Public Finance — 24 February 2026 (43rd Legislature, 2nd Session)
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37e législature, 2e session (14 mars 2006 - 21 février 2007)
37e législature, 1re session (4 juin 2003 - 10 mars 2006)
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36e législature, 1re session (2 mars 1999 - 9 mars 2001)
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35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
34e législature, 3e session (17 mars 1994 - 17 juin 1994)
34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)
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33e législature, 1re session (16 décembre 1985 - 8 mars 1988)
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32e législature, 4e session (23 mars 1983 - 20 juin 1984)
32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
25e législature, 1re session (14 novembre 1956 - 21 février 1957)
24e législature, 4e session (16 novembre 1955 - 23 février 1956)
20e législature, 1re session (7 octobre 1936 - 12 novembre 1936)
18e législature, 2e session (10 janvier 1933 - 13 avril 1933)
18e législature, 1re session (3 novembre 1931 - 19 février 1932)
17e législature, 2e session (8 janvier 1929 - 4 avril 1929)
16e législature, 4e session (11 janvier 1927 - 1 avril 1927)
16e législature, 3e session (7 janvier 1926 - 24 mars 1926)
16e législature, 1re session (17 décembre 1923 - 15 mars 1924)
15e législature, 4e session (24 octobre 1922 - 29 décembre 1922)
15e législature, 3e session (10 janvier 1922 - 21 mars 1922)
15e législature, 2e session (11 janvier 1921 - 19 mars 1921)
15e législature, 1re session (10 décembre 1919 - 14 février 1920)
14e législature, 3e session (21 janvier 1919 - 17 mars 1919)
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13e législature, 3e session (7 janvier 1915 - 5 mars 1915)
13e législature, 2e session (11 novembre 1913 - 19 février 1914)
13e législature, 1re session (5 novembre 1912 - 21 décembre 1912)
12e législature, 4e session (9 janvier 1912 - 3 avril 1912)
12e législature, 3e session (10 janvier 1911 - 24 mars 1911)
12e législature, 2e session (15 mars 1910 - 4 juin 1910)
12e législature, 1re session (2 mars 1909 - 29 mai 1909)
11e législature, 4e session (3 mars 1908 - 25 avril 1908)
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Journal des débats de la Commission des finances publiques
Version préliminaire
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43 e législature, 2 e session
(30 septembre 2025 au 8 avril 2026)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 24 février 2026
Vol. 48 N° 28
Étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire la bureaucratie, à accroître l’efficacité de l’État et à renforcer l’imputabilité des hauts fonctionnaires
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
18 h 30
19 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante minutes)
Le Président (M. Laframboise) : À
l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission
des finances publiques ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle
de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission est réunie afin de
poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 7, Loi visant à réduire
la bureaucratie, à accroître l'efficacité de l'État et à renforcer l'imputabilité
des hauts fonctionnaires.
M. le secrétaire, y a-t-il des
remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Bourassa
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré) est remplacée par Mme Lachance
(Bellechasse); M. Lemay (Masson), par M. Provençal (Beauce-Nord); et Mme Setlakwe
(Mont-Royal—Outremont), par Mme Dufour (Mille-Îles).
Le Président (M. Laframboise) : Merci,
M. le secrétaire. Lors de l'ajournement de nos travaux, le 19 février dernier,
nous en étions à l'étude de l'article 110. Y a-t-il d'autres interventions
sur cet article? S'il n'y a pas d'intervention, est-ce que l'article 110
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. Article...
Article 111. Mme la ministre.
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ah oui? On va
juste prendre une petite pause de quelques secondes, le temps que les équipes
changent, parce qu'on change de sujet.
Le Président (M. Laframboise) : OK.
Suspension.
(Suspension de la séance à 9 h 51)
(Reprise à 9 h 52)
Le Président (M. Laframboise) : Nous
réouvrons l'assemblée. Donc, nous sommes à l'article 111. Mme la ministre, si
vous voulez en faire la lecture, allez-y. Nous étions au... nous en sommes au
chapitre VII, ministère des Relations internationales
et de la Francophonie , Office Québec-Monde pour la jeunesse et Office
franco-québécois pour la jeunesse, à la
Section I, Intégration des activités de
l'Office Québec-Monde pour la jeunesse au sein du ministère des Relations
internationales et de la Francophonie et révision de l'organisation de la
section québécoise de l'Office franco-québécois pour la jeunesse,
article 111,
à lire.
Mme Duranceau : Bon, OK.
Alors, on change de sujet, alors là, l'article 111, qui va viser le
chapitre
VII du ministère des Relations internationales et de la Francophonie, Office
Québec-Monde pour la jeunesse et Office franco-québécois pour la jeunesse,
c'est ça,
Section I, Intégration des activités de l'Office Québec-Monde pour la
jeunesse au sein du ministère des Relations internationales et de la
Francophonie et révision de l'organisation de la
section québécoise de l'Office
franco-québécois pour la jeunesse. Donc, l'article 111,
Loi sur le ministère
des Relations internationales :
La
Loi sur le ministère des Relations
internationales est modifiée par l'insertion, après l'article 12, du
suivant :
«12.1. Le ministre favorise la mobilité
internationale des jeunes, notamment en mettant en oeuvre des programmes qui
contribuent à leur parcours de formation ou à leur développement personnel,
social, culturel ou professionnel.»
Alors, je vais lire le commentaire, là,
pour qu'on se situe un peu. Alors, l'article 111 du projet de loi introduit
l'article 12.1 sur le ministère des Relations internationales. Ce nouvel
article ajoute aux fonctions du ministère des Relations internationales et de
la Francophonie celle de favoriser la mobilité internationale des jeunes en
mettant notamment en œuvre des programmes qui contribuent à leur parcours de
formation ou à leur développement personnel, social, culturel ou professionnel.
Donc là, je vais m'avancer, mais donc on
donne au ministère les fonctions qui vont venir remplacer celles que
l'organisme d'Office Québec-Monde pour la jeunesse avait. C'est ça qu'on vient
faire. Ça fait qu'on veut... comme on veut transférer les activités au sein du
ministère puis se départir de certains organismes, bien, on vient autoriser le
ministère à faire ces opérations-là.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député Marguerite-Bourgeoys, commentaires?
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Ça fait que, juste... donc, l'organisme, là, qu'on... qu'on abolit,
là, grosso modo, là, avait ces responsabilités-là. Là, on transfère ces
responsabilités-là au ministre des Relations internationales. J'imagine que ça
vient avec du monde, ça vient avec des tâches additionnelles, ça... Donc,
j'essaie de comprendre ici. Il y a-tu une économie quelque part?
Mme Duranceau : Bien, il va y
avoir une économie à terme, là. Évidemment, on a les employés qui sont transférés
dans la fonction publique, mais il va y avoir une économie à terme... Bien, il
y a une économie de réduire les structures. Ça, ça va être des dollars,
ultimement. Puis... on parle du salaire du PDG et puis des postes vacants qui
ne seront pas... qui ne seront pas comblés. Ça fait que... des économies, à
terme, autour de 1,5 million récurrent, là, qu'est-ce qui est estimé.
M. Beauchemin : OK. Puis les
tâches, il n'y a rien qui tombe dans les craques, là, il n'y a pas de... on
n'abandonne pas certaines des tâches qui étaient faites par l'organisme avant?
Copie conforme?
Mme Duranceau : Copie
conforme.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires? Est-ce que l'article...
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article 111
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Donc, l'article 112. Mme la ministre.
Mme Duranceau : Donc, la Loi
sur l'Office franco-québécois pour la jeunesse : La... Donc,
article 112 : La
Loi sur l'Office franco-québécois pour la jeunesse
est modifiée par l'insertion, après l'article 4, des suivants :
«5. Dans la mesure et aux conditions que
le ministre et l'Office déterminent, le ministre fournit à l'Office des
services en matière de ressources financières, humaines, matérielles et
technologiques de même que tous autres services dont ils conviennent :
«5.1. Le ministre chargé de l'application
de la présente loi nomme, parmi les sous-ministres adjoints en fonction à son
ministère, le Secrétaire général de la
section québécoise de l'Office.
«5.2. Le ministre met en oeuvre les
programmes de la
section québécoise de l'Office;
«5.3. L'Office communique au ministre, sur
demande, les renseignements ou les documents que celui-ci requiert pour
l'application de la présente loi.»
Alors, je vais lire le commentaire.
Donc :
L'article 112 du projet de loi propose d'introduire quatre
nouveaux articles dans la
Loi sur l'Office franco-québécois pour la
jeunesse :
L'article 5 prévoit que le ministre
des Relations internationales et de la Francophonie fournit à l'office certains
services, dans la mesure et aux conditions que celui-ci l'office détermine;
5.1 prévoit que le ministre nomme, parmi
les sous-ministres en fonction au MRIF, le Secrétaire général de la
section
québécoise de l'Office franco-québécois pour la jeunesse. Cette personne-là va
assumer la gestion du personnel... Cette personne assumera la gestion du
personnel du MRIF qui mettra en oeuvre les programmes de cette section;
Bon, 5.2 prévoit que le ministre met en
oeuvre les programmes de la
section québécoise de l'office.
Peut-être que... Juste pour, tu sais, le
bénéfice de tout le monde, peut-être que je laisserais Mme Savoie, si vous
permettez, commenter, juste, tu sais, pour qu'on comprenne le fonctionnement,
là, puis comment tout ça s'intègre au ministère.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement
pour que Mme Savoie prenne la parole? Ça va? Bon, Mme Savoie, vous présenter.
Mme Savoie (Karine) : Oui.
Bonjour. Karine Savoie, sous-ministre adjointe au ministère des Relations
internationales, aux Services à la gestion.
Donc, l'Office franco-québécois pour la
jeunesse, donc, c'est un organisme binational qui découle d'une entente, là,
entre la France et le Québec. Donc, cette coquille-là va être maintenue. Cet
organisme-là va être maintenu, mais, par contre, tous les employés vont être
retirés de l'organisme et se joindre, donc, au personnel du ministère des
Relations internationales.
Donc, on fait... on maintient, donc, cette
organisation-là qui est... qui permet, qui... qui découle, c'est ça, de
l'entente, comme je le disais, puis qui est importante, donc, pour la relation
que le Québec entretient avec la France. Mais donc c'est seulement la coquille,
là, si je peux dire, qui est maintenue. Puis... Donc, le ministère va recevoir,
en fait, via un article, là, la commande, en fait, là, de venir offrir des
services administratifs à cet office-là et d'opérationnaliser les programmes
aussi de cet office-là.
M. Beauchemin : ...question.
Le Président (M. Laframboise) : Allez-y.
M. Beauchemin : Au niveau des
salaires que les gens faisaient, vont-ils faire les mêmes salaires maintenant
quand ils vont travailler au ministère?
Mme Savoie (Karine) : Il y a
une... il y a... il y a un article, effectivement, qui vient prévoir que les
gens... Puis je pourrais peut-être laisser plus le Conseil du trésor répondre,
là, mais il y a... il y a vraiment une disposition qui fait en sorte que les
employés vont maintenir leurs conditions de travail actuelles, là, qui vont
être placées dans les échelles de traitement de la fonction publique, là, au
même niveau qu'ils ont actuellement, effectivement.
• (10 heures) •
M. Beauchemin : Donc, il n'y
a pas d'augmentation de salaire, c'est juste un transfert parallèle. Parfait.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? C'est bon? Est-ce que l'article 112 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 113.
Mme Duranceau : Un instant,
je tourne les pages. OK.
Article 113, loi instituant l'Office Québec-Monde
pour la jeunesse, donc : La Loi instituant l'Office Québéc-Monde pour la
jeunesse est abrogée.
Commentaire.
L'article 113 du projet
de loi prévoit l'abrogation de la Loi instituant l'Office Québec-Monde pour la
jeunesse, ce qui a pour effet d'abolir cet organisme.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Est-ce l'article 113 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 114.
Mme Duranceau : 114.
L'expression «Office Québec-Monde pour la jeunesse» est supprimée dans les
dispositions suivantes, donc :
1° à l'annexe 2 de la
Loi sur
l'administration financière;
2° à l'annexe I de la
Loi sur la
gouvernance des sociétés d'État.
Alors, c'est assez explicite, là.
L'article 114 du projet de loi propose des modifications de concordance,
soit de retirer la mention de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse à
l'annexe 2 de la
Loi sur l'administration financière et à l'annexe I de la
Loi sur la...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) Mme Duranceau : ...des
sociétés d'État.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Donc, est-ce que l'article 114 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 115.
Mme Duranceau : Donc,
maintenant, on vise la
Loi sur le régime de retraite du personnel employé du
gouvernement et des organismes publics. L'annexe I de la
Loi sur le régime
de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes publics est
modifiée :
1° par la suppression, dans le paragraphe 1,
de «Office franco-québécois pour la jeunesse, à l'égard des personnes employées
de la société... de...
Pardon, je recommence.
1° par la suppression, dans le paragraphe
1, de «Office franco-québécois pour la jeunesse, à l'égard des personnes
employées de la
section québécoise» et de «Office Québec-Monde pour la
jeunesse»;
2° par la suppression du paragraphe 12.1.
Donc, l'article 115 du projet de loi
propose des modifications de concordance qui consistent à retirer de l'annexe I
de la
Loi sur le régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des
organismes publics les mentions de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse, de
la
section québécoise de l'Office franco-québécois pour la jeunesse et du secrétaire
général de cette section.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Est-ce que l'article 115 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 116.
Mme Duranceau :
Loi sur le
régime de retraite du personnel d'encadrement. Donc :
L'annexe II de la
Loi sur le régime
de retraite du personnel d'encadrement est modifiée :
1° par la suppression, dans le paragraphe
1, de «Office franco-québécois pour la jeunesse, à l'égard des personnes
employées de la
section québécoise» et de «Office Québec-Monde pour la
jeunesse»; et
2° par la suppression du paragraphe 13.1.
