Transportation and the Environment — 27 May 2026 (43rd Legislature, 3rd Session)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
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30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
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20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
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16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
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15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
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12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)
12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)
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Journal des débats de la Commission des transports et de l'environnement
Version préliminaire
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43 e législature, 3 e session
(début : 5 mai 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mercredi 27 mai 2026
Vol. 49 N° 4
Étude des crédits budgétaires du ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, volet Environnement et Lutte contre les changements climatiques, Faune et Parcs
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
11 h
11 h 30
12 h
12 h 30
14 h 30
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
Intervenants par tranches d'heure
11 h
Schmaltz, Valérie
Dufour, Virginie
Déry, Pascale
11 h 30
Déry, Pascale
Dufour, Virginie
Schmaltz, Valérie
Grandmont, Etienne
12 h
Dufour, Virginie
Déry, Pascale
Schmaltz, Valérie
Bérubé, Pascal
12 h 30
Déry, Pascale
Dufour, Virginie
Schmaltz, Valérie
Émond, Jean-Bernard
Tardif, Marie-Louise
14 h 30
Schmaltz, Valérie
Dufour, Virginie
Déry, Pascale
15 h
Dufour, Virginie
Déry, Pascale
Schmaltz, Valérie
Grandmont, Etienne
15 h 30
Déry, Pascale
Grandmont, Etienne
Schmaltz, Valérie
Dufour, Virginie
Arseneau, Joël
16 h
Déry, Pascale
Arseneau, Joël
Schmaltz, Valérie
Dufour, Virginie
Tardif, Marie-Louise
16 h 30
Tardif, Marie-Louise
Déry, Pascale
Schmaltz, Valérie
Dufour, Virginie
Grandmont, Etienne
17 h
Déry, Pascale
Grandmont, Etienne
Schmaltz, Valérie
Dufour, Virginie
17 h 30
Déry, Pascale
Dufour, Virginie
Schmaltz, Valérie
Arseneau, Joël
Dufour, Pierre
18 h
McGraw, Désirée
Déry, Pascale
Schmaltz, Valérie
Sainte-Croix, Stéphane
Journal des débats
11 h (version révisée)
(Onze heures trente minutes)
La Présidente (Mme Schmaltz) : Alors,
à l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission des transports et de l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de procéder
à l'étude du volet Environnement, Lutte contre les changements climatiques, Faune
et Parcs, des crédits budgétaires du portefeuille Environnement, Lutte contre
les changements climatiques, Faune et Parcs pour l'exercice financier 2026‑2027.
Une enveloppe de cinq heures a été allouée pour l'étude
de ces crédits.
Mme la secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. Mme Nichols (Vaudreuil) est remplacée par Mme McGraw
(Notre-Dame-de-Grâce) et M. St-Pierre Plamondon (Camille-Laurin) est
remplacé par M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine).
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Parfait. Alors, est-ce qu'on a le consentement pour que le député de Matane-Matapédia
remplace le député de Camille-Laurin pour la
partie de ce matin? Je sais qu'il
n'est pas arrivé, là, mais est-ce qu'on a le consentement?
Une voix : ...
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Oui, consentement. Parfait.
Environnement, Lutte contre les changements
climatiques, Faune et Parcs
Discussion générale
Alors, je suis maintenant prête à
reconnaître une première intervention de l'opposition officielle pour un
premier bloc d'échange. Alors, Mme la députée de Mille-Îles, la parole est à
vous.
Mme Dufour : Merci. Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Alors, d'emblée, je souhaite souhaiter la
bienvenue à la nouvelle ministre de l'Environnement. Je sais que ce ne sont pas
vos premiers crédits. Vous avez fait Transition énergétique au préalable, mais
moi, je n'étais pas présente. Alors, c'est la première fois qu'on a la chance d'échanger,
même tout court, sur quelconque dossier. Alors, bienvenue. Évidemment, je salue
tous les députés et tous les membres de la fonction gouvernementale qui sont
autour de la table.
Alors, Mme la ministre, d'abord, j'aimerais
savoir, en fait, est-ce qu'il y aura des changements... des changements,
disons, d'orientation avec votre arrivée au ministère de l'Environnement.
Mme Déry : Bien, écoutez,
comme je l'ai déjà dit... Puis d'abord, je vais saluer, moi aussi, pour ma
part, tout le monde. Alors, Mme la députée, très heureuse de partager ces
quelques heures avec vous. Je salue aussi mes équipes du ministère. Je sais que
les crédits accaparent quand même pas mal de temps. Je salue mes collègues qui
sont là, mes collègues députés puis évidemment les collègues du cabinet qui m'accompagnent
aujourd'hui. Donc, bonjour, tout le monde, la présidente également. Merci, Mme
la Présidente.
Comme je l'ai déjà dit, d'entrée de jeu,
on va toujours avoir la même orientation, c'est-à-dire les orientations qui ont
été mises en œuvre par mon collègue M. Drainville. Puis les orientations
du gouvernement, c'est de toujours trouver l'équilibre entre, évidemment, les
gains environnementaux et le développement économique du Québec. Donc, moi, je
suis toujours dans cet esprit-là, depuis mon arrivée, dans tous les projets qu'on
va mettre en œuvre ou enfin, bref, dans tous les breffages que j'ai eus, que ce
soit des projets de développement économique, que ce soit les lois, les règlements.
Bref, je vais toujours essayer de trouver le meilleur équilibre possible pour
évidemment protéger l'environnement, mais aussi s'assurer du développement
économique du Québec.
Mme Dufour : Est-ce que c'est
la mission du ministère de l'Environnement de s'assurer du développement
économique du Québec?
Mme Déry : Écoutez, je pense
qu'aujourd'hui, dans le contexte actuel, où on doit vraiment être de plus en
plus indépendant des États-Unis, je pense qu'il faut avoir une vision beaucoup
plus large. Le ministère de l'Environnement est un ministère de lois et de
règlements, mais on a de plus en plus de projets et de plus en plus de projets
complexes qui atterrissent à l'Environnement. Et je travaille vraiment, puis
tout le monde travaille de manière étroite avec notre collègue à l'Économie et
aussi avec nos autres collègues où il y a vraiment des projets en commun. Mais
évidemment il y a... On va continuer de travailler en étroite collaboration
avec tout le monde puis évidemment toujours dans la même optique de trouver cet
équilibre-là.
Mme Dufour : Mais est-ce que <c'est
vraiment la mission...
Haut de la page
11 h 30 (version révisée)
<19287
Dufour :
Mais est-ce que > c'est vraiment la mission du
ministère de l'Environnement? Je comprends que le gouvernement souhaite le
développement économique, ça... il y a un ministère de l'Économie, il y a un
Conseil du trésor, ministère des Finances et de l'Énergie, puis on peut
continuer... les régions, développement régional, mais le ministère de
l'Environnement lui-même, ça ne fait pas
partie de sa définition de tâches, là.
Mme Déry : ...la définition du
ministère de l'Environnement, c'est évidemment le développement durable. On en
parle. Ça se décline, évidemment, en trois thèmes, comme on l'a toujours
mentionné : environnement, économie et social. Donc, ça s'inscrit aussi
dans le thème de l'économie également, là.
Mme Dufour : OK. Donc, vous
considérez même que le ministère de l'Environnement a une mission sociale,
parce que vous venez de me mentionner le social, en termes de développement
durable.
Mme Déry : On parle de
développement durable. On parle de développement durable. Donc, le mandat du
ministère de l'Environnement, c'est de s'assurer de protéger l'environnement,
s'assurer de protéger, évidemment, l'environnement dans tous ses états. C'est
la raison pour laquelle on a une vingtaine de lois puis 250 règlements.
C'est un ministère, évidemment, qui s'assure que tout le monde respecte les
lois et les règlements, les normes environnementales qu'on a sur tous les
projets, que ce soit avec des villes, que ce soit avec des promoteurs, que ce
soit auprès des citoyens. Donc, on va continuer cette mission-là, non seulement
la mission du développement durable, mais aussi, bien sûr, la lutte aux
changements climatiques, l'adaptation aux changements climatiques. On continue
toujours dans cette veine-là.
Mme Dufour : Votre... dans le
fond, votre prédécesseur, il a eu certains reculs environnementaux. Ce n'est
pas moi qui le dis, ça a été constaté par les groupes environnementaux, et
votre... le prédécesseur avant ça, le député de... mon Dieu, de...
Une voix : ...
Mme Dufour : ...Deux-Montagnes,
oui, voilà, avait aussi eu... Pourtant, il y avait des avancées avec son projet
de loi n° 81, mais, quand est arrivé le projet de loi... pas le projet de
loi, mais le projet Northvolt, on a vu que, finalement, toutes ces lois qu'on a
mises en place, finalement, étaient scindées en morceaux puis qu'on... finalement,
on y accordait moins d'importance. Alors, pour vous, quelle va être l'importance
des lois environnementales? Est-ce qu'elles doivent être charcutées ou est-ce
qu'elles vont être maintenues dans leur intégralité?
Mme Déry : Écoutez, je pense
qu'il est important de rappeler que le ministère de l'Environnement, son rôle,
c'est de faire respecter, justement, les normes et les règlements. Donc, on a
toujours assuré des analyses environnementales extrêmement rigoureuses,
acceptabilité sociale en fait partie. Ça fait
partie de tout ce qu'on suit, de
toutes les préoccupations de chacun des projets qui passent, justement, au
ministère de l'Environnement.
Mme Dufour : Oui, mais on a
vu, avec ce projet-là, Northvolt, qu'il y avait des autorisations qui étaient
octroyées avant même que l'ensemble de l'analyse du projet soit complété, et là
je parle bien des analyses environnementales, notamment, la destruction des
milieux humides et hydriques. L'autorisation s'est faite, et c'est seulement
après qu'on a eu l'ensemble des documents. Donc, est-ce que ça, c'est une
pratique qu'on va revoir?
Mme Déry : ...analyses
absolument rigoureuses concernant le projet de Northvolt, analyses environnementales
rigoureuses également. Donc, je vais maintenir cette ligne-là. Je pense qu'on
est quand même une province et une nation où les normes environnementales sont
extrêmement strictes. Et on est très rigoureux dans les processus
environnementaux, que ce soit sur l'acceptabilité sociale, que ce soit sur les
milieux humides que vous abordiez. On a quand même des processus très, très
stricts en termes de milieux humides, milieux hydriques, et donc on va
continuer dans cette même veine là. J'ai l'intention de trouver toujours,
encore une fois, l'équilibre puis de m'assurer que les normes environnementales
soient respectées de manière très rigoureuse.
Mme Dufour : Je vais tout de
même rappeler que, l'analyse rigoureuse auquel vous référez, il y a des
employés du ministère qui ont... bien, qui ont finalement eu à changer leurs
analyses. Donc, ça... je ne referai pas la genèse de Northvolt, là, mais on
peut avoir des doutes sur l'implication du politique dans ces analyses-là avec
le projet Northvolt. Alors, moi, ce que je veux m'assurer, c'est... Est-ce
qu'on va revoir ce genre de pratiques ou est-ce qu'on peut maintenant vraiment
s'attendre à ce que le ministère de l'Environnement applique ses lois en toute
indépendance?
Mme Déry : Je vais continuer,
justement, de m'assurer que les lois, comme on l'a fait depuis le début, soient
appliquées en toute indépendance puis d'avoir un processus rigoureux comme on
l'a toujours eu. Depuis que je suis à l'Environnement, depuis quelques
semaines, je réalise à quel point, justement, il y en a, des lois, puis il y en
a, des règles environnementales, puis je m'assure de les faire respecter. Il y
a de nombreux projets, de nombreux projets qui sont de plus en plus complexes.
Donc, je m'assure que ces processus-là soient respectés par tous.
Mme Dufour : Vous avez fait
partie de l'Institut économique de Montréal. Il y a plusieurs groupes
environnementaux qui ont souligné, suite à votre nomination, des écrits qui
avaient été soulevés par... bien, qui avaient été publiés par l'Institut
économique de Montréal, et j'aurais aimé savoir aujourd'hui votre position, par
exemple, sur le projet Énergie Est. Évidemment, je sais qu'il y a eu <toute
une discussion...
Mme Dufour :
Évidemment,
je sais qu'il y a eu > toute une discussion sur les gaz de schiste il y a
deux semaines, mais est-ce que... est-ce qu'encore aujourd'hui vous croyez
qu'Énergie Est était un projet qui n'aurait pas fait diminuer la consommation
de pétrole... pardon, plutôt que la bourse du carbone, excusez-moi, je vais
revenir à ça, que la bourse du carbone ne faisait pas réduire les GES? Ça,
c'est un autre écrit, un petit peu plus tard... il y en a eu deux, là, que je...
auxquels je me réfère, Énergie Est et celui sur la bourse du carbone en juin
2018. Donc, est-ce que vous croyez encore... ou est-ce que vous partagiez même
à l'époque cette opinion-là?
Mme Déry : Il y a eu
plusieurs écrits, effectivement, puis je les assume entièrement. Tout le monde
sait très bien que j'ai été de passage à l'Institut économique de Montréal,
puis je vous dirais que j'ai toujours conservé la même position pragmatique, là.
Encore une fois, l'environnement, puis je pense que... je suis un peu étonnée
que le PLQ ne loge pas à la même enseigne, mais l'environnement, ça doit
vraiment être un équilibre qu'on a toujours en tête, garder cet équilibre-là
entre, justement, les gains environnementaux, et le respect des lois
environnementales, et le respect des processus environnementaux versus,
évidemment, le développement économique du Québec, par surcroît, dans le
contexte actuel, qui est un contexte de plus en plus difficile, qui est un
contexte où on doit générer, évidemment, créer de la richesse. Et je pense
qu'il y a... les deux sont conciliables. Il faut absolument continuer de
concilier les deux.
Donc, je pensais que le PLQ pourrait
partager cette approche-là, d'être pragmatique. J'ai cette position-là puis je
l'ai toujours été. Je vais continuer de l'être dans ces fonctions-là aussi.
• (11 h 40) •
Mme Dufour : Poser des
questions ne dit pas le contraire. Je vous pose des questions sur des écrits
qui a eu lieu. Effectivement, en tant que ministre de l'Environnement, vous avez
un fonds d'électrification changements climatiques, une bourse du carbone, tout
ça.C 'est dans votre giron et vous... un des écrits a été que, justement, la
bourse du carbone aurait un impact négligeable sur l'émission de GES, que ça
aurait des... ce serait catastrophique pour notre économie, que des entreprises
quitteraient le Québec. Ça, c'était en 2018. Est-ce que vous considérez qu'en
2026 c'est ça qui s'est passé?
