House Proceedings — 28 March 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
2019-03-28
Quebec — Debates (Hansard)
J'aimerais aussi
saluer de manière personnelle deux membres de la communauté travaillant
activement à l'amélioration de la qualité de
vie dans le quartier Saint-Michel : René Sarr, intervenant à l'école
Bienville, et Pape Dione, directeur de PARI Saint-Michel.
toute la communauté sénégalaise du Québec et du Canada, je souhaite...
(s'exprime dans une langue étrangère). Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole
à Mme la députée de Saint-François. La parole est à vous.
Mme Hébert :
Merci, Mme la Présidente. Le 15 janvier dernier, Louis Luncheonette fêtait
son 70e anniversaire, une
histoire à succès dans un contexte où très peu de restaurants populaires ont
réussi à résister à la concurrence venant des chaînes américaines de
restauration rapide.
Ce n'est pas par
hasard, encore moins par chance, si le restaurant Louis est encore aujourd'hui
bien installé à Sherbrooke. C'est plutôt le
résultat du travail acharné des propriétaires, qui n'ont pas hésité à s'adapter
aux goûts de la clientèle. Ils ont un souci constant d'offrir un excellent
service et de se procurer les meilleurs aliments, majoritairement de
provenance locale. Le respect des clients est la recette du succès de ses
propriétaires.
L'histoire
fascinante du Louis remonte au début des années 1940 avec une cantine
ambulante, d'abord une roulotte tirée
par des chevaux, puis une cantine motorisée, pour finalement ouvrir le premier
restaurant en 1949. Maintenant, on retrouve trois restaurants dans la
ville de Sherbrooke.
Le Louis a marqué notre passé et, j'en
suis certaine, continuera à nous surprendre savoureusement. Merci pour
vos délicieux repas. Bravo à la famille Ellyson!
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant, je cède la
parole à M. le député de Jacques-Cartier.
M. Kelley :
Merci, Mme la Présidente.
Mutsumi
Takahashi has been delivering the news to Quebeckers for over 31 years.
She has always made Montrealers feel connected to the people behind the story.
In 2017, the Radio Television Digital
News Association celebrated Mutsumi's hard work, compassion, and dignity with a lifetime achievement
award. More importantly, though, she dedicates her free time to help many
causes like the West Island
Palliative Care Residence, and is a strong believer in education, and is very
involved through her alma mater, Concordia University.
And now she has been granted our
country's highest civilian honor, the Order of Canada. This is the Canadian way, recognizing the
contribution of someone who came here from another country to build a life and
career here. We should welcome
immigrants to Québec with open arms. One day, they might surprise you with
their talent and their savoir-faire.
In a time where more and more people
question the news, we can be grateful here, in Québec, that we can rely on Mutsumi Takahashi to deliver us the facts and truth. She is an
inspiration for countless young English-speaking Quebeckers who are striving to become journalists themselves.
Congratulations,
Mutsumi! The honor is richly deserved. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député.
Maintenant, je cède la parole à M. le député de Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard :
Merci, Mme la Présidente. Le club de ski de fond Les Sentiers La Balade de
Lévis célèbre cette année son 40e anniversaire.
Créé
en 1978, il a pour mission de promouvoir la pratique des sports d'hiver pour
tous et en particulier pour les jeunes. Situé dans le quartier de
Saint-Jean-Chrysostome, familles, amateurs et sportifs plus expérimentés
peuvent s'y rendre facilement. L'aménagement
permet l'accès à des kilomètres de piste tant pour le ski de fond, la raquette,
la marche et le «fatbike».
La Balade, plusieurs organismes sont en opération dans le but de stimuler la
pratique du ski de fond chez les jeunes, entre autres le programme
sport-études, l'équipe de compétition Léviski ainsi que les Jackrabbits, la
plus grosse école de ski de fond de la région.
Depuis
les tout débuts et encore à ce jour, cet organisme est constitué uniquement de
plusieurs bénévoles. Je profite de cet anniversaire pour féliciter tous
ceux et celles qui contribuent avec dévouement au bon fonctionnement et à la pérennité de ces sites exceptionnels. Je tiens à
saluer les représentants qui sont ici dans les galeries. Merci, Mme la Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je
suis prête à reconnaître Mme la députée de Sherbrooke.
Mme Labrie :
Merci, Mme la Présidente. Le 15 mars dernier se tenait une marche mondiale
pour le climat, et de toutes les
villes du monde c'est à Montréal que la mobilisation a été la plus grande. À
Sherbrooke aussi, des milliers de personnes
ont marché pour exiger de nos gouvernements des engagements concrets en matière
de changements climatiques.
J'aimerais
remercier les personnes qui ont organisé et participé à cette marche parce
qu'elle m'a remplie d'espoir. C'était
magnifique de nous voir rassemblés pour ce qui, je l'espère, est le début d'une
grande mobilisation afin que les gouvernements prennent enfin leurs
responsabilités.
Je pense que le
Québec doit se comparer aux meilleurs et aussi aspirer à devenir l'État avec le
meilleur bilan environnemental. Avec
l'expertise développée dans nos universités et nos entreprises, nous pouvons
devenir un leader de la lutte aux
changements climatiques. La passivité face à cette crise serait une grande
erreur pour le Québec et pour l'humanité,
ce n'est pas une option. Les changements climatiques sont notre défi collectif,
et nous sommes tous et toutes concernés. Ce sont les jeunes du monde
entier qui ont lancé ce mouvement, mais il appartient à tout le monde de le
poursuivre. C'est une invitation à vous joindre au mouvement.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Maintenant,
M. le député de Maskinongé, la parole est à vous.
M. Allaire :
Merci, Mme la Présidente. Aujourd'hui, c'est avec beaucoup de passion et de
fierté que je souhaite vous parler d'un couple de bénévoles de longue
date de Saint-Boniface.
En Mauricie, nos bénévoles sont nombreux, nos
bénévoles sont précieux. Jean Bernier et sa conjointe, Danielle Gélinas,
s'impliquent auprès de l'organisme Opération Enfant Soleil depuis maintenant
20 ans.
Pour ce
couple au grand coeur, tout a commencé avec un diagnostic de maladie chez leur
petite fille, âgée alors à peu près de 18 mois. 20 ans plus
tard, la belle Marie-Michelle est heureuse, épanouie et en pleine santé.
Cela dit,
suite à cet épisode un peu traumatisant, Jean et Danielle ont décidé de
redonner au suivant. Avec leurs activités
de financement des deux décennies, ils auront remis plus de 350 000 $
à Opération Enfant Soleil, contribuant ainsi à supporter les autres
familles de la région. Cette année, ils passeront le flambeau, après avoir
fidélisé de nombreux donateurs et commanditaires.
Jean Bernier
et Danielle Gélinas, je vous lève bien haut mon chapeau et vous remercie du
fond du coeur. Merci.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je
suis prête à reconnaître M. le député de Chambly. La parole est à vous.
M. Roberge : Merci bien, Mme la
Présidente. Aujourd'hui, je veux souligner la bravoure d'un résident de Chambly, M. Dominic Stébenne, qui a agi en
véritable héros, le 7 mars dernier, lors d'un accident sur l'autoroute 15
à Montréal. Par son intervention ce jour-là, il a probablement évité une
tragédie.
Le camion
transportant du propane a heurté le muret de béton pour venir s'écraser sur le
côté et laisser son chargement
lentement s'écouler sur la chaussée ce jour-là. Le moteur du camion accidenté
tournant toujours, il ne fallait qu'une étincelle pour provoquer une
explosion pouvant coûter la vie de plusieurs personnes présentes sur les lieux
de l'accident.
Au péril de
sa propre vie, il a tout tenté pour éteindre le moteur du camion de propane,
tout d'abord en tentant de débrancher la batterie, puis il n'a eu d'autre choix
que de monter sur le muret de béton pour briser la vitre de la cabine à
coups de pied afin de pénétrer à l'intérieur, pour enfin éteindre le moteur.
M. Stébenne,
je tiens à vous partager nos remerciements et notre admiration pour votre
bravoure et votre courage. Vous êtes un exemple pour nous tous.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le député. M. le député d'Arthabaska, la parole est à vous.
M. Lefebvre :
Merci, Mme la Présidente. Mme la Présidente, c'est avec tristesse que j'ai
appris le décès récent d'un pionnier de la fonderie d'art au Québec, le
sculpteur Gérard Bélanger.
Cet homme a
fait honneur à toute notre région. Sa conjointe, Mme Hélène Pagé, qui est
avec nous ici aujourd'hui, nous
rappelle qu'il était engagé dans cette quête de la beauté avec ses oeuvres. Je
la cite : «[Son enthousiasme], sa quête esthétique, sa ténacité,
son humour [et] sa générosité nous manqueront. Son oeuvre nous accompagnera.»
J'insiste sur
le côté visionnaire de cet artiste qui, en créant, à la fin des années 80,
La Fonderie d'art d'Inverness,
a permis le développement de cette industrie
dans cette municipalité. Dans notre région, on souligne fièrement que plusieurs
artistes ont confié la réalisation de leurs
bronzes à La Fonderie d'art d'Inverness. La statue de Félix Leclerc dans le
parc La Fontaine, celle de René Lévesque ici, près de l'Assemblée
nationale, ont été produites à cette même fonderie.
Mme Pagé,
à la famille, aux amis, je vous assure que son souvenir va demeurer à jamais
dans nos coeurs et vous transmets au nom de tous Québécoises et Québécois mes
plus sincères condoléances.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le député. Alors, merci,
MM. et Mmes les députés. Cela met fin à la rubrique des déclarations de
députés.
Et je suspends les travaux quelques instants.
(Suspension de la séance à 9 h 51)
Le Président :
Mmes et MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants.
Je vous remercie. Veuillez
vous asseoir.
Avant
toute chose, je vais maintenant revenir sur la question de directive soulevée
hier par le leader de l'opposition
officielle concernant la divulgation à des journalistes du contenu de la déclaration ministérielle du ministre
de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur avant que celui-ci ne la
prononce en Chambre.
D'abord,
selon le leader de l'opposition
officielle, cette déclaration ministérielle n'aurait pas dû être communiquée à des journalistes avant qu'elle ne soit lue en Chambre par le ministre.
En réponse à cette allégation, le leader du gouvernement a, pour sa part, fait mention d'un cas, à la
Chambre des communes, où le président aurait jugé que le fait de donner une
déclaration ministérielle sous embargo ne
viole pas les droits et privilèges des parlementaires. Sur ce point, je
souligne au passage que je n'ai pas à
trancher s'il y a ou non violation de droit ou de privilège. On me demande
plutôt de déterminer si le contenu de la déclaration ministérielle
pouvait être transmis aux journalistes.
Je tiens d'emblée à
préciser que l'article 33 du Règlement de la Chambre des communes, qui
concerne les déclarations de ministres, ne traite pas de la confidentialité du texte de
telles déclarations. D'ailleurs, au Parlement canadien, la coutume veut que,
par courtoisie, un ministre ne fait que prévenir les porte-parole de l'opposition de son intention de faire une déclaration
à la Chambre.
que l'a déjà affirmé la présidence, avant de transposer dans
notre jurisprudence parlementaire des
précédents provenant d'autres assemblées législatives, il faut d'abord
s'assurer que les principes qui s'en dégagent soient compatibles avec notre
droit parlementaire, ce qui n'est pas le cas ici avec le précédent fédéral
mentionné. En effet, l'article 55 de
notre règlement mentionne, et je cite : «La durée d'une déclaration
ministérielle est d'au plus cinq minutes. Un exemplaire doit [...] avoir été transmis, sous pli confidentiel, au
président et aux chefs de groupes parlementaires, une heure avant la
période des affaires courantes.» Fin de la citation.
Comme
l'a déjà mentionné la présidence, cette transmission, une heure avant la
période des affaires courantes, est
prévue pour permettre aux groupes de l'opposition de préparer leurs
commentaires. Cependant, elle n'a pas pour but de rendre publique la déclaration ministérielle. Je souligne que
l'article 55 de notre règlement prévoit spécifiquement que l'exemplaire de la déclaration ministérielle doit
être transmis, sous pli confidentiel, au président et aux chefs de groupe
parlementaire. Cette précision renforce donc
l'importance que le contenu de la déclaration demeure confidentiel et ne
doit pas être rendu public par cette
transmission. De permettre au gouvernement de transmettre une déclaration
ministérielle aux médias avant sa
lecture permettrait-il également aux oppositions, qui en ont reçu copie une
heure avant, de faire de même? Bien,
poser la question, c'est y répondre. Est-ce que la situation est différente
pour un ministre pour le motif qu'il est l'auteur de la déclaration? Je
ne crois pas.
Comme
je le mentionnais dans une décision que je rendais le 7 décembre 2018,
certaines informations doivent être
communiquées en priorité aux députés avant d'être transmises à des tiers. Tel
est le cas, par exemple, des projets de loi, des rapports à être déposés à l'Assemblée, des questions écrites à
inscrire au feuilleton et du discours d'ouverture de la session, bien
sûr. Rien n'indique qu'il devrait en être autrement pour les déclarations
ministérielles. Tel que l'a déjà reconnu
notre jurisprudence parlementaire, la notion de déclaration ministérielle étant
large, un ministre peut en faire une sur
tout sujet qu'il juge approprié, pourvu que son contenu soit d'intérêt public
ou qu'il ait trait à une politique gouvernementale.
Ainsi, en pratique, un ministre peut tout aussi bien choisir de faire une
conférence de presse sur un sujet en
lieu et place d'une déclaration
ministérielle. Il s'agit là d'un choix personnel et politique.
Cependant, alors
qu'aucune règle procédurale ne balise le déroulement d'une conférence de
presse, il en est autrement des déclarations
ministérielles, qui, elles, sont régies par les articles 55 et 56 de notre
règlement. Ces articles prévoient
d'ailleurs un équilibre dans les droits de chacun en donnant, notamment, un
temps de parole à chaque groupe parlementaire pour réagir à la
déclaration ministérielle. Un ministre qui choisit d'emprunter la voie formelle
d'une déclaration ministérielle pour faire une annonce doit donc s'astreindre
aux règles qui gouvernent l'utilisation de cette procédure. Il serait pour le moins particulier de vouloir profiter de la
solennité, de la visibilité que procure une déclaration ministérielle
prononcée à l'Assemblée sans pour autant respecter les règles qui encadrent ce moyen
de communiquer un message gouvernemental.
