Transportation and the Environment — 1 November 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CTE 2023-11-01
Quebec — Committees
(Onze
heures dix-neuf minutes)
La Présidente
(Mme Maccarone) : À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le
quorum, je déclare la séance de la Commission des transports et de
l'environnement ouverte.
commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 22, Loi concernant
l'expropriation.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
Secrétaire : Oui, Mme la Présidente. Mme Bogemans (Iberville) est
remplacée par M. Bélanger (Orford) et M. Montigny (René-Lévesque) est
remplacé par M. Allaire (Maskinongé).
La Présidente
(Mme Maccarone) : Merci beaucoup. Je vous rappelle que l'étude de
plusieurs articles est suspendue, soit celle
de l'article 5 et de l'amendement proposé par M. le député de l'Acadie à
cet article, de l'amendement visant à introduire l'article 14.1
proposé par M. le député de l'Acadie, de l'article 30 et de l'amendement
proposé par M. le député de l'Acadie à cet
article ainsi que des
articles 35, 59, 60, 118 et 119.
Lors
de la suspension de nos travaux hier, nous étions à l'étude de
l'article 122 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a autres interventions
à cet article?
M. Morin :
Pas pour moi, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme Maccarone) : Parfait.
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons procéder à la mise aux
voix. Est-ce que l'article 122, tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente
(Mme Maccarone) : Merci beaucoup.
Nous allons suspendre
pour quelques instants. Merci.
(Suspension de la séance à 11
h 20)
La Présidente
(Mme Maccarone) : Alors, merci beaucoup pour l'attente. Nous
reprenons nos travaux.
Et on a une
demande... Mme la ministre, on a une demande par rapport à l'article 119.
Consentement?
Mme Guilbault : Oui. Bien, 118 est déjà suspendu, actuellement?
La Présidente
(Mme Maccarone) : Oui.
Mme Guilbault : Oui, parfait. Bien, si les collègues sont d'accord, je reviendrais à
119, qu'on avait suspendu hier.
La Présidente (Mme Maccarone) :
S'il vous plaît! Nous sommes en ondes, nous sommes en travail. Merci
beaucoup. Alors, est-ce qu'il y a consentement pour rouvrir le 119?
Des voix : Consentement.
La Présidente (Mme Maccarone) : Voilà.
Alors, Mme la ministre, pour la lecture de l'article, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Merci.
Article 119 : «Lorsque le transfert du
droit exproprié s'opère plus de 18 mois après la date de l'expropriation, dans
le cas d'un droit portant sur un immeuble faisant l'objet d'une réserve à cette
date, ou plus de trois ans après la date de l'expropriation, dans les autres
cas, le Tribunal ajoute à l'indemnité de la
partie dessaisie une indemnité pour
compenser les inconvénients liés à la durée de la procédure d'expropriation.
«Cette indemnité
correspond au produit obtenu en multipliant le montant de l'indemnité
définitive par un pourcentage équivalent au
double du taux légal. Toutefois, lorsque le produit obtenu est inférieur à
1 000 $, l'indemnité correspond à 1 000 $ et,
lorsqu'il est supérieur à 50 000 $, elle correspond à
50 000 $.
«Les
montants minimal et maximal de l'indemnité prévus au deuxième alinéa sont
indexés de plein droit conformément au deuxième alinéa de l'article 104.
Tribunal peut, à la demande de l'expropriant notifiée à la
partie dessaisie, ne
pas accorder cette indemnité à la
partie dessaisie si l'expropriant lui démontre qu'il n'a pu respecter ce délai
pour un motif raisonnable et si, de l'avis du Tribunal, la
partie
dessaisie n'en subit pas de préjudice grave.»
En commentaire :
L'article 119 du projet de loi prévoit que la
partie dessaisie aurait
droit à une indemnité pour compenser les inconvénients liés à la durée de la
procédure d'expropriation, et ce, dès que le transfert du droit exproprié à
l'expropriant s'opère plus de trois ans après la date de l'expropriation.
Mentionnons que ce délai est de 18 mois dans le cadre d'un droit portant
sur un immeuble faisant l'objet d'une réserve à la date de l'expropriation.
Le TAQ appliquerait
alors à l'indemnité définitive un pourcentage égal au double du taux légal.
