CRC — 20 February 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CRC 2024-02-20
Quebec — Committees
(Neuf
heures quarante-neuf minutes)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le
quorum, je déclare la séance de la Commission des relations avec les citoyens
ouverte.
Je vous rappelle que
la commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi
n° 46,
Loi sur l'amélioration de la protection des enfants dans les
services de garde éducatifs.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. Mme Prass (D'Arcy-McGee) est
remplacée par Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis).
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Bienvenue, Mme la députée... je m'en allais
dire... de Westmount—Saint-Louis.
Alors, lors de
l'ajournement de nos travaux, jeudi dernier, nous avions adopté un amendement à
l'article... incorporé dans
l'article 13, le 81.2.23 du projet de loi. En ce sens, est-ce qu'il y a
des interventions sur l'article 81.2.23 tel qu'amendé?
Maccarone : Non. C'est beau, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Non? Parfait. Alors, nous allons passer à
l'article 81.2.24. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, en 81.2.24 : «Les articles 81.2.10, 81.2.12
à 81.2.14 et 81.2.17 s'appliquent aux situations et aux personnes visées à la
présente sous-section, avec les adaptations nécessaires.»
Donc,
l'article 81.2.24 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance, proposé par l'article 13 du projet de loi, prévoit que les
articles 81.2.10, 81.2.12 à 81.2.14 et 81.2.17 s'appliquent à la VAE des
personnes résidant au Canada depuis moins d'un an, avec les adaptations
nécessaires.
L'article 81.2.24 rend donc applicables à la VAE de ces
personnes les principales dispositions du processus général de VAE.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur le 81.2.24? Mme la
députée.
Maccarone : Oui. Merci, Mme la Présidente. Bon matin à tous les
collègues. D'emblée, je souhaite souligner la présence de Ma Place au travail,
qui se joint à nous aujourd'hui. Alors, je vois Marjorie, Émilie, puis je pense que Marylin, elle s'en vient, elle doit être
là prochainement. Alors, je suis contente de voir qu'on a des partenaires
avec nous en présentiel pour suivre nos travaux. Ça fait que bienvenue chez
vous. Un plaisir de vous avoir avec nous aujourd'hui.
En ce qui concerne
l'article... le 81.2.24, Mme la Présidente, je pense que je souhaite savoir,
parce que... évidemment, juste une petite
clarification, parce qu'on vient de faire le 81.2.24, mais la lecture, de la
façon qu'on travaille, Mme la Présidente, est-ce qu'on fait l'article
par article, paragraphe par paragraphe? Juste pour me situer.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Oui. Alors, je vais réexpliquer de
la façon dont on procède pour cette portion
du projet de loi, en fait.
L'article 13 incorpore plusieurs nouveaux
articles, les 81.1 jusqu'à... jusqu'à 33. C'est ça?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : 36.
Alors, ce qu'on fait, on va adopter à la fin de l'article 13, mais
on passe chacun des 81.2...
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Par
contre, les amendements, eux, lorsqu'ils sont déposés, discutés, qu'ils
sont adoptés...
Mme Maccarone : Oui, tout à
fait.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...vont demeurer adoptés.
Ça vous va?
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Parfait.
Maccarone : Ça me va. Ça fait que je n'ai pas de point pour le
81.2.24, mais j'ai plusieurs questions pour le 81.2.25. Ça fait que je vais
attendre mon tour.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait.
Alors, s'il n'y a pas d'autres questions ou de commentaires sur le
81.2.24, on va passer, Mme la ministre au 81.2.25. Et je pense qu'il y a un
amendement au 81.2.25. C'est ça?
Mme Roy
(Verchères) : Oui, tout à fait.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Oui. Alors, la parole est à vous.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, au point Personnes ayant résidé ailleurs qu'au
Canada pendant un an et plus, donc au 81.2.25 :
«Toute personne visée
à l'article 81.2.1 ayant résidé ailleurs qu'au Canada pendant une période
continue d'un an ou plus depuis la date de
son dix-huitième anniversaire et qui n'est pas visée par la sous-section 5
doit, en plus de se conformer aux dispositions des sous-sections 1 à 4
qui lui sont applicables, formuler une déclaration :
«1° faisant état des
renseignements concernant tout comportement qu'elle a eu à l'étranger, toute
infraction criminelle dont elle a été accusée ou déclarée coupable à l'étranger
et toute ordonnance judiciaire qui subsiste contre elle à l'étranger qui
pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement;
«2° portant sur tous
les éléments énumérés au deuxième alinéa de l'article 81.2.4.
«[Ayant une]
attestation d'absence d'empêchement ou qu'un avis d'empêchement ne puisse être
délivré en vertu de l'article 81.2.9 à une personne visée au premier alinéa, sa
déclaration et le consentement requis pour sa communication doivent être
communiqués à la personne visée à l'article 81.2.2 qui fait la demande de
vérification d'absence d'empêchement[...]
«La déclaration doit
être prise en compte par le tiers chargé d'apprécier le contenu d'une
déclaration d'empêchement potentiel conformément à l'article 81.2.8 et s'ajoute
à celle-ci aux fins d'établir la présence d'un empêchement. Le tiers peut demander au Comité d'examen des empêchements
d'examiner les renseignements qu'elle contient et de lui donner son avis
quant à la présence ou non d'un empêchement.»
Donc,
l'article 81.2.25 de la loi, proposé par l'article 13 du projet de
loi, est le seul
article de la sous-section 6 intitulé Personnes ayant
résidé ailleurs qu'au Canada pendant un an ou plus de la
section I du
chapitre VI.1. Il prévoit que... des dispositions spécifiques à la VAE des
personnes ayant résidé ailleurs qu'au Canada pendant un an et plus.
premier alinéa de l'article 81.2.25 prévoit que toute personne qui doit
faire l'objet d'une VAE conformément à l'article 81.2.1
et qui a résidé ailleurs... au Canada pendant une période continue d'un an ou
plus depuis la date de son 18e anniversaire, mais qui n'est pas
visé par la sous-section 5, intitulée Personnes résidant au Canada depuis moins
d'un an, doit, en plus de se conformer aux
dispositions générales des sous-sections 1 à 4,
article 81.2.1 à 81.2.17
relatives à la VAE qui lui sont
applicables, formuler une déclaration faisant l'état des renseignements
concernant tout comportement qu'elle a eu à l'étranger, toute infraction
criminelle dont elle a été accusée ou déclarée coupable à l'étranger ou toute ordonnance judiciaire qui subsiste contre elle à
l'étranger, qui pourrait permettre d'établir la présence d'un empêchement
portant sur tous les éléments énumérés au
deuxième alinéa de l'article 81.2.4, soit toute inconduite à caractère
sexuel, toute omission de fournir les choses nécessaires à la vie et
toute conduite criminelle d'un véhicule à moteur, sur tout comportement
violent, acte de négligence criminelle et fraude, ainsi que sur tout vol,
incendie criminel et délit relatif aux drogues et aux stupéfiants.
Le deuxième alinéa de
l'article 81.2.25 prévoit qu'avant qu'une attestation d'absence
d'empêchement ou qu'un avis d'empêchement puisse être délivré par un tiers en
vertu de l'article 81.2.9 à une personne visée au premier alinéa de
l'article 81.2.25, sa déclaration et le consentement requis pour sa
communication doivent être communiqués aux personnes visées à
l'article 81.2.2 qui fait la demande de VAE la concernant.
Le troisième alinéa
de l'article 81.2.25 prévoit que la déclaration doit être prise en compte
par le tiers chargé d'apprécier le contenu d'une déclaration d'empêchement
potentielle, conformément à l'article 81.2.8, et qu'elle s'ajoute à
celle-ci afin d'établir la présence d'un empêchement. Il prévoit également que
le tiers peut demander au Comité d'examen des empêchements d'examiner les
renseignements qu'elle contient et lui donner son avis quant à la présence ou
non d'un empêchement. Donc...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...vous laisser prendre une petite gorgée
d'eau.
Mme Roy
(Verchères) : Merci. Bonne idée.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Puis
tranquillement, on va se diriger vers l'amendement. Allez-y.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, au niveau de l'amendement à l'article 13,
l'article 81.2.25 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à
l'enfance :
À l'article 81.2.25 de la
Loi sur les services
de garde éducatifs à l'enfance, proposé par l'article 13 du projet de loi tel
qu'amendé :
1° insérer, dans ce qui précède le paragraphe 1°
du premier alinéa et après «déclaration», «sous serment»;
2° remplacer,
dans le deuxième paragraphe du... dans le paragraphe 2° du premier alinéa,
«au» par «à la première phrase du»;
3° par le remplacement des deuxième et troisième
alinéas par les suivants — alors,
je les lis :
«Elle doit ensuite transmettre sa déclaration et
le consentement requis pour sa communication à la personne visée à l'article
81.2.2 qui fait la démarche de vérification d'absence d'empêchement la concernant,
avant que cette dernière fasse une telle demande à un corps de police.
«Le processus
de vérification d'absence d'empêchement se poursuit [...] conformément aux
sous-sections 1 à 4, sauf dans le cas où la déclaration visée au premier alinéa
contient des renseignements qui pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement. Dans ce cas, la
personne qui fait la demande de vérification d'absence d'empêchement doit
en aviser le corps de police. Celui-ci effectue la recherche conformément aux
articles 81.2.4 et 81.2.5 mais ne peut délivrer une attestation d'absence
d'empêchement en application du premier alinéa de l'article 81.2.5. Si la recherche effectuée dans les banques de données
qui sont accessibles au corps de police ne révèle aucun renseignement qui
pourrait permettre d'établir la présence d'un empêchement, le corps de police
délivre plutôt une note de recherche à cet effet.
«La déclaration visée au premier alinéa,
lorsqu'elle contient des renseignements qui pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement, doit être
transmise au tiers [...] d'apprécier le contenu d'une déclaration
d'empêchement potentiel conformément à l'article 81.2.8 et prise en compte par
ce dernier comme s'il s'agissait d'une telle
déclaration, et s'ajoute à celle-ci, le cas échéant, aux fins d'établir la
présence d'un empêchement. Le tiers peut demander au Comité d'examen des
empêchements d'examiner les renseignements qu'elle contient et de lui donner
[un] avis quant à la présence ou non d'un empêchement.».
Donc, cet amendement modifie
l'article 81.2.25 pour faire en sorte que la déclaration doit... que doit
remplir la personne ayant résidé ailleurs au Canada pendant une période
continue d'un an ou plus depuis ses 18 ans soit une déclaration sous
serment.
En outre, le renvoi au deuxième alinéa à
l'article 81.2.4 doit être ajusté, puisque la mention de la
Loi sur le
casier judiciaire, la dernière phrase de cet alinéa, n'est pas applicable dans
un contexte international.
Enfin, les
deux derniers alinéas sont reformulés pour s'assurer de la cohérence entre les
modalités additionnelles prévues pour la personne ayant résidé ailleurs
qu'au Canada pendant une période continue d'un an ou plus et le processus général de VAE auquel cette personne est
assujettie. Les nouveaux alinéas visent à établir plus précisément à
quel moment la déclaration doit être prise en compte, en faisant en sorte que,
si elle contient des renseignements permettant
d'établir un empêchement, l'attestation d'absence d'empêchement ne puisse pas
être délivrée par un corps de police.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup, Mme la
ministre. Alors, y a-t-il des questions sur l'amendement?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Oui, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone : Merci beaucoup. Je
vois que la ministre prend en considération la recommandation que nous avons eue de l'AQCPE. C'était leur
recommandation 11, de faire les modifications pour faire mention des
éléments à 81.2.3 et 81.2.4. Alors, je suis contente de voir ça parce
que c'est quand même de la cohérence.
Je souhaite savoir, parce que, là, ça fait une
semaine depuis que ma collègue, la semaine passée, avait demandé les avis par rapport à le document qui a
été préparé puis présenté au conseil du ministre, les avis pour la sécurité
publique ainsi que les avis en immigration. Alors, je voulais savoir s'il y
avait quand même du progrès en ce qui concerne la réflexion de la ministre,
parce que ça impacte directement l'amendement en question ainsi que l'article.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, merci, Mme la Présidente. Effectivement, il
y a eu des discussions, des échanges entre les différents ministères,
qu'on pense à la Sécurité publique, à la Santé, aux Services sociaux, à
l'Office de protection des consommateurs, ministère de l'Immigration,
Francisation, Intégration, ministère du Travail. Pas d'avis particuliers qui ont été soumis... qui nous ont
été soumis. Je vais revenir principalement au niveau de la sécurité publique,
des discussions qu'on a eues avec la
Sécurité publique. Ils n'ont pas soulevé d'enjeu face au projet de loi
n° 46 et... Bien, c'est un peu ce qu'on a entendu quand on a reçu,
en consultations particulières, la Sûreté du Québec.
Alors, il n'y a pas de frais actuellement parce
qu'il n'y a aucune assise légale pour facturer ces services. Et, comme l'a
indiqué la représentante de la Sûreté du Québec, donc, si, effectivement,
toutes les VAE passaient par la Sûreté du Québec, on aurait besoin de
ressources additionnelles pour être capables de combler la demande.
Et, pour tous
les autres éléments, bien, qui touchent le processus décisionnel qui est lié au
Conseil des ministres, bien, vous le
savez, hein, c'est confidentiel, selon l'article 33 de la
Loi sur l'accès
aux documents des organismes publics et de la protection des renseignements personnels,
et ils ne peuvent pas être communiqués avant l'expiration d'un délai de
25 ans de leur date.
Maccarone : Et j'entends la ministre... merci,
Mme la Présidente. J'entends la ministre, mais ça reste que
c'est quand même un choix politique. C'est le choix du ministre de partager ces
informations.
Puis
respectueusement, la SQ puis Sécurité publique, c'est deux instances
complètement différentes. Je comprends que la SQ, ça relève de la Sécurité
publique, mais un avis de la Sécurité publique est important. J'ai entendu, la
semaine passée, qu'on veut mettre la
ceinture et les bretelles en ce qui concerne la protection de nos enfants.
Alors, je dirais que moi, je pense, par mesure de transparence, ça va être
important. On ne devrait pas être gênés de partager ces avis, parce qu'ici
nous sommes en train de gérer les exceptions, on veut protéger nos enfants.
Alors, je demande encore une fois,
respectueusement, de faire un choix. On sait que ça existe, les avis, on sait que...
on a fait référence de ça dans le mémoire qui a été déposé pour le Conseil des
ministres. Je pense que la population mérite
d'avoir cette information pour mieux comprendre c'est quoi, les préoccupations
non de la SQ, mais de l'Immigration ainsi que Sécurité publique.
Mme Roy (Verchères) : Alors, merci,
Mme la Présidente. Comme je l'ai mentionné d'emblée, donc, la Sécurité publique
ne nous a pas soulevé d'enjeu particulier face au projet de loi n° 46.
