Public Administration — 30 November 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)

CAP 2021-11-30

Quebec — Committees

Public Administration — 30 November 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)

CAP 2021-11-30

Quebec — Committees

Nos travaux d'audit ont été réalisés en

deux volets. Le premier, qui a fait l'objet d'une publication en mai 2019 et d'une commission

parlementaire en février 2020, a porté sur l'exploitation des immeubles.

Le second volet, celui dont je vais vous entretenir aujourd'hui, a

traité de la réalisation de projets d'habitation. Le rapport qui en a découlé

avait pour but de compléter le portrait de la situation et d'alimenter

davantage de réflexions. Les travaux relatifs à ce rapport ont été terminés en

septembre 2020. Nous y avons présenté plusieurs constats, dont voici les

principaux.

La Société d'habitation du Québec administre

divers programmes qui visent à aider les ménages ayant des besoins en matière

de logement. Ces programmes, pour lesquels le montant de l'aide financière

accordée varie de manière importante, possèdent des caractéristiques qui leur

sont propres. Or, la Société d'habitation du Québec n'a pas élaboré de

stratégie d'intervention ni réalisé d'analyse lui permettant de s'assurer d'une

utilisation judicieuse de ses programmes, afin de maximiser l'aide aux ménages

ayant des besoins en matière de logement.

Pour que le programme AccèsLogis Québec

fonctionne de façon optimale, il convient, certes, d'en respecter les

paramètres. Il faut planifier une allocation équitable de l'aide financière

entre les clientèles visées et entre les régions, établir des cibles quant au

nombre de logements réalisés par type de clientèle, et prévoir une répartition

de l'aide basée sur la démographie et les besoins locaux.

Lors de notre audit sur le programme AccèsLogis

Québec, nous avons constaté que les besoins en matière de logements sociaux et

abordables n'ont pas été suffisamment démontrés lors de l'analyse de

l'admissibilité des projets aux programmes. Par ailleurs, le contrôle des

coûts, lors de la réalisation des projets, est important, car il a un impact

significatif sur le nombre de logements qui vont être réalisés, en fonction des

ressources financières disponibles, de la viabilité financière des projets

ainsi que des loyers payés par les ménages locataires.

Alors que les coûts de réalisation des projets

sont en hausse, la SHQ n'exerce pas les contrôles financiers appropriés lors de

l'évaluation des projets, afin de s'assurer que les fonds disponibles seront

utilisés judicieusement. D'autre part, nous avons constaté qu'elle n'encadre

pas adéquatement les divers intervenants qui participent à la réalisation des

projets. Bien que les groupes de ressources techniques jouent un rôle-conseil

auprès des organismes développeurs, et que les activités

déterminantes leur soient confiées, la Société d'habitation du Québec ne s'assure

pas de leur intégrité et de celle de leurs administrateurs ni de leur

indépendance envers les intervenants impliqués dans les projets. De même, elle n'effectue aucune vérification sur

l'intégrité des organismes développeurs ainsi que sur l'intégrité et l'indépendance de leurs

administrateurs. Pourtant, certains organismes gèrent d'importants parcs

immobiliers, qui ont bénéficié

de subventions et de garanties de prêt dans le cadre du programme AccèsLogis Québec.

Le programme AccèsLogis Québec, je le rappelle,

vise à permettre à des organismes d'offrir des logements abordables à des

ménages ayant des revenus faibles ou modestes, ou encore à des personnes ayant

des besoins particuliers en habitation. Néanmoins,

la Société d'habitation du Québec accepte des projets d'habitation qui comportent

des composantes importantes ne répondant pas

à l'objectif du programme AccèsLogis Québec de réaliser des logements sociaux

abordables.

En terminant,

j'aimerais souligner l'excellente collaboration des dirigeants et du personnel

de la Société d'habitation du Québec.

Je veux aussi assurer les membres de la commission qu'ils peuvent

compter sur mon entière collaboration dans leurs travaux.

Le Président (M. Leitão) : Merci beaucoup,

Mme Leclerc. Alors, nous allons maintenant nous tourner du côté de l'équipe de

la Société d'habitation du Québec. M. Bernier, je vous resouhaite la bienvenue.

Je vous invite à faire votre exposé. Vous disposez également de

10 minutes. La parole est à vous.

M. Bernier (Jean-Pascal) : Merci, M.

le Président. Je veux d'abord saluer tous les parlementaires qui siègent à

cette commission. Je veux également saluer Mme la Vérificatrice générale ainsi

que son équipe. Pour cette audition, je suis

accompagné par le président du conseil

d'administration de la Société d'habitation du Québec, M. Pierre Rivard. M. Rivard est président

et membre indépendant de notre conseil depuis 2015. Je tiens à le remercier

pour sa contribution au sein de notre organisation ainsi que celle de tous les

membres du conseil. Je suis aussi en compagnie de ma collègue Mme Ginette

Tanguay, vice-présidente à l'administration et à la planification.

Notre présence ici constitue l'occasion de vous

présenter les actions qui seront mises de l'avant afin de donner suite aux recommandations du deuxième

rapport de la Vérificatrice générale concernant AccèsLogis. De plus, nous

pourrons faire le point sur les actions que nous avons déjà réalisées depuis la

première audition et aussi répondre à vos questions concernant les différents

travaux réalisés dans la dernière année.

Tout d'abord, lorsque la SHQ a été créée, il y a

un peu plus de 50 ans, en 1967, le gouvernement de l'époque voulait se doter

des outils nécessaires pour corriger les problèmes de logement que connaissait

le Québec. Pendant toutes ces années, les

programmes offerts par la société lui ont permis de se tailler une solide

réputation dans le monde de l'habitation et auprès des Québécois.

Aujourd'hui, la SHQ, c'est près de 330 employés, dont je salue l'engagement, qui

travaillent quotidiennement pour soutenir plus de 213 000 ménages québécois,

des ménages qui peuvent compter sur un des 20 programmes offerts par la

société, livrés par un réseau de mandataires, dont 158 offices d'habitation,

158 municipalités et MRC ainsi que des OBNL et des coopératives d'habitation.

La SHQ, c'est un parc immobilier de plus de 7 700 immeubles, dans lesquels

on retrouve plus de 74 000 HLM. C'est aussi près de 44 500 logements

abordables réalisés, dont près de 36 000 dans le programme AccèsLogis.

En décembre dernier, la ministre des Affaires

municipales et de l'Habitation a annoncé la création d'un sous-ministériat

consacré à l'habitation au sein de son ministère, afin de contribuer davantage

à la cohérence des interventions gouvernementales et pour mieux répondre aux

besoins sur le terrain. En collaboration avec la SHQ, c'est donc maintenant au ministère

qu'incombent les responsabilités d'élaborer les orientations, les politiques et

les programmes ainsi que de coordonner les relations intergouvernementales, et

avec les autochtones, en matière d'habitation. Ce changement a entraîné le

déplacement, de la SHQ vers le ministère, d'une quarantaine d'employés. Pour sa part, la Société d'habitation du Québec

conserve le mandat de répondre aux besoins en habitation des citoyens

et citoyennes du Québec, en plus d'aider les personnes dans le besoin à se

loger.

Comme pour l'ensemble des organisations

publiques, la pandémie est venue chambouler notre quotidien et notre planification.

Depuis le début de la crise, avec tout notre personnel en télétravail, nous

avons, par ailleurs, réussi à maintenir tous nos services auprès de notre

clientèle, composée, en bonne partie, de personnes démunies et vulnérables. Appuyés par nos partenaires, nous

avons déployé, sur le terrain, différentes mesures pour éviter la propagation

du virus, entre autres, dans notre parc d'immeubles à loyer modique, où vivent

un grand nombre de personnes âgées. De plus,

nous avons travaillé à la création de deux nouveaux programmes

destinés à aider financièrement les locataires et les propriétaires

affectés par la pandémie. Je profite de l'occasion pour remercier le personnel

de la SHQ ainsi que l'ensemble de nos mandataires et partenaires pour la

résilience dont ils ont fait preuve. Soulignons également que des interventions

liées au resserrement du marché locatif ainsi que la conclusion de nouvelles

ententes avec la SCHL ont marqué les derniers mois. En ce qui concerne plus spécifiquement

AccèsLogis, rappelons que c'est en 1997 qu'il a été créé, et, depuis sa

création, il a permis de loger adéquatement autant de familles, d'aînés ainsi

que de personnes ayant des besoins particuliers en matière d'habitation.

Après avoir

analysé la phase d'exploitation des projets, la Vérificatrice générale a rendu

public, en octobre, son second rapport, qui porte maintenant sur la réalisation.

Nous voyons ce rapport comme une façon d'améliorer notre performance. Notre plan d'action a été déposé à la

commission en mars dernier et il présente les actions pour

répondre aux quatre recommandations formulées.

Depuis la dernière audition de la SHQ auprès de cette commission, nous avons

poursuivi les travaux concernant la mise en place des actions relatives à ces

rapports. Notamment, une modification à l'article 57 de la

Loi sur la Société

d'habitation du Québec permet maintenant aux offices d'habitation d'offrir des

services à divers organismes qui reçoivent de l'aide financière de la SHQ et

cette modification légale permet d'offrir une plus grande diversité d'accompagnement

à nos organismes.

Par ailleurs, nous avons introduit des

ajustements aux formulaires des organismes, afin qu'ils puissent faire part maintenant

de leur indépendance, et travaillé au déploiement d'un cadre de reconnaissance

des organismes de soutien. Nous avons également apporté des précisions aux

normes concernant la

partie non résidentielle d'un projet, et ces précisions

permettent ainsi de mieux encadrer et de limiter leur utilisation.

Ceci dit, au fil du temps, le programme

AccèsLogis a subi plusieurs modifications, mais il n'a jamais fait l'objet d'une réforme majeure. Alors, comme l'a

annoncé le ministre des Finances lors de sa mise à jour économique, un nouveau programme pour la

réalisation de logements sociaux et abordables est en préparation. Les

modalités de ce programme devraient être

annoncées prochainement par le gouvernement et ces modalités tiendront compte

également des observations contenues dans les deux rapports de vérification.

À propos du premier rapport, les membres de la

commission avaient déjà pu constater que plusieurs actions ont été posées lors

de la dernière audition. Le travail s'est poursuivi, et d'autres changements

ont été apportés pour répondre aux recommandations qui nous avaient été faites.

Par exemple, le rapport relevait que certains logements réguliers étaient occupés par des ménages dont les revenus pouvaient

difficilement être qualifiés de modestes. En mars dernier, l'Assemblée

nationale adoptait donc le projet de loi n° 67, qui a, notamment, modifié

la

Loi sur la Société d'habitation, afin de

nous permettre d'édicter un règlement pour encadrer l'attribution de ces

logements non subventionnés afin de

les réserver à des ménages ayant des revenus modestes. Le projet de règlement

est, actuellement, en cours d'élaboration, afin de préciser ce qu'est un

revenu modeste, et il devrait être publié en 2022.

Aussi, la rédaction du programme permettant la

mise en oeuvre de la politique d'investissement du Fonds québécois d'habitation

communautaire a été complétée. Ainsi, ce sont plus de 900 projets qui pourront

bénéficier des sommes, jusqu'ici, presque

inutilisées, de ce fonds afin de rénover leurs immeubles. Je veux également

ajouter que, depuis l'adoption du projet de loi n° 16 en

décembre 2019, la SHQ a désormais la possibilité de placer sous

administration provisoire des organismes qui sont en difficulté. Sachez que,

malgré que cette mesure constitue un dernier recours, les mandats des administrateurs de quelques organismes ont, depuis, été

temporairement suspendus afin que des plans de redressement soient

établis et mis en place. À cela s'ajoutent d'autres modifications que nous

avons apportées au programme au cours des deux dernières années.

En terminant, je rappelle que le rapport de

gestion 2020‑2021 de la SHQ a, récemment, été déposé à l'Assemblée nationale.

Il marque l'échéance de notre dernière planification stratégique, et notre

nouveau plan stratégique 2021‑2026 est actuellement en cours d'approbation.

Dans cette nouvelle planification, nous souhaitons mettre encore plus l'accent

sur l'amélioration de notre prestation de services auprès des citoyens.

L'objectif est d'accentuer la fluidité de nos interactions avec la population

pour créer un plus grand sentiment de proximité avec nos clientèles.

Je tiens à dire aux membres de la commission

qu'ils peuvent compter sur notre entière collaboration. Merci de votre écoute.

Nous sommes maintenant prêts à répondre à vos questions.

Le Président (M. Leitão) : Merci,

Jean-Pascal... M. Bernier. Voilà, nous sommes prêts maintenant à passer à la

discussion avec les parlementaires. Et je cède la parole... Je crois que c'est

M. le député de Masson? Vous allez commencer? Alors, allez-y, vous disposez

d'approximativement neuf minutes, 9 min 30 s.

Lemay : Très bien. Merci beaucoup, M. le Président. Donc, merci,

M. Bernier, M. Rivard et Mme Tanguay, d'être avec nous

aujourd'hui. Donc, je vais passer, moi, au constat 1 que la

Vérificatrice générale du Québec a fait. Et j'aimerais savoir un peu...

Je vais vous parler de développement régional, là, dans le fond, parce que je

sais qu'il y a certaines régions qui, justement, n'ont pas le même nombre de

logements que d'autres. On sait aussi qu'on a des villes mandataires qui...

Dans le fond, je comprends qu'il y a certaines régions qui obtiennent plus de

logements que d'autres, et que, des fois, il

y a des régions qui ne font pas de demande, la SHQ ne fait pas nécessairement

de suivi à savoir pourquoi est-ce qu'on ne devrait pas plutôt accorder

des logements dans telle région plutôt qu'une autre région.

Donc, ma question, c'est à savoir... le besoin

spécifique de chacune de ces régions-là. Est-ce que vous, la SHQ, vous entendez

réaliser, pour répondre à ces problématiques-là... Et je comprends, vous l'avez

mentionné aussi, que le ministre des Finances, dans sa mise à jour économique,

va mettre en place un nouveau programme pour la réalisation des logements

sociaux et abordables, qui est en préparation, vous l'avez mentionné. Mais

qu'est-ce que vous avez dans votre pipeline, vous, au niveau de l'inéquité des

logements en termes de régions?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui, très

bien. Peut-être revenir sur l'origine d'AccèsLogis. Dans le fond, la façon dont

le programme AccèsLogis a été conçu, c'est de recevoir les demandes en continu.

Donc, les demandes émergent du milieu et sont analysées en continu par la

société, et, au fur et à mesure des attributions budgétaires, les projets, qui

peuvent ainsi franchir, là, les différentes étapes. Donc, ça amène un peu

l'effet, là, qui est mentionné dans le rapport du Vérificateur général, où la

société, là, ne présentait pas, lors de l'approbation des projets, une analyse

spécifique, là, de la réponse aux besoins du milieu.