Ça fait qu'encore là des modifications de
concordance dans la
Loi sur le régime de retraite du personnel d'encadrement.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 116 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) : Adopté.
Article 117.
Mme Duranceau : Donc, idem
pour l'article 117, cette fois-ci dans la
Loi sur la négociation et la
détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale
notamment dans le secteur public et parapublic. Donc :
L'annexe I de la
Loi sur la négociation et
la détermination des conditions de travail requérant une coordination nationale
notamment dans le secteur public et parapublic — donc — (2025,
chapitre 23) est modifiée par la suppression de «L'Office Québec-Monde
pour la jeunesse».
Donc, idem, concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Non, ça va? Est-ce que l'article 117 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 118.
Mme Duranceau : Même chose, concordance,
donc cette fois-ci dans le Règlement sur certaines conditions de travail
applicables aux cadres des agences et des établissements de santé et de
services sociaux.
L'article 76.18 du Règlement sur
certaines conditions de travail applicables aux cadres des agences et des
établissements de santé et de services sociaux est modifié par la suppression,
dans le... dans le paragraphe 3° du premier alinéa, de «de l'Office
franco-québécois pour la jeunesse,».
Alors, vraiment, encore une fois, disposition
de concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 118 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 119.
Mme Duranceau : Encore une
fois, concordance. Règlement sur certaines conditions de travail applicables
aux cadres des agences et des établissements publics de santé et de services
sociaux. Donc,
article 119 :
L'article 87.18 du Règlement sur certaines
conditions de travail applicables aux cadres des agences et des établissements
publics de santé et de services sociaux est modifié par la suppression, dans le
paragraphe 3° du premier alinéa, de «de l'Office franco-québécois pour la
jeunesse,».
Le Président (M. Laframboise) : C'était
aux hors-cadres de l'agence. Vous avez dit «cadres», c'est aux hors-cadres.
Mme Duranceau : Ah! pardon.
Hors-cadres. Je me... Je me corrige.
Le Président (M. Laframboise) : Pas
de problème. Est-ce que l'article 119 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 120.
Mme Duranceau : Donc,
dispositions diverses et transitoires particulières.
Article 120 :
Dans le Règlement sur la mise en oeuvre de
l'entente relative à la protection des participants aux programmes de l'Office Québec-Monde
pour la jeunesse, une référence à l'Office Québec-Monde pour la jeunesse est
une référence au ministre des Relations internationales.
Alors, l'article 120, vraiment, là
aussi, une disposition de concordance.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? Ça va? Est-ce que l'article 120 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 121.
Mme Duranceau : L'Office
Québec-Monde pour la jeunesse est dissous sans autre formalité que celles
prévues au présent chapitre.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 121 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 122.
Mme Duranceau : Les droits...
Les droits et les obligations de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse
deviennent ceux du ministre des Relations internationales.
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article 122
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 123.
Mme Duranceau : Le procureur
général du Québec devient, sans reprise d'instance,
partie à toute procédure à
laquelle était
partie l'Office Québec-Monde pour la jeunesse.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 123 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 124.
Mme Duranceau : Les mandats
des membres du conseil d'administration de l'Office Québec-Monde pour la
jeunesse en cours à la date de l'entrée en vigueur du présent
article prend fin
à cette date, sans indemnité.
Le Président (M. Laframboise) : ...l'article 124
est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté. 125.
Mme Duranceau : Le mandat du
président-directeur général de l'Office...
Mme Duranceau : ...
Québec-Monde pour la jeunesse en cours à la date de l'entrée en vigueur du
présent
article et celui du Secrétaire général de la
section québécoise de
l'Office franco-québécois pour la jeunesse en cours à cette date prennent fin à
cette date, sans indemnité.
Le Président (M. Laframboise) : Est-ce
que l'article 125 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 126.
Mme Duranceau : Les employés
de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse et ceux de la
section québécoise de
l'Office franco-québécois pour la jeunesse en fonction à la date de l'entrée en
vigueur du présent
article deviennent, sans autre formalité, des employés du
ministère des Relations internationales, sauf ceux qui exercent les fonctions
de conseiller en communication, qui deviennent des employés du ministère du
Conseil exécutif. Ces employés sont réputés avoir été nommés selon la
Loi sur
la fonction publique. Le Conseil du trésor détermine leur rémunération, leur
classement et toute autre condition de travail qui leur est applicable.
Le Président (M. Laframboise) : Question,
commentaire sur 126? Est-ce que l'article 126 est adopté?
Des voix : Adopté
Le Président (M. Laframboise) :
Des voix : ...
Mme Duranceau : Le ministre
des Relations internationales doit, au plus tard le 31 juillet 2026,
produire les états financiers et le rapport annuel de gestion de l'Office
Québec-Monde pour la jeunesse prévus à l'article 34 de la Loi instituant
l'Office Québec-Monde pour la jeunesse (chapitre O-5.2) pour l'exercice
financier ayant débuté le 1er avril 2025.
Le ministre dépose ces états financiers et ce
rapport devant l'Assemblée nationale au plus tard le 30 septembre 2026 ou,
si elle ne siège pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux.
Les dispositions de l'article 33 de la Loi
instituant l'Office Québec-Monde pour la jeunesse demeurent applicables à
l'égard de la vérification des livres et des comptes de l'Office Québec-Monde pour
la jeunesse pour l'exercice financier ayant débuté le 1er avril 2025.
Le rapport du vérificateur général doit
accompagner les états financiers et le rapport produits en vertu du premier
alinéa.
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez un amendement, je crois?
Mme Duranceau : J'ai un
amendement pour des dates. Remplacer l'article 127 du projet de loi par le
suivant : L'exercice financier de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse,
ayant débuté le 1ᵉʳ avril 2026, se termine le 30 septembre 2026. Le
ministère des Relations internationales doit, au plus tard le 31 janvier
2027, produire les états financiers et le rapport annuel de gestion de l'Office
Québec-Monde pour la jeunesse pour l'exercice financier visé au premier alinéa.
Le ministre dépose des états financiers et le rapport annuel de gestion pour
les exercices financiers de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse, ayant
débuté le 1ᵉʳ avril des années 2025 et 2026 devant l'Assemblée
nationale, dans les 30 jours de leur production, ou, si elle ne siège pas, dans
les 30 jours de la reprise de ses travaux.
Le Président (M. Laframboise) : Des
commentaires?
Mme Duranceau : Bien, c'est
une disposition transitoire, puis l'amendement, il a pour objet de prévoir l'exécution
de certaines obligations de l'Office Québec-Monde pour la jeunesse à l'égard de
ses deux... ses deux derniers exercices financiers, soit le dépôt des états
financiers du rapport annuel. Parce que là, l'exercice financier, 1ᵉʳ avril
2026, on vient prévoir pour 2026, il va y avoir un petit exercice financier,
là, de quelques mois. Donc, on est venus prévoir les règles applicables pour
l'exercice qui s'est terminé le 31 mars 2026, puis celui qui avait...
commencé le 1ᵉʳ avril 2025, puis pour le... la courte période qui ira
jusqu'au 30 septembre 2026.
• (10 h 10) •
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
Mme Duranceau : Bien, je....
en fait, là, c'est moi qu'il y a une question, là.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y.
Mme Duranceau : Ça fait que...
Parce que, là, si on liquide en date de l'adoption du projet de loi, puis que
c'est... c'est avant le 1ᵉʳ avril, il n'y en a pas, de nouvel exercice
financier. Je ne sais pas si vous avez...
Des voix : ...
Mme Duranceau : Maître qui?
Des voix : ...
Mme Duranceau : Me Desbiens,
commentez-moi ça, Me Desbiens.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens, vous vous présentez. Consentement, avant?
Des voix : Consentement.
Mme Duranceau : Je m'excuse
de vous poser des questions.
Le Président (M. Laframboise) : Me
Desbiens.
Mme Desbiens (Geneviève) : Merci,
M. le Président, donc, Geneviève Desbiens, je suis avocate au ministère de la
Justice. Cet amendement-là est requis à cause de l'incertitude quant à la... à
l'adoption du projet de loi. Oui, présentement, l'article 384 du projet de
loi prévoit que tout ça devrait entrer en vigueur le 1ᵉʳ avril 2026. Par
contre, étant donné l'évolution des travaux et l'incertitude quant au respect
de cette date-là, on a... on a choisi une autre date pour l'entrée en vigueur,
c'est sûr qu'on n'est pas rendus encore à 384 du projet de loi, nécessairement,
il va...
Mme Desbiens (Geneviève) :
...grandement à être modifié. Donc, on a prévu que les dispositions entreront
en vigueur le 30 septembre... le 1ᵉʳ octobre, excusez-moi, 2026,
pour... pallier l'incertitude, là, quant à l'entrée en vigueur du... au 1ᵉʳ avril
Conséquemment, on n'a pas le choix de
prévoir ce qui va se passer pour l'exercice qui devrait débuter le 1ᵉʳ avril
2026. On doit y mettre fin. On doit prévoir qui va produire les états
financiers, le rapport de gestion. Dans ce cas-ci, ça va être le ministre,
parce qu'on va avoir une abolition de l'organisme. Et on doit aussi prévoir ce
qui va se passer avec le rapport annuel de gestion, les états financiers de
2025. Parce que, si on se rend au... au 30, on se rend plus loin que la date du
1ᵉʳ janvier 2027. Bien là, l'article de la loi actuelle va être abrogé.
Donc, on tombe comme dans un vide juridique. Donc, c'est pour ça que le dernier
alinéa prévoit ce qui va se passer avec le rapport 2025-2026 et le
rapport... la courte période de six mois du rapport qui va commencer le 1ᵉʳ avril
2026. Donc, voilà les explications.
Mme Duranceau : ...merci, Me
Desbiens, c'est plus... c'est plus clair, là, parce que, en fait, tu sais,
on... on... Les mandats, on disait : Ça se termine au moment de l'entrée
en vigueur du présent article. Ça fait que ça avait l'air d'être dès la... dès
l'adoption du projet de loi, mais on va voir plus tard aux articles 384,
les dates d'entrée en vigueur. Alors, ces modifications-là vont faire en sorte
que l'entrée en vigueur, c'est le 1ᵉʳ octobre 2026. Ça fait que c'est pour
ça que, là, ça nous amène jusqu'au... jusqu'au 30 septembre.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 127 est adopté? Est-ce que...
Mme Duranceau : L'amendement.
Le Président (M. Laframboise) :
Excusez-moi, est-ce que l'amendement à l'article 127 est adopté?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
...adopté. Merci, M. le député, pour ce... donc, et est-ce que l'article 127,
tel qu'amendé, est adopté? Adopté. Merci beaucoup.
Article 128.
Mme Duranceau : Oui, là aussi
on va changer d'équipe, mais on peut... Je peux quand même le lire, là. Alors,
merci. Alors, on touche maintenant le Centre de la Francophonie des Amériques.
Abrogation de la
Loi sur le Centre de la Francophonie des Amériques. Alors,
l'article 128 se lit comme ci : La
Loi sur le Centre de la
francophonie des Amériques est abrogée.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, Commentaires? Est-ce que l'article 128 est adopté? Adopté.
Article 129.
Mme Duranceau : Donc,
dispositions modificatives et transitoires particulières.
Article 129 : Toute référence au Centre de la francophonie des
Amériques est supprimée dans les annexes suivantes :
1 : l'Annexe deux de la
Loi sur
l'administration financière;
2 : l'annexe un de la
Loi sur le
régime de retraite du personnel employé du gouvernement et des organismes
publics;
3 : l'annexe deux de la
Loi sur le
régime de retraite du personnel d'encadrement;
4 : l'annexe un de la
Loi sur la
négociation et la détermination des conditions de travail requérant une
coordination nationale, notamment dans les secteurs public et parapublic — et;
5 : l'annexe A du décret sur
l'identification visuelle du gouvernement du Québec et sa signature
gouvernementale.
Alors, évidemment, concordance, là, on
vient retirer toute référence au Centre de la francophonie des Amériques dans
les annexes mentionnées.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 129 est adopté... Questions? Oui, allez-y, M. le
député de Marguerite-Bourgeoys, juste avant.
M. Beauchemin : Merci, M. le
Président. Est-ce que le Fonds de réserve du Centre de la francophonie des
Amériques est comme maintenu?
Mme Duranceau : Alors, je vais
demander la permission de céder la parole à Madame?
Mme Bonnard (Marianne) : ...
Mme Duranceau : Bonnard.
Le Président (M. Laframboise) :
Donc, consentement? Donc, Mme Bonnard, vous vous présentez et par la suite vous
pourrez répondre.
Mme Bonnard (Marianne) :
Bonjour. Marianne Bonnard, directrice de la francophonie canadienne au
ministère de la Langue française. Donc, le Fonds de réserve, le Centre de la
francophonie des Amériques, va pouvoir le conserver. Il est déjà dans... à
disposition du CFA.
M. Beauchemin : OK. D'autres
questions dans le sujet, là, pourquoi la contribution au RREGOP ne sera pas
permise pour les gens du centre?
Mme Bonnard (Marianne) : Ça,
je vais passer la parole à mes collègues du Secrétariat du Conseil du trésor.
Mme Duranceau : Et non à la
présidente du Conseil du trésor.
Le Président (M. Laframboise) :
Consentement? Consentement.Vous présenter, madame.
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
Bonjour. Isabelle Garneau, du Secrétariat du Conseil du trésor. Étant donné le
changement de structure juridique du Centre de la francophonie, il ne peut plus
demeurer assujetti au RREGOP et aux RPE. Donc, en concordance, il y a les
modifications... les retraits de cette...
Mme Garneau (Isabelle) : ...d'organismes-là,
des deux annexes.
M. Beauchemin : OK, mais la
contribution, donc, au RREGOP, elle ne sera pas permise pour les gens en tant
que tels.
Mme Garneau (Isabelle) : Non,
c'est ça, les gens ne pourront plus continuer à participer au RREGOP et au
RRPE.
