Culture and Education — 19 August 2015 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2015-08-19

Quebec — Committees

Culture and Education — 19 August 2015 (41st Legislature, 1st Session)

CCE 2015-08-19

Quebec — Committees

Une étude

récente réalisée par le siège social de l'Université du Québec permet d'établir

à 641 millions l'impact économique

de l'UQTR dans l'économie québécoise en 2012. Ainsi, tel que l'indique le

tableau 2, pour chaque dollar investi

dans l'UQTR, près de 7 $ sont générés dans l'économie québécoise. Ces

impacts sont de deux ordres. On distingue l'impact statique et l'impact dynamique. Le premier est constitué de

dépenses directes de l'université, des dépenses de subsistance des étudiants à temps plein et des

dépenses encourues par les visiteurs. Le second représente la plus-value liée,

d'une part, à l'amélioration des

compétences, c'est-à-dire le différentiel salarial des diplômés et, d'autre

part, aux retombées de la recherche

pour notre région par la création et le transfert de nouvelles connaissances et

procédés technologiques.

Enfin, notons que la fondation de l'UQTR est

très active dans son milieu. Rappelons que, lors de la dernière campagne majeure, qui s'étendait de 2009 à 2014,

la campagne a rapporté quelque 27 millions. Une nouvelle campagne

démarrera prochainement.

Voyons

maintenant, si vous le voulez bien, le volet académique. Lors de la session

d'automne 2013, tel qu'il est indiqué

au tableau 3, 274 programmes d'études étaient ouverts à

l'admission — il y en

avait un de plus cette année — soit 134 programmes de premier

cycle, 119 programmes de deuxième cycle et 22 programmes de troisième

cycle.

L'UQTR a été

la première université à offrir certains programmes et est toujours

la seule à offrir les doctorats de premier cycle en chiropratique et en

podiatrie, le baccalauréat en pratique sages-femmes de même que le profil criminalistique du baccalauréat en chimie. L'UQTR

est également maître d'oeuvre de la formation

des enquêteurs dans le cadre du baccalauréat en sécurité publique en collaboration avec l'École nationale de police du Québec

et 10 autres universités.

Enfin, l'UQTR

possède aussi une école internationale de français extrêmement dynamique et très bien réseautée au plan international, notamment en Chine. Des stages sont présents dans 80 % des programmes de premier cycle. Par

ailleurs, depuis 2003, l'UQTR s'est engagée

dans le déploiement de la formation à distance, de plus en plus populaire.

Le nombre d'inscriptions a augmenté de 8,8 % en 2014-2015 par rapport à

l'année précédente.

De plus, deux

projets pilotes ont été conçus pour explorer le potentiel de développement des

MOOC, les cours en ligne ouverts à tous. Le premier d'entre eux, qui

portait sur la fiscalité personnelle, a connu un franc succès à l'hiver 2015

avec plus de 6 500 inscriptions.

Pour sa part,

l'Université du troisième âge, l'UTA, est présente sur le campus, mais

également dans certaines villes.

Enfin,

l'École internationale de français, qui offre des programmes d'immersion à des

gens de tous âges, bénéficie d'une

renommée internationale. En 2014-2015, le nombre d'étudiants était estimé à

4 256. À ce jour, plus de 40 000 personnes se sont familiarisées avec la langue et la

culture francophones grâce à l'EIF. Notre slogan, Savoir surprendre, est

à l'image de ce qui nous anime.

Depuis notre fondation, c'est le maître mot des projets de développement

académique, se distinguer, user d'audace, mais aussi mettre de l'avant

la pertinence sociale.

Comme

l'indique le tableau 4, nos étudiants se retrouvent majoritairement au

premier cycle, dans une proportion de 83 %. Aux cycles supérieurs, les

proportions sont de 13 % à la maîtrise et de 4 % au doctorat. Afin de

caractériser nos étudiants, notons que l'UQTR accueille 66 %

d'étudiantes et 34 % d'étudiants. Par grands domaines de formation, l'administration regroupe 32 % des étudiants;

les sciences humaines, 19 %; le paramédical, 17 %; les lettres, les

sciences appliquées, les sciences pures et les arts accueillent le reste

du contingent.

Par ailleurs, tel que l'indique le tableau 5, les données

sur la provenance géographique des étudiants montrent que la Mauricie fournit plus du quart des inscrits — ce

qui est environ deux fois supérieur au nombre d'étudiants provenant de

la Montérégie ou de Lanaudière — suivie de près par le Centre-du-Québec.

Pour ce qui

est de nos étudiants étrangers, à l'automne 2014 l'UQTR en accueillait 788

en provenance de plus de 50 pays,

comme le montre le tableau 6. Ce nombre exclut les résidents permanents.

43 % étaient originaires de

France. Venaient ensuite, mais loin

derrière, le Maroc et la Tunisie. De plus, à l'UQTR, 40 % des étudiants

internationaux sont inscrits aux cycles supérieurs. En raison de la

forte présence d'étudiants français chez nous et à l'instar de plusieurs établissements, l'UQTR est préoccupée par la

modification à l'entente France-Québec qui fera en sorte de hausser les frais

de scolarité de ces derniers.

Ces étudiants

internationaux sont une richesse indéniable pour notre université, notamment

au plan de la diversité culturelle, qui profite à toute la communauté

universitaire. Pour nos régions, ils constituent aussi une main-d'oeuvre qualifiée et une solution au défi démographique.

Il importe donc de mettre en place des leviers pour continuer à les attirer

au Québec et à assurer leur intégration, et ce, dans toutes les régions du

Québec.

L'expérience

académique que nous offrons est marquée par la grande proximité entre le corps

enseignant et les étudiants par des

mesures de soutien à la réussite et à l'apprentissage, mais également par un

grand nombre d'étudiants qui ont un rapport non traditionnel aux études,

parents-étudiants à temps partiel. Ainsi, tel que l'indique le tableau 7, l'UQTR compte 30 % d'étudiants avec des

responsabilités parentales et/ou familiales en première année de baccalauréat,

41 % d'étudiants à temps partiel, et

66 % sont qualifiés de première génération universitaire, alors que la

moyenne du réseau à ce

chapitre — du réseau de l'Université du

Québec — est

de 61 %, celle des universités francophones hors réseau, de 46 %, et

celle des universités anglophones, de 31 %. Nous affichons un taux de

diplomation de 71,3 % au baccalauréat — cohorte

de 2007 — après

six ans, de 63,4 % à la maîtrise — cohorte de 2007 — après six ans et de 35,8 % au

doctorat — cohorte

de 2005 — après

huit ans.

