Public Finance — 14 November 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CFP 2017-11-14
Quebec — Committees
«Toutefois,
si l'organisme public démontre à la satisfaction de l'autorité que le délai
supplémentaire déterminé en vertu du
deuxième alinéa aurait pour effet d'empêcher celui-ci de remplir adéquatement
sa mission, porterait atteinte aux services
offerts aux citoyens, aux entreprises ou à d'autres organismes publics,
entraînerait une contravention aux lois et règlements ou mettrait en cause tout autre motif d'intérêt public,
l'autorité ne dispose alors que d'un délai supplémentaire de cinq jours
pour rendre sa décision à moins qu'il convienne avec l'organisme d'un délai
plus long.
«À défaut de
rendre sa décision avant l'expiration du délai supplémentaire fixé en
application du présent article, l'autorité est réputée avoir décidé
qu'au regard des éléments soulevés dans la plainte, le processus d'adjudication
ou d'attribution du contrat est conforme au cadre normatif.»
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Oui. On vient de l'avoir, là. Donc, si je saisis
bien, c'est que l'autorité, au départ... bien, lorsqu'il y a eu un traitement d'une plainte, l'autorité va
déterminer le délai supplémentaire. Ensuite, si l'organisme public... ou, en même
temps, l'organisme public démontre que ça porte atteinte, etc., là, le délai revient à cinq jours
parce que l'organisme aura démontré que ça a des impacts, cette
décision-là. Mais, sous entente, de ce que je peux voir, parce que l'autorité... «À moins qu'il convienne avec l'organisme d'un délai
plus long». O.K. Ça fait
qu'il y a une entente possible avec l'autorité, s'il y a lieu, sinon
c'est cinq jours. C'est ça?
Le Président (M. Bernier) : M.
le ministre.
M. Poëti : On va vous le
donner dans le détail. Oui, cinq jours additionnels.
Président (M. Bernier) : Donc, consentement pour que
Mme Arav puisse prendre part à nos travaux durant toute la journée?
Oui, consentement. Mme Arav.
Mme Arav (Carole) : Merci.
Le Président (M. Bernier) :
Bienvenue.
Mme Arav (Carole) : Bonjour.
Alors, l'article, ce qu'il vient dire, c'est que le délai de base est de
10 jours. Si l'autorité a besoin de plus que ce 10 jours là, c'est
elle qui détermine le délai qu'elle a besoin.
Par contre,
on a mis un bémol dans l'article, c'est-à-dire qu'un organisme public pourrait
démontrer qu'il y a une raison, qui
sont énumérées là, qui est d'intérêt public et qui fait que ce délai-là ne peut
être retenu, donc, et c'est toujours à la
satisfaction de l'AMP. C'est elle qui va décider que la démonstration est faite
qu'il y a une raison suffisante pour ne pas prendre le délai qu'elle
voulait au départ. À ce moment-là, le délai supplémentaire est de cinq jours.
Donc, l'AMP se ramasse avec 15 jours
pour rendre sa décision, mais on a quand même laissé la possibilité à l'AMP de
s'entendre avec l'organisme, ce qui
veut dire que si, au départ, elle avait besoin d'un 30 jours
supplémentaires, c'est peut-être trop long, mais il y a peut-être que
10 jours supplémentaires feraient l'affaire sans porter préjudice à
l'intérêt public.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée.
Mme Léger :
Donc, l'organisme public a à démontrer qu'il a besoin d'un délai
supplémentaire. Et si l'autorité ne considère
pas que les explications de l'organisme... n'est pas, pour l'autorité,
satisfaisante, alors est-ce que là il faut une entente ou l'autorité
a... c'est vraiment au bon jugement de l'autorité?
M. Poëti : Oui. Bien, en
fait, la réponse...
Le Président (M. Bernier) : M.
le ministre.
M. Poëti :
En fait, la fin de votre phrase est exacte, là, c'est au jugement de
l'autorité. Là, c'est l'autorité qui le fait, mais on a ajouté les jours
additionnels puis on ouvre aussi une porte, là, à une entente. Oui, c'est
l'autorité qui va déterminer, c'est son mandat, là.
Le Président (M. Bernier) :
Merci.
Mme Léger :
Bien, je pense que ça répond à nos inquiétudes de savoir que l'autorité ait la
marge de manoeuvre qu'il faudra pour elle-même assurer... ait la
latitude qu'il faut pour faire son mandat correctement.
Le Président (M. Bernier) : Ça
répond à vos attentes.
Le Président (M. Bernier) : Ça
va? M. le député de La Peltrie, ça va? Est-ce que l'amendement
introduisant un nouvel
article 44 est adopté?
Le Président (M. Bernier) :
Donc, est-ce que l'article 44 amendé est adopté?
M. Poëti : ...M. le
Président.
Le Président (M. Bernier) :
Vous voulez aller à...
M. Poëti : À 58. C'est
Le Président (M. Bernier) :
À 53. Non, on va aller... moi, selon moi, on va à 58. 53 est déjà adopté.
M. Poëti : Oui, oui,
mais je parlais de 58.
Le Président (M. Bernier) :
Le Président (M. Bernier) :
Il n'y a pas de problème. Si on veut aller à 58...
M. Poëti : Si vous le
voulez bien.
Le Président (M. Bernier) :
...on peut y aller.
M. Poëti : Alors, il y a
un amendement, mais je vais quand même lire l'article tel que déposé.
Président (M. Bernier) : Oui, lire l'article, faire les commentaires et, par la suite, nous introduire l'amendement.
M. Poëti : Parfait, M.
le Président. Donc, 58 tel que déposé :
«Sous réserve
de l'article 25.0.1 de la
Loi sur les contrats des organismes publics, tout
contrat public conclu à la suite d'un processus d'adjudication ou
d'attribution continué par un organisme public soit avant que l'autorité ait
rendu sa décision à l'égard d'une plainte portée en vertu de l'une ou l'autre
des sections I et II du
chapitre IV, soit en contravention d'une ordonnance
rendue par l'autorité en vertu de l'un ou l'autre des paragraphes 1° et 2° du
premier alinéa de l'article 27, est résilié
de plein droit à compter de la réception par l'organisme et son contractant d'une
notification de l'autorité à cet effet.
«De plus, un
contrat conclu de gré à gré par un organisme public sans avoir fait l'objet de
la publication de l'avis d'intention
prévue par la loi est résilié de plein droit à compter de la réception par
l'organisme et son contractant d'une notification de l'autorité à cet
effet.»
Au commentaire, l'article 58 du projet de loi est une disposition d'exception qui vise principalement à sanctionner un organisme public qui déciderait de conclure un contrat avant que l'Autorité des marchés publics ne rende sa décision ou en contravention
de ces décisions.
L'amendement, M. le Président :
Modifier l'article 58 du projet de loi par le remplacement
du premier alinéa par le suivant :
«Tout contrat
public conclu à la suite d'un processus d'adjudication
ou d'attribution continué par un organisme public soit avant que
l'autorité ait rendu sa décision à l'égard d'une plainte portée en vertu de
l'une ou l'autre des sections I et II du
chapitre IV, soit, sous réserve de l'article 25.0.1 de la
Loi sur les contrats
des organismes publics, en contravention d'une ordonnance rendue par
l'autorité en vertu de l'un ou l'autre des paragraphes 1° et 2° du premier alinéa de l'article 27, est résilié de plein droit
à compter de la réception par l'organisme et son contractant d'une
notification de l'autorité à cet effet.»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Le présent
article ne s'applique pas à un
contrat d'un organisme municipal.»
Au commentaire,
la première modification proposée à l'article 58 du projet de loi précise que
seules les ordonnances rendues par
l'Autorité des marchés publics, en vertu des paragraphes 1° et 2° du premier
alinéa de l'article 27, peuvent être
écartées par une décision prise en application de l'article 25.0.1 de la Loi
sur les contrats des organismes publics.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Dans... à part du... ça ne s'applique pas au municipal, donc je suis toujours
en désaccord. La première partie...
c'est juste parce qu'on prend la première phrase, qui est sous réserve de
l'article 25, puis on la met ailleurs. C'est ça, la différence que je
vois avec l'amendement.
Le Président (M. Bernier) :
Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Oui. En fait, ça restreint aussi la possibilité de
l'article 25.0.1 seulement aux premier et deuxième paragraphes de
l'article 27, donc ça précise.
Mme Léger : Mais il était déjà dans le 58 avant. Il
était là dans le 58. Tout était là, sauf que c'était au début... bien, de mémoire, là, tout était là. Je m'excuse
de contredire les juristes, là, mais c'était déjà là. La seule différence
que je vois, à part de l'ajout du deuxième alinéa sur le municipal, tout ce que
je vois, c'est que la
partie sous réserve de l'article 25.0.1 de la
Loi sur les
contrats des organismes publics, hein, bon... qui était au départ, qui était au
début de l'article, dans l'initial, l'original.
Mme Arav (Carole) : Oui. En
fait, ce que ça vient faire, c'est que, quand c'était au début, ça pouvait
laisser entendre que toutes les conditions
qui étaient dans l'article pouvaient donner ouverture à 25.0.1. En le mettant à
l'endroit où il est là, ça clarifie que c'est restreint seulement aux premier
et deuxième paragraphes de l'article 27.
Le Président (M. Bernier) :
Ça va?
Mme Léger : Ça me va, mais je ne suis pas... je ne suis
jamais confortable à toujours... que ça ne s'applique pas au contrat
municipal, alors c'est sûr...
Le Président (M. Bernier) :
J'en prends bonne note.
Mme Léger : ...que je ne
serai pas en accord de cet article.
Le Président (M. Bernier) :
Je prends bonne note de vos commentaires. M. le député de La Peltrie.
Caire : Non, ça va,
M. le Président.
Le Président (M. Bernier) : Ça
va? Est-ce que l'amendement à l'article 58 est adopté?
Mme Léger : Sur division.
Le Président (M. Bernier) : Sur
division. Est-ce que l'article 58, tel qu'amendé, est adopté?
Mme Léger : Sur division.
Président (M. Bernier) :
Adopté sur division.
Article 58.1, un nouvel amendement
qui introduit l'article 58.1.
M. Poëti : Exactement, M.
le Président. Insérer, après l'intitulé du
chapitre VIII, l'article
suivant :
«58.1. Les
fonctions et pouvoirs dévolus à l'autorité, en regard d'un organisme
municipal, à l'exception de ceux qui concernent
l'examen de la gestion contractuelle d'un organisme public visé au
paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 20,
sont, à l'égard de la ville de Montréal ou d'une personne ou d'un organisme
mentionné au deuxième alinéa, exercés
par l'inspecteur général de la ville de Montréal. Celui-ci est alors substitué
à l'autorité pour l'application, avec les adaptations nécessaires, des dispositions de la présente loi.
L'inspecteur général est tenu aux mêmes obligations que le serait
l'autorité dans l'exercice de ces fonctions et pouvoirs.
«Les personnes et organismes visés au premier
alinéa sont les suivants :
«1° une
personne morale visée au paragraphe 1° du cinquième alinéa de l'article
57.1.9 de la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec
(chapitre C-11.4);
«2° une personne ou un organisme lié à la ville
en vertu de l'article 59.1;
«3° un
organisme visé à l'article 573.3.5 de la
Loi sur les cités et villes
(chapitre C-19) lorsque l'une ou l'autre des conditions suivantes est
remplie :
«
a) l'organisme visé au paragraphe 1° du
premier alinéa de cet
article est le mandataire ou l'agent de la ville de
Montréal;
«
b) en vertu du paragraphe 2° du premier
alinéa de cet article, le conseil d'administration de l'organisme est composé
majoritairement de membres du conseil de la ville de Montréal ou de membres nommés
par elle;
«
c) le budget de l'organisme est adopté ou
approuvé par la ville de Montréal;
l'organisme visé au paragraphe 4° du premier alinéa de cet
article reçoit de la
ville de Montréal la
part la plus importante de tous les fonds provenant
de municipalités;
l'organisme désigné en vertu du paragraphe 5° du premier alinéa de cet
article a sa principale
place d'affaires sur le territoire de la ville de Montréal.
«La ville de
même qu'un organisme ou une personne mentionnée au deuxième alinéa sont alors tenus
aux mêmes obligations envers l'inspecteur général que le serait un organisme
municipal envers l'autorité et cette dernière n'exerce aucune fonction ni aucun pouvoir à l'égard
de la ville ni à l'égard de cet organisme ou de cette personne sauf si la
ville, l'organisme ou la personne est désignée en vertu du paragraphe 2°
du premier alinéa de l'article 20.
«Malgré les premier et troisième alinéas,
l'autorité peut faire toute recommandation à l'inspecteur général, notamment
pour veiller au maintien d'une cohérence des décisions et des recommandations
rendues dans le cadre de l'examen des processus d'adjudication ou d'attribution
des contrats publics et de l'examen de leur exécution.
«En outre, la
ville, l'inspecteur général et toute personne ou organisme mentionné au
deuxième alinéa doivent transmettre à l'autorité tout document ou
renseignement nécessaire aux fins de l'application du quatrième alinéa du
présent
article et du paragraphe 7° du premier alinéa de l'article 29.
«L'exercice
des fonctions et des pouvoirs prévus au premier alinéa à l'égard d'un processus
contractuel ou d'un contrat n'a pas pour effet d'empêcher l'inspecteur
général d'exercer, à l'égard de ce même processus ou de ce même contrat, les
fonctions et pouvoirs qui lui sont dévolus en vertu de la
section VI.0.1
du
chapitre II de la Charte de la Ville de Montréal, métropole du Québec.
«Une
poursuite pénale pour la sanction d'une infraction à une disposition de la
présente loi que l'inspecteur général a constatée peut être intentée par
la ville.
«Le gouvernement peut en tout temps décréter que
le premier alinéa ne s'applique pas à l'égard de la ville ou à l'égard d'une
personne ou d'un organisme y visé.»
Au commentaire, cet amendement module l'application
des dispositions du présent projet de loi à la ville de Montréal et aux personnes et organismes qui sont liés en substituant
l'inspecteur général de la ville à l'autorité aux fins de l'application
des dispositions qui permettent de porter plainte en vertu du présent projet de
loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Terminé, M. le ministre?
Le Président (M. Laframboise) :
Commentaires? Vos commentaires?
M. Poëti : Je l'ai fait.
Le Président (M. Laframboise) :
Vous les avez faits?
Le Président (M. Laframboise) :
Questions? Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Merci. Là, dans le fond, c'est tous les fonctions et pouvoirs que l'AMP a, le
BIG... le Bureau de l'inspecteur général a les mêmes pouvoirs... les
mêmes fonctions et mêmes pouvoirs que l'AMP, sauf à l'égard de la gestion
contractuelle. C'est ce que je comprends de l'article.