M. Beauchemin : Qui est une
mesure de compensation et qui va se faire quelque part?
Mme Garneau (Isabelle) : Non,
ce n'est pas ça qui est prévu dans le projet de loi.
M. Beauchemin : En 2014,
l'Association canadienne pour l'éducation à la langue française avait droit de
contribuer lorsque c'était son cas à elle. Pourquoi il y a comme une disparité
qui est faite ici, comme ça? En 2014, la l'Association canadienne pour
l'éducation à la langue française, qui était un organisme, là, qui avait été
fusionné, avait eu droit de contribuer. Pourquoi il n'y a pas eu... il y a une
disparité, là, par rapport à cet organisme-là. C'est le même concept, là, on l'avale,
ils contribuaient là au RREGOP, on leur a permis, puis là...
Mme Duranceau : (panne de
son)
M. Beauchemin : Il est devenu
un OBNL, excuse, comme...
Mme Duranceau : (panne de
son) puis là tu deviens un OBNL, tu deviens un OBNL, ça fait que tu sors du...
tu sors du giron de la fonction publique. Puis c'était pour leur donner plus
d'agilité, pour permettre d'aller chercher davantage de financements à
l'extérieur du giron du gouvernement du Québec, puis...
Une voix : ...
Mme Duranceau : Ah oui? Puis
on me dit que les règles ont changé depuis 2014 par rapport aux régimes de
retraite, alors ça peut peut-être expliquer le choix.
M. Beauchemin : Il n'y a pas
un risque de perte d'expertise, là, parce qu'on peut justement ne pas
contribuer comme... Il n'y a pas un risque de perte d'expertise possible?
Mme Duranceau : Je vais
laisser Mme Bonnard commenter, s'il vous plaît.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
Bonnard.
Mme Bonnard (Marianne) : Au niveau
du personnel, le projet de loi prévoit qu'il y a une continuité complète des
contrats de travail au niveau, notamment, des salaires. Donc, de ce côté-là,
c'est le gouvernement... va vraiment vers une continuité complète pour assurer,
justement, le maintien du personnel qui est tout l'actif principal du centre.
Il y a aussi un maintien de la... quasiment identique, là, du financement
actuel du centre.
Le Président (M. Laframboise) : M.
le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Il n'y aurait
pas eu un coup... il y aurait-tu eu un coup majeur pour des personnes
supplémentaires à contribuer au RREGOP? Je veux dire, comme, quand on le
regarde, ça aurait représenté combien? On a-tu fait l'analyse?
Mme Duranceau : Non, mais là,
tu sais, tu veux-tu ouvrir la porte à ça, là? Tu sais, dans le sens où, là
c'est devenu un OBNL, on sort de la fonction publique, là tu ne peux pas
contribuer au régime de retraite quand tu n'appartiens plus au groupe, là. Ça
fait que les coûts, je ne suis pas sûr... Un, les règles ont changé, là, puis
je ne suis pas du tout le... l'experte là-dessus, mais ce n'est pas le but, là.
M. Beauchemin : Mais pourquoi
les règles ont changé? Je ne comprends pas, j'essaie de comprendre.
Mme Duranceau : Là, c'est en
dehors de mon champ de connaissances sur le... Est-ce que quelqu'un peut
répondre? Ah oui, OK, bon, parfait. Le secrétariat du Conseil du trésor peut
répondre.
• (10 h 20) •
Mme Garneau (Isabelle) : Oui.
Donc, les règles ont changé en 2014, justement parce qu'il y avait une volonté
de restreindre l'accessibilité au RREGOP et au RRPE, donc à la suite d'ententes
avec les syndicats, il y a des nouveaux critères d'assujettissement qui ont été
mis en place. Donc là, aujourd'hui, les organismes qui veulent être assujettis
doivent être visés par l'une des lois pour lesquelles le gouvernement a un
contrôle sur la rémunération.
M. Beauchemin : OK merci.
Mme Duranceau : Bon sens. Ça
a bien du bon sens, merci.
Le Président (M. Laframboise) : Donc,
est-ce que l'article 129 est adopté?
Des voix
: Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 130.
Mme Duranceau : Alors : «Le
Centre de la francophonie des Amériques institué par la
Loi sur le Centre de la
francophonie des Amériques continue son existence en personne morale sans but
lucratif régie par la
partie III de la
Loi sur les compagnies.
«Le registraire des entreprises délivre et
dépose au registre des entreprises des lettres patentes datées du
1er avril 2026 prévoyant que le Centre de la francophonie des Amériques a
pour objet de promouvoir et de mettre en valeur la francophonie du Québec, du
Canada et des Amériques.
«Sous réserve du présent chapitre, la
continuation ne porte pas atteinte aux droits, aux obligations et aux actes du
Centre, ni à ceux de ses membres. Le Centre demeure
partie à toute procédure
judiciaire ou administrative à laquelle il était partie. »
Le Président (M. Laframboise) : Vous
avez un amendement, je crois, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui, pour les
dates...
Mme Duranceau : ...je
crois. Donc, à l'article 130 du projet de loi :
1° ajouter, à la fin du premier alinéa, la
phrase suivante : «Le premier exercice financier du Centre ainsi continué
débute le (indiquer ici la date du premier jour du mois qui suit celle de la
sanction de la présente loi) et se termine le 31 mars 2027.»;
2° remplacer, dans le deuxième alinéa,
«1er avril 2026» par «(indiquer ici la date du premier jour du mois qui
suit celle de la sanction de la présente loi)».
Alors, encore une fois, là, c'est pour
prévoir selon l'adoption du projet de loi.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires sur 130? Est-ce que
l'article 130 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) :
Article 131...
Des voix : ...
Le Président
(M. Laframboise) : Excusez-moi. Est-ce que l'amendement à
l'article 130 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté. Est-ce que l'article 130, tel
qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Merci. Adopté.
Mme Duranceau : Donc :
«131. Les administrateurs nommés ou
désignés en application du paragraphe 1° ou 2° du premier alinéa de
l'article 8 de la
Loi sur le Centre de la francophonie des Amériques sont
réputés élus par l'assemblée générale des membres du Centre de la francophonie
des Amériques, jusqu'à ce qu'ils soient élus ou remplacés. Le mandat du président-directeur
général du Centre prend fin le 1er avril 2026, sans autre préavis et sans
autre indemnité que l'allocation de départ prévue à son acte de nomination.»
Le Président
(M. Laframboise) : Il y avait un amendement, je crois.
Mme Duranceau : Oui,
pour la date, là, aussi. Donc : Remplacer, dans le deuxième alinéa de
l'article 131 du projet de loi, «1er avril 2026» par «(indiquer ici
la date du premier jour du mois qui suit celle de la sanction de la présente
loi)».
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'amendement à l'article 131 est
adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 131, tel qu'amendé,
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 132.
Mme Duranceau : «Malgré
toute disposition contraire, aucun des règlements pris par les administrateurs
du Centre de la francophonie des Amériques avant le 1 er janvier
2027 n'est sujet à ratification ou approbation par les membres du Centre.»
Le Président
(M. Laframboise) : ...amendement.
Mme Duranceau : Ajouter,
à la fin de l'article 132 du projet de loi, l'alinéa suivant : «Pour
l'application des dispositions de la
section XIV de la
partie I de la Loi
sur les compagnies à une demande de lettres patentes supplémentaires faite par
le Centre avant le 1er janvier 2027, la résolution du conseil
d'administration du Centre est substituée à celle prévue à l'article 37 de
cette loi.»
Donc, là, pour comprendre, cet amendement
a pour objet de permettre aux administrateurs du Centre de la francophonie des
Amériques d'obtenir des lettres patentes supplémentaires sans devoir y être
autorisés par une résolution adoptée par le vote d'au moins les deux tiers des membres
du Centre, sur demande fait avant le 1ᵉʳ janvier 2027.
Le Président
(M. Laframboise) : Questions, commentaires? Est-ce que
l'amendement à l'article 132 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Est-ce que l'article 132, tel qu'amendé,
est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président
(M. Laframboise) : Adopté.
Article 133.
Mme Duranceau : «Le
Centre de la francophonie des Amériques doit, au plus tard le 1 er octobre
2026, produire au ministre de la Langue française ses états financiers et un
rapport d'activités pour l'exercice financier ayant débuté le 1 er avril
2025. Les états financiers et le rapport d'activités doivent contenir tous les
renseignements exigés par le ministre. Le ministre dépose les états financiers
et le rapport d'activités devant l'Assemblée nationale au plus tard le
31 décembre 2026 ou, si elle ne siège pas, dans les 30 jours de la
reprise de ses travaux. Les livres et les comptes du Centre sont vérifiés par
le vérificateur général pour l'exercice financier visé au premier alinéa. Le
rapport du vérificateur général doit accompagner le rapport d'activités et les
états financiers produits en vertu du premier alinéa.»
Le Président
(M. Laframboise) : Et vous allez... vous avez un amendement.
Mme Duranceau : Oui,
encore une fois, pour les dates : Remplacer l'article 133 du projet
de loi par le suivant :
«L'exercice financier du Centre de la
francophonie des Amériques ayant débuté le 1er avril 2026 se termine le (indiquer
ici la date qui précède celle de l'entrée en vigueur de l'article 128 de
la présente loi). Le Centre doit produire au ministre de la Langue française
ses états financiers ainsi qu'un rapport de ses activités :
«1° pour l'exercice financier ayant débuté
le 1er avril 2025, au plus tard le 31 juillet 2026;
«2° pour l'exercice financier ayant débuté
le 1er avril 2026, au plus tard le (indiquer ici la date qui suit de
quatre mois celle de l'entrée en vigueur de l'article 128 de la présente
loi).
Les états financiers et les rapports
d'activités doivent contenir tous les renseignements exigés par le ministre. Le
ministre dépose les états financiers et les rapports d'activités devant
l'Assemblée nationale dans les 30 jours de leur réception ou, si elle ne
siège pas, dans les 30 jours de la reprise de ses travaux. Les livres et
les comptes du Centre sont vérifiés par le vérificateur général pour l'exercice
financier ayant débuté le 1er avril 2025. Le rapport du vérificateur
général doit accompagner les états financiers et les rapports d'activités...
Mme Duranceau : ...pour
l'exercice financier ayant débuté le 1er avril 2025.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires sur l'amendement à l'article 133? Est-ce que
l'amendement à l'article 133 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 133, tel qu'amendé, est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Article 134.
Mme Duranceau : Donc, c'est
dans la
Loi sur le ministère du Conseil exécutif.
L'article 3.6.1 de la
Loi sur le ministère du Conseil exécutif est abrogé.
Et donc le commentaire à cet égard-là,
c'est que cet
article supprime les fonctions ministérielles consistant à
élaborer et proposer au gouvernement des programmes de coopération avec les
Canadiens d'expression française à l'extérieur du Québec et en assurer la mise
en œuvre. Cette suppression est proposée dans le cadre de l'attribution au
ministre de la Langue française de fonctions, en matière de francophonie
canadienne, prévu par l'article 135 du projet de loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions? Commentaires? Est-ce que l'article 134 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 135.
Mme Duranceau : Donc, la
Charte de la langue française est modifiée par l'insertion, après l'article
156, du suivant — alors :
«156.0.1. Le ministre oriente et coordonne
l'action gouvernementale en matière de francophonie canadienne afin d'en
favoriser la vitalité et d'assurer le rôle de premier plan que joue le Québec
pour la promotion et la valorisation de la langue française au Canada.
«Il élabore, en collaboration avec les
ministres concernés, et soumet à l'approbation du gouvernement une politique
québécoise en matière de francophonie canadienne.»
Alors, en gros, là, on attribue au
ministre de la Langue française des fonctions en matière de francophonie
canadienne, notamment celle d'élaborer une politique québécoise dans cette
matière.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires, M. le député de Marguerite-Bourgeoys?
M. Beauchemin : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Est-ce que l'article 135 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 136.
Mme Duranceau : La politique
du Québec en matière de francophonie canadienne, intitulée «Pour une
francophonie forte, unie et engagée» est réputée élaborée et approuvée
conformément à l'article 156.0.1 de la Charte de la langue française, édicté
par l'article 135 de la présente loi.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires? Est-ce que l'article 136 est adopté?
Des voix : Adopté.
Le Président (M. Laframboise) :
Adopté.
Article 137.
Mme Duranceau : Merci. Bon, là
on va prendre une petite pause parce qu'on installe bien du monde.
Le Président (M. Laframboise) :
OK. Ça va. Donc, suspension.
(Suspension de la séance à 10 h 29)
(Reprise à 10 h 31)
Le Président (M. Laframboise) :
Merci. Donc, on en est à l'article 137, Mme la ministre.
Mme Duranceau : Oui. Alors,
nouveau sujet Fonds d'électrification et de changements climatiques. Alors,
dans la
Loi sur le ministère des Finances...
Haut de la page
10 h 30 (version non révisé
e) Mme Duranceau : ...L'article...
l'article 4 de la
Loi sur le ministère des Finances est modifié par
l'insertion, après le paragraphe 1°, du suivant, alors :
«1.1° à présenter, à l'occasion du
discours sur le budget, un cadre financier global visant la lutte contre les
changements climatiques;».
Alors, commentaires.
L'article propose de
modifier l'article 4 de la
Loi sur le ministère des Finances pour y inclure la
responsabilité, pour le ministre des Finances, de présenter le cadre financier
global visant la lutte contre les changements climatiques.
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires? M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : Oui, puis peut-être
que la ministre peut m'indiquer quand est-ce que ça va être plus, là, approprié,
là, de parler, là, du fonds qui a été transféré, là. Est-ce que c'est à cet
article-là que vous voulez qu'on en parle ou vous voulez qu'on en parle plus
tard?
Mme Duranceau : Bien, je
pense qu'on va... tu sais, on va pouvoir en parler peut-être spécifiquement
dans les articles qui vont suivre, là, 141 et suivants.
