Public Finance — 13 November 2014 (41st Legislature, 1st Session)
CFP 2014-11-13
Quebec — Committees
Donc, comment
voit-il l'autonomie ou l'indépendance des directions des CSSS, par exemple,
pour changer le personnel en fonction
des périodes, là, de... la période, mettons, de la grippe ou des choses comme
ça, dans nos établissements de santé?
Comment le ministre voit l'autonomie de nos directions générales pour faire
face à ces moments-là?
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le ministre.
Coiteux : Ah! M. le Président, l'autonomie va être totale quant à la
gestion des fluctuations de cette nature-là, pour autant que, sur l'ensemble de
la période considérée, on respecte la cible d'effectifs pour la moyenne de la
période.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte :
Oui. Exemple, puis là on ne souhaite pas ça, mais, moi, chez nous, là, on a eu,
là, des rumeurs, là, de cas d'Ebola,
par exemple, là. Donc, dans des situations comme ça, je comprends que de dire
que, sur la période ciblée, il faut respecter le nombre d'effectifs,
mais en santé, c'est quand même la vie des gens, ce n'est pas comme un autre ministère. Comment le ministre peut nous dire que,
pour une période x, même s'il arrive une pandémie ou autre, bien, on va
respecter le nombre d'effectifs?
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le ministre.
Coiteux : C'est toujours possible, là, qu'il y ait des événements
qu'on n'espère pas, hein, qu'on ne veut pas voir se produire, mais qu'il y ait des événements imprévus, urgents, qui
vont nécessiter une hausse des effectifs, là, pour des questions de
santé publique, ce que vous invoquez ici. Alors, bien entendu qu'on va
s'adapter à ces situations. Et d'ailleurs le
projet de loi permet de procéder par dérogation, comme ça se fait actuellement
dans l'ensemble des ministères et des
organismes de la fonction publique. Donc, ça ne fera pas exception, on va parer
à la situation comme on le fait actuellement.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député.
Turcotte :
Bon, dans un autre cas où... encore, vous allez dire que j'ai beaucoup de
choses dans ma circonscription, mais effectivement ça bouge beaucoup.
Le Président (M. Bernier) :
...votre circonscription.
Turcotte :
Bon, on a des travaux d'agrandissement de l'hôpital, chez nous, l'Hôpital du
Haut-Richelieu. On agrandit de
42 % la superficie totale de l'hôpital. Donc, il y aura plus de lits, plus
de départements, donc il y aura nécessité d'avoir plus de personnel. Comment le ministre prévoit l'application de
cette loi-là quand il y a des agrandissements de ce genre-là dans nos
hôpitaux ou dans nos autres centres de santé?
Le Président (M. Bernier) :
Très bonne question. M. le ministre.
M. Coiteux :
Oui, c'est une excellente question, en effet. Alors, dans la mesure où il y a
des développements qui ont été autorisés, qui nécessitent des effectifs
qui ont été autorisés, ils seront autorisés.
Le Président (M. Bernier) :
Merci.
Turcotte : Dans le cas où les agrandissements n'ont pas été
encore autorisés, parce qu'il y a des projets sur la table, à moins que
le ministre nous dise qu'il n'y aura pas d'autre agrandissement d'annoncé ou de
prévu dans les prochains mois, du moins
durant l'application de cette loi-là, comment sa loi va pouvoir s'appliquer
dans le cas où il y aura des prochains agrandissements ou des nouveaux
services offerts dans nos établissements de santé?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux :
Bien, de un, il y a le principe de respecter l'enveloppe, mais cette
enveloppe-là tient compte des développements en cours et qui ont été
autorisés. Et, si on autorise la construction d'un nouvel hôpital au cours des prochains mois, bien, compte tenu des délais
normaux, soit dit en passant... Et je ne pense pas qu'il y ait un problème avec
le gel des effectifs jusqu'à la fin 2015‑2016;
ça prend un certain temps entre mettre un projet à l'étude, le faire passer en
planification, le faire passer en réalisation,
faire toute la construction. Donc, le cas de figure est important, celui que
vous soulevez, mais il va être
accommodé dans la mesure où effectivement ça fait
partie des plans
d'agrandissement qui sont en cours et autorisés.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député de Saint-Jean.