M. Poëti : Complètement.
Mme Léger : Dans le
quotidien, ça fait quoi? Qu'est-ce que l'inspecteur général... Dans le fond,
l'inspecteur général peut tout faire, mais,
dans le concret, est-ce qu'on pourrait avoir un exemple de ce qu'il pourrait
faire et de ce qu'il ne pourrait pas faire?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : Mais, en fait, c'est quand il reçoit les
plaintes, donc les traiter de la même façon que l'autorité le ferait, mais il le fait pour la ville de Montréal. En fait, il fait un travail parallèle pratiquement identique que celui
de l'AMP, mais il le fait pour la ville de Montréal.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Sauf la
gestion contractuelle.
Mme Léger : Et, quand je regarde les personnes visées, les
organismes visés, c'est assez compliqué pour saisir qui ça touche ou pas. Quand vous dites «une personne
morale visée au paragraphe 1°»,
«une personne ou un organisme lié [...] en vertu de l'article 59.1», «en vertu du
paragraphe 2°», en vertu du paragraphe 1°, «l'organisme visé au paragraphe
4° du premier alinéa», vous comprendrez
qu'on ne peut pas savoir c'est quel organisme, là, de qui on parle. Est-ce que
c'est possible de savoir quel organisme est touché et quel organisme n'est pas
touché? Est-ce qu'on peut avoir la liste?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : Oui. On peut
peut-être vous la donner au lieu de vous la lire.
Mme Léger : La déposer
plutôt, là.
M. Poëti :
On peut vous la déposer. Ce sont les mêmes personnes pour le mandat initial de
l'inspecteur. Donc, voulez-vous que je vous le dise ou que je vous donne
le papier?
Mme Léger : Bien, les
deux, peut-être.
Le Président (M. Laframboise) :
...le lire, M. le ministre, oui.
M. Poëti : Un peu des
deux. Bon, alors : Société de transport de Montréal, Bixi Montréal, Bureau
du taxi de Montréal, société d'habitation... On peut-u faire faire des
photocopies en attendant?
M. Poëti : Ah, c'est la
seule? On ne peut pas. Non, c'est une blague. Alors : Société d'habitation
et de développement de Montréal, Société en
commandite Stationnement Montréal, Corporation d'habitation Jeanne-Mance,
Société du parc Jean-Drapeau, Office
municipal d'habitation, Technoparc, Anjou 80, Conseil des arts, Conseil
interculturel de Montréal, l'Office de
consultation publique de Montréal, Transgesco SEC, Société de gestion
Marie-Victorin. On vous fait une copie pour dépôt, M. le Président.
Mme Léger : Est-ce qu'il
y en a qui devraient être concernés?
M. Poëti : Il y en a un
autre, plus Communauté métropolitaine de Montréal, Autorité régionale de
transport métropolitain, ARTM. Ah! je le
savais, que vous attendiez celle-là. Parfait. Allez-y, on va faire une copie,
s'il vous plaît. Merci.
Mme Léger : Est-ce qu'il
y a des organismes qui ne sont... Oui, excusez-moi, M. le Président.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y.
Mme Léger :
Est-ce qu'il y a des organismes qui, expressément, ne sont pas dedans? On a mis
tout ce qui est... tout ce que la ville de Montréal...
M. Poëti : On a mis tout
ce qu'on pensait qui devait être là, oui, de Montréal.
Mme Léger :
O.K. On va avoir le dépôt. Est-ce qu'il y a une autre municipalité... Une
municipalité qui déciderait... Bien là, la ville de Montréal, c'est
quand même gros. Est-ce qu'il y aurait une autre municipalité qui déciderait de
fonctionner de la même façon que la ville de
Montréal puis qui s'instaurerait un BIG, un bureau d'inspecteur général?
Un, est-ce que ça peut être possible? Et,
deux, là, il ne pourrait pas être visé par celle-là, il faudrait rouvrir la loi
puis permettre... Comment vous voyez les choses?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti :
Merci, M. le Président. Dans le cas de Montréal, ça a été une demande expresse
du maire de Montréal, que j'évaluerai à ce moment-là, compte tenu des
circonstances qui étaient les suites de la commission Charbonneau. Vous savez comment je suis la chose. Et c'est une
loi qui a permis à la ville de Montréal d'avoir le BIG. Donc il n'y a
pas d'autre façon pour une autre ville d'avoir un bureau d'un inspecteur
général, à moins d'avoir une nouvelle loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Mais ça
serait comme possible. Mettons qu'on aurait une loi pour une autre ville... Je
fais une interrogation à ce niveau-là. Ça
pourrait se faire avec une autre ville. Mettons qu'on ferait une loi le mois
prochain pour une autre ville,
mettons, là, puis on aurait adopté celle-là, il faudrait s'assurer d'instaurer
et d'insérer cette nouvelle loi qui permettrait aussi la même chose que
ce qu'on fait pour la ville de Montréal, de ce que je comprends.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti :
Pas tout à fait parce que, premièrement, on n'aurait pas besoin de créer une
nouvelle loi pour offrir un service
d'un inspecteur général parce que l'AMP va le faire pour tout le monde, sauf
Montréal. Ce pour quoi on n'a pas exclu
Montréal, c'est qu'ils étaient là trois ans auparavant, dans une circonstance
qui était bien particulière à la ville de Montréal et des besoins réels, mais ils opéraient. Il nous semblait
malvenu de retirer ce pouvoir-là, de l'inclure dans l'AMP. Le travail qu'ils ont fait, à notre avis, et ils
l'ont démontré, est excellent, et on ne voyait pas... Et je pense que le statut de Montréal sur... Évidemment,
l'ampleur des contrats qui sont donnés, évidemment, est plus élevée parce qu'il y a plus de gens, plus de monde, plus de sous. Et ça n'a pas
été un besoin d'une deuxième grande ville — je pense à Québec — du
tout, là, qu'elles ont exprimé. Elles sont
bien contentes d'avoir l'AMP, pour ce que j'en entends. Alors, l'AMP va
offrir ce service-là. Alors, écoutez, moi, je ne dis pas que ce n'est jamais
possible qu'un jour il n'y aurait pas une ville qui le demanderait, mais, à ce moment-là, il faudrait procéder par loi. Mais, à
notre avis, on pense vraiment que l'Autorité des marchés publics va
faire le travail pour toutes les autres municipalités au Québec, et va être
bien heureux, là.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Non, ça va.
Président (M. Laframboise) : Ça va? Juste avant de passer la parole,
pour le document déposé, il faudrait l'apporter à M. le secrétaire, là,
pour être capable d'en faire des copies avant la fin de la réunion, s'il vous
plaît.
M. Poëti : Parfait. On
s'en occupe.
Président (M. Laframboise) : Parfait. Merci beaucoup. M. le
député de La Peltrie, questions, commentaires?
Caire :
Oui, merci, M. le Président. Le dernier paragraphe : «Le gouvernement peut
en tout temps décréter que le premier
alinéa ne s'applique pas à l'égard de la ville ou à l'égard d'une personne ou
d'un organisme y visé.» Ça veut dire quoi, ça, «y visé»?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : La juriste va
vous dire ça, là, «y visé».
Caire : C'est comme
une drôle de formulation à mes oreilles.
Mme Arav
(Carole) : Y visé au premier
paragraphe. Autrement dit, le gouvernement pourrait décider de dire que le premier paragraphe ne s'applique pas au
complet, donc toutes les personne qui y sont visées ou seulement une ou
l'autre des personnes qui sont inscrites là.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Caire : Oui. Est-ce
que je comprends que le gouvernement pourrait décréter que, dans le cas d'un
appel d'offres, il serait soustrait à
l'autorité? J'essaie de voir l'application de ça, là, parce que le gouvernement peut décréter en tout temps que le premier alinéa... Donc, le
premier alinéa, c'est ce qui confirme l'autorité du BIG sur les contrats, l'évaluation des appels d'offres à Montréal. Je comprends bien? Bon. Et là ce qu'on dit,
c'est qu'on peut soustraire la ville à l'application du premier alinéa,
donc soustraire la ville à l'autorité de son BIG, de son bureau d'inspection
générale?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre? Mme Arav.
Mme Arav (Carole) : Oui. Alors,
le gouvernement pourrait soustraire la ville, disons la ville de Montréal, à l'application des dispositions qui concernent l'AMP du BIG. Autrement dit, il pourrait rapatrier les pouvoirs de l'AMP à l'AMP, concernant les plaintes, qui sont les
pouvoirs prévus dans la loi ici, n'enlève pas les pouvoirs qui sont dans la
loi sur le Bureau de l'inspecteur général.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député.
Caire :
Quel est l'intérêt de pouvoir faire ça? Dans quelles circonstances est-ce que
le gouvernement pourrait vouloir
soustraire un processus d'appel d'offres à l'autorité du BIG et le rapatrier à
l'AMP? Parce que le BIG existe par la loi
sur la charte de Montréal. Ça a été enchâssé dans la Charte de la Ville de
Montréal, donc, et cette loi-là, si je ne me trompe pas, aurait
préséance normalement sur cette loi-ci. Non?
M. Poëti : En vérité,
c'est une forme de prévention qu'on fait. On sait que ça va bien. On sait que
le Bureau de l'inspecteur général fait son
travail, la ville est en accord avec ça. Maintenant, quatre ans, cinq ans, six
ans... on a des problématiques. On a gardé à l'Autorité des marchés
publics la capacité de pouvoir s'impliquer directement.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Caire :
Pratico-pratique, puis je pense que c'est ce que Mme Arav allait répondre,
cette loi-ci, la
loi sur l'AMP, aurait préséance sur la Charte de la
Ville de Montréal juridiquement parce qu'on est en train... techniquement,
cette disposition-là de l'article permettrait de dépouiller le BIG de son
pouvoir, à toutes fins utiles, sur un décret du gouvernement. Il existerait
encore, mais il n'aurait pas de pouvoir. C'est ça que je comprends, là.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Oui. En fait, ce que fait la loi ici, c'est qu'elle donne
des pouvoirs supplémentaires au BIG qu'il n'a pas en vertu de la Charte
de la Ville de Montréal. Alors, quand on parle à toute la question des plaintes
qui existent, etc., on lui donne donc, en
vertu de la loi, des pouvoirs qui sont identiques aux pouvoirs qu'on donne à
l'AMP pour le reste de la province puis le
reste des contrats publics. La disposition, le dernier alinéa, ce qu'il vient
dire, c'est que, si jamais... dans
une optique où ça n'allait pas bien et que ce rôle-là n'était pas bien joué, le
rôle qui lui est donné par le projet de
loi n° 108, reviendrait à l'AMP. Donc, ça ne toucherait pas ses fonctions
à
titre de BIG, ça toucherait son deuxième chapeau qu'on lui donne en
vertu de cette loi-là, qui est le chapeau de l'AMP.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le député de La Peltrie.
Caire :
Pour ma compréhension, actuellement, quels sont les pouvoirs et prérogatives du BIG sans la loi n° 108?
Qu'est-ce qu'il peut faire?
Caire :
Oui, je sais que c'est une bonne question, mais vous comprendrez que moi aussi,
je n'ai pas...
M. Poëti :
Ça existe clairement dans son mandat, là. On peut le trouver.
Caire :
Non, mais c'est parce que j'essayais de voir quel est le pouvoir qu'on est en
train de donner au gouvernement par décret. Dans le fond, c'est que, là, on
rajoute... Puis, Mme Arav, vous dites que vous rajoutez le pouvoir de traiter les plaintes. Donc, je comprends qu'actuellement, dans son évaluation d'un appel d'offres, de la conformité ou
non d'un appel d'offres, le BIG ne peut pas traiter les plaintes comme le
ferait l'AMP?
Mme Arav
(Carole) : Il n'a pas ce
mandat-là actuellement. En fait, il a le mandat de regarder la gestion
contractuelle de la ville de Montréal et il a des pouvoirs assez étendus dans
son mandat à lui.
Caire : Est-ce que
c'est seulement la gestion contractuelle ou est-ce qu'il peut
aussi actuellement s'immiscer
dans un processus d'appel d'offres, donc vérifier la conformité?
Mme Arav
(Carole) : Oui, il le peut.
Caire : O.K.
Donc, ça, ce n'est pas un pouvoir... parce que ça, c'est un pouvoir que l'AMP a
puis c'est un pouvoir que le BIG a déjà aussi. Donc, c'est des pouvoirs
qui sont aux deux instances, là, qui existent en parallèle, indépendamment l'un
de l'autre.
Mme Arav
(Carole) : Oui.
Caire :
O.K. Donc, est-ce que c'est exclusivement au niveau des plaintes qu'on est en
train d'ajouter des pouvoirs au BIG?
Le Président
(M. Laframboise) : M. le ministre? Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : En fait, pas nécessairement.
En fait, ça veut dire que l'AMP va reprendre tous les pouvoirs qui sont dans la loi actuellement. Il pourrait y avoir des pouvoirs similaires, puis on aurait deux
autorités qui pourraient jouer le
même rôle pour Montréal à ce moment-là. Mais on parle d'une situation
qui... ça n'irait pas bien, là. On comprend que l'objet du projet de loi, c'est de laisser au BIG tout ce qu'il fait actuellement, ça, c'est de toujours le laisser, puis de lui rajouter des
pouvoirs, qui sont prévus à la loi ici, qu'il n'a pas déjà.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le député de La Peltrie.
Caire : Mais en aucun
temps cette disposition-là ne pourrait faire en sorte, par exemple, que, dans un contexte légal, le BIG devienne dysfonctionnel.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le ministre.
M. Poëti : Ce n'est pas du tout notre intention et ce n'est
pas... De la façon dont c'est rédigé, non, ce n'est pas ce qu'on veut.
D'ailleurs, on a démontré notre appui au BIG, nous.
Caire : Non, non,
mais ça, je le comprends. C'est juste qu'on a beaucoup parlé d'autonomie des
municipalités puis je pense qu'on s'inscrit
tous dans cette mouvance-là. Ceci
étant dit, j'essayais de voir quel était
l'effet de l'application de cet
article-là sur le BIG, parce que je comprends que, là, on ajoute des pouvoirs,
on est en train de créer une nouvelle structure.
On dit : Le BIG doit continuer d'exister. J'imagine qu'il y a eu des discussions dans ce sens-là avec les
gens du BIG, avec les gens de la ville de
Montréal. Le ministre dit : Ils ont fait un bon travail, ils ont déjà
trois ans en arrière de la cravate,
ils ont développé une expertise. Puis je comprends tout ça. Ma question, dans
le fond, aurait dû être : Pourquoi ne pas modifier la charte pour carrément donner ces pouvoirs-là au BIG en
fonction de la loi constitutive du BIG, donc de modifier cette loi-là? Pourquoi se garder cette marge de manoeuvre de
dire : Je vais donner des pouvoirs, mais, si ça ne marche pas, je
vais vous les enlever, alors qu'on le dit, là, ça fait trois ans que ça existe?