M. Beauchemin : OK. Parce qu'on
n'a pas vu les groupes environnementaux là-dessus... Parce qu'il y a eu quand
même plusieurs groupes qui... incluant le patronat, là, qui ont clairement
verbalisé, là, contre le transfert du fonds, là, donc je veux absolument qu'on...
qu'on en discute lorsque ce sera plus approprié. Pour le moment, on peut
discuter simplement, là, de... d'essayer de nous dire, grosso modo, ici... L'objectif,
ici, au niveau des responsabilités du ministre, elles vont ressembler à quoi
spécifiquement?
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Bien, peut-être
que je laisserais parler M. Carl Poulin, qui représente le ministre des
Finances, concernant cette question-là.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement?
Donc, M. Poulin, vous vous présentez et puis vous pouvez répondre à la question.
M. Poulin (Carl) : Bonjour.
Carl Poulin, du ministère des Finances, je suis sous-ministre adjoint aux
politiques aux particuliers. La raison pourquoi qu'on veut présenter, dans le
cadre financier, le fait que... le Fonds d'électrification et de changements
climatiques, dans le fond, c'est pour avoir plus de transparence. C'est qu'ils
vont revoir, dans le fond, les processus, au ministère de l'Environnement, pour...
pour la gestion du fonds, mais, en contrepartie, nous, on va présenter juste l'enveloppe
globale, dans le fond, du... des sommes qui vont être attribuées pour que ce
soit bien exposé à la population, les sommes qui sont accordées dans la... dans
les prochaines... prochaines cinq années pour le marché du carbone ou les
mesures en environnement.
Le Président (M. Laframboise) :
M. le député de Marguerite-Bourgeoys.
M. Beauchemin : OK. Puis
question, comme ça : Je veux dire, le fait d'avoir pris le surplus, là,
puis de l'avoir appliqué, est-ce que ça, ça aurait été plus transparent dans la
nouvelle structure, si ça avait été le cas?
M. Poulin (Carl) : Dans le
fond, l'objectif de... dans le fond, de transférer, dans le fond, le surplus du
fonds du marché... bien, les surplus du marché du carbone au Fonds des
générations, c'est que l'utilisation des sommes du surplus a un impact sur le cadre
financier du gouvernement, au consolidé. Ça fait qu'on utilise ces sommes-là, où
qu'on a attribué les nouvelles sommes aux changements climatiques... ça a un
impact sur le cadre financier. En les transférant au Fonds des générations, ce
que ça permet, c'est que... d'assurer que ces sommes-là soient gardées pour les...
les générations futures, dans un premier temps, mais aussi, le rendement qui
est accordé dans le Fonds des générations est plus élevé que... le rendement
qui était accordé, dans le fond, au FECC. Ça fait que le rendement va être plus
grand. Ça fait que, si on utilise les sommes, ça a un impact sur le cadre
financier du gouvernement.
M. Beauchemin : Ce n'était
pas le même mandataire? Ce n'était pas la Caisse de dépôt qui gérait les deux
fonds?
M. Poulin (Carl) : Oui, mais
c'est plus la politique de placement qui est en lien, en arrière, qui vient
affecter, dans le fond, le rendement. C'est que, dans le fond, le Fonds des... le
Fonds des générations, dans les... dans le fond, de 2007 à 2024, a fait un
rendement d'environ 5,8 %, tandis que, si on compare, là, les... le
rendement, là, du... qui ont été faits, là, avec les placements du marché...
des sommes du surplus du marché du carbone... était à 3,2 %.
M. Beauchemin : Puis, juste
pour la compréhension de tous, ce qui est arrivé, c'est qu'on a pris le fonds...
le surplus dans le fonds d'électrification puis on l'a mis dans le Fonds des
générations. De façon comptable, à ce moment-là, c'est comme si on avait pu
réduire la dette du même montant, là. C'est parce que, dans le fonds d'électrification,
ce n'était pas consolidé sur les avoirs du gouvernement comme étant une façon
synthétique, là de réduire la dette. C'est...
M. Poulin (Carl) : Présentement,
le fonds des... Dans le fond, il n'y a pas de transfert qui a été fait. Ça va
être fait si c'est adopté, là. Mais au consolidé, dans le fond, le fonds des...
le surplus du fonds des... du FECC a un impact, dans le fond, sur le consolidé
du gouvernement, il est dans le périmètre comptable du gouvernement aussi,
autant que le Fonds des générations. Le transfert n'améliorera pas le... la
dette du gouvernement. Elle va améliorer la dette nette, mais pas la dette
brute. Ça n'a pas d'amélioration.
M. Beauchemin : La dette
nette.
M. Poulin (Carl) : Oui, mais
pas la dette brute. Dans le fond, le consolidé, là. Au consolidé, c'est...
c'est zéro, là, pour le gouvernement.
Mme Duranceau : Peut-être, je
peux aller...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : ...oui, à l'inverse,
là, expliquer...
Mme Duranceau : ...l'expliquer.
C'est dans les surplus. Si tu le sors des surplus pour le dépenser, bien là, tu
viens de l'augmenter, ta dette, parce que tu le passes à la dépense plutôt
que... il est dans les surplus, ça fait qu'il est dans le capital. Il est... il
est du côté de l'équation... actif égale passif plus capital, là, il reste là,
si tu le renverses.
M. Beauchemin : Est-ce qu'il
y a une... Il y a-tu une agence de crédit qui a donné son opinion là-dessus?
Parce que moi, je m'étais fait dire que ce n'était pas considéré comme une
réduction de la dette lorsque c'était dans le FECC, la dette nette.
M. Poulin (Carl) : ...désolé,
présentement, il n'y a pas d'agence de crédit qui s'est prononcé, mais il y
a... en 2001, on a versé des sommes, dans le fond, au Fonds des générations, il
y a eu des transferts. Ça a été quand même bien perçu par les agences de
crédit, mais ça n'a pas été... ce n'est pas... il n'y a pas...
M. Beauchemin : Oui, oui,
mais l'argent... l'argent venait d'où?
M. Poulin (Carl) : Il
faudrait que je vérifie. Ça venait d'un autre fonds, là, qui est... d'un autre
fonds qui était en surplus. Je ne me souviens pas exactement du fonds, là.
M. Beauchemin : C'est ça. Ça
fait que c'est exactement mon point, là. Peu importe le fonds a, b, c, lorsque
ça a été transféré, soudainement c'était considéré comme une réduction de la
dette.
M. Poulin (Carl) : De la
dette nette, mais pas brute.
M. Beauchemin : Exact, la
dette nette. Les agences de crédit vont regarder la dette nette, là. Donc, au
niveau de la dette nette, lorsque ce transfert-là jadis a eu lieu, ça a été vu
de façon positive. Ça revient à répondre à la question indirectement. Pour les
agences de crédit, le FECC n'était pas, du point de vue de la dette nette,
consolidé. Donc, à ce moment-là, ce qu'on a atteint comme objectif au niveau du
gouvernement, en agissant de cette façon-là, on s'est trouvé à prendre ce qui
était payé, finalement, par les entreprises québécoises, les PME qui ont voulu,
donc... bien, qui ont fait ça pour aider à l'environnement, OK, puis on a pris
ça pour réduire la dette.
Ça fait qu'indirectement on s'est trouvé à
avoir un mécanisme qui a permis... modique, relatif, là, 1 milliard et
quelques, de réduction, là, de la dette du Québec. Mais, quand on regarde la
genèse de comment qu'on... s'en est arrivé à avoir ce surplus-là, bien, c'est
en taxant nos PME, en les faisant contribuer, là, au fonds... en les faisant
contribuer à la lutte aux changements climatiques de façon obligatoire, parce
que c'est dans le concept même de de la loi qui encadre le Fonds
d'électrification. Puis là on prend cet argent-là puis là on le met ailleurs,
qui correct, c'est le Fonds des générations. Oui, ça réduit la dette nette,
mais on a... on s'est trouvé à taxer nos PME qui... en passant, au Québec,
elles sont 50 % taxées plus qu'ailleurs au Canada, OK, pour prendre cet
argent-là puis le mettre à réduire de la dette.
Ça fait que c'est... on n'a pas été... on
parlait de transparence dans tout, c'est juste parce que vous avez utilisé le
mot «transparence» que ça m'a allumé, là, c'est... À partir de ce point-là, si
l'objectif était de faire quelque chose de transparent, on a manqué un peu le
rendez-vous, là, ici parce que c'est... c'est tout le contraire, sauf de la
transparence. En agissant de la sorte, on vient de dire aux PME : «By the
way», là, vous avez payé. On vous prend ça puis on le met maintenant dans le
Fonds des générations. Vous devez maintenant être d'accord avec ça. Leur
objectif initial, c'était de décarboner le Québec. Je sais qu'on va laisser ça
sur le fardeau des jeunes à décider plus tard, là, mais...
• (10 h 40) •
Mme Duranceau : ...on peut
dire que c'est les PME qu'ils le paient, là, mais c'est... Ultimement, les
distributeurs de carburant, ils repassent ça aux contribuables, là. Ça fait que
c'est les contribuables québécois qui paient la taxe en question. Ce n'est pas
juste les entreprises, là.
M. Beauchemin : Ça n'aide
pas... ça n'aide pas mon argumentaire, parce que les contribuables québécois
qui paient cette taxe-là le font de gaieté de coeur, peut-on dire, mais pour
faire une lutte aux changements climatiques, là.
Mme Duranceau : Bien non, ils
le font... ils le font pour... Bien, là, il n'y a personne qui se lève le matin
pour dire : Je vais aller payer ma taxe sur l'essence parce que je veux
contribuer à...
M. Beauchemin : Bien, ils le
font tous en se disant : Bien, j'ai une taxe maintenant que je...
Mme Duranceau : Non, je pense
qu'ils paient le prix de l'essence. Puis là ce qu'on fait, c'est qu'on vient
réduire la dette, ultimement, sur laquelle on paie des intérêts, puis ça, ça
fait qu'on a une moins grande dépense globale pour tous nous autres.
M. Beauchemin : Bien, moi,
personnellement, quand je paie ma taxe sur chaque litre d'essence, OK, je ne
suis pas heureux de la donner directement au gouvernement qui va faire du
gaspillage. Ça, en partant, là, je ne suis pas vraiment content de la payer,
surtout avec ce qu'on voit comme gaspillage. Mais j'ai quand même espoir de
voir qu'à l'intérieur de la taxe il y a quelque chose qui va justement pour
essayer de sauver la planète. Pour moi, ça, c'était... ça fait partie, tu sais,
du cinq cennes le litre, je ne sais pas c'est quoi, le montant, OK, que je me
dis : Bien, minimalement, là, OK, c'est une drôle de façon d'aider, mais
j'aide en brûlant du gaz, là, j'aide à aider le financement de la lutte aux
changements climatiques. Ça fait qu'il y a une certaine compensation de
dissonance cognitive, là, qui se fait à ce niveau-là quand on... quand on le
fait. Mais ça n'aide pas l'argumentaire, là, que ce soient des PME. Mais là
vous me dites...
M. Beauchemin : ...PME, ça...
C'est parce que c'est finalement les... les Québécois...
Mme Duranceau : Bien, en
fait, je préciserais que... je préciserais que c'est plutôt les grands
industriels qui paient la taxe... qui paient la taxe carbone. Alors, ce n'est
pas tant les PME non plus. Ça fait que ça, cet argumentaire-là, il tient plus
ou moins.
Mais toujours est-il qu'il y a des
surplus, tu sais, des surplus qui sont pris dans le FECC à 3,2 % de
rendement. Puis là, ce qu'on dit, c'est que ces surplus-là, ils sont dans le
cadre financier. Si je me mets à les dépenser, je débalance le cadre. Ça fait
que ce qu'on fait, c'est qu'on prend les surplus, auxquels on ne peut pas
toucher par ailleurs pour ne pas débalancer le cadre, et on se dit : Bien,
on va aller rembourser de la dette dans le Fonds des générations. Ça fait que
ce n'est pas une mauvaise affaire, collectivement, là, pour les finances de la
province, là.
M. Beauchemin : Collectivement,
pour les finances de la province, on arrive à atteindre l'objectif de réduire
la dette indirectement. Ce qu'on aurait dû faire, c'est mieux gérer les
finances publiques, comme ça, on n'aurait pas eu la dette. À la base, là...
on... Bien non, mais c'est parce que, tu sais...
Mme Duranceau : Bien là, il y
a un minimum de dette que ça prend pour opérer, là.
M. Beauchemin : Bien non,
mais c'est parce que, tu sais... Je comprends. Mais là, ce qu'on est en train
de faire, OK, c'est qu'on prend de l'argent dans un fonds. OK. On n'est pas
content de la performance du fonds. On aurait pu changer la politique de
placement, hein? Copier la politique de placement du Fonds des générations,
s'il vous plaît, ça aurait donné la même affaire. Même rendement. Ça fait que,
tout cet argumentaire-là, pas solide.
Mme Duranceau : Non, non,
mais on a des surplus qui sont encapsulés pour ne pas débalancer le cadre
financier. Alors, on décide de les attribuer ailleurs.
M. Beauchemin : Je comprends
que... Je comprends...
Mme Duranceau : Je suis
d'accord avec vous, c'est une décision qui est prise, mais...
M. Beauchemin : Mais, la
décision ici, c'est de finalement prendre indirectement tout ce que tous les
Québécois ont payé, hein, en payant au service des grandes entreprises, des
produits qui ont été, donc, dans la composante prix, incluant cette taxe
carbone là, OK. Puis là on se trouve à prendre cet argent-là puis on réduit la
dette avec ça. On me donne l'argumentaire : C'est parce qu'on voulait
avoir un meilleur rendement. Bien, changer la politique de placement, ça prend
deux secondes, peut-être un petit peu plus long, là, mais ce n'est pas long.