Turcotte : Merci,
M. le Président. Dans le cas où on a, par exemple, encore chez nous, des CHSLD
en PPP — donc,
c'est des partenariats public-privé — est-ce qu'ils sont inclus
dans ce projet de loi là?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
M. Coiteux : La réponse est oui.
Le Président (M. Bernier) :
M. le député.
Turcotte :
D'accord. Donc, dans le cas où il y a des... La règle pour l'augmentation
éventuelle, mettons, de lits va aussi s'appliquer dans ce cas-là, donc,
des nouveaux...
Le Président (M. Bernier) :
Arrivants.
Turcotte :
...si besoin est, il y aurait une dérogation si on doit augmenter le nombre de
lits dans ces CHSLD là?
Le Président (M. Bernier) :
Merci, M. le député. M. le ministre.
Coiteux : M. le Président, les dérogations ne sont jamais
automatiques, là, il faut qu'elles soient justifiées. Alors, je
répéterai que, lorsqu'on va attribuer l'enveloppe au réseau de la santé, il
tient compte de l'état actuel et du développement prévu au cours de la période
et autorisé.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député.
Turcotte :
Dans le cas où des CSSS font l'achat de... ou utilisent des lits en ressources
intermédiaires ou, dans d'autres
établissements, on en a souvent dans des résidences de personnes âgées, par
exemple, est-ce qu'il y aura aussi une
application de cette loi-là pour les ententes de service pour le personnel?
Parce qu'il y a quand même un lien avec les CSSS, donc, dans certains cas, c'est des employés du CSSS qui vont
offrir ces services-là dans ces ressources-là qui sont externes. Donc,
est-ce que le ministre peut nous répondre à la question, si ça va s'appliquer
pour ces ressources intermédiaires ou autres?
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le ministre.
M. Coiteux : On vise les employés de
l'État, pas les employés du secteur extérieur à l'État. Donc, non.
Turcotte : Ça, j'ai
compris ça.
Coiteux : Ceci dit, par contre, je rappelle qu'il y a une disposition
qui va empêcher qu'on recoure davantage dans le but explicite de
contourner le contrôle des effectifs.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député.
Turcotte :
Est-ce que la loi actuelle va aussi s'appliquer à la main-d'oeuvre indépendante
dans nos hôpitaux? En ce moment, il y
a quand même un pourcentage assez appréciable, je pourrais dire malheureusement,
de recours à la main-d'oeuvre
indépendante, donc à des agences d'infirmières, par exemple, ou des agences où
ils ont recours pour les préposés aux bénéficiaires, ou des employés
pour la salubrité. Donc, est-ce que le projet de loi va s'appliquer aux
travailleurs à la main-d'oeuvre indépendante?
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le ministre.
Coiteux : Il existe des contrats de services à l'heure actuelle, et la
seule question ici, c'est : Est-ce qu'on va recourir à de nouveaux contrats de services dans le but explicite de
contourner le gel des effectifs qui concerne nos employés à nous, comme
État? Oui, il y a des dispositions qui vont empêcher de contourner la loi.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le député, ça vous va?
Président (M. Bernier) : Donc, nous allons donc passer au paragraphe suivant, le paragraphe
n° 6 de l'article 2, et
je vous en fais lecture pour remémorer la chose : «6° les organismes
budgétaires et autres que budgétaires énumérés respectivement aux annexes 1 et 2 de la
Loi sur l'administration
financière (chapitre A-6.001), y compris les personnes qui y sont
énumérées.»