Pour répondre à cela, dans

le fond, c'est, notamment, là, vous l'avez mentionné, par le biais d'un nouveau

programme, là, qui va être mis en place, dans lequel on sera en mesure d'établir

une grille des besoins pour l'ensemble du territoire, une grille des besoins,

là, qui va tenir compte, là, de différents critères, notamment

les critères de démographie, le nombre de ménages qui sont en situation

de besoins périlleux. On va aussi regarder, sur le territoire, le nombre de logements qui sont déjà disponibles,

pour assurer une équité, et ça, ça va nous donner, dans le fond, là, une

base pour faire une allocation budgétaire entre les différentes régions, dans

le cadre du nouveau programme.

M. Lemay : Donc, ça, dans votre

réponse, est-ce que ça vient couvrir un peu ce que vous mentionnez dans votre

plan d'action, que vous avez déposé en février 2021, à la recommandation n° 2,

sur les besoins? Je vais aller au paragraphe 63. Dans le fond, vous

mentionnez que : «Comme il a été mentionné précédemment, ce processus ne permet pas à la SHQ de s'assurer que les logements

ont été répartis en fonction des besoins.» Puis là vous mentionnez

vouloir développer certains indicateurs provisoires pour permettre d'analyser

les requêtes des villes mandataires afin de

s'assurer de l'adéquation entre les demandes et les besoins lors de la

prochaine distribution budgétaire. Moi, j'aimerais savoir, au niveau des

indicateurs, est-ce que vous pouvez nous donner plus d'informations? Quels sont

ces indicateurs? Puis, dans le fond,

quels sont les indicateurs que vous allez mettre en place pour déterminer les

besoins par régions? Est-ce qu'on peut avoir plus d'informations à ce

stade-ci ou on doit attendre mars 2022?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Non,

bien, je peux vous en parler un petit peu, là. Bien sûr, c'est sûr que les modalités plus globales du programme vont être

connues prochainement, donc, qui vont répondre... on pourra répondre davantage,

là, à ce moment-là, mais, ceci dit, je peux vous parler des grands principes,

là, qui ont été travaillés.

Lorsqu'il est question des indicateurs

provisoires, actuellement, dans le fond, le gouvernement a ajouté

500 unités, dans le cadre du programme AccèsLogis, en mars dernier, et,

sans attendre l'arrivée du nouveau programme,

on voulait quand même, là, se donner une base d'évaluation pour faire

l'attribution budgétaire. Donc, lorsque l'attribution de ces unités-là a

été faite... puis c'est à ça, là, que les indicateurs provisoires, là, devaient

servir... donc, lorsque l'attribution des unités a été faite, donc, on a tenu

compte de la base historique, dans le fond, des demandes des différentes villes

mandataires. Il faut savoir que la ville de Montréal, la ville de Québec et la

ville de Gatineau sont des villes

mandataires de la SHQ dans le cadre du programme AccèsLogis. Et puis... Et pour

l'ensemble des autres régions du Québec, c'est la SHQ directement, là,

qui suit les projets, mais, pour les villes mandataires, ce sont les villes qui

font l'admissibilité, dans le fond, des unités qui sont réservées, des unités

de logement qui sont réservées.

Alors, dans

le fond, dans les critères, là, qui ont été regardés, il y a le critère de

population, le critère de besoins impérieux, la demande. Dans le cas de

ces villes mandataires là, on a pu, dans le fond, bien démontrer, là, que leur

demande... les unités qu'on leur donnait répondaient à leur demande, et on a pu

le documenter, ce qui n'était pas nécessairement fait avant. Ce n'est pas tout

à fait les mêmes critères, dans le fond, qui vont être en place dans le cadre

du nouveau programme, où, là, on va aller, quand même, beaucoup plus loin dans

le regard sur les critères démographiques, les besoins impérieux, comme je

mentionnais tantôt, la disponibilité des logements et des besoins spécifiques.

Dans l'établissement de ces besoins-là, on va parler avec le ministère de la

Santé, notamment, là, pour regarder les

besoins pour les clientèles, notamment, itinérantes, les

femmes démunies, ces clientèles-là, qui répondent , actuellement,

plus dans le volet 3 d'AccèsLogis. Donc, on va s'assurer, là, d'un

arrimage avec les besoins du ministère de la

Santé et, également, avec les municipalités. Donc, pour déterminer ces

besoins-là sur la base régionale, là, on veut mettre en place une

tribune de consultation, là, avec les municipalités, pour s'assurer que ça va

bien répondre aux besoins du milieu.

M. Lemay : O.K. Puis j'aimerais

savoir aussi, dans le fond, est-ce que vous pensez... ou est-ce qu'on pourrait

avoir un plus grand rôle du privé, dans le fond, qui pourrait avoir un rôle à

jouer pour, justement, débloquer l'attribution des places puis la réalisation

de logements abordables dans... Est-ce que ça fait

partie de la vision de la

SHQ, justement, de faire un peu plus de place au privé? Puis de quelle façon

est-ce qu'on pourrait articuler ce partenariat-là entre... avec le privé,

justement, pour permettre de débloquer plus de places de logements abordables

et sociaux?

M. Bernier

(Jean-Pascal) :

Effectivement. Actuellement, le programme AccèsLogis est livré par des

partenaires qui sont des OBNL, des coopératives d'habitation et des offices

d'habitation. Dans le cadre du nouveau programme, là, il a été annoncé, dans la mise à jour, que l'admissibilité

va être élargie pour permettre aussi au secteur privé, à proprement dit,

là, de soumettre des projets, pour, dans le fond, avoir une plus grande

diversité, là, de projets soumis.

L'objectif qui est visé là, dans le fond, c'est

de pouvoir augmenter l'offre de logement de façon plus rapide, de pouvoir avoir aussi... d'amener, là — le

Vérificateur général le mentionne,

là, dans son rapport — toute la question de la

comparaison avec le secteur privé. Donc, cette contribution-là sera maintenant

possible, là, dans le cadre du nouveau programme.

M. Lemay : O.K. Mais ce qui m'amène

à apporter une réflexion. Parce que, des fois, on a des parties non résidentielles. Vous l'avez mentionné dans votre

allocution, aussi, tout à l'heure, que vous vouliez préciser les normes

concernant les parties non résidentielles, parce que, dans le fond, il faut

permettre leur utilisation. Dans le fond, moi, qu'est-ce que j'appelle... c'est

la clause... comment on peut encadrer les projets pour mieux permettre de les

réaliser. Donc, quand on parle de privé, nécessairement, des fois, on va

voir des projets avec des parties non résidentielles, qui font du sens pour le

privé. Donc, qu'en est-il de cet encadrement-là, pour mieux permettre...

Bernier (Jean-Pascal) : Bien, tout à fait. Puis ce n'est quand même

pas une majorité de projets dans les parties non résidentielles, mais pour les

projets qui se développent avec ces parties non résidentielles là, ça vient répondre à un besoin. Souvent, il peut s'agir, là,

par exemple, là, d'un organisme, là, qui donne des services

d'accompagnement, qui décide de développer un projet de logements. Donc,

l'organisme va souvent établir, là, ses bureaux à l'intérieur du bâtiment, pour

offrir les services directement, là, à ses locataires.

Dans le passé, dans

le fond, ce qui était fait, c'était accepté, dans le fond, dans le cadre du

programme AccèsLogis, mais ce n'était pas encadré par les normes du programme.

Alors là, on est venu faire un encadrement dans les dernières modifications des

normes. On a limité à 50 % l'espace non résidentiel. Cet espace-là est non

subventionné, mais la Société d'habitation, quand même, qui offre une garantie

de prêt dans le cadre du programme, couvre,

en termes de garantie de prêt, là, cette portion-là également. Et on est venu

préciser que la vocation doit être liée, dans le fond, à l'organisme, et

que ça ne doit pas être une vocation commerciale et... Par exemple, là, un

immeuble où on pourrait avoir des chambres, là, pour des femmes démunies, bien,

pourrait avoir une entente avec un CPE pour avoir un CPE sur place. Donc, c'est

pour ça qu'on a voulu quand même le clarifier, le permettre dans les normes,

là. C'était un des éléments, de dire : Bien,

la SHQ le fait, mais ces normes ne disent pas qu'ils peuvent le faire. Donc là,

les normes, maintenant, là, sont claires sur le fait que c'est possible,

mais c'est plus limité et encadré.

Le Président (M.

Leitão) : Merci, M. Bernier. Alors...

M. Rivard

(Pierre) : Si vous permettez, M. le Président, peut-être, un

complément... c'est Pierre Rivard qui parle... un complément d'information.

Le Président (M.

Leitão) : Très rapidement, très, très rapidement.

M. Rivard

(Pierre) : Parfait, merci. M. Lemay, c'est juste pour votre information,

avec la Société d'habitation. Les régions ne sont pas laissées pour compte,

parce qu'on a un programme excessivement intéressant qui s'appelle RénoRégion.

Avant, on appelait ça le PRR, le programme de rénovations en région.

Maintenant, c'est le programme RénoRégion,

dans lequel tous les propriétaires de maisons qui sont à revenus modestes ou à

faibles revenus peuvent appliquer, justement, et on participe à la rénovation

de leurs maisons. De mémoire, je pense que c'est à hauteur de

15 000 $. Il y a 32 millions qui est consacré, quand même, à ça,

et on pourra vous fournir, éventuellement, la liste des utilisations de ce

programme-là. C'est ce qui fait en sorte que...

Le Président (M.

Leitão) : Très bien, merci. Excusez-moi, merci. On est vraiment... On

pourrait poursuivre peut-être après, mais là on va du côté de l'opposition

officielle. Mme la députée de Vaudreuil, vous disposez d'à peu près

10 minutes.

Mme Nichols :

Merci, M. le Président. Merci. M. Rivard. Vous comprendrez que le temps est

précieux en commission parlementaire. Merci, M. Bernier, puis bonjour à vous

tous. Oui, quelques questions. Évidemment, on a pris connaissance, là, des cinq

constats dans le rapport de la Vérificatrice générale. On sait aussi, là, qu'il

y a eu le sous-ministériat qui a été créé, puis qu'il va y avoir, évidemment,

là, sûrement, là, un transfert... il y a un transfert, là, qui se fait, là, de

part et d'autre, de certaines responsabilités ou de certaines... Vous nous en

avez parlé, là, dans votre allocution, vous

avez dit, entre autres, que c'était maintenant au ministère qu'incombent les

responsabilités d'élaborer les

orientations, les politiques, les programmes puis coordonner les relations

intergouvernementales avec les autochtones en matière d'habitation.

Donc, les constats qui ont été faits, là, un à cinq, là, je me demandais

comment vous allez faire pour y répondre si vous n'avez pas nécessairement les

compétences ou, dans le fond, ils sont transférés au sous-ministériat.

Puis je vais tout de

suite poser, là, ma sous-question, là, je vais y aller en rafale, parce que

j'en ai beaucoup, puis je n'ai pas beaucoup de temps. Dans la même optique, je

me... on parlait, au constat n° 1, là, qu'il n'y

avait pas de stratégie d'intervention qui a été élaborée ni réalisée. Est-ce

qu'il y a une explication à cet aspect-là?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Parfait. Donc, oui, effectivement, là, ces responsabilités-là

relèvent maintenant du ministère des Affaires municipales. Ceci dit, on

travaille en étroite collaboration avec nos collègues des Affaires municipales

dans l'avancement des travaux, la rédaction des programmes. Donc, il y a une

partie de l'expertise qui est à la SHQ, donc

l'expertise qui est peut-être plus terrain sur la livraison du programme,

et l'expertise du ministère, de coordination et de planification.

Le constat 1 touche vraiment

plus spécifiquement, là, ce qui a été transféré au ministère en ce qui a trait

à établir un plan d'action, et c'est de cette façon-là qu'on compte répondre,

là, à la première recommandation. C'est dans

le plan d'action d'habitation qui est prévu être dévoilé au

printemps prochain. Donc, du plan

d'action en habitation, là,

découlera une stratégie d'intervention.

Il faut savoir qu'il

n'y avait pas, à la SHQ, de stratégie d'intervention comme telle, sur une base

régionale, pour venir expliquer et justifier l'utilisation des différents programmes.

Il y avait, ceci dit, des travaux annuellement.

La société fait des demandes

budgétaires au ministère des Finances, selon les besoins de financement qu'elle

a, pour réaliser le programme AccèsLogis, le programme HLM, pour les PSL. Donc,

à l'intérieur de nos demandes budgétaires,

on venait quand même justifier pourquoi on faisait les demandes

budgétaires, mais il n'y avait pas un document

public, là, pour venir expliciter, dans le fond, c'est quoi, l'offre de

services, puis dans quelle situation on utilise quel programme. C'est ce que la

stratégie, là, pourra venir faire.

Nichols : Est-ce que, donc, dans la stratégie, il n'y avait pas

d'étude non plus qui était faite des besoins par région? On ne savait pas, par

région, quels étaient les besoins?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : On a une connaissance des besoins par région. Ceci

dit, lors de l'approbation des projets, comme j'ai expliqué un petit peu plus

tôt, dans le fond, les projets... Le programme... La philosophie du programme

AccèsLogis, c'était une philosophie d'un programme en continu, avec les... Dans

le fond, les milieux se mobilisaient pour soumettre des projets au fur et à

mesure de l'avancement du montage du projet. Lorsqu'il y avait des disponibilités

budgétaires, les projets étaient sélectionnés. Donc, maintenant, dans la

nouvelle approche, là, qui sera déployée, avant même de faire l'allocation

budgétaire, on aura le portrait régional, qui nous permettra, là, de déterminer

les montants investis, selon les besoins, dans les différents milieux.

Mme Nichols :

Il y avait un déficit aussi assez important, puis il avait été répondu... Parce

que ça a été fait en deux parties, là. Ça fait que, dans la première partie, ce

déficit-là... je ne me trompe pas, là, il devait y avoir un suivi, puis on nous

avait parlé d'ailleurs d'un logiciel pour pouvoir mieux faire le suivi. Est-ce

que vous avez de l'avancement relativement à cette partie-là?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui, dans l'exploitation. Dans le fond, un des

éléments de l'exploitation, c'était la situation financière des organismes, qui

devait être mieux suivie par la société. À la base du programme... le

programme, la façon dont il était fait, il était fait pour amener une

subvention de construction avec un montage financier de l'organisme, qui doit

être équilibré, normalement, et l'organisme devait être capable de fonctionner

pendant 35 ans sans difficulté. Ça, c'est la philosophie qui était derrière le

programme AccèsLogis.

L'histoire a démontré

que certains programmes, avec AccèsLogis, qui a maintenant un certain vécu, ont

des difficultés de financement. Donc là, on

s'est équipés, à la société. Dans le

fond, c'est un programme de suivi des

états financiers pour lequel des indicateurs ont été déterminés pour qu'on

puisse, là, cibler, avant qu'il y ait des problèmes, là, si un organisme

est en difficulté. Donc, lorsqu'on est venus à la commission la dernière fois,

le logiciel était disponible, il fallait

sélectionner les indicateurs et les programmer. Ça a été fait dans la dernière

année, dans le fond. Et, pour 2022, là, c'est la première

année où on aura, là, des tableaux de gestion pour suivre l'état du parc selon

les états financiers qu'on aura reçus.

