Labour and the Economy — 18 February 2026 (43rd Legislature, 2nd Session)
CET 2026-02-18
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Accueil > Travaux parlementaires > Travaux des commissions > Journal des débats de la Commission de l'économie et du travail
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35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
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29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)
15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
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14e législature, 1re session (7 novembre 1916 - 22 décembre 1916)
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13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)
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12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)
12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)
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11e législature, 4e session (3 mars 1908 - 25 avril 1908)
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Journal des débats de la Commission de l'économie et du travail
Version préliminaire
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43 e législature, 2 e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mercredi 18 février 2026
Vol. 48 N° 16
Étude détaillée du projet de loi n° 3, Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses associations en milieu de travail
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
14 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h 30
18 h
Journal des débats
11 h (version non révisée)
(Onze heures vingt et une minutes)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission de l'économie et du travail ouverte. Merci de prendre quelques
secondes pour éteindre vos sonneries d'appareils électroniques, s'il vous
plaît.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 3,
Loi visant à améliorer la transparence, la gouvernance et le processus
démocratique de diverses associations en milieu de travail.
Mme la secrétaire, est-ce qu'il y a des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme McGraw (Notre-Dame-de-Grâce) est remplacée par Mme Prass
(D'Arcy-McGee); MmeRotiroti
(Jeanne-Mance—Viger) par Mme Dufour
(Mille-Îles) et M. Fontecilla (Laurier-Dorion) par M. Leduc
(Hochelaga-Maisonneuve).
Le Président (M. Allaire) : Merci,
Mme la secrétaire. Si vous vous souvenez, lors de l'ajournement d'hier, nous
avions fini le Bboc Démocratie. Nous étions donc rendus au bloc... Non, nous
avons...
Le Président (M. Allaire) : ...on
finit le... le bloc gouvernance, c'est ça. Nous sommes rendus au bloc
Démocratie. Merci de me ramener à l'ordre. Ça part bien.
Dans les discussions qu'on a eues, de
façon peut-être un peu informelle entre, entre autres, le député d'Hochelaga-Maisonneuve
et le ministre, là, et vous aviez évoqué la possibilité de... de nous donner un
portrait peut-être plus global de votre vision, M. le ministre, par rapport à
ce bloc-là en particulier. Donc, je vais, avant d'arriver à l'article 7 et
de vous céder la parole, j'aimerais que vous peut-être nous introduisiez sur
votre vision par rapport au bloc Démocratie. Donc, je vous cède la parole.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. Alors, rebienvenue ce matin. Vous savez que c'est un projet de loi
qui concerne la transparence, la gouvernance et la démocratie. Et la
transparence, le bloc est complété. Ça concernait les états financiers ainsi
que le rapport sur l'utilisation des ressources financières. Le bloc Gouvernance
est aussi complété, ça concernait essentiellement l'encadrement des processus
de vote.
Et le troisième bloc que... qui nous
concerne maintenant, c'est la démocratie. Et essentiellement on a fait un
certain nombre de... d'amendements suite aux consultations particulières et on
s'est attardé beaucoup à la définition et à l'application, donc définition plus
précise, application plus simple. Sur la définition de la cotisation
facultative, ça a été revu substantiellement afin de faciliter l'application,
clarifier la portée. Et je le répète, c'est suite aux commentaires qu'on a
entendus ici des groupes qui sont venus, ainsi que de vous, collègues, autour
de la table. Donc, on circonscrit les activités relevant de la cotisation
facultative en deux catégories plutôt que quatre catégories.
Donc, la première catégorie, c'est les
contestations juridiques ou la participation à des contestations, y compris les
recours constitutionnels. On avait un libellé, là, validité,
constitutionnalité, donc sauf... et là ça l'exclut de l'activité facultative,
sauf quand c'est dans un contexte où on représente un salarié dans le cadre de
l'application de la convention collective de travail ou de ce qui en tient
lieu, de même que quand c'est une contestation invoquée en défense. Donc, ça,
je l'ai entendu souvent, il n'y aura pas dans... il n'y aura pas de...
d'intégration dans ce qu'on appelle l'activité qui relève de la cotisation
facultative. Ça, c'est la première catégorie. On va pouvoir en parler, mais
c'est relativement simple : Si tu veux contester, puis c'est dans un
contexte de représentation ou de défense, il n'y a aucun enjeu. Puis, je
reviens à la base de ce qui est facultatif, c'est de ne pas... de museler, ce
n'est pas d'interdire, ce n'est pas d'empêcher, ce n'est de permettre. Mais,
après avoir obtenu l'aval des travailleurs, on le dit, je vais en parler un
petit peu plus tard., c'est ce que nous budgétons, et les travailleurs peuvent
se prononcer sur cette activité-là.
Donc, la deuxième catégorie, c'est une
campagne de publicité qui n'est pas exclusivement destinée aux membres ainsi
que toute participation à un mouvement social, quand ça ne vise pas un sujet
lié à la convention collective de travail des salariés qui sont représentés, ou
de ce qui tient lieu de convention collective de travail, ça, c'est un libellé
qui est classique.
Donc, il y a deux catégories : un,
c'est contestation, d'autre, c'est... l'autre, c'est social, publicitaire puis
politique. Mais, dans tous les cas, c'est dans un contexte où tu ne représentes
pas ou tu ne défends pas en vertu de ta convention collective de travail. Bon.
Pour moi c'est simple, on a été plusieurs
à travailler pour que ce soit très simple. Je sais que certains peuvent vouloir
générer de la confusion, mais je le dis puis je suis content de le dire à micro
ouvert parce que c'est ça notre intention, que ce soit précis et facile à
appliquer.
Deuxième élément. J'ai trois éléments sur
lesquels j'aimerais m'exprimer...
M. Boulet : ...c'est clarifier
la portée de la cotisation facultative pour en faciliter l'application. Bon, la
définition est précisée de plusieurs façons. Puis là je vais donner trois cas,
là, mais les dépenses liées à la réalisation des activités financées par la
cotisation facultative, notamment les salaires, les honoraires, frais
d'hébergement, de déplacement, de repas, et les dépenses connexes doivent aussi
être couvertes par la cotisation facultative. Donc, il y a l'activité
facultative et les dépenses liées à la réalisation de l'activité. Je pense que
c'est assez simple pour l'application, parce que là, je ne suis plus dans la
définition, je suis dans l'application, la plus simple possible.
Autre élément, les activités liées aux
droits et obligations de formation, par exemple, les congrès, là, parce qu'on
m'en a parlé, ou d'administration du syndicat, c'est explicitement exclu de la
cotisation facultative. Ça, ça fait
partie de tes affaires syndicales, et il
n'est pas question de dire : On va budgéter. Bon, ils pourront le faire à
leur façon, là. Mais ce qui est important pour moi, c'est de dire que ça ne
relève pas d'une activité facultative. L'autre, la campagne de publicité
destinée uniquement aux membres et financée par la cotisation principale. Donc,
je pense qu'on a des lignes de démarcation qui font que c'est relativement
clair.
Bon, mon troisième pilier, là,
c'est : permettre certaines dépenses juridiques à partir de la cotisation
principale. Donc, le syndicat peut engager, à même la cotisation principale,
des dépenses liées à des contestations juridiques quand ça découle de son
devoir de représentation. Et on sait que, dans un contexte de rapport collectif
de travail, le syndicat a un monopole de représentation de la collectivité des
travailleurs, ce qui veut aussi dire chaque salarié pris individuellement.
Processus de vote. Bon, le projet de loi
prévoit que, si les dépenses effectuées avec la cotisation facultative
augmentent, en fait, il y a deux catégories. Si tu dis : C'est 50 000 $
dans la catégorie 1, Contestation, 50 000 $ dans la catégorie 2,
Publicité sociale et politique, il n'y a aucun nouveau vote qui est requis si
les dépenses pour une catégorie dépassent les prévisions budgétaires initiales,
tant que le montant qui a été autorisé par les salariés n'a pas été excédé. Donc,
si, par exemple, dans la catégorie 1, on a dépensé... on est à 25 000 $
puis, dans l'autre, on est à 75 000 $, il n'y a pas d'enjeu, on n'a
pas à voter. Ça fait que c'est un budget, mais qui est distingué, qui est
défini en deux compartiments? La première catégorie... Comme vous vous
souvenez, on avait quatre catégories. Maintenant, nous n'en avons que deux,
catégorie Contestation puis catégorie sociale, campagne de publicité puis le
politique.
• (11 h 30) •
Ça fait qu'en gros c'est ça. Il y aura des
cas de figure, ça me fera plaisir de répondre à des cas de figure en discutant
des articles un après l'autre. Évidemment, des fois, on aura à faire une
réflexion, mais nos lignes de démarcation sont relativement claires, donc. Puis
ce n'est pas compliqué. Ce qui est facultatif... ce qui est important de faire,
c'est d'informer, permettre aux travailleurs de s'exprimer, mais le facultatif,
il est défini, je pense, précisément, et l'application est relativement simple.
Tu présentes ça à ton assemblée annuelle, puis tu as deux... tu as deux
catégories, tu as deux compartiments puis tu expliques ce que tu as l'intention
de faire. Donc, c'est comme présenter un budget pour les activités qui relèvent
de la définition de cotisations facultatives. Donc, après ça, moi, je serais
prêt à passer à l'article 7.
Le Président (M. Allaire) : C'est
bien, sauf que là, puisqu'effectivement on n'était pas sur un article... mais,
par souci d'équité, je vais permettre aux collègues de réagir, s'ils le
souhaitent, pendant quelques minutes. Est-ce que vous souhaitez réagir ou on
tombe à l'article 7? M. le député de Saint-Jérôme, peut-être, pour commencer,
deux, trois minutes, max.
M. Chassin : Juste pour essayer de comprendre le sens ici, parce que,
dans le principe, moi, je suis tout à fait d'accord avec le fait que, quand on
est tenus...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) M. Chassin : ...puis par l'employeur même de cotiser à une association
de travailleurs, bien c'est parce qu'on a une obligation de défendre les
travailleurs, tous les travailleurs, c'est un peu le sens de la formule Rand. Puis
en même temps, justement, on y contribue par obligation. Possiblement qu'on est
content, peut-être qu'on le souhaite, mais si on ne l'est pas, on doit cotiser
quand même. Je ne sais pas si dans le sens... si pour le ministre, la forme Rand,
c'est, disons, un financement des négociations puis des représentations en
termes de relations de travail uniquement. Moi, je pense que ça se défend, parce
que c'est là-dessus que le juge Rand a rendu sa décision historique, n'est-ce
pas? En même temps, dans l'application... puis, moi, j'ai déjà écrit là-dessus
dans le passé avant d'être député, si je suis d'accord avec le principe dans l'application,
je pense que c'est plus simple que ça ne l'était, ce n'est toujours pas si
simple, d'après ce que j'ai entendu, mais... Alors, je vais essayer de voir,
là, si on peut trouver des façons d'améliorer la praticabilité disons, l'applicabilité
de tout ça. Mais il me semble que c'est encore assez difficile de distinguer ce
qui concerne, par exemple, des travailleurs puis des membres d'un syndicat à
titre de travailleur versus à
titre de citoyen. Il demeure un certain flou. Ça
fait que, là, je vais essayer de voir, mais j'annonce un peu mes couleurs, M. le
Président.
Le Président (M. Allaire) : C'est
bon. Parfait. Merci. Vous comprenez que ce n'est pas une période d'échange, là,
mais je vous permets de réagir. M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, vous avez
levé la main aussi? Allez-y.
M. Leduc : Oui, bien là, je voulais
demander au ministre de mettre en ligne ces amendements, mais on vient juste de
les recevoir. Donc, je le remercie. Là, j'ai compris qu'il réduisait, là, on va
le temps de l'analyser comme il faut, ce qui ne me semble pas clair pour moi,
puis on le verra peut-être plus tard, c'est qu'est-ce qui se passe avec les
budgets de la cotisation dite complémentaire ou... c'est quoi le terme, là,
facultative, s'il y a des surplus à la fin de l'année. Ils sont-tu reversés
dans le fonds au consolidé, il faut-tu qu'il y ait une espèce de fiction
administrative pour maintenir des surplus de ce sous budget-là pour l'année
prochaine? Ça fait que, encore une fois, le ministre n'arrête pas de prêter des
intentions en disant qu'on génère de la confusion, son projet de loi n'est pas
clair, est compliqué. Moi, je pose des questions, c'est ça, ma job, je n'amène
pas de la confusion, je veux voir comment ça va marcher. Ça fait que vous
pouvez être certains que je vais en poser des questions, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème. Parfait.
Non, ce n'est pas une période d'échange,
M. le ministre. On va échanger lors des articles.
Mme la députée des Mille-Îles, souhaitez-vous
intervenir ou on commence à l'article 7? Allez-y.
Mme Dufour : Bien, non, mais
j'aimerais avoir un peu de temps pour regarder, par contre, les articles, parce
que là, on vient de les avoir.
Le Président (M. Allaire) :
Les amendements, vous voulez dire.
Mme Dufour : Les amendements,
exactement, parce qu'on a regardé les articles originaux, mais là on change
complètement la nature de l'article 7.
Le Président (M. Allaire) : Parfait,
je n'ai pas de problème, on va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11 h 35)
(Reprise à 11 h 56)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. Tel que mentionné un peu plus tôt, M. le
ministre, je vous cède la parole pour lecture et commentaire de
l'article 7. Allez-y.
M. Boulet : Oui. Est-ce qu'on
peut avoir le consentement pour ne pas lire le texte original? Il y a un
amendement qui le définit bien, si ça vous va.
Le Président (M. Allaire) : Effectivement.
Avec consentement, on peut tout faire. J'ai votre consentement? Consentement.
Parfait. M. le ministre, allez-y. Donc, avec votre...
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Oui,
exact. Donc, M. le ministre, allez-y pour votre amendement.
M. Boulet : Oui, ça va
simplifier. Merci, M. le Président. Remplacer l'article 47.0.1 du Code du
travail, proposé par l'article 7 du projet de loi, par le suivant :
«47.0.1....