Donc, le paragraphe 6° de l'article 2, nous
sommes en discussion sur ce sujet. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Merci, M. le Président. La liste à l'annexe 1 et 2 est une liste
imposante du nombre d'organismes visés
par la loi. J'aimerais savoir du ministre : Est-ce
qu'il y a eu des consultations auprès de ces organismes et est-ce
qu'il y a eu des réactions suite justement à la volonté ministérielle de les
inclure à ce projet de loi là?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : Bien, il y a eu des consultations de tous les ministres et
des ministères qui sont responsables de ces organismes, qui eux-mêmes mènent leurs propres consultations au besoin.
D'autre part, comme vous savez, on a eu une période de consultation à laquelle, dans le fond, quiconque aurait
souhaité déposer un mémoire, s'il l'avait demandé, aurait été
certainement reçu.
Mme Poirier : D'accord. Donc,
il n'y a pas eu...
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée.
Poirier : Donc, il n'y a pas eu de consultation auprès,
directement, de ces organismes-là. Quand on parle, par exemple, je ne sais pas, moi, du commissaire à
la lutte à la corruption... Parce que, là, il s'agit de personnes nommées,
là, au-delà d'une organisation, là, donc ces
instances ou plutôt ces personnes-là, qui sont visées, je comprends, n'ont pas
été contactées pour connaître leur opinion sur le fait de les inclure ou pas
dans le projet de loi.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. M. le ministre.
Coiteux : Alors, tous ceux
qui sont déjà... dont le personnel est déjà nommé en vertu de la
Loi sur la
fonction publique, les effectifs sont déjà sous le contrôle du Trésor.
De toute façon, il y a des cibles d'effectifs qui sont déjà déterminées par le Trésor. En ce qui concerne les
autres, qui sont dans d'autres circonstances et qui sont inclus dans ces
listes ici, bien, les ministères qui sont
responsables de ces organismes ont été consultés, et, au besoin, ont peut-être
consulté certains d'entre eux.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée.
Poirier : Alors, puisque le ministre nous le précise, ces
organismes-là sont déjà sous le contrôle du Conseil du trésor, alors
pourquoi une loi pour les contrôler?
Le Président (M. Bernier) :
M. le ministre.
Coiteux : On a dressé la liste ici, alors nous n'allons pas les
exclure de l'application de cette loi — si elle est adoptée avec le concours de tout le monde ici. Alors, ils sont listés
ici pour que l'univers soit totalement explicite, clair, et précis, et net. Mais il y a déjà des cibles
d'effectifs, mais c'est parce que la loi prévoit d'autres dispositions
additionnelles, et donc il faut quand même décrire notre univers.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée.
Mme Poirier : Alors, pour
reprendre les paroles du ministre, je comprends que son univers, il en connaît
une partie, il y en a une
partie qu'il ne
connaît pas, mais, la
partie qu'il connaît, pourquoi les inclure dans une loi
puisque c'est déjà dans les
prérogatives du ministre et de son univers dans lequel il se situe
présentement? Alors, pourquoi venir dire à des gens dont il connaît déjà les effectifs, dont il connaît déjà les
paramètres en tant que tels, pourquoi venir les inclure dans un projet de loi pour lequel ils sont déjà
sous sa tutelle, ces organismes-là, en tant que tels, au niveau des effectifs?
Président (M. Bernier) : Merci. M. le ministre.
M. Coiteux :
Bien, c'est parce que le projet de loi ne s'arrête pas après l'article 2,
alinéa 6°. Il y a d'autres dispositions, il
y a des dispositions nouvelles dans ce projet de loi auxquelles on assujettit
l'ensemble de l'univers concerné, y
compris celle-ci, notamment le dénombrement, de façon plus régulière, et les
dispositions de planification aussi, et d'autres aspects de la loi, là,
qui sont ici.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. Mme la députée.
Poirier : Mais, puisque le ministre nous a dit tout à l'heure
qu'ils sont déjà inclus sous sa responsabilité, alors je comprends que,
le dénombrement, il l'a déjà, de ces organismes-là.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Ce n'est pas nécessairement les données qu'on a
actuellement, ce n'est pas nécessairement dans la fréquence qu'o