Health and Social Services — 23 March 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CSSS 2023-03-23
Quebec — Committees
(Quatorze heures cinq minutes)
Le Président (M. Provençal)
: À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de la santé et des
services sociaux ouverte. Je vous souhaite la bienvenue et je demande à toutes
les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs
appareils électroniques.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 10, Loi limitant le recours aux
services d'une agence de placement de personnel et à de la main-d'oeuvre
indépendante dans le secteur de la santé et des services sociaux.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Alors, Mme Abou-Khalil (Fabre) est remplacée par Mme Grondin
(Argenteuil); M. Chassin (Saint-Jérôme) est remplacé par Mme Bogemans (Iberville);
Mme Poulet (La Porte) est remplacée par M. Tremblay (Dubuc); et M. Marissal
(Rosemont) est remplacé par Mme Zaga Mendez (Verdun).
Le Président (M. Provençal)
: Merci beaucoup. Lors de l'ajournement
de nos travaux hier, le 22 mars, les échanges portaient sur un amendement
proposé par M. le ministre. Je vous rappelle que cet amendement introduirait un
paragraphe 2.1° à l'article 338.2 de la
Loi sur les services de santé
et les services sociaux, qui, lui, est introduit par l'article 1 du projet
de loi.
La parole était au député de Pontiac. M. le
député, aviez-vous une autre intervention?
Fortin : Donnez-moi une seconde. Je me retrouve dans mes
amendements... les amendements du ministre.
Le Président
(M. Provençal)
: L'amendement était en lien avec la tarification, M. le député. On va le
projeter à l'écran, d'ailleurs.
M. Fortin : O.K., oui. Là, je me souviens, M. le...
Le Président (M. Provençal)
: Bien là, il faudrait peut-être nous
donner une chance, madame, parce que...
M. Fortin : Mes yeux sont encore jeunes, mais ça étirait les limites de
ma jeunesse, ça, là, là.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Ça va. Merci beaucoup.
M. Fortin : O.K. Oui, O.K. Donc, dans le fond, là, ce que le ministre
est en train de nous dire, là, c'est que cet article-là lui permet d'établir
une tarification horaire maximale, essentiellement, pour chacun des... J'avais
encore quelques questions pour le ministre par rapport à ça. Là, est-ce qu'il
établit, dans ses... en quelque part dans ses... soit son
article de loi, mais
sa réglementation, nécessairement, là...
Non, en fait, je vais m'y prendre d'une autre
façon. Dans l'arrêté de mars 2021, il y a toutes sortes de catégories d'emploi,
là. On parle des infirmières cliniciennes, les conseillers en soins infirmiers,
des IPS. Est-ce qu'on va... puis la liste
continue, là. Est-ce qu'on va répliquer les professions qui sont mentionnées
ici, à nos points de référence 21, 22, 23, 23a, 24 et 25?
M. Dubé : ...M. le Président. On est
à l'aise...
Président (M. Provençal)
: M. le sous-ministre, pouvez-vous vous nommer et
votre fonction, s'il vous plaît?
M. Paré (Daniel) : Oui, Daniel Paré,
sous-ministre associé, ressources humaines et rémunération, ministère de la
Santé et des Services sociaux. Bonjour.
Ça fait que, oui, l'intention, c'est d'être
aussi détaillé, dans le projet de règlement, là, par profession, là, un peu
comme celles qui étaient... qui était identifiées, là, dans l'arrêté
ministériel. Et on pourrait même aller plus loin, encore là, là, selon d'autres
types d'emploi, parce que ça évolue, hein, ces domaines-là.
M. Fortin : Bien,
c'était... vous êtes très habile, M. Paré, c'était ma prochaine question. Parce
que, là, on a une liste bien
circonscrite, disons, mais il y a d'autres gens qui sont affectés, là, par ce
que le ministre nous propose. Est-ce que c'est
possible d'avoir une liste complète, à ce moment-ci, des professions que vous
visez? Parce qu'on le sait qu'il y en a. Tu
sais, on a beaucoup parlé publiquement, là, puis là j'y vais très, très, très
largement, mais on a beaucoup parlé des infirmières, des préposés aux
bénéficiaires, puis, dans les listes que le ministre nous a fournies par rapport
au nombre d'employés d'agences dans chaque région, on fait référence à... entre
autres, à ces corps de métiers là. Les pharmaciens sont venus.