Alors, j'ai rajouté les éléments de la SQ,
parce que c'étaient des éléments supplémentaires et que nous les avons reçus au
niveau des consultations particulières.
On a... nous avons pu poser toutes les questions que l'on souhaitait poser.
Alors, pour les autres éléments, je l'ai
déjà mentionné, dans le processus décisionnel, ce sont des documents qui sont
protégés pour les 25 prochaines années.
Mme Maccarone : Sauf qu'il y a quand
même eu un avis. Ça fait qu'un avis, ça exige qu'il y ait quand même un
document avec des éléments qui ont été soulevés. Peut-être, ce n'est pas des
grandes préoccupations qui m'amènent, encore
une fois, à miser sur... si ce n'est pas des grandes préoccupations, mais
pourquoi ne pas partager les recommandations?
Est-ce qu'on peut au moins savoir c'était quoi, ce qui était soulevé par les
deux instances ministérielles, pour savoir si on a pris en
considération les recommandations qui ont été partagées?
Mme Roy (Verchères) : ...à
deux reprises qu'il n'y avait pas de préoccupation particulière au niveau
de la Sécurité publique là-dessus. Et je réitère qu'en vertu de
l'article 33 sur la loi de l'accès aux documents, le cinquième point, les
analyses, les avis, les recommandations préparés au sein du ministère du
Conseil exécutif, du secrétariat du Conseil du trésor et au sein de tout autre
organisme public dans la mesure... et ils sont communiqués au ministère du
Conseil exécutif, donc restent protégés par ce que j'ai déjà mentionné à
deux reprises.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci, Mme la ministre.
Mme Maccarone : Sauf qu'encore une
fois c'est le choix de la ministre de déposer. Je comprends ce qui est évoqué
en ce qui concerne le droit à l'accès à l'information, mais c'est le choix,
quand même, de la ministre de partager. S'il n'y a pas grandes préoccupations
qui ont été soulevées, encore une fois, je questionne pourquoi on ne peut pas
partager avec les gens qui suivent nos travaux, avec les membres de la
commission, pour bien comprendre qu'est-ce qui a été élaboré dans l'avis en
question, même si ce n'est pas un grand enjeu, juste pour s'assurer de la
transparence. On parle de la protection de nos jeunes.
Puis, tu sais, la semaine dernière, on s'est
fait dire qu'il n'y avait pas d'avis. On sait que, maintenant, il y a des avis.
Ce serait bien d'amener un peu de clarté en ce qui concerne ce qui était
partagé par les autres ministères. On ne veut pas travailler en silo. Je pense
que ce serait important de partager ceci, surtout que nous sommes arrivés
vraiment un peu... le nerf de la guerre en ce qui concerne ce projet de loi,
Mme la Présidente. Quand on parle de vérification d'absence d'empêchement puis
on parle aussi des personnes ayant résidé ailleurs qu'au Canada pendant un an ou plus, on parle de quelque chose qui
est un grand enjeu. On veut s'assurer qu'on procède avec de la prudence. On
veut s'assurer qu'on répond aussi aux besoins puis aux critères qui ont été
soulevés par les autres ministères.
Alors, je pense qu'encore une fois on ne devrait
pas être gênés de partager ce type d'information, surtout si on a suivi ce qui
était partagé, ce qui était soulevé comme information, même si c'étaient des
recommandations, même s'ils sont favorables,
comme on est favorables, on ne peut pas être contre la protection de nos
enfants. Je pense, par mesure de transparence, ce serait important de
partager ces documents avec nous.
Mme Roy (Verchères) : Alors, Mme la
Présidente, la ministre n'est pas au-dessus des lois. Elle respecte les lois,
et c'est ce que je fais dans ce cas-là. Alors, je pense que j'ai clairement
expliqué qu'à l'intérieur des processus décisionnels
du ministère... du comité exécutif, les règles sont claires, les lois sont
claires, je ne peux pas aller au-dessus des lois. Et, pour le reste, les
discussions qui ont eu lieu, interministérielles, dans le cadre de
l'élaboration du projet de loi, se sont
faites de façon normale, de collaboration interministérielle. Et je vous
reconfirme, au niveau de la Sécurité publique, qu'il n'y avait aucun
enjeu soulevé.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci.
Maccarone : Juste avant de passer la parole à ma collègue, je
veux juste faire la mention que je trouve ça dommage parce que... je
comprends le choix de la ministre, puis évidemment on le respecte, mais ça
reste que c'est un choix politique qui est fait. Pour
moi, c'est un manque de transparence. Ça va être important de partager ces informations. C'est questionnable comme décision,
si nous sommes en train d'en débattre, de la protection de nos jeunes puis
de nos enfants. On a dit déjà qu'on est favorables. Je ne comprends pas
pourquoi qu'on refuse. C'est vraiment un choix politique. C'est le choix de la
ministre, c'est elle qui gère son ministère. Ce n'est pas une question d'être
au-dessus de la loi, c'est un choix qu'on peut faire. C'est l'information qui
était partagée avec elle, qu'on peut dévoiler pour le public et pour les
membres de la commission pour bien faire leurs travaux.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Mme la députée de D'Arcy-McGee...
Mme McGraw : Donc,
j'aimerais...
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...de D'Arcy-McGee, de Notre-Dame-de-Grâce,
pardon.
Mme McGraw : Pas
de problème. Comme je dis, c'est... on est voisins, des circonscriptions
voisines. Mais j'enchaîne sur ma collègue. Je souligne que, dans mes remarques
préliminaires, on avait demandé les avis au Conseil des ministres, ça a été... du début,
parce que, pour faire notre travail de législateurs, en tant que les élus...
qu'on est élus et dûment élus par la
population québécoise, on a un travail à faire. Alors, on trouve ça... je
suis... et respectueusement, mais on trouve ça très dommage.
Premièrement, on nous
avait dit qu'il n'y avait pas d'avis. Là, on a démontré la preuve, mon collègue
de Pontiac a lu des lettres pour dire qu'effectivement il y avait des avis. Là, on
nous dit : Oui, effectivement, il y a des avis, mais on ne va pas les
partager parce qu'il n'y a rien à voir. Mais pourquoi ne pas laisser les
législateurs, les élus dûment élus
par la population faire leur travail en toute transparence? S'il n'y a rien à
voir, si, selon le jugement de la ministre, il n'y a rien à voir,
pourquoi ne pas les partager?
Alors, on trouve,
c'est une décision... parce que c'est une décision de la ministre qu'on
trouve... ça nous fait poser des questions.
Et pourquoi la ministre ne... en tout respect, faire preuve de transparence? À date,
ça a très bien été en commission, mais, comme ma collègue le dit, les
amendements, les ajouts constructifs, ça dépend de ces avis-là. Et laissez aux
législateurs le soin de faire leur travail. Pour nous, ça crée un précédent
préoccupant. Et on fait confiance à la ministre, si elle nous dit qu'il n'y a
rien à voir, que ce n'est pas des avis qui sont préoccupants. Donc, pourquoi ne
pas les partager?
Alors,
on... je resouligne encore la demande qui a été faite, en tout respect, dans
mes remarques préliminaires, et répétée et soulignée par mes collègues,
ma collègue de Westmount—Saint-Louis
et mon collègue aussi de Pontiac. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, je le réitère pour la
quatrième fois, pour la dernière fois, j'espère, ce
n'est pas une question de choix, c'est clairement inscrit au niveau de la loi.
Donc, je n'ai pas le choix, sur l'accès, je n'ai pas le choix. Je ne peux pas
communiquer avant le délai de 25 ans, comme c'est mentionné dans la loi,
dans le cadre du processus décisionnel du Conseil des ministres. Mes collègues
le savent très bien, Mme la Présidente, je ne leur apprends rien ce matin. Alors, je pense qu'à ce moment-ci, si
on veut justement travailler de façon constructive à protéger nos
enfants, on devrait retourner au projet de loi.
Maccarone : Oui. Bien, respectueusement, Mme la Présidente, on est sur
le projet de loi. La raison qu'on demande
les avis, surtout si la ministre a dit qu'il n'y a rien dedans, c'est une
mesure de transparence pour s'assurer qu'on suit les avis. C'est
important. On est sur l'amendement, on est sur l'article, on jase du projet de
loi. Encore une fois, on est favorables. Tu
sais, c'est écrit dans la demande à l'accès des documents, la décision que...
Veuillez noter que vous pouvez
demander à la Commission d'accès à l'information de Québec de réviser cette
décision, puis «en effet, le document visé par votre demande
constitue une analyse accompagnée d'une recommandation soumise au ministère du Conseil exécutif». Ça fait que... doit avoir
quand même de l'information, puis celle-ci, c'est en lien directement avec
le ministère de l'Immigration, et de la Francisation, et de l'Intégration, qui
vise spécifiquement cet amendement et cet article.
Alors, au moins, je
pense que ce serait important que la ministre partage avec nous c'était quoi,
leur avis, qu'est-ce qu'ils ont partagé, si elle ne va pas déposer le document,
par mesure de transparence, pour que tout le monde... prendre en considération
ce qui a été dit au Conseil des ministres par rapport à les informations. On
sait qu'une analyse accompagnée d'une
recommandation a été donnée, ça fait qu'il doit y avoir des recommandations.
Nous, on veut s'assurer que ces recommandations sont suivies.
Je comprends que la
ministre va probablement dire : Ça va être une cinquième fois, mais, tant
qu'on n'a pas cette information, ça va être
difficile pour nous de poursuivre, parce qu'on souhaite sincèrement savoir
c'était quoi, les recommandations qui ont été partagées par ces
deux ministères. Elle a dit qu'il n'y avait rien pour Sécurité publique,
alors ça doit être facile de partager ces informations. Puis en ce qui concerne
le ministère de l'Immigration, bien, on le
sait qu'il y a des recommandations. Ça fait que... Est-ce qu'on peut au moins
savoir c'est quoi, les recommandations qu'eux, ils ont fait, pour
s'assurer qu'on modifie cet
article de loi comme il faut?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, vous avez reçu une réponse qui vous spécifie que
le ministère de la Sécurité publique a
repéré des documents qui répondraient à votre demande. Toutefois, elle ne vous
est pas accessible en vertu de l'article 33, paragraphe 5°, et 37 de
la
Loi sur l'accès. Alors, moi, je pense, Mme la Présidente, qu'on devrait
traiter de l'amendement et avancer
dans le projet de loi pour protéger nos enfants. Alors, je comprends que, là,
on fait du temps, mais j'ai répondu
six fois à la question, et ça a été répondu par la Commission d'accès.
Alors, ceci étant dit, je ne suis pas au-dessus des lois. Je vais
continuer de respecter les lois qui nous gouvernent.
Maccarone : ...à l'accès, ce n'est toujours pas la volonté de
la ministre. Ça reste que la ministre fait un choix, est en train de faire un
choix politique de ne pas partager ces informations avec les membres de la
commission. Une demande à l'accès à l'information, c'est une chose, mais
ça reste que le gouvernement, les ministres ont quand même des pouvoirs décisionnels de partager les informations. Ça ne
serait pas un non-sens. Nous sommes en train d'en débattre de la
sécurité de nos enfants.
Alors, au moins, on sait qu'il y a des recommandations
qui ont été partagées avec le gouvernement, avec la ministre, en ce qui concerne les mesures dans l'immigration. Je pense
que ça serait important de bien comprendre, étant donné que nous sommes
en train de partager et de changer cet
article en question. Si on se fiait
juste à l'accès à l'information, on n'aurait jamais rien eu, tu sais, c'est...
on nous refuse tout, tout le temps. Ça fait que ça va être un... c'est un moyen aujourd'hui, encore une fois,
d'être transparent en ce qui concerne le débat de cet
article et de vider la question.
Tu sais, la ministre peut faire puis elle sait qu'elle peut faire... Je ne
comprends pas pourquoi on refuse. Honnêtement, là, c'est une question de
transparence. On jase de la protection de nos jeunes, de nos enfants. Elle a le
droit de faire, elle a le pouvoir de faire, elle sait qu'elle peut le faire. On
devrait arrêter de se cacher derrière l'accès à l'information. Elle fait un
choix politique. Maintenant, elle peut faire un choix politique. C'est le droit
de législateur. C'est pour ça qu'elle a ce pouvoir de partager avec nous.
Je pense que les gens qui suivent nos travaux
auront quand même un intérêt de savoir c'était quoi, les recommandations. Je ne
suis pas seule, Mme la Présidente. Il y a plein de gens qui suivent nos
travaux, il y a plein de gens qui s'intéressent à ça, malgré qu'il n'y ait pas
eu une revue de presse très robuste en ce qui concerne le projet de loi n° 46. Mais ça reste que c'est quand même
des changements puis des modulations qui sont importants, puis on a une responsabilité
civile. On a une responsabilité envers nos citoyens et citoyennes de vider la
question puis de bien faire nos travaux. Au
moment qu'on dépose un projet de loi, ça n'appartient plus au gouvernement, ça
fait... Ça n'appartient pas à vous, Mme la Présidente, ça
n'appartient pas aux oppositions, ça appartient à la population, puis la
population mérite d'avoir de l'information puis de la transparence en ce qui
concerne ce que nous débattons pour chaque article. J'ai l'intention de vider la question le plus possible sur chaque
article, sur chaque amendement, pour bien faire mon travail.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, la députée me demande de
transgresser les lois. Mon choix, c'est de ne pas les transgresser, de
les respecter. Alors, je pense que c'est clair.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement?
Mme Maccarone : Bien, je veux juste
dire, Mme la Présidente, ce n'est pas du tout ça que je demande à la ministre
de faire, tu sais. Je demande à la ministre d'exercer son pouvoir. Je demande à
la ministre de faire un choix en lien avec la transparence. Ce n'est aucunement
une transgression de la loi, du tout, du tout, du tout. C'est un choix
politique qu'elle est en train de faire, de ne pas partager les informations
puis les avis qu'elle a eus des ministères de la
Sécurité publique et le ministère de l'Immigration. Ce n'est pas une question
d'être contre la loi, Mme la Présidente, c'est une question de
transparence puis de partage de l'information, puis on va juste faire notre
travail comme il faut. Même les membres du banc du gouvernement n'ont pas vu ce
document. Tout le monde autour de la table va voter, parce que je vais demander
d'emblée, Mme la Présidente, une demande par appel nominal pour cet article,
pour cet amendement, tout le monde va voter sans avoir toute l'information.
C'est un peu ça, alors...
