Culture and Education — 14 April 2016 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2016-04-14

Quebec — Committees

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Culture and Education — 14 April 2016 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2016-04-14

Quebec — Committees

Turcotte : Bien, on

va vivre avec.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

C'est beau? Alors, il y a consentement. Merci beaucoup.

Alors, je

suis maintenant prête à reconnaître l'opposition officielle pour un premier

bloc d'échange et je cède la parole à M. le député de Saint-Jean.

Turcotte :

Merci, Mme la Présidente. Salutations à M. le ministre, tous les gens du

ministère, les gens de son équipe, ainsi que nos collègues ministériels,

ma collègue députée d'Hochelaga-Maisonneuve, notre collègue de la deuxième

opposition.

Tout d'abord, M. le ministre, ça fait plusieurs

années que nous faisons des crédits, que j'ai l'occasion d'être porte-parole dans ces dossiers, un sujet qui

revient à chaque année dans les crédits et que j'aimerais bien ne plus

avoir à intervenir l'année prochaine sur ce

sujet, c'est sur le dossier des centres d'éducation populaire. M. le ministre,

bon, les centres d'éducation

populaire, six à Montréal, on sent qu'il y a davantage d'ouverture de la part

du ministère. Il y a eu une rencontre

avec le sous-ministre, il semble y avoir une entente verbale qui a été faite

qui n'est pas encore sur papier, qui n'est pas signée. Est-ce qu'on pourrait avoir aujourd'hui de la part du

ministre un engagement comme quoi qu'il respectera cette entente qui a été présentée aux six centres

d'éducation populaire de Montréal et qui semble faire consensus de la part

des centres et du ministère, via le sous-ministre, lors de cette rencontre?

Proulx : Merci beaucoup, Mme

la Présidente. D'abord, à mon tour de saluer le collègue député de Saint-Jean,

la collègue députée d'Hochelaga-Maisonneuve,

le collègue député de Chambly, mes collègues de l'Assemblée nationale,

du parti ministériel, avec moi, qui sont

ici, très heureux, parce qu'hier soir j'avais comme oublié de les saluer

d'entrée de jeu et je m'en excuse

encore une fois. Je veux également saluer les gens qui m'accompagnent, Mme la

Présidente, avant de répondre à la

question, et les gens, bien sûr, de mon cabinet, qui travaillent tous très fort

à m'épauler, les gens du ministère également qui sont ici avec moi et

dont j'apprécie la collaboration.

Écoutez,

très rapidement, vous avez raison, M. le député de Saint-Jean, que c'est une

question qui est importante et qui est peut-être en suspens depuis un

peu trop longtemps. Oui, ils seront supportés. Ils seront supportés cette

année. Est-ce que vous devrez reposer la question l'an prochain? Peut-être,

dans la mesure où il faut trouver une solution permanente, bien entendu, à tout cela, mais, cette

année, ils seront supportés. Ils seront supportés à la hauteur des

attentes, comme c'était le cas. C'est une

somme de 600 000 $ qui sera attribuée aux six centres. Et vous avez

raison, il y a eu du travail de fait

avec eux, il fallait également faire du travail pour officialiser et

opérationnaliser cette décision-là que je souhaitais prendre. Je

souhaitais les supporter.

en avait déjà parlé ensemble. Vous aviez déposé, je pense, une question à ce

sujet-là. Il y a quelques députés, bien entendu, concernés sur le

territoire de la CSDM qui m'ont parlé de ce dossier-là. Et, tous partis

confondus, on a parlé des centres

d'éducation populaire, qui autrefois étaient sous la responsabilité de la CSDM,

qui existent depuis bien longtemps, mais, à un moment donné ou l'autre,

ils se sont retrouvés sans le support qu'ils avaient avant. Et, voilà, le

ministère de l'Éducation va les supporter au cours de la prochaine année.

Turcotte :

Mme la Présidente, est-ce que le ministre peut confirmer ses intentions sur la

question du bail? Un bail de 15 ans a été

abordé lors de la rencontre avec le sous-ministre et les gens des six centres.

Donc, est-ce que le ministre peut

confirmer cette position, s'il va y avoir un bail de 15 ans pour les centres?

Parce que certains centres doivent faire des travaux, et on ne peut pas

faire des travaux s'il n'y a pas de bail, là, à long terme. Ils ont déjà des

difficultés financières, donc, si, en plus, ils font des travaux, qu'ils

doivent, après ça, déménager, on n'est pas plus avancés.

