Public Finance — 22 January 2020 (42nd Legislature, 1st Session)
CFP 2020-01-22
Quebec — Committees
(Neuf heures quarante-deux minutes)
Le Président (M. Simard) : Très
bien. À l'ordre, s'il vous plaît! Bonjour à toutes et à tous.
La commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 37, Loi
visant principalement à instituer le Centre d'acquisitions
gouvernementales et Infrastructures technologiques Québec.
Mme la secrétaire, bonjour.
La Secrétaire : Bonjour.
Le Président (M. Simard) : Est-ce
qu'il y a des remplacements, ce matin?
Secrétaire : Oui, M. le Président. Alors, Mme...
M. Asselin, pardon, (Vanier-Les Rivières) est remplacé par Mme Samson (Iberville); M. Chassin
(Saint-Jérôme) est remplacé par M. Jacques (Mégantic); M. Émond
(Richelieu) est remplacé par M. Provençal (Beauce-Nord);
Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré)
est remplacée par Mme Dansereau
(Verchères); M. Reid (Beauharnois) est remplacé par M. Bélanger
(Orford); et M. Derraji (Nelligan) est remplacé par
Mme Nichols (Vaudreuil).
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Bienvenue. Au moment d'ajourner nos travaux hier soir, à 18 heures,
nous en étions rendus à l'étude de l'article 50, tel qu'amendé, il avait
été voté. Maintenant, pour la suite des choses, j'aimerais vous entendre sur la
manière de procéder. M. le député de La Pinière.
Barrette : Oui. Merci, M. le Président. J'aimerais, s'il y avait
consentement de la part du président du Conseil du trésor, revenir à 46.
Président (M. Simard) : Très bien. Y a-t-il consentement? Il y a
consentement. Alors, nous revenons à l'étude de l'article 46.
Barrette : Merci, M. le Président. Alors, je vous propose, s'il y a
consentement, de retirer l'amendement que nous avions déposé hier.
Président (M. Simard) : Très bien. Y aurait-il consentement pour le
retrait de l'amendement? Consentement. Donc, nous revenons à l'étude de
l'article 46 tel que proposé. M. le ministre, à vous la parole.
M. Dubé : Alors, étant donné que
nous avons commencé des discussions hier sur 46 et 48, je demande que l'on
continue de suspendre 46 et 48, et nous y reviendrons plus tard s'il y a
consentement.
M. Barrette : M. le Président, je
consens, mais après avoir posé une question très technique à propos de 48.
Barrette : M. le Président, pour ce qui est des employés de Collecto,
est-ce que je peux comprendre... En fait, l'information n'est pas catégorique dans le texte de l'article :
Est-ce que, chez Collecto, les employés qui seraient touchés par un
transfert auront le choix de ne pas accepter le transfert?
Dubé : Ce qu'on m'a expliqué hier, après votre question, ils ont en
fait 90 jours, si on résume, là, pour accepter ou non le transfert.
M. Barrette : Donc, ils peuvent le
refuser?
M. Dubé : Ils peuvent le refuser.
M. Barrette : Très bien. M. le
Président, je n'ai pas d'autre intervention à faire. Alors, à la question posée
par le président du Conseil du trésor : Est-ce qu'on accepte de suspendre
les articles déjà suspendus et de reconduire la suspension?, oui.
Le Président (M. Simard) :
Très bien. Donc, il y a consentement pour la suspension... reconduction de suspension
de l'article 46. Conséquemment, si mes calculs sont bons, nous revenons à
l'article 51. M. le ministre.
M. Barrette :
...les talents mathématiques que vous avez en passant de 50 à 51.
Le Président (M.
Simard) : Je ne suis rien qu'un sociologue, vous savez.
M. Dubé :
Je ne dirais pas ça. Vous êtes un bon sociologue, vous êtes un bon sociologue.
Le Président (M.
Simard) : M. le ministre, à vous la parole.
Dubé : Ça fait plaisir. Alors, bonjour, tout le monde. Merci à tout le
monde d'être là encore une fois. Alors, l'article 51, alors : Le centre fournit, sans interruption,
les biens et services qui (et là j'ouvre la parenthèse, indiquer ici la date qui précède celle de l'entrée en vigueur
de l'article 1 de la Loi visant principalement à instituer le Centre
d'acquisitions gouvernementales et
Infrastructures technologiques Québec) étaient
fournis par le Centre de services partagés du Québec, Collecto Services regroupés en éducation, le
Groupe d'approvisionnement en commun de l'Est du Québec, le Groupe d'approvisionnement en commun de l'Ouest du Québec
ou, le cas échéant, SigmaSanté, mais uniquement lorsque ces biens et ces services à obtenir sont liés aux fonctions
qui sont confiées au centre par la présente loi, et ce, jusqu'au (indiquer
ici la date qui suit de 12 mois celle
de la sanction de la présente loi) ou, si elle est antérieure, jusqu'à la date de
l'entrée en vigueur d'un arrêté pris conformément à l'article 8 qui
en dispose autrement.
Alors, quelques commentaires pertinents sur cet article-là.
L'article 51 proposé est une mesure transitoire permettant
d'assurer une non-interruption des services
au bénéfice de la clientèle
jusqu'alors desservie par le Centre des services partagés du Québec, Collecto
Services regroupés en éducation, le Groupe d'approvisionnement en commun de
l'Est du Québec, le Groupe
d'approvisionnement en commun de l'Ouest du Québec et SigmaSanté. Ces services,
liés aux fonctions confiées au centre, devront être fournis à cette
clientèle par le nouvel organisme, et ce, pendant une période maximum de 12 mois qui suit la date de sanction de la
loi. Cette mesure favorise également l'établissement du centre, qui, dans le
nouveau régime proposé, sera chargé de fournir tous les biens et les
services qui seront visés par un arrêté ministériel pris conformément à
l'article 8 de la loi proposée.
Le Président
(M. Simard) : Merci, M. le ministre. M. le député de
La Pinière.
M. Barrette :
Aucun commentaire.
Le Président
(M. Simard) : Aucun commentaire. Y aurait-il d'autres
commentaires sur l'article 51? Pas de commentaire.
Sans quoi, nous sommes prêts à passer à la mise aux voix.
L'article 51
est-il adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Nous en sommes rendus à l'article 52.
M. le ministre.
M. Dubé :
Merci, M. le Président.
L'article 52 : Les tarifs et les autres
formes de rémunération, applicables aux
organismes publics pour des biens ou des services fournis par le Centre de
services partagés du Québec et en vigueur le (encore une fois, ouvrez la parenthèse, indiquer ici la date qui précède
celle de l'entrée en vigueur de l'article 1 de la Loi visant principalement à instituer le Centre
d'acquisitions gouvernementales et Infrastructures technologiques Québec),
continuent de s'appliquer au centre, jusqu'à la date de l'entrée en vigueur du
premier règlement pris par le centre conformément à l'article 29.
Il en est de même des tarifs et des autres formes
de rémunération du Groupe d'approvisionnement en commun de l'Est du Québec, du Groupe d'approvisionnement
en commun de l'Ouest du Québec et de SigmaSanté en vigueur à cette même
date pour les organismes publics concernés, avec les adaptations nécessaires.
Alors, quelques commentaires sur...
L'article 52 proposé prévoit une mesure transitoire
permettant d'assurer, pour toutes les
clientèles respectivement desservies par les entités auxquelles est
substitué ou succède le centre, le maintien des formes de rémunération,
et ce, jusqu'à leur remplacement.
Président (M. Simard) : Merci. Y aurait-il des commentaires? Pas
de commentaire. Est-ce que l'article 52 est adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté.
Le Président (M. Simard) :
Passons maintenant à l'article 53.
M. Dubé : Merci, M.
le Président.
L'article 53 : Les personnes ou organismes autres que
des organismes publics qui, le (encore une fois, ouvrez la parenthèse,
indiquer ici la date qui précède celle de l'entrée en vigueur de l'article 1 de la Loi visant principalement à instituer le Centre d'acquisitions
gouvernementales et Infrastructures technologiques Québec), étaient desservies par, selon le cas, le
Groupe d'approvisionnement en commun de l'Est du Québec, le Groupe
d'approvisionnement en commun de l'Ouest du Québec ou SigmaSanté pour
l'acquisition des biens et de services continuent
de l'être de la même manière par le centre jusqu'au (indiquer ici la date qui
suit de 12 mois celle de la sanction de la présente loi), sans
obligation pour ces personnes ou ces organismes de recourir au centre.
Le commentaire est le suivant :
L'article 53
proposé est une mesure transitoire permettant d'assurer une non-interruption des services jusqu'alors fournis ou rendus par des groupes
d'approvisionnement en commun du réseau de la santé à des entités autres
que des organismes publics, et ce, pendant une période maximum de 12 mois
qui suit la date de sanction de la loi et sans obligation de recourir au
centre.
Le Président
(M. Simard) : Y aurait-il des commentaires sur l'article 53?
Est-ce que l'article 53 est adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Nous passons à l'article 54.
M. Dubé : Merci.
Article 54 : Les appels d'offres publiés le (encore une fois, ouvrez la parenthèse, indiquer ici la date qui précède celle de
l'entrée en vigueur de l'article 1 de la Loi visant principalement à
instituer le Centre d'acquisitions
gouvernementales et Infrastructures technologiques Québec) dans
le système électronique d'appel d'offres approuvé par le gouvernement
pour l'application de la
Loi sur les contrats des organismes publics
(chapitre C-65.1), sous la
responsabilité du Centre des services partagés du Québec, de Collecto
Services regroupés en éducation, du Groupe d'approvisionnement en commun de l'Est du Québec,
du Groupe d'approvisionnement en commun de l'Ouest du Québec et
de SigmaSanté, liés aux fonctions confiées au centre par la présente loi
et pouvant impliquer des personnes ou des organismes visés à l'article 53,
se poursuivent sous la responsabilité du centre, sans interruption.
Ce que ça veut dire, c'est que l'article 54
proposé prévoit une mesure transitoire visant à assurer sans interruption
les appels d'offres publiés par le Centre de services partagés du Québec,
Collecto, Services regroupés en éducation, le
Groupe d'approvisionnement en commun de l'Est du Québec, le Groupe
d'approvisionnement en commun de l'Ouest du Québec et SigmaSanté lorsque ces appels d'offres sont liés à
des fonctions confiées par le centre par le projet de loi.
Le Président (M.
Simard) : Merci, M. le ministre. Y aurait-il des commentaires sur cet article?
Pas de commentaire. Est-ce que l'article 54 est adopté?
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Passons maintenant à l'article 55.
Dubé : Très bien.
M. le Président, sur l'article 55, je veux juste vous mentionner, au
secrétariat, mes collègues, on aura un léger amendement que nous sommes
à circuler, alors je vais... Est-ce que vous aimez mieux que je prenne le
temps... que les gens regardent l'amendement tout de suite?
Président (M. Simard) :
Bien, idéalement, nous allons
suspendre, M. le ministre, temporairement, le temps de faire les
photocopies, et puis ça vous permettra de lire l'article et ensuite
l'amendement.
Alors, nous allons
suspendre.
(Suspension de la séance à
9 h 52)
Le Président
(M. Simard) : M. le ministre, à vous la parole.
M. Dubé :
Très bien. Merci, M. le Président. Je vais lire l'article 55, mais tout de
suite après je vais déposer un amendement que je lirai par la suite, d'accord,
concernant SigmaSanté?
Alors, l'article 55 :
Malgré toute disposition
inconciliable, une modification apportée à l'acte constitutif du Groupe d'approvisionnement en commun de l'Est du Québec,
du Groupe d'approvisionnement en commun de l'Ouest du Québec ou de SigmaSanté après le (ouvrez la parenthèse, indiquer ici la date qui précède celle de la
présentation du présent projet de loi) est sans effet.
Alors, je vais quand même lire le commentaire puis après ça j'irai au texte modifié. Alors, l'article 55 proposé
prévoit une mesure transitoire ayant pour
effet de fixer dans le temps l'organisation et la structure juridique des groupes
d'approvisionnement en commun du réseau de
la santé, et ce, à la date qui précède celle de la présentation du projet de
loi. Cette mesure est donc nécessaire en raison de la dissolution de ces
groupes... qui prévoit l'article 45 du projet de loi.
Bon, maintenant, M. le
Président, étant donné les changements que l'on a faits sur la continuité de SigmaSanté
pour les raisons d'assurances, là, on se souvient tous de la discussion d'hier,
nous proposons l'amendement qui suit. Je
vais le lire, l'article 55, l'article 55 de la
Loi sur
le Centre d'acquisitions gouvernementales
édicté par l'article 1 du projet de loi : Ajouter, à la fin de
l'article 55 proposé par l'article 1 du projet de loi, l'alinéa
suivant :
«Malgré le premier alinéa, une modification doit
être apportée à l'acte constitutif de SigmaSanté après cette date afin
de donner plein effet à l'application de la présente loi.»
Alors, je vais relire si vous le permettez l'article 55
tel que modifié par l'amendement : «Malgré toute disposition inconciliable, une modification apportée à l'acte
constitutif du Groupe d'approvisionnement en commun de l'Est du Québec, [du
Groupe de l'Est du Québec,] du Groupe
d'approvisionnement en commun de l'Ouest du Québec ou de SigmaSanté
après le (ouvrir la parenthèse, indiquer ici la date qui précède celle de la
présentation du présent projet de loi) est sans effet.
«Malgré le premier alinéa, une modification doit
être apportée à l'acte constitutif de SigmaSanté après cette date afin
de donner plein effet à l'application de la présente loi.»
Président (M. Simard) :
Merci, M. le ministre. Y aurait-il des commentaires? M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
Oui. Alors, je comprends le sens de l'amendement et l'importance de l'avoir à
cette étape-ci de l'étude détaillée du projet de loi. Mais, compte
tenu des discussions préalables,
j'hésite entre proposer un sous-amendement
ou me satisfaire d'une affirmation
affirmative volontairement pléonasmique, de la part du président du Conseil du trésor, selon laquelle il ne sera pas possible dans l'acte
constitutif de faire en sorte que le mandat, de quelque façon que ce soit, puisse permettre des achats de
biens et de services et que ça sera limité à l'assurance.
M. Dubé :
Je ne suis pas capable de répéter le nom que vous avez indiqué...
M. Barrette :
...pléonasmique.
M. Barrette :
Ça ne doit pas être un mot, mais c'est l'adjectif de «pléonasme».
M. Dubé :
Bon, j'aimerais cependant m'y engager à ce qu'il n'y aura aucune référence ou
la possibilité, pour SigmaSanté, de faire des acquisitions de services...
d'achats regroupés.
M. Barrette :
...à l'exception de ce merveilleux monde de l'assurance.
M. Barrette : Très
bien. M. le Président, je suis en train de réfléchir, là, pendant un instant. Est-ce assez fort? Je pense
que oui. Alors, ça va, M. le président du Conseil du trésor?
M. Dubé :
Et je l'apprécie très bien.
Le Président (M.
Simard) : Alors, il y a eu des perronismes bien connus...
M. Barrette :
Non, non, non, c'est correct, ce n'est pas un perronisme, c'est un vrai mot.
M. Dubé :
Est-ce qu'il va y avoir des barrettismes?
M. Barrette :
Ce n'est pas un barrettisme, c'est un vrai mot, là, qui existe, là.
Le Président (M.
Simard) : ...culture.
M. Dubé :
...de nous faire avancer dans notre culture, c'est exactement ce que j'allais
mentionner.
M. Barrette :
Bien, c'est dans Le Larousse .
Le Président (M.
