CAT — 21 September 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CAT 2021-09-21
Quebec — Committees
Ici, on vient
s'assurer que le traitement des divulgations et des enquêtes en cours au ministère
soit transféré à la CMQ au moment où elle
prendrait en charge les responsabilités prévues à la
loi sur les actes répréhensibles pour les organismes municipaux. Alors, ici, on vient éviter un
dédoublement du traitement des enquêtes en matière d'actes répréhensibles.
Alors, merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Boutin) : Merci, Mme la ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions? Oui, M. le député de Chomedey.
M. Ouellette : ...ma première question... j'aurai d'autres commentaires, mais ma
première question : Pourquoi a-t-on
choisi le 1er avril 2022? Ça nous mène dans huit mois. Je peux comprendre,
mais je vais avoir besoin, Mme la Présidente,
qu'on nous explique pourquoi le choix de cette date. Pourquoi pas le
1er janvier ou pourquoi pas le 1er juin? Et j'aurai d'autres
commentaires sur l'amendement par la suite.
La Présidente
(Mme Boutin) : Allez-y, Mme la ministre.
Mme Laforest :
En fait, c'est un arrimage avec la date des exercices financiers. Ça fait qu'on
s'est comme collés à l'obligation des exercices financiers, qui sont en
avril.
M. Ouellette : Bon, j'entends les explications de la ministre.
Je suis d'accord à ce qu'effectivement ça cause le moins de
problématiques possible.
Il y a deux
éléments dans l'amendement de 143.1. Toutes les divulgations, les actes
répréhensibles, les plaintes en cours d'examen par le ministère vont...
comme Mme la ministre l'a souhaité, que tout soit fait par la CMQ, la
Commission municipale. Donc, pour le 1er avril 2022, tous les documents,
tous les dossiers vont être transférés. Je nous suggère, et je souhaite que le
ministère... dans le cas des divulgations ou les lanceurs d'alerte, qu'il y ait
une communication, qu'on s'oblige, que le ministère s'oblige à avoir une
communication avec les lanceurs d'alerte pour les informer du transfert de leur
dossier pour les informer de comment ça va se passer et dans quel contexte
est-ce que ça va se passer. On a beaucoup insisté au cours des précédents
débats, Mme la Présidente, sur tout l'aspect de la confidentialité, tout
l'aspect qu'il ne faudrait pas qu'il y ait tout un chacun qui soit au courant
des différents dossiers.
Il m'apparaît très important de réitérer ce
matin que le transfert des documents, le transfert des divulgations, le transfert des actes répréhensibles, c'est-à-dire tout ce qui touche le dossier des lanceurs d'alerte... ceux-ci
devraient être notifiés par le ministère du transfert de leurs dossiers,
et il faudrait qu'il y ait une transition de faite entre les dossiers qui
pourraient être au ministère, et je pense qu'à la Commission municipale ce sera
le Commissaire à l'intégrité municipale ou quelqu'un de la même autorité qui
prendra la suite. Mais pour moi c'est quelque chose de très important, de le
mentionner qu'il ne faudrait pas que les lanceurs d'alerte qui ont exprimé ou
qui ont fait des divulgations se retrouvent
assis entre deux chaises et se retrouvent exposés publiquement parce qu'on veut
centraliser toutes ces
informations-là au sein de la Commission municipale. Est-ce que Mme la ministre
pourrait, Mme la Présidente, prendre cet engagement-là de s'assurer du
transfert des lanceurs d'alerte de la meilleure façon possible et de la façon
la plus confidentielle possible?
Mme Laforest : Oui, d'accord.
Merci, Mme la Présidente. Oui, on va les informer, il n'y a aucun problème. Je
prends l'engagement qu'on va les informer, c'est certain.
M. Ouellette : Donc, ça, ça règle un élément pour les lanceurs
d'alerte, et, s'il y a des lanceurs d'alerte qui nous écoutent ce matin,
vous avez l'engagement de la ministre que tout va se faire le plus
confidentiellement possible, en espérant que tout sera en place pour le
1er avril 2022.
