CAT — 24 March 2017 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2017-03-24

Quebec — Committees

CAT — 24 March 2017 (41st Legislature, 1st Session)

CAT 2017-03-24

Quebec — Committees

Pour le Stade olympique, le premier ministre

candidat avait dit qu'il allait s'en occuper dans les semaines qui suivraient son élection, dans les semaines qui

suivraient son élection. D'ailleurs, il avait été très bien renseigné sur le

dossier par le

député en devenir de Viau, en ce moment ministre de l'Environnement, et qui

était directeur général de la RIO. Et le premier ministre disait : Bien, écoutez, on sait qu'il y a un

autofinancement possible s'il y a un toit, on va s'en occuper dans les semaines... Mais là ça fait trois fois

52 semaines qui sont passées, et, après trois fois 52 semaines, on apprend

hier qu'il y a un nouveau délai qui va être

proposé en demandant peut-être à une société privée de faire sa propre

évaluation. Alors, comment se fait-il

que l'engagement du premier ministre a été rompu, que trois ans sont passés...

On a un autre détail qui nous fait

conclure que ce n'est pas un dossier qui intéresse le gouvernement : la

ministre du Tourisme, il y a un moment

où elle a dit : Ah! un toit, pas de toit, ça dépend, on n'est pas très

certains, etc. Alors, on voit que, sur des dossiers qui sont structurants pour l'est de Montréal,

l'absence de volonté d'agir est la marque de commerce de ce gouvernement.

Et là parlons

de la décontamination des sols. C'est une vérité de La Palice depuis des

décennies que, si on veut que l'est

de Montréal se développe sur les plans industriel, commercial et résidentiel,

il faut décontaminer des sols d'une région

qui a énormément contribué, depuis plus d'un siècle, à la richesse du Québec et

du Canada mais en contaminant ses

sols. Là, maintenant, c'est le temps que la nation dise : O.K.,

maintenant, on va vous aider à reconvertir vos lieux en décontaminant. Alors, il y a deux ans, dans un

budget, le gouvernement libéral a dit : Ah! on va mettre des sommes dans

ClimatSol-Plus, et, la première année, ils

ont dépensé zéro dollar de ces sommes. Et, dans la deuxième année, ils ont

dépensé zéro dollar de ces sommes.

Alors, c'est un genre de façon d'être qui dit : On s'en occupe. Alors,

tout le monde se dit : O.K., ça

va venir. Et là ils ne s'en occupent pas. Vous savez, en psychologie, on

appelle ça passif-agressif. On fait semblant, on ne dit pas qu'on ne le fera pas, mais, dans les faits, on se traîne

les pieds, on ne le fait pas, on ne veut pas que ça arrive.

Alors, pour

l'est de Montréal, on a un gouvernement passif-agressif. Et on se dit : Il

doit y avoir une révolte des députés libéraux de l'est de Montréal, qui

sont en train de se faire dire par leurs citoyens : Rien ne se passe. Rien

ne se passe sur la ligne bleue, rien ne se

passe sur le Stade olympique, rien ne se passe sur la décontamination des sols,

rien ne se passe dans notre hôpital, le plus important, le seul de l'est

de Montréal. Et là nous, on regarde, M. le Président, très attentivement s'il y

a des déclarations par les députés libéraux de l'est. Est-ce qu'ils se

plaignent publiquement? Est-ce qu'ils disent

des choses? Est-ce que, parfois, on a des... Par personne interposée, hein, on

se fait dire : Aïe! ça brasse au

caucus de Montréal, ah! ils ne sont pas contents. Zéro, M. le Président, zéro.

Mais les députés libéraux fédéraux, cependant, eux, ils parlent, eux, ils se plaignent, eux, ils disent que ça ne

marche pas. Eux, ils ne sont pas contents, parce que, semble-t-il, ils

entendent ce que leurs citoyens leur disent.

Alors, quand

on dit : On parle de l'abandon de l'est de Montréal par ce gouvernement,

c'est le sentiment qu'ont les

citoyens de l'est de Montréal. Ils sont abandonnés par le gouvernement, par des

gens qui ont fait des promesses, par des gens qui ont laissé entendre qu'il y aurait des budgets et ils sont

abandonnés par les gens qui localement sont censés être leurs relais, leurs porte-parole, leurs

représentants, leurs responsables. Alors, je vois qu'il y a une députée qui a

le courage d'être présente, je la salue. Merci d'être là.

Moi, très

souvent, je suis au Comité de développement de l'est de Montréal, qui est

présidé par ma collègue de Pointe-aux-Trembles,

et, des députés de l'est de Montréal, c'est extrêmement rare qu'ils soient

présents, extrêmement rare. Les

députés du Parti québécois sont là, participent. Ce comité représente tous les

organismes, le cégep, le CISSS, les

centres de développement, etc. Tout le monde est là pour discuter ensemble de

l'est de Montréal. Les députés libéraux sont absents. Est-ce qu'ils ont honte? Peut-être qu'ils ont honte.

Peut-être qu'ils sont tellement disciplinés qu'ils demandent des choses

privément, tout bas comme ça, et on leur fait dire : Non, non, non, tu ne

l'auras pas.

Et donc ils ne veulent pas se présenter dans les

lieux où des questions se posent.

Évidemment,

c'était très difficile, au cours de la dernière année, quand le gouvernement a décidé de mettre entre 5 et 6 milliards de dollars pour du

transport collectif dans l'ouest de Montréal, un projet magnifique dans l'ouest de Montréal. Évidemment, dans l'est de Montréal, on dit : Bon,

O.K., où est l'équilibre? Qu'est-ce qu'il y a pour l'est? Et le Comité de développement de l'est de Montréal

s'est réuni, son comité de transport a dit : Bien, on a une liste, nous

aussi : on a la ligne bleue, on a la

desserte de la Pointe-de-l'Île, on a le Train de l'Est, dont la tarification

est trop élevée. D'ailleurs,

elle double, la tarification, quand on change de mode de transport. Qu'est-ce

qui se passe avec le boulevard Notre-Dame? Pourquoi est-ce que le SRB

Pie-IX ne va pas jusqu'au centre-ville? Donc, ce n'est pas parce qu'il y a

une absence de projet pour faire

l'équilibre. L'est de Montréal demande l'équilibre. Et puis on a voulu le

demander au ministre des Transports. D'abord, il y en avait un qui s'appelait Jacques Daoust qui n'est pas venu. Ensuite, on en a eu un autre, qui est le député de Frontenac. Bien, d'abord, il a

donné un rendez-vous, il n'est pas venu; un autre rendez-vous, il

n'est pas venu.

Alors, on

voit que c'est contagieux, là, le refus de se présenter devant les gens de

l'est de Montréal. Alors, il y en a qui

n'ont rien à dire puis il y en a qui ont honte. Alors, c'est l'abandon. Alors, aujourd'hui, on est venus demander des comptes. Expliquez-nous qu'est-ce que les gens de l'est de Montréal

ont fait au gouvernement libéral pour être abandonnés. C'est une question qui nous turlupine. On ne le sait

pas. Et pourquoi est-ce qu'il n'y a jamais de réponse lorsqu'on pose des questions? Mes attentes sont basses envers le ministre

responsable de la métropole, parce que je le lui ai demandé

dans des crédits et il ne répond pas aux questions. Aujourd'hui,

j'espère qu'il va avoir des réponses. Je les attends.

Président (M. Auger) :

Merci, M. le chef de l'opposition

officielle. M. le ministre, pour également 10 minutes.

Coiteux : Merci, M. le Président. D'abord, j'aimerais évidemment

saluer le chef de l'opposition

officielle. J'aimerais saluer la députée de

Bourget... le député de Bourget, pardon, la députée de Pointe-aux-Trembles et la députée d'Hochelaga-Maisonneuve, le député

de Blainville et surtout la députée de

Jeanne-Mance—Viger,

qui préside le caucus des députés de Montréal

de notre parti et qui fait un travail remarquable. Et le chef de l'opposition officielle disait qu'on devrait être en train de se chicaner entre nous, mais ce n'est pas dans

nos moeurs, parce que nous, on est plutôt en mode de régler des problèmes, de chercher des solutions,

de les trouver, de les mettre en oeuvre, et ça donne lieu à des actions.

aujourd'hui je suis ici avec vous pour cette interpellation,

mais ce n'était pas prévu comme ça. Ce qui était prévu aujourd'hui, c'est que je sois dans le comté du chef de l'opposition officielle,

dans l'est de Montréal, avec d'autres collègues, dont le ministre de l'Éducation, pour faire une annonce importante

en matière d'éducation qui va avoir un impact justement pour les citoyens de l'est de Montréal.

J'aurais été avec les gens de l'est ce matin. Je suis avec les oppositions ici,

à l'Assemblée nationale du Québec.

suis un ancien résident de l'est de Montréal. J'ai habité pendant plusieurs années dans l'est

de Montréal. D'ailleurs,

ma fille est née à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, dont a parlé le chef de l'opposition officielle. Et donc je

suis ministre responsable de la métropole et, à ce titre, je m'intéresse au

nord, au sud, à l'ouest et à l'est aussi de Montréal. On va parler beaucoup de l'est aujourd'hui. L'opposition officielle ne parle que de l'est, en général.

Pour eux, le nord, le sud, l'ouest, Montréal

dans son ensemble, ils n'ont jamais grand-chose à dire. Et

d'ailleurs ils ont fait un passage au pouvoir heureusement

bref, relativement bref, fort heureusement d'ailleurs pour les gens de Montréal,

parce que, lors de leur dernier passage, l'économie

de Montréal n'allait pas très bien, l'emploi était en baisse,

il y avait beaucoup de pessimisme. Ils n'étaient pas tellement dans le développement

économique, ils étaient dans leurs

questions existentielles habituelles, qui

ont pour effet de diviser les Québécois en

général, mais particulièrement Montréal, qui est une ville de grande diversité.

Et d'ailleurs, lors

de la dernière étude des crédits, le chef de l'opposition officielle y faisait

allusion, il me questionnait sur l'emploi notamment

à Montréal et, je vais le citer, il avait dit : L'année

n'est pas finie. L'année n'est pas finie.

Bien, moi, ça m'inquiète parce que la tendance est forte. Là, ça augmente, le

nombre de chômeurs, disait-il, le chef de

l'opposition. Moi, je lui avais dit : Attendez un peu,

attendez un peu de voir les statistiques. Et le verdict depuis est tombé, ça va faire un an bientôt, mais le verdict

est tombé. Et, lorsqu'on regarde l'évolution de la situation à Montréal

depuis mai 2014, le taux d'emploi a augmenté

de 3,5 % dans la région de

Montréal, et le taux de chômage a diminué de 1 %. Montréal est championne dans la création

d'emplois, et il y a eu une création d'emplois record à Montréal au cours de la

dernière année. Alors, ça, ça veut dire

qu'il est en train de se passer quelque chose, et ce quelque chose, comme

toujours, ne peut pas dépendre

uniquement des actions du gouvernement, mais très certainement le gouvernement

est en train de mettre en place des

conditions gagnantes pour créer des emplois dans l'ensemble de la région

métropolitaine de Montréal et aussi dans l'est de Montréal.

Vous savez, il y a un

vent d'optimisme qui souffle sur Montréal, puis ce n'est pas sans lien avec ce

que fait le gouvernement, loin de là. On est

en train de donner des leviers importants à Montréal pour que Montréal puisse

jouer son plein rôle en matière économique et en matière sociale, en

matière culturelle.

J'ai

déposé, en décembre dernier, le projet de loi n° 121 visant à augmenter

l'autonomie et les pouvoirs de la ville de Montréal, et, en même temps,

le gouvernement a conclu avec la ville de Montréal une entente-cadre qui

s'appelle Réflexe Montréal, qui a été signée conjointement avec la ville de

Montréal en même temps que nous avons signé la Déclaration sur la reconnaissance du statut particulier de la métropole.

Et, lors du dépôt de ce projet de loi, le maire de Montréal, Denis Coderre, a affirmé — je le cite : «C'est un grand jour pour

Montréal[...]. [...]Nous inaugurons une nouvelle ère de collaboration entre le gouvernement du Québec et sa métropole

basée sur la confiance mutuelle. Je tiens à saluer le gouvernement de M. Philippe Couillard, qui

a respecté l'engagement qu'il avait pris au lendemain des élections de 2014.»

Et là on chemine, là, avec ce projet de loi.

Hier, on était en consultations puis on a reçu justement les représentants de

la Chambre de commerce de l'est de

Montréal, qui sont ici aujourd'hui — d'ailleurs, je les salue, hein, je les

salue — et ils

nous ont dit ceci, ils nous ont dit ceci,

écoutez bien : «Grâce aux nouveaux moyens donnés par l'article 7 du

projet de loi n° 121, la ville

sera en mesure de déployer des stratégies spécifiques pour miser sur les atouts

de l'est de la métropole. La ville de Montréal pourra en effet intervenir avec

plus de précision sur le tissu économique métropolitain, qui présente une [relation] et des besoins bien particuliers.»

C'est ça qu'on est en train de faire à l'est, au nord, au sud et à l'ouest.

Mais eux, évidemment, ils

soulignaient la capacité, grâce a ces outils qu'on donne à Montréal, de

travailler avec une meilleure concertation,

gouvernement du Québec, ville de Montréal, acteurs locaux économiques, pour

développer davantage l'est. Et

d'ailleurs tout ce qu'on fait avec Montréal tourne autour de trois axes :

des mesures qui visent à développer Montréal, des mesures qui visent à améliorer la vie à Montréal et des mesures qui

permettent à Montréal de décider elle-même de ses priorités en utilisant ses moyens d'action. C'est pour ça qu'on a

des ententes sectorielles importantes en habitation, dans la lutte contre l'itinérance, en matière

d'immigration, en matière de culture et patrimoine, en matière

d'infrastructures et d'équipements scolaires.

avec des moyens financiers, M. le Président, avec des moyens financiers, il y

aura une aide annuelle pour faire du développement économique. Avec les

nouvelles libertés qui vont être données à Montréal par le projet de loi

n° 121, il va y avoir un montant annuel

récurrent de 50 millions de dollars d'ici cinq ans, et ça va commencer,

là. La gradation, l'augmentation de

cette aide, ça va commencer dès la prochaine année financière. Toute la

panoplie des aides inconditionnelles au

statut de la métropole qui avaient toutes une date de péremption sont

pérennisées dans l'entente Réflexe Montréal. C'est une aide inconditionnelle de 83 millions

annuelle qui va être indexée en fonction de l'activité économique qui est

générée sur le territoire.

