Public Finance — 12 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)
CFP 2018-04-12
Quebec — Committees
Girard : Le choix est facile
à faire. Merci, M. le Président. Donc, je veux saluer, premièrement, M. le ministre, saluer l'ensemble des collègues qui sont ici présents, saluer les gens aussi, également,
du ministère des Finances qui nous accompagnent aujourd'hui dans cet
exercice vraiment important que l'on a de 10 heures de débat sur le
budget, un quatrième budget de suite équilibré au Québec, qui est du jamais-vu.
Je vais juste
vous lire, M. le Président... je vais me permettre de lire un
article
du Journal de Québec qui a paru le 28 mars dernier, donc il
y a quelques semaines, à la suite
du dépôt du budget de mon collègue le ministre
des Finances, et je vais vous citer
certains passages de l'article, parce
que... bon, c'est certain qu'on a des
débats, on n'a pas nécessairement la
même vision au niveau du budget, on
n'a pas la même vision de ce qui est bon pour le Québec, des deux côtés de
cette commission. Mais, quand on regarde ce
qui est écrit, quand on regarde les commentaires de certains journalistes, de
certains spécialistes, je pense que c'est
une belle façon pour les gens qui nous écoutent de pouvoir se faire une bonne
idée avec des personnes qui sont
neutres pour vraiment réaliser ce que nous apporte ce budget. Donc, on
mentionne, dans cet
article — et je
cite : «Il faudrait vraiment être sincèrement de mauvaise foi pour ne pas
reconnaître que les libéraux ont fort bien géré les finances publiques
au cours des 4 dernières années.
«Mine de
rien, c'est un quatrième budget équilibré de suite qui nous est offert. Si les
péquistes de Mme Marois étaient encore au pouvoir, l'encrier rouge
serait fort probablement vide à force de cumuler les déficits. Après tout, le
gouvernement Couillard a mis fin, en 2015‑2016, à 6 années consécutives de
déficit. Cela est digne de mention...» Journal de Québec , le
28 mars 2018.
Le Président (M. Bernier) :
M. Girard : Je cite l'article, M. le
Président.
Président (M. Bernier) : ...normalement, on ne doit pas
utiliser le nom du député, donc... Mais ce n'est pas grave, écoutez. Moi, je vous écoute attentivement
et, quand on a une interpellation entre les personnes, là, à ce
moment-là, j'interviens, mais, sur ces sujets-là, je suis un peu plus ouvert.
Allez-y.
M. Girard : Merci, M. le Président.
On mentionne également qu'on s'est fait chanter, pendant des années, le mirage d'une fausse austérité par les oppositions
et certains groupes syndicaux. Ce budget qui est présenté est un budget pour les familles, davantage de temps, meilleure
qualité de vie, et on mentionne — et je cite exactement ce qui est
écrit dans le texte : «Les bottines suivent les babines...»
Donc, M. le
Président, on l'a dit à plusieurs reprises, nous faisons ce que nous avons dit
que nous ferions, donc on réalise ce
qu'on avait mentionné. Il y a une confiance retrouvée dans l'économie au niveau
du Québec, nos entreprises réinvestissent,
je le vois, principalement à Trois-Rivières, on a fait plusieurs annonces dans
ma région, des entreprises qui réinvestissent,
une création d'emplois très importante. Le taux de chômage, à Trois-Rivières,
n'a jamais été aussi bas. Au 31 décembre
dernier, nous avons descendu sous les 5 % de taux de chômage, alors que ma
région, la ville de Trois-Rivières, a déjà avoisiné les 15 % de taux de chômage.
Certaines personnes me disent : Oui, mais les gens ont tout simplement
cessé de chercher de l'emploi, se retrouvent au niveau de l'aide sociale. Bien,
les statistiques nous confirment qu'il y a eu également
une baisse importante du nombre de personnes au niveau de l'assistance sociale.
Donc, les emplois se créent, le Québec va mieux, et la croissance
économique que l'on vit nous permet de bâtir un Québec fort sur des bases qui
sont solides.
