Labour and the Economy — 19 May 2016 (41st Legislature, 1st Session)
CET 2016-05-19
Quebec — Committees
«L'employeur transmet à la régie, pour information, la modification projetée et un compte rendu de cette
séance.»
Alors, ce que nous proposons avec notre amendement,
M. le Président, c'est, enfin, de faire trois choses :
1° de remplacer le deuxième alinéa par le
suivant, donc :
«22. À cette
fin, le comité de retraite doit convoquer les retraités à une séance d'information au cours de laquelle l'employeur doit faire part de la situation
financière du régime constatée dans l'évaluation actuarielle au 31 décembre 2015 — donc, on change la date, 2015 — de l'effort demandé aux retraités ainsi que
des motifs de la modification. Le comité
doit effectuer la convocation au moins 30 jours précédant la date de cette
séance d'information et joindre à cette convocation une copie de la modification projetée ainsi que [de] l'avis
prévu au premier alinéa de l'article 113.1 de la
Loi sur les
régimes complémentaires de retraite» — donc, on ajoute ici
l'article 113... la référence à l'article 113.1;
2° par l'insertion, après le deuxième alinéa, du
suivant :
«À cette occasion, il doit être permis aux
retraités de faire connaître à l'employeur leurs commentaires sur la
modification projetée et de lui soumettre toute proposition portant sur la
formule d'indexation automatique de leur rente.»; et finalement
3°, par le remplacement, dans le troisième
alinéa, de «régie» par «Retraite Québec».
Alors, cet
amendement, M. le Président, vise à permettre aux retraités de faire connaître
à l'occasion de la séance d'information leurs commentaires sur la
modification projetée et, s'ils le souhaitent, soumettre des propositions de modification à la formule d'indexation automatique
de leur rente. À cet effet, il prévoit que les retraités doivent obtenir
une copie de la modification projetée au moins 30 jours avant la séance
d'information et, si le comité est informé de la formation d'une association, les coordonnées de cette association afin
de communiquer, s'ils le souhaitent, avec celle-ci.
À la suite de
la loi regroupant la commission des régimes de retraite et de l'assurance et la
Régie des rentes du Québec, le nom «régie» est bien sûr remplacé par
celui de «Retraite Québec». Voilà.
Le Président (M. Hardy) : Merci, M.
le ministre. Est-ce qu'il y a des interventions sur l'amendement proposé à l'article 22?
M. le député de Beauharnois?
Le Président (M. Hardy) : M. le
député des Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard : Merci, M. le
Président. Je tiens, moi aussi, à saluer l'ouverture de l'équipe ministérielle
à l'amendement, là, parce que, oui, c'est
important. On reprend essentiellement, là, qu'est-ce que j'avais amené
comme idée. Moi, c'était une réunion, puis
après ça il y avait un délai de 30 jours, mais là, lorsque les retraités
vont recevoir la convocation, ils
vont déjà être au courant, donc ça leur donne 30 jours pour réfléchir à
des propositions et ça évite d'avoir une réunion de plus. Donc, encore
une fois merci. Merci pour les retraités, M. le ministre.
Président (M. Hardy) : Merci, M. le député. Est-ce qu'il y a d'autres
interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder
à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 22 est adopté?
Le Président (M. Hardy) : Adopté. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions sur l'article 22 tel qu'amendé? Il n'y en
a pas. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 22, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Hardy) : Adopté. On
va aller au prochain article, qui est à l'article 41. M. le ministre.
Leitão : M. le Président, nous proposons un amendement, l'article 22.1.
Le 22.1 et le 22.2, ces deux-là
avaient été suspendus aussi. Il me semble que c'est...
Leitão : C'est essentiellement technique, puisqu'on avait suspendu 22, donc, presque automatiquement,
on devait aussi suspendre 22.1 et 22.2. Maintenant qu'on a fait 22...
Le Président (M. Hardy) : Là, on va
faire 22.1?
M. Leitão : Je pense qu'on... c'est
Président (M. Hardy) : M. le ministre.
M. Leitão :
Alors, à 22.1, il est proposé d'insérer, après l'article 22, tel qu'amendé,
du projet de loi n° 75, le suivant :
«22.1.
