CAT — 30 May 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2019-05-30
Quebec — Committees
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet
n° 5, Loi visant principalement l'encadrement des inspections en bâtiment et de
la copropriété divise, le remplacement de la dénomination de la Régie du
logement et l'amélioration de ses
règles de fonctionnement et modifiant la
Loi sur la Société d'habitation du
Québec et diverses dispositions législatives concernant le domaine
municipal.
le secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Girard
(Lac-Saint-Jean) est remplacé par M. Lafrenière (Vachon); Mme Guillemette (Roberval) est remplacée par Mme IsaBelle (Huntingdon);
M. Provençal (Beauce-Nord) est remplacé par Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice); Mme Lessard-Therrien
(Rouyn-Noranda—Témiscamingue) est remplacée par M. Fontecilla
(Laurier-Dorion); et Mme Perry Mélançon (Gaspé) est remplacée par M. LeBel
(Rimouski).
La Présidente
(Mme Dansereau) :
Merci. Lors de l'ajournement de nos travaux, la députée de Vaudreuil
venait de déposer un sous-amendement à l'amendement de la députée
d'Anjou—Louis-Riel.
Mme la députée de Vaudreuil, la parole est à vous.
Mme Nichols : Merci,
Mme la Présidente. Bonjour, tout le monde. Bonjour, Mme la ministre, et bonjour
à toute votre équipe, et aux collègues de l'opposition, et de la
partie
gouvernementale.
Mme Nichols :
Un élève modèle. Alors, oui, voilà, j'avais déposé un sous-amendement. Hier, on
avait eu des discussions suite à
l'amendement de ma collègue. On parlait de... Nous, on avait fait la demande
afin que les deux dernières versions du Code de construction puissent
s'appliquer à tous les travaux de construction d'un bâtiment visé par la Loi
sur le bâtiment. Puis, suite à divers... à
diverses... voyons! j'ai de la misère aujourd'hui, à divers échanges qui
étaient vraiment super intéressants,
entre autres surtout sur la
partie municipale, qui est la
partie la plus
palpitante, on regardait si ce n'était pas possible d'appliquer... au
lieu d'appliquer les deux dernières versions, ce qui semblait peut-être être
problématique, ça serait d'appliquer la
version la plus récente, et ce, dans l'objectif ou dans l'attente d'avoir un
code unique. Parce que ce que je
comprenais, c'est que le code unique est vraiment réclamé et voulu de tout le
monde. Puis je pense qu'il y a une bonne volonté de s'en aller là, je pense que
c'est la vision de la ministre, ça a été très clair à cet effet-là, qu'on s'en
allait vers un code unique. Puis je pense
qu'on a eu beaucoup de représentations aussi des divers groupes qui sont venus
ici nous dire que c'était la solution, un code de bâtiment unique.
ce qu'on se disait, bien, que c'est dans l'entremise. On comprend qu'il y a
quand même une étude d'impact à faire. Ça
peut quand même se faire rapidement. Mais je pense que, dans l'entremise, il
n'y avait pas de problématique à ce qu'on
dépose un amendement en demandant que la dernière version soit tenue pour
compte. On expliquait que ça ne cause pas de préjudice, que...
Même
le député de Gatineau nous disait qu'il y a bien des villes qui ne l'appliquent
même pas ou qui n'en ont pas, de
code, et d'autres villes... Mirabel non plus n'a pas de code, Saint-Hyacinthe
non plus n'a pas de code, mais il y a d'autres villes qui habitent... qui utilisent — j'ai vraiment de la misère aujourd'hui, je
m'excuse — soit des
codes de 1985, 1995 ou, en fait, des codes qui sont vraiment désuets.
Encore là, c'est une
notion de sécurité. Je pense que vous, le gouvernement, et nous, les élus, nous
sommes les législateurs et nous nous devons
de prendre les mesures les plus adéquates possible pour faire respecter ou, du
moins, assurer la sécurité de nos
citoyens. Et je pense qu'une belle façon d'y arriver, une belle porte de
sortie, ça serait de dire : Bien oui, on applique la dernière
version du Code de construction dans l'attente du code du bâtiment unique.