Mais je ne suis pas prête pour demander le vote,
je ne suis pas rendue là, parce que j'ai d'autres questions. Comme, par
exemple, on dit dans l'amendement que j'ai devant moi, qui n'est pas
nécessairement un changement de le premier libellé, mais dans le dernier paragraphe :
«La déclaration visée au premier alinéa, lorsqu'elle contient des
renseignements qui pourraient permettre d'établir la présence d'un empêchement,
doit être transmise au tiers chargé d'apprécier
le contenu d'une déclaration d'empêchement potentiel...» C'est qui, le tiers?
C'est-tu le CPE? C'est-tu la GRC? C'est qui, le tiers, dans ce
paragraphe?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Alors, les tiers chargés
d'apprécier, c'est ceux qu'on voit au 81.2.8. Donc, dans certains cas,
c'est effectivement le CPE, ça peut être le bureau coordonnateur, et on se
rappelle que, dans ce cas-ci, il y a la
possibilité, soit au bureau coordonnateur, soit au CPE, de demander au Comité
d'examen des empêchements d'examiner la demande.
Maccarone : Puis, en ce qui concerne l'application de
l'amendement ou l'article... parce que, dans le fond, c'est un gros
amendement qui modifie l'article. Ça fait que, généralement, quand on parle de
les personnes ayant résidé
ailleurs qu'au Canada pendant un an ou plus, est-ce qu'on parle des
citoyens aussi ou est-ce qu'on parle uniquement des personnes issues de l'immigration qui sont ici, qui sont peut-être
des résidents permanents, qui sont ici puis avec un permis de travail?
Mme Roy (Verchères) : Alors, on parle des
citoyens. Quand c'est dans d'autres cas où c'est des gens qui viennent de
l'extérieur, il y a un
article qui est visé.
Maccarone : Ça fait que... qu'est-ce qui se passe... Dans un
exemple... Ça ne m'est pas arrivé, mais je vais
m'utiliser comme exemple, Mme la Présidente, si... Comme, par exemple, j'étais
partie pendant deux ans, moi-même, pour un contrat de travail, puis je travaille en France, puis là je
reviens. Mais vous n'allez pas vérifier mes antécédents? Tu sais, il n'y a pas
de vérification du passé. Parce que c'est ça, c'est complexe quand on dit
«pendant un an ou plus». Ça fait que je souhaite avoir une
clarification.
Mme Roy (Verchères) : Oui. Alors, à ce
moment-là, comme c'est mentionné dans l'amendement, il va y avoir une déclaration à faire. On a rajouté que cette
déclaration doit être faite sous serment pour, justement, une déclaration
qui explique qu'il n'y a pas d'empêchement,
en vertu des différents articles, là, qui mentionnent à quel... bien, on les a
tous, là, quelles sont les infractions qui devraient être déclarées.
Maccarone : Ça fait que ça veut dire, si je suis absente pour
10 mois, il n'y a aucune vérification?
Mme Roy
(Verchères) : Ça va être la vérification d'antécédents réguliers.
Maccarone : C'est la vérification d'antécédents judiciaires? C'est ça
qui est fait?
Mme Roy
(Verchères) : La VAE régulière.
Mme Maccarone : Ça fait que c'est moins
robuste, si je suis absente pour une période plus courte parce que...
Mme Roy
(Verchères) : Non, ce n'est pas moins robuste, c'est plus robuste.
C'est la VAE telle qu'on la fait pour
l'ensemble des citoyens, alors... et c'est à partir d'un an. Il faut
mettre la limite en quelque part. Donc, c'est à partir d'un an, où,
à ce moment-là, on y adjoint la déclaration sous serment.
Maccarone : OK. Ça fait
que... c'est ça. Ça fait que ça veut dire qu'on a deux types de vérifications
qui vont être faites, tout dépendamment la période de temps qu'on est
absent. Si vous souhaitez...
Mme Roy
(Verchères) : Bien, en fait...
Maccarone : ...je comprends qu'il y a plein de gens qui répondent.
Mme Roy (Verchères) : Non, mais... mais non, je
peux répondre, Mme la députée. Je peux répondre très clairement.
C'est à partir du
moment où ça dépasse 12 mois... d'avoir vécu à l'extérieur. À ce
moment-là, c'est ce nouvel
article qui
s'ajoute. Ça n'existait pas avant. Donc, c'est une protection supérieure qu'on
a mise, justement, dans le projet de
loi. Et, pour tous ceux qui ont quitté six mois, par exemple, qui sont allés
dans le sud à la chaleur pendant six mois, quand ils reviennent, ils ont le même processus de vérification des
empêchements d'antécédents que tous les citoyens.
Maccarone : Et est-ce qu'il y a une entente avec la GRC pour procéder
à ces vérifications?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
la Sûreté du Québec ou avec les corps policiers. Il y a des ententes avec la
GRC, comme l'a mentionné la Sûreté du Québec quand ils sont venus nous
rencontrer lors des consultations particulières, dans le cas où, par exemple, il doit y avoir prise
d'empreintes pour aller plus loin. À ce moment-là, il y a des ententes avec la GRC.
Maccarone : Parce qu'eux aussi... Bien, est-ce qu'il y a des frais
supplémentaires qui vont être associés avec ça? Parce que, là, on parle des
vérifications pour une personne à l'international. Ça fait que... est-ce que ça veut dire... on a aussi des ententes avec
des corps de police à l'international? Parce que, dans le fond, la raison qu'on
a besoin de ceci, c'est pour vérifier ce qui
s'est passé pour cette personne quand il n'était pas sur notre sol. Alors,
est-ce qu'il y a aussi ces ententes à l'international avec les autres
instances?
Mme Roy (Verchères) : Justement, parce qu'on
n'a pas accès aux banques de données internationales, qu'on rajoute cette
déclaration-là sous serment pour s'assurer d'avoir, à ce moment-là, plus
d'informations et de s'assurer aussi, en rajoutant que c'est sous
serment... s'ajouter que les conséquences, s'il y a fausse déclaration, vont
être plus importantes.
Mme Maccarone : Les conséquences
applicables de nos lois ici... puis ce serait comme quoi?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
les conséquences quand il y a une fausse déclaration, je demanderais peut-être
à Me Boily, là, s'il veut compléter au niveau des conséquences applicables si
quelqu'un fait une fausse déclaration. On en retrouve une
partie dans le projet
de loi, d'ailleurs.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Je vais d'abord demander l'autorisation.
Consentement pour que Me Boily... Me Boily, vous pouvez prendre la parole.
M. Boily
(Mathieu) : Bonjour. Mathieu Boily, avocat au ministère de la Justice,
à la Direction des affaires juridiques, qui dessert notamment le ministère de
la Famille.
fait, les conséquences pour faire une fausse... d'une fausse déclaration sous
serment, c'est des conséquences criminelles, là. C'est le Code criminel
qui embarque à ce moment-là. C'est du parjure, là. Donc, les conséquences sont très graves, là, si on veut, et... c'est ça.
Par contre, dans la loi aussi, on va le voir plus loin, des fausses déclarations
faites en vertu de ces articles-là sont passibles de sanctions pénales aussi au
sein de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance.
Mme Maccarone :
...ça fonctionne, de faire des
suivis dans ce cas-ci? Comment est-ce qu'on va savoir que la déclaration que la personne a faite sous serment
est fausse pour poursuivre une action juridique, ou pénale, ou criminelle?
Comment ça fonctionne, ce processus?
Mme Roy (Verchères) : Une plainte, une
dénonciation, une enquête plus approfondie. Alors, ça peut venir de différents éléments. Et puis, à ce moment-là,
bien, suite à l'enquête, c'est là où on détermine si, effectivement, il y a un
parjure, donc s'entame, là, le processus d'infraction criminelle.
Maccarone : La personne va pouvoir continuer à travailler dans le
réseau?
Mme Roy (Verchères) : Non. À partir du moment
où il y a un parjure ou une infraction criminelle, normalement, ça
devient un empêchement.
Maccarone : Mais il va y avoir une enquête, parce que, là, on parle
d'une plainte. Ça fait que, tu sais... Moi,
l'exemple que je vous donne, c'est : la personne fait une déclaration sous
serment. Si je comprends, par l'explication de Me Boily, ça veut dire
que... exemple, si on trouve que la personne a dit une fausseté, ça...
quelqu'un dépose une plainte, mais pendant que c'est une plainte... parce que,
là, ce n'est pas une vérification de l'absence d'empêchement, ce n'est pas la même chose. Il va y avoir une
investigation. Ça fait que, pendant que la personne dépose une plainte ou
soulève que... J'ai une préoccupation, je pense que la personne a menti sous
déclaration de serment.
Alors, est-ce que la
personne va pouvoir continuer de travailler pendant qu'il y a une enquête ?
Parce que... Puis est-ce que ceci sera aussi envoyé au comité d'examen avant
que ça soit terminé? Parce que, là, c'est en enquête. Ce n'est pas la même affaire, parce qu'on n'a pas nécessairement un
avis. Ça fait que c'est quoi, le processus pour cette personne?
Mme Roy (Verchères) : En fait, du moment où il
y a une plainte, effectivement, ça va enclencher une enquête. Ça va être, on
l'espère, le plus rapide possible, mais non, il n'y a pas automatiquement
suspension de la personne. Les cas où on a suspension automatique de la
personne, c'est vraiment dans les cas où, par exemple, il y a eu des gestes
inappropriés qui ont mis la santé et la sécurité des enfants en jeu. Alors,
j'imagine que, si la plainte est reliée ou est en dehors de gestes qui ont eu
lieu, par exemple, au sein du service de garde, l'enquête va se faire puis,
aussitôt que ça va se faire, si, oui ou non,
il est fondé qu'il y ait parjure, donc, il va y avoir des interventions qui
vont être faites en termes d'infraction criminelle. Et sinon, bien, la
personne continue son travail.
Mme Maccarone :
Peu importe la plainte, le type de plainte? Exemple, si la personne a fait
une déclaration sous serment, son revenu, la
personne oeuvre au sein d'un CPE, puis la plainte est... quelqu'un dit :
Là, j'ai des craintes que la
déclaration que la personne a faite est fausse puis j'ai des soupçons que cette
personne a fait des actes criminels liés
à des instances... des actes sexuels envers les enfants, est-ce que c'est
catégorisé ou tout est accepté pendant qu'on attend?
Mme Roy
(Verchères) : Déjà, en termes de sécurité des enfants, aussitôt qu'il
peut y avoir une plainte de l'ordre, par
exemple, de pédophilie, de problèmes d'agression, de violence avec les enfants,
c'est clair qu'il va y avoir suspension le temps de l'enquête, mais ça,
c'est déjà prévu à l'intérieur des conventions collectives, c'est déjà prévu dans le mode de fonctionnement. Alors,
évidemment... et on se rappelle que nos prestataires ont l'obligation d'assurer
la santé et sécurité. Donc, une plainte de
ce type-là nécessite effectivement que la personne soit retirée du milieu de
garde pour ne jamais mettre... puis
on se rappelle, c'est ça, le but du projet de loi, ne jamais mettre en cause la
santé et sécurité, bien-être des enfants.
Mme Maccarone :
Ils sont suspendus sans solde ou avec solde pendant qu'il y a cette
vérification?
Mme Roy (Verchères) : Bien,
il y a déjà des éléments, au niveau des conditions de travail, qui gèrent ça.
Et entre autres, là, on voit souvent que c'est avec solde dans la
majorité des cas. Puis, dans les conventions collectives, il y a aussi des
éléments qui ressortent à ce niveau-là.
Mme Maccarone :
OK. Merci.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention sur
l'amendement, est-il adopté?
Mme Maccarone :
...nominal, Mme la Présidente.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Un vote par appel nominal? Mme la
secrétaire.
Secrétaire : Pour, contre, abstention. Mme Roy (Verchères)?
Mme Roy
(Verchères) : Pour.
Secrétaire : Mme Gendron (Châteauguay)?
Secrétaire : Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours
(Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire :
Mme Schmaltz (Vimont)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
Secrétaire : Mme Blais (Abitibi-Ouest)?
Secrétaire : Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
Mme Maccarone :
Abstention.
Secrétaire : Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce)?
Mme McGraw :
Abstention.
Secrétaire : Mme Lecours (Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Abstention.
Alors, l'amendement est adopté. Nous revenons donc au 21 point...
non, pas 21, je vais mettre mes lunettes, 81.2.25 amendé. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions?
Mme Maccarone : Bon, je veux juste
soulever, encore une fois, Mme la Présidente, le malaise que j'ai en ce qui concerne un vote pour cet article, étant donné que
je ne me sens pas outillée, parce que j'ai un manque d'information, parce que
je n'ai toujours pas lu les avis qui ont été partagés par la Sécurité publique
et le ministère de l'Immigration. Ça fait que je vais demander aussi un
vote par appel nominal pour l'article amendé.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : En fait, on...
Mme Maccarone :
Quand on arrive à la fin.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : On
arrive au 13. Le 13 va être adopté dans son ensemble. Là, on n'adopte
pas les sous-articles.
Mme Maccarone :
Voilà. C'est vrai, vous avez raison. Tout à fait, vous avez raison.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Là,
je n'ai pas le bon terme, là, mais... Alors, on poursuit avec le
81.2.26. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci, Mme la Présidente. Donc, à 81.2.26 :
«Est institué le Comité d'examen des empêchements.
comité a pour fonctions d'examiner les renseignements fournis — oui,
ça va? — les
renseignements fournis par un corps de police dans une déclaration d'empêchement
potentiel devant lui être soumise en application de la présente
section et de
donner son avis quant à la présence ou non d'un empêchement.
motive son avis par écrit et le communique au tiers chargé d'apprécier le
contenu d'une déclaration d'empêchement potentiel ainsi qu'à la personne
concernée par la déclaration.»
Alors, à
l'article 81.2.26 de la LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de
loi... est le premier
article de la sous-section 7,
intitulée Comité d'examen des empêchements, de la
section de la loi portant sur
la VAE. Cette sous-section regroupe
les articles 81.26 à 81.32.
L'article 81.2.26 prévoit l'institution
du comité d'examen des empêchements ayant pour fonction d'examiner les
renseignements fournis par un corps de police dans une déclaration
d'empêchement potentiel devant lui être soumis en application de cette
sous-section et de donner son avis quant à la présence ou non d'un empêchement.
Le troisième alinéa
de l'article 27 de la loi actuelle prévoit déjà l'existence d'un comité
constitué par la ministre et chargé de le conseiller aux fins de l'appréciation
du contenu d'une déclaration de renseignement pouvant relever d'un empêchement concernant un demandeur ou un titulaire de
permis. Il s'agit d'une personne physique, ou un administrateur, ou un
actionnaire, d'un demandeur ou d'un titulaire de permis. C'est le seul endroit
où la LSGEE... où il est question de ce comité.