Simard) : Bien, alors, l'article 55 est-il adopté?
M. Barrette :
Non, non, l'amendement, l'amendement, l'amendement.
Dubé : Il faut passer à l'amendement.
Le Président (M.
Simard) : Ah non! Pardon, pardon, excusez-moi, excusez-moi. Bien sûr,
l'amendement. Vous voyez... Donc, oui, est-ce que l'amendement à
l'article 55 est adopté?
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Et est-ce que... Donc, nous pouvons revenir à
l'article 55 tel qu'adopté. Pouvons-nous passer à la mise aux voix? Y
aurait-il d'autres commentaires? Est-ce que l'article 55 tel qu'adopté...
tel qu'amendé est adopté?
Président (M. Simard) : On
va y arriver. Merci de votre patience.
Article 55, M. le ministre... 56. Voyons!
Dubé : Avec plaisir. Alors,
M. le Président, l'article 56 : À moins que le contexte ne s'y oppose
ou que la présente loi n'y pourvoie autrement, dans toute loi ou tout
autre document :
1° une référence au Centre de services partagés du
Québec ou au directeur général des achats visé par la
Loi sur le Service
des achats du gouvernement (chapitre S-4) est une référence au Centre
d'acquisitions gouvernementales, en regard des fonctions confiées à ce dernier
par la présente loi;
2° un renvoi à la
Loi sur le Centre de services
partagés du Québec (chapitre C-8.1.1) ou à l'une de ses dispositions
est un renvoi à la loi ou à la disposition
correspondante de celle-ci, en regard des fonctions confiées au Centre d'acquisitions
gouvernementales par la présente loi.
Donc, l'article 56 proposé est une mesure de
concordance en raison de la substitution du Centre de services partagés par le centre. Et, encore une fois, on m'indique
que c'est un
article à caractère usuel, étant donné les changements qui
sont proposés.
Le Président (M.
Simard) : Merci. M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
Pas de commentaire.
Président (M. Simard) : Pas
de commentaire. Y aurait-il d'autres collègues qui souhaitent émettre un
commentaire sur l'article 56? Sans quoi, nous allons procéder à la
mise aux voix.
L'article 56 est-il adopté?
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Passons maintenant à l'article 57. M. le
ministre.
Dubé : Alors, M. le
Président, avant de lire 57, je vais laisser mes collègues en prendre
connaissance parce que... Je vais, à
la fin, vous dire qu'on va probablement le suspendre parce que... Rappelez-vous
de la façon dont on croyait, lorsqu'on
a commencé le projet de loi n° 57, qu'il serait possible qu'on puisse
commencer l'année financière en janvier 2020. Nous avions quand même...
nous avons très bien progressé, mais même si nous progressons très bien...
Alors, vous comprendrez très bien qu'il se
peut qu'on n'ait pas besoin de cet article-là si, par exemple, l'année
financière commençait à compter du
1er avril 2020. Et à ce moment-là on n'aura pas besoin de spécifier qu'on
peut avoir une année plus longue que 12 mois.
Alors, moi, ma suggestion : au lieu de
commencer à la corriger, comme nous avons suspendu quelques articles... Je vous
entends penser, M. le député de La Pinière, je trouve ça intéressant. Mais
je terminerais en disant que ma suggestion ici est de suspendre l'article et d'y revenir lorsque nous aurons
complété l'ensemble du projet de loi. Ça sera un de nos objectifs,
peut-être, de terminer avec l'article 57.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Y a-t-il consentement? M. le député.
M. Barrette :
M. le Président, on peut même l'amender tout de suite en disant que l'année
financière, elle commencera après l'édiction du projet de loi et se terminera,
la première, au 31 mars 2021. Parce que je ne pense pas qu'on va se rendre
en débat jusqu'au 31 mars 2021.
Le Président (M.
Simard) : M. le député de René-Lévesque.
M. Barrette :
On pourrait l'amender...
M. Ouellet : Bien, évidemment, il reste une
partie fondamentale du travail,
c'est-à-dire l'adoption au salon bleu, et
je ne peux pas présumer de la position de mes collègues et du temps qui sera
programmé ou mis de l'avant par le leader du gouvernement. Donc, effectivement, la proposition du député de
La Pinière est judicieuse, on pourrait déjà y mettre cet espace-temps qui fait que, peu importe ce qui
se passera, tout dépendamment le temps de la sanction, bien, il pourrait
effectivement y avoir un délai déjà entendu sur l'année financière.
Dubé : Oui, alors, on me dit
qu'il est mieux de suspendre que de mettre un «si». Alors, on va continuer à
travailler avec la...
M. Barrette : Mon amendement, c'est
une affirmation, M. le Président.
M. Dubé : Non, non, mais moi, je...
Barrette : Le premier
exercice financier commence au lendemain de la sanction du projet de loi et se termine le 31 mars 2021.
M. Dubé : Mais, c'est parce que
j'aimerais ça que ça soit en 2020. J'aimerais que ça soit en...
Barrette : Mais, si le président du Conseil du trésor estime qu'il est possible que ça aille au-delà du
31 mars 2021, bien, j'accepte de suspendre.
M. Dubé : O.K. voilà. Bon, alors...
Président (M. Simard) : Y
a-t-il consentement pour suspendre l'article 57? Oh! Excusez-moi. Oui, M. le député de Rosemont.
Marissal : Bien, c'est une
question purement technique, là. Mais peu importe, là, je comprends que cet article-là
est tributaire de la date d'adoption du projet de loi. Considérant ce que mes deux collègues on dit, là, il y a quand même quelques
impondérables là-dedans, et en attendant, donc, la responsabilité de la tenue
de livres, là, disons ça comme ça, incombe aux institutions actuelles, qui
sont réputées existantes tant qu'on n'a pas adopté ce projet de loi là.
Dubé : Bien oui, tout à fait. Parce que le centre — c'est une bonne question — le Centre des services partagés
fonctionne jusqu'à l'adoption du nouveau centre. Alors, dans ce cadre-là, si le
centre des services... Si, par exemple, on votait puis tout était approuvé par
la sanction de l'Assemblée nationale, je vais dire, le 1er juin, bien, le
Centre des services partagés travaille
jusqu'au 31 mai, puis il y aura le... il y a un début d'année. Puis,
prenons cet exemple-là, on n'a même
plus besoin de 57 parce qu'on n'a pas besoin de dire qu'on fait... Il serait
tout à fait normal que le nouveau Centre
d'acquisitions commence son exercice le 1er juin puis, comme tous les
organismes du gouvernement, finisse... Ça fait qu'on n'aurait même plus
besoin de 57.
Dubé : 1er avril. Est-ce que j'ai dit «1er juin»? Je
m'excuse. Excusez-moi, je n'ai pas envie de changer ça, là. Ça fait que
ça va? C'est pour ça qu'on dit qu'aujourd'hui on est mieux de le suspendre.
Puis à ce moment-là, dépendamment quand est-ce qu'on aura l'approbation, bien,
peut-être qu'on décidera qu'on est mieux d'enlever 57, qu'on n'en a pas besoin.
C'est bon?
Le Président (M. Simard) : Très
bien. M. le député de La Pinière.
M. Barrette : Moi, je discutais de
ça tout simplement pour faire une bonne utilisation de notre temps
parlementaire restant.
M. Dubé : Je vous comprends très
bien. Mais je pense que si on s'entend qu'il est préférable de suspendre...
Président (M. Simard) : Très bien. Alors, il y a consentement afin de
suspendre l'article 57? Consentement. Nous passons donc à
l'article 58.
M. Dubé : Très bien. Merci, M. le
Président. Alors, l'article 58 se lit comme suit : Le secrétaire du
Conseil du trésor peut, jusqu'à la date
précédant celle de l'entrée en fonction du premier président-directeur général
du centre, conclure au nom du centre
tout contrat qu'il estime nécessaire pour assurer l'établissement de cet
organisme et favoriser le bon
fonctionnement de ses activités et de ses opérations. À ces fins, il peut
prendre tout engagement financier nécessaire pour le montant et la durée
qu'il estime appropriés.
commentaire.
L'article 58 proposé confère au secrétaire du Conseil du
trésor un pouvoir contractuel pour le compte du centre et celui de
l'engager financièrement, et ce, pendant une période temporaire afin d'assurer
la mise en oeuvre du projet de loi.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Y aurait-il des commentaires?
M. Barrette :
Oui. Je questionne l'utilité de cet article-là. À partir du moment où, tant que
la loi n'est pas sanctionnée, les entités actuelles continuent d'exister et
font cette job-là, et le secrétaire du Conseil du trésor n'a pas fait ça à
date, là, pourquoi on met ça là? Ça, c'est comme un nouveau pouvoir temporaire,
là, mais c'est étonnant. Les entités qui font ça
actuellement le font, là, puis ils vont continuer à le faire jusqu'à ce que la
loi soit sanctionnée. Pourquoi, dans une période ne serait-ce que d'une
journée, il y aurait ça?
Dubé : Écoutez, moi, je vais vous demander de me corriger si j'ai...
Parce que, quand on en avait discuté, c'était dans le cas où... En tout
cas, je peux me tromper mais vous me corrigerez, supposons qu'on commence le
1er juin...
M. Barrette :
Donc, mettons... — peu
importe, je parle de la date d'adoption — commençons le 1er avril,
tiens, c'est encore plus encourageant. On
commence le 1er avril. Le président-directeur général n'est pas
nécessairement nommé, à ce moment-là. S'il y a un décalage entre la date
de départ du centre et l'engagement final du directeur, c'est le secrétaire du Conseil du trésor, que nous connaissons tous,
M. Ducharme, que je salue ce matin parce qu'il est un de nos
120 000 auditeurs, M. Ducharme aurait la responsabilité de
mettre en fonction le centre de services jusqu'à l'engagement du président.
M. Barrette :
C'est n'est pas ça que ça dit, ça. Ça dit qu'à partir de maintenant, alors que
les entités existent et sont fonctionnelles, le secrétaire du Conseil du trésor
peut, dès aujourd'hui...
M. Dubé :
Écoutez, à partir de l'entrée en vigueur de la loi...
Une voix :
Jusqu'à l'engagement.
M. Dubé :
Je vous laisse le relire...
M. Barrette :
Non, non, non, c'est : «Le secrétaire du Conseil du trésor peut, jusqu'à
la date précédant celle de l'entrée en
fonction du premier P.D.G.», là, ce n'est pas... il n'y a pas de référence à la
sanction à la loi. Ça veut dire qu'à partir de maintenant le secrétaire
pourrait se substituer aux entités actuelles. Pourquoi?
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Alors, y aurait-il consentement afin que
Me Arav... — Me
Arav! — Me Bacon
puisse s'adresser à nous? Vous voyez? Parce que Me Arav nous manque, hein,
d'une certaine façon.
M. Dubé :
...très bien remplacée, elle est très bien remplacée.
Le Président
(M. Simard) : Oui, elle est très bien remplacée, mais néanmoins
on la salue, on la salue.
M. Dubé :
On la salue, bon. Je suis certain qu'elle nous écoute ce matin.
Le Président
(M. Simard) : Alors, Me Bacon... Il y a consentement? Me Bacon.
M. Barrette :
Ah! bien sûr qu'il y a consentement, quelle question!
Mme Bacon
(Nathalie) : Je dois me présenter?
Le Président
(M. Simard) : S'il vous plaît, madame.
Mme Bacon
(Nathalie) : Nathalie Bacon, légiste au Secrétariat du Conseil du
trésor. Lorsque la loi parle ici, à l'article 58... Il dit : «Le
secrétaire du Conseil du trésor peut», le «peut»... Cet article-là, son entrée
en vigueur, c'est à l'entrée en vigueur de la loi, donc ce n'est pas dès maintenant, la signature des
contrats par le secrétaire. Le secrétaire va pouvoir signer des
contrats, alors c'est implicite. Dans tous les articles où on a des «peut», ou
«dresse», ou «établit», ou tous les verbes...
M. Barrette :
...en vigueur après la sanction de la loi?
Mme Bacon
(Nathalie) : C'est ça.
M. Barrette :
Vous avez raison. C'est moi qui ai mal compris. Merci de l'explication.
M. Dubé :
Je ne dirais pas ça, mais c'est une précision qui est importante.
M. Barrette :
Non, on peut dire : Je l'ai mal compris. C'est vrai.
M. Dubé : Moi, je ne dirais pas ça. C'est bon. Est-ce que
ça va pour... Excusez-moi, M. le
Président, je pense qu'il y a une question du...
Le Président
(M. Simard) : M. le député de Rosemont.
M. Marissal :
Vous ne me voyiez pas, j'étais caché en arrière de mon crayon. Eh! j'ai une
question sémantique. Je ne veux pas
avoir l'air téteux, là, mais : «L'article 58 proposé confère au
secrétaire du Conseil du trésor un pouvoir contractuel pour le compte du
centre et celui de l'engager financièrement, et ce, pendant une période
temporaire afin d'assurer la mise en oeuvre du projet de loi.» C'est une loi,
qu'on met en oeuvre, ce n'est pas un projet de loi.
Le Président
(M. Simard) : Alors, Me Arav... Voyons! Décidément, ce n'est pas
ma matinée. Me Bacon, je vous en prie.
Mme Bacon
(Nathalie) : M. le
Président, oui, lorsque le projet de loi va être adopté, ça va être la loi.
Mais, dans le cahier de ministre, le cahier de députés que vous avez,
lorsqu'on parle, on fait un commentaire, on parle toujours du projet de loi,
parce qu'on ne peut présumer de l'intention des parlementaires et que le projet
de loi va être adopté et va être une loi. Donc, c'est la mise en oeuvre du
projet de loi, mais, lorsqu'adopté, de la loi.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de Rosemont.
M. Marissal :
Je ne veux pas faire Pépère la virgule, là, mais moi,
j'écrirais : «La mise en oeuvre de la loi, suivant son éventuelle
adoption.»
M. Marissal : Parce qu'on ne
peut pas mettre en... on ne peut pas instaurer un projet de loi.
M. Dubé : ...pas dans
l'article, on est dans le commentaire, hein? Vous êtes...
M. Marissal : Oui. Néanmoins...
Dubé : Bien, si vous voulez le mettre dans le commentaire, moi,
honnêtement, je n'ai... Avez-vous un problème avec ça, vous?
Mme Bacon (Nathalie) : Je
prends bien note du commentaire...
M. Marissal : Sémantique.
Mme Bacon (Nathalie) : ...du
député de Rosemont, et, pour un éventuel cahier de députés, on pourra
dire : «De la mise en oeuvre de l'éventuelle loi, si adoptée par les
parlementaires.»
M. Dubé : Voyez-vous comment...
Merci de votre flexibilité. Merci beaucoup.
Président (M. Simard) : Y aurait-il d'autres commentaires sur
l'article 58? Sans quoi nous allons procéder à la mise aux voix?
L'article 58, est-il adopté?
Le Président (M. Simard) :
Adopté. Très bien. Nous passons maintenant à l'article 59, M. le ministre.
M. Dubé :
Oui. En fait, c'est le
chapitre VIII, les dispositions finales.
L'article 59 se lit comme suit : Le président du Conseil du trésor doit, au plus tard (indiquer
ici la date qui suit de cinq ans celle de l'entrée en vigueur de l'article 1
de la Loi visant principalement à instituer
le Centre d'acquisitions gouvernementales et Infrastructures technologiques
Québec) et par la suite, tous les cinq ans, faire un rapport au gouvernement
sur l'application de la présente loi.
Ce rapport contient notamment des
recommandations concernant les activités du centre et une évaluation de
l'efficacité et de la performance de ce dernier, incluant des mesures
d'étalonnage.