L'autre dossier qu'il va falloir... sur lequel
il va falloir se pencher cette semaine, au cours de nos prochains débats et au
cours des prochains amendements, c'est le dossier des structures municipales
parallèles qu'on retrouve à Saint-Jérôme, à Laval, à Terrebonne et à Longueuil,
le BIC, le BIPA et le BIEL, le BIELT, qui sont des organismes qui ne sont pas
créés en vertu d'une loi, mais en vertu de certains besoins ou certaines
résolutions municipales. Il est de
l'intention ministérielle à ce que tout soit acheminé à la Commission
municipale, et je pense que tous les législateurs alentour de la table,
on est d'accord avec la position ministérielle à ce que tout soit transféré à
la Commission municipale, la Commission municipale qui jouira de tous les
pouvoirs et jouira de toutes les immunités nécessaires dans le but de traiter
les divulgations.
On veut que toute cette transition-là, Mme la
Présidente, soit faite pour le 1er avril 2022. Je pense qu'il serait
pertinent, en partant du moment où l'article 143.1 et les autres que nous
allons voir aujourd'hui qui vont traiter du transfert de dossiers du ministère
à la Commission municipale... je pense qu'il serait pertinent que le ministère
avise, informe, écrive aux maires des différentes municipalités, à Laval, à
Terrebonne, à Longueuil et à Saint-Jérôme, pour l'informer des nouvelles dispositions
ou de l'orientation ministérielle qui sera prise par le projet de loi
n° 49, Mme la Présidente, projet de loi
qui, dois-je vous le rappeler... je pense que c'est de l'intention de tous les
parlementaires à ce que le projet de
loi soit adopté et sanctionné pour la venue ou l'arrivée des nouvelles... des
nouveaux élus le 7 novembre. On va tout faire — puis
même, si on est capables, avant — pour que, le 7 novembre, quand les
nouveaux élus vont arriver en poste, bien, ils auront les nouvelles dispositions
du projet de loi n° 49.
Donc, les élus qui arriveront en poste le
7 novembre sauront que toutes les divulgations, les actes répréhensibles,
les plaintes doivent être acheminés à la Commission municipale en fonction de
ce qu'on aura décidé. Les élus sauront, à partir du 7 novembre, que
l'intension ministérielle, ce n'est pas de permettre des structures parallèles
dans certaines municipalités, qui sont celles que j'ai nommées, là,
Saint-Jérôme, Laval, Terrebonne et Longueuil, pour que les lanceurs d'alerte
qui auraient des divulgations à faire aient deux points de chute : un
point de chute sur lequel ils auront une certaine immunité, ils auront une
certaine confidentialité et un autre point de chute qui est basé sur un
règlement municipal.
Je veux juste, Mme la Présidente, qu'on
réfléchisse et qu'on s'interroge, au ministère, de la meilleure façon d'aviser les
quatre municipalités que je vous ai mentionnées des changements profonds que le
projet de loi n° 49 vont amener dans le traitement des divulgations. Parce
que, présentement, si vous allez sur les sites Internet des quatre organisations
que je vous ai mentionnées, le BIC, le BIPA, le BIEL, le BIELT, les formules de
signalement, c'est à leurs bureaux que ça va, ce n'est pas à la Commission
municipale ou au ministère des Affaires municipales. Je pense qu'on a une occasion unique... et pas juste une occasion
unique, je pense qu'il va falloir... ou ça s'en va tout à la Commission municipale, ou ça ne s'en va pas tout à
la Commission municipale, et je pense qu'on a réglé, au cours de nos derniers débats, cette question-là. Il est de
l'intention ministérielle que tout s'en aille à la Commission municipale,
je partage cet avis-là. Je suis d'accord
avec les intentions de la ministre que tout le traitement des divulgations se
fasse juste à une place pour éviter qu'il y ait un premier «screening»
de fait.
Puis je l'ai dit, je
ne le répéterai pas... je vais peut-être le répéter une fois cette semaine, un
peu comme les consentements qu'on donne au début de la journée, je suis député
de Laval depuis 15 ans, Laval est capable du meilleur et aussi capable du pire.