Après ça, on me dit : Bien, on veut réduire la dette. OK, mais on aurait
dû mieux gérer l'État, comme ça on n'aurait pas eu les dépenses. Ça aurait été
plus efficace de le faire de cette façon-là. Au lieu de faire des chèques à
gauche puis à droite, on aurait pu prendre cet argent-là puis l'appliquer.
Mme Duranceau : Ah bien,
c'est sûr qu'il y a plein de choix qu'on peut remettre en question, là, tu
sais. Chaque gouvernement fait ses choix.
M. Beauchemin : Absolument.
Mme Duranceau : Bon. On a
fait les nôtres. Puis là, bien, on fait ce choix-là pour l'utilisation des
surplus. Puis ce n'est pas une dépense. C'est de réduire la dette. Alors, c'est
un choix qui est judicieux puis qui est... qui est très conservateur dans
l'approche, là.
M. Beauchemin : Bien,
«conservateur», ça, je vais... je vais vous laisser ce qualificatif. Je pense
que, pour plusieurs, ce n'est pas conservateur. Ça a été plutôt opportuniste.
Parce que vous avez fait quand même l'unanimité avec les groupes
environnementaux et le Conseil du patronat, que cette décision-là... allait à
l'encontre même de l'avenir économique à long terme du Québec. Cette
décision-là, là, va à l'encontre parce qu'on retarde l'inévitable
investissement à faire pour la lutte aux changements climatiques. Et donc on va
se trouver à avoir à dépenser cet argent-là plus tard à un prix plus élevé.
Donc, en bout de piste, ce qu'on fait, c'est qu'on fait encore ce qu'on... ce
que le gouvernement a fait depuis les huit dernières années, c'est qu'on a
pelleté par en avant sur le dos des prochaines générations tous ces coûts
reliés aux changements climatiques. Puis, OK, on le met dans le Fonds des
générations parce qu'on veut avoir un meilleur rendement. Tant mieux. On aurait
pu faire une décision... pas mal plus efficace. Mais, la réalité, c'est que,
là, on se trouve à taxer encore une fois les Québécois pour compenser pour la
mauvaise gestion des finances publiques. Puis, malheureusement, ce que ça
donne, c'est qu'en même temps on se trouve à retarder à plus tard les dépenses
qui vont avoir évidemment à coûter plus cher parce qu'on prend le surplus qui
aurait été attribué à faire ça à... le mettre dans le Fonds des générations. Le
Fonds des générations, là, aucun enjeu à ce qu'on mette de l'argent dans le
Fonds des générations. C'est... C'est rembourser la dette. Le concept en tant
que tel, je n'ai pas de problème avec ça. Le problème qu'on a, c'est
qu'initialement le mandat du Fonds d'électrification était tout à fait autre.
Et on a argumenté tout ça. On l'a vendu de même. Les Québécois paient, puis là,
soudainement : Ah bien, on va changer ça, parce que, tu sais, il faut que
je trouve une façon d'avoir de l'air moins dépensier aux yeux du Standard &
Poor's, ça fait que, là, je vais prendre ce surplus-là, je réduis la dette.
La... La chose qui aurait dû être faite, c'est de mieux gérer les finances
publiques.
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, M. le Président, là, tu sais, il faut s'ajuster, là. En 2014, les
libéraux ont créé le Fonds vert, il n'y a rien qui sortait de ça. Alors, ça a
été plutôt un désastre, là, de ce qu'on me rapporte. Alors, ce qu'on a fait,
c'est qu'on a converti ça en FECC, bon, des sommes importantes qui se sont
accumulées...
Mme Duranceau : ...là, ce
qu'on dit, c'est qu'il y a quand même encore 8 milliards sur cinq ans qui
sont investis en... au niveau des changements climatiques, et là, ce qu'on
vient faire en transférant les surplus, parce que de toute façon, on ne peut
pas tout utiliser d'un coup, les surplus, on les transfère dans le Fonds des
générations, ça va nous permettre de sauver 80 millions d'intérêts par
année. Alors, moi, je pense que... nous, on pense que d'un point de vue de
bonne gestion des dépenses publiques, là, c'est un choix qui... qui est le bon
dans les circonstances.
M. Beauchemin : M. le
Président, si on... la chronologie du Fonds vert, là, je m'excuse, mais le
gouvernement actuel était pour, initialement, le Fonds vert qui a été mis en
place. Donc, ils avaient eu un moment pour «shiner», là, ils l'ont manqué, eux
autres aussi, un. Deuxièmement, on va s'entendre sur une affaire, ici, là. On
n'aurait pas eu un surplus de 1 milliard si l'idée était mauvaise. Donc,
l'idée était bonne, on a eu un surplus, je ne sais pas d'où vient la critique
clamant une mauvaise information, mais ceci étant dit, madame... M. le
Président, quand on est capables d'optimiser la gestion des finances publiques,
le 80 milliards... le 80 millions d'intérêts économisés aurait été un
multiple de ça, si on avait bien géré. On a fait le choix, à ce
gouvernement-là, de dépenser encore plus pour pouvoir, je ne sais pas quoi,
bout de piste, là, ce qu'on se trouve à faire, c'est de prendre l'argent qui a
été généré en disant à du monde : Vous allez contribuer, maintenant, à la lutte
aux changements climatiques. Oups, on a un surplus de 1 milliard, on vous
le prend, on va réduire la dette, ce qu'on aurait dû faire en gérant mieux les
finances publiques du Québec. Ça se résume à ça, madame... M. le Président,
puis quand on... quand on regarde tout ça, c'est triste de voir la résultante.
C'est triste de voir ça. Parce que ce que la CAQ aurait pu faire, puis je donne
un exemple totalement, là, non relié, là, à la conversation, là, mais on aurait
pu vendre la Société des alcools au lieu de continuer à observer un déclin de
ses revenus, on aurait pris cet argent-là, on l'aurait mis dans le Fonds des
générations, on aurait réduit la dette de 10, 12, 13, 14 milliards de
dollars, on en aurait économisé, des centaines de millions en intérêts. Mais
là, maintenant, la Société des alcools vaut une fraction de ça. On a perdu de
l'argent dans notre actif puis on a manqué une opportunité de réduire les
intérêts, je veux dire, il y a un paquet de choix que la CAQ aurait pu faire
pour améliorer la gestion des finances publiques, mais de faire ça en ne
donnant pas l'heure juste aux Québécois dès le départ, de prendre l'argent qui
est généré pour faire la lutte aux changements climatiques une priorité qui, en
passant, sortant de la bouche du premier ministre, semblait être une priorité à
l'époque, puis que là, maintenant, on dit : C'est beau, Mme la marquise,
il n'y a rien à voir, tassez-vous, on passe au prochain sujet. Je trouve ça un
petit peu désolant, M. le Président.
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Autres questions, commentaires?
Des voix : ...
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la députée de Mille-Îles.
• (10 h 50) •
Mme Dufour : Oui. Merci, M.
le Président. Écoutez, j'ai entendu la ministre mentionner que le Fonds vert,
tel qu'il était, ne fonctionnait pas et puis qu'il y avait un grand surplus.
Mais je rappellerais qu'il y a eu des opportunités, par exemple, la subvention,
hein, on l'a réduite, il y a la subvention pour les véhicules électriques, on
l'a réduite. Donc, c'est sûr que si on l'avait maintenue, bien, il y aurait
moins de surplus, par exemple. On peut aussi penser aux programmes pour le
déploiement des bornes électriques. Ce programme-là prend un sérieux retard. On
a... on devrait viser, je crois que c'est 300 000 bornes, on est à 30
000 bornes, on a même juste 10 % de notre objectif pour 2030, on est
très, très loin de l'objectif. Alors, le surplus pourrait servir aussi à
maintenir nos... nos objectifs, atteindre ce qu'on avait prévu avec ce fonds-là,
donc de... d'envoyer les sommes ailleurs, mais malheureusement, on perd des
opportunités d'atteindre nos propres objectifs de lutte aux changements
climatiques, et si on vise l'électrification de la flotte, bien, on le sait que
les bornes électriques, c'est majeur. S'il n'y a pas un réseau fiable de bornes
déployé à travers le Québec, bien, on peut oublier ça, là, les gens
n'embarqueront pas, là. Il y a des secteurs, certains secteurs, où ils sont mal
desservis, actuellement, par les bornes électriques, et on le voit,
malheureusement, il se vend moins de véhicules dans ces zones-là. Et là où il y
a un meilleur réseau, bien, il y en a plus. Ça, c'est un exemple, mais la
subvention a aussi fait... a été très utile, et je me souviens, j'ai fait
partie, là, du débat lors de l'étude du projet de loi n° 81, avec le ministre
de l'Environnement, où on a parlé...
Mme Dufour : ...de cette
subvention, il mentionnait à quel point, bien, ce n'était plus nécessaire, le
maintenir, parce que les normes zéro émission allaient faire en sorte que,
finalement, ça allait de soi, là, les voitures électriques allaient baisser de
prix pour pouvoir respecter leurs objectifs. Mais on connaît la suite, hein, on
a reculé sur les objectifs de réduction, dans le fond, les objectifs qu'on
s'était donnés de vente de véhicules électriques, donc, on a reculé là-dessus.
Et là le fédéral, récemment, a réinstauré sa subvention, justement, parce
qu'eux aussi ont reculé. Donc là, je pense qu'on se perd des moyens, là,
définitivement, on n'atteindra pas nos objectifs si on détourne les sommes
vers... vers d'autres utilisations.
Le Président (M. Laframboise) :
D'autres questions, commentaires?
Mme Dufour : Bien, est-ce que
je peux avoir une réponse?
Le Président (M. Laframboise) :
Madame.
Mme Duranceau : M. le
Président, je comprends que ma collègue vient d'arriver, mais je m'en tiens à
mes commentaires précédents, là, ce que j'ai fait au député de
Marguerite-Bourgeoys.
Mme Dufour : Mais c'est que...
c'est que, moi, quand je suis arrivée, j'ai entendu l'affirmation que ça ne
fonctionnait pas, et c'est ce qui expliquait qu'il y avait un surplus. Moi, je
veux comprendre, si on a regardé l'utilisation du surplus. Puis, tu sais, en
coupant finalement les subventions pour les véhicules électriques, en ne
déployant pas le réseau de bornes et en mettant en place les subventions pour
soutenir le déploiement des bornes à la hauteur que ça devrait, selon notre
plan, bien, c'est clair qu'il y a un surplus parce qu'on ne l'utilise pas assez
à ses fins.
Je pourrais aussi rajouter les
municipalités qui demandent 2 milliards par année pour remettre aux normes
leurs infrastructures municipales pour s'adapter aux changements climatiques.
Elles estiment que, si elles ne mettent pas ces sommes, ça va coûter beaucoup,
beaucoup plus de sous. On s'entend qu'on est tous les mêmes payeurs de taxes,
là, ceux qui paient les taxes municipales ou qui paient les impôts, ce sont les
mêmes. Donc, l'adaptation aux changements climatiques devrait être prioritaire,
autrement, ça va nous coûter plus cher comme société. Et ça aussi, les surplus
auraient pu aller vers des programmes qui soutiennent les municipalités, à la
place, on a proposé quoi, je crois, c'est 500 millions sur cinq ans, on
est loin des 2 milliards par année. Donc, le surplus aurait pu aussi
servir à ça.
Puis, quand on dit, le programme ne
fonctionne pas parce qu'il y a des surplus, bien moi, j'aimerais savoir si on a
regardé pourquoi on n'a pas fait les dépenses selon les objectifs qu'on s'était
même donnés. Puis quand je dis «on», je parle du gouvernement actuel, là.
(Consultation)
Le Président (M. Laframboise) :
Mme la ministre.
Mme Duranceau : Bien, écoutez,
tout ce que je peux ajouter, là, c'est que le surplus, dans le FECC, là, il ne
s'est pas accumulé... il s'est accumulé sur plusieurs années. Puis
l'utilisation des surplus, ça présuppose que ça va occasionner des dépenses
additionnelles. Là, il y a un déficit qu'il faut résorber, déficit qui s'est
créé pour toutes sortes de bonnes ou de mauvaises raisons, mais il faut le
résorber. Alors, d'aller utiliser les surplus du FECC, ça veut juste dire
creuser le déficit. Donc, je comprends, là, tu sais, le... la vision, là, de...
sur l'environnement, mais on dépense 1,4 milliard par année, là, dans des
mesures pour... pour améliorer les... pas les changements climatiques, là,
mais... Alors là, bien, c'est sûr que c'est infini, là, on peut en mettre
10 milliards par année, on peut utiliser tous les surplus. Mais, d'un
point de vue de l'impact sur le déficit, je ne pense pas que ce serait
judicieux. Et, par ailleurs, bien là, les surplus sont tellement importants
qu'on les vire au fonds des générations dans ce cas-ci. Puis ça va réduire la
dette, 80 millions d'intérêts par année. Alors, c'est une décision qui est
sensée puis qui est très judicieuse dans les circonstances, là, et responsable
pour utiliser les termes du ministre des Finances.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires?
Mme Dufour : Bien, j'attends
le micro. Merci. Bien, je voudrais rappeler que les sommes qui sont dans ce
fonds viennent principalement du système du SPEDE, du système de plafonnement
et d'échange des droits d'utilisation de GES. Les entreprises ont payé, ont
payé, et je me souviens très bien, j'étais à la ville de Laval, nous, on avait
des crédits de carbone qu'il fallait aller sur une... une bourse volontaire à
l'époque. Ça, ici, ce n'est pas une bourse volontaire, là, c'est une bourse qui
est obligatoire. Donc, les entreprises sont obligées de participer, sont
obligées de payer. Elles l'ont fait de bonne foi...