Cela implique donc que la confidentialité du contenu d'une déclaration
ministérielle doit être préservée
jusqu'à ce qu'elle soit prononcée en Chambre. Il en va du respect élémentaire
des députés et des importantes fonctions
qu'ils occupent. En effet, divulguer le contenu d'une déclaration ministérielle
avant que celle-ci ne soit prononcée brise
l'équilibre établi par le règlement en permettant aux médias d'en faire état
avant même que les groupes d'opposition aient pu y répliquer.
cet égard, le fait que le sujet concerné par la déclaration ministérielle
relève du pouvoir exécutif n'a aucune importance, pas plus que le fait
que le texte divulgué aux journalistes ait été communiqué ou non sous embargo.
Que ce soit clair, l'idée n'est pas ici de
diminuer l'importance du rôle joué par les journalistes, qui ont notamment pour
fonction de rapporter ce qui se déroule dans le cadre de nos travaux.
Cependant, comme la présidence l'a
déjà affirmé par le passé, en pareille matière, il importe que ce soient les
élus qui soient informés en premier sur les renseignements qui leur sont
destinés en priorité.
Je dois vous dire que je suis
préoccupé par le fait que la présidence doive encore une fois faire une mise en
garde concernant la communication
d'informations qui doivent être données en priorité aux parlementaires. Alors,
je signale que j'espère sincèrement, et j'en suis convaincu, que mon
message sera cette fois entendu de tous. Merci.
Nous poursuivons. M.
le leader de l'opposition officielle.
Proulx : Merci, M. le Président. Alors, je veux vous remercier pour la
célérité avec laquelle vous avez rendu votre
décision. Je prends acte, bien entendu, de ce qui est fait. Et sincèrement, et
sur la base de la collaboration, j'invite également tous les collègues de cette Assemblée à le respecter, ce
règlement, pour faire en sorte que, dans cette Assemblée, lorsqu'on utilise cette voie, comme vous l'avez
dit, M. le Président, on suive ces règles que nous nous sommes données
pour la bonne conduite de nos travaux. Merci.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : M. le Président, je peux vous assurer de notre
entière collaboration afin d'assurer le bon déroulement
des travaux, et nous apprécions que vous ayez répondu à cette question
de directive. D'ailleurs, il s'agissait d'une question de directive et non pas d'une question
de droit et privilège. Mais nous prenons acte de votre décision et nous
entendons bien la respecter, M. le Président.
Le Président :
Merci, messieurs. Nous poursuivons donc les affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles.
À la rubrique Présentation
de projets de loi, M. le leader du gouvernement.
Jolin-Barrette : Oui. M. le Président, je vous demande d'appeler
l'article a, s'il vous plaît.
Président : À
l'article a du feuilleton, M. le
ministre de l'Immigration, de la Diversité et de
l'Inclusion présente le projet
de loi n° 21,
Loi sur la laïcité de l'État. M. le
ministre.
Jolin-Barrette : Merci, M. le Président.
Loi sur la laïcité de l'État.
Ce projet de loi vise
à affirmer la laïcité de l'État et à préciser les exigences qui en découlent.
cette fin, le projet de loi indique que la laïcité de l'État repose sur
quatre principes, soit la séparation de l'État et des religions, la
neutralité religieuse de l'État, l'égalité de tous les citoyens et citoyennes
ainsi que la liberté de conscience et la
liberté de religion. Il prévoit que les institutions parlementaires, gouvernementales et judiciaires sont tenues de respecter ces principes dans le cadre de leur
mission. Toutefois, à l'égard des juges de la Cour du Québec, du Tribunal des droits de la personne, du Tribunal des professions et des cours municipales
ainsi que des juges de paix magistrats, il confie au Conseil de la magistrature la responsabilité d'établir des
règles traduisant les exigences de la laïcité de l'État et d'assurer
leur mise en oeuvre.
Le projet de loi
propose d'interdire le port d'un signe religieux à certaines personnes dans
l'exercice de leurs fonctions. Toutefois, il
prévoit que cette interdiction ne s'applique pas à certaines personnes en poste
au moment de la présentation du projet de loi, selon les conditions
qu'il précise.
projet de loi prévoit qu'un membre du personnel d'un organisme doit exercer ses
fonctions à visage découvert. Il prévoit aussi qu'une personne qui se présente
pour recevoir un service par un membre du personnel d'un organisme doit avoir le visage découvert lorsque cela est
nécessaire pour permettre la vérification de son identité ou pour des motifs de
sécurité. Il prévoit que la personne qui ne respecte pas cette obligation ne
peut recevoir le service. Il précise que ces obligations
ne s'appliquent pas à une personne dont le visage est couvert en raison d'un
motif de santé, d'un handicap ou des exigences propres à ses fonctions
ou à l'exécution de certaines tâches.
ailleurs, le projet de loi modifie la Charte des droits et libertés de la
personne afin d'y inscrire que les libertés et droits fondamentaux
doivent s'exercer dans le respect de la laïcité de l'État.
projet de loi prévoit que ses dispositions prévalent sur celles de toute loi
postérieure, à moins d'une mention expresse à l'effet contraire. Il
prévoit également qu'il ne peut être interprété comme ayant un effet sur les
éléments emblématiques ou toponymiques du patrimoine culturel du Québec qui
témoignent de son parcours historique.
projet de loi précise qu'il a effet indépendamment de certaines dispositions de
la Charte des droits et libertés de la personne et de la Loi
constitutionnelle de 1982.
Enfin,
le projet de loi prévoit des modifications de concordance et contient diverses
dispositions interprétatives, transitoires et finales. Merci, M. le
Président.
Le Président : Est-ce que
l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? M. le leader de
l'opposition officielle.
Proulx : Oui. M. le Président, pour être saisi du projet de loi... Au
cours des dernières semaines, on a entendu beaucoup de choses à l'égard de ce projet de loi, qui est important pour
le gouvernement et pour le ministre également. Est-ce qu'il peut s'engager aujourd'hui à tenir des consultations qui
seront élargies sur ce sujet, puisqu'il est si important?
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
Jolin-Barrette : M. le
Président, nous tiendrons des consultations particulières sur le projet de loi,
et j'invite le leader de l'opposition
officielle à nous faire parvenir la liste des groupes qu'il souhaite entendre,
et, tous ensemble, nous pourrons tenir des consultations pour un
important projet de loi relativement au choix de la société québécoise.
Le Président : Je comprends
que l'Assemblée accepte d'être saisie de ce projet de loi? Adopté.
À la rubrique, maintenant, Dépôt de documents,
M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : Oui. M. le
Président, je dépose les réponses aux questions inscrites au feuilleton le 19 février 2019 par le député de Vimont et le
28 février 2019 par la députée de Marie-Victorin. Merci, M. le Président.
Le Président : Ces documents
sont déposés.
Il n'y a pas de rapports de commissions.
À la rubrique, maintenant, Dépôt de pétitions,
M. le député de Masson.
M. Lemay : M. le Président, je
dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
138 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Et les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que la Stratégie québécoise sur les pesticides 2015‑2018,
annoncée publiquement par le gouvernement
du Québec en novembre 2015, prévoit le dépôt d'un projet de modernisation de la
Loi sur les pesticides;
«Considérant qu'il existe des risques associés à l'utilisation
des pesticides dans le milieu de vie des citoyens et qu'il est important de s'assurer que la
qualification du personnel qui applique les pesticides à des fins de gestion parasitaire
soit d'un niveau de compétence adéquat;
«Considérant
que le ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur a récemment
annoncé l'approbation d'un nouveau programme d'études, intitulé
Intervention en gestion parasitaire, et que les compétences en matière
d'utilisation rationnelle et sécuritaire des pesticides acquises dans une telle
formation pourraient être reconnues pour l'obtention du certificat
d'application de pesticides en gestion parasitaire;
«Considérant que la révision des exigences pour
l'obtention et le renouvellement du certificat d'application [des] pesticides
en gestion parasitaire permettrait un meilleur encadrement des pratiques dans
ce secteur au Québec;
«Considérant
que l'instauration d'un programme de formation continue obligatoire pour le
renouvellement du certificat
d'application [des] pesticides en gestion parasitaire assurerait un niveau de
compétence adéquat des spécialistes dans ce domaine;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec de déposer un projet de loi
visant à moderniser la
Loi sur les
pesticides afin d'y inclure des modifications quant aux exigences de première
certification et de renouvellement du certificat d'utilisation des
pesticides en gestion parasitaire.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Cet extrait de
pétition est déposé. Mme la députée d'Abitibi-Ouest.
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : M. le Président, je dépose l'extrait d'une pétition
adressée à l'Assemblée nationale, signée par 631 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont
les suivants :
«Considérant que [la natalité] à La Sarre est un
service de proximité essentiel pour les femmes enceintes;
«Considérant que le territoire d'Abitibi-Ouest
est vaste et que plusieurs femmes doivent effectuer une heure de route pour se
rendre au Centre hospitalier de La Sarre;
«Considérant que la vie et la santé des femmes
enceintes et leurs bébés [sont] mis en danger;
«Considérant que la fermeture du centre de
natalité de La Sarre aura un impact sur la venue et le départ [des] médecins en obstétrique qui occupent d'autres fonctions,
telles que [...] médecine familiale et les gardes sur les étages de
l'hôpital;
«Considérant
que ce n'est pas la première fois que [ces] services de proximité sont en péril
et que la population redoute une fermeture définitive;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec la réouverture du centre de
natalité dans les plus brefs délais afin de permettre aux femmes
enceintes d'accoucher près de chez elles; l'élaboration d'un plan [...] visant
à toujours avoir deux infirmières sur place,
tel que prévoit le programme AMPRO et l'initiative Amis des bébés, afin de
respecter le ratio un pour un; mettre fin à la fusion [des services] de
natalité et médecine, qui nuit considérablement au recrutement de professionnels en obstétrique;
mettre en place un service de dépannage, [lorsqu'il] manque d'effectifs,
afin d'obtenir de l'aide et ainsi éviter la rupture de services.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président :
Cet extrait de pétition est déposé. J'ai reçu une demande de Mme la députée
d'Abitibi-Ouest pour la présentation
d'une pétition non conforme. Y a-t-il consentement pour la présentation de
cette pétition? Il y a consentement. Mme la députée d'Abitibi-Ouest.
Mme Blais
(Abitibi-Ouest) : M. le Président, je dépose l'extrait d'une pétition
adressée à l'Assemblée nationale, signée par 4 287 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant
que le centre de natalité à La Sarre est un service de proximité essentiel pour
les femmes enceintes;
«Considérant
que le territoire d'Abitibi-Ouest est vaste et que plusieurs femmes doivent
effectuer une heure de route pour se rendre au Centre hospitalier de La
Sarre;
«Considérant que la vie et la santé des femmes
enceintes et leurs bébés soient mis en danger;
«Considérant que la fermeture du centre de
natalité de La Sarre aura un impact sur la venue et le départ [des] médecins en obstétrique qui occupent d'autres
fonctions, telles que [...] médecine familiale et les gardes sur les étages
de l'hôpital;
«Considérant
que ce n'est pas la première fois que les services de proximité sont en péril
et que la population redoute une fermeture définitive;
«[...]l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec la réouverture du centre de
natalité dans les plus brefs délais afin de permettre aux femmes
enceintes d'accoucher près de chez elles; l'élaboration d'un plan d'action
visant toujours à avoir deux infirmières sur
place, tel que le prévoit le programme AMPRO et l'initiative Amis des bébés,
afin de respecter le ratio un pour
un; mettre fin à la fusion [des services] de natalité et médecine, qui nuit
considérablement au recrutement de
professionnels en obstétrique; mettre en place un service de dépannage, lors de
manque d'effectifs, afin d'obtenir de l'aide et ainsi éviter la rupture
de services.»
Je certifie que cet extrait est conforme à l'original
de la pétition.
Le Président : Cet extrait de
pétition est déposé.
Il n'y a pas
de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation de droit ou de
privilège.
Nous en sommes maintenant à la période de
questions et de réponses orales, et je cède la parole au chef de l'opposition
officielle.
Arcand : Merci, M.
le Président. Nous savions depuis quelque
temps que le gouvernement se lancerait dans des débats idéologiques. Une différence d'opinions, M. le Président, ça existe. Ce qui est cependant inquiétant, c'est le comportement du premier ministre et de ses ministres
dans des dossiers comme l'immigration, le cannabis ou les permis de taxi. Le
leadership, c'est une chose, mais le refus de discuter, c'est autre chose.
M. le Président, nous avons eu d'autres cris du coeur. D'autres voix se sont élevées
pour dénoncer ce mur dans lequel la
CAQ nous dirige. Le gouvernement fait la sourde oreille, à Québec,
au milieu des affaires, qui se mobilise. Des chicanes avec Ottawa, nous en avons eu plusieurs sous ce gouvernement et on s'y attendait, avec le passé du premier ministre. Ce qu'on sait cependant,
c'est qu'il n'y a jamais eu autant d'argent sur la table à Québec
qu'à Ottawa en matière de transport mais que le premier ministre refuse toujours
de trancher et de prioriser le projet majeur pour Québec.
Encore une fois, on voit le premier
ministre se cacher derrière le gouvernement fédéral.
Est-ce que le
premier ministre peut mettre un terme à cette autre chicane
stérile, tenir ses engagements en priorisant le projet de transport
structurant de la ville de Québec?
Le Président : Je vous demande d'être prudent dans les termes
qui sont employés, hein? Le mot «cacher» est ici non permis. Alors,
prudence dans les mots employés, s'il vous plaît. M. le premier ministre.
Legault : Oui. M. le Président, le projet structurant de tramway à Québec est un projet important.
