Culture and Education — 7 June 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CCE 2013-06-07
Quebec — Committees
(Onze heures quarante minutes)
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Donc, bonjour, chers collègues. À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la
Commission de la culture et de l'éducation ouverte. Je demande à toutes
les personnes présentes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de
leurs téléphones cellulaires.
La commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de
loi n° 45,
Loi sur le ministère de l'Enseignement supérieur,
de la Recherche, de la Science et de la Technologie.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente, M. Breton (Sainte-Marie—Saint-Jacques) est remplacé par Mme Bouillé(Iberville); Mme Charbonneau (Mille-Îles)
est remplacée par M. Reid (Orford); Mme Vien (Bellechasse) est
remplacéepar Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger); et
Mme Roy (Montarville) est remplacée par M. Le Bouyonnec
(La Prairie).
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Lors de l'ajournement de nos travaux, hier soir, nous en étions à l'étude
de l'article 1. Je serais donc prête à poursuivre sur cet article. M. le
ministre.
Duchesne : Oui. Alors, Mme
la Présidente, je vous rappelle que l'article 1, donc, que je relis pour que
nous tous, nous soyons bien... Je fais un
petit rappel, donc, de l'article 1 du
chapitre I du projet de loi, concerne la
responsabilité du ministre. Et l'article se lit de la façon
suivante :
«Le ministère
de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie est dirigé par le ministre
de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la
Technologie nommé en vertu de la
Loi sur l'exécutif.»
Alors, les
premiers articles, comme ce premier
article de cette nouvelle loi ou projet de
loi pour l'instant, visentà établir
la responsabilité du ministre de ce nouveau ministère et, donc, de confier la
direction du ministère au ministre, et c'est constitué par le présent
projet de loi. Voilà, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci. Est-ce qu'il y a des interventions à ce moment-ci?
M. Sklavounos : …temps sur cet
article, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
40 secondes, M. le député.
Sklavounos : Ah! j'ai 40
secondes. O.K. Alors, d'abord, je vais juste profiter des 40 secondes pour
remercierle ministre. Je ne crois
pas que la discussion est terminée, je sais qu'il y a des collègues qui veulent
peut-être dire quelquechose. Mais je
pense que la discussion est utile à date parce qu'elle permet au ministre d'exposer
sa vision. C'est sûr que c'est le premier article, mais c'est l'article,
évidemment, qui est l'entrée en sujet et qui — la nouvelle appellation du
ministère — permet
au ministre d'exposer sa vision. Alors, je le remercie pour l'ouverture et les
explications qu'il a données jusqu'ici.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Merci. S'il n'y a pas d'autre intervention à ce moment-ci, est-ce que
nous serions prêts à mettre aux voix l'article 1? Oui, M. le député de
La Prairie.
M. Le Bouyonnec : Rapidement, Mme la
Présidente, hier, en fin de session, on a soulevé le fait qu'on était préoccupés par la disparition du terme
«Innovation», que ce soit au niveau du ministère de l'Économie ou, maintenant,
au niveau du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, de la
Science et de la Technologie. On a songé àréintroduire le terme «Innovation» à l'intérieur du nom du ministère et
on a conclu qu'on pourrait davantage être efficaceen faisant par la suite, dans les articles
subséquents, des amendements pour davantage refléter cette préoccupation que
nous avons et diminuer peut-être l'impression latente qu'il y a à travers le
projet de loi que c'est vraiment orienté au niveau
académique au niveau de la mission du ministère et qu'on souhaite davantage se
voir inscrite à l'intérieur de ceprojet
de loi l'importance de la relation entre les centres de recherche et les universités
avec l'entreprise et le développement économique. Pour l'instant, donc,
je m'arrêterais là.
Présidente (Mme Richard, Duplessis) : Donc, s'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 1 est
adopté?
La Présidente
(Mme Richard, Duplessis) :
Adopté. Merci. Donc, nous allons maintenant à l'article 2. M. le
ministre, vous avez la parole.
M. Duchesne : Merci, Mme la
Présidente.
L'article 2 du présent projet de loi n° 45 se lit comme
suit : «Le ministre a pour mission de
soutenir le développement et la promotion de l'enseignement collégial et de l'enseignementuniversitaire afin de favoriser l'accès aux
formes les plus élevées du savoir et de la culture à toute personne qui en a la
volonté et l'aptitude.
«Il a également pour mission de contribuer à l'essor
de la recherche, de la science, de l'innovation et de la technologie, notamment dans les milieux
académiques, industriels et sociaux, dans une perspective de développementdes connaissances et de développement
durable. Pour ce faire, il favorise notamment la synergie des actions des
différents acteurs de ces domaines.»
Mme la
Présidente, cet
article a pour objet, donc, de définir la mission de ce nouveau
ministère. Il détermine — vousl'avez constaté en lisant l'article en
question — les
compétences, les domaines de compétence du ministre, soit l'enseignement collégial, donc tous les cégeps,
collèges du Québec, privés ou publics, les CCTT, les centres collégiaux de transfert
de technologie, bien sûr l'enseignement universitaire, toutes les universités
au Québec — on
parle de 19 entités — larecherche, le domaine de la recherche, de la
science, de l'innovation et de la technologie, comme il est défini dans l'article.
Ilpropose donc, cet article, une vision
inclusive de la recherche, de la science, de l'innovation, de la technologie
présente dans différents milieux.
C'est très
important parce qu'il y a un modèle québécois qui existe, qui est installé. On
n'amène pas de bris avec ce qui a été fait avant, on précise. La
création du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche, Science et Technologie démontre bien l'importance pour ce
gouvernement de tout le domaine et de l'enseignement supérieur, et dela recherche, et de l'innovation. C'est donc, bien
au-delà du symbole, un nouveau ministère qui se donne les moyens d'agir
dans ce domaine porteur d'avenir pour notre société. Voilà, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le ministre. M. le député de Laurier-Dorion.
