existe

ici, dans la Capitale- Nationale , seulement depuis quelques semaines, puis hier c'était

le lancement de ses activités. Il y a aussi le Fonds Mosaïque, par exemple, pour les gens qui viennent de communautés

culturelles. Il n'y a pas que... Il faut qu'on atteigne… et j'emploie le

mot « atteindre » ,

parce qu'il faut qu'on se déploie, puis qu'on déploie nos offres pour atteindre

toutes sortes de clientèles, pas que les clientèles traditionnelles, d'économie

traditionnelle, mais aussi d'autres clientèles de d'autres... des néo-Québécois

qui doivent avoir accès aussi à du

financement puis qui généralement sont dans des communautés, ça fait qu'il faut

aller les chercher où ils sont. Alors, oui,

on investit, Femmessor, pour aller chercher les femmes entrepreneures, mais

également pour aller chercher les

entrepreneurs d'autres nationalités pour les soutenir dans la création d'entreprises

dans ces communautés culturelles.

Président (M. Hamad) : M. le député

de Dubuc.

Claveau : Oui.

Mme la ministre… M. le Président. Mme la ministre, très intéressant, le côté de l'économie sociale qu'on veut aider également, qu'on

pense... C'est un gouvernement du Parti québécois qui a mis en place les coopératives de maintien à domicile, qui a permis

de sortir les gens du travail au noir puis de réintégrer… puis de

répondre à des services et des demandes au

niveau du maintien à domicile... les différentes entreprises d'insertion du

Québec, qui parfois manquent de

financement et qui sont partout sur le territoire, dans le réseau. Alors, moi,

je trouve ça très intéressant, l'écoute puis l'attention qu'on donnera à

ces entreprises de l'économie sociale, qui sont partout présentes dans les

régions du Québec.

Le Président (M.

Hamad) : Alors, Mme la ministre, je

ne sais pas comment vous allez répondre...

Zakaïb : M. le

Président, le député de Dubuc a parfaitement raison. Nous travaillons de

concert avec le Chantier de l'économie sociale pour offrir, par la Banque de

développement économique, les outils dont ils ont besoin pour faire en sorte que, ces entreprises d'économie

sociale, il y en ait d'autres qui voient le jour et que celles qui existent grandissent. Et je tiens à souligner

le travail du Chantier de l'économie sociale qui a porté ça à bout de

bras, hein? Ce n'est pas facile, l'économie

sociale, ça n'a pas été facile. Tantôt, je parlais de la vallée de la mort, là,

je pense qu'ils ont passé au travers la vallée de la mort parce que le

gouvernement du Parti québécois va les soutenir puis on va aller plus loin en

économie sociale.

Le Président (M. Hamad) : Alors, le député de Beauharnois.

Leclair : Oui, c'est

à mon tour, maintenant, M. le Président. Alors, à mon tour, pour ma première

prise de parole,

de saluer la ministre, les gens de son cabinet, les gens du ministère qui l'accompagnent.

Je vous remercie de votre travail

ardu durant tous ces crédits. Je salue aussi mes collègues qui sont avec moi,

la

partie gouvernementale, les collègues de l'opposition et de la

deuxième opposition ainsi que le secrétariat de la commission.

la ministre, vous me permettrez de faire une petite rétrospective, puis on ne

reculera pas trop, trop loin, parce que je

pense que les faits parlent d'eux-mêmes. Mais je vais quand même me permettre

de parler de juste pendant la campagne électorale, la dernière que nous avons

eue.

On se souvient, côté

économique, le gouvernement libéral, l'ex-gouvernement nous disait, avec tout

ce qui se passait, les sondages qui disaient

que peut-être qu'il ne serait pas réélu… on a entendu beaucoup de fédéralistes

parler contre un possible gouvernement souverainiste. Alors là, il t'a eu une

installation d'un monde de peur durant toute l'élection.