Les dispositions
proposées par l'article 81.2.26 se distinguent de celles prévues à
l'article 27 de la LSGEE principalement
à ce qu'elles ont pour effet d'étendre les fonctions du comité, qui serait
désormais appelé à donner son avis à la ministre plus souvent, mais
également à donner au tiers chargé d'apprécier une déclaration d'empêchement
potentielle conformément à l'article 82.2.8, dans les cas visés de cet
article, de même que dans les cas visés aux articles 81.2.21
à 81.2.25, qui concernent les personnes résidant au Canada depuis moins d'un an
et ayant résidé ailleurs au Canada pendant un an ou plus.
La Présidente
(Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce qu'il y a des
interventions sur le...
Mme Roy
(Verchères) : J'ai un amendement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Il
y a un amendement? Parfait, c'est beau, je l'ai en main. Allez-y. Je
suis désolée.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, aucun problème. À l'article 13,
article 81.2.26 de la
Loi sur les services de garde éducatifs à l'enfance,
remplacer, dans le premier alinéa de l'article 81.2.26 de la
Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance, proposé à l'article 13 du projet
de loi tel qu'amendé, «Est institué» par «Le ministre constitue».
Alors,
c'est une question plus de français. Cet amendement prévoit que le Comité
d'examen d'empêchements, plutôt que
d'être institué en vertu de la LSGEE, est constitué par le ministre.
Concrètement, cela permettra de déléguer ce pouvoir notamment à une
communauté ou à un organisme autochtone.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci
beaucoup. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement? Mme la
députée.
Mme Maccarone :
Oui. Je comprends que la ministre a dit que ce changement est fait, «Est
institué» au lieu de «Le ministre
constitue», puis c'est... parce qu'on souhaite régler quelque chose en
français, mais il me semble que le sens de ça est vraiment différent.
«Est institué le comité d'examen des empêchements» est totalement différent que
«Le ministre constitue». Alors, peut-être
juste nous expliquer pourquoi qu'on change l'orientation, juste pour que ce
soit plus clair.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Me Boily peut vous le préciser juridiquement.
Mme Maccarone :
Oui, avec plaisir.
M. Boily (Mathieu) :
Effectivement, on peut se poser la question quand on voit juste ce petit
changement de vocabulaire.
L'article actuel disait «Est institué le comité».
Donc, c'est la loi qui l'instituait. Tel qu'amendé, ça dirait «Le ministre constitue le comité». La loi dit «le
ministre». C'est la ministre qui le constituerait. Le changement... En fait,
il faut comprendre que les ententes avec les communautés autochtones sont...
actuellement, toutes les ententes qui existent
sont prises en vertu de l'article 121 de la loi, qui est un
article qui
permet de déléguer des pouvoirs de la ministre aux communautés
autochtones.
Donc, c'est par la
délégation de pouvoirs que la CSSSPNQL, qui est venue, exerce des pouvoirs, et
il y a des ententes avec diverses autres communautés autochtones. Et donc le
fait de dire, dans la loi, «Le ministre constitue», bien, on peut venir déléguer ce pouvoir-là de constituer, alors que,
comme c'est la ministre qui le constitue, bien, elle délègue ce pouvoir.
Elle pourra déléguer ce pouvoir-là à une communauté autochtone, alors que, si
c'était la loi qui l'institue, bien là, ce n'est pas un pouvoir de la ministre.
Elle ne peut pas le déléguer.
Mme Maccarone : Pourquoi est-ce qu'on ne
fait pas référence à ça quelque
part ici, d'abord, pour que ça soit plus clair? Parce que je ne serai pas la seule qui
va poser la question. Il n'y a pas un moyen d'avoir, dans cet
amendement, quelque chose qui est plus spécifique?
Mme Roy
(Verchères) : On l'a déjà dans nos lois, cette possibilité-là de
déléguer. On l'a... On a même des ententes avec les communautés ou les
organismes autochtones. Alors, c'était vraiment pour répondre à la demande,
justement, lors des consultations particulières, des groupes autochtones qui
sont venus nous... du groupe qui est venu nous
rencontrer, nous mentionnant justement cette volonté de pouvoir... eux-mêmes
pouvoir le faire dans les organismes autochtones, donc, le comité.
Alors, je pense qu'avec ça, ça permet de répondre à la demande. Je ne sais pas
s'il y a peut-être des ajouts, Me Boily, là-dessus. Non, oui? Ça va.
Mme Maccarone : C'était quel
article encore, Me Boily, que vous avez fait référence... 114?
M. Boily (Mathieu) : 121.
Mme Maccarone : 121? OK. Ce
n'est pas une question d'être en désaccord. Ce n'est pas ça. Je comprends le sens puis, dans le fond, je pense que c'est
important aussi de le favoriser. C'est juste une question de s'assurer que
c'est spécifique. Puis la façon qu'on
utilise le libellé, encore une fois, je ne serai pas la seule personne qui va
poser la question pour dire... Puis c'est un changement qui est assez
important, parce que l'article 121, si vous me permettez, Mme la Présidente, je veux juste le lire pour que ce soit
clair : «Le ministre peut désigner des représentants régionaux et
déterminer leurs fonctions.
«Il peut également autoriser par écrit une
personne, un ministère, un organisme, un établissement public au sens de la
Loi sur les services de santé et les
services sociaux [...] ou de la
Loi sur les services de santé et les services
sociaux pour les autochtones cris à exercer, en tout ou en partie, les
pouvoirs qui lui sont confiés par la présente loi.
«La personne, l'organisme ou l'établissement
public ainsi autorisé ne peut être poursuivi en justice pour un acte accompli
de bonne foi dans l'exercice de ses fonctions.»
Ça fait qu'on n'a pas besoin de faire référence
à l'article 121 juste dans le libellé, juste...
M. Boily
(Mathieu) : Non, on n'a pas besoin... Les ententes avec les
communautés autochtones, il y a toujours un préambule qui... vraiment,
qui vient camper, là, que c'est... ce sont... C'est l'article 121 qui permet à
la ministre, au nom du gouvernement, de déléguer ses pouvoirs aux communautés.
Donc, on ne le dirait pas pour le Comité d'examen des empêchements, pas plus
qu'on le dit pour les pouvoirs d'inspection ou pas plus qu'on le dit pour la délivrance du permis, toutes des choses qui
peuvent avoir été déléguées dans certaines circonstances. Donc, l'article
est... Comme tel, actuellement, c'est cet article-là qu'il utilise. Il y
a un autre
article qui existe, qui n'est pas utilisé encore, qui permettrait d'aller plus loin dans les
ententes avec les communautés autochtones, mais, pour l'instant, tout ce qu'on
a, c'est l'article... tout ce qu'on a comme base aux ententes
existantes, c'est l'article 121.
Mme Maccarone : Un
article qui s'en
vient dans les débats qu'on va avoir ici, non?
M. Boily (Mathieu) : Non. C'est un
article qui avait été ajouté par le projet de loi.
Maccarone : Ah! où j'ai siégé, je pense. Vous aussi, Mme la
Présidente? Oui, c'est ça. C'est quel article?
M. Boily (Mathieu) : C'est l'article
121.1.
Mme Maccarone : 121.1, c'est ça,
c'est celui qui suit. OK.
Mme Roy (Verchères) : Et je réitère,
Mme la Présidente, qu'effectivement, comme ils l'ont bien mentionné lors des consultations particulières, qu'on a des
rencontres régulières avec eux. Donc, je pense que ça va être facile de s'assurer qu'on leur mentionne bien que leur
demande qu'ils nous ont communiquée se retrouve là et répond à ce qu'ils
nous ont demandé.
Mme Maccarone : Ça fait que ça,
c'est une confirmation qu'on va avoir un comité à part pour le comité... la
communauté autochtone.
Mme Roy (Verchères) : Que c'est
possible, s'ils le demandent, oui.
Mme Maccarone : OK, mais c'est
possible, mais ce n'est pas une confirmation parce que ça fait
partie des
amendements potentiels. Ça fait que je... peut-être ça peut évacuer la
question, juste que la ministre dit au micro que c'est confirmé que les
communautés autochtones vont avoir leurs propres comités.
Mme Roy (Verchères) : Notre volonté
est claire. Alors, s'ils le souhaitent, on pourra justement regarder... puis c'est pourquoi on l'a amendé, c'est pour
pouvoir répondre positivement, sinon on n'aurait pas fait l'amendement.
Mme Maccarone : «On pourra
regarder», ce n'est pas la même chose comme «on va le faire». Ça fait que ce que je souhaite vraiment pour eux, c'est une
confirmation claire que, si c'est... C'est leur souhait. Ils l'ont partagé en
auditions avec nous lors des consultations particulières. Ça fait que c'est une
confirmation. S'ils souhaitent, nous allons poursuivre... le
gouvernement allait... va poursuivre à mettre en place ce comité.
Roy (Verchères) : C'est exactement pour ça qu'on a amené l'amendement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Est-ce
qu'il y a d'autres questions sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre...
Oui, oui, oui, allez-y.
Maccarone : Oui, Mme la Présidente. Je souhaite juste poursuivre un
peu, parce que ce qu'on a fait, quand même... tu sais, je m'en souviens, quand
on a... Bien, je ne sais pas si c'est ici ou peut-être plus loin, je pense,
c'est plus loin, parce qu'on va parler de la composition dans les prochaines...
dans le prochain article. Ça fait que je vais
attendre parce que j'ai d'autres questions par rapport à la composition. Ça
fait que ce n'est peut-être pas le moment.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : OK.
Donc, on revient à l'amendement. Est-ce qu'il y a d'autres interventions
sur l'amendement? S'il n'y a pas d'autre intervention, est-il adopté?
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Adopté. Donc, on revient au 81.2.26 tel
qu'amendé. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? S'il n'y a pas d'autre
intervention, on va passer au 81.2.27, avec un amendement. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Alors, en
81.2.27 :
comité est composé d'au moins trois membres nommés par le ministre. Parmi
ceux-ci, il désigne un avocat qui le préside, en dirige les séances et
en assume le bon fonctionnement ainsi qu'un vice-président.
«Les
membres doivent avoir un intérêt marqué pour la protection des enfants et une
expertise ou de l'expérience en la matière et en matière de vérification
d'absence d'empêchement.»
Donc, l'article
81.2.27 de LSGEE, proposé par l'article 13 du projet de loi, prévoit que le
Comité d'examen d'empêchement est composé d'au moins trois membres nommés par
la ministre, dont un avocat qui préside, en dirige les séances et en assure le bon fonctionnement, ainsi qu'un
vice-président. Il précise que les membres doivent avoir un intérêt marqué
pour la protection des enfants et une expertise ou de l'expérience en la
matière ou en matière de VAE.
En comparaison,
l'article 27 de la LSGEE prévoit que le comité constitué par la ministre
est chargé de le conseiller aux fins de
l'appréciation du contenu d'une déclaration de renseignement pouvant révéler un
empêchement qui est composé de
personnes ayant un intérêt marqué pour la protection des enfants ou une
expertise ou de l'expérience en la matière. Il ne prévoit rien d'autre
quant à la composition du comité.
Alors, au niveau de
l'amendement, alors, à l'article 13,
article 81.2.27 de la
Loi sur
les services de garde éducatifs à l'enfance,
remplacer, dans le premier alinéa de l'article 81.2.27 de la
Loi sur les
services de garde éducatifs à l'enfance, proposé à l'article 13 du
projet de loi tel qu'amendé, «trois» par «cinq».
amendement fait passer de trois à cinq le nombre minimal de membres du Comité
d'examen des empêchements.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci,
Mme la ministre. Donc, j'imagine qu'il y a des questions sur
l'amendement. Allez-y. Mme la ministre?
Mme Roy
(Verchères) : Lors des consultations particulières, plusieurs membres
nous signifiaient leurs craintes. C'était à trois, lors de votes, que ça créait
des problématiques. Donc, ils souhaitaient que le comité soit plus nombreux,
alors, justement pour s'assurer qu'il y ait au minimum deux personnes ou trois
personnes qui prennent la décision, parce qu'on se rappelle que la décision est
prise à la moitié. Alors, dans le cas de cinq, ça mène directement à trois personnes, même s'il y avait absence, donc,
en fonction du quorum. Donc, c'étaient des demandes lors des consultations
particulières.
Mme Roy
(Verchères) : Il n'y a pas de maximum signifié dans le projet de loi.
Maccarone : Ça fait qu'ils peuvent être 20 personnes autour de la
table?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, si la ministre décide d'en nommer 20.
Maccarone : Ça fait qu'il n'y a vraiment pas de limite. Est-ce qu'on
souhaite avoir une limite?
Mme Roy
(Verchères) : Je ne pense pas que ce soit nécessaire. On met des
limites pour être fonctionnels. Vous voyez,
actuellement, c'était trois, mais il y a six membres, actuellement, qui
siègent. Donc, il y en avait six de nommés qui siégeaient. Ce qu'on a
actuellement au comité, parce qu'il y avait un comité qui existait, on a élargi
son... son mandat. Alors, on avait, là, des
gens des secteurs... du directeur de la protection de la jeunesse, des services
de filtrage de la Sûreté du Québec, bureaux d'aide juridique et centres
intégrés de santé et de services sociaux. Alors, c'était un comité de six,
actuellement, qui se rencontrait mensuellement.
Maccarone : Puis pourquoi un avocat?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, pour l'expertise, d'autant qu'on se rappelle qu'on
a ajouté des possibilités, par exemple, pour
les gens ayant résidé, on vient de le voir dans les articles précédents, donc,
de demander, justement, au comité d'empêchement d'analyser, dans
certains cas, à l'international, les déclarations qui pourraient faire
partie
d'empêchements. Donc, je pense qu'on va chercher là une expertise qui va... qui
peut nous donner, je pense, des éléments supplémentaires pour bien analyser, en
vertu des lois, mais aussi en vertu de lois à l'extérieur du pays... Par exemple, je ne sais pas, l'homosexualité est
illégale dans certains pays, ça pourrait être mentionné comme une accusation,
mais, arrivés ici, cette accusation au niveau de l'homosexualité n'est pas un
empêchement pour nous.
Mme Maccarone :
OK. Ça fait que je souhaite
comprendre la logique derrière ça, parce que, si c'est seulement cinq
personnes, puis le président est absent, on va à l'article 81.2.31, si le
président est absent, ça va être le vice-président ou, à défaut, un
président de séance, que, je présume, peut être n'importe quel membre, puis le
vice-président, c'est n'importe quel membre, mais ce n'est pas un avocat.
Mme Roy
(Verchères) : Bien, ça peut être un avocat. Comme je vous le
mentionnais, dans le comité, actuellement, on a des gens qui viennent de la
protection... mais ce n'est pas nécessairement un avocat. On l'a mis là en tant
que président. Alors, évidemment, on tente... quand on travaille avec un
comité, on tente de s'assurer que la majorité des membres, dont le président,
est présente quand on convoque les réunions. Dans ce cas-ci, on les fait
actuellement de façon mensuelle. C'était déjà ça à l'intérieur de notre mode de
fonctionnement, que le président était un avocat, mais il peut y avoir, sur les
six personnes ou sur les sept personnes, quatre avocats, cinq avocats, là. Ça
ne veut pas dire qu'il n'y a que le président qui est avocat.