Est-ce
qu'il y a... Est-ce que vous pouvez nous donner la liste d'emplois, de types
d'emploi qui vont être couverts par le règlement?
M. Paré (Daniel) : Oui. Oui, carrément.
Comme je vous dis, c'est le plus dans le détail possible, mais on veut
toujours se garder cette liberté-là, comme je vous dis, parce qu'on voit que,
entre guillemets, le marché a évolué, comme on a vu notamment dans la région de
Montréal pour les assistantes familiales, par exemple, où est-ce qu'on a vu une
croissance, là. Ça fait qu'on va vouloir s'ajuster par rapport à ça.
Fortin : Mais je suis certain que vous le
savez pas mal, là. Tu sais, les pharmaciens d'établissement, par exemple, sont
venus parce qu'ils se sentent concernés par le projet de loi. Ils savent qu'ils
vont tomber là-dedans. Ils ne font pas
partie de la liste de l'arrêté.
M. Dubé : Mais
je comprends... Mais est-ce que je pourrais intervenir? Je veux juste
comprendre le sens de votre question. Parce que, quand vous parlez, par
exemple, des pharmaciens en établissement, je pense qu'on peut assez rapidement
faire une discussion sur un amendement qu'on pourrait faire pour élargir le
type d'activités qui pourraient être faites ou le type... Est-ce que c'est à ça
que vous faites référence ou d'avoir la liste complète?
M. Fortin : Non,
parce que... Non, bien, je vais commencer par la liste complète, parce que ce
qu'on aimerait être capables de
savoir en sortant d'ici, là, puis en fermant le projet de loi, en se donnant
une tape dans le dos, tout le monde, c'est
de savoir exactement pour quels types... Puis peut-être qu'il y en aura, des
ajouts, là, parce que le marché évolue, comme vous dites, M. Dubé... Paré, mais est-ce qu'on peut avoir la
liste de ce que vous visez de façon préliminaire, disons?
M. Dubé : La
plus complète possible. Ce qu'il faut faire... Moi, en tout cas, je n'ai pas de
problème avec ça. Ce qu'il faut faire, c'est
de... pour ceux qui nous écoutent, de bien définir... d'avoir assez de marge de
marge de manoeuvre, puis on ne se fait pas prendre sur un
titre
spécifique qui aurait été défini d'une façon... Vous me suivez?
Fortin : Non, il faut bien le définir.
C'est ce que vous dites.
M. Dubé : Oui,
mais le définir le plus large possible pour être certain que quelqu'un
dit : Bien, moi, c'est ça que je vous envoie puis ça ne s'applique pas à...
Fortin : Je vais appeler ça d'autre chose
puis...
M. Dubé : Je
vais appeler ça d'autre chose. Alors, moi, je pense qu'on pourrait vous
donner... Il y en a déjà beaucoup ici, là. Je pense qu'il y en a une dizaine
qui sont dans le décret qui nous sert de modèle.
Fortin : Oui. Bien, O.K., mais je vais le
prendre comme ça dans ce cas-là : Il y en a-tu, dans le décret, qui ne
seraient pas couverts?
M. Dubé : Oh!
je ne pense pas. Dans le décret, qui ne serait pas dans la liste, c'est ça que
vous demandez?
Fortin : Oui, tout le monde qui est là,
là : les inhalothérapeutes, les chargés de l'enseignement clinique, les
préposés aux bénéficiaires, les préposés aux établissements nordiques,
infirmières, cliniciens, conseillers en soins infirmiers, IPS, la liste est
longue, là. Mais y a-tu quelqu'un que, quand vous regardez cette liste-là, que
vous dites : Non, ça ne s'applique pas?
M. Dubé : Non,
je ne pense pas.
M. Paré
(Daniel) : Non. Ceux qui étaient dans l'arrêté ministériel, c'est
certain qu'ils vont être nommés, toujours sur le principe, comme on dit,
«minimalement», là. Mais ça, minimalement, eux autres sont reconduits, mais,
encore là, on pense à la... on pense à d'autres.