Ce rapport
est déposé dans les 30 jours suivants à l'Assemblée nationale ou, si elle
ne siège pas, dans les 15 jours de la reprise de ses travaux.
Alors, un
commentaire rapide.
L'article 59 proposé prévoit l'obligation, pour le
président du Conseil du trésor, d'évaluer
l'efficacité et la performance du centre et de dresser un rapport qu'il remet
au gouvernement et à l'Assemblée nationale.
Cet exercice doit avoir lieu maximum cinq ans après l'entrée en vigueur de
la loi et, par la suite, chaque cinq ans.
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Y aurait-il d'autres commentaires ou, enfin, interventions à formuler sur
l'article 59? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Juste une précision. M. le Président du Conseil du trésor, pourquoi
cinq ans? Est-ce que c'est habituellement
la chose qu'on fait, au gouvernement? Est-ce que ça aurait pu être trois?
Est-ce que ça aurait pu être sept? Qu'est-ce qui fait que vous vous êtes arrêtés à
cinq ans pour la première évaluation et cinq ans subséquents pour l'évaluation
en continu?
Dubé : C'est généralement cinq ans, de ce... Je reviens toujours
à la question : Qu'est-ce qui est usuel? C'est cinq ans. Je
dois vous dire que j'ai déjà vu trois ans aussi, mais dans des... Pardon?
Dubé : C'est court. Mais
juste pour répondre, là, le fait que c'est un organisme qui fait des services
qui sont déjà connus, je pense que
c'était la discussion qu'on avait eue, c'est que cinq ans était plus
normal. Quand c'est une nouvelle loi, je pense par exemple à l'AMP ou
des... là, à ce moment-là, on va peut-être dans des délais plus courts. Mais
ici c'est un service qui est déjà connu,
alors il est de caractère usuel de le faire aux cinq ans. Mais il y a
quand même le rapport annuel de
gestion qui, lui, va être fourni à tous les ans, donc, je pense que ça... Je ne
sais pas si ça répond à votre question, là?
M. Ouellet :
Oui, merci.
Le Président (M.
Simard) : Y a-t-il d'autres interventions sur l'article 59? M. le
député de Rosemont.
Marissal : Bien, j'avais la
même interrogation que mon collègue de René-Lévesque. Parce
que cinq ans, pour une nouvelle instance comme celle-là, un nouvel
organisme comme celui-là, c'est peut-être un peu long, étant donné que, s'il y a des ajustements fondamentaux à faire dans
la mission... Vous donnez l'exemple, M.
le Président du Conseil du trésor, de l'AMP. L'AMP remplissait un devoir
connu aussi, là, et un mandat assez connu dans... (Interruption) Voyons, j'ai
vraiment un chat dans la gorge, à matin. Pardon, excusez-moi.
M. Dubé :
Je me suis trompé, c'est... on va valider, moi, je pensais plus aux actes
répréhensibles.
M. Marissal :
La
loi sur la divulgation...
Dubé : Je pense que la loi
sur la protection des actes répréhensibles, c'est ça qui a été fait à
trois ans. Je pense que l'AMP...
Voulez-vous juste laisser... donnez-moi une petite seconde, on va vérifier, là,
parce que... On va vous donner trois exemples,
là, puis on va regarder un peu... il faut regarder la LCOP aussi, on va
regarder l'AMP. Est-ce que j'ai la bonne terminologie, Nathalie, avec les actes
répréhensibles?
Le Président (M.
Simard) : Nous allons suspendre.
(Suspension de la séance à
10 h 18)
Le Président (M.
Simard) : Bien. Nous reprenons nos travaux. M. le ministre, sur 59.
Dubé : Très bien.
Alors, à la bonne question du député, là, sur les délais pour considérer
l'opportunité de faire des
changements à la loi, je me reprends, parce
que c'est les actes répréhensibles,
sur lesquels d'ailleurs je dois faire rapport, sûrement, on en a discuté à l'Assemblée, dans ce
cas-là, c'est trois ans, mais c'est assez rare, à ce qu'on me dit. L'AMP, c'est
quatre ans et la LCOP, c'est cinq ans.
Alors, moi, je vous rouvre la porte en vous disant
la chose suivante. Notre préférence était initialement, puis c'est ce que mes collègues au niveau
du légiste m'avaient expliqué... Comme on a adopté la LCOP l'an dernier, qui
est cinq ans, on aura voulu les mettre en parallèle. Parce qu'on l'a vu,
là, dans nos discussions des derniers mois, il y a beaucoup de parallèles avec
la LCOP et ce qu'on fait aux acquisitions. Si vous insistez, moi, je pourrais
dire, bien : Peut-être qu'au lieu de
garder cinq ans on va aller à quatre ans puis on aurait à peu près...
C'est-u ça que vous me dites, Julie, là, qu'on aurait à peu près la même
date de terminaison?
Mais je suis flexible. Moi, j'aurais... On me dit
que c'est toujours mieux de mettre cinq ans, mais, si vous insistez,
moi, je n'ai aucun problème, parce qu'on veut... Alors, on serait à quelque
part entre le milieu du... trois ans,
qui est jugé comme très court — trop court, selon plusieurs — puis
cinq ans. Est-ce qu'on peut y aller à quatre ans? Moi, je suis très ouvert à... puis on aurait peut-être
même un meilleur arrimage entre la LCOP et cette nouvelle loi. Je suis ouvert à
ça. Puis, si vous voulez, on peut faire un amendement ou vous pouvez le
faire...
Le Président (M.
Simard) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui. Évidemment, je
pense qu'il serait peut-être pertinent, M. le Président du Conseil du trésor, considérant que la LCOP et le CAG, qui vont
faire... et Infrastructures
technologiques Québec, qui vont faire
des acquisitions, on est dans les mêmes eaux, est-ce que c'est beaucoup
demander à l'appareil gouvernemental de faire ces rapports-là dans la même année pour ces deux lois? J'aimerais
ça peut-être vous entendre. Mais je pense que, par souci de cohérence,
comme ça serait en même temps, on pourrait
ajuster. Je pense que ça serait peut-être pertinent de les mettre en même temps.
Dubé : Alors, on me dit que
ce n'est pas un souci. Puis moi, je suis très ouvert à faire l'arrimage entre
les deux puis d'aller à une entente à quatre ans si c'est la bonne chose
à faire. Alors, je suis ouvert à ça.
Le Président
(M. Simard) : Y aurait-il
d'autres commentaires? M. le député de René-Lévesque. Ensuite, peut-être, M. le député de Rosemont.
M. Ouellet : Voulez-vous que je
propose un amendement ou vous voulez le proposer, M. le ministre, avec...
M. Dubé : Bien, c'est ce que je
pense qu'on devrait faire...
M. Barrette : En tout cas, je n'en
ferai pas un débat profond, là...
Le Président (M. Simard) : M. le
député de La Pinière.
Barrette : Si j'avais à
donner mon opinion, qu'on ne me demande pas, mais, si j'avais à la donner, je resterais
à cinq ans. Mais, s'il y a un amendement...
M. Dubé : Bien, j'aurais eu la
préférence de rester à cinq ans parce que je pense... Mais je veux donner
l'opportunité de...
Le Président (M. Simard) : Très bien.
Je vous suggère que nous suspendions quelques instants. Très bien.
(Suspension de la séance à 10 h 23)
Le Président (M. Simard) : Oui. M.
le ministre, à vous la parole sur 59.
M. Dubé : Très bien. Sur 59. Alors,
en fait, je n'ai pas besoin de relire l'article, moi, je n'ai pas... On a eu des précisions sur le délai pour la suite, tous
les cinq ans, je pense qu'il y a eu une bonne discussion là-dessus
qu'on vient de l'avoir hors d'ondes. Alors, moi, je n'ai pas d'autre commentaire
sur 59.
Président (M. Simard) : Merci, M. le ministre. Nous sommes donc prêts, à moins qu'il y ait
d'autres... Oui, M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui. Bien, juste... j'avais, avant de suspendre,
soulevé peut-être l'opportunité de faire un amendement, mais, avec les précisions obtenues par l'équipe du
Conseil du trésor, considérant que la LCOP sera en audition ou en
révision en 2024, ce qui nous
amènerait, nous, avec cette loi-là, à être de retour en 2025, je pense que ce
serait pertinent de faire un tour de
roue, tel que présenté par l'équipe du Conseil
du trésor, sur la LCOP et par la suite procéder à la révision en 2025, si possible, de cette loi-là. Donc, on serait
consécutif et non pas en concordance, considérant que ce qui pourrait être vu,
et entendu, et revu en 2024 pourrait avoir
une incidence sur le projet de loi en question, donc, en 2025. Je pense qu'il est
tout à fait judicieux de ne pas être en même temps mais d'être en conséquence...
d'être de façon consécutive, pardon, à la révision, l'évaluation. Merci.
Le Président (M. Simard) : Merci à
vous, M. le député. M. le député de Rosemont? Pas de commentaire. M. le député de La Pinière? Nous sommes prêts
à passer à la mise aux voix sur l'article
L'article 59 est-il adopté?
Le Président (M. Simard) : Adopté.
Et nous passons donc à l'article 60.
Dubé : Alors, le dernier
article de la
partie I,
l'article 60 : Le président du Conseil du trésor est responsable
de l'application de la présente loi.
Commentaire.
L'article 60 proposé établit
les responsabilités politiques et juridiques du président du Conseil du trésor
pour l'application de la loi proposée.
Président (M. Simard) : Y aurait-il des commentaires? Aucun
commentaire.
L'article 60 est-il adopté?
Président (M. Simard) : Très bien. Alors, à ce stade-ci, chers collègues,
faisons le point. Nous sommes toujours dans
le vaste
article n° 1.
Nous avions quelques amendements et articles suspendus, dont l'article 18,
35, 46, 48 et 57. À ce
stade-ci, de manière logique, nous serions prêts à poursuivre en sortant de
l'article 1, toujours avec consentement, mais j'aimerais avoir vos
éclairages sur la meilleure manière de procéder. M. le ministre.
M. Dubé : Bien, tout d'abord, premièrement,
merci beaucoup pour le travail qui a été fait, là, dans les deux derniers jours. Étant donné qu'il
reste quand même... je crois qu'on peut suspendre l'article 1 parce qu'en
suspendant l'article 1, là, vous me confirmerez si c'est ça...
Le Président
(M. Simard) : Oui, oui.
Dubé : ...on pourra y revenir lorsqu'on aura complété l'article 2
mais avec le ministre qui est responsable d'Infrastructures
technologiques Québec. Puis à ce moment-là je pense qu'on pourra revenir sur
l'article 1 au moment où la
deuxième
section de... ou l'article 2 aura été complété, pour moi, et ça
nous donnera le temps de faire nos discussions sur ce qui reste à régler
là-dedans. Moi, c'est ma suggestion, c'est de...
Barrette : Juste une précision, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Oui. Alors, M. le
député de La Pinière. Après, ce sera au député de René-Lévesque.
M. Barrette : Juste une précision. Évidemment,
l'article 1, je suis d'accord à ce que l'on suspende à cette étape-ci, qu'on réouvrira lorsqu'on
aura fini, et l'article 2, et lorsqu'on aura complété l'étude de 61 et de
62 qui sont liés à l'article 1. On
ne peut pas fermer l'article 1 sans avoir fermé 61 et 62. Alors, moi, je
vous propose de suspendre l'ensemble, là, de 1, à cette étape-ci, et de
revenir à 14 heures avec le collègue du président du Conseil du trésor.
Président (M. Simard) : Très bien. M. le député de René-Lévesque.
Ouellet : Juste pour ma compréhension. J'avais
dans mes notes que l'article 1 avait été adopté.
Dubé : Je n'ai pas compris, excusez.
Ouellet : J'avais dans mes notes que
l'article 1 avait été adopté. À moins que j'aie mal compris.
Dubé : Non, on parle... Allez-y.
Le Président (M. Simard) : En fait,
l'article 1... hein, on est dans un projet de loi qui est un peu atypique,
comme vous le savez, donc cet
article contient en lui-même
une série d'articles sur lesquels nous avons travaillé, là, au cours des derniers jours. Il y a encore un certain
nombre d'articles qui sont suspendus. Et, avant de passer à la deuxième étape,
à la
partie II, dans le fond, de notre projet de loi, le ministre
souhaitait d'abord attendre, en quelque sorte, son collègue parce que, dans le
fond, ce projet de loi, il est fait en équipe, hein?
Président (M. Simard) : C'est deux dans un, c'est ça. Alors, voilà,
donc nous reprendrions... on reprendrait, donc, nos travaux à
14 heures, cet après-midi, sur le volet II. Puis on va retrouver le
ministre plus tard, une fois que le
volet II sera terminé. Je conviens avec vous que c'est très atypique comme
façon de fonctionner, mais, enfin, c'est notre manière de faire.
Alors, on se retrouve
à 14 heures dans la même salle. Au plaisir.
(Suspension de la séance à
10 h 30)
Le Président
(M. Simard) : Alors, à l'ordre, s'il vous plaît, chers collègues!
Bonjour à tous.
Je vous rappelle que la commission
est réunie afin de poursuivre l'étude
détaillée du projet de loi n° 37, Loi visant
principalement à instituer le Centre d'acquisitions gouvernementales et
Infrastructures technologiques Québec.
Lors de la suspension
de nos travaux, ce matin, il a été convenu de suspendre l'étude de l'article 1
du projet de loi, soit l'article qui édicte la
Loi sur le Centre d'acquisitions gouvernementales. Nous en sommes donc à l'article 2
du projet de loi, qui édicte, quant à lui, la
Loi sur Infrastructures
technologiques Québec et qui constitue 39 articles. Je vous rappelle que ces
39 articles seront étudiés un à un comme s'il s'agissait d'un seul et même
projet de loi.
Nous sommes maintenant
en présence du ministre délégué à la Transformation numérique
gouvernementale, M. le député La Peltrie, parce qu'on a souvent parlé de vous en vous appelant comme
étant le député de La Peltrie, et nous vous saluons.
Caire :
Ce que je suis avec beaucoup de fierté. Merci, M. le Président.
Président (M. Simard) :
Bienvenue parmi nous. Auriez-vous peut-être un mot, peut-être, de bonne année et des voeux ou une
remarque à formuler?
Caire :
Bien, très brièvement, oui, effectivement, saluer les membres de la commission
et leur souhaiter, effectivement, une très bonne année. Puisse-t-elle commencer
par un travail éclairé sur un projet
de loi très important pour le gouvernement
du Québec. Je retrouve avec plaisir
les collègues. Et, M. le Président, quant à moi, je suis prêt à poursuivre
les travaux sur cet important projet de loi.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Alors, nous en sommes...
M. Barrette :
Bien, M. le Président...
Le Président (M.
Simard) : Oui, Monsieur.
M. Barrette :
...commentaire, moi aussi.
Président (M. Simard) :
Bien, pourquoi pas, M.
le député de La Pinière. Veuillez m'en excuser. Quel oubli!
M. Barrette :
Comme j'ai déjà souhaité la bonne année à tout le monde, je ne le referai pas,
parce qu'on a commencé dans la... Mais, M. le ministre, bonne année! On va vous souhaiter la joie et l'allégresse parlementaire. On va se la souhaiter, nous autres aussi.
Je suis content que Me Bacon soit là aujourd'hui parce que... quant à la remarque que je vais faire maintenant
qui est assez simple. M. le Président, vous avez constaté sans doute, parce que vous avez fait une lecture
approfondie et détaillée du projet de loi, j'en suis convaincu... vous avez certainement constaté que, là, on rentre dans une série d'articles qui sont,
en général, un miroir de la première partie.