Mme Déry : Je suis
heureuse de vous dire aujourd'hui que le marché du carbone se porte très bien.
Puis, quand on regarde le contexte actuel, justement, avec nos voisins
américains, où on a laissé tomber plusieurs mesures environnementales au cours
des derniers mois, on est chanceux, au Québec, de pouvoir compter sur un marché
du carbone qui fonctionne puis qui nous permet, justement, de générer, bien, un
peu plus de 1 milliard à chaque année, à travers, justement, les revenus
du marché du carbone, qui nous permet d'investir dans notre économie et dans
notre transition énergétique.
Donc, on est chanceux d'avoir ce marché-là
versus une taxe. Puis je vous dirais qu'il y a pas mal de pays maintenant,
parce que ça fait quand même une dizaine d'années... donc, il y en a plusieurs
qui étaient sceptiques au tout début, avec raison, ils ne savaient pas trop
comment le marché du carbone allait se comporter. Mais je pense qu'aujourd'hui
on est capables de dire que le marché du carbone évolue bien, puis ça nous
protège, en fait. Même si on est au prix plancher, on est capable, justement,
de générer des revenus puis être capable de financer cette transition
énergétique qui nous est chère en raison du projet d'Hydro-Québec, qui est à
200 milliards. On doit être présents pour financer ces mesures-là et les
accompagner dans ce projet-là.
Mme Dufour : Ah! je suis
contente que vous appréciiez que la bourse du carbone que le Parti libéral du
Québec a mise en place fonctionne. C'est contraire de ce qui était écrit en
Maintenant, je vais vous poser des
questions sur votre texte qui concernait la rainette faux-grillon. Il y a quand
même un élément, là, vous avez écrit : Sommes-nous obligés de sauver tous
les habitats d'espèces en péril? Et là ça faisait référence à un... à des
projets, là, qui étaient arrêtés. Et là vous souleviez aussi que dans... qu'il
y avait plusieurs développements immobiliers, là, qui seraient freinés, si on
continuait à, finalement, protéger ces espèces-là, puis vous mentionnez le
petit blongios aussi, la couleuvre brune.
Maintenant, vous êtes responsable de la Loi,
justement, sur les espèces en péril. Quelle est maintenant votre position
concernant la préservation de la biodiversité? Est-ce qu'on doit sauver les...
notre biodiversité? Même si vous ne connaissiez pas la rainette faux-grillon, est-ce
qu'elle était quand même importante? Est-ce qu'elle est importante pour le
Québec?
Mme Déry : Bien,
écoutez, je me suis déjà exprimée là-dessus publiquement quand j'ai été nommée
à l'Environnement. Puis oui, il faut effectivement, encore une fois, être
pragmatique. Ce que je disais, dans cet article-là, à l'époque, puis vous... on
peut le reprendre, je n'ai aucun problème avec celui-ci, je l'assume pleinement.
À un moment donné, il faut être capables, justement, d'avoir un équilibre,
encore une fois, entre la protection de l'environnement et les gains
économiques.
Donc, oui, on a une loi, on la fait
respecter. Il y a des espèces vulnérables qui s'ajoutent au fur et à mesure aux
espèces vulnérables. La rainette en fait partie, il y en a d'autres qui en font
partie. Il y a une liste... aujourd'hui, au sein du gouvernement du Québec,
dans les lois dont on s'occupe. Donc, absolument, il faut encore être capable
de <garder cet équilibre...
Mme Déry : Donc, absolument,
il faut encore être capable de > garder cet équilibre.
Ce que je dis, c'est que... est-ce qu'il
faut que ça freine de gros projets? Je pense que, quand on a ce genre d'enjeu,
il faut qu'on soit capable de se poser des questions. Il faut qu'on soit
capable de se poser des questions, de vérifier à quel point... Il faut être
pragmatique puis, encore une fois, ma position est la même, il faut être
pragmatique. Donc, oui, il y a des enjeux de biodiversité, il faut protéger ces
espèces-là. Puis je pense qu'il va falloir aussi en protéger... il y en a d'autres
qui s'ajoutent au fur et à mesure, comme je le disais.
Mais, encore une fois, c'est un équilibre
que ça prend puis, dans ce cas-ci, c'est un équilibre, encore une fois, mais il
y a une loi, puis on va la respecter, puis on va continuer justement de
conserver ou, du moins, d'avoir les mesures appropriées pour ces espèces
vulnérables et menacées.
Mme Dufour : Vous mentionniez
qu'il y avait de plus en plus d'espèces qui s'ajoutaient à la liste d'espèces
menacées, et vous sembliez penser que c'était pour bloquer des projets, mais ça
pourrait aussi être tout simplement parce que la science évolue et parce que
les développements, justement, tu sais, font en sorte qu'il y a de... qu'il y a
moins d'espace pour ces espèces-là, et donc il y a de plus en plus d'espèces
qui deviennent vulnérables parce qu'elles n'ont plus de territoire pour
survivre. Donc, est-ce que vous croyez en la science?
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Il reste une minute.
Mme Déry : ...bien, absolument,
je pense que c'est une question qui ne se pose même pas, c'est une évidence, de
venir me demander si je crois en la science. Je suis une fille qui est... puis
vous le demanderez à tout le monde, je suis quelqu'un de très pragmatique puis
très scientifique. Moi, c'est les chiffres qui comptent. Je regarde les faits
et les chiffres puis je suis très rigoureuse dans mes chiffres et dans les
faits. Donc, ce que je regarde est très factuel, d'où mon questionnement à
chaque fois d'être, encore une fois, en position pragmatique, position d'équilibre.
Mais pour ce qui est... pour ce qui est
des espèces menacées ou vulnérables, on accorde, au ministère, une subvention,
9 millions à la Fondation de la faune du Québec, que j'ai rencontrée d'ailleurs
la semaine dernière. J'étais à leur rassemblement, leur événement annuel où ils
ont changé leur fameux logo, et ils ont donné une nouvelle erre d'aller, je
vous dirais, à la fondation. On finance la fondation à la hauteur de
9 millions pour soutenir des projets, justement, qui visent la protection
des espèces menacées, tant fauniques, tant que floristiques aussi. On a parlé
beaucoup...
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Parfait. Merci, Mme la ministre...
Mme Déry : Merci.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
...je suis obligée de mettre fin, donc, à ce premier échange. Je vais
reconnaître le deuxième groupe d'opposition, le député de Taschereau. Vous avez
14 min 45 s.
M. Grandmont : Merci, Mme la
Présidente. Salutations à Mme la ministre, à ses collègues, à la banquette
gouvernementale, aux experts qui nous accompagnent, à nos collègues des
banquettes de l'opposition. J'aimerais aussi en profiter... et évidemment, les
gens à la technique audiovisuelle, qui sont toujours d'une très, très grande
utilité.
J'aimerais saluer aussi les gens qui sont
derrière vous, Mme la ministre. Il y a des jeunes, comme pour la question tout
à l'heure que je vous ai posée au salon rouge, qui sont du réseau québécois
jeunesse pour la biodiversité ainsi que de la Fondation Monique-Fitz-Back. Si
je les ai invités aujourd'hui, c'est parce qu'on voulait vous poser des
questions, mais que vous ayez leurs espoirs, leurs aspirations, leurs futurs en
tête quand vous allez répondre aux questions. Donc, le premier bloc va
essentiellement se concentrer là-dessus. C'est des questions, essentiellement,
qu'on a élaborées avec ces jeunes. J'aimerais que vous pensiez à eux en leur
répondant.
La première question, c'est une question
qui a été posée en février à votre prédécesseur à l'Environnement, qui
demandait... en fait, les jeunes demandaient la création d'un comité jeunesse
permanent sur l'environnement à l'Assemblée nationale, et cette demande-là a
été complètement balayée du revers de la main par l'ancien ministre de l'Environnement.
J'aimerais savoir, vous, cette demande, vous en faites quoi, la création...
permanent jeunesse sur l'environnement à l'Assemblée nationale?
Mme Déry : Bien, écoutez, moi,
d'abord, d'entrée de jeu, quand vous me dites qu'il y a des jeunes en arrière
de moi, je le vais les saluer. Je les salue tous. Puis je suis une maman de
deux ados, 12 et 16 ans, donc, ça m'interpelle énormément. Puis les enjeux
environnementaux, mes enfants m'en parlent et le père de mes enfants est aussi
en environnement depuis une vingtaine d'années. Donc, je suis très, très
sensible à tous ces enjeux-là puis je suis très contente de pouvoir, justement,
relever ce défi-là, qu'on m'ait confié cette fonction-là à l'environnement. Je
pense que c'est un privilège, parce que c'est ce qu'on lègue à nos futures
générations, c'est ce qu'on lègue aussi à nos enfants. Donc, j'ai ce genre de
discussion souvent, participe aussi personnellement à des événements
environnement à l'école avec les miens, que ce soit ma fille de 12 ou mon
garçon de 16 ans, qui m'apprennent aussi, eux, beaucoup de choses,
souvent, à travers leurs yeux, à travers leurs réflexions, à travers la manière
dont eux voient les choses.
Donc, pour moi, c'est extrêmement
important de pouvoir justement prendre en compte les aspirations puis les... ce
qu'ils souhaitent savoir, ce qu'ils souhaitent comprendre. Puis je suis très
consciente, justement, de l'importance que les jeunes prennent part à des
décisions comme celles-là. Dans le cadre de l'élaboration du Plan pour une <économie
verte...
Mme Déry :
...l'élaboration
du Plan pour une > économie verte, l'élaboration qu'on a... le fameux
PEV 2030, on a vraiment créé un groupe de travail jeunesse spécifiquement
pour profiter de ces propositions-là, de ces visions-là, de ces mesures
prioritaires à mettre en place. Donc, on réfléchit constamment à la meilleure
façon de continuer à inclure les jeunes. J'en discute aussi avec le ministre
qui est responsable de la jeunesse chez nous, au gouvernement. Ce sont toujours
des discussions qu'on a avec ceux qui partagent, évidemment, ces portefeuilles
avec nous. Donc, je prends toujours en délibéré, bien sûr, ces questions-là. Ça
va me faire plaisir de leur adresser un petit mot après puis d'échanger avec
eux, mais je peux vous dire qu'on est toujours conscients de ces mesures-là.
Puis le secrétariat, on travaille en lien beaucoup, comme je le disais, avec
mon collègue au Secrétariat à la jeunesse et au ministère de l'Éducation aussi,
évidemment.
M. Grandmont : Merci. Je vous
demanderais, Mme la Présidente, de faire... s'assurer, là, de la
proportionnalité des questions et des réponses, s'il vous plaît.
Mais vous n'avez pas répondu à ma
question, là, sur la question d'un comité permanent sur les... sur
l'environnement, un comité permanent jeunesse. Est-ce que vous endossez la
réponse de votre prédécesseur, c'est-à-dire pas de comité permanent?
• (11 h 50) •
Mme Déry : Comme je l'ai dit,
on a des mesures déjà en place dans le PEV 2030. On a aussi une étroite
collaboration. Les mesures, là, ce n'est pas juste à travers un comité. On a
déjà plusieurs mesures qui sont mises de l'avant puis on a... Puis justement,
mais je vous parlais de mes enfants, bien, ils ont bénéficié... Ma fille bénéficie
de ça, elle s'en va, là, dans le fameux Nature-Études. Non, mais c'est vrai,
vous me parlez des mesures jeune, moi, je trouve ça très important de souligner
la mesure jeune...
M. Grandmont : ...était très,
très simple. Ma question était très, très simple et claire, elle portait sur un
comité permanent. Je comprends que c'est non.
Mme Déry : ...en
environnement pour les jeunes, ça fait que ça passe par un comité. Le comité,
on a cette réflexion-là avec nos collègues, mais il y a d'autres mesures qui
sont en place aujourd'hui. Je vous parlais de Nature-Études, bien, c'est un
investissement 2 millions, qui est issu, justement, du...
M. Grandmont : Merci.
Qu'est-ce que fait le gouvernement pour ralentir la disparition des espèces
menacées comme le caribou?
Mme Déry : Bien, en fait, le
caribou, c'est un enjeu extrêmement complexe, puis je suis contente qu'on nous
pose la question. On est vraiment le gouvernement qui avons mis de l'avant des
mesures de conservation en créant des infrastructures dont des enclos. Il y a
plusieurs espèces de caribous qui, on est conscients, sont menacées. J'ai
d'ailleurs eu, en tout début de mandat, une conversation avec la ministre, mon
homologue fédéral. On est en train de négocier cet enjeu-là pour en arriver à
une entente, mais ça fait plusieurs années que, justement, on met beaucoup
d'investissement pour protéger ces populations de caribous. Il y en a
plusieurs, à plusieurs endroits. Il y en a qui sont plus menacés que d'autres.
C'est un enjeu extrêmement complexe, mais je vous dirais que le gouvernement de
la CAQ a mis beaucoup de ressources et d'investissement pour qu'on soit
capables, justement, de pouvoir conserver au maximum cette espèce importante.
M. Grandmont : Il y a une
stratégie caribou qui est attendue depuis 10 ans. On a célébré le 10e, le
triste 10e anniversaire il n'y a pas longtemps. Où en est la stratégie
caribou?
Mme Déry : Bien, comme je
vous disais, c'est un enjeu éminemment complexe, puis justement on est en train
d'essayer de développer et d'avoir une entente avec le fédéral. J'ai parlé avec
Mme Dabrusin au tout début du mandat, qui souhaitait, elle aussi, en
arriver à ces ententes.
Il y a divers scénarios de protection qui
ont été élaborés ces dernières années, puis, vu que c'est très, très complexe, bien,
justement, on y va par phases. C'est difficile de trouver l'équilibre entre,
justement, la protection et le maintien des activités économiques. Vous
comprendrez que c'est quand même des activités économiques, dans certaines
régions, qui sont indispensables à la vitalité de ces régions-là puis à la
survie de ces régions-là aussi.