Nichols : Très bien.

Vous avez parlé aussi... Quand il y a eu le changement, là, c'était en décembre

2020 qu'il y a eu le changement suite à la création du sous-ministériat, il y a eu un déplacement de plusieurs

employés, puis il a été porté à notre attention, puis vous l'avez dit, là,

entre autres, là, dans votre allocution qu'il y avait une quarantaine,

là, d'employés, là, qui bougeaient de la SHQ vers le sous-ministériat. Dans les

documents qu'ils nous ont transmis, on note un 71 personnes. Est-ce qu'il y

avait une explication en particulier?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Non. C'est vraiment 40 personnes, là, qui ont été

transférées.

Mme Nichols :

O.K. Bien, en fait, je... nous, on a travaillé avec... à analyser puis comparer

les différents documents. Vous, vous dites qu'il y a comme un 40 personnes,

mais, quand on note, là, le nombre de personnes qui auraient quitté la SHQ, on

arrive à 71 personnes, mais...

M. Bernier

(Jean-Pascal) : O.K. Moi, en tout cas, les données que j'ai, c'est 46

personnes, très précisément, là, qui ont été transférées.

Nichols : Très bien.

Entre autres, vous avez parlé, là, un peu plus tôt avec le collègue,

précédemment, là, du secteur privé. Puis on l'a vu, entre autres, là,

dans le minibudget, qu'il y avait zéro somme, là, d'allouée pour le programme AccèsLogis.

On note cependant qu'il y a eu, là, des changements dans la législation, là,

que ça soit, là... vous êtes bien au courant, là, dans le projet de loi n° 49, l'article 140.7 qui va permettre aux

municipalités de donner des projets pour du

locatif pour bâtir du locatif, là, pour... Tantôt, vous avez dit que les

besoins avec les municipalités, vous étiez pour les identifier. Ça fait

que, est-ce que c'est dans ce cadre-là que vous allez vous impliquer? Parce que

c'est-à-dire, est-ce que la SHQ va s'impliquer à élaborer les programmes dans

les municipalités qu'elle aura ciblées pour faire du locatif? Puis

permettez-moi en même temps de vous poser la question. On s'en va dans le

privé, on s'en va dans le secteur privé, il va y avoir une augmentation de

l'offre de logements rapidement, vous en avez parlé, l'offre de logements va

augmenter rapidement grâce au secteur privé. J'aimerais ça vous entendre sur la

pérennité. Quelle va être la pérennité de

ces logements locatifs là qui ne seront pas du logement social ou du logement

communautaire?

M. Bernier (Jean-Pascal) :

Donc, dans le fond, pour ce qui est du projet de loi n° 49,

il n'y a pas de lien directement, dans le fond, là. Le projet de loi n° 49, les modifications qui ont été faites, c'est vraiment

pour des municipalités, là, qui souhaitaient développer des programmes

d'habitation et qui devaient le faire par des projets de loi privés avant.

Donc, c'était pour venir donner un cadre à ça. Ceci dit, la démarche qu'on est

en train de faire, dans laquelle on veut impliquer les municipalités, c'est

vraiment la démarche d'identification des besoins. Donc, il y aura peut-être,

là, un effet entre les deux, là, mais ce n'est pas... l'un n'est pas dépendant

de l'autre, là, nécessairement.

Mme Nichols : Puis l'identification

du besoin va être... quels seront les critères pour identifier les besoins par

région? Il y a des critères qui...

Bernier (Jean-Pascal) : Oui.

Mme Nichols :

Parce que même... si vous me dites loyer modeste, là, ce n'est pas défini nulle

part. Puis de le définir en mars 2022, alors que ça fait peut-être deux ans

qu'on utilise le terme puis qu'il n'est pas défini.

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Non, effectivement, mais ça, on va le définir aussi

éventuellement. C'est dans les travaux, là, qu'on est en train de faire puis on

va peut-être en parler un petit peu plus après. Au niveau de la définition des

besoins, dans le fond, il y a plusieurs statistiques, là, qui existent pour

avoir un portrait des différentes régions.

L'idée maintenant, c'est de croiser ces données-là pour être capable, là,

d'arriver avec une répartition budgétaire qui va vraiment répondre aux besoins

dans l'ensemble des régions. Je le mentionnais, dans le fond, c'est les

critères démographiques dans un premier temps. C'est quoi, les logements

sociaux qui sont disponibles dans le secteur. C'est quoi, l'inoccupation, le

taux d'inoccupation du secteur, des besoins spécifiques. Donc, on va avoir des

échanges, là, une collaboration avec le ministère de la Santé notamment pour

bien... que les besoins en matière de santé soient pris en considération dans l'allocation

budgétaire. Et le rôle des municipalités aussi, c'est de voir avec eux, c'est

quoi les priorités. Par exemple, si on prend, là, la ville de Québec. La ville

de Québec a adopté une vision en habitation avec des besoins identifiés, donc

pour être capable de tenir compte aussi, là, des besoins des différentes municipalités.

C'est ça l'objectif.

Mme Nichols :

...on sait que Montréal, Québec, Gatineau, c'est quand même différent. Pour les

autres municipalités, c'est quand même un peu plus difficile peut-être de s'y

pencher.

Est-ce que vous

craignez, entre autres, la sous-estimation des besoins en logement social sur

le terrain?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien, non, pas nécessairement. Pour ce qui

est des besoins, bien, on a amorcé, là, des discussions notamment, là,

pour la question des municipalités, là, avec les unions municipales aussi pour

discuter avec eux, là, du mécanisme qu'on va mettre en place, là, de

consultation, là. C'est sûr que ce n'est pas toutes les municipalités, là, qui

ont les mêmes besoins, qui ont les mêmes organisations, dans le fond, que les

grandes villes comme Québec et Montréal, là. Ça fait qu'on en est conscient,

là, également.

Le Président (M.

Leitão) : Très bien.

Nichols : Donc, ça, je

comprends que ça sera dans le nouveau programme étant donné qu'AccèsLogis

sera...

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Le nouveau programme... AccèsLogis garde ses

paramètres actuels.

Président (M. Leitão) : Très bien.

Merci, merci, merci. Alors, on passe... on revient du côté gouvernemental. Mme la députée de Labelle, aussi pour une période de

10 minutes.

Jeannotte : Merci, M. le Président. Bonjour, M. Bernier,

M. Rivard, Mme Tanguay. Merci pour votre présentation.

J'ai noté, là, oui,

c'est sûr la SHQ depuis 50 ans, c'est impressionnant, 330 employés,

213 000 ménages, un réseau mandataire, en tout cas, beaucoup de

données que vous nous avez dites. Mais on a oublié de dire à quel point ça

coûtait cher également à l'État, puis c'est plusieurs milliards de dollars. Et

puis on a des constats quand même assez sévères, là, de la Vérificatrice

générale. Avez-vous été surpris de ces constats-là tout de même? Comme

parlementaire, moi, personnellement, sur le terrain, je dois vous dire que les

gens qui m'ont rencontrée étaient un peu découragés de la façon dont ça

fonctionnait. On me disait : Écoute, c'est la maison des fous, trop de

bureaucratie, trop de permis à demander. Ça n'avance pas. Ça n'aboutit pas.

Donc,

quand je regarde les constats qui sont devant là, qui sont dressés devant nous,

j'aimerais savoir, de votre côté, si vous avez été surpris ou si vous

vous attendiez à ça.

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, d'abord, vous dire qu'il y a eu quand même

plusieurs consultations dans le passé relativement, là, au programme

AccèsLogis, plusieurs évaluations aussi. Donc, c'est ce qui nous amène, là, à

développer. À la société, là, ça fait un certain temps, là, qu'il y avait

l'idée de développer un nouveau programme. Je pense que les rapports de

vérification, là, comme je l'ai dit, c'est l'occasion, là, ça vient confirmer,

là, la nécessité d'avoir... d'essayer peut-être, là, un nouveau modèle.

veut le faire quand même, progressivement, donc AccèsLogis, là, demeure. Il y a

500 nouvelles unités qui ont été annoncées en mars dernier,

là, qui vont se déployer. Mais, dans le fond, l'arrivée, là, du nouveau

programme nous permet de revoir, dans le fond, tous les coûts.

Un des éléments, là,

mentionnés par le Vérificateur général, c'est la question du contrôle des

coûts, pour dire que la société ne faisait

pas assez un grand contrôle des coûts. Le contrôle des coûts était fait quand

même indirectement. Parce que le programme vient limiter les revenus que

peuvent avoir les immeubles en faisant en sorte, là, qu'ils sont... ils doivent

être, là, à 95 % au maximum des loyers médians du marché et que le projet,

financièrement, doit se viabiliser, donc sans surplus, sans déficit.

Donc, indirectement, c'est ce qui fait que,

parfois, certains projets, dans AccèsLogis, prennent plus de temps à se

réaliser. Donc, c'est qu'on fait quand même un certain contrôle des coûts, mais

il n'y avait pas nécessairement là un contrôle des coûts de construction, ce

qui nous donne l'opportunité, là, de développer un nouveau programme.

Dans le cadre du nouveau programme, les

équipes sont venues vraiment regarder, là, les coûts de construction,

faire des comparaisons avec le secteur privé pour établir, là, des grilles de

financement qui vont être plus adaptées à la situation actuelle, qui vont

s'adapter aux différentes régions, aux différents, aussi... aux différentes

constructions. Donc, construire des petits immeubles, ce n'est pas la même

chose que construire, là, des immeubles à étages.

Donc, ça nous a donné l'opportunité, là, de travailler ce chantier-là dans le

cadre du nouveau programme, donc on pourra avoir un meilleur contrôle

des coûts.

Jeannotte : O.K. Ça fait que vous nous rassurez en nous disant que,

dans le fond, il va y avoir de meilleures cibles pour davantage de contrôle sur

les coûts de construction. On sait à quel point ils sont en hausse. Donc, vous

nous dites qu'il va y avoir plus de cibles, si je comprends bien. Est-ce que

c'est bien ça?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui. Et ce sera plus documenté également. Donc, c'est

sûr que le programme AccèsLogis est un

programme qui date de plus de 20 ans. Le programme AccèsLogis est basé sur

des coûts maximaux admissibles par projet. Avec le temps, les

indexations, les modifications de programme, l'esprit de base de comment les coûts maximaux admissibles ont été déterminés

s'est peut-être un peu perdu, là, dans le programme. Alors,

maintenant, ça nous permet, là, de mettre la table à une nouvelle façon

de faire.

Jeannotte : Ça semble avoir pris quand même assez de temps, là, avant

de faire ces constats-là. Comment pouvez-vous nous rassurer que là, dans le

fond, on ne prendra pas autant de temps pour, dans le fond, être plus efficient, là, par rapport à ces milliards de

dollars qui sont dépensés par l'État? Et on le sait, à quel point ces enjeux-là

sont importants, aujourd'hui, là, particulièrement dans le contexte que l'on

vit.

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, les travaux sont assez avancés, là, sur le

nouveau programme. Nous, on compte, là, dès

le début de l'année 2022, là, être en mesure, là, de pouvoir faire un lancement

du nouveau programme. Donc, bien sûr, les différents chantiers de travail, là,

ont été avancés. Il reste quand même l'approbation par le gouvernement,

là, du nouveau programme et son dévoilement. Donc, quand ces étapes-là, là,

vont être franchies, là, ça nous permettra, espérons-le, là, d'ici le

printemps, être en mesure, là, de présenter l'ensemble des modalités puis de

pouvoir faire l'acceptation de nouveaux projets.

Jeannotte : Est-ce que vous voyez d'un bon oeil l'implication des

municipalités?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Tout à fait, bien, tout à fait. Dans le fond, les

municipalités connaissent bien, dans le

fond, leurs besoins. C'est pour ça qu'au-delà, là, de l'étude statistique des

besoins, je pense que c'est important, là, de pouvoir avoir, là, leur contribution, là, sur l'analyse des besoins

pour faire la meilleure allocation budgétaire possible.

Jeannotte : Puis par rapport aux groupes plus vulnérables, là,

violence conjugale, personne en situation de pauvreté ou de handicap, pouvez-vous... j'aimerais vous entendre, de

ce côté-là. Comment on va faire pour justement être capables de bien

répondre aux enjeux de cette clientèle plus vulnérable?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui. Bien, dans le fond, l'objectif principal,

là, d'arriver avec un nouveau programme, c'est vraiment de pouvoir augmenter

l'offre et le logement, et le plus rapidement possible. Pour ce qui est des

clientèles vulnérables, un peu comme

dans AccèsLogis, c'est beaucoup par le Programme de supplément au loyer, là,

qu'on vient soutenir ces

clientèles-là, et la société, dans le fond, là, fait ses demandes au fur et à

mesure. Le fait d'avoir un portrait des besoins régionaux, ça va nous aider,

là, dans nos demandes aussi, de voir, c'est quoi les besoins en matière de

soutien au louer qu'il faut avoir aussi pour soutenir ces ménages-là.

Donc, ça va bien se conjuguer, là, avec le nouveau programme.

Jeannotte : Puis pourquoi qu'on ne faisait pas les portraits régionaux

auparavant? On n'avait pas pensé à ça, de le faire précédemment.

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Dans le fond, Mme Jeannotte, une question

stratégique, c'était un des objectifs de la société d'établir des portraits

régionaux. Il y en a plusieurs qui ont été faits avant que cette direction-là

soit transférée, là, au MAMH, je pense qu'il y en a 13 ou 14, là, de publiés

jusqu'à maintenant. Ceci dit, on connaît le portrait régional, mais il n'était

pas utilisé dans l'administration du programme. Donc, lorsqu'on approuve un

projet, il n'y avait pas un lien de cause à effet avec le portrait régional,

là, qui a été fait. Donc, oui, on a quand même une connaissance, là, de ce qui

se passe dans les régions, des besoins des régions. C'est que là, dans le cadre

du nouveau programme, ce sera vraiment intégré au programme dans la façon

d'allouer les sommes.

Jeannotte : D'accord. Finalement, bien, écoutez, c'est simplement

peut-être revenir sur les coûts s'il me reste encore du temps.

Le Président

(M. Leitão) : Deux minutes.

Mme Jeannotte :

Deux minutes. Bien, dans le fond, est-ce que... bon, peut-être revenir sur

l'implication du secteur privé. À cause du contexte actuel, pouvez-vous nous

expliquer un peu plus en détail, là, comment est-ce que le secteur privé pourra

peut-être intervenir, là, dans votre nouvelle stratégie?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui, tout à fait. Mais le secteur privé, je pense,

nous demandait, là, de pouvoir contribuer à l'effort d'augmenter le nombre de

logements abordables. Donc, pour l'instant, là, la façon de le faire bien sûr,

pour avoir plus les détails, là, je vais quand même laisser le soin à la

ministre, là, d'annoncer les modalités plus

détaillées du programme. Mais, dans le fond, là, en ayant les portraits des

besoins régionaux, on va pouvoir identifier, dans le fond, les

constructions qu'on a besoin de faire, puis les organismes, là, seront à même,

là, de pouvoir venir dire de quelle façon ils veulent nous aider à réaliser ces

logements-là. Et bien sûr, là, il y aura un encadrement, là, qui sera prévu aux

normes du programme, là, pour ce qui est du secteur privé, là, également. Et on

aura une flexibilité additionnelle. Actuellement, dans le fond, notre programme

AccèsLogis, la façon dont ça fonctionne, c'est que c'est un... dans le fond, tout le monde est sur les

mêmes bases, les mêmes normes, c'est 35 ans, puis il n'y a pas... on ne

peut pas en déroger.