Alors, il n'y a pas

seulement des nouvelles libertés et des nouveaux moyens qui vont être donnés à

Montréal, il y a aussi des nouveaux moyens

financiers. Et c'est extrêmement novateur, c'est extrêmement novateur, cette

chose-là : plutôt qu'on

travaille en rangs dispersés, plutôt que Montréal s'en aille toute seule de son

côté avec ses propres priorités, le gouvernement

du Québec, tout seul, avec ses propres priorités... on va se doter d'une vision

commune, on va se donner un plan

économique qui va permettre d'arrimer les actions, de manière convergente, à la

fois du gouvernement — ça veut dire Investissement Québec aussi — et de

la ville de Montréal, et des partenaires locaux.

parlant de partenaires locaux, j'ai justement rencontré récemment... en dehors

de la période de consultation du

projet de loi n° 121, j'ai d'ailleurs rencontré les représentants de la

Chambre de commerce de l'est de Montréal. Ça ne fait pas très longtemps, là, ça fait quelques semaines de ça, et on a eu

une excellente rencontre, on a eu une excellente rencontre où on a parlé

de priorités qui sont des priorités communes.

transports en commun. J'ai entendu toutes sortes de choses sur les transports

en commun ici, la ligne bleue, et

tout ça. On va en parler, aujourd'hui, de la ligne bleue. C'est une priorité

pour le gouvernement, c'est une priorité pour le gouvernement, et on va la faire, la ligne bleue, on va la faire, la

ligne bleue. Alors, je ne comprends pas les récriminations de

l'opposition, qui nous dit : Écoutez, on ne veut pas que ce soit une

priorité. Je ne comprends pas.

On a parlé

des milieux de vie, on a parlé de l'habitation notamment. Vous savez qu'on est

sur le point de faire la plus

importante réforme du secteur de l'habitation et des programmes de la SHQ des

dernières décennies et que ça va se traduire,

à Montréal, par la capacité de Montréal d'adapter les programmes, notamment

AccèsLogis, à la réalité de son territoire,

aux besoins de son territoire, puis, dans le projet de loi n° 121, en

plus, bien, on lui donne la capacité aussi d'exiger que, lors de développements immobiliers, il puisse

y avoir une part qui peut aller jusqu'à 15 %, ce qu'on appelle la clause

d'inclusion, d'habitation à loyer modique,

d'habitation abordable. On travaille et on a discuté avec les gens de la

Chambre de commerce de l'est de

Montréal. On travaille dans le cadre de la Stratégie maritime avec le port de

Montréal. On privilégie aussi des

travaux d'infrastructure qui sont inscrits au PQI pour permettre un meilleur

accès au port de Montréal. Et hier ma collègue ministre du Tourisme a

annoncé d'ailleurs un appel international pour la gestion du Stade olympique.

Alors, on est

ici aujourd'hui. On n'est pas à l'est de Montréal, on est ici, à l'Assemblée

nationale, pour répondre aux

questions, bien sûr. On n'a aucune honte à répondre aux questions, parce qu'on

est tous en action partout à Montréal et aussi dans l'est de Montréal.

Alors, je vous remercie là-dessus, M. le Président.

Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Nous allons maintenant

débuter la période d'échange. Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve,

pour une durée maximale de cinq minutes.

Poirier : Merci, M. le Président. Alors, bien, je suis heureuse

de voir que le ministre est avec nous aujourd'hui, puisqu'on devait même siéger sur le projet de loi

n° 121. On devait tenir des auditions, aujourd'hui, sur le projet de loi

n° 121 tout l'avant-midi, donc

le ministre devait être à Québec tout l'avant-midi. Alors, on a profité de ce

moment-là pour justement faire cette interpellation, sachant qu'il était

déjà là. Alors, il n'était pas à Montréal, il était bien ici, à Québec.

M. le

Président, l'est de Montréal... la Direction de santé publique a, en janvier

dernier, émis un mémoire dans le cadre de la consultation de la ville de

Montréal Vers une politique de développement social et a nommé des données assez inquiétantes. Dans un premier temps, M. le

Président, est-ce que vous savez que, lorsqu'on demeure dans l'est de Montréal, eh bien, on va mourir plus jeune, tout

simplement parce qu'on reste dans l'est de Montréal? Et des données qui sont assez importantes : par exemple,

l'espérance de vie sur le territoire, par exemple, du CLSC du Lac-Saint-Louis

ou dans Villeray atteint 87 ans chez les

femmes mais 78 ans dans Hochelaga-Maisonneuve. Chez les hommes, l'espérance

de vie, pour Hochelaga-Maisonneuve, 74 ans;

dans les Faubourgs, 75, mais, Côte-Saint-Luc, 82 et 83 dans Saint-Laurent.

M. le

Président, il faut vraiment se poser la question : Pourquoi le

gouvernement accepte que les gens meurent plus jeunes dans l'est de Montréal? Eh bien, des problèmes importants,

particulièrement la pauvreté, la pauvreté des gens de l'est de Montréal. Vous savez, M. le Président,

par exemple, la prévalence des maladies du coeur en 2012, elle est du double sur le territoire du CLSC Mercier-Est—Anjou versus Notre-Dame-de-Grâce; Montréal-Ouest,

5 %; Saint-Louis-du-Parc, 5 %. Alors, c'est le double, les

gens sont plus malades dans l'est, et on accepte ça, on banalise ça.

développement de nos enfants. Alors, un enfant de maternelle sur trois résidant

dans un milieu très défavorisé de

Montréal est vulnérable dans au moins un domaine de son développement — langagier, moteur — et cette proportion est de 22 % parmi les milieux défavorisés. La

proportion est très élevée dans les territoires comme Hochelaga-Maisonneuve, Montréal-Nord,

alors à 36 % dans Hochelaga et, dans Montréal-Nord, 35 %, versus

21 % dans Montréal-Ouest. Qu'est-ce

qu'on fait? Qu'est-ce qu'on fait, M.

le Président? Bien, on ne fait pas

grand-chose, du côté du gouvernement, et il

n'y a pas personne de l'équipe gouvernementale de l'est de Montréal qui

a l'air à s'intéresser à ces choses-là.

Entre autres,

un domaine dans lequel il faudrait vraiment s'intéresser, c'est la décontamination des sols, M.

le Président. Hier, en période de questions, j'ai interpelé le ministre qui est

le député de Viau aussi, le ministre du Développement durable, et je luis

rappelais que, dans le budget 2015 de son collègue des Finances, à la

section 7.8.1, «Appui à la

réhabilitation de terrains décontaminés»... Alors, je vous lis ce qu'on y dit,

ce discours : «Le gouvernement

met en place un nouveau programme,

ClimatSol-Plus...» Tout le monde était heureux. Et on disait : Le programme

se verra doté d'une enveloppe de 10 millions de dollars pour

l'année 2015‑2016. Ah! on revient dans le discours du budget du ministre 2016‑2017, on revient avec la même

chose, et là il nous dit : J'annonce la poursuite — ah! la poursuite, on n'a pas vu le plan un, mais on a la

poursuite — et la

bonification... pour un montant de 55 millions. M. le Président, on n'en

a jamais vu la couleur, ils n'en ont jamais

écrit la première ligne, de ce programme-là, et l'est de Montréal n'a pas

encore eu un sou en décontaminations de sols, décontaminations de sols

qui, effectivement, nous permettrait d'avoir de la création d'emplois et

surtout d'attirer des nouvelles entreprises.

Alors, M. le

Président, est-ce que le gouvernement va enfin annoncer le programme

ClimatSol-Plus et que... dans le prochain budget, peut-être qu'on va

encore bonifier l'enveloppe, mais au moins avoir un programme?

Le Président (M. Auger) : Merci. M.

le ministre, cinq minutes, maximum.

M. Coiteux : Oui.

J'écoutais la députée d'Hochelaga-Maisonneuve sur des statistiques qui ne sont

pas apparues aujourd'hui, là. C'est

des tendances de fond, il y a des disparités socioéconomiques sur le territoire

de Montréal comme il y a des

disparités économiques sur le territoire de l'ensemble du Québec, et on ne peut

rester les bras croisés et nous ne restons pas les bras croisés face à

y a différentes politiques qui sont mises en place. Je disais tout à l'heure

que j'aurais été normalement dans le comté

du député de Rosemont et chef de l'opposition officielle ce matin pour

participer avec mes collègues à une annonce importante en matière d'éducation.

Et, si on veut commencer par le commencement, pour lutter contre ces problèmes

de pauvreté et d'exclusion sociale, je pense

que le premier des premiers investissements qui doivent être faits, c'est celui

de l'éducation. Et, comme

gouvernement, je sais que vous n'aimez pas en parler — dans l'opposition officielle, un peu — mais vous aviez aussi pour objectif au moins énoncé lors de la dernière

campagne électorale de ramener l'équilibre budgétaire, donc j'imagine que, si vous aviez été reconduits

au pouvoir, vous auriez vécu un certain nombre de difficultés d'ajustement

dans les premiers mois. Mais, nous, ce qui

est certain, c'est que, dès qu'on a réussi à retrouver les marges de manoeuvre

qui étaient inexistantes, le premier secteur

qui a été privilégié dans les investissements du gouvernement du Québec a été

le secteur de l'éducation. C'est le premier

secteur, là, qui a connu une augmentation importante de ses budgets, et ça

continue encore aujourd'hui. Ça continue encore aujourd'hui, et c'est un

secteur qu'on privilégie. Et on privilégie des actions justement là où ça fait le plus de différence et notamment des

investissements dans le secteur est de Montréal. Mais il y a d'autres

problèmes, évidemment, il y a d'autres problèmes.

y a des problèmes d'itinérance à Montréal. Il y a des problèmes d'itinérance,

d'ailleurs, qui ont une incidence qui

se manifeste aussi dans l'est de Montréal. Et je parlais, tout à l'heure, de ma

rencontre au mois de mars avec les gens de la Chambre de commerce de l'est de Montréal, mais, au début mars,

également j'ai rencontré les représentants du Réseau d'aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal.

Le 6 mars dernier, j'étais avec eux à la fois pour discuter de leurs

besoins, regarder aussi comment ils étaient en action. Ils m'ont fait visiter

un projet extrêmement intéressant.

je répète encore une fois qu'on est sur le point de lancer une très, très, très

importante réforme de nos programmes en

matière d'habitation justement pour venir en aide, pour être capable de...

parce qu'il y a l'éducation, mais, après ça, ça prend un toit pour permettre aux personnes les plus vulnérables de notre

société d'avoir accès à un logement. Et il y aura des gestes importants

qui vont être faits, il y aura des gestes importants qui vont être faits.

Mais,

dans le cas spécifique de Montréal, et ça vaut la peine de le mentionner, dans

l'entente Réflexe Montréal, on a

ciblé littéralement ces deux secteurs-là, qui sont la lutte à l'itinérance et

le secteur de l'habitation. Il y a le développement économique, bien sûr, il y a l'immigration aussi,

mais on a ciblé de façon très spécifique ces deux secteurs-là, là où Montréal

peut participer, avec le gouvernement du

Québec, à poser des gestes, à faire des actions qui vont faire une différence

sur le terrain. Et, en habitation et

en lutte contre l'itinérance, ce n'est pas rien, là, ce qu'on va faire. Le maire

de Montréal va pouvoir participer à

tous les travaux avec la ministre responsable, qui est la ministre responsable

de la Réadaptation, aux Services

sociaux de notre côté. Il va pouvoir participer aux instances qui vont suivre

le plan d'action, qui vont questionner les

résultats du plan d'action, qui vont pouvoir réorienter certaines actions pour

programmes, notamment du côté d'AccèsLogis, aux réalités du territoire montréalais. Moi, je suis absolument convaincu

que ça va faire une différence sur le terrain. Et, quand j'en parlais

avec les gens du RAPSIM, ils appuyaient cette démarche-là. Ils sont d'accord

avec une telle démarche.

Ce n'est pas juste

une démarche de décentralisation, ce n'est pas juste une démarche de donner des

leviers à l'autorité locale, c'est une

démarche pour faire une réelle différence sur le terrain, parce que, quand on

est à Québec, on est loin de la réalité de tous les quartiers de Montréal, on

est très loin, alors que, lorsqu'on travaille sur le terrain avec les gens localement puis qu'on prend les décisions

localement, on est mieux en mesure de faire la différence. Alors, en éducation,

en lutte à l'itinérance, en matière d'habitation...

Le Président

(M. Auger) : Merci, M. le ministre.

M. Coiteux :

...on fait la différence dans l'est...

Président (M. Auger) : Merci. Pour les cinq prochaines minutes,

Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.

Mme Rotiroti :

Merci, M. le Président. Alors, à mon tour de souhaiter la bienvenue à M. le

ministre, à mes collègues de l'opposition

officielle, à M. le député de Rosemont et chef de l'opposition officielle, Mme

la députée d'Hochelaga-Maisonneuve,

Mme la députée de Pointe-aux-Trembles et M. le député de Bourget ainsi que M.

le député de Blainville.

Alors,

d'entrée de jeu, comme a mentionné le ministre, effectivement, je suis députée

de Jeanne-Mance—Viger, qui est l'arrondissement de Saint-Léonard, mais je

suis aussi une fille qui a grandi dans l'est de Montréal. J'ai fait toutes

mes études dans l'est de Montréal jusqu'au

niveau secondaire et, après ça, j'ai parti au cégep au centre-ville. Et j'ai

aussi un papa qui a construit une

partie de l'est de Montréal dans le comté d'Anjou. Il a servi la population du

comté d'Anjou pendant 20 ans. Il

a été

partie prenante de la construction du parc industriel d'Anjou. Alors,

quand on parle de l'est de Montréal,

M. le Président, moi, je le vis, j'ai grandi là, je le vis dans le quotidien,

je sais de quoi je parle. Alors, je connais les besoins des gens de l'est de Montréal. Et, comme députée, j'ai le

privilège et l'honneur de travailler non seulement pour mon comté, mais

je vous dirais qu'à

titre de présidente du caucus de Montréal j'ai le privilège

de travailler pour l'ensemble de la population montréalaise.