Autre couleur

distinctive dans notre université, les cliniques universitaires en podiatrie, chiropratique,

kinésiologie, soins psychologiques,

de même que la clinique multidisciplinaire réunissant orthophonie, ergothérapie

et soins de santé courants. Ces

cliniques remplissent une mission académique de premier ordre en tant que lieux

de stages tout en assurant l'accessibilité à des services de qualité à

la population régionale. Elles sont réunies dans le Collectif des cliniques universitaires en santé, le caucus de l'UQTR, une

tribune d'échange et de développement où l'on réfléchit notamment à l'utilisation

des données cliniques pour la recherche.

initiative digne de mention est la collaboration régulière avec l'Accueil

Bonneau. Les étudiants de la Clinique universitaire de chiropratique se

joindront bientôt à leurs collègues de podiatrie dans cette pratique

communautaire.

Avec les

projets d'intervention dans la communauté, les PICOM, l'UQTR a, encore une

fois, innové. Depuis 2006, plus de 400 projets ont été réalisés par plus

de 2 000 étudiants. Le PICOM est une activité pédagogique créditée et multidisciplinaire qui implique une intervention

relative à une problématique identifiée par un milieu partenaire ou parfois

grâce à l'initiative des étudiants ainsi qu'une réflexion sur cette

intervention.

L'UQTR se

préoccupe depuis fort longtemps du soutien et de l'accompagnement des

étudiants. Tous les services et les

unités sont concernés par cette tâche qui découle directement de sa mission.

Comme vous pouvez le constater, de nombreuses mesures sont adaptées aux

diverses catégories d'étudiants : étudiants de premier cycle, cycle

supérieur, internationaux. De plus, les

ateliers de stratégies d'études et le Centre d'aide en français sont

accessibles à tous. Enfin, le Centre de soutien à la formation des maîtres aide

les étudiants des programmes en enseignement afin qu'ils puissent

développer leurs compétences professionnelles, notamment en ce qui concerne le

français oral et le français écrit.

Mentionnons

que ces mesures rejoignent près de 2 000 étudiants annuellement. De plus,

en 2014-2015, au

chapitre du soutien

financier aux étudiants, plus de 9 millions furent consacrés au soutien

des étudiants, dont 5 millions en bourses et 4 millions en

salaires. À noter que 1 million de ce 9 millions provient de notre

budget de fonctionnement.

La Politique

institutionnelle de soutien aux étudiants en situation de handicap, dotée d'une

enveloppe de 350 000 $, repose

sur trois énoncés de principe : le droit pour ces étudiants d'accéder à

l'ensemble des ressources de l'université, le droit à des mesures adaptatives répondant

aux besoins de chacun et la responsabilité partagée par tous les membres

de la communauté. Un comité de suivi,

composé de membres de tous les corps d'emploi, conseille le vice-recteur aux

études et à la formation dans l'application de cette politique.

interventions originales et significatives de l'UQTR sur le plan de la

recherche, de la création et de l'innovation concernent notamment de grands thèmes multidisciplinaires constituant

des enjeux importants pour la société : l'énergie, les matériaux

innovants et le développement durable, l'environnement et les services rendus

par les écosystèmes, le développement socioéconomique, la santé, les

communautés inclusives et sur les langues, la culture et la société.

Incidemment, nous collaborons activement avec le gouvernement à la conception de

sa politique énergétique en ce qui concerne plus précisément les transports de

façon à proposer des solutions durables au problème de l'émission des

gaz à effet de serre.

En 2013-2014,

les fonds de recherche totalisent près de 21,4 millions de dollars. Les

organismes subventionnaires du

gouvernement fédéral sont nos plus importants partenaires. De nombreux projets

de recherche sont réalisés en étroite collaboration

avec notre communauté, ce qui constitue un important moteur de développement

économique et social. En effet, les

retombées de la recherche universitaire ne sont pas proportionnelles à la

taille des établissements, et, de fait, dans une université de taille

moyenne comme la nôtre, le décloisonnement des départements favorise la

réalisation de la recherche sur des thèmes qui sont multidisciplinaires.

L'UQTR est également très active à l'étranger.

En 2013-2014, 107 accords de coopération scientifique et de mobilité ont été mis en oeuvre en collaboration

avec 95 institutions partenaires situées dans 35 pays. De plus, 56 accords

internationaux étaient en voie de développement.

Nos activités

de recherche sont confrontées à plusieurs défis, notamment celui de la

réduction des frais indirects de

recherche en provenance des ministères. Malheureusement, le manque à gagner à

ce chapitre, évalué grosso modo à 1 million de dollars, doit être

compensé en puisant à l'intérieur de notre budget de fonctionnement.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Je voudrais juste vous dire, M. Roy, je sais que vous avez plusieurs autres

acétates à passer, mais il vous reste à peu près 4 min 30 s pour

votre exposé. Alors...

M. Roy (André G.) : ...conclure...

Présidente (Mme Rotiroti) : Oui? Parfait. Est-ce qu'il y a

consentement que je prenne le temps sur le côté... Oui. Alors,

continuez. Désolée. Allez-y.

M. Roy

(André G.) : Parfait, je

vous remercie. Le campus de l'UQTR compte 13 pavillons où des cours sont

offerts, où l'on retrouve des laboratoires

dédiés à l'enseignement et la recherche. En septembre 2013, nous avons inauguré

un nouveau pavillon consacré à la vie

étudiante. L'implantation d'un campus à Drummondville est, sans contredit,

l'une des grandes réalisations des

dernières années. Elle témoigne de notre engagement à poursuivre dans la région

centricoise notre mission

d'accessibilité à l'enseignement supérieur. Cinq programmes de grade y sont

offerts dès janvier 2016, mais il est important de rappeler que nous

sommes présents à Drummondville depuis notre fondation, soit en 1969.