Et, à tort ou à raison, après l'élection et la campagne électorale, dès lors de

l'arrivée de la première ministre, ce fut

bref, simple et court, le premier terme qu'elle a mis en place avec le cabinet

ministériel dont vous connaissez... vous faites

partie : L'intégrité

sera la première barre, on va s'assurer de remettre de l'intégrité et, en plus,

d'avoir de saines gestions de finances économiques

et publiques. Alors, sur le thème que nous sommes aujourd'hui, la chef a bien

mis la table, elle a été claire, on l'a

vu lors de l'annonce des ministres, elle a donné les mandats ouvertement à

chaque ministre. Rien n'est fait à la cachette, tout a été avec

transparence.

Depuis

ce temps-là, même pas deux mois après, trois mois après, une première qui

arrive au Québec, je vous en félicite, Mme la

ministre : une compagnie américaine qui fait taire les fédéralistes de ce

monde qui disaient qu'un gouvernement

souverainiste ne serait pas capable d'attirer des gens de l'extérieur et que

les gens fuiraient le Québec. À tous les matins, là, les lignes seraient

pleines, il y aurait de l'attente aux lignes parce que le monde fuirait le

Québec. Malheureusement, Mme la ministre, ce n'est pas ça qui s'est passé…

Leclair : Bien

oui, malheureusement pour eux. Malheureusement pour eux. Heureusement pour

nous. Et la réalité, on la connaissait déjà...

Le Président (M.

Hamad) : ...

M. Leclair : Oui, mais le monde va être heureux. On voit la ministre,

là, qui nous apporte ce sourire ce matin et tout le développement économique qu'elle

veut installer. Mais j'y reviendrai un peu plus tard pour ne pas perdre le fil

de mes idées.

Je tiens à vous féliciter, Mme la ministre, avec vos

collègues. Une compagnie américaine, CSX, qui a décidé de choisir le Québec pour la première fois de son

existence, une compagnie centenaire qui, pour la première fois de son existence, a décidé de venir s'installer au

Québec, injecte plus de 100 millions de dollars. Alors, je sais, j'ai été

un petit peu impliqué parce que ça se passe dans mon comté, cette gare

intermodale là, je sais que plusieurs ministres ont dû travailler fort et rapidement, justement pour s'assurer que le contexte

et les règles données par la première ministre soient bien suivis.

Alors, je vous en félicite et je félicite le gouvernement souverainiste qui

attire… et qui faire taire un peu nos fédéralistes de ce monde qui disaient qu'on

était supposés de quasiment mourir, nous autres mêmes.

Alors, je reviens, ce matin, parce qu'on

parle encore de ce monde de peur avec mon collègue de Jean-Lesage, que je respecte en

toute amitié, que j'ose espérer qu'il passera le message à ses collègues. Vous

nous dites encore, ce matin, un peu ce

monde de peur là. Vous sortez les coupures de journaux — bien

évidemment, on a déjà été dans l'opposition — les coupures de journaux qui font votre affaire, qui, quant à moi, je trouve

qu'elles ne sont pas très, très pertinentes au débat que nous avons ce matin. Mais, encore là, on est

encore dans un monde de peur. On est ici, ce matin, pour parler de

crédits, on veut aider à l'entrepreneuriat. On sait que l'entrepreneuriat, les

PME ont de la misère. On dit qu'on manque de ressources

et tout, et tout. Alors, je trouve ça très triste qu'encore aujourd'hui on

parle de monde de peur depuis que le gouvernement

est encore installé. Puis je pense que tous les signes que vous nous démontrez

sont précurseurs de succès dans un court laps de temps.

Mais ce qui est encore plus drôle, Mme la

ministre, on rigole ici parfois pendant que les gens jasent, on s'envoie des piques,

puis là, bien, mon collègue de Jean-Lesage, il sort son rapport qu'ils ont

fait, sa tournée, que vous dites, quatre régions. Moi, je n'étais pas là. Quatre régions, ma petite question, il

reste que c'était des questions... des régions libérales que vous avez faites, mais je vous dis ça en

taquinerie. Mais, autre que ça, je me demande, lorsqu'il nous dit : Le

monde... Il est lui-même un entrepreneur. Il

dit qu'il gère des PME, connaît bien la région avec les PME puis il nous dit :