Le chef de l'opposition officielle, le

député de Rosemont, a fait mention de plusieurs dossiers dans son allocution

du début. On pourrait les prendre un par un,

chose que je vais faire, parce que je pense que c'est effectivement des enjeux

très importants dans l'est de Montréal.

va commencer au niveau de la santé. Si j'ai bien compris qu'est-ce que le chef

de l'opposition officielle a dit, c'est

qu'on a abandonné le système de santé dans l'est de Montréal, on n'a rien fait

à l'hôpital... à Maisonneuve-Rosemont, c'est-à-dire — excusez — mais je pense que le député a la mémoire

courte. Alors, si vous me permettez, M. le Président, je vais peut-être refaire un petit peu le topo du

système de santé sans mentionner d'où on partait, parce qu'il faut quand

même rappeler que, quand le PQ était au

pouvoir, c'était la mise de retraite

massive des infirmières et des médecins, que présentement on est en train

de prendre le dessus. Mais je ne veux pas faire de la petite politique,

parce que la santé, c'est très important, d'autant plus que, vous voyez, la députée d'Hochelaga-Maisonneuve a fait quand même

un portrait qui est assez juste, on

pourrait le dire, qui a été confirmé d'ailleurs pas plus tard qu'hier soir par

la Chambre de commerce de l'est de Montréal.

Alors, juste quelques

investissements qu'on vient de faire : la construction du centre de santé

ambulatoire, un investissement de

64,9 millions de dollars, M. le député; l'agrandissement et le

réaménagement de la radio-oncologie, un

investissement de 34,5 millions de dollars; l'agrandissement et le

réaménagement de l'urgence — donc, les travaux vont se finir cette année — un investissement de 84,7 millions de

dollars — j'espère

que vous êtes en train de faire le calcul;

et on a aussi la construction d'un nouveau centre pour les services de dialyse

qui va débuter cette année, au mois de

juin... qui a débuté le mois de juin, c'est-à-dire, un investissement de

53,5 millions de dollars, ça, sans parler des soins à domicile,

sans parler de l'annonce que le ministre de la Santé et des Services sociaux a

faite tout récemment avec ma collègue la

députée de Crémazie en rajoutant des lits aux soins palliatifs, 18 lits à

l'Hôpital Marie-Clarac et 10 à l'Hôpital Santa-Cabrini, un investissement de 2,7 millions de dollars. Et je

peux continuer, parce que mon collègue de LaFontaine a annoncé, pas plus tard que le 5 décembre dernier,

un nouveau laboratoire d'imagerie médicale dans son comté qui va aussi désengorger les gens de Montréal-Nord. Je ne sais

pas si, peut-être, pour le Parti québécois, des millions de dollars, ce n'est rien. C'est sûr, quand tu as un gouvernement

qui dépose un budget sans crédits puis qu'on joue avec l'argent de Monopoly,

on peut faire tout ça de promesses.

différence entre eux et nous, c'est que nous, quand on prend un engagement, M.

le Président, on le fait, l'argent est au rendez-vous, et on tient nos

promesses. C'est ça, la différence entre nous et eux. Alors, écoutez, je pense

que...

Le Président (M.

Auger) : Merci, Mme la députée. C'est tout le temps que vous aviez.

Rotiroti :

Ah mon Dieu! ça va vite.

Président (M. Auger) : Effectivement, cinq minutes, ce n'est pas très

long. Donc, nous allons poursuivre avec Mme la députée de

Pointe-aux-Trembles pour cinq minutes également.

Léger : Merci, M. le Président. Évidemment, on aurait beaucoup

de choses à dire, mais ce qui est important, c'est que l'interpellation aujourd'hui est sur l'est de Montréal. Alors,

nous sommes les députés de l'est de Montréal. C'est plus de 1 million de personnes, on parle de

plusieurs circonscriptions, évidemment. Oui, on parle du centre, on parle de

l'ouest, mais on parle de l'est, et il s'agit

de trouver aussi l'équilibre. Ce sont tous des quartiers et des réalités, des préoccupations différentes, et aujourd'hui on vous

parle de celles de l'est de Montréal. On a des enjeux importants, de vitalité économique, d'emploi, de formation, de

qualité de vie, mais particulièrement de transport que j'aimerais vous

parler aujourd'hui.

Dans

le transport, on s'attendait à des informations, des engagements, on

s'attendait à davantage du gouvernement sur le projet majeur qu'est celui du prolongement de la ligne bleue vers

l'est, vers Anjou. Il y a énormément d'attentes pour le transport dans l'est de Montréal. On parle du SRB Pie-IX, de

L'Assomption, Notre-Dame, et jusqu'au bout de l'île. Moi, les gens qui m'interpellent à

Pointe-aux-Trembles particulièrement pour une meilleure desserte de transport

pour aller jusqu'à l'extrême-est... Alors, on parle de la grille

tarifaire, qu'on essaie d'avoir des informations sur la future grille tarifaire. Il y a énormément de dossiers

qui traînent actuellement pour l'est de Montréal et qu'on a besoin de réponses

du gouvernement, et on a besoin d'engagements du gouvernement.

gouvernement, entre autres, est incapable de nous donner un échéancier précis

pour la ligne bleue. Le projet semble

relégué au second plan depuis l'arrivée du Réseau électrique métropolitain. On

l'a à grand déploiement, ce projet-là, soit,

mais on voudrait la même chose dans l'est de Montréal. On voudrait des

investissements aussi grands dans l'est de Montréal. Nous nous attendons

à un juste équilibre de l'offre de transport et de l'amélioration des

infrastructures sur l'ensemble du territoire

de la métropole, mais le gouvernement libéral néglige l'est de Montréal. Alors,

qu'en est-il d'un projet ambitieux

aussi pour l'est de Montréal? On parle de la ligne bleue, du prolongement de la

ligne bleue. Ça devrait être même

derrière nous, le prolongement de la ligne bleue. Je ne veux même pas qu'ils

fassent la compensation avec le REM.

On devrait aller plus loin encore pour la desserte dans l'est de Montréal, dans

l'ensemble de son réseau, qu'on veut développer, qu'on veut donner des

services adéquats.

C'est une des

difficultés, dans le fond, l'accessibilité, parce que ça peut constituer des

entraves importantes à l'embauche de la

main-d'oeuvre, à l'implantation d'entreprises, à la création d'emplois de

qualité dans différents secteurs innovants.

Alors, il y a une importance capitale

de pouvoir donner des services et particulièrement une desserte adéquate

pour le transport.

J'en

aurais encore beaucoup à vous dire sur le transport, mais particulièrement à

ceux qui obligeaient... Il y avait une

opportunité importante. À l'automne, le gouvernement du Québec n'avait toujours

pas soumis un seul projet pour le

budget du fédéral. Mercredi, lors du dépôt du budget, nous avons eu des

résultats auxquels il fallait s'attendre : aucune somme précise n'a

été consacrée à la ligne bleue. Le premier ministre a fait ses demandes à la

dernière minute, non chiffrées. Il ne s'est

pas tenu debout pour défendre les intérêts des citoyens de l'est de Montréal.

Quand c'est pour l'ouest, la logique

libérale est de dire que ça presse, mais, quand il s'agit d'améliorer les

conditions des citoyens de l'est, il n'a jamais ce même sentiment

d'urgence ni cette même sensibilité.

La population

de l'est de Montréal réclame le prolongement de la ligne bleue depuis

longtemps, et, pour nous, le seul

signe valable pour démontrer que le projet avance serait de le voir au moins

apparaître dans le PQI. Alors, est-ce que le ministre va nous dire

aujourd'hui si c'est dans le PQI, la ligne bleue? Rassurez-nous, aidez-nous.

Vous avez la possibilité aujourd'hui dans

l'interpellation de nous dire si c'est là. Et, si je mets mon chapeau de

présidente de CDEM, qui est un

organisme qui est non partisan, si je peux vous dire, on essaie d'avoir un

interlocuteur en transport. Est-ce qu'on a affaire avec l'AMT? Plus ou moins. La STM? Plus ou moins. La CMM? Plus

ou moins. Le MTQ? Plus ou moins. Le MTQ,

Direction régionale? Plus ou moins. L'ATR, qui arrive. On ne sait plus à qui

parler. C'est un mélange et c'est un flou

total. On veut des réponses. C'est pour ça qu'on interpelle le ministre. Nous

devons nous rencontrer, le ministre qui est devant moi, le 7 avril. J'espère, parce que ça fait six fois qu'on

reporte la rencontre. Ça fait six fois depuis juin qu'on demande une rencontre avec le ministre des

Transports particulièrement, et on salue que le ministre devant nous

aujourd'hui va pouvoir être présent

pour le CDEM. Et, si je reporte mon chapeau comme députée de

Pointe-aux-Trembles, il est pour moi

important de vous dire qu'il faut des actions concrètes, immédiates, se tenir

debout, de répondre aux besoins de l'est de Montréal, de donner des

directives concrètes, réelles et actives dans l'immédiat.

On veut du

transport collectif, on veut le prolongement de la ligne bleue, on veut que

vous agissiez dans ce sens.

Le Président (M. Auger) : Merci, Mme

la députée. M. le ministre, cinq minutes.

Coiteux : Merci. Bien, j'ai plusieurs

réponses pour la députée de Pointe-aux-Trembles, mais je pense qu'il va falloir faire un petit peu de pédagogie

autour des dépenses d'infrastructures, je pense, ça va être important,

pour qu'on comprenne bien puis que les gens qui nous écoutent... et je

les espère nombreux, d'ailleurs, pour qu'ils comprennent comment ça fonctionne. J'ai été président du Conseil du trésor au tout début, là, de cette législature, donc, du gouvernement, et donc, à ce titre, bien, à chaque fois qu'un budget

était déposé, il y avait en même

temps le budget

de dépenses, puis il y avait le dépôt

du Plan québécois des infrastructures pour les 10 prochaines années, et j'en ai

vu passer, des dossiers. J'en ai vu beaucoup passer, des dossiers.

Alors, de la

façon que ça fonctionne, les dossiers d'infrastructures, c'est que, lorsqu'un

dossier d'opportunité est en

préparation, ça veut dire que le projet est mis à l'étude. Quand il est mis à

l'étude, il n'est pas mis sur les tablettes, ça veut dire qu'il faut

commencer à préparer le dossier d'opportunité. Et, une fois que ce dossier

d'opportunité franchit l'approbation du Conseil des ministres, alors là on lance la

partie planification. Et la

partie planification, ça, ça veut dire qu'on monte le dossier d'affaires final du projet, qui doit repasser au

conseil des ministres. Et, lorsque le dossier d'affaires est approuvé, là on passe en réalisation. Ça, ça

veut dire, là, qu'on commence à creuser puis à faire les travaux. Alors,

quand j'entends que la ligne bleue n'est pas

au PQI, c'est faux. La ligne bleue, elle est au PQI 2016‑2026.

Le projet de la ligne bleue, il a été mis au PQI 2016‑2026 dans la phase

d'étude, ce qui veut dire que le dossier d'opportunité est en préparation.

C'est ça que ça veut dire, c'est ça que ça veut dire.

M. Coiteux : 2016‑2026. Ça ne fait

pas tellement longtemps qu'elle est terminée, l'année 2016.

On fait ces

choses-là correctement. Nous allons être le gouvernement qui va faire la ligne bleue, M.

le Président. On va la faire, la ligne bleue. On va être le gouvernement de la ligne bleue. Alors, j'écoute l'opposition officielle comme

s'ils vivent sur une autre planète. Tu sais,

ils vivent sur une autre planète. Ça fait longtemps qu'on dit qu'on veut

faire la ligne bleue, et on va la faire, la ligne bleue, et on va la

faire, la ligne bleue.

Et, je le

répète, je ne sais pas combien fois je peux le répéter, vous pouvez enfoncer

des portes ouvertes si vous voulez,

mais ce n'est pas la seule chose qu'on fait en transport en commun. Dans le

PQI, il y en a pour 7 milliards, au cours des prochains 10 ans, en transport collectif, et ça, ça n'inclut

pas d'autres apports en transport collectif, comme ceux de la Caisse

de dépôt et placement, où il y a une bonne

partie de tout ça qui va être hors

PQI. C'est parce que les besoins sont

très grands justement, les besoins sont très grands. C'est pour ça qu'il faut

chercher des façons novatrices de financer des projets de transport collectif. Puis on a des objectifs ambitieux en

matière de réduction des gaz à effet de serre puis on a une politique d'électrification des transports,

et toutes ces actions-là s'arriment. Et, pour que ça se fasse correctement,

en plus, on a mis en place la plus

importante réforme de la gouvernance des transports en commun à Montréal avec

la création de l'ARTM puis le

changement complet de la gouvernance qui est en train de se mettre en place,

qui va permettre justement — j'écoutais la députée de Pointe-aux-Trembles

qui parlait de l'harmonisation des tarifs — les grilles tarifaires. Ça va

permettre cette harmonisation-là sur l'ensemble du territoire de la Communauté

métropolitaine de Montréal.

Alors, la

ligne bleue — défoncez

les portes ouvertes si vous voulez, mais vous allez finir par trébucher, vous

allez tomber parce que la porte, elle

est ouverte, elle est ouverte, la porte, poussez dessus, vous allez tomber par

terre — on va

la faire. C'est ça qu'on dit. On va aller

chercher tous les argents nécessaires pour la faire, ça, c'est certain. Ça,

c'est certain. Notre capacité, comme

gouvernement, notre capacité, comme collectivité, elle a effectivement ses limites

en termes de milliards de dollars,

là, hein? Le PQI, il n'est pas loin d'être à 90 milliards par année, là.

Ça finit par être des taxes et des impôts. Et donc on va aller chercher la part du

gouvernement fédéral là-dedans, c'est certain qu'on va aller chercher la part

du gouvernement fédéral. Eux aussi, ils nous

disent que c'est important, les transports collectifs. On aurait aimé qu'ils

soient un petit peu plus précis, là, sur ce

qu'ils privilégient là-dedans. Ceci étant dit, on a vu des sommes, là.

Croyez-nous qu'on va aller chercher

les sommes adéquates pour financer les grands projets. Et nous, on a été

très... puis ça fait des mois qu'on le dit.

Encore

une fois, je ne comprends pas l'opposition officielle, là, d'enfoncer des

portes ouvertes. On a dit, pour Montréal — parlons de ça, je vais laisser de côté

Québec, parce qu'il y a un projet prioritaire à Québec, on parle de Montréal

aujourd'hui — on a dit que nos projets importants, c'est

la ligne bleue et le REM. Alors, je ne sais pas où ils sont, les députés

de l'opposition officielle, sur cette

question-là. Littéralement, là, ils défoncent des portes ouvertes. Le

gouvernement va faire la ligne bleue,

le gouvernement va apporter sa contribution au REM. Le REM n'existerait pas

sans le leadership du gouvernement.

C'est la caisse, évidemment, qui est arrivée avec un projet novateur, mais

c'est parce que le gouvernement, il

met en place les conditions pour le faire. Puis le gouvernement a fait aussi

sur Pie-IX un projet de SRB dont on a déjà inauguré le premier édicule.