La Présidente (Mme

Rotiroti) : M. le ministre.

M. Proulx :

Peut-être, Mme la Présidente, donner, avant de répondre à la question, qui sont

les centres, parce que souvent ça m'a été demandé. Alors, les six

centres concernés sont les Ateliers d'éducation populaire du Plateau, le

Carrefour d'éducation populaire Pointe-Saint-Charles, le Centre éducatif

communautaire René-Goupil, le Comité d'éducation

aux adultes de la Petite-Bourgogne et de Saint-Henri, le Comité social

Centre-Sud, le Pavillon d'éducation communautaire Hochelaga-Maisonneuve.

Concernant

la question du collègue,

ma compréhension, c'est que le nouveau bail, si nouveau bail il y aura,

signé par les CEP, entre la CSDM et le CEP,

interviendra à compter du 31 mai 2017, c'est la compréhension que moi, j'en

ai. Peut-être expliquer un peu plus abondamment la façon dont les choses vont

procéder. Bien entendu, le ministère va supporter les centres d'éducation

populaire. Il y a une entente qui sera, je dirais, tripartite, dans le sens où

nous allons collaborer avec Centraide Montréal,

qui supporte déjà à sa façon les centres d'éducation populaire,

qui, je pense, avaient... mais, en

tout cas, est déjà

intervenu. Je vois, la députée d'Hochelaga-Maisonneuve

n'est pas d'accord

avec moi, mais, quand même, ils ont collaboré à l'élaboration d'une

étude touchant les centres d'éducation populaire. Ils ont, à tout le moins — en tout cas, j'en suis convaincu, et c'est

ce qui ressortait des discussions que moi, j'ai eues — une sensibilité à leur égard et ils vont collaborer avec eux à la

distribution, si vous voulez, de ces sommes-là vers les centres

d'éducation populaire.

Je vous rappelle que,

à moins que je me trompe, le bail interviendra entre les centres d'éducation

populaire et la CSDM, ce n'est pas le

ministère de l'Éducation, qui n'est ni le bailleur ni le locataire, là, dans un

cas comme celui-là. Alors, on va

soutenir la mission, on va soutenir, à la hauteur de 600 000 $, les

six centres, et ça va se faire de la façon dont je viens de vous

l'expliquer.

Donc,

je n'ai pas d'autre information particulière suite aux discussions qui ont eu

lieu, mais, si on a convenu de les supporter,

si on a convenu avec eux d'avoir l'aide financière nécessaire et qui était

souhaitée pour la prochaine année, vous comprendrez que les discussions se poursuivent avec eux. Mais la

réalité, c'est la suivante : c'est qu'il faudra trouver, pour eux,

une solution permanente, parce que là nous sommes effectivement dans une

solution temporaire.

La Présidente (Mme

Rotiroti) : M. le député de Saint-Jean.

Turcotte : Merci, Mme la Présidente. Donc, soyez assuré que

nous reviendrons l'année prochaine avec ce sujet, ainsi que ma collègue d'Hochelaga-Maisonneuve, qui est très

active dans ce dossier parce qu'effectivement elle est très touchée dans

sa circonscription.

M. Proulx :

Si je peux me permettre, Mme la Présidente... Et je comprends très bien et je

voudrais assurer qu'on a eu ces

discussions-là avant avec les collègues de l'Assemblée nationale, Mme la Présidente,

et on va continuer de les avoir après.

Et je me suis engagé auprès des collègues d'y porter une attention

particulière, de tenter de trouver une solution

à long terme. Nous avons, pour cette année, une situation temporaire, bien

évidemment, mais c'est une solution qui n'était pas là. Et je suis bien

heureux, en tout cas, de contribuer à ça et de pouvoir soutenir les centres

pour la prochaine année.

La Présidente (Mme

Rotiroti) : Merci. M. le député de Saint-Jean.

Turcotte : Merci, Mme la Présidente. Donc, j'aimerais

aborder une question qui est quand même en lien avec le sujet précédent, l'enjeu de l'alphabétisation au

Québec, un enjeu important. La littérature est parlante sur la question.