Mme Dufour : ...et sur
l'hypothèse que les sommes allaient servir à l'utilisation qui était prévue,
soit réduction des GES et adaptation au changement climatique. Donc, c'était le
but de ce système, et là, dans le fond, je m'excuse du mot, mais on trahit cet
engagement-là envers les gens qui ont payé de bonne foi puis... bien, de façon
obligatoire, il n'y avait pas... eux autres, ce n'était pas une bourse
volontaire à Laval, c'est un... c'est un cas différent qu'on avait, mais tous
ceux qui achètent des crédits de carbone, comme moi quand je... quand j'achète
un voyage et que j'achète des crédits carbone pour compenser mes émissions de
voyages, bien, je ne m'attends pas à ce que ça aille à réduire le déficit de
l'entreprise à qui j'achète les crédits de carbone. Je m'attends que ça aille à
l'utilisation que... tu sais, que j'ai faite quand je l'ai acheté, c'est-à-dire
compenser mes crédits de carbone. Là, c'est un détournement. On va détourner de
son... je cherche le mot en français «purpose», son...
Une voix : ...
Mme Dufour : Sa mission
première, voilà. La mission première du fonds était de s'attaquer au changement
climatique. L'adaptation est très importante. Je sais qu'il y en a qui ne
croient pas au changement climatique, mais reste qu'il y a une réalité, là, il
y a des tempêtes, il y a des feux de forêt, il y a des... et ça nous affecte et
on a besoin de sommes pour prévenir ça. Les feux de forêt, par exemple, il y a
quand, c'était en 2023, il y a eu énormément de feux de forêts qui ont détruit
des parcelles immenses du nord du Québec. Et le ministère des Forêts n'arrive
même pas à planter les arbres que ça prendrait pour remplacer cette forêt-là.
Mais il y a des sommes, il y a des sommes ici, là. Et là, on va perdre de la
capacité forestière parce que le ministère des Forêts n'a pas assez d'argent
pour ramener la forêt à l'état auquel elle était, puis elle n'a pas plus
d'argent pour amener une résilience de la forêt existante. Il faudrait faire
des lisières, par exemple, pour s'assurer que les prochains feux de forêt ne
détruisent pas autant que ça a été le cas en 2023.
Ça fait que là on s'enlève des moyens, là.
Là, on parle de déficit. Ah! il y a un déficit, c'est important, mais ça, on le
sait, c'est un déficit parce que l'argent a été mal géré. Mais ce n'est pas la
faute du Fonds d'électrification, des changements climatiques si l'argent a été
mal géré, si on a mis de l'argent dans Northvolt, si on a mis de l'argent dans
Lion Électrique, ce n'est pas la faute du fonds, puis ce n'est surtout pas la
faute des entreprises qui, elles, ont payé pour réduire, tu sais, leurs
émissions de GES, qu'ils ont payé de bonne foi des droits d'émission, et là, on
va détourner ça, puis ça va servir à un déficit. C'est sûr que ces
entreprises-là n'auraient pas payé les sommes qu'on leur a imposées si on leur
avait dit : Bien, c'est pour combler le déficit, parce que le gouvernement
a mal géré les finances publiques. Donc, il y a... pour moi, il y a quelque
chose de... fondamentalement erroné dans cette hypothèse et, non, il n'a pas
été mal géré le fonds, il a été mal utilisé et le gouvernement avait tous les
outils dans les sept dernières années, les sept années et demie pour bien
l'utiliser. S'il y a un surplus, c'est parce qu'on a choisi de ne pas
l'utiliser, probablement pour des raisons comptables, ça, je peux concéder,
parce que ça n'a pas été long, après un an, M. le Président, déjà on avait de
la misère avec les finances. Après un an du gouvernement de la CAQ. Donc,
malheureusement, c'est... le Fonds fait les frais de la mauvaise gestion des
finances publiques de ce gouvernement.
• (11 heures) •
Le Président (M. Laframboise) : Questions,
commentaires?
Mme Duranceau : Non, M. le
Président, je suis prêt à passer à 138.
Mme Dufour : Qui ne dit mot
consent. Merci, M. le Président.
Mme Duranceau : M. le
Président, je vous ai dit non, je n'ai pas de commentaire. Je suis prête à
passer... à adopter l'article 137, puis passer à 138.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur le 37?
Mme Dufour : J'aimerais
comprendre comment, exactement... qu'est-ce que ça fait exactement quand on
dit : «a présenté à... à l'occasion du discours sur le budget, un cadre
financier global visant la lutte contre les changements climatiques»?
Mme Duranceau : Oui. Je vais
demander, M. le Président, au sous-ministre... sous-ministre adjoint aux
Finances de commenter.
Le Président (M. Laframboise) : Juste
vous présentez et...
Mme Dufour : Consentement, M.
le Président.
Le Président (M. Laframboise) : Consentement.
Vous vous présenté, puis par la suite répondre. M. le sous-ministre.
M. Poulin (Carl) : Bonjour,
Carl Poulin, du ministère des Finances...
Le Président (M. Laframboise) :
Ah! c'est vrai. Excusez, je vous avais déjà autorisé, c'est bon. Allez-y.
M. Poulin (Carl) : Je me suis
déjà présenté. Dans le fond, l'objectif, c'est juste de présenter, dans le
cadre du budget, les sommes qui vont être accordées dans les cinq prochaines
années au champ ou aux mesures de lutte aux changements climatiques et, dans le
fond, à l'adaptation aux changements climatiques. Grosso modo, c'est qu'on va
juste présenter le cadre financier des cinq années, le total des sommes qui
vont être... qui vont être accordées pour ces changements-là et le ministère de
l'Environnement, en contrepartie, va venir présenter le détail des mesures qui
vont être retenues dans ce... dans ce plan de mise en œuvre là, qui va être
pour cinq ans...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) M. Poulin (Carl) : ...ça fait
qu'on vient définir dans la loi que le ministère des Finances vient présenter
le cadre financier global du... des sommes accordées, là, pour les changements
climatiques. Ça comprend les revenus du FECC, mais ça comprend aussi d'autres
revenus, des transferts fédéraux, des sommes... notamment.
Mme Dufour : OK. Une question
spécifiquement sur le SPEDE. Vous comprenez ce que j'ai mentionné par rapport aux
sommes que des entreprises ont été obligées de payer, puis tout ça, puis il y a
eu un engagement qui venait avec ça. Est-ce que 100 % des sommes du SPEDE
vont apparaître dans ce cadre-là?
M. Poulin (Carl) : Oui,
100 % des sommes à venir, dans le fond, à partir de 2026... de l'année 2026-2027,
2027-2028, comme qu'on a fait, dans le fond, 2025-2026 vont être consacrées,
dans le fond, aux changements climatiques. Toutefois, s'il y a des surplus ou
des déficits à la fin de l'année, bien, ça... ils ne seront pas là.
Mme Dufour : OK. Mais comment...
Parce que, là, il y a le surplus du passé, mais là comment, dans le futur, les
sommes vont être... il va être défini s'il y a des surplus ou pas? Parce qu'on
s'entend que, si on ne les dépense pas, ça fait un surplus, mais c'est parce qu'on
choisit de ne pas les dépenser, là.
M. Poulin (Carl) : Bien, les
revenus, grosso modo, sont sur des bases de prévision, c'est certain. Les
revenus du marché du carbone, c'est... dans le fond, c'est une enchère, mais ça
dépend du prix du marché qui est établi. C'est certain que ça reste une
prévision. On ne peut pas savoir exactement à combien qu'ils vont se vendre,
ces unités-là, mais on a quand même une bonne idée des revenus du SPEDE, comme
vous mentionnez. Mais qu'est-ce qu'on... c'est qu'on s'assure de faire des
ajustements en cours d'année. Si jamais il y a des surplus en cours d'année, bien,
elles sont réallouées à d'autres mesures, souvent, par le ministère de l'Environnement.
Mme Dufour : Je comprends la
question des revenus, la bourse du carbone, c'est quelque chose que je connais,
mais, moi, ce qui me préoccupe, c'était la question des dépenses, tu sais, dans
le fond, comment on va s'assurer que les revenus puis les dépenses... tu sais, que
ce qui est... ce qui est généré par la bourse du carbone est dépensé réellement
en lutte aux changements climatiques. Parce que c'est sûr que, si on ne dépense
pas, ça fait un surplus, mais on choisit de ne pas dépenser.
M. Poulin (Carl) : Pour les
dépenses, je laisserais le ministère de l'Environnement répondre.
Le Président (M. Laframboise) :
...et ensuite... Est-ce qu'on... consentement à ce que...
Mme Dufour : Bien sûr, je
consens toujours, surtout à monsieur.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y, allez-y.
M. Savoie (Jocelyn) : Bonjour.
Jocelyn Savoie, sous-ministre adjoint lutte aux changements climatiques et...
enfin, transition climatique et énergétique. Oui, j'ai toujours de la
difficulté avec mon titre, mais enfin.
La façon dont fonctionne la gestion du
fonds... puis l'article de loi ne vient pas changer ce qui est déjà en cours
depuis de nombreuses années. Le ministère des Finances, par définition, a la
responsabilité d'établir le cadre financier.
L'article de loi vient expliciter
ce rôle-là, mais il est déjà... c'est déjà acquis. Nous, ce qu'on fait, c'est :
sur la base de la prévision du ministère des Finances, on établit notre
prévision de dépenses, qui s'appelle un plan de mise en œuvre annuelle. On le
révise à chaque année. Il est publié habituellement quelque part en avril ou
mai, des fois un petit peu plus tard. Dans cette planification-là, on vient
prévoir les sommes qui vont être affectées aux différentes mesures du plan d'action.
Il y a des mesures qui sont au ministère, la plupart de nos programmes. Il y a
également des mesures dans des ministères tiers comme Transports, exemple Écocamionnage
ou le transport collectif, des choses au niveau de le ministère de l'Agriculture,
Sécurité publique et autres. Trois volets, donc autant adaptation, réduction de
changements climatiques que transition énergétique.
Donc, on fait une planification, comme l'indiquait
mon collègue. En cours d'année, on fait des révisions dans l'optique, là, de la...
je dirais, l'optimisation de nos opérations. Dans l'année qui vient, l'essentiel
des révisions vont être faites à l'automne pour nous permettre de faire des
réallocations en fonction de quel programme a fonctionné, quel programme a
rencontré des difficultés, où en sont les estimations de ce qui va être dépensé.
À ce moment-là, on fait une série de réallocations puis on avise les ministères
ou les porteurs concernés de leurs nouvelles enveloppes. Puis, ensuite, vers la
fin de l'année, on va refaire un peu cet exercice-là quand on approche de la
fin de l'année puis qu'on constate que certains projets ont pris du retard, parce
qu'il y a beaucoup de projets qui sont avec des promoteurs privés. Des fois,
ils vont nous aviser qu'ils ont un échec dans leurs projets. Là, à ce
moment-là, on va réaffecter les sommes une autre fois à des programmes qui sont
susceptibles de pouvoir parvenir à dépenser la totalité, là, des enveloppes.
Évidemment, comme... comme l'indiquait mon
collègue, marché du carbone, quatre enchères par année. La dernière enchère est
en février. Elle a eu lieu la semaine dernière. Parfois, les revenus diffèrent
de ce qui était notre prévision. Ça peut expliquer certaines fluctuations. Puis,
des fois, il y a également des phénomènes extérieurs qui peuvent affecter
fortement, là, la réalisation des dépenses. Par exemple, l'année dernière, avec
l'arrivée du gouvernement américain, beaucoup de projets ont soudainement
arrêté en cours de route, puis on s'est retrouvés avec des retards dans
certains projets. Donc, ces événements-là sont en dehors de notre contrôle, mais
tout ce qu'on voit venir, tout ce qu'on peut prévenir par le biais, là, de
sondages réguliers auprès des subventionnés ou de suivis auprès des ministères
nous permet, là, d'optimiser le mieux possible l'utilisation des sommes puis
donc de... d'utiliser la totalité, l'objectif étant d'utiliser la totalité de
notre budget.
Cette année, par exemple... on est dans la
fermeture de l'année puis normalement on devrait arriver à peu près à zéro...
M. Savoie (Jocelyn) : ...si
on ne s'est pas trompés, là, dans notre évaluation des projets, là, qui vont se
compléter correctement d'ici le 31 mars.
Mme Dufour : Merci pour
l'explication détaillée. De ce que je comprends, c'est qu'il ne devrait pas y
avoir de surplus dans une année parce que les besoins sont grands. Vous avez
parlé de l'agriculture. L'UPA demande, les agriculteurs demandent davantage de
sommes depuis des années pour s'adapter aux changements climatiques. Idem pour
les municipalités. Elles demandent des sommes substantielles puis ça, je l'ai
mentionné. Donc, quand j'entends, je ne sais pas, je n'ai pas retenu le nom de
la personne qui vous a précédé, mentionner que, s'il y a des surplus à la fin
de l'année, bien là, ça va être réalloué. Bien, je ne comprends pas. Ça
devrait... il ne devrait pas y en avoir de surplus.
Mme Duranceau : ...M. le
Président, là, les demandes du monde sont infinies, là, que ce soit en
environnement, que ce soit en santé, que ce soit en éducation, que ce soit en
habitation. Ça fait qu'il y a beau avoir des surplus, il y a un cadre financier
puis si ça ne reste pas dans les surplus, ça s'en va à la dépense. Puis la dépense,
ce qu'elle fait, c'est qu'elle augmente le déficit. Ça fait qu'il y a un budget
annuel qui est prévu. Si les revenus sont plus grands finalement puis qu'il y a
un surplus dans le fonds au-delà de ce qu'on voulait dépenser, bien, il sera
affecté à d'autres, puis on va le voir plus tard. Mais ce n'est pas vrai qu'on
va, comme, tout le temps écouter tout le monde puis répondre à toutes les
demandes, là. Tu sais, il faut que ça balance, là, à la fin de l'année.