M. Boulet : ...lorsqu'elles
sont financées par des cotisations, les activités d'une association accréditée,
d'une union, d'une fédération ou d'une confédération à laquelle elle... est
affiliée ou appartient à une association accréditée, comprise dans les
catégories suivantes, doivent être financées exclusivement par les cotisations
facultatives :
«1° toute contestation dans une affaire
civile, administrative, pénale ou criminelle, du caractère opérant, de
l'application constitutionnelle ou de la validité d'une disposition d'une loi,
d'un règlement, d'un décret du gouvernement ou d'un arrêté ministériel ou toute
contribution à une telle contestation, incluant celle préalable à une telle
contestation, sauf lorsque cette contestation est faite dans le cadre de la
représentation d'un salarié en lien avec l'application de la convention
collective ou de ce qui en tient lieu ou lorsque cette contestation est
invoquée en défense;
«2° toute campagne de publicité, excluant
celle destinée exclusivement aux membres, ou toute participation à un mouvement
social, lorsque cette campagne de publicité ou ce mouvement social concerne, en
tout ou en
partie un sujet à caractère politique, une affaire visée au
paragraphe 1° ou un sujet non lié à la convention collective des salariés
représentés ou à ce qui en tient lieu.
«Ne sont pas visés par le
paragraphe 2° du premier alinéa les activités d'une association
accréditée, d'une union, d'une fédération ou d'une confédération à laquelle est
affiliée ou appartient une association accréditée qui concernent ses droits ou
ses obligations liées à sa formation ou à son administration.
«Si elles sont financées par des
cotisations, toutes les dépenses liées à la réalisation d'une activité visée au
paragraphe 1° ou 2° du premier alinéa, dont notamment les salaires, les
honoraires de services professionnels, les frais d'hébergement, de déplacement
ou de repas ou toute autre dépense connexe, doivent être financées par les
cotisations facultatives.»
Donc, dans mes commentaires, je mets
l'accent... j'attire votre attention au premier paragraphe à la cinquième
ligne, «sauf, sauf quand c'est fait dans le cadre de la représentation ou en
défense», comme j'ai mentionné un peu plus tôt. Le 2°, c'est la même affaire,
publicité sociale, «sujet non lié à la convention collective de travail». Et on
précise, à l'alinéa suivant, «quand c'est des activités qui concernent ses
droits ou ses obligations liées à la formation ou à son administration», ce
n'est pas visé. Puis enfin, ce qui est financé par les... des cotisations
facultatives, c'est les dépenses liées à la réalisation d'une activité, et là
on définit quelles sont ces dépenses-là.
• (12 heures) •
Donc, pour mes commentaires.
L'article
47.01 du Code du travail énumère les activités qui, lorsqu'elles sont financées
par des cotisations, le sont par des cotisations facultatives amendées afin de
fusionner les quatre catégories d'activités initialement prévues en deux
catégories qui ont, par ailleurs, été mieux définies. L'amendement introduit
également deux nouveaux alinéas afin d'en clarifier l'application, plus
particulièrement, ça comporte les modifications suivantes : au
paragraphe 1°, il y a deux exceptions à la première catégorie, c'est la
représentation en lien avec l'application de sa convention collective ou
invoquée en défense. Donc, il y a deux exceptions à la première catégorie quand
tu représentes et quand tu te défends. Moi, ça m'apparaît relativement simple,
mais, des fois, quand on veut garder ça simple, c'est la meilleure formulation
que nous vous soumettons. Puis, au paragraphe 2°, l'amendement regroupe, dans
la deuxième catégorie, certaines campagnes de publicité ou certaines
participations à un mouvement social qui faisait auparavant...
Haut de la page
12 h (version non révisé
e) M. Boulet : ...l'objet de deux
catégories distinctes. Donc, publicité, participation à un mouvement social
financé par les cotisations facultatives lorsqu'elles concernent un sujet à
caractère politique, une affaire visée dans la première catégorie, donc les
contestations, un sujet qui n'est pas lié à la convention collective ou
évidemment ce qui en tient lieu, c'est-à-dire une sentence arbitrale.
Deuxième alinéa est introduit par l'amendement
aux fins de l'interprétation de la catégorie concernant la participation à
certains mouvements sociaux ou des campagnes de publicité, donc, où on dit que
certaines activités n'ont pas à être financées par des cotisations facultatives
quand ça concerne les droits ou obligations de l'association liée à sa
formation ou à son administration.
Puis le troisième, ça précise, comme je l'ai
dit un peu plus tôt, que les dépenses inhérentes ou connexes à une activité
prévue à 1° ou 2° doivent être financées par les cotisations facultatives.
Donc, ce sont mes commentaires, M. le Président.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
Je rappelle qu'on est à l'article 7, qui a introduit 47.0.1, sur un
amendement, plus précisément, déposé par la
partie gouvernementale. Mme la
députée des Mille-Îles, la parole est à vous.
Mme Dufour : Oui, merci. J'ai
quelques questions que j'aimerais valider avec M. le ministre. D'abord, dans le
premier alinéa, lorsqu'on dit : «sauf lorsque cette contestation est faite
dans le cadre de la représentation d'un salarié», je le répète, là, je n'ai pas
une connaissance approfondie des conventions collectives ou du droit du
travail, mais est-ce que ça peut arriver que ce soient des contestations pour
défendre un groupe de salariés? Puis est-ce que c'est inclus dans ce qu'on
appelle un salarié?
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Boulet : Oui, ça arrive.
Par exemple, le cas classique, c'est un grief d'interprétation ou d'application.
Un grief, c'est quand tu as un problème d'interprétation ou d'application d'une
convention collective de travail. La convention, c'est la loi des parties. Et
si un grief qui est plaidé devant un arbitre qui fait
partie d'une liste
confectionnée par le comité consultatif du travail et de la main-d'oeuvre, il
peut y avoir une contestation de la validité constitutionnelle d'une loi. Et
ça, c'est permis et ça fait
partie d'une activité relevant de la cotisation
principale.
Mme Dufour : C'est ça, mais c'est
juste le fait qu'on dise «représentation d'un salarié». C'est ce que... ma
question : Est-ce que ça inclut d'un ou des salariés ou d'un groupe de
salariés?
M. Boulet : Oui, il peut y
avoir un des griefs. Les griefs sont généralement de nature individuelle, mais
ils peuvent être joints quand ils sont de même nature.
Mme Dufour : OK. Ça fait qu'il
suffit qu'il y en ait un, même si c'est dans un groupe pour que ça s'applique.
M. Boulet : Bien oui. Oui,
oui.
Mme Dufour : OK, parfait.
Petite question sur le deuxième alinéa. Bon, on parle d'une publicité excluant
celle destinée exclusivement aux membres. Je penserais, par exemple, le Jour de
la Terre, il y aurait une publicité sur le Jour de la Terre. Là, ça, ça serait
facultatif. Puis ensuite, on dit : «ou un sujet qui est non lié à la
convention collective». Donc, un sujet lié à la convention collective, par
exemple, ça, ça serait dans la principale. Et là l'exemple que j'ai en tête, c'est
les négociations pour les professeurs qui avaient lieu, là... je ne suis plus certaine,
là, si c'était il y a un an ou deux. S'il y avait une publicité sur cette
convention collective là, à ce moment-là, ça, ça serait dans la principale.
M. Boulet : Exact.
Mme Dufour : OK.
M. Boulet : Vous avez très
bien compris.
Mme Dufour : Parfait. Donc,
il y a encore possibilité de contester.
M. Boulet : Bien oui, bien
oui.
Mme Dufour : OK. Parfait.
Dans le cas du quatrième paragraphe, on dit : «ne sont pas visés par le
paragraphe 2° les activités qui concernent ces droits ou ces obligations liées
à sa formation ou à son administration». Ici, on étudie le projet de loi n° 3, qui modifie substantiellement l'administration des
syndicats. Si je comprends bien, quelque chose, une activité ou une publicité
qui viendrait donc contester le projet de loi n° 3
serait admissible à la principale?
M. Boulet : Oui.
Mme Dufour : Parfait. Et ma
dernière question...
M. Boulet : Je n'ai pas besoin
d'être ici, hein? Elle a tout compris.
Mme Dufour : Mais ma dernière
question, là, vous allez devoir m'expliquer davantage. Quand on parle des
dépenses liées à la réalisation d'une activité, notamment les salaires, on se
dit que si c'est financé par des cotisations, tout ce qui est par les...
Mme Dufour : ...les
cotisations, là, facultatives, là, je comprends, ça doit être comme, disons,
comptabilisé séparément de ce qui est les activités principales. Jusque là, ça
a l'air simple, mais un exemple concret : on a une personne qui, dans son
quotidien, travaille sur le courant dans un syndicat, puis a à placer... fait
un appel pour du placement média pour une campagne facultative. Elle prend
10 minutes à appeler un média pour placer la publicité puis elle repart
dans ses tâches quotidiennes. Comment exactement c'est supposé de s'opérer?
Parce que tu sais, dans le... écrit de même, ça a l'air simple, là, mais moi,
je pense que ça a l'air... c'est pas mal plus difficile, là.
M. Boulet : Bien, c'est
sûr que si on prend des cas extrêmes ou des cas excessifs, c'est sûr que c'est
d'aller dans un certain détail, mais dans le fond, c'est une gestion par projet
qui se fait généralement, là, s'il y a une manifestation pour l'environnement
puis qu'on dit c'est du facultatif. Les honoraires et les coûts de réalisation,
ça fait
partie de la cotisation facultative. On le fait d'ailleurs déjà au
gouvernement. Ça se fait dans certains secteurs et c'est un budget. On n'ira
pas... il n'y a pas un travailleur... Puis je vais encore le dire, dans ce
projet de loi là, il n'y a pas d'ingérence gouvernementale, il n'y a pas de
reddition à faire à notre gouvernement. Les travailleurs n'iront pas dans ce
menu détail-là. Ils vont dire : C'est une manifestation qui... On leur a
présenté dans le budget, puis il y a un coût de projet, puis il n'y aura pas de
vérification si les coûts sont excédés et que ça excède plutôt les deux
catégories... Là, on va en reparler aux travailleurs. Mais je pense qu'il faut
y aller plus en fonction d'un coût de projet.
Mme Dufour : Mais on
comprend, tu sais, moi, j'ai été gestionnaire de projet bien des années, là.
J'avais un «time sheet», excusez-moi, le nom en français, là, je ne suis pas
certaine, là, mais tu sais, à chaque fois je passais...
M. Boulet : C'est des
feuilles de temps. Feuilles de temps. Des «time sheets» on en avait aussi.
Mme Dufour : ...Oui,
mais moi, j'avais une application, là. Une application où à chaque fois je
changeais de projet... Mais on s'entend, là, que des fois, oups! On passe un
5 minutes. Ah! j'ai oublié de le changer. Tu sais, de le noter sur une
feuille, là, ce n'est pas... c'est loin d'être simple.
M. Boulet : Ah! collègue, je
suis totalement d'accord avec vous, j'ai fait ma... Tu sais, aussi, quand je
travaillais dans un cabinet d'avocats où j'avais des feuilles de temps ou des
«time sheets» puis il fallait mettre tant de temps consacré à tel dossier puis
tant de temps... ça se fait, mais c'est, dans un cas comme celui-ci, ça va plus
être un coût global. D'ailleurs, ça n'aura pas à être détaillé, là, à la minute
près, là.
• (12 h 10) •
Mme Dufour : Peut-être
une question, excusez-moi, qui vient de me revenir, là. J'ai parlé de la
journée de la Terre tout à l'heure. Prenons l'exemple de la journée de la femme
ou la journée de l'environnement, où là, on s'intéresse particulièrement à des
éléments qui ont un impact sur les travailleurs, la femme particulièrement,
c'est quand même un grand pourcentage de travailleurs, qui sont sur les
15 syndicats. Certains syndicats, c'est presque à 80 % des femmes.
Est-ce qu'à ce moment-là, ce serait considéré facultatif ou... ou principal?
M. Boulet : Si ça
concerne la convention collective, un sujet soit d'application ou
d'interprétation, ce serait du principal, là. Il pourrait y avoir du cas par
cas, là, mais ça m'apparaîtrait du principal. C'est ma réponse.
Mme Dufour : OK. Donc,
s'il y a un élément dans la publicité qui fait référence aux conditions de
travail des travailleuses, là, à ce moment-là, c'est accessible, même si ça
dit... ce serait dans principal, mais ça dit : Bonne journée de la
femme...
M. Leduc : ...
Mme Dufour : Exactement.
M. Leduc : ...
M. Boulet : Oui, oui,
mais c'est un sujet lié à la convention collective, puis on ne se mettra pas à
découper... Ce qui me fait réaliser, je ne sais pas si ça peut être opportun,
j'ai quand même fait un petit inventaire des situations classiques, là, qui ont
été soulevées, vous dire simplement quelle est la nature de l'activité ou de
l'événement, puis vous dire principal ou facultatif. Je peux le faire pour bien
des éléments, plutôt qu'y aller au cas par cas. Puis je vais y aller...
Mme Dufour : Mais...
c'est bien, je vous remercie de la proposition, puis je suis sûre que les
collègues vont avoir de l'intérêt, mais je viens de donner un exemple où ça
peut être interprété d'une façon ou d'une autre. «Bonne journée de la femme!»,
facultatif. «Bonne journée de la femme, nous sommes là pour défendre votre
convention collective!», ah! là ça tombe principal. Vous voyez? Puis tous ces
cas-là, on peut les faire de façon différente...
Mme Dufour : ...journée de la
terre. Puis on s'assure que vos... votre convention protège la qualité de l'air
lors de votre travail. Pouf, principal.
M. Boulet : Mais c'est sûr
que, si la campagne vise en partie... ça peut être en tout ou en partie, là,
si, en partie, elle ne vise pas un sujet contenu dans la convention collective
ou lié à la convention collective de travail, c'est du facultatif, mais, quand
ça concerne l'application, quand c'est lié à la convention collective de
travail, c'est du principal. Il peut y avoir des cas où il y a un peu de
discussions, mais on va se fier aux syndicats. Puis il va y avoir dans son
budget, pour sa catégorie, sa deuxième catégorie, 50 000 $. Le reste,
allez fouiller, là, dans le menu détail. C'est plus de permettre à des
travailleurs de savoir, une fois par année, qu'est-ce qu'on a l'intention...
