Health and Social Services — 14 May 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CSSS 2013-05-14
Quebec — Committees
(Quinze
heures cinquante-neuf minutes)
La Présidente (Mme Proulx) : À l'ordre, s'il vous plaît! Je déclare la séance
de la Commission de la santé et des services sociaux ouverte. Je
demanderais à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la
sonnerie de leurs téléphones cellulaires.
La commission est
réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 29,
Loi modifiant la
Loi sur Héma-Québec et sur le Comité d'hémovigilance.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. M. Roy (Bonaventure) est remplacé
par M. Pelletier (Rimouski) et M. Bergman (D'Arcy-McGee) par Mme Gaudreault
(Hull).
La Présidente (Mme
Proulx) : Merci. Lors de l'ajournement de nos travaux jeudi dernier,
nous en étions à l'étude de l'article 9. Je
vous rappelle aussi que l'étude de l'article 8 avait été suspendue. Donc, y
a-t-il d'autres interventions sur l'article 9? S'il n'y a pas d'autre
intervention sur l'article... Oui, M. le député de Jean-Talon.
Bolduc
(Jean-Talon) : …se remettre là-dedans, là.
M. Bolduc
(Jean-Talon) : ...paragraphe par paragraphe?
M. Hébert :
…même adopté avant la fin, mais vous avez...
M. Bolduc
(Jean-Talon) : Oui, c'est ça.
M. Hébert :
...préféré dormir dessus.
Une voix :
Oui, on a dormi dessus.
M. Bolduc (Jean-Talon) : C'est pour ça. Peut-être qu'on a beaucoup
travaillé, donc... Oui, c'est correct, madame. Pour moi, ça va être
correct.
La Présidente (Mme
Proulx) : Donc, il n'y a pas d'autre intervention sur l'article 9.
Alors, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 9 est
adopté?
La Présidente (Mme Proulx) : Merci.
L'article 9 est adopté. Je prends
maintenant en considération l'article 10 du projet de loi. M. le
ministre, la parole est à vous.
M. Hébert :
Alors, l'article 10 se lit comme suit :
L'intitulé de la
section VI de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin de «et des services».
Alors,
c'est simplement une modification de concordance puisqu'en vertu de ce que nous
avons adoptéprécédemment Héma-Québec
peut exécuter tout autre mandat connexe que lui confie le gouvernement, et ces
mandats peuvent être des services et non pas nécessairement des produits.
La Présidente (Mme
Proulx) : Merci, M. le ministre. Y a-t-il des interventions sur l'article
10? M. le député de Jean-Talon.
M. Bolduc
(Jean-Talon) : Oui. Peut-être avoir des exemples de la part
d'Héma-Québec, c'est quel type de services, là, pour qu'on puisse en énumérer
quelques-uns.
La Présidente (Mme
Proulx) : M. le ministre.
M. Hébert : …demander à M. De Serres
de venir à la table, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Proulx) : Oui. Alors, est-ce qu'il y a consentement pour permettre à
M. De Serres d'intervenir?
Des voix : Consentement.
La Présidente
(Mme Proulx) : Consentement.
Voulez-vous juste vous identifier, M. De Serres, s'il vous plaît?
M. De Serres (Jean) : Oui. Jean De
Serres, président d'Héma-Québec.
En termes de
services, il y a des services de laboratoire. Par exemple, Héma-Québec peut
fournir son expertise de laboratoire
à certains hôpitaux sur demande. Donc, je pense, c'est le principal service. Il
pourrait toujours y avoir de l'expertise, dans certains cas, qui est
disponible aux centres hospitaliers ou aux établissements du Québec, mais ceux
que j'ai en tête en premier, c'est vraiment le service de laboratoire
expertise.
La Présidente (Mme Proulx) : M. le
ministre.
M. Hébert : Oui. Et d'ailleurs, dans
l'article qui suit cet intitulé, il y a des dispositions concernant le prix de
certains services. Alors, par concordance, il fallait mettre dans le
titre que
c'étaient les produits et services qui étaient concernés par l'article en
question.
La Présidente (Mme Proulx) : Merci.
Y a-t-il d'autres interventions sur l'article 10? Mme la députée de Gatineau.