M. Grandmont : Toujours la
notion d'équilibre. Vous avez dit tout à l'heure... puis vous argumentez
beaucoup autour de la notion d'équilibre, d'atteinte d'équilibre. Vous avez dit
tout à l'heure qu'il y a des espèces qui s'ajoutent continuellement à la liste
des espèces vulnérables et menacées — je ne sais pas si la ministre
m'écoute — vous avez dit tout à l'heure que... la ministre, vous avez
dit tout à l'heure qu'il y a des espèces qui s'ajoutent continuellement à la
liste des espèces vulnérables et menacées. C'est à peu près les mots que vous
avez utilisés. S'il y a des espèces qui s'ajoutent continuellement à la liste,
est-ce qu'il y a équilibre?
Mme Déry : On va toujours
s'assurer qu'il y en a un, équilibre...
M. Grandmont : Est-ce que c'est
un équilibre?
Mme Déry : ...on va toujours
s'assurer qu'il y en ait un, équilibre.
M. Grandmont : Mais, si on
ajoute constamment des espèces, est-ce que ça découle d'un équilibre?
Mme Déry : On va toujours
s'assurer qu'il y a un équilibre quand on doit rajouter des espèces.
M. Grandmont : Je pense que
vous ne comprenez pas ma question. Si on ajoute constamment des espèces à la
liste des espèces menacées et vulnérables, est-ce que ce n'est pas justement le
signe qu'il y a un déséquilibre en faveur des projets économiques?
Mme Déry : Moi, je vous dis
que, quand on doit ajouter des espèces vulnérables et menacées, on va toujours
s'assurer que ça crée, justement, un équilibre.
Mme la Présidente, j'ai juste une petite
question, probablement, de formalité. Est-ce que... puis peut-être que... Je
veux juste m'informer, vu que c'est la première fois que je fonctionne comme ça,
en question rafale, on a le droit de fonctionner en question rafale, ou est-ce
que je peux prendre le temps, au moins, de pouvoir consulter mes fiches?
La Présidente (Mme Schmaltz) : En
fait, on essaie d'équilibrer questions, réponses. Je peux comprendre que, des
fois, la réponse peut prendre un petit peu plus de temps, mais il faut rester
quand même de façon à ce que M. le député puisse aussi poser ses questions.
Mme Déry : Parfait. Merci
beaucoup.
M. Grandmont : Merci beaucoup.
Maintenant, les jeunes sont beaucoup intéressés aussi par la question des
programmes scolaires qu'ils aimeraient voir modifier pour ajouter les enjeux
environnementaux dès le primaire, donc, une réforme des programmes scolaires
pour inclure davantage l'environnement dès le primaire. Je comprends que <là
on parle...
M. Grandmont :
...dès
le primaire, donc, une réforme des programmes scolaires pour inclure davantage l'environnement
dès le primaire. Je comprends que > là on parle évidemment du programme
de l'environnement.
Est-ce que c'est quelque chose qui, un,
vous interpelle? Vous avez parlé de vos enfants tantôt, je comprends qu'ils ont
un intérêt de leur côté. Donc, est-ce que, un, c'est une solution ou une idée,
une avenue qui vous intéresserait? Puis, deux, est-ce que vous avez fait ou
vous ferez des représentations auprès du ministre responsable?
Mme Déry : Écoutez, c'est
toujours des enjeux qui nous interpellent, là. C'est des préoccupations
importantes, puis je pense que, justement, comme le plan nature... en fait, le
Nature-Études, qui est quand même un nouveau programme qui fonctionne très bien,
on a toujours des discussions avec nos collègues, mais évidemment les
programmes scolaires relèvent de mes collègues à l'Éducation, de ma collègue à
l'Éducation. Donc, c'est sûr que, si jamais on doit lui proposer ou faire des
suggestions, on s'en suggère mutuellement entre ministres et entre collègues,
mais c'est... La réalisation et la mise en œuvre de ces programmes-là relèvent
vraiment du MEQ, donc, du ministère de l'Éducation.
M. Grandmont : Oui,
évidemment, puis j'en suis bien conscient. Puis vous avez parlé d'un programme
qui est très spécifique, qui n'est donc pas offert à l'ensemble de la
population étudiante du primaire et du secondaire, Nature-Études. C'est
sûrement un beau programme, là. Je ne le connais pas personnellement, mais je
suis persuadé que c'est très intéressant et pertinent. Est-ce que vous avez, de
votre côté, une ouverture à ce que ce genre de programme là ou, en tout cas,
une amélioration du nombre de cours dédiés à l'environnement soit offert aux
jeunes dès le primaire et le secondaire?
Mme Déry : On est toujours
ouvert aux suggestions. Je pourrais aller les rencontrer tantôt puis avoir
leurs suggestions de quel type de programme ou quel type de cours ils
souhaiteraient avoir. Je suis toujours ouverte à écouter les suggestions,
toujours ouverte aux opportunités. On ne ferme jamais la porte à ces choses-là,
mais, comme je vous dis, les programmes scolaires relèvent plus précisément de
ma collègue au MEQ.
M. Grandmont : Tout à fait
d'accord, et ce n'est pas le sens de ma question. Le fond de ma question, c'est :
Si ces suggestions-là vous apparaissent intéressantes ou pertinentes, au regard
des enjeux qui sont soulevés par les jeunes, est-ce que vous vous engagez à les
promouvoir auprès de votre collègue à l'Éducation?
Mme Déry : Je serai toujours
ouverte à partager les bonnes suggestions avec mes collègues à l'Éducation et à
l'Enseignement supérieur également.
M. Grandmont : Parfait. Merci.
Comment le gouvernement souhaite intégrer concrètement la jeunesse dans les
processus de consultation en biodiversité puis en changements climatiques,
alors qu'il n'y a pas de... il n'y a pas de comité permanent? Je reviens
là-dessus, c'est quand même superimportant. Vous m'avez nommé des moments où
les jeunes ont été consultés, mais comment vous vous engagez, dans les
semaines, dans les mois, peut-être dans les années qui viennent, on verra le
résultat des élections, à intégrer davantage les jeunes dans la prise de
décision, davantage les consulter?
Mme Déry : Bien, comme je
vous dis, on est toujours ouverts à ces opportunités-là, ces réflexions-là. Le
conseil... en fait, mon collègue à la Jeunesse aussi, on a ces réflexions-là
régulièrement avec nos collègues. Donc, s'il y a des suggestions, comme je vous
l'ai dit tantôt, des opportunités, si on a des propositions concrètes, on va
les regarder. Moi, j'ai toujours été très ouverte à regarder les suggestions
puis les opportunités qui me sont... qui me sont offertes, en fait, qu'on ait
un... qu'on ait le droit de les regarder, puis qu'on regarde tout ça, puis
qu'on ait cette réflexion-là. Je suis très ouverte à l'avoir.
M. Grandmont : Je suis très
content de votre ouverture. Donc, je reviens à ma question principale. Il vous
a été proposé, au gouvernement, d'avoir un comité jeunesse permanent sur
l'environnement à l'Assemblée nationale. Est-ce que ce n'est pas là une belle
idée qu'on devrait embrasser et adopter assez rapidement?
Mme Déry : Si je comprends
bien, c'est un comité de l'Assemblée nationale. Donc, je pense que tous les
députés sont appelés à se positionner là-dessus, mais, comme je vous ai dit, il
y a plusieurs mesures qui se font pour les jeunes. On va continuer, évidemment,
ces réflexions-là. Il y a plusieurs choses qui sont financées, que ce soit par
les tables de concertation régionales, aussi au niveau des régions, au niveau
de la jeunesse, que ce soit aussi au niveau des OBV, on finance. On finance ces
entités-là pour être capable, justement, d'avoir, au sein de leur comité, des
jeunes également.
M. Grandmont : Mme la
ministre n'a pas compris ma question. Je revenais à la proposition qui a été
faite au mois de février dernier, la création d'un comité permanent pour la
jeunesse sur les changements climatiques et l'environnement. Ça a été balayé du
revers de la main par votre prédécesseur. Je sens une ouverture plus grande de
votre côté. Vous pensez que les bonnes idées devraient être mises en
application, en tout cas, il y a une ouverture de votre côté. Est-ce que vous
pouvez faire différent de votre prédécesseur et étudier sérieusement la
création de ce comité permanent jeunesse sur l'environnement?
Mme Déry : Je ne me suis pas
penchée là-dessus depuis mon arrivée au début de mandat. Je vais me pencher
là-dessus, je vais regarder ce qu'il en est, je vais comprendre tout ça. Mais,
comme je vous dis, c'est des conversations que j'ai avec le collègue à la
Jeunesse et au ministère de l'Éducation. Ils sont enclins à avoir cette
discussion-là. Je vais me joindre à cette conversation-là puis à cette
réflexion-là, puis on va voir ce qu'il y adviendra. Je ne m'engagerai à rien
aujourd'hui, mais ce que je vous dis, c'est que c'est important de prendre ces
suggestions-là, ces opportunités-là, c'est important d'écouter nos jeunes.
Comme je vous dis, encore une fois, je suis mère de deux ados, c'est ce que je
fais à la journée longue.
Alors, s'il y a des jeunes et des comités
jeunesse qu'on peut inclure... Ils le font déjà, ils prennent part déjà à
plusieurs comités à travers le Québec. Je vais m'enquérir de ça puis on...
M. Grandmont : Je suis bien
conscient de ça. Vous savez...
Mme Déry : ...je vais
m'enquérir de ça puis on... je serais ouverte à regarder tout ça.
M. Grandmont : ...vous
connaissez, sans aucun doute, le Comité consultatif sur les changements climatiques.
C'est des experts qu'on s'est adjoints, un comité expert qu'on a formé, qui
conseille le gouvernement sur ses actions climatiques. Évidemment, ça a une
très, très grande valeur. Les jeunes demandent essentiellement la même chose,
pas d'être consultés sporadiquement <sur différents enjeux...
M. Grandmont :
... même chose, pas d'être consultés sporadiquement > sur
différents enjeux, pas d'être consultés à travers des organismes, mais d'avoir
une voix ici, à l'Assemblée nationale, avoir un financement, avoir la structure
reconnue pour être capables de faire entendre leur voix. Quand on parle
d'environnement, quand on parle de changements climatiques, c'est de leur
avenir dont il est question. Est-ce qu'on peut penser créer une structure similaire
au Comité consultatif sur les changements climatiques, mais qui serait dédiée...
en fait, qui sera occupée par la jeunesse québécoise sur les enjeux qui les
concernent?
Mme Déry : Écoutez, c'est le
fun que vous me posiez cette question-là, parce que, le comité, je les ai
rencontrés, là, il y a quelques jours à peine. Je comprends... J'ai rencontré
le Comité consultatif sur les changements climatiques. On a abordé plusieurs
enjeux puis on a discuté pendant, je vous dirais, une bonne heure. Oui,
évidemment, ils sont entourés d'experts, ils sont très pragmatiques aussi. J'ai
beaucoup aimé ma discussion, ça a été très enrichissant, même très inspirant.
J'ai parlé avec M. Webster pendant un bon moment, donc, puis M. Gaudreault
aussi, M. Sylvain Gaudreault était sur l'appel aussi.
Donc, je n'ai pas partagé cette
préoccupation-là, mais on pourrait toujours lancer la question, on pourrait
toujours demander au Comité consultatif s'ils ont certaines préoccupations ou
s'il y a certains engagements déjà de leur part. Je ne le sais pas, peut-être
qu'il y a déjà quelque chose de leur part pour inclure les jeunes. On pourrait
toujours leur demander, poser la question.
• (12 heures) •
M. Grandmont : Je note votre
ouverture plus grande que votre prédécesseur déjà, et je la salue. J'espère que
ça va finir par déboucher sur quelque chose qui irait dans le sens de ce qu'ils
demandent.
Peut-être, en terminant, sur la question
du financement des organismes en environnement, qui travaillent... les
organismes jeunesse qui travaillent en environnement, est-ce que vous pensez
augmenter éventuellement, prochainement, en fait, leur financement? Parce que
ces organismes-là, comme tous les organismes communautaires au Québec, manquent
cruellement de financement pour être capables de bien effectuer leur travail.
Mme Déry : Bien, comme je le
disais tantôt, ils sont financés déjà par les OBV, par les TCR, les fameuses
tables de concertation régionales. Donc, ils ont un financement. On finance à
peu près tous ces organismes-là. Alors, ils sont déjà financés par ces
entités-là.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Merci...
M. Grandmont : ...suffisant?
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Merci. On termine ce bloc, malheureusement. Vous allez pouvoir revenir, j'en
suis certaine. Alors, je vais me retourner maintenant vers l'opposition
officielle pour 14 min 37 s.
Mme Dufour : Bien, merci, Mme
la Présidente. Alors, Mme la ministre, j'aimerais vous parler des bureaux de
protection de la faune. Vous avez... Une de vos premières décisions a été de, je
comprends, là, suite à une publication de la députée de Bonaventure, de
prolonger le bail d'un an du bureau de la faune de Chandler. La même situation
a eu lieu l'an dernier, où le bureau était sur le point de fermer, puis il y a
eu un prolongement d'un bail d'un an. Vous comprendrez qu'un an, ça ne... ça
ne, disons, rassure pas les gens, la population du secteur, et ça n'assure pas
non plus une stabilité des agents de la faune. Donc, j'aimerais comprendre
c'est quoi, l'orientation du ministère pour le bureau de Chandler à plus long
terme, là, au-delà de l'an prochain.
Mme Déry : C'est une bonne
question. Effectivement, il y a mon collègue aussi du côté du PQ qui nous a
interpelés là-dessus. Les agents de la faune, d'abord, font un travail
indispensable, puis un travail nécessaire, puis ils le font très bien. Puis on
a même... on s'est même attaqués à la pénurie. Il y a quand même des cohortes
maintenant qui se forment de plus en plus. C'étaient des cohortes de manière
saisonnière, là, on a des cohortes de manière... en fait, à temps plein. Donc,
je pense que ça va nous aider aussi à augmenter le nombre d'agents sur le
terrain.
Puis je veux être claire, Mme la
Présidente, à l'heure actuelle, là, il n'y en a pas, de bureau qui ferme. On a
maintenu le bureau de Chandler, on a maintenu aussi le bureau de Causapscal
pour d'autres raisons. Il y a un nouveau gouvernement, il y a de nouvelles
orientations qui ont été... qui ont été déployées... en fait, dictées par Mme
Fréchette, la nouvelle première ministre. Comme ces agents de la faune vont
intégrer le ministère de la Sécurité intérieure, c'est une réflexion qu'on doit
avoir.