La dernière
année, l'année 2017, a été l'année où le Québec a connu la meilleure
croissance depuis les 20 dernières années, M. le Président, donc ce n'est pas rien. Et, bien sûr, la bonne
gestion des finances publiques n'est pas étrangère à cette bonne performance. Il faut remonter jusqu'en
2000 pour constater une activité économique qui ressemble à celle que
l'on a connue.
Qui bénéficie
de cette belle tenue de l'économie? Qui bénéficie des quatre derniers budgets
équilibrés? Qui qui bénéficie de ce
budget-ci? Bien sûr, ce sont les familles, ce sont les gens que l'on représente
ici, à l'Assemblée nationale, ce sont
des familles de Trois-Rivières, des familles de la Mauricie, des familles de
partout, au Québec, ces familles-là qui bénéficient, entre autres, de la croissance des salaires qu'on a vue. Le
Québec, et les statistiques nous le démontrent, le Québec a connu une
des meilleures croissances au niveau des salaires par rapport au reste du
Canada.
On peut
parler également des exportations, des exportations qui augmentent. Nous avons
un organisme, dans la région de la
Mauricie, à Trois-Rivières et au Centre-du-Québec et toute la Mauricie, qui
s'appelle le MMCQ, c'est les Manufacturiers, Mauricie—Centre-du-Québec.
Je rencontre souvent cette association de manufacturiers, et ils me mentionnent que, oui, il y a une croissance
importante des exportations. Et tout ce qui est fabriqué en Mauricie—Centre-du-Québec
par nos manufacturiers est exporté à tout près de 90 %, est exporté dans
le reste du Canada, aux États-Unis, en Europe, un peu partout à travers
le monde.
Ça me permet
d'aborder également, pour ce qui est de ma région et de l'ensemble du Québec
aussi, la stratégie maritime qui a
été mise en place par notre gouvernement, qui nous permet de pouvoir, pour
Trois-Rivières encore, investir des
millions de dollars au niveau du port de Trois-Rivières, qui nous a permis de
mettre à niveau le quai n° 10, le quai n° 13, de mettre en place la zone IP, la zone
industrialo-portuaire pour nous permettre d'accueillir des entreprises
d'ailleurs, des entreprises
étrangères qui ont besoin de produits qui sont importés, ou qui ont besoin
d'exporter des produits par le port de Trois-Rivières
et qui vont s'installer dans notre zone industrialo-portuaire. Création
d'entreprises, on attire des entreprises étrangères, on crée des
emplois, des emplois manufacturiers bien rémunérés, au bénéfice des gens.
M. le
Président, à 4,5 % de taux de chômage à Trois-Rivières, notre défi
maintenant, et on l'a vu au niveau du salon
de l'emploi dernièrement, on avait un salon de l'emploi à Trois-Rivières,
certains pensent que c'est une mauvaise nouvelle, moi, je trouve que c'est une bonne nouvelle. On regarde, dans
les dernières années, l'achalandage n'a pas cessé de diminuer au salon de l'emploi. La bonne nouvelle,
c'est qu'il y a moins de monde qui cherche un emploi. Le défi que l'on a
à relever, c'est que ce ne sont plus des gens qui cherchent des emplois, ce
sont des entreprises qui cherchent des travailleurs. Donc, c'est un défi
d'employabilité que l'on doit relever pour les prochaines années.
Je pense à
des investissements majeurs qui ont été faits, entre autres, dans ma région,
avec l'entreprise Kruger. Sans les
investissements du gouvernement du Québec, en collaboration avec les gens de
Kruger, cette entreprise serait probablement
fermée avec les droits qui ont été imposés par les États-Unis sur le papier
journal récemment. Les investissements
que l'on a faits, dans les dernières années, grâce à notre gouvernement, grâce
aux marges de manoeuvre qui ont été
dégagées, nous ont permis de faire une modification importante de la machine à
papier n° 10 à Trois-Rivières, qui
est maintenant une machine qui produit du carton, du carton gaufré, du carton
qui est léger, très résistant. Et on le sait, avec l'achat en ligne,
avec de plus en plus de gens qui achètent des choses un peu partout à travers
le monde, tous ces achats-là sont livrés
dans des boîtes de carton. La croissance du marché du carton est constante
depuis plusieurs années et va continuer à accroître alors que la demande
du papier journal est en forte baisse, et on voit une imposition de taxes supplémentaires par nos voisins américains sur le
papier journal. Donc, ne pas avoir fait cette transformation-là pour une
usine... comme chez nous, c'est 300
travailleurs, 300 emplois de très bonne qualité qui auraient probablement été
perdus.
