Public Finance — 15 May 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CFP 2019-05-15
Quebec — Committees
(Onze heures trente-quatre minutes)
Le Président (M. Simard) : Alors, à
l'ordre, s'il vous plaît! Je constate que nous avons quorum.
Comme vous le savez, la commission est réunie
afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 13, Loi modifiant
la
Loi sur les impôts, la
Loi sur la taxe de vente du Québec et d'autres
dispositions législatives.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, M. le Président. Alors, M. Chassin
(Saint-Jérôme) est remplacé par Mme Blais (Abitibi-Ouest).
Le Président (M. Simard) : Très
bien. Vous vous souvenez qu'il y a eu consentement pour que nous puissions
discuter de ce projet par blocs de sujets plutôt qu'article par article. Lors
de... l'ajournement, dis-je, de nos travaux, le 9 mai dernier, nous en
étions rendus à l'étude de l'article... du sujet 10, pardon. M. le
ministre, à vous la parole.
M. Girard (Groulx) : Alors,
effectivement, sujet 10. Crédits d'impôt du domaine culturel. Crédit
d'impôt pour la production cinématographique ou télévisuelle québécoise.
Contexte : Le crédit d'impôt remboursable pour la production cinématographique ou télévisuelle québécoise porte sur la
dépense de main-d'oeuvre engagée par une société qui produit un film à
l'égard duquel la Société de développement des entreprises culturelles a
délivré une attestation certifiant qu'il
satisfait à des critères de contenu québécois. Au taux de base du crédit
d'impôt, qui varie de 28 % à 40 % selon le type de production, s'ajoutent la bonification pour effets
spéciaux et animation informatiques, la bonification pour les productions
régionales et la bonification pour production sans aide financière publique.
Modifications proposées. Il est proposé de faire
passer de 8 % à 10 % le taux de la bonification pour effets spéciaux
et animation informatiques et de faire passer le taux de la bonification pour
les productions régionales de 8 % à
10 % et de 16 % à 20 %, selon la catégorie de production
concernée. Il est également proposé de remplacer la bonification pour
production sans aide financière publique par une bonification accessible à une
production bénéficiant d'une aide financière
publique. Cette bonification, dont le taux est de 16 %, est réduite de
façon linéaire en fonction du rapport entre l'aide financière publique et les frais de production. Finalement, il
est proposé de rendre admissibles au crédit d'impôt les productions
destinées à la diffusion en ligne.
Crédit d'impôt pour le doublage de films...
Président (M. Simard) : Nous sommes donc... Autrement dit, je
comprends, là, M. le ministre... Je m'excuse de vous arrêter. On fait
les trois catégories de crédit qui concernent le sujet n° 10
en même temps?
M. Girard (Groulx) : Je pense
qu'il y en a même quatre, M. le Président.
Le Président (M. Simard) : Vous
en avez quatre, vous?
M. Girard (Groulx) : Oui.
Le Président (M. Simard) : Vous
êtes presque chanceux. Moi, j'en voyais trois.
Une voix : Non, il y en a
quatre.
Président (M. Simard) : Il y en a quatre? Ah bien, oui! Il y en a
une quatrième qui se cachait là. Tu parles d'une affaire! Excusez-moi,
M. le ministre. Allez-y.
M. Girard
(Groulx) : O.K.? Alors je continue avec
le deuxième. Crédit d'impôt pour le doublage de films. Contexte. Une société qui réalise au Québec un contrat de doublage a
droit à un crédit d'impôt remboursable égal à 35 % du montant de sa dépense pour le doublage de
films. Cette dépense ne peut excéder 45 % du montant du contrat de
doublage.
Modification
proposée. Il est proposé d'éliminer le plafond de 45 % qui limite le
montant de la dépense pour le doublage de films.
Crédit d'impôt pour services de production
cinématographique. Contexte. L'aide fiscale accordée dans le cadre du crédit d'impôt remboursable pour services de
production cinématographique diffère selon qu'un film se qualifie à
titre
de production admissible ou de production
admissible à petit budget. Une production admissible donne droit à un crédit
d'impôt de base et à une bonification pour
effets spéciaux et animation informatiques. Dans le cas d'une production
admissible à petit budget, le crédit d'impôt se limite à cette
bonification.