Mme Zaga Mendez : ...pour aller dans le
même sens, je me demandais, dans la liste, qui serait exclus, j'ai... ce
que j'ai cru comprendre des autres
discussions puis même ce qui était sur la table, pour les agents de sécurité,
est-ce qu'ils vont se trouver ou pas
dans cette liste-là? Ça fait que je pense que ça rejoint un peu la
préoccupation de mon collègue de dire... d'avoir cette liste complète
puis de voir pourquoi certains sont inclus puis pourquoi certains ne sont pas
inclus.
M. Dubé : Bien,
je pourrais vous donner une grande explication, mais je pense que la priorité
est vraiment sur le personnel infirmier et clinique. C'est vraiment ça, la
priorité. Est-ce que... parce que c'est là qu'on a... je vais le dire, c'est là
qu'on a des bris de service. On est guidés par les bris de service puis les
services aux patients.
C'est sûr qu'il y a eu une
grosse augmentation des coûts, mais ce que je dirais, la... je vais faire
attention, là, mais la valeur ajoutée, elle est là, avec des gardes de sécurité
qu'on n'a pas à former, puis etc. Mais ce que je vous dirais, la priorité est
du côté clinique. Vous avez absolument raison. Est-ce qu'au fur et à mesure...
qu'on va avoir moins de mesures de protection à l'intérieur de l'hôpital? Mais
on n'est pas rendus là encore, parce que vous savez que le gros coût des gardes
de sécurité, puis vous en avez visité, des établissements, là, depuis trois ans, c'est
quoi? C'est les gardes qui sont à l'entrée, qui s'assurent que vous avez un
masque, tout ça. Alors donc, je pense qu'on a encore besoin d'eux.
Mais on n'est
pas du tout du côté clinique où il y a des bris de service. Alors, en ce
moment, notre priorité, c'est de trouver
une solution, parce qu'on est beaucoup moins dépendants, je dirais, en termes
de réseau, si ça répond à votre question.
Mme Zaga
Mendez : Ça répond. Je veux juste ajouter, pour qu'on soit
conscients aussi, qu'il y a différents RI puis RPA qui nous ont parlé de
l'importance d'avoir une certaine stabilité en ce qui concerne les agents de
sécurité.
M. Dubé : Oui, oui, tout à fait. Tout
à fait.
Mme Zaga Mendez : Ce n'est pas juste
quelqu'un qui arrive, puis on peut apprendre la tâche comme ça, là. C'est juste
une question aussi de familiarité avec les lieux...
M. Dubé : Puis on ne parle pas des
mêmes coûts non plus, hein...
Mme Zaga Mendez : Non, je comprends.
M. Dubé : ...en termes d'un coût
d'un garde de sécurité versus quand on regardait un inhalothérapeute ou une
infirmière clinicienne en raison de leurs formations. Ça fait que je pense que,
quand on a voulu faire des choix, on s'est dit : On va se concentrer sur
le personnel clinique.
Mme Zaga Mendez : Puis peut-être,
pour aller sur un autre sujet, j'avais une question sur... bien, les enjeux. En
fait, hier, on a soulevé différents enjeux en ce qui concerne la tarification.
On est tous conscients que... bien, on trouve que, bon, que ça n'a pas d'allure
quand, les prix, il y a un grand, grand écart. Puis je voulais voir avec M. le
ministre : Est-ce qu'il y a une ouverture pour inclure, dans cet
amendement-là, un certain principe d'équité entre la rémunération qu'on a dans
le réseau et la rémunération qui est donnée dans les agents au privé?
Je m'explique. Je le sais qu'on ne peut pas
mettre...
M. Dubé : Non, mais allez-y.
Allez-y.
Mme Zaga Mendez : On comprend
comment ça marche. On comprend, mais je veux savoir quelle est la marge de
manoeuvre qu'on peut se donner pour ne pas créer des inégalités, qu'on le sait
que, sur le plancher, les gens le voient,
les gens savent que le collègue, puis on l'a dit hier, va gagner, en arrivant
d'une agence privée, peut-être le double, puis il va avoir des
conditions qui sont différentes. Puis on disait, peut-être dans l'amendement,
de mettre «dans l'esprit d'une équité» ou
«vers une équité» pourrait faire en sorte qu'on encourage les agences privées à
respecter soit des rémunérations qui sont équivalentes avec des ratios qui ne
sont pas abusifs. Puis on s'entend là-dessus, que ce qu'on veut dans tout ça aussi, puis hier on en parlait, le collègue de
Pontiac le disait, c'est qu'on ne