Dans le cadre du

nouveau programme, on va essayer d'amener plus de flexibilité justement parce

que les besoins, en regardant les tendances

démographiques, on va pouvoir voir aussi, bien, les besoins sont-u plus de

court terme, de moyen terme, de long

terme. Donc, on pourra avoir des ententes, là, de plus court terme pour

répondre à des besoins qui seront

identifiés de plus court terme. Donc, voilà, c'est comme ça, je pense, là,

qu'on pourra, là, être davantage, là, agiles dans notre façon

d'autoriser les projets à se construire, là, puis d'accélérer la réalisation.

Le Président

(M. Leitão) : Très bien, très bien, merci.

Mme Jeannotte :

Merci beaucoup.

Le Président

(M. Leitão) : Merci beaucoup. Alors, on revient du côté de

l'opposition, le deuxième groupe d'opposition. M. le député de Laurier-Dorion,

à vous la parole.

M. Fontecilla :

Merci, M. le Président.

Le Président

(M. Leitão) : Vous disposez de huit minutes.

M. Fontecilla :

Je vais y aller tout de suite. Bonjour, M. Bernier, M. Rivard, là. Et

on va regarder un peu le passé, là, et le

gouvernement a fait la promesse de construire 15 000 logements

sociaux, mais c'est unanime, le taux de construction est très faible. On ne sera pas capable d'arriver à

15 000. Et comment expliquez-vous, là, un taux aussi faible de

construction de logements sociaux?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien, c'est-à-dire que, là, actuellement, on a...

il y a beaucoup d'investissements, là, qui ont été faits dans les trois

dernières années, qui commencent quand même, là, à porter fruit. Actuellement,

on a 3 500 logements, là, qui sont en construction. Si on compare par

rapport à l'année passée, l'année passée, on avait 53 projets, là, à pareille date qui étaient en construction.

Actuellement, on est autour, là, de

75 projets, donc, en construction, là, une vingtaine de projets de plus que l'année passée. Bien entendu,

comme je le mentionnais tantôt, notre objectif, là, c'est d'être capable

d'accélérer. Donc, c'est pour ça qu'avec des modalités plus flexibles, plus

agiles, là, on espère être capable, là,

d'augmenter le nombre de logements réalisés dans une année. Dans le cadre

d'AccèsLogis, là, grosso modo, le

nombre de logements, là, a toujours été, là, pas mal similaire... a, quelques

années, là, dépassé le 2 000 logements, mais c'est... souvent, il a

été, là, entre 1 000 et 2 000 logements, là, annuellement,

depuis la création du programme. Donc, on

a bon espoir, là, qu'avec les nouveaux programmes, les nouvelles façons de

faire, là, on pourra en avoir plus annuellement.

Fontecilla : Si nous regardons les chiffres sur vos budgets, la Société

d'habitation du Québec a dépensé 104 millions de dollars en moins de ce

qui lui avait été remis par le budget. C'est la même situation de l'année d'avant, 104 millions qui ont été remis au gouvernement du Québec qui n'ont pas été utilisés par la Société d'habitation du Québec, alors qu'on

vit une crise du logement assez grave, là. Comment pouvez-vous expliquer que

dans un contexte où les besoins sont criants, la SHQ n'utilise pas son budget

et le remet au gouvernement?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Non, le budget n'est pas remis au gouvernement. Dans

le fond, la façon dont les projets sont

financés, on reçoit les allocations budgétaires, mais l'argent, là, est utilisé

au fur et à mesure de la construction des projets. Je l'ai mentionné,

dans le fond, la pandémie a eu un impact, quand même, sur le secteur de

l'habitation, le secteur de la construction. Les données qu'on a sous les yeux,

c'est les données, là, de l'année de la pandémie où, entre autres, les

chantiers de construction ont été fermés. Donc, ça a quand même eu un impact,

là, important sur la dépense dans nos

différents programmes. On l'a vu dans AccèsLogis, mais on l'a vu aussi, là,

dans nos autres programmes. Les

programmes d'amélioration de l'habitat ont aussi été affectés par la fermeture

des chantiers puis un ralentissement, un démarrage, là, plus lent, là,

des chantiers, par la suite l'ensemble de nos programmes. C'est ce qui

explique, là, que le niveau de dépenses a diminué.

Fontecilla : Oui. C'était la même situation en 2018 avant la pandémie.

Comment expliquez-vous cette situation-là?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Depuis 2018, dans le fond, c'est les rehaussements

budgétaires, là, qui nous ont aidés à faire en sorte, là, que la subvention a

été rehaussée pour faire face aux coûts de construction qui avaient déjà commencé à augmenter avant la pandémie. Donc, on le voyait

depuis quelques années, là, le coût de projet augmentait. La subvention,

initialement, dans AccèsLogis, à la création du programme, était... devait

être, là, autour de 50 % de la valeur du projet. Avec l'avancement

dans le temps, la valeur des projets qui a augmenté, parce que nous, on

paie un coût maximum, le projet peut coûter plus cher, mais la subvention est

basée, là, sur le coût maximum, donc notre subvention moyenne, là, avait réduit

dans les dernières années. C'est pour ça que les apports monétaires, là, de

mémoire, c'est 660 millions... 650 millions ou 660 millions qui

ont été ajoutés depuis trois ans. Ça a permis, là, de relancer le cycle. On le

voit cette année, là, on compare par rapport à l'année passée, là, puis on voit

que les projets dans AccèsLogis, là, ont recommencé dans le fond, là, à être

mis en chantier.

Fontecilla : Très bien. On nous informe que vous êtes en train... la

Société d'habitation du Québec est en train de préparer un règlement pour

sélectionner les locateurs de logements sociaux et communautaires. Est-ce que

vous entendez consulter les groupes concernés et les groupes logement, là,

avant de... dans la préparation de ce règlement-là?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui, tout à fait. Dans le fond, le nouveau pouvoir qui

nous a été donné dans la

loi sur la SHQ, là, actuellement on est en train de

préparer, là, les modalités. Dans le fond, il faut regarder un peu, là, la

définition, on veut recentrer la définition de logement modeste. On se souvient

que le Vérificateur général, là, avait mentionné que la définition était trop

large, couvrait une trop grande part de la population. Donc, le nouveau

règlement va nous donner l'occasion, là, de venir cerner davantage, là, la

clientèle. Et ça, ça s'en vient, dans le fond. On pense faire les

consultations... bien, on prévoit faire les consultations, là, en janvier, et

l'objectif, là, c'est vraiment que le nouveau règlement, en 2022, là, puisse

être publié et mis en vigueur.

Le Président (M.

Leitão) : Trois minutes.

Fontecilla : Merci. Est-ce que la SHQ a fait des études sur les

retombées du logement social et communautaire, là, retombées à long terme sur

la vie des personnes, sur les trajectoires des ménages, la lutte à la pauvreté?

Est-ce que ça aide à sortir des gens de la pauvreté? Et, en particulier, est-ce

que vous savez si les logements sociaux et communautaires détenus par des

coopératives d'habitation, des OSBL, arrivent à garder les loyers plus bas à

long terme?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui, bien, tout à fait. La question, là, en deux

volets, sur le volet du maintien du logement social, c'est prévu, dans le fond,

puis ça a été ajouté, là, aux conventions d'exploitation, là, suite au premier

rapport, qu'on demande aux organismes de s'engager à maintenir la vocation

sociale et communautaire des projets. Il faut savoir, dans AccèsLogis, là, ce

qui constitue le volet social, c'est le volet PSL également, là, qui vient

attribuer, là, une subvention de logement. Donc, ça aussi, ça garantit, dans le

fond, là, à l'État de pouvoir avoir, là, une certaine emprise à long terme, là,

sur la disponibilité de logements sociaux. On a aussi prévu, dans le cadre,

là... parce que, je l'ai mentionné dans mon

allocution, on va, en termes de pérennité, avoir maintenant le nouveau

programme pour permettre les rénovations du parc, le programme du fonds

d'habitation communautaire. Lorsque des projets vont venir ici, pour demander du financement, on va aussi s'assurer, là,

de prolonger la durée de vie de leurs conventions pour s'assurer, là, de

la pérennité, là, du logement.

Fontecilla : Est-ce qu'une subvention à un promoteur privé pour

construire des logements en échange de recevoir le PSL, et garder des

logements... et garder des loyers plus bas pendant cinq ans, est-ce que, après cinq

ans, ça garantie le maintien de loyers plus bas?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien là, vous parlez de promoteurs privés, pour cinq

ans, actuellement, ce n'est pas les modalités, là, qui sont prévues. Dans le

nouveau programme, dans le fond, ce qu'on... l'engagement minimal va être un engagement minimal de 15 ans, ce

qui est prévu actuellement, là. Donc, c'est... on prévoit entre 15 et

35 ans sur une garantie d'abordabilité, là, du logement. Au-delà de

cette période-là, il faut savoir que le droit au maintien dans les lieux s'applique aux logements tant

sociaux et communautaires, donc. Et, dans le fond, la limitation de hausse

de loyer s'applique aussi, là. Les règles du tribunal du logement s'appliquent

également. Donc, il y aura quand même une pérennité, là, au-delà de la durée,

là, fixée de la convention.

Président (M. Leitão) : Très bien. Merci. Merci

beaucoup. C'est déjà tout. Alors, on revient du côté gouvernemental.

Mme la députée de Lotbinière-Frontenac, vous disposez aussi de

10 minutes.

Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac) : Parfait, merci. Donc, moi, je voudrais qu'on

parle de bases de données ou de l'absence de base de données centralisées.

Selon votre plan d'action, vous devez régler, d'ici le 31 décembre 2021, le problème d'absence de base de

données centralisée regroupant l'ensemble des ménages en attente d'un

logement social ou abordable. Donc, j'aimerais que vous nous parliez du

portrait de la situation. Et est-ce que vous pensez être en mesure de régler la

situation d'ici le 31 décembre? Et comment comptez-vous entreprendre les

démarches pour la réalisation de projets dans les territoires où les besoins ne

sont pas comblés?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui,

donc, pour ce qui est, dans le fond, du guichet d'accès, là, au logement,

c'était effectivement, là, prévu dans les dernières années, là, d'avancer ce

dossier-là. À court terme, il ne sera pas réglé comme c'était prévu au départ. Dans le fond, il y a des initiatives qui ont été développées par des offices

d'habitation pour développer des guichets sur leur territoire. On... des

tables d'échange avec les différents partenaires impliqués.

Il faut savoir que c'est un chantier d'envergure

qui va demander, dans le fond, de revoir l'infrastructure, actuellement, de la société. Les systèmes de la société, c'est des systèmes... on le sait, c'est

des programmes, là, qui datent de nombreuses années, et

les systèmes qui lui permettent de livrer ces programmes-là datent aussi.

On a tout un chantier, là, qui est démarré, actuellement,

à la société, de revoir l'ensemble de notre environnement technologique pour

permettre, là, justement, d'avoir des informations de gestion. Un des éléments qui étaient soulevés, c'est qu'il y a beaucoup de

traitements manuels à la société compte tenu que les bases de données ne

communiquent pas nécessairement entre elles. Et ça, c'est une priorité, là,

pour l'organisation.

Donc, avant de déployer un nouvel environnement

technologique pour prévoir le guichet d'accès, on voulait quand même, là,

s'assurer de faire un pas de recul, s'assurer que nos systèmes de mission sont

à jour. Ceci dit, ça demeure un objectif.

Donc, plutôt qu'un objectif de court terme, c'est plus un objectif, là, de

moyen terme, le déploiement. On continue, là, d'encourager les offices d'habitation

à déployer, là, les solutions sur une base régionale. Ça va nous aider aussi,

là, à identifier, là, les besoins des régions.

À très court terme, ce sur quoi, là, on a misé,

c'est les services d'aide au relogement, notamment, là, dans tout l'enjeu...

j'ai parlé de l'enjeu, là, du resserrement du marché locatif. On a fait en

sorte, là, que des... On a prévu du financement pour faire en sorte, là, que

des services, là, d'appel et d'accompagnement, là, de personnes dans le besoin, là, soient mis en place dans différents

secteurs. Donc, c'est plus là-dessus à court terme, là, qu'on s'est consacré.

Mme Lecours (Lotbinière-Frontenac) :

Tu sais, vous avez parlé d'objectif à moyen terme. Est-ce que vous avez un

échéancier à nous donner?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Non, il

n'y a pas encore d'échéancier d'établi à ce niveau-là. Comme je vous dis, là,

on en a pour quand même un certain temps, là, à revoir notre environnement

technologique. Dans notre prochain plan stratégique, on va revoir, là, toute

notre architecture d'affaires pour se rapprocher de nos clients. Donc, ça va

nous aider, là, à arriver à déployer éventuellement, là, un guichet centralisé.

On veut s'inscrire dans les orientations

gouvernementales. Les orientations gouvernementales veulent, dans le fond, simplifier

les démarches pour les citoyens, Donc, on a... c'est dans ces démarches-là

qu'on veut aller pour ne pas avoir un système, là, qui ne sera pas connecté, dans

le fond, là, avec un portail citoyen éventuellement. Donc, c'est pour ça qu'à

court terme, là, on a mis ce projet-là un peu de côté, pas parce qu'il ne nous

intéresse pas, parce qu'on est allés sur d'autres priorités, mais on veut quand

même l'avancer.

Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac) : Parfait. La Vérificatrice générale, dans son

rapport, là, le constat 4, disait que «la SHQ n'encadre pas adéquatement

les groupes de ressources techniques et les organismes développeurs afin de s'assurer de leur intégrité et leur indépendance». Donc, il n'y avait pas... selon la Vérificatrice générale, il n'y avait pas d'évaluation pour

s'assurer de l'intégrité des groupes de ressources techniques, de leurs

administrateurs ni pour déterminer la nature des liens qu'ils peuvent avoir

avec d'autres sociétés qui participent aux projets.