C'est un projet de 3 milliards de dollars. Le gouvernement du Québec est prêt à investir 60 %, donc 1,8 milliard. C'est inscrit dans le budget qui a été déposé la semaine
dernière.
Maintenant,
M. le Président, le gouvernement
fédéral nous a proposé deux
fonds : un fonds de 5,2 milliards pour le
transport en commun puis un fonds de 1,8 milliard pour les infrastructures vertes. Actuellement, le gouvernement
du Québec a plus de projets que 1,8 milliard pour le fonds des infrastructures vertes. Par
contre, il n'y a pas suffisamment de projets pour utiliser le
5,2 milliards du fonds des transports en commun. Actuellement, le
gouvernement fédéral veut qu'on utilise
seulement 400 millions sur 5,2 pour Québec. C'est 7 %. Je pense que Québec
mérite mieux que 7 % du budget du
transport en commun et j'invite le
chef de l'opposition officielle à faire front commun avec le gouvernement pour
exiger que le gouvernement fédéral fasse sa part dans le dossier à
Québec.
Le Président : Première
complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand : M. le Président, ça a
toujours été la même chose. Le fédéral débloque des fonds. Nous choisissons
les projets porteurs qui vont en bénéficier.
Il y a 5 milliards de dollars en transport en commun et, comme l'a dit le
premier ministre, près de
2 milliards pour les infrastructures vertes. On ne va pas demander au
fédéral quoi faire avec. C'est sa priorité.
Pourquoi ne
respecte-t-il pas ses propres engagements, comme celui, entre autres,
d'investir 50 % en transport collectif et, enfin, de régler le
dossier du projet de Québec?
Le Président : M. le premier
ministre.
Legault : M. le Président, le gouvernement fédéral met en place un
fonds de 5,2 milliards pour le transport en commun. Par contre, il ajoute une clause qui vient tenir compte de la
taille de la population, et, en pratique, ce que ça veut dire, c'est
qu'à part Montréal on n'est pas capables d'aller chercher notre part de ce
budget de 5,2 milliards. C'est un problème pour la ville de Québec, mais
ça sera aussi un problème pour Gatineau, ça sera aussi un problème pour
Trois-Rivières, ça sera aussi un problème pour toutes les villes du Québec.
Comment un
chef de l'opposition officielle peut-il accepter que le gouvernement fédéral
soit prêt à dépenser...
Le Président : En terminant.
M. Legault : ...5,2 milliards
mais seulement pour Montréal?
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand : M. le
Président, les gens d'affaires et le
milieu des affaires est clair, on ne peut pas reporter ce projet innovateur. C'est 85 % des entreprises de la ville de Québec qui seront desservies par
le réseau structurant. Selon la Chambre de commerce de Québec, c'est
toute la compétitivité de la région qui est en jeu.
Pourquoi,
lorsqu'il est question de transport collectif, c'est toujours compliqué avec la
CAQ? Pourquoi sommes-nous toujours à l'ère de «on verra»?
Le Président : M. le premier
ministre.
Legault : M. le Président, oui, le monde des affaires de Québec est
clair, le gouvernement du Québec est clair. Le seul qui n'est pas clair, c'est le Parti libéral. Puis, le chef de
l'opposition officielle, je voudrais, une fois pour toutes, qu'il nous dise... Actuellement,
le gouvernement fédéral dit : Il y a un fonds de 5,2 milliards pour
financer 40 % des projets. Ce fonds-là, en pratique, est utilisable
seulement à Montréal.
Donc, je
comprends que le chef du Parti libéral défend beaucoup Montréal, mais il y a des
régions au Québec, il y a d'autres grandes villes au Québec. Quand le
Parti libéral va-t-il se lever pour défendre les régions du Québec?
Le Président : Troisième
complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Arcand : Vous
savez, derrière ces paroles, c'est la volonté politique du premier ministre qui
fait défaut. Les citoyens
l'ont constaté. Ils l'ont constaté dans le cas des trop-perçus, l'ont constaté
dans le cas des baisses d'impôt,
l'ont constaté dans le cas des enfants handicapés
Et, encore une fois, aujourd'hui, la réalité, M. le Président, c'est que,
dans le cas du projet structurant de notre Capitale-Nationale, il n'y a
pas de volonté politique de la part du premier ministre de régler ce
dossier-là.
Le Président : M. le premier
ministre.
Legault : M. le Président,
je vois que le chef de l'opposition officielle essaie de parler d'autres
sujets, essaie de changer de sujet,
mais le sujet est très clair. Il y a un fonds de 5,2 milliards pour
financer 40 % des projets de transport en commun. Si vous faites une règle de trois, là, ça veut dire que ça
prend 13 milliards de projet pour utiliser ce 5,2 milliards.
Actuellement,
le gouvernement fédéral dit : À cause de la population, le seul projet qui
est éligible aux 40 %, c'est le
projet de Montréal. Est-ce qu'il trouve ça juste? Moi, je pense que Québec a le
droit à ce fonds-là, Trois-Rivières a le droit à ce fonds-là, Gatineau a
le droit à ce fonds-là.
Le Président : En terminant.
M. Legault : Quand les libéraux
vont-ils commencer à défendre les régions du Québec?
Le Président : Question
principale, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : M. le Président, on a pu confirmer, par l'accès à l'information, l'ensemble des découvertures médicales prévues en
région pendant les prochains mois.
Tant en
anesthésie qu'en chirurgie générale, les données sont préoccupantes. Pour la
première semaine d'avril, il va y avoir en tout temps trois ou quatre
différentes découvertures. En chirurgie uniquement, des découvertures qui durent une semaine, qui durent deux semaines; des
semaines complètes sans chirurgien en Gaspésie, à Gaspé, à
Sainte-Anne-des-Monts; des absences de chirurgie en Outaouais, à Maniwaki, à
Shawville; des découvertures en Abitibi, à Val-d'Or;
des découvertures dans le Bas-du-Fleuve,
à La Pocatière encore. Et ça, c'est juste les deux premières semaines d'avril, puis le mois de mai, ça ne
s'annonce pas mieux. M. le Président, la semaine passée, la ministre nous a
dit qu'elle s'en remettait aux négos entre
la Fédération des médecins spécialistes et l'association des chirurgiens pour
régler l'enjeu, un enjeu qu'à tout
moment elle peut régler elle-même et s'assurer que les services sont donnés en
région, chez les citoyens.
Pourquoi est-ce que la ministre laisse cette
situation perdurer? Pourquoi elle n'agit pas?
Le Président : Mme la
ministre de la Santé et des Services sociaux.
McCann : M. le Président, je remercie mon collègue le député de
Pontiac de me poser la question, parce que ça va me permettre vraiment
de clarifier la situation.
Le député de Pontiac, je ne pense pas qu'il est
au courant de ce qui s'est passé avec l'ancien gouvernement. Il y avait des
pouvoirs conférés par la loi n° 130, et l'entente qui
a été faite entre l'ancien gouvernement... Le chef de l'opposition officielle, qui a fait cette entente, a suspendu les
articles 11 et 48 — c'est
l'entente négociée par le chef de l'opposition
officielle avec les médecins spécialistes — a suspendu les pouvoirs du ministre et de la ministre maintenant.
Alors, quand le député
de Pontiac invoque les pouvoirs de la ministre, il doit se
rappeler que le chef de l'opposition
officielle a négocié cette entente et a suspendu les pouvoirs conférés au ministre
de l'époque et à la ministre actuellement.
Avec les articles 11 et 48, ces pouvoirs ont été suspendus.
Le Président : S'il
vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît! On ne s'interpelle pas, on reste attentif. La
seule personne qui a le droit de parole, c'est le député de Pontiac.
Monsieur, votre première complémentaire.
M. Fortin : Merci, M. le Président. Il y a
une chose que la ministre ne semble pas comprendre, c'est l'urgence de la situation. La ministre ne semble pas comprendre que les
soins de santé en région, ce n'est pas comme les soins de santé en ville. Pour tous ces citoyens-là,
il n'y en a pas, d'autres options, il n'y en a pas, d'autres hôpitaux, il
n'y en a pas, d'autres médecins, il n'y en a pas, d'autres services. Les
citoyens en région ont droit à ces services-là.
La ministre peut, et
elle le sait, mettre fin aux découvertures maintenant. Qu'est-ce qu'elle
attend?
Le Président :
Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.
Mme McCann : M. le
Président, je parlais justement
récemment avec la présidente de la Fédération
des médecins spécialistes du Québec, Dre Diane Francoeur, qui, dans un esprit de collaboration avec nous, travaille avec le ministère à la signature d'une entente qui va prévenir les
ruptures de service en chirurgie. Nous sommes sur le point de signer cette
entente.
Mais
je rappelle au député de Pontiac que l'ancien gouvernement a suspendu les
pouvoirs du ministre et de la ministre actuelle...
Le Président :
S'il vous plaît!
Mme McCann :
...par la signature d'une entente...
Le Président :
En terminant.
Mme McCann :
...le chef de l'opposition officielle. Les articles 11 et 48 ont été
suspendus.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Pontiac. Votre attention, toujours!
M. Fortin : M. le
Président, il est temps que la
ministre se lève et défende les régions. Mais, si elle tient à ce que
l'accord soit négocié...
Le Président :
S'il vous plaît!
M. Fortin :
...si elle tient à ce que l'accord soit négocié, d'accord.
Peut-elle
au moins nous assurer qu'elle a donné la directive claire que tous les établissements que j'ai nommés, Maniwaki,
Gaspé, Val-d'Or, Sainte-Anne-des-Monts, Shawville et La
Pocatière, soient obligatoirement inclus dans une éventuelle entente?
Est-ce qu'elle a au moins exigé ça?
Le Président :
Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.
Mme McCann : M. le
Président, notre gouvernement, actuellement, répare le réseau, les conséquences de ces
actions qui ont été prises par l'ancien gouvernement. Nous sommes un gouvernement
des régions, nous travaillons actuellement
avec les régions comme l'Outaouais, l'Abitibi, le Bas-Saint-Laurent, et j'en
passe, l'ensemble des régions. Et c'est avec la collaboration de la
Fédération des médecins spécialistes du Québec que nous allons parvenir à
offrir l'ensemble des services de chirurgie et de médecine spécialisée à
travers tout le Québec.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Mme Anglade : M. le
Président, Investissement Québec est une société
d'État dont la mission est
d'accompagner et de favoriser la
croissance des entreprises québécoises. Depuis l'arrivée du gouvernement, c'est la confusion qui règne au sein de l'organisation. Pourquoi? Parce
qu'on a annoncé une transformation, mais que tout se fait de manière cavalière. On a un P.D.G. en poste qui n'a clairement
pas l'appui du gouvernement, et c'est dans les médias qu'on apprend qu'une firme de chasseurs de têtes a été embauchée
pour lui trouver un remplacement. C'est également dans les médias
qu'on apprend le nom du nouveau P.D.G., Guy LeBlanc, qui arriverait à la tête d'Investissement
Québec.
Initialement,
M. le Président, le P.D.G. actuel devait quitter avec l'arrivée
du nouveau P.D.G., mais finalement
on apprend qu'on va avoir deux P.D.G. en même
temps, et ce, pendant un bon bout de temps. Il n'y a personne
dans le milieu économique qui va vous dire que cette manière de procéder
est élégante, même efficace.
M. le Président, on
n'accepterait pas une gestion de transition aussi déficiente chez Hydro-Québec
ou la Caisse de dépôt. Pourquoi est-ce qu'on l'accepte chez Investissement
Québec?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie et de l'Innovation.
M. Fitzgibbon : M. le
Président, j'aimerais juste parler de
séquence pour Investissement Québec. Effectivement,
nous avons annoncé à l'automne dernier qu'on
veut faire une refonte majeure d'Investissement
Québec, et je pense
que le gouvernement fait les choses dans l'ordre.
première chose qu'il fallait faire, c'est d'avoir les crédits appropriés du ministère des Finances et du président du Conseil du trésor pour pouvoir avoir les outils pour travailler.
Les outils étant triples, il fallait avoir le capital pour s'occuper des entreprises. Il fallait avoir les crédits pour
rehausser l'innovation où est-ce
qu'il y a une défaillance majeure au
Québec en termes de productivité puis
il fallait aussi avoir les outils pour l'international. Je suis très satisfait
de constater que, dans le budget, nous avons tous ces outils-là.
Parallèlement à ça,
nous avions un recruteur qui regardait pour des meilleures ressources que nous
pourrions obtenir pour Investissement Québec, processus qui est pratiquement terminé et que je vais
annoncer dans les prochaines semaines, qui va être suivi peu de semaines
après avec la réforme complète d'Investissement Québec.
Alors,
je demanderais à la députée de Sainte-Anne et Saint-Henri
de pouvoir être patiente. Nous faisons les choses dans l'ordre...
Le Président :
En terminant.
M. Fitzgibbon :
...et bientôt elle aura la réponse à ses questions.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Mme Anglade :
On peut faire les choses dans l'ordre, M. le Président, sans créer de la
confusion.
M. le ministre souhaite améliorer les résultats d'Investissement Québec? C'est
très bien. J'aimerais lui rappeler qu'en 2017 les rendements sur les
capitaux propres d'Investissement Québec étaient de 7,2 %, qu'en 2018 ils
étaient de 8,2 % et que c'étaient deux
années records. J'anticipe que les résultats de 2019 vont également être très
bons étant donné qu'ils faisaient... ça découle de l'administration
précédente.
veut en faire plus, il veut en faire mieux, mais, jusqu'à présent, la gestion a
été déficiente dans le processus, et il y a énormément de confusion.
Quels sont les objectifs de rendement qu'il se donne pour 2020?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie et de l'Innovation.
M. Fitzgibbon :
Je remercie la collègue d'amener ce point-là parce que, justement, le problème
d'Investissement Québec, elle l'a identifié, c'est rendu une banque.
Dans le fond, c'est une banque. Investissement Québec doit être en complémentarité avec la chaîne des capitaux au
Québec. Il y a une déficience importante qui n'a pas été comblée depuis plusieurs années sur le capital de risque, sur
l'équité. Alors, la députée de Sainte-Marie—Sainte-Anne fait référence à...