C'est hypersimple. Qu'est-ce qu'on a l'intention de faire qui n'est pas au
coeur de ta mission? Aussi simple que ça.
Mme Dufour : Bien, moi, je
vous dirais que ça... Sincèrement, à la lecture, ça n'a pas l'air si simple que
ça de l'appliquer. Et je peux imaginer 1 000, 1 000 cas d'éléments
qui arrivent en cours d'année qui ne sont pas nécessairement prévus ni dans un
ni dans autre... dans l'autre catégorie. On a, nous, des budgets comme députés
où on transfère d'un... Tu sais, par exemple, budget déplacement. On pense
qu'on va se déplacer tant de fois par année, mais... avec nos employés, mais
finalement, ah, le gouvernement a prorogé deux mois plus tard. Ça fait qu'il y a
moins de déplacements, on transfère cet argent-là dans une autre catégorie de
dépenses. Je peux imaginer que c'est quelque chose comme ça qui pourrait
arriver avec les syndicats.
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Boulet : Est-ce qu'on peut
suspendre deux minutes?
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème. On va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 14)
(Reprise à 12 h 20)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, je vous cède la
parole.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. Donc, suite aux questions de la collègue de Mille-Îles, ce qu'on va
faire, pour éviter les problèmes d'interprétation, parce que c'est du droit
nouveau, plutôt que de scinder facultatif et principal, quand une activité qui
comporte du facultatif, l'activité sera facultative, ça va éviter les problèmes
d'interprétation et ce sera beaucoup plus simple à appliquer et à comprendre.
Puis je donnerais suite à l'inventaire, si vous me permettez, là, lors d'un
certain nombre d'activités qui nous permettraient de mettre ça en lumière, ce
qui est du principal et du facultatif.
Je vais commencer par... Bon, je pense, ça
m'avait été posé, la question, participation au Comité consultatif du travail
et de la main-d'œuvre. C'est du principal. Participation à différents conseils
d'administration. Il y a beaucoup de paritarisme au Québec, notamment la CNESST
puis la Commission de la construction du Québec. C'est aussi du principal.
Participation à des mouvements sociaux non liés à la convention collective. Ça
peut être des conférences internationales, des manifestations de soutien à la
réforme du scrutin électoral, le conflit en Palestine. Tout ça, c'est permis,
mais ce serait une cotisation facultative. Participation à des mouvements
sociaux liés à la convention collective. L'exemple qu'on a trouvé, c'est la
manifestation pour l'augmentation du salaire minimum à Renaud-Bray. Parce qu'il
y a un impact, c'est lié à l'application de la convention collective, ce serait
du principal. S'il y a des campagnes publicitaires destinées uniquement aux
membres, peu importe le sujet, c'est une cotisation principale. Sur une
campagne publicitaire destinée au public lié à la convention collective, comme
par exemple le temps supplémentaire obligatoire, on a eu ces débats-là, ça
relève de la cotisation principale...
M. Boulet : ...j'en donne un
certain nombre, mais on pourra en discuter de d'autres si vous le souhaitez.
Participer à des consultations particulières d'un projet de loi quand le
syndicat est invité par le gouvernement, c'est de la cotisation principale.
Participation à un congrès syndical, c'est principale. Contestation de la Loi
sur la laïcité si c'est lié à l'application de la convention collective... puis
là j'ai... j'ai décidé que je ne nommais plus de syndicat, là, mais, vous le
savez, c'est de la cotisation principale. Contestation de la
Loi sur la laïcité
si ce n'est pas lié... Parce qu'il y a eu un cas, bien, en fait, où c'était lié
à l'application de la convention collective, la FAE, on connaît cette
fédération. Contestation de la
Loi sur la laïcité si ce n'est pas lié à
l'application de la convention collective... puis là je vais donner un exemple
qui n'est pas concret, qui n'est pas réel, mais par la FTQ-Construction, par
exemple, la réponse serait : Ça relève de la cotisation facultative.
Participer à des organismes paritaires gouvernementaux, la Commission des
partenaires du marché du travail, le CCTM et autres, ça relève de la cotisation
principale. Donc, c'est les principaux que j'avais qui illustrent qu'il faut le
faire simplement puis il faut le mettre dans une des deux catégories avec un
budget. Puis on dit aux travailleurs : C'est ce qu'on a l'intention de
faire.
Le Président (M. Allaire) : Merci. Il y avait le député de Saint-Jérôme. Allez-y.
M. Chassin : ...un instant, mais, pour la participation, donc, par
exemple, à des instances paritaires où on parle davantage d'enjeux sociaux, à
ce moment-là, c'est peut-être plus le côté citoyen des syndiqués, c'est quand
même la principale dans ce cas-là?
M. Boulet : ...oui. Puis il y
a beaucoup d'exemples. C'est une bonne question, collègue. Tu sais, la
Commission des partenaires du marché du travail, ils vont s'intéresser à
l'intégration des personnes éloignées du marché de l'emploi, les personnes
judiciarisées, expérimentées, les jeunes, les personnes en situation de
handicap. C'est tous des sujets qui font
partie de la compétence de la
Commission des partenaires du marché du travail. La Commission de la
construction du Québec, on nomme des personnes.
M. Chassin : La CNESST, le CA...
M. Boulet : CNESST, CCTM.
M. Chassin : Est-ce que... Est-ce que, dans le fond, la distinction,
c'est quand il y a des... Parce que le paritarisme, c'est parce qu'il y a des
employeurs de l'autre côté ou c'est une instance gouvernementale, c'est la
cotisation principale, mais, s'il n'y a que des groupes sociaux et des
syndicats, c'est la cotisation facultative?
M. Boulet : OK. Je ne suis
pas sûr que je comprends. Pouvez-vous me donner un exemple?
M. Chassin : L'alliance sociale, mettons, avec les fédérations
étudiantes et puis les syndicats, et puis là on débat aussi de questions
sociales, probablement les mêmes thèmes qu'à la CPMT, ou CCTM, ou CNESST, mais
pas avec des interlocuteurs gouvernementaux et patronaux. Ça fait que c'est les
mêmes thèmes mais pas dans le même forum, ça ne sera pas la même cotisation?
M. Boulet : Ça serait du
principal. C'est... Ça découle de la formation, de l'administration du
syndicat, là. Moi je ne vois pas d'enjeu.
M. Chassin : OK. Mais la formation comme dans le sens d'apprentissage ou
comme instituer un... «Formation», ça peut prêter à confusion, là. La
formation, c'est instituer quelque chose ou c'est apprendre quelque chose?
M. Boulet : C'est un terme
qui réfère aux activités de formation.
M. Chassin :
OK. D'apprentissage.
M. Boulet : Mais je comprends
votre question, parce que, moi, ma première lecture, c'est aussi l'instinct que
j'ai eu : Référez-vous à l'institution ou à la formation du syndicat?
C'est plus les activités de formation et d'administration du syndicat.
M. Chassin :
OK, je comprends.
Le Président (M. Allaire) : Ça
M. Chassin :
Oui.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : J'ai-tu bien
compris que la poursuite sur le PL 21 de la FAE, ça va être de la cotisation
principale?
M. Boulet : Bien, dans le...
oui, dans le libellé que nous avons, dans la mesure où c'est lié à
l'application de la convention collective de travail, ce serait
partie de la
cotisation principale.
M. Leduc : Mais vous avez
passé tous les derniers mois à utiliser cet exemple-là pour justifier votre
projet de loi.
M. Boulet : Non, non, on n'a
jamais justifié notre projet de
loi sur...
M. Leduc : Bien là, attendez. Voulez-vous
que je ressorte toutes vos déclarations?
M. Boulet : Ça a été... Oui,
oui, mais ça a été soulevé par les médias, puis je l'ai rapporté.
M. Leduc : Le petit vidéo que
vous aviez mis en ligne le jour avant du dépôt du PL...
Le Président (M. Allaire) :
Juste, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, laisser répondre le ministre.
M. Leduc : OK, bien, je veux
dire, allez-y, allez-y.
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre, allez-y. M. le ministre, allez-y.
M. Boulet : Bien, j'ai
répondu.
Le Président (M. Allaire) : Ah!
c'est bon. M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, poursuivez.
M. Leduc : J'ai... J'ai...
J'ai en tête très, très clairement, là, le petit vidéo que vous avez mis en
ligne le jour avant votre dépôt de votre PL, puis il y avait... en gros titre,
là, il y avait le voyage à Dubaï de Magali Picard, il y avait les trucs de
la... puis il y avait la poursuite de la FAE...
M. Leduc : ...puis là,
finalement... puis, je veux dire, c'est une bonne nouvelle, mais je suis
subjugué, finalement, finalement, le PL n° 21, avec
la FAE, c'est correct, c'est du principal, ce n'est pas facultatif.
M. Boulet : Bien, c'est lié à
l'application de la convention collective de travail. Moi, c'est l'information
qu'on m'a donnée, mais eu égard à la FAE, c'était plutôt le vote de grève
auquel on référait constamment. Puis les contestations de validité
constitutionnelle de loi, ça, ça fait
partie du facultatif, quand ce n'est pas
lié à l'application de la convention collective de travail.
M. Leduc : Eh bien, OK.
Le Président (M. Allaire) :
Vous souhaitez poursuivre, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve?
M. Leduc : ...
Le Président (M. Allaire) : Effectivement,
on l'a reçu sur Greffier. Excusez-moi. M. le député de Saint-Jérôme, oui?
M. Chassin : Parce que c'est vrai qu'il y a peut-être des fois une
confusion des genres, mais ça pourrait être la cotisation principale. Mais,
dans l'autre salle, il est discuté d'interdire, de toute façon, cette
contestation-là. Ça fait que, même si c'est la principale, hein, finalement?
Le Président (M. Allaire) : Oui,
mais là...
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Effectivement,
là, je vous ramène ici. Donc, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, votre
amendement est à l'écran.
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Juste... je vous ramène, là, il y a beaucoup de bruit, on ne s'entend plus. Je
m'excuse. On peut suspendre les travaux quelques instants. On va suspendre les
travaux. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 28)
(Reprise à 12 h 32)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, nous allons reprendre les travaux. Avant de céder la parole au député
d'Hochelaga-Maisonneuve pour son sous-amendement, M. le ministre...
Haut de la page
12 h 30 (version non révisé
e) Le Président (M. Allaire) :
...est-ce que vous souhaitez apporter une précision?
M. Boulet : Oui, puis je veux
revenir là-dessus, là, puis j'ai donné des explications à mes collègues, j'essaie
de le faire de la façon la plus transparente possible. Dans le projet de loi
initial, c'eût été une activité qui relève de la cotisation facultative, alors
que là on a précisé que les deux exceptions. C'est pour ça qu'on a tenu compte
des consultations particulières, et c'est un projet de loi qui a évolué. Puis c'est
sûr que, quand je l'ai présenté, j'ai pu dire des affaires qui, tenant compte
de certains amendements, ne sont plus les mêmes réalités. Ça fait que c'est
important de le dire, c'est important de le dire, puis je suis quand même assez
fier de l'écrire de cette manière-là, parce que contester la
Loi sur la
laïcité, si c'est dans un contexte d'application de la convention collective de
travail, et c'était le cas pour la Fédération autonome de l'enseignement, n'eût
été ça, le risque constitutionnel, selon le projet de loi initial, aurait été
peut-être un peu plus grand. Et si c'est un syndicat, cependant, qui conteste
la validité constitutionnelle d'une loi comme celle-là, et là c'est un exemple
un peu... un peu particulier, mais c'est la FTQ-Construction, là c'est
totalement différent, là ça ne relèverait pas de l'application de la convention
collective et ce serait du facultatif. Donc, c'est la perspective d'évolution.
Et voilà, c'est...
M. Leduc : ...d'ordre public puis
faisant
partie des conventions collectives.
M. Boulet : Oui, c'est quoi...
C'est pour ça que je donnais l'exemple, tout à l'heure, des si tu plaides
devant un arbitre de griefs, puis tu soulèves par ce que tu représentes ou par
ce que tu défends, tu peux soulever... Puis vous le connaissez avec la
compétence élargie, bien, la compétence maintenant exclusive des arbitres suite
aux décisions de la Cour suprême du Canada, oui, c'est de la matière qui relève
de la cotisation principale.
Le Président (M. Allaire) : Ça
va? M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve, votre sous-amendement est à l'écran,
donc je vous cède la parole.
M. Leduc : Merci, merci, M. le
Président. Merci, M. le ministre, pour vos explications.
À l'article 47.0.1 de cette loi, tel
que modifié par l'amendement proposé à l'article 7 du projet de loi
proposé :
1° supprimer, dans le premier alinéa, les
mots «, d'une union, d'une fédération ou d'une confédération à laquelle est
affiliée ou appartient des associations accréditées»; et
2° supprimer, dans le deuxième alinéa, les
mots «, d'une union, d'une fédération ou d'une confédération à laquelle est affiliée
ou appartient une association accréditée».
Je m'explique. Bien sûr, moi, tout ce
volet-là, je mettrais au recyclage, sans grande surprise, vous connaissez ma
position. Cela étant dit, je cherche de voir quelle voie de passage je peux
avoir en matière d'applicabilité. Et tout le système du ministre, on peut le
comprendre, on peut se le rationaliser quand ça concerne une accréditation
locale, donc un syndicat local, mais, dès qu'on monte à d'autres paliers une union,
une fédération, une confédération, de penser qu'on peut commencer à aller
consulter l'ensemble des membres d'une fédération... D'ailleurs, ce n'est pas
défini dans les yeux du ministre, est-ce qu'on... est-ce que lui, il pense que
l'ensemble des membres d'une fédération, c'est les membres individuels ou c'est
les syndicats membres d'une fédération. Les fédérations, les confédérations
n'ont pas des assemblées annuelles. Je ne sais pas si la ministre connaît la
fréquence de tenue des congrès de, par exemple, la CSN et la FTQ.