Moi,

j'aimerais savoir... Votre plan d'action spécifie plusieurs

actions qui devaient être réalisées, là, cet automne. Donc, est-ce que

vous pouvez nous expliquer ce que vous avez effectué ou... et prévoyez

effectuer pour mieux encadrer les GRT, s'il vous plaît?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui,

bien sûr. Donc, un des premiers gestes qui a été fait, c'est une modification à la

loi sur la SHQ pour permettre, là, à d'autres

groupes de pouvoir également faire de l'accompagnement d'organismes. Donc,

c'est... dans le fond, là, quand je dis «d'autres groupes», c'est les

offices d'habitation. Donc, la

loi sur la SHQ, là, est venue leur donner

l'habilitation de pouvoir faire de l'accompagnement, où les offices

d'habitation ont quand même une vaste expertise en gestion immobilière par

l'ampleur, là, du parc qu'on a. C'est les offices qui gèrent, là, le parc HLM,

donc plus de 7 000 immeubles, 74 000 logements. Et

d'autres... dans le fond, d'autres initiatives, là, de notre plan d'action ont

aussi été mises de l'avant. Notamment, le formulaire pour les organismes...

pour s'assurer de l'indépendance des organismes a été modifié pour avoir une

déclaration d'indépendance de l'organisme, s'assurer qu'il n'a pas de liens

contractuels.

Ce qu'il va nous rester à faire, là, dans les

éléments à mettre en oeuvre, c'est de vraiment faire le suivi de l'octroi de contrats. On a un processus, là, à

élaborer, parce que la Vérificatrice générale, quand même, voulait qu'on aille

plus loin dans la vigie, là, à faire sur les

différents contrats. Donc, ça, c'est la portion, là, qu'il va nous rester à

développer.

L'autre élément qu'il reste à mettre en oeuvre,

mais qui a déjà été travaillé, c'est le cadre de reconnaissance. Donc, on va...

on a dans le fond écrit, là, cet été, là, à l'association des GRT pour mettre

fin, là, à l'entente, là, qu'on avait avec eux, qui se reconduisait d'année en

année, pour faire en sorte de se donner la latitude d'établir un nouveau cadre de reconnaissance avec des critères. C'est...

Les premières rencontres ont eu lieu, là, avec les offices... le Regroupement

des offices d'habitation et l'Association des groupes de ressources techniques

pour présenter, là, les travaux. En début

2022, là, on devrait être en mesure, là, de déployer le nouveau cadre de

reconnaissance, là, des organismes, avec les critères d'admissibilité,

là, pour qu'un organisme soit reconnu par la société.

15 17945 Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac) : Parfait. M. le Président, deux minutes?

Le Président (M. Leitão) : Deux

minutes.

Mme Lecours

(Lotbinière-Frontenac) : J'aimerais qu'on parle des promoteurs privés.

Tu sais, on sait qu'il y a beaucoup de

délais, là, dans le développement des projets. Est-ce que les promoteurs privés

pourraient avoir un rôle à jouer pour débloquer les projets de développement de

logements abordables et sociaux dans votre vision future, là, de...

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui, tout à fait. Dans le fond, dans le cadre de

l'élaboration du nouveau programme de construction, le secteur privé a levé la

main et nous a interpellés pour pouvoir contribuer à l'effort de construction de logements abordables. Donc, on va

ouvrir, là... dans le cadre, là, du nouvel octroi, là, de 200 millions qui

a été annoncé dans la mise à jour économique, il y aura la possibilité pour le

secteur privé de soumettre des projets, et tout un encadrement, là, sera prévu,

là, pour l'ensemble, là, des partenaires, que ça soit les partenaires du milieu

communautaire, où ceux qui vont contribuer, là, qui vont venir du secteur privé

auront, là, des modalités à respecter, là, pour s'assurer de l'avancement des

projets. L'objectif, là, c'est que... nous, on veut être capables, là, de

lancer les engagements pour le

200 millions, là, dès cette année et de voir, là, le plus possible, là, de

projets, là, qui vont émerger.

Le Président (M.

Leitão) : Très bien. Alors, merci beaucoup. On retourne du côté de

l'opposition officielle. Mme la députée de Vaudreuil, à votre tour pour à peu

près 10 minutes.

Mme Nichols :

Merci, M. le Président. Bien, je vais rester sur la dernière question, là, où

on parlait entre autres, là, des promoteurs privés. C'est quand même un... tu

sais, c'est quand même un changement important, là, tant dans la mentalité dans... puis dans... surtout dans la façon de

fonctionner. Tu sais, vous ne semblez pas nécessairement, là, en

désaccord, vous dites même que le secteur privé avait levé la main. La SHQ, là,

à

part cette opinion-là, où on dit que le secteur privé a levé la main, là,

mais vous voyez ça comment? Parce qu'on reprochait beaucoup à la SHQ de ne pas

lever les projets, on disait : L'argent est là. Des fois, il manque un

petit détail, c'est trop long, l'étudier. La SHQ ne lève pas les projets. Les

projets sont là, ils sont là par région, tout est complété, les besoins sont

là. Puis on le voit aussi, là, dans la... Tu sais, dans les nombreuses données

qui nous sont transmises, là, on le voit que c'est long, là, faire lever un

projet avec la SHQ.

Ça va être quoi,

votre rôle par rapport au secteur privé? Vous allez les encadrer, vous allez...

Parce que je me dis : Si le délai reste le même, pourquoi on envoie ça au

privé?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, dans le fond, deux, trois éléments pour... On ne

l'envoie pas au privé, là, dans le fond. Le secteur actuel, qui réalise des

projets dans le cadre d'AccèsLogis, va continuer, là, à travailler, la SHQ va

continuer à travailler, là, avec eux pour déployer du logement, là. Donc, ce

n'est pas transféré, c'est ajouté, dans le fond.

Mme Nichols :

Elle va continuer de travailler avec qui? Avec les organismes sur le terrain?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Les... Oui. Bien, les offices d'habitation, les OBNL,

les coopératives, c'est actuellement, là, les trois groupements qui livrent des

projets AccèsLogis, on continue, là, avec eux dans le cadre, là, du nouveau programme.

En plus, on ouvre la possibilité au secteur privé, puis, comme je le

mentionnais un petit peu plus tôt, un encadrement va être prévu. C'est sûr que,

là, actuellement, le gouvernement va dévoiler prochainement les modalités

d'application, puis c'est là, dans le fond, je pense, que vous allez pouvoir

être rassurée, là, sur ce qui a été prévu

pour que tout le monde ait sa place dans la prochaine mouture, là, du programme

de livraison de logements.

Peut-être revenir rapidement

sur votre autre question, là, sur le 71 employés. Ce n'est pas

71 employés transférés au ministère

des Affaires municipales, dans

le fond, c'est 46 employés

transférés. Le 71, c'est des employés qui ont quitté, mais ils n'ont pas

été transférés, là, au MAMH.

Mme Nichols :

Est-ce que le 71 comprenait les 41 qui ont été transférés, ou c'est...

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui, c'est ça, c'est ça.

Mme Nichols :

O.K., c'est ça. Dans les données qui sont transmises, on voyait qu'il y avait

71 personnes.

M. Bernier

(Jean-Pascal) : C'est ça. Ça fait qu'on l'aurait consigné...

Mme Nichols :

Très bien. Je regardais aussi, entre autres... Dans les différents documents,

là, entre autres sur les ressources financières, on disait que de 2018 à 2019

puis de 2020 à 2021, le budget des dépenses, entre autres pour l'amélioration de l'habitation, est passé de 76,2 millions à 35,7 millions. Je me demandais comment c'est expliqué,

cette baisse-là. Puis, la même chose, c'est quoi, l'impact? Est-ce que vous le

ressentez, là, l'impact sur la clientèle?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, il y a deux éléments.

Mme Nichols :

Là, c'est quand même une...

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui. Dans le fond, il y a deux éléments relativement à

ça. Premier élément, bien, c'est la question de la pandémie. Donc, l'année des

données que vous avez, là, c'est l'année que la pandémie est arrivée, avec

l'arrêt des chantiers. Donc, ça a eu un impact aussi en amélioration de

l'habitat. C'est des travaux de rénovation. Donc, c'est ce qui a amené l'impact. Ceci dit, il y a quand même

eu, en termes d'engagements de la

société, un engagement, là, de 80 %, là, des dépenses, là, du

budget qui était prévu. Donc, le budget 2018 était à 68 millions, le budget 2020, il était à 44 millions. On

avait... Ce qui est arrivé, c'est que pour la première fois, là, on a pu

bénéficier d'un budget pluriannuel pour donner de la prévisibilité à nos

organismes, là, à nos mandataires. Notamment, dans ce cadre-ci, c'est les MRC

qui sont mandataires de la SHQ pour livrer les programmes, et c'était un des

enjeux qui étaient soulevés, c'étaient les

attributions budgétaires annuelles, faisant en sorte, là, que pour prévoir les

travaux qui s'en venaient pour les années suivantes, ça devenait plus

difficile. Donc, en 2019, là, la société a un budget sur trois ans.

Mme Nichols :

O.K. Donc, peut-être pour résumer, là, cette baisse-là du 76 au 35 ou 36 millions,

c'est entre autres à cause de la pandémie?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui.

Nichols : Est-ce que... Et ça a sûrement eu, là, un impact,

évidemment, là, sur la clientèle, donc j'imagine que la SHQ a

certainement senti, là, la surchauffe puis la crise au niveau de l'habitation.

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, c'est... les travaux ont été reportés. Donc,

actuellement, là, on va suivre la question

des coûts de la construction. On est très impactés dans nos différents

programmes, là, par la disponibilité de la main-d'oeuvre et la hausse

des coûts. Ça fait qu'on suit, effectivement, là, la situation de près à ce

niveau-là.

Mme Nichols :

Dans les... Au niveau des dépenses réelles pour les créances douteuses, en 2019‑2020,

elles se sont élevées à plus de

21 millions de dollars comparativement à 1,8 million pour l'exercice

précédent. De 21 à 1,8, je me demandais : Est-ce qu'il y a une

explication relativement à ces créances douteuses là, ou le pourquoi?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui. C'est une question... C'est la méthodologie

comptable, là, qui a été changée au niveau des créances... le code du calcul

des créances douteuses. On est venu, dans... La nouvelle méthodologie,

là, est beaucoup plus précise, là, sur la façon de faire l'évaluation, et la

grande

partie des créances douteuses qu'on a, dans le fond, c'est les

contributions des organismes, dans le cadre d'AccèsLogis, au Fonds québécois

d'habitation communautaire. Considérant, là, que les organismes contribuaient

depuis une vingtaine d'années au fonds et que très peu d'argent avait été

utilisé jusqu'à maintenant, bien, on se retrouvait avec des organismes, là, qui

ne faisaient plus leur contribution. Là, on espère que le fait que le nouveau

programme a été annoncé, que des premiers projets vont pouvoir être financés,

ça va inciter les organismes qui n'ont pas fait leur contribution à la faire.

Donc, on espère que ça va permettre de réduire, là, la provision pour créances

douteuses.

Mme Nichols :

Mais ça a évidemment des conséquences pour la SHQ, là. Puis c'est quoi, les

conséquences?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien, c'est des conséquences... Dans le fond, la

conséquence, c'est une conséquence financière. Comme notre provision doit être

plus élevée, bien, c'est de l'argent qu'on doit consacrer à la provision,

là, donc, et, éventuellement, ce n'est pas

juste pour la SHQ. Si... quand... lorsque les organismes vont contribuer...

Actuellement, on a plus de 250 millions dans ce fonds-là. On

souhaite... Dans le fond, on sait que le fonds va atteindre, là, quand tout le

monde aura fait sa contribution, près de 400 millions. C'est

400 millions qui vont servir dans le fond à venir assurer la pérennité des

différents organismes.

Mme Nichols :

On vous en a parlé, là, juste un petit peu plus tôt... Puis là je saute du coq

à l'âne, je m'excuse, parce que vous savez comment ça fonctionne, hein, on est

contraints, là, on est contraints dans le temps. Par rapport... On parlait de

construction en région où, en fait, dans diverses municipalités, il va y avoir

évidemment des municipalités en région. Est-ce qu'un des aspects qui sera

retenu, ce sera le coût des matériaux en région? Parce qu'on le sait, là, que

bâtir en région, c'est souvent 30 % plus cher, puis présentement on est

dans une crise du logement, on est en

surchauffe immobilière, puis je suis certaine que je n'ai pas besoin d'élaborer

sur les impacts, là. Mais je me demandais : Est-ce que c'est un

critère qui va être retenu?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Effectivement, dans le cadre du contrôle des coûts, on

a fait toute une révision de la formule de

calcul de la subvention qui va tenir compte, là, de différents facteurs,

notamment d'un facteur régional, mais également, là, du type de

logements qui seront construits.

Mme Nichols :

Parfait. La même chose, là, relativement au programme AccèsLogis, ça, vous avez

dit : Mais on va quand même poursuivre, là, le programme AccèsLogis, puis

vous dites que c'est dû pour une grande réforme. C'est vrai que c'est dû pour une grande réforme, puis souvent, ce qui

est soulevé, c'est les critères d'admissibilité, donc, puis on parle de

notions qui ne sont pas définies, tant au niveau de «logement abordable», de

«revenus modestes». Donc, au niveau des

critères d'admissibilité, là, vous le savez, je ne vous apprends rien si je

vous dis qu'on demande à... et beaucoup de gens demandent à ce que ces

critères-là soient révisés. Puis pas besoin de vous dire aussi qu'il y a de plus en plus... la classe moyenne en a besoin

aussi, là, qui viennent solliciter pour être admissibles. Donc, est-ce que ça

va faire

partie de la révision?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Oui, bien sûr. Parallèlement au déploiement du nouveau

programme, on déploie... on va aussi déployer, dans le fond, le règlement qui

va nous permettre d'avoir une meilleure connaissance des revenus. Actuellement,

on n'a pas de façon de savoir... pour ceux qui n'ont pas de subvention au

loyer, on n'a pas de manière de connaître leur revenu. Donc, lorsqu'ils

arrivent, on demande, là, des critères d'abordabilité. Ceci dit, leur situation

peut évoluer, et, dans le temps, lorsque le projet prend... vieillit, on ne

sait plus, les locataires, c'est quoi, leur revenu. Donc, le nouveau règlement

va permettre, là, maintenant, sur une base annuelle, de connaître, là, les

revenus... pour la SHQ, là, d'aller chercher, là, ce portrait-là, de connaître

les revenus des gens qui sont dans les logements subventionnés puis de

s'assurer, là, qu'un peu comme dans les PSL, les HLM, là, que nos critères

s'appliquent. Le droit au maintien dans les lieux est là, mais on sera en

mesure, là, d'amener une contribution additionnelle

au coût du logement qui pourrait inciter, là, les gens à laisser la place aux citoyens

qui en ont le plus besoin.

Mme Nichols : Deux petites questions

rapides en terminant, parce qu'il ne me reste pas grand temps, donc des réponses brèves. L'organigramme. On a jeté un coup d'oeil, évidemment, là, à l'organigramme.

À l'organigramme, là, on voit que vous êtes président-directeur général, là,

par intérim depuis plus d'un an, mais on voit aussi que vous êtes à la

vice-présidence à l'amélioration au développement de l'habitation. Est-ce que

l'organigramme... vous prévoyez réviser le tout? Parce qu'on sent qu'il y a

quand même une petite vulnérabilité dans le système, dans la société, en fait.