M. Fitzgibbon :
...la députée, la collègue, fait référence à des rendements que, quand je vais
dans une banque... Alors, elle n'a
pas compris comment il faut travailler avec Investissement Québec. Mais c'est
justement... La performance va être réévaluée dans les prochains mois.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Mme Anglade : Alors, je vais remercier le collègue pour ce
qu'il vient de dire. Écoutez, il y a 1 milliard additionnel qu'on va donner à Investissement
Québec, M. le Président, avec des résultats qui ont été historiques dans les dernières
années. On regarde la
croissance du PIB anticipé. En 2008, on était à une croissance du PIB de 2,3 %. En 2021, on prévoit une croissance
du PIB de 1,3 %.
J'ai
de la difficulté à suivre. Où elle est, exactement, la contribution
d'Investissement Québec dans la réforme du ministre?
Le Président :
M. le ministre de l'Économie et de l'Innovation.
M. Fitzgibbon :
M. le Président, je pense que le problème fondamental que nous avons au Québec,
qui persiste depuis plusieurs
années... nous avons un écart de productivité. Ça va du mauvais bord. Nous
sommes sous-productifs par rapport à l'Ontario. Nous sommes sous-productifs par
rapport aux États-Unis. Le focus principal d'Investissement Québec est de favoriser l'innovation, de permettre aux
PME de pouvoir accéder à des nouvelles technologies, au magnifique 4.0, puis d'avoir les capitaux pour le faire. Alors, le
rendement d'Investissement Québec n'est pas proportionnel à comment on va régler le problème de productivité. Alors,
je demanderais à la collègue d'être patiente parce que les outils
d'Investissement Québec vont pouvoir...
Le Président :
En terminant.
M. Fitzgibbon :
...corriger l'erreur de déficience que nous avons présentement au Québec avec
nos PME.
Le Président :
Question principale, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau :
Merci, M. le Président. Le gouvernement a décidé d'abolir l'industrie du taxi,
une industrie québécoise implantée dans
toutes les régions. Les détenteurs de permis de taxi sont des entrepreneurs,
des travailleurs honnêtes qui gagnent durement leur vie, qui paient
leurs impôts au Québec et qui se conforment aux règles établies.
Dans
son projet de loi n° 17, la CAQ va mettre fin à cette industrie et
jeter littéralement à la rue des milliers de familles québécoises. Pour nombre d'entre eux, c'est le travail de toute
une vie qui part en fumée. Ces entrepreneurs se sont souvent lourdement
endettés pour faire l'achat d'un permis. Plusieurs d'entre eux seront poussés à
la faillite. Le gouvernement a choisi
d'abolir une industrie plutôt que de la soutenir face au défi de la
modernisation et le gouvernement a
choisi le modèle imposé par une entreprise américaine, Uber, dont les profits
sont transférés aux Pays-Bas. C'est ça, le nationalisme de la CAQ?
question est simple, M. le Président : Pourquoi sacrifier des milliers de
travailleurs de l'industrie du taxi du Québec pour faire plaisir à une
multinationale?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel :
M. le Président, vous savez, je suis
très sensible aux cas humains que j'ai lus, entendus et vus dans les derniers jours. Je comprends qu'il y a
6 500 propriétaires de permis au Québec. Humblement, M. le Président, je pense qu'on a trouvé un équilibre important entre la
modernisation des nouvelles technologies et la protection du taxi traditionnel
comme le connaît au Québec.
l'ai mentionné dans cette Chambre la semaine passée, l'industrie
du taxi, que j'ai rencontrée le 13 décembre dernier, m'a demandé
d'apporter dans les lois des changements importants, ce qu'eux souhaitaient.
On a répondu à ça. Réduire les charges administratives,
réglementaires, financières de l'industrie du taxi, ça voulait dire quoi?
Mettre fin à la classe 4C, mettre fin à la plaque T que l'on
connaît, qui est 1 000 $ immédiatement dans leurs poches, mettre fin
au monopole Uber pour la tarification
dynamique, mettre fin aux territoires d'agglomération, donc permettre aux taxis
d'avoir plus de courses, donc de réduire l'auto solo.
Nécessairement,
les chauffeurs de taxi, qui sont à peu près 17 500, M. le Président,
n'auront plus à payer une location de permis entre 300 $ et
600 $ par semaine. Donc, c'est des sommes immédiatement dans leurs poches,
évaluées entre 15 000 $ et
30 000 $ par année. Dans ces conditions, je pense qu'on a trouvé,
encore une fois, un équilibre intéressant pour le client, avant toute
chose...
Le Président :
En terminant.
M. Bonnardel :
...plus de transparence, plus de concurrence.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau :
Merci, M. le Président. On le voit depuis le début par son attitude, le
ministre des Transports fait preuve
d'une insensibilité totale par rapport aux milliers de travailleurs du taxi,
et, face au désespoir de ces chauffeurs, il répond par l'intransigeance. M. le ministre... M. le Président,
plutôt, 8 000 chauffeurs, c'est 8 000 fois Mme Nicole Sylvestre, une dame du comté
du ministre, qui ne dort plus des nuits depuis que la réforme du taxi a été
annoncée.
J'aimerais savoir ce
que le ministre a à offrir aux 8 000 Mme Sylvestre du Québec
qu'il jette à la rue.
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel :
M. le Président, j'ai rencontré l'industrie du taxi voilà 48 heures. On a
parlé nécessairement de cas très humains, très sensibles, qu'on a vus à
la télévision, qu'on a vus dans les journaux. Et, dans ces conditions, j'ai
demandé à l'industrie du taxi s'ils souhaitaient travailler avec moi pour les
modalités du deuxième versement du 250 millions
de dollars, et ils m'ont dit non. Ils m'ont dit : On vous laisse faire ce
travail. Je leur ai dit qu'on allait prioriser ces cas très humains, ces cas de
propriétaires de permis qui ont acheté voilà six mois, un an, deux ans, trois
ans, qui n'ont nécessairement pas
encore assez amorti ce coût d'achat de permis, comparativement à ceux qui l'ont
acheté voilà 15 ou 20 ans. Dans ces conditions, les modalités ne
seront pas les mêmes que ceux qui ont été versés la première fois par le
gouvernement libéral.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député des Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau :
Merci, M. le Président. Hier, la Confédération des organismes des personnes
handicapées du Québec a demandé au
ministre de ralentir la cadence, de créer une table de concertation nationale
afin de réunir tous les intervenants du milieu pour répondre à leurs
interrogations.
Est-ce
que le ministre est prêt à mettre sur pied une telle table de concertation pour
entendre les représentants des usagers du transport adapté qui
dépendent, en grande partie, de l'industrie du taxi?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel :
M. le Président, on a parlé du transport adapté lors de notre rencontre. Je
suis très sensible, suite à l'article de ce matin, des 120 000
personnes qui utilisent le transport adapté au Québec.
Dans ces conditions, je peux lui dire une chose.
Dans cette loi-là, on va s'assurer de servir en bonne et due forme ces
personnes qui en ont besoin jour après jour. Donc, au-delà des modalités pour
répondre aux cas très humains que
vous me mentionnez de l'autre côté, assurez-vous d'une chose, on va offrir un
service adéquat pour les personnes handicapées partout au Québec.
Le Président :
En question principale, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti :
Merci, M. le Président. Alors, hier, le gouvernement nous disait qu'il
reconnaît le droit à l'autodétermination du peuple québécois. C'est la moindre des choses. Même le précédent premier
ministre, là, un vrai capitaine Canada, disait la même affaire. Tout le
monde est d'accord.
La CAQ se bombe le
torse face au Canada, mais, dans les faits, il ne se passe rien. Rapport
d'impôt unique, Ottawa dit non. Revoir les
transferts en santé, Ottawa dit non. La juste part des contrats pour la Davie,
Ottawa dit non. Et, quand le
gouvernement se fait dire non, qu'est-ce qui se passe? Il ne se passe
absolument rien. Il se passe exactement la même affaire que quand c'étaient les libéraux, il se couche. Le
nationalisme rassembleur de la CAQ, on dirait qu'ils l'ont trouvé sur
les tablettes de Jean-Marc Fournier.
Est-ce
que le gouvernement peut nous expliquer c'est quoi, la différence entre un
gouvernement libéral à plat ventre et un gouvernement de la CAQ à
genoux?
Le Président :
Mme la ministre de la Justice.
Mme LeBel :
Merci, M. le Président. Écoutez, M. le Président, je pense que je n'embarquerai
pas dans certains éléments de la question de mon collègue, je vais
plutôt vous répondre ceci. Le gouvernement de la CAQ, comme les gouvernements précédents,
et tous les gouvernements précédents, et incluant les gouvernements du Parti
québécois, vont défendre avec acharnement l'autonomie du Québec, M. le
Président.
Vous comprendrez que, présentement, je dois être
très prudente dans mes propos parce que le sujet en question est devant la Cour d'appel du Québec. Et le
Procureur général du Québec, que je représente, que je suis,
d'ailleurs, il faut que je
m'assume, défend avec acharnement la chose suivante : le droit du Québec
d'être maître de son destin et de contrôler ses champs de compétence. Et ça, je peux rassurer ici l'Assemblée
nationale que ce sera toujours fait. Ce sera toujours fait avec toute la
vigueur que je peux y mettre, et on continuera de le faire.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti :
Il y a beaucoup de blabla par rapport à «on va défendre le Québec» tout en se
couchant tout le temps...
Le Président :
...gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, je comprends que le député de
Jean-Lesage n'a pas l'expérience de tous les parlementaires ici présents en cette Chambre, mais par contre il y a une
notion de respect dans les propos que l'on tient. Et j'appelle au
décorum de la nature des propos, à la hauteur de la fonction qu'il occupe, du
siège qu'il occupe, de Jean-Lesage. Il peut s'élever.
Le Président :
Je vous demande également...
Le Président :
S'il vous plaît! M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois : On va se passer de la condescendance du leader du
gouvernement envers des députés qui ont été élus le 1er octobre dernier, premièrement. Et, deuxièmement, j'aimerais qu'il m'indique où, dans le registre
des termes non parlementaires, est le terme «blabla».
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette : M. le
Président, je pense que l'ensemble
des députés dans cette Chambre peuvent avoir du respect l'un envers l'autre, et je pense que l'amorce de la question du
député de Jean-Lesage, relativement aux termes employés, ça ne lui rend pas
justice à la hauteur du travail qu'il souhaite accomplir à l'Assemblée
nationale. Je pense qu'il devrait réviser son vocabulaire.
Le Président :
Je demande à tous d'utiliser des termes et de tenir des propos à la hauteur, bien
sûr, de notre institution. Soyez-en conscients. M. le député, je vous demande
de poursuivre, s'il vous plaît.
M. Zanetti :
La conversion du premier ministre au Canada est tellement fervente qu'il est
prêt à sacrifier 14 milliards sur 10 ans de transferts en santé. Quand on connaît les besoins du
système partout au Québec, et particulièrement
en région, là, c'est un vrai scandale.
Jusqu'où
ira l'amour que le gouvernement porte au Canada?
Ira-t-il jusqu'à priver son propre
peuple des soins dont il a besoin?
Le Président :
M. le ministre des Finances.
M. Girard
(Groulx) : Nous avons des
revendications légitimes quant aux transferts en santé. Ils sont détaillés dans
le budget, ils sont très précis. Et, oui, nous aimerions
que le gouvernement fédéral augmente ses transferts en santé. C'est
une revendication historique, on aimerait qu'ils reviennent à 25 % des
dépenses totales en santé du Québec.
contre, avant de tout dénigrer du gouvernement fédéral, j'aimerais souligner
que les transferts fédéraux ont augmenté
deux fois plus rapidement que les revenus autonomes au cours du mandat du
précédent gouvernement. Alors, il faut regarder l'ensemble des
transferts fédéraux quand on analyse notre relation avec le gouvernement
fédéral.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.
M. Zanetti : Les représentants du gouvernement, là, quand ils
remercient Ottawa de nous donner des miettes, puis les miettes, je parle de
l'argent que nous, on leur envoie, je pense qu'ils nous humilient
collectivement. 14 milliards en santé. C'est non, la Davie, c'est non. Le
rapport d'impôt unique, c'est non. Ils osent prétendre qu'on n'a pas le droit
de décider de notre avenir.
Est-ce
que le gouvernement peut nommer un seul avantage pour le peuple du Québec de
rester dans le Canada?
Le Président : Mme la ministre
de la Justice.
Le Président : S'il vous
plaît!
Le Président : S'il vous
plaît!
Mme LeBel : Merci, M. le
Président. M. le Président, le gouvernement est présentement en négociation sur
plusieurs fronts avec le gouvernement fédéral. Nous sommes fermes dans nos
positions. D'ailleurs, je vais parler du 15 millions
de transfert pour la sécheresse des agriculteurs, que nous avons obtenu
dernièrement, qui n'est pas une mince victoire.
On a toujours
affirmé que notre position était nationaliste, que nous allions travailler avec
les outils que nous avions, mais nous sommes fermes sur nos positions,
M. le Président, et nous allons continuer de l'être.
Le Président : Question principale,
M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay :
Oui. Merci, M. le Président. Ce matin, le ministre responsable de l'Inclusion a
déposé un projet de loi qui confirme
les craintes de plusieurs. Le projet de loi va à l'encontre de nos deux chartes
des droits et libertés. Pour empêcher
tout risque de contestation judiciaire, le projet de loi comporte, et on vient
de le voir ce matin, des dispositions visant à annuler la protection des
droits et libertés, d'où la présence des deux clauses dérogatoires.
Le projet de loi confirme tout ce que l'on
entend depuis les derniers jours, M. le Président. Dans un
article de La Presse du 20 mars dernier, nous avons appris que les avocats du gouvernement
sont défavorables au projet de loi. Nous pouvons y lire que le projet de loi est déposé, et je cite, «en dépit de
l'opposition très ferme de tous les spécialistes du ministère de la Justice», fin de la citation. Au
siège social du ministère de la Justice, je cite toujours : «...vous ne
trouverez pas un seul avocat qui approuve le projet [de loi].»