Donc, pour le moment, évidemment, je n'ai
pas de bureau qui ferme. Ceci dit, il faut quand même avoir la réflexion, en ce
moment, de se poser la question : Est-ce qu'on doit avoir un bureau, un
agent dans une région? Je pense que ce qu'on doit faire, nous, c'est d'avoir
cette réflexion-là sur la possibilité de mieux répartir les ressources à
travers le Québec, parce que, justement, on a des défis de pénurie comme on en
a partout. Et, ceci dit, j'ajouterais sans bris de service puis sans perte
d'emploi, et ça, c'est extrêmement important, puis il n'y a pas de perte
d'emploi, il n'y a pas de bris de service. C'est une réflexion que je vais
avoir aussi avec mon collègue ministre de la Sécurité intérieure, puis, pour le
moment, Mme la Présidente, les bureaux demeurent ouverts.
Mme Dufour : Oui, moi aussi,
j'aimerais la proportionnalité des échanges. Donc, j'ai bien entendu que les
agents de la faune seront officiellement transférés à la Sécurité intérieure.
Mme Déry : Ça a déjà été
publiquement annoncé, Mme la députée. Mon collègue à la Sécurité intérieure l'a
déjà mentionné, puis les agents de la faune sont très heureux de pouvoir
intégrer, justement, le ministre de la Sécurité intérieure. Je pense qu'il y a
une certaine logique aussi. Vous avez les travailleurs routiers. Vous avez
beaucoup de groupes qui <accèdent, justement, au ministre de la Sécurité
intérieure...
Haut de la page
12 h (version révisée)
<19277
Déry :
Vous avez les travailleurs routiers, vous avez beaucoup
de groupes qui > accèdent, justement, au ministre de la Sécurité
intérieure. Donc, je... les agents de la faune étaient très contents d'apprendre,
aussi, qu'ils seraient transférés ou, enfin, redirigés vers un autre ministère.
Mme Dufour : Oui, bien, il y
avait encore des doutes parce qu'on nous a demandé de poser la question. Donc,
ça vous donne une idée qu'il y avait des doutes.
Je vais revenir à la répartition
stratégique ou, en tout cas, optimale. Une seule... Un seul agent qui reste à
Causapscal pour couvrir un territoire de 7 000 kilomètres carrés, est-ce
que c'est suffisant, selon vous?
Mme Déry : Comme je vous dis,
il faut avoir cette réflexion-là, comme je le dis tantôt, puis c'est la
réflexion que j'ai avec les équipes au ministère. Il faut avoir cette réflexion-là
quant à une meilleure répartition de nos ressources sur le territoire,
maintenir des bureaux dans des lieux stratégiques, s'assurer qu'on est... parce
qu'évidemment, ça prend deux agents de la faune. Donc, encore une fois, est-ce qu'un
agent, un bureau répond efficacement? Je pense qu'on peut se poser la question
puis de s'assurer de faire ce travail-là, de mieux répartir les ressources à
travers le Québec pour s'assurer, justement, qu'on couvre de la bonne manière
toutes les régions du Québec.
Mme Dufour : Oui. Est-ce que
vous considérez qu'elles sont bien réparties actuellement, les ressources?
Mme Déry : Pour l'instant, on
sait qu'il y a une pénurie en ce moment. Donc, les efforts qu'on a mis au cours
des dernières années, c'est justement pour être capable de faire augmenter ces cohortes-là.
Puis on a des chiffres sur les cohortes. On est quand même... Je suis quand
même assez fière de pouvoir dire qu'on a augmenté ces cohortes-là pour ce qui
est de la protection de la faune...
Mme Dufour : Ce n'est pas la
demande.
Mme Déry : Pardon?
Mme Dufour : Non, ce n'était
pas la demande. Je ne parlais pas des cohortes. Je demandais si stratégiquement,
actuellement, elles sont bien...
Mme Déry : Bien, pour avoir
une meilleure répartition à travers le Québec, il faut aussi avoir les agents
de la faune qui suivent, là, puis s'assurer de retenir ces agents-là aussi, là.
Mme Dufour : Bien, écoutez,
on a posé la question dans les cahiers de crédits, combien d'agents de la faune
on avait actuellement. On n'a pas la réponse. Donc, ce serait bien d'avoir la
réponse maintenant. Combien d'agents de... agents de la faune, pardon?
Mme Déry : ...à peu près 350.
Je ne sais pas si j'ai le bon chiffre, mais moi, je pense avoir lu, dans mes
fiches puis dans ce que je me suis fait dire au cours des dernières semaines,
on... 322. Le contingent actuel, c'est 322. Désolée, je pensais qu'on était à
350. On en a 322, actuellement, qui travaillent 12 mois par année. Et donc
ça exclut, évidemment, les cohortes qui s'en viennent.
Il y a quand même un processus de
recrutement qui se fait. Donc, il y a 30 aspirants, là, qui ont entamé
leur formation, qui vont rejoindre les districts à l'été 2026, puis il y a
d'autres aspirants aussi, une 45e cohorte pour 2027, également, qui
va rentrer. Donc, ça va nous permettre, éventuellement, de...
Mme Dufour : J'ai eu ces...
J'ai eu ces échanges-là avec votre prédécesseur, le député de Deux-Montagnes, l'an
dernier. Il me parlait qu'il y avait un rattrapage à faire, et ils étaient à
350, et qu'il y avait trois cohortes en cours, et, visiblement, il y a encore
moins d'agents cette année qu'il y en avait l'an dernier. Donc, on ne s'en va
pas dans la bonne direction, là. On était à 440 agents en 2018.
Mme Déry : Bien, on est à 350
actuellement, avec la cohorte qui va finir en avril, enfin, en... l'été 2026,
là, on est à 350, puis on va augmenter, même, de 15 %, éventuellement.
Mme Dufour : Oui, mais la
cohorte...
Mme Déry : ...avec les
cohortes qui s'en viennent aussi. Mais ça prend du temps aussi, une cohorte, à
former, là. J'étais à l'Enseignement supérieur. Ça ne prend pas juste six mois,
former une cohorte, ça prend un peu plus de temps. Donc, c'est clair que les effectifs...
Mme Dufour : Oui, mais je
pense que ce qu'il manque... je pense que ce qu'il manque dans l'équation, c'est
que... s'il y a des gens qui quittent. Tu sais, si on est en train de
comptabiliser des gens en formation dans... des employés qui ne sont pas encore
terminés d'être formés, c'est un enjeu. Et je rappellerai que 20 % de la
main-d'œuvre va prendre sa retraite dans les 10 prochaines années.
Visiblement, on ne s'en va pas dans la bonne direction, là, parce que, là, on inclut
du monde qui ne sont même pas encore terminés d'être formés dans des calculs et
on en a moins que l'an dernier.
Mme Déry : Bien, écoutez,
avant, là, avant qu'on puisse, justement, prendre les bonnes décisions pour s'attaquer
à ce problème-là, on avait juste des agents à temps partiel. Là, c'est des
agents à temps plein.
Donc, évidemment, la pénurie, elle se
ressent partout, là. On n'est pas juste dans les agents de la faune, il y a des
pénuries partout. On entend parler de pénuries depuis plusieurs années puis on
s'attaque, justement, à ces enjeux de pénurie dans toutes les sphères d'activité
qu'on a, que ce soit en santé, en éducation... Les agents de la faune, on n'est
pas épargnés non plus, mais on fait énormément d'efforts puis je pense qu'honnêtement,
on est capables de répondre à cette pénurie-là justement parce qu'on est
capables de les faire travailler à temps plein puis qu'on rentre maintenant,
même, des cohortes à l'année longue et non plus de manière saisonnière. Donc,
ça va faire une grande différence, éventuellement, puis on sera capables d'aller
au-dessus de 360 agents de la faune.
Mme Dufour : C'est exactement
la même réponse que j'ai eue l'an dernier, et je veux préciser que, l'an
dernier, on parlait de temps complet aussi. Donc, je le répète, on semble en
avoir moins.
Malgré toutes les cohortes qu'on annonce, il y en a de moins en
moins. Je le souligne, c'est inquiétant.
Maintenant, je vais revenir aux bureaux de
la faune, les bureaux régionaux. Dans le fond, ce que je voudrais savoir, parce
que... il a été annoncé qu'il y aurait finalement, c'est ça, des lieux
stratégiques qui seraient identifiés. Est-ce qu'il y a eu des... une étude qui
a été réalisée? Quand <le...
Mme Dufour :
...qui
a été réalisée? Quand > le gouvernement a annoncé... a envoyé ces avis de
non-renouvellement de bail, parce qu'il y en a eu, des avis de
non-renouvellement de bail, bien, est-ce qu'à ce moment-là on avait déjà une
étude qui permettait d'identifier, par exemple, que Chandler, il fallait le
fermer?
Mme Déry : Bien,
écoutez, moi, je vous dis, en ce moment, qu'il n'y a aucun bureau qui ferme. On
doit avoir la réflexion avec mon collègue. Moi, j'arrive, puis il y a eu quand
même... il y a quand même Mme Fréchette qui a donné ses orientations.
Donc, pour l'instant, la réflexion doit se tenir. Maintenant qu'ils intègrent
un nouveau ministère, il va falloir avoir cette réflexion-là, de quelle manière
est-ce qu'on peut mieux répartir les ressources. Les technologies, vous le
savez, ont quand même évolué, là. Il faut quand même prendre en compte que les
appels se font différemment, que la réalité se fait un peu différemment et se
vit différemment.
Donc, moi, je pense que, parce que je suis
quelqu'un de pragmatique puis parce que j'essaie de trouver des solutions les
plus efficaces possible sans perte d'emploi puis sans bris de services, bien, à
un moment donné, on va être capables de trouver un terrain d'entente puis on va
être capables de trouver un bon compromis pour qu'on soit... qu'on s'assure
d'avoir le meilleur service partout à travers le Québec dans les endroits les
plus stratégiques.
Alors, encore une fois, pour l'instant, je
n'ai pas de bureau qui ferme. Cette réflexion-là doit se poursuivre avec mes
collègues du côté du ministère de la Sécurité intérieure.
• (12 h 10) •
Mme Dufour : Les
43 % des signalements de toute la Gaspésie se font au bureau de Chandler.
43 %. Pourtant, il ne reste que deux agents à ce bureau, deux agents. Là,
ce n'est clairement pas suffisant pour traiter tout ça. Je veux bien croire
qu'il y a des nouvelles technologies, là, mais ça reste qu'il y a quand même du
territoire à couvrir et des individus qui doivent se déplacer. Et c'est le cas
partout en Gaspésie, mais c'est le cas aussi... Je pourrais vous parler de la
Minganie, je pourrais vous parler des Laurentides, des Hautes-Laurentides. On a
de moins en moins d'agents avec de plus en plus de territoire. Et je souligne
qu'il y a des aires protégées supplémentaires qu'il n'y avait pas avant, que le
gouvernement a la responsabilité aussi de s'assurer que les lois sont
respectées. Mais c'est quoi, ces nouvelles technologies là? Tu sais, comment...
Mme Déry : D'abord, je
vais répondre à votre première question. C'est vrai qu'il y a des territoires
qui sont couverts par... à 43 %, vous donnez cet exemple-là. Il ne faut
vraiment pas oublier que les territoires limitrophes puis les municipalités
limitrophes viennent soutenir ces agents-là aussi. Alors, oui, on a des enjeux
de rétention, puis la raison... On a des enjeux de rétention puis on a des
enjeux de pénurie qu'on adresse.
Mais, encore une fois, vous pensez que ça
ne va pas assez vite, mais ça prend du temps pour former du monde. Ça fait que
c'est sûr que mon prédécesseur, en un an, bien, pouvait parler juste de la
cohorte qui s'en venait. Là, on a d'autres cohortes qui vont s'ajouter. Ça va
nous permettre d'aller au-dessus de 365 agents. Puis, avec une meilleure
répartition, en tenant compte, justement, des enjeux de rétention qu'on a, on
va être capables de trouver une façon de mieux répartir les ressources à
travers le Québec, vu la situation qui est de plus en plus complexe puis la
nécessité d'avoir ces agents-là bien répartis à travers le territoire.
Mme Dufour : Je vous ai
entendu dire qu'il y a des municipalités limitrophes qui peuvent soutenir ces
agents de la faune là. Il n'y a pas de ressource dans les municipalités puis il
n'y a aucun maire à qui j'ai parlé qui souhaite avoir la responsabilité de la
protection du territoire, là. C'est la responsabilité du ministère.
Mme Déry : ...des districts
qui sont limitrophes. Dans ces districts-là, il y a des agents qui viennent en
appui aux agents. Comme vous donniez l'exemple de la Gaspésie, il y a des
agents qui viennent en appui d'autres districts qui sont à proximité.
Mme Dufour : Voulez-vous
qu'on fasse la liste des ressources qu'il y a dans les districts limitrophes?
Parce qu'il n'y en a pas plus. Le nombre d'agents est très limité dans tous ces
bureaux-là. On peut continuer, là, tu sais, il y en a... il y en a très, très
peu, des ressources, malheureusement, en Gaspésie. C'est ça, la réalité. Les
bureaux voisins sont tous aussi vides que ceux de Causapscal avec un agent, ou
Chandler avec deux agents, Matane, trois agents pour des territoires
gigantesques. On est en train d'essayer de passer une loi spéciale pour qu'il y
ait au moins trois députés... pardon, dans un territoire que ce n'est pas grave,
si on a juste cinq agents. C'est quand même particulier, là.
Mme Déry : Comme je vous
dis, la réflexion doit se tenir, puis, pendant ce temps-là, on opère, on
déploie des efforts, on déploie justement des cohortes additionnelles. Puis les
choses changent aussi. Vous parliez des technologies, il y a quand même des
technologies qui changent, qui viennent en appui, justement, aux APF, donc aux
agents de la faune. Il y a des drones, il y a des renseignements qui sont
améliorés, il y a une capacité accrue en matière d'enquête, ce qu'on m'expliquait
aussi, les pratiques de renseignement qui sont améliorées, qui viennent
justement aider, soutenir, accompagner les agents de la faune un petit peu...
un petit peu partout à travers les territoires.
Donc, la planification opérationnelle est vraiment
axée sur les enjeux fauniques, puis ça apprend aussi l'utilisation de
différents outils technologiques, j'en parlais tantôt, les drones, mais il y a
d'autres outils technologiques <aussi ...