Maintenant

que nous avons une vue d'ensemble de notre université, je voudrais, très

brièvement, mesdames et messieurs,

vous entretenir des enjeux budgétaires qui nous préoccupent. En ce qui concerne

l'évolution des finances, le tableau 13 montre qu'elles sont passées de

123 millions à 160 millions pour la période 2010-2011 à 2013-2014 aux

états financiers et ralentissent au

niveau du budget pour la période 2014-2015 à aujourd'hui. Ce tableau présente

la ventilation du budget pour

l'exercice 2015-2016. Nous observons que 68 % du budget global est

consacré à l'enseignement, alors que 10 % seulement est attribué à

l'administration. Comme vous pouvez le constater à la lecture du tableau 15,

notre établissement a subi près de

12 millions de compressions depuis 2013-2014, ce qui représente 7,4 %

de notre budget global, ce qui s'est avéré un défi colossal.

conclusion, j'aimerais dire quelques mots sur le plan stratégique 2015-2020, un

chantier en cours depuis plus de deux

ans. Ce plan sera adopté par le conseil d'administration au cours de l'automne

prochain, il guidera l'université pour

son développement futur. L'UQTR doit poursuivre son développement en misant

notamment sur sa personnalité forte,

humaine et distinctive et, surtout, sur l'excellence de la formation qu'elle y

offre. Nous envisageons la recherche comme

moteur de création d'excellence, et ceci, par le développement de créneaux de

recherche et de création audacieux et distinctifs et par une

valorisation des travaux et des retombées de la recherche en lien avec les

enjeux sociaux.

outre, la bonne santé d'une organisation passe notamment par une bonne gestion

et une bonne gouvernance, deux concepts qui méritent une attention

particulière.

Enfin,

la mobilisation de la communauté universitaire est essentielle à l'atteinte de

nos objectifs. L'UQTR peut, d'emblée, compter sur un personnel investi

dans son travail et sur une communauté universitaire motivée, toutes deux

prêtes à s'engager pour la cause de l'éducation.

Je m'arrête ici en

vous remerciant bien sincèrement pour cette occasion privilégiée de promouvoir

et de communiquer nos priorités. J'espère

que certains éléments de ma présentation ont su susciter votre intérêt pour la

période qui suivra. Merci.

Présidente (Mme Rotiroti) : Bon, bien, merci beaucoup,

M. Roy. Finalement, vous avez rentré dans le temps, alors c'est

parfait.

M. Roy (André

G.) : J'ai coupé...

La Présidente (Mme

Rotiroti) : Oui. J'espère que vous n'avez pas trop coupé, mais...

M. Roy (André

G.) : Non...

Présidente (Mme Rotiroti) : Non? Parfait. Alors, on va passer,

effectivement, à la période d'échange et on va passer du côté du

gouvernement pour un bloc de 16 min 30 s. Alors, je cède la

parole au député de Sherbrooke.

Fortin (Sherbrooke) : Merci beaucoup, Mme la Présidente. Madame,

messieurs, bienvenue à l'Assemblée nationale.

Merci beaucoup pour votre présentation, qui était très claire, très explicite.

Évidemment, il y a un élément que vous avez abordé dans votre

présentation qui m'a interpellé, c'est l'ouverture prochaine du campus de

l'UQTR à Drummondville. Vous avez parlé du

principe de l'accessibilité, de la mission d'accessibilité, et je crois,

effectivement, que l'ensemble des Québécois

doivent avoir accès aux études universitaires dans des lieux géographiques sur l'ensemble du territoire du Québec.

Et ce qui a beaucoup milité en faveur de

ce projet-là, qui avait été autorisé

par le gouvernement précédent et dont l'autorisation

du bail est venue de notre ancien collègue Yves Bolduc, donc sous notre

gouvernement, c'est que le taux de diplomation universitaire, dans la

région du Centre-du-Québec, était inférieur à la moyenne québécoise. Alors, je comprends que, là, présentement, bien, les locaux

sont en voie d'être aménagés, vous espérez que ça soit ouvert pour la session d'hiver 2016. Tantôt, vous avez parlé de

cinq programmes qui pourraient y être offerts. Si mes notes sont exactes, c'est

enseignement scolaire, éducation préscolaire, sciences infirmières,

informatique, sciences de la gestion et sciences comptables. C'est exact?

Roy (André G.) : Exact.

M. Fortin (Sherbrooke) :

C'est exact. Alors, je voudrais, tout

simplement, savoir, comme première question, qu'est-ce qui a motivé le

choix de ces programmes offerts à Drummondville.

M. Roy (André.

G.) : ...

M. Fortin

(Sherbrooke) : ...cinq programmes qui seront offerts dans cet

établissement-là.

La Présidente (Mme

Rotiroti) : M. Roy.

M. Roy (André G.) : Je vais commencer la réponse et je vais demander à mon collègue

de poursuivre. Comme je l'ai dit dans ma présentation, l'Université du

Québec à Trois-Rivières est présente à Drummondville depuis 1969. La présence de l'université dans nos campus

est en référence directe avec les besoins qui sont exprimés à l'intérieur de ces régions. Je ne

reviendrai pas sur le fait qu'au

niveau de la diplomation aux études

supérieures la région centricoise est la région où le taux de diplomation est le plus faible au Québec,

d'où l'importance à accorder à cette région et d'où l'intérêt également manifesté par la région et les partenaires à ce

que l'Université du Québec s'implante de façon plus importante par la

construction d'un campus à Drummondville.

Maintenant,

les cinq programmes que vous avez mentionnés, c'est tout à fait exact. Et, pour le reste, je

pense, je vais passer la

parole à mon collègue, qui pourra davantage expliciter sur le pourquoi.

M. Delisle (Sylvain) : Alors, le

choix des programmes... Peut-être une petite précision. On parle du taux de scolarisation, effectivement, là, de l'ordre de 12 % pour la région comparativement

à une moyenne québécoise

de 29 %. Donc, ça donne

un ordre de grandeur de l'importance de cette différence.