Ça ne marche pas pantoute. Bien là, c'est

bizarre un peu. C'est eux qui étaient au gouvernement, puis il dit que ça ne

marche pas pantoute. Alors, j'ai de la

misère, ce matin, à voir comment qu'on peut dire que le Parti libéral avait

fait quelque chose de bien. Le député

lui-même, de Jean-Lesage, nous dit : Ça ne marche pas. Ils sont inquiets,

il n'y a rien qui marche. Alors, je vous

félicite, Mme la ministre. Avec le nouveau système que vous allez apporter, c'est

sûr qu'il y a quelque chose qui va fonctionner,

ça ne marchait déjà pas. Alors, je ne comprends pas mon collègue député qui

vient nous dire ça lui-même, que ça ne marche pas, c'est eux qui étaient

au pouvoir.

Alors, mais, suite à ça, je sais que votre

ministère est en action, est en pleine action. Les PME, bien, c'est un monde large, vaste. On

peut parler d'une PME de un, deux, trois employés et une autre qui en a 50, 60,

90. Je dois aussi comprendre qu'on a

certains défis qui nous attendent, que je suis... Je peux comprendre que l'ancien

gouvernement a fait dans la mesure du

possible pour tenter d'élever cette barre-là. Je peux comprendre aussi, la

ministre, que vous allez apporter une

rectification. Parce que notre collègue de Jean-Lesage nous disait un petit peu

plus tôt : Tassons la partisanerie puis avouez-le donc. Bien oui, je vous l'avoue, M. le député, dans nos

comtés, ça ne marche pas, les PME. Ils vous le disent ça fait longtemps, puis ils nous le disent encore :

Ça ne marche pas. Mme la ministre, vous avez entièrement raison lorsque vous dites que quelqu'un veut faire affaire avec n'importe

quel des ministères pour le développement économique, c'est le

capharnaüm total. Alors, j'enlève la partisanerie. Je vous le confirme, mon

cher collègue, ça ne marchait pas du tout. Alors, j'ose espérer qu'on va

prendre de grandes lignes.

y a un petit point qui m'inquiète beaucoup face aux PME. On sait que, dans ces

PME là, il y a beaucoup d'entreprises qui

sont saisonnières; qu'on parle des terrains de golf, qu'on parle dans la

restauration, de tout ce qui est touristique.

Ça, ça m'inquiète beaucoup. Déjà qu'on dit que le système ne marchait pas du

tout, alors j'ai hâte de voir le système

qu'on met en place pour voir si ça va être beaucoup plus simple pour les jeunes

entreprises. Mais, en plus, on va devoir

avoir ce nouveau facteur là, le facteur de l'assurance chômage que nos chers

fédéralistes... Je comprends qu'on a voté

une décision unanime à l'Assemblée nationale pour critiquer cette mesure-là,

mais je n'entends pas très, très fort nos fédéralistes d'en face se relever, par les temps qui courent, pour aider

nos jeunes entrepreneurs, justement, et défaire ce que notre ministre

fédéral veut faire de nous.

Président (M. Hamad) : ...si vous

voulez avoir une réponse, il reste 1 min 30 s.

Leclair : 1 min 30 s.

Le Président (M. Hamad) : Alors, si vous voulez avoir une

réponse à votre question... Mais c'est votre choix, là.

M. Leclair : Je vais en avoir une réponse à ma

question, je vous le promets, M. le Président. Mais je vous remercie de vous inquiéter. Vous êtes bien aimable.

Mais, sur ce, Mme la ministre, je conclurai

en disant que, pour les petites et moyennes PME, bien, je suis quand même inquiet de

voir que ces gens-là qui auront le nouveau facteur du chômage, je crois que ça

va être... ça va leur faire mal à ces

entreprises-là. Alors, mais je suis convaincu que vous avez sûrement dans votre

ministère une mesure prévue, non pas pour

le chômage, on va laisser les gens le gérer, mais en fonction des tailles des

PME. Lorsqu'on est une petite PME de deux,

trois employés et une PME de 100 employés, est-ce qu'il y a quelque chose qui

va se passer dans votre ministère pour tenter un peu de peut-être ne pas

mettre tout le monde dans le même pot?

Président (M. Hamad) : Alors, il vous

reste une minute, Mme la ministre.