L'organisation est quasi à maturité, là. On
dit que, normalement, c'est cinq ans, mais, tu sais, on peut penser qu'ils sont
déjà rendus là. Pourquoi on se garde
ce pouvoir-là? Et, advenant le cas où on le fait, parce que le législateur ne
parle pas pour ne rien dire, donc si on le met dans la loi, c'est parce qu'on veut prévenir des situations qui ne sont
pas strictement hypothétiques, est-ce que, là, on ne s'arrange pas pour créer deux organisations qui
vont travailler de façon dysfonctionnelle, c'est-à-dire le BIG d'un côté
puis l'AMP de l'autre?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : En fait,
comprenez bien... Et on est d'accord tous les deux sur le fait qu'on trouve que
ça va bien. Maintenant, est-ce que... Puis
moi, je veux être bien positif, là, mais advenant qu'il y aurait une
problématique dans l'avenir, là, à ce
moment-là, quel pouvoir l'AMP aurait pour dire : Excuse, là, il y a un
problème ici, là, pour intervenir? C'est ce qu'on fait. C'est en prévention que c'est là. Il n'y a pas d'autre
objectif que de la prévention dans un cas où on aurait des difficultés
importantes. Et là ouvrir un projet de loi, ça devient complexe. Donc, on se
garde une forme de garantie, à même
l'analyse qu'on en a faite, pour leur laisser... Bien, il faudrait ce même
genre d'analyse là à l'opposé, donc négative, pour dire : Oh! on a un problème. Et là, pour ça, bien, oui,
l'imputabilité est là, oui, la responsabilité est là. Puis on ne croit pas que ça pourrait se produire. Maintenant, si ça
se produisait, quel droit nous aurions de venir replacer les choses?
Bien, on se l'accorde là.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Caire :
Oui, j'entends ça, M. le Président. La question que je me pose... Puis c'est
sans doute la bonne façon de faire, mais la question que je me pose,
c'est... On est quand même à dire : Je vais vous donner un certain nombre
de pouvoirs d'agir comme au même
titre que
l'AMP va pouvoir le faire dans son secteur à elle, si tant est que ça ne
fonctionne pas, je peux vous retirer ce
pouvoir-là, mais vous allez quand même garder les pouvoirs principaux qui sont
les pouvoirs de vérifier si le
processus d'appel d'offres, par exemple, se fait en respectant le cadre
normatif. Ce que je comprends,
c'est que le BIG va pouvoir continuer à
annuler un appel d'offres, voire annuler un contrat, qui sont des pouvoirs
que le BIG a déjà. Donc, ses principaux pouvoirs, il les conserve.
Alors, à ce moment-là, est-ce qu'aller au bout de
cette logique-là n'aurait pas été de dire : Bien, si tant est qu'on
se rend compte qu'il y a des problèmes,
c'est tout le BIG qu'on va remettre en question? J'ai de la difficulté à penser
que les problèmes vont survenir
exclusivement dans la gestion des plaintes. Tu sais, pour tout le reste, le BIG
fait un bon travail, mais
là-dessus... Comprenez-vous? Je ne sais pas si le ministre comprend ma logique.
J'ai l'impression qu'on... Pourquoi ne
pas dire : On vous donne tous les pouvoirs, puis vous avez l'autonomie de
le faire, ou dire : Bien, on se gardera toujours une marge de
manoeuvre sur l'ensemble de l'organisation qu'est le BIG? C'est parce que, là,
on en donne un petit bout, on va en prendre
un petit bout, on va en redonner un petit bout, on regarde... Je ne sais pas. Si on pense que ça peut être
problématique, allons au bout de la logique puis disons : Bien, c'est
l'ensemble de l'organisation qui pourrait éventuellement être remise en
question. Non?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Oui. En fait, la
loi principale, c'est la loi de l'AMP. Alors, la disposition de 58.1 est
une exception à la loi. C'est pour ça qu'on
introduit ces dispositions-là ici, dans cette loi-là, plutôt que de donner
les pouvoirs au BIG. Comme la loi principale, l'autorité nationale
recommandée par Charbonneau, c'est le projet de loi ici avec la création de l'AMP, ce qu'on fait, c'est qu'on
laisse à l'AMP... en fait au gouvernement le pouvoir de
dire que, si, dans un cas, dans
quatre ans, dans cinq ans, ça n'allait plus du tout, le BIG, à Montréal,
puis que la gestion contractuelle n'allait pas dans la ville de Montréal, l'AMP pourrait aller faire de la gestion contractuelle,
regarder comment fonctionnent les contrats.
Elle pourrait reprendre tous les pouvoirs qui sont donnés à l'AMP dans cette
loi-là pour s'assurer que le cadre normatif, il est bien respecté par la
ville et les autres personnes liées à la ville malgré un BIG qui ne
fonctionnerait pas bien.
Caire : O.K. Mais ce n'est pas ce que j'avais compris
initialement. J'avais compris qu'on donnait certains pouvoirs que l'AMP a, que le BIG n'a pas, mais
qu'advenant le cas où on appliquerait cette disposition-là de la loi,
ce ne seraient que ces pouvoirs-là qui
seraient... Là, ce que je comprends, c'est que ce paragraphe-là
permettrait... puis peut-être que je ne choisis pas le bon mot, là, mais
permettrait de mettre le BIG en tutelle, que l'AMP pourrait mettre le BIG en tutelle. Ce n'est peut-être
pas un bon choix de mots, là, mais c'est sur l'ensemble des pouvoirs du BIG que
cet article-là, que ce décret-là aurait de l'effet. O.K. C'est beau.
Président (M. Laframboise) : Mme Arav, commentaire?
Mme Arav
(Carole) : C'était oui, la réponse. C'était oui.
Le Président
(M. Laframboise) : C'était oui?
Caire : Oui, oui,
j'avais compris que c'était oui, la réponse. Mais je trouvais qu'on faisait
juste la moitié du chemin. Mais je comprends
que c'est l'ensemble des pouvoirs du BIG qui pourraient lui être retirés, ou
partiellement.
M. Poëti : ...intervenir.
Ce n'est pas nécessairement qu'on va les retirer, puis il ne peut plus rien
faire, mais ça nous...
Caire :
Non, non, non, mais... Le BIG existerait encore, mais l'AMP pourrait...
M. Poëti :
Intervenir.
Caire :
Une espèce de tutelle dans un cas extrême.
M. Poëti :
Oui, vous pouvez l'appeler comme ça. Mais, oui, ça pourrait ressembler à ça.
Caire :
Ça ressemblerait à une tutelle. O.K.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Oui, M. le Président. Moi, au contraire un peu d'Éric — le député
de La Peltrie, je veux dire — moi,
je suis contente qu'il est là, ce bout-là, parce que,
là, c'est quand même exceptionnel. Bien, le BIG existe, là, puis
tant mieux, puis, selon ce qu'a dit le ministre,
le pourquoi qu'il a existé aussi puis que les fonctions qu'il
a maintenant, le BIG. Mais là, en instaurant l'AMP pour l'ensemble du Québec, bien, il faut
s'assurer des pouvoirs de l'AMP... puis la fonction de l'AMP va être comment dans l'ensemble du Québec.
Alors, je trouve que c'est une réserve que le gouvernement se donne,
qui est très bien. Moi, je l'apprécie, celui-là.
Mais,
à l'inverse, je vais reposer la question à l'inverse, l'AMP... Dans les
discussions qu'on a eu par rapport
au monde municipal, l'AMP ne peut annuler un contrat municipal parce que c'est
du pouvoir municipal. On a eu ces discussions-là.
Si le BIG... Selon la disposition... Le BIG, lui, s'occupe... il a ses contrats de
sa ville, ça fait que lui a les pouvoirs
d'annuler un contrat dans sa ville. Alors, vous me voyez venir un peu de
l'autre sens. Si le gouvernement,
selon l'article qui est là, peut en tout temps décréter que le
premier alinéa ne s'applique pas à
l'égard de la ville, est-ce que l'AMP va pouvoir annuler un contrat? S'il prend en charge... Dans le fond, est-ce que, là, cette fois-là, il va pouvoir... Parce que les
pouvoirs du BIG permettent de le faire, d'annuler un contrat, mais l'AMP ne
peut pas le faire dans le milieu municipal. Mais là, en prenant sous sa
charge la situation que peut vivre le BIG puis que c'est l'AMP qui
reprend en main les choses, est-ce que l'AMP pourrait, dans cette situation-là...
d'annuler un contrat? J'y vais par l'inverse, dans le fond. Vous comprenez qu'est-ce
que je veux dire.
M. Poëti : Oui, je vous suis par l'inverse. Mais l'idée,
c'est qu'actuellement, si le bureau
des enquêtes de Montréal veut annuler
un contrat, la ville a quand même le pouvoir de ne pas le faire, d'annuler sa
décision, un peu comme nous, on le
fait. Alors, à ce moment-là, nous pourrions recommander... En fait, nous
pourrions, si on prend physiquement la place de BIG pour une période x, annuler un contrat, mais en même temps il y a
quand même eu un recours de la ville de dire : Nous n'appliquerons
pas cette... nous pouvons annuler cette action-là.
Mme Léger : Est-ce que le BIG peut agir seul pour annuler un contrat
ou, lui, il est sous recommandation à la ville?
M. Poëti :
Bien, en fait, lui, il pourrait. Nous, pas vraiment, parce que, comme j'ai dit
tantôt, on ne veut pas trop, trop
rentrer dans ça. Alors, nous, techniquement... parce que, là, on va dans les
hypothèses, et j'ai plus de difficultés, pas à vous suivre, mais... et là je fais l'hypothèse de... mais, en théorie,
on n'annule pas le contrat, mais on recommanderait l'annulation du contrat ou la suspension du
contrat. La ville pourrait dire oui ou non, un peu comme on l'a fait dans
les autres villes. Mais là ça serait pour
une période ou un moment très particulier, là. Ça n'irait pas bien, il faut que
je vous dise ça. Mais nous, on va
faire la recommandation à la ville, mais on ne peut pas se substituer comme
signataires du contrat parce qu'on n'est pas la ville. Mais, oui, on
aurait une emprise pour venir replacer les choses, ce qui serait comme dans le
restant de la province.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Ça m'inquiète, que... Le fait que... Si on utilise cette situation-là, que le
gouvernement peut en tout temps
décréter... que le ministre dit : C'est sûrement que... Le gouvernement
n'utilisera cette possibilité-là que dans des moments difficiles, ou dans des moments particuliers, ou exceptionnels.
Selon les explications du ministre, il ne fera pas ça. Il y a le bureau de... Le BIG est là, là, mais
on se donne ça comme réserve, où je suis confortable, mais, en même
temps, il le fait, mais il ne pourrait pas,
dans une situation difficile, annuler un contrat. Il va falloir qu'il passe par
la ville qui... la ville aurait... que la ville... Dans une situation
difficile, il n'aurait pas la marge de manoeuvre malgré tout.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le ministre.
M. Poëti :
Bien, je suis presque obligé de vous dire la même chose que le BIG
actuellement, parce qu'il l'annule, le contrat, lui, mais la ville a un
pouvoir de dire non. Honnêtement, on est au même point, là. Alors, on est dans
une circonstance exceptionnelle. Notre recommandation va être à la ville de
résilier, ou d'annuler le contrat, ou de faire des modifications. Je ne vois pas pourquoi la ville ne le ferait pas.
Mais, si elle décidait de ne pas le faire, elle a le même droit qu'avec son BIG. On ne vient pas changer ça
vraiment. Puis, de se donner ce droit-là, là, tu sais, je vous vois
venir dans la deuxième étape, de dire :
Bien, d'abord, pourquoi on ne le ferait pas pour les autres villes? On ne peut
pas le faire pour les autres villes. Je suis obligé d'être conséquent
avec ce qu'on applique pour les autres villes. Mais je sais que vous comprenez où on se situe là-dedans, et ça nous
permet quand même d'intervenir à la ville de Montréal, mais dans l'ordre
des choses.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Donc, le BIG
peut, la ville peut, l'AMP ne peut pas.
Mme Léger : Il est
franc, le ministre.
M. Poëti :
Bien, je suis honnête. Dit comme ça, je pourrais verbier longtemps pour
l'histoire, mais votre question est claire, ma réponse est claire :
Non, on ne peut pas.
Mme Léger : Vous
comprenez que...
M. Poëti : Bien, ça peut
paraître drôle juste dit court de même.
Mme Léger : Oui, ça
paraît très drôle.
M. Poëti : Mais, si on
prend cinq minutes pour l'expliquer, là, les gens vont dire : Ah! O.K.,
c'est ça, on pourrait le faire.
Mme Léger : Ah!
non, pas nécessairement. Ils peuvent dire : Ça n'a pas de bon sens
aussi, là.
M. Poëti :
Bien, ils pourraient dire ça, mais... Je ne pense pas, mais ça se pourrait.
Mais je ne pense pas. Les juristes ramèneraient à l'ordre.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Mais, d'un
autre côté, on s'assure, par ces deux, trois lignes-là, là, que le gouvernement
peut reprendre les choses en s'assurant que
la ville de Montréal... Mettons que ça va mal, là, chez l'inspecteur général, puis on trouve toutes sortes d'affaires qui ne vont pas bien... Ce qui n'est pas
le cas, là, hein? On se le dit, ce n'est pas le cas. Mais là tu te
remets dans les mains de la ville. Mais, si ce qu'on a vu, la situation qu'on a
vu les dernières années... pas les dernières,
là, mais la situation qui a amené au BIG, là... Même à la ville, ça
n'allait pas nécessairement bien non plus, là. Alors, on parle du président du conseil, on parle... Ça a fait toutes
les manchettes. Alors, c'est sûr que, là, la ville, peut-être, ne recommanderait pas non plus, là... Ça fait
qu'on pourrait se retrouver dans le même bourbier, mais le gouvernement
peut décréter quand même. Mais ça ne lui donne pas plus de pouvoirs pour
annuler un contrat, mettons. Pour le reste, peut-être, ça va, mais, pour annuler un contrat... Je veux
juste que vous voyez que, dans une situation difficile, on ne donne pas trop de pouvoirs au gouvernement par rapport à ça. Il peut juste décréter, mais il n'a pas le
pouvoir d'annuler. Ça fait un petit problème, à mon avis.