Le gouvernement est

en action dans l'est de Montréal, le gouvernement est en action dans tout

Montréal.

Le Président (M.

Auger) : Merci. Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger, pour cinq minutes

également.

Rotiroti : Oui. Merci, M. le Président. Je vais continuer

dans la même lignée que le ministre pour parler de la ligne bleue, parce qu'effectivement c'est un

dossier majeur dans l'est de Montréal au niveau du transport en commun. Moi-même, dans le comté, j'ai trois stations qui

doivent venir... sur les cinq, parce qu'il y a cinq stations de la ligne bleue.

Je peux vous dire que tous les acteurs du

milieu sont mobilisés. Moi, je tiens à saluer ma SDC, qui travaille sans

relâche, le directeur, Sylvain Tardif, qui y est très actif, parce qu'où

le métro doit venir, c'est... j'ai trois stations, c'est sur la rue Jean-Talon. Dans mon comté, c'est une artère

majeure, et on voit déjà du développement économique qui se fait autour

d'où les stations de métro doivent être placées.

j'ai bien compris ma collègue de Pointe-aux-Trembles, que je salue d'ailleurs

parce qu'elle a toujours travaillé avec

nous, on a toujours travaillé en collaboration concernant ce dossier-là, parce

qu'effectivement, comme j'ai dit tout à l'heure, c'est un dossier majeur pour l'est de Montréal... et je salue

sa contribution, parce qu'effectivement votre comité, le CDEM — on ne peut pas toujours être présent — mais, c'est vrai, ça réunit tous les acteurs

socioéconomiques de l'est de

Montréal. Moi-même, j'ai des organismes et ma conseillère municipale qui siège

sur le comité et je suis en direct lien avec eux. Alors, je sais exactement qu'est-ce qui se passe à chacune de

vos réunions, alors je vais rassurer la députée de Pointe-aux-Trembles

là-dessus.

Mais,

pour revenir sur la ligne bleue, j'avoue que j'ai un peu de misère à comprendre

cette, comment je peux dire, angoisse

que la ligne ne se fera pas. Pourtant, on n'a aucune indication qu'on va

reculer. Au contraire, le premier ministre lui-même, ainsi que le ministre des Finances et le ministre du Conseil

du trésor, a dit pas plus tard qu'hier et avant-hier que ça demeure des

dossiers prioritaires.

Quand

on parle de transport en commun, effectivement, on parle de trois

dossiers : on parle de la ligne bleue, du REM et du SRB. Alors, je ne comprends pas, parce qu'on dirait que la

députée de Pointe-aux-Trembles veut dire que c'est soit la ligne bleue ou le REM. On n'a jamais dit

ça. Au contraire, à chaque fois qu'on parle du transport en commun, on mentionne, que ça soit le premier ministre, que ça soit le ministre de la métropole ou que ça soit même le ministre des Finances ou au Conseil du trésor... on parle toujours des trois projets. Alors, un ne se fait pas au

détriment de l'autre. Ça, je veux que ça soit très, très clair, parce que

je ne veux pas qu'on sème la confusion et la panique dans nos milieux, parce que présentement tous les acteurs du terrain sont concentrés et

travaillent tous ensemble pour l'arrivée de la ligne bleue. Alors, comme le ministre a dit tout à l'heure, effectivement, la ligne bleue est dans le PQI de 2016‑2026, puis c'est important de faire les

évaluations et les études comme il faut, parce qu'on ne voudrait pas se

ramasser avec des dépassements de coût extraordinaires.

On veut donner les coûts réels à la population parce qu'à la fin c'est les

contribuables qui paient, M. le Président.

Alors, c'est important. Et, comme gouvernement qui est rigoureux, qui a

présenté des budgets équilibrés, tout ça doit être pris en compte. On

parle des projets de milliards de dollars, et c'est important que ça se fasse

et que ça se fasse bien.

n'ai pas à rappeler que, la dernière fois que le PQ a amené un projet

ambitieux, c'était le prolongement de la ligne orange du métro, les coûts ont

explosé, et le tracé se terminait dans la rivière des Mille Îles, chose que

nous, on ne veut pas. Nous, on veut que le métro aboutisse aux bons

endroits pour desservir les gens de l'est de Montréal.

Alors,

encore une fois, je voudrais rassurer mes collègues de l'est de Montréal que la

ligne bleue, ça s'en vient, on va

l'annoncer, puis ça va être nous qui ferons la pelletée de terre, Mme la

députée de Pointe-aux-Trembles, puis j'espère que vous allez être à côté de nous pour cette pelletée-là. Et je trouve

malheureux qu'on est ici aujourd'hui pour essayer de semer une confusion

ou une inquiétude par rapport à ce dossier-là. Merci, M. le Président.

Président (M. Auger) : Merci. Nous allons poursuivre avec le député de

Blainville pour cinq minutes aussi.

M. Laframboise : Merci, M. le Président. M. le ministre, Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger, M. le chef de l'opposition, député de Rosemont, Mme la députée

d'Hochelaga-Maisonneuve, la députée de Pointe-aux-Trembles, M. le député de Bourget, ça me fait plaisir de

prendre la parole, au nom de la Coalition avenir Québec, sur le dossier de

l'est de Montréal.

Puis je vais juste citer le mémoire, là, de la

Chambre de commerce de l'est de Montréal, qui nous disait, bon : «L'évolution relativement difficile de l'est de

Montréal se reflète dans plusieurs indicateurs[...] — je vais en pendre un — le niveau de scolarisation, [qui] y est moins élevé

que dans le reste de l'île.» Donc, c'est un constat évident, puis les autres

constats sont tout aussi durs. Et puis, le

ministre a raison, la Chambre de commerce appuie les nouvelles dispositions.

Le problème, c'est qu'au cours des

30 dernières années — puis, pour l'éducation, là, je prends 30 ans, là — bon, le pouvoir s'est échangé entre le Parti québécois et le Parti

libéral, là. Le PQ a été au pouvoir huit ans; le Parti libéral, 22 ans. On

s'est échangé des statistiques, des promesses électorales, et tout ça.

Et, en éducation, qui

est le nerf d'une société — puis,

le ministre a raison, là, si on veut du développement économique, ça nous prend des enfants qui sont capables de relever les

défis puis d'avoir les emplois nécessaires à notre développement économique — si je prends Hochelaga-Maisonneuve, depuis

2011‑2012, il y a trois écoles qui ont été fermées dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, fermées pour cause de

moisissure : des élèves et des enseignants sont tombés malades. Puis je

vais juste faire l'historique, parce que, quand même, là, j'ai pris

30 ans, parce que, à voir évoluer l'état

des écoles, sûrement qu'on... c'est comme n'importe quel propriétaire de

bâtiment, on voit aller l'état de nos bâtiments.

L'école

Baril : depuis 2012, les élèves sont relocalisés dans une école secondaire

en dehors de leur quartier. Ces enfants

prennent l'autobus, bon, vers sept heures au lieu de marcher vers l'école puis

sont de retour vers 16 heures, bon, ils font du sept à quatre. Depuis la fermeture de leur école, les élèves

ont dû déménager deux fois, parce qu'ils ont été relogés dans d'autres écoles aux prises avec des moisissures : dans

l'école Hochelaga et dans Saint-Nom-de-Jésus. Un élève qui était à la maternelle quand l'école a fermé n'aura jamais

fréquenté son école de quartier. C'est une réalité, c'est un drame pour ces enfants-là. Ils n'ont aucun

sentiment d'appartenance à leur école. La situation devait être réglée en

2016, mais l'école va rouvrir en 2017, après

six ans. Le gouvernement fédéral construit le pont Champlain en trois ans. Nous autres, ça nous prend six ans pour construire

une école. Il faut le faire! Les élèves ont même présenté un livre

au premier ministre et au ministre de l'Éducation à l'époque, Yves

Bolduc, en juin 2014, puis, depuis ce temps-là, le gouvernement a changé, quelques

ministres sont passés, disons, à la tête du ministère.

L'école

Saint-Nom-de-Jésus : l'école a été fermée en 2012. Cette école, qui avait,

au départ, accueilli les élèves de

l'école Baril, a dû relocaliser ses élèves et ceux qui avaient déjà été

transférés. Certains élèves ont donc été transférés deux fois en moins d'un an. Bon, le ministre

a annoncé un investissement en juillet 2016, quatre ans après la fermeture

de l'école, puis, huit mois après l'annonce,

l'appel d'offres n'est même pas encore complété. L'école Hochelaga : cette école a aussi été fermée pour moisissure en 2012. Les

élèves ont été relocalisés dans une autre école secondaire, Édouard-Montpetit.

Cette école ne sera pas rebâtie.

Donc, évidemment, quand on parle du tissu social

de l'est de Montréal, quand la Chambre de commerce a un constat qui dit que le niveau de scolarisation y est moins

élevé que dans le reste de l'île, bien, évidemment, ça entraîne des enfants

qui sont moins aptes à être capables d'avoir

accès au travail. Donc, dans un autre constat de la Chambre de commerce :

«Le chômage y est plus élevé que dans le

reste de l'île.» Donc, évidemment, on forme moins les enfants, donc ils sont

moins disponibles à l'emploi, et ce n'est

pas quelque chose qui... Là, le ministre semble nous dire : Bien là, ça va

changer, là, vous allez voir, là.

Mais ça fait 22 ans que les libéraux gouvernent le Québec depuis 30 ans, ça

fait huit ans que Parti québécois

gouverne, puis l'est de l'île est... on est aujourd'hui ici parce qu'on est en

crise, mais il y a eu des échanges, il y a eu des changements de

gouvernement, mais la situation sur le terrain...

Puis pourquoi j'ai

pris l'état des écoles, M. le Président? Parce que c'est une situation concrète

qui est vécue. Quand la Chambre de commerce

constate que le niveau de scolarisation y est moins élevé que dans le reste de

l'île, bien, force est de constater

qu'au cours des 30 dernières années on n'a rien fait pour que la

scolarisation s'améliore dans l'est de Montréal.

Donc, encore une

fois, c'est un constat d'échec des gouvernements qui ont été là, mais je pense

que l'est de Montréal mérite qu'on s'occupe d'eux et d'elles, tout simplement.

Le Président (M.

Auger) : Merci. M. le ministre.

Coiteux : M. le Président, moi, j'écoutais ça, puis, sur un certain

nombre de constats que... effectivement, les problèmes en éducation nécessitent des efforts sur une très longue durée

pour donner des résultats, et il y a des efforts du côté des infrastructures, il y a des efforts du

côté de l'enseignement lui-même, il y a des efforts du côté de

l'accompagnement, et tout ça, ça produit des fruits sur une longue

période.

suis prêt à admettre... puis la négligence en matière d'infrastructures au

Québec, elle n'a pas été seulement dans les infrastructures scolaires. C'est malheureux, là, mais il y a eu de la

négligence pendant très longtemps vis-à-vis de toutes les infrastructures, et c'est pour ça qu'on fait

tellement actuellement de travaux de remplacement, de travaux de maintien d'actif.

C'est ça qu'on est en train de faire. On est en phase de rattrapage, et ce

rattrapage-là, il a commencé sous un gouvernement

libéral. Il n'a pas commencé en 2014, mais il avait commencé sous le

gouvernement libéral antérieur, où on

avait reconnu effectivement qu'il y avait eu une négligence du côté des

investissements en infrastructures et qu'il fallait rattraper. Puis c'est pour ça qu'aujourd'hui, là,

pas seulement dans le secteur de l'éducation, mais dans tous les secteurs on

investit à chaque année dans les

infrastructures québécoises quatre fois plus qu'à la fin des années 90, à

l'époque où... Vous avez dit que

l'opposition officielle aujourd'hui a été au gouvernement pendant huit ans,

mais, à la fin des années 90, début

2000, c'étaient eux. Par rapport à cette période-là, on investit quatre fois

plus à chaque année en infrastructures.

Maintenant,

dans le secteur scolaire, quand je dis qu'on n'est pas là pour se mettre la

tête dans le sable, moi, je tiens à

souligner le travail de mon collègue ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx.

Quand Sébastien... puis je dis «par là», parce que, normalement, il

n'est pas très loin de moi de... par là-bas, le ministre de l'Éducation...

M. Coiteux : Le ministre

de l'Éducation, effectivement, il n'est pas très loin de moi, mais j'aimerais

souligner, puis, je pense, tout le

monde va s'en rappeler, l'une des premières choses qu'il a faites, c'est qu'il

est allé à Montréal puis il est allé dans une école qui était fermée,

qui était vétuste, qui n'avait pas de bon sens. Puis il ne se cachait pas, là,

il montrait cette réalité-là, il a

dit : Ça, là, c'est le résultat de la négligence, de décennies de

négligence, mais c'est fini, c'est terminé.

Et, cette journée-là, il a annoncé des investissements massifs, très importants

pour remettre en état les bâtiments scolaires.

Alors, dans la région métropolitaine, dans cette annonce-là, il y en avait pour

127 millions pour la région de Montréal pour faire 293 projets

d'infrastructures dans plus de 200 bâtiments.

Et d'ailleurs moi,

j'ai eu l'occasion d'être présent à certaines annonces, là. Je me souviens, en

août 2016, par exemple, j'étais à l'école

Saint-Isaac-Jogues — ça,

c'est dans le quartier Ahuntsic — où on annonçait 51 220 000 $ pour la CSDM. Ça, ça permettait des projets, justement,

de construction, d'agrandissement, de

réaménagement d'école, parce qu'il y

a à la fois la question de remettre en état puis, des fois, dans certains

secteurs, il y a aussi la nécessité d'ajouter des classes. Peut-être qu'on a une démographie en déclin, mais ce n'est

pas partout pareil. Donc, il y a des nouvelles écoles qui doivent être

faites, il y a des nouvelles classes.

24 août 2016, il y avait 17 millions qui étaient annoncés pour deux

projets dans la circonscription du chef de l'opposition officielle, dans Rosemont : 12 millions pour un

ajout de 10 classes et un gymnase à l'école Saint-Albert-le-Grand, 5 millions pour la création de 12 classes par

la conversion du Centre de ressources éducatives et pédagogiques en école

primaire. Le 9 septembre 2016, un autre

12 millions à la CSDM pour l'aménagement d'une nouvelle école primaire

dans le quartier Saint-Michel. Et, le 13 décembre 2016, ça, ça ne fait pas très

longtemps, 35 millions pour la construction de la nouvelle école Irénée-Lussier pour les élèves

handicapés ou en difficulté d'adaptation ou d'apprentissage dans

l'arrondissement d'Hochelaga-Maisonneuve.