Et je disais que j'étais content que Me Bacon soit là parce que, et je l'annonce
au ministre, lorsque nous aurons à faire certaines remarques, on s'attend — je
peux comprendre que ce ne soit pas nécessairement
le cas — à ce
qu'on puisse adopter des amendements en miroir de ceux qui auront touché ou
traité d'articles qui, eux, sont en miroir de ça. C'est tout.
Alors, moi, je dis ça, M. le Président, ici, là,
simplement parce que je sais que le ministre et comme ses collègues veulent que nous avancions tambour battant dans
l'étude des projets de loi. Alors, si on a adopté, pour un
article donné,
un amendement, peut-être ne sera-t-il pas
judicieux d'avoir le même débat à son miroir. Tu sais, genre : Miroir, miroir,
dis-moi quel amendement j'ai eu.
Le Président (M.
Simard) : Très bien. Merci beaucoup, M. le député. M. le député de
Rosemont.
M. Marissal :
Bien oui, bien, très rapidement, parce que les collègues étaient, pour la
plupart, tous et toutes, ce matin, ici.
Alors, oui, je vous resouhaite bonne année. En fait, on l'a fait hier. Au
ministre, que je revois pour la première fois de l'année, bonne année! J'ai envie de vous dire : Bonne
année, bonheur, paix, santé et pas trop de perte de données. Ça fera différent
avec 2019.
Président (M. Simard) : Ce sont des mots bien placés, cher collègue.
Bien, alors, pour que nous soyons tous sur
la même longueur d'onde, je vous réfère à la page 19 du projet de loi ou
encore à la page 133 du document en
annexe au projet de loi n° 37. Donc, M. le ministre, à vous la parole.
Caire : Merci, M. le Président. Donc, nous en sommes à la
partie II, donc, Édiction de la
Loi sur Infrastructures
technologiques Québec, l'article 2 de la loi qui dit : «La
Loi sur
Infrastructures technologiques Québec, dont le texte figure à la présente
partie, est édictée.»
Donc, comme on peut le dire, c'est la
partie qui
va toucher à la concrétisation d'infrastructures Québec, M. le Président.
Président (M. Simard) : C'est ça. Nous allons bien sûr adopter cet
article au terme de l'étude des 39 articles subséquents. Donc,
je vous...
Caire :
...à passer à l'article 1 à proprement parler.
Le Président (M.
Simard) : S'il vous plaît. S'il vous plaît, M. le ministre.
Caire :
Alors, je m'exécute avec célérité, M. le Président. Donc...
Barrette : ...je m'exécute.
Caire :
Oui, je m'exécute. Bien, il y a un côté sado-maso à ça, mais bon. Le
chapitre
I. Institution. Donc,
article 1 : «Est institué "Infrastructures
technologiques Québec".
«Infrastructures
technologiques Québec peut choisir, pour se désigner, d'utiliser un [...] nom
ou un acronyme en transmettant au Registraire des entreprises copie de la
décision à cet effet; au même moment, il la rend publique sur son site
Internet.»
Bien, M. le Président, nous avons déposé un
amendement à la commission, qui, comme le souhaitait ou comme l'appelait
de tous ses voeux mon collègue de La Pinière, est un miroir de ce qui a
été fait pour le CAG.
Le Président (M.
Simard) : Les amendements, M. le ministre, ont déjà été préalablement
distribués. Donc, je voulais vous remercier pour votre collaboration.
M. Barrette :
...quand même.
Le Président (M.
Simard) : Alors, allez-y, M. le ministre.
Caire :
Et donc, M. le Président, je... Donc, le texte est modifié, donc, à
l'article 1 : «Est institué "Infrastructures technologiques
Québec". Donc, insérer dans le deuxième alinéa de l'article 1 proposé
par l'article 2 du projet de loi et après «se [désigne],» «suivant
l'approbation du [...] Conseil du trésor».
Caire :
«Du président du Conseil du trésor». Ce n'est pas ça que j'ai dit?
Une voix :
Du Conseil du trésor.
Caire :
Ah! j'ai dit «du Conseil»? Excusez-moi. «Du président du Conseil du trésor», M.
le Président. Donc, effectivement, ça fait en sorte qu'Infrastructures
technologiques Québec peut changer sa dénomination. Ceci étant, avant de
le faire, ça prend l'autorisation du président du Conseil du trésor.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Pas d'autres commentaires, M. le ministre?
Caire :
Bien, non.
M. Barrette :
Alors, M. le Président, là...
Le Président
(M. Simard) : Oui, M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
C'est tellement agréable, là, que, si vous les avez tout de suite déjà, là, les
amendements miroirs, vous pourriez
les distribuer pour le reste du projet de loi, de cette partie-là. Parce que,
ça, si c'est le même, nous allons l'adopter rapidement.
Président (M. Simard) : Très bien. Alors, nous allons d'abord
commencer par l'adoption de l'amendement. Est-ce que l'amendement déposé
par M. le ministre est adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Est-ce que l'article 1 tel qu'amendé
est adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Nous passons donc, M. le ministre, à
l'article 2.
Caire :
Excusez, M. le Président, là, il faut juste que je m'habitue, c'est...
Caire :
Non, mais c'est parfait. Ceci étant, je ne m'en plains pas. Donc, M. le
Président, l'article 2 : «Infrastructures technologiques Québec a son
siège dans la capitale nationale à l'endroit qu'il détermine;
«Il publie à la Gazette officielle du Québec un
avis de la situation de son siège et de tout changement dont celui-ci
fait l'objet; au même moment, il le rend public sur son site Internet.»
Donc,
ça vient tout simplement édicter que le siège social d'Infrastructures
technologiques Québec doit être sur le territoire la ville de Québec, parce
qu'on parle de capitale nationale avec un c et un n minuscules. Donc, ça fait
référence, comme, je pense, Me Bacon l'a déjà expliqué à cette commission,
au territoire de la ville de Québec.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Y aurait-il des commentaires? M. le
député de La Pinière.
M. Barrette :
Non, le débat ayant été fait amplement.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. M. le député de Rosemont.
Le Président
(M. Simard) : Bien. Je vais passer à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 2 est adopté?
Le Président
(M. Simard) : Adopté. Très bien.
L'article 3, M. le
ministre. Prenez une bonne gorgée d'eau.
Caire : Alors, au
chapitre II, Mission et
responsabilités.
L'article 3 : «Infrastructures technologiques Québec
a pour mission, dans le respect des orientations déterminées par le Conseil du
trésor, de fournir aux organismes publics des
services en infrastructures technologiques et en systèmes de soutien communs
permettant notamment de soutenir de tels organismes dans l'exercice de leurs fonctions et dans leur prestation de
services afin de favoriser leur transformation numérique.
«Infrastructures
technologiques Québec concentre et développe une expertise interne en
infrastructures technologiques communes. Il
contribue à rehausser la sécurité de l'information numérique au sein des
organismes publics et la disponibilité des services aux citoyens et aux
[services] par l'utilisation accrue, au sein de tels organismes,
d'infrastructures technologiques partagées sécuritaires et performantes.
«Le Conseil du trésor
détermine par écrit l'offre de services en infrastructures technologiques et en
systèmes de soutien communs que peut fournir
Infrastructures technologiques Québec. Il en fait la description et il en fixe
la nature, l'étendue ainsi que les autres modalités, le cas échéant.
«Pour l'application de la présente loi, sont des
organismes publics les organismes visés à l'article 2 de la
Loi sur
la gouvernance et la gestion des ressources
informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement.»
M. Barrette :
M. le Président, j'inviterais le ministre à faire une pause et à nous relire
notamment le deuxième alinéa, parce que je ne suis pas sûr qu'on a la
même version.
Caire :
O.K. Sans problème, M. le Président.
M. Barrette :
Parce qu'il me semble que ce n'étaient pas les mêmes mots, là.
Le Président
(M. Simard) : Commençant par «Infrastructures»?
Caire : «Infrastructures technologiques Québec concentre et
développe une expertise interne en infrastructures technologiques communes. Il contribue à rehausser
la sécurité de l'information numérique au sein des organismes publics et
la disponibilité des services aux citoyens et aux entreprises par l'utilisation
accrue, au sein de tels organismes, d'infrastructures technologiques partagées
sécuritaires et performantes.» C'est-u ça que vous avez, M. le député?
Le Président
(M. Simard) : C'est conforme, M. le député?
M. Barrette :
Ah! Oui, bien, je n'avais pas... J'avais mal entendu, là.
Le Président
(M. Simard) : Très bien.
M. Barrette :
On était deux ici, de notre côté, à...
Caire :
Mais ce n'est pas ça que vous avez?
M. Barrette :
Non, non, c'est ça. C'est que j'ai...
Une voix :
Ce n'est pas ça qui a été lu. Ce n'est pas grave.
Le Président
(M. Simard) : M. le ministre...
M. Barrette :
C'est parce que, quand vous avez lu, vous avez peut-être... votre langue a
peut-être fourchu pendant un instant.
Le Président (M. Simard) : Très
bien.
Caire : ...M. le
député.
Le Président (M. Simard) : On
se comprend qu'on se comprend. M. le ministre, vos commentaires.
Caire : Si tel est
le cas, je vous présente mes plus plates excuses.
M. Barrette : Elles sont
plates, mais on va les prendre pareil.
Le Président (M. Simard) : Alors, il
n'y a rien de plate ici. Allez-y, M. le ministre, pour vos commentaires.
Caire : Oui, M. le
Président. Donc, alors, les premier et deuxième alinéas de l'article 3
proposé énoncent la mission d'Infrastructures technologiques Québec. Cet
organisme sera chargé de fournir aux organismes publics des services en
infrastructures technologiques et en systèmes de soutien communs de manière à
les soutenir et en vue de favoriser leur
transformation numérique. Il concentrera et développera une expertise
interne — une
expertise interne, je tiens à le souligner — et sera impliqué en
matière de sécurité de l'information.
Le troisième alinéa de cet
article confère au Conseil
du trésor le pouvoir de déterminer l'offre de services d'Infrastructures
technologiques Québec. Cette
disposition permet de contrôler le panier de services qu'offrira le nouvel
organisme. L'obligation pour un organisme public de recourir à de tels services
relève du gouvernement en fonction du
paragraphe 1° de l'article 22.1 de la
Loi sur la
gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes
publics et des entreprises du gouvernement.
Et le
quatrième alinéa de cet
article introduit une définition du terme «organisme
public» afin de déterminer à qui s'adressent les dispositions de la loi
proposée, en cohérence avec cette loi.
Le Président (M. Simard) : Très bien.
Y aurait-il des commentaires?
Barrette : Bien, j'ai un
commentaire général, plus un commentaire
juridique, là. Je vais commencer par le... C'est un long
article qui traite de plusieurs choses. Contrairement à ce
que je fais d'habitude, je vais y aller alinéa par alinéa, là.
Je vais
commencer par le premier alinéa : «Dans le respect des orientations
déterminées par le Conseil du trésor». Bon, évidemment ces
orientations-là, on ne les connaît pas et on ne les connaîtra pas. C'est quoi,
le...
Caire : ...une
question? Je m'excuse.
M. Barrette : Oui, c'est une
question.
Caire :
Bien, c'est-à-dire que le Conseil du trésor, au moment opportun, va les faire
connaître, parce que ça va se faire
par arrêté en conseil, dans certains cas, et, dans certains autres cas, comme
je l'ai lu dans le commentaire, si on parle de services obligatoires,
là, on parle de décret gouvernemental.
M. Barrette : O.K. Donc, au moment
où on se parle, on va appeler ça un
article ouvert. Bon, c'est un
article de
responsabilité mais qui laisse un champ d'application ouvert, là. Parce que
c'est un choix, là, on s'entend?
Caire : Oui, tout à
fait.
Barrette : Bon, et là il n'y a pas de... Parce que, dans ce que...
J'essaie de voir où, dans les... Il n'y a pas rien dans les lois, là, c'est vraiment l'avis du
Conseil du trésor qui, à un moment donné, va déterminer des orientations qui
vont être des décrets.
Caire :
Bien, oui. Ultimement, là, la réponse à la question du député de La Pinière,
c'est oui. Maintenant, l'idée sous-jacente, c'est d'avoir des services
qui sont communs, donc...
Caire :
Non, mais juste pour dire, ce qui va gouverner la décision, c'est dire :
Est-ce qu'on est face à un service, un système de mission ou est-ce
qu'on est face à...
M. Barrette : À cette étape-ci, là,
il n'y aura rien dans le projet de loi qui va parler d'orientations en matière
d'infrastructures technologiques. Ce n'est pas prévu nulle part.
Caire : Non, non,
ce n'est pas prévu.
Barrette : Ce n'est pas prévu nulle part. Et, bon, c'est un
commentaire que je fais là.
Caire : Mais, si je peux me permettre, pour les fins de la
discussion, sinon qu'il y a clairement une intention du législateur de
s'adresser à des services communs.
M. Barrette :
O.K. Là, c'est des questions de compréhension, là.
Caire :
Oui, oui, tout à fait.
M. Barrette :
Je ne conteste pas ce qui est écrit là. Mais je commence par dire qu'il y a...
Je ne le dis pas négativement, je le dis de
façon tout à fait neutre, il y a un flou à la première phrase. C'est des
orientations qui sont à venir.
Bon, mais là ce qui
vient à la suite, ça, là, c'est assez net, là. Alors, on a des orientations qui
sont inconnues, au moment où on se parle, mais, pour ces orientations-là, il y
a une obligation «de fournir aux organismes publics des services en
infrastructures technologiques et en systèmes de soutien communs permettant
notamment de soutenir de tels organismes
dans l'exercice de leurs fonctions et dans leur prestation de services afin de
favoriser leur transformation numérique.» C'est toute une phrase, ça. Parce que, un, les orientations sont inconnues. Ça
peut être vaste. Une orientation peut être... les orientations peuvent
être numériquement peu nombreuses, mais les implications très vastes. Alors là,
l'Infrastructures technologiques Québec, là,
va avoir l'obligation dans la loi «de fournir aux organismes publics des services
en infrastructures technologiques et en systèmes de soutien commun permettant notamment
de soutenir...» Ça, là, c'est énorme, là.
Alors, moi, je veux
juste comprendre où est-ce qu'on s'en va. Parce qu'on s'entend, là, on fait 14.
On en a, dans le passé, le ministre et moi, M. le Président, à plusieurs
reprises discuté, de la vie numérique d'une organisation gouvernementale. Je pense que le ministre va être d'accord pour dire que disons que ça ratisse large. Et là
je vais poser une...
Caire :
Je m'excuse, je vous écoute.
Barrette : Puis je pense
que vous me suivez. Bon, alors là, il
y a une obligation
de fournir, hein, des services — on va laisser faire les
termes, là, d'infrastructure, là, c'est de la répétition — des
services de soutien communs permettant de soutenir de tels organismes.
Là, je vais poser une
première question. Les «tels organismes dans l'exercice de leurs fonctions»,
là, dans 14, les organismes publics, là, la réponse est : toute la liste
qu'ils sont, là? On est encore là, là. C'est important, là.
Caire :
C'est ce que le quatrième paragraphe vient édicter.
M. Barrette :
C'est tous les organismes, là, c'est la santé, c'est services sociaux, c'est l'éducation,
c'est tout, tout, tout, là?
Caire : Bien,
c'est la même liste, M. le député, c'est la même liste qu'à 14 parce qu'on induit la même référence.