Pourquoi la ministre de la Justice a-t-elle
permis le dépôt du projet de loi sans assise juridique?
Le Président : M. le ministre
de l'Immigration.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, aujourd'hui, je suis très fier
d'avoir déposé le projet de loi n° 21, la
Loi sur la laïcité de
l'État, parce que, collectivement, la société québécoise, nous avons fait un choix,
nous avons fait un choix aujourd'hui
d'inscrire dans nos lois et dans la Charte des droits et libertés de la
personne le principe de laïcité de l'État.
Durant
10 ans, plus de 10 ans, il y a eu de nombreux débats relativement au
port de signes religieux, relativement à la laïcité de l'État. Le gouvernement
auquel a appartenu le député de LaFontaine a refusé d'agir. Nous, nous
avons pris l'engagement devant les Québécois
de s'assurer que les personnes en situation d'autorité, les juges, les
policiers, les gardiens de prison,
les procureurs, ne portent pas de signes religieux dans l'exercice de leurs
fonctions, incluant les enseignants. Aujourd'hui,
c'est ce que nous faisons. Nous avons déposé un projet de loi qui respecte les
engagements que le gouvernement de la CAQ a pris en campagne électorale.
Alors,
j'invite le collègue de LaFontaine et sa formation politique à écouter la
nation québécoise, qui souhaite qu'au Québec on établisse un cadre
clair...
Le Président : En terminant.
M. Jolin-Barrette : ...sur la façon dont la laïcité de l'État
s'exerce. C'est ce que nous faisons. Et je sollicite son appui.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay : M. le
Président, tout le monde a compris que je ne suis pas au même niveau de
discussion. J'en appelle à la ministre de la Justice, qui est présidente du
comité de législation. À ce comité, les conséquences de tout projet de
loi sur
le plan juridique est au coeur des débats. C'est là où j'en suis.
21 mars, Marco Bélair-Cirino du Devoir a écrit que le ministre de
l'Inclusion s'est réservé, et je cite, «le droit de faire fi de l'opinion des juristes de l'État». C'est là où j'en suis.
26 mars, La Presse : «...tous les spécialistes du
ministère de la Justice, les avocats du gouvernement, sont défavorables
au projet de loi...»
À la ministre de la Justice : Comment
a-t-elle pu permettre le dépôt de ce projet?
Le Président : M. le ministre
de l'Immigration.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, il appartient ici aux députés en
cette Chambre, à
titre de représentants élus de la population, de faire
en sorte que le choix de la laïcité de l'État s'exprime par le choix du
Parlement.
Aujourd'hui,
ce que nous avons fait en déposant le projet de loi, c'est que nous respectons
le principe de souveraineté
parlementaire et que c'est aux élus à choisir de quelle façon la société
québécoise s'organisera dans les rapports entre les religions et l'État. Nous établissons une frontière très
claire entre l'État et les religions en inscrivant le principe de
laïcité de l'État pour la toute première fois dans nos lois...
Le Président : En terminant.
M. Jolin-Barrette : ...et j'en
suis très fier, et en interdisant les signes religieux pour certaines personnes
en situation d'autorité.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de LaFontaine.
M. Tanguay : Dernière
tentative, M. le Président, j'aimerais entendre la voix de la ministre de la
Justice. Le 26 mars, le président de la
Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse a lancé à la
ministre de la Justice, et je cite,
«un appel à la raison». La ministre, elle est la première conseillère juridique
du gouvernement. Là, à mes questions, il y a un silence.
Est-ce que
c'était le même silence, M. le Président, à l'interne lorsqu'a été débattu cet
important point? Pourquoi la ministre n'a-t-elle pas soutenu, appuyé ses
juristes? Pourquoi n'a-t-elle pas mené le combat?
Le Président : M. le ministre
de l'Immigration.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, ce que le collègue de LaFontaine
nous invite à faire, c'est de ne pas légiférer sur ce sujet-là, fort
important et fort cher aux Québécois.
Le Président : S'il vous
plaît! M. le leader de l'opposition officielle.
M. Proulx :
M. le Président, je sais que ce n'est pas évident parce que le collègue est à
la fois ministre et leader de son
gouvernement, il ne peut pas se comporter... puis se répondre à lui-même, là,
mais il y a une situation très claire. Vous
connaissez le règlement, on ne peut pas susciter les débats et on doit
répondre... et en
partie à la question, et ce n'est pas ce qu'il fait.
Alors peut-il se dire à lui-même : Réponds donc à la question, s'il te
plaît?
Le Président : S'il vous
plaît! M. le ministre, je vous invite à...
Le Président : Votre
attention, s'il vous plaît! M. le ministre, je vous invite à poursuivre votre
réponse.
Le Président : S'il vous
plaît! Votre attention, tout le monde!
M. Jolin-Barrette : M. le Président, je réponds à la question et
j'entends bien le leader de l'opposition officielle. D'ailleurs, je sais que, tout comme moi, il est
d'accord avec ce que nous proposons dans le projet de loi, il l'a dit. À
l'époque où il était leader de
l'opposition officielle pour l'ADQ, il souhaitait qu'on interdise le port de
signes religieux pour les personnes en situation d'autorité. Il
souhaite...
Président : O.K. S'il vous plaît! Vous le savez, le principe
est simple : une seule personne a droit de parole. Il est intéressant de pouvoir et entendre et
écouter en collaboration et en silence, s'il vous plaît. Complétez votre
réponse, M. le ministre.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, il souhaite tout comme moi qu'on
inscrive la laïcité de l'État dans nos lois, c'est un principe fondamental, c'est une valeur fondamentale de la
société québécoise. Aujourd'hui, le gouvernement du Québec agit...
Le Président :
En terminant.
M. Jolin-Barrette : ...aujourd'hui, le gouvernement du Québec tient ses engagements. J'espère que vous allez nous appuyer.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Duplessis.
Mme Richard : Merci, M. le Président. M. le
Président, dans Duplessis,
on retrouve la Basse-Côte-Nord. Celle-ci n'est pas reliée au reste du
Québec par un lien routier. On est en
2019. Les gens de la Côte-Nord ont une priorité, c'est le parachèvement de la route 138. Nous nous
sommes entendus, sous le précédent gouvernement, après avoir plaidé, après avoir fait beaucoup de représentations,
pour avoir un 232 millions au budget l'an dernier. Cette somme n'y est pas
cette année.
matin, le ministre des Transports a rencontré les élus de la Côte-Nord,
les chefs autochtones, et tous, tous les gens de la Côte-Nord sont venus lui dire : C'est une priorité,
c'est urgent, il faut qu'il y
ait des sommes, il faut qu'il y ait un plan de match.
Moi,
M. le Président, ce que je veux savoir du ministre :
Quel engagement clair vous pouvez donner aux gens de la Côte-Nord,
un échéancier et l'argent qui s'y rattache?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel : M. le
Président, j'ai rencontré ce matin,
avec mon collègue des
Ressources naturelles et la députée de Duplessis, les intervenants
de la Côte-Nord. J'ai visité plus d'une fois les gens de la Côte-Nord, de Sept-Îles,
Baie-Comeau, de la Basse-Côte-Nord. Je
comprends jusqu'à
quel point le prolongement de la 138 est un engagement qu'eux souhaitent de la part du gouvernement de l'époque, de notre gouvernement. Je leur
ai dit jusqu'à quel point c'était important pour nous.
Maintenant, il y a
des questions importantes, des priorités importantes, à savoir l'engagement
financier. Il y a deux secteurs qu'on va
prioriser dans les prochaines années, c'est Kegaska—La Romaine et Tête-à-la-Baleine et
La Tabatière. Vous le savez, il
y a une somme importante, des sommes importantes qui sont dédiées pour ces deux
tronçons, 94 millions de dollars aussi que nous attendons du fédéral pour
compléter le financement de ces deux premiers tronçons. De l'autre côté, j'en conviens que, pour eux... je leur ai
dit ce matin de nous donner le temps de faire le travail en bonne et due forme
pour être capables de leur cibler un échéancier et des coûts reliés au
prolongement de la 138.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Duplessis.
Mme Richard : Merci, M. le Président. Le ministre des Transports, il est bien intentionné.
Moi, je vais m'adresser au président
du Conseil du trésor, celui qui a injecté 15 milliards de plus dans le
PQI. Sait-il qu'il y a des gens en Basse-Côte, des villages qui sont
isolés, qui ne sont pas reliés entre eux?
Le Président :
S'il vous plaît!
Mme Richard : Sait-il que les gens de la Basse-Côte-Nord, ce n'est pas juste un point
sur une carte au Québec?
Donc,
M. le Président, je demande au président du Conseil du trésor : Est-il
prêt à débloquer de l'argent — pas dans 10 ans — avec
un plan pour qu'on ait enfin une 138?
Le Président : M. le
président du Conseil du trésor.
M. Dubé :
Avec plaisir. Alors, je remercie beaucoup la question de la députée. Merci. Je
vous donnerais, à
titre d'information,
dans le Plan québécois des infrastructures que nous avons déposé la semaine
dernière, puis je peux vous donner la
page, B.36, hein, donc les trois projets qui se rapportent à la Côte-Nord, qui
ont été mis à l'étude l'an dernier
et qui y sont encore cette année, ont... entre autres, aux deux extrémités de la 138, comme vous savez... Nous avons indiqué
que nous étions plus qu'intéressés à pousser
ces projets-là, mais que nous attendions une subvention du fédéral de
l'ordre de 102 millions, comme mon collègue des Transports le connaît. Puis je peux vous
assurer que nous allons continuer à travailler diligemment sur ces projets-là.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Duplessis.
Mme Richard : Merci, M. le Président. Cette fois-ci, je vais m'adresser au premier ministre. Moi, je vais en profiter pour saluer les élus de la Côte-Nord,
les chefs autochtones. Ça fait plusieurs délégations qu'ils font à Québec. Vous
savez, le premier ministre a dit souvent que les régions, c'est important pour
lui. L'économie, l'économie, c'est important pour le premier ministre. Ma
région a besoin du prolongement de la 138.
M. le premier ministre, pouvez-vous vous engager auprès des élus, des
chefs autochtones, pour qu'on puisse aller de l'avant avec le développement
économique de notre région par le prolongement de la 138?
Le Président :
M. le ministre des Transports.
M. Bonnardel : M. le
Président, le prolongement de la 138
est un dossier extrêmement important. Comme l'a mentionné mon collègue
du Trésor, ces deux projets sont passés de l'étude à la planification. C'est
des sommes importantes de 232 millions de dollars. Je
comprends que, pour eux, ils
voudraient qu'on annonce immédiatement le coût total
du prolongement sur la Basse-Côte-Nord. C'est impossible de le faire à court, court
terme. Maintenant, on priorise deux secteurs, Kegaska-La Romaine et Tête-à-la-Baleine à
La Tabatière. On va y aller en bonne et due forme et faire le
travail de bonne façon pour être capables de vous annoncer, en temps et lieu,
les coûts et les échéanciers.
Le Président :
Question principale, Mme la députée de Vaudreuil.
Mme Nichols : Merci,
M. le Président. Le pont de l'Île-aux-Tourtes,
qui est le petit frère du pont Champlain, est en fin de vie et doit être
reconstruit. C'est 83 000 automobilistes
par jour qui utilisent le pont, un lien vers Montréal. C'est 53 %
de la population de Vaudreuil-Soulanges qui travaille à Montréal, soit un
citoyen sur deux.
REM, pour nos citoyens, c'est l'amélioration de leur qualité de vie en passant
moins de temps en voiture, plus de
temps en famille. Le gouvernement a annoncé un nouveau pont, et ce, sans
prévoir une voie réservée pour le REM. Le
nouveau pont de l'Île-aux-Tourtes,
c'est une occasion en or de coordonner le pont pour recevoir le REM et de
mettre de l'avant une vision cohérente et ambitieuse pour le transport
collectif dans la région de Vaudreuil-Soulanges.
ministre déléguée aux
Transports est-elle consciente que, si elle ne prévoit pas le coût pour le REM
sur le pont de l'Île-aux-Tourtes,
elle va essentiellement disqualifier les 150 000 habitants de Vaudreuil et Soulanges
pour l'extension du REM dans le futur?
Le Président :
Mme la ministre déléguée aux Transports.
Mme Rouleau :
M. le Président, je remercie la députée de Vaudreuil pour cette question. Nous
avons eu l'occasion, lors de
l'annonce de la reconstruction du pont de l'Île-aux-Tourtes, de préciser aux gens qui étaient présents, et j'ai
rencontré des élus à cet effet, que,
dans la conception du pont de l'Île-aux-Tourtes, on prévoyait la possibilité d'un transport collectif lourd.
Est-ce que ce sera le REM? Est-ce que ce sera une technologie associée? C'est ce qu'on verra. Mais le pont est conçu pour
recevoir une technologie permettant le transport collectif lourd. D'ici là, il
est clair qu'on veut que les gens de la région de Vaudreuil puissent se
déplacer en transport collectif et puissent se rendre à la station du REM à
Sainte-Anne-de-Bellevue. On ne veut pas que les voitures se rendent au REM. On
veut que ce soient les gens qui se rendent au REM. Alors, il est prévu d'avoir
sur ce nouveau pont, d'ailleurs, des voies réservées pour les autobus.
Le Président :
En terminant.
Mme Rouleau : Alors, en terminant, M.
le Président, il est prévu...
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : La question
aujourd'hui, c'est la vision de la ministre
déléguée ou l'incompréhension quant à la conception du transport en commun à l'extrémité ouest de l'île de Montréal, qui est pourtant comparable à l'est de Montréal, soit son comté. Actuellement, la dernière station
prévue du REM draine 29 000 personnes dans l'ouest. Seulement cinq kilomètres plus loin, le bassin Vaudreuil-Soulanges compte
150 000 personnes. Plus de la moitié travaille à Montréal.
Est-ce que la ministre peut nous indiquer si,
dans sa vision, Vaudreuil-Soulanges devrait être, oui ou non, desservie par le
REM?