Mais donc, moi, je pense que, s'il veut
rendre ça opérant, son projet de loi, à défaut d'avoir l'adhésion, mais, au
moins, que ça soit pour les sections locales et non pour les fédérations et
confédérations qui ne peuvent pas faire ce qu'on lui demande dans les articles
qu'on va traiter et qu'on traite aujourd'hui.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
M. le ministre.
(Consultation)
M. Boulet : Je vais donner une
réponse préliminaire, mais il n'y a pas de vote, on va le voir un peu plus loin,
pour les unions, fédérations, confédérations. Ce n'est qu'un devoir de
présentation et il n'y a pas de processus de vote. Parce que vous avez raison,
les membres, ils sont dans les... les membres, personnes, ils sont dans les
associations de salariés accrédités, mais il n'y a pas de vote. Puis ça, c'est
un autre élément, j'espère qu'il va contribuer à rassurer les unions, fédérations,
confédérations, il n'y a pas de vote.
M. Leduc : Et dans la liste
que vous faites, vous ne faites pas référence à ce qu'on appelle les... soit
les conseils centraux ou les conseils régionaux à la FTQ, qui est une instance,
donc, comme le nom le dit, régionale. Est-ce que c'est inclus, selon vous, dans
«union», «fédération»? Parce que ce n'est pas une fédération, à proprement
parler. Où est-ce qu'ils se ramassent, ces instances régionales là?
Le Président (M. Allaire) : On
va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 37)
(Reprise à 12 h 48)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. Simplement pour vous dire qu'il y a de
nouveaux amendements qui ont été déposés sur Greffier pour le bloc de... le
bloc final. Donc, M. le ministre, je vous cède la parole pour compléter vos
informations. La parole est à vous.
M. Boulet : Oui. En fait, une
réponse de fond puis, après ça, une réponse sur les amendements.
Donc, réponse de fond. Le Code du travail
ne s'intéresse pas à nos structures syndicales. Il réfère à l'association
accréditée, les unions, fédérations, confédérations. Donc, la FTQ a des
fédérations, les syndicats comme la CSQ puis les autres, ils ont des
fédérations, ils sont concernés, mais pas les autres. Comme vous faisiez
référence aux conseils centraux, ils ne sont pas visés. Mais de qui elle
relève, si c'est une fédération ou la centrale, il n'y aura pas de vote, ni
pour les unions, ni les fédérations, ni les confédérations. Le vote, c'est au
niveau des associations accréditées. Il va y avoir une présentation par la
centrale parce que le facultatif est surtout utilisé par la centrale ou la
fédération. Je pense, la FTQ, ils ont 10 ou 12 fédérations, là, mais chaque
syndicat a ses fédérations. Donc, ça va être appliqué comme ça, simplement.
Et ce que j'ai réalisé, puis peut-être que
c'est moi qui ne s'est pas bien fait comprendre, j'anticipais que tous les
amendements du bloc Démocratie soient déposés. Il en manque un. Les R-20, qui
sont l'article 12 et 17, ces amendements-là, on va les déposer quand on
sera rendus là parce qu'il va falloir les adapter. Ça, je pense qu'on se
comprend bien. Votre collègue me hoche de la tête. Ça fait qu'il manque un
amendement dans le bloc Démocratie. Et les amendements dans le bloc
transitoire, si vous souhaitez, on peut le déposer tout de suite, mais c'est...
Une voix : ...
M. Boulet : Ah! OK. Bon.
C'est ce que... OK. Voilà. C'est parfait.
Le Président (M. Allaire) : Voilà.
Ça va? M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
• (12 h 50) •
M. Leduc : OK. Bien, merci
pour le dépôt des amendements. Ça va faciliter le travail de tout le monde, je
pense.
Revenons sur le fond de la question. Vous
dites : On a... Ça ne concerne pas les fédérations et confédérations. Mais
pourquoi c'est écrit d'abord dans 47.0.1? Pourquoi vous les avez rajoutés là,
mais ils ne sont nulle part à 47.0.2, 47.0.3, 47.0.4 et 47.0.5?
M. Boulet : Bien, parce que
les sommes vont être transférées par le local, là où il y a la cotisation qui
est prélevée. Après ça, les sommes sont distribuées aux fédérations et à la
centrale, donc c'est pour ça qu'ils y apparaissent, là. Mais il n'y a pas
d'obligation de tenir un vote, là. Est-ce que je comprends bien votre question?
M. Leduc : Oui, mais votre
réponse me surprend, parce qu'on a eu plusieurs échanges là-dessus, ça ne
marche pas toutes pareilles, les cotisations syndicales. Vous vous rappelez, je
vous ai expliqué qu'il y a deux systèmes.
M. Boulet : Totalement. Puis
il n'y a pas deux syndicats qui ont les mêmes structures.
M. Leduc : Oui. Mais tous les
systèmes...
M. Boulet : Et c'est quoi,
votre question, précisément?
M. Leduc : Pourquoi vous
mettez «les manifestations, les publicités», etc.? Pourquoi vous concernez les
unions, fédérations et confédérations, si par la suite elles n'ont pas à
transmettre... le document explicatif, elles n'ont pas de vote au scrutin
secret et forcément elles n'auront pas d'infraction pénale? Pourquoi donc ils
sont dans 47.0.1 mais dans... pas les autres articles? Puis, remarquez, moi, je
suis content qu'ils ne soient pas dans les autres articles parce que c'est
inopérant. Mais que c'est qu'ils font dans 47.0.1, mais pas dans aucun autre
des autres qui découlent du 47.0.1?
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre.
M. Boulet : Bien, ils vont
devoir rendre accessible, on l'a vu dans transparence. Notamment, le rapport
sur l'utilisation des ressources financières, il y a le troisième volet qui est
ce qui est utilisé à
titre de cotisations syndicales. Et ça, ça s'applique aux
unions, fédérations, aux confédérations. Mais, je le répète, il n'y a pas
d'obligation de tenir un vote. Moi, c'est la réponse que je peux partager avec
vous. Et ça va apparaître là. Et c'est là que... Et ce rapport-là va être rendu
accessible, et les travailleurs vont pouvoir en prendre connaissance.
M. Leduc : Mais, à 47.0.2,
tantôt, là, on... on fait juste référence à «l'association accréditée qui
présente à ses membres, une fois par année, lors...
M. Leduc : ...en assemblée la
cotisation facultative dont ils entendent demander le prélèvement...
M. Boulet : ...ne comprends
pas votre question. J'imagine que vous souhaitez que les unions, puis ça, c'est
votre amendement, fédération, confédération soit exclue.
M. Leduc : Oui, c'est ça.
M. Boulet : De tout ce qui
concerne le volet cotisation principale et cotisations facultatives. C'est un
document explicatif qui est dans le rapport sur l'utilisation des ressources
financières et qui a déjà été adopté, où il y a le volet spécifique de la
cotisation facultative et le gros de la cotisation facultative, puis ce n'est
pas des pourcentages importants, là, comme on a dit hier, vous avez dit
1 % à 3 %, c'était plus de 3 % à 5 %, mais c'est utiliser,
c'est dépenser surtout dans les centrales, donc, et Union, fédérations,
confédération, donc c'est un document de présentation, donc on ne peut pas les
enlever, puis donner suite à votre amendement, sinon ça vient dénaturer
complètement le bloc de démocratie syndicale. C'est-à-dire que l'Union, la
Fédération, Confédération fait une contestation d'une loi qui n'a aucun rapport
avec la défense des droits des travailleurs et c'est fait par l'Union, la
fédération Confédération, et on ne le saurait pas, mais heureusement, on a le
filet de sécurité qui est le rapport sur l'utilisation des cotisations
syndicales. Puis je rappellerai aux collègues pour la FAE, c'est important de
dire : On parlait de la
Loi sur la laïcité, ce ne serait pas du
facultatif, mais ça apparaîtrait dans le rapport sur l'utilisation des
ressources financières où il y a un compartiment qui concerne les cotisations
principales et la cotisation facultative, là. Et, dans les états financiers, il
y a des rubriques aussi... on aurait un professionnel, parce qu'on a parlé
beaucoup des honoraires professionnels, là, qui étaient inhérents à cette
contestation-là. En gros, c'est ça, M. le Président, je pense que c'est
assez...
M. Leduc : Bien, là, c'est
moi qui est encore plus confus que je l'étais tantôt, là.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député.
M. Boulet : On va vous démêler
tranquillement.
M. Leduc : On va y arriver.
Vous dites qu'on a déjà voté sur le...
M. Boulet : On le fait depuis
le début, puis on le fait...
Une voix : ...
M. Boulet : OK, on peut-tu prendre
une petite pause, M. le Président?
Le Président (M. Allaire) : Il
n'y a pas de problème, on va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 12 h 54)
(Reprise à 12 h 59)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, nous allons reprendre les travaux, mais, compte tenu de l'heure, je vais
suspendre les travaux jusqu'à 15 heures. Bon dîner, tout le monde. À
tantôt.
(Suspension de la séance à 12 h 59)
Haut de la page
14 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 15 h 01)
Le Président (M. Allaire) : Alors
à l'ordre, s'il vous plaît! La Commission de l'économie et du travail reprend
ses travaux.
Nous poursuivons l'étude détaillée du
projet de loi n° 3, Loi visant à l'amélioration de la
transparence, la gouvernance et le processus démocratique de diverses
associations en milieu de travail.
Si vous vous souvenez, ce matin, lorsque
nous avons terminé, nous étions sur un sous-amendement déposé par le député d'Hochelaga-Maisonneuve,
mais les discussions se poursuivent et le ministre souhaite qu'on suspende
quelques instants. Donc, oui, allez-y, M. le ministre.
M. Boulet : Bon, évidemment,
là, on amorce le bloc gouvernance. J'ai donné des explications générales aux
questions de la collègue de Mille-Îles. On a bien répondu, ça m'apparaissait
clair. Après ça, j'ai reprécisé pour éviter un enjeu d'interprétation quand il
y avait une
partie de l'activité...
Haut de la page
15 h (version non révisé
e) M. Boulet : ...qui était du
ressort facultatif, une
partie du ressort principal. Il faut travailler en
équipe. On va y aller étape par étape. Puis moi, je n'ai pas peur, je pense qu'il
faut coopérer aussi pour les questions et les réponses. On fait ça pour les
travailleurs et les travailleuses puis pour la clarté pour les syndicats. Et là
je vais... j'ai fait préparer un... une page que je vais vous... que je veux
vous lire, tout à l'heure, pour les obligations spécifiques pour les centrales,
ne disons pas les unions, fédérations, confédérations, là, c'est les centrales.
C'est ça qui préoccupe beaucoup le député d'Hochelaga-Maisonneuve. Je vais
référer à leurs obligations spécifiques.
Puis, les autres structures, j'ai tous les
organigrammes de tous les syndicats, là, ça fait qu'il y en a que c'est hyper
complexe, mais le Code du travail ne s'intéresse pas aux structures. Puis donc,
ce qui n'est pas unions, fédérations, confédérations, il n'y a pas d'assujettissement
des obligations en vertu du PL trois, pour des raisons de simplicité, parce que
le code ne va pas dans ce menu détail là.
Et l'autre affaire qu'on vérifie,
collègue, c'est quand la maison-mère est à l'extérieur du Québec, comment ça va
s'appliquer. Parce que tout le Code du travail puis les lois du travail s'appliquent
aussi, mais ici, dans le cas particulier, les avocats travaillent là-dessus.
Puis, dès que j'aurai une réponse claire, parfois les réponses ne seront pas
totalement claires, mais soyons indulgents, c'est du droit nouveau. Puis il
faut s'assurer de cheminer de la façon la plus détendue possible, là, pour que ce
soit clair pour tout le monde, parce qu'on se fait écouter. Des fois, je vais
demander des suspensions pour ne pas donner des réponses qui ne sont pas le
plus claires possible.
Ceci dit, on n'aura jamais de loi à l'abri
complet de problèmes d'interprétation ou d'application. La langue française a
ses limites. Les lois, je n'en connais pas aucune, depuis que je pratique le
droit, qui est totalement à l'abri, qui est complètement immune aux questions d'interprétation
ou d'application, même après leur adoption. Alors, voilà, ça fait que c'est la
raison pour laquelle je demande une suspension, puis on en fera d'autres le cas
échéant, si besoin en est. Merci.
Le Président (M. Allaire) : Merci.
On va suspendre les travaux. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 05)
(Reprise à 15 h 10)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux, M. le ministre. Je vous cède la parole.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. Le Canada a gagné. Le Canada a gagné.
Une voix : ...
M. Boulet : Oui. Il a marqué
le troisième, hein, c'est... le président nous..
Le Président (M. Allaire) : On
a le droit d'exprimer notre fierté, là, aucun doute.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Oui, on est hot. On est off, mais on n'est pas off.
Une voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
Bien oui, l'émotion. Allez-y, M. le ministre.
M. Boulet : C'est tellement un
être émotif.
Le Président (M. Allaire) : À
peine.
M. Boulet : OK. Donc, revenir,
effectivement. Donc, puis on a répondu quand même à un certain nombre de cas de
figure. Il y aura des cas où ça peut être... ce sera un peu plus complexe,
mais, encore une fois, on va partager puis on va avancer tout le monde
ensemble. Puis, juste parce que la collègue de Mille-Îles n'a pas participé
nécessairement aux mêmes commissions parlementaires que nous, des fois, je vais
donner de l'information pour s'assurer qu'on soit tous sur la même longueur
d'onde, et ça nous permet de revoir nos notions nous aussi en même temps, ça
fait que c'est bénéfique pour tous.
Ça fait que deux sujets : obligations
pour la centrale, quand je dis centrale, c'est union, fédération,
confédération, puis le deuxième, c'est quand la maison-mère est à l'extérieur,
qui va être assez simple.
Donc, pour la centrale, il faut revenir à
47 du Code du travail, retenu syndical obligatoire, au troisième alinéa :
L'employeur est tenu de remettre mensuellement à l'association accréditée les
montants retenus puis un... un état indiquant le montant prélevé de chaque
salarié...