Alors,

voyez-vous, c'est vrai que les besoins sont immenses, c'est vrai qu'il faut

investir des milliards dans les infrastructures,

puis c'est vrai qu'il faut en faire beaucoup dans le secteur de l'éducation et

c'est ce qu'on est en train de faire. Et ce matin je suis ici, mais, ce

matin, je prévoyais être avec mon collègue ministre de l'Éducation dans le

comté de Rosemont, où on allait annoncer un investissement de 240 millions

de dollars dans la métropole. Et, concernant la commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, ça touche 57 projets, pour un

montant de 19 millions de dollars. L'annonce est faite, là. J'aurais aimé ça être là, je ne

suis pas là. Mais je suis heureux de partager cette bonne nouvelle avec vous.

Mais ça va en prendre d'autres, bonnes

nouvelles comme ça, parce que les besoins sont immenses, et, pour être capables

de le faire, bien, il faut mettre les

priorités à la bonne place puis il faut dégager les marges financières

requises. C'est à ça qu'on s'attelle.

Le Président (M.

Auger) : Merci, M. le ministre. Merci. Nous allons poursuivre avec Mme

la députée de Jeanne-Mance—Viger.

Rotiroti : Oui. Merci, M. le Président. Le ministre a fait

mention des investissements qu'on a faits au niveau de l'éducation, mais il a oublié de mentionner

ceux qui sont faits dans mon comté. J'imagine qu'il ne restait pas assez

de temps, alors je vais le faire.

Chez

nous, j'ai eu le privilège d'annoncer des agrandissements de mes écoles, j'ai

une croissance de population assez

importante, et on a fait des investissements majeurs, que ce soit à l'école

Wilfrid-Bastien, à l'école Saint-Ex, qui est une école secondaire, parce qu'il faut que vous le sachiez, M. le

Président, dans mon comté, seulement dans mon comté, j'ai 17 écoles : j'ai 15 écoles primaires et

deux secondaires, une francophone et une anglophone, et, à mon école secondaire

francophone, qui est Saint-Exupéry,

j'accueille la plus grande classe d'accueil des immigrants. C'est chez nous. Alors, cette

école-là a eu un agrandissement que

j'ai annoncé il y a quelques mois. Tout ça pour dire que l'éducation demeure

un enjeu important pour le gouvernement, je

vous dirais, aussi important que la santé. Et moi aussi, je voudrais saluer le

travail de mon collègue ministre de

l'Éducation, qui... honnêtement, il est très, très sensible aux problèmes au

niveau de l'éducation. Il est sur le terrain, il est à l'écoute des

gens. La preuve, c'est que les gens, ils ont accès à lui.

mon territoire, dans l'est de Montréal, je fais affaire avec deux commissions

scolaires, la commission scolaire de

la Pointe-de-l'Île et la commission scolaire English-Montréal School Board.

Pour parler de la commission scolaire de la Pointe-de-l'Île, que je voudrais féliciter le directeur, qui fait un

travail vraiment extraordinaire — on a parlé de taux de décrochage tout

à l'heure, on parlait d'une clientèle défavorisée — effectivement, l'est

de Montréal a des spécificités particulières

à nous. On a beaucoup de nouveaux arrivants, des immigrants, et je vais vous

dire que la commission scolaire de la

Pointe-de-l'Île est très sensible, ils sont très proactifs pour s'assurer que

ces gens-là sont bien accueillis, s'intègrent bien dans la communauté. Et je suis contente de vous dire aussi qu'ils

nous ont présenté une étude qui démontrait que le décrochage scolaire

dans l'est de Montréal avait diminué et qu'ils font du progrès, que les gens,

ils restent plus à l'école, il y a

moins de décrochage et que ceux qui décrochent, bien, raccrochent par la suite.

Alors, c'est quand même des bonnes nouvelles que je tenais à mentionner, parce que

c'est une commission scolaire qui travaille très, très, très bien.

Au niveau du English-Montréal School Board, bien,

écoutez, moi, j'ai des écoles aussi anglophones qui ont un programme d'immersion française, et eux aussi, ils

ont un taux de réussite au-delà de 80 %,

alors je tiens à les saluer pour leur

bon travail. Je ne sais pas combien de temps qu'il me reste, parce que je ne

voudrais pas commencer à aborder le sujet du toit, le toit du Stade olympique, mais je suis sûre que je vais avoir

l'occasion de revenir là-dessus, mais, au niveau de l'éducation, effectivement, c'est la base,

hein : si on n'a pas l'éducation, c'est difficile à, comment je peux

dire... C'est la base de tout, et moi, je suis très fière de vous dire

que les écoles chez nous performent assez bien. C'est sûr qu'il y a toujours de l'amélioration. Moi-même, je suis

allée dans les écoles dans l'est de Montréal. J'ai fait mon primaire à Anjou

et mon secondaire dans mon comté, dans le comté de Jeanne-Mance—Viger.

Alors, c'est ça pour l'éducation.

Alors,

je pense que je vais commencer à aborder le sujet du toit, parce que ça avait

l'air à intéresser mon collègue le

chef de l'opposition officielle. Alors, concernant le stade, il y a fait

mention, effectivement, la ministre du Tourisme a fait une entrevue

hier, ça a passé à TVA, à LCN, avec...

Le Président (M. Auger) : Désolé.

Merci, Mme la députée.

Rotiroti : Je vais

revenir, c'est sûr.

Président (M. Auger) : Oui. Nous allons poursuivre avec le député de

Bourget pour cinq minutes également. M. le député.

M. Kotto :

M. le Président, parmi les exemples les plus significatifs, les plus notoires

de l'inaction du gouvernement libéral

envers la population de l'est de Montréal, il nous faut citer le projet de

rénovation du seul grand hôpital de l'est de Montréal, l'Hôpital

Maisonneuve-Rosemont. Cet hôpital, je le rappelle au ministre, répond à un

bassin d'environ 660 000 personnes de tout âge, soit plus du quart de la

population de l'île de Montréal.

Avec ses 627

lits et ses 11 pavillons répartis sur deux sites, le site de Maisonneuve et le

site Rosemont, cet hôpital, un centre

universitaire affilié à l'Université de Montréal, s'est toujours démarqué par

sa qualité... la qualité de ses services, dis-je, sa reconnaissance marquée envers sa clientèle et, bien sûr, par

l'excellence de l'ensemble de son personnel, mais, avec l'accroissement

de la population et le vieillissement de la population dans l'est de Montréal,

l'hôpital manque cruellement d'espace, d'où

la nécessité d'entreprendre la rénovation et l'agrandissement du pavillon

d'hospitalisation et de soins

critiques notamment par l'ajout d'un bâtiment supplémentaire, la rénovation du

Pavillon Rosemont, la construction de

nouvelles installations, pour permettre le regroupement des activités de

recherche, d'enseignement et de traitement du cancer, ainsi que d'un

nouveau pavillon de dialyse pour lequel, le 17 mai 2013, l'ancien collègue

Réjean Hébert et le député de Rosemont,

alors ministre responsable de la région de Montréal, avaient donné leur feu

vert pour le nouvel édifice. Les services de dialyse, je le rappelle au

ministre, aujourd'hui poussent les patients en hémodialyse à recevoir leurs

traitements dans des roulottes dignes de la médecine de brousse, et ce n'est

pas peu dire.

Et voilà que

nous apprenions cette semaine dans Le Journal de Montréal que l'accès

principal au bloc opératoire a dû être bloqué en raison de travaux urgents

entrepris dans une cage d'ascenseur, occasionnant ainsi des délais pour les

patients : «Le risque est tellement

important qu'il fallait fermer le corridor d'urgence...» «Ce n'est pas

rassurant», a déclaré au Journal

de Montréal le Dr Rafik Ghali, le président du conseil des médecins,

dentistes et pharmaciens de l'hôpital, ajoutant,

et je le cite : «On perd du temps, mais on est toujours inquiets que, s'il

y a une vraie urgence, ce sont les patients qui vont en faire les frais.» Fin de la citation. Le Dr Ghali

ajoute : «Le ministère nous dit d'opérer plus. Et là on a des contraintes

physiques. La responsabilité revient au propriétaire de la bâtisse, et c'est le

ministère.»

Ce triste

constat, M. le Président, du Dr Ghali, nous le déplorons depuis des

années. Les mots du Dr Ghali résument bien la situation : on

perd du temps, on est toujours inquiets, et ce sont les patients qui en font

les frais.

Au cours

des 18 mois où nous avons été au gouvernement, nous avons débloqué, en

février 2013, les fonds nécessaires pour compléter l'investissement de 71 millions nécessaire à

l'agrandissement de l'urgence, une des plus achalandées au Québec et peut-être même au Canada. C'est

maintenant chose faite, et nous nous en réjouissons. Par contre, lors de la

campagne électorale de 2014, le Parti

libéral avait promis d'agir rapidement pour mettre en oeuvre le plan de

reconversion de l'Hôpital

Maisonneuve-Rosemont réclamé par tout l'est de Montréal et appuyé évidemment

par le Parti québécois. Alors que,

l'année dernière, une étude sur la vétusté des hôpitaux donnait la pire note à

l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, comment le gouvernement libéral peut-il

expliquer sa décision de donner la priorité à tous les autres projets dans sa

programmation des trois derniers budgets?

M. le

Président, j'en aurais beaucoup à dire, mais je veux ici transmettre le message

des hommes et des femmes, la

population de l'est de Montréal, les médecins, les infirmiers, les infirmières,

tous les employés de l'Hôpital Maisonneuve, qui posent une seule et même

question : Quand allez-vous annoncer les rénovations et la modernisation

de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont? Et cette question s'adresse à qui?, au

gouvernement libéral et à son ministre de la Santé.

M. le

Président, je ne suis pas très enclin à faire dans la partisanerie, ce que je

viens de vous rapporter ici relève de faits réels, avérés et qui

souhaiteraient avoir une réponse à la question que l'ensemble de cette

population de l'est de Montréal et tout le

personnel de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont posent au gouvernement. On veut de

la clarté, de la franchise, l'honnêteté intellectuelle. Merci.

Le Président (M. Auger) :

Merci. M. le ministre.

M. Coiteux :

Merci, M. le Président. J'écoutais le député de Bourget, puis c'est vrai que le

député Bourget, ce n'est pas

quelqu'un qui verse dans la partisanerie, puis il soulève les enjeux à un

niveau qui est toujours au niveau des questions

de fond, et j'apprécie toujours d'ailleurs, mais, justement, là où je ne peux

pas être d'accord, c'est avec l'énoncé selon lequel on n'a pas priorisé

les travaux à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Je le

rappelle encore une fois, je suis obligé de refaire un peu cette pédagogie-là,

mais ça finira par être utile, là, pour

bien s'assurer de faire les choses correctement en matière d'infrastructures,

pour communiquer d'ailleurs à la population

les bons coups, les bons échéanciers, il y a un certain nombre d'étapes qui

doivent être franchies obligatoirement, et on ne peut pas sauter par-dessus ces étapes-là. En ce qui concerne la

nouvelle, parce que l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont... Puis je l'ai dit quand j'ai commencé ma première

intervention, je l'ai dit, je le connais, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, ma fille y est née en

1996, j'habitais l'est de Montréal à l'époque, et c'était donc l'hôpital où mon

épouse a accouché à l'époque, donc ma

fille est née là. Je le connais, l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, j'ai un lien

personnel avec l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Et je reviens

aux étapes dans les infrastructures. Je ne suis pas ministre de la Santé, bien

sûr, mais je m'intéresse à ces

questions-là puis je m'intéresse au développement dans le secteur hospitalier à

Montréal, bien sûr, mais, quand j'étais président du Conseil du trésor,

le dossier de la nouvelle urgence de Maisonneuve-Rosemont — il

faut commencer en quelque part — bien, il est passé au Trésor, il est passé

de l'étape... puis, je le disais tout à l'heure, il faut préparer un dossier

d'opportunité et il faut que le dossier

d'opportunité soit solide pour qu'on puisse ensuite donner le feu vert à la

préparation du plan d'affaires. Bon.

Puis ensuite, quand le plan d'affaires est approuvé au Conseil des ministres,

on passe maintenant aux travaux

réels. Bien, moi, je me souviens, quand j'étais au Conseil du trésor, qu'on a

approuvé à la fois au Conseil du trésor comme au Conseil des ministres

les travaux, pas la planification, les travaux concernant la nouvelle urgence

de Maisonneuve-Rosemont. Et très récemment,

d'ailleurs... pas si récemment, mais, le 29 janvier 2016, le ministre

de la Santé et des Services sociaux

justement inaugurait la nouvelle urgence de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Et

ce n'étaient pas des petits travaux,

là, c'est des travaux de près de 84 millions de dollars. Ce n'est pas une

petite chose, là, c'est des travaux importants. Alors, il

a cheminé dans les différentes étapes, peut-être qu'il reste encore des petits

travaux ici et là, mais, grosso modo, c'est à peu près terminé, ces

travaux-là en ce qui concerne la nouvelle urgence.

Et, toujours

concernant l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, j'en ai abondamment entendu parler,

de cette question, là, des fameuses

roulottes d'hémodialyse. Et, au PQI 2016‑2026, vous voyez que ce projet-là, qui

est un projet important aussi, qui

est un projet... Là, je vais vous donner le bon chiffre, là. Bien, justement,

je n'ai pas un chiffre, parce que le dossier

d'affaires final était au PQI 2016‑2026, on est en planification. Donc, la

construction d'un nouveau pavillon pour le Service d'hémodialyse de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont est en

planification dans le PQI 2016‑2026. Ça veut dire quoi, ça? Ça veut dire qu'on est sur le point, si

ce n'est déjà fait, là, on est sur le point, si ce n'est déjà fait, d'approuver

le dossier d'affaires final qui va permettre

la réalisation des travaux. Et donc on est en action sur l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Et là on n'a parlé que de l'Hôpital

Maisonneuve-Rosemont, mais bien sûr que c'est un centre qui est extrêmement

important. D'ailleurs, c'est un centre

tellement important qu'en mars 2016 il a obtenu un statut de Centre

universitaire d'ophtalmologie de l'Université de Montréal, et ça a fait

en sorte que l'hôpital, dans ce domaine-là, hérite, à partir de maintenant,

d'une vocation suprarégionale. Donc, il a un rôle majeur à jouer dans ce domaine-là.