Lorsque la modification, la suspension ou l'abolition de [toutes]
prestations en application de l'article
18, pour réduire le coût d'un régime visé à l'article 17 en pourcentage
égal ou inférieur à 21 % de la masse salariale des participants actifs ou à cette limite majorée, représente plus de
7,5 % du passif des participants actifs établi au 31 décembre 2015, l'employeur et les
participants actifs peuvent convenir de limiter la restructuration du régime à
l'égard de ces participants à 7,5 % du
passif des participants actifs ou à un pourcentage plus élevé convenu entre les
deux parties.»
Alors,
cet amendement vise à limiter, en fin de compte, la réduction des droits des
participants actifs à un minimum de
7,5 % du passif de leurs droits ou à un pourcentage plus élevé convenu
entre employeur et les participants actifs.
Le Président (M.
Hardy) : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres interventions? M. le député
de Beauharnois.
M. Leclair : Merci, M. le Président. Alors, tout d'abord, je salue les collègues,
pour ma première prise de parole aujourd'hui, puis les gens qui nous
accompagnent.
Juste
ici, à l'article 22.1 qu'on ajoute, cet article-là, je voudrais savoir ça
touche à combien de groupes spécifiques, ça. J'imagine, là, c'est pour
pallier à certains calculs qu'on voit, là, qui vont dépasser.
Le Président (M.
Hardy) : M. le ministre.
M. Leitão :
M. Montour, oui.
M. Montour
(Michel) : En fait, il y a trois groupes...
Le Président (M.
Hardy) : Ça me prendrait... Excusez-moi, ça me prendrait un
consentement que...
M. Leclair :
Consentement.
Le Président (M.
Hardy) : Il faut que vous donniez votre nom et votre titre, s'il vous
plaît.
M. Montour (Michel) :
Oui. Bon, Michel Montour, directeur des régimes complémentaires de retraite à
Retraite Québec.
Alors, oui, si on se
souvient, lors de la consultation publique particulière, il y avait trois
universités qui nous demandaient, là... Ils
allaient chacun de leur recette pour moduler, là, le 21 %, et donc ça
devenait difficile à gérer, mais ils avaient tous un même but, ces
universités-là, ils disaient que, dans le fond... et les syndicats, les
intervenants, c'est qu'il y a des... ils
voulaient un outil de négociation supplémentaire. Alors, ça, ça permet, au lieu
d'y aller à la pièce, de donner le
même outil à tout le monde qui le demandait, c'est-à-dire un outil de
négociation assez performant, c'est-à-dire qu'ils peuvent convenir de limiter les droits, s'ils le veulent, par
entente. Et on verra aussi à l'autre
article la conséquence sur
l'employeur. Et ça touche donc les universités de Laval, Bishop's, deux régimes
de Laval, un régime de Bishop's, pour répondre à la question.
M. Leclair :
Ça va, M. le Président.
Le Président (M.
Hardy) : Ça va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur
l'article 22.1? M. le député des Chutes-de-la-Chaudière? Tout est beau?
M. Picard :
C'est beau.
Président (M. Hardy) : Pas
d'intervention? Merci. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 22.1
est adopté?
Le Président (M.
Hardy) : Donc, le nouvel
article 22.1 est adopté. Nous allons maintenant
à l'article 22.2.
M. Leitão :
22.2. Alors, nous proposons d'insérer, après 22.1 du projet de loi, l'amendement
qui stipule... le suivant :
«22.2. Lorsque la
restructuration d'un régime de retraite est limitée à l'égard des participants
actifs en application de l'article 22.1, la part du déficit actuariel technique de
capitalisation que peuvent assumer ces participants ne peut être
supérieure à 7,5 % du passif des participants actifs ou à un pourcentage
plus élevé convenu entre les deux parties.»
Alors, cet amendement
est en lien avec le précédent, avec l'article 22.1. Il prévoit que la part
du déficit que peuvent assumer les participants actifs ne peut être supérieure
à 7,5 % de leur passif ou un pourcentage plus élevé, mais seulement si
convenu avec l'employeur.