Le Président : Mme la
ministre déléguée aux Transports.
Rouleau : Merci, M. le Président. Alors, nous travaillons extrêmement fort pour s'assurer que la région métropolitaine soit dotée d'infrastructures de mobilité, d'un transport collectif très efficace. Et ce que nous
prévoyons, c'est de devenir un
modèle. À l'heure actuelle, c'est l'immobilité dans la région métropolitaine.
Et nous travaillons très fort pour
s'assurer d'avoir une planification régionale qui va répondre à l'ensemble des
besoins de la population de la région métropolitaine, qui
représente, M. le Président, la moitié de la population du Québec.
Le Président : Deuxième
complémentaire, Mme la députée de Vaudreuil.
Nichols : Merci, M. le Président. Moi, je veux entendre la ministre sur Vaudreuil et non pas sur la région métropolitaine. Lors de l'annonce de la
reconstruction du pont de l'Île-aux-Tourtes, la ministre déléguée aux
Transports indique ne pas avoir prévu de voie réservée pour accueillir
le REM.
Est-ce que la
ministre déléguée aux Transports va éviter les dépenses
inutiles comme construire l'équivalent du même pont et plutôt l'adapter en conséquence des besoins des citoyens
de Vaudreuil et Soulanges en y incluant une voie réservée pour le REM?
Le Président : Mme la
ministre déléguée aux Transports.
Rouleau : Alors, lors de
l'annonce de la reconstruction du pont de l'Île-aux-Tourtes, il a été bien
mentionné, M. le Président, qu'il
y avait des voies réservées pour les
autobus pour permettre aux gens de la région de Vaudreuil de pouvoir se déplacer en transport collectif pour se
rendre au REM. J'aimerais préciser aussi, M. le Président, que, lorsque
nous sommes arrivés en poste, les mesures
d'atténuation que nous avons annoncées dernièrement n'avaient pas été mises en place. C'était
le vide total. Alors, depuis que nous sommes en place, nous mettons en... nous
créons des mesures d'atténuation, 192 millions pour les...
Le Président : En terminant.
Mme Rouleau : ...ces mesures pour s'assurer, M. le Président, que les gens puissent se déplacer adéquatement dans la région
métropolitaine.
Le Président : Question
principale...
Président : Collaboration, s'il vous plaît. Toujours attentifs aux questions et réponses. La
parole appartient uniquement maintenant au député de Viau.
M. Benjamin : Merci,
M. le Président. Hier, la sortie du rapport
du coroner concernant le décès tragique de la jeune Athéna Gervais nous
a tous ébranlés.
Je rappelle rapidement
les faits. Le 1er mars 2018, Athéna Gervais, alors âgée de
14 ans, est accidentellement décédée
après avoir consommé au moins une canette de Fckd Up, une boisson sucrée à
forte teneur en alcool. Dans la foulée des
événements, le gouvernement
du Québec, le 13 mars 2018,
annonçait qu'il retirerait des épiceries et des dépanneurs les
boissons sucrées à forte teneur en alcool et qu'il limiterait à 7 % le taux d'alcool des produits pouvant y
être vendus, un premier pas qui avait
été bien accueilli. Ceci dit, le rapport du coroner d'hier nous indique qu'il
faut poursuivre les efforts. Devant
ces faits, nous croyons que nous devons aller plus loin. La santé et la
sécurité de nos jeunes doivent être une priorité pour l'ensemble des
parlementaires.
le Président, ma question est fort simple : Est-ce que le gouvernement
peut s'engager à mettre en place rapidement des mesures afin que nos
jeunes soient mieux protégés face à ces boissons?
Le Président :
Mme la ministre de la Sécurité publique.
Mme Guilbault : Merci, M. le Président. Je remercie le collègue
de Viau pour la question qui est très pertinente dans les circonstances. Et j'ai, bien sûr, moi aussi pris connaissance
avec beaucoup d'intérêt du rapport du coroner qui a été déposé dans les derniers jours,
essentiellement des recommandations aussi qui ont été faites par le coroner, Me
Larocque.
je vais profiter de l'occasion pour évidemment témoigner toute la sympathie de
notre gouvernement à l'endroit notamment
des parents de la jeune Athéna Gervais. Ce n'est jamais évident de composer
avec, évidemment, le décès de quelqu'un et avec la réception d'un rapport
du coroner qui nous prouve que des actions pourraient effectivement être posées pour éviter des décès semblables dans notre
société. Et, M. le Président, le fait est que les recommandations du coroner s'adressent entièrement au gouvernement
fédéral, de qui relève une bonne
partie des responsabilités et des pouvoirs
d'agir dans ce genre de situation.
Et je veux assurer le
collègue de Viau de même que tous les gens qui nous écoutent ce matin que nous
aurons effectivement des discussions
sérieuses avec nos vis-à-vis fédéraux pour pouvoir resserrer au maximum
l'encadrement de ces boissons alcoolisées, pour limiter au maximum l'accès et
l'attractivité de ces boissons, qui sont très populaires,
malheureusement, chez nos jeunes.
Le Président :
En terminant.
Mme Guilbault : En ce qui concerne notre responsabilité, ici, on
travaille très fort avec la RACJ pour faire de même à notre niveau, M.
le Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Viau.
M. Benjamin : M. le Président, le gouvernement peut agir. On
parle ici de santé et de sécurité de nos jeunes, et le gouvernement doit
agir et maintenant. Nous devons mieux éduquer nos jeunes spécifiquement sur les
dangers de ces boissons. La période, par
exemple, des bals de finissants arrive à grands pas. Nous pouvons agir
rapidement pour que cette période se passe bien.
Est-ce que le
gouvernement peut s'engager à mettre en place une campagne de sensibilisation
spécifique sur cet enjeu?
Le Président :
Mme la ministre de la Sécurité publique.
Mme Guilbault : Bien, M. le Président, je vais rappeler une bonne action du précédent
gouvernement libéral, qui a fait
adopter une loi qui interdit la vente de mélanges à la bière de plus de
7 % dans les dépanneurs, dans les épiceries. Et la SAQ aussi, pour des raisons de santé publique,
ne vend plus ces boissons alcoolisées. Alors, je veux saluer l'action du
précédent gouvernement.
Nous
poursuivons les efforts. Il faut dire que, depuis l'adoption de cette loi, il y
a un comité qui a été mis en place par
la régie de l'alcool, des courses et des jeux, un comité qui réunit tous les
intervenants concernés, notamment Éduc'alcool, et qui va nous arriver très bientôt avec des recommandations, avec un
rapport pour pouvoir resserrer encore davantage tout ce qui concerne l'accès et l'attractivité des boissons de cette
nature pour nos jeunes. M. le Président, nous prenons la chose très au sérieux. Tout ce qui concerne nos
jeunes et la santé publique en général est dans nos priorités, M. le Président.
Le Président :
Cela met fin à la période de questions et de réponses orales. Merci à tous.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, nous sommes rendus à la rubrique des motions sans
préavis. En fonction de nos règles et de l'ordre de présentation des motions
sans préavis, je reconnais maintenant le député de Marquette. La parole est à
vous.
M. Ciccone : Merci,
Mme la Présidente. Vous me permettrez
de souligner, avant la lecture de cette motion, la présence dans les
tribunes de notre champion, Alex Harvey.
M. Ciccone : Mme la
Présidente, je continue également...
je demande également aux collègues de se relever parce qu'également, avec Alex, le grand
Pierre Harvey est avec nous ici aujourd'hui.
M. Ciccone : Alex est également accompagné de son entraîneur,
Louis Bouchard, et de son agent,
Denis Villeneuve.
Mme la Présidente, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la
motion suivante conjointement avec la
ministre déléguée de l'Éducation, la
députée de Sherbrooke, la députée de Gaspé et la députée de
Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale souligne le départ à la retraite de M. Alex Harvey,
fondeur canadien et québécois, détenteur
de 33 podiums, dont 28 en Coupe du monde et 5 en championnat du monde,
dont 2 à
titre de champion du monde;
«Qu'elle reconnaisse
la contribution exceptionnelle de M. Harvey au rayonnement du sport au national
et à l'international ainsi que son impressionnant parcours sportif.»
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Est-ce qu'il y a consentement pour
débattre de cette motion? M. le leader adjoint du gouvernement.
Schneeberger :
Alors, oui, Mme la Présidente, il y a consentement pour un débat de deux
minutes par intervention dans l'ordre
suivant : le député de Marquette, la ministre déléguée à l'Éducation, la
députée de Sherbrooke, la députée de Gaspé et la députée de Marie-Victorin.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le leader. Alors, je comprends qu'il y a
consentement pour qu'il y ait des
interventions sur cette motion pour une durée de deux minutes. Je reconnais le
premier intervenant. M. le député de Marquette, la parole est à vous.
M. Ciccone : Merci, Mme la Présidente. Il est impératif de souligner dans cette
enceinte la
part inestimable d'un athlète
québécois connu de tous, emblème, modèle et idole pour plusieurs. Aujourd'hui,
Mme la Présidente, je salue le parcours du grand Alex Harvey, fondeur
canadien mais surtout un Québécois.
Alex
est né le 7 septembre 1988 à Saint-Ferréol-les-Neiges, au Québec.
Fils de Pierre Harvey, cycliste et fondeur, il poursuit le chemin de son
père et, dès l'âge de trois ans, il est initié au ski de fond. Dans la
poursuite du rêve, Alex a réussi à amener le sport à un autre niveau. Il a
popularisé le ski de fond, qui avait nettement besoin d'amour ici, au Québec;
il a réussi à le rendre attrayant et accessible aux yeux de tous.
plus de ses aptitudes athlétiques exceptionnelles, sa rigueur et sa grande
motivation l'ont conduit parmi les meilleurs au monde, tout cela, Mme la
Présidente, en poursuivant des études au baccalauréat à la Faculté de droit de l'Université Laval. De par sa résilience, en
conciliant travail, sport et études, il est devenu un modèle inspirant pour
notre jeunesse.
Alex
Harvey a remporté, vous le savez, Mme la Présidente, plus de 33 podiums,
dont 28 en Coupe du monde, cinq en championnat du monde et deux à
titre
de champion du monde. En plus d'être une première pour un fondeur québécois, il
a, par ses nombreux succès, tracé un chemin et une vision pour ce sport.
Alex,
je veux te saluer pour ton parcours, tu as toujours été un athlète qui prônait
un sport propre, saluer ta grande carrière
et tout ce que tu as pu apporter au monde du sport avec ta façon de promouvoir
les saines habitudes de vie, saluer également
ta grande implication dans de nombreuses causes sociales, caritatives, scolaires
et sportives. Alex, merci pour tout. Succès dans tes prochains défis. Et
surtout repose-toi bien. Tu le mérites grandement. Merci.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Maintenant, je suis prête à
reconnaître le deuxième intervenant. Alors, Mme la ministre déléguée à
l'Éducation, la parole est à vous.
Charest : Merci, Mme la Présidente. Vous comprendrez que c'est
toujours un privilège de pouvoir rendre hommage à un athlète. Aujourd'hui, c'est particulièrement vrai parce que
non seulement je peux honorer un grand athlète, mais aussi le fils d'une
idole de jeunesse qui a très certainement eu une grande influence sur le
parcours que j'ai eu.
Alors,
l'athlète de Saint-Ferréol-des-Neiges nous avait annoncé qu'il prendrait sa
retraite du ski de fond après les finales de la Coupe du monde FIS de
Québec, qui ont eu lieu dernièrement sur les plaines d'Abraham. Avec ses deux médailles d'argent lors des deux dernières
épreuves auxquelles il aura pris part, on a eu droit à une fin hollywoodienne
pour un athlète d'exception. Voilà donc une
belle tribune pour terminer une carrière si prolifique, au cours de laquelle il
aura su inspirer nombre de jeunes athlètes québécois, qu'ils soient fondeurs ou
qu'ils pratiquent un autre sport.
se rappellera de ce sourire toujours bien présent même après un long et
éreintant 50 kilomètres. On se souviendra
aussi de son franc-parler, de sa gentillesse et de sa disponibilité, Alex étant
toujours prêt à rencontrer des jeunes pour
partager sa passion et son vécu. À travers son parcours, nous avons vu grandir
le jeune débordant d'énergie, le sportif, l'athlète qui est devenu un exemple, un ambassadeur, un homme de valeur
et de conviction. Du fils de Pierre Harvey, il est passé à Alex, avec
son bagage, sa façon de faire, sa propre histoire et son palmarès évocateur.
Alex
remporte le sprint par équipe lors de l'édition 2011 des mondiaux en
Norvège. C'était la première fois que les Canadiens remportaient une médaille
aux championnats du monde en ski nordique. Sa plus grande réussite, il la
connaît en 2017 en Finlande, où il remporte l'épreuve reine, le
50 kilomètres, devant ses éternels rivaux norvégiens, russes et finlandais. Mais, il le dira lui-même à de
nombreuses reprises, les compétitions devant les siens sur les plaines
d'Abraham, dont sa victoire en sprint
en 2017, sont, bien sûr... et bien sûr ses deux dernières médailles lors des
deux dernières courses demeureront
des moments très précieux pour lui, ses plus grandes émotions. Skier et gagner devant ses proches et ses partisans auront été pour lui une source de
bonheur et d'exaltation comme il en avait rarement vécu. Et au passage il aura
offert aux amateurs de sports québécois des moments incroyables qui resteront à
jamais dans nos mémoires.
Autant
les déceptions que les grandes victoires permettent de façonner les grands. Les
efforts et le cheminement nécessaire pour passer à travers tous ces
moments magiques sont exceptionnels et méritent tout notre respect.
Nous
avons l'immense honneur de l'avoir avec nous aujourd'hui. Alex, ton
parcours, ton histoire, tes succès, ta personnalité attachante, ton
dévouement pour ton sport et ta joie de vivre font de toi un véritable
ambassadeur et remplissent aujourd'hui toutes les Québécoises et tous les
Québécois de fierté.
suis convaincue que plusieurs Québécois inspirés ont décidé de se lancer des
défis de toutes sortes, que ce soit dans
le sport de haut niveau ou de tout autre contexte, et ont choisi de persévérer
au-delà des difficultés en te regardant filer sur la neige,
poursuivre tes rêves, la tête bien haute.