M. Barrette :
Juste pour le bénéfice de tous les collègues et ceux qui nous suivent nos
travaux...
Caire :
Oui, oui, oui, je comprends.
M. Barrette : ...c'est une des raisons pour lesquelles je suis
content que Me Bacon soit là, là, parce
qu'on les a eus, ces débats-là, dans une énergie débordante.
Caire :
Et un enthousiasme débordant.
M. Barrette :
Totalement. Affiché, en plus. Alors donc, on comprend, là, que ce centre-là...
Puis là je vais prendre un cas de figure spectaculaire : le système
de santé, en termes de technologies de l'information puis transformation numérique, là, c'est probablement et sans aucun
doute... pas probablement, sans aucun doute la plus grosse entité en volume,
en dollars, en portée, en n'importe quoi, là, «name it», là.
Caire :
Clairement.
M. Barrette :
Ça veut dire que, là, Infrastructures technologiques Québec va devoir fournir
un support complet pour le réseau de la santé?
Caire :
Un instant. Sur...
M. Barrette :
On comprend-u que ça peut poser certaines interrogations, là... susciter,
c'est-à-dire?
Caire : Sur les systèmes communs, sur les systèmes
communs... Et j'insiste sur le mot «communs». Parce que, et c'est la distinction que je faisais tout à
l'heure, le réseau de la santé... Puis je souscris entièrement à ce que mon collègue
dit sur l'aspect névralgique, l'importance,
le volume, le financement au niveau de la santé, des systèmes d'information
mais qui sont pour la plupart des systèmes
de mission qui ne sont pas des systèmes communs. Donc, infrastructures Québec,
l'idée d'infrastructures Québec n'est pas de
se substituer aux entités gouvernementales, ministères et organismes, dans
les systèmes de mission, mais c'est d'offrir
les services qui sont communs à chaque ministère et organisme et donc d'avoir
cette idée de capacité opérationnelle, cette idée de capacité d'internaliser
l'expertise. Donc, ce qui sont des systèmes de mission du réseau de la santé
demeurent un système de mission sous la responsabilité du réseau de la santé.
M. Barrette :
O.K. M. le Président, là, j'espère, je... Je pense que le ministre a compris
que je ne m'obstine pas, là. Légalement, là...
Caire :
...j'essaie de répondre aussi au mieux de mes capacités.
M. Barrette :
Non, mais la réponse, je la comprends, la réponse. Mais cet article-là, là,
pour moi, pose... génère des
interrogations qui sont liées au sens des mots, alors moi... Puis je vais tout
de suite le dire, tout de suite, tout de suite, tout de suite le dire puis je vais même poser la question tout de suite.
Je ne fais jamais ça, mais là je vais le faire. Je ne le fais jamais.
Mais je vais aller à la fin du projet... de la
partie II, là :
L'annexe qu'il y a à la fin, c'est un indicateur ou c'est une vraie affaire?
M. Barrette :
L'annexe des dollars. Dans le cahier, c'est la page — attendez une minute, là, c'est l'annexe II,
là, de mémoire — 211.
Ça, c'est un exemple, là, là, ou c'est quoi, là?
M. Barrette :
Bien, c'est parce que, là, les dépenses prévues en 2020‑2021, ça serait
400 millions de dollars. Je ne fais jamais ça, là, mais là c'est parce que
ça rentre tellement... ça fitte tellement dans la conversation. Hein?
Une voix :
Quelle page?
M. Barrette :
211. Dans ton cahier.
Le Président
(M. Simard) : Mais ça fait bien référence à l'article 36,
là, on se comprend?
M. Barrette :
Non. À la page 211, c'est l'annexe...
Le Président
(M. Simard) : Qui fait référence...
M. Barrette :
Oui,
article 36, l'annexe I.
Caire :
Pour la création du fonds? Là, vous parlez du fonds des infrastructures, là?
M. Barrette :
Oui. 400 millions.
Caire : Oui, mais c'est au moment de la création du fonds,
oui, et donc on a besoin... Mais là on est à l'article 36.
M. Barrette :
Je sais, je sais, je sais. Je ne veux pas faire le débat, là, je veux
simplement faire le lien entre le coût de ce que cette patente...
Caire :
Oui, c'est ça, puis j'essaie de comprendre...
M. Barrette :
En fait, ma question va être simple, là : Premièrement, là, allez-vous
avoir les moyens de ce qui est écrit à l'article 3?
Caire :
Oui, oui, oui.
M. Barrette :
Non, non, mais c'est une question légitime, là, parce que, je vais vous dire
une affaire...
Caire :
Puis c'est tellement...
M. Barrette :
Moi, l'article 3, c'est heavy metal, là.
Caire : Oui. Puis c'est tellement une question légitime...
Mais là c'est parce que je ne veux pas... je ne voudrais pas, à
l'article 3, faire le débat sur le fond...
M. Barrette :
Je ne veux pas faire le débat...
Caire :
Non, non, non, mais M. le député, si...
M. Barrette :
Je prends le 36, parce que je reviens à 3, là.
Caire : Oui, oui, mais je vais revenir à 3. Ce que 3 vient
spécifier, dans le fond, puis ce que 36 va l'aider à faire, c'est qu'on
va permettre de définir des tâches spécifiques à ITQ en matière
d'infrastructures et en matière de services communs.
Puis ce n'est pas «infrastructure» et «services communs», c'est «infrastructure
et services communs». Donc, les deux doivent être en commun.
Par exemple, le réseau de communication
gouvernemental, c'est une infrastructure commune. On s'entend, on va
être d'accord là-dessus, je pense, tout le monde. Donc, c'est de là où on parle...
ou SAGIR, le service de paie et d'administration
SAGIR, c'est un service commun. Donc, à ce moment-là, on permet à ITQ
d'administrer et de faire évoluer ces
services-là au nom des ministères et organismes du gouvernement du Québec.
C'est ce que l'article vient dire. Maintenant,
ce qu'on dit aussi, c'est que le président du... c'est le Conseil du trésor qui
va édicter quels sont les services, quelles
sont les modalités. On va voir plus tard, et je ne ferai pas le débat
maintenant, que le Conseil du trésor pourrait décider que certains
services sont facturés, que certains services ne le sont pas.
M. Barrette :
Facturés...
Caire :
À la clientèle. Bon...
M. Barrette :
Le réseau?
Caire :
Ça dépend. Bien, prenez par exemple les services...
Barrette : M. le Président, je vais essayer d'orienter le ministre
dans... je vais poser une question qui va orienter les réponses, là. Là, il va falloir, là... Parce
que ce que je viens d'entendre, là — même moi, je parle en morse, là, je passe
d'un sujet à l'autre, là — moi, je regarde ça, là, puis la définition
que le ministre nous a dite, M. le Président, de «commun», là, le
concept de communalité qu'il a donné, là, bien, moi, là, l'exemple qu'il a
donné, SAGIR, ça ne fitte pas. SAGIR, c'est une patente gouvernementale, c'est
une patente à Québec, là, ce n'est pas des réseaux. Alors là, j'aimerais ça
qu'on m'explique...
Caire :
Mais, un instant...
Barrette : ...c'est quoi, dans l'esprit du ministre, comme commun.
Mais là je vais donner un exemple, M. le Président, parce que le ministre, lui, il est familier avec ça, là, puis
là vous allez voir à quel point c'est trivial : la suite Office, elle est commune partout à Québec, dans les
réseaux, elle est partout, la suite. S'il y a quelque chose de commun, là...
On l'a nous-mêmes, là, sur nos ordinateurs.
Puis on va débarquer dans n'importe quelle commission scolaire, et/ou hôpital,
et/ou CLSC, et/ou bureau du ministère des
Transports, là, il va y avoir Office. C'est commun, ça. Infrastructures Québec
va-t-il avoir la responsabilité de fournir le support pour installer la
nouvelle version d'Office? Je prends un exemple.
Caire :
Ça pourrait, ça pourrait. Mais je vais revenir à SAGIR parce que...
M. Barrette :
M. le Président, si le ministre accepte, là...
Caire :
Non, mais là, je voudrais avoir le temps, quand même, de répondre aux
questions.
Barrette : Oui, oui, c'est
correct. C'est juste pour préciser. C'est parce que, là, là-dessus
là, il dit : Ça pourrait. Bien oui, mais c'est parce que c'est une obligation
en 3, là.
Caire :
Non, non, non.
Président (M. Simard) :
Chers collègues, écoutez, le débat est passionnant. Je vous réfère à une nécessité
de base évidente...
M. Barrette :
Vous avez raison, M. le Président.
Président (M. Simard) : On a des gens qui travaillent à retranscrire
nos travaux, alors là ils doivent s'arracher les cheveux au moment où on
se parle. Alors, on va donner... on va y aller dans l'ordre. La parole est au
ministre.
Caire :
Merci. Alors, je l'amène... C'est l'alinéa? Paragraphe?
Une voix : Trois, alinéa.
Caire : Alinéa
trois : «Le Conseil du trésor détermine par écrit l'offre de services en
infrastructures technologiques et [...] systèmes de soutien communs que peut
fournir Infrastructures [...] Québec.» Donc, ça, c'est une décision, comme on a
discuté, qui se passe au Conseil du trésor. Puis ce qui est important aussi,
c'est : «Il en fait la description et il en fixe la nature, l'étendue
ainsi que les autres modalités, le cas échéant.»
Donc, je prends l'exemple de SAGIR. Nous savons
tous que le réseau de la santé, dans son administration, n'utilise pas SAGIR.
C'est l'administration publique qui le fait. Mais ça ne veut pas dire que ce
n'est pas un système commun. Parce que
l'administration publique, c'est le MTESS, c'est le MJQ, c'est le
Conseil du trésor, c'est tous les ministères autres que les réseaux. Ça demeure un système commun. Ce n'est pas un
système de mission dans le sens où il y a juste l'Environnement qui se sert de ça dans l'exécution de sa mission. C'est
un système commun. Ceci étant dit, on
en détermine la portée.
Donc, il n'y
a rien qui dit, demain matin, que le Conseil du trésor, qui dit : Bon,
bien, ça fonctionne comme ça et ça
fonctionne comme ça pour des raisons opérationnelles — que le député de La Pinière connaît
aussi bien que moi — pourrait dire, bien : Infrastructures
Québec, dans le contexte que l'on connaît, va être maintenant le responsable du
système SAGIR. Ça ne veut pas dire
qu'automatiquement que, ah! bien, à partir du moment où c'est ITQ, tout le
monde est obligé d'utiliser ça. Donc,
on a... premièrement, de décider si le système est obligatoire, si vous avez
bien lu le... bien, écouté le
commentaire, c'est une décision du Conseil des ministres, pour qu'un service
soit obligatoire, donc, puis ce n'est pas une décision du Conseil du trésor. Ce que le Conseil du trésor va faire,
c'est de dire : Voici ton carré de sable dans lequel tu joues.
Comprenez-vous? Je ne sais pas si je suis
suffisamment clair. Donc, un système commun, ça ne veut pas dire que les réseaux doivent absolument s'en servir
parce qu'on dit qu'il est commun. Du moment où deux ministères se servent
d'un même système, on peut décider qu'il est commun. Du moment où il n'est pas
dédié à la mission d'un organisme ou d'un ministère ou d'un réseau, on peut
décider qu'il est commun.
M. Barrette : Non, non, je
comprends, M. le Président, le...
M. Caire :
C'est cette flexibilité-là, M. le Président, qu'on va chercher, parce que je
comprends les interrogations du
député de La Pinière, bien, oui, une flexibilité de dire : Voici, le
gros bon sens veut que. Actuellement, on sait très bien que le système de santé n'utilise pas SAGIR dans
son système de paie, tatata, tata, mais ça n'empêche pas SAGIR d'être un système commun. Infrastructures de télécoms, il
y a des organismes du gouvernement, par exemple les commissions
scolaires, qui ont leurs propres infrastructures de communications.
Le Président (M. Simard) : M.
le député de Rosemont. M. le député de La Pinière.
M. Barrette :
Ça fait que, là, si je comprends bien, là, puis je pense bien comprendre, là...
Je n'ai pas fait référence d'aucune
manière, dans mes commentaires, sur l'imposition d'un système. Je n'ai fait
aucune référence à ça. Ça fait que ça
ne sert à rien de prendre ça comme exemple. J'ai fait référence exclusivement à
ce qui était commun. J'ai pris la chose, comme exemple, la plus commune de l'espace public et privé au Québec. Je
pense que la suite Office, là... j'aurais pu prendre Windows, là, mais mettons que la suite Office, là, je pense
qu'il n'y a rien de plus universel, dans le sens absolu du terme et particulièrement dans l'univers du
Québec. Mais ce que je comprends de la réponse — ce n'est pas une critique, je comprends, parce que ma question est une
question de compréhension — c'est qu'on va sélectionner ce dont on va s'occuper dans ce qui est commun. Il y a bien des
affaires communes, mais on ne va pas s'occuper de toutes les choses qui
sont communes.
Et là je
fais... j'oppose à ça... Je comprends la patente de la mission, je la
comprends. Mais je ne pense pas que, si... On va appeler ça,
effectivement — comment
on va l'appeler? — ITQ,
puis c'est correct, ce n'est pas le Tourisme, là. Alors, ITQ ne va pas... va quand même, probablement, s'occuper de la
suite Office, même si c'est à l'Environnement, dans une mission. Mais, à l'Environnement, l'ITQ ne va pas s'occuper du
système informatique de traitement de la détection du plomb dans l'eau. C'est correct, ça va. Mais, à
la fin de la journée, ce que je comprends, c'est que quelqu'un à quelque part,
le Trésor probablement, va déterminer ce qui est commun et ce dont on va
s'occuper là-dedans. C'est ça?
M. Caire : Voilà.
C'est ça.
M. Barrette : Eh bien, O.K.
Donc, disons que la page est blanche en titi, là, aujourd'hui, là.
M. Caire :
En même temps, on arrive dans une organisation où je pense que mon collègue de
La Pinière n'a pas eu beaucoup de difficultés à trouver des
exemples de systèmes qui sont communs.
M. Barrette : Non, puis j'en ai
d'autres, d'ailleurs.
M. Caire :
Puis, oui, il y en a d'autres, effectivement. Donc, je pense que... et il y en
a maintenant, il y en a qui sont en devenir, puis je pense
éventuellement à l'identité numérique.
M. Barrette :
On va y arriver, à ça.
Caire :
Oui, mais il y a, je pense, cette capacité-là aussi, au fur et à mesure que les
systèmes évoluent, que la réalité technologique évolue, que la technologie
évolue... il y a, je pense, puis je n'ai pas besoin de convaincre mon collègue là-dessus, des systèmes qui vont, par
nature, devenir des systèmes communs qui
pourront éventuellement être ajoutés à la liste.
M. Barrette :
Là, M. le Président, comme je le fais toujours et comme je le dis toujours, les
premiers articles définissent ce qui vient après, là, puis on passe du temps
dessus. Celui-là, il faut passer du temps dessus. Mais là, moi, à cette
étape-ci... Non, ce n'est pas une critique, là.
M. Caire :
Ah! non, non, je suis bien d'accord avec ça.
M. Barrette :
Mais je veux juste que le ministre comprenne là où je veux en venir. Là, c'est vraiment
une compréhension de la signification des
termes et de leur portée. Là, je comprends, personnellement, là, ce qu'il
veut dire par «commun». Maintenant, je veux comprendre ce qu'il veut
dire, dans son projet de loi, par «fournir des services en infrastructures». Ça
veut dire quoi? C'est quoi, des services en infrastructures et en systèmes de
soutien?