Mme Zakaïb : Et beaucoup de choses à dire parce qu'on

a touché beaucoup de sujets. Tout d'abord, je tiens à féliciter le travail

qui a été fait à la fois par mon collègue Sylvain Gaudreault, par Mme Marois,

la première ministre, et par les gens du ministère, je dois le

souligner, pour faire atterrir le projet CSX dans votre comté, dans le comté du

député de Beauharnois, parce que c'est

effectivement un projet qui va être structurant et porteur pour le Québec. Et c'est

un travail de concertation qui a été

fait par l'ensemble des ministères. Et je crois qu'une gare intermodale, quand

on parle de développement économique, c'est essentiel.

Vous parlez des tailles d'entreprises. Au

Québec, on emploie toujours le terme PME, petite et moyenne entreprise, mais,

là-dedans, vous avez raison, c'est cinq emplois jusqu'à... tu sais, une moyenne

entreprise, ça peut avoir 500 emplois. Il faut que, pour chaque personne qui vienne chez nous, elle reçoive le

même traitement, qu'elle soit accompagnée, que ce soit une petite entreprise, ou une grande entreprise,

ou une moyenne entreprise, parce que les petites entreprises d'aujourd'hui

peuvent devenir les fleurons de demain.

Alors, le travail d'accompagnement de la banque va être identique, peu

importent les entreprises. Et les gens dans les bureaux régionaux vont traiter

les dossiers même d'entreprises de moyenne taille.

Dans les très

grands projets, là, ça va être différent. Les très grands projets sont, d'ailleurs,

gérés… ou, en tout cas, coordonnés par un comité présidé par Mme la première ministre, sur

lequel je siège. Et, là-dessus, il y a des entreprises, je vous le dis, qui ont envie de s'en venir au

Québec. Les projets qu'on regarde, c'est des projets d'entreprises qui

voient le Québec comme un des endroits au monde les plus attrayants pour venir

s'installer, et nous travaillons à faire atterrir ces projets-là. Merci.

Le Président (M. Hamad) : Merci. Alors, on va aller l'autre

côté, à l'opposition officielle. C'est à vous la

parole. Vous avez 12 minutes.

Drolet : Merci, M. le Président.

Écoutez, j'aimerais juste faire une petite réplique à mon collègue de Beauharnois, qui est bien gentil, que j'aime bien

aussi. Mais j'aimerais dire à mon collègue que, oui, effectivement, nous

avions constaté cette faiblesse

entrepreneuriale là, et c'est pour ça qu'on a eu le mandat de faire en sorte,

mon collègue et moi, Alain Paquet, de faire la tournée des 17 régions du

Québec pour, justement, stimuler…

d'ailleurs, d'ailleurs, dans une incertitude économique telle qu'on a eue, je

me souviens des propos… Et, d'ailleurs, vous

avez dit tantôt qu'on citait des journaux. Mme la ministre a, d'ailleurs, dit

au Soleil, le 15 mai 2010, que le Québec est sorti très fort par

rapport à plusieurs de ses voisins. Il faut croire qu'il y avait eu du travail

de bien fait avec cette crise-là en 2008.

J'ai une question technique pour la

ministre, M. le Président. En regardant le livre des crédits et surtout avec le démantèlement du

ministère du Développement économique, c'est sûr que ça nous a fait sursauter

et ça nous a interrogés sur,

naturellement, toute cette structure, cette nouvelle structure là qui allait

être établie. On a demandé l'organigramme du ministère, déjà ça fait quand même six mois, et le livre des crédits

nous dit qu'il est disponible sur le site Web du ministère. Mais il n'existe

pas, le site Web du ministère. Pouvons-nous l'avoir, l'organigramme, et, s'il

vous plaît, la ministre peut-elle nous le déposer? Parce qu'aujourd'hui il y

aura ces mêmes questions là aussi avec mes autres collègues.

Le Président (M. Leclair) : Alors, est-ce que je comprends bien

qu'on demande le dépôt de l'organigramme, M.

le député?

Drolet : …s'il existe, l'organigramme,

dans un premier temps, M. le Président. Et, par le fait même...