M. Boulet : ...le nom de
chaque. Ça va... donc le prélèvement, il se fait au niveau local. Ce n'est pas
certainement la centrale qui fait ça. Donc, le Code du travail ne prévoit pas
que l'employeur remet quelque somme que ce soit à une union, fédération,
confédération et non plus à des structures intermédiaires ou qui sont dans les
organigrammes des syndicats. L'association accréditée, si elle veut
effectuer des dépenses pour des activités visées par la cotisation facultative,
une des deux catégories, elle informe les salariés puis fait le vote, le vote
dont on a parlé ce matin sur le montant de la cotisation, le montant qu'elle
prévoit allouer, à
titre de cotisation facultative, puis la part de la
cotisation qu'elle prévoit, puis c'est dans le PL, transmettre à la centrale,
incluant celle concernant la cotisation facultative. Et donc, la conséquence ou
les conséquences pour la centrale... puis je sais qu'après ça, il y a du... tu
sais, après ça, c'est distribué ou partagé, mais le projet de loi vise l'union,
la confédération ou la fédération, encore une fois, je vais souvent utiliser
plus communément la centrale, il ne vise pas les conseils centraux ou les
autres structures syndicales. La centrale, elle, va devoir ajuster ses
pratiques afin de respecter les nouvelles règles qui sont... qu'elle spécifie à
chaque association accréditée... qu'elle spécifie à l'association accréditée la
portion de la cotisation facultative dont elle a besoin pour les activités
liées à la cotisation facultative qu'elle compte engager.
Deuxièmement, qu'elle engage des dépenses
liées à la cotisation facultative en fonction du total des cotisations
facultatives qu'elle reçoit de l'ensemble des associations accréditées
affiliées. Il y en a 8 400, collègue, au Québec, des accréditations
syndicales locales. Mais il y a des syndicats qui sont beaucoup plus présents,
là, comme la FTQ. Il y a à peu près 600 000 travailleurs syndiqués,
la CSN, 300 000, la FTQ, 225 000, mais il y a entre 1,6 et
1,8 million de travailleurs syndiqués au Québec, si on tient compte des
décrets de conventions collectives et de la loi R-20.
Donc, puis le troisième, et c'est ça qui
vous... qui vous préoccupe particulièrement, qu'elle rende accessibles aux
salariés, comme j'ai dit ce matin, dans le rapport annuel sur l'utilisation des
ressources financières, les informations relatives aux dépenses financées par
la cotisation facultative. Donc, il n'y a pas de vote à faire.
Donc, c'est mon explication générale. Je
ne pense pas que ce soit compliqué. C'est une loi du travail comme bien
d'autres. Et, sur les maisons-mères à l'international, c'est comme toutes les
lois du travail. Et, le Code du travail, je vous inviterais à lire comme le
47.0.1 que j'avais ici, quand on dit : «lorsqu'elles sont financées par
des cotisations, les activités», il faut lire au Québec, parce que la loi
s'applique à ceux qui font des affaires au Québec. Donc, les activités au
Québec d'une association accréditée. Donc, la maison-mère est soumise aux mêmes
obligations en vertu des lois du travail du Québec que si la maison-mère de la
centrale est à Montréal, ou à Québec, ou à Saguenay, ou à Trois-Rivières. Et
donc c'est comme ça qu'il faut le lire. Donc, ça s'applique aussi à la
maison-mère qui, dans son rapport sur l'utilisation des ressources financières,
va devoir respecter l'information puis la présentation qui y est prévue, sans
faire de vote.
Donc, c'est assez simple, on le bâtit de
cette manière-là pour que ce soit facile à appliquer. Ceci dit, vous allez
trouver des situations où ce n'est pas si simple que ça, là, mais on va tenter
d'y répondre du mieux qu'on peut.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre. Petite précision, je rappelle qu'on est toujours au
sous-amendement déposé par le député d'Hochelaga-Maisonneuve. Donc, on poursuit
les interventions. M. le député, allez-y.
M. Leduc : Mais là, on va
régler une affaire, là, M. le ministre, là. Ça fait plusieurs fois que vous me
ramenez avec ça, là, puis que vous dites qu'il y aurait des syndicats qui
seraient en infraction du Code du travail parce que la cotisation est envoyée à
la maison-mère plutôt qu'à la
section locale. Ça fait plusieurs fois que vous
dites ça, là, puis là, c'est la...
M. Boulet : Je n'ai pas dit
ça du tout, là. Je n'ai pas mentionné ça. Je ne comprends pas. Si vous pouvez
reprendre lentement...
M. Leduc : Je répète la
situation que... Je vais donner un cas de figure...
M. Leduc : ...figure pour que
ça soit clair quand...
M. Boulet : ...que les
maisons mères seraient en violation du code du travail, parce que quoi?
M. Leduc : Parce que
l'employeur envoie la cotisation à la maison mère et non la
section locale.
M. Boulet : Non. Non, ce
n'est pas ce que j'ai dit ou je me suis fait mal comprendre, et c'est la raison
pour laquelle j'ai lu le troisième alinéa de 47. C'est systématiquement le
précompte syndical, il s'effectue par l'employeur, puis c'est remis à
l'association accréditée.
M. Leduc : Non. Bien, c'est
ça que je vous dis. Ça fait plusieurs fois que vous êtes... vous dites ça puis
vous...
M. Boulet : Mais après ça, ça
peut être... je ne comprends pas. Mais il y a une
partie de cette
cotisation-là...
M. Leduc : Je vous l'ai
expliqué à plusieurs reprises, M. le ministre. Je pense que ça... Normalement,
vous devriez savoir ça.
Le Président (M. Allaire) :
...M. le député.
M. Leduc : Non, non, non,
vous devriez savoir ça, je vous l'ai expliqué à plusieurs reprises.
M. Boulet : ...Je sais très
bien que, s'il y a un dollar de cotisation, de ce dollar-là, il y en a une
partie qui s'en va à la centrale, puis il y en a une
partie qui peut aller à la
fédération, puis il y en a une
partie qui peut aller même à des conseils
centraux ou à d'autres. Évidemment que je sais ça. Ne présumez pas que je ne
sais pas ça. Puis on se respecte trop...
M. Leduc : Je vous l'ai
appris. Vous...
M. Boulet : . Non.
M. Leduc : Oui.
M. Boulet : Mais voyons donc.
Le...
Le Président (M. Allaire) : OK.
S'il vous plaît, s'il vous plaît! M. le ministre, M. le ministre, je vous
ramène à moi.
M. Boulet : Les présidents
syndicaux... Oui.
Le Président (M. Allaire) : M.
le ministre, M. le ministre, je vous ramène à moi, là. Vous échangez entre
vous. C'est sûr que, pour, en plus, l'audiovisuel, c'est très difficile. M. le
député de... On n'est pas off. On est en ondes depuis tantôt. M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve,
allez-y.
M. Leduc : Je redonne mon
exemple quand j'étais à la
section locale des auxiliaires de l'UQAM. On était
affilié à l'Alliance de la fonction publique du Canada, le syndicat
pancanadien, qui était affilié à la FTQ. Moi, ce que je recevais comme
cotisations, ça ne m'était pas versé par l'UQAM, qui était mon employeur,
c'était versé par l'Alliance de la fonction publique parce que l'UQAM envoyait
la cotisation à l'employeur... à la centrale...
M. Boulet : ...
M. Leduc : Non, non, non.
Écoutez-moi bien. L'UQAM, l'employeur envoyait la cotisation à la centrale, et
moi, je recevais ma portion comme
section locale. Donc, il n'y avait pas de...
Le chemin, le chemin de la cotisation, elle passait d'abord par la centrale
pour revenir ensuite par la
section locale. Ça fait que, là, quand vous dites
qu'il faut absolument et obligatoirement que ce soit d'abord versé à la
section
locale, ce n'est pas comme ça que ça marche.
M. Boulet : Mais ce que vous
me dites, c'est que...
M. Leduc : Êtes-vous train de
me dire que la moitié des syndiqués au Québec sont en infraction du code?
M. Boulet : Non, non, c'est
versé à l'association locale. C'est ce qui est prévu dans le code. Maintenant,
comment...
M. Leduc : Non.
M. Boulet : Bien, les
présidents de syndicats, je leur ai tous posé la question, puis il y en a qui
me disaient : Il y a à peu près 60 %, il y en a d'autres qui m'ont
dit 50 %, puis il y en a dont les calculs varient d'un a à l'autre, après
ça, c'est redistribué. Mais je veux juste comprendre votre exemple, puis on ne
s'accusera pas de ne pas comprendre, ce que vous me dites, c'est que l'UQAM
percevait et ne versait pas à vous qui étiez à l'association locale, versait à
l'Alliance de la fonction publique, et après ça l'Alliance de la fonction
publique versait à vous.
M. Leduc : Exact.
M. Boulet : Et?
M. Leduc : Mais vous venez
juste de dire que ce n'était pas... que ce n'était pas légal. Ça ne restait
pas...
M. Boulet : Je n'ai pas dit
que ce n'était pas légal. J'ai lu l'article. Maintenant...
M. Leduc : Donc, vous
confirmez que c'est correct de fonctionner comme ça.
M. Boulet : Bien, écoutez, on
va prendre un moment de suspension...
M. Leduc : Ça fait juste
125 ans, que ça fonctionne de même.
M. Boulet : Non, non, mais je
le sais, que vous l'avez répété, mais ce n'est pas ce qui est prévu dans
l'alinéa 3 de l'article 47. Maintenant, je vais voir la conséquence,
je vais en discuter avec notre équipe d'avocats.
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème.
On va suspendre les travaux
quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 20)
(Reprise à 15 h 24)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, la parole est à vous.
M. Boulet : Le Canada a
gagné.
Le Président (M. Allaire) :
On recommence.
M. Boulet : Il faut être
détendu. Donc, je reviens. Je ne me prononcerai pas sur la légalité. Le Code
est d'une clarté absolue. Maintenant, dans les façons de faire, je l'ai souvent
compris et répété, ça varie d'un syndicat à l'autre. Ici, que la cotisation
aille à l'alliance, soit retournée à l'association locale, nous, ce qu'on dit,
c'est que les obligations qui sont dans nos lois du travail doivent être
respectées, conformément au libellé du Code du travail. Donc, dans le cas
présent, je le relis : «L'employeur est tenu de remettre mensuellement à
l'association accréditée — la cotisation, peut-être qu'elle prend un
autre chemin, mais... — les montants ainsi retenus avec un état indiquant
le montant prélevé de chaque salarié et le nom de celui-ci.»
Donc, si l'alliance reçoit de l'employeur
qu'est l'UQAM, puis qu'après ça, c'est transféré, ce qui est important, c'est
que l'association accréditée, en fait, les membres aient les outils pour
respecter les obligations qui sont prévues dans la loi, dans le projet de loi n° 3. Exactement de la même manière que toutes les
obligations qui sont prévues dans ce Code et dans les lois du travail. Donc,
c'est mon explication simple.
M. Leduc : Une chose de
réglé là-dessus, tant mieux. On a fait référence tantôt aux unions ou centrales
dont le siège social est à l'international puis j'ai mal compris ce que vous
nous avez dit. Donc, vous avez dit que la loi s'appliquera de toute façon,
c'est un peu ça?
M. Boulet : Oui, exact.
M. Leduc : Ça fait que
le siège social des Métallos, par exemple, qui est à Pittsburgh, devront
modifier leurs statuts ou leurs pratiques pour permettre...
M. Boulet : Pour
respecter cette loi-là, comme toutes les autres lois du travail du Québec qui
ont des activités. L'important, c'est de déterminer s'ils ont des activités qui
sont régies par la loi. Et c'est le cas. Et donc, le rapport sur l'utilisation
des ressources financières, bien, il va devoir être présenté.
M. Leduc : Ça fait que
même si, dans leur cas, c'est une cotisation fixe à la grandeur de l'Amérique
du Nord... mais pas pour le Québec.
M. Boulet : Exact, ils
vont... Les lois du Québec ne varient pas que là-dessus, à bien d'autres
égards. Puis les Métallos, je sais qu'ils sont pas mal tentaculaires, ils sont
pas mal partout.
M. Leduc : Bon.
M. Boulet : Puis ils ont
à adapter bien des façons de faire en fonction des lois qui s'appliquent par
territoire où ils ont des membres. L'important, c'est que les membres des
Métallos, d'Unifor, ou peu importe le syndicat, soient bénéficiaires de la
transparence, de la gouvernance puis de la démocratie qui est prévue dans ce
projet de loi-là.
M. Leduc : Je comprends.
M. Boulet : OK.
M. Leduc : Revenons donc
plus précisément, là, au texte du sous-amendement...
M. Boulet : Puis,
excusez, j'ai apprécié que vous disiez ça. Puis j'espère qu'on va avoir à se le
redire. Pour que ce soit clair, des fois, il faut se répéter, mais après ça, de
dire qu'on comprend, c'est un très beau commentaire.
M. Leduc : Ça ne veut
pas dire je suis d'accord.
M. Boulet : Non, je le
sais.
M. Leduc : OK.
M. Boulet : Je connais la
signification.
M. Leduc : Je veux gérer
les attentes, ici, là. Je veux gérer les attentes, M. le ministre.
M. Boulet : Mais ce
n'est pas drôle, hein? On dit «je comprends», puis c'est sujet à
interprétation. Ce n'est pas drôle, hein?...
M. Leduc : ...on va y arriver.
Alors, je reviens à... au sous-amendement, sur la lettre, là, du
sous-amendement, quand je... quand je précise union, fédération, confédération.
Pour moi, c'est encore compliqué à comprendre pourquoi ils apparaissent ici à
47.1, mais pas... C'est à dire que vous, vous voulez qu'ils y aient
l'obligation de faire l'exercice de calcul, mais ils n'auront pas besoin, les
centrales, de le présenter, pas besoin de faire un vote, puis il n'y aura pas
d'infraction pénale sur ce calcul-là.