Maccarone : Je ne comprends pas. Quand la ministre a dit :
C'était déjà ça quand c'est un... ce n'est pas dans la loi avant, c'est
nouveau?
Mme Roy
(Verchères) : Le comité actuel... Il y a un comité actuel, au niveau
des vérifications, qui existe puis qui se compose de six membres que je vous ai
mentionnés tout à l'heure.
Maccarone : C'est quel
article de loi?
Mme Roy
(Verchères) : 27.
Maccarone : 27, OK, mais ça... Je reviens toujours à... Tu sais, comme
je ne suis pas contre qu'on ait un avocat qui siège autour de la table, le
comité, puis, OK, je comprends la mise en scène de la ministre, mais, dans l'absence de cette personne, il n'y a aucun avocat
parce qu'il y a... ce n'est pas prescrit dans la loi que le vice-président
doit être... ou vice-présidente doit être un avocat, et le président de séance,
si on a besoin, doit être un avocat. Ce n'est pas écrit nulle part qu'on doit
avoir un avis légal dans l'absence de l'avocat. Puis, si je regarde
l'article 27 qui est soulevé, ce n'est pas écrit qu'une personne doit être
un avocat. Ça fait que, là, c'est un changement qu'on est en train d'apporter.
Mme Roy (Verchères) : ...que le président est
avocat, je pense que ça nous donnait un élément supplémentaire, mais on
retrouve clairement, dans la description qu'on vous donnait, plusieurs avocats
dans le comité actuel, alors, puis il est
remplacé par le vice-président. Alors, on pense bien que, dans la majorité des
cas, le président ne sera pas là, et même, l'ensemble des membres, on se
rappelle qu'on leur demande justement que ce soient des gens qui ont une
expertise, une expérience en matière... ou en matière de vérification d'absence
d'empêchement.
Moi,
le fait que le président soit un avocat, je pense que c'est un élément qu'on y
ajoute, mais il n'y serait pas que ce serait la même chose, parce que ce
qu'on demande aux membres, c'est vraiment d'avoir cet intérêt marqué pour la
protection des enfants et d'avoir cette expertise aussi.
Mme Maccarone :
Sauf que la ministre vient de
dire : On pense, dans la majorité des cas, le président ne sera pas
Mme Roy (Verchères) :
Non, j'ai dit l'inverse. J'ai dit «pas là»?
Maccarone : Oui, c'est ça que vous avez dit. Ça fait que ce n'est pas
ça. Ça fait qu'on présume que le président
sera présent, OK. Encore une fois, ce n'est pas une question d'être contre,
c'est juste que, si on est seulement cinq personnes puis, dans la mesure du
possible, on voit qu'ils ne sont pas nécessairement rémunérés, on peut avoir
des changements de la composition quand ils vont être réunis. Ça fait que
l'idée d'avoir un avocat, qui est peut-être louable, bien, ça ne serait
peut-être pas applicable. Ça fait qu'on n'aura peut-être pas un avocat autour
de la table.
Mme Roy
(Verchères) : Pourquoi ça ne serait pas applicable?
Maccarone : Parce que, si le président est absent, il n'y a
aucune autre obligation d'avoir un avocat autour de la table. C'est
seulement le président qui doit être un avocat.
Mme Roy
(Verchères) : Ah oui! tout à fait.
Maccarone : Ça fait que c'est louable comme objectif, mais ce
n'est peut-être pas applicable parce que, dans la mesure du possible, ça se
peut que cette personne est absente pour x, y, z raison. Ça fait que ça va être
les quatre autres membres, les six autres membres, les 19 autres
membres, puis ça se peut qu'il n'y aura pas un avocat autour de la table. Ça
fait que pourquoi faire une référence spécifique d'avoir le... que le président
soit un avocat au lieu de dire qu'on devrait avoir un membre autour de la table
qui est avocat puis de s'assurer que, chaque fois que la réunion est convoquée... qu'au moins une personne
autour de la table est avocat? Il me semble, ça donne plus de flexibilité,
parce que cette personne... pas nécessaire de présider.
Avec tout le respect que j'ai pour notre
présidente de commission, on n'a pas besoin d'être des avocats. Je préside, moi
aussi, une commission, c'est de s'assurer le bon fonctionnement... Ça fait que,
si on a un avocat autour de la table, au moins, c'est ça. Ça fait que moi, je
dirais que je serais plus à l'aise avec ça comme modification à cet
article
parce que je ne nie pas l'exemple que la ministre a partagé. Ça va être
important d'avoir une expertise légale, on
voit comment que c'est important pour nous, mais peut-être pas que ça soit une
exigence pour le ou la présidente du comité, mais que, quand le comité
est réuni... qu'on a au moins un avocat autour de la table.
Mme Roy
(Verchères) : Ce que vous proposez, c'est que ça va au-delà...
Ça veut dire qu'il devra toujours y avoir un avocat pour que le comité
puisse siéger. Alors, ça peut obliger à avoir deux, trois, quatre avocats pour
s'assurer, justement, qu'il y a toujours un
avocat qui est présent. Le comité peut requérir des avis juridiques plus
spécifiques dans certains cas aussi parce que le président préside les
rencontres aussi. Alors...
Maccarone : Mais ce n'est pas différent de votre article. Ce
n'est vraiment pas différent de... bien, sauf que dans...
Mme Roy
(Verchères) : Mais ça... oui, l'amendement n'apporte pas plus,
là. Il nous oblige à avoir plus d'avocats.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...permettez,
l'amendement dit qu'on passe de trois à cinq. Est-ce que, sur cet
amendement, on est corrects?
Mme Maccarone : Je n'ai pas de
malaise pour un minimum de cinq. J'ai plus un malaise qu'on n'a pas de maximum autour de la table. C'est plus ça qui me
préoccupe, mais, avec cet amendement, Mme la Présidente, nous pourrons
poursuivre avec un vote puis on peut revenir à l'article en question. Je n'ai
pas de problème.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Donc, est-ce que cet amendement est adopté?
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Adopté. Parfait. On
revient, donc, à l'article tel qu'amendé, sur votre question.
Maccarone : Oui, ça fait que... voilà, ça fait que je reviens
à la préoccupation que j'ai. C'est nouveau qu'on mette dans la loi la notion
que le président doit être un avocat. Ce n'était pas là auparavant. On a un
comité, mais on ne parle nulle part que ça prend quelqu'un avec une
expertise légale. Je suis contente de savoir qu'on a des avocats qui
s'intéressent à ça puis qui font
partie du comité, mais, si on met une exigence
qu'il faut que ce soit le président, bien
là, ça veut dire... on ne peut pas nécessairement... parce qu'on a besoin d'avoir une compétence
légale, mais pourquoi ne pas juste exiger qu'on a au moins ce lien avec une
compétence légale, qu'au moins un membre, pendant qu'ils sont réunis, est de compétence, comme un avocat ou une
avocate, ou bien qu'on a un avis légal par rapport à chaque décision?
Quelque chose de ce sens-là, je pense que ça donne plus de flexibilité, au lieu
de dire qu'il faut que ce soit un avocat qui
est président. Ça donne plus de flexibilité à ceci parce que ça se peut que la
personne serait absente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Alors, bien,
Mme la Présidente, là, pour ce qui est de... le président avocat ou... je pense qu'on va regarder comment on peut faire, au
niveau d'une modification... si, oui ou non, c'est absolument nécessaire
de faire une modification. De toute façon,
on va adopter l'article 13 dans son entier. Donc, on pourra revenir à cet
élément-là, là. On va analyser un peu les impacts de cela.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Donc, compte tenu qu'on
n'adopte pas chacun de ces articles-là, on peut poursuivre, le temps que
les vérifications se fassent. Ça vous va?
Maccarone : Oui, mais j'ai d'autres questions par rapport à...
pendant que les vérifications sont en train de se faire par rapport à
ceci...
Mme Roy (Verchères) : Mais ça n'excluait
pas cette possibilité.
Mme Maccarone : ...qui
va peut-être engendrer d'autres questions. Pendant que nous sommes en train
d'essayer de trouver une solution pour ceci, c'est... Comment est-ce que la
ministre va choisir ces cinq personnes?
Mme Roy (Verchères) : Bien, elle va
les choisir avec leur intérêt marqué pour la protection des enfants, leur
expertise, leur expérience en la matière et en matière de vérification
d'antécédents. Tantôt, je vous mentionnais... La composition du comité actuel, je pense, c'est un bon exemple, hein? On
l'a dit, on va aller... on est allés chercher des gens qui sont du
secteur du directeur de la protection de la jeunesse, donc c'est des enfants...
des gens qui répondent à ces qualifications-là,
des gens du service de filtrage au niveau de la Sûreté du Québec, donc c'est
des gens qui connaissent très bien tout ce qui touche la VAE, les procédures,
des gens de l'aide juridique, du centre intégré de la santé et des
services sociaux. Alors, vous voyez bien, par
les exemples, là, de la composition actuelle du comité, donc, c'est vraiment
d'aller chercher les gens qui ont l'expertise, l'expérience et
l'intérêt.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y, Mme la députée.
Mme McGraw : ...parce que vous
avez... la ministre, elle a parlé des critères. Elle a parlé des critères, mais
la question que, je crois... une des questions que ma collègue pose, c'est
comment... pas juste les critères, mais c'est au-delà des critères, le
processus.
Et aussi je voulais souligner... enchaîner sur
ma collègue qui parle d'un minimum de cinq. On est... c'est correct avec nous, mais on n'a pas... parlant de
maximum. On a des préoccupations au niveau de l'expertise, parce que ce qui n'est pas encore clair, c'est... en
demandant un président qui est un avocat, bien, est-ce que... qu'est-ce qu'on
vise? Est-ce que c'est que le président ou la présidente soit avocat ou avocate
ou est-ce que c'est avoir cette expertise en droit?
Et ce n'est
pas n'importe quel avocat qui va avoir... l'expertise requiert. Selon de ce que
vient de dire la ministre, elle a
parlé d'un certain type d'expertise. Est-ce que c'est n'importe quel avocat?
Est-ce qu'on veut être encore plus précis sur la nature de l'expertise et des critères? Donc, critères, est-ce que
ça... applique à l'avocat qui doit être, selon nous, présent, peu importe que ce soit le président, la
présidente ou un membre du comité, et aussi le processus de sélection
qui va au-delà... au-delà des critères? Donc, juste pour enchaîner sur ma
collègue...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Oui, Mme la
Présidente, l'article est clair : Les membres doivent avoir un intérêt
marqué pour la protection des enfants et une expertise ou de l'expérience en
matière... ou en matière de vérification d'absence d'empêchement. Donc, c'est
clair, là, pour répondre à votre question, c'est l'ensemble des membres.
Mme McGraw : Donc, ça, c'est les
critères. Avec respect, Mme la Présidente, pour la ministre, le processus de sélection... les critères font
partie d'un
processus, mais ne constituent pas le processus. Alors, la question, quel est
le processus de sélection des
membres? On comprend que ces membres vont avoir de l'expertise et on espère que
l'avocat ou l'avocat... minimum, un avocat, une avocate, a aussi
l'expertise en droit qui est pertinente, parce que ce n'est pas n'importe quel
avocat qui a cette expertise-là. Donc, il faut, selon nous, préciser, donc, au
niveau des critères, mais le processus de sélection... Comment la ministre
envisage sélectionner les membres du comité?
Mme Roy (Verchères) : Bien, on
comprend, là, que... Je vous le mentionnais, là, quand je vous ai parlé de la composition, vous voyez qu'on fait appel, par
exemple, au directeur de la protection de la jeunesse pour nous désigner
quelqu'un qui pourrait... Ils sont prêtés, hein, ces gens-là, pour venir en
rencontre, justement. Même chose au niveau de
l'aide juridique, donc, ce sont des... un avocat, dans ce cas-ci, qui nous est
prêté pour venir siéger à ce comité, faire l'évaluation, et, quand on
intervient auprès de ces différents... différents groupes où ils ont justement
un intérêt, une expertise, une expérience,
alors on leur soumet les critères, et puis, à ce moment-là, c'est comme ça
qu'on compose, et la ministre nomme les personnes.
McGraw : Et est-ce que... parce qu'un des avantages de
passer d'un minimum de trois à cinq, ça donne plus de flexibilité pour
s'assurer d'avoir l'ensemble de l'expertise... l'expérience et l'expertise
requiert. Donc, si je comprends bien, la ministre, elle nous dit : Parmi
ces groupes qui ont cette expérience, cette expertise, ils vont faire des recommandations, et la ministre va... Je veux
juste peut-être... pas mettre des mots dans la bouche de la ministre, là, de
bien comprendre et aussi de s'assurer... Comment on va s'assurer que la
personne ou les personnes qui sont avocats ont une expertise en droit
qui est pertinente... qui est pertinente?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, oui, c'est très simple, Mme la Présidente.
Donc, il y a un appel d'intérêt auprès, par exemple, des différents
groupes que je vous ai mentionnés. Il y a une analyse des dossiers et, après
ça, il y a une recommandation qui est faite à la ministre pour la nomination
des gens sur le comité.
Mme McGraw : Et l'appel d'intérêt,
est-ce que ça va être public?
Mme Roy
(Verchères) : Bien là, c'est un appel d'intérêt auprès, par
exemple, dans ce cas-ci, de la protection de la jeunesse, de l'aide juridique, donc des gens qui ont déjà une
expertise, qui ont déjà des interventions qui se font et qui connaissent la vérification, par exemple,
d'absence d'empêchement, etc. On peut bien alourdir avec une procédure, là, à ne plus finir, mais l'objectif de ça, c'est d'avoir
vraiment des gens qui ont cette expertise, cette expérience, cette
connaissance, et je pense que, dans les groupes que je vous ai mentionnés, là,
ce sont des gens qui ont cette expertise, cette expérience.
Mme McGraw : Et donc on comprend
qu'on veut avoir... l'expertise requiert, et puis ce n'est pas pour alourdir le
processus, ce n'est pas nécessairement l'objectif qu'on envisage, mais on
voudrait comprendre un peu le processus. Donc, on comprend l'expertise, mais,
au niveau de l'expérience... Donc, il y a l'expertise professionnelle qui est très importante. On comprend aussi qu'il y
a l'expérience vécue. Il y a des gens, des groupes, des parties prenantes
qui ont peut-être une expérience, des parents, etc. Est-ce que vous envisagez
que l'appel serait au-delà des experts et aussi peut-être de l'ensemble de la
population ou de groupes qui ont des intérêts ou des expériences pertinents?
