Health and Social Services — 16 May 2018 (41st Legislature, 1st Session)
CSSS 2018-05-16
Quebec — Committees
Mme Charlebois : Alors, on s'interrogeait, hier, à savoir si...
Quand on disait, au deuxième paragraphe...
C'est ça, c'est un paragraphe parce qu'il y a un chiffre. Voilà. Quand on
parlait de «sauf à l'égard des milieux de travail et des organismes
publics, une municipalité locale», est-ce que ça englobait les MRC? Est-ce que
nous devrions ajouter les termes «MRC» et «agglomération», «une municipalité
d'agglomération»? Alors, voici la réponse. En fait, on n'a pas besoin de le
faire parce qu'une MRC peut déclarer sa compétence à l'égard des municipalités
locales en ce qui a trait à l'inspection du
cannabis en vertu de 678.0.1 du Code municipal du Québec. En se déclarant
compétente sur tout ou
partie du
service municipal, une MRC acquiert tous les pouvoirs d'une municipalité
locale, dont celui de faire des règlements, à l'exception de celui d'imposer des taxes, et les pouvoirs de la MRC sont
alors exclusifs à ceux de cette municipalité quant à l'exercice de la compétence. De plus, la MRC
est, dans ce cas, substituée aux droits et obligations de cette corporation.
Alors,
c'est implicite dans le Code municipal du Québec, à l'article 678.0.1.
Alors, on peut faire des ententes entre les municipalités locales et la
MRC pour permettre d'avoir les compétences, d'avoir notamment l'inspecteur,
mais aussi de se déclarer compétente sur tout ou
partie d'un service municipal.
Alors, ce n'est pas nécessaire de l'inscrire. Il peut y avoir des ententes.
Puis c'est la même chose pour «agglomération».
Le Président (M.
Merlini) : Merci, Mme la ministre. M. le député de Labelle.
Pagé : O.K. Quand on dit qu'une MRC régionale... non, «une
municipalité régionale — bon, ce qu'on appelle une
MRC, là — de comté
peut déclarer sa compétence à l'égard des municipalités locales dont le
territoire est compris dans le
sien — bon — relativement à tout ou partie»... O.K., je
ne veux pas tomber trop, là... Mais je veux juste comprendre. Est-ce qu'on sait de quelle façon que ça se fait?
Est-ce qu'à une majorité simple... Par exemple, je pense à Antoine-Labelle,
17 municipalités, il y en a huit pour,
il y en a sept... neuf pour, huit contre, et, ça y est, on déclare compétence?
Quoiqu'en même temps il y a des MRC
où il y a des votes qui sont en pourcentage aussi de la richesse foncière. Il y
a des maires, des fois, qui, à un
seul sur 17, peuvent avoir plus de 30 % à 40 % du vote. Alors, quelle
est la façon de procéder? Est-ce que
ça doit être un appui unanime? Comment ça fonctionne, très, très rapidement,
là? Je ne veux pas passer beaucoup de temps là-dessus.
Charlebois : Oui. Bien, si vous me le permettez, M. le
Président, j'ai M. Cantwell, qui est à côté de moi, qui est juriste au ministère des Affaires
municipales, qui pourrait expliquer avec plus de clarté comment, un, une MRC
peut s'inscrire dans le pouvoir, les compétences des Affaires municipales, et
comment tout ça se déploie.
Le Président (M.
Merlini) : Alors, est-ce que j'ai votre consentement pour permettre à
l'expert des Affaires municipales de nous parler à la commission?
M. Pagé :
Consentement.
Président (M. Merlini) : Très bien. Alors, s'il vous plaît, vous
identifier pour les bienfaits de l'enregistrement. À vous la parole.
Cantwell (Philip) : Oui, merci. Bonjour. Philip Cantwell. Je suis
avocat au ministère des Affaires municipales.
Donc,
je comprends que vous vous questionnez au sujet du mécanisme de déclaration de
compétence des MRC. En fait, ce que c'est, c'est un pouvoir qui permet à
une MRC de prendre une décision, et cette décision-là se prend en fonction du nombre de voix qui est prévu dans l'acte
constitutif de chaque MRC. Ça peut varier d'une MRC à une autre. Et elle décide qu'elle va s'approprier une
fonction qui relèverait normalement des municipalités locales sur son
territoire. Les municipalités locales peuvent... ont un droit de retrait
et elles peuvent décider de se retirer de cette déclaration de compétence là. Donc, ça, c'est une possibilité.
