Labour and the Economy — 31 August 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CET 2021-08-31
Quebec — Committees
M. Boulet :
Oui. Merci, Mme la Présidente. D'abord, bonjour à tout le monde, en souhaitant
que tout le monde ait eu une bonne fin de semaine. Bon retour à notre collègue
de Nelligan.
164, on avait comme
un peu discuté de la possibilité de suspendre cet article-là, qui est quand
même assez crucial, là, qui concerne deux
fonctions particulières, là, ce qu'on appelle les fameux paragraphes 2° et 9°, là, qui concernent l'enquête et
l'analyse, l'identification des risques qui... pour des raisons de
dédoublement, nous avions souhaité les transférer du représentant au comité de
santé et sécurité du travail.
Bon, il y a eu des
représentations, notamment des collègues de Nelligan et de Jonquière, et nous
avons besoin de temps pour l'analyser, et donc une suspension incluant les deux
amendements, là... Tu sais, il y avait un amendement de QS qui concernait ces
deux fonctions-là puis il y en avait, un amendement, qui concernait la possibilité pour l'intervenant de la Santé
publique d'être accompagné du représentant en santé et sécurité, ça fait qu'on
suspendrait 164, incluant les amendements, nous donnant ainsi le temps de
revenir avec une contre-proposition. Merci.
Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait. Alors, est-ce que nous avons
le consentement pour suspendre l'amendement
qu'on avait reçu et lu du député d'Hochelaga-Maisonneuve et de
l'article 164? Oui, député d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Leduc : Oui. Bien, c'était
pour dire le consentement. C'est juste un petit mot. Je suis content, là, qu'on
prenne le temps de bien réfléchir parce que c'est un enjeu très important, là,
la question des responsabilités du représentant à la prévention versus le comité.
Donc, tant mieux si on... le ministre accepte, là, de le mettre de côté pour
l'instant puis qu'on y revienne plus tard.
Présidente (Mme IsaBelle) : Parfait. Alors, on a aussi le
consentement des autres partis? Oui. Oui, allez-y.
M. Gaudreault : Bien, je veux
juste comprendre, Mme la Présidente. Là, on suspend... on suspend les travaux
ou on suspend l'étude de l'article puis on continue? J'ai-tu...
La Présidente (Mme IsaBelle) :
On suspend l'étude
M. Gaudreault : C'est juste moi
qui ai mal compris, là.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Non, non. Vous avez... Vous avez bien raison, on suspend l'étude de
l'article 164 ainsi que son amendement qui avait été apporté par le député
d'Hochelaga-Maisonneuve.
M. Gaudreault : L'amendement et
l'article.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
C'est ça. On ne suspend pas la commission, là. Non, non, non, on travaille ce
matin. Alors, est-ce que, donc, on a tout le consentement pour tout le monde?
Parfait. Nous poursuivons donc avec M. le ministre pour l'article 165.
M. Boulet :
Merci.
L'article 91 de cette loi est modifié par le remplacement du
premier alinéa par les suivants :
«Le représentant en santé et en sécurité doit,
dans le délai prévu par règlement, participer aux programmes de formation dont
le contenu et la durée sont déterminés par règlement.
«Il peut s'absenter, sans perte de salaire, le
temps nécessaire pour participer à ces programmes.»
Explications : Bon, écoutez, c'est le même
libellé que ce que nous avons déjà discuté et adopté, là. Cette disposition
rend la participation à des programmes de formation obligatoire pour le
représentant en santé et en sécurité. Le délai pour y participer ainsi que le
contenu et la durée sont déterminés par règlement.
L'article précise également
que le représentant en santé et en sécurité peut s'absenter le temps requis
pour participer à ces formations, et ce, sans perte de salaire. C'est tout.
Merci.
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Merci. Y a-t-il des interventions? Député de Jonquière.
M. Gaudreault : Oui. Merci, Mme la
Présidente. Moi aussi, je veux saluer tout le monde, avec ce retour en commission.