Malgré ce calcul, l'indemnité minimale serait de 1 000 $ et celle
maximale de 50 000 $. Ces seuils seraient toutefois indexés de plein droit annuellement et arrondis en fonction
des règles établies à l'article 104 du projet de loi. La ministre des
Transports et de la Mobilité durable publiera à la Gazette officielle du
Québec le résultat de cette indexation.
Enfin, à la demande
de l'expropriant, le tribunal pourrait ne pas accorder cette indemnité à la
partie dessaisie si l'expropriant lui démontre qu'il n'a pu respecter ce délai
pour un motif raisonnable et si, de l'avis du tribunal, la
partie dessaisie
n'en subit pas de préjudice grave.
La Présidente (Mme Maccarone) :
Merci beaucoup. Y a-t-il des interventions? M. le député de l'Acadie.
M. Morin :
Merci. Merci, Mme la Présidente.
Alors, j'ai quelques questions. D'abord, pourquoi, à 119, on a établi ou arrêté la période de trois ans en faisant référence
avec «l'objet d'une réserve à cette date, ou [au] plus de trois ans»?
La Présidente
(Mme Maccarone) : Mme la ministre.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Avons-nous besoin d'une courte... Nous allons
suspendre pour quelques instants.
(Suspension de la séance à 12
h 15
La Présidente
(Mme Maccarone) : Nous reprenons nos travaux. Mme la
ministre, la parole est à vous.
Mme Guilbault : Oui, merci. Je voulais juste m'assurer... Bien, effectivement, c'est
qu'on juge que trois ans, en fait, c'est un peu le délai qu'on donne à
l'expropriant pour conclure la procédure, au-delà duquel il y a, comme on
disait hors micro, un peu une pénalité qui s'applique parce que, dans la
réalité des choses — puis
c'est pour ça que je consultais mes collègues — dans la réalité des cas
d'expropriation qui se font en ce moment, des fois ça peut être très long. Puis on a entendu la STM, qui est venue
en commission nous parler des expropriations dans le cadre du projet de
la ligne bleue, alors, ça peut prendre plusieurs années, en ce moment, raison
pour laquelle, d'ailleurs, on fait ce projet de loi là.
Donc, on estime que
donner un trois ans maximum sans pénalité, ça reflète quand même les... comment
je pourrais dire, les contraintes qui vont
continuer d'exister malgré le projet de loi qu'on est en train de faire. Donc,
ça donne suffisamment de temps à
l'expropriant pour conclure, mais, au-delà de ça, on juge que ça commence à
être trop long pour l'exproprié. Alors,
c'est la balance qu'on a trouvée, encore une fois, entre les droits des
expropriants et des expropriés.
M. Morin :
D'accord, merci. Et, dans le deuxième alinéa, les montants de
1 000 $ et le montant maximal de 50 000 $,
comment en êtes-vous arrivés à... Bien, le 1 000 $, je peux
comprendre, mais pourquoi le 50 000 $? Pourquoi pas
60 000 $? Pourquoi pas 70 000 $?
La Présidente
(Mme Maccarone) : Mme la ministre.
Mme Guilbault : Bien, c'est des montants qui ont été fixés, symboliques, en
quelque sorte. Donc, il fallait placer une limite ou fixer un montant quelque
part, et, après réflexion, c'est ce qui a été déterminé.
M. Morin :
D'accord, merci. Maintenant, pour l'indexation du montant minimal et
maximal de l'indemnité, on fait référence à l'article 104 et, à
l'article 104, on dit que, pour le montant, au fond, ce montant-là va être
fixé en tenant compte du taux correspondant à la variation annuelle de l'indice
moyen d'ensemble pour le Québec des prix à la consommation, donc sans les
boissons alcoolisées, les produits de tabac et de cannabis récréatif pour la
période de 12 mois. Donc, pour ce
montant-là, au fond, le chiffre qui va être retenu, c'est l'indice... la
variation annuelle de l'indice moyen
des prix à la consommation. Ça, évidemment, ça peut varier, mais le calcul va
être fait selon cette méthode-là. Et je sais que l'article 118 est
suspendu, mais, à 118, on parle du taux légal. Alors, pourquoi il y a des fois
où on prend comme barème l'indice des prix à la consommation puis il y a des
fois où on prend le taux légal?