M. Poëti : Il me reste un petit élément, là, pour vous
convaincre. Parce qu'au début je comprenais que vous étiez contente, là, de cet amendement-là,
mais il me reste un petit argument qui va probablement vous aider, là.
On pourrait mettre la ville en tutelle. Ce n'est pas rien, là.
Mme Léger : Ça, c'est au-delà
de l'AMP, là, de toute façon...
M. Poëti : Oui, mais
l'AMP pourrait...
Mme Léger : ...parce qu'une ville en tutelle, ça ne peut être pas à cause
que... Ce n'est pas l'AMP qui en déciderait, là.
M. Poëti : Il reste
quelques petits pouvoirs, oui. Voilà.
Mme Léger : Non, je ne
dis pas que je n'aime pas ce bout-là. Je l'aime, ce bout-là, là.
M. Poëti :
Non, non, je sais que vous l'aimez.
Mme Léger : C'est juste que, dans la situation
inverse, l'AMP n'aurait pas la marge
de manoeuvre qu'il faudrait
malgré tout. O.K. C'est beau.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles, ça va?
Mme Léger : Oui, mais...
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Mme Léger : Non, j'en
aurais une autre, excusez-moi, avant de continuer.
Le Président (M. Laframboise) :
Oui, allez-y.
Mme Léger : Est-ce que
la
loi sur l'inspecteur général et la loi qu'est l'AMP, si elle est adoptée...
Est-ce qu'il y a besoin d'harmoniser autre
chose entre les deux? Est-ce que les deux peuvent se trouver en situation...
que les deux lois... Les deux lois ensemble,
est-ce qu'il y en a une qui a prérogative sur l'autre ou chacune a sa loi, mais
il n'y a rien qui peut rester... qu'elles peuvent être en conflit, l'une
et l'autre?
M. Poëti : On me dit que non. On ne voit pas de lien
conflictuel d'un côté comme de l'autre, pas du tout, on ne voit pas ça.
Ça n'a pas été, d'aucune façon, noté.
M. Poëti : Oui, ça, c'est sûr. Puis je serais bien tenté de
vous dire : Si ça avait été le cas, on l'aurait corrigé. Mais ce
n'est pas le cas. On n'a pas vu ça.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Si je pense à un entrepreneur ou à un... qui se
retrouve à la ville puis il se retrouve aussi ailleurs... Je ne le sais pas, là. On fait des hypothèses
possibles, là. Il faut que je fasse mon rôle comme il faut, là, d'opposition pour être sûre qu'on essaie de voir tout pour... On est en train d'adopter... Bien, comme exemple, peut-être
un entrepreneur qui a affaire avec
les deux lois. Est-ce qu'il peut prioriser l'une plus qu'une autre? Est-ce
qu'il peut y avoir une problématique quand les...
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : La réponse est simple, là. Sans aucune forme de
sarcasme, c'est : S'il était à Montréal, c'est le BIG, s'il n'est pas dans Montréal,
c'est l'AMP. Alors, il n'a pas le choix.
Mme Léger : Il peut être
aux deux places.
M. Poëti : C'est ça, là.
Mme Léger : Il peut être
ailleurs. Il peut être à Saint-Je-ne-sais-pas-quoi puis...
M. Poëti : Bien oui.
C'est pour ça qu'ils ne viennent pas en conflit un avec l'autre, parce que, si
ça se passe à Montréal, c'est le BIG, si c'est à l'extérieur de Montréal, c'est
l'AMP. Il n'y a pas de problème.
Mme Léger : Mais le BIG a quand même... Là, dans cet
article-là, le BIG... «Les fonctions et pouvoirs dévolus à l'autorité, en regard d'un organisme...» On donne
les fonctions et pouvoirs de l'AMP au BIG. C'est quelle loi qui va...
M. Poëti : Mais ce n'est pas tout à fait comme vous le
dites, dans le sens où je suis obligé de vous dire... C'est qu'on n'a pas retiré les pouvoirs du BIG. On en a
donné à l'AMP, maintenant, là. L'AMP n'existait pas. Alors, elle va
exister. Le BIG, on ne lui a pas rien retiré. En fait, on lui a donné même
certains petits pouvoirs additionnels à travers la loi. Donc, ils sont indépendants dans la même fonction dans un territoire
donné qui s'appelle la ville de Montréal. C'est tout.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Non, ça va.
Président (M. Laframboise) : Ça va? M. le député de La Peltrie, ça va? Donc, est-ce que l'amendement qui crée l'article 58.1 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 59. M. le ministre.
M. Poëti : M. le
Président, il y a un amendement, mais je vais lire l'article 59 tel que déposé.
«Les dispositions des chapitres III à V,
lorsqu'elles concernent un processus d'adjudication, s'appliquent à un
processus d'homologation et à un processus de qualification de prestataires de
services ou d'entrepreneurs, avec les adaptations nécessaires.»
Au commentaire, l'article 59 du projet de
loi prévoit que toutes les dispositions des chapitres III à V qui sont applicables à l'endroit d'un processus
d'adjudication s'appliquent également à un processus d'homologation de biens et
à un processus de qualification de prestataires de services ou d'entrepreneurs.
Ainsi, une
entreprise intéressée à participer à un processus de qualification de
prestataires de services qui serait d'avis
que le processus ne respecte pas le cadre normatif pourrait, par exemple,
déposer une plainte à l'Autorité des
marchés publics en vertu de l'article 33 du projet de loi si elle n'est pas satisfaite de la
réponse de l'organisme à l'égard de sa plainte.
L'amendement, M. le Président, de
l'article 59 :
Remplacer, dans l'article 59 du projet de
loi, «Les dispositions des chapitres III à V, lorsqu'elles concernent un
processus d'adjudication s'appliquent à un processus d'homologation et à un
processus de qualification» par «Les dispositions des chapitres IV [et] VI
qui concernent l'examen d'un processus d'adjudication effectué en vertu du
paragraphe 1° du premier alinéa de l'article 20 s'appliquent à un
processus d'homologation[...],».
commentaire, la modification proposée à l'article 59 du projet de loi rend
les dispositions des chapitres IV, les plaintes, V, intervention, VI, communication de renseignements,
applicables pour l'examen par l'Autorité des marchés publics d'un
processus d'homologation de biens ou de qualification d'entreprises.
Président (M. Laframboise) : Commentaires sur l'amendement? Mme
la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : On voit
juste que le ministre est maintenant capable de dire «homologation» d'une
façon...
M. Poëti : Oui, je suis
assez étonné que ça ait été si facile.
Mme Léger : Ça a été
facile.
Caire : Il s'est
pratiqué toute la fin de semaine. Il ne le dira pas, mais...
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Caire : Bien, j'essayais de
voir le
chapitre III. J'étais justement en train... pourquoi on retire le
chapitre III, là.
Une voix : C'était les trucs
hors Québec.
Caire : Ah oui!
O.K., c'est beau. Je viens de trouver pourquoi on retire le
chapitre III.
Le Président (M. Laframboise) :
Pas d'autres commentaires? Ça va? Donc, est-ce que l'amendement à
l'article 59 est adopté?
Président (M. Laframboise) : Adopté.
L'article 59,
commentaires sur l'article 59 tel que modifié? Est-ce que
l'article 59 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 60, je crois... 59.1, je crois, là. C'est ça?
M. Poëti : 59.1, M. le
Président, en amendement. Ce serait un nouvel article.
Le Président (M. Laframboise) :
C'est bon. M. le ministre.
M. Poëti : Merci, M. le
Président. Nouvel
article : Insérer, après l'article 59 du projet de
loi, le suivant :
«59.1.
Lorsque, à l'endroit d'un organisme municipal ou d'une personne lié à une
municipalité, l'autorité émet des recommandations
en vertu de l'article 27 ou en vertu du paragraphe 2° du premier alinéa de
l'article 29, rejette une plainte en
vertu de l'article 41, considère une plainte recevable en vertu de
l'article 42, établit un délai supplémentaire en vertu de l'article 44, rend une décision en vertu de
l'article 46, intervient en vertu de l'article 50, rend une décision
en vertu de l'article 52.1, procède à un
examen en vertu de l'article 53.3 ou rend une décision en vertu de
l'article 53.4, elle en informe la
municipalité. Cependant, lorsque l'organisme municipal est une municipalité
locale, l'autorité n'informe pas la municipalité
régionale de comté qui lui est liée et lorsque l'organisme est une communauté
métropolitaine, elle n'informe pas la municipalité qui lui est liée.
«Pour
l'application du présent article, un organisme municipal, sauf dans le cas où
il est une municipalité locale, ou une personne est lié à une
municipalité dans l'un des cas suivants :
«1° lorsque le
territoire de l'organisme comprend celui de la municipalité locale;
«2° lorsque le
territoire de l'organisme correspond à celui de la municipalité locale;
«3° lorsque
l'organisme a été constitué par la municipalité;
«4° lorsque
l'organisme est une société d'économie mixte fondée par la municipalité;
lorsque la personne exerce, au sein de la municipalité, des fonctions qui lui
sont dévolues par la loi et qu'elle est seule responsable de la
passation des contrats nécessaires à l'exercice de celles-ci.»
Au commentaire, cet
amendement fait en sorte qu'une municipalité liée à un organisme municipal sera
informée par l'autorité de toute
recommandation, intervention ou décision de sa part à son endroit. De même,
lorsque cette recommandation, intervention ou décision concernera une
personne liée à une municipalité en regard de contrats qui relèvent de sa seule
responsabilité, la municipalité en sera aussi informée par l'autorité.
organisme municipal est lié à une municipalité dans un des cas suivants :
lorsque le territoire de l'organisme comprend
celui de la municipalité locale, ainsi une régie intermunicipale est liée à une
municipalité locale qui, bien qu'elle ne
l'ait pas constituée, est
partie à l'entente de la constitution de la régie; lorsque
le territoire de l'organisme correspond à celui de la municipalité locale,
ainsi une société de transport est liée à la ville dont le
territoire correspond à sa desserte; lorsque l'organisme a été constitué
par la municipalité; lorsque l'organisme est une société d'économie mixte
fondée par la municipalité.
personne est liée à une municipalité lorsqu'elle exerce, au sein de celle-ci,
des fonctions qui lui sont attribuées par la loi. Les personnes
concernées sont, notamment, le président d'élection ou le vérificateur général.
Ce sont des personnes qui occupent des
fonctions impliquant un niveau d'indépendance tel que la loi considère qu'elles
ne contractent pas pour la municipalité mais bien pour la réalisation de
leur mandat légal, et ainsi la loi les assujettit aux règles de la gestion
contractuelle municipales.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Oui. Je vous rappelle qu'on vient d'avoir les amendements. Il faut prendre le
temps de bien lire parce que...
Le Président
(M. Laframboise) : Ah! vous prenez le temps qu'il faut, allez-y.
Mme Léger :
Merci. Parce qu'en même temps celle-là... Parce que c'est, lorsqu'un organisme
municipal intervient... bien, considère, établit un délai supplémentaire, rend une décision, intervient en
vertu de, elle en informe,
bon, plusieurs éléments. J'étais intervenue dans un
article semblable sur le
fait d'informer le ministre lorsqu'on rend une décision. Parce que, là, c'est : «Lorsque, à l'endroit d'un
organisme municipal ou d'une personne lié à une municipalité, l'autorité émet des recommandations» en vertu de tous les articles qui sont là. Est-ce qu'on ne croit pas important,
à cause qu'on rend des décisions, à cause qu'on émet des recommandations,
que le ministre soit informé?
Le Président (M. Laframboise) : Mme Dumas-Legendre. Est-ce qu'on a le consentement pour que
Mme Legendre puisse prendre la parole... Dumas-Legendre? Ça va? Consentement.
Allez-y.
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) : Alors, ce qu'on a voulu,
par cet article-là, c'est qu'une municipalité locale soit informée
de toute décision ou de toute intervention, même quand il
s'agit des délais, là, que l'autorité
fait, elle soit informée d'un organisme qui lui est lié. Et la notion de
lien, c'est quand la municipalité a un certain pouvoir de contrôle ou
d'influence sur l'organisme. Par exemple, quand la MRC est vérifiée par l'autorité,
on veut que les municipalités qui sont
membres de la MRC, et donc qui ont un représentant au conseil de la MRC, soient informées pour qu'elles puissent intervenir au conseil, et donc c'est une façon de
s'assurer que les recommandations de l'autorité sont davantage respectées.
là on le fait aussi pour des organismes qui ont été créés par la municipalité,
puisque la municipalité a clairement un
contrôle sur ces organismes-là, ou des organismes comme la société de
transport, pour laquelle il y a un contrôle aussi.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
O.K. C'est plutôt une question de régie interne, là, puis de s'assurer que, je
dirais, le lien de communication se fasse
quand ça devient une petite municipalité locale, mais qui est... O.K. Je
comprends. O.K., ça va.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le député de La Peltrie.
Caire : Bien, en fait, je comprends que, quand il y a une
vérification à l'endroit d'un organisme municipal, on informe la
municipalité à laquelle cet organisme-là est lié. Est-ce que l'inverse est vrai
aussi?
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) : Non.
Caire :
O.K. Par exemple, s'il y avait une vérification dont l'agglomération faisait
partie, est-ce que toutes les parties de l'agglomération seraient
avisées de ça?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Dumas-Legendre.
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) : Non, pas pour l'agglomération. Ce serait le conseil
d'agglomération qui serait informé seulement,
là, parce que l'agglomération n'a pas un pouvoir sur la municipalité
reconstituée, elle est seulement... Il y
a des décisions qui influencent, disons, la vie de cette municipalité
reconstituée là, mais elle n'a pas de pouvoir direct pour influencer sa
décision. Donc, les organismes qu'on a visés, c'est vraiment ceux pour qui la
municipalité a soit un représentant ou soit un pouvoir direct de vie ou de mort
sur l'organisme, par exemple.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Caire :
Bien, je vais vous donner un exemple qui me préoccupe peut-être un peu plus.
C'était le cas pour la ville de
Québec. Souvent, la ville de Québec va administrer les intérêts de
l'agglomération, puisque c'est le mandat de la ville centre de le faire selon la
loi sur certaines
compétences dans certaines agglomérations. Et, si, par exemple, un
contrat... puis souvent c'est difficile de
départager, là, tu sais, qu'est-ce qui est propre à la ville de Québec puis
qu'est-ce qui va aussi au service de
l'agglomération. D'ailleurs, c'est tout le débat sur les agglomérations. Donc,
à ce moment-là, si un tel
contrat faisait l'objet d'une vérification,
je prends l'exemple très précis de Québec, là, Saint-Augustin et
L'Ancienne-Lorette ne seraient pas nécessairement avisées de ça.
Mme Dumas-Legendre (Hélène) :
Non, parce que...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Dumas-Legendre.