Mme Zakaïb : J'ai ici, entre les mains, l'organigramme

du ministère des Finances et de l'Économie, avec

chacun des sous-ministres associés,

sous-ministres en

titre et toutes les directions. Alors, si vous voulez, je

pourrais le déposer. Est-ce que je peux déposer séance tenante ou…

Comment ça fonctionne?

Le Président (M. Leclair) : Il n'y a pas de problème, Mme la ministre. Si vous êtes prête à déposer ce document-là, on va le déposer à la commission, on va le

faire parvenir aux membres de la commission.

Zakaïb : Est-ce que vous

aviez une question sur les crédits?

Drolet : Non, pas sur les crédits. Je

vous demandais le dépôt...

Zakaïb : Ah! O.K. C'est parce que vous

parlez de crédits, ça fait que je pensais que...

M. Drolet : Non, je voulais qu'on ait le dépôt

parce que ça fait longtemps qu'on le demandait. J'aimerais revenir avec les questions du départ. Parce que là la

structure était déjà sur place, Mme la ministre, avec, naturellement, Investissement Québec, les bureaux du ministère du

Développement économique, les CLD. Et on veut quand même, dans une rigueur, oui, donner aux entrepreneurs le

service qui est d'appoint. Par contre, en même temps aussi, on veut

aussi s'assurer que cette nouvelle banque

là, cette nouvelle structure là que vous voulez déposer… faire en sorte de

respecter quand même les conditions puis surtout une enveloppe budgétaire

sûrement qui vous avait été…

Est-ce que vous avez établi, est-ce

que vous avez, en fait, évalué ce qui était déjà sur place, ce que ça coûtait, en fait, pour une

nouvelle banque comme ça pour peut-être donner… peut-être mieux, j'en conviens,

mais à quel coût, puis souvent quand

est déjà sur place, était déjà bien structuré le ministère du Développement

économique avec IQ puis avec les CLD.

Président (M. Leclair) : Alors, Mme

la ministre, à vous la réponse.

Mme Zakaïb : Écoutez, je pensais qu'on parlerait

crédits aujourd'hui puis on ne fait rien que parler d'organigramme, puis de

structure, puis... Mais ce n'est pas grave, je vais répondre aux questions. Les

CLD, si je comprends bien la question, là, les CLD continuent de faire

le travail qu'ils faisaient à venir jusqu'à maintenant.

M. Drolet : … M. le Président .

Président (M. Leclair) : ...Mme la

ministre.

M. Drolet : C'est des crédits, madame. Je vous pose une question sur

le fait qu'il était déjà sur place des organisations,

il y avait déjà sur place un contrôle, avec le ministère du Développement

économique, avec l'IQ et avec les CLD. Je vous pose tout simplement la

question : Avez-vous évalué, avec la conception de la nouvelle Banque de développement économique, les coûts rattachés à

ça? Parce qu'il va y en avoir une dans chacune des régions du Québec. Il

y a un total à cela. C'est cette question-là que je vous pose, Mme la ministre.

Le Président (M.

Leclair) : Merci, M. le député. Mme

la ministre.

Zakaïb : Les

coûts sont assez faciles à évaluer, là, parce qu'on prend le ministère,

Investissement Québec et on va les regrouper dans la même entité. Les

bureaux actuels qui existent d'Investissement Québec, ceux qui existent

du ministère des Finances et de l'Économie

vont continuer d'exister. On va, par contre, à terme, quand les baux vont

venir à échéance, on va mettre les gens dans

le même bureau. On va peut-être déplacer quelqu'un d'un bureau vers un autre

bureau, mais les coûts sont, somme toute,

assez minimes. On ne cherche pas, encore une fois, à couper des postes. Le but,

ce n'est pas d'optimiser les

ressources, le but, c'est de mettre les ressources aux bons endroits et de

faire en sorte que les gens soient au service des entrepreneurs.

la banque, c'est un changement de culture, c'est un changement de façon de

faire. Ce n'est pas rajouter une structure par

rapport à ce qui existait avant, c'est de fondre deux structures en une. Alors,

les coûts de mise en place de la banque... on ne va pas se lancer dans des

dépenses, on ne va pas fermer des baux puis en ouvrir d'autres, on va travailler avec ce qui existe déjà et on va faire

en sorte que, par contre, il y ait des gens dans chacune des régions du

Québec qui viennent, qui offrent des

services sur place. Alors, si, dans certaines régions, il n'y a pas de services

sur place, bien là c'est un coût qui est très marginal. Il y aura donc

ouverture de bureaux, ou on mettra... on fera en sorte que certaines ressources

déménagent d'un endroit à un autre.