M. Bernier (Jean-Pascal) :

Bien, c'est pour dire que l'organigramme a été revu dans le cadre du transfert

des responsabilités... de certaines responsabilités au ministère des Affaires

municipales l'année passée. On en a profité, là, pour refaire une

réorganisation... à certains enjeux. On a regroupé, là, dans le fond, là, des

directions ensemble, là, avec des directions

générales justement, là, pour s'assurer, là, qu'on est capable de maintenir nos

services puis qu'on peut continuer de s'améliorer.

Le Président (M. Leitão) : Très

bien. Peut-être que vous pourriez revenir après, à la dernière intervention.

Mme Nichols : Merci, M. le

Président. Merci.

Président (M. Leitão) :

Merci. Alors, on retourne du côté gouvernemental. Mme

la députée de Côte-du-Sud, à vous pour 10 minutes.

Mme Proulx (Côte-du-Sud) :

Merci, M. le Président. M. Rivard, M. Bernier, Mme Tanguay,

bonjour, merci d'être là avec nous aujourd'hui.

À l'instar de ma collègue du comté de Labelle,

aussi sur le terrain, j'ai pu constater depuis plusieurs années comment c'était

difficile, laborieux et complexe de pouvoir avoir accès à des fonds pour

construire des logements, particulièrement en milieu rural. Le rapport de la

Vérificatrice générale... Nous, c'est un constat subjectif, comme députés ou personnes résidentes sur un territoire,

mais le rapport de la Vérificatrice générale vient exactement nommer trois éléments clés, là, qu'on a parlé, là :

le manque complet de stratégie pour... de planification, le manque de

définition de besoins puis un... les problématiques de

gouvernance, hein, l'amalgame qu'on a pu voir avec les GRT, entre autres

choses.

Ma question est la suivante : Quels sont

les obstacles qui vous ont empêchés d'élaborer une stratégie, de bien définir

les besoins et de... autant de la clientèle que des régions, en matière d'accès

et de construction au logement, par rapport au dossier d'AccèsLogis?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, je

vous dirais que la société avait quand même une stratégie d'intervention.

La stratégie, elle n'était pas décrite, elle n'était pas publiée, mais, depuis

plus de 50 ans, là, dans le fond, la société s'était consacrée, là, au développement du parc HLM, depuis la fin des

années 90 au parc de logements communautaires. En parallèle, on a

tout le programme, là, de supplément au loyer pour... qui vient, là, dans le

marché privé, là, nous aider à avoir, là, des subventions additionnelles.

Donc, on avait différentes, là, possibilités

d'action qu'on utilisait selon les différentes situations, mais on n'avait pas

un encadrement, là, qui vient déterminer dans quelles situations, bien, voici

les besoins, voici de quelle façon c'est optimal de répondre aux besoins pour

s'assurer, là, que dans le fond on choisisse l'option qui est la plus

avantageuse, là, pour, dans le fond, les retombées qu'on veut avoir. Donc,

c'est ça, dans le fond, que le plan d'action en habitation et la nouvelle

stratégie, là, vont nous permettre, là, d'avoir, c'est comme une lecture plus

globale.

Et, parallèlement à ça, il y a toute la question

d'arrimer les besoins locaux avec le développement de logements selon certains

critères, ça aussi. L'esprit du programme était un programme, là, qui faisait

en sorte que les milieux étaient appelés à se mobiliser, à monter les projets.

Donc, effectivement, dans certains secteurs, bien, c'était peut-être... c'est

un milieu où il y avait plus de difficulté à se mobiliser ou à trouver son

financement, parce que, le financement, il y a une part qui vient de la

société, il y a une part du financement qui vient d'un prêt hypothécaire, mais

il y a une part aussi qui doit venir du milieu, puis souvent, c'est ça qu'on

voit, c'est que les organismes peuvent avoir des fois plus de difficulté à

rassembler leur contribution.

Donc, dans le fond, on a l'opportunité, là, avec

le nouveau programme, là, de venir se donner l'agilité, la flexibilité puis,

avec la stratégie, de venir, là, déterminer, là, les besoins en termes de

soutien, de voir : Bien, il y a-tu un

secteur où on a besoin de logements qui vont répondre à un besoin particulier,

notamment parce qu'il y a beaucoup d'itinérance ou... Donc, c'est

l'avantage, là, qu'on va tirer de la nouvelle stratégie.

Proulx (Côte-du-Sud) :

Merci. Autre élément, je vous donne l'exemple de Côte-du-Sud, où, dans

mon comté, il y a 45 municipalités, ce n'est pas rien, des

municipalités souvent plus petites où les ressources humaines, les financières

sont moins élevées, sont moins structurées. Prévoyez-vous de l'accompagnement

dans votre prochain plan pour accompagner

ces municipalités? Parce

que, moi, j'ai une préoccupation importante

dans les municipalités rurales vieillissantes,

disons-nous-le, où il y a des personnes âgées, hein, des personnes âgées qui vivent

avec des particularités peut-être des fois au niveau financier, des fois

au niveau social, des personnes âgées qui ont vécu là toute leur vie dans leur

village, leur municipalité puis qui n'ont pas envie de partir. Mais les municipalités

n'ont pas les moyens, n'ont pas les ressources pour faire face à cette réalité

d'accompagner leurs personnes âgées à demeurer sur place, puis c'est des demandes qu'on a de manière importante,

puis on s'aperçoit que, malgré les programmes gouvernementaux en matière d'accès au

logement, il n'y a pas, d'une part, l'accompagnement nécessaire pour les

municipalités pour répondre aux besoins, puis il y a cette nouvelle

préoccupation, là, où souvent, bien, les gens doivent quitter. Donc, comment on

va faire? Comment on va accompagner? Est-ce que vous avez prévu dans les

nouvelles façons de faire de l'accompagnement des municipalités? Puis est-ce

que les municipalités pourront être aussi accompagnées, travailler avec

d'autres organisations pour répondre à ces besoins importants pour les milieux

ruraux?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Je vous

dirais, à cet effet-là, que c'est un peu l'objectif que visait, je pense, le

gouvernement lorsque, dans le fond, certaines responsabilités ont été

transférées de la société vers le ministère des Affaires municipales. C'est

notamment, là, dans le cadre de l'occupation du territoire, d'avoir un meilleur

arrimage. L'habitation, c'est quand même un pan important de l'occupation du

territoire, là, partout au Québec. Donc, c'est de permettre, là, d'avoir une

meilleure intégration.

Dans le cadre de l'analyse de nos besoins, on

veut effectivement, au-delà de l'analyse statistique, là, des besoins des

différents secteurs, avoir, là, des échanges avec les municipalités pour

s'assurer qu'on répond bien, là, à leurs demandes, à leurs préoccupations, puis

c'est dans ce sens-là qu'on a amorcé déjà les discussions, là, avec les unions

municipales, la FQM, l'UMQ, pour voir, là, de quelle façon ça sera intégré, là,

dans l'analyse des besoins. Donc, oui, c'est une préoccupation, là, qui est

présente tant à la société qu'au ministère des Affaires municipales.

Mme Proulx

(Côte-du-Sud) : Merci, vous me faites plaisir. J'espère que

maintenant, ça va s'opérationnaliser.

Je voudrais revenir sur la notion que vous avez

abordée en tout début d'intervention concernant, là, la stratégie que vous aviez de projets en entrées continues. Même si c'est

des entrées continues, moi, je sais, là, qu'il y a eu beaucoup de

projets dans des municipalités, là, de la circonscription de Côte-du-Sud qui

ont été refusés, il y a des dossiers, là, importants qui ont été refusés au fil

des dernières années. Là, je ne dirai pas : au cours de la dernière année,

je comprends, là, la question de la pandémie. Puis, encore même hier, j'étais

interpellée par une MRC qui me demandait, là, s'il allait y avoir du nouveau à

ce niveau-là, parce qu'ils ont beaucoup de projets, puis il y a un déficit

important de logements, là, parce qu'on accueille des nouveaux arrivants, tout

ça, il y a un déficit important de logements en milieu rural. Moi, c'est la

première fois que je vois ça, c'est un nouveau phénomène. Il faudra intervenir à

ce niveau-là.

Mais, par rapport à la notion de projets en

entrées continues, je me questionne, parce qu'il doit quand même y avoir...

puis il y a possibilité de mettre des critères de sélection de projets. Même si

c'est une entrée continue, ce n'est pas : premier arrivé, premier servi.

Donc, quels étaient les critères, à ce moment-là, pour déterminer, là, la

sélection des projets?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien, notamment,

dans le fond, je pense, le nouveau programme, on va inverser ce qui était fait.

Actuellement, les projets émergeaient des milieux, mais il y avait effectivement

un critère d'entrée qui était pour les petites municipalités, là : les

organismes devaient démontrer eux-mêmes le besoin, donc devaient compléter un

formulaire de besoin que, nous, hein, on analysait, là, avant d'octroyer les unités

de logement, là. Nous, on fonctionne en termes d'unités, là. Lorsqu'un projet

est déposé à la société, on lui réserve des unités pour qu'il puisse avancer

dans son cheminement. Il y a différentes étapes dans AccèsLogis ,

il y avait plusieurs étapes. On va essayer de simplifier ça aussi dans le cadre

du nouveau programme. Donc, les unités étaient réservées, le projet était comme en analyse préliminaire. On demandait au

projet de venir justifier, là, son besoin, et il pouvait arriver, là, que la

société, selon les statistiques qu'on avait, on déterminait, là, que le projet

ne répondait pas aux critères d'admissibilité parce qu'il n'y avait,

selon nous, là, pas de besoin. La nouvelle approche, là, va être plus

transparente, là, pour tout le monde. En venant déterminer d'emblée quels sont les

besoins, en venant faire une répartition, une allocation budgétaire qui

est liée aux besoins, ça va éviter, là, les situations qu'on pouvait vivre, là,

dans le cadre, là, du programme actuel.

Mme Proulx (Côte-du-Sud) : Un autre

élément qui m'interpelle énormément dans les données de la Vérificatrice générale, celui du montant de

construction par porte : 390 000 $ dans une moyenne de marché à

240 000 $. Comment justifiez-vous cette grande différence de

tarif?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien, il

y a plusieurs facteurs. C'est sûr que depuis 2019, il y a eu une grande

augmentation, là, des coûts de construction, là. On l'a vu à l'intérieur, là,

du programme AccèsLogis, mais on l'a vu ailleurs

aussi, là. Ce n'est pas uniquement, là, un phénomène lié à AccèsLogis. C'est

pour ça, là, que le gouvernement

a été obligé, là, de remettre de l'argent pour des unités qui avaient déjà été

annoncées. Dans les trois dernières années, on

a eu des allocations budgétaires additionnelles sur ces unités-là,

660 millions de plus. Ça nous permet effectivement, là, de faire en

sorte qu'il y a plus de projets qui sont déployés, mais, effectivement, là, les

projets coûtent plus cher. Dans le cadre du nouveau programme, on accepte de revoir l'ensemble des

coûts de construction. D'avoir un comparatif, là, avec le secteur privé,

on va pouvoir démontrer dans le fond, là, que le programme gouvernemental

demeure, là, un programme, là, qui va être avantageux puis qui va pouvoir, là,

livrer, là, les unités attendues.

Le Président (M.

Leitão) : C'est déjà tout, c'est déjà tout. Merci. Alors, on va aller

du côté du troisième groupe d'opposition. M. le député de Jonquière, vous

disposez de 8 min 25 s

Gaudreault : Merci beaucoup, M. le Président. Merci de votre présence.

Moi, je voudrais revenir sur le rapport de Mme Leclerc et de son équipe,

qui est assez sévère. Moi, j'en ai vu en masse, là, des rapports de la

Vérificatrice générale depuis quelques années, et, si je reprends les constats,

là, la SHQ n'a pas élaboré de stratégie d'intervention

ni réalisé d'analyse, les besoins en matière de logements sociaux et abordables

ne sont pas suffisamment démontrés,

les coûts de réalisation des projets sont en hausse, la SHQ n'exerce pas les contrôles

financiers appropriés, la SHQ n'encadre pas adéquatement les groupes de

ressources techniques et les organismes développeurs, la SHQ accepte des

projets d'habitation qui comportent des composantes importantes qui ne

répondent pas à l'objectif du programme AccèsLogis Québec. Moi, j'aurais avalé

mon café de travers le matin si j'avais travaillé à la SHQ le jour où j'ai reçu

ce rapport-là de la VG.

Alors, qu'est-ce que

ça a provoqué chez vous? Est-ce que ça a réellement fait une prise de

conscience pour renverser la pyramide afin

de répondre, dans le fond, aux besoins de base qui sont pour les familles les

plus démunies, les personnes qui ont des besoins... un besoin fondamental de se

loger, pour s'assurer qu'il n'y aura plus de rapport comme ça pour une

société d'État qui est aussi importante que la SHQ?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, le rapport comme ça, c'est... il faut le voir

une opportunité d'amélioration. L'ensemble de ces constats-là, il y a des

éléments qui étaient faits à la société, pas assez documentés. Donc, le fait

d'avoir ce rapport-là, ça nous a permis, là, de cibler, dans le cadre de

l'élaboration d'un nouveau programme, les éléments d'AccèsLogis qu'il fallait

corriger, qu'il ne fallait pas, là, reproduire. Notamment, je l'ai mentionné,

sur toute la question des besoins, on sera beaucoup mieux, là, équipés, là, sur

l'analyse des besoins que c'était le cas avant. L'encadrement, là, des GRT

aussi a été pris en considération. Dans le fond, dans le cadre, là, du nouveau

programme, on va venir, là, faire en sorte, là, qu'il n'y ait plus, là, ces

enjeux-là qui étaient soulevés. La question des parties non résidentielles...

Elles seront quand même importantes, les parties non résidentielles. Ce qui est

décrié ici, c'est que dans le fond le programme ne les prévoyait pas comme

telles, mais pour les plus vulnérables, la société pense, là, quand même, que

ça fait

partie de la contribution, et on doit mieux l'encadrer parce qu'elle

n'était pas assez encadrée, on en est bien conscient, puis c'est pour ça, là,

qu'on a modifié le programme AccèsLogis pour intégrer des limitations, s'assurer

que c'était en lien avec la mission de l'organisme, s'assurer que ce n'est pas

commercial, s'assurer que c'est limité en termes d'espace, que ça ne dépasse

pas la moitié du...

Gaudreault : Mais... oui, si vous permettez, parce que je n'ai pas

beaucoup de temps. Justement, ma collègue de Côte-du-Sud, tout à l'heure, qui

faisait référence aux prix des unités qui sont trop élevés quand c'est des

projets avec une

partie non résidentielle, quelle garantie qu'on va avoir que

ce prix beaucoup trop élevé par unité dans les projets non résidentiels sera

davantage limité ou quelle garantie vous nous offrez là-dessus?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Je peux... dans le fond, c'est lorsque vous allez voir

les modalités du nouveau programme, là, que vous allez pouvoir être rassuré à

cet effet-là que la portion, là, non résidentielle va... ne crée pas d'enjeu.