Moi, je voudrais savoir comment on fait pour s'assurer que le représentant
en santé et en sécurité doit aussi être à jour. Parce que cet
article dit que
le représentant doit participer aux programmes de formation, mais il n'y a rien
qui dit qu'il y a une obligation de se mettre à jour. Et, admettons qu'on est
dans une situation où le représentant en santé et sécurité est nommé l'année x,
mais il reste longtemps comme représentant en santé et sécurité, puis qu'il n'y
a pas d'obligation de mise à jour, il n'y a rien qui nous dit qu'il sera
obligé, justement, de se mettre à jour de façon régulière, peut-être
annuellement, si c'est dans un secteur où les mesures de santé et sécurité
changent régulièrement, ou au moins à une fréquence régulière, là, pour se mettre
à jour. Alors, j'aimerais ça savoir, de la part du ministre, comment on peut
s'assurer qu'il va y avoir une mise à jour qui sera faite.
M. Boulet : D'abord, merci pour le commentaire,
hein, je pense que la formation est une valeur que nous partageons tous. On
part d'un État de droit où il n'y avait pas de formation, aucune, à un État de
droit où il y aura une formation obligatoire, mais je fais référence, notamment,
à des programmes de formation obligatoire. Et le règlement pourra prévoir la
nature de ces... en fait, le contenu et la durée, là, ça va être déterminé par règlement.
Puis évidemment de la formation, c'est évolutif, c'est constamment évolutif
pour permettre aux représentants de s'adapter à leur rôle. Je répète qu'avec ce
qu'on a adopté, depuis le début dans le bloc de prévention, il va y en avoir
partout, de la participation des travailleurs, et maintenant, en plus, ils vont
obligatoirement être formés. Mais moi, je vous le dis clairement, c'est «des programmes» de formation, ce n'est pas «un
programme» de formation, puis, deux, la formation, vous
avez raison, elle se devra d'être évolutive. Et c'est compatible, là, c'est le
même libellé que ce que nous avions adopté, là, pour les comités de
santé-sécurité. Merci.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Merci. Y a-t-il d'autres interventions? Oui, député de Jonquière.
Gaudreault : Je comprends que le ministre dit «des programmes» de
formation, mais, moi, ça ne me garantit pas la mise à jour. Moi, je veux aller
chercher la garantie de la mise à jour. Si on dit : «Participer aux programmes de formation», bien, ça peut être, par exemple, un représentant en santé-sécurité qui participe à un programme
de formation pour la santé et sécurité de façon générale, après ça, il
participe à un programme de formation en santé-sécurité pour les ponts
roulants, admettons, après ça, un programme de formation en santé-sécurité sur
l'intervention d'urgence, par exemple, une formation RCR en milieu de travail.
«Les programmes de formation» ne me garantit pas la mise à jour.
Alors,
moi, je pense qu'on pourrait, par
exemple, dire : «Le représentant en santé-sécurité doit, dans le délai prévu par règlement,
participer au programme de formation dont le contenu et la mise à jour et la
durée sont déterminés par règlement.» Moi, je veux forcer le pouvoir réglementaire
de prévoir la mise à jour, donc le contenu, la mise à jour et la durée sont
déterminés par règlement. Moi, je serais prêt à préparer un amendement dans ce
sens-là si le ministre l'accepte. Bien, même s'il ne l'accepte pas, je peux
préparer un amendement pareil. Ça, c'est mon...
Gaudreault : Non, non, mais c'est mon droit le plus strict, et je
l'affirme haut et fort.
M. Boulet :
...où tout le monde est de bonne humeur, collègue.
Gaudreault : Non, non, mais il faut commencer, hein? On plonge à un
moment donné, là. Alors, moi, en tout cas, je préavise mes collègues de mon
intention de me prévaloir de mon droit de faire des amendements.
Boulet : Est-ce qu'on peut débattre de la raisonnabilité du préavis, Mme la Présidente? Mais c'est parce que...
M. Boulet :
C'est sûr que je comprends très bien, puis je suis d'accord avec le fond. Ceci
dit, on dit : Des «programmes de formation dont le contenu et la
durée sont déterminés par règlement.» Qui de mieux que la commission pour
déterminer la nature, un, l'utilité, et la pertinence du programme de
formation, et, bien sûr, son caractère évolutif?