Encore

une fois, il y aura un comité de transition qui va évaluer la transition — je

suis obligée de dire ça comme ça — entre ce qui existe maintenant

et ce qui existera, mais il n'y aura pas de coûts additionnels pour le gouvernement. C'est

important de se rendre compte de ça, là. Ça va se faire à même... En fait, c'est

deux structures qui étaient déjà là, qui coûtaient déjà quelque chose. Peut-être même qu'à terme on va sauver de

l'argent, parce qu'en les regroupant dans les mêmes locaux on va être capables de sauver des sommes. Mais, pour l'instant,

parce qu'on ne veut pas mettre fin à des baux et être obligés de payer des pénalités, ça va se faire progressivement.

À terme, donc, on aura sans doute des économies. Pour l'instant, ça va

se faire à coût nul.

Président (M. Leclair) : Merci, Mme la ministre. Je vous rappelle qu'il reste un petit peu moins

de six minutes.

Drolet : Bien, j'aimerais

juste revenir encore parce que ça, c'est le côté que j'ai beaucoup de pression

de la part de

mes collègues, et tout, pour ce qui est des régions. On s'assure bien, Mme la

ministre, que, dans chacune des régions du Québec, sera conservée, naturellement, cette proximité-là pour les

entrepreneurs pour faire en sorte que la fusion et que l'interaction entre les CLD et, naturellement,

cette nouvelle banque là se fera pour être en mesure de ne pas

compliquer les affaires. Parce qu'on savait

très bien que c'était ça qui était le problème, de faire en sorte que les

entrepreneurs ne savaient pas où

appeler... ou, du moins, c'était sur des répondeurs, comme on se faisait dire.

Ça fait qu'on voulait, nous autres, justement éviter ça et faire en

sorte qu'il y ait un numéro — 1 800 CLEMENT, à l'époque — et on voulait justement s'assurer

que cela puisse être facile. Est-ce que ça, c'est correct? Qu'est-ce que vous

pouvez nous répondre là-dessus?

Le Président (M.

Leclair) : Merci, M. le député. Mme

la ministre, la parole est à vous.

Mme Zakaïb : M. le Président, je suis très heureuse qu'on soit sur la

même longueur d'onde. J'imagine que l'opposition

officielle votera donc en faveur du projet de loi, parce que ce qu'on veut, c'est

des ressources dans chacune des régions

du Québec, je l'ai dit tantôt, des bureaux ouverts dans chacune des régions,

avec des ressources dans chacune des régions,

le maintien des CLD, les CLD qui deviennent des portes d'entrée de la banque

et, pour chaque dossier, pour chaque projet,

un porteur de ballon, un chargé de dossier qui va faire en sorte que ce

projet-là se réalise à la fois au niveau financier puis qu'il va monter le meilleur montage financier

du projet, mais également qui va s'assurer que le projet chemine face

aux différents ministères impliqués. Alors, c'est encore mieux que 1 800

CLEMENT, c'est 1 800 ça se réalise.

Le Président (M.

Leclair) : Merci, Mme la ministre.

Alors, M. le député, la parole est à vous.

Drolet : Une

petite question, M. le Président, comme dernier… Nous avons naturellement parlé beaucoup de la banque.

Et la priorité première du Parti québécois était de rapatrier les programmes

fédéraux dans ce sens-là. Et j'aimerais savoir ce que la ministre a donné à date comme mandat à son ministre

délégué aux Affaires intergouvernementales, où c'en est exactement pour

rapatrier ces, naturellement, programmes fédéraux là pour naturellement le

dossier en question.

Le Président (M.

Leclair) : Merci, M. le député. Mme

la ministre, la parole est à vous.