Maintenant,

pour le choix des programmes pour ce développement à Drummondville, il faut

comprendre que ce sont des travaux

qui se sont échelonnés dans le temps et qui ont été menés avec les acteurs de

la région, et je fais référence en

particulier à une démarche qui a été menée par la CRE, hein, et une étude qui a

été publiée en particulier en 2010 qui identifiait,

donc, les besoins socioéconomiques de la région. Alors, le choix des programmes

que l'UQTR a choisi d'offrir à

Drummondville et offrira dans le futur est directement orienté sur ces choix

qui ont été documentés, justifiés à partir des données gouvernementales, d'ailleurs, pour répondre aux besoins de

la région et faire en sorte que les jeunes qui s'en vont pour poursuivre leurs études soit dans la

région de Québec, la région de Sherbrooke, la région montréalaise puissent

demeurer autant que possible, du moins dans

ces secteurs, dans ces domaines, dans la région en faisant leurs études sur

place et en ayant l'opportunité d'occuper

des emplois sur place dans la région, et ainsi contribuer au développement de

la région.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Merci. M. Roy... M. le député de Sherbrooke?

M. Fortin (Sherbrooke) : Bien,

moi...

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Oui. Alors...

M. Fortin (Sherbrooke) : Avez-vous

quelque chose à ajouter?

M. Roy (André G.) : Moi,

j'ajouterais peut-être en complément d'information que, quand on regarde les données sur la population étudiante au

Centre-du-Québec, 13,4 % des étudiants qui terminent un baccalauréat se

trouvent un emploi dans la région du

Centre-du-Québec, et, en provenance, nos étudiants — si vous vous souvenez du tableau — du Centre-du-Québec,

c'est 12 %. Donc, déjà, on voit l'effet de l'enseignement, de la formation

qui est donnée par l'Université du Québec à Trois-Rivières au

Centre-du-Québec. On y accueille présentement 12 % de notre population, et

13,4 % s'y établit.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Parfait. Merci, M. Roy. M. le député de Sherbrooke? Avez-vous d'autres

questions?

M. Fortin (Sherbrooke) : Oui. Bien,

j'aurais une question supplémentaire.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Oui? Allez-y.

M. Fortin

(Sherbrooke) : Évidemment, ça répond à des besoins qui sont propres,

spécifiques à la région. Vous avez

dit tantôt qu'effectivement on ouvre ce campus-là dans un but d'accessibilité

aux études pour les gens de la région du

Centre-du-Québec, mais le monde universitaire étant ce qu'il est, moi, je

voudrais savoir si vous allez faire la promotion de vos programmes seulement

dans la région du Centre-du-Québec ou vous allez faire la promotion de vos

programmes ailleurs au Québec.

M. Roy

(André G.) : Pour ce qui est du recrutement, toutes les universités attirent des étudiants en fonction de leurs programmes, et de la qualité de leurs programmes, et de

l'excellence de leurs enseignants à travers l'ensemble du Québec. Naturellement, le campus de Drummondville ne sera pas confiné uniquement

aux étudiants qui proviennent du Centre-du-Québec, et je crois que c'est très normal. On parle d'accessibilité, mais on parle d'accessibilité non

seulement régionale, mais à

l'ensemble du Québec. Les universités en région sont des universités

en région, non pas des universités régionales.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Oui. Allez-y, M. le député.

M. Fortin (Sherbrooke) : Oui. Je

vous suis bien, puis, évidemment, on est dans une société où est-ce que les gens ont un libre choix, et les Québécois

peuvent aller étudier dans l'université qui les attire ou qui correspond davantage

à leurs besoins sur l'ensemble du territoire

québécois. Mais, ma question, je vais la poser de manière

plus précise, c'est : Évidemment, vous risquez d'avoir dans votre établissement

de Drummondville des gens qui vont venir de partout au Québec, mais où vous,

vous allez faire la promotion de vos programmes?

Comme, par exemple, nous, à Sherbrooke, évidemment,

on a deux universités. On forme, l'Estrie, 4 % de la population québécoise, deux universités, une

université francophone et une université anglophone. Et je voyais encore

récemment sur la rue King, qui est la rue

principale à Sherbrooke, l'Université Laval qui avait acheté des

panneaux-réclames pour inciter les

gens de la région à aller à l'Université Laval. Alors, je voulais savoir si

vous, par exemple, en Estrie — parce qu'on est quand même deux

régions limitrophes — vous

allez faire la promotion de vos programmes en Estrie.

M. Roy (André G.) : Je vais répondre brièvement, puis je vais passer

la parole à mon collègue. On n'a pas encore acheté, cependant, de grands

placards pour installer sur la rue King, à Sherbrooke. Alors, M. Mantha.

M. Mantha (Robert

W.) : Oui. Alors, non, nous n'allons pas mettre des affiches à Sherbrooke.

Des voix :

Ha, ha, ha!

Mantha (Robert W.) : On utilise les réseaux sociaux, et puis

non, on ne prévoit pas... Comme disait M. Roy, on annonce nos programmes pour l'ensemble des Québécois,

mais on n'a pas un objectif de faire une publicité agressive à Sherbrooke

ou ainsi de suite. Vous savez, les gens de cette région-là du Québec, ça couvre

la Montérégie, ça couvre, évidemment, le Centre-du-Québec, Drummondville, et

puis il y a assez de jeunes dans ce coin-là qui ont besoin de formation universitaire

pour répondre aux besoins. Alors, c'est ça, notre position en ce moment, on est

très occupés à offrir les services dans cette région-là.

M. Fortin

(Sherbrooke) : Merci.

La Présidente (Mme

Rotiroti) : Ça va, M. le député, oui?

M. Fortin

(Sherbrooke) : Oui.

La Présidente (Mme

Rotiroti) : Alors, M. le député de D'Arcy-McGee, il vous reste

huit minutes.

Birnbaum : Huit minutes. Merci, Mme la Présidente. Je vous souhaite la

bienvenue, M. Roy, Mme Giguère, M.