Elle peut exercer la compétence à l'égard de deux, trois, 10,
15 municipalités ou l'ensemble des municipalités locales de son
territoire.
Le Président (M.
Merlini) : Merci, Me Cantwell. M. le député de Labelle.
Pagé : O.K. Donc, je prends toujours le cas de figure, là, la
MRC d'Antoine-Labelle déclare compétence, mais deux municipalités
disent : Non, on va trop loin, donc nous, on veut se retirer et avoir
notre propre règlement pour interdire totalement, par exemple...
Le Président (M.
Merlini) : Me Cantwell.
Cantwell (Philip) : C'est effectivement une possibilité pour les
municipalités locales de préférer conserver leurs compétences et les
exercer à l'échelle locale.
Le Président (M.
Merlini) : Merci, Me Cantwell. Merci, M. le député de Labelle. Est-ce
que j'ai d'autres interventions à
l'amendement de Mme la ministre à l'article 63? Je n'en vois pas. Je le
mets donc aux voix. Est-ce que la proposition d'amendement à
l'article 63 est adoptée?
Le Président (M.
Merlini) : Adopté. Nous revenons donc à l'article 63 tel
qu'amendé. Est-ce que j'ai des interventions? Je n'en vois pas. Je le mets donc
aux voix. Est-ce que l'article 63, tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Merlini) : Adopté. Merci beaucoup. Est-ce
que j'ai votre consentement pour
reprendre l'étude de l'article 64?
Il y a consentement. Est-ce que j'ai également votre consentement pour reprendre l'étude de
l'amendement de l'article 64? Consentement. Alors, Mme la ministre,
est-ce que j'ai des interventions pour votre proposition d'amendement à l'article 64?
Charlebois : En fait, M.
le Président, on avait le même
questionnement, ici, en regard du paragraphe 2°, un,
deux, trois, quatrième alinéa. On parlait encore de municipalité locale. On s'interrogeait à savoir si
«MRC» et «agglomération» allaient
dedans, et, oui, ça va dedans. Alors, c'est inclus, comme vient de nous l'expliquer notre juriste. Alors, l'amendement pourrait... Puisque nous
avions fait toute la discussion sur l'amendement, je pense, de mémoire, nous
pourrions adopter l'amendement, puisque nous
savons maintenant, depuis l'article 63,
que c'est inclus, et selon ce que les municipalités décideront, de soit
adhérer à tout donner les pouvoirs à la MRC ou certaines municipalités pourront
elles-mêmes conserver leurs pouvoirs. C'est de leur plein chef, là.
Président (M. Merlini) : Merci beaucoup, Mme la ministre. Est-ce que
j'ai des interventions à la proposition d'amendement à
l'article 64? M. le député de Labelle.
M. Pagé :
Lorsque la ministre a déposé l'amendement hier soir... bon, j'ai peut-être
manqué un petit bout, là, mais peut-elle
me réexpliquer très rapidement la
partie e? Qu'est-ce que ça change avec
la
partie e qui était dans l'article? J'essaie de voir, là, puis je l'ai relu deux fois, là,
puis, honnêtement, là... ou c'est juste un mot qui vient préciser quelque
chose? Qu'est-ce que c'est exactement?
Charlebois :
Oui. Je vais demander à Me Lavoie de l'expliquer. Elle est en pleine forme ce
matin, là. Elle a le goût de l'expliquer.
Président (M. Merlini) : Merci. Est-ce que j'ai votre consentement
pour permettre à Me Lavoie de s'adresser à la commission? Consentement. Alors, Me Lavoie, s'il vous plaît, vous
identifier encore une fois pour les bienfaits de l'enregistrement. À
vous la parole.
Mme Lavoie (Christine) : Oui. Je m'appelle Christine Lavoie. Je suis avocate
à la Direction des affaires juridiques du
ministère de la Santé et des Services sociaux. Je ne suis pas très en forme.
J'ai un petit peu le rhume, mais je vais vous l'expliquer quand même.
C'est qu'on
avait introduit un amendement, 40.1, qui assujettissait les dispositions
portant sur la promotion... On est venus dire que toutes les
dispositions portant sur la promotion et la publicité de l'emballage du
cannabis, ça s'appliquait aussi aux
accessoires. Puis là c'est comme si on faisait une modification de concordance,
là, de dire qu'on va pouvoir aller inspecter dans tout lieu où est
effectuée de la promotion, et de la publicité, pour donner le pouvoir à
l'inspecteur.