Caire :
Bien, ça veut dire que, dans la liste qui sera déterminée, à ce moment-là, on
donne une obligation à infrastructures Québec de s'assurer que ces services-là
seront fournis aux organismes qui le requièrent.
M. Barrette :
Par exemple?
Caire :
Un exemple?
M. Barrette :
Point d'interrogation.
Caire : Bien, je vais reprendre mon exemple du réseau de
télécommunications, qui est le RITM, actuellement, de dire que c'est un
service qui est commun puis qu'infrastructures Québec a donc... aurait, dans
l'hypothèse, toutes les hypothèses qu'il faut faire et tous les «si» qu'il faut
mettre, là... aurait l'obligation de s'assurer que ce service-là, il le fournit aux organismes qui en ont besoin.
Donc, il y a une obligation, pour infrastructures Québec, de s'assurer que,
dans la liste des services communs qui lui sont octroyés ou désignés, ces
services-là sont fournis.
Barrette : Ça, ça veut-u dire que ça va être ITQ qui va aller faire
l'installation du terminal ou de la connexion...
Caire :
Je comprends la question. Alors, il y a une différence entre avoir l'obligation
de fournir le service et l'obligation d'être
l'opérateur du service. Donc, la réponse à votre question, c'est que, cet
article-là précisément, là, la notion
de fournir n'implique pas que c'est infrastructures Québec qui est l'opérateur
du service comme tel. Mais il a l'obligation, lui, comme... Je dirais
qu'il devient, à ce moment-là, le maître de l'ouvrage. Il n'est pas
nécessairement le maître de l'oeuvre mais il
est le maître de l'ouvrage et donc il faut qu'il s'assure que ce service-là, il
est en place et il est fourni. On va voir plus tard, là, dans des
articles où on dit qu'ITQ doit développer son expertise à l'interne...
M. Barrette :
...on l'a ici.
Caire :
Oui, oui, mais c'est ça, plus tard...
M. Barrette :
Je vais arriver à ça, là.
Caire : Non, mais
c'est parce que, là... Je connais un peu le député de La Pinière puis je sais que c'est
un esprit rigoureux. Et là on parle de fournir, qu'est-ce qu'on entend
par «fournir». Donc, à ce moment-ci, sur cette phrase-là précisément, fournir
veut dire qu'ITQ a l'obligation de s'assurer que le service est disponible aux
entreprises.
M. Barrette :
Là, là, ce n'est pas du gossage, là, on s'entend, là?
Caire :
Non, non, non, c'est correct.
M. Barrette :
Je veux juste que le ministre ne soit pas irrité.
Caire :
Pas du tout.
M. Barrette :
Bien, c'est ce que je pensais, là.
Caire :
...donné cette impression-là, je suis...
Barrette : Pas du tout.
Caire :
Au contraire, moi, je pense que...
Barrette : Pas du tout. Mais, M. le Président, prenons l'exemple du
RITM. C'est un fil qui appartient au gouvernement.
Caire :
Bien, on peut le résumer comme ça. Mais, oui, O.K.
M. Barrette :
C'est un fil privé, là, c'est un réseau fermé qui appartient au gouvernement.
C'est ça que c'est. Ce fil-là arrive dans un établissement et puis il est
branché, puis là il y a des protocoles. Alors, c'est quoi, le bout qui
appartient à l'ITQ? J'essaie... je pose la question pour comprendre ce que
fournit l'ITQ.
Caire : Je comprends. Si on est sur cet exemple-là très
précis, dans la notion de fournir aux organismes, le fil, il n'a pas besoin d'appartenir à ITQ, dans la
notion de fournir, là, dans la définition de «fournir». Donc, je vous donne
un concept général sur une définition et un
exemple précis, on s'entend. N'aurait pas l'obligation d'être le propriétaire
du fil, mais il aurait l'obligation de
s'assurer qu'il y a un fil qui arrive dans l'établissement, selon les
protocoles prescrits, et qui fait le travail pour lequel le fil a été
passé. Ça, c'est l'obligation de l'ITQ.
M. Barrette :
O.K. Alors, dans ce cas-là, ça va être quoi, son obligation de fournir du
soutien? Comment?
Caire : Le soutien, bien, c'est ça, c'est que ça... Encore
là, si on se... Puis je pense que le député de La Pinière a vu que, plus tard, on parlait de développer les
expertises, et tout ça. Mais, si on est dans la notion de fournir, bien, il a
l'obligation de s'assurer que, s'il y a un bris d'équipement, par exemple...
Prenons cet exemple-là : le fameux fil, là, il n'y a plus rien qui passe dessus, là. Bien, il a l'obligation de
s'assurer qu'il y a quelqu'un, quelque part, qui va aller voir pourquoi il n'y a plus rien sur le fil puis qui
s'arrange pour que ça fonctionne. Donc, c'est la... Mais là on est sur la stricte
notion de fournir, là.
M. Barrette :
Totalement. C'est là-dessus que je suis, là. Je veux comprendre.
Caire :
O.K. C'est parce que...
M. Barrette :
Puis on va essayer de ne pas perdre le fil...
Caire : ...si je peux me permettre, M. le Président, c'est
de s'assurer qu'il y a quelqu'un, quelque part, qui est responsable de
ce que ça marche.
M. Barrette :
Oui, mais donc ce n'est pas quelqu'un qui est opérant?
Caire :
Pas nécessairement. Mais il a l'obligation...
M. Barrette :
Alors, je vais prendre, pour ne pas... Je comprends.
Caire : Donc, ITQ a l'obligation que le service soit rendu.
Après ça, comment le service va être rendu, bien là, on en discutera,
parce que je suis sûr que le député a des questions sur les autres sujets.
M. Barrette :
Oui. Puis, pour ne pas perdre le fil, je vais rester dans les fils. Le RETEM
c'est une affaire particulière que peu de
gens connaissent. Je ne suis pas sûr que tout le monde autour de la table
connaît c'est quoi, le RITM, là. Bon, c'est parce qu'on est propriétaire...
le gouvernement est propriétaire du fil.
Là, je vais prendre le cas, pour ne pas perdre le fil, du RTSS. O.K.? Le RTSS,
c'est un réseau de communication qui circule sur les réseaux privés.
Alors, le RTSS, c'est un réseau VPN de communication dans le réseau de la santé
et des services sociaux. Tous les hôpitaux
sont liés avec ça, avec l'État, et il y a des goulots d'entrées et de sorties qui
sont les technocentres. Pour le bénéfice de
ceux qui nous suivent, là, c'est de l'Internet privé mais qui circule sur les réseaux
privés que l'on connaît : Bell, Vidéotron, et ainsi de suite.
Barrette : Mais c'est dédié à la santé, ça rentre dans les
établissements de santé. Le RITM, c'est dans d'autres choses, mais dans le même principe. Le RITM, lui,
c'est les fils au gouvernement. Dans le cas du RTSS, ça appartient à
quelqu'un d'autre, puis il y a un goulot qui est le technocentre. Alors, dans
ce cas-là, là, ça, c'est commun, ça, mais ça doit être sélectionné par le
Trésor. Mettons qu'il est sélectionné par le Trésor. C'est quoi, la job d'ITQ
là-dedans, en matière de fournir et de maintenir... de supporter?
Caire :
Oui. La job de l'ITQ, ça va être de se rendre responsable que ce service-là
continue d'être fourni. Mais là on est toujours dans l'hypothèse qu'on garde
les choses telles qu'elles sont, on s'entend, là?
Barrette : Oui, on s'entend, c'est des exemples.
Caire : C'est des
exemples. Donc, dans cet univers-là où on a créé l'ITQ, bien, c'est de
s'assurer que ces services-là qui
sont nécessaires aux différentes entités du réseau de la santé sont fournis.
Si, évidemment, le Conseil du trésor en arrive à la conclusion que c'est un service commun, c'est de s'assurer que le
service continue d'être fourni. Donc, dans la continuité ou dans
l'expectative où on ne touche à rien, c'est de s'assurer avec les fournisseurs
de services qui, eux, sont des fournisseurs de services privés, que les
ententes sont à la satisfaction du réseau de la santé, que les services qui
sont fournis sont à la satisfaction du réseau de la santé, que la maintenance,
l'entretien et la réparation sont assurés dans les délais qui sont prescrits par les ententes qui seraient, à ce
moment-là, signées avec les différents fournisseurs de services.
Barrette : ...parce que ça,
c'est tout correct, parce que le ministre, M. le Président, nous a parlé de la
partie
contractuelle avec des fournisseurs privés. Mais la
partie qui appartient à
l'État, qui est celle des...
Barrette : Non, non, non.
Laissez-moi juste finir ma phrase. La
partie qui appartient à l'État, c'est le
technocentre.
M. Barrette :
Ça, ça va être à ITQ?
Caire :
Bien, c'est parce que c'est un peu embêtant parce que, techniquement,
technocentre, ce n'est pas un service commun, c'est un service du réseau de la
santé. Mais, mettons, mettons qu'on décide que c'est un service commun, oui, à
ce moment-là, ITQ devrait en assurer...
M. Barrette :
Ça tombe sur les... Eh ben! O.K. Donc, si je résume, là, avec ces exemples-là,
là, il y aura des services communs qui pourraient ne pas être sélectionnés, et,
quand ils sont sélectionnés, bien, là l'ITQ va devoir s'assurer de le fournir
puis d'apporter un soutien?
Caire :
C'est ça.
M. Barrette :
Un soutien, mais pas nécessairement de faire le soutien.
Caire :
Pas d'être nécessairement l'opérateur mais de s'assurer...
M. Barrette :
C'est ça. Donc, ça devient une bébelle de gestion additionnelle, là, c'est de
la bureaucratie?
Caire : Bien, si
c'est de la... Non, là, je ne suis pas... là, vous me permettrez de ne pas être
d'accord, évidemment.
M. Barrette :
Bien, c'est correct, mais je pose la question, là.
Caire :
Parce que, dans les faits, si on décide qu'un service est commun, dans le
contexte actuel, chaque ministère et organisme est un peu responsable de...
M. Barrette :
De sa bébelle.
Caire : ...de sa
bébelle, bien, on multiplie le nombre de gestionnaires. Si vous dites : Je
donne ces opérations-là à une entité
centrale et je lui demande... Parce qu'il y a tous les autres éléments, là,
puis, en tout respect, on ne peut pas analyser la mission en isolant des
bouts puis en les qualifiant sans tenir compte du reste. Donc, ITQ a
l'obligation de développer une expertise.
ITQ a l'obligation de développer une capacité opérationnelle. Donc, tout ça, ça
en fait partie, là. Alors, ça peut,
oui, être... amener ITQ à avoir des ententes de service avec des tiers, si
c'est la meilleure solution, si c'est la solution la plus fonctionnelle.
Oui, ça peut être ça. Mais généralement je vous dirais que... puis là je dis
vraiment «généralement» puis je ne dis pas
qu'il n'y a aucune exception, mais
généralement je pense qu'ITQ va être mieux d'être le fournisseur du service et que les gains en
efficacité et les économies vont être au rendez-vous si ITQ le fait comme ça.
Barrette : Si ITQ est le fournisseur du service, généralement, ça veut
dire que le Conseil du trésor va dire : L'ITQ, vous allez... J'ai
choisi un service, l'ITQ s'organise pour qu'il soit déployé. Donc, il impose un
service et au gouvernement et au grand réseau. À la fin, ça va finir de même.
Caire :
Pas nécessairement.
M. Barrette :
Je ne dis pas que c'est mauvais, là.
Caire :
Non, non, non, mais ce que je veux dire, c'est que le Conseil du trésor peut
déterminer ou peut demander à ITQ de fournir un service sans le rendre
obligatoire, s'il a cette marge de manoeuvre là. Puis le plus bel exemple qu'on a, puis
c'est le député de La Pinière qui nous l'a donné, c'est SAGIR. Donc, on
peut décider qu'ITQ va être le
responsable de SAGIR. Mais, si je le rends obligatoire, là, ça veut dire que je
l'impose au réseau de la santé. Est-ce que je veux faire ça? Pas
nécessairement.
M. Barrette : Non, mais vous allez
pouvoir le faire.
Caire :
Je pourrais, mais est-ce que c'est... Tu sais, je veux dire, en même temps,
comme gouvernement, oui, on pourrait le faire, mais est-ce que c'est
intelligent de le faire?
Le Président (M. Simard) : Je vais maintenant
céder la parole à la députée d'Iberville.
Mme Samson : ...question, M. le
Président.
Le Président (M. Simard) : Je vous
en prie, chère collègue.
Mme Samson : De ramener ça peut-être
à un domaine que je connais mieux puis que je maîtrise mieux pour comprendre
comment ça va marcher. Prenons l'exemple de Télé-Québec, M. le ministre.
Télé-Québec, mettons, doit développer sa
plateforme technologique pour les produits culturels québécois. On s'entend que
ce n'est pas un service commun à
l'ensemble des sociétés d'État, il y a juste Télé-Québec qui va jouer
là-dedans. Est-ce que ça veut dire que l'ITQ
n'aura rien à voir là-dedans, puis Télé-Québec va voler de ses propres ailes à
développer la plateforme qu'il veut avec la technologie qu'il veut, avec
qui il veut?
Caire :
Compte tenu du fait que c'est dans la mission de l'organisation qui est
Télé-Québec, qu'effectivement, puis
vous le soulignez à juste titre, ce n'est pas un service qui est commun, je
pense qu'il n'y a pas d'intérêt, il n'y a pas de justification à ce
qu'ITQ se lance dans quelque chose pour lequel l'organisation qu'est
Télé-Québec a l'expertise, la capacité et la légitimité d'agir. Donc, ce n'est
pas un service qui est commun, pour moi, ce n'est pas un service qui est
commun.
Mme Samson : Donc, Télé-Québec va
s'arranger avec...
Caire : Donc,
Télé-Québec va continuer à s'arranger parce que ça répond à sa mission
culturelle.
Mme Samson : J'imagine qu'ils sont
très heureux s'ils nous écoutent.
Mme Samson : J'imagine qu'ils sont
très heureux s'ils nous écoutent.
Caire :
Oui, oui, tout à fait. Mais c'est parce que c'est dans sa mission, c'est dans
son mandat, il n'y a pas d'intérêt, il n'y a pas de gain d'efficacité...
Mme Samson : Il n'y a pas d'intérêt
pour l'État.
M. Carrière : ...d'aller mettre ça
comme... Ce n'est pas un service commun, donc effectivement, non, ce ne serait
pas...
Président (M. Simard) : Excusez-moi, M. le député de La Pinière,
parce que le député, également, de Rousseau souhaitait intervenir et
m'avait manifesté son intention de le faire.
M. Barrette : Avec plaisir.
Rousseau?
Président (M. Simard) : Rosemont, oui. Rousseau... Voyez-vous, cher
collègue, vous déteignez, là... vous êtes présent dans mes pensées. M.
le député de Rosemont.
Président (M. Simard) : Oui, oui, là, parce qu'effectivement on a avec
nous aussi le député de Rousseau, que je salue. Mais, non, c'est
vraiment au député de Rosemont que je m'adressais.
M. Marissal : ...ça ouvre le chemin
pour tout le monde, après, hein? Rosemont, hein, c'est bien ça?
Le Président (M.
Simard) : Bien oui! Non, mais Rousseau, c'est quand même très beau
aussi.
M. Marissal : Oui, sans aucun doute.
Le Président (M. Simard) : Bien, à
vous la parole.
Marissal : Il y a de la verdure. Ça ne vaut pas le parc
La Fontaine, là, mais il y a de la verdure... parc Maisonneuve, je
devrais dire.