Vallée : Quels seront les
services qui seront offerts par Héma-Québec dans le cadre de la mise en place
de la banque de lait maternel? Quels services additionnels serez-vous amené à
offrir aux différents centres de santé ou établissements?
La Présidente (Mme Proulx) : M. De
Serres.
M. De
Serres (Jean) : En ce qui
concerne la banque de lait maternel, en fait, c'est un produit, ça va être le
lait maternel comme tel. Les services connexes qui entourent tous les produits,
c'est l'information médicale, donc l'information de soutien aux produits, mais,
comme tel, c'est un produit qui va être offert à ce moment-là.
La Présidente (Mme Proulx) : Mme la
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Vallée : Pardon. Donc, il n'y aura pas de service
additionnel en parallèle aux produits comme tel qui sera livré aux
établissements.
M. De Serres (Jean) : Oui, c'est
exact.
La Présidente
(Mme Proulx) : Alors,
c'était bien Mme la députée de Gatineau qui vient de faire l'intervention.
Y a-t-il d'autres interventions sur l'article 10? Alors, sinon, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 10 est adopté?
La Présidente (Mme Proulx) :
Article
10 adopté. Merci.
Je prends maintenant en considération l'article
11 du projet de loi. M. le ministre, la parole est à vous.
M. Hébert : Alors, l'article 11 se
lit comme suit :
Cette loi est modifiée par l'insertion, avant l'article
38, du suivant :
«37.1. Le
prix des produits ou services fournis par Héma-Québec aux établissements de
santé et de services sociaux est
acquitté en totalité par ces derniers. Toutefois, si le ministre l'estime opportun,
il peut l'acquitter directement, en tout ou en partie, selon les
modalités qu'il fixe.»
Alors, Mme la
Présidente, c'est un nouvel
article pour que, lorsque le ministre l'estime
opportun, on peut avoir une nouvelle
façon de faire les transactions financières en ce qui concerne le prix des
services qui sont fournis par Héma-Québec aux établissements de santé.
Plutôt que de demander aux établissements de payer Héma-Québec, on peut convenir à la source qu'il y a un
transfert de fonds qui est fait à Héma-Québec pour éviter des transactions
inutiles et simplifier les processus administratifs.
Alors, ça
nous permet donc de pouvoir s'ajuster aux différents modes et aux différentes
méthodes de facturation qui peuvent varier selon les produits puis en
fonction des pratiques qui sont déjà établies.
La Présidente (Mme Proulx) : Merci.
Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
de Santis : Je présume que,
quand Héma-Québec vend des produits ou des services à des établissements
de santé et services sociaux, Héma-Québec
sait c'est quoi, la contrepartie qu'Héma-Québec va recevoir. Alors,
maintenant qu'on ajoute cette deuxième phrase à 37.1, ça veut dire quoi
exactement, «selon les modalités» qui sont fixées par le ministre? Parce qu'ici Héma-Québec ne peut pas
négocier le prix ou la façon qu'Héma-Québec va être rémunérée, c'est le
ministre qui décide de son gré. Ça lui donne énormément de discrétion. Est-ce
que vous pouvez expliquer ça un petit peu?
La Présidente (Mme Proulx) : M. le
ministre.
Hébert : Déjà, Mme la
Présidente, ça varie selon les produits, puis je vais peut-être laisser Jean
compléter. En fait, on le fait déjà pour les produits sanguins. C'est le
ministère qui rembourse Héma-Québec en lieu et place des établissements. Pour le sang de cordon, le
ministère rembourse aussi les établissements qui commandent ces produits
à Héma-Québec. Il y a comme une chaîne.
Alors, les établissements paient, et le ministère rembourse. Pour la moelle
osseuse, lorsque les cellules sont achetées
hors Québec, c'est les établissements qui sont remboursés par le gouvernement
via le programme des services hors Québec, et on prévoit... Pour les
tissus, ils sont directement facturés par Héma-Québec aux établissements
utilisateurs.
Alors, il y a
différentes modalités. Déjà, ça existe, ces différentes modalités là, et là la
loi vient préciser en fait cette pratique qui a déjà cours avec
Héma-Québec au niveau de la facturation.