Mme Dumas-Legendre
(Hélène) : ... — oui,
merci, M. le Président — l'agglomération,
ce n'est pas un organisme lié,
disons, à la municipalité reconstituée. La municipalité reconstituée n'a
pas droit de vie ou de mort sur l'agglomération. Elle n'adopte pas le
budget. Je comprends qu'elle en paie une partie, mais il n'y a pas de lien,
disons, d'autorité. Donc, ce n'est pas du
tout un organisme, c'est pour ça qu'on ne le qualifie pas d'organisme lié. En
fait, l'agglomération, c'est un palier décisionnel de la municipalité
centrale, donc ce n'est pas un organisme indépendant.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Caire : Oui, je comprends, mais n'en demeure pas moins
que cette situation-là fait
en sorte qu'il y a quand même un
impact, là. Plus tôt, on parlait de l'agglomération. Les municipalités liées, par
contre, vont assumer 6 % du total des coûts, et il y a donc
un impact réel sur ces municipalités-là. Je veux dire, individuellement, chaque
citoyen d'une agglomération va payer le même
montant. Donc, c'est le poids relatif de chacun qui fait la différence, on
s'entend. Et là je comprends que,
dans un processus d'appel d'offres — qui, dans le cas de l'agglomération de
Québec, serait géré, et géré exclusivement, par la ville de Québec parce
que c'est la municipalité centrale, donc elle assume aussi la gestion de l'agglomération — je comprends qu'un contrat, par exemple, de
déneigement pourrait faire l'objet d'une vérification, de plaintes. On pourrait même recommander que l'appel
d'offres soit stoppé, on pourrait recommander que l'appel d'offres ou le contrat soit résilié, et les municipalités
liées n'en seraient jamais informées. C'est ça que je comprends, là. La
finalité de l'application de cet article-là...
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti :
Oui. En fait, moi, je comprends que votre inquiétude ou, en tout cas, le point
que vous soulevez, c'est de dire qu'ils ne sont pas avisés. Vous
aimeriez qu'ils le soient.
M. Poëti : Bon, bien, on
va déposer un amendement, M. le...
Caire : Parfait,
merci.
M. Poëti : On va
demander une suspension quelques minutes, le temps de le rédiger.
Le Président (M. Laframboise) :
Suspension, s'il vous plaît.
(Suspension de la séance à 16 h 13)
Le Président
(M. Laframboise) :
C'est beau? Donc, à la proposition de M.
le ministre... Proposez de
suspendre votre amendement, M. le ministre, s'il vous plaît. Vous proposez...
M. Poëti : Oui. On
aimerait pouvoir suspendre l'amendement de l'article 59.1 et on irait à
l'article 60, on reviendrait après.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc,
article 60. M. le ministre.
M. Poëti : Merci. Donc, il
y a un amendement. Je vais lire l'article tel que déposé.
Article 60 : «Si l'autorité estime que
des renseignements portés à sa connaissance peuvent faire l'objet d'une
dénonciation en application de l'article 26 de la Loi concernant la lutte
contre la corruption (chapitre L-6.1), elle les transmet dans les plus
brefs délais au Commissaire à la lutte contre la corruption.»
Au commentaire, l'article 60 du projet de
loi prévoit que l'Autorité des marchés publics communique au Commissaire à la lutte contre la corruption tout renseignement qu'elle reçoit dans l'exercice de ses fonctions lorsque ces renseignements
peuvent constituer des indices de corruption, de malversation, de collusion, de
fraude ou de trafic d'influence dans, entre autres, l'adjudication des contrats
publics.
L'article 60, l'amendement :
L'article 60 du projet de loi est remplacé par le suivant :
«60. Si l'autorité estime que des renseignements
portés à sa connaissance peuvent faire l'objet d'une communication en
application de l'article 57.1.13 de la Charte de la Ville de Montréal,
métropole du Québec, d'une divulgation en
application de l'article 6 de la Loi facilitant la divulgation d'actes
répréhensibles à l'égard des organismes publics (chapitre D-11.1)
ou d'une dénonciation en application de l'article 26 de la Loi concernant
la lutte contre la corruption
(chapitre L-6.1), elle les transmet dans les plus brefs délais à
l'inspecteur général de la ville de Montréal, au Protecteur du citoyen
ou au Commissaire à la lutte contre la corruption, selon le cas.
«De même,
l'autorité peut transmettre au président du Conseil du trésor ou au ministre
responsable des Affaires municipales
des renseignements concernant la gestion contractuelle des organismes publics
utiles aux fins de l'exécution de leur mandat respectif.
communication de renseignements effectuée par l'autorité conformément au
présent
article s'effectue selon les conditions et modalités déterminées
dans une entente.»
Au commentaire, la modification proposée à
l'article 60 du projet de loi prévoit, dans un premier temps, la
communication à l'inspecteur général de la ville de Montréal ainsi qu'au
Protecteur du citoyen des renseignements reçus
par l'Autorité des marchés publics lorsqu'elle estime qu'ils concernent soit
des contrats de la ville de Montréal soit un acte répréhensible pouvant faire l'objet d'une divulgation en vertu de
la Loi facilitant la divulgation d'actes répréhensibles à l'égard des
organismes publics.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? L'ajout du deuxième alinéa dans les commentaires? Non?
M. Poëti :
Non. En fait, l'ajout du deuxième alinéa vise à permettre à l'autorité de
communiquer au président du Conseil du trésor ou au ministre responsable
des Affaires municipales des renseignements en matière de gestion contractuelle qui s'avéreront utiles aux fins de
la réalisation de leur mandat. De tels renseignements pourraient
notamment identifier les lacunes de leurs
clientèles respectives en matière de gestion contractuelle et de favoriser la
mise en place de mesures efficaces de soutien et d'accompagnement.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles, commentaires? M. le député de
La Peltrie, aucun commentaire? Donc, est-ce que l'amendement à
l'article 60 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Est-ce que l'article 60, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 61. M. le ministre.
M. Poëti : Oui,
l'article 61, aucun amendement : «Aucun élément de contenu d'un
dossier de vérification ou d'enquête
effectuée en vertu de la présente loi, y compris les conclusions motivées en
découlant, ne peut constituer une déclaration,
une reconnaissance ou un aveu extrajudiciaire d'une faute de nature à engager
la responsabilité civile d'une
partie devant une instance judiciaire.»
commentaire, l'article 61 du projet de loi précise qu'aucun document ou
renseignement recueilli lors d'une vérification
ou d'une enquête de l'Autorité des marchés publics ou découlant d'une telle
vérification ou enquête ne peut être utilisé seul pour prouver une faute
susceptible d'entraîner la responsabilité d'une partie.
Le Président (M. Laframboise) :
Commentaires, Mme la députée de Pointe-aux-Trembles?
Mme Léger :
Bien, j'essaie juste de voir l'utilité, là, de cet article-là.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : C'est
strictement pour inciter les gens, lorsqu'ils font une communication de
renseignements, à donner le plus d'informations possible.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Je
réfléchis, là. Excusez-moi.
Le Président (M. Laframboise) :
Je vais aller peut-être à M. le député de La Peltrie. Commentaires, M. le
député de La Peltrie?
Le Président (M. Laframboise) :
Non?
M. Poëti : Peut-être à
titre d'information...
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y, M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Poëti : À
titre
d'information, Mme la députée, c'est un
article qui est commun, exactement,
dans d'autres lois pour le mot à mot, là. Donc, on parle ici, 16.17,
donc : «L'article 61 du projet de loi a pour objectif d'inciter des personnes à [...] le plus de renseignements
possible. Une telle disposition se retrouve dans d'autres lois établissant un
régime de traitement des plaintes. C'est
notamment le cas pour l'article 16.17 du Code des professions et à
l'article 36 de la
Loi sur le
Protecteur des usagers en matière de santé et de services sociaux. Ces deux
dispositions se lisent comme suit...»
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Est-ce que
ça s'applique à tout le monde qui parle à l'autorité ou c'est juste la personne
qui a l'intention?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : Je m'excuse,
j'avais l'oreille occupée, de droite.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : On veut savoir si ça s'applique à tout le monde ou c'est juste les personnes qui ont l'intention, en vertu de
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : Absolument à tout
le monde.
Mme Léger : À tout le
monde? O.K. O.K.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va? Est-ce que l'article 61 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 62. M. le ministre.
M. Poëti :
Donc, un nouvel article, un amendement, l'article 61.1, M. le Président.
61.1 est changé en totalité?
Des voix : C'est un nouvel
article.
M. Poëti : C'est un
nouvel article, désolé.
Donc :
«61.1.
Malgré l'article 9 de la Loi modifiant la
Loi sur l'accès aux
documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels (chapitre A-2.1),
l'autorité ne peut divulguer un renseignement permettant d'identifier
une personne comme étant un membre d'un comité de sélection.»
commentaire, l'amendement proposé vise à assurer la confidentialité de
l'identité des membres des comités de sélection
chargés d'évaluer la qualité des soumissions présentées lors des appels
d'offres effectués par les organismes publics,
malgré que ce renseignement puisse être un renseignement public et accessible
en vertu de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et
sur la protection des renseignements personnels.
Ainsi, pour
éviter que les membres d'un comité de sélection fassent ultérieurement l'objet
d'influences lors d'un appel
d'offres, il est proposé de protéger leur identité lorsque celle-ci a été
communiquée à l'Autorité des marchés publics dans le cadre de l'application des pouvoirs prévus au paragraphe 5° du
premier alinéa de l'article 27 ou encore lorsqu'il s'agit d'un
membre désigné par l'autorité en vertu du paragraphe 4° de cet alinéa.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires, Mme la députée de Pointe-aux-Trembles?
Mme Léger :
J'imagine que ce type d'article est la même chose pour d'autres lois qui ont
des membres d'un comité de sélection, préserver leur identité aussi?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : C'est la
recommandation 20 de la commission Charbonneau.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée.
Mme Léger : ...pas
habitué avec nous, là, mais c'est un...
M. Poëti : Ça se passe
bien sur les sujets, je trouve.
Mme Léger : C'est une
blague que nous avons, nous et l'autre, alors...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Oui. Est-ce
qu'il y a eu ce même
type là dans d'autres types d'organisations depuis la commission Charbonneau?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Arva... Arav, excusez-moi.
Mme Arav
(Carole) : En fait, le
comité de sélection est prévu dans les lois qui parlent de gestion
contractuelle, donc ce n'est pas prévu dans d'autres lois similaires ailleurs,
là. C'est vraiment une particularité.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Arav
(Carole) : ...de 58.1 pour
la LCOP aussi, là, dans le projet de
loi, là, on prévoit l'équivalent dans
la LCOP. Donc, en fait, on protège tous les
membres de comités de sélection, donc on va les protéger ici pour l'AMF puis aussi dans la LCOP.
Mme Léger : Pour l'AMP,
vous voulez dire.
Mme Arav
(Carole) : Ici, pour l'AMP, oui, puis dans la LCOP, dans la
Loi sur
les contrats des organismes publics.
Mme Léger : O.K. Merci.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres commentaires, Mme la députée de Pointe-aux-Trembles? Ça va? M. le
député de La Peltrie.
Président (M. Laframboise) : Ça va? Donc, est-ce que l'amendement qui crée le nouvel
article 61.1 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Donc, on va revenir à 59, s'il vous plaît, parce que...
Président (M. Laframboise) : 59.1.
M. Poëti :
À l'amendement qui serait déposé par le député de Trois-Rivières. Je lui
laisserais la lecture de l'amendement, si vous le voulez bien.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le député de Trois-Rivières.
M. Girard :
Merci, M. le Président. Donc, le sous-amendement de l'article 59.1 se
lirait comme suit : Ajouter l'alinéa suivant à
l'article 59.1 :
outre, lorsque l'autorité intervient en vertu d'une disposition mentionnée au
premier alinéa à l'égard d'une des agglomérations régies par la
Loi sur
l'exercice de certaines compétences municipales dans certaines agglomérations
(chapitre C-20.001), elle informe toutes les municipalités liées de cette
agglomération.»
Le Président (M. Laframboise) : Merci, M. le député de Trois-Rivières. M. le
député de La Peltrie, commentaires?
Caire :
Non, parfait, ça me convient parfaitement.
Président (M. Laframboise) : Donc, des questions sur le
sous-amendement qui vient d'être déposé? Est-ce que le sous-amendement à
59.1 est adopté?
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'amendement qui crée 59.1 est
adopté?
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 59, tel qu'amendé,
est...
Une voix :
C'est un nouvel article.
Le Président
(M. Laframboise) : Un nouvel article, 59.1, c'est bon, parfait.
Donc, on arrive à l'article 62. M. le ministre.
M. Poëti :
Merci, M. le Président. Donc, il y aura un amendement, mais je vais lire
l'article 62, tel que déposé :
«Malgré
toute disposition incompatible d'une loi, le président-directeur général de
l'autorité, un vice-président, un
membre du personnel de l'autorité agissant dans l'exercice de ses pouvoirs ou
un mandataire visé à l'article 26 ne peut être contraint devant une instance judiciaire ou une personne ou un
organisme exerçant des fonctions juridictionnelles de faire une déposition portant sur un renseignement
confidentiel qu'il a obtenu dans l'exercice de ses fonctions ni de
produire un document contenant un tel renseignement, si ce n'est qu'aux fins du
contrôle de sa confidentialité.»
commentaire, dans l'exercice des pouvoirs de vérification et d'enquête de
l'Autorité des marchés publics, des renseignements
confidentiels pourront être recueillis.
L'article 62 vise à maintenir la
confidentialité de ces renseignements en faisant en sorte que le
président-directeur général de l'autorité, un vice-président de l'autorité, un
membre du personnel de l'autorité et toute
personne ayant été mandatée pour effectuer une vérification ou une enquête ne
puissent être contraints de témoigner devant un tribunal ou devant un organisme
exerçant des fonctions juridictionnelles.
L'amendement,
M. le Président, à l'article 62 : Remplacer, dans l'article 62
du projet de loi, «contraint devant une
instance judiciaire ou une personne ou un organisme exerçant des fonctions
juridictionnelles de faire une déposition portant sur un renseignement
confidentiel qu'il a obtenu dans l'exercice de ses fonctions ni de produire un
document contenant un tel renseignement, si
ce n'est qu'aux fins du contrôle de sa confidentialité» par «contraint devant
une instance judiciaire ou une
personne ou un organisme exerçant des fonctions juridictionnelles de faire une
déposition portant sur un renseignement
qu'il a obtenu dans l'exercice de ses fonctions ni de produire un document
contenant un tel renseignement».