M. Sklavounos : Alors, merci, Mme la
Présidente. Alors, juste un rappel que j'avais... Puisque nous sommes devant un
article qui a deux alinéas, l'article 2,
45, alors, sur le premier — je
suis en train de comparer le texte del'article
1.2 de la
Loi sur le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport — je
pense qu'il a eu quand même... le libellé est quand même différent. Je
comprends qu'il y a la question loisir, sport aussi qui ne s'y trouve pas en ce
moment, évidemment, ce sont des responsabilités
qui sont allées à la ministre de l'Éducation. Par contre, le langage est quand
mêmedifférent. On avait l'élévation
du niveau scientifique qui était dans le libellé de l'article 1.2, paragraphe
2°, de la
Loi sur leministère de l'Éducation,
du Loisir et du Sport et aussi la notion de la promotion de l'enseignement qui
est dans le libelléde notre
article
2, premier alinéa, alors qu'on parlait de soutien, je crois, de soutien de ces
domaines dans le MELS, laLoi sur le
MELS. Est-ce que le ministre pourrait nous expliquer, s'il veut, en comparant
les deux textes, sa compréhension ou la raison pour le libellé qui est
différent entre les deux textes, les deux articles?
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le député de LaFontaine. M. le ministre.
M. Sklavounos : Laurier-Dorion.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Oh! excusez-moi, M. le député de Laurier-Dorion.
M. Duchesne : Mme la Présidente,
oui, effectivement il est défini, il est expliqué que le ministre a pour mission de soutenir le développement et la
promotion — le mot
revient — de l'enseignement
collégial et de favoriseraussi l'enseignement
universitaire et les formes les plus élevées du savoir, de culture. Pour ce qui
est de la science, c'estde
contribuer, donc, à l'essor de la science dans plusieurs milieux. Et là, on le
spécifie, milieux académiques, industrielset sociaux. Et ça, c'est dans une perspective de développement des connaissances.
La promotion aussi, dans notre conception,
c'est lié, bien sûr, à toute cette question de l'accessibilité, de la capacité
pour le plus grand nombre... Parceque,
dès qu'on arrive à l'enseignement supérieur, bien sûr il peut y avoir... On le
sait, ce n'est pas tous les jeunes du Québecqui prennent la décision d'y aller, mais il faut être en mesure, dans
nos politiques et dans la définition et la mission duministère, de s'assurer que le plus grand nombre
puissent avoir accès à l'enseignement supérieur pour le mieux-être de ces
gens, mais de la société québécoise en général.
La Présidente (Mme Richard, Duplessis) :
Merci, M. le ministre. M. le député de Laurier-Dorion.
Sklavounos : Oui. Ce sont
des sujets que je voulais soulever lorsqu'on était sur le premier article, il
ne restaitplus de temps. Et je sais
que le ministre a déjà mentionné une liste de corroborateurs, d'acteurs du
milieu qui ont salué la création du ministère et le fait d'avoir un
ministre responsable de l'Enseignement supérieur, et il a mentionné… Évidemment, il avait sur sa liste les cégeps, la
CREPUQ, les associations étudiantes, corps professoral et les employés de soutien, je pense,
entre autres, sur la liste. Et j'ai également écouté attentivement les
remarques de mon collègue de laCoalition
avenir Québec plus tôt concernant les réticences ou certaines inquiétudes qui
existent, et je remarque, en regardantla
liste, qu'évidemment, comme mon collègue l'a mentionné, c'est principalement
des corroborateurs académiques, mais qu'il semblait manquer à ce
moment-là, et je ne sais pas si la situation a changé depuis…
contre, j'ai devant moi quelques articles de presse dont le ministre est
certainement au courant. Le premier
article que j'ai, c'est un
article
du Devoir, le 1er juin 2013. C'est un
article de Marco Bélair-Cirino
intitulé Achetez vert et québécois, et il y a un paragraphe… Vous allez me permettre,
simplement, de contribuer à la discussionen citant textuellement ce qui est écrit : «Pour sa part, le
professeur à l'ENAP Carl Grenier se questionnait vendredi surla marge de manoeuvre du gouvernement du Québec à
l'aube de la mise en oeuvre d'une nouvelle politique industrielle."Ça prend de l'argent", a-t-il soutenu.
Par ailleurs, il s'expliquait mal le démantèlement du ministère du
Développementéconomique, de l'Innovation
et de l'Exportation par la première ministre...» Et il est cité en
disant : «"Ce ministère-làétait
à l'origine de toutes les politiques industrielles depuis 40 ans. Pourquoi
avoir dispersé à tous les vents les membresde cette équipe-là? Qui tient la plume pour rédiger la politique
industrielle?", s'interrogeait-il, toujours, huit mois après l'entrée
en scène du gouvernement péquiste.»
C'est le premier
article. Et je rassure le ministre et vous, Mme la Présidente, que le but, c'est,
simplement en essayant d'équilibrer, donner
le portrait complet de ce qui s'est dit suite à ce changement d'appellation, si
vous voulez.
y a également un
article du 1er octobre 2012, également du Devoir. Cette
fois-ci, c'est un
article qui était intitulé Québec ne comprend pas l'impact économique de ses décisions . C'est Françoise Bertrand qui est citée, qui est
la présidente de la Fédération des chambres de commerce du Québec et
qui… Ici, je vous lis un extrait de l'article : «On déplore également le "démantèlement" de l'ancien
ministère du Développement économique qui a perdu son volet "Exportatio