Mme Déry : ...j'en parlais
tantôt, les drones, mais il y a d'autres outils
technologiques > aussi.
Mme Dufour : Mais la
téléportation n'existe toujours pas, et couvrir 7 000 kilomètres
carrés de territoire pour un seul agent, même s'il y a un drone... s'il n'y a
pas aucun drone qui va se... qui va être capable d'opérer sur une telle
distance, il faut quelqu'un pour l'opérer. Ça prend de l'humain, ça prend des
personnes. Il faut des gens pour recevoir les signalements, pour aller voir
quand il y a des plaintes. Et, quand la personne est en déplacement, la seule
ressource du bureau de Causapscal est en déplacement, bien, elle n'est pas
disponible pour un autre appel. Et ça, c'est une région que je rappelle, le
député de Matane-Matapédia va sûrement en parler, une région où il y a
énormément de chasseurs, de pêcheurs. Le tourisme en dépend. Les agents de la
faune sont essentiels. Puis on a vu, dans les dernières années, ça allait de
soi que les amendes ont baissé, moins d'agents, moins d'amendes, donc moins de
protection, moins de surveillance, ça va de soi.
Mme Déry : Bien, en fait,
moins de surveillance, je ne suis pas d'accord avec vous. Justement, la
technologie nous permet de cibler... c'est-à-dire l'agent de la faune, il ne va
pas aller n'importe où, n'importe quand, n'importe comment. On est capable,
aujourd'hui, avec cette technologie-là, de cibler, d'avoir des renseignements
ciblés, qui va nous permettre de circonscrire les visites que vont faire et le
travail que vont faire les agents de la faune. Ça fait que c'est clair que les
technologies... puis je suis un peu surprise, là, mais c'est clair que les
technologies peuvent nous aider. Je ne vous demande pas de... un drone qui va
survoler tout un territoire énorme. Le drone, on va lui demander aussi de
survoler des régions circonscrites ou des territoires circonscrits où on sait
qu'il y a des enjeux, où on sait qu'on doit envoyer... Donc, il faut mieux
cibler ces opérations-là puis mieux répartir les effectifs que nous avons sur
le territoire du Québec. C'est ça, l'efficacité, en fait.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Parfait. Merci, Mme la ministre. Désolée de couper, mais je dois respecter le
temps. Alors, je me tourne maintenant vers le député de Matane-Matapédia pour
14 min 39 s.
Bérubé
Merci, Mme la Présidente. Mme la ministre, chers collègues, des questions
factuelles, précises et courtes. Est-ce que la ministre peut me confirmer que
le bail du bureau de protection de la faune de Chandler se termine dans
quelques semaines, en juillet 2016... 2026?
Mme Déry : Je vais vérifier. Je
ne le sais pas, mais moi, j'ai demandé à ce que le bureau ne soit pas fermé. Maintenant
qu'ils sont... qu'ils seront intégrés éventuellement au ministre... ministère
de la Sécurité intérieure, j'ai demandé à ce que ce bureau-là ne soit pas fermé.
Bérubé
: Très
bien. Alors, la négociation porte sur un bail de combien d'années?
Mme Déry : Il faudrait que je
demande à mes équipes. Honnêtement, je n'ai pas cette réponse-là, M. le député.
Bérubé
Alors, Mme la Présidente, je vous suggère que la réponse est connue par, au
moins, une des personnes qui entoure la ministre présentement. Si on pourrait
lui demander de nous confirmer ça...
Mme Déry : Mme la Présidente,
je peux demander à ce qu'on me confirme, mais moi, j'ai demandé à ce que les
négociations se poursuivent avec les propriétaires, que ce soit de Chandler ou
de Causapscal, pour m'assurer qu'il n'y ait pas de bureau fermé jusqu'à ce qu'on...
Bérubé
: Écoutez...
Mme Déry : ...je puisse
discuter, évidemment, du transfert de tous ces agents de la faune du côté du
ministère de la Sécurité intérieure.
Bérubé
: Mme
la Présidente, la ministre ne peut pas prétexter qu'elle n'était pas au courant
que j'allais poser cette question-là. Je l'ai dit sur toutes les tribunes.
Mme Déry : Oui, mais...
Bérubé
Est-ce que le bail pour Chandler sera poursuivi? Si oui, est-ce qu'on parle
d'un an ou de cinq ans?
Mme Déry : Ce que je vous dis,
M. le député, puis c'est une question très, très pertinente parce que je l'ai
posée aussi, les négociations sont en cours avec le propriétaire, justement, de
Chandler. C'était ça, il y a quelques semaines, ça l'est encore. On discute, en
ce moment, du renouvellement du bail. Donc, la durée du bail sera discutée à ce
moment-là. Je n'ai pas la teneur, à ce stade-ci, des négociations en cours,
mais j'ai demandé à ce que le bureau demeure ouvert, le temps que je puisse
savoir cette réflexion-là, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Oui, M. le député.
Bérubé
Alors, Mme la Présidente, est-ce que la ministre, si elle entend maintenir le
bureau de Chandler, est en mesure de confirmer le maintien des agents et
débloquer ce qu'on appelle les lettres aux agents qui sont présentement en
disponibilité pour aller ailleurs? Est-ce qu'on peut leur envoyer une lettre
leur disant qu'ils vont pouvoir continuer à travailler à partir de Chandler?
Et je me permets de repréciser ma question.
Est-ce qu'on parle d'un bail d'un an, de deux ans, de trois ans, de quatre ans
ou de cinq ans? Parce que je lui dis d'avance que, l'an dernier, sa collègue
députée de la circonscription de Bonaventure a annoncé à la dernière minute
qu'on annonçait pour un an. Et là elle a refait la même chose récemment,
sachant qu'il y avait une manifestation, un an de plus. Mais, si on est sérieux
pour ce bureau qui est le plus sollicité au Québec puis on veut le maintenir à
long terme, on peut annoncer, comme ministre, par exemple, qu'on est là pour au
moins cinq ans.
Alors, moi, je n'ai pas de confirmation
que les activités se poursuivent, parce que, quand le bail va être terminé, on
ne sera plus en Chambre. Je pense que la ministre a la réponse à quelque part.
Il y a quelqu'un, quelque part pas loin, qui a cette réponse-là. On négocie sur
un bail de combien d'années pour Chandler? Parce que, s'il y a négociation, il
y a une position de départ, pas sur le prix, mais sur les années.
Mme Déry : Moi, écoutez, en ce
moment, les négociations ont cours, ça fait que je ne connais pas la teneur des
négociations. C'est au moins un an, là. En tout cas, moi, je peux m'engager au
moins pour un an, ça, je peux vous le garantir, le temps qu'on puisse avoir
cette réflexion-là. Si c'est pour plus, éventuellement, bien, je ne peux pas
m'avancer, je ne le sais pas. Mais en ce moment, ce que je peux vous garantir,
c'est que ce bureau-là va opérer au moins un an, les négociations sont toujours
en cours. Évidemment, la SQI est dans ce dossier-là puis réalise <l'étude...
Mme Déry : ...les
négociations sont toujours en cours. Évidemment, la SQI est dans ce dossier-là
puis réalise > l'étude de la valeur locative de tout ça, mais, comme je
vous dis, M. le député, on est encore en négociation. Je vais voir, mais je
peux vous garantir, au moins, que c'est un an.
Bérubé
: Très
bien.
Mme Déry : On verra après,
selon l'étude de la SQI puis des fonctionnaires, voir où est-ce qu'on atterrit,
mais les négociations sont toujours en cours, là.
Bérubé
: Bon,
alors, à toutes les personnes intéressées par la faune au Québec qui se
posaient la question, suite à la manifestation à Chandler, si on allait pouvoir
maintenir la présence à long terme, malgré que j'ai annoncé cette question il y
a plusieurs semaines, la ministre ne peut pas me confirmer que ça sera plus
d'un an. Alors, je demeure inquiet.
Je vais parler de Causapscal maintenant.
Est-ce que la ministre peut me confirmer que le bail de Causapscal se termine
en février 2017 et qu'elle a entrepris des négociations pour faire en sorte de
prolonger d'au moins cinq ans ce bureau de la faune?
• (12 h 20) •
Mme Déry : C'est la même chose.
Ma réponse va être la même. On est en négociation, justement, avec ces
bureaux-là. Ça va me permettre, moi, dans la réflexion, dans la meilleure
répartition des ressources à travers le territoire, compte tenu aussi des
cohortes qui s'en viennent puis de la répartition qu'on doit faire... mais,
pour l'instant, comme je vous dis, Causapscal... également Chandler sont en négo
puis... au moins, minimalement, un an, c'est clair qu'ils vont rester ouverts,
le temps que j'aie cette réflexion-là aussi du côté du ministre de la Sécurité.
Bérubé
: OK.
Je porte à l'attention de la ministre que le bureau de Causapscal est le
premier bureau de protection de la faune au Québec, ouvert au XIXe siècle,
XIXe siècle, et qu'il ne reste qu'une seule personne, une agente dans ce
bureau, qu'il a accueilli la première agente de protection de la faune au
Québec sur un territoire de plusieurs milliers de kilomètres carrés qui a fait
l'objet de braconnage intense dans les dernières années. J'y reviendrai.
Je rappelle qu'on a déposé une motion qui
disait essentiellement : Êtes-vous prêts à maintenir tous les bureaux puis
le personnel? Et la formation politique de la ministre a dit non. Donc, si on
ne maintient pas les bureaux... puis on a proposé, comme amendement, «dans les
lieux stratégiques». Est-ce que la ministre peut nous indiquer les bureaux
qu'elle entend conserver? Est-ce qu'elle considère comme un bureau stratégique...
parce que, ça aussi, je sais de source sûre que quelqu'un a ce document dans
son entourage présentement.
Mme Déry : Bien, c'est la
réflexion qu'on a en ce moment. C'est une question d'efficacité, là. Moi,
j'essaie de trouver les meilleures décisions pour les... les meilleures
décisions de la manière la plus efficace. Ça fait qu'on a un enjeu de pénurie,
on a un enjeu de rétention. On travaille fort pour combler cette pénurie.
L'enjeu d'efficacité est très important. Moi, je veux absolument qu'on puisse
répartir, de meilleure façon, d'une manière plus efficace, les ressources.
Donc, toute cette réflexion doit se faire. Je ne peux pas vous dire aujourd'hui
si on va garder le bureau de Causapscal ou pas.
Ce que je vous dis, c'est qu'en ce moment,
pour la prochaine année, ces bails... ces baux-là seront conservés, c'est les
négos qu'il y a en cours. Est-ce qu'ils seront conservés pour un délai ou une
période ultérieure? Je l'ignore pour le moment, mais ce que je vous dis, c'est
que la réflexion, elle doit se faire. On doit être capables de pouvoir répartir
les ressources d'une manière plus efficace sur le territoire.
Bérubé
: Je
suggère humblement à l'ensemble des personnes qui nous écoutent, cinq agents,
agentes pour l'ensemble du territoire de la Gaspésie, entre... si le but, c'est
de mieux représenter, ça ne peut pas être moins. Entre moins d'agents puis plus
d'agents, moi, je prendrais plus d'agents pour l'ensemble du territoire puis
pas moins de bureaux.
Alors, la réflexion stratégique... Comment
on peut penser améliorer la couverture — je vais prendre uniquement
la région de la Gaspésie puis du Bas-Saint-Laurent, parce que je pourrais
ajouter le bureau de Témiscouata — si on ne confirme pas le maintien
des bureaux qui, eux, sont stratégiques, sont sur le territoire, puis le
maintien du minimum des agents? Toutes les informations que j'ai sur les
bureaux vont dans le sens qu'on ne peut pas confirmer la présence des agents.
Ils n'ont pas reçu de lettre qui leur disent : N'appliquez pas sur la Côte-Nord,
on va peut-être maintenir le bureau de Chandler. Même chose à Causapscal.
Je pense que c'est le bon moment de donner
cette information-là sur ce qui est un bureau stratégique. Parce que, si ça
n'avait pas été le cas, on n'aurait pas bloqué la motion du Parti québécois, qui
dit juste : Maintenez les bureaux puis l'effectif. On ne disait même pas «augmentez»,
«maintenez». Et pourquoi on a dit non à ça?
Mme Déry : Je préfère avoir
cette réflexion-là, puis de regarder, puis d'avoir le portrait général. Puis,
en même temps, moins de bureaux, ce n'est pas moins d'agents, M. le député. Moins
de bureaux, ce n'est pas moins d'agents. Je l'ai dit puis je le répète, il n'y
en aura pas moins, d'agents. On doit en avoir davantage. C'est la raison pour
laquelle on en forme. Donc, c'est clair qu'on va le faire de manière plus
efficace, de manière plus stratégique.
Bérubé
: Très
bien. OK. Alors, d'un point de vue stratégique, pour assurer mon collègue
député de Gaspé, pouvez-vous nous indiquer qu'est-ce qui est prévu pour le bail
du bureau de Sainte-Anne-des-Monts et, au moins, s'engager à nous donner la
réponse, si vous ne l'avez pas? Je sais que quelqu'un l'a dans votre entourage.
Mme Déry : Oui, mais...
Bérubé
: Vous
pourriez faire le choix de vous tourner vers cette personne puis de nous le
dire. C'est un choix que vous faites. Donc, le bureau de Sainte-Anne-des-Monts,
qu'est-ce qu'on peut dire?
Mme Déry : Bien, écoutez, moi,
je ne peux pas m'engager aujourd'hui pour vous dire ce qu'il en est, parce que la...
je dois avoir ces discussions-là avec le MSI, le ministère de la Sécurité
intérieure. Ces gens-là, ces agents de la faune sont transférés au MSI. Je veux
que le transfert se fasse en bonne et due forme. Je veux que la réflexion, elle
ait lieu aussi avec le collègue. Donc, vu que j'arrive depuis un mois, je ne
voulais... je voulais conserver ces bureaux-là, m'assurer qu'on puisse
renouveler des baux, le temps que je puisse faire l'ensemble... avoir
l'ensemble du dossier, puis avoir un meilleur portrait de l'ensemble du
dossier, puis de m'assurer que les <ressources...
Mme Déry :
...puis
avoir un meilleur portrait de l'ensemble du dossier, puis de m'assurer que les > ressources
soient réparties de manière plus efficace.