Au commentaire, la modification proposée à
l'article 62 vise à étendre son application à l'ensemble des
renseignements obtenus dans le cadre
l'exercice de ses fonctions de façon à traiter l'Autorité des marchés publics
de la même façon que le Bureau de l'inspecteur général de la ville de
Montréal, l'article 57.1.24 de la Charte de la Ville de Montréal.
Ainsi, le président-directeur
général de l'autorité, un vice-président, un membre du personnel de l'autorité
agissant dans l'exercice de ses pouvoirs ou un mandataire visé à l'article 26
qui obtiendrait un renseignement dans l'exercice
de ses fonctions, que ce renseignement revête un caractère confidentialité ou non, ne pourrait être
contraint de témoigner devant un tribunal ou un organisme exerçant des
fonctions juridictionnelles.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles,
questions, commentaires?
Mme Léger : Oui. Dans
le fond, c'est ce qui se passe, c'est
le même type au Bureau de l'inspecteur général qui le reconduit avec
l'AMP, avec les mêmes protections. Est-ce que je comprends?
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti :
Complètement, M. le Président, oui.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le député de La Peltrie?
Le Président
(M. Laframboise) : Ça va? Est-ce que l'amendement à l'article 62
est adopté?
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 62, tel qu'amendé,
est adopté?
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté.
Article 63.
M. Poëti :
L'article 63, sans amendement :
«L'autorité, le
président-directeur général, un vice-président, un membre du personnel de
l'autorité ou un mandataire visé à l'article 26 ne peut être poursuivi en
justice en raison d'omissions ou d'actes accomplis de bonne foi dans l'exercice
de ses fonctions.»
Au commentaire,
l'article 63 du projet de loi confère une immunité au président-directeur
général de l'Autorité des marchés publics, au vice-président, à tous les
membres du personnel ainsi qu'aux tiers mandatés pour effectuer une vérification ou une enquête au regard des omissions ou des
actes accomplis de bonne foi dans l'exercice de leurs fonctions.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : J'essaie de voir. Est-ce que le groupe
TechnoMontréal avait recommandé... bien, en tout cas, avait eu une réflexion sur... que ça ne couvrait que les
personnes et non les personnes morales. Donc, c'est
vraiment le statut de président-directeur général,
le vice-président puis le membre du personnel, pas la personne morale.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le ministre.
M. Poëti :
Oui. Allez-y, allez-y, allez-y.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : En fait, ce que
prévoit la disposition, c'est... ça commence par «l'autorité, le
P.D.G., un vice-président». Donc, l'autorité, l'AMP elle-même, le président-directeur
général, un vice-président, un membre du personnel
ou encore une personne qui a reçu un mandat en vertu de l'article 26 ne
peuvent être poursuivis s'ils ont été de bonne foi dans le cadre de
leurs fonctions.
Président (M. Laframboise) : Ça vous va, madame... il n'y a pas d'autre... M. le député de... ça vous va... de La Peltrie, ça va?
Donc, est-ce que
l'article 63 est adopté?
Le Président
(M. Laframboise) :
Article 64, M. le ministre.
M. Poëti :
L'article 64 tel que déposé :
«Sauf
sur une question de compétence, aucun pourvoi en contrôle judiciaire prévu au
Code de procédure civile (chapitre
C-25.01) ne peut être exercé ni aucune injonction accordée contre l'autorité,
le président-directeur général, un vice-président,
un membre du personnel de l'autorité ou un mandataire visé à l'article 26 dans
l'exercice de ses fonctions.»
Au commentaire, l'article
64 du projet de loi introduit une clause privative visant à protéger les
décisions de l'Autorité des marchés publics de l'exercice de recours judiciaire, incluant
l'appel. Cependant, un pourvoi en révision judiciaire devant la Cour supérieure est toujours
possible en cas d'excès de compétence de l'autorité ou lorsque celle-ci
rend une décision manifestement déraisonnable.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Ça me va
pour l'article, mais ça fait deux articles de suite qu'on n'a pas d'amendement
du gouvernement. Je suis complètement surprise. On a des amendements tout le
temps. Ça me va, M. le Président.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le député de La Peltrie, ça va?
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, est-ce que l'article 64 est adopté?
M. Poëti : Alors, pour
rester dans l'ordre, M. le Président, voici un autre
article sans amendement.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 65.
M. Poëti :
«65. Un juge de la Cour d'appel peut, sur demande, annuler
sommairement toute
procédure entreprise, toute décision rendue et toute ordonnance ou
injonction prononcée à l'encontre des articles 63 et 64.»
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 65 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Là, on change, on s'en va au bloc quatre, à partir des articles 76.
M. Poëti : Exactement,
M. le Président. On irait à l'article 76, effectivement.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : J'y arrive. Il n'y a pas d'amendement.
Alors, l'article 76 tel que déposé :
L'article 1 de la
Loi sur les
contrats des organismes publics (chapitre C-65.1) est modifié...
Mme Léger : Excusez-moi,
monsieur...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : On ne
revient pas à 66... de 66 à 75? Pourquoi on s'en va à 76?
Président (M. Laframboise) : On me dit que le bloc un... le 66 à 75, ils sont dans le bloc un, et il
a été décidé de passer par-dessus, là.
M. Poëti : Mais il y a
une raison.
Mme Léger : ...début de
nos travaux, mais maintenant...
M. Poëti : Il y a une
raison, Mme la députée.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre. M. le ministre.
M. Poëti : Pour vous aider, en fait, c'est que c'est un peu
relié à 4, 66, ça fait qu'on aime mieux continuer ça puis on va terminer
avec 4, parce qu'on va se retrouver à en rediscuter. Donc, on voulait préférer
régler 4 et aller à 66 après.
Mme Léger : O.K. Alors
là...
M. Poëti : Il y a une
interrelation.
Mme Léger : Est-ce que
là on fait 76 à 196?
Mme Léger :
Puis 197 à 215? On fait les deux qui suivent? On va jusqu'à 215, là, si...
Le Président
(M. Laframboise) : Là, on fait 76 à 196, qu'on me dit, le bloc
quatre.
M. Poëti :
C'est ça, 76 à 196.
Mme Léger :
Puis après il y a le bloc 197 à 215. On s'en va là avant de revenir à 66?
M. Poëti :
Oui, mais là il va être 6 heures, là.
Le Président
(M. Laframboise) : Oui, mais... c'est ça, oui, oui, vous avez
raison, Mme la députée de Pointe-aux-Trembles. Après ça, c'est 197 à 215, puis
après ça on revient.
Mme Léger :
O.K. Merci.
Le Président
(M. Laframboise) : Ça va?
M. Poëti :
Alors, 76, M. le Président, sans amendement :
L'article 1 de la Loi
sur les contrats des organismes publics (chapitre C-65.1) est modifié :
1° par l'insertion,
après le premier alinéa, du suivant :
«Elle a également
pour objet de déterminer certaines conditions des contrats publics qu'un
organisme visé à l'article 7 peut conclure avec un tel contractant.»;
par le remplacement, dans le deuxième alinéa, de «au premier alinéa» par «au
premier ou au deuxième alinéa. De tels sous-contrats sont des
sous-contrats publics.»;
par le remplacement, dans le troisième alinéa, de «au premier ou au deuxième
alinéa» par «au présent article».
commentaire, la modification que propose le paragraphe 1° de l'article 76 du projet de loi à l'article 1
de la
Loi sur les contrats des organismes publics vise essentiellement à
revenir à la version de cette disposition telle qu'elle existait avant d'être
modifiée par les dispositions de l'article 1 de la
Loi sur l'intégrité en
matière de contrats publics. Ce changement
est requis en raison du maintien en vigueur de l'article 7 de la
Loi sur les contrats des organismes publics. Les modifications
proposées par les paragraphes 2°, 3° de l'article 76 constituent des mesures de
concordance avec l'insertion du deuxième alinéa que propose le paragraphe 1°.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Je ne suis pas sûre que je le comprends, celui-là, là, parce que, si on vise à
l'article 7... le 7, c'est
toutes les... «Le gouvernement détermine la rémunération, les avantages sociaux
et les [...] conditions de travail du président-directeur général et des vice-présidents.»
Donc, on se réfère à ce but-là...
Mme Léger :
Ce n'est pas celui-là? C'est l'article 7 d'où?
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Alors là, avec l'article
76, on tombe dans le bloc de modifications de la
Loi sur les contrats des organismes
publics. Alors, les modifications vont avoir principalement deux raisons. Alors, elles vont être en concordance
avec les modifications faites dans la présente loi à l'AMP, donc on va faire beaucoup
de concordance à cet égard-là.
Elles
ont aussi pour but de venir régler des choses définitivement qui étaient
prévues dans la
loi sur l'intégrité. La
loi sur l'intégrité avait prévu
en 2012 qu'on abolirait entre autres le registre des entreprises non
admissibles, qu'on le garderait un certain
temps, mais, comme mesure transitoire, il finirait par ne plus exister. On
considère qu'il est bon, qu'il continue d'exister, donc on vient faire
des modifications à cet égard-là. Et la
loi sur l'intégrité voulait aussi, à
terme, abolir l'article 7 de la
Loi sur les
contrats des organismes publics.
L'article 7 vise les entreprises d'État, alors il
était pour but de rapatrier ces
organismes-là à 4. C'est ce qu'on fait en majorité dans le projet de loi ici, mais il en reste quelques-unes qui, à cause de leur
fonction financière et leur question commerciale, doivent demeurer à 7, donc on
n'abolit pas l'article 7 définitivement. Donc, c'est beaucoup
de concordance par rapport à ça qu'il va y avoir dans les prochains
articles.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Bien, je m'interroge pourquoi que par les
articles... par la
loi sur l'intégrité ou la
loi sur les contrats, qui
existent, là, on revient... on lui redonne comme un statu quo, dans le fond. On
revient comme au statu quo, là, on poursuit ce qui existait.
Mme Arav (Carole) : En fait, il
y avait...
Président (M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Oui, merci, M. le Président. Il y avait toute une série de dispositions de la
loi sur l'intégrité qui ne sont jamais rentrées en vigueur. Donc, la
Loi sur les contrats des organismes publics est demeurée comme elle est actuellement, mais il y avait besoin de
concordances qui n'ont pas été faites au départ, compte tenu que des
dispositions devaient se terminer dans un avenir rapproché et de nouvelles
dispositions devaient entrer en vigueur.
Compte
tenu qu'on garde une forme de statu quo, il est donc important maintenant de
venir faire les modifications nécessaires
pour que la loi se lise correctement. Alors, une de ces modifications-là, c'est
à l'article 7, l'article 7 qui visait les entreprises d'État. Il y avait
une disposition, dans la
loi sur l'intégrité, qui disait que cet article-là
devait être aboli éventuellement pour que
les entreprises d'État reviennent à l'article 4 de la
Loi sur les contrats des
organismes publics. Avec le temps, on s'est rendu compte que certaines
entreprises, qui étaient à 7, devaient demeurer à 7. Ce sont les entreprises
qui ont une vocation commerciale. Elles ont besoin d'une certaine souplesse que
ne permet pas la
Loi sur les contrats des organismes publics pour tous
les autres organismes publics.
Donc,
l'article 7, dans la version proposée, demeure... pas tel
qu'il l'était, on l'amende parce
qu'on en enlève une certaine quantité d'entreprises, mais, pour
certaines entreprises d'État, l'article demeurerait en fonction.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Léger : Donc, on prend la décision aujourd'hui qu'on garde,
dans le fond, le statu quo, là, parce que comme... dans le fond, de l'article 1, s'il y a des
éléments de ces articles-là, des ces lois-là... on n'a pas fait le suivi
nécessaire, ou qui ne s'appliquent
pas nécessairement, ou qui... ne sont pas encore applicables, ou je ne sais pas
quoi, là, peu importe. On fait la décision aujourd'hui de dire qu'on met
ça de côté puis on statue.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Oui. En fait, la
loi vous propose les dispositions définitives de la
Loi sur les contrats
des organismes publics.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Il me semble qu'on n'a pas eu le temps de
réfléchir trop, trop à ça, là. Vous prenez une décision... parce qu'on n'a pas vu les impacts des lois
précédentes ou de la
loi sur l'intégrité, entre autres, là. Pourquoi
aujourd'hui certaines dispositions ne sont
pas appliquées? On n'a pas fait l'analyse de ça, puis là, bien, dans un coup...
d'un
article qu'on a devant nous, on prend la décision, puis c'est
celle-ci maintenant qui va s'appliquer, là.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le ministre. Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : En fait, ça vise seulement l'article 7 de la
Loi sur les
contrats des organismes publics. Alors, comme je vous le disais, la loi
sur l'intégrité visait à rapatrier toutes les entreprises qui étaient à 7 à
l'intérieur de l'article 4 de la
loi sur les
contrats publics, donc la loi s'appliquait complètement à eux dans toutes ces
dispositions, alors que l'article 7 nous donne une certaine souplesse
avec le temps.
Donc, la
loi sur
l'intégrité a été adoptée en 2012, on est rendu en 2017. Il est devenu clair
que certaines des entreprises qui étaient à
7 doivent demeurer à 7 et garder une certaine souplesse. Donc, certaines
entreprises resteraient à 7 et les autres seraient rapatriées à
l'article 4.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Mais pourquoi ce type d'entreprise là aurait besoin de cette souplesse-là?
Mme Arav
(Carole) : Parce qu'elles ont une vocation...
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Oui, merci. Parce qu'elles ont une vocation commerciale,
donc elles ont des questions stratégiques au
niveau de l'investissement, au niveau d'achat particulier, à tous les niveaux,
mais qui sont commerciales. Puis
quand on regarde celles qui vont demeurer à 7, il n'y en a plus beaucoup. Il y
aurait Hydro-Québec, Investissement Québec, Loto-Québec, la Société des
alcools du Québec, Société Innovatech du Grand Montréal, Société Innovatech du
sud du Québec, Société Innovatech Québec et Chaudière-Appalaches puis Société
Innovatech Régions ressources.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Léger : J'essaie de
comprendre pourquoi que ceux-ci ont besoin... ça n'a pas été adéquat dans
l'autre loi. Qu'est-ce qui fait que maintenant, aujourd'hui, on dit que
ces organismes-là vont être régis par le 76?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Arav.
Mme Arav (Carole) : Merci. Actuellement, ces organismes-là sont sous 7. Ils le sont
depuis longtemps, ils le sont
demeurés. La
loi sur l'intégrité, en 2012, avait certaines dispositions qui ne sont jamais entrées en vigueur, qui étaient à rentrer en vigueur plus tard, qui prévoyaient que
ces organismes-là devraient être rapatriés à l'article 4 de la
loi sur
les contrats publics.
L'article
4 prévoit donc que toutes les dispositions de la
loi sur les contrats publics s'appliquent
dans leur entièreté à ces organismes-là.