Il y a eu

d'autres travaux qui ont été réalisés dans les établissements hospitaliers dans

l'est de Montréal, au-delà de

l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Puis je ne voudrais pas prendre toute la place

ici, d'autant plus qu'il me reste peu de

secondes, parce que ma collègue la députée de Jeanne-Mance—Viger, qui est une députée de l'est de Montréal,

elle va en avoir long à dire, elle aussi, là-dessus, certainement, alors

je vais lui laisser le soin de continuer.

Donc, oui, le

secteur de la santé est un secteur important. Oui, la santé dans l'est de

Montréal est extrêmement importante. Tout comme on a eu l'échange, tout à

l'heure, sur l'éducation, la santé, c'est très important. Oui, il y a

des travaux d'infrastructure, oui, on les

fait. Puis, en ce qui concerne Maisonneuve-Rosemont, bien, c'est déjà commencé,

et ça va continuer d'aller de l'avant. Je vous remercie.

Le Président (M. Auger) : Merci. Mme

la députée de Jeanne-Mance—Viger.

Rotiroti : Oui.

Merci, M. le Président. Alors, effectivement, j'ai abordé un petit peu la

question sur l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont au tout début de mon intervention

parce que ça a été mentionné par le député de Rosemont

lui-même, alors je vais continuer sur la même lancée que le ministre pour dire

qu'effectivement il y a eu des investissements

majeurs dans l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont : il y a eu la construction du

centre de santé ambulatoire, 64,9 millions

de dollars; l'agrandissement et le réaménagement de la radio-oncologie, un

investissement de 34,5 millions de

dollars; il y a eu l'agrandissement et le réaménagement de l'urgence — donc, la fin des travaux va se faire cette

année — 84,7 millions de dollars, et ça a été

mentionné par le ministre. Il y a la construction du nouveau centre pour les

services de dialyse, des travaux qui ont débuté en juin 2017, un investissement de 53,5 millions de dollars. Alors, quand on dit qu'il n'y

a rien qui a été fait à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, bien, j'ai de la misère

à comprendre cette déclaration-là par le député de Bourget.

Je peux vous dire que non seulement... et puis on travaille continuellement pour améliorer les services

au niveau de la santé dans l'est de Montréal.

Mais on parle

beaucoup de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, mais aussi il y a eu des

investissements à l'Institut de

cardiologie, qui se trouve aussi dans l'est de Montréal, et à l'Hôpital

Santa-Cabrini. Il y a eu des investissements majeurs à l'Institut de cardiologie, qui est un institut

qui est à la fine pointe dans ces domaines, que ça soit au niveau du coeur...

C'est une institution qui est renommée à

travers le monde. Et il y a Santa-Cabrini aussi, qui dessert la population de

l'est de Montréal, qui a eu des

investissements majeurs. Alors, je ne voudrais surtout pas qu'on oublie ces

institutions-là, parce que c'est

quand même trois institutions majeures dans l'est de Montréal qui desservent,

au niveau de notre système de santé, la population de l'est.

Il y a eu aussi... parce

que, quand on parle du domaine de la

santé, bien, on peut parler des soins

à domicile, on peut parler de la réforme que le ministre de la

Santé a faite, la réforme avec la loi

n° 20, tout le volet des soins

de première ligne. Je voudrais vous

dire que, pas plus tard que le 5 décembre, le ministre de la Santé et le député

de LaFontaine... et je le

mentionne parce que, pour le

député de LaFontaine,

c'était un dossier quand même majeur pour lui, au niveau de la santé, c'était un de ses engagements

électoraux qu'il avait faits à sa population, et il a été très, très fier et content

d'être à côté du ministre pour

annoncer un nouveau laboratoire d'imagerie médicale qui allait s'ouvrir à

Rivière-des-Prairies. Alors, il était très

content. Et il voulait que je le mentionne de sa part, parce que,

comme je vous dis, c'est un engagement

qu'il avait pris

auprès de ses citoyens. Et les habitants du quartier auront une

clinique de radiologie et ils ne devront pas se rendre à Montréal-Nord

pour faire un test d'imagerie. Alors, c'est important que je le mentionne.

Il y a

aussi ma collègue de Crémazie qui, il

y a quelques semaines, annonçait,

avec le ministre de la Santé, un ajout de 20 nouveaux lits en soins palliatifs et en soins de fin de vie au

CIUSSS de l'est de Montréal. Alors, qu'est-ce que ça veut dire, c'est 18 lits de plus à l'Hôpital

Marie-Clarac et 10 à l'Hôpital Santa-Cabrini, qui est quand même

un investissement de 2,7 millions

de dollars, et sans mentionner les investissements qu'on a faits dans les soins

à domicile, M. le Président, qui,

pour moi, est très important, parce que, comme j'ai dit tout à l'heure, j'ai un

comté qui est assez diversifié et qu'on garde nos parents à la maison le plus longtemps possible. Alors, les

soins à domicile, c'est une mesure qui est très importante, et je suis très fière de dire que notre gouvernement

investit des sommes importantes dans les soins à domicile, qui fait en sorte que nos parents peuvent rester chez eux, ils

n'ont pas besoin d'être placés, qui, en même temps, bien, désengorge le

système de santé indirectement.

Alors, je

pense que, s'il y a un gouvernement qui investit et que la santé est

importante, c'est bien de ce côté de la Chambre, M. le Président.

Président (M. Auger) : Merci, Mme la députée. Pour les cinq prochaines

minutes, Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.

Poirier : Merci, M. le Président. Alors, le ministre nous a

parlé tout à l'heure que, dans le cadre du projet de loi n° 121 mais particulièrement dans le

cadre de l'entente Réflexe Montréal, le gouvernement avait décidé de donner

à Montréal plus de responsabilités en matière d'habitation, alors on ne peut

que s'en réjouir parce que le dossier de l'habitation à Montréal a vraiment

besoin d'initiatives.

Des données

comme ça, M. le Président, c'est toujours important, alors je vais prendre le

territoire de mon collègue de

Rosemont—La

Petite-Patrie. Alors, les données nous disent que, pour un trois chambres et

plus en location, c'est 998 $ par

mois, comparativement à la moyenne montréalaise, qui est 932 $. Pour un

studio, dans Hochelaga-Maisonneuve, 592 $, versus 574 $ par

mois... Ça, c'est les données réelles du Service d'habitation de Montréal. Mon

collègue le député de Rosemont, lorsqu'il a

été ministre de la métropole, avait initié un comité de pilotage

Montréal = Familles. Moi, j'invite le ministre, là, de la métropole à lire ce document-là pour s'inspirer...

étant donné qu'il veut faire un grand ménage à la Société d'habitation et particulièrement dans les

programmes de logement. Il y a là des idées, il y a là toutes les initiatives nécessaires, et je l'invite... C'est le meilleur

guide qu'on a fait, je peux vous dire, dans les 10 dernières années pour faire

en sorte que Montréal et l'habitation fassent en sorte que nos familles

restent à Montréal.

Vous savez,

M. le Président, il y a 62 % des logements loués à Montréal qui sont dans

l'est de Montréal, 62 %, mais

aussi un logement sur 10 a besoin de rénovation, tout particulièrement dans le

quartier Saint-Michel. Le ministre, l'an

passé, a aboli le programme Réno Québec, programme Réno Québec qui nous

permettait de faire de la rénovation tant

dans le logement privé mais aussi avec le logement social. Alors, si le

gouvernement donne les moyens à Montréal de travailler en matière d'habitation,

bien, il va falloir que le ministre rétablisse le programme Réno Québec,

parce qu'à Montréal on en a besoin,

justement. Et, la Chambre de commerce l'a bien signifié dans son mémoire,

l'insalubrité est un problème important dans l'est. Les logements, on le voit,

62 % de l'offre locative de Montréal est dans l'est de Montréal. Alors,

s'il y a un domaine où le gouvernement doit mettre de l'argent, c'est en

rénovation, et ce n'est pas en coupant le programme comme ils l'ont fait

dans la dernière année qu'on va faire avancer les choses.

En plus, M.

le Président, la proportion de gens de 65 ans et plus, elle est supérieure dans

l'est que dans l'ensemble de l'agglomération. Le revenu moyen des ménages locataires dans

l'est est inférieur à l'ensemble de l'agglomération.

ce n'est quand même pas rien, là, c'est des chiffres importants.

L'est de Montréal, 38 000 $; l'agglomération, 40 000 $. Ça a des

conséquences. On parlait, tout à

l'heure, en matière de santé. On parle en matière

d'éducation. C'est des conséquences

directes, tout ça. Je rappellerais aussi que le pourcentage de couples avec

enfants est beaucoup plus important dans l'est de Montréal, particulièrement dans les secteurs René-Goupil, Montréal-Nord, Anjou, Saint-Léonard, où on passe de

15 %, la moyenne montréalaise, à 29 %. Le double, M. le Président.

Ménages monoparentaux : on est deux points au-dessus de tout le reste de Montréal.

Et une donnée

importante, M. le

Président : 7 500 personnes

sont en attente d'un HLM dans l'est de Montréal. Alors,

quand le ministre coupe le programme AccèsLogis comme il l'a fait

l'an passé, où il fait en sorte que 1 500 unités de logement étaient... 1 200, excusez-moi, unités de logement étaient destinées à Montréal, et que, depuis l'an

passé, c'est 500 unités, eh bien, on

n'est pas là pour faire baisser la liste des HLM, pas du tout, M. le Président, on fait en sorte de seulement qu'accroître la liste, parce qu'il y a toujours

plus de monde qui s'y inscrivent mais moins qui peuvent en sortir. Alors, les coupures que le ministère

a faites aux Affaires municipales en

matière de logement, bien, ça fait en sorte que, même si on donne les

moyens à Montréal avec les données actuelles, ça ne donnera pas plus de moyens

à Montréal, puisqu'il y a moins d'argent.

Alors, M. le

Président, il est important de signifier au ministre que les besoins sont

grands en matière de logement à

Montréal, il faut une planification pluriannuelle, il faut faire confiance aux

GRT de Montréal et surtout il faut faire de l'inclusion à Montréal.

Le Président (M. Auger) : Merci. M.

le ministre.

Coiteux : M. le Président, ça me fait presque plaisir... et même je

dirais «plus que presque», ça me fait plaisir. Ça ne nous arrive pas souvent, mais je suis d'accord avec beaucoup de

choses qui sont dites par la députée d'Hochelaga-Maisonneuve aujourd'hui sur l'importance du logement social, sur

l'importance du programme AccèsLogis, sur l'importance des clauses d'inclusion. Hein, ce

n'est pas vrai qu'on n'est jamais d'accord sur rien, hein? Parfois, on est

d'accord sur un certain nombre de choses, puis je suis heureux de le dire.

Regardez,

bien, je vais commencer par le commencement, parce qu'il faut mettre ça dans un

grand contexte. Le député de

Côte-du-Sud, qui est mon adjoint parlementaire aux Affaires municipales, je lui

ai confié un mandat en 2016, un

mandat dont il s'est très bien acquitté d'ailleurs en allant dans toutes les

régions du Québec pour rencontrer directement les parties prenantes

essentielles du secteur de l'habitation, pour répondre à des questions précises

notamment sur le programme AccèsLogis. Et

pourquoi je lui ai demandé de faire ce travail-là? C'est parce que moi, je suis

arrivé en poste en janvier 2016, j'ai

regardé tout ça, puis j'ai vu des problèmes et j'ai dit : La meilleure

façon de procéder, ce n'est pas de

réfléchir juste à Québec, il va falloir qu'on envoie des gens sur le terrain,

puis le député de Côte-du-Sud a fait ça et il m'a remis un rapport. Et il va y avoir des changements dans le secteur de

l'habitation, puis des changements pour faire plus et mieux, des changements

pour faire plus et mieux dans tout le Québec, bien sûr, dans tout le Québec,

pour commencer, parce que je vais vous mettre ça dans le contexte.

L'une

de mes préoccupations, puis ce n'est pas la seule, c'est que nos programmes

sont normés d'une manière tellement

rigide que beaucoup de projets fort intéressants ne se réalisent pas parce que

les caractéristiques régionales dans certaines

régions ne sont pas adaptées du tout au programme. Alors, moi, je ne demanderai

pas aux régions de s'adapter au

programme, je vais adapter le programme aux régions. C'est ça, mon approche.

Puis il y a différentes façons de faire ça, une approche. Puis je pense que l'opposition officielle a toujours été

plutôt dans cet esprit-là, plutôt centralisatrice. Ça serait qu'à Québec

on décide avec la SHQ... on va adapter les programmes, y compris à Montréal.

Moi,

je suis d'une autre école. Je suis de l'école que, lorsqu'une région est prête à

se prendre en main notamment dans le

secteur de l'habitation, on peut lui

donner des responsabilités accrues, et Montréal est prête à faire ça.

Donc, pour Montréal, à tout

le moins, ça va être

ça, le chemin qu'on va prendre pour adapter les programmes à la réalité plutôt

qu'adapter la réalité aux programmes, ce qui serait une mauvaise idée.

Alors, les mesures

qu'on prend en matière d'habitation pour Montréal, il y en a... je les résume,

là, parce qu'il y en a plus que ça, mais, si

je résume, il y en a trois ici. D'abord, il y a l'engagement de la Société

d'habitation du Québec de transférer à la ville de Montréal la

responsabilité et les budgets relatifs au développement de l'habitation, à l'exception des budgets de parc d'habitations à

loyer modique, pour une plus grande autonomie et flexibilité dans le développement et la gestion des programmes

d'habitation. Cette proposition permettra à la ville de Montréal de gérer ses

budgets en fonction de ses propres besoins

tout en respectant les objectifs gouvernementaux et en prévoyant une reddition

de comptes appropriée. Ça, c'est la première

chose qu'on fait. Et les gens sur le terrain à Montréal, là, ils attendent ça,

là, ils sont extrêmement heureux de ça. Deuxième chose qu'on fait :

nouveaux pouvoirs permettant de rendre obligatoire l'inclusion de logements abordables ou familiaux dans les projets de

développement résidentiel. On fait ça dans le projet de loi n° 121.

Nouveaux pouvoirs

d'intervention de la ville de Montréal en matière de lutte contre l'insalubrité

dans les immeubles à logements, devant lui

permettre d'assurer l'entretien des immeubles détériorés. C'est ce que nous

demande la députée

d'Hochelaga-Maisonneuve. C'est ce sur quoi je travaille depuis que je suis

arrivé en poste et responsable donc du secteur

de l'habitation, et voici ce qu'on va faire pour Montréal. Mais je n'ai pas

voulu le faire, là, en vase clos, c'est pour ça que mon collègue député de Côte-du-Sud est allé partout, dont

Montréal, mais je suis allé moi-même à Montréal, je suis allé visiter des gens, je suis allé parler

avec des gens qui sont actifs dans le domaine du logement, dont le RAPSIM,

avec qui j'ai passé quelques heures au mois

de mars pour discuter de ces questions-là. Et puis j'en ai visité d'autres,

projets, dans d'autres quartiers de Montréal également.