Mme Zakaïb : Je n'ai donné aucun mandat au

ministre des Relations interprovinciales, là. C'est Mme Marois qui donne les mandats au ministre des

Relations interprovinciales. C'est certain, là, qu'au niveau de l'assurance-emploi

nous aimerions... en

tout cas, moi, personnellement, j'aimerais qu'on rapatrie les programmes parce

que je trouve que, pour les entreprises du Québec, c'est très

dommageable, ce qui se passe présentement. Je vous ai dit que, au cours de ma carrière, je me suis promenée régulièrement à

travers l'ensemble des régions du Québec, et présentement, présentement, il y a vraiment un problème pour les entreprises du Québec. Il y a un

problème au niveau de la perte d'emplois de qualité.

Quand on va forcer des gens à aller

travailler ailleurs, des travailleurs saisonniers, ils ne seront plus disponibles l'été d'après.

Et, pour toutes les entreprises saisonnières, celles qui sont dans l'agriculture,

celles qui sont dans le tourisme, dans les pêches, c'est... Puis c'est

des activités économiques importantes pour le Québec, Ça fait que, si on

pouvait...

Président (M. Leclair) : Mme la

ministre, je vous demanderais une réponse courte, s'il vous plaît.

Mme Zakaïb : Bien, on me parle de programmes, de

rapatriement de programmes, je pense que le premier qu'on devrait

rapatrier, c'est celui-là. Et j'espère que le mandat va être donné à notre

ministre des... Mais, encore une fois, ce n'est pas moi qui donne les

mandats.

Président (M. Leclair) : Alors, M. le

député.

Drolet : Parce que ça, c'était votre

priorité en campagne électorale, Mme la ministre, de rapatrier les programmes

fédéraux.

Zakaïb : Ce n'est pas la mienne, là.

voix : Le développement économique.

Drolet : ...de développement

économique, effectivement. Écoutez, M. le Président, il me reste combien de

temps?

Président (M. Leclair) : Il vous

reste 2 min 10 s exactement.

M. Drolet : Je vais juste prendre quelques

secondes pour, en fait, conclure, si vous me permettez. Vous savez, peu importe ce

qui peut s'être dit, M. le Président, depuis le début de nos conversations, il

reste quand même pour autant, encore une

fois, malgré que le mot n'est pas plaisant pour la ministre, beaucoup d'incertitude

dans le cadre, naturellement, de ces crédits qui ne nous amènent pas

avec une vision très concrète pour nos entrepreneurs.

Nous avions entre les mains une

stratégie qui était déjà sur papier, qui était déjà là — la ministre s'est naturellement… d'aller le faire... d'aller

en faire une tout de suite après nous — q ui était déjà quand même bien accueillie par tous, je l'ai dit tantôt. Ça a

été accueilli très, très bien parce que 700 personnes ont été rencontrées

et plus, le ministère en est très, très bien conscient, derrière elle J'ai enlevé les

mots transcrits pour ne pas influencer le réviseur ou l'éditeur. De plus, c'était

un peu bizarre. guylaine. Et ça a été d'une façon très concrète parce qu'on

a écouté. Et justement ce n'était pas une stratégie mur à mur. C'étaient vraiment les 17 régions du Québec

avec, naturellement, leurs interrogations. Et même qu'on s'est fait même

féliciter de façon assez remarquable, d'être capables d'asseoir 35,

40 personnes de tous les acteurs

économiques de chacune des régions. Puis même, souvent, ils nous félicitaient,

parce qu'on a réussi à les asseoir, ce

qu'eux-mêmes, des fois, ne réussissaient pas à faire, s'asseoir ensemble pour

être capables de se partager leurs opinions et de se connaître pour s'identifier certaines situations, pour aider

des entrepreneurs de leurs régions. Puis je pense que ça, c'était quand même déjà bien, bien, bien accueilli

et ça a été... D'ailleurs, d'ailleurs, après ça, après cette tournée-là

qui a été très bien accueillie, plusieurs tribunes, plusieurs tribunes, que ce

soient les chambres de commerce, que ce soient les journaux économiques, ont

toutes fait état, validé davantage et de parler de l'entrepreneuriat…

Président (M. Leclair) : …

Président (M. Leclair) :

Cinq secondes.