M. Boulet : Il y a trois
règles à respecter pour les... les centrales, qu'elle spécifie à l'association
accréditée la portion de cotisation facultative dont elle a besoin pour les
activités...
M. Leduc : Ça, c'est en
raison de quel article?
M. Boulet : Bien, c'est les
articles précédents, là, notamment.
M. Leduc : Mais lequel
précisément?
M. Boulet : 2, qu'elle engage
les dépenses liées à la cotisation facultative en fonction du total puis
qu'elle rendre... C'est surtout rendre accessible au salarié dans le rapport
annuel sur l'utilisation des ressources financières, les informations relatives
aux dépenses financées par la cotisation facultative.
M. Leduc : ...vous demande
l'article précis que vous dites, M. ministre, parce que, tantôt, on a regardé
puis on ne le trouvait pas. Qu'est-ce qu'on a déjà voté puis...
M. Boulet : Lequel?
M. Leduc : Bien, l'ensemble de
l'oeuvre. Vous dites, ils doivent...
M. Boulet : Bien, c'est les
articles sur le...
M. Leduc : Mais qu'est-ce
qu'on a déjà voté, là, depuis qu'on est ici, là, ou qui s'en vient, ou je...
Des voix : ...
M. Boulet : ...d'article
spécifique, là, c'est une conséquence de l'application qui est... qui découle
de la présentation du rapport sur l'utilisation des ressources financières, où
on va mettre la part de la cotisation facultative avec le détail. C'est 47.0.1.
Des voix : ...
M. Boulet : Puis, c'est de
lire dans... in extenso, collègue, 47.0.1 : Lorsqu'elles sont financées
par des cotisations, les activités d'une union... Ça découle de ça, de cette
lecture ça, de la lecture du libellé de 47.0.1 qui nous a permis de...
d'identifier les devoirs qui reposent sur les épaules d'une centrale. C'est les
trois devoirs qu'on a... qui découlent de l'application de 47.0 .1, sauf le
dernier, le rendre accessible, le rapport annuel sur l'utilisation des
ressources financières, ça, c'est dans notre bloc Transparence.
• (15 h 30) •
M. Leduc : Je suis encore
plus mélangé.
M. Boulet : OK. Bien, posez
la question clairement, puis on... on va essayer d'y répondre.
M. Leduc : La FTQ, là,...
Bon. Une centrale, une centrale prépare son fameux bilan selon 47.0.1 puis elle
fait bien attention parce qu'elle ne veut pas avoir des pénalités, des... des
amendes pénales, puis elle ne peut pas se faire retraîner en cour avec un
nouveau 47.2. Ça fait que là, elle fait bien attention, mais elle n'a pas
besoin de présenter ça à ses membres parce qu'à 47.0.3 qui s'en vient...
M. Boulet : Bien non, elle ne
présente pas aux membres, c'est de rendre accessible, collègue.
M. Leduc : Il n'y aura pas de
vote à la centrale sur l'utilisation ou pas des cotisations facultatives.
M. Boulet : Mais non, les
votes, c'est au niveau local puis....
M. Leduc : Mais il faut
qu'elle le présente à la... Moi, je monte...
M. Boulet : Il faut qu'elle
l'explique à l'association accréditée, la portion de la cotisation qu'elle va
utiliser à des fins facultatives.
M. Leduc : Oui, mais elle
n'est pas soustrayable après ça. La
section locale qui vote, là, je ne veux pas
ou pas paye ma cotisation facultative, ce n'est pas un vote sur la cotisation facultative
de la centrale.
M. Boulet : C'est la portion
de ta cotisation. Si tu payes 10 $, bien, tu veux savoir ce que ton
association accréditée puis ta centrale va utiliser à des fins facultatives.
Bien oui, si c'est 0,50 4 puis il y a 0,10 $ qui proviennent de
l'association accréditée, ce qui m'apparaît peu probable, mais 0,40 $ qui
provient de la centrale.
M. Leduc : Admettons que la
FTQ , là, met... ou une centrale dit «on fait une grosse manif», là, vous avez
utilisé l'exemple de la Palestine...
M. Boulet : ...mais c'est un
peu ce que j'ai... Mais on... on va suspendre deux minutes. Je vais vous donner
un exemple.
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème. On va suspends les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 32)
Haut de la page
15 h 30 (version non révisée)
(Reprise à 15 h 33)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, je vous cède la parole pour
plus de précision.
M. Boulet : Oui, merci. En
fait, quand on fait des petits caucus, ça nous aide à comprendre les
commentaires. En fait, il n'y a pas de vote de la centrale, mais il y a un vote
de l'association locale, puis l'association locale va s'exprimer sur ce qui est
utilisé à
titre de cotisation facultative au niveau local et ce qui va être
utilisé par la centrale, mais à la centrale... ne fait pas de vote. Les
fédérations ne font pas de vote, les confédérations non plus. Mais les membres
font des votes sur la façon dont la centrale va utiliser leurs cotisations à
des fins facultatives. Je pense que vous me comprenez bien.
M. Leduc : Non, mais je vous
comprends, mais c'est encore plus terrible ce que vous nous proposez, c'est
encore plus inopérant. C'est... c'est le pire des scénarios.
M. Boulet : Non, c'est les
membres qui ont le pouvoir. C'est... démocratie, ça veut dire pouvoir du monde.
M. Leduc : Laissez-moi vous
expliquer...
Le Président (M. Allaire) :
Juste un instant. M. le ministre, allez-y. Allez-y.
M. Boulet : Oui, excusez. Non,
non, ça va. Il est... je sais qu'il comprend, peut-être que ce n'est pas ce
avec quoi vous êtes d'accord, mais c'est comme ça que...
M. Leduc : OK. On va... on y
va. Une centrale X, là, qui a, mettons, 2000 accréditations au Québec.
Elle, elle veut faire son budget annuel. Puis là elle dit : Moi, je vais
faire... On... On va prendre l'exemple de la manifestation de la Palestine, sur
la question de la Palestine. Là, elle le budgète, puis là, il faut qu'elle
parte puis qu'elle aille 2000 votes distincts de chacune de ses
accréditations pour savoir si la centrale, elle peut faire une manif sur la
Palestine. Puis, si, individuellement, une
section locale a voté contre la
manif de la Palestine de la centrale, ça veut dire qu'individuellement, on...
on baisse la petite portion de la cotisation de la facultative de la centrale
dans cette
section locale là?
M. Boulet : Il me semble, ce n'est
pas compliqué. Si l'association accréditée vote contre, bien, la
partie de la
cotisation qui est versée par les salariés membres de cette association-là ne
peut pas être utilisée. Si c'est le vote... Bien non, puis il n'y a pas un vote...
Ça, c'est un autre élément qui créait de la confusion. Il n'y a pas un vote
pour chaque activité, il y a un vote pour une... une facture, pour un budget
global. Et c'est beaucoup plus simple dans un contexte de même. C'est pour ça
qu'on a fait des amendements, que vous comprenez bien, je pense, c'est le
montant global qui est transmis pour chacune des deux catégories. Ça fait que,
si c'est bien présenté, il n'y aura pas d'enjeu, comme celui que vous soulevez.
Puis encore plus, il n'y aura pas d'obligation de présenter chaque activité. C'est
une enveloppe.
M. Leduc : Ça fait que, là,
moi, je suis dans ma
section locale à l'UQAM. J'ai trois votes à faire...
M. Boulet : Pardon?
M. Leduc : ...j'ai un vote sur
ma... sur la facultatif de ma
section locale, du Syndicat des auxiliaires de l'UQAM,
parce que c'est mon budget local de ma cotisation locale. Puis je veux savoir
si je mets de la facultatif ou pas. J'ai un vote à faire sur mon affiliation de
l'Alliance de la fonction publique du Canada, qui a son propre budget. Puis il
y a peut-être des... des cotisations facultatives aussi. Puis après ça, j'ai...
j'ai un vote à faire sur la facultative de la FTQ. J'ai trois votes à faire,
mais ça adonne que ce n'est pas tout en... ce n'est pas tout coordonné ces
budgets-là en même temps, là.
M. Boulet : Non. Non, non. Je
le répète, les structures intermédiaires ne sont pas concernées. C'est la... L'union,
fédération, confédération, pas plus. Toutes les autres structures auxquelles
vous faites référence, ça ne s'applique pas. Donc, l'association locale...
M. Leduc : Comment ça? Wo! Un
instant, un instant. Comment ça, ça ne s'applique pas, c'est mon syndicat mère.
M. Boulet : ...l'association
locale, je le répète, si c'est 10 $, l'association locale va expliquer aux
travailleurs, leur permettre de voter la
partie de la cotisation qui reste au
local, qui va être utilisée à des fins facultatives. Et la centrale, fédération,
confédération qui reçoit une portion... puis ils vont devoir aussi informer de
la portion qui s'en va dans les structures union, fédération, confédération. Et
eux vont devoir présenter, dans leur rapport sur l'utilisation des ressources
financières, le budget inhérent à ce qu'on appelle la cotisation facultative, donc,
une enveloppe catégorie un, puis une enveloppe catégorie deux...
M. Boulet : ...pour permettre
de savoir, puis il n'y a pas de vote.
M. Leduc : Mais comment ça,
il n'y a pas de vote, si la
section locale veut s'en départir, de sa...
M. Boulet : Non, mais il y a
un vote de la...
M. Leduc : Vous venez juste de
dire l'inverse il y a deux minutes.
M. Boulet : Il y a un vote des
membres.
M. Leduc : Il n'y a pas un
vote au congrès. Ça, je l'ai compris.
M. Boulet : Bien non.
M. Leduc : Mais c'est encore
pire.
M. Boulet : Bien, vous ne le
compreniez pas.
M. Leduc : Ça aurait été plus
simple, ça, que le vote nouvelle version.
M. Boulet : Non, ce n'est pas
comme ça...
M. Leduc : Laissez-moi
terminer, M. le ministre. Moi, je suis dans ma
section locale, j'ai trois
paliers, tout le monde a... tout le monde a, au moins, trois paliers. Il y a
tout le temps ta
section locale, ton syndicat mère puis, après ça, ta
centrale...
M. Boulet : Au moins, oui.
M. Leduc : ...à moins que tu
sois un syndicat indépendant. C'est rare, mais ça existe.
M. Boulet : Il y en a.
M. Leduc : En moyenne, tu as
toujours trois paliers. Mettons, je prends le cas de la CSN, un syndicat de
profs de cégep, sa
section locale, la FNEEQ, la centrale, la CSN. On s'entend
là-dessus, on est d'accord là-dessus. Chacun de ces trois paliers là, vous leur
demandez, en fonction de 47.0.1, de faire l'exercice de la cotisation
facultative, cotisation principale. C'est ma compréhension. Puis, après ça,
vous me dites que le membre, au cégep de Maisonneuve, mettons, qui est affilié
à la FNEEQ puis à la CSN, donc, lui, il doit faire trois votes. Il doit faire
le vote sur la cotisation syndicale de son budget local, la cotisation principale
du budget de la FNEEQ puis la cotisation principale du budget de la CSN.
M. Boulet : Seulement... lui,
il a seulement un vote à faire.
M. Leduc : C'est-à-dire?
M. Boulet : La
partie de la
cotisation qui est versée, qui est utilisée à des fins facultatives et, la
centrale ou la... la centrale, sur la portion facultative de ce qu'elle a... de
ce qu'elle reçoit de la cotisation versée au niveau local.
M. Leduc : Je ne comprends
pas.
M. Boulet : Il me semble...
bien, je l'ai répété peut-être 20 fois, là. Peut-être que je ne l'explique pas
bien, là. On peut peut-être suspendre deux minutes? Je vais essayer de trouver
une autre façon.
Le Président (M. Allaire) : Pas
de problème.
On va suspendre les travaux quelques
instants, merci.
(Suspension de la séance à 15 h 39)
(Reprise à 15 h 43)
Le Président (M. Allaire) : Alors,
nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, je vous cède la parole pour
des précisions supplémentaires.
M. Boulet : Oui. Merci, M. le
Président. J'ai l'impression, peut-être à tort, là, que je me répète souvent,
puis à force de répéter, des fois, tu peux dire un mot de façon différente, là,
je ne veux pas que ça crée des interprétations distinctes, mais j'ai fait pas
mal tous mes commentaires pour la demande d'amendement. Je le répète, on donne
des outils à des membres qui sont dans une association accréditée locale. C'est
eux qui doivent s'exprimer, qui doivent avoir l'information sur comment on
utilise leur cotisation. Si elle est de 10 $ par semaine, ils savent qu'un
9,50 $ est utilisé à des fins principales, 0,50 $ à des fins
facultatives, ils savent la portion de leur cotisation, si c'est 0,30 $...
je veux dire, si c'est 1 $, 2 $, 3 $, 4 $, 5 $ qui va
à la centrale et la centrale n'a pas la même obligation de faire voter, la
centrale présente. Elle prépare ses budgets et elle informe, et c'est contenu
dans son rapport sur l'utilisation des ressources financières. On est plusieurs
à trouver que c'est simple à appliquer, mais ça peut être plus compliqué dans
le concret et je le respecte, je le comprends. Pour les syndicats, c'est une
adaptation, mais les syndicats, les employeurs, puis les travailleurs ont eu à
s'adapter à beaucoup de nos lois que nous avons adoptées d'ailleurs ensemble.
C'est une loi qui va requérir une adaptation, mais l'important, c'est la
transparence, puis de bien informer les travailleurs d'à quoi sert la
cotisation. Puis je pense que le code est clair, les explications qu'on a
données vous permettent de comprendre en quoi la centrale est impliquée. Puis
c'est un budget, encore une fois.
Le Président (M. Allaire) : Merci,
M. le ministre, M. le député.
M. Leduc : ...chose que
j'avais déjà comprise, merci encore, mais j'ai compris que ce n'était pas...
que le vote que vous cherchiez, ce n'était pas au congrès de la centrale ou de
la Fédération, ça, c'est clair, puis ce n'est pas ça que je dis depuis tantôt.
Vous vous ramenez ça à la
section locale.