M. le ministre, je commencerais par... à part de
vous saluer, ce que j'ai fait tout à l'heure, de vous faire une suggestion, puis c'est une suggestion que je fais
à l'occasion dans les commissions parlementaires parce que vous êtes toujours accompagné d'un aréopage, qui est normal.
On connaît Mme Bacon, que l'on connaît bien, maintenant, mais les gens qui vous accompagnent, qui se donnent la
peine de venir avec vous, qui sont les experts en la matière, souvent, et qui sont parfois appelés à vous conseiller hors
d'ondes, on ne les connaît pas tous et toutes. Puis on a remarqué encore
récemment qu'il peut y avoir parfois du roulement assez rapide dans les
services, notamment, informatiques du gouvernement
du Québec. Alors, c'est une suggestion que je fais, purement non partisane et
de civilité, que ça peut être utile
pour nous de savoir qui sont les gens qui travaillent avec vous. Si vous avez
envie de le faire, à votre moment de reprise de parole, nous serons
heureux de vous entendre.
Moi, je commencerais par une question de base,
là. À votre premier alinéa, qui est très long... Puis c'est vrai, le député de
La Pinière a raison, là, c'est costaud, cet article-là, on aurait très
bien pu décider de le scinder en trois ou en
quatre. On a tout mis ensemble, ce qui fait que ça fait un gros, gros morceau
sur lequel, évidemment, il va falloir passer beaucoup de temps. Quand on dit qu'«Infrastructures technologiques
Québec a pour mission, dans le respect des orientations déterminées par le Conseil du trésor, de
fournir — puis là
je suis obligé de tout lire parce que c'est touffu — aux organismes publics des services en infrastructures technologiques et en systèmes de soutien
communs...» Je vais m'arrêter là. Ma question,
elle est fort simple : Qui faisait ça avant? Qui fait ça en ce moment?
Caire : Bien, voilà tout le débat, M. le député, parce que c'était assez disparate, je vous dirais : Ça dépend.
Puis c'est ça, le problème, ça dépend. Bon,
le CSPQ en a assumé une certaine partie. Tout à l'heure, le député de La Pinière
faisait référence au réseau de la santé,
bien, c'est le réseau de la santé qui s'occupe de ce volet-là. Le volet RITM, c'est
le CSPQ qui s'en occupait. Plusieurs...
SAGIR, bien, ça a été le CSPQ qui s'en est occupé. D'autres systèmes, par exemple le stockage de données, étaient propres à chaque ministère
et organisme, donc chaque ministère et organisme s'occupait du stockage de ses données, donc il n'y avait pas
cette idée-là de mise en commun, qui va changer, vous n'êtes pas sans le
savoir. Donc, ça dépend des services. Ça dépend, malheureusement, je vous
dirais.
Puis la
notion de service commun, elle a été beaucoup amenée par l'idée du Centre des services
partagés. Mais ça n'a jamais
été clairement défini, dans le sens où le CSPQ était seul responsable de
définir son offre de service. Donc, ce n'était pas... ça ne relevait pas
d'une volonté du gouvernement de dire : Voici les services qui sont
communs, que nous devons partager. Ça
relevait exclusivement du CSPQ et de
son conseil d'administration, avec les résultats, M. le député, que vous
connaissez et que nous connaissons tous.
Marissal : Je vais prendre un exemple assez connu, là, dont on a
beaucoup parlé dans les deux dernières années, là, le fameux Accès UniQc, là — UniQc, q-c, là, en terminaison — qui a été lancé, qui a été freiné, qui a été
mis sur la glace, si j'ai bien suivi. Ça, c'était MTESS qui avait ça,
donc le ministère...
Caire :
...compliqué que ça.
Marissal : ... — très bien, alors vous pourrez toujours compléter vos
réponses — le
Travail, Emploi, Solidarité sociale. En fait, ce qu'on apprenait, en fin
d'année 2019, c'est que ça avait été ensuite rapatrié au Centre québécois
d'excellence numérique. Ça, est-ce que c'est typiquement le genre de truc qui
serait récupéré par ITQ?
M. Marissal : Puis à ce moment-là à
quoi sert le Centre québécois d'excellence numérique?
Caire :
C'est-à-dire que le Centre québécois d'excellence numérique a le mandat
d'amener la connaissance technologique
pour monter, par exemple, les dossiers d'opportunité, le dossier d'affaires,
procéder à la réalisation. Une fois que
l'infrastructure est créée, en collaboration avec ITQ, on s'entend... une fois
que l'infrastructure est créée, à ce moment-là, l'obligation de la fournir, de la faire évoluer, et tout ça, reviendrait
à ITQ. Parce qu'une fois créé, là, on peut dire : Voici, c'est un service, par exemple... On s'entend, là,
on est toujours dans les situations hypothétiques, mais, puisque vous prenez
cet exemple-là, on pourrait décider, le Conseil du trésor pourrait décider
qu'Accès UniQc, dans une idée d'identité numérique, devient un service commun.
Et donc, oui, infrastructures Québec prendrait à charge de fournir, de rendre disponible le service et de le faire évoluer, là,
comme on va voir au cours de l'étude des différents articles du projet de
loi.
Mais le centre québécois, lui, amène cette
expertise, cette connaissance dans la création. Parce que vous comprendrez que des algorithmes d'identification
et d'authentification puis un service d'identification et d'authentification,
c'est des niveaux d'expertise qui sont quand même assez élevés et qui ne sont
pas nécessaires de maintenir à l'ITQ dans une perspective de fournir le
service.
M. Marissal :
Mais ce sera d'abord pointé et autorisé... ce n'est peut-être pas le bon mot,
là, mais autorisé par le Conseil du trésor...
M. Marissal : ...ensuite, repris par
ITQ...
Caire : C'est ça.
Marissal : ...dans un souci, justement, de développer l'expertise
interne. Et vous insistez au moins à deux ou trois reprises, là, dans l'article qu'on étudie en ce moment. Est-ce que
vous rapatriez aussi, par exemple — je viens de me confondre dans
mes... — le
CQEN, le centre d'expertise, est-ce que vous rapatriez tout ça dans l'ITQ ou ça
reste une expertise externe?
Caire : C'est-à-dire que le modèle de gouvernance... puis là je
déborde de l'article 3, le modèle de gouvernance qu'on est à mettre en place, c'est le modèle de
gouvernance que vous allez retrouver à peu près partout dans les grandes
organisations, c'est-à-dire les responsables de la transformation numérique,
les responsables de la cybersécurité, les responsables des infrastructures, et
tout ça, chapeautés par une entité décisionnelle qui coordonne les actions de
ces trois branches-là mais dans un même objectif opérationnel
d'efficacité.
Donc, le
CQEN, l'éventuel centre de cybersécurité, centre gouvernemental de
cybersécurité, et l'ITQ, dans le fond, vont se rapporter au SSDPI, d'une
manière ou d'une autre, parce qu'ils seront les entités d'une même organisation
qui est le Conseil du trésor, avec des
structures différentes. Dans le cas de l'ITQ, c'est une structure juridique. Et
donc la cohésion entre les trois
organisations, dans l'action, elle est assurée à ce niveau-là. Mais ITQ, sa
mission fondamentale, c'est, en fonction de l'article 3, d'offrir,
de fournir des services communs.
Donc, dans le cas d'Accès UniQc, qui serait
à être développé en collaboration avec les deux autres entités... Parce que l'identité, on ne peut pas faire
abstraction des notions de cybersécurité, je pense que je n'ai pas grand monde
à convaincre ici, mais il y a des notions de
connaissances technologiques dans le développement, dans les algorithmes
d'identification, d'authentification, qui relèvent d'une expertise du CQEN pour
ensuite en faire une infrastructure qui devient une infrastructure commune,
donc, à être utilisée par, minimalement, l'administration publique.
Puis vous
comprendrez par des déclarations que j'ai faites de façon beaucoup plus large,
pour l'interaction avec le
gouvernement du Québec, on parle d'une infrastructure commune. Mais la cohésion
entre... je n'ai pas besoin d'intégrer un dans l'autre parce que chacun
a une mission qui lui est particulière, mais l'entité qu'est le SSDPI s'assure
que ces trois organisations-là travaillent en collaboration, en
collégialité, chacun dans ses champs d'expertise.
Marissal : Puis une dernière question là-dessus, là : Ultimement,
le bébé, là, appelons-le Accès UniQc, là — je présume que vous voudrez peut-être
changer de nom, là, appelons-le comme ça pour le moment — c'est le Trésor qui en est responsable
pour l'évaluation des coûts, pour la livraison, pour la fonctionnabilité?
Caire :
Le responsable final. Puis évidemment on travaille en cocréation avec les
différentes organisations gouvernementales,
là, on ne fait pas ça en silo dans notre cour. Mais le maître de l'ouvrage, le
responsable, le répondant gouvernemental, c'est le Trésor, à travers
l'organisation qu'est le Centre québécois d'excellence numérique.
Le Président (M. Simard) : Merci.
D'autres commentaires, M. le député de Rosemont?
M. Marissal : Pas pour le moment.
Le Président (M. Simard) : Ça vous
va? M. le député de La Pinière.
M. Barrette : Toujours dans un but
d'essayer de cerner puis là je dirais même de tenter de mettre... d'écrire quelque
chose sur ce qui m'apparaît pour le moment être une page blanche, là — mais je suis sûr que, dans la tête du
ministre, il y a quelque chose de virtuellement déjà écrit qui n'est pas
rendu sur la page — est-ce
que je peux dire que ça, c'est le bras opérationnel de la loi n° 14?
Caire : Bien, si je
reprends l'explication que j'ai donnée au...
Caire : Non, mais, je veux dire... c'est parce que je ne
peux pas vous dire un oui absolu. Parce que, comme j'ai dit, le CQEN va
avoir une partie, un rôle important à jouer. Le centre gouvernemental de
cybersécurité aussi va... dans tout ce qui concerne la sécurité des systèmes
d'information et des données, des renseignements personnels. Donc,
ces trois entités-là... je veux dire, les expertises de ces trois entités-là,
dans un tout, deviennent le bras opérationnel de 14.
M. Barrette :
O.K., parfait. D'accord, je vais le dire différemment. Je pense qu'on s'en va,
pour moi, dans...
Caire :
Je ne sais pas si mon explication est claire, là.
Barrette : Oui, bien, justement, je vais préciser ma question parce
que... 3, là, de la manière que c'est écrit, là, c'est infini, là, c'est l'État et ses réseaux. Vous n'avez pas les
moyens de faire ça. En tout cas, ça va vous... Il va falloir, après ça, que vous fassiez la démonstration que
vous avez tout un budget, là, pour faire ça. Puis c'est peut-être le cas. Bon,
je pense, moi, que vous n'allez pas vous
occuper... Toutes les réponses, M. le Président, que le ministre nous a données
à date tendent vers la conclusion que vous n'allez pas tout faire ou gérer
tout, même s'il y a quelque chose de commun là-dedans.
Par contre,
il y a une loi n° 14. La loi n° 14, là, elle a une
finalité qui est sous l'autorité du Conseil
du trésor via son ministre délégué. Cette finalité-là, on la connaît, on n'y
reviendra pas. Et il faut des bras, puis, dans ces bras-là, c'est vrai
qu'il y a des... c'est comme nous, là, il y a plus qu'un membre, là, CQEN et
compagnie, là. Est-ce qu'ITQ, dans la hiérarchie, va chapeauter tout ça ou ça
va être quelque chose d'horizontal? Mais, moi, ça m'apparaît, là...
Caire :
Je veux juste être sûr que je comprends bien. Quand vous dites «dans la
hiérarchie»...
M. Barrette :
Bien, je veux dire, quand...
Caire :
En matière d'infrastructures et de services communs, oui.
M. Barrette :
Donc, oui, O.K., il faut qu'il travaille avec CQEN, puis tout ça, là.
Caire :
Oui, oui.
M. Barrette :
Mais y a-tu une relation hiérarchique entre ce monde-là?
Caire : Non. Ça, la relation est transversale. La relation
hiérarchique, elle se fait via le DPI qui, lui, est en lien d'autorité
avec... bien, d'autorité... oui, d'autorité, par les pouvoirs qui lui sont
conférés par le président du Conseil du trésor, là.
Barrette :
Le directeur... dirigeant principal de l'information, qui a
récemment changé, n'est-ce pas? Là, on a une dirigeante. Elle n'est pas
Barrette : Non, bien, on ne nous l'a pas présentée encore. Alors donc,
est-ce que je suis correct de dire que la fonction première... ou la
raison première de faire exister ça, c'est en lien avec 14?
Caire :
Ah non! par exemple.
Caire : Je dirais, c'est sûr que 14 va amener de l'eau au
moulin, c'est clair. Mais je pense que c'est le député de Rosemont qui m'a posé la question, oui,
effectivement, sur comment ça fonctionne, les services communs, puis je vous
dirais qu'une bonne
partie de ce qu'on fait là vient du fait de l'expérience
passée qu'on a eue avec le CSPQ, où...
Et, je pourrais dire, ce n'est pas un secret pour
personne là, dès 2015, moi, j'ai déposé une recommandation où je disais : Il faut avoir des services
spécialisés en technologies de l'information. Donc, cohérent avec ma pensée et
la pensée de ma formation politique, aujourd'hui, vous voyez la
concrétisation de ça, parce qu'on en arrive à la conclusion que le gouvernement a besoin d'une expertise interne.
On a vu ce qu'il en coûtait de se rendre vulnérable parce qu'on n'a pas
l'expertise qu'il faut dans des opérations qui sont névralgiques pour le
gouvernement. Je pense qu'on peut dire que nos systèmes d'information sont des
systèmes névralgiques pour le gouvernement, la protection de nos données et de
nos renseignements personnels, l'utilisation de tout ça, etc.
Donc, ITQ répond en
grande
partie à un besoin de spécialiser les opérations qui touchent les
infrastructures et les systèmes de services communs. Mais c'est sûr que 14,
lui, va nous permettre d'accélérer ça par la création de nouveaux services communs. Par exemple, l'exemple
qui était d'UniQc, donc l'identité numérique, c'est sûr que ça va
devenir un service commun, éventuellement. Si on parle d'automatisation, si on
parle de robotisation, si on parle d'utilisation
de l'intelligence artificielle, éventuellement, on s'en va vers des services
communs avec ces technologies-là. Donc, 14 va amener de l'eau au moulin,
c'est clair.
M. Barrette : Moi, M. le
Président, là, je vais reprendre un peu ce que j'ai dit à date, en revenant
dans le texte, là. On parle d'une obligation de fournir. Là, je vais
prendre un exemple, là, trivial, hein? Des services en infrastructures
technologiques, là, c'est-u ITQ qui va aller installer des SAN?
Caire :
...nécessairement.
M. Barrette : Bien, c'est ça. Alors
donc, il y a un flou, là. C'en est une, infrastructure, ça là, là.
Caire : Oui, mais
attention...
M. Barrette :
Bien, je vais juste finir mon raisonnement, là. J'essaie de cerner ce que ça va
faire. Mon impression, c'est que c'est le bras nécessaire à déployer 14.
C'est le bras opérationnel de 14. Ça, c'est mon impression.
Caire : Bien oui,
oui...
Barrette : Je vais juste
finir. C'est mon impression. Puis la raison pour laquelle je dis ça, c'est parce que
3 est tellement vaste que vous ne
serez pas capables de faire ça, je ne pense pas. Sinon, ça va être un ministère
énorme. Puis ça ne serait pas nécessairement mauvais, mais ça serait quelque
chose, là.