Drolet : Bien, M. le Président, merci

beaucoup. Mme la ministre, merci. Mais c'est quand même une interrogation. Et

nous autres, la souveraineté, c'est la souveraineté économique du Québec qui

nous préoccupe, et on aimerait bien être en mesure d'en arriver...

Le Président (M. Leclair) : Merci beaucoup, M. le député.

Maintenant, la parole va au groupe du

gouvernement pour 11 min 30 s.

Zakaïb : Est-ce que je peux répondre?

Le Président (M. Leclair) : Bien, vous pouvez répondre, ça va

être sur le temps du gouvernement. Il n'y a

pas de problème, Mme la ministre.

Mme Zakaïb : Est-ce que le gouvernement le permet?

voix : Bien sûr , Mme la ministre .

Mme Zakaïb : O.K. J'aimerais en appeler à l'opposition officielle. Si

vous avez à coeur la souveraineté économique

du Québec — j'adore ça comme terme, parce que ça m'est cher, c'est important

pour moi, la souveraineté du Québec et la souveraineté économique du Québec,

la souveraineté du Québec va passer par sa souveraineté économique — j'aimerais ça que vous arrêtiez de parler d'incertitude,

parce qu'à force d'en parler puis à force que vous

soyez cités dans les journaux parce que vous parlez d'incertitude, vous allez

créer le climat et, un jour, vous... À force d'en parler puis de spinner

ça, vous allez vous retrouver dans une situation où effectivement les journaux

reprennent ce que vous dites.

Parce

que moi, ce que j'entends présentement, c'est des entrepreneurs qui ont envie

de faire affaire, qui ont hâte d'avoir l'outil qu'est la Banque de développement

économique. Vous avez, dans la stratégie de l'entrepreneuriat... on a commencé à penser régions. La banque de

développement va offrir aux régions du Québec les moyens de leurs

ambitions. On ne fera pas que des tables pour

discuter, on va avoir de l'argent disponible et une vision de développement

économique régional.

j'aimerais qu'ensemble, si c'est ça qu'on veut faire, j'en appelle à tous les

partis d'opposition, qu'on se mette… qu'on se dote d'un outil présent dans toutes nos

régions, qui va être pour et par les régions, qui va permettre aux

régions de se prendre en main. Et j'en

appelle aux deux partis de l'opposition de faire en sorte que la Banque de

développement économique voie le jour au printemps et que le projet de loi qu'on

va déposer soit adopté rapidement parce que c'est effectivement la possibilité pour les régions de mettre tout le monde

ensemble, qu'elles travaillent à leur développement économique, et qu'on aille plus loin, et qu'on

crée effectivement la souveraineté économique du Québec, et qu'on fasse

du Québec un leader mondial, et que l'économie, ça passe par les régions du

Québec.

Le Président (M.

Leclair) : Merci, Mme la ministre.

Président (M. Leclair) : Bon, c'est tout le temps qui appartient au gouvernement, il n'y a pas

de problème, il reste encore près de

neuf minutes. Alors, j'entends un collègue.

M. Leclair : Ah! Excusez-moi, je ne l'ai pas nommé, hein, il faudrait

bien que je le nomme. Collègue de Deux-Montagnes, excuse-moi.

Goyer : Merci,

M. le Président. J'écoutais les propos de tous et de toutes concernant le rôle

de la banque. Moi, dans mes tournées que j'ai faites la semaine dernière, j'ai été

confronté à un problème et je vous soumets le problème. Vous me direz si la banque et son rôle de banque

va soutenir... répondre à cette demande-là parce que je comprends que

les programmes actuels ne le permettaient pas.

fait, c'est de croire à une idée. Oui, il faut susciter l'entrepreneuriat, mais

il faut aussi accompagner les jeunes entrepreneurs. Et l'exemple que j'ai en mémoire, c'est

un jeune qui avait une idée extraordinaire : un nouveau levier pour

sortir les bateaux de l'eau. C'était

extraordinaire, il m'a montré ses vidéos, etc. Sauf

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCET 2013-02-14
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cet-40-1 journal-debats CET-130214-2
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier824895abb735cadf41f5ade26f59ba5423f1cb2c

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