La revue de presse, je pourrais dire, dans

ce cas-ci, est pratiquement criante. On l'a vu dans les derniers mois, dans les

dernières semaines. On sait qu'au Québec 128

organismes en alphabétisation se sont partagé la somme de 12,8 millions de

dollars pour 2015‑2016. Cependant, on sait

aussi que, de ces 128 organismes, un grand nombre... la totalité de ces

organismes ont un manque à gagner, Mme la Présidente. Transmettez ces propos au

ministre. Ce manque à gagner, on l'évalue à 9,2 millions de dollars.

On a vu, dans

le budget, cette année, que le PACTE, donc, le programme qui finance les

organismes d'alphabétisation

populaire, n'a pas été touché, n'a pas été modifié. Le montant est le même.

Cependant, il faut savoir que, quand on n'augmente pas un budget d'année en année, ça a un impact

sur, finalement, le montant qui est disponible parce que les dépenses de ces organismes-là, dans le temps, évoluent.

Donc, comme il n'y a pas eu d'indexation depuis des années, donc, plus de huit ans... ça fait plus de huit ans qu'il n'y

a pas eu d'indexation ou d'augmentation de cette enveloppe des

organismes sur le terrain de l'éducation, ça fait en sorte qu'on offre moins de

services.

Mais, au même

moment, on voit qu'il y a de plus en plus de gens qui ont des difficultés à

lire et à écrire au Québec et on doit

oeuvrer à avoir une véritable politique nationale, là, pour lutter contre

l'analphabétisme. Donc, ceux qui sont sur le terrain, les organismes d'alphabétisation populaire, ont donc moins de

ressources année après année parce qu'il n'y a pas indexation, il n'y a pas de rehaussement du

financement à la mission — important, à la mission — et, en même temps, on le voit, les besoins de la population sont de plus en

plus criants. Eh oui, il faut le dire, ce n'est pas comme si c'était

naturel pour quelqu'un et spontané de

dire : Moi, là, je ne sais pas lire, je ne sais pas écrire, je veux aller

dans des programmes, des ateliers

d'alphabétisation. Il y a des tabous encore dans notre société. Donc, c'est

difficile d'aller recruter des gens. Et là, quand on voit qu'il y a des organismes, là... Je pourrais en mentionner

plein, Mme la Présidente. J'en ai plein, là, qui m'ont écrit, là :

le Centre de lecture et d'écriture à Alma. J'ai ici Alpha à Nicolet. J'ai La

Maison des mots dans les Basses-Laurentides.

J'ai ici... où est-ce que c'est écrit? Le Groupe populaire Déclic. J'en ai

plein, là. J'en ai plein, de groupes, qui me demandent, Mme la

Présidente, d'intervenir auprès du ministre durant les crédits pour justement

demander et redemander où en est le dossier

du financement des organismes. Est-ce qu'il y aura une indexation? Est-ce qu'il

y aura un rehaussement du financement

des organismes? Mme la Présidente, j'aimerais avoir une réponse de la part du

ministre.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Merci, M. le député. M. le ministre.

Proulx : Merci, Mme la

Présidente. Je suis content qu'on ait l'occasion de parler d'alphabétisation,

parce que c'est un sujet qui

personnellement me préoccupe beaucoup, bien avant mon retour à la vie

politique, sincèrement, et même bien

avant ma nomination à

titre de ministre de l'Éducation. Je considère, puis

c'est un commentaire bien personnel, là, qui a toujours été le mien, puis je pense qu'il sera partagé par les

collègues et par bien des gens dans la population, Mme la Présidente, que c'est difficile de soutenir que

nous serons une société encore plus innovante, c'est difficile de

soutenir que nous aurons une société encore

plus instruite, parce que les besoins de main-d'oeuvre nécessitent davantage de

formation, c'est difficile de penser qu'on

sera capable de faire, ou en tout cas de maintenir le rythme que l'on souhaite

maintenir en formation de plus en plus spécialisée sans adresser

directement la question de l'alphabétisation. Et cette question-là touche effectivement des jeunes dans le cadre de

leur parcours, parce qu'il y a des difficultés chez notamment des

élèves. Et là la situation malheureuse se

détériore, et les choses se co

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CollectionQuebec — Committees
CitationCCE 2016-04-14
Typecommittee
Volume / chapteren travaux parlementaires commissions cce 41 1 journal debats CCE 160414.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier97ed265d594f7172fb4489bbe61d827ef85c3f95

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