Puis, même, je me permets de dire que ça peut
être une belle porte de sortie puis ça peut aussi donner une certaine latitude
afin de travailler de façon moins précipitée l'étude d'impact. Ça pourra donner une certaine
latitude pour faire adéquatement, lentement, de façon précise l'étude
d'impact.
Alors, voilà,
j'avais... la lecture du sous-amendement, c'était...
La Présidente
(Mme Dansereau) : Est-ce qu'on l'avait fait, M. le secrétaire?
Oui, on l'avait fait.
Mme Nichols :
Je peux peut-être...
La Présidente
(Mme Dansereau) : Vous l'aviez fait avant qu'on quitte, oui.
Mme Nichols :
Parfait. Alors, voilà. Donc, moi, ce que je soumettais, c'était : «Pour
l'application de la présente loi,
seule la dernière version du Code de construction doit s'appliquer à tous les
travaux de construction d'un bâtiment visé par la
Loi sur le bâtiment.
«La régie peut, par
règlement, déterminer les conditions et la date d'entrée en vigueur du présent
article.»
Et j'insiste sur le
mot «par règlement» parce que je pense que le règlement, j'en ai parlé aussi
hier, est une voie alternative, parce que
c'est complexe, rouvrir des projets de loi, là. La preuve, c'est qu'on a des
lois qui sont vraiment désuètes, qui
méritent d'être rouvertes, mais souvent on attend parce que c'est complexe. On
le sait, il faut venir ici, en commission, il faut... C'est un processus
très long, ouvrir un projet de loi.
Puis c'est drôle
parce que j'ai le... le projet de
loi sur les boissons alcoolisées, là, qu'on a
changé dans le dernier mandat, qui était
vraiment un projet de loi hyperdésuet, là. On ne pouvait pas aller sur une
terrasse avec des jeunes enfants s'il
y avait de la boisson. Mais ils sont avec leurs parents, on ne leur donnera pas
de boisson. Mais, en tout cas, tout ça pour vous dire que c'est un
projet de loi qui était désuet. Puis on ne les rouvre pas souvent, ces projets
de loi là.
Donc,
je pense que la méthode alternative ou la méthode légale du règlement est
vraiment à privilégier. C'est une méthode
que... Quand les ministres ont goûté à la voie du règlement, je pense qu'après
ils veulent difficilement déposer des projets de loi. Ils aiment mieux
déposer des règlements.
Et je donne l'exemple aussi du projet de loi n° 8 qu'on a récemment fait avec la ministre de la Sécurité publique,
qui est allé très rondement, et ce projet de
loi là avait pour but de faire le règlement d'indemnisation pour les crues
printanières, entre autres.
Alors,
voilà, je soumets ce sous-amendement afin que seule la dernière version du Code
de construction soit celle retenue pour les prochains travaux.
Présidente (Mme Dansereau) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? Oui, Mme la députée Anjou—Louis-Riel.
Mme Thériault : Oui. Merci, Mme la Présidente. Vous allez me permettre de
remercier ma collègue la députée de Vaudreuil,
Mme la Présidente, parce que le sous-amendement, là, permet de pouvoir
renforcer et de continuer les échanges sur le Code de construction.
Hier,
ce qu'on a dit... évidemment, pour les gens qui se joignent à nous, je pense
que c'est important de comprendre qu'on
avait déposé un amendement pour permettre à la ministre de faire en sorte
que... puisqu'elle a dit qu'elle avait une réflexion sur le Code de
construction, que ce qui était envisagé, c'était le code unique, le code de
construction unique. C'est l'argumentaire
qu'elle nous a donné pour ne pas aller dans le sens de l'amendement, qui se
lisait comme suit : «Pour l'application de la présente loi, seules
les 2 dernières versions du Code de construction doivent s'appliquer à
tous les travaux de construction d'un
bâtiment visé par la
Loi sur le bâtiment», et que «la régie peut, par
règlement, déterminer les conditions
et la date d'entrée en vigueur du présent article». La ministre a dit :
Non, parce qu'on veut aller sur le code de construction unique, ça fait
qu'on ne voit pas pourquoi on utiliserait les deux derniers.