Modification proposée. Il est proposé
d'abolir à catégorie des productions admissibles à petit budget et de rendre
accessible le crédit d'impôt de base à toute production dont les frais sont
d'au moins 250 000 $.
Crédit
d'impôt pour la production d'événements et d'environnements multimédias
présentés à l'extérieur du Québec. C'est notre quatrième sujet,
M. le Président.
Le Président
(M. Simard) : Oui, merci, M. le ministre.
M. Girard
(Groulx) : Contexte. Une société peut obtenir un crédit d'impôt
remboursable pour la production d'événements
et d'environnements multimédias présentés à l'extérieur du Québec égal à
35 % de la dépense de main-d'oeuvre qu'elle engage en vue de
réaliser une production admissible. Ce crédit d'impôt ne peut cependant excéder
350 000 $.
Modification
proposée. Il est proposé d'éliminer ce plafond de 350 000 $.
Le Président
(M. Simard) : Très bien. Merci, M. le ministre. M. le député de
Robert-Baldwin.
M. Leitão :
Donc, très rapidement, M. le Président, évidemment, une série, donc, de
modifications à des crédits d'impôt
qui existent déjà depuis un certain temps, et je vous dirais tout simplement
que cela se fait parce que l'industrie évolue et puis les barrières qu'il y avait ou les séparations qu'il y avait
entre effets spéciaux et autres éléments, bon, c'est... de plus en plus, les mêmes compagnies opèrent dans
ces différents contextes. Et puis, aussi, à l'extérieur du Québec, il y a
beaucoup d'activités qui se passent de crédits d'impôt, qui changent aussi
ailleurs. Donc, je pense qu'il faut demeurer compétitif. Et voilà certains
ajustements que je salue... le ministre des Finances.
Le Président (M.
Simard) : Merci beaucoup, M. le député. M. le député de Rosemont.
Marissal : Oui, merci, M. le Président. Bonjour, tout
le monde. Bien, je serai bref aussi.
On est d'accord, évidemment, avec toute forme d'aide qui participera à
l'épanouissement de ce secteur d'activité florissant au Québec
et pour lequel, ma foi, on est pas mal bons. On peut se le dire une fois
de temps en temps.
Puis
j'en profite, même si je suis un peu hors d'ordre, de saluer nos compatriotes
Monia Chokri et Xavier Dolan, qui présentent des films à Cannes cette
semaine, et en leur souhaitant, évidemment, la meilleure des chances.
Le Président (M.
Simard) : Merci. Tout est beau?
M. Girard
(Groulx) : Tout est beau. Est-ce qu'il y a...
Le Président (M.
Simard) : Il n'y a pas d'autres commentaires, M. le ministre? Non?
M. Girard
(Groulx) : Non, pas pour moi.
Président (M. Simard) : Très bien.
Alors, allons-y étape par étape. Est-ce que les articles concernant les crédits d'impôt pour la production cinématographique ou
télévisuelle, concernant, donc les articles 316 à 320 et 500 à 509, sont
adoptés?
Le Président (M.
Simard) : Adopté. Est-ce que les crédits d'impôt pour le doublage de
films, c'est-à-dire l'article 321, est adopté?
Le Président (M.
Simard) : Est-ce que les articles concernant les crédits d'impôt pour
services de production cinématographique, soit les articles 322 et 510 à
516, sont adoptés?
Président (M. Simard) :
Est-ce que les crédits d'impôt pour la production d'événements et d'environnement multimédia, concernant les articles 325 et 326, sont adoptés?
Le Président (M.
Simard) : Merci beaucoup. Nous procédons donc à l'étude du
sujet 11. M. le ministre.
Girard (Groulx) : C'est 1-1,
si je comprends bien. Crédits d'impôt pour la transformation numérique de la presse écrite. Contexte. Il a été annoncé qu'un crédit d'impôt remboursable pour la transformation numérique de la presse
écrite serait instauré à compter du 28 mars 2018.