Donc,
il y a certains organismes, qui sont les cinq, six, que je vous ai nommés,
que, par la définition de la nature de leurs fonctions qui sont
commerciales, ont besoin d'une certaine stratégie d'acquisition, d'une certaine
stratégie d'investissement qui fait en sorte que les dispositions de la LCOP, dans leur entièreté, ne leur permettraient pas
d'atteindre la mission pour laquelle elles ont été créées. Donc, c'est pour ça
qu'elles demeurent à 7. Elles demeuraient à 7.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Léger : C'est quoi exactement,
dans le fond, les dispositions qu'on ne veut pas qui s'appliquent en vertu de l'article 7... dans l'article 7?
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Léger :
Qu'est-ce qu'on ne veut pas?
Mme Arav
(Carole) : En fait, les dispositions de... les organismes qui sont à l'article 7, en vertu de la loi, doivent prendre une politique qui est inspirée de la
LCOP et doivent rendre publique cette politique-là qui les concerne et qui est adaptée
à leur réalité à eux. Ils ont aussi l'obligation de suivre le registre des
entreprises autorisées, le registre des entreprises
non autorisées ainsi que l'attestation de Revenu Québec sur la probité des
entreprises. Les autres dispositions ne s'appliquent pas à eux dans
l'entièreté des dispositions de la loi.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Et de ça, est-ce que ces organismes-là vont être soumis maintenant à l'AMP?
Dans le fond, l'article qui est là, est-ce que ces organismes-là vont
être maintenant soumis à l'AMP?
Mme Arav
(Carole) : Oui.
Mme Léger :
C'est pour ça que l'article 76 vient confirmer ça.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : En fait, l'article 76, c'est qu'il vient...
Mme Léger :
Il ne confirme rien.
Mme Arav
(Carole) : Il vient modifier l'article 1 de la
Loi sur les
contrats des organismes publics. Il vient donc déterminer les
modifications à cet article-là.
Effectivement, tous
les organismes qui sont à 7 vont aussi être assujettis à l'AMP de la même
façon. Puis les organismes qui sont à 7, ce sont aussi les organismes qui sont
exclus en
partie des accords commerciaux. Ils ont un régime particulier pour
eux et pour lequel ils sont préservés dans des accords commerciaux du Canada
avec le... du Québec avec les autres provinces, ou l'ALENA, ou encore l'accord
avec l'Europe.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Donc, est-ce que l'ALENA, ça va continuer à s'appliquer quand même, ça va
continuer à exister?
Mme Arav
(Carole) : Oui, les accords continuent, c'est certain.
Mme Léger :
Les accords continuent. Est-ce que c'est à l'article 1 particulièrement...
je veux dire, les articles dans la loi n° 1 sur l'intégrité,
est-ce qu'il y en a plusieurs qui ne rentreront plus en vigueur?
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Merci. Il y a deux séries d'articles. Il y a
l'article 7 puis les articles qui prévoyaient que le registre des entreprises non admissibles
terminerait son existence utile après quelques années. Or, on maintient, avec
le projet de loi actuel, le registre des entreprises non admissibles actif de
façon indéterminée.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : O.K. Est-ce
que cet article-là qu'on adopterait, ça touche les seuils?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Arav.
Mme Arav (Carole) : Je
m'excuse, je n'ai pas compris.
Mme Léger : Est-ce que cet article-là va
toucher... en adoptant cet article-là, ça touche les seuils d'admissibilité
du...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Arav.
Mme Arav (Carole) : Non, cet
article-là ne touche pas les seuils pour obtenir une autorisation de
contracter.
Président (M. Laframboise) : Mme la députée de
Pointe-aux-Trembles. M. le député de La Peltrie. Est-ce que
l'article 76 est adopté?
Mme Léger : Sur
division.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté sur division.
Article 77.
M. Poëti :
L'article 77, sans amendement :
L'article 3 de cette loi est
modifié par l'insertion, à la fin du paragraphe
1° du premier alinéa, de «, dans la mesure où ils ne visent pas l'acquisition
de biens destinés à être vendus ou revendus
dans le commerce, ou à servir à la production ou à la fourniture de biens ou de
services destinés à la vente ou à la revente dans le commerce».
commentaire, l'article 3 de cette
Loi sur les contrats des organismes
publics détermine les types de contrats régis par cette loi. La modification proposée par l'article 77 du
projet de loi propose d'écarter de l'application de cette loi les
contrats d'achat de biens destinés à la revente ou devant servir à la
production de biens destinés à la vente. Une telle exclusion est déjà prévue
dans les accords de libéralisation des marchés publics applicables au Québec.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie, ça va?
Caire : Bien, j'essaie juste de... là, ce que je
comprends, c'est que, si le contrat vise des biens destinés à la revente, dans quelles circonstances... J'essaie de
voir, là, c'est quoi, l'application de cet article-là, parce que
là on est en train d'exclure des contrats de l'autorité de l'AMP, des
types de contrat.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le ministre.
M. Poëti : Il y a une réponse ici, M. le député, à l'illustration. Actuellement, la SEPAQ offre en vente, dans les parcs
nationaux, divers produits dérivés aux utilisateurs de ses parcs. L'acquisition
de ces produits dérivés auprès des fabricants,
pardon, pourrait se faire de gré à gré plutôt que par appel d'offres, compte
tenu de la finalité de l'acquisition.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Caire : Faire de gré à gré, dans le cas d'un contrat qui
dépasse les seuils... Bien, si c'est en dessous, ça, de toute façon, ça
peut se faire de gré à gré...
M. Poëti : Oui, mais
au-dessus des seuils.
Caire : ...donc nécessairement
au-dessus.
M. Poëti : Oui,
au-dessus, au-dessus. Excusez.
Caire : O.K. Je ne comprends pas... J'essaie de comprendre.
Vous dites : C'est déjà la situation... Pourquoi on exclut un appel d'offres ou un contrat, parce que la finalité, c'est
la revente ou la production d'un bien ou d'un service? En quoi ça fait
en sorte qu'on pourrait ne pas respecter le cadre normatif dans ce type
d'appels d'offres là? J'essaie de voir, là.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme Arav.
Mme Arav (Carole) : Oui. En
fait, cette disposition-là est en concordance avec l'accord économique global qui est entré en vigueur le 21 septembre dernier.
C'est l'accord avec l'Europe. Alors, cet accord-là prévoit
spécifiquement la même
chose, exactement la même disposition que lorsqu'il s'agit de biens que l'on
acquiert pour la revente. Donc, dans le
fond, il n'y a pas d'utilisation publique de ces biens-là puis il n'y a pas de
dépenses publiques, entre guillemets, puisqu'on va récupérer de l'argent. Ils sont exclus de l'application des accords.
Or, les seuils d'appels d'offres sont déterminés par les accords. Ils ne
sont pas dans la LCOP. Donc, cette exclusion-là est donc rapatriée dans le projet
de loi que l'on a ici.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de La Peltrie.
Président (M. Laframboise) : Ça va? Mme la députée de Pointe-aux-Trembles, ça va? Est-ce que
l'article 77 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 78, M. le ministre.
M. Poëti :
Alors, l'article 78, il y a un amendement, M. le Président. Cependant, je
lirais l'amendement seulement parce qu'il vient remplacer l'ensemble de
l'article.
Donc, à
l'amendement qui remplace la totalité de l'article 78, concernant l'article 4
de la
Loi sur les contrats des organismes publics : Remplacer
l'article 78 du projet de loi par le suivant :
L'article 4
de cette loi, modifié par l'article 77 de la loi modifiant certaines
dispositions relatives à l'organisation clinique et à la gestion des
établissements de santé et de services sociaux (2017,
chapitre 21), est de
nouveau modifié, dans le présent alinéa :
1° par le remplacement du paragraphe 2° par le
suivant :
«2° les
organismes budgétaires énumérés à l'annexe 1 de la
Loi sur l'administration
financière (chapitre A-6.001), à l'exception des organismes visés à
l'article 6;»;
2° par le remplacement du paragraphe 4° par le
suivant :
«4° les
organismes autres que budgétaires énumérés à l'annexe 2 de la
Loi sur
l'administration financière même lorsqu'ils
exercent des fonctions fiduciaires, ainsi que la Commission de la construction
du Québec, le Conseil Cris-Québec sur la foresterie, l'Office franco-québécois
pour la jeunesse et l'Office Québec-Monde pour la jeunesse;»
Par, 3°, l'addition, après le paragraphe 6°, du
suivant :
«7° tout autre organisme ou catégorie
d'organismes que le gouvernement détermine.»
Au commentaire, premièrement, le présent
amendement propose trois modifications.
Premièrement,
le renvoi de l'Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse dans le
paragraphe 4° du premier alinéa de
l'article 4 de la
Loi sur les contrats des organismes publics, que le
paragraphe 2° de l'article 78 du projet de loi propose, est remplacé par un renvoi à l'Office Québec-Monde pour la
jeunesse. En effet, l'article 20 de la Loi regroupant l'Office Québec/Wallonie-Bruxelles pour la
jeunesse, l'Office Québec-Amériques pour la jeunesse et l'Office Québec-Monde pour la jeunesse (2017,
chapitre 22) prévoit
la substitution de l'Office Québec Wallonie Bruxelles pour la jeunesse
par l'Office Québec-Monde pour la jeunesse.
Deuxièmement,
il appert que la modification du paragraphe 6° du premier alinéa de l'article 4
de la
Loi sur les contrats des
contrats des organismes publics, que le paragraphe 3° de l'article 78 propose,
n'est plus requise, ces changements ayant été effectués par l'article 77
de la Loi modifiant certaines dispositions relatives à l'organisation clinique
et à la gestion des établissements de santé et de services sociaux (2017,
chapitre 21).
Cet
article
77 prévoit ceci :
L'article 4 de la
Loi sur les contrats des organismes
publics (chapitre C-65.1) est modifié par
le remplacement, dans le paragraphe 6° du premier alinéa, de «les agences de la
santé et des services sociaux [...] les établissements publics visés par
la
Loi sur les services de santé et les services sociaux (chapitre S-4.2), les
personnes morales et les groupes d'approvisionnement
en commun visés à l'article 383 de cette loi,» par «les établissements
publics visés par la
Loi sur les services de santé et les services sociaux
(chapitre S-4.2), les groupes d'approvisionnement en commun visés à l'article 435.1 de cette loi, la Régie régionale de la
santé et des services sociaux du Nunavik
instituée en application de l'article 530.25 de cette loi,».
Enfin, la troisième modification proposée à l'article 78
du projet de loi vise à permettre au gouvernement d'assujettir par décret une catégorie
d'organismes à la
Loi sur les contrats des organismes publics.
Le Président (M. Laframboise) :
Parfait, M. le ministre. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Il y a des
journées qu'on aime beaucoup les juristes, il y a d'autres journées qu'on les
trouve compliqués un petit peu. Excusez-moi. Parce que, là, si on lit, renvoie dans le paragraphe
4° du premier alinéa de l'article 4 de la loi... que le paragraphe
2° de l'article 78 du projet de loi est remplacé par... Il faut suivre,
hein?
De ce que je
comprends, c'est que, dans le fond, on fait la substitution de l'Office
Québec/Wallonie-Bruxelle pour la
jeunesse de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse et la modification pour la
loi à l'organisation clinique et la gestion des établissements de santé
et de services sociaux. Si j'ai compris, là, ça a l'air à être ça, là.
Le Président
(M. Laframboise) : M. le ministre.
M. Poëti : Puis on
rapatrie des organismes aussi.
M. Poëti : Oui,
jeunesse. C'est ça?
Mme Arav (Carole) : S'ils
étaient à 7.
M. Poëti : Ils étaient à
7. Je m'excuse.
Mme Léger : Oui. Non,
non, ça, ça va.
M. Poëti : Voilà. Vous
avez compris.
Le Président (M. Laframboise) :
Ça va, Mme la députée de Pointe-aux-Trembles?
Mme Léger : Oui. On s'en
vient bon.
Président (M. Laframboise) : M. le député de La Peltrie, ça
va? Donc, est-ce que l'amendement à l'article 78 est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 78, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Laframboise) :
Article 79.
M. Poëti :
L'article 79, avec amendement, M. le Président. Je le lis tel que déposé.
L'article 7 de cette loi est modifié :
1° par le remplacement, dans le premier alinéa,
de «Les organismes autres que ceux mentionnés aux articles 4 à 6 et dont au moins la moitié des membres ou des
administrateurs sont nommés ou élus par le gouvernement ou un ministre»
par «Les organismes énumérés à l'annexe 3 de la
Loi sur l'administration
financière»;
2° par l'addition, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Les
dispositions de l'article 11 et celles des chapitres V.0.1.1, V.1 et
V.2 s'appliquent aux organismes visés au premier alinéa, avec les
adaptations nécessaires.»
commentaire, l'article 7 de la
Loi sur les contrats des organismes publics
concerne des organismes qui ne sont pas
assujettis à l'ensemble des dispositions de cette loi. Cet organisme doit
toutefois adopter puis rendre publique une politique sur les conditions de leur contrat, qui doit respecter tout
accord intergouvernemental applicable et tenir compte des principes
énoncés aux articles 2 et 14 de cette loi.
modifications que le paragraphe 1° de l'article 79 du projet de loi propose
d'apporter au premier alinéa... vient réduire le nombre d'organismes
visés aux seules entreprises du gouvernement énumérées à l'annexe III de la Loi
sur l'administration financière.
À l'amendement de l'article 79, M. le
Président :
Insérer, dans
l'alinéa que le paragraphe 2° de l'article 79 du projet de loi ajoute à
l'article 7 de la
Loi sur les contrats des organismes publics et après
«organismes visés au premier alinéa», «ainsi qu'aux contrats qu'ils concluent».
commentaire, la modification proposée vise à s'assurer de l'application des
dispositions des chapitres V.0.1.1, V.1 et V.2 à l'égard des contrats
que les entreprises du gouvernement concluent.
L'article 79 du projet de loi tel que
modifié :
L'article 7 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le premier alinéa, de «Les organismes autres que ceux
mentionnés aux articles 4 et 6 et dont au moins la moitié des membres ou
des administrateurs sont nommés ou élus par le gouvernement ou un ministre» par
«Les organismes énumérés à l'article 3 de la
Loi sur l'administration
financière»;
2° par l'addition, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Les
dispositions de l'article 11 et celles des chapitres V.0.1.1, V.1 et V.2
s'appliquent aux organismes visés au premier alinéa ainsi qu'aux
contrats qu'ils concluent, avec les adaptations nécessaires.»
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Quels sont
les organismes autres que ceux mentionnés aux articles 4 à 6. Quels sont-ils,
ces organismes-là?