La réalité, tout le
monde sait qu'il y a des municipalités qui ne l'utilisent même pas, le Code de
construction, Mme la Présidente, puis qu'il y a des municipalités qui utilisent
des codes de construction beaucoup plus vieux.
groupes qui sont venus nous voir, l'APCHQ, l'ACQ, les Garanties des
constructions résidentielles ainsi que d'autres
groupes et l'AIBQ, entre autres, nous ont dit que le Code de construction, ça ne
coûterait pas plus cher. Parce que c'est
ce que les petites municipalités disent, elles ont peur que ça leur coûte plus
cher de l'appliquer puis de le faire respecter, alors qu'en fait c'est
les inspecteurs qu'il n'y a pas pour s'assurer que c'est fait.
Bon,
ceci étant dit, la ministre a dit : Non, non, non, on s'en va là, le code
unique. Parfait. Ma collègue, elle a eu un éclair de génie par rapport
au sous-amendement qui vient dire : Bien, parfait, on prend la ministre au
mot, on lui donne la possibilité de le faire. On change l'amendement que j'ai
déposé. Elle a raison, elle a parfaitement raison, une version. Moi, je suis un petit peu plus lousse, Mme la
Présidente, parce que je me dis : Bien, des fois, il faut garder une
petite marge de manoeuvre, hein? Je
me disais, deux dernières versions, je trouvais que c'était logique, surtout
que la version 1995, elle va sortir en 2020. Donc, je trouvais qu'on avait
une petite marge de manoeuvre. Bien, si la ministre veut dire, bien, le
dernier code, bien, parfait, le code unique,
O.K., numéro un, pas de problème. Je pense que le sous-amendement de ma
collègue reflète exactement le propos de la ministre. Donc, le
sous-amendement est là pour ça.
hier, je pense qu'il faut le dire, Mme la Présidente, la ministre a dit :
Oui, mais, dans le n° 401, ce n'était pas là, le Code de
construction. Elle a raison, ce n'était pas là, parfaitement raison. Je n'avais
plus de temps pour pouvoir dire pourquoi puis où est-ce qu'on en est.
Savez-vous quoi, Mme la Présidente? Le sous-amendement me permet de dire pourquoi le code unique, ou le Code de
construction, devrait se retrouver dans le projet de loi n° 16. Les gens
sont venus nous dire qu'il fallait le mettre, ce n'est pas compliqué.
Les groupes étaient assis là puis ils faisaient de la représentation pour dire
que ça réglerait beaucoup de problèmes.
On a rencontré les gens de l'APCHQ cette semaine. Pas que nous, notre
formation politique, toutes les formations politiques ont rencontré. Donc, j'imagine qu'on a eu une rencontre avec
les députés du côté du gouvernement, sinon avec le cabinet de la ministre. Puis les gens de l'APCHQ, ce qu'ils nous ont
dit, c'est que même les nouveaux travailleurs de la construction sont
formés sur le dernier code du bâtiment. Ça fait qu'imaginez la problématique
que ça cause quand ces gens-là doivent reconstruire des choses parce que c'est
une ancienne version du code qui est utilisée.
Moi, Mme la Présidente, j'entends...
La Présidente (Mme Dansereau) :
Mme la députée, j'aimerais qu'on s'en tienne au sous-amendement.
Mme Thériault : Bien, je suis sur le sous-amendement. Je suis sur le code unique, parce que
son sous-amendement, c'est le code unique. Les gens parlaient du code
unique, et je suis en plein sur le code unique. On me parlait... il n'était pas
dans le n° 401.
Bien oui, il n'était pas dans le n° 401, mais les
consultations sur le sous-amendement, qui est le code unique de construction, le projet de loi n° 16, qui parle de la qualité de construction, on
est en plein dans les bonnes discussions, Mme la Présidente.
Ça fait qu'honnêtement
les gens sont venus nous dire qu'il fallait le mettre. Les consultations sur un
projet de loi, vous pensez que ça sert
à quoi? Pour les gens qui nous écoutent, là, qui ne sont pas des habitués des
commissions parlementaires, les
consultations, ça sert à entendre ce que les gens ont à dire : qu'est-ce
qui est bon, qu'est-ce qui pourrait être
meilleur, qu'est-ce qui est fait ou qu'est-ce qu'on pourrait pousser un peu
plus, ce à quoi on n'a pas pensé, les morceaux qui devraient