Il faut savoir que sur la portion non résidentielle, la société ne fait pas de

subvention. Dans le fond, ce que ça amène, c'est le fait que nous on a une

garantie de prêt sur l'ensemble de l'immeuble. Donc, s'il y avait, dans le fond, des défauts de paiement ou des enjeux avec

l'organisme, notre garantie est sur la portion habitation et sur l'autre

portion de l'immeuble. Ceci dit, on ne le

subventionne pas, on ne la finance pas directement, la portion non

résidentielle.

Gaudreault : Oui, bien, j'espère, effectivement, que la SHQ ne vient

pas financer d'autres services, là, qui n'auraient pas de rapport avec

l'habitation, c'est le minimum. En tout cas, on a hâte de voir le programme.

Vous faites beaucoup référence au rôle du privé dans le futur programme, quelle

garantie qu'on a que ça va augmenter la couverture des besoins de travailler

davantage avec le privé. Moi, la seule chose qui me préoccupe, puis c'est la

seule chose qui doit préoccuper, j'imagine, aussi, la SHQ, c'est couvrir les

besoins des familles les plus vulnérables qui ont besoin de logements. En quoi

l'intervention du privé va venir répondre aux constats alarmants qui ont été faits

par la VG?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Bien, dans le fond, c'est le nombre de partenaires qui

vont participer à l'effort de construction de logements. Donc, considérant les

besoins qui sont très grands, considérant qu'on a des taux d'inoccupation qui

sont quand même faibles on souhaite bien sûr que les logements soient

disponibles le plus rapidement possible,

donc, c'est ce qui motive, là, le fait d'avoir le plus d'intervenants

possibles, là, avec de l'expérience, parce que je pense que c'est

important d'avoir un bon encadrement, des critères d'expérience aussi pour

s'assurer, là, que les projets, là, sont... arrivent rapidement et livrés. Ceci

dit, dans le monde communautaire, chez les OBNL, les offices et les

coopératives, on a de très beaux exemples aussi, là. Et je pense que tout le

monde, là, pourra trouver sa place, là, dans ce cadre-là.

M. Gaudreault :

Mais le privé, quand c'est des coopératives, des OBNL, mais est-ce que...

jusqu'où vous étirez la notion de «partenaire privé»?

M. Bernier (Jean-Pascal) : À

l'ensemble du secteur privé. Ceci dit, il sera quand même encadré. Mais là je

vais laisser quand même le gouvernement dévoiler, là, les modalités du

programme, là, avec les encadrements qui sont prévus. Mais il y aura des

encadrements, là, prévus, là, pour que... le secteur public pourra contribuer.

M. Gaudreault : Oui. Vous

comprenez que, pour nous, c'est sûr qu'on a hâte de voir le programme du

gouvernement, parce qu'en commission comme ça, c'est à vous qu'on peut poser

des questions et obtenir des réponses, alors on reste un peu sur notre faim.

Je voulais voir, les GRT, quand même, la

critique de Mme la Vérificatrice générale et son équipe... sont quand même

assez sévères sur le manque d'encadrement avec les GRT de la part de la SHQ, ce

n'est pas adéquat. Moi, en tout cas, ça me

préoccupe beaucoup. J'ai des GRT aussi, comme tout le monde, sur mon

territoire, avec qui je travaille

très bien. Alors, ça, est-ce que vous avez quelque chose pour nous rassurer

aussi ou ça va être éventuellement dans un programme du gouvernement?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Non, ça,

c'est déjà adressé en partie. Dans le fond, on a un cadre de reconnaissance

qu'on va déployer avec des critères, puis

donc, lorsqu'un GRT va accompagner un organisme, il devra avoir été reconnu

par la société selon certains critères. Les premières rencontres...

M. Gaudreault : ...public? À ce

moment-ci, est-ce que c'est public, ça?

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Ce n'est pas

public. Dans le fond, c'est ce que j'allais dire. Les premières rencontres

ont eu lieu avec l'AGRTQ et le réseau des

offices d'habitation pour présenter la démarche. Début de 2022, on devrait

être en mesure, là, de présenter le cadre de reconnaissance et de reconnaître,

là, les GRT.

M. Gaudreault : Est-ce que vous

allez pouvoir nous le faire parvenir?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien

sûr... à la commission...

M. Gaudreault : O.K., quand ça

sera fait, parce que je pense ça serait important pour tous les parlementaires

de pouvoir faire ce suivi-là, parce que la critique de la VG à cet égard est

importante. Alors, moi, en tout cas, j'apprécierais si, une fois que ça sera

conclu, là, que ce cadre de référence ou je ne me souviens plus exactement

comment vous l'appelez là...

M. Bernier (Jean-Pascal) :

...de reconnaissance...

M. Gaudreault : ...de

reconnaissance, c'est ça, pardon, pourra être déposé à la commission. Et nous,

ça va nous alimenter pour notre travail, là, puis faire le suivi des

recommandations.

M. Bernier (Jean-Pascal) : Tout

à fait.

Le Président (M. Leitão) : ...10

secondes, si vous avez un mot de conclusion ou pas...

M. Gaudreault : Bien, 10 secondes

pour vous dire merci. Et moi aussi, un peu comme ma collègue de Vaudreuil, là,

évidemment, je suis préoccupé par le nombre de «par intérim» dans

l'organigramme. Alors, j'espère que tout ça pourra être confirmé ou, en tout

cas, avoir des postes stables au sein de la SHQ. Merci.

Le Président (M. Leitão) : Très

bien. Merci. Alors, on revient du côté gouvernemental. Mme la députée de Jean-Talon,

à votre tour pour 10 minutes.

Mme Boutin : Merci beaucoup, M. le

Président. Bonjour, M. Rivard, M. Bernier, Mme Tanguay. Ça me

fait plaisir de vous rencontrer. Je trouve

ça très intéressant, d'autant plus

que j'étais dans la précédente audition de la SHQ avec certains de mes

collègues ici.

J'aimerais, pour débuter avec... vous amener

justement dans la refonte. On a vu beaucoup de critiques, là. Puis c'est des

critiques qui sont quand même récurrentes, là, même de la dernière audition.

Puis j'aimerais vous amener du côté de la refonte pour vous parler aussi de mon

comté parce que j'ai un comté particulier, très étudiant, un très faible taux

d'inoccupation. Donc, c'est un comté où est-ce que les logements sont quand

même assez cher, j'ai beaucoup d'étudiants qui ont de la difficulté à se loger aussi.

Puis j'ai travaillé, moi, un modèle avec une OBNL de Montréal que vous

connaissez sûrement, là, UTILE, qui ont fait un modèle qui pourrait ressembler

à ce que vous pensez peut-être faire. Puis c'est là-dedans que je veux vous

amener. Parce que là c'est un projet de logement étudiant abordable, aussi avec

des autochtones. C'est une OBNL. La FTQ, le privé est là-dedans. C'est un

modèle alternatif, c'est avant la refonte, puis on a réussi à le faire avancer.

Ce n'est pas encore public, là, mais je me permets de le dire quand même. Puis

j'aimerais savoir, quand vous pensez à la refonte, est-ce que c'est ce genre de

modèle là que vous voulez regarder aussi. Puis est-ce que

les étudiants vont pouvoir avoir un volet dans AccèsLogis? Ou est-ce qu'encore

ça va être compliqué, des projets étudiants, puis qu'il faut passer d'une

partie par éducation supérieure, MAMH, puis que ça demande de faire une

acrobatie pour réaliser ces projets-là?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien,

dans le fond, je connais bien, là, le projet UTILE. J'ai rencontré des gens,

là, de l'organisation, là, qui m'ont présenté leur projet. Le nouveau... Dans

le fond, AccèsLogis, c'est un programme, là, qui, au fil des années, pour

répondre à différents enjeux, différents besoins, il a été modifié, il a été

complexifié. C'est toutes ces modifications-là, au fil des années, ça en a fait

un programme, là, qui, parfois, là, est décrié comme étant un programme, là,

lourd, difficile à comprendre, qui est... Dans le fond, l'opportunité qu'on a

avec un nouveau programme, c'est de pouvoir repartir sur des nouvelles puis

avoir plus de flexibilité. Donc, je ne vais pas déjà prédéterminer

l'admissibilité des organismes, là, dans le prochain programme, mais je peux

quand même vous dire que c'est l'objectif, là, qui est visé, c'est de pouvoir

adapter, dans le fond, la réponse du gouvernement aux différents besoins, là,

qui sont sur le terrain.

Mme Boutin : Bien, vous m'amenez une

autre question, là. Ce n'étaient pas toutes les questions que j'avais prévues.

Puis ça touche un peu à une question que ma collègue de Côte-Sud a posée. Parce

qu'on a tous des comtés très différents, il y en a qui ont des comtés plus

régionaux puis les besoins sont différents. Je pense au Grand Nord, que les

besoins sont très différents, les coûts, également, sont différents. Moi, je

suis dans un comté plus urbain puis j'ai d'autres collègues qui sont... des

comtés plus urbains, avec des besoins différents. Ça peut être la population.

Est-ce que, dans l'avenir, vous allez mieux collecter

les données, mieux avoir... avoir un meilleur portrait des réels besoins par

région administrative, des besoins, là, justement, par populations, puis

considérer les différences? Est-ce que c'est quelque chose que vous voulez

mettre en place?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Tout à

fait. Dans le fond, c'est un peu un renversement de ce qu'on faisait,

actuellement. Les projets rentraient puis dans certains cas, pour les petites

communautés, là, les endroits où il y avait moins de 2 000 habitants,

on demandait de justifier le besoin et tout ça, dans les autres endroits, on

avait moins de suivi sur les besoins.

Maintenant, la nouvelle façon, là, qu'on veut

déployer, là, dès le début de 2022, c'est vraiment d'avoir, là, un bon

portrait, là, régional pour savoir c'est quoi, les besoins, c'est quoi, les

spécificités, il y a-tu des citoyens en besoins

particuliers, là, pour lesquels, là, les besoins ne peuvent pas être comblés

par l'offre actuelle. Donc, ça va nous permettre, là, d'avoir ce

portrait-là.

Et après ça,

bien, c'est sûr que pour la société, ça va permettre, aussi, là, de moduler nos

demandes financières auprès, là...

quand on rencontre le ministre des Finances, le ministère des Finances, là,

pour présenter nos besoins, d'être là, encore, là, davantage appuyer,

là, sur le portrait des besoins, là, dans l'ensemble du Québec.

Mme Boutin : Donc, actuellement,

vous avez commencé votre collecte de données, parce que, tu sais, on s'entend

que pour avoir... votre collecte d'information, par rapport à ça?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Tout à

fait. Dans le fond, pour être capables de déployer dès le début de l'année, les

modèles, là, ont été travaillés, là, depuis la dernière année. On est, là, dans

la finalisation quand même des paramètres, là, du programme, là, qui devra être

adopté par le gouvernement, là, et présenté par le gouvernement. Mais, oui, le travail est quand même très avancé.

On veut, là, d'ici le printemps, dans le fond, là, être en mesure, là, de

déployer, là, le nouveau programme, tout en poursuivant, là, avec le programme

AccèsLogis.

Mme Boutin : J'ai lu un

article

assez intéressant dans La Presse , là, qui parlait un peu de

vos indicateurs de performance. Et je vous avoue que je sors un petit peu, là,

du cadre de la VG. Mais quand même, là, je pense que c'est important, d'autant plus que vous allez sûrement avoir un nouveau

plan stratégique, là, éventuellement, vu qu'il va être à échéance

bientôt. C'est quoi, vos indicateurs de performance?

Parce que je

regardais dans l'article qui parlait de... vous regardiez plus le nombre de

ménages qui recevaient du financement versus le nombre de logements.

Est-ce que c'est comme ça? Comment est-ce que vous mesurez votre croissance

puis vous mesurez, là, l'atteinte de vos cibles et objectifs?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Non. Dans

le fond, ce qui était mentionné dans l'article, c'est que dans le plan

stratégique, ce qui était mesuré, c'est, dans le fond, le nombre de nouveaux

ménages aidés par la société.

La société, quand elle a établi son plan

stratégique, là, je pense qu'elle voulait voir... considérant, là, que le

programme HLM est un programme, là, qui

date, là, de 50 ans, voulait être en mesure, là, d'établir la

contribution, dans le fond, des programmes de la société. Est-ce que

c'est toujours les mêmes ménages, dans le fond, qui bénéficient ou si, dans le

fond, bon an mal an, le nombre de ménages, de nouveaux ménages aidés, là, est

en augmentation ou en réduction?

Dans le cadre de la prochaine planification

stratégique, là, qui doit être adoptée, on aura aussi un indicateur, là,

similaire, là, pour suivre le nombre de ménages. C'est un indicateur qui est

quand même important, là, de voir... mais il va un peu évoluer. Dans le fond,

on va suivre l'ensemble des ménages pour être capables de voir, là, la

performance des différents programmes puis voir est-ce qu'un programme a besoin

d'être ajusté ou revu.

Dans le fond, dans les dernières années, la

situation économique a fait en sorte que la situation économique des ménages

s'est quand même améliorée au Québec. Notamment, pour le programme

Allocation-logement, ça a fait en sorte que le critère

d'admissibilité faisait en sorte qu'il y avait de moins en moins de gens

admissibles à Allocation-logement. Donc,

bien que notre indicateur de nouveaux ménages aidés était positif, dans ce

programme-là, on aidait, là, bon an mal an, là, moins de monde. Donc,

notre nouvelle façon, là, dans notre nouveau plan stratégique, va vraiment être

de suivre le nombre de ménages, pas juste les nouveaux.

Mme Boutin : O.K. Moi, dans le

rapport de la Vérificatrice générale, il y a quelque chose qui m'a quand même

inquiété, c'est le constat 3. On en a un petit peu parlé, là, et certains collègues

ont posé des questions, mais j'aimerais ça qu'on revienne là-dessus, quand on

parle que la SHQ ne contrôle pas le coût total prévu des projets puis que vous n'avez pas nécessairement... vous

n'exercez pas nécessairement les contrôles financiers qui sont appropriés.

Est-ce que dans votre refonte, vous allez mettre en place de meilleurs

contrôles financiers? Puis de quelle nature vont être... seront-ils, plutôt? Et

est-ce que vous allez transformer votre gouvernance par rapport à ça? Tu sais,

moi, je suis comme curieuse, savoir qu'est-ce que vous pensez faire pour

améliorer votre contrôle financier. Puis j'imagine que le contrôle financier,

bon, c'est sûr, c'est un contrôle financier pour tous les projets, mais que la

nature des projets est différente. Que ce soit à Montréal, que ce soit sur le

comté de Côte-Sud ou dans le Grand Nord, j'imagine que c'est géré différemment.

Est-ce que vous... Moi, je suis curieuse de vous entendre sur tous les

mécanismes que vous allez mettre en place.

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui. Dans

le fond, actuellement, le programme prévoit des coûts maximaux admissibles.