Bravo
pour tout ce que tu as accompli! Nous avons été honorés d'être à tes côtés
durant cette magnifique épopée. Et, pour tout ce que tu accompliras
encore dans le futur, nous te souhaitons bon succès.
Alors, j'invite de
nouveau tous mes collègues ainsi que la population du Québec à te rendre
hommage, un hommage bien mérité. Merci, Alex.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Maintenant, je suis prête à reconnaître un membre du
deuxième groupe d'opposition. Mme la députée de Sherbrooke, la parole est à
vous.
Labrie : Merci, Mme la Présidente. À
titre de porte-parole en
matière de sport et de loisir, ça me fait plaisir de souligner aujourd'hui la retraite d'Alex
Harvey, qui termine sa carrière de grandiose façon avec deux médailles d'argent
à la Coupe du monde qui s'est tenue à Québec la fin de semaine dernière.
Alex peut être très
fier de son parcours en conjuguant avec brio l'excellence sportive et les
études. Il a réussi à positionner le Québec
parmi les plus grands de cette discipline sportive en atteignant le top 10
mondial. C'est un bel exemple de persévérance, de résilience et de
réussite.
Nous
avons tous et toutes été très émus par la belle relation père-fils qui nous a
montré le côté humain du sport. Encore
aujourd'hui, vous êtes côte à côte. On le sait, la vie après une carrière
olympique est remplie de défis, mais je suis certaine qu'il les relèvera avec brio, et je lui souhaite de trouver
l'équilibre dans sa nouvelle vie et d'apprendre à vivre sans
l'adrénaline et l'intensité du sport de haut niveau.
Alex, au nom de ma
formation politique, je te souhaite un bon succès dans tes projets.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Je reconnais maintenant la
députée de Gaspé.
Mme Perry
Mélançon : Merci, Mme la Présidente. C'est un honneur pour moi de
prendre la parole en cette Chambre pour
souligner le parcours sportif exceptionnel de M. Alex Harvey, que je suis
avec grand intérêt depuis ses débuts.
peux vous assurer que, malgré la tenue de notre conseil national en fin de
semaine dernière, nous n'avons pas manqué
un moment de son ultime compétition. Sur tous les téléphones, on pouvait
apercevoir des images en direct des plaines
d'Abraham, sur lesquelles Alex Harvey a triomphé devant les siens. La
fierté que nous avons ressentie en choeur a littéralement submergé nos
troupes, nous avions l'impression d'être tous à ses côtés.
C'est
un grand moment de l'histoire sportive québécoise, l'un de ceux qu'on n'oublie
jamais. Si cet épilogue a été si
grandiose, c'est que le parcours le fut tout autant. Le monde entier connaît
désormais le nom d'Alex Harvey. C'est un formidable ambassadeur du Québec, de notre détermination et de ce qu'on
est capable d'accomplir quand on y met du coeur.
Félicitations,
M. Harvey! Merci pour tous ces beaux moments. Merci aussi à votre père, Pierre,
à votre compagne, Sophie, et à tous
vos proches, qui ont toujours été là pour vous. Tout ce beau monde a
certainement joué un rôle déterminant dans
cette carrière couronnée de succès. Peu importent vos projets à venir, Alex,
vous pouvez être assuré de notre soutien indéfectible. Merci, Mme la
Présidente.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Mme la députée de Marie-Victorin,
la parole est à vous.
Fournier : Merci, Mme la Présidente. C'est un honneur pour moi
de souligner et d'honorer, en mon nom et
au nom de mes concitoyens de Marie-Victorin, la carrière et les succès de l'un
des athlètes québécois les plus décorés de l'histoire récente du sport,
Alex Harvey.
Je tiens tout
d'abord à souligner que ses exploits sportifs inspirent certainement, à eux
seuls, le respect et la fierté de
tous les Québécois. Son succès
retentissant, le nombre ou la couleur de ses médailles ne sont cependant
pas les seules raisons de notre
admiration à son égard. Sa persévérance, son courage et son sens du dépassement
ont contribué à faire d'Alex Harvey
une idole pour tous les sportifs de tous âges ainsi que pour tous les Québécois,
même les un peu moins sportifs d'entre nous. L'impressionnante carrière d'Alex
Harvey nous rappelle en effet l'importance d'avoir comme modèles des fonceurs, des
hommes et des femmes qui persévèrent chaque heure, chaque minute pour atteindre
leurs objectifs et qui sont prêts à investir les efforts nécessaires pour y
arriver.
Bref, Alex
Harvey, vous avez inspiré les Québécois et les générations montantes à poursuivre leurs
rêves et à ne jamais lâcher. Vous méritez pleinement
votre retraite du monde sportif, et je suis persuadée que vous continuerez à
nous inspirer dans votre prochaine vie. Merci beaucoup.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci,
Mme la députée de Marie-Victorin.
Cette motion est-elle adoptée?
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, motion adoptée.
Nous allons
passer à la deuxième motion sans préavis. Je reconnais un membre du deuxième
groupe d'opposition. Mme la députée de Taschereau, la parole est à vous.
Dorion : Mme la Présidente, je demande le consentement de la Chambre
pour débattre de la motion suivante conjointement avec le député de
Jean-Talon, le député des Îles-de-la-Madeleine et la députée de
Marie-Victorin :
«Que
l'Assemblée nationale prenne acte de la lettre d'appui au projet de réseau de
transport structurant de la ville de
Québec, provenant d'une trentaine de membres de la communauté d'affaires de
Québec, Charlevoix et Lévis et qui s'ajoute aux voix des dirigeants de
la Chambre de commerce et d'industrie de Québec;
«Qu'elle
prenne aussi acte de la confirmation de l'engagement du montant de
1,8 milliard de dollars du gouvernement du Québec dans le dernier
budget;
«Qu'elle
demande aux gouvernements du Québec et du fédéral de s'entendre dans les plus
brefs délais à fournir les sommes nécessaires à la réalisation [de ce]
projet.»
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Est-ce qu'il y a
consentement pour débattre de cette motion?
Schneeberger :
Consentement, sans débat.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Est-ce que cette motion est adoptée?
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Motion adoptée.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Pardon, monsieur... Excusez-moi. M. le
leader du deuxième groupe d'opposition.
M. Nadeau-Dubois : ...je vais vous
demander un vote par appel nominal, s'il vous plaît.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Alors, qu'on appelle les députés pour le
vote. Alors, nous pouvons procéder.
Que les députés qui sont en faveur de cette
motion puissent se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Nadeau-Dubois (Gouin), Mme Ghazal
(Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion), Mme
Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Leduc (Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau), M. Zanetti (Jean-Lesage).
M. Legault
(L'Assomption), M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault
(Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon
(Terrebonne), Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson),
M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny),
M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel
(Champlain), M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau),
Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes),
M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais
(Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska),
M. Dubé (La Prairie),
Mme Laforest (Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles),
M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), M. Lacombe (Papineau), Mme Charest
(Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg), M. Boulet
(Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand
(Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme),
Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré),
M. Bélanger (Orford), Mme Picard (Soulanges), Mme Jeannotte
(Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid
(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),
M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf),
Mme Grondin (Argenteuil),
Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean),
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava),
M. Allaire (Maskinongé), M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques
(Mégantic).
M. Arcand
(Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Ménard (Laporte),
Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil),
Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre),
M. Ciccone (Marquette).
M. Bérubé (Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M.
LeBel (Rimouski), Mme Richard (Duplessis),
M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière), M.
Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
Mme Fournier (Marie-Victorin).
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Est-ce qu'il y a des députés contre
cette motion? Est-ce qu'il y a des abstentions? M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 104
Contre :
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, cette motion est adoptée. M. le leader adjoint du deuxième groupe
d'opposition.
M. Nadeau-Dubois : Je vais vous
demander de faire parvenir une copie de cette motion au maire de Québec.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, ce sera fait.
Maintenant,
nous passons... je suis prête à reconnaître un membre du troisième groupe d'opposition. M. le chef du troisième groupe
d'opposition.
Bérubé : Mme la Présidente, je sollicite le consentement
des membres de cette Assemblée afin
de présenter, conjointement avec le leader du deuxième groupe
d'opposition et la députée de Marie-Victorin, la motion suivante :
«Que l'Assemblée
nationale réaffirme que les Québécois
constituent un peuple en fait et en droit et sont collectivement titulaires des droits
universellement reconnus en vertu du principe de l'égalité de droits des
peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes;
«Qu'elle réitère le principe fondamental en
vertu duquel le peuple québécois est libre d'assumer son propre destin, de
déterminer son statut politique et d'assurer son développement économique,
social et culturel;
«Qu'elle
rappelle qu'aucun autre Parlement ou gouvernement ne peut réduire les pouvoirs,
l'autorité, la souveraineté et la légitimité
de l'Assemblée nationale ni contraindre la volonté démocratique du peuple
québécois à disposer lui-même de son avenir;
«Qu'elle condamne la volonté du gouvernement
canadien de brimer le droit inaliénable du peuple québécois de choisir librement le statut politique du Québec
en le rendant conditionnel à un amendement à la Constitution
canadienne.»
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le chef du troisième groupe
d'opposition. Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion? M.
le leader adjoint du gouvernement.
Schneeberger :
Il y a consentement, sans débat.
Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Est-ce que cette motion est adoptée? Ah! excusez-moi, je ne vous avais pas vu.
Excusez-moi.
M. Ouellet :
Merci beaucoup, Mme la Présidente. On vous demanderait d'appeler le vote par
appel nominal.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, nous allons maintenant procéder à la mise aux
voix de la motion présentée par M. le chef du troisième groupe d'opposition.
Alors, que les
députés qui sont en faveur de cette motion puissent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Bérubé (Matane-Matapédia), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski), Mme Richard
(Duplessis), M. Roy (Bonaventure), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry Mélançon (Gaspé).
M. Legault (L'Assomption), M. Jolin-Barrette
(Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville), Mme D'Amours (Mirabel),
Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard (Groulx), Mme McCann
(Sanguinet), M. Fitzgibbon
(Terrebonne), Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson),
M. Simard (Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel (Nicolet-Bécancour), M. Roberge
(Chambly), Mme LeBel (Champlain), M. Bonnardel (Granby),
M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance (Bellechasse), M. Charette
(Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon),
Mme Blais (Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre
(Arthabaska), M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest
(Chicoutimi), Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete
(Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), M. Lacombe
(Papineau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien (Charlesbourg),
M. Boulet (Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon), M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu),
M. Bachand (Richmond), Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin
(Saint-Jérôme), Mme Foster (Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Picard
(Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid
(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),
M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais (Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget),
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf),
Mme Grondin (Argenteuil),
Mme Lecours (Les Plaines), M. Lemieux (Saint-Jean),
Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava),
M. Allaire (Maskinongé), M. Provençal (Beauce-Nord), M. Jacques
(Mégantic).
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão
(Robert-Baldwin), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Ménard (Laporte),
Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil),
Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre).
La Vice-Présidente (Mme
Soucy) : Est-ce qu'il y a des députés contre cette motion? Est-ce qu'il
y a des abstentions?
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Parfait. Alors, les députés qui
sont contre cette motion veulent bien se lever. Vous étiez pour,
monsieur? O.K. Alors, les députés qui sont pour cette motion veulent bien se
lever.
Secrétaire adjoint : M. Nadeau-Dubois (Gouin),
Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont), Mme Labrie (Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau), M. Zanetti (Jean-Lesage).
Mme Fournier
(Marie-Victorin).
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Est-ce qu'il y a des abstentions? Alors, pas
d'abstention. M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 103
Contre :
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, cette motion est adoptée.
Oui, je reconnais le leader du troisième groupe
d'opposition.
M. Ouellet : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Nous aimerions
qu'une copie de cette motion soit envoyée au bureau du premier ministre du Canada, au bureau du ministre de la
Justice du Canada, aux deux chambres du Parlement du Canada, tous les
chefs des partis politiques fédéraux ainsi qu'à toutes les législatures
provinciales.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Ce sera fait, M. le leader du
troisième groupe d'opposition. Maintenant, je reconnais la parole au
leader du gouvernement.
M. Jolin-Barrette :
Oui. Mme la...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, je reconnais, pour la quatrième motion...
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Je demanderais juste le silence, s'il vous plaît.
Alors, M. le leader de l'opposition... du
gouvernement, excusez-moi, du gouvernement et ministre de l'Immigration, et de
la Diversité, et de l'Inclusion, pour votre motion.
M. Jolin-Barrette : Mme la Présidente, je demande le consentement
pour déposer la motion suivante conjointement avec le chef du troisième
groupe d'opposition ainsi que la députée de Marie-Victorin :
«Que
l'adoption du projet de loi n° 21,
Loi sur
la laïcité de l'État, afin que ce dernier déplace le crucifix du salon bleu
pour le mettre en valeur dans l'enceinte du parlement.»
Merci, Mme la
Présidente.
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, M. le ministre. Avec vos
deux fonctions, parfois, c'est difficile de savoir lequel se lève.
Alors, est-ce qu'il y
a consentement pour débattre de cette motion? M. le leader adjoint du
gouvernement.
M. Schneeberger :
Consentement, sans débat.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, cette motion est-elle adoptée?
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : M. le ministre.
M. Jolin-Barrette :
...demander un vote par appel nominal, s'il vous plaît.
La Vice-Présidente
(Mme Soucy) : Alors, nous allons maintenant procéder à la mise
aux voix de la motion présentée par M. le ministre de l'Immigration. Les
députés qui sont en faveur de cette motion veulent bien se lever.