Delisle, MM. Malo et Mantha. Merci pour votre exposé. On voit par les

indicateurs qu'on parle d'une université qui a sa place très importante dans sa région et au rayonnement du Québec. Je

note quelque 55 programmes qui vous appartiennent, qui ne sont pas

disponibles ailleurs, des indicateurs du succès et de réussite auprès des

élèves et toutes sortes de choses promettantes, il me semble qu'on a de quoi à

discuter là-dessus.

Il y a une chose qui

touche à votre capacité de rendre honneur à votre mandat et à aider les gens à

choisir ce campus, et je parle, évidemment, d'une année qui n'était pas facile. Alors, moi, j'aimerais mieux — il

me semble que c'est de mise pour nous comme législateurs aussi — d'en

parler avec vous pour qu'on peut semer le terrain pour une discussion sur votre mission essentielle et pour

parler de l'essentiel, ce que vous avez à offrir à vos élèves, et aux futurs

élèves, et à la recherche, et à votre

communauté, et au Québec. Alors, je me permets de poser la question bien

directe. On parle d'une année

difficile, on est en période de transition, je vous invite de nous parler un petit peu de la gouvernance, de vos

stratégies en période de transition pour regagner la confiance des parlementaires et du public, les parents, les profs, c'est quoi, le plan, et si vous pouvez nous parler de comment on va

vivre les prochains mois ensemble pour nous assurer qu'on peut continuer

nos discussions sur la chose qui compte, les services que vous avez à offrir.

M. Roy (André G.) : Tout d'abord, pour

ce qui est de la confiance qui est

accordée à l'Université du Québec à

Trois-Rivières, je vous dirais qu'en raison de l'excellence de nos enseignants, de nos

professeurs, nos chargés de cours on

s'aperçoit, fort heureusement, que cette confiance-là n'est pas ébranlée, la

réputation solide de l'UQTR se poursuit. À preuve, les inscriptions, à ce jour, nous amènent à penser que le taux

d'augmentation de fréquentation à l'UQTR pour l'an prochain sera

augmenté d'environ 6 %. Je vous rappelle que, l'an dernier, c'était de

3 %. Donc, si la tendance se maintient,

comme on dit, je vous dirai que la réputation de l'UQTR fait en sorte que la

confiance, je crois, des étudiants et de la population en général n'est

pas atteinte.

Maintenant,

vous me parlez de gouvernance, et je suis très heureux que vous m'en parliez.

J'ai insisté dans ma présentation, si

vous l'avez remarqué, sur le fait qu'une organisation devait avoir une saine

gouvernance. Vous n'êtes pas sans

savoir que la Vérificatrice générale du Québec a déposé un rapport à la fin mai

dernier concernant l'Université du

Québec à Trois-Rivières. On considère, nous, que ce rapport est une opportunité

pour revoir la gouvernance à l'université et s'assurer que la poursuite se fasse selon les règles de l'art. Donc,

depuis mon arrivée en poste — je suis arrivé, comme vous le savez,

tout de suite après le dépôt du rapport, début juin, à la tête de

l'université — j'ai

examiné de façon très attentive les

recommandations qui sont contenues au rapport, et on a travaillé cet été avec

les collaborateurs à élaborer un plan

d'action pour répondre à toutes et chacune des recommandations du VGQ. On prend

cela excessivement au sérieux. Je

vous dirai également que le conseil d'administration prend ça excessivement au

sérieux, de telle sorte qu'au cours des prochaines semaines, très prochainement, il y aura une séance spéciale

du conseil d'administration au cours de laquelle on va présenter le plan

d'action pour répondre au rapport de la Vérificatrice générale.

Comment

on a travaillé ça? On a travaillé ça en regardant les recommandations, ce qui

s'était fait, mais également on a

examiné les meilleures pratiques qui se font au niveau du gouvernement, au

niveau des organismes pour voir de quelle manière on pouvait s'outiller pour s'assurer qu'à l'avenir la

gouvernance soit transparente, que l'ensemble des dossiers puissent être menés selon les règles législatives,

les règles réglementaires, mais également dans le respect de notre conseil

d'administration.

Donc,

au cours des prochaines semaines, le plan va être complété, sera présenté, et

naturellement... Vous savez comment

est-ce que ça fonctionne, lorsqu'il y a un rapport de la Vérificatrice

générale, l'organisation présente des réponses aux organisations, le plan d'action, mais, par la suite, bien, il y a un

échange. On ira jusqu'au bout pour s'assurer qu'on répond de façon adéquate — adéquate, je vous dis — aux recommandations exprimées au rapport. Ça

a été un travail très important que nous avons mené cet été à ce

chapitre.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci, M. Roy. M. le député,

il vous reste trois minutes. Avez-vous une autre question?

M. Birnbaum : ...je vais céder la

parole à un de mes collègues. Merci.

Présidente (Mme Rotiroti) : Oui. Alors, je souhaite la

bienvenue au député de Maskinongé, qui est parmi nous. Je crois qu'il voudrait vous poser une question, mais ça prendrait

le consentement des membres de la commission pour qu'il puisse prendre la

parole. Oui? Merci. Alors, vous avez le consentement, M. le député de

Maskinongé. Allez-y, la parole est à vous pour à peu près

2 min 30 s.

M. Plante : Merci beaucoup, Mme la

Présidente. Merci, chers collègues, de m'autoriser à venir faire un tour dans

votre commission. Donc, c'est avec beaucoup d'intérêt que j'ai écouté votre

témoignage ici, en commission, aujourd'hui.

Vous savez qu'à

titre de député de Maskinongé la région de la Mauricie me tient

beaucoup à coeur. Et on s'est

souvent, dans les deux dernières années, parlé par journaux interposés, et là

ce que vous venez de dire, M. Roy, et ce que vous avez témoigné ici est comme de la musique à mon oreille

parce qu'on sait l'importance de l'UQTR au niveau du développement régional,

au niveau de la cohésion et au niveau... C'est un levier économique important

pour toute la Mauricie et même le

Centre-du-Québec, c'est aussi une façon extraordinaire... Et l'université est

une pépinière. Moi, j'appelle ça une

pépinière à cerveaux dans mon... mais est une pépinière pour notre

main-d'oeuvre qualifiée, compétente qu'on veut garder en région. On veut

que ça soit des gens qui travaillent chez nous et leur faire le plus de place.