S'il y a une
appréhension du collègue de Jonquière que la commission n'assume pas complètement
cette responsabilité-là, je comprends. Moi, je trouve que c'est un libellé...
D'ailleurs, c'est le libellé, exactement le même que nous avons adopté pour les
comités de santé et sécurité. Par nature, puis au-delà de ce qui est inhérent à
de la formation, c'est forcément évolutif, mais, ceci dit, je ne vous
empêcherai pas de déposer un amendement. Mais moi, je vous dis, là, notre
intention, c'est clairement que le contenu et la durée, donc l'utilité, la
permanence et le caractère évolutif soient bien précisés dans la réglementation
de la commission.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Alors, oui, député de Jonquière.
Gaudreault : Oui. Bien, trop fort ne casse pas, à mon point de vue à
moi. Je comprends le ministre quand il dit : Qui est mieux placé que la
commission pour prévoir ci, pour prévoir ça? C'est vrai, la commission a son
expertise, a ses connaissances, mais trop fort ne casse pas. Moi, j'aime mieux
prévoir la mise à jour. Puis on fait de la législation pour le futur. Je suis
convaincu, archi convaincu que le ministre est très, très, très préoccupé par
la mise à jour, tout ça, mais moi, je ne veux pas l'échapper, pas le ministre,
la mise à jour. Je ne veux pas l'échapper. Je veux m'assurer que les
gouvernements futurs, que les conseils d'administration futurs de la CNESST
s'assureront d'avoir toujours cette mise à jour là. Donc, moi, à votre
permission, Mme la Présidente, je prendrais quelques secondes, ce n'est pas une
grosse rédaction, là, d'amendement, mais je prendrais quelques secondes pour
qu'on puisse vous l'acheminer, puis le finaliser, puis l'acheminer à la
secrétaire de commission.
La Présidente (Mme
IsaBelle) : Parfait, mais avant je vais demander, là... pendant que
vous rédigez, je vais demander s'il y en a d'autres qui ont des interventions.
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article présent? Non. Alors, nous
allons suspendre quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 44)
La Présidente (Mme IsaBelle) :
Alors, nous avons reçu un amendement de la part du député de Jonquière. Je vous
invite à le lire et à l'expliquer, s'il y a lieu.
M. Gaudreault :
Oui, il y a lieu. O.K. Alors, je propose... C'est marqué sous-amendement, mais
ce n'est pas un sous-amendement.
Une voix : Non, c'est un amendement.
M. Gaudreault : C'est un amendement?
M. Gaudreault : Enlevez le «sous».
Alors, à l'article 165, qui introduit l'article 91 de la
Loi sur la
santé et sécurité du travail :
L'article 91 de la
Loi sur la santé et
sécurité du travail proposé par l'article 165 du projet de loi est modifié
par l'ajout des mots «, la mise à jour» après le mot «contenu».
Donc, ça se lirait de la manière suivante :
«Le représentant en santé et en sécurité doit, dans le délai prévu par
règlement, participer aux programmes de formation dont le contenu, la mise à
jour et la durée sont déterminés par règlement.»
Je ne plaiderai pas trop longtemps, je pense que
l'amendement parle de lui-même. J'en ai parlé avant de présenter l'amendement.
Donc, c'est vraiment pour m'assurer... bien, pas moi, là, mais pour
qu'on s'assure que la commission de la santé et sécurité au travail prévoit la
mise à jour des programmes de formation dans son règlement sur la formation
offerte aux représentants en santé-sécurité. Alors, moi, je veux m'assurer que
ces représentants auront des mises à jour sur les enjeux de santé-sécurité au
travail, et c'est pour ça qu'on le prévoit. Je comprends que le ministre
dit : Ah! ça va de soi, ça coule de source, c'est déjà prévu, mais on ne
parle pas pour ne rien dire quand on fait de la législation. J'aime mieux que
ce soit inscrit, et, comme je disais tout à l'heure : Trop fort ne casse
pas. Donc, on peut bien faire confiance, là, à la commission de...