Puis là je
m'explique, O.K.? Là, mission de fournir puis d'offrir le soutien
aux organismes publics, on ne fera pas le débat, là, on
l'a fait, le débat. Les organismes publics, c'est tout ce qui bouge dans le
système public. C'est tout. Même Héma-Québec est là-dedans, là. On se rappelle les échanges qu'on a eus, là. C'est
tout, tout ce qui est public, là. Tout
ce qui a une pancarte bleue en avant puis un drapeau sur le toit, là, c'est un organisme public. C'est immense, ça. Donc, ils ne peuvent pas faire ça.
Puis le ministre, M. le Président, nous dit...
je pense, nous dit clairement que ça ne sera pas ça, parce qu'il dit qu'il faut que ça soit des éléments qui soient
communs. Alors là, on parle de l'univers complet du secteur public, que ce
soit à Québec ou dans les réseaux, et là,
boum! on réduit ça aux services communs. Et, après les services communs, le Trésor
détermine lesquels des services communs
actuels ou qu'il voudrait mettre en place qui vont être sous l'égide d'ITQ. Et
là je fais le lien, évidemment, avec 14, parce que 14, là, c'est ça qui est sa mission. Alors, est-ce que
je viens de faire un résumé qui est loin de la réalité?
Caire : Non, ce n'est pas loin de la réalité. Mon commentaire visait simplement à dire : Oui, oui, vous avez raison. Je voulais juste ajouter le fait que je ne
voudrais pas résumer ITQ au simple fait de l'adoption de 14. Parce que je pense que la nécessité d'ITQ, si 14 vient
ajouter une couche à ça, et je suis tout à fait d'accord avec cette analyse-là...
je dis simplement que le besoin, il a été démontré par les expériences passées.
C'est tout ce que je dis.
Barrette : Ça, je ne
m'obstine pas là-dessus, M. le
Président, là, je pense qu'il y a un
besoin. Mais j'essaie d'identifier où
va être le noeud, parce qu'il y a un noeud là-dedans. Alors, s'il n'y avait pas
de noeud, il n'y aurait pas le mot
«communs», «déterminées par le Conseil
du trésor». Puis là, l'autre noeud,
là, bien, il est dans le deuxième alinéa. Et là vous nous dites qu'ITQ
va concentrer et développer une expertise interne. O.K. On parle de quoi, là?
On parle d'embauche, là.
Caire : Bien, je
vais donner un exemple...
M. Barrette : «Concentrer», là, la réponse va être : Bien,
on prend du monde là, on l'envoie là. C'est correct. Mais «développer»,
là, on parle de quoi, là?
Caire : «Développer», on parle... Bon, je vais prendre un
exemple que tout le monde connaît. ITQ, puis c'est un secret de polichinelle, si l'Assemblée nationale adopte le projet de loi n° 37, voit
le jour, se verrait confier la gestion du service d'infonuagique gouvernemental.
Alors, qu'est-ce que ça veut dire? Développer une expertise interne en
infrastructures communes, le stockage de données, l'infonuagique gouvernementale,
l'infonuagique en général. C'est une
technologie qui est relativement récente, là. Je comprends que ce n'est pas
arrivé hier sur nos tablettes, mais quand même, dans l'univers
technologique, c'est relativement récent. Et donc ce à quoi on s'attend, c'est
qu'ITQ développe à l'interne la connaissance
fine de l'infonuagique. On va le voir peut-être aussi un petit plus loin, on s'attend à ce que l'ITQ
se tienne à jour, se tienne à la fine pointe des récents développements. Donc,
ça fait
partie de son mandat.
Et donc ce que ça veut dire de «concentrer»,
bien, on part de 550 centres de traitement de l'information, approximativement, recensés... bien, non, pas
assez, justement recensés, au niveau du gouvernement du Québec, on
ramène ça à trois. On peut comprendre qu'il a y des ressources, donc,
qui vont être attribuées à ça. Donc, on les concentre dans cette mission-là et on s'assure qu'ils ont
l'expertise nécessaire pour donner le service à la hauteur des attentes, qui sont
très élevées, comme vous le savez. Puis, c'est un exemple.
On pourrait prendre
l'exemple de l'identité numérique, projet qu'on appelle Accès UniQc. Bien, il
faut développer... puis là je déborde un peu le paragraphe trois, parce qu'il
faut développer, je l'ai dit, des expertises en algorithme d'identification et
d'authentification, en architecture pour ce type d'application-là
d'identification, d'authentificaiton. Donc, on va s'attendre à ce que, oui, le
CQEN le fasse mais qu'il y ait quand même un bon niveau d'expertise à l'ITQ, parce que, si on veut que l'ITQ soit capable de
fournir ce service-là, soit capable de le maintenir... de maintenir l'actif, il faut qu'il y ait l'expertise à
l'interne. Et on ne veut pas... Dans des infrastructures communes, on veut éviter, autant que faire se peut, de se
rendre vulnérables au fait que nous
n'aurions pas, à l'interne, les connaissances nécessaires pour fournir
ce service-là de la façon dont il doit être rendu.
Barrette : O.K. Alors, la page demeure blanche, le potentiel
d'écriture est encore grand. Je ne conteste pas la validité des concepts qui sont exprimés, là, ayant été, moi, le
premier... peut-être pas le premier mais un protagoniste vocal du développement d'une expertise
technologique au gouvernement du Québec. Là, vous voyez ça de quelle grosseur,
là? Parce que, là, c'est tellement vaste, là, et surtout le deuxième
alinéa...
Caire :
Oui. Mais non.
Barrette : ...pour ne pas que vous crashiez, là, dans le sens
anglophone du terme... pour ne pas que vous crashiez, dans le sens
anglophone du terme. Ça, c'est de l'embauche, là.
Le Président (M.
Simard) : Je suggère que nous prenions une petite pause.
(Suspension de la séance à
15 h 11)
Président (M. Simard) : Très
bien. À l'ordre, s'il
vous plaît! M. le député de La Pinière, la
parole est à vous.
M. Barrette :
Alors, je vais peut-être aller à l'autre bout, là, puis je vais simplifier ma
question, alors utiliser des termes moins
provocateurs d'émotions. Alors là, c'est parce que, là, cette page
blanche là peut nous mener à une méga SOGIC 2.0.
Caire :
Non, M. le Président, d'abord, deux éléments, très rapidement.
M. Barrette :
...exprimé mon terme, là.
Caire :
Oui, mais... Non, je comprends, mais une SOGIC 2.0, non, je ne pense pas.
Barrette : Non, c'est parce que
SOGIC 2.0, ça peut avoir une connotation négative, mais ce que je veux dire,
c'est que, pour faire tout ce qui est écrit là, là... J'ai été un protagoniste,
moi... que le gouvernement soit une boîte informatique, là. Là, c'est quasiment
ça que vous proposez, là.
Caire :
Quasiment, c'est ça.
Barrette : Mais c'est parce que
l'ampleur de ce que vous avez là-dedans, là... Je
comprends, là, que les organismes
publics, c'est une immensité. Bien, elle
n'est pas infinie, mais elle est immense. Quand on tombe au commun, bien, là
c'est moins. Puis, quand le Conseil du trésor met sa patte là-dedans, il
sélectionne ce qui est commun. Mais, quand bien
même qu'on ait sélectionné ce qui est commun et à partir du moment où ça va
être un bras opérationnel ou de mise en
application de 14... Et, quand on arrive à la gestion interne, c'est ça qui est
écrit, là : développer une expertise, la concentrer et la développer. Bon, toute la gang qui était en
TI, là, qui sont au CSPQ, dans les réseaux, et ainsi de suite, dans les ministères
qui vont s'en venir là, ça, c'est correct,
c'est du déplacement. Mais ça, ça ne peut pas se faire avec du simple déplacement
à l'expertise.
Caire : Bien, M. le Président, je comprends, là, je pense que je comprends mieux ce que le député
de La Pinière veut dire, mais
j'ai peut-être un petit... pas un désaccord. Je pense, au
contraire, si on fait l'analyse fine de ne pas le faire... puis je sais, là, que je suis en train de prêcher
à un converti, là, mais, si on fait l'analyse fine de ne pas le faire, donc on dit... on
reste dans le contexte actuel et là on dit, par exemple : On voudrait un système
d'identité... on veut une identité numérique, mais...
Caire : Oui, oui.
Bien oui, mais je n'ai jamais obstiné le
député de La Pinière pour dire : Est-ce que ça, c'est
une
partie du bras armé pour la réalisation
de 14? Oui, mais j'ai dit : Ce n'est pas que ça. C'était la nuance que j'apportais.
Là, je pense que le passé justifie ITQ, mais
14 le justifie encore plus. C'est juste ça que je dis. Ça fait que je pense qu'on
dit pas mal la même affaire.
Ceci étant dit, on a différents besoins, au
gouvernement du Québec, présents et futurs, qui vont faire en sorte que,
si on ne le fait pas dans une mise en commun, c'est là où les ressources vont nous
manquer. Je prends l'exemple de la consolidation des CTI. Actuellement, la
maintenance des 450 centres de traitement de l'information répertoriés
pour l'administration publique vont nécessiter un nombre de ressources x qui
est ramené... Par le fait qu'on regroupe ce service-là, qu'on le met en commun,
c'est 80 ressources qu'on libère.
Donc,
je ne peux pas être d'accord avec cet élément-là précis parce qu'au contraire
la mise en commun fait justement en sorte
que les ressources humaines, les ressources financières qui... — on n'est pas dans la surabondance,
là, je pense que tout le monde est d'accord avec ça — vont
être optimisées.
Caire : Je parlais de ressources... En tout cas, on aura un
débat plus tard sur les surplus. Mais actuellement, puis je suis sûr que le député de La Pinière
va être d'accord avec ça, si, par exemple, on décide d'avoir un système de
notification gouvernemental, puis je pense
qu'il est plus que temps qu'on ait ce genre de service là, et qu'on dit : Chaque
ministère ou organisme qui pourrait avoir un intérêt à un système de
notification pour être capable d'interagir avec ses clients, nos concitoyens, le développe, bien, au contraire, c'est là
où on se dit : Les ressources humaines, les ressources financières sont surmultipliées. Donc, de le faire
en commun, de le mettre en commun, au contraire, moi, je pense qu'on va être beaucoup plus efficaces, plus efficients.
Donc, les ressources humaines, ressources financières nécessaires à la gestion,
à la maintenance, à la production de
services communs, vont être moins importantes du fait, de l'ITQ, que si on
reste dans l'univers actuel. Donc, le vrai coût, à mon humble avis,
c'est de ne pas le faire.
M. Barrette :
On s'entend là-dessus... non, non, on s'entend là-dessus.
Caire :
Ça résonne-tu, ce que je dis?
Barrette : Oui, oui, on s'entend là-dessus. Moi, en tout cas, je tire
mes conclusions puis je ne demande pas qu'il
y ait des réponses nécessairement, là. Mais, quand je regarde l'article 3,
là : on part du premier alinéa, qui est immense; après ça, ce sont des voeux, puis des voeux, il
faut ça, là, on souhaite qu'il y ait une expertise qui soit développée, on est
tous d'accord avec ça; puis on arrive au
troisième alinéa, là. Autrement dit, là, j'ai utilisé cette expression-là hier,
avec votre collègue, là, essentiellement, on est dans un paragraphe
gigogne. On commence très large — des poupées, hein? — on
commence avec une grosse poupée qui est le réseau...
Caire :
Oui, les gigognes.
Barrette : Les poupées
russes. Alors là, là, c'est ça pareil, c'est le mot. Bon, alors, on commence
très large, puis là après ça on est
dans le commun, puis après ça on dit qu'on va avoir une expertise, puis là on
finit au troisième alinéa, là, on va
déterminer «par écrit l'offre de service en infrastructures technologiques et en système», puis on en fait la description,
puis on en «fixe la nature, l'étendue». Au
bout de la ligne, là, c'est pour ça
que je dis, là : On part avec quelque
chose d'extraordinairement vaste, et c'est le fun, un, puis là on voit bien qu'on réduit ça à un moment donné, là. Puis ça va être réduit en fonction du budget, puis là
il y a un risque.
Moi, ce que je dis simplement, là, actuellement, là... puis je ne peux pas transformer 3, mais je pense qu'il y a ici un risque. Et le risque vient
de la hauteur du financement qu'ITQ va avoir, parce que, si les projets sont
trop grands par rapport à l'expertise qui est en place, ça va
crasher, au sens anglophone du terme, «crasher» avec un accent circonflexe
sur le a. Ça va crasher.
M. Barrette : «Crasher». Et sinon, là, il y a
une question d'équilibre, là, moi, il y a un risque que je vois là-dedans, là. Mais je comprends, là, ce
que le ministre nous dit, M. le Président, là, puis je
ne suis pas contre, là. Mais j'ai été interpelé par l'étendue et les mots qui sont utilisés au premier alinéa.
Je vois que tout ça finit par s'amenuiser, là, il y a un entonnoir pour arriver à : On va mettre en place ce qu'il faut pour faire fonctionner de nouvelles affaires déterminées
par le Trésor. Mais ça demeure
conditionnel, à la fin, là, cette affaire-là, là, c'est totalement
conditionnel au budget qui va vous permettre ou non d'engager
l'expertise nécessaire.
Alors, c'est sûr que, quand on regroupe, là... Là, c'est un éditorial que je fais, là, mais
qui est une question éditoriale. Des
fois, ça arrive, des éditoriaux qui finissent par une question, là. C'est sûr
que, quand on concentre les ressources pour tout ce qui est maintenance
et choses communes, pas au sens du projet de loi, là, mais au sens commun de la
vie des technologies et l'information, là, incluant l'infonuagique et ainsi de
suite... Mais, dans ce qui est écrit ici puis dans les paragraphes suivants, il
y a une expertise qui n'existe pas au gouvernement, là.
Caire :
Bien, dans certains cas, oui, vous avez raison.
M. Barrette :
Bon, puis ce sont des cas assez pointus, là. Alors, tout ce qui est
l'infonuagique, identification, algorithme,
qui sont tous des termes qui ont été utilisés à date, là, bien, ça, c'est une
expertise qu'on n'a pas nécessairement, actuellement, au gouvernement.
Caire : Mais pour
lesquels on se donne une obligation de l'acquérir, de la développer. Puis ça nous ramène
aux discussions, M. le député, qu'on a eues sur 14, où on disait : Bien, la TN devient un
joueur majeur dans cette recherche-là. Puis
ce qu'on constate aussi, c'est que, si on est capables d'aller chercher des
gains d'efficience budgétaire et en ressources humaines, bien, ces ressources humaines là, on peut leur donner des profils d'expertise qui correspondent aux missions
confiées à l'ITQ.
M. Barrette :
Je comprends, mais au bout de la ligne ça demeure une... le noeud va être le budget,
Caire :
Non, mais c'est parce que... Bien, c'est sûr, c'est sûr que...
M. Barrette :
Le risque, c'est-à-dire.
Caire : À la fin
de la journée, tout est une question de budget, là, tout est une question de budget. Ceci étant dit, je vous ramène à ce que je disais précédemment, si on est
capables d'aller chercher des gains d'efficience en ressources humaines
et en budgets, bien, à ce moment-là, on est capables de doter l'ITQ des budgets
et des ressources humaines nécessaires à l'accomplissement de sa mission. Ça va
ensemble, et c'est la mise en commun qui va nous permettre de faire ça... bien,
en partie.
Barrette : C'est ça. Là, j'inscris une certaine réserve. Au troisième
alinéa, là, «Le Conseil du trésor détermine par écrit...», ça, c'est le deuxiè