M. Bérubé : Je glisse au
passage que, pour négocier ça avec... notamment, le Syndicat des agents de protection
de la faune, ils sont toujours en attente d'un règlement depuis au moins 2023.
On en est où? Est-ce qu'on accélère les négociations pour que ces
partenaires-là soient pleinement impliqués?
Mme Déry : Pleinement
impliqués dans le transfert?
M. Bérubé : Dans les
échanges sur ce que la ministre considère comme stratégique pour la protection
de la faune.
Mme Déry : Bien, dans le
transfert, en tout cas, quand ça a été annoncé qu'ils allaient intégrer le
ministère de la Sécurité intérieure, ils ont été sollicités, c'est-à-dire ils
ont été interpelés, là, là-dessus, là.
M. Bérubé : OK. Mme la
Présidente, vous êtes consciente que, ces réponses-là, il reste deux semaines
en Chambre, je ne suis pas convaincu que je vais les obtenir. Il m'apparaissait
que le moment le plus stratégique, pour reprendre ce vocable, c'était
maintenant. Alors, on n'a pas ces informations-là. Je trouve ça dommage pour
les gens que je représente, des gens qui se... Il y a beaucoup de chasseurs au
Québec qui se posent des questions là-dessus puis il y en a dans toutes les
régions du Québec. Il y a une vingtaine de communautés, même plus, qui sont en
attente de savoir ce qui va arriver avec les agents des bureaux de protection
de la faune.
Je termine sur ce bloc en disant : On
a juste demandé de maintenir les bureaux puis de maintenir le personnel, et la
CAQ a dit non. Je veux dire... Alors, si c'est non, il y a quelque chose
d'autre. Le quelque chose d'autre, on ne veut pas nous le communiquer. C'est
regrettable.
Je vais aller sur le braconnage, parce que
la bonne nouvelle de l'incertitude, c'est le braconnage. Eux autres, ils
prennent des notes. Entre moins de monde pour protéger puis plus de monde... si
c'est moins de monde, eux autres, ils sont là. Puis, en décembre 2024, j'ai
dénoncé un braconnage intensif, sur la réserve Matane, sur la réserve Rimouski,
d'une communauté mohawk. Il n'y a aucun droit ancestral sur notre territoire, et
ce n'est certainement pas un droit ancestral de chasser avec un pickup, puis
des phares aveuglants, puis dépecer sur place des carcasses, d'accord? Alors,
ça, ce n'est pas un droit ancestral.
Ceci étant dit, est-ce qu'il existe un
protocole pour les agents de protection de la faune pour les interventions
lorsqu'il s'agit de chasseurs ou de braconniers autochtones?
La Présidente (Mme Schmaltz) :
...Mme la ministre, à la question précédente? Vous m'aviez fait un signe ou
non?
Mme Déry : Bien, je peux
répondre à cette question-là aussi.
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Oui, allez-y. C'est bon.
Mme Déry : Je veux juste
m'informer, si vous me... Est-ce que vous me permettez de...
M. Bérubé : Oui, mais
j'espère que vous avez cette information.
Mme Déry : Bien, c'est
sûr qu'on intervient, là, M. le député, là, contre le braconnage autochtone. Aussi
bien aussi avec les allochtones également, il y a des interventions qui se font.
Pour ce qui est... Je veux juste revenir sur le braconnage puis l'inquiétude
des chasseurs. Je comprends que les chasseurs soient inquiets avec, évidemment,
les agents de la faune puis la préoccupation de réduire les effectifs...
M. Bérubé : Mais ce
n'est pas ma question.
Mme Déry : Je voulais
juste être capable de terminer, mais c'est correct. Je reviendrai là-dessus.
M. Bérubé : Est-ce qu'il
existe, oui ou non, un protocole d'intervention pour les agents de protection
de la faune?
Mme Déry : Il n'y a
aucune consigne, il n'y a aucun protocole pour les agents d'intervention.
Bérubé
Aucun?
Mme Déry : Aucun
protocole.
M. Bérubé : Il n'existe
aucun protocole écrit?
Mme Déry : Il y a... On me
dit qu'il n'y a aucun protocole puis on avait déjà posé la question.
Bérubé
D'accord.
Mme Déry : Il n'y a aucun
protocole d'intervention, là.
M. Bérubé : Vraiment?
OK, très bien, parce que j'en ai un ici, de votre ministère, que je fournirai à
la commission tout à l'heure. Il ne serait pas prématuré que vous en soyez
informée, parce qu'il y a des consignes, il existe un cadre. Alors, je vais
fournir, à mon grand étonnement, le document aux gens du ministère. Et il y a
aussi des consignes orales qui sont données à de multiples agents de protection
de la faune, qui nous ont dit : N'intervenez pas, n'intervenez pas. Alors,
tout ce qu'ils font, c'est de l'identification.
Et c'est pour ça que, par exemple, en
décembre 2024, quand le dossier a été rendu public par Le Journal de
Montréal , tout ce qu'on pouvait savoir, c'est l'identité des personnes.
Mais on a constaté un braconnage à très haute échelle, vendu sans gêne, sur
Internet, dans une boucherie, à fort prix, prélevé sur le territoire, notamment
de la réserve Matane, du territoire que je représente. Comme... Puis j'ai même
rencontré... j'ai même rencontré le ministre, là-dessus, de la Sécurité
publique. Comment on fait en sorte de donner les moyens aux agents de
protection de la faune qu'il y ait une justice pour tout le monde?
Mme Déry : Écoutez, ce
qu'on me dit, puis je fais les vérifications, puis c'était clair, on nous a
même posé la question l'an passé, il n'y en a pas, de directive d'intervention.
Il n'y a pas de directive. Il y a... aucune directive de ne pas intervenir
auprès des communautés autochtones. Il n'y en a pas, de directive. On
intervient contre le braconnage. Pour le reste, on... il n'y a pas de directive
comme telle. C'est ce qu'on...
M. Bérubé : Il n'y en a
pas?
Mme Déry : C'est ce qu'on me
dit. On me garantit qu'il n'y a pas de directive. Écoutez, je serais curieuse
d'avoir vos documents puis je vais m'en... je vais m'en enquérir...
Bérubé
Vous allez les avoir. Ce sera sur mon compte X.
Mme Déry : Je vais m'en
enquérir, M. le député, puis je vais regarder ça, mais on me dit, à présent,
qu'il n'y a pas de directive au ministère.
M. Bérubé : Comme je
suis arrivé un petit peu plus tard, j'ai manqué l'identité des personnes qui
vous accompagnent. Pouvez-vous me donner le nom de la personne à votre gauche?
Mme Déry : M. Frédéric
Guay, le sous-ministre à l'Environnement.
M. Bérubé : Très bien.
Est-ce que je peux poser une question au sous-ministre avec l'appui de la
ministre?
La Présidente (Mme Schmaltz) :
S'il y a consentement. Ça prend le consentement. Est-ce qu'il y a le
consentement?
Mme Déry : Allez-y. Il y
a consentement.
M. Bérubé : Très bien.
Alors, M. Guay, au meilleur de votre connaissance, est-ce qu'il existe une
base de négociation pour la prolongation des bureaux de la faune? Est-ce que
vous avez le mandat pour un an, deux ans ou plus?
M. Guay (Frédéric) :
Je n'ai pas de réponse différente, M. le député, de ce que la ministre vous a
déjà dit. Il y a des discussions en cours dans le <cadre...
M. Guay (Frédéric) :
...différente, M. le député, de ce que la ministre
vous a déjà dit. Il y a des discussions en cours dans le > cadre du
transfert des équipes vers le MSI. Tout ça est pris en considération, mais les
bureaux ne ferment pas. Pour l'instant, il n'y a pas de fermeture de bureaux.
Les agents... Les lettres que vous parliez tantôt, ça s'en vient. Il faut avoir
signé les baux avant de transférer les lettres, mais tout ça va se faire. Mais,
pour l'instant, il n'y a pas de fermeture puis il y a des discussions puis des
négociations en cours pour renouveler les... ces baux-là.
M. Bérubé : Mme la
Présidente, respectueusement, je sais qu'il y a des négociations. Ça fait
plusieurs fois que c'est répété. Sur quelle base? Sur le maintien à long terme
ou c'est pour seulement un an, le temps de passer l'élection?
• (12 h 30) •
M. Guay (Frédéric) : Sur la base requise en fonction des analyses puis des
études qu'on va faire. M. le député, il y a un transfert de ces effectifs-là
vers le MSI, donc c'est... ça semble prématuré de prendre déjà des décisions.
On doit réfléchir ça dans le cadre du transfert global. Est-ce qu'il y aura,
par exemple, M. le député, des opportunités de mutualiser des effectifs, par
exemple, avec les agents des corps policiers? Est-ce qu'il y aura possibilité
de mutualiser avec des agents du contrôle routier? Tout ça doit être pris en
considération avant de prendre une décision hâtive qui ne serait pas éclairée.
M. Bérubé : Très bien. Un des...
Merci, M. le sous-ministre. Un des engagements de la CAQ, en 2018, c'était de
réduire les coûts de permis pour certains groupes. À ma connaissance, il y a un
engagement qui avait été pris, notamment pour les jeunes, si je ne me trompe
pas. On en est où avec cet engagement-là?
Mme Déry : Je vais vérifier.
Je n'ai pas l'information.
M. Bérubé : ...le gars à
côté.
Mme Déry : Oui. Bien, si vous
me le permettez, je vais regarder. Je n'ai pas l'information sur ce...
La Présidente (Mme Schmaltz) : Il
reste 10 secondes.
Mme Déry : ...sur ce
détail-là. Allez-y, M. Guay.
M. Guay
(Frédéric) : Je ne l'ai pas non plus.
M. Bérubé : Mon Dieu...
Mme Déry : On peut interpeler...
M. Guay (Frédéric) : Je dois vérifier, M. le député. Je n'ai pas cette info.
Mme Déry : On peut interpeler
ceux qui s'en occupent après. Mme la Présidente, on pourra répondre ou lui
faire parvenir la réponse.
La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait.
Excellent. Vous allez faire parvenir la réponse, c'est ça? C'est ce que
j'entends, oui? D'accord.
M. Bérubé : ...
La Présidente (Mme Schmaltz) : Parfait.
OK. Excellent. Alors, on se tourne vers l'opposition officielle pour un autre
bloc de 14 min 45 s.
Mme Dufour : Merci, Mme la
Présidente. Le bureau de Sainte-Anne-des-Monts, ce n'est pas un bail. Ce n'est
pas un bail. Ils sont actuellement dans les bureaux de la SQI. Comment ce
serait annoncé, s'il y avait une fermeture pour Sainte-Anne-des-Monts?
Mme Déry : Écoutez, pour
l'instant, comme je le dis, Mme la Présidente, puis je vais le répéter, il n'y
en a pas de fermeture. Il n'y en aura pas de fermeture. On est en train de
négocier des baux. Éventuellement, est-ce que ce sera un an, deux ans, trois
ans? Je dois avoir cette réflexion-là. Moi, j'ai demandé, en arrivant, qu'on ne
ferme aucun bureau, qu'on s'assure d'avoir la discussion avec, justement, les agents
de la faune, avec mon collègue, évidemment, qui est au ministère de la Sécurité
intérieure. Donc, il n'y a pas de bureau qui ferme, et il y a des négos pour
les baux qui doivent expirer ou ceux qui avaient déjà expiré, qu'on a demandé
de garder, le temps que j'aie cette réflexion-là. Mais il faut avoir cette
réflexion-là, mutualiser les ressources, là. Je pense qu'il faut se poser cette
question-là justement parce qu'on est en pénurie. On veut mieux les répartir.
On veut en avoir davantage. Puis moins de bureaux ne veut pas dire moins
d'agents, puis je veux être claire là-dessus.
Mme Dufour : Oui. Mais moins
d'argent, mieux réparti... Il y a...
Mme Déry : Il y a quatre
agents à Sainte-Anne-des-Monts, juste pour préciser.
Mme Dufour : Oui. Est-ce que
c'est suffisant? J'en doute. Il n'y a personne de la Faune ici? Il n'y a
personne qui... Est-ce qu'il y a quelqu'un qui... mon Dieu, je ne sais pas le
titre, là, mais de la personne qui est en charge?
Mme Déry : Un sous-ministre
ou sous-ministre adjoint?
Mme Dufour : Oui, oui, oui, à
la Faune.
Mme Déry : Il y a sûrement un
sous-ministre adjoint à la Faune, absolument. Vous voulez poser une question ou...
Mme Dufour : Bien, répondre à
la question de mon collègue.
Mme Déry : Pour les permis?
Bien, on pourrait très bien interpeler ceux qui s'occupent de la diversité.
Allez-y, M. Guay. Vous les interpelez. Allez-y.
La Présidente (Mme Schmaltz) : ...
Mme Dufour : Consentement.
La Présidente (Mme Schmaltz) : ...
Mme Déry : Parfait. Marilou.
Une voix : ...
Mme Déry : Sur les permis,
les permis de chasse.
Mme Dufour : Rapidement.
Mme Tessier (Isabelle) : ...le
fond, pour les permis de chasse, c'est... les jeunes peuvent chasser avec le
permis de leurs parents. Donc, des fois, c'est gratuit pour eux, et puis il y a
des rabais, je dirais, pour les 65 ans et plus. Mais là il y a tellement
de types de permis que je ne peux pas répondre spécifiquement la grille des
tarifs, mais on pourrait vous envoyer cette grille-là, de tarifs des permis.
Mme Dufour : OK. Bon...
La Présidente (Mme Schmaltz) : Juste
de vous identifier. Excusez. J'ai oublié.
Mme Tessier (Isabelle) : Isabelle
Tessier, sous-ministre adjointe par intérim, Faune, Biodiversité et Parcs.
Mme Dufour : Merci. Juste une
dernière chose, Mme la ministre, sur le sujet. Négociation de bail, ça va avec
des privés, mais, avec la SQI, comment on va procéder?
Mme Déry : La SQI fait
partie
de ces discussions-là. C'est elle qui évalue la valeur locative, évidemment, de
ces bureaux-là, j'imagine. Donc, les négociations se font aussi avec la SQI.
Mme Dufour : Parfait. Je vais
vous amener ailleurs complètement. Le Règlement sur les exploitations
agricoles, il a été... il y a eu, dans le fond, un projet de remplacement qui a
été déposé. Il y a eu la consultation jusqu'au 10 avril. C'est un
règlement qui a pour objectif, si je comprends bien, là, de lever le <moratoire
sur la mise en culture...