Et, quand

vous avez parlé de l'élaboration du plan, de un, pour répondre au rapport de la

Vérificatrice générale et aussi de la

vision stratégique 2015-2020 — je crois, je ne veux pas me tromper — ce sont des choses qui, en tant que député de la région de la Mauricie, me touchent

particulièrement, et ce que j'espère... Et ce que j'ai toujours dit, c'est que

l'université a toujours eu une bonne

réputation, hein, est une maison d'enseignement de qualité où les étudiants

sont fiers et où les étudiants ont une éducation essentielle pour bâtir

leur coffre à outils pour l'avenir.

Alors,

j'aimerais, M. Roy, que vous me reveniez un petit peu et que vous me

fassiez... rassuriez ou me confirmiez un

petit peu... que vous élaboriez sur le plan de développement stratégique

2015-2020, qu'est-ce que l'Université du Québec à Trois-Rivières va nous amener et comment, tous ensemble dans la

région, on va être fiers de notre université rendu en 2020 et on va tous

être derrière vous pour appuyer ces événements-là.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci, M. le député. C'est toute

une question. Vous avez à peu près une minute et quelques pour répondre,

M. Roy.

M. Roy (André G.) : Une minute et

quelques? O.K.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Malheureusement, oui.

M. Roy

(André G.) : Je vais essayer

d'aller rapidement. Tout d'abord, vous dire que, ce matin, je vous ai annoncé

le plan stratégique 2015-2020. Or, il n'a

pas encore été adopté par nos instances. Maintenant, à l'intérieur de ce plan,

tel que je vous ai dit, il y a des

éléments fort importants qui sont mentionnés. On y parle notamment du

développement de la recherche, mais

du développement de la recherche de manière multidisciplinaire. Je vous ramène

à la planche qui vous présentait les

orientations vers lesquelles l'université voulait travailler. Donc, vous voyez

que c'est vraiment multidisciplinaire. L'université compte 25

départements. Ce sont de petits départements avec peu de professeurs.

Par ailleurs, on considère que l'importance de

mettre ensemble l'ensemble des ressources, l'ensemble des cerveaux qui

travaillent dans ces diverses sphères d'activité peut être des plus

prometteurs. Comme vous voyez, les domaines

de recherche qui ont été identifiés sont vraiment au coeur de l'actualité et de

l'avenir non seulement des régions du Québec, mais de l'avenir du

Québec.

On veut

également se situer... On est déjà bien situés au niveau international, mais on

veut également se situer davantage au

niveau international. Naturellement, il y a l'examen également des programmes.

Écoutez, en une minute, c'est très rapide.

Et, en

terminant, je vous rappelle un élément fort important, c'est la saine

gouvernance, qui fait

partie d'un enjeu spécifique du plan qui sera

présenté à notre conseil d'administration très prochainement.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci. Merci beaucoup, M. Roy.

Alors, on va passer du côté de l'opposition officielle pour un bloc de

14 minutes et quelques secondes. Alors, Mme la députée de Joliette, la

parole est à vous.

Hivon :

Bonjour. Alors, merci beaucoup, Mme la Présidente. Merci pour votre

présentation, M. le recteur par intérim. Merci à tous ceux et celles qui

vous accompagnent.

L'Université

du Québec à Trois-Rivières est aussi très précieuse pour la région dans

laquelle j'habite. Donc, à Joliette

et dans Lanaudière, on a beaucoup de partenariats et de collaborations. On a de

bons rapports avec l'UQTR, et, compte

tenu qu'on a des défis et une augmentation démographique très importante aussi,

c'est vraiment très précieux pour nous

de savoir et de s'assurer qu'effectivement l'Université du Québec à

Trois-Rivières est de retour sur les rails et que la crise, on l'espère,

est derrière nous.

Mais un petit

peu comme le député de D'Arcy-McGee, sans vouloir passer l'entièreté de mon

temps — ce n'est

vraiment pas mon objectif — sur le sujet, parce que je pense qu'il y a

déjà beaucoup de choses qui sont entreprises, je pense que c'est important aussi de ne pas

complètement éluder ce qui s'est passé dans les derniers mois. Puis moi, à cet

égard-là, j'aimerais peut-être, dans un

premier temps, justement pour rassurer un peu tout le monde... Je trouve que

c'est une bonne nouvelle d'entendre

que la population étudiante semble en croissance et même plus que la croissance

qu'on voyait dans les dernières

années. Donc, la confiance doit être en train de se rebâtir. Il faut dire aussi

que ce n'est pas tout le monde qui est collé sur les enjeux de

gouvernance.

J'aimerais savoir un

peu, donc, ce qui s'est passé, là, depuis le dépôt du rapport. Pas tant en

termes de plan d'action, je vais y revenir,

mais en termes de mouvement au sein du conseil... Là, n'y a personne, de ce que

je comprends, du conseil d'administration, mais, au sein du conseil

d'administration, au sein de leur direction, est-ce qu'il y a eu beaucoup de changements dans, je dirais, les

personnes qui composent la haute direction administrative dans le conseil

d'administration et dans les permanents?

M. Roy (André G.) : Vous n'êtes pas sans savoir qu'à la suite du dépôt du rapport de la

Vérificatrice générale la rectrice, Mme Nadia Ghazzali, a démissionné de

son poste, ce qui a fait en sorte qu'on m'a demandé d'assumer l'intérim. Ça a

été le changement qui est intervenu au niveau de la haute direction. Par

ailleurs, vous ne vouliez pas...

Hivon :

Sur le conseil d'administration.

M. Roy (André G.) : Sur le conseil d'administration, voilà, excusez-moi. Sur le conseil

d'administration, bon, le

gouvernement, oui, a nommé, au cours de l'été, six membres. Il s'agissait de

trois renouvellements et trois nouvelles personnes. Le président du conseil d'administration également avait

démissionné de ses fonctions. Vous vous souvenez des conclusions du rapport à ce sujet. Nous sommes présentement en... Il

reste trois sièges à combler. Il y en a un qui est vacant, il y en a deux qui sont présentement

occupés par des personnes dont le mandat se termine ou est terminé. Un dossier

est sur le bureau du ministre de l'Enseignement supérieur ou, en tout cas, il a

été envoyé au gouvernement, il est complété.