Moi,

j'y crois, moi, je pense que c'est quelque chose dans lequel on doit faire une

différence. Et autant on est le gouvernement

du changement en matière de transport collectif, puis ça, personne ne va pouvoir

nous l'enlever, là, personne ne va

pouvoir le nier, autant on est le gouvernement du changement en transport

collectif et on va être le gouvernement du changement en matière d'habitation. Et je me permettrais de dire à la

députée d'Hochelaga-Maisonneuve, en ce qui concerne comment on va mettre tout ça en oeuvre... de lui dire un peu ce

que j'avais dit au chef de l'opposition officielle lors de l'étude des crédits : Attendez un

peu, là, l'année n'est pas finie, vous allez voir, on va être le gouvernement du

changement en matière d'habitation, on va être le gouvernement du changement à

Montréal.

Le Président

(M. Auger) : Merci. Mme la députée de Jeanne-Mance—Viger.

Mme Rotiroti : Merci,

M. le Président. Et je crois

que c'est mon dernier bloc, je crois, alors je vais revenir sur le toit du Stade olympique, parce que

j'avais débuté, mais, malheureusement, le temps passe vite, alors je n'ai pas eu le

temps de parler de ce sujet-là. Et, je sais,

c'est un sujet d'intérêt pour mon collègue le député de Rosemont,

qui en a en fait mention, d'entrée de jeu, dans son discours au tout

début de nos travaux.

Évidemment,

le Stade olympique, c'est un attrait touristique important

pour l'est de Montréal mais, je dirais, pour l'ensemble

de l'île de Montréal. Comme on a vu hier, la ministre

du Tourisme a fait une annonce. Elle se tourne vers le privé et l'international pour tenter de redonner les lettres de noblesse

au Stade olympique. L'annonce a été faite hier à TVA. Mais je voudrais rassurer mon collègue de Rosemont

qu'il y a un dossier d'opportunité qui a été déposé qui va

être examiné. C'est sûr que la question

de remplacer le toit, c'est une

question importante et majeure, il y a des coûts majeurs associés à ça. Est-ce que c'est un toit fixe? Est-ce que c'est

un toit souple, un toit rétractable? Toutes ces questions-là et ces analyses-là

doivent se faire, et on doit choisir

évidemment en temps et lieu. Quand on aura tous les faits et toutes les sommes,

on fera un choix qui sera approprié,

mais, pour faire ça, on doit savoir les coûts réels associés à ces travaux-là,

je vous dirais, pour les trois

scénarios et les investissements à faire dans le stade, non seulement ceux qui

concernent le toit, mais l'éclairage, le système de son, les mises à

niveau, etc.

Alors,

je vais vous dire que la ministre du Tourisme, elle travaille très fort, elle

est à pied d'oeuvre pour trouver des

solutions adéquates. On a pris... comme en termes de travaux, je peux les

énumérer, mais il y a tout aussi l'aspect, puis je pense que ça mérite d'être mentionné, la Régie des

installations, qui a aménagé

également le bâtiment de base pour Desjardins,

une première au stade. C'est un premier locataire en 30 ans. Et ce n'est pas

négligeable de mentionner que ça crée

1 300 emplois dans l'est de

Montréal aussi, M. le Président. Alors, je pense, c'est une façon innovatrice

pour trouver des façons d'occuper le

Stade olympique. Je tenais à le mentionner, parce que, oui, le député de

Rosemont en a fait mention, mais je

voudrais vous dire que, si c'était si important que ça pour mon collègue... Il

y a eu un moment où est-ce qu'il a été ministre

lui-même responsable de la métropole, je vous dirais, c'est peut-être alentour

de 2013, et son collègue le député de

Matane, qui est assis aujourd'hui à sa gauche comme leader, il était ministre

du Tourisme, et je me demandais si, de ce temps-là, ils se parlaient, parce que

j'ai... et je vais citer, M. le Président : «Le gouvernement Marois ne

prendra pas de décision sur l'avenir de la toiture du Stade olympique,

contrairement à ce qu'affirme le ministre responsable de la métropole[...] — et je ne peux pas le nommer, alors, c'est le

député de Rosemont. Le titulaire du dossier, le ministre du Tourisme — encore là, je ne peux pas le nommer — [, le député de Matane,] a contredit son

collègue...» Le député de Rosemont — là, c'est son nom qui est

écrit — a

eu un excès «d'enthousiasme». Il l'a affirmé à La Presse en

disant qu'il n'y a aucune décision qui devrait être prise pour le toit du

stade.

Alors, écoutez, M. le Président, je trouve que,

oui, on est en interpellation, on est bons joueurs, on est là, on a répondu à toutes les questions et toutes les

préoccupations de mes collègues de l'opposition officielle, mais je pense

qu'ils font une tempête dans un verre d'eau. Si vraiment le député de

Rosemont voulait régler la situation du toit du Stade olympique, il avait tous les moyens pour le faire, et, en tant, je

pense, que ministre de la métropole, si l'est de Montréal était si

important pour lui, je pense qu'il aurait pu y avoir des investissements de

faits.

Président (M. Auger) : Merci, Mme la députée. C'est tout le temps que

vous aviez à votre disposition. Et finalement pour quatre minutes, M. le

député de Blainville.

Laframboise : Merci beaucoup,

M. le Président. Bon, j'ai parlé d'éducation, maintenant je vais parler

d'économie.

L'est de

Montréal est un joyau pour tout le Québec, M. le Président, puis, quand on

regarde macroéconomiquement l'est de

Montréal, près du port, tout le système intermodal ferroviaire, le réseau

autoroutier, la 40, la 20, la 40 qui donne accès au reste du Canada par la 401, la 20 et aux Provinces atlantiques,

un situs industriel idéal, un joyau pour le Québec qui n'est pas développé, tout simplement. Et le

chef de la Coalition avenir Québec l'a écrit dans son livre, évidemment,

Projet Saint-Laurent , que, je vous dirais, il y a un problème, la

contamination des sols, et ça va prendre une opération importante : pour relancer le développement

industriel de l'est de Montréal, il faut décontaminer. Et c'est le seul... un

des rares endroits, je ne dirais pas

«le seul», parce qu'il y en a d'autres au Québec, mais où les investissements

en décontamination peuvent être

récupérés entièrement. Imaginez-vous la valeur de ces terrains-là une fois

décontaminés. Ce n'est pas pour rien

que l'industrie de la pétrochimie a décidé, à l'époque, de s'installer dans

l'île de Montréal. Il y avait le port, il y avait le ferroviaire puis il y avait le réseau autoroutier.

Ces gens-là calculent, font beaucoup de sous puis ils calculent l'endroit.

Donc, c'est un endroit stratégique idéal pour tout le Québec, que le reste du

monde... lorsque les entreprises veulent s'installer,

c'est un endroit qui doit être vu du reste du monde entier. Le problème, c'est

qu'on a beaucoup de sols contaminés. Les

gouvernements qui se sont succédé — puis là, depuis la contamination, c'est plus

de 30 ans, là, puis je ne vous en ferai

pas le détail, mais le Parti libéral, le Parti québécois se sont échangé le

pouvoir souvent — n'ont

jamais considéré ce joyau-là.

Moi, je pense

qu'il est temps que, pour tout le développement économique du Québec, on

s'occupe de l'est de Montréal. Et,

quand la Chambre de commerce de l'est de Montréal vient nous dire : Il y a

aussi la réalisation du boulevard Souligny,

il faut les écouter, parce que le port de Montréal est en compétition avec le

port de New York. L'important, c'est

d'être capable de faire transiter la marchandise le plus rapidement possible.

Tout le monde est à la guerre au temps. C'est comme ça dans l'industrie.

Donc, présentement, on a un avantage sur le port de New York au point de vue ferroviaire, on a à peu près 48 heures d'accès,

d'avantage sur le port de New York, mais dites-vous que, ceux qui sont en compétition avec nous, leurs objectifs, c'est

d'améliorer leur temps. Donc, quand la Chambre de commerce vient nous dire : C'est important de réaliser le

boulevard Souligny puis de le terminer puis de le compléter pour que les

marchandises puissent transiter le plus rapidement possible à la sortie

ou à l'entrée du port, il faut les écouter.

Et, comme je

vous disais, pour le développement économique de tout le Québec, il faut mettre

le temps, les énergies et l'argent

pour développer l'est de Montréal, puis je peux vous dire que la Coalition

avenir Québec, lorsqu'elle sera au pouvoir, le fera, tout simplement.

Président (M. Auger) : Merci. Nous en sommes maintenant aux dernières

interventions. M. le ministre, pour 10 minutes.

Coiteux : Merci, M. le Président. Cette interpellation, ça nous a permis, là, au cours des dernières

deux heures, presque — bientôt — de

mettre en lumière l'action du gouvernement dans tout le territoire métropolitain de Montréal,

que ça soit l'est, le nord et le sud, mais tout particulièrement dans

l'est de Montréal, tout particulièrement dans l'est.

Puis

je réitère une certaine déception, parce

que j'aurais aimé ça être dans l'est

de Montréal aujourd'hui. C'est ça que je devais faire, je devais

être aux côtés de mon collègue ministre de l'Éducation pour participer à une

annonce d'investissement dans les infrastructures scolaires de la métropole. Il

y en a pour 240 millions de dollars qui ont été annoncés ce matin, dont 19 millions

de dollars pour 57 projets du côté de

la commission scolaire de la Pointe-de-l'Île. On a beaucoup discuté de ces enjeux aujourd'hui, et c'était justement une journée — et ce

n'était pas planifié comme ça, avec

une interpellation — où on

faisait une différence pour l'est de Montréal dans les dossiers scolaires, puis

on le sait parce qu'on a parlé des

indicateurs socioéconomiques de l'est vis-à-vis le reste de la métropole, puis

on sait que ça commence avec

l'éducation. Ce n'est pas la seule chose, là, mais on sait que ça commence à

l'éducation. Mais on est là, on est présents et on est très actifs et

avec de réels moyens dans ce secteur-là.

On a beaucoup

parlé de transport collectif aussi ce matin, beaucoup parlé de transport

collectif. Et j'aimerais juste relire

le... Le 27 avril 2016, un communiqué de presse de la Chambre de commerce de

l'est de Montréal disait la chose suivante — je pense qu'on m'écoute, vous allez me dire

si je me trompe, mais je pense que c'est exact : «La Chambre de commerce de l'est de Montréal [...] est confiante

de voir le projet du prolongement de la ligne bleue du métro vers l'est se

concrétiser et considère que l'annonce du

Réseau électrique métropolitain — REM — de l'ouest ne nuit pas à sa réalisation.

La CCEM croit que ces deux projets peuvent

et doivent se réaliser en simultané.» Je pense que j'ai été très clair

aujourd'hui pour dire que le

gouvernement veut faire les deux et que le gouvernement va faire les deux. Je

pense que je l'ai dit très clairement.

Je pense qu'il ne doit plus y avoir de doute, là. Si quelqu'un a encore un

doute, là interpellez-nous sur autre chose,

pas là-dessus. Je pense qu'on a été très clairs là-dessus. J'ai quand même

expliqué ce matin qu'il faut le faire avec les partenaires puis il faut le faire correctement. Il faut respecter

les étapes de notre Plan québécois des infrastructures, et ça, on le fait et on est rigoureux. Et j'ai

expliqué qu'il y avait des limites à notre capacité collective de financer tous

ces grands projets d'infrastructures, puis

c'est pour ça qu'on est novateurs avec la caisse et qu'on interpelle le

gouvernement fédéral quant à sa participation dans ces grands projets

là, et on va le faire et on le fait.

Mais donc,

oui, on est tout à fait d'accord avec cet énoncé, qu'on doit faire les deux,

puis, je pense... en tout cas, j'espère avoir réussi à rassurer tout le

monde là-dessus. S'il y avait une raison d'en douter quand même le premier ministre en parle depuis des mois, et des mois, et

des mois et en fait une priorité du gouvernement, il n'y avait aucune raison d'en douter. Alors, vous allez voir, là,

littéralement les prochaines étapes se dérouler devant vos yeux, mais on va

aller de l'avant, on va aller de l'avant. Puis ce n'est pas la seule chose

qu'on fait en transport collectif. J'ai parlé de la nouvelle gouvernance. J'ai

eu peu de temps pour parler du projet de SRB sur le boulevard Pie-IX, mais

c'est déjà commencé, on en a déjà inauguré

une partie, c'est en travaux. Et ça a été autorisé, lancé dans sa phase de travaux

sous notre gouvernement, sous notre gouvernement.

On nous a

interpelés sur le secteur de la santé

beaucoup, on nous a interpelés notamment

à l'égard de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Bien, justement, on a presque terminé les travaux sur la nouvelle

urgence. Il reste des petites choses,

mais on était déjà en réalisation dans le PQI 2016‑2026. Et, en ce qui concerne l'hémodialyse,

bien, on y va, puisque c'était déjà inscrit en planification au PQI 2016‑2026.

On a parlé du

Stade olympique. Je pense que ma collègue a bien montré que ce n'était pas un

dossier qui semblait être la priorité

de tous au sein du gouvernement du Parti québécois des 18 mois qui a précédé

notre gouvernement. Je pense que

chacun tirait de son côté, mais il n'y avait pas de décision qui était prise.

Bien, nous, pas plus tard que cette semaine, on a lancé un appel d'intérêt international pour la gestion du Stade

olympique. Et ma collègue ministre du Tourisme dans une entrevue hier a dit que la décision quant au

toit va être prise au cours des prochains mois, alors il n'y aura pas de longue

tergiversation. Autant on est le

gouvernement du changement et de l'action en matière de transport collectif,

autant on assume nos responsabilités, qui sont fort importantes, en matière

d'éducation, autant on bouge dans le secteur de la santé, bien, autant on va bouger du côté de l'avenir du

Stade olympique. Je pense qu'on est assez limpide là-dessus. Puis tout le

monde devrait voir que, dans ce domaine aussi, on est en action.