Mme Dufour : Moi,
madame... M. le Président, je ne parle pas d'éducation, de santé, de logement,
là, je parle du fonds d'électrification aux changements climatiques. Le Fonds,
le Fonds a été créé et payé par des gens qui ont émis des émissions, là, qui
ont émis, tu sais, du carbone puis qui ont payé pour des crédits pour réduire
leurs émissions. Ce n'était pas pour la santé, ce n'était pas pour l'éducation,
ce n'était pas pour le logement, c'était pour le fonds d'électrification aux
changements climatiques. «That's it, that's all.» C'est juste pour ça qu'ils
ont payé. Comme quand moi j'achète un billet d'avion et que j'achète des
crédits de carbone pour réduire mes émissions, ce n'est pas vrai que j'achète
ça pour payer la secrétaire d'Air Canada ou pour, je ne sais pas, on pourrait
donner des exemples comme ça. C'est pour réduire mes émissions de carbone.
«That's it, that's all».
Donc, normalement, dans un... ce fonds-là,
il ne devrait pas y en avoir de surplus réalloués ailleurs parce que les
besoins en changement climatique, ils sont grands. Et si un programme ne
fonctionne pas bien, bien, il y en a d'autres qui peuvent l'absorber, mais ça
ne devrait pas aller ailleurs. Tu sais, on va séparer le fait, le surplus
précédent, là, qui aurait pu être réutilisé ailleurs il y a longtemps, puis le
surplus annuel. Là, ce que j'entends, c'est qu'à chaque année, on pourrait
détourner des sommes du SPEDE pour les envoyer dans d'autres choses parce que
le gouvernement gère mal.
Mme Duranceau : Pas
d'autres commentaires.
Le Président (M. Laframboise) :
Questions, commentaires, madame? Ça va?
Mme la députée de Verdun.
Mme Zaga Mendez : Merci
beaucoup. À mon tour de saluer tous les... banquette ministérielle. Je me joins
à la commission, désolé pour le retard. Je veux juste ajouter un commentaire,
mais j'aimerais ça revenir sur l'article 137 pour comprendre certaines
dispositions. Mais sur la discussion tout à l'heure, il faut se rappeler, Mme
la ministre, que le SPEDE n'est pas une taxe, là, ce n'est pas, je prends... ce
n'est pas... ça n'a jamais été fait comme une taxe. Une taxe, là, c'est
lorsqu'on va chercher des revenus que, par la suite, le gouvernement va allouer
ces revenus-là comme bon leur semble. Le SPEDE, dans le système de plafonnement
et d'échange, est un fonds pour redistribuer en même temps. C'est aussi ça
l'objectif. Donc, oui, utiliser le principe du pollueur-payeur, mais par la
suite, avec les revenus et les surplus qui sont générés, le principe sur lequel
des grandes entreprises ont dit oui à participer, c'est la redistribution,
c'est la création des fonds de réinvestissement. Et c'est là qu'on a failli
au... on a fait une grande faille au Québec parce qu'on a accumulé.
• (11 h 10) •
Puis je pourrais vous raconter, là, ça
fait longtemps que je suis ces dossiers puis en 2023, en 2024, je me suis levée
en Chambre pour poser des questions au ministre Environnement, et que,
lui-même, nous disait qu'il y allait avoir une meilleure redistribution de ces
fonds-là, meilleure... Parce qu'à plusieurs reprises, là, ce n'est pas la
première fois qu'on parle du manque en redistribution. Et un jour il nous a
glissé qu'on pouvait commencer à mettre de côté des surplus comme c'était un
CELI. Mais ce n'est pas un compte d'épargne, ce n'est pas fait pour utiliser ça
dans un objectif fiscal, mais dans un objectif de redistribution puis de lutte
aux changements climatiques.
On va avoir la chance de discuter plus en
profondeur au 141, mais je veux revenir ici au 137 pour bien comprendre
l'intention de l'article. Lorsqu'on dit que le ministère, le ministère des
Finances, va inclure dans sa responsabilité...
Mme Zaga Mendez : ...de
présenter le cadre financier global visant la lutte contre les changements
climatiques. Ici, qu'est-ce que ça veut dire concrètement? Parce que le Plan
pour une économie verte et le plan de réduction de lutte aux changements
climatiques est une responsabilité du ministère de l'Environnement. Est-ce
qu'elle... Est-ce que ça, ça veut dire qu'on va avoir une approche seulement
fiscale? Qu'est-ce qu'on introduit avec le mot «cadre financier global»?
Mme Duranceau : M. le
Président. Je vais laisser M. Savoie.
Le Président (M. Laframboise) : ...
M. Savoie (Jocelyn) : Rebonjour.
Il faut mettre cet article-là en lien, là, avec l'article 140. Dans
l'article 140, on vient rappeler... on vient reproduire, là, une ancienne
disposition qui disait que le ministère de l'Environnement établit la
planification de dépenses en collaboration avec le ministère des Finances. Il
n'était jamais précisé de manière explicite la nature de cette
collaboration-là. On vient, par cet article-là, clarifier cette
collaboration-là qui, dans le fond, est... explicite le rôle de base du
ministère des Finances qui est d'établir le cadre financier global du
gouvernement.
Et, dans le cas présent, comme on a un
fonds dédié, il vient nous appuyer en fournissant la prévision des revenus.
Dans les faits, c'est ce qui est fait annuellement. On vient juste mettre dans
la loi la pratique usuelle qui est appliquée depuis toujours, c'est-à-dire le
ministère des Finances fait la prévision, on lui fournit des intrants en lien
avec le marché du carbone, le SPEDE, et puis, comme l'a dit mon collègue
tantôt, on complémente la prévision avec les revenus de quote-part, les revenus
fédéraux et certains autres éléments, revenus d'intérêt et autres, là, si
jamais il y a... il y a... il y a des surplus d'accumuler dans le fonds. Donc,
à partir de là, ils nous fournissent notre cadre financier global, global.
Donc, tout le détail de l'utilisation de
ces sommes-là se fait via la planification que j'évoquais précédemment, le PMO,
le plan de mise en oeuvre qui est, annuellement, présenté au gouvernement puis
donc, après ça, rendu public. Puis c'est ce plan-là, sous la responsabilité du
ministre de l'Environnement et de la lutte aux changements climatiques, Faunes
et Parcs, qu'on vient expliciter tout ce qui va être fait dans l'année.
Mme Zaga Mendez : Merci. Vous
avez dit un mot-clé ici : L'utilisation du fonds dédié. Je veux juste bien
comprendre, parce que c'est vers là qu'on s'en va dans l'article... dans les
articles suivants, là, vous l'avez dit, «fonds dédiés», là, un fonds dédié.
Pouvez-vous juste nous aider, par définition du «fonds dédié»?
M. Savoie (Jocelyn) : Quand
vous regardez les dispositions, le fonds est créé pour alimenter les mesures en
lutte aux changements climatiques. Donc, les sommes servent à élaborer le PMO.
À la fin de l'année, il est possible qu'il y ait des surplus ou des déficits en
fonction de la performance des mesures qui avaient été prévues. C'est ce qui
fait que, certaines années, on a eu des surplus puis, d'autres années, on a eu
des déficits. Le tout s'en va dans le fonds.
Mme Zaga Mendez : Puis
peut-être... Vous avez parlé du PMO, là. C'est un... c'est un plan que j'ai
suivi en détail dans les dernières années. Sentez-vous qu'on aurait pu... Parce
que le PMO, on était... certains ont été indexés, certains montants, puis je
salue... par exemple en adaptation aux changements climatiques, d'autres
montants n'ont pas suivi. Sentez-vous que, dans les fonds dédiés, comme vous
dites, qui devraient alimenter puis venir donner du mordant au PMO, on a fait
ce qu'il fallait? Parce que, quand je vois 1,6 milliard de dollars
qui ont... qui sont... qui ont été accumulés dans les cinq dernières années et
un PMO qui a augmenté à peine... Parce que le PMO finance des actions à la
lutte aux changements climatiques, elles doivent donner un résultat. Vous
connaissez les chiffres comme moi. Nous n'avons pas réduit de façon
significative nos cibles en gaz à effet de serre. Est-ce que vous sentez qu'on
aurait pu faire plus avec ces surplus-là dans les PMO des dernières années?
Mme Duranceau : Bien, moi, M.
le Président, je vais répondre à ça, là. Déjà, au Québec, on est parmi les
meilleurs en Amérique du Nord relativement à l'émission de gaz à effet de
serre. Alors, on considère qu'à un moment donné il faut être raisonnable dans
l'approche. Tu sais, à quel prix on veut être les premiers tout de suite? Je
pense qu'il y a un choix qui a été fait. Puis il y a... il y a un équilibre. Ce
n'est pas dogmatique. Puis c'est raisonnable et responsable dans les
circonstances.
Mme Zaga Mendez : Ma question
est beaucoup plus sur le plan qui déploie la lutte aux changements climatiques.
Ce n'est pas sur le débat : Est-ce qu'on devrait aller plus loin ou moins
loin? On s'est donné une cible qui a été votée par le gouvernement de la CAQ.
Il y a eu un plan qui est déployé chaque année, qui devait respecter
l'équilibre dont la ministre parle, mais les montants n'ont pas suivi. Il y a
eu 1,6 milliard de dollars qui se sont accumulés pendant cinq ans. Est-ce
qu'elle est capable, Mme la ministre, de reconnaître que, là, on aurait pu
financer davantage des mesures de lutte aux changements climatiques avec les
1,6 milliard qui sont... qui se sont accumulé?
Mme Duranceau : ...que, d'un
point de vue budgétaire, là, on est passé de 6 milliards sur...
Mme Duranceau : ...cinq ans,
dans la lutte aux changements climatiques, à 10 milliards sur cinq ans. Ça
fait que c'est beaucoup d'argent. Là, à quel prix on veut tout régler tout de
suite? C'est...
Mme Zaga Mendez : Pouvez-vous
donner les années entre 6 milliards puis 10 milliards?
Mme Duranceau : Oui, allez-y,
M. Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : ...nos
premiers PMO, 2021, on était autour de 6 milliards sur cinq ans.
Graduellement, les revenus se sont accrus par le biais de l'entremise du SPEDE,
notamment, ce qui nous a amené à un sommet de 10 milliards sur cinq ans
dans le dernier PMO. C'est ce qui a été publié l'année dernière. Donc,
techniquement, on a augmenté les sommes consacrées.
Puis, pour les surplus, comme je vous dis,
c'est une question de performance de gestion, dans certains cas. Il y a des
années où on a fait des déficits, des années où on a fait des surplus.
Idéalement, on cherche à tendre vers zéro.
Mme Zaga Mendez : J'essaie de
voir les chiffres devant moi. Dans le dernier budget, il y a quand même eu une
réduction de près de 500... de quelques centaines de millions de dollars. Ça,
c'était pour vous... Parce que, là, nous, ce qu'on voit, là, c'est qu'avec le
dernier budget puis avec l'annonce des détourner des fonds, c'est le plus grand
recul qu'on a fait en termes de sommes dédiées à la lutte aux changements
climatiques.
M. Savoie (Jocelyn) : Juste
un élément, là, pour vérifier certains trucs dans la discussion. Notre
prévision dépend des prévisions du marché du carbone. Le marché du carbone a
été moins rentable cette année qu'il a été voilà deux ans. Donc, oui, dans les
prévisions, il y a une légère baisse, mais elle est essentiellement attribuable
à l'évolution de nos revenus. On fonctionne sur la base d'une bourse, on est
dépendants de l'offre et de la demande sur cette bourse-là.
Maintenant, pour ce qui est de la question
des surplus, comme il a été dit précédemment, une fois qu'un surplus est
inscrit, dans le fond, l'utiliser, pour nous, induit automatiquement un déficit
pour le gouvernement qui va devoir être compensé par quelqu'un. Si, par
exemple, je voulais prendre 200 millions dans le surplus accumulé, ce
qu'il va se produire, c'est que je vais créer un déficit de 200 millions.
Parce que, dans le passé, ce surplus-là était comptabilisé dans l'équilibre
budgétaire consolidé du gouvernement. Donc, je vais créer un déficit. Donc,
quelqu'un dans le gouvernement ailleurs, santé, éducation, aide aux familles,
vous choisirez, va devoir fournir 200 millions de compressions pour
compenser le fait que je crée un déficit. Donc, c'est pour ça qu'historiquement
le ministère, sauf exception, n'a jamais recouru au surplus accumulé parce
qu'ils sont déjà comptabilisés dans les équilibres budgétaires du gouvernement.
Donc, l'utiliser induit une perte. Donc, il faut que quelqu'un la compense.
Mme Zaga Mendez : Mais, si je
comprends, en surplus... je comprends le calcul fiscal avec comptable que vous
faites à partir du surplus. Mais pourquoi c'est rendu... je pense, la question
qu'on se pose, c'est pourquoi on s'est rendu à un surplus. Puis, bon, vous
allez me dire : Il y a un budget qui est fait pour le PMO, on a couvert
les dépenses du PMO, mais pourquoi ne pas avoir créé, par exemple, des fonds
d'urgence d'adaptation aux changements climatiques? Pourquoi avoir créé des
fonds qui sont dédiés et qui peuvent... et, comme ils sont dédiés, ils peuvent
par la suite être utilisés? Parce que c'est là, le choix, là, de... on a un
surplus parce qu'on a délimité des dépenses en lien avec la lutte aux
changements climatiques et, par la suite, ces montants-là se sont accumulés.
Vous avez dit : On a une baisse de revenus de la part du marché du carbone
pour pas... Pourquoi ne pas avoir créé, à l'intérieur du PMO, un montant qui
nous permet de prévoir la baisse en termes de revenus et qui vient financer un
PMO beaucoup plus durablement?
• (11 h 20) •
Mme Duranceau : Bien,
écoutez, c'est... peut-être qu'il aurait pu se passer plus de choses, mais la
décision qui a été prise par le gouvernement, c'est d'investir, comme on vous a
dit, là, de passer de 6 milliards à 10 milliards sur cinq ans. C'est
déjà énormément d'argent qui est consacré à la lutte aux changements
climatiques, et il y a d'autres besoins dans l'État, notamment en santé, en
éducation, en habitation, pour ne nommer que ceux-là. Alors, quand on gouverne,
on ne peut pas gouverner avec une seule vision de régler une seule affaire.