Donc, on attend la nomination du remplacement de Mme Laroche, l'ancienne

présidente du conseil d'administration, qui, elle, avait démissionné de

son poste, et donc le poste est vacant.

Pour

ce qui est des deux autres postes, nous sommes présentement en consultation,

tel que l'exigent la procédure et la

coutume, pour combler nos postes socioéconomiques. La consultation se termine

très prochainement, là, si ce n'est pas cette semaine, en tout cas, à la

fin août, et, par la suite, nos dossiers vont être acheminés au gouvernement

pour nomination. Donc, on espère, à

l'automne, avoir un conseil qui va être complet, renouvelé et qui va pouvoir

prendre en main l'ensemble des nouveaux défis, des défis et du développement

futur de l'université. Donc, au niveau du conseil d'administration, les choses se placent. Parce qu'effectivement, Mme

Hivon, vous avez raison, on a eu une période de flottement.

Hivon :

Parfait. Donc, je comprends qu'au total il y aurait neuf nouveaux ou

renouvellements dans le conseil, en fait six plus trois à venir.

M. Roy (André

G.) : Oui, c'est ça.

Hivon : Parfait. O.K. Mon collègue a aussi parlé... bon, les

prochaines étapes. C'est certain qu'après avoir eu un rapport de

l'ampleur... et avec de nombreuses critiques comme celui qu'on a vu de la

Vérificatrice générale, ça commande un plan

d'action. J'aimerais savoir, pour vous, quelles sont les priorités d'action à

très court terme par rapport à ce qui

était convenu dans le rapport du Vérificateur général. Je comprends que le plan

d'action comme tel n'est pas finalisé, qu'il

est en bonne voie, vous avez travaillé fort cet été. À quel moment il va être

finalisé? Mais surtout, pour vous, qu'est-ce qu'il est le plus urgent de

changer dans les pratiques qui concernent la haute direction de l'UQTR?

M. Roy (André

G.) : Ce qu'il est important de changer, ce qu'il est important

d'établir, c'est des cadres de référence qui sont, je dirais, obligatoires

quant à la marche des dossiers et que l'ensemble des services de l'université travaillent de concert pour s'assurer que le

respect de l'ensemble des règles qui s'appliquent à l'université soient

respectées, de telle sorte qu'à

l'intérieur du plan, sans aller dans le détail, on revoit la réglementation de

l'université, mais on va mettre des

cadres de référence, on va mettre certains outils obligatoires, automatisés qui

vont faire en sorte que, lorsqu'il y aura des projets immobiliers qui

vont être développés, les étapes devront être franchies, et ce, de façon fort

transparente.

Le conseil

d'administration également... Vous vous souvenez qu'il y avait des

recommandations qui visaient la transparence par rapport aux dossiers qui sont

montés au conseil d'administration. Par rapport également aux dates d'envoi, etc., on a revu puis on va présenter au

conseil des modifications pour s'assurer que l'ensemble des intervenants

dans ces dossiers soient encadrés. Des

tableaux de bord également pour assurer un suivi régulier de l'ensemble de nos

projets ont été montés, et on va commencer

dès maintenant à mettre en place ces tableaux de bord pour, justement, assurer

un suivi rigoureux auprès du conseil

d'administration, de telle sorte que ce qui est indiqué au rapport de la

Vérificatrice générale ne se reproduise plus dans l'avenir.

Donc,

des procédures, des modifications réglementaires, des tableaux de bord, le tout

à la connaissance de l'ensemble des

membres de la communauté qui doivent intervenir à l'intérieur de ces projets et

pour assurer que le conseil d'administration a la pleine information

lorsque les décisions sont prises.

La même chose

au

chapitre des autorisations, on travaille de la même façon, c'est-à-dire

qu'on a revu l'ensemble des

autorisations dans les dossiers et on va créer des tableaux de bord qui vont

permettre de suivre l'ensemble des autorisations,

de telle sorte que, notamment au niveau du secrétariat général, les gens vont

être en mesure de s'assurer de la conformité de nos pratiques avec ce

qui existe.

Au niveau financier, si vous me

permettez, également on va exercer des suivis financiers réguliers auprès du

conseil d'administration lors des

séances régulières tout au long de l'année, de telle sorte que... Puis on sait,

vous le savez, ce n'est pas une

cachette, on en a parlé, on vit des années financières qui sont un peu plus

difficiles, de telle sorte que c'est important pour le conseil d'administration de pouvoir bien comprendre l'évolution

de notre situation financière dans son ensemble.

Hivon :

C'est bien. Bien, justement, en fait, j'avais une question plus précise sur

toute la question de la transparence puis de

la collaboration avec le conseil d'administration. Parce qu'on comprend que

c'était quelque chose qui était

soulevé de manière, je dirais, assez importante dans le rapport du Vérificateur

général, là, à savoir que les documents étaient remis séance tenante, qu'il n'y avait pas beaucoup d'information

qui transitait facilement. Ça, c'est quelque chose qui peut se corriger quand même facilement. Donc,

j'étais curieuse de savoir si la pratique a déjà changé, si c'est déjà

transformé pour que le conseil d'administration puisse jouer pleinement son

rôle.

M. Roy (André

G.) : On a eu un conseil d'administration au lendemain du dépôt du

Vérificateur général. Le prochain conseil

d'administration est le 21 septembre, mais il est clair que, dorénavant,

les règles prévues aux règlements de

régie interne de l'université vont devoir être respectées. Donc, l'envoi se

fait sept jours avant, les documents seront inclus avec l'envoi, sauf,

naturellement, il peut arriver à l'intérieur... Puis, vous le savez, à

l'intérieur de conseils d'administration, des fois il y a des dossiers qui

surviennent plus à la dernière minute. Donc, il y a possibilité, lors de

l'adoption de l'ordre du jour, d'y ajouter des points.

Mais, pour ce qui est

des dossiers... Les dossiers dont on parle, là, ce sont des dossiers qui

n'arrivent pas à la dernière minute à un

conseil d'administration, je pense qu'on peut convenir de ça, de telle sorte

que dorénavant, oui, les délais vont être respectés pour s'assurer que

nos administrateurs puissent décider avec une information complète et

transparente sur l'ensemble de ces dossiers-là.