Mme Roy (Verchères) : Bien, je pense
qu'on est clairs, là, au niveau des membres qui ont l'intérêt marqué pour la protection des enfants, l'expertise,
l'expérience dans les domaines... dans le domaine très précis du travail qu'ils
vont faire, c'est-à-dire au niveau
d'analyser les empêchements au niveau de l'absence d'empêchement. Alors, comme
je le mentionne, le processus est clair. C'est un appel d'intérêt auprès de
différents groupes ciblés qui sont déjà dans le domaine, l'analyse des dossiers
et la nomination.
Mme McGraw : Donc, est-ce qu'il y a,
donc, la possibilité... parce que vous avez... Les exemples précises... les exemples précis, je devrais dire, que vous
avez mentionnés, c'est des organismes publics ou parapublics. Est-ce que vous envisagez peut-être des organismes qui sont
des regroupements de familles, ou de parents, ou des groupes qui sont...
OBNL qui ne sont, en tout cas, pas nécessairement gouvernementaux?
Mme Roy
(Verchères) : À cette étape-ci, non, pas du tout. On veut
vraiment aller chercher une expertise pointue. Les projets qui vont
être... Les demandes qui vont être amenées au comité d'examen demandent
effectivement une connaissance plus pointue
au niveau de la vérification des absences d'empêchement, et tout ça, mais ça...
Actuellement, c'est comme ça qu'on procède, c'est la façon où on s'assure
d'avoir une expertise très pointue, parce que ça va souvent être des cas très
pointus qui vont être amenés là, et je pense que ça répond très bien aux
besoins, là, du travail que doit faire le comité d'examen.
Mme McGraw : ...peut-être la
ministre à réfléchir à élargir un peu sa... le processus et l'appel d'intérêt, parce que je pense qu'on a entendu... Il y a beaucoup
de... Il y a quand
même des groupes avec beaucoup
d'expérience et d'expertise qui ne
sont pas des groupes gouvernementaux. Donc, évidemment, on respecte,
évidemment, l'expertise, l'expérience
des représentants au gouvernement, mais surtout, que la ministre propose
d'élargir le groupe à un minimum de cinq, puis on n'a pas de maximum,
encore une fois, un des avantages, c'est qu'on peut aller chercher une
diversité d'expériences et d'expertises. Donc, on aimerait soumettre que la
ministre réfléchisse à avoir des groupes qui ne sont pas nécessairement gouvernementaux, en plus des groupes gouvernementaux,
mais qui reflètent une expérience et une expertise plus larges.
Mme Roy (Verchères) : Le projet de
loi n'exclut pas un élargissement possible dans le processus. On ne veut pas
alourdir le processus, mais l'élément de neutralité à l'intérieur du comité
d'examen... Ce n'est pas un comité politique,
c'est un comité technique, c'est un comité d'analyse pour protéger les enfants.
Donc, l'élément neutralité fait aussi
partie de la nécessité, dans
l'expertise et dans l'analyse des dossiers, alors... Mais ça n'exclut pas qu'il
pourrait y avoir d'autres groupes qui pourraient faire
partie d'un appel
d'intérêt, s'ils répondaient à l'ensemble des critères, mais on ne retrouve pas ça à l'intérieur du projet de loi, là. On est
vraiment dans la description de la composition du comité.
Mme McGraw : Peut-être juste
souligner... Je comprends la remarque sur la neutralité, puis évidemment c'est essentiel, et je pense qu'on ne... on ne
devrait pas confondre l'expertise, l'expérience, avec la neutralité. On peut
avoir des groupes qui ont... qui amènent
d'autres expertises, qui sont très pertinents, mais qui ne sont pas
nécessairement des organismes
gouvernementaux. C'est surtout ça que je voulais souligner. Mais on comprend et
on est d'accord pour dire que la neutralité et l'objectivité, c'est...
ce sont des critères très importants. Voilà pour mon côté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : D'autres interventions?
Maccarone : ...sur les paroles de ma collègue, que je trouvais
intéressants. Puis je reconnais que, peut-être, ce n'est pas écrit dans
la loi, mais, pendant que la ministre est en train de réfléchir à une
modification à cet article, je lui
demanderais de peut-être penser un peu à réfléchir si nous devons avoir
peut-être un parent autour de la table. On est accompagnés aujourd'hui par Ma Place au travail puis, entre autres, on a
fait une rencontre avec eux, Mme la Présidente, ce matin. Ça fait que...
parce qu'eux ils représentent quand même un OBNL. Ça se peut qu'il y a du monde
autour de cette table qui... des parents qui oeuvrent au sein de Ma Place au
travail qui pourront très bien répondre aux critères qui sont définis ici puis
qui souhaiteraient avoir une place autour de la table pour le comité de
révision, l'examen.
Ça fait que je souhaite aussi partager les
informations que Ma Place au travail a partagées avec moi, ce matin, avec la ministre, parce que j'ai deux
copies. Ça fait que... pas besoin de la déposer, Mme la Présidente, on va juste
faire la tournée, comme l'ancien poste. Comme ça, elle va pouvoir voir leurs
revendications puis un peu des témoignages en ce qui concerne les
parents qui sont toujours en attente d'une place en services de garde éducatifs
à l'enfance.
Parce que je pense qu'on
ne fait pas fausse route, si on pense à élargir un peu, étant donné qu'on n'a
pas de maximum. Ça fait que, tant qu'on n'a
pas de maximum... je comprends que peut-être, le minimum de cinq personnes,
ce seraient des personnes qui rejoignent spécifiquement ce que la ministre
avait déjà établi, mais ce serait peut-être intéressant,
si on n'a pas de maximum, de penser qui autre pourra siéger... qui m'amène à
poser la question : Actuellement, c'est quoi, la composition de la
comité?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, quitte à me répéter, le
comité, actuellement, il est composé de six membres provenant des secteurs de
la direction de la protection de la
jeunesse jeunesse, des services de
filtrage de la Sûreté du Québec, des bureaux d'aide juridique et centres
d'intégrité de santé et des services sociaux. Alors, c'est la
composition.
Vous comprenez, Mme la Présidente, que c'est un
comité qui est technique, qui doit lire les punitifs, qui doit analyser des
empêchements pour s'assurer de prendre les bonnes décisions pour protéger les
enfants. Alors, c'est un comité très
technique, et je pense que ce qui doit guider la ministre, le ministre, c'est
de s'assurer que ces gens répondent à ce qu'on a spécifié dans le projet
de loi.
Et d'ailleurs, dans le projet de loi, vous ne
voyez pas de spécification, est-ce que c'est tel groupe ou tel groupe. Ils doivent répondre à avoir cet intérêt
marqué pour la protection des enfants mais aussi une expertise, une expérience en
la matière et en matière de vérification d'absence d'empêchement. Donc, il
n'est pas limitatif, je vais le dire comme
ça. Il n'est pas limitatif, mais les qualifications nécessaires pour un comité
technique comme celui-ci sont bien décrits au projet de loi.
Mme Maccarone : La ministre a parlé
de quatre personnes, mais auparavant elle a dit que c'est composé de six
personnes. Ça fait que les deux autres personnes proviennent d'où?
Mme Roy
(Verchères) : En fait, ils proviennent des secteurs... donc, il
peut y avoir deux personnes de la direction de la protection de
l'enfance, là, par exemple. Donc, c'est six personnes, et elles proviennent de
ces secteurs que je vous ai mentionnés.
Mme Maccarone : Ça fait qu'il n'y a
aucune éducatrice?
Mme Roy (Verchères) : Non.
Mme Maccarone : Il y a une personne
qui oeuvre au sein du service de garde éducatif à l'enfance?
Mme Roy (Verchères) : Non. C'est un
comité technique d'analyse pour les empêchements, qui vont lire des punitifs, qui vont regarder les lois, les règles,
les impacts. Donc, ce n'est pas un comité qui a d'autres fonctions que celui
d'examiner les empêchements. On n'est pas là dans une table de négociations, on
est là dans un comité technique, pointu, pour protéger les enfants.
Mme Maccarone : ...pas en désaccord
avec ça, sauf que, quand on parle des personnes qui ont quand même un lien, une expérience, qui ont un intérêt... On
a entendu en audition la FIPEQ-CSQ, on a entendu la CSN, ils ont demandé
de faire
partie de ce comité. Puis, si ce n'est pas limité, je ne comprends pas
pourquoi qu'on n'a pas quelqu'un qui représente
le réseau, qui siège, étant donné qu'ils ont quand même une expérience assez
pointue. On a tous entendu, on a... tous
et toutes, parce que... C'est bizarre, on a des hommes autour de la table, Mme
la Présidente, c'est inhabituel même, mais
tous les députés sont féminines. Ça fait que voilà... mais on a entendu les
histoires qu'ils avaient partagées avec nous. C'est quand même une
expérience très spécifique.
Puis je reviens sur l'histoire qui a été
partagée par la CSN. On a une éducatrice qui oeuvre au sein de la pouponnière.
Elle change une couche, on a deux amis par terre, on a un qui grimpe, on sait
qu'il va peut-être mordre, elle crie. Mais là c'est une sanction, mais quoi
d'autre est-ce qu'on souhaite qu'elle fasse? Ça fait que ça va être important,
il me semble, qu'on ait quelqu'un autour de la table qui représente les gens
qui sont visés particulièrement par le
comité. Ça fait que... est-ce qu'il y a une ouverture d'avoir une place
réservée, que ce soient les gens qui oeuvrent au sein du réseau de CPE,
que ce soient des gens qui oeuvrent au sein de le milieu familial aussi, ou
privé, privé subventionné, ainsi que les parents, évidemment, qui sont les
tributaires de tous ces beaux travaux avec leurs bébés puis leurs enfants?
Mme Roy (Verchères) : Bien, Mme la
Présidente, d'abord, je vais réitérer le rôle du comité d'examen, je pense que
c'est important, ce n'est pas un comité de relations de travail. Le comité va
traiter particulièrement, je vous dirais,
des demandes, par exemple, des principaux dirigeants, des prestataires, des
actionnaires, là où il peut y avoir conflit
d'intérêts, par exemple, sur la nomination, parce que c'est une personne liée
et qu'on dénote un empêchement. Donc, pour assurer tout conflit
d'intérêts, le comité d'empêchement va traiter de cela. L'exception à la règle,
parce qu'on parle vraiment d'un comité qui va surtout traiter des dossiers au niveau
des principaux dirigeants, actionnaires, propriétaires, c'est vraiment ceux qui
ont résidé à l'extérieur du Canada ou qui viennent de l'extérieur, où, à ce moment-là, il y a la possibilité de demander
l'appréciation du comité d'examen. Donc, c'est vraiment dans ce sens-là.
j'entendais ce que ma consoeur mentionnait au niveau d'aptitudes inappropriées.
Le comité d'empêchement ne juge pas de gestes inappropriés, le comité
d'empêchement juge, quand un corps de police, par exemple, nous mentionne certains
éléments lors de l'embauche d'un principal dirigeant, d'un administrateur... de
s'assurer, justement, qu'on ne lèvera pas l'empêchement, parce qu'il peut y
avoir un conflit d'intérêts, donc, de bien analyser cet élément-là. Ce
nouveau rôle du comité d'examen d'empêchement, par exemple, veut traiter des
cas où on a vu des directrices de CPE passer d'un CPE à l'autre en ayant des
conditions de fraude. Donc, c'est à ce niveau-là qu'intervient ce comité. Donc, ce n'est pas un comité paritaire, ce n'est
pas un comité d'évaluation des gestes inappropriés, c'est vraiment un comité dont
la mission est claire, c'est l'évaluation des empêchements potentiels,
particulièrement, dans ce cas-ci, au niveau des principaux dirigeants, des
propriétaires, des actionnaires.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci. Mme la députée.
Mme Maccarone : Oui, mais ceci dit,
il n'y a aucun CPE qui aurait accepté d'avoir une éducatrice... qui aurait accepté d'avoir une fraudeuse qui se
promène dans le réseau, là. Ça fait qu'on se comprend que... Je comprends
mal les exemples. Parce que, c'est sûr, ça ne peut pas être accepté, c'est
clair, là, ça...
Mme Roy (Verchères) : ...Mme la
députée, qui a fait trois CPE.
Mme Maccarone : Oui, mais ils ne le
savaient pas. Ils ne le savaient pas. C'est pour ça que je comprends mal
pourquoi qu'on ne peut pas penser à avoir ce monde, autour de la table, qui
oeuvre au sein du réseau. Ça peut même être des personnes à la retraite qui ont
déjà oeuvré au sein du réseau.
L'article en question parle d'un intérêt marqué.
Bien, je pense qu'eux ils ont intérêt marqué. Je n'ai aucunement parlé de
relations du travail, ce n'est pas ça du tout. C'est un intérêt marqué. Je
pense que, s'il y a des gens qui ont un intérêt marqué, c'est vraiment les gens
qui oeuvrent au sein du réseau qui met en question...
On parle d'aide juridique. Bien, c'est quoi,
l'intérêt marqué, pour quelqu'un qui oeuvre au sein de l'aide juridique, si ce n'est pas plus une éducatrice qui
oeuvre au sein ou quelqu'un... une directrice, par exemple? Puis, s'il y a un
conflit d'intérêts, tout le monde peut être en conflit d'intérêts à n'importe
quel moment, qu'est-ce qu'on fait? Même les membres de ce comité, ça se peut
qu'il va y avoir quelqu'un qui vient : Ah! c'est un hasard, je connais
cette personne. Ce n'est pas impossible à penser. Ça fait que, pourquoi dire
qu'on ne devrait pas avoir un membre de la
FIPEQ-CSQ ou un membre de la CSN qui siège autour de la table, ou l'AQCPE, par
exemple, ça peut être ça aussi, le conseil québécois, on a plusieurs
partenaires, Ma Place au travail?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, je réitère, Mme la Présidente, que ce n'est
pas un comité de relations de travail. D'ailleurs, il y aura très peu de
cas d'éducatrices qui vont être traitées au niveau du comité, sauf les
exceptions que j'ai mentionnées. Si, par
exemple, la directrice, c'est sa soeur qui est éducatrice puis qu'il y a un
empêchement, donc là, il y a un potentiel
de conflit d'intérêts, donc, à ce moment-là, ça va être amené au comité. Mais
sans ça, c'est exactement le même processus que l'on connaît depuis des
années, c'est-à-dire qu'au moment où il y a un empêchement qui est soulevé, ça va être la direction, le conseil
d'administration des CPE, le bureau coordonnateur, tel que c'est prévu et tel
que ça fonctionnait.