Et plus on ajoute de structures entre les points de chute pour les divulgations,
plus on risque de diluer le message et plus
on risque qu'à la fin de la journée, bien, il n'y en ait pas, de divulgateurs,
ou que les lanceurs d'alerte ne se sentent pas en confiance.
Je me souviens d'une
conversation qu'on a eue la semaine dernière où, quand il était question de
donner l'opportunité, en cas de représailles, au protecteur ou à la Commission
municipale... et que Mme la ministre nous donnait
l'exemple qu'une personne qui connaît bien des gens à la Commission municipale
va plus être tentée, pour être sûre qu'on va accorder toute l'importance
à sa remarque ou à sa plainte, d'aller au Protecteur du citoyen, et je pense
qu'on est dans cette position-là.
Il va devoir y avoir
une réflexion. On est en période électorale municipale, là, les élections
fédérales sont finies depuis hier, ou presque finies, là, il y a tous les votes
qu'il reste à compter, mais là on est en période électorale, et les équipes qui sont en période électorale à
Saint-Jérôme, à Laval, à Terrebonne et à Longueuil devront être conscientes
que les institutions qu'ils ont mises en place... Je n'ai pas parlé du BIG à Montréal
parce que c'est couvert par une loi de l'Assemblée nationale, donc c'est une
autre chose et... mais les quatre autres ne sont pas couverts par des lois de l'Assemblée
nationale, c'est des constitutions du conseil de ville, et je pense qu'il y a
une réflexion à y avoir pour qu'au 1er avril 2022, automatiquement, si
on... si les villes décidaient de garder leurs entités, bien, si vous avez un signalement à faire pour une... ou une divulgation
à faire, exemple, à Saint-Jérôme, bien, ça ne sera pas le 1 866 BIPA,
ça va être le 1 avec le numéro de téléphone
de la Commission municipale, tout ce qui touche la municipalité de
Saint-Jérôme.
Et je pense qu'on est...
Cette semaine, on va être dans ces articles-là de préciser l'intention
ministérielle, que tous les législateurs, on partage, et... pour avoir eu ces
discussions-là avec Mme la ministre, mais je nous le souligne aujourd'hui pour que, d'ici au 1er avril,
déjà le ministère informe ces quatre municipalités-là que c'est là qu'on s'en
va, pas juste attendre que ça soit
dans le journal, là, mais qu'on les informe de façon précise de l'orientation
ministérielle. C'est mon premier commentaire, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Boutin) : Merci, M. le député de Chomedey. Est-ce que Mme
la députée de Vaudreuil... M. le député de Viau, oui. Ah! Mme la
députée... la ministre, excusez-moi.
Mme Laforest :
Oui. Alors, évidemment, on avait discuté, la semaine passée... je ne me
rappelle pas quelle journée, mais on avait discuté de cette possibilité-là.
Alors, qu'est-ce qu'on a fait? On a travaillé sur la possibilité de déposer deux amendements, mais aller plus loin,
pas juste informer les municipalités, mais on a deux amendements qui sont prêts pour obliger les municipalités à
informer la Commission municipale, évidemment. Donc, les quatre municipalités
auront l'obligation, on va plus loin.
On a quand même deux
amendements, mais là je vais poser la question à mes collègues, parce que,
quand on arrive, par exemple, à l'autre article, 104.1, on tombe sur la
responsabilité du ou de la ministre d'obliger une enquête ou de demander une enquête, donc on change un peu
de sujet. Si vous dites... Vous parlez, justement, des municipalités qui doivent divulguer les... pas... les activités,
ou les personnes, ou les enquêtes qu'elles ont faites, bien, à ce moment-là, on
pourrait déposer tout de suite des amendements, mais on va quand même plus loin
parce qu'on les oblige. Ça fait que ce ne serait pas juste en avril,
puis ce n'est pas juste une communication de leur dire en avril, mais
aujourd'hui on pourrait le faire par amendement.
Il y a deux
amendements que je vous propose, parce qu'après ça on change complètement de
sujet. Ça fait que, si vous êtes d'accord, on aurait deux amendements qu'on a
travaillés depuis la semaine passée, con