Président (M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Bien, en fait, au départ, c'est que c'était l'ancienne
disposition qui prévoyait ça. Donc, maintenant,
la disposition, telle que modifiée, ce qu'elle prévoit, ce sont les organismes
suivants, ça serait : Hydro-Québec, Investissement Québec,
Loto-Québec, Société des alcools du Québec, Société Innovatech du Grand
Montréal, Société Innovatech du sud du
Québec, Société Innovatech Québec et Chaudière-Appalaches, Société Innovatech
Régions ressources. C'est elles qui demeureraient à l'article 7 de la loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Et, lorsque vous dites «ainsi qu'aux contrats qu'ils concluent», pourquoi
vous avez cru bon d'insérer ça?
Mme Arav
(Carole) : En fait... Excusez.
M. Poëti :
Oui. Allez-y, allez-y.
Mme Arav
(Carole) : En fait, la proposition, ce qu'elle vient faire, c'est que
les dispositions pour s'assurer qu'il y a
des contrats qui sont conclus, ce sont des contrats qui respectent les sections
des plaintes du registre des entreprises non autorisées à contracter et
aussi du
chapitre qui concerne l'autorisation de l'AMF de contracter et du
registre... les autorisations de contracter.
Donc, c'est pour ça qu'on l'a ajoutée, pour clarifier cette section-là, que ces
contrats-là avec les entreprises qu'on va prendre respectent ces trois
sections-là.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Le Président
(M. Laframboise) : Ça va? M. le député de La Peltrie. Ça va?
Est-ce que l'amendement à l'article 79 est adopté?
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 79, tel qu'amendé,
est adopté?
Le Président
(M. Laframboise) :
Article 80. M. le ministre.
M. Poëti :
L'article 80, M. le Président, avec un amendement, et on change
complètement l'article. Donc, je vais lire l'amendement.
L'article 80
modifiant l'article 8 de la
Loi sur les contrats des organismes publics.
Remplacer l'article 80 du projet de loi par le suivant :
L'article 8
de cette loi est modifié par le remplacement, dans le premier alinéa, de
«paragraphes 2° à 4° ou 6° du premier alinéa de l'article 4» par
«paragraphes 2° à 4°, [ou] 6° ou 7° du premier alinéa de l'article 4 ou
d'un organisme visé à l'article 7».
commentaire, la modification proposée vise à appliquer la définition de
«dirigeant» prévue à l'article 8 de la
Loi sur les contrats des organismes publics aux organismes visés à
l'article 7 de la
Loi sur les contrats des organismes publics. En effet, en rendant applicables à ces
organismes les dispositions des chapitres V.0.1.1, V.1 et V.2 de cette
loi, la détermination de la personne
considérée comme le dirigeant de ces organismes est requise pour permettre
principalement l'application des nouveaux articles 25.0.3, 25.0.4 de cette loi.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Donc, l'application des nouveaux articles 25.3 permet quoi aux dirigeants, dans le fond? Pouvez-vous nous le rappeler,
s'il vous plaît?
Le Président
(M. Laframboise) : M. le ministre.
M. Poëti :
Juste un instant, M. le Président.
Le Président
(M. Laframboise) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : Alors, oui. Les articles 25.0.3 et 25.0.4, c'est la
permission, entre autres, du président du Conseil du trésor de pouvoir continuer un contrat malgré que la personne
n'a pas l'autorisation de l'AMF. Ou encore ça va permettre d'avoir un
contrat malgré une décision de l'Autorité des marchés publics.
Mme Léger : Alors,
pourquoi on a tenu bon de permettre ça au président du Conseil du trésor?
Mme Arav (Carole) : Est-ce que
j'y vais?
M. Poëti : Oui, allez-y,
allez y.
Mme Arav
(Carole) : En fait, actuellement, la
Loi sur les contrats des
organismes publics, à son
article 25 et 21.19, prévoit déjà des dispositions similaires qui
existent dans les cas où, disons, l'autorisation de l'AMF, pour une raison
x, était retirée à une entreprise de permettre de continuer un contrat dans des
mesures exceptionnelles ou quand l'intérêt public le requiert. On peut penser à
un cas où 95 % du contrat est conclu, il est déjà exécuté, il ne reste
qu'une
partie qu'aucun autre soumissionnaire
ne pourrait faire. Il pourrait y avoir des cas spéciaux, particuliers qui
pourraient nécessiter une autorisation de la part du président du
Conseil du trésor.
Le Président (M. Bernier) :
Merci.
Mme Léger :
Est-ce que vous avez d'autres exemples que celui-là? Parce qu'effectivement
c'est déjà 95 %, on se met dans le trouble d'une certaine façon.
Mais il y a d'autres types de manières exceptionnelles que le président du
Conseil du trésor peut utiliser.
Mme Arav
(Carole) : Il pourrait peut-être arriver le cas où il y aurait un seul
soumissionnaire qui soit capable d'effectuer
les travaux, qu'il n'y a aucune autre entreprise qui est capable de fournir les
travaux qui sont essentiels à la mission d'une organisation. Donc, il
pourrait y avoir une autorisation dans un cas comme ça aussi.
Mme Léger :
Avec tout le pouvoir de cet organisme-là qui se retrouve tout seul
soumissionnaire, puis qu'en plus il y a des problèmes avec l'AMF, ça ne
va pas bien. Ça n'irait pas bien, mettons, pour le Québec, en tout cas, qu'il n'y ait pas d'autres soumissionnaires que
lui-même. On serait dans le trouble à mon avis. O.K. Je comprends mieux.
Ça va, M. le Président.
Président (M. Bernier) : Ça va? Donc, M. le député de
La Peltrie, ça va? Donc, est-ce que l'amendement à
l'article 80 est adopté?
Le Président (M. Bernier) :
Est-ce que l'article 80, tel qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Bernier) :
Adopté.
Article 81, M. le ministre, pour lequel vous avez un amendement.
M. Poëti :
Complètement, qui vient remplacer l'ensemble... l'intégralité de 81. Donc, je
vais lire l'amendement :
L'article 81, concernant l'article 13 de la
Loi sur les contrats des organismes publics. Remplacer l'article 81 par le
suivant :
L'article 13 de cette loi est
modifié :
1° par le remplacement, dans le deuxième
alinéa, de «paragraphes 3° et 4°» par «paragraphes 2° à 4°»;
2° par l'addition, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Malgré ce
qui précède, un organisme public peut, dans les cas visés au paragraphe 5° du
premier alinéa, adjuger le contrat à la suite d'un appel d'offres sur
invitation lorsque plus d'un contractant est possible.»
commentaire, cet amendement ajoute un alinéa à l'article 13 de la
Loi sur les
contrats des organismes publics qui
vise à permettre aux organismes publics de recourir à la procédure d'appel
d'offres sur invitation lorsqu'il s'agit de conclure un contrat dont une
disposition réglementaire autorise le gré à gré.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Le Président (M. Bernier) : Ça
va. M. le député de La Peltrie?
Caire : Correct.
Le Président (M. Bernier) :
Correct. Donc, est-ce que l'amendement à l'article 81 est adopté?
Le Président (M. Bernier) : Adopté.
Est-ce que l'article 81, tel qu'amendé, est adopté?
Président (M. Bernier) :
Adopté. 82 a déjà été adopté. On introduit un nouvel article,
l'article 82.1. M. le ministre, par un amendement vous nous présentez ce nouvel article.
M. Poëti : Donc, l'article 82.1 est un nouvel
article
qui se lit comme suit : Insérer, après l'article 82 du projet
de loi, le suivant :
L'article 82.1 :
L'article 21.0.2
de cette loi est modifié :
1° par
le remplacement, dans ce qui précède le paragraphe 1°, de «responsable de
l'observation» par «responsable de l'application»;
2° par
le remplacement, dans le paragraphe 1°, de «de veiller à l'application des
règles contractuelles» par «de veiller à la mise en place, au sein de
l'organisme public, de toute mesure visant à respecter les règles
contractuelles»;
3° par le remplacement, dans le paragraphe
5°, de «à l'observation» par «à l'application».
Au commentaire, cet amendement vise à clarifier le rôle du responsable de
l'observation des règles contractuelles, qui consiste non pas à agir à
titre d'observateur indépendant, mais
plutôt à veiller au respect de l'application des règles contractuelles applicables.
Le Président (M. Bernier) :
Merci. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles, sur l'amendement introduisant
l'article 82.1.
Mme Léger :
Oui. Dans le fond, c'est de mieux comprendre qu'est-ce que l'observateur
indépendant... le rôle de l'observateur
indépendant, qu'il avait avant, faire la différence avec, maintenant, le
responsable de l'observation des règles contractuelles. Donc, on change
de nom, ça va, mais on change aussi... on améliore sa fonction, là.
1141 Le Président
(M. Bernier) : M. le ministre.
12203 M. Poëti :
Mme Arav.
Le Président (M. Bernier) :
Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : En fait, on ne change pas, ce n'était pas un observateur
indépendant. C'est justement pour ça qu'il
y a un changement de nom, c'est pour venir clarifier le rôle qu'avait ce qu'on
appelait communément le RORC, donc le
responsable de l'observation des règles contractuelles. Son rôle était à voir à
l'application des règles contractuelles. Donc, en changeant le nom, et en disant que maintenant il est le
responsable de l'application des règles contractuelles, et en spécifiant
dans l'article aussi qu'il a le rôle de veiller à la mise en place, au sein de
l'organisme public, des mesures visant à
respecter les règles contractuelles, on vient clarifier pour tous les RORC,
dans les ministères et organismes, leur rôle. Il y en avait qui percevaient ça comme juste de regarder comment
ça s'appliquait dans l'organisation, ils ne percevaient pas leur rôle comme étant celui... Ils avaient la
responsabilité de s'assurer que les règles étaient appliquées et de
conseiller le dirigeant d'organisme. Donc, on vient, par cette modification-là,
rendre ça plus clair.
Mme Léger :
Parce que, dans toutes les organisations publiques, il y en a un observateur
indépendant, dans le fond, qui était nommé ainsi. Est-ce que c'est dans
la plupart de nos ministères?
Le Président (M. Bernier) :
Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : En fait, il y a un RORC qui est dans chacun des ministères
et organismes, donc il y a à peu près
300 RORC qui sont nommés, qui sont là pour appuyer le dirigeant
d'organisme et veiller à l'application des règles.
Le Président (M. Bernier) :
Merci.
Mme Léger :
Et j'imagine que ça, c'était inégal dans l'accomplissement de son mandat. Parce
que le
titre était : observateur
indépendant. Ça ne vient pas dire qu'il applique les règles nécessairement. Il
peut être là comme... Alors, en le précisant,
vous vous assurez, dans le fond, que ce n'est pas à
titre d'observateurs que
ces personnes-là doivent agir, mais c'est vraiment en appliquant les
règles qui sont... O.K. Je comprends. O.K.
Le Président (M. Bernier) :
Ça va? M. le député de La Peltrie, c'est bien?
Le Président (M. Bernier) :
Non, je vois que vous êtes en train de déguster. Bon. Est-ce que l'amendement
introduisant l'article 82.1 est adopté?
Le Président (M. Bernier) :
Adopté. Merci. Je vais répondre pour
vous, M. le député de La Peltrie.
L'article 84. M. le ministre. 83 a déjà
été adopté.
M. Poëti : Donc, 84, qui semble être sans amendement, à la surprise de la députée de Pointe-aux-Trembles. Alors :
84. Le
titre de
la
section I du
chapitre V.1 de cette loi est modifié par la suppression
de «et mesures de surveillance».
commentaire, la modification du
titre de la
section I du
chapitre V.1 de
la
Loi sur les contrats des organismes publics
que propose l'article 84 du projet de loi est requise en
raison de la suppression dans cette
section des dispositions 21.3 et 21.5
de cette loi qui prévoient l'imposition de mesures de surveillance. Mentionnons
que de telles mesures pourront être
imposées par l'entreprise d'une décision du Conseil du trésor rendue en application des articles 25.0.2 et 25.0.3 que propose l'article 117 du projet
de loi.
Le Président
(M. Bernier) : Merci. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Donc, avant, c'était écrit «mesures de surveillance». Là, on le supprime.
Le Président
(M. Bernier) : Ça va? Est-ce que l'article 84 est adopté?
Le Président
(M. Bernier) :
L'article 85. M. le ministre. Il n'y a pas d'amendement.
M. Poëti :
Non, pour surprendre encore ma collègue. Alors :
L'article 21.1
de cette loi est remplacé par le suivant :
«21.1. Une
entreprise qui est déclarée coupable, en vertu d'un jugement définitif, de
l'une ou l'autre des infractions prévues à l'annexe I est inadmissible
aux contrats publics pour une durée de cinq ans à compter du moment où cette
déclaration est consignée au registre des entreprises non admissibles aux
contrats publics.»
commentaire, le remplacement de l'article 21.1 de la Loi
sur les contrats des organismes publics que propose l'article 85 du projet de loi vise à tenir
compte des modifications que la
Loi sur l'intégrité en matière de contrats
publics a apportées aux règles concernant
l'inadmissibilité aux contrats publics. Cette loi, rappelons-le, proposait, à
son
article 9, de supprimer l'entièreté de ces règles.
nouvel
article 21.1 détermine de nouveau qu'une déclaration de culpabilité à l'une ou à l'autre des infractions en lien avec
l'intégrité d'une entreprise rend temporairement cette entreprise non
admissible aux contrats publics. Les changements
proposés intègrent le régime établi de façon transitoire par l'article 91
de la
Loi sur l'intégrité en matière de contrats publics, qui se lit
comme suit...
Le Président
(M. Bernier) : Merci. Merci. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles,
la parole est à vous.
Mme Léger :
Pourquoi ce n'est pas... Parce que là c'est juste à compter du moment où cette déclaration
est consignée. Pourquoi ce n'est pas au moment où elle est déclarée coupable?
Le Président
(M. Bernier) : Mme Arav.
Mme Arav
(Carole) : En fait, le processus qui existe actuellement, c'est de...
Il y a une déclaration de culpabilité. Cette
information-là est transmise au Secrétariat du Conseil du trésor qui en informe officiellement l'entreprise, et, à partir de ce moment-là, elle
est inscrite au registre. Donc, c'est à partir de ce moment-là que le délai de
cinq ans commence à courir, c'est à partir du moment où officiellement
l'entreprise en est informée par le secrétariat.
Le Président
(M. Bernier) : Merci.
Le Président
(M. Bernier) : Ça va? M. le député de La Peltrie, ça va?
Est-ce que l'article 85 est adopté?
Le Président
(M. Bernier) : Adopté.
Article 86. M. le ministre.
M. Poëti :
L'article 86 tel que déposé