On a ajouté cet élément-là justement pour
pouvoir, justement, intervenir dans des cas de conflit d'intérêts, dans des cas
où on doit intervenir de façon spécifique sur des personnes qui viennent de
l'extérieur du pays ou qui ont résidé à
l'extérieur du pays sur demande du tiers. Mais, en ce qui concerne la façon
régulière de fonctionner, c'est exactement la même façon. Donc, d'entrer
le syndicat qui a sa place dans plein d'endroits, de comités de travail, puis que c'est... il faut travailler ensemble pour
faire avancer les choses. Mais là on est dans un comité technique d'examen
des empêchements. Alors, je pense qu'il ne faut pas confondre les types de
comités, et c'est véritablement un travail pointu,
un travail qui demande une expertise, une connaissance particulière pour
pouvoir s'assurer, justement, les absences d'empêchement.
Mme Maccarone : Une expertise, une
connaissance particulière puis un comité qui passe, quand même, un jugement, je
pense que le rôle d'une éducatrice remplit très bien tous ces critères. Ce
n'est pas une table de relations de travail,
c'est pour ça que je n'ai pas parlé de ça, mais c'est quand même un comité qui juge
les comportements de la personne. Ça fait que ça peut se passer très
bien de s'assurer... surtout que, si la ministre dit : C'est une
expertise, c'est une connaissance
particulière, il doit y avoir un intérêt marqué pour la protection des enfants.
Puis on va déjà avoir quelqu'un de la DPJ, de la SQ, aide juridique, santé et
services sociaux qui siège autour de la table, ça fait qu'on a déjà
toutes ces expertises.
Pourquoi ne pas amener aussi une expertise du
réseau? Parce qu'on parle quand même de gens qui oeuvrent au sein du réseau. Ça fait qu'il n'y a pas un
expert plus précis que ça, qui n'est plus connaissant que ça, que quelqu'un qui
connaît qu'est-ce qui se passe sur le réseau, dans le réseau, à n'importe quel
moment. Ils oeuvrent déjà là-dedans.
Mme Roy (Verchères) : Alors, je
réitère pour la dernière fois que ce n'est pas un comité qui juge des
comportements, c'est un comité qui intervient suite à des éléments soulevés par
les corps de police du Québec. Donc, où il y
a un empêchement, ils vont déterminer si l'empêchement, oui ou non, empêche de
remplir la fonction. Alors, je pense, Mme la Présidente, avoir répondu à
toutes les questions concernant la composition du comité.
Maccarone : ...on a entendu, quand la SQ a passé en commission
parlementaire, ils ont parlé de la vérification d'absence d'empêchement
puis ils ont dit qu'ils regardent les comportements. Ça fait que ça se peut
qu'il y ait un comportement qui sera soulevé comme un
empêchement. Ça fait que ça se peut que le comité va évaluer ceci. Ça fait que c'est comme une contradiction. Je ne comprends
pas. Parce que ça se peut que c'est quelque chose qui va passer dans les mains du comité d'examen, puis on comprend
qu'il y a quand même des situations qui peuvent être très spécifiques.
Ça fait que pourquoi ne pas avoir des experts, autour de la table, de toutes
les sphères?
Je ne suis pas contre avoir quelqu'un de la DPJ,
de la SQ, aide juridique, santé et services sociaux. Je ne suis pas contre avoir ou s'assurer qu'on a un avocat ou
une avocate autour de la table, mais je pense qu'on ne fait pas fausse
route de s'assurer qu'on a un expert du terrain qui siège aussi à ce comité
pour s'assurer la bonne compréhension quand on fait une évaluation d'un
empêchement. Je pense que ça va être important, parce que, souvent, ça va être assujetti à un jugement. Si ça revient au comité,
puis on demande un réexamen de l'absence d'empêchement, ça va être
important d'avoir cette personne autour de la table.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Mme la ministre.
Mme Roy (Verchères) : Non, j'ai déjà
répondu plusieurs fois, Mme la Présidente.
Maccarone : Mais c'est quoi, la formation, d'abord, des
personnes autour de la table pour bien comprendre la réalité du terrain?
Mme Roy
(Verchères) : J'ai répondu aussi à ça, au moins à cinq reprises,
en donnant l'exemple du comité actuel...
Mme Maccarone : Pas pour la formation.
Mme Roy (Verchères) : ...et dans le
processus aussi.
Mme Maccarone : Mais est-ce qu'il y
a une formation spécifique? On nomme ces cinq personnes. Est-ce qu'il y a une
formation pour ces personnes, à part d'avoir un intérêt marqué ou une
expertise, une expérience dans la matière? Est-ce qu'il y a une formation?
Parce que ces personnes n'oeuvrent pas au sein du réseau nécessairement.
Mme Roy (Verchères) : Alors, j'ai
répondu, l'article est clair sur ce que ça prend pour la nomination et le
processus d'appel d'intérêt, l'analyse des dossiers. Quand on analyse des
dossiers, évidemment, on va aller chercher ceux qui ont la meilleure expertise
pour remplir le rôle très technique du comité d'examen.
Mme Maccarone : Mme la Présidente,
si je continue à poser des questions, c'est parce que ce n'est pas clair, c'est
parce que la question n'est pas répondue. Une personne qui oeuvre au sein du
réseau de l'aide juridique n'a aucunement une expérience dans le réseau de
services de garde éducatifs à l'enfance. Ça fait que c'est ça, le but de la question, c'est de comprendre c'est quoi, la
formation pour cette personne pour comprendre le réseau. Ils vont être nommés
pour siéger, la ministre va faire un choix, eux, ils vont faire l'application.
Mais c'est
ça, une étude détaillée, tu sais. Je comprends que ce n'est pas toujours facile
de répondre à les questions de
l'opposition officielle, mais moi, mon rôle, c'est de poser des questions, mon
rôle, c'est de bonifier le projet de loi, mon rôle, c'est de s'assurer qu'on a vidé la question. Tu sais, ça se
peut que c'est la première étude détaillée de la ministre, mais c'est comme ça
que ça fonctionne. Moi, je souhaite avoir une bonne compréhension de... les
experts, les personnes qui vont être
choisies pour siéger dans ce comité, quel genre de formation est-ce qu'ils vont
avoir, étant donné que la majorité de
ces personnes n'oeuvrent pas au sein du réseau, que nous sommes en train d'en
débattre pour la protection de nos jeunes.
Mme Roy (Verchères) : Alors, Mme la
Présidente, pour donner l'exemple de l'avocat en aide juridique qui a été choisi pour siéger sur le comité, alors,
c'est un spécialiste qui pratique en droit criminel, ce qui lui permet,
justement, à lui de pouvoir apprécier la gravité des accusations
criminelles. Donc, il a une expertise, justement, pour pouvoir faire cette
analyse-là. Alors, je pense que c'est une bonification qu'apporte le projet de
loi, donc, pour protéger les enfants, de mettre ce comité-là, d'aller, justement,
pouvoir intervenir de façon très précise. Et je pense que la volonté est claire, c'est un comité technique, avec des
gens qui ont déjà une expertise, déjà une expérience pertinente. Il y a
l'analyse des dossiers qui est faite avant la nomination.
Mme Maccarone : Puis une formation
pour la personne qui vient de santé et services sociaux, c'est quoi? Parce qu'il n'amène pas une vue juridique. Même
quand c'est un comité qui gère l'éthique, ces gens ont une formation.
Mme Roy (Verchères) : Alors là, on
pourrait bien repasser chacun, là, mais... Je pense que je vais vous le faire, si ça peut rassurer ma consoeur. Donc, le
comité de six personnes... Oh! je viens de perdre mon... je viens de perdre
mon... Voilà. Mon comité de six personnes, il est formé... Puis là je vais y
aller plus pointu.
Tantôt, je vous ai parlé des grands secteurs,
alors je pense, pour bien démontrer à quel point c'est un comité technique, je
vais y aller de façon plus pointue. Alors, un enquêteur retraité de la Sûreté
du Québec; une sergente du service de filtrage du... de service, division de
l'habilitation sécuritaire de la Sûreté du Québec; une professionnelle analyste
en renseignements sur l'intégrité, service de filtrage de la Sûreté du Québec;
un chef de service, réception et traitement des signalements d'urgence de
transfert, d'adoption, de révision au centre de protection de la jeunesse, de
l'enfance, d'un territoire donné; et deux avocates en aide juridique.
Alors,
quand on reçoit les dossiers, évidemment, on ne fait pas ça les yeux fermés, on
regarde ce qui est mentionné comme critères au sein du projet de loi,
c'est-à-dire l'intérêt marqué pour la protection des enfants, une expertise, une expérience en la matière et en
matière de vérification des antécédents. Il faut vraiment prendre le comité
pour ce qu'il est, c'est-à-dire un comité
très technique, très pointu, qui doit être capable de lire, justement, les
rapports qui nous sont transmis par les corps policiers au Québec.
Mme Maccarone :
Je suis contente de cette
réponse, Mme la Présidente. C'est ça que j'aurais voulu avoir, ça fait
15 minutes ou 10 minutes.
Mme Roy
(Verchères) : 25.
Mme Maccarone :
C'est ça que je... c'est ça que
je cherchais. Mais aussi, est-ce qu'il y a quelqu'un du réseau qui vient, par contre, qui parle de leur réalité,
pour qu'on comprend, avant que les gens de ce comité prennent une décision?
Est-ce que ça, c'est quelque chose qui fait
partie un peu de leurs travaux,
quand il y a un cas qui est soumis, qui est peut-être un cas complexe? Est-ce
que ça arrive que les membres du comité vont demander une expertise, par
contre, du réseau pour bien comprendre un
cas qui est très spécifique qui était envoyé, avant de prendre une décision?
Est-ce que ça, c'est des genres de choses qui arrivent?
Mme Roy (Verchères) : Ils sont... Évidemment,
c'est un comité qui regarde les empêchements, donc, qui ont été délivrés par
les corps de police du Québec. S'ils sentent le besoin, par exemple, d'avoir
des informations supplémentaires, ils pourraient le faire. Mais je
rappelle, évidemment, que ce comité se penche sur les empêchements, il
n'analyse pas les comportements inappropriés des éducatrices. C'est important
de faire la spécificité. Et là-dessus c'est vraiment à l'utilisation des
rapports de police, leur expertise est mise en place, ils analysent. Si ces
empêchements demeurent et empêchent une personne, dans les cas qu'on a
mentionnés, je ne les renommerai pas tous, là... mais empêchent ces personnes
d'avoir, justement, et de remplir correctement la fonction pour laquelle ils
sont... ils ont postulé, alors que ce soit
dans le cas des éducatrices, quand il y a un conflit d'intérêts, dans le cas
d'actionnaires, de dirigeants principaux au niveau des CPE ou encore une
demande spécifique d'un tiers qui viendrait pour des gens qui ont vécu à
l'extérieur du Canada ou qui viennent de l'extérieur du Canada, c'est dans ces
cas précis qu'intervient le comité, non pas sur l'évaluation comportementale
des éducatrices.
Maccarone : La raison de la question spécifique, c'est parce qu'on a
entendu aussi, en audition, les éducatrices qui ont quand même partagé des
doléances en disant qu'eux ils souhaitent aussi partager leur point de vue avant qu'un rapport est déposé, parce que
souvent ça peut être très spécifique puis, des fois, pris hors de contexte.
C'est pour ça que je me demande s'il y a ce type d'expertise puis une formation
pour éviter ça.
Tu sais, je pense
que, dans le gros bon sens, on souhaite avoir le moins possible que ce comité
est réuni. Je pense que c'est ça qu'on souhaite, mais il me semble que ça va
être important de s'assurer la bonne compréhension. C'est pour ça que je
soulève la préoccupation, c'est parce qu'ils ont quand même partagé ça, quand ils
ont dit : Ça se peut que c'est pris hors de contexte, parce que c'est
quelqu'un qui ne connaît pas notre réalité ou notre travail. C'est pour ça que j'aurais voulu s'assurer qu'on a une
personne représentante du réseau qui siège là pour éviter tous ces manques
de compréhension ou ces difficultés, mais de s'assurer qu'il y a quand même une
expertise qui peut être demandée ou qu'eux ils ont la possibilité de soumettre
un point de vue ou une expérience.
Mme Roy
(Verchères) : Alors, Mme la Présidente, effectivement, on l'a
particulièrement traité. On a fait des amendements suite aux demandes en
consultations particulières. Donc, on a fait des amendements, là, pour 81.2.6, 81.2.7 et 81.2.9, justement, sur la
possibilité, d'abord, qu'ils peuvent poser des questions au niveau des services
policiers. Parce que, quand il y a un rapport de la police, il leur est remis,
donc, en mains propres, donc ils peuvent demander, là, des questions
supplémentaires et, s'ils sentent qu'il y a quelque chose qui est inexact, la
faire corriger, à ce moment-là. Et
deuxièmement, ils peuvent aussi intervenir en amont, quand ils voient le
rapport policier du corps de police,
ils peuvent intervenir en amont pour amener des explications qui sont aussi
transmises au comité d'examen des empêchements.
Mme Maccarone :
Puis c'est la ministre qui nomme
ces personnes. Est-ce que la ministre doit amener un avis au Conseil de
ministres? Est-ce que c'est ce... est-ce que c'est amené à ce niveau-ci?
Mme Roy
(Verchères) : Non, c'est une nomination, là, d'un comité technique.
Mme Maccarone :
Puis est-ce que la ministre avait
pensé peut-être de réserver une place pour un membre qui représente la
communauté autochtone, Premières Nations?
Mme Roy
(Verchères) : Bien, comme la demande, au niveau des comités
autochtones, était plus d'avoir un comité d'empêchement spécifique qui puisse
siéger et tenir compte de leur réalité, c'est ce qu'on a vu dans un
article
précédent, où on a fait la modification.
Mme Maccarone : Comment ça va
fonctionner? C'est un comité pour tout... ou peut-être deux comités pour tout
le province?
Mme Roy
(Verchères) : Actuellement, oui, c'est un comité pour toute la
province. On parle, évidemment, de cas
spécifiques. J'ai le nombre de dossiers qui avaient été traités par l'ancien
comité, là, on a parlé de 90 dossiers où, là, il y avait plusieurs dossiers qui touchaient les PNR, là, il y avait
à peu près le tiers du dossier qui touchait les PNR. Donc, à peu...
c'était à peu près une soixantaine de dossiers qu'ils pouvaient traiter. Puis,
comme je l'ai mentionné, le comité se réunissait mensuellement, hein? On parle
vraiment de cas où il y a des conflits d'intérêts, où il y a des empêchements,
parce que, dans la grande majorité des cas, heureusement, il n'y a aucun
empêchement, donc il n'y a pas d'analyse, le comité d'examen n'a pas d'analyse
à faire. Et, dans le cas où il y aura... et si jamais il y avait des besoins
supplémentaires, on va les suivre au fur et à mesure. Mais actuellement on
pense qu'un comité qui va se réunir va être capable de faire le travail.
Mme Maccarone : C'est 60 par année?
Mme Roy (Verchères) : Oui.