M. Boulet : Oui.
M. Leduc : Ça, c'est clair
aussi. Par contre, là où est-ce que je n'ai toujours pas de réponse claire de
votre part, c'est ça veut dire que la
section locale, les membres qui sont dans
une assemblée générale... on a tous compris, là, qu'ils vont voter sur la
cotisation facultative de leur
section locale, sur le budget des dépenses
facultatives de leur
section locale, ça, c'est clair. Là vous dites qu'il faut
qu'ils votent aussi sur la portion facultative de leur fédération et de leur
confédération.
M. Boulet : Bien oui. Bien
oui, bien sûr, ils votent...
M. Leduc : Donc, c'est trois
votes différents.
17899 M. Boulet : Ils sont informés... Je vais le répéter encore une fois, les membres de
l'association locale, ils savent quel est le montant ou le pourcentage de leur
cotisation qui va à la centrale et ils doivent être informés ultérieurement de
la portion de leur cotisation qui est utilisée à des fins facultatives par la
centrale. OK, bien je comprends, OK...
M. Leduc : Ce n'est pas ça ma
question, j'ai tout compris ça. Ma question, c'est... donc, c'est trois votes
différents.
M. Boulet : Non, il n'y a
qu'un seul vote. Il n'y a qu'un seul vote quand toute l'information est
partagée avec les membres de l'association locale. Mais je ne vois pas pourquoi
il y aurait trois votes.
M. Leduc : Mais parce qu'il y
a trois budgets. Moi, je pourrais être d'accord avec la cotisation facultative
dans ma
section locale, mais pas d'accord avec la Fédération, puis être
d'accord avec la Confédération. Ce n'est pas la même chose.
M. Boulet : Bien ce n'est pas
ce que... ils vont voter sur ce qui va être utilisé par l'association locale à
des fins facultatives et en même temps ce qui va être utilisé à des fins facultatives
par la centrale, en même temps.
M. Leduc : Mais pourquoi
c'est un... Ce n'est pas un package deal, c'est trois instances différentes.
M. Boulet : Il n'y a pas...
Il n'y a pas d'obligation. Il n'y a pas... Mais, ça va être présenté... Est-ce
qu'il se pourrait...
M. Boulet : ...ce qui serait
particulièrement étonnant, que les travailleurs disent : On est d'accord
avec le facultatif du 130 puis pas avec le local.
M. Leduc : Pourquoi ce serait
étonnant?
M. Boulet : Parce que c'est
voté en blocs. C'est une catégorie générale.
M. Leduc : Bien, personne... Pourquoi
ce serait de même puis pas autrement?
M. Boulet : Bien, c'est prévu
comme ça.
M. Leduc : Mais ce n'est pas
écrit pantoute, nulle part... quelque part que c'est un seul vote. Vous venez
d'inventer ça, là.
M. Boulet : Bien, en fait,
c'est l'association locale qui fait le vote, donc c'est elle qui a le contrôle
de quand le vote...
M. Leduc : OK, ça fait que ça
peut être soit un seul vote ou ça peut être trois votes aussi.
M. Boulet : Bien oui, bien
oui. Bien oui, mais...
M. Leduc : Bon! Bien, voilà,
on arrive... on a fini par atterrir.
M. Boulet : Non, mais...
M. Leduc : Mais là vous venez
de changer votre réponse, c'est correct, mais c'est correct.
M. Boulet : Non, ça dépend de
la façon dont vous posez les questions. Parce que vous dites : Mais là, ça
peut faire prendre trois votes. Pas nécessairement. L'association accréditée
locale va déterminer... quand elle va faire la présentation, elle va donner
toute l'information pertinente à ce partage-là entre la principale et la
facultative, et va permettre aux travailleurs de voter.
M. Leduc : Bon, j'ai
finalement réponse à ma question.
M. Boulet : OK, on va prendre
le temps.
M. Leduc : Ça va être soit un
seul vote intégré ou ça peut être trois votes différents. C'est ce que vous
venez de me dire?
M. Boulet : Ça, je n'ai
pas... Non.
M. Leduc : OK, on venait
juste de s'entendre sur ça, finalement, OK, ce n'est pas clair.
M. Boulet : Non, ça va être
un vote.
M. Leduc : Bien, ça peut être
trois votes. Pourquoi c'est obligatoirement un seul vote?
M. Boulet : Bien, pourquoi
l'association ferait trois votes?
M. Leduc : Bien, parce
qu'elle peut être d'accord avec l'utilisation facultative de sa
section locale,
mais pas d'accord avec celle de sa centrale.
M. Boulet : Normalement,
c'est fait à un vote. On sait comment ta cotisation est décortiquée.
M. Leduc : Bien, voyons,
normalement, ça n'existe pas, M. le ministre. Vous inventez du nouveau droit.
Il n'y a pas de «normalement».
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) :
C'est sûr que si vous parlez un par-dessus l'autre, ça ne marchera pas. Ça ne
marchera pas du tout même. On va...
M. Leduc : Voyons, moi, quand
je suis dans ma section...
Le Président (M. Allaire) :
M. le député Hochelaga-Maisonneuve! on va suspendre les travaux quelques
instants. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 49)
(Reprise à 15 h 50)
Le Président (M. Allaire) :
Merci. On va reprendre les travaux. M. le ministre.
M. Boulet : Donc, la façon
dont le projet de loi est structuré, c'est que la facultative, c'est dans une
catégorie et une deuxième catégorie, puis ça n'a pas besoin d'être distingué
élément par élément. Et donc, quand tu vas faire le vote, bien, tu le fais sur
la globalité de ce qui est facultatif, qui est utilisé au niveau local et par
la centrale. Je ne vois pas pourquoi une association locale voudrait vous
disséquer le vote. Ça, ça serait de confondre et de rendre ça plus complexe que
l'objectif que nous avons et la façon dont le projet de loi est bâti.
M. Leduc : Bon, si je suis
dans ma
section locale puis que ma
section locale veut participer à la
manifestation de la Palestine, puis ça, ça m'intéresse, moi, je veux voter pour
la facultative de ma
section locale parce qu'elle a le projet d'aller dans la
manifestation de la Palatine puis c'est le seul item de ma cotisation
facultative locale, sauf que, là, on me demande de voter sur la cotisation
facultative de ma centrale qui, elle, veut faire une campagne de pub contre le
gouvernement ou, je ne sais pas, une campagne de pub x ou y, peu importe, là,
qui est facultative, puis ça, je trouve que ce n'est pas une bonne idée,
pourquoi c'est un package deal? Ce n'est même pas les mêmes projets, ce n'est
même pas les mêmes sujets. Pourquoi c'est un package deal? Je peux très bien
dire : Moi, je veux adhérer à la
section locale puis son projet
facultatif, mais je ne veux pas adhérer à un projet facultatif de la centrale.
Ce n'est pas fusionner, ça.
M. Boulet : Non, mais là, là,
je pense, encore une fois, que vous voulez me faire répéter. L'association
locale va dire oui à des sommes et non à des activités. Ça va être dans une
catégorie, ça va être un budget de 5 $ ou de 10 $. Ils vont voter sur
un montant, sur des sommes et non la manifestation, puis la campagne, puis
l'activité politique x... C'est comme ça que je l'ai présenté, collègue,
puis...
M. Leduc : Mais ce n'est même
pas les mêmes items, ce n'est même pas les mêmes projets, ce n'est même pas les
mêmes choses. Puis là, vous voulez les fusionner dans un seul vote? À la
limite, moi, que vous me disiez : Ça peut être un seul vote ou ça peut
être différents votes, «that's it», c'est beau, c'est clair.
M. Boulet : Bien, c'est comme
ça que je le dis. Il me semble que c'est clair.
M. Boulet : Mais je viens
juste de vous le répéter puis vous m'avez dit non.
M. Boulet : Bien, non, je
n'ai jamais... Non, mais faites-moi pas dire ce que je n'ai pas dit. Puis j'ai
répété souvent qu'ils vont dire oui à des sommes, pas à des activités précises
puis vous me reposez encore la question. Ce n'est pas ça. Puis normalement, ils
ont toute l'information, puis l'association locale, ce qui est prévu dans le
projet de loi puis la façon dont il est bâti, l'association accréditée va
permettre que les travailleurs s'expriment par un vote sur la
partie de leurs
cotisations, qui est utilisée à des fins facultatives au niveau local et au
niveau de la centrale.
M. Leduc : On recommence du
début. Vous êtes dans un... Vous êtes un salarié dans une entreprise syndiquée.
Là, il y a un montant qui va être perçu de votre paie pour financer votre
syndicat. Puis, à l'intérieur...
M. Leduc : ...de ce
montant-là, il y a trois portions : il y a une portion qui va rester dans
votre
section locale, une portion qui s'en va dans votre syndicat mère puis une
portion qui s'en va dans votre centrale. On s'entend jusqu'à date. Puis là vous
dites : Le salarié, lui, il va pouvoir voter sur la portion facultative ou
principale de chacun de ces trois sous-groupes-là de la cotisation. Est-ce
qu'on s'entend jusque-là?
M. Boulet : Répétez, s'il
vous plaît, mais...
M. Leduc : Je suis un
salarié...
Des voix : ...
Le Président (M. Allaire) : Voulez-vous
qu'on suspende un peu les travaux, M. le ministre?
M. Boulet : ...
Le Président (M. Allaire) :
C'est bon. On va suspendre les travaux quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 15 h 53)
(Reprise à 15 h 55)
Le Président (M. Allaire) :
Alors, nous allons reprendre les travaux. M. le ministre, je vous cède la
parole pour des précisions supplémentaires.
M. Boulet : Donc, à refaire
les commentaires, comme je disais un peu plus tôt, on peut des fois être
vulnérable à des problèmes d'interprétation, mais ma compréhension, c'est qu'il
y a un vote qui est tenu au niveau local, et, si, sur ton 10 $, il y a 1 $
qui est utilisé, ou 0,50 $, à des fins facultatives, tu le dis, il y en a
tant qui est utilisé à des fins locales, puis, l'autre, on donne l'enveloppe
globale, la centrale et le local, et les travailleurs s'expriment là-dessus.
Puis ce n'est que plus tard, dans le rapport sur l'utilisation des ressources
financières, que, là, les détails vont apparaître.
M. Leduc : Mais là vous êtes
en train de me dire qu'on va voter sur une facultative sans avoir la moindre
idée de ce qu'elle va être utilisée dans... de pourquoi elle va être utilisée?
M. Boulet : Bien, c'est comme
ça qu'on a bâti pour le vote, oui, c'est dans deux catégories, pour simplifier.
Je pense qu'on a plus simplifié que ce que vous aviez anticipé, où vous aviez
appréhendé qu'on maintienne un certain niveau de confusion. On a deux
catégories pour permettre aux travailleurs locaux de voter, c'est les deux
catégories, puis ça va être présenté de façon globale.
M. Leduc : Ça fait que, là,
moi, je vais voir les salariés puis je vais leur dire : Votez-moi une
cotisation facultative et vous n'allez avoir absolument aucune idée d'à quoi ça
va servir.
M. Boulet : Bon. Mais
non, ils vont présenter un budget puis ils vont dire...
M. Leduc : Bon, bien, voilà.
Mais c'est ça... OK.
M. Boulet : Bien, ils vont
dire, dans la catégorie un, ce qui est anticipé...
M. Leduc : Comme quoi?
M. Boulet : ...ils vont dire
ce qui est anticipé dans la catégorie deux. Bien, je vais prendre la catégorie
deux : campagnes de publicité, mouvements sociaux, activités politiques.
On a 5 000 $, on a un montant x qui va être utilisé à des fins
facultatives. Donc, on le prévoit, on le met dans un budget.
M. Leduc : Parfait.
M. Boulet : Je pense que vous
aviez peur que ce soit pire que ça, puis j'espère que vous allez me dire que
vous comprenez. Ce n'est que plus tard, qu'après que les dépenses soient
engagées, là, on...
M. Boulet : ...revient à la
transparence dans le rapport sur l'utilisation des ressources financières. Et
là il y aura plus de détails sur les activités. Mais, pour le vote, c'est un...
M. Leduc : Bien, voyons donc!
Les... Mais les activités peuvent être tout à fait détaillées dans le budget
aussi. Ce n'est pas... Ce n'est pas...
M. Boulet : Non. Pour le
vote...
M. Leduc : Comment ça, non?
M. Boulet : Pour le vote, ce
n'est pas ce qui est prévu. On va voter pour des sommes et non pour des...
M. Leduc : Non. Mais là, vous
n'allez pas prendre le crayon, vous n'allez pas écrire le budget des centrales
puis des syndicats locals à leur place!
M. Boulet : Étiez-vous là,
lors des consultations particulières, quand on nous a précisé que ça allait
générer beaucoup trop de complexité, d'avoir à distinguer chacune des activités
avant de permettre aux travailleurs de voter? Tous les syndicats l'ont répété.
Mais peut-être que je n'ai pas bien compris, mais c'est comme ça que c'est
bâti. Là, je vais... Je pense, j'ai fait tous mes commentaires, mais... sur
votre amendement.
M. Leduc : Ça fait que, là,
si je comprends bien votre explication...
M. Boulet : Vous l'avez bien
compris.
M. Leduc : On va voir.
M. Boulet : Puis là vous
essayez de me la faire répéter pour me dire que vous n'êtes pas sûr.
M. Leduc : Non. Honnêtement,
non. Honnêtement, pas du tout. Je suis dans le... Je suis dans le noir.
Le Président (M. Allaire) : Allez-y,
M. le député.
M. Leduc : Puis j'ai beaucoup
de gens qui m'écrivent, qui nous écoutent puis qui ne comprennent pas, M. le
ministre.
M. Boulet : Évidemment.
C'est... Qui vous écrit?
M. Leduc : Bien, ça
devrait...
Le Président (M. Allaire) : ...on
laisse le député d'Hochelaga-Maisonneuve, s'il vous plaît. Merci.
M. Leduc : Bien, du... Vous
savez, là, j'ai des contacts dans le milieu syndical. Ils sont très inquiets de
la suite des choses. Puis ils nous écoutent puis ils ne comprennent pas plus
que moi ce qui se passe puis qu'est-ce qu'ils vont devoir faire, eux. Parce que
ce n'est pas vous...