Modification
proposée. Ce crédit d'impôt s'adresse à une société qui exploite une entreprise
de presse écrite et qui amorce ou poursuit la conversion numérique des médias
écrits qu'elle publie.
crédit d'impôt temporaire permet à une telle société de bénéficier d'une aide
fiscale pouvant atteindre 7 millions de dollars par année relativement aux frais de conversion numérique
engagés avant le 1er janvier 2023. Ces frais de conversion numérique sont composés des salaires que la
société verse à ses employés qui exercent des activités de conversion numérique
et des dépenses relatives à un contrat de
conversion numérique. Ces dépenses sont des frais attribuables à des activités
de conversion numérique que la
société engage pour l'une ou plusieurs des fins suivantes : l'acquisition
ou la location d'un bien, la
fourniture de services par un sous-traitant, l'obtention d'un droit
d'utilisation ou d'une licence à l'égard d'un bien.
Investissement
Québec est l'organisme sectoriel chargé de délivrer les attestations d'admissibilité
qui sont nécessaires à ce crédit d'impôt. Pour être admissible à cette mesure
fiscale, un média écrit doit notamment consister en la production et la diffusion quotidiennes ou
périodiques de contenus écrits originaux qui portent sur l'actualité d'intérêt
général et qui s'adressent spécifiquement à la population québécoise.
Le Président (M.
Simard) : Merci beaucoup. M. le député.
M. Leitão :
Une excellente mesure, M. le Président. Donc, je n'ai rien d'autre à ajouter.
Le Président (M.
Simard) : Merci. M. le député de Rosemont.
M. Marissal :
Ça, c'est un secteur que je connais quand même assez bien. Je comprends...
Est-ce que la mesure était déjà en fonction depuis le 28 mars?
M. Girard
(Groulx) : Oui.
M. Marissal :
Est-ce qu'il y a déjà eu des sommes versées?
M. Girard
(Groulx) : Oui.
M. Marissal :
Et est-ce qu'on sait quels sont les médias qui en ont bénéficié et à quelle
hauteur?
M. Girard
(Groulx) : On ne révèle pas cette information.
M. Marissal :
Vous ne révélez pas ça. O.K. Très bien. Et, par ailleurs, je comprends qu'il
s'agit de fonds pour passer au numérique, donc de nouvelles initiatives. Est-ce
qu'on inclut là-dedans les fameuses mises à jour, qui sont devenues incontournables? Il a été un temps, dans
le métier, où on faisait une refonte graphique des journaux à peu près
aux 10, 12 ans. C'était toujours un grand événement pour un journal. Mais maintenant
ça se fait pratiquement tous les six mois
sur le numérique. Est-ce
que votre modification touche aussi les modifications qui pourraient engager des frais pour les
médias qui le font?
M. Girard
(Groulx) : Mme Forget?
Le Président
(M. Simard) : Est-ce qu'il y a consentement pour que
Mme Forget puisse répondre?
Des voix :
Consentement.
Le Président
(M. Simard) : Mme Forget, soyez la bienvenue. À vous la
parole.
Mme Forget (Johanne) : Johanne Forget, Revenu Québec. En fait, comme on le
mentionnait dans le sujet, c'est Investissement Québec
qui est l'organisme sectoriel qui délivre les attestations pour ce crédit-là.
Dans la politique fiscale qui a été
annoncée dans le budget du 27 mars 2018, il y a la liste des
activités de conversion au numérique qui sont admissibles aux crédits d'impôt. Il y en a toute une liste, et
je pense bien que ce que vous me demandez y est inscrit. On parle de la gestion, l'exploitation du système informatique
d'application d'infrastructure technologique, l'exploitation d'un service
de gestion des relations avec la
clientèle — donc, ça
va quand même assez, assez large — la gestion et l'exploitation d'un service d'information concernant le marketing qui
vise à accroître la visibilité du média et à le promouvoir auprès d'une
clientèle actuelle, et toute autre activité de même nature. Alors, je pense
qu'effectivement ça doit être visé.
M. Marissal :
Rapidement, là-dessus, M. le Président, je vais juste reposer ma première
question autrement, là. Je l'ai comme
micronisée. Là, je vais la macroniser, si je peux employer le néologisme.
Est-ce qu'on sait est-ce qu'il est public, le m