Maccarone : Par année, ça fait que... OK. La raison de la
demande, tu sais, c'est parce que je comprends que la communauté autochtone, Premières nations souhaite avoir leur
propre comité. Mais la façon qu'ils vont se réunir, exemple, est-ce
qu'eux ça va être sur des territoires spécifiques? Montréal en est un bon
exemple, c'est... On a 17 régions, au Québec, puis Montréal, c'est la
zone 6, si je me trompe, puis on a aussi une population autochtone qui est très importante, à Montréal.
Mais ce n'est pas nécessairement dans les régions où on pense qu'on va trouver
plus cette population avec les bandes, avec leurs écoles, avec leurs propres
services de garde éducatifs à l'enfance, etc.
Ça fait que... comment est-ce que ça, ce sera
traité? Est-ce que cette demande qui est en lien avec Montréal, par exemple, va
être envoyée à l'autre comité ou est-ce que ce sera envoyé au comité établi
pour la communauté autochtone?
Mme Roy (Verchères) : On se rappelle
que, dans le cadre de la... comité, justement, des différents comités
autochtones, ils voulaient qu'on regarde cette possibilité-là. Alors, ça va
vraiment être avec eux, selon les ententes. Je ne pourrais pas, moi, dire en
leur nom comment on va mettre un comité. Est-ce que ce sera un comité régional?
Est-ce que c'est un comité national pour les nations autochtones? Donc, on a
ouvert, dans ce projet de loi là, cette possibilité pour regarder avec,
justement, les autochtones et ne pas décider pour eux.
Maccarone : Ça m'amène une réflexion. Quand on a débattu du
projet de loi n° 14, qui est maintenant la réforme de la Loi de la
police, évidemment, il y a un aspect très important au niveau de l'implication
de la communauté autochtone que... Je
trouve qu'on a fait du bon travail, dans le débat pour cette loi, en ce qui
concerne leur implication. Puis ce
qu'on a fait... parce que, là, on parle des cas liés avec des policiers, par
exemple, ici, on parle d'un cas qui est lié avec... spécifiquement avec un
policier autochtone. Bien, on s'assure qu'on a un représentant autochtone qui
siège au... du comité de révision de le cas en question.
Alors, je souhaite savoir s'il y a une
ouverture, étant donné que le comité n'est pas nécessairement mis en place pour
cette communauté très spécifiquement, si on peut aborder un amendement qui est
peut-être plus en lien avec, si c'est un
cas... Au moins, pour le moment, ça n'empêche pas la ministre de mettre en
place ce comité, mais ça peut prendre un an, ça peut prendre un moment,
mais la loi sera adoptée prochainement... de s'assurer que, si le cas pour le
comité est en lien avec la communauté autochtone, qu'on s'assure qu'au moins un
membre autour de la table des cinq, six, 20 personnes est issu de cette
communauté.
Mme Roy
(Verchères) : Ce sera des discussions qu'on doit avoir, je
pense, avec les communautés. Je pense que leur souhait n'était pas celui-là, mais bel et bien d'avoir des ententes
de délégation, ce qu'on permet dans le projet de loi. D'ici là, évidemment, on ne veut pas tomber dans
un vide. Donc, s'il y avait certains cas où il y aurait des empêchements,
alors, à ce moment-là, ils pourraient être amenés au comité d'examen des
empêchements. Et, exactement comme je l'ai mentionné, pour d'autres, ils
pourraient, s'il y a des spécificités qu'on doit savoir versus le fait que ce
soit le comité autochtone... ils pourraient
intervenir en amont pour, justement, faire connaître au comité d'examen...
Alors, je pense qu'il ne faut pas
mettre deux éléments en parallèle. La volonté et ce qu'on nous a demandé lors
des consultations particulières, c'était très, très clair, c'était cette
possibilité de pouvoir eux-mêmes mettre en place leur comité d'examen.
Et, Mme la Présidente, je vous demanderais une
petite suspension, si possible.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Bon, alors, pour des besoins très de base, on va prendre
une petite suspension. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 32)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Mme la ministre, je pense qu'on était rendus à vous.
Mme Roy
(Verchères) : Bien, moi, je n'ai pas d'autre... J'ai répondu à toutes
les questions.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : OK. Est-ce qu'on a d'autres interventions sur...
Mme Roy (Verchères) : S'il y a
d'autres questions, je vais y répondre avec plaisir.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Parfait. Est-ce qu'il y a
d'autres interventions sur le 81.2.27 amendé?
Maccarone : Oui. Dans le fond, c'est pour répondre aux
commentaires de la ministre qu'elle a faits juste avant la suspension, quand on
parlait d'avoir un comité d'examen pour la communauté autochtone, Premières Nations. C'est parce que ce n'est
pas une garantie dans la loi, c'est une possibilité. Alors, ce que je souhaite
évoquer, c'est de s'assurer, entre temps, de... prend en considération que, si
c'est un cas en lien avec cette population, qu'on s'assure qu'on a au moins un représentant autour de la
table. C'est ça, la proposition que je fais. Ça fait que je veux savoir s'il y
a une ouverture pour ceci.
Mme Roy (Verchères) : Bien, comme je
l'ai mentionné juste avant la suspension, il est possible, là, pour les
communautés autochtones de poser les questions préalables, de faire un avis
préalable avant que ça aille au comité. Donc,
je pense que ce n'est pas nécessaire. Et puis, comme les communautés
autochtones nous ont signifié clairement que leur objectif, c'était
clair, c'est d'aller rapidement vers un comité d'examen, donc on va travailler
en étroite collaboration avec les communautés autochtones pour répondre à cette
façon de faire, pour le mettre en place le plus rapidement possible, donc, de
façon diligente. Je pense que c'est la façon qui va être... qui va le mieux
répondre aux besoins qu'ils nous ont exprimés lors des consultations
particulières, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci beaucoup.
Mme Maccarone : C'est juste que je
réitère que c'est toujours seulement une possibilité puis pas une garantie
parce que ce n'est pas enchâssé dans la loi, si la... si c'est ça que la ministre
souhaite évoquer. Mais je serais prête à voter sur un amendement qui parle de
leur donner leur propre comité, que ce soit très spécifique.
Mme Roy (Verchères) : Je pense que
la loi est claire, là. C'est selon leur volonté, puis je pense qu'ils vont peut-être nous exprimer que ça ne sera peut-être
pas juste un comité d'examen, mais peut-être deux, peut-être territorial. Moi,
je préfère, dans un cas comme celui-là, être très respectueuse de la démarche
des nations autochtones et le travailler avec eux selon leur volonté.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Merci.
Mme Maccarone : Sauf que ce n'est
pas spécifique, ce n'est pas dans la loi. Il n'y a aucune référence
spécifiquement à ceci. C'est pour ça que je vote... Puis je pose la question...
comme je peux aussi poser la question : Dans la mesure du possible... dans
la possibilité, comme la ministre évoque, cette communauté va avoir leur propre
comité, c'est quoi, la composition de ce comité? Est-ce qu'il faut que ce soit
la même composition qu'on vient d'en discuter, un avocat, un membre DPJ, etc.?
Mme Roy
(Verchères) : Alors, comme je l'ai mentionné, Mme la Présidente,
en tout respect pour les nations autochtones,
on va travailler avec eux, on va regarder leur volonté aussi en termes de
composition. C'est une délégation que
l'on peut faire envers les nations autochtones, donc, on va le faire avec eux.
Et pour pouvoir véritablement répondre aux besoins de la sécurité des
enfants et du bien-être des enfants autochtones, on a modifié le projet de loi
pour s'assurer de répondre à leur demande de pouvoir effectivement avoir...
obtenir cette délégation, d'avoir ce comité. On va regarder avec eux qu'est-ce
qu'ils souhaitent en tant que nation autochtone, au niveau de la composition,
au niveau de la répartition, alors... et au niveau des différentes réalités des
Premières Nations.
Mme Maccarone : Je réitère quand
même, Mme la Présidente, qu'il n'y a rien qui est spécifiquement écrit dans la
loi en ce qui concerne cette possibilité. Je ne veux pas manquer une
opportunité de s'assurer qu'on répond à leurs besoins. Alors, je vais demander
une courte suspension pour qu'on puisse déposer un amendement.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On va suspendre.
(Suspension de la séance à 11 h 42)
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! La commission reprend ses
travaux. Donc, au moment de suspendre, nous
en étions à la députée de Westmount—Saint-Louis pour le dépôt d'un amendement. Je pense que c'est fait. Nous
vous écoutons.
Maccarone : Oui. Alors,
article
L'article 81.2.24 introduit
par l'article 13 du projet de loi est modifié par l'ajout, après le
premier alinéa, de l'alinéa suivant :
«Le comité doit être
composé d'au moins un membre représentant une communauté autochtone lorsqu'une
déclaration d'empêchement vise une personne autochtone.»
On s'est inspirés,
comme j'avais mentionné, Mme la Présidente, lors du débat pour le projet de loi
n° 14, qui est maintenant une loi... Puis je vais partager quand même l'article
en question de la
Loi sur la police, qui est l'article 199, parce qu'on
s'est inspirés de... le libellé de ce projet de loi. Puis, encore une fois, la
raison que j'aborde celui-ci, c'est parce
qu'on l'a fait ailleurs, dans une autre commission, pour rejoindre les besoins
de la communauté. Puis ça n'empêche pas la ministre d'établir un comité
composé et fait en... main à main avec la communauté autochtone, ce qui était
souhaité. Dans le fond, ça exige, peu importe le comité qui est établi, qu'on
va avoir au moins un représentant de la communauté, un... communauté autochtone
qui siège.
Puis, étant donné
qu'on n'est pas limités à le nombre de personnes... Ce qu'on a vu aussi dans la
Loi sur la police, c'est qu'on peut avoir
des gens qui siègent à temps partiel. Ça fait qu'ils sont appelés... Quand on
parle de tribunal de déontologie, par
exemple, pour l'article en question que je vais lire, c'est là où ils sont
appelés à siéger, uniquement quand c'est en lien avec un policier
autochtone, par exemple.
Alors, l'article de
la
Loi sur la police, qui est le 199, se lit : «Le gouvernement nomme les
membres du tribunal à temps plein ou à temps partiel, dont au moins un est membre
d'une communauté autochtone afin d'agir lorsqu'une enquête vise un policier
autochtone, pour un mandat d'au plus de cinq ans», etc.
Mais
ça, c'est la
partie de l'article en question qu'on trouve intéressant puis
qu'on trouve c'est une bonification. Ça ne limite aucunement les travaux de la
ministre. Ça ne limite aucunement les travaux qu'elle va faire avec la
communauté visée puis cette population parce que... Évidemment, on est
d'accord, puis ce qu'on souhaite, c'est qu'ils ont leur propre comité, mais ça s'assure aussi que, la composition des
membres de peu importe le comité qui est établi, on va avoir au moins un
représentant.
Puis, comme j'ai dit,
je répète, c'est... si on n'est pas limités dans le nombre de personnes qui
siègent, bien, il n'y a rien qui nous empêche de s'assurer qu'on nomme au moins
une personne qui a un intérêt marqué, qui a une expertise ou une expérience dans la matière ou en matière de
vérification d'absence d'empêchement de cette population pour amener
leur propre vision, leur propre expertise. Puis je pense que c'est en lien avec
ce que... ils ont partagé leur esprit.
Encore une fois, ça donne cette flexibilité. Aucun empêchement, puis je trouve
que c'est une bonification de s'assurer qu'au moins c'est fait.
Puis encore une fois,
je réitère, on l'a fait avec le ministre de la Sécurité publique. C'était
accepté. C'était une belle façon de
rejoindre la population, puis c'est fait ailleurs, c'est dans les lois que nous
avons déjà tout récemment adoptées, juste l'année passée.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : Merci. Mme la ministre.
Mme Roy
(Verchères) : Oui. Alors, on demanderait une petite suspension.
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : ...suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
12 h 01)
La Présidente (Mme
Lecours, Les Plaines) : À l'ordre, s'il vous plaît! Donc, au moment de
la pause, avant de prendre la petite pause,
nous en étions à la rédaction d'un nouvel amendement. Donc, ça prend le
consentement pour retirer l'amendement précédent. Est-ce qu'il y a
consentement?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Consentement.
Donc, pour le nouvel amendement, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.
Mme Maccarone :
Oui. Alors, l'article
L'article 81.2.27 introduit par l'article 13 du projet de loi est modifié
par l'ajout, après le premier alinéa, de l'alinéa suivant :
«Le comité doit être
composé d'au moins un membre d'une communauté autochtone lorsqu'une déclaration
d'empêchement potentiel vise une personne autochtone.»
Alors, c'est la
reformulation suite aux échanges que nous avons eus hors micro. Et je remercie
la ministre de son ouverture, ainsi que Me Boily pour les précisions. On s'est
inspirés, comme j'avais dit... la
Loi sur la police puis l'article 199, mais on
comprend que c'est très sensible puis on veut aussi respecter les libellés qui
sont écrits ailleurs.
Alors, on est très
contents avec les modifications puis, encore une fois, on remercie le
gouvernement pour l'ouverture.
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : Merci beaucoup. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'amendement?
Mme Roy (Verchères) : Non. Ça nous
Mme Maccarone : Un vote par appel
nominal, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Allez-y, Mme la secrétaire.
La Secrétaire : Pour, contre,
abstention. Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis)?
La Secrétaire : Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce)?
La Secrétaire : Mme Roy
(Verchères)?
Mme Roy (Verchères) : Pour.
La Secrétaire : Mme Gendron
(Châteauguay)?
La Secrétaire : Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac)?
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) : Pour.
La Secrétaire : Mme Schmaltz
(Vimont)?
La Secrétaire : Mme Tardif
(Laviolette—Saint-Maurice)?
Tardif : Est-ce que je peux demander une suspension, s'il
vous plaît, juste par rapport à ça? Non? Bien...
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : On est dans le vote, actuellement.
Mme Tardif : C'est parce qu'un
autochtone qui demeure en ville ne demeure pas dans une communauté autochtone.
Et un autochtone qui demeure en ville... Il y a des garderies, dans mon
comté...
Présidente (Mme Lecours, Les Plaines) : ...c'est juste que,
Mme la députée, on est dans le vote, actuellement. C'est pour,
contre ou abstention.
La Secrétaire : Mme Blais
(Abitibi-Ouest)?
Mme Blais (Abitibi-Ouest) : Pour.
La Secrétaire : Mme Lecours
(Les Plaines)?
La Présidente (Mme Lecours, Les
Plaines) : Abstention. Alors, l'amendement est adopté.
Nous revenons
donc au texte principal du 21... du 81.2.27 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a
encore des interventions?
Mme Maccarone : Oui, mais je ne sais
pas si la collègue souhaite... parce que ce serait peut-être m