Haut de la page
12 h 30 (version révisée)
<19287
Dufour :
...qui a pour objectif, si je comprends bien, là, de
lever le > moratoire sur la mise en culture de nouvelles parcelles.
Actuellement, on en est rendus où, là, dans le processus de ce projet de
règlement?
Mme Déry : Bien, je suis
contente que vous m'en parliez parce que, depuis que je suis arrivée, ce sont
des discussions très, très, très étroites que j'ai avec mon collègue au MAPAQ.
Mon collègue au MAPAQ, on a des... avec aussi... avec l'UPA. On est en pleine
discussion avec l'UPA. Ça avance très bien. Je pense que c'est un règlement...
Il y a eu beaucoup, beaucoup de mémoires. On a pris en compte, évidemment, tous
ces mémoires-là. Quand je suis arrivée, les mémoires avaient déjà été pris en
compte, on était déjà dans les discussions, et on améliore sans cesse, évidemment,
ce projet de règlement. C'est un projet de règlement nécessaire. Il modernise,
comme vous le savez mieux que moi, un règlement qui est vieux depuis... depuis
plus de 20 ans. Bon, c'est... ça vient établir... encore une fois, je
pense qu'on va être capable, avec le MAPAQ puis avec l'UPA, d'établir un
équilibre qui est quand même responsable entre la protection de l'environnement,
encore une fois, puis le développement agricole, qui est important. Donc, on
aura des développements au cours des prochaines semaines, sans aucun doute.
Mme Dufour : Oui. Est-ce que
ça se peut qu'on ait oublié une
partie importante dans cette réflexion? Là, on
a parlé de... tu sais, le MAPAQ puis l'UPA, mais est-ce qu'on a oublié les
municipalités par hasard?
Mme Déry : Elles ont été
consultées. D'ailleurs, on... j'en ai reparlé avec la FQM au cours des
dernières heures, puis on va continuer ces discussions-là avec la FQM. Il y a d'autres
rencontres qui se font, là, dans les plus brefs délais. Donc, on va continuer
ces discussions-là, et l'UMQ et la FQM ont été consultées. Est-ce qu'il y a des
discussions additionnelles qui vont avoir lieu? La réponse, c'est oui, puis
absolument, on va les consulter.
Mme Dufour : Elles se sentent
tellement consultées que j'ai en mes mains, ici, une pile de 450 pages, à
peu près, de résolutions de petites municipalités du Québec, pas petites parce
que c'est des membres de la FQM, c'est plutôt ça, mais il y a des plus grandes
aussi. Donc, tout ça que je peux vous remettre, j'aimerais le déposer, de
résolutions de municipalités qui demandent, dans le fond, de surseoir à ce
processus d'adoption, là, du règlement, le... et afin de le... et je le cite, «le
réviser significativement en associant cette fois-ci le milieu municipal au
processus».
Alors, visiblement, elles n'ont pas été
consultées, les municipalités, pour qu'elles fassent tout ça. Puis il y en a d'autres,
hein, ça n'arrête pas de rentrer, là. Ça fait que je dépose ça, Mme la
Présidente. Je ne sais pas où, mais, en tout cas, je le dépose officiellement.
Mme Déry : On les a déjà. On
les a déjà, Mme la députée.
Mme Dufour : Oui, mais c'est
important...
Mme Déry : Absolument.
Mme Dufour : ...parce que, visiblement,
elles n'ont pas été prises en compte. Parce qu'on avance dans le processus puis
on dit qu'on... qu'elles ont été consultées. Elles n'ont pas été consultées.
Mme Déry : ...qu'elles ont
été consultées. Maintenant, est-ce que ça fait l'unanimité, puis tout le monde
est satisfait? Il y a encore du chemin à faire, puis c'est ce qu'on fait. En ce
moment, on a des rencontres avec la FQM. Je les ai rencontrés pas plus tard qu'avant-hier.
On va les rencontrer de nouveau.
Puis, depuis le dépôt du mémoire, il y a...
on avance, c'est-à-dire il y a des discussions qui se font aussi pour bonifier
ce règlement-là. Puis ce nouveau règlement, moi, je suis très, très confiante
qu'on va pouvoir arriver à un compromis ou à un consensus. On ne fera jamais l'unanimité,
c'est clair, on ne fait jamais l'unanimité à l'environnement, j'ai appris ça
très vite, mais je peux vous dire qu'on travaille très fort puis que... la FQM,
je les ai rencontrés, moi, avant-hier... ou cette semaine... en tout cas, cette
semaine, et on va continuer nos rencontres, puis avec l'UPA également, puis le
MAPAQ est toujours dans le coup aussi.
Mme Dufour : Le principe de
préséance sur la bande riveraine en milieu agricole, là, clairement fait l'unanimité
contre ce principe, et c'est ce qui est dénoncé ici. Une bande riveraine de
trois mètres, c'est ce qui était à la base. Aujourd'hui, la méthode même
du... que propose le règlement a changé, et ça réduit la bande riveraine et
même... serait même moindre que trois mètres, là. La façon, le calcul est
fait, il y a un 40 centimètres à 60 centimètres de moins. Donc, déjà,
trois mètres, c'était très peu. Juste pour comparaison, les citoyens en
bandes riveraines, la loi exige 10 à 15 mètres. On a des enjeux de qualité
de l'eau avec l'azote ammoniacal, par exemple, et les bandes riveraines, c'est
une des façons de réduire l'azote ammoniacal dans nos cours d'eau, qui font
atrophier notre... le fleuve. En parallèle, on demande aux municipalités des
mises à niveau de leurs usines pour être capables de traiter l'azote ammoniacal,
qui vont coûter des milliards par usine. Juste à une usine, c'est 1 à 2 milliards
pour les grandes villes, c'est dément. Puis, en parallèle, on va venir
permettre des fossés beaucoup plus étroits pour les terres agricoles, où là il
y a aussi de l'azote ammoniacal qui s'en va dans nos effluents.
Alors, à un moment donné, il y a... il y a
une question aussi de cohérence, là. Donc, j'essaie de comprendre les actions
du ministère de l'Environnement ici, quand il impose des <normes...
Mme Dufour :
...des
> normes aux usines d'eaux usées puis qu'en parallèle il allège, tu sais,
de façon importante, celles en milieu agricole, sans le consentement et sans la
consultation des municipalités auxquelles on va imposer les normes d'azote
ammoniacal. C'est quand même particulier, quand on regarde ça, là.
Mme Déry : Il y a beaucoup de
choses, là-dedans, puis je vous dirais qu'il y a une cohérence dans tout ça.
D'ailleurs, la protection de l'eau puis des cours d'eau, là, vous... on sait
très bien qu'au Québec, on est extrêmement rigoureux là-dessus. Puis les
milliards que vous avancez, avec tout le respect, là, ce ne sont pas des
données exactes. On parle de 300 millions, puis c'est l'UMQ qui a fait
l'étude puis qui dévoile le 300 millions. Ça fait que je sais qu'on
s'inspire, ce matin, d'un texte qui a paru dans un des médias, mais ce n'est
pas du tout exact. Ceci dit, je regarde ce dossier-là aussi, j'essaie de voir
si on est capable de trouver une solution, un certain report, parce qu'il y a
certaines usines qui ne sont peut-être pas prêtes. Mais ceci dit, les
milliards, on n'est pas là, là. On est à 300 millions, puis c'est public,
là, c'est l'UMQ qui a fait cette étude-là.
Concernant le RPAE, oui, effectivement, il
y a encore des discussions sur les bandes riveraines. Je ne sais pas si Mme la
députée m'écoute, mais j'aimerais au moins lui partager... Parfait. J'aimerais
au moins lui partager les discussions qui ont lieu avec la FQM concernant les
bandes riveraines. Il y a des écarts, je pense, d'interprétation, que ce soit
de notre bord ou de... ou du leur, je pense qu'il y a encore un... probablement
une incompréhension en termes de bandes riveraines. On va s'asseoir avec eux,
on va regarder ça, mais, encore une fois, le RPAE est un projet de règlement
qui doit avancer, qui est vieux de 20 ans, puis on va le faire en
collaboration avec tout le monde, comme on le fait depuis le début. On va
continuer de consulter la FQM sur leurs préoccupations quant aux bandes
riveraines. Il y a certaines incompréhensions ou, je vous dirais, peut-être des
interprétations différentes puis il va falloir qu'on réduise cet écart
d'interprétation entre la FQM et le ministère, puis le règlement aussi.
• (12 h 40) •
Mme Dufour : Oui, bien, le...
on va revenir sur les coûts, là. Avez-vous rencontré des maires qui, eux, ont
eu des estimés de leurs usines? Moi, j'ai rencontré le maire de Laval, c'était
1 à 2 milliards. Là, c'est peut-être un petit peu moins, mais on n'est pas
dans l'ordre de 300 millions pour l'ensemble des usines, ça, c'est certain.
Juste une mise à niveau d'une usine, dans ma circonscription, d'eaux usées va
coûter 360 millions, et là on n'a pas inclus encore les normes d'azote
ammoniacal. Alors, 300 millions pour l'ensemble des municipalités, c'est
franchement loin, loin d'être le cas. On est à des années-lumière de ça.
Mme Déry : Là, on parle de
deux choses différentes, on parle de toutes les infras, de toutes les
infrastructures municipales. Mais ce que... ce dont vous me parliez tantôt,
c'était l'azote ammoniacal. Moi, je me suis prononcée sur l'azote ammoniacal.
L'azote ammoniacal, ce n'est pas des milliards. On parle de 300 millions
pour les quatre grandes villes. Le reste, ça, c'est toutes les
infrastructures, puis oui, on le sait, on ne vous apprend rien, il y a des
coûts importants. Il y a des états généraux qui vont se tenir avec mon
collègue, auxquels on va participer aussi, puis on va justement essayer de voir
de quelle manière on peut aider nos municipalités. On le fait depuis des
années, on a investi énormément dans les infrastructures municipales. Mais là
il ne faut juste pas mélanger les choses, Mme la députée. On parle d'azote
ammoniacal. Vous m'avez lancée sur l'azote ammoniacal, je vous réponds sur
l'azote ammoniacal. C'est 300 millions. On est loin des milliards, mais,
si on inclut toutes les usines, puis les infrastructures de toutes les usines,
là, ça peut monter à des milliards, puis on en est conscients, tout le monde.
Mais, sur l'azote, c'est 300 millions pour les quatre usines des
quatre grandes villes.
Mme Dufour : 1 milliard,
seulement pour Laval. 1,5 milliard, seulement pour Québec. Ça, c'est pour
mettre à jour pour l'azote ammoniacal, et j'ai eu cette discussion-là. Quand
j'ai parlé du 360 millions, ça, c'est juste la mise à niveau des usines,
de l'usine actuelle, mais azote ammoniacal, 1 milliard. On peut s'obstiner
sur les chiffres, mais ce sont... ce sont les chiffres que nous avons obtenus
et qui ont été diffusés.
Je vais revenir avec les... la FQM, les
fossés. Là, je ne suis pas sûre de comprendre qu'est-ce qu'on est en... l'UMQ,
vous avez mentionné que vous avez des conversations avec l'UMQ, la FQM, mais je
pensais que j'avais entendu aussi l'UMQ pour les fossés. Mais le principe de
préséance, est-ce qu'on a l'intention de le retirer du règlement?
Mme Déry : Les municipalités
vont toujours avoir préséance, là. C'est clair que les municipalités vont avoir
préséance. Sur les zones agricoles...
Mme Dufour : Bien, ce n'est
pas le cas.
Mme Déry : ...sur les zones
agricoles, Québec va avoir préséance, parce que... je vais vous expliquer, puis
peut-être que vous allez trouver ça pertinent, mais, quand un agriculteur a des
terres qui chevauchent deux ou trois municipalités, à un moment donné, je
crains qu'il n'y ait pas de cohérence à travers le Québec puis qu'on ait des
règlements différents d'une municipalité à l'autre. Donc, on veut soutenir les
agriculteurs. Je pense que le PLQ est quand même pour ça, soutenir les
agriculteurs puis leur rendre la vie plus facile. Puis je pense qu'il faut leur
faire confiance aussi, là. Il faut faire confiance aux villes, il faut faire
confiance aux agriculteurs. On va <réussir...
Mme Déry :
On va > réussir
à s'entendre, mais... le but étant d'avoir une cohérence à travers le Québec.
Mais sinon, pour tout le reste, le déboisement, en tout cas, toutes les...
surtout le déboisement, la préséance, elle est aux villes. Elle demeure aux
villes, puis les villes ne perdent pas leur préséance là-dessus.
Mme Dufour : La situation
d'incohérence d'une ville à l'autre, là, elle se... elle existe aussi pour le
citoyen, mais le ministère ne garde pas la préséance pour les bandes riveraines.
Dans le cas des municipalités, moi... l'agriculture, moi, j'avais proposé que
ça se fasse au niveau de la MRC, mais qu'on laisse ça au niveau des
municipalités, dans les mains municipales et non pas ministérielles. Et je
soulignerai qu'il y a trois fois plus d'apports d'azote ammoniacal qui
viennent... qui vient des terres agricoles que des usines d'eaux usées des
municipalités. Alors là, on va venir, dans le fond, défaire...
Puis, tu sais, les municipalités ont mis
beaucoup d'efforts, ils ont des plans de milieux humides et hydriques qui ont
été mis en place, qui, là, sont à risque. Il y a énormément de conséquences.
Pourtant, ça a porté fruit, les bandes riveraines, pour la qualité de l'eau, et
c'est extrêmement dommage qu'on préserve... dans le fond, qu'on ne souhaite pas
répondre à l'ensemble de ces municipalités-là en enlevant la préséance qui est
prévue au règlement. Le ministère ne peut pas faire du mur-à-mur. Les
municipalités sont celles qui connaissent le mieux leur territoire. Alors,
c'est extrêmement dommage qu'on ait cette vision-là de... Dans le fond, ça, c'est
un recul important pour l'environnement. Merci, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci,
Mme la députée. Concernant le document que vous souhaitez déposer, vous devez
le faire par courriel, donc, préalablement numérisé. C'est ça, si vous avez
envie... Parfait.