L'environnement fait
partie de l'ensemble des questions importantes dont il
faut tenir compte. Puis, bien, les choix qui ont été faits sont ceux qui ont
été faits. Ça fait que ça se peut que ça ne corresponde pas à votre vision,
mais c'est les choix que le gouvernement a faits à ce moment-là.
Mme Zaga Mendez : Je n'ai pas
d'autre commentaire pour le moment, je pense qu'on va continuer avec la
discussion des articles.
Le Président (M. Laframboise) : D'autres
questions, commentaires sur l'article 137?
Mme Dufour : Oui.
Le Président (M. Laframboise) :
Allez-y, Mme la députée de Mille-Îles.
Mme Dufour : Oui. Donc, juste
par rapport à ce que M. Savoie a mentionné, là, ce que je comprends bien,
là... si je comprends bien, c'est que, si on faisait appel, dans le fond, au
surplus, cumulé, bien là, ça... il y aurait eu des compréhensions ailleurs.
Donc, ce n'est pas que le fonds ne fonctionnait pas, c'était : On avait
besoin de le garder, du moins dans les dernières...
Mme Dufour : ...les sept
dernières années, ce surplus là, parce qu'il aurait pu être utilisé, mais si on
le faisait, ça aurait amené, finalement un plus grand déficit ou des
compressions ailleurs, donc, on a choisi de ne pas l'utiliser. Je veux juste
bien comprendre, là.
Le Président (M. Laframboise) : Mme
la ministre.
Mme Duranceau : Bien non, je
n'ai pas d'autres commentaires.
Mme Dufour : . Donc, ma
compréhension, je ne sais pas, ce... ce que je comprends, en tout cas, si M.
Savoie veut juste le réexpliquer, mais ce que j'ai entendu, c'est qu'il ne
pouvait pas utiliser, dans le fond, s'il y avait un déficit de
200 millions dans le SPED, il ne pouvait pas utiliser le surplus cumulé
parce qu'autrement, ça aurait amené des compressions ailleurs. Ça, c'est bon,
cette compréhension-là?
Mme Duranceau : Le fonds...
le fonds, il n'est pas tout seul, là, il est inscrit dans le cadre financier du
gouvernement, puis s'il y a des surplus qui s'accumulent d'une année à l'autre,
bien, ils sont considérés dans le cadre, alors, si on vient utiliser ces
surplus-là, bien, on vient provoquer une dépense qui, pour l'année donnée, va
augmenter les dépenses, puis si on est en situation de déficit, qui va
augmenter le... le déficit.
Mme Dufour : Donc... donc, ce
fonds-là a été utile dans les dernières années, le fonds cumulé, là, du Fonds
vert, là, le... ça, ça a été utile dans les dernières années parce que j'en....
moi, je suis arrivée, la ministre a dit que ça avait été une mauvaise gestion,
que... parce que le fait qu'il était cumulé, qu'il y avait les sommes
accumulées qui n'avaient pas été dépensées, c'était une mauvaise gestion, mais
je comprends que ça a été plutôt utile.
Mme Duranceau : Quand il y a
un surplus dans une année X, c'est un revenu dans cette année-là, c'est ça que
ça fait. Ça fait qu'il a-tu été utile? Si on était, par ailleurs, en situation
de surplus budgétaire, ça augmentait le surplus, puis si on était en déficit,
bien, ça venait compenser globalement le déficit pour cette année-là. Ça fait
que ça a-tu été utile? Oui, à certains égards, pas assez à d'autres égards, là.
Mme Dufour : Il aurait fallu
qu'il y ait plus d'argent dedans pour qu'il y ait moins de déficits.
Mme Duranceau : Ça dépend
de... ça dépend de l'année dont on parle.
Mme Dufour : Mais je veux
juste revenir sur le cadre financier global, là, la façon qu'il est établi, là,
dans ce que l'article 137 prévoit. Là, j'ai entendu le sous-ministre mentionner
que... c'est bien sous-ministre, hein, je ne veux pas...
Une voix : ...
Mme Dufour : Sous-ministre
adjoint, pardon, j'ai entendu M. Savoie mentionner que les revenus du SPED
avaient été moindres. Dans un cas comme ça, quand les programmes sont
préétablis, par exemple, sur trois ans, parce qu'il y a des programmes aux
années mais il y a des programmes sur plusieurs années, puis qu'on voit les
revenus baisser, le marché du carbone est moins intéressant, mais à ce
moment-là, comment on ajuste le cadre? Tu sais, parce que les programmes, il y
a, comme, déjà des engagements faits.
Le Président (M. Laframboise) :
M. Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : Oui, ce
qu'on va faire, habituellement, dans ces circonstances-là, c'est qu'on va voir
si... Supposons que dans une année donnée, un programme ne fonctionne pas, on
va évaluer, avec le ministère concerné, s'il y a lieu de maintenir le programme
ou s'il y a lieu de décaler dans le temps les sommes qui lui sont affectées. À
ce moment-là, on va regarder dans le futur : Est ce qu'on est capable de
faire des réajustements? Pareil quand ce sont nos programmes, dans certains
cas, il y a des programmes qui peuvent, à un moment donné, s'avérer non
performants, puis on va... on va y mettre fin, c'est déjà arrivé par le passé,
c'est la vie des programmes. Parfois, on imagine que la réponse va être dithyrambique,
certains programmes ne génèrent pas l'enthousiasme attendu. Donc, on fait de la
gestion de programmes, on évalue leurs performances, on... si, effectivement,
c'est juste une question de décalage dans le temps parce que ça a été long pour
démarrer, on va essayer de voir comment maintenir l'enveloppe du programme dans
le temps jusqu'à sa date de fin qui est prévue, puis à ce moment-là, on va
faire des réallocations dans notre prévision. Ça fait qu'il y a l'année en
cours puis il y a les années subséquentes, notre PMO est sur cinq ans, donc, on
a toujours... connaît déjà un peu notre cadre financier pour les cinq
prochaines années, puis quand on va arriver pour le nouveau PMO, on va venir
officialiser certaines de ces réaffectations-là dans le futur, parce qu'on va
venir présenter la nouvelle prévision sur cinq ans, puis on va voir qu'est-ce
qui peut se passer.
Mme Dufour : OK, mais c'est
la portion revenu, là, qui est... qui est... Tu sais, là, vous m'avez mentionné
que le marché du carbone avait été moins bon, est ce qu'à ce moment-là, il y a
des... tu sais, est-ce qu'on est plus pessimiste quand on prévoit, finalement,
le cadre... financier au début de l'année, au moment du budget, pour s'assurer
de ne pas vivre ces aléas-là? Comment... comment on...
M. Savoie (Jocelyn) : Bien,
supposons qu'on anticipe, par exemple, que les revenus vont être moindres,
bien, on va... on va prendre acte de cette possibilité-là et elle va se
refléter dans la prévision, on donc tout de suite travailler notre plan de mise
en œuvre en conséquence. On va venir revoir certains programmes en déterminant
lesquels doivent avoir le cœur de notre action, lesquels sont accessoires, puis
à ce moment-là, on va venir répartir différemment les enveloppes. Mais ça,
c'est une question de gestion en fonction du budget, là, qui est prévu. C'est
pareil pour l'ensemble du gouvernement...
M. Savoie (Jocelyn) : ...les
années de crise économique, les revenus sont moindres, donc tout
gouvernement... réajuste sa gestion de programmes en conséquence. Les années
plus florissantes, on réajuste autrement.
Mme Dufour : OK. Les
programmes, vous avez mentionné, qui sont moins performants. Comment c'est
défini, qu'un programme est moins performant? Est-ce que c'est seulement... tu
sais, la demande finalement, là, le... ou c'est aussi les effets sur la
réduction, par exemple, des GES ou sur l'atténuation des changements
climatiques?
M. Savoie (Jocelyn) : Plusieurs
éléments sont pris en compte. Il y a effectivement l'absence de demande ou la
présence de demande, le rendement en termes de réduction de GES dans le cas
d'un programme d'atténuation des émissions. Tant qu'on a un programme
d'efficacité énergétique, ça va être sa performance pour réduire la
consommation d'énergie verte ou pour faire la transition entre une énergie
d'hydrocarbure vers une énergie verte. Il y a différents éléments qui vont être
pris en compte. On a plusieurs paramètres, là, qui figurent dans nos
évaluations pour déterminer si un programme doit se poursuivre ou s'il doit
être arrêté en fonction... Il y a sa performance puis aussi la capacité que ce
programme-là a de contribuer efficacement à l'atteinte de nos cibles. Il y a
certes la cible de réduction de GES, mais il y a également d'autres cibles
intermédiaires qu'on a. Puis, à ce moment-là, on regarde si le programme est
susceptible d'atteindre la cible concernée. Ça peut être en efficacité
énergétique, en nombre de véhicules sur les routes. Enfin, on a
21 indicateurs, là, qui sont actuellement en révision.
Mme Dufour : L'atténuation
aux changements climatiques, ça en fait partie?
M. Savoie (Jocelyn) : Oui.
C'est la réduction des GES.
Mme Dufour : C'est-à-dire
l'adaptation aux changements climatiques. Pardon.
M. Savoie (Jocelyn) : Oui. On
a également en adaptation. On a tout un pan sur ce volet-là, avec un certain
nombre de programmes qui visent à mettre en place, là, des mesures d'adaptation
sur le territoire. Puis ils sont évalués dans l'optique de ce qui est notre
objectif, compte tenu, bon, de ce qu'on anticipe avec le réchauffement
probable. Puis, à ce moment-là, on regarde qu'est-ce qui pourrait être mis en
place. Puis les principaux... éléments, dans ce domaine-là, ils sont beaucoup
au niveau des inondations, milieu municipal et autres, ATCL et autres
programmes, là, Oasis, qui sont connus, puis aussi via le... par exemple, le
cadre de sinistres, de gestion des sinistres, là, du ministère de la Sécurité
publique, qui est également financé en adaptation par le FECC.
Mme Dufour : Est-ce qu'on
regarde le coût à la tonne de réduction avant ou on le fait juste après? Tu
sais, parce que, là, on parle vraiment du cadre financier. Ça fait qu'on
prévoit un... des programmes, on prévoit les revenus. Mais comment on
établit... Moi, j'ai l'expérience, comme je disais, à la ville de Laval, là. On
avait mis en place un programme de... Par exemple, on a mis... Bien, la seule
ville au Québec qui a mis en place une subvention pour les véhicules
électriques, à l'époque, puis on l'avait fait pour les vélos électriques, puis
on l'a fait pour les... comment on appelle ça, les chauffe-eau... pas les
«chauffe-eau», les fournaises et les... au... non, non, pas au «diesel», là, au
mazout, voilà, fournaises au mazout, pour remplacer ça par de l'électrique.
Puis, tout ça, ça avait l'air des bonnes idées, là, mais quelques années ou
quelques... oui, quelques années plus tard, on s'est rendu compte que
finalement, tu sais, celle de vélos puis celle de véhicules étaient très chères
à la tonne versus, au mazout, c'était très payant. Ça fait qu'on a mis bien
plus de sommes vers ce programme-là. Ça, je parle à l'échelle de la ville. Ça
fait que je voudrais vous entendre, comment qu'ils sont évalués, les programmes
au niveau du gouvernement, quand on se concentre simplement sur l'objectif de
réduction des GES.
• (11 h 30) •
M. Savoie (Jocelyn) : Si on
prend un programme, disons ÉcoPerformance, qui est notre... notre vaisseau
amiral en réduction de GES, là, il y a des normes, des des seuils minimaux de
réduction qui doivent être atteints par dollar versé dans un projet. Il y a une
évaluation qui est faite avant l'octroi d'une subvention à un bénéficiaire. Il
y a une évaluation qui est faite, en cours de réalisation du projet et à la
fin, pour déterminer s'ils ont atteint les niveaux requis. C'est... L'atteinte
ou non des résultats attendus affecte le niveau de subvention qui va être
accordé. Donc, les programmes intègrent cette notion-là, là, de performance.
Puis donc on a une évaluation postprojet aussi qui est faite, là, de l'atteinte
des résultats de GES. Puis, à ce moment-là, on prend ces éléments-là pour
évaluer si on atteint nos objectifs ou non. À chaque fois qu'il y a un projet
qui est fait, il va y avoir une évaluation de son impact de réduction de GES.
Puis, à ce moment-là, nous, ça nous permet de voir si le programme génère ce
qu'il doit générer. Puis, à ce moment-là, on va faire des réajustements en
conséquence, par exemple, en modifiant ses paramètres ou en l'abandonnant,
supposons que c'est un... un programme non performant.
Mme Dufour : Un programme
comme Écocamionnage, qui est arrêté en plein milieu de l'année, est-ce que
c'est... c'est le fruit d'une évaluation financière... Tu sais, qu'on sent
qu'on s'en va vers un déficit, puis là, on décide, on va le reporter pour
quelques mois pour que ça aille à la prochaine année financière...
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11 h 30 (version non révisé
e) M. Savoie (Jocelyn) : ...Écocamionnage
avait, de mémoire, épuisé son enveloppe puis il devait être refait, là, reconstruit,
disons... pas reconstruit, mais réécrit, là. Ça a été fait. Il a été normé cet
automne. Et donc on a rendu à nouveau disponibles des sommes. Il a son
enveloppe pour terminer l'année également. Il y a des sommes dans les
prochaines années qui sont prévues au PMO.
Mme Dufour : Et, de mémoire,
il y avait des sommes au dernier budget, mais ça a pris... tu sais, le budget c'est
au printemps, mais ça a pris jusqu'à l'automne, avant que les sommes soient
vraiment disponibles, alors que... puis... puis quand il a été arrêté, bien, il
y en avait qui avaient déjà des commandes de passer, là, il y a eu des
entreprises qui avaient déjà des commandes de passées. Puis là, on me dit que l'enveloppe
était... était éteinte, elle était fermée,