Le Président (M.
Hardy) : Merci. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le député de
Beauharnois.
M. Leclair : Merci, M. le
Président. Alors, bien entendu, ici, là, on semble vouloir, à 22.2, protéger un
peu plus l'employeur. Quand je dis
«protéger», là, c'est juste de venir recadrer, parce qu'on lui donne la chance
aussi d'étirer ce remboursement-là sur une période de 25 ans, puis
il pourrait même le consolider si les fonds existent.
Mais
j'aimerais peut-être si M. Montour ou M. le ministre voudraient nous donner un
exemple concret, là, d'une situation, même si elle n'est pas réelle,
juste pour qu'on comprenne bien ici la différence lorsqu'on plafonne la limite
à 7,5 % par rapport à une masse salariale qui pourrait être à 23 %,
au lieu dudit 22, juste pour qu'on comprenne bien la situation, s'il vous
plaît.
Le Président (M. Hardy) : M.
Montour.
M. Montour (Michel) : Alors, en
fait, le 21 % avec les modulations déjà prévues dans la loi, là, selon
l'âge et la prédominance féminine, ça, c'est
le déclencheur à savoir si la restructuration est obligatoire ou non. Donc, ça,
on ne vient pas toucher à ça. Donc, ceux qui avaient à se restructurer ont
encore à se restructurer.
Par contre,
il y a des gens qui nous ont soulevé... Par exemple, une université qui... les
droits des participants, si on ne
donne pas d'outil de négociation, peuvent être coupés jusqu'à 19 % de la
valeur de leurs droits. Donc, si un participant a, disons, 20 ans
de service, ça vaut 100 000 $, bien, pratiquement, il perdait presque
19 000 $ si on... Là, on donne la possibilité, ce que font ces
articles-là, donc ça ne touche pas au 21, parce que ces pourcentages-là,
7,5 %, sont en pourcentage de ses
droits, et non pas de la masse salariale. C'est un autre outil. Et là ce qu'on
dit, c'est qu'ils peuvent limiter les
droits, ça, c'est à 21, ils peuvent, s'ils s'entendent, limiter la coupure des
participants actifs à 7,5 % ou quelque
chose entre 7,5 % puis, dans mon exemple, 19 %, et ce que 22.2 fait,
il dit : Bien, si tout le monde s'entend, à ce moment-là la contrepartie, c'est... On ne veut pas taxer
indûment l'employeur non plus, donc on lui permet, seulement pour cette portion-là qui est exemptée, s'ils choisissent de
le faire par négociation, de payer ce déficit-là que ça a créé,
supplémentaire, sur 25 ans et non 15 ans. Donc, ça ne fait que
d'avoir une balance entre les deux parties.
Président (M. Hardy) : M. le député de Beauharnois, tout est beau? M.
le député de Chutes-de-la-Chaudière.
M. Picard : C'est beau. M. le
Président, si je ne vous demande pas... ça va aller.
Président (M. Hardy) :
Parfait. S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement
introduisant le nouvel
article 22.2 est adopté?
Le Président (M. Hardy) : Donc, le
nouvel
article 22.2 est adopté. M. le ministre, est-ce que nous allons à
votre
article 26.1?
Leitão : C'est ça, nous avons donc un autre amendement à déposer, à
l'article 26.1, donc un amendement qui suit, bien sûr,
l'article 26.
Alors, à 26.1 ce que nous suggérons de faire, c'est
le suivant : Insérer, après l'article 26 du projet de loi, le
suivant :
«26.1.
L'excédent d'actif d'un régime de retraite n'ayant pas à être restructuré en
application de l'article 17 est déterminé selon les règles prévues
au deuxième alinéa de l'article 26 sans égard à la période de service.»
Alors, cet
amendement est en lien avec l'article 15.1. Il prévoit comment s'établit
l'excédent d'actif lorsqu'un fonds de stabilisation n'a pas à être
constitué.
Le Président (M. Hardy) : Merci.
Est-ce qu'il y a des interventions sur cet
article 26.1?
M. Leclair : J'aimerais
peut-être juste, M. le Président...
Le Présid