Donc, avoir
un bon budget, dégager des marges de manoeuvre, avoir un budget équilibré nous
permet de faire ce genre de travail
dans chacune des régions du Québec et particulièrement dans la région que
j'habite, dans la région de Trois-Rivières.
Je vous parlais de l'assistance sociale tantôt, on doit mentionner qu'en 2017
c'est 12 188 personnes de moins qui
ont recours à l'assistance sociale. Donc, les gens travaillent, les gens ont
des revenus. Le salaire moyen, au Québec, enregistre la croissance la plus importante au Canada, plus qu'en
Ontario depuis les deux dernières années. L'accélération des salaires combinée à une faible progression des
prix à la consommation fait en sorte que le salaire réel, ce qui reste
dans les poches des Québécois, est en
croissance depuis quelques années. À ça s'ajoutent, bien sûr, des baisses
d'impôt qui ont été annoncées, que ce soit au niveau de la taxe santé,
que ce soient les montants qui ont été accordés au niveau de l'éducation pour permettre aux gens de pouvoir
acheter les livres, etc. Les gens en ont plus dans leurs poches, et c'est
de cette façon que l'on travaille, M. le Président, avec ce budget.
Bien sûr,
l'argent qui est dégagé, les surplus
qui sont dégagés nous permettent de faire deux choses et deux objectifs que l'on a : un, réduction des impôts au Québec,
et, deuxièmement, investissement dans les services. Grâce à la bonne
gestion de mon collègue ministre des Finances, nous n'avons même pas à choisir
entre ces deux volets, c'est-à-dire réduction d'impôts et augmentation des
services, nous sommes en mesure de faire les deux, de réduire les impôts des
contribuables et d'augmenter les montants au niveau des services.
Entre
autres, on pense à l'éducation : 500 millions, 2018‑2019, qui ont été annoncés pour accompagner les
élèves, les étudiants tout au long de leur
parcours; 2 600 personnes
additionnelles en services directs aux élèves qui vont être faits en 2018, à partir de septembre 2018; 500
professionnels de plus au primaire, orthophonistes, orthopédagogues, qui
vont venir aider nos élèves. Parce qu'on le
sait notre éducation, c'est notre avenir pour le Québec. Et je parlais, tantôt,
de défis de
main-d'oeuvre : c'est doublement important de bien former nos jeunes dans
des secteurs qui sont en demande au
niveau de nos entreprises
pour que ces jeunes-là soient en
mesure d'occuper les emplois qui sont
disponibles à l'heure actuelle.
Les collèges et les universités
ont réembauché 1 000 personnes
additionnelles à compter de septembre 2018 pour assurer la formation et le soutien aux étudiants. D'ici
quatre ans, c'est 2 500 personnes de plus qui ont été embauchées au
niveau des cégeps et des universités dans
des formations techniques, des formations professionnelles qui sont fortement
en demande par nos entreprises chez nous, à Trois-Rivières, chez nous, en
Mauricie, mais également partout, à travers le Québec.
Donc, la bonne gestion des finances publiques, la croissance de l'économie nous permettent de réaliser des investissements très intéressants au niveau de l'éducation.
Bien sûr,
la santé. On le sait, nous avons un défi au niveau du système de santé. Mon collègue le ministre de
la Santé a fait des changements importants. Près de 1,1 million de personnes de plus ont maintenant accès à un médecin de famille, M. le
Président; 1 300 infirmières et préposés aux bénéficiaires ont été
embauchés dans des centres d'hébergement de soins de longue durée; 31 supercliniques ont été ouvertes. Et, aujourd'hui, ce qui est intéressant pour moi, c'est que
je peux vous confirmer... parce qu'on a procédé à l'ouverture lundi dernier, donc