Le Président (M. Merlini) : Merci,
Me Lavoie. M. le député de Labelle.
M. Pagé : O.K. Donc, ça
concerne seulement le volet accessoires, qu'on a ajouté par souci de
concordance.
Mme Lavoie (Christine) :
Bien, en fait, c'est ça, le volet promotion, publicité, là.
Le Président (M. Merlini) : Merci,
Me Lavoie. M. le député de Labelle.
M. Pagé : Oui, O.K., c'est
bon. Ça va. Merci.
Président (M. Merlini) : Est-ce que j'ai d'autres interventions à
l'amendement proposé par Mme la ministre à l'article 64? Je n'en
vois pas. Je le mets donc aux voix. Est-ce que cette proposition d'amendement est
adoptée?
Président (M. Merlini) :
Adopté. Nous revenons donc à l'article 64 tel qu'amendé. Est-ce que j'ai
des interventions? Je n'en vois pas. Je le mets donc aux voix. Est-ce
que l'article 64, tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Merlini) : Adopté. Merci beaucoup. Nous tournons la page
et nous avons maintenant l'article 65. Mme la ministre.
Charlebois : Non, non, mais j'écris les heures parce qu'au
cas où on serait pris pour revenir, avec la date, c'est bien utile.
L'autre fois, on a cherché quelque chose. On était contents d'avoir ce qu'il
fallait.
Alors, à l'article 65,
M. le Président :
inspecteur peut, par une demande qu'il transmet par poste recommandée ou par
signification à personne, exiger de
toute personne, dans le délai raisonnable qu'il fixe, qu'elle lui communique
par poste recommandée ou par signification à personne tout renseignement
ou document relatif à l'application de la présente loi ou de ses règlements.
«Quiconque
refuse ou néglige de se conformer, dans le délai fixé, à une demande transmise
en application du premier alinéa commet une infraction et est passible d'une
amende de 500 $ à 12 500 $.
En cas de récidive, ces montants
sont portés au double.»
Ici, M. le Président,
au premier alinéa de l'article 65, nous permettons à un inspecteur, selon
les modalités qui y sont prévues, d'exiger de toute personne qu'elle lui
communique tout renseignement ou document relatif à l'application de la présente Loi encadrant le cannabis. Et le deuxième
alinéa, bien, tout simplement, vient prévoir l'amende applicable. Et le
contenu de cet
article est très similaire à celui de 34.1 de la Loi concernant
la lutte au tabagisme.
Le Président (M.
Merlini) : Merci, Mme la ministre, pour ces explications. M. le député
de Labelle.
Pagé : Est-ce qu'on a eu besoin de faire appel à
l'article 34, je ne sais plus trop, là, de la
loi sur le tabagisme dans le passé?
Charlebois : Ce
qu'on nous indique, c'est que c'est un article, dans la loi de la lutte au tabagisme, qui est
utilisé régulièrement, pour ne pas dire souvent.
Pagé : O.K. Justement,
hier, quand on réfléchissait à la notion de «toute heure raisonnable», le fait
que, parfois, on ne puisse pas aller
inspecter dans des heures qui nous permettraient de constater... dans des
heures raisonnables qui nous permettraient de constater... est-ce que
c'est particulièrement dans ces cas-là où on utilise la voie de la poste
recommandée pour demander, exiger des renseignements?
Le Président (M.
Merlini) : Mme la ministre.
Charlebois :
Souvent, c'est pour obtenir des documents comme des baux, etc. Mais tout ça pour
dire : Oui, on pourrait, ça va nous permettre justement d'aller en
dehors des heures de ce qu'on a vu hier.
Le Président (M.
Merlini) : M. le député.
M. Pagé :
O.K. Et on pense à qui surtout? On pense à tous ceux et celles qui pourraient
être inspectés, à l'article 64, essentiellement?
Charlebois :
Oui.
Président (M. Merlini) : Est-ce que
j'ai d'autres interventions à l'article 65? Je n'en vois pas. Je le mets donc
aux voix. Est-ce que l'article 65 est adopté?
Le Président (M.
Merlini) : Adopté. Merci. Nous allons donc à l'article 66. Mme la
ministre.
Charlebois : Oui.
Et là on a un amendement