Alors, je vais me retourner maintenant
vers le gouvernement. Vous avez aussi un bloc qui vous est attribué. Alors, le
député de Richelieu, je crois, vous avez une question.
M. Émond : Oui. Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Mme la ministre, bonjour. Salutations à vos
équipes qui vous accompagnent, à mes collègues de la banquette gouvernementale,
à mes collègues de l'opposition officielle et de la deuxième opposition, bien
entendu.
Mme la ministre, c'est un plaisir de vous
retrouver dans cette étude des crédits. L'étude des crédits, je le répète,
c'est un moment qui est important, là, dans notre vie de parlementaire, puisque
ça vient suite au dépôt du budget, et ça nous permet de se questionner sur
divers enjeux dans les différents ministères, puis ça nous amène, Mme la
Présidente, à toutes sortes de situations, là, parfois, que moi, je juge
amusantes, mais qui nous amènent à nous questionner, là. On a assisté à un
tango, Mme la Présidente, entre l'opposition officielle puis le Parti
québécois, de ma collègue de... qui représente, je crois, dans le coin de
Laval, à avoir un intérêt qui me semble un peu soudain pour des bureaux de la
faune situés en Gaspésie, danser un tango. Puis ce n'est absolument pas un
reproche, Mme la Présidente, parce que je pense que c'est important d'avoir des
préoccupations à ce niveau-là.
Mais je pense que c'est important aussi,
quand même, Mme la Présidente... puis je le disais à Mme la ministre lors d'une
intervention précédente, je pense que c'est très important de se rappeler qu'au
Québec on n'a pas à être gênés de notre bilan environnemental, parce que, Mme
la Présidente, on est quand même parmi, sinon les meilleurs dans l'ensemble de
l'Amérique, à travers le Canada, à travers les États-Unis, l'ensemble des
États, et tout ça, Mme la Présidente, grâce à des mesures gouvernementales,
puis beaucoup, il faut se l'avouer, grâce à notre hydroélectricité, hein, Mme
la Présidente. On a la chance... on s'est donné la chance, le peuple québécois,
de pouvoir bénéficier de cette source d'énergie qui est propre. Puis moi, bien,
je vais diriger ma question vers Mme la ministre, je vais parler de... le
réseau des bornes électriques à travers le Québec. Ça aurait été... parce que
je pense que ma collègue partage avec moi l'amour pour les voitures
électriques, là. Je ne suis pas sûr si on ne partage pas, même, un modèle
similaire.
Mais tout ça pour dire qu'on est chanceux,
on s'est donné la chance au Québec, Mme la Présidente, d'être dotés d'un réseau
de bornes électriques qui est vachement intéressant, là. Moi, je vous le
répète, là, lors d'un récent passage dans les Maritimes, à Halifax, pour être
plus précis, j'ai eu à traverser une bonne
partie du territoire québécois pour
m'y rendre puis je vous confirme que, sur le territoire québécois, ce n'est pas
un enjeu, hein, quand on est propriétaire de voiture électrique, de pouvoir
bénéficier comme ça d'un réseau qui est fiable, qui est partout à travers
l'ensemble du Québec. Quand on arrive du côté du Nouveau-Brunswick, bien, ça
va, c'est encore correct, mais c'est un petit peu plus difficile. Puis, en Nouvelle-Écosse,
bien, c'était entièrement, sincèrement, plus difficile d'être capable de
procéder à une recharge.
Mais, Mme la ministre, tout ça pour vous dire
qu'entre autres avec le circuit électrique, on a fait un bon <travail...
M. Émond :
...on a
fait un bon > travail dans les dernières années. Mais, en mars dernier...
en mars 2025, pardon, on annonçait 86 projets qui portaient sur, si
je ne m'abuse, au-delà de 400 bornes, 424 bornes de recharge rapide
un peu partout à travers le Québec via le programme de soutien au secteur privé.
Puis je me tourne vers vous pour peut-être avoir une forme de bilan, où c'en
est rendu dans le déploiement de ces bornes électriques à travers le territoire
québécois, Mme la ministre.
Mme Déry : Merci beaucoup,
cher collègue, pour cette question. Puis c'est vrai qu'en environnement on a
vraiment un très bon bilan. Je pense qu'on... quand on est à l'extérieur du
Québec, on se fait beaucoup parler, interpeler, justement, sur nos mesures, sur
notre transition énergétique, sur nos mesures d'efficacité énergétique, sur nos
gains environnementaux qu'on fait, comme, par exemple, avec nos agriculteurs,
là, les mesures qu'on met de l'avant.
Ma collègue du PLQ se positionne en ce
moment contre les agriculteurs. Parce que M. Caron, de l'UPA, m'a envoyé une
lettre pas plus tard qu'hier ou avant-hier, cette semaine, en disant que,
justement, le RPAE puis le nouveau règlement du RPAE nous permettraient...
• (12 h 50) •
La Présidente (Mme Schmaltz) : ...faire
preuve de prudence quand vous parlez de l'opposition.
Mme Déry : Pardon?
La Présidente (Mme Schmaltz) : Juste
faire preuve de prudence quand vous allez... quand vous parlez de l'opposition.
Mme Déry : Parfait. Bien, en
fait, selon ce qu'on m'a dit tout à l'heure, qu'il y avait des reculs
environnementaux, bien, je ne vois pas ça comme un recul. Le RPAE est un gain.
Il y a plusieurs gains environnementaux pour nos agriculteurs. Donc, je
trouvais ça un petit peu bizarre, venant du PLQ, qu'on se positionne vraiment
contre ce projet, ce projet de règlement où l'UPA est quand même pas mal...
très en faveur.
Maintenant, je reviens justement sur
d'autres gains environnementaux qu'on fait dans notre transition énergétique
puis dans le programme Roulez vert. Je vous remercie d'ailleurs pour cette
question. Ça va me permettre de parler d'un programme qui s'adresse vraiment
aux entreprises du Québec puis en... évidemment, en bout de ligne, pour nos
travailleurs du Québec. Alors, il faut vraiment mettre l'épaule à la roue, il
faut continuer de faire ces efforts-là.
Puis je pense qu'il est important
d'appuyer nos entreprises dans cette transition. On appuie les villes, on
appuie les municipalités, on appuie les citoyens. Vous allez le voir dans le
projet... le prochain projet, le plan de mise en oeuvre, il y a quand même pas
mal de mesures qui soutiennent de plus en plus les citoyens dans les
adaptations aux changements climatiques.
Mais, en mars 2025, on a annoncé
justement 86 projets qui portent sur 424 bornes de recharge rapide un
peu partout au Québec, via le programme, justement, de soutien au secteur privé.
C'est un investissement d'autour de 50 millions. Puis ça s'adresse
justement aux entreprises qui sont établies ici, et qui s'inscrit dans un
effort plus large, bien sûr, de déploiement de bornes de recharge. Je pense que
c'était aussi une préoccupation de notre première ministre. Donc, on va
continuer de déployer ces bornes de recharge. À terme, on parle d'à peu près
850 bornes, je vous dirais, qui seront déployées grâce aux deux premiers
appels à projets, et ça représente autour de 94 millions comme
investissement au Québec. Donc, il y a déjà, juste pour vous donner une idée du
portrait des bornes de recharge, il y en a à peu près 300... 345 bornes
qui étaient déjà en service au 31 janvier 2026.
M. Émond : Je vous remercie,
Mme la ministre. Et puis je vais passer la parole à ma collègue dans quelques
instants, mais je suis content de voir que le déploiement des bornes de
recharge électrique se poursuit un peu partout sur le territoire québécois, parce
que, Mme la ministre, je pense que vous serez d'accord avec moi... j'avais le
thème «no-brainer» dans la tête, là, je vais... je cherche le terme... c'est un
incontournable, je crois, pour les Québécois de faire le plein de nos voitures
avec notre hydroélectricité, hein? Et ça contribue à réduire notre déficit
commercial, bien entendu, parce que ce n'est pas, à ce moment-là, bien, du
pétrole importé qu'on utilise. Je m'arrête là-dessus puis je vous remercie, Mme
la Présidente.
La Présidente (Mme Schmaltz) : Merci
à M. le député. On a aussi la députée de Laviolette—Saint-Maurice pour une
question.
Mme Tardif : Merci, Mme la
Présidente. Merci à tout le monde d'être présent aussi. Merci aux jeunes d'être
là. Comme vous avez vu, la ministre est très, très ouverte et très à l'écoute,
là, très sensible à vos demandes.
Je vais prendre un petit détour de mon
côté avant de poser ma question. Il me reste combien de minutes, Mme la
Présidente?
La Présidente (Mme Schmaltz) : Sept.
Mme Tardif : Ayayaye! On a le
temps de s'amuser. Donc, c'est plaisant de voir, parce qu'il y a... dans
l'acronyme du nom du ministère, il y a un ajout qui n'était pas là, il y a huit ans.
Et on a ajouté Faune et Parcs, comme vous le savez, Faune et Parcs. Vous savez
que notre gouvernement est résolument nationaliste. Ça se traduit dans nos
politiques, ça se traduit par notre protection de la langue, de la culture. Ça
se produit... Ça se traduit aussi par le soutien qu'on donne à nos entreprises
en économie. Ça se traduit par la <laïcité...
Mme Tardif :
...traduit
par la > laïcité, l'égalité hommes-femmes, donc, dans la protection de
notre beau et grand territoire. Je fais un grand détour, hein, mais... Lors de
la dernière campagne électorale, on s'était engagé à mieux protéger le
territoire, le territoire forestier, le territoire agricole, le territoire
municipal, l'eau, tout le territoire, tout ce beau territoire, et
l'environnement touche à tous les domaines. On s'était engagés à favoriser le
plein air aussi. Évidemment, vous savez, je ne vous apprends rien, les jeunes
sont là, j'espère que vous faites un peu de plein air et que vous en profitez,
parce que c'est très bon pour la santé, faire de l'activité à l'extérieur quand
il y a du soleil, bien entendu, avec de la crème solaire, mais c'est une
exposition qui donne de la vitamine B et qui... D. D, D, D. B aussi, mais
la D pour l'exposition. Ça réduit le stress, ça emplit les poumons. Et voilà ma
question, Mme la ministre, j'espère que je ne vous ai pas perdue, mais où en
est rendu le projet historique d'agrandissement du parc national du Mont-Orford?
Mme Déry : Merci beaucoup,
chère collègue. Puis c'est surtout... Bien, je vais remercier aussi mon
prédécesseur, qui est aujourd'hui à l'Économie, qui a piloté... évidemment, qui
a fait cette annonce, il y a quelques semaines, sur l'agrandissement du parc.
Puis honnêtement, en ce moment, là, ça commence à prendre forme, là, avec la
SEPAQ. C'est une belle annonce, puis on s'est engagé à agrandir des parcs, et
je m'en reviens aussi avec d'autres annonces d'agrandissement de parcs.
Donc là, on parle du parc national du Mont-Orford,
qui va presque doubler sa superficie. C'est un projet qui était attendu depuis
déjà plus de 20 ans, je vous dirais, puis ça permet, comme vous l'avez
dit, de bonifier l'accès à la nature pour les citoyens de l'Estrie, les
visiteurs, évidemment, de partout au Québec, en assurant la protection d'un
territoire qui est tout à fait exceptionnel. Puis c'est la SEPAQ qui va assurer
et qui assure la conservation puis la mise en valeur de ce territoire. Puis là
ils ont commencé les travaux pour, justement, établir des nouveaux sentiers de
randonnée, une nouvelle paroi d'escalade. Ça fait qu'il va être possible de
parcourir quelques-uns de ces nouveaux sentiers dès l'automne prochain. Donc, ça
se fait de manière quand même accélérée.
C'est un investissement de
20 millions sur trois ans. Le gouvernement du Québec va mettre en
place une offre d'activités de plein air et tout, donc c'est la SEPAQ qui va
s'occuper de déployer tout ça. Puis, au total, on parle d'un réseau d'une
cinquantaine de kilomètres, ce n'est pas rien, de sentiers de randonnée, c'est
beaucoup. 12 kilomètres de pistes cyclables aussi vont s'ajouter au parc
actuel. Puis, en plus de bonifier cette offre récréative là, l'agrandissement
va permettre de protéger aussi 35 espèces en situation précaire. Donc, là
aussi, c'est un gain important pour la conservation de la biodiversité dans le
sud du Québec, parce que c'est une région qui est reconnue pour sa richesse
écologique. Donc, c'est un très beau projet, un très bel agrandissement. Puis
on s'en vient avec d'autres annonces concernant les agrandissements de certains
parcs pour lesquels on s'était engagé en début de mandat.
Mme Schmaltz : Merci, Mme la
ministre. Alors, c'est ce qui met fin, donc, à notre première partie.
Alors, compte tenu de l'heure, la
commission suspend ses travaux jusqu'à 15 heures. Bon appétit.
(Suspension de la séance à 12 h 57)
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14 h 30 (version révisée)
(Reprise à 15 h 02)
La Présidente (Mme Schmaltz) : Alors,
bonjour. Nous allons donc reprendre nos travaux.
Je vous rappelle que la commission est
réunie afin de poursuivre l'étude du volet Environnement, Lutte contre les
changements climatiques, Faune et Parcs des crédits budgétaires du portefeuille
Environnement, Lutte contre les changements climatiques, Faune et Parcs pour l'exercice
financier 2026‑2027.
Alors, nous en sommes rendus, donc, à un
bloc d'intervention de l'opposition officielle. Alors, Mme la députée de Mille-Îles,
vous avez 17 minutes.
Mme Dufour : 17 minutes?
La Présidente (Mme Schmaltz) :
Mme Dufour : 17, parfait. Merci
beaucoup, Mme la Présidente. Mme la ministre, vous avez sûrement déjà entendu
parler du dossier Stablex. Oui? Bon, je comprends que oui. Je n'ai pas entendu
la réponse. J'ai demandé si vous aviez déjà entendu parler du dossier Stablex.
Mme Déry : Absolument.
Mme Dufour : Parfait, excellent.
Donc, il y a eu un décret qui a été publié dans la Gazette officielle , le
15 avril dernier, qui est venu changer... Là, je comprends que c'était avant
votre nomination, le décret, là, date du 25 mars 2026. On vient
changer, dans le fond, les conditions de la gestion post-fermeture du lieu de
dépôt définitif des... dans le fond, des premières cellules, là. Là, on n'est
pas dans l