Le député de Blainville nous a parlé du port de

Montréal, de l'importance de tout ça. Bien, justement, avec la Stratégie maritime, on travaille directement avec

le port de Montréal. Et je sais qu'il y a un certain nombre de travaux d'infrastructure qui sont prioritaires aussi pour

la Chambre de commerce de l'est de Montréal, dont l'avenue Souligny, et

ça aussi, c'est dans notre PQI, et donc on est en action de ce côté-là aussi.

Mais ce qu'on

est en train de faire avec Montréal, et donc aussi l'est de Montréal, c'est

majeur, c'est révolutionnaire. Ce document-là, je l'exhibe avec beaucoup

de fierté, honnêtement, parce que, là aussi, on est le gouvernement du changement. Ça, c'est le texte de l'entente

Réflexe Montréal, et le texte de l'entente Réflexe Montréal, c'est le

complément du projet de loi

n° 121. Puis je dirais aussi que, le projet de loi n° 121, pour bien

comprendre tous ses tenants et aboutissants, il faut penser aussi au

projet de loi n° 122. On est en train de faire réellement une révolution

dans les relations entre le gouvernement du

Québec et les municipalités, et, avec Montréal, cette révolution-là, elle très

loin. Elle va très loin, cette

révolution-là. On n'est pas un gouvernement qui s'inscrit dans le statu quo,

les longues décennies de centralisation des pouvoirs, des décisions et des politiques à Québec. Des fois, quand

j'entends l'opposition officielle, je les sens encore là, je les sens encore là. Nous, on est vraiment dans

le changement, on est vraiment dans le changement. Regardez, ce n'est pas

banal, là, je l'ai exprimé tout à l'heure, dans le secteur de l'habitation, ça,

ça veut dire que Montréal va être maître d'oeuvre de ses programmes en matière d'habitation. Elle va pouvoir les

articuler aussi sur ses priorités en matière de lutte à l'itinérance. Elle va pouvoir changer le visage de la ville à

travers ça. Elle va pouvoir mener de l'avant des politiques d'inclusion avec le plein soutien du gouvernement

du Québec, pas avec des entraves qui sont mises par le gouvernement du

Québec, avec le plein soutien du gouvernement du Québec.

Et c'est la

même chose en immigration. Le projet de loi n° 121 reconnaît que Montréal

a un statut particulier en cette

matière. On souhaite tous que les nouveaux venus au Québec s'installent partout

sur le territoire puis on fait des efforts à cet effet, mais il n'en reste pas moins que la vaste majorité d'entre

eux s'installe à Montréal pour toutes sortes de raisons. Et on peut infléchir un

peu les tendances, et c'est ce qu'on souhaite, mais ça va rester vrai encore

longtemps. Montréal veut assumer un

rôle dans ce domaine-là. Puis là il ne s'agit pas de remettre en question nos

politiques d'immigration, il ne

s'agit pas de remettre en question l'entente que nous avons avec le

gouvernement fédéral, qui est très importante parce qu'elle nous reconnaît, là, des pouvoirs

particuliers que les autres provinces ne se sont pas vu reconnus. Preuve par

ailleurs que le fédéralisme, ça peut

fonctionner quand on y croit, hein, et nous, on y croit. Mais Montréal comme lieu

de vie, comme lieu d'intégration premier de la majorité des immigrants qui

s'installent au Québec veut jouer un rôle, et on le reconnaît pleinement, on le reconnaît pleinement dans

l'entente Réflexe Montréal. Montréal va pouvoir participer aux efforts et aux

actions en matière d'accompagnement,

d'intégration des nouveaux venus et même d'identification des priorités

concernant la sélection selon les besoins du marché du travail. On va

très loin dans le changement.

Donc, on

n'est pas seulement le gouvernement du changement en transport collectif, on

n'est pas seulement le gouvernement du changement en matière de santé, on n'est

pas seulement le gouvernement du changement en matière d'éducation, on est aussi un sacré gouvernement du

changement en matière de relations Québec-municipalités puis en matière de reconnaissance de l'autonomie d'une

ville comme Montréal. Puis on ne le fait pas par idéologie, là. On ne le fait pas parce qu'en quelque part on a une

idéologie spécifique, on le fait parce qu'on pense que plus on est près du

citoyen, plus la décision est prise près du citoyen, plus elle va avoir

un impact positif sur sa vie.

Alors, on est

en interpellation aujourd'hui, mais certains de mes collègues qui sont présents

aujourd'hui vont me retrouver en

commission pour le 121, pour le 122, et on fait des belles choses dans ces deux

projets de loi là. Puis je les invite,

au-delà de la discussion qu'on a eue aujourd'hui, à collaborer pleinement à

l'adoption la plus rapide possible, correcte, mais la plus rapide possible de ces deux projets de loi absolument

fondamentaux pour le bien-être de nos citoyens partout au Québec. Je

vous remercie, M. le Président.

Président (M. Auger) : Merci, M. le ministre. Et finalement, pour les

10 prochaines minutes, M. le chef de l'opposition officielle.

M. Lisée :

M. le Président, je vais laisser un suspense, parce qu'on a appris une chose

pendant les deux heures de

l'interpellation, on a appris une chose, et je vais le garder pour la fin, mais

on a réentendu la marque de commerce de ce gouvernement : faire semblant, faire semblant d'agir et ne pas

agir, hein, ce gouvernement passif-agressif face à l'est de Montréal.

Commençons

par l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont. Alors, ceux qui nous écoutent, là, ils ont

dit : Mais là ils parlent d'investissement,

il y a l'urgence puis la dialyse, alors pourquoi l'opposition n'est pas

contente? Il y a 10 millions ici puis il y a 40 millions là. Alors, c'est simple, là, il y avait trois projets,

l'urgence, la dialyse et la modernisation de l'hôpital vétuste, trois choses distinctes. L'urgence et la

dialyse, c'était dans le Plan québécois des infrastructures lorsque nous étions

au gouvernement, et j'ai annoncé avec le ministre de la Santé certaines des

étapes pour la dialyse et l'urgence, et le gouvernement

actuel a complété ces travaux. Mais ce dont ils ont parlé en campagne

électorale, et ils étaient très, très, très fâchés, ce n'était ni

l'urgence ni la dialyse, c'était la modernisation de l'hôpital vétuste, le plan

immobilier de 900 millions. Et, le 1er

avril : «Les candidats du Parti libéral du Québec [...] dans les

circonscriptions de l'est [...] ont uni leurs voix [aujourd'hui] afin de réitérer leur soutien au vaste projet

de modernisation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont.»

Avez-vous

entendu le ministre parler du projet de modernisation? Avez-vous entendu la

députée en parler? Non. Ils font

semblant qu'ils n'ont pas émis ce communiqué de presse, ils font semblant que

c'est autre chose. Ils ont eu trois ans, dans trois budgets différents, pour inscrire en projet — en projet — la modernisation. Ils ne l'ont pas fait. Et

mon collègue de Bourget citait tout à

l'heure le Dr Ghali, qui dit comment la vétusté maximale de tous les

hôpitaux de Montréal fait en sorte de

mettre à risque la santé des gens qui y sont. Et là il y a trois ans de perdus

dans un processus qui peut durer 10 ans. Ça fait qu'au lieu d'être rendus à l'année 3, à cause des libéraux,

on est rendus à l'année zéro. L'urgence, ça va, la dialyse, ça va, mais la vétusté empire, empire. Et, dans ce

communiqué de presse, ils disaient très justement que le plan clinique avait été adopté. Sous notre gouvernement, on

avait fait en sorte de faire avancer le plan clinique pour arriver à l'inscription

au PQI. Alors, d'après les signaux que je

comprends, les gens de Maisonneuve-Rosemont, les 600 000 patients qui

comptent sur cet hôpital aujourd'hui,

un des plus vétustes au Québec, n'auront même pas, dans le budget de mardi, la

nouvelle que le projet va être mis à

l'étude. Et donc il faudra attendre la défaite de ce gouvernement en 2018 pour

qu'on commence avec quatre ans de retard ce qu'on pouvait faire

maintenant. Alors, faire semblant, parler d'autre chose.

Décontamination

des terrains. On a posé la question : Pourquoi un projet dans le budget

d'il y a deux ans a conduit à zéro

dépense? Ils n'en ont pas parlé. Ils ont honte. Ils ne peuvent pas en parler.

Ils ont fait semblant d'avoir ClimatSol-Plus, mais ils n'ont rien fait.

Sur le

Stade olympique : oui, j'admets

que, quand j'étais ministre de la métropole, je me battais pour le Stade

olympique. Oui, j'admets que, député de

Rosemont, je voulais que ça avance, puis je faisais

pression sur le ministre du Tourisme, sur le

ministre des Finances puis sur la première ministre puis je voulais que la décision soit prise parce que

je trouvais que c'était essentiel.

Puis, quand le chef du Parti libéral a dit : Dans les premières semaines

du gouvernement, une décision sera

prise pour ce toit, j'avoue que j'ai eu un léger espoir, j'ai dit :

Peut-être que l'ancien président de la RIO, qui avait fait la

démonstration de l'autofinancement possible avec le toit du stade, a convaincu

son chef puis qu'on va avoir de l'action, et

j'aurais applaudi, mais, «dans quelques semaines», c'était il y a deux fois 52

semaines. Et, en plus, ils ont eu sur

leurs bureaux en octobre 2015 la proposition de la RIO avec les options toit,

pas de toit, toit fixe, toit ouvrant. Et là on entend la députée dire : Ah! il faut regarder ça. Ça a tout été

regardé, M. le Président. Ils ont, depuis plus d'un an et demi, sur leurs bureaux la

recommandation. Ils ont pris la décision de ne pas décider. Ils décident de ne

pas décider puis ils vont nous faire

croire qu'ils sont le gouvernement du changement pour l'est de Montréal. Ils

sont le gouvernement de l'atermoiement programmé. Ils font exprès de

faire semblant et ils ne font rien.

Alors, je vous ai annoncé qu'on avait une

nouvelle, oui, une nouvelle sur les transports en commun. Alors, le ministre a eu l'audace de dire que le projet de la

ligne bleue et le REM se feraient en simultané. Bon, c'est vrai que des fois

ils en parlent, de la ligne bleue, hein, ce que mon ancien patron Jacques

Parizeau appelait les paroles verbales. Il leur arrive d'avoir des paroles verbales sur la ligne bleue, mais ils ont des

actes sur le REM qu'ils n'ont pas sur la ligne bleue. Sur le REM, ils ont des sommes :

1,3 milliard, 1,4 milliard. Sur le REM, ils ont un calendrier de

réalisation. Sur le REM, ils ont même

passé une loi, une loi, M. le Président : dépôt, première lecture,

deuxième lecture, adoption d'une loi pour permettre le REM. Qu'en est-il pour la ligne bleue? Y a-t-il une somme?

Non. Y a-t-il un calendrier? Non. Y a-t-il des prévisions de travaux? Non. Et là j'ai demandé, parce que nous avons

appris que le dossier d'opportunité, qui est une étape nécessaire pour réaliser un projet

d'infrastructures, avait dormi pendant un an sur le bureau du ministère des

Transports, alors qu'il était prêt,

et là j'ai demandé au ministre : Est-ce que le Conseil des ministres l'a

adopté? Il nous a dit qu'il était à

l'étude. Mais c'est la pire nouvelle, pour l'est de Montréal, de l'année. Le

dossier d'opportunité est encore à l'étude. Il n'a même pas été adopté par le Conseil des ministres. On ne sera même

pas en situation de faire passer le projet à une autre étape dans le

PQI. Mais là le ministre vient de confirmer qu'ils n'ont même pas pris la

décision du Conseil des ministres pour faire passer une étape à ce projet.

Mais on sort

d'ici bien plus découragés qu'on est entrés. On n'a pas d'information sur la

décontamination. Sur le Stade

olympique : on voit bien qu'on essaie de gagner du temps, puis les

décisions qui auraient pu être prises dans les premières semaines, qui

auraient pu être prises lors du dépôt de la recommandation du RIO, maintenant

sont encore repoussées. Et là on apprend

que, sur la ligne bleue, le Conseil des ministres n'a même pas adopté le

dossier d'opportunité, il est encore

à l'étude, à l'étude, M. le Président. Ce gouvernement est une catastrophe pour

l'est de Montréal, une catastrophe.

Là, le

ministre nous dit : Ah! vous allez voir, ça va être génial, ce qui va se

passer dans le logement. Bien, jusqu'à maintenant,

lorsque nous étions là, et même dans des gouvernements libéraux précédents, il

y avait 1 500 logements sociaux construits

par année. Avec eux, ça a tombé à 500, et ensuite ils ont presque aboli le

programme de rénovation. Donc, ils ont créé les conditions de

l'aggravation du mal-logement à Montréal.

La Direction

de la santé publique nous a avertis lors d'une présentation. Le ministre de

l'Habitation de l'époque était absent, parce que ce n'était pas assez

important, et pour lequel on attend toujours une réaction. C'est comme, à Montréal, s'il y avait 50 000... Il y a

50 000 logements insalubres, 50 000. Si c'était une ville de

50 000 habitants, ce serait l'état

d'urgence, mais, comme c'est réparti sur l'île de Montréal, il n'y a aucune

accélération des investissements pour essayer

de réduire cette situation inacceptable, qui a des incidences sur la santé des

familles, des enfants. Un logement sur trois à Montréal présente un

signe d'insalubrité, et plusieurs, plus qu'un signe. Lorsque ce rapport a été

remis à l'automne 2015, on se serait

attendus à ce que le gouvernement dise : Wow! il y a du monde que leur

logement les rend malades, on va

rétablir les budgets, on va créer plus de logements sociaux. Mais, non, ce

gouvernement fédéraliste de droite

dit : Non, non, nous, on va augmenter l'aide au logement, c'est-à-dire on

va donner plus de sous aux gens qui vont payer leurs propriétaires qui ont des logements insalubres. Une mesure

qui n'a aucun impact sur la salubrité, c'est ça qu'ils ont fait.

Alors,

aujourd'hui, on voit bien un gouvernement qui assume son inaction pour l'est de

Montréal. Ils ont l'air d'en être

fiers puis ils essaient de nous faire croire qu'ils agissent. Un gouvernement

passif-agressif, on a hâte que ça se termine, M. le Président.

Le Président (M. Auger) : Merci

beaucoup.

Et, compte

tenu de l'heure, je lève la séance. Et la commission, ayant accompli son

mandat, ajourne ses travaux au mardi 28 mars 2017, à 9 heures,

où elle poursuivra un autre mandat.

(Fin de la séance à 11 h 1)

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCAT 2017-03-24
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cat-41-1 journal-debats CAT-170324
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifier9e0e28fe2a86ef116c3364ef3beeca421adce977

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