La Présidente
(Mme Maccarone) : Mme la ministre.
Mme Guilbault : Oui. C'est que, quand on indexe, on utilise le... ce qui
est à l'article 104, là, donc le taux correspondant à la variation
annuelle de l'indice moyen d'ensemble pour le Québec, etc., et quand on parle
d'un taux d'intérêt, bien, on le fixe au taux légal.
M. Morin : D'accord. Puis, bon,
évidemment, l'indice...
Mme Guilbault : C'est de même qu'on indexe, d'ailleurs, tous les tarifs, au
gouvernement, on prend toujours le même taux au 1er janvier.
M. Morin : Ou qui est l'indice
des prix à la consommation.
M. Morin : D'accord. Je vous
remercie.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci.
Y a-t-il d'autres interventions?
S'il n'y a pas d'autre intervention, nous allons
passer à la mise aux voix. Est-ce que l'article 119 est adopté?
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup.
Mme la ministre, pour la lecture de
l'article 123, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Merci, Mme la Présidente.
Article 123 : «Sur demande de la
partie dessaisie faite conformément au deuxième alinéa de l'article 16, le
Tribunal administratif du Québec accorde, s'il y a lieu, les dommages-intérêts
en réparation du préjudice résultant de l'inscription sur le registre foncier
d'un avis de transfert de droit en contravention du premier alinéa de cet article.»
commentaire :
L'article 123 du projet de loi prévoit que le TAQ, sur
demande de la
partie dessaisie, accorderait, s'il y a lieu, les dommages-intérêts en réparation du préjudice
résultant de l'inscription sur le Registre foncier d'un avis de transfert
de droit alors que l'expropriant ne peut l'inscrire en raison de la demande en
radiation de l'inscription de l'avis de transfert.
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci.
Y a-t-il des interventions?
Il n'y a pas d'intervention, nous allons passer à
la mise aux voix. Est-ce que l'article 123 est adopté?
La Présidente (Mme Maccarone) : Merci
beaucoup.
L'article 124, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Merci.
Article 124 : «Sur demande de la
partie
dessaisie faite conformément au premier alinéa de l'article 21, le
Tribunal accorde, s'il y a lieu, les dommages-intérêts en réparation du
préjudice résultant de la procédure d'expropriation.»
En commentaire :
L'article 124 du
projet de loi prévoit que le TAQ, sur demande de la
partie dessaisie,
accorderait, s'il y a lieu, les dommages-intérêts en réparation du préjudice
résultant de la procédure d'expropriation invalidée par la Cour supérieure.
La Présidente (Mme Maccarone) : Interventions?
Il n'y a pas d'intervention, nous allons passer
à la mise aux voix. Est-ce que l'article 124 est adopté?
La Présidente (Mme Maccarone) : Excellent.
Mme la ministre, 125, s'il vous plaît.
Mme Guilbault : Merci.
Article 125 : «Sur demande de la
partie
dessaisie faite conformément au premier alinéa de l'article 34, le
Tribunal accorde, s'il y a lieu, les dommages-intérêts en réparation du
préjudice résultant du désistement de l'expropriant de sa procédure
d'expropriation.»
commentaire :
L'article 125 du projet de loi prévoit que le TAQ, sur
demande de la
partie dessaisie, accorderait, s'il y a lieu, les dommages-intérêts en réparation du préjudice résultant
du désistement de l'expropriant de sa procédure d'expropriation.
Présidente (Mme Maccarone) : Y a-t-il des interventions?
M. Morin :
Pas d'intervention.
La Présidente
(Mme Maccarone) : Il n'y a pas d'intervention, nous allons passer
à la mise aux voix. Est-ce que l'article 125 est adopté?
La Présidente
(Mme Maccarone) : Merci beaucoup.
L'article 126,
Mme la ministre.
Mme Guilbault : Merci.
Article 126 : «Sur demande de la
partie
dessaisie faite conformément au deuxième alinéa de l'article 162, le
Tribunal accorde, s'il y a lieu, l'indemnité prévue au premier alinéa de cet
article.»
En commentaire :
L'article 126 du projet de loi prévoit que le TAQ, sur demande de la
partie dessaisie, accorder