Le Secrétaire adjoint : M. Legault (L'Assomption),
M. Jolin-Barrette (Borduas), Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Laframboise (Blainville),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Chassé (Châteauguay), M. Girard
(Groulx), Mme McCann (Sanguinet), M. Fitzgibbon (Terrebonne),
Mme Roy (Montarville), M. Lemay (Masson), M. Simard
(Montmorency), Mme Lavallée (Repentigny), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), M. Roberge (Chambly), Mme LeBel (Champlain),
M. Bonnardel (Granby), M. Lévesque (Chauveau), Mme Lachance
(Bellechasse), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Lamontagne (Johnson), M. Carmant (Taillon), Mme Blais
(Prévost), M. Caire (La Peltrie), M. Lefebvre (Arthabaska),
M. Dubé (La Prairie), Mme Laforest (Chicoutimi),
Mme Rouleau (Pointe-aux-Trembles), M. Skeete (Sainte-Rose), Mme Hébert (Saint-François), M. Lacombe
(Papineau), Mme Charest (Brome-Missisquoi), M. Schneeberger
(Drummond—Bois-Francs), Mme Girault (Bertrand), M. Julien
(Charlesbourg), M. Boulet (Trois-Rivières), M. Lafrenière (Vachon),
M. Poulin (Beauce-Sud), M. Émond (Richelieu), M. Bachand (Richmond),
Mme IsaBelle (Huntingdon), M. Chassin (Saint-Jérôme), Mme Foster
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré), M. Bélanger (Orford), Mme Picard
(Soulanges), Mme Jeannotte (Labelle), M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata), M. Asselin (Vanier-Les Rivières), M. Reid
(Beauharnois), Mme Dansereau (Verchères), M. Lévesque (Chapleau),
M. Thouin (Rousseau), M. Tremblay (Dubuc), Mme Blais
(Abitibi-Ouest), M. Campeau (Bourget), Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice), M. Caron (Portneuf),
Mme Grondin (Argenteuil), Mme Lecours (Les Plaines),
M. Lemieux (Saint-Jean), Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac), M. Lamothe (Ungava),
M. Allaire (Maskinongé), M. Provençal (Beauce-Nord),
M. Jacques (Mégantic).
M. Arcand (Mont-Royal—Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. Leitão (Robert-Baldwin),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce), M. Tanguay (LaFontaine),
Mme David (Marguerite-Bourgeoys), M. Rousselle (Vimont),
Mme Montpetit (Maurice-Richard), Mme Ménard (Laporte),
Mme Anglade (Saint-Henri—Sainte-Anne), M. Fortin (Pontiac), Mme Nichols (Vaudreuil),
Mme Charbonneau (Mille-Îles), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Maccarone (Westmount—Saint-Louis),
M. Derraji (Nelligan), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger), Mme Sauvé (Fabre).
M. Nadeau-Dubois
(Gouin), Mme Ghazal (Mercier), M. Marissal (Rosemont),
Mme Labrie (Sherbrooke), M. Fontecilla (Laurier-Dorion),
Mme Lessard-Therrien (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve), Mme Dorion (Taschereau), M. Zanetti
(Jean-Lesage).
M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Ouellet (René-Lévesque), M. LeBel (Rimouski),
Mme Richard (Duplessis), M. Roy
(Bonaventure), Mme Hivon (Joliette), M. Gaudreault (Jonquière),
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine), Mme Perry (Mélançon
(Gaspé).
Mme Fournier
(Marie-Victorin).
La Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vais
quand même finir le processus, au cas. Alors, vous avez été un petit peu
trop rapides à vous lever et à applaudir.
Alors, que les députés contre cette motion veulent bien se
lever. Est-ce qu'il y a des abstentions? M. le secrétaire général.
Secrétaire : Pour : 103
Contre :
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Alors, motion adoptée.
Nous sommes à
la rubrique des avis touchant les
travaux des commissions. M. le leader adjoint du gouvernement.
M. Schneeberger : Oui,
Mme la Présidente. Alors, j'avise cette Assemblée que la Commission
de l'économie et du travail poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 10, Loi modifiant
la
Loi sur l'équité salariale afin principalement d'améliorer l'évaluation du maintien de l'équité
salariale, aujourd'hui, après les affaires courantes jusqu'à 13 heures et de 15 à 18 heures,
ainsi que le mardi 2 avril, de 10 à midi, à salle Louis-Hippolyte-La Fontaine;
La Commission des institutions poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 1, Loi
modifiant les règles encadrant la nomination...
Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous demanderais... Excusez-moi,
M. le leader adjoint. Je vous demanderais de sortir, de quitter en
silence, s'il vous plaît. M. le leader.
M. Schneeberger :
Alors, la Commission des institutions poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 1, Loi
modifiant les règles encadrant la nomination
et la destitution du commissaire à la lutte contre la corruption, du directeur
général de la Sûreté du Québec et du
directeur des poursuites criminelles et pénales, aujourd'hui, de 15 à
18 heures, à la salle du Conseil législatif;
Cette même commission entreprendra les
consultations particulières sur le projet de loi n° 6, Loi transférant au
commissaire au lobbyisme la responsabilité du registre des lobbyistes et
donnant suite à la recommandation de la Commission
Charbonneau concernant le délai de prescription applicable à la prise d'une
poursuite pénale, le mardi 2 avril, de 10 à 11 h 45, à la
salle Louis-Joseph-Papineau. Merci, Mme la Présidente.
La Vice-Présidente (Mme Soucy) :
Merci, M. le leader adjoint.
Alors, pour ma part, je vous avise que la Commission
des finances publiques se réunira en séance de travail aujourd'hui, à
11 h 30, pour une durée de 30 minutes, à la salle Louis-Joseph-Papineau, afin de statuer sur les possibilités que la commission
se saisisse de deux pétitions concernant l'exclusion du revenu des pensions alimentaires dans le calcul de prestations diverses.
Je vous avise également que la Commission de
l'administration publique se réunira en séance de travail aujourd'hui, de 15 heures à 17 heures, à la salle des Premiers-Ministres de l'édifice
Pamphile-Le May, afin de
procéder à l'analyse de rapports annuels de gestion.
Je vous avise
enfin que la Commission de
l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des ressources naturelles se réunira en séance de travail le mardi
2 avril 2019, à 11 h 30 à midi, à la salle RC.171, afin de
statuer sur la possibilité que la commission se saisisse d'une pétition concernant la
recherche publique dans le domaine
agricole et la protection des lanceurs d'alerte.
Renseignements
sur les travaux de l'Assemblée. Je vous rappelle que, lors de l'interpellation
prévue pour demain, vendredi le
29 mars 2019, Mme la députée de Mercier s'adressera à M. le ministre de
l'Environnement et de la Lutte contre les
changements climatiques sur le sujet suivant : La capacité réelle du
Québec à lutter contre les changements climatiques à l'intérieur de
l'État canadien.
Je vous avise de plus
que l'interpellation prévue pour le vendredi 5 avril 2019 portera sur le
sujet suivant : Le manque de vision du gouvernement caquiste concernant la
gestion des données et la promesse irréaliste d'économies annoncées par le
président du Conseil du trésor. M. le député de La Pinière s'adressera
alors à M. le président du Conseil du trésor.
La période des
affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant passer aux affaires
du jour.
Alors,
aux affaires du jour, l'article 1 du feuilleton, aux affaires prioritaires, à
l'article 1 du feuilleton, l'Assemblée reprend le débat ajourné le 27 mars 2019 sur la motion de M. le
ministre des Finances proposant que l'Assemblée approuve la politique
budgétaire du gouvernement, ainsi que sur les motions formulant un grief
présentées par M. le député de Robert-Baldwin,
M. le député de Rosemont, M. le chef de l'opposition officielle, M. le député
de Laurier-Dorion, M. le député de Rimouski.
Avant
de donner la parole au prochain intervenant, je vous informe qu'il y a
5 h 33 min 16 s d'écoulées à la première étape du débat. Il reste donc un total de
7 h 56 min 44 s réparties comme suit :
4 h 11 min 30 s au groupe parlementaire formant le gouvernement, 2 h 15 s
au groupe parlementaire formant l'opposition officielle,
50 min 39 s au deuxième groupe d'opposition,
46 min 50 s au troisième groupe d'opposition et
7 min 30 s à la députée de Marie-Victorin.
Maintenant, je suis
prête à céder la parole au prochain intervenant. Mme la ministre, la parole est
à vous.
Mme Blais
(Prévost) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. D'entrée de jeu, c'est
toujours un exercice un peu difficile
quand on arrive à parler sur le budget. C'est sûr que les oppositions
s'opposent au budget et que les membres du gouvernement sont en faveur. Mais j'aimerais dire que, dans tous les
budgets, il y a toujours de bonnes mesures, il faut toujours le reconnaître. Et on ne peut pas dire
que, dans ce budget, Mme la Présidente, les aînés et les proches aidants
ont été mis de côté. Et, quand on parle de
soins aux aînés, de qualité de vie aussi pour les proches aidants, on devrait
toutes et tous s'unir, dépasser la politique, pour être en mesure de
traiter correctement notre population.
veux remercier le premier ministre pour sa confiance et son adhésion à ma
vision d'une politique nationale des proches aidants. J'avais pris ma
retraite de la politique, et je suis revenue en politique spécifiquement parce
que la politique, c'est le canal par
excellence pour être en mesure de faire adopter des lois, le canal par excellence
pour déposer des politiques, des
plans d'action. Je suis revenue en politique pour faire en sorte que nous
puissions nous occuper des proches
aidants, briser l'isolement social de nos aînés, mieux prendre soin de nos
personnes les plus vulnérables de notre société, mettre en place des
maisons de répit pour nos proches aidants.
politique nationale, c'est une politique qui va toucher non seulement les
personnes aînées, mais qui va toucher l'ensemble des personnes jeunes en
situation de handicap. On le sait, que les parents qui ont des enfants en
situation de handicap vivent des moments
extrêmement difficiles. Parfois, les mères sont obligées de quitter leur
travail, parfois ce sont les pères,
les couples se déchirent parfois. Et nous avons une responsabilité de nous
occuper des parents qui ont des
enfants en situation de handicap. Les besoins humains sont les mêmes. Pour ne
donner que quelques exemples, les besoins
de respect, de dignité, de support moral, de répit, de prise en charge au
moment opportun sont communs à tous et ne sont que de petits exemples.
Le budget annoncé le 21 mars dernier tient promesse. Enfin, le
gouvernement met la table et des bases solides pour les proches aidants avec un
investissement de départ de 21 millions de dollars, pour 105 millions
de dollars, pour être en mesure de
pouvoir à commencer à travailler immédiatement sur les besoins que la politique nationale
des proches aidants va déterminer.
budget tient promesse envers les citoyens et les aînés du Québec.
Les besoins sont de plus en plus nombreux, diversifiés, et de nouveaux défis surviennent avec l'augmentation de la viabilité de maladies chroniques. L'espérance de vie de
certaines conditions a aussi fait un bond gigantesque, et les enfants malades
qui auparavant décédaient en bas âge survivent
aujourd'hui à leurs parents. Ces parents vivent dans le
désarroi face à l'obligation de devoir confier leurs jeunes adultes en CHSLD, endroit qui n'est pas approprié
à leur réalité. Pour la première fois de l'humanité, cinq générations se
côtoient, mais malheureusement elles sont de plus en plus isolées et se retrouvent parfois en situation
de vulnérabilité. Nous avons aujourd'hui
les moyens de nos ambitions, et ce budget historique va nous aider à atteindre
ces objectifs.
Je tiens également
à remercier et féliciter chaleureusement mon collègue ministre des Finances pour avoir fait équipe avec moi dans le rétablissement de la justice sociale. Un grand
pas s'est fait vers une société plus inclusive, une société
qui s'occupe de ses aînés, qui les respecte. Le gouvernement prend de front la
situation précaire des aînés, peu importe l'endroit où ils résident. Je suis fière
et très heureuse de pouvoir compter sur des sommes importantes pour mener
à bien tous nos engagements envers eux.
Ajoutons, Mme la Présidente, 280 millions supplémentaires par année pour le maintien
à domicile et le répit.
Mme la Présidente, pour les cinq prochaines années, nous pourrons compter sur un investissement de 2,5 milliards pour les aînés, et j'en suis fière, émue et
reconnaissante. Ça valait la peine de revenir en politique. Je sais pourquoi je
suis revenue, pour les bonnes choses,
pour travailler avec mes collègues, pour faire en sorte que nous puissions aujourd'hui nous promener la tête haute parce
que nous allons nous occuper des plus vulnérables de notre société.
Et, oui, nous allons aussi nous occuper des
parents qui ont des enfants lourdement handicapés. Je regarde ma collègue de Soulanges. Pour elle, c'est un enjeu
majeur. Et, si le premier ministre a dit qu'il était pour mettre en place
les services, Mme la députée, il va mettre
en place les services pour ces familles. Vous le savez c'est quoi, être une
famille d'un enfant lourdement handicapé.
Notre budget
est réaliste, et nous avons la volonté gouvernementale de fournir aux aînés et
aux proches aidants des conditions
favorables à leur épanouissement pour une meilleure qualité de vie. Mme la
Présidente, j'ai décidé de faire des
visites-surprises dans des CHSLD. J'en ai visité 28, et mon collègue des
Finances a fait une visite-surprise avec moi. Il sait maintenant c'est
quoi, les personnes hébergées en CHSLD.
À une époque,
quand on a créé les centres d'hébergement et de soins de longue durée, qu'on
appelait les centres d'hébergement,
il y avait des stationnements parce que les personnes âgées habitaient là, ils
prenaient leur voiture pour aller faire leurs courses. Aujourd'hui,
c'est 80 % des personnes qui sont atteintes de maladies cognitives, de
maladie d'Alzheimer, et nous devons changer nos façons de faire au niveau des
soins et au niveau de l'accompagnement.
Aller sur le
terrain, Mme la Présidente, m'a permis de voir réellement quels étaient les
besoins et combien, combien notre
personnel soignant veut aider, soutenir, et nous avons aussi une responsabilité
de devoir les encourager davantage. C'est la raison pour laquelle il y a
200 millions de dollars dans le budget pour être en mesure d'embaucher
plus de préposés, plus d'infirmières, plus
d'infirmières et infirmiers auxiliaires et d'infirmiers, plus d'éducateurs
spécialisés, des aides de service. Et