Donc, nous, on s'assure, dans le fond, du respect des coûts maximaux

admissibles. On s'assure pour... au niveau des revenus des logements qui vont

être construits, que ça respecte, là, dans le fond, les critères au niveau des

loyers médians du marché, on a différents critères, là, selon le volet de

construction du programme, mais on n'a pas... on n'avait pas une documentation

des coûts de construction, une évaluation par rapport au marché de la construction. C'est ce qu'on a fait dans la

dernière année. Dans le fond, on est venus, là, regarder le marché, on est

venus regarder, dans le fond, nos

méthodes d'évaluation de coûts pour établir, là, les coûts du nouveau

programme, s'assurer qu'il réponde plus, dans le fond, à la façon de faire de

l'industrie de la construction. On a prévu aussi, là, un mécanisme d'indexation

de ces coûts-là pour être capables de les suivre. C'était un enjeu, là,

d'AccèsLogis où les coûts ont été déterminés avant les années 2000. Il y a

eu des ajustements qui se sont faits, mais le calcul de base d'établissement

des coûts maximaux admissibles s'est peut-être un peu perdu dans le temps. Donc

là, on a... Oui?

Boutin : ...il me reste

juste une minute, puis il y a une question superimportante que je veux vous

poser.

M. Bernier (Jean-Pascal) : D'accord.

Mme Boutin : Vous, là,

personnellement, c'est quoi, vos recommandations? Mettons qu'on fait la refonte

d'AccèsLogis, vos recommandations par rapport aux partenariats privés,

l'encadrement de tout ça, comment est-ce que vous transformeriez AccèsLogis?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Bien,

écoutez, je vais vous dire, on a travaillé très intensivement, là, depuis la

dernière année, au déploiement, là, du nouveau modèle, là, qui devrait être

annoncé prochainement. Donc, c'est certain qu'il répond aux critères de

flexibilité qu'on voulait se donner. On espère qu'on va être capables, avec ce nouveau-là, de pouvoir livrer des logements plus

rapidement. Bon an mal an, là, le rythme de livraison d'AccèsLogis, là, je le mentionnais, a toujours été entre

1 000 et 2 000 unités. Il y a eu de meilleures années, là,

qui ont dépassé 2 000 unités, mais, dans le fond, là, notre

nouveau modèle, là, il vise... Oui?

Le Président (M. Leitão) : C'est

déjà tout. Merci beaucoup. Alors, on passe à la dernière intervention du côté

de l'opposition officielle. Mme la députée de Vaudreuil, vous

disposez aussi de 10 minutes.

Mme Nichols : Merci. Merci, M. le

Président. Je veux revenir, entre autres, dans les... voyons, les constats, on

parlait, entre autres, là, du nombre d'immeubles, parce qu'il y avait une des

cibles qui a été analysée par la Vérificatrice

générale, entre autres, là, mais une

des cibles était les immeubles qui sont classés D ou E. La cible, c'était

que, en 2021, 100 % de ces immeubles, ils aient une cote c ou mieux. Bien

sûr, ça a augmenté, mais évidemment, là, 100 %, là, la cible n'a pas été

atteinte.

Je comprends qu'on va mettre peut-être ça un peu

sur le dos de la pandémie ou on va soulever la pandémie, mais qu'est-ce qu'on compte faire pour

l'amélioration? Puis, je me disais, c'est parce qu'à un moment donné il va y

avoir plus de d, plus de e, puis on

n'arrivera jamais à reprendre le souffle puis à remonter à la surface pour

avoir d'autres C. Puis C...

M. Bernier (Jean-Pascal) : Dans le

fond, je vais vous expliquer peut-être de quelle façon que la cible... aussi,

je pense que c'est important de comprendre comment la cible a été déterminée.

Dans le fond, ce n'est pas l'ensemble du parc, c'est ceux qui, au début de la

planification stratégique, étaient déjà d ou e qui ont été suivis. Ceux-là,

l'objectif de l'époque, c'était de tous les amener dans ce qu'on considère un bon

état, A, B, C. Ceci dit, l'état général du

parc de la société est quand même,

là, à 75 % dans la zone, là, de bon état A, B, C. Mais, pour pouvoir,

là, maintenir le bon état du parc, il faut s'assurer que ceux qui ont le plus

besoin d'investissements, là, on ait une attention

particulière. C'est pour ça que cette cible-là a été déterminée. C'est

notamment beaucoup par les investissements en

améliorations qu'on a faits dans les dernières années qu'on a réussi quand même

à faire en sorte que 53 % des immeubles, là, ont passé en bon état. Et là

on a un nouveau véhicule, là, qui arrive. Là, dans le fond, l'Entente Canada-Québec sur le logement qui va nous

permettre, là, d'ajouter des investissements en rénovation dans les prochaines

années pour faire en sorte, là, que, tous ces immeubles-là, on puisse, là, les

ramener dans un bon état.

Une des explications, c'est effectivement la

pandémie pour la dernière année, sur le niveau d'investissement. Mais, dans le

fond, la bonne atteinte dépend aussi du fait qu'il y a des immeubles qui

devaient être, dans le fond, reconstruits au

complet, et les programmes, les ententes n'étaient pas adaptées à ça. Donc,

c'est récemment, là, qu'on a eu une entente avec la SCHL pour être

capable de reconstruire. Donc, c'est plus dans les prochaines années, là, que

ça va porter fruit.

Mme Nichols : Puis on parle

des... quand vous dites, là, ce n'est pas tous les immeubles ou pas tout le

parc, on parlait d'environ 1 400 immeubles, au début, là, qui étaient

dans le D et le E, classés D et E.

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui,

c'est ça. Alors, le parc, c'est quand même 17 000 immeubles.

Mme Nichols :

Puis est-ce qu'il y a eu des changements dans le calcul de l'indice d'état de

santé des immeubles, dans les critères, là, pour les classer?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Je

crois qu'il y a eu des... Dans le fond, dans l'évaluation des bilans de santé

en 2017 ou en 2018, je vais vérifier, parce

que c'est avant mon arrivée à la SHQ, mais je crois qu'il y a eu une adaptation

dans la façon de les calculer, mais depuis les dernières années, là, c'est...

il n'y a pas eu de changement à ma connaissance, là.

Mme Nichols : Puis, entre autres,

on... Pour pouvoir... Pour la SHQ, pour assurer entre autres, là, la qualité

puis la pérennité du parc immobilier, la SHQ souhaitait, là, à terme qu'un

bilan de santé des immeubles soit réalisé pour environ 25 % du parc des

logements locatifs subventionnés privés. Donc, évidemment, on fait référence

aux coops puis aux OSBL. C'est qui qui est responsable de cette inspection-là?

M. Bernier (Jean-Pascal) : C'est les

organismes. Les organismes sont responsables de faire leur bilan de santé. Nous, dans le cadre, là, du nouveau

programme d'entretien du parc, pour mettre en oeuvre le FQHC, dans le fond,

on a instauré, là, une obligation. Quand un organisme vient faire une demande,

il doit avoir un bilan de santé récent. Et à l'intérieur, là, des conventions

d'exploitation, maintenant, on prévoit l'obligation de faire un bilan de santé

à tous les cinq ans. Donc, ça peut être des professionnels, ça peut être des centres

de services des offices d'habitation qui font les bilans de santé, mais c'est

l'organisme qui en est responsable.

Nichols : Puis est-ce qu'il

y a des incitatifs ou de l'aide qui est prévue, justement, pour les

accompagner ou pour les aider?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Il n'y a

pas d'aide spécifiquement, là, qui est prévue. Dans le fond, nous, on... Dans

le fond, au moment où le montage financier du projet est fait, on s'assure

qu'il y a suffisamment d'espace financier, là, pour être capable de financer le

bilan de santé, mais il n'y a pas une aide particulière.

Mme Nichols : Puis est-ce qu'il y a

de l'aide pour entretenir? Parce que, moi, mon inquiétude, c'est pendant qu'on

s'affaire à rénover, là, les 700 D et E, bien, il se passe quoi des 1 160

qui sont retrouvés détériorés?

M. Bernier (Jean-Pascal) : Dans le

fond, le parc est géré différemment lorsqu'on parle des D et des E, on parle du

parc HLM. Lorsqu'on parle du bilan de santé qu'on a intégré... Dans le parc

HLM, on faisait déjà le bilan de santé. La modification, ça visait le parc

AccèsLogis, là, pour les bilans de santé.

Mme Nichols : Dans le rapport de la Vérificatrice

générale... Puis il y a une citation, là, qui m'a marquée, là, entre autres...

Dans la présentation, on dit que «d'autre part, nous avons constaté qu'elle

n'encadre pas adéquatement les divers intervenants qui participent à la

réalisation de projets. Bien que les groupes de ressources techniques jouent un

rôle conseiller auprès des organismes développeurs et que des activités

déterminantes leur soient confiées, la SHQ ne s'assure pas de leur intégrité et

de celle de leurs administrateurs, ni de leur indépendance envers les

intervenants impliqués dans les projets. De même, elle n'effectue aucune

vérification sur l'intégrité des organismes développeurs ainsi que sur

l'intégrité et l'indépendance de leurs administrateurs.»

Bien sûr, là, je comprends qu'il y a les

ententes, là, qui s'en viennent avec les GRT, mais je suis aussi préoccupée parce

qu'on a donné la possibilité aussi aux OMH de... on a donné aussi, là, des

compétences aux OMH dans ce sens-là. Est-ce qu'on va... Est-ce que c'est prévu

aussi qu'on va venir encadrer, pas juste les GRT, mais qu'il y aura une entente aussi, ou est-ce qu'il y a des

compétences qui leur seront retirées, ou... parce que je vois une problématique

aussi à cet effet-là.

M. Bernier

(Jean-Pascal) : Non, bien,

dans le fond, le... de reconnaissance qu'on va déployer en 2022 va prévoir,

là, ces mesures-là, notamment l'obligation,

là, d'avoir des codes de déontologie pour les organismes, l'obligation de faire de la divulgation.

Et là on pourra faire des vérifications puis établir un processus, là, de suivi

de ces engagements-là pour s'assurer

qu'on ait, là, une assurance raisonnable, là, qu'il y a de l'indépendance, mais

de la probité des organismes.

Mme Nichols : Puis présentement...

Puis ça, je ne l'ai pas vu, là, dans l'analyse, peut-être parce que c'est quand

même assez récent, mais puisque vous êtes là... Les OMH, ils peuvent

maintenant, là, monter des projets. Puis on sait que ça a dérangé un peu, entre

autres, là, les GRT qui se partagent... que chacun ont leur territoire. Comment

ça fonctionne présentement avec les OMH?

M. Bernier (Jean-Pascal) :

Bien, dans le fond, les OMH pouvaient, dans le fond, déjà pour eux-mêmes faire, dans

le fond, de la construction dans

AccèsLogis. Maintenant, ils pourront accompagner un autre office

d'habitation. Donc, un plus petit office d'habitation va pouvoir recourir

à un office qui a plus d'expérience dans un AccèsLogis. C'est la principale

différence, là, qui est amenée par la modification législative. Donc, c'est

certain que ça va amener peut-être un peu plus, là, de compétitivité dans le

secteur, parce qu'effectivement les GRT se répartissent, là, l'ensemble du

territoire du Québec. Donc, parfois, dans une région, il peut y avoir plus

qu'un GRT, mais, dans certaines régions, il peut y avoir, là, seulement un GRT.

Mme Nichols : À la page... Non,

attendez. Non, ce n'était pas dans le rapport. Mais, en fait, il y avait... on parlait, entre autres... Il y a des plaintes, là,

évidemment, là, des plaintes évidemment qui sont fondées. Je ne peux pas

dire que la SHQ, là, il y a vraiment beaucoup, beaucoup de plaintes. Cependant,

on note qu'il y a eu une baisse du nombre de plaintes, mais une augmentation du

délai de traitement desdites plaintes. Est-ce qu'il y a une explication à tout

M. Bernier (Jean-Pascal) : Oui,

c'est surtout une explication de ressources humaines, dans le fond, là. Il y a

eu des déplacements, des congés dans les ressources humaines. C'est sûr que

c'est une petite équipe, considérant, là, le faible nombre de plaintes qu'on

reçoit, ça fait que, lorsqu'une personne est absente, ça a quand même un gros

impact sur les délais. Mais on a mis en place, là, cette année, là, un plan,

notamment, là, pour faire en sorte que, tant au niveau du service à la

clientèle qu'au service des plaintes, on soit capables, là, d'améliorer, là,

nos indicateurs. Donc, il y a des ressources qui ont été ajoutées, puis il y a

de la formation, là, qui est en cours. Ceci dit, sur un parc, là, de

74 000 logements, on a seulement, là, 11 plaintes, là. C'est

quand même relativement peu, là.

Le Président (M. Leitão) : ...

Mme Nichols : Oui, merci. Oui,

c'est vrai que c'est peu. C'est vrai que c'est peu. Dernièrement, il y a eu toute la crise aussi au niveau de la question de la crise du logement au Nunavik ou en milieu autochtone,

puis évidemment, là, on n'en a pas parlé, mais est-ce

qu'il y avait, là, des aspects particuliers sur lesquels la SHQ va se pencher?

M. Bernier (Jean-Pascal) :

Bien, au niveau du Nunavik, on fait quand même beaucoup d'investissements, là, annuellement. C'est prévu, ces investissements-là, dans le fond, dans le cadre de la Convention, là, de la Baie James et du

Nord-du-Québec. On avait soumis, là, suite à la dernière audition, dans le fond,

la planification qui était prévue de nos

constructions dans le Nord. Il y a 132 logements, là, qui devaient être

construits. Ils sont en cours de construction. On est en train, là, de

livrer cette année les 80, là, derniers. Ça va se terminer en 2022. Et on

ajoute une année, dans le fond, de planification parce

qu'on démarre, là, la négociation de la prochaine entente avec la planification des prochaines constructions. Donc, le fait de prolonger

l'entente actuelle d'un an, là, ça va permettre de construire 70 logements de plus.

Mme Nichols : Très bien, merci. Merci,

M. le Président.

Le Président (M. Leitão) : Très bien,

merci. Merci beaucoup. Alors, c'est déjà tout.

Avant de vous remercier, messieurs, mesdames ou

plutôt mesdames, messieurs, je veux quand même prendre un petit peu de temps

pour remercier Mme Paradis. Mme Paradis est avec nous, avec... du

service de recherche de l'Assemblée nationale, mais avec la CAP, la Commission

de l'administration publique, depuis déjà un certain nombre d'années. Et aujourd'hui

c'est sa dernière séance d'auditions publiques. Alors, au nom de la commission,

je tiens à vous remercier pour tout votre travail. Ce n'est pas fini, vous avez

encore... il y a encore ce

chapitre à compléter. Mais au nom de tous les collègues

et aussi des collègues qui ont siégé avant dans cette commission, de vous

remercier pour votre rigueur et votre soutien. C'est très, très apprécié.

Alors donc, c'est déjà tout. Je veux remercier

Mme Leclerc et son équipe, et aussi, bien sûr, M. Bernier et votre

équipe pour votre collaboration et votre participation à cette audition. Alors,

c'est déjà tout.

Je va

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAP 2021-11-30
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cap-42-2 journal-debats CAP-211130
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier98815d8c49803cd07c6bfa45f619fe4b7559226d

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