La Présidente (Mme Proulx) : Mme la
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de
Santis : Ma question plus
précisément touchait «selon les modalités qu'il fixe». C'est cette
phrase-là que j'aimerais mieux comprendre. Quand est-ce que ces modalités sont
fixées?
M. Hébert : Les modalités...
La Présidente (Mme Proulx) : M. le
ministre.
M. Hébert : Pardon, madame. Les
modalités, c'est la façon dont le paiement ou le transit financier se fait.
Est-ce que c'est directement l'établissement qui le fait? Est-ce que c'est
cette modalité-là, et le ministère rembourse l'établissement
ou encore est-ce qu'ils sont facturés à l'établissement, mais l'argent transite
directement du ministère vers Héma-Québec et est imputé aux
établissements? Donc, c'est juste une imputation budgétaire. Alors, c'est le
type de modalités, là, qui peuvent être utilisées, qui va varier d'un produit à
l'autre et d'une façon de faire à l'autre.
La Présidente (Mme Proulx) : Mme la
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de
Santis : La chose qui me
préoccupe, c'est quand je lis «selon les modalités qu'il fixe». Le ministre
peut décider qu'il va l'acquitter, mais
seulement dans six mois, ou dans 12 mois, ou dans 18 mois, ou selon une autre
façon de faire le paiement, même si
Héma-Québec s'attendait à recevoir l'argent sur une base différente. Alors,
c'est pour ça que je mets un focus sur ces mots-là.
La Présidente (Mme Proulx) : M. le
ministre.
Hébert : Bien, c'est parce
qu'il faut acquitter les factures dans l'année budgétaire où elles sont
données, là. Il y a des règles budgétaires.
Est-ce que c'est au début ou à la fin? Je pense que ça, c'est de la
comptabilité, là, je ne vois pas la difficulté. Je ne sais pas. Jean,
est-ce que vous avez...
La Présidente (Mme Proulx) : M. De
Serres.
M. De
Serres (Jean) : C'est sûr
qu'historiquement il n'y a jamais eu de difficulté là-dedans. Je parle, pour
moi, la modalité revient à savoir si l'hôpital paie la facture ou si le
ministère souhaite que l'hôpital la paie ou la paie pour l'hôpital. Donc, ça donne une flexibilité au ministère
d'avoir le mode de paiement le plus flexible. Mais je comprends votre
question.
La Présidente (Mme Proulx) : Mme la
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de
Santis : Je suis tout à fait
d'accord que la flexibilité devrait être là, et le ministre peut décider
de payer au lieu des établissements de santé et de services sociaux. Mais on va
au-delà de ça parce qu'on dit : «…selon les modalités [que le ministre]
fixe.» Et j'aimerais comprendre l'étendue de cela.
La Présidente (Mme Proulx) : M. le
ministre.
Hébert : En fait,
c'est : «…si le ministre l'estime opportun — d'abord — il peut l'acquitter directement, en
tout ou en partie, selon les modalités qu'il fixe.» C'est justement de
permettre ce qui se fait déjà puis qui n'était pas dans le cadre de la loi actuelle, c'est-à-dire que
le ministère acquitte directement auprès d'Héma-Québec les services qui
sont contractés par les établissements. Et les modalités… Ce qui vous
préoccupe, c'est le délai?
Mme de Santis : Non, ce n'est pas le
délai...
La Présidente (Mme Proulx) : Mme la
députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de Santis : Je m'excuse. Merci.
Non, si on arrêtait avant le mot «selon», je comprends tout à fait, le ministre
peut estimer opportun, c'est le ministre qui va acquitter directement en tout
ou en partie, O.K.? Avec ça, je suis tout à
fait d'accord. Mais on a ajouté à ça une certaine discrétion. La discrétion,
c'est «selon les modalités qu'il fixe». Et donc j'aimerais comprendre qu'est-ce que ça veut dire. Et, peut-être,
je me porte porte-parole d'Héma-Québec en posant cette question. Parce
que j'aimerais comprendre, dans la relation contractuelle entre le ministre ou
les établissements et Héma-Québec, qu'est-ce que ça peut changer.
La Présidente (Mme Proulx) : M. De
Serres.
M. De
Serres (Jean) : Si je peux
me permettre, là, une tentative de clarification, c'est que les… en fait, le
prix, les conditions sont déjà entendu