M. Boulet : Donc, est-ce
qu'ils ont des idées à partager?
M. Leduc : Ce n'est pas vous
puis ce n'est pas moi qui va l'appliquer, cette loi-là, M. le ministre.
M. Boulet : Est-ce qu'ils ont
des idées à partager avec nous? Parce qu'ils peuvent nous en faire bénéficier.
M. Leduc : Ce n'est pas
vous...
Le Président (M. Allaire) : Chacun
son tour. Messieurs! Messieurs! Là, je vous ramène vers moi, là. Encore une
fois, on ne s'en sortira pas, c'est normal, là, on est en commission
parlementaire, on étudie un projet de loi, c'est normal que les débats soient
animés. On est ici pour ça. D'abord, qu'on se respecte, là, on peut à peu près
tout se dire. Maintenant, si vous parlez les deux en même temps, ça ne marchera
pas non plus. Alors, je vous ramène vers moi. Le... C'est le député
d'Hochelaga-Maisonneuve qui a la parole. M. le ministre, vous l'avez eue
tantôt, là, c'est à son tour. Allez-y.
M. Leduc : Là, ce que je
comprends du ministre, là, c'est que le membre devra se prononcer sur un budget
je dirais quasiment appréhendé ou projeté d'utilisation de cotisations
facultatives, mais dont on n'aura aucun détail de plus précis d'à quoi il est
prévu de servir, puis qu'à la fin de l'exercice, un an plus tard, là, on aura
le fin détail. Mais, moi, si je le sais que je veux organiser une manifestation
sur la Palestine, je peux bien le mettre, dans mon budget, que c'est à ça qu'il
va servir, ma cotisation facultative. J'ai même la date, elle est prévue le
6 juin, la manifestation de la Palestine. Je vais le mettre dans mon
budget. C'est possible, ça?
M. Boulet : ...jusqu'à ce
degré de précision là. Mais déjà, de le mettre dans deux... (panne de son)
...beaucoup plus qu'actuellement, où les membres ne savent pas ce qui est fait
par la centrale. Si 40 % de ma cotisation ou tel montant va à la centrale,
ils ne savent rien. Ça fait qu'au moins, là, ils vont savoir ce qui va être
utilisé à des fins autres que la défense de leurs droits. Ça se résume à ça.
M. Leduc : Bien, on a... on
l'a... Vous l'avez vous-même...
• (16 heures) •
M. Boulet : C'est déjà une
avancée majeure... ...veulent donner plus de détails, on n'a pas... À la
limite, moi, je n'ai pas de problème. Je le répète, hein, cette loi-là, il faut
la voir comme une loi de pratique minimale. On peut aller au-delà de ça. Ce
n'est pas parce qu'il y a un salaire minimum dans la
loi sur les normes qu'on
est contraint de se limiter à ça. Ce n'est pas parce qu'il y a huit congés
fériés dans la
loi sur les normes du travail qu'on est contraint de se limiter
à ça. Donc, si les centrales qui nous écoutent veulent aller au-delà de ce qui
est dans cette loi minimale, de pratiques exemplaires en matière d'information
à transmettre aux travailleurs, bien, qu'ils le fassent. Mais nous, après avoir
écouté, lors des consultations particulières, on a fusionné les quatre
catégories, on en a fait deux, on a précisé la définition puis on a simplifié
l'application. Mais, comme à chaque fois que c'est du droit nouveau, on peut
rendre ça très, très, très compliqué. Mais j'ai vu plein de lois qui ont été
difficiles d'application puis qui ont été amendées 40 ans après, puis vous
le savez, malheureusement, alors que d'autres ont été amendées deux ans, puis
trois ans après.
Je pense que ceux avec qui vous avez des
entretiens, s'ils veulent partager des idées pour que ce soit plus simple, on
est quand même un bon groupe. Puis j'ai beau avoir travaillé de la manière que
vous savez avant de faire de la politique, je connais les syndicats, puis vous
connaissez les employeurs. On n'est pas... On n'est pas nés hier ni l'un ni
l'autre. Ça fait que... Mais, si on peut partager puis faire évoluer le projet
de loi... On pense l'avoir fait évoluer avec nos amendements, de façon
concordante, avec ce qu'on a appris lors des consultations particulières. Puis
là vous êtes en train d'exiger plus que ce qu'il y a dans le projet de
loi : plus qu'un vote, plus de détails que les deux catégories.
Et je reviens, moi, au libellé. Puis...
Haut de la page
16 h (version non révisé
e) M. Boulet : ...même avec les
maisons mères à l'extérieur. Puis, tu sais, l'article 47 est clair, le
Code du travail, généralement, il n'est pas très susceptible d'interprétation.
Puis les maisons mères, ils respectent nos lois du travail en santé, sécurité,
puis en normes du travail et autres. Mais ceci dit, il y en a déjà, des
syndicats, qui vont au-delà de ça en termes d'information et de transparence.
Le Président (M. Allaire) : M.
le député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Bon, oublions
l'histoire avec des projets particuliers, parce que, semble-t-il, ce n'est pas
utile à notre conversation. Vous, votre vision c'est qu'on vote uniquement sur
une cotisation facultative qui n'est pas nécessairement ventilée d'avance. Jouons
dans votre film un instant. Je ramène quand même mon enjeu de différents votes
à partir de la
section locale. Pourquoi? Parce que, si je suis dans une
section
locale puis je suis un membre, je peux avoir tout à fait la lecture qui dit :
Moi, je veux que ma
section locale ne se concentre que sur les relations de
travail, donc je ne veux pas de cotisations facultatives dans ma
section
locale. Mais le but d'adhérer à une centrale, la plupart du temps, c'est
essentiellement faire du travail social et politique. La centrale, elle ne fait
pas de négociation, elle fait ça, du travail sociopolitique. C'est la
définition même d'une centrale syndicale.
Alors, ça peut très bien arriver que, dans
une
section locale, quelqu'un puisse dire : Je ne veux pas de cotisations
facultatives pour ma
section locale, qu'elle se concentre sur les relations de
travail, mais bien sûr que je veux que ma centrale ait des cotisations
facultatives, c'est à ça qu'elle sert. Qu'est-ce qui arrive à ce moment-là? On
peut-u avoir, à l'intérieur du vote de la
section locale, deux options?
M. Boulet : Ça sera discuté à
l'intérieur de l'association locale. Moi, je n'ai pas d'autre commentaire à
faire, monsieur le Président.
M. Leduc : OK. Ça fait que là,
si on a voté contre la cotisation facultative, quand on a eu une discussion
assez longue l'autre jour sur les conséquences, sur la perception de la
cotisation, vous, vous avez dit : C'est dans ma
section locale, je vote
contre la cotisation facultative locale, ça va automatiquement devoir être
appliqué dans une certaine baisse de cotisation d'un montant indéterminé en
fonction de ce qu'était la cotisation facultative prévue. Qu'en est-il pour la
portion de la centrale?
M. Boulet : On n'est plus dans
l'amendement, là. Je pense que notre discussion...
M. Leduc : On est 100 %
dans l'amendement, M. le ministre, parce que moi, je trouve que ça ne devrait
pas...
M. Boulet : Oui, mais moi, ce
n'est pas ma compréhension. Mais la logique du projet de loi, je le répète, il
y a un vote où on informe les membres de la
partie de leurs cotisations qui
reste au local, qui va être utilisée à des fins facultatives, de même que la
partie de la cotisation qui va à la centrale, qui est utilisée à des fins
facultatives. Et c'est dans une catégorie... il y a deux catégories, et le vote
se fait à ce niveau-là, et c'est un vote qui est prévu plus tard. C'est pour ça
que je dis, c'est d'autres articles, là, mais 47.0.3 va venir un peu plus tard
pour le vote, la façon dont le vote va se faire. Et c'est comme ça que ça
fonctionne. Et la conséquence, parce que là vous vous limitiez au local
facultatif, mais il y a le central facultatif, et la conséquence, à mon avis
improbable, entre vous et moi, c'est que le prélèvement sera affecté si, sur le
10 $, il y a 0,50 $, qui est refusé par la majorité des travailleurs,
bien, le prélèvement sera adapté en y tenant compte, en respectant le vœu et la
volonté de la majorité des travailleurs.
M. Leduc : Les assemblées
syndicales annuelles, le nom le dit, c'est annuel. Les congrès syndicaux, cela
dit, qui votent les budgets des centrales, ce n'est pas annuel, c'est
d'habitude aux trois ans. Et le budget ne change pas d'une année à l'autre, c'est
un budget triannuel. Il y a des projections, là, tout ça, mais c'est un budget
qu'on vote une fois aux trois ans. Donc, même si c'est exactement le même
budget qu'on a reçu l'année 1, est-ce qu'il faut refaire un vote l'année 2
et l'année 3?
M. Boulet : Oui, il y a un
vote annuel, mais le budget triannuel, il y a des projections année après
année, puis les syndicats vont devoir le prévoir et le budgéter en tenant
compte des nouvelles obligations qui sont prévues dans la loi.
M. Leduc : Parfait. Tout ça n'arrive
en même temps, l'assemblée annuelle du syndicat, le congrès de la fédération,
le congrès de la confédération. Ça n'arrive pas en même temps, vous vous en
doutez très bien, c'est tout éparpillé durant l'année. C'est embêtant...
M. Boulet : Puis il y en a qui
n'en ont pas annuellement non plus.
M. Leduc : ...c'est embêtant,
parce que là on pourrait dire que là on a un vote sur une portion ou toutes les
portions de la cotisation facultative, c'est encore flou pour moi, si c'est
permis ou pas, mais, bon, passons. Mais ça veut dire qu'on prend une décision,
mais ça se peut que le budget de la centrale change en cours d'année.
M. Boulet : Ils ont des
projections annuelles, ils ont des états financiers annuels, puis ils ont ce
qui est prévu dans le ce qu'on a adopté en matière de transparence, les états
financiers audités, les missions d'examen et puis les rapports financiers
sommaires. Puis ce n'est pas nouveau, c'est annuel...
M. Boulet : ...et le rapport
sur l'utilisation des ressources financières, c'est aussi annuel. Donc, il y a
des états annuels, il y a des projections annuelles sur les dépenses puis les
congrès, bien, ils ne sont pas nécessairement annuels puis ils ne sont pas tous
timer, on va voir dans les dispositions transitoires, comment ça va être mis en
application, mais il n'y a pas d'enjeu à cet égard-là, là. Puis les syndicats
peuvent le budgéter encore plus facilement que ce que vous pensiez parce que
vous pensiez que les travailleurs allaient se prononcer sur la nature des
activités, ce qui n'est pas le cas. Ils vont se prononcer sur des sommes
utilisées à des fins facultatives. C'est beaucoup plus simple. Mais j'aimerais
ça que... Puis vous m'avez dit que...
M. Leduc : Ça fait que si mon
assemblé annuelle est en septembre dans ma
section locale.
M. Boulet : Oui.
M. Leduc : Puis là je vote
sur les cotisations de tout le monde.
M. Boulet : Et les cas, les
cas, les cas les plus... Vous trouvez les cas les plus simples, hein?
M. Leduc : Mais, oui, mais M.
le ministre, vous faites une nouvelle loi...
M. Boulet : Bien oui. Mais
non, mais je vous écoute, puis on trouve les meilleures réponses possibles.
Bien oui.
M. Leduc : ... vous pensez
que ma job, c'est de vous dire tout est beau? Puis, moi, je vous le répète,
j'ai travaillé des années dans le milieu syndical, puis je les ai tous en tête,
ces cas de figure là.
M. Boulet : OK, mais allez-y.
Moi, je n'ai pas de problème.
M. Leduc : C'est pour ça que
je vous ai appelé un peu... bon.
M. Boulet : Puis ce qui est
intéressant dans nos discussions, c'est que ça va nous permettre après ça
d'aller beaucoup plus rapidement dans les autres dispositions, parce qu'on aura
réfléchi et discuté sur à peu près tous les cas de figure. Mais allez-y, oui,
une...
M. Leduc : Mon congrès... Mon
assemblée annuelle de
section locale est en septembre. Là, je fais ça, je fais
mon vote, j'en fais... j'en fais un ou j'en fais trois, mais en tout cas je
fais mes votes, on va dire ça de même, mes votes sur les cotisations
facultatives, je suis en assemblée annuelle de ma
section locale en septembre,
mais là ça adonne que deux mois plus tard, c'est le congrès de ma centrale,
puis là, ils changent de budget. Puis ils ne sont pas sur le même budget qui
roule depuis trois ans, là, là, ils changent de budget, forcément, c'est un
nouveau congrès. Qu'est-ce qu'il faut que je fasse? C'est donc un nouveau
montant que la centrale sollicite comme cotisation facultative.
M. Boulet : Bien, s'ils font
leur vote lors de leur assemblée annuelle, ils vont tenir compte des
projections budgétaires.
M. Leduc : Bien non, je ne
les ai pas, le congrès est dans deux mois.
M. Boulet : Oui, mais les
projections budgétaires qui ont été faites l'année avant, ça va se faire après
la sanction de la loi, mais il y a des projections budgétaires.
M. Leduc : Non mais je vous
parle dans... laissez faire la...
M. Boulet : Ce n'est pas parce
que le budget vient deux mois après l'assemblée générale annuelle qu'il n'y a
rien de budgété en septembre lors de l'assemblée générale annuelle, il me
semble.
M. Leduc : On dit la même
chose. Moi, je vous dis que là, quand je vais voter en septembre, je voter en
fonction du budget en cours de ma centrale, bien sûr.
M. Boulet : Bien, c'est ma
compréhension.
M. Leduc : Sauf que deux mois
plus tard, il y en a un nouveau, parce qu'on a un congrès puis ça adonne qu'il
est après mon assemblée annuelle de ma
section locale.
M. Boulet : Qui s'appliquera
lors de la prochaine assemblée générale annuelle du mois de septembre de
l'année suivante, c'est comme ça que je la