Hivon : Merci. J'ai une question plus précise. Puis

d'ailleurs, dans l'article de ce matin qui nous donne le scoop concernant notre collègue de la deuxième

opposition, bien, il y a certains enjeux qui sont renotés, puis il y en a un que j'avais noté, puis j'avais une question par

rapport à ça. Il avait été soulevé aussi dans le rapport de la Vérificatrice

générale que les responsabilités liées à

l'observation des règles contractuelles avaient changé de responsabilité, donc

étaient passées, de ce que je

comprends, du secrétariat général pour aller plus à l'adjointe du vice-recteur

ou de la vice-rectrice, là, je ne

sais pas c'est qui qui... en tout cas, le poste, par qui il est

occupé. Puis il y avait une question à savoir si cette personne-là avait l'indépendance nécessaire pour assumer ce

rôle-là. Est-ce que ça, c'est déjà quelque chose qui a été revu et remis

dans la situation antérieure ou modifié d'une autre manière?

M. Roy (André G.) : Ça va être modifié. À l'intérieur du plan

d'action qu'on va présenter au conseil d'administration, ça va être modifié. Les commentaires qui ont été

émis par la Vérificatrice générale à ce chapitre, à mon sens, sont très

pertinents, et on va s'assurer que la personne qui va être nommée comme RORC,

puisque...

Une voix :

Elle est indépendante.

M. Roy (André G.) : ...c'est son titre, elle est indépendante vis-à-vis le vice-rectorat,

administration, finances. Donc, il

est certain qu'il va y avoir un changement dès cet automne de responsabilité à

ce chapitre, et c'est une modification qui est facile à apporter.

Hivon : C'est pour ça que je vous demande ça, parce que

c'est des choses qui ne nécessitent pas nécessairement un travail de

longue haleine, donc de voir si les changements sont déjà en mouvement. Merci.

Votre

plan d'action global, donc, pour répondre à l'ensemble des recommandations, je

l'ai lu attentivement, donc j'ai vu

déjà les commentaires qui avaient été apportés, mais on peut comprendre que

c'était sous l'ancienne administration. Est-ce que ce plan-là va faire l'objet

d'un dépôt public?

M. Roy (André

G.) : Ce plan-là va être déposé à la Vérificatrice générale du Québec.

Il va être présenté, naturellement, aussi à

la communauté, qui a été très au fait, là, des problématiques particulières

qu'on a vécues. Le plan, effectivement, le plan qui a été présenté au

lendemain du dépôt est très... Celui qu'on va présenter est très différent, je

vous dirais, beaucoup plus précis, beaucoup plus englobant, beaucoup plus

transversal aussi que celui qui avait été présenté.

Je ne fais pas de critique du plan. Tout ce que je dis, c'est qu'on a revu

l'ensemble avec plusieurs intervenants parce

que vous comprenez que, dans ces dossiers-là, il n'y a pas uniquement un

secteur d'activité qui est touché, il y a les approvisionnements, il y a

l'équipement, il y a le secrétariat général, il y a... bon, il y a plusieurs...

Donc,

ça a été revu, ça a été bonifié, ça a été critiqué. On a eu je ne sais combien

de versions du plan d'action, et il

sera sûrement modifié par le conseil d'administration qui, compte tenu des

compétences qui sont autour de la table, va pouvoir nous apporter

également, je l'espère, des éclairages qui vont être intéressants pour ça. Mais

oui, ça va être rendu public. C'est un débat

qui a été public, c'est un dossier qui est public. Donc, c'est avec, je vous

dirais, beaucoup d'humilité,

mais avec beaucoup de plaisir qu'on va pouvoir présenter les solutions qu'on

désire apporter, solutions permanentes qu'on

désire apporter aux problématiques de gouvernance qui ont été mentionnées à l'intérieur du rapport.

Hivon :

Parce que vous êtes tenus de le soumettre, c'est ça, à la Vérificatrice

générale ou le ministre, j'imagine, ça va de

soi, mais, de manière plus large, vous entendez le rendre public pour, justement,

montrer l'évolution dans les

pratiques de l'UQTR.

Roy (André G.) : Et je

reviens, si vous me permettez, à l'élément de confiance. Ce faisant, j'espère

qu'on mettra derrière nous ce

chapitre de non-confiance en face de l'administration et qu'on pourra dorénavant passer... et se

concentrer sur la mission de l'université, qui est une mission d'enseignement,

de recherche, de service à la collectivité. Je vous le rappelle, cette

mission-là, si on oublie gouvernance, administration, avec les problématiques

particulières auxquelles on va répondre, cette mission-là, on la remplit très

bien.

Hivon :

Ça, je n'en doute pas, puis on le voit à partir de différents indicateurs pour

lesquels... Là, je n'ai plus de temps, hein, c'est ça?

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Hivon : O.K. Je vais pouvoir revenir, donc, dans mon deuxième

bloc. Puis je voulais juste, pour un peu fermer la boucle sur cet épisode-là... Est-ce que vous avez le

sentiment que le climat à l'université est un climat qui se rétablit tranquillement et que tout

le monde est engagé dans... Vous

allez me dire oui, c'est sûr, là, mais je compte sur votre transparence.

Parce que ça a l'air d'une question bonbon, mais, je veux dire, ce n'est pas

facile, ramener une organisation qui a vécu une telle crise à travailler nécessairement ensemble. Ça laisse des séquelles, c'est certain. Tout le

monde n'était pas dans la même

mouvance, nécessairement. Est-ce

que vous avez le sentiment que c'est

en train de se rétablir? Et, si vous

êtes complètement transparent puis vous me dites : Non, bien, il y a

encore certains écueils, est-ce que vous avez le sentiment que, dans une certaine

période de temps, vous avez l'objectif d'y parvenir ou vous ressentez encore les

contrecoups?

M. Roy

(André G.) : Oui, on espère

que l'ensemble du climat sur le campus va se rétablir. Je vous

dirai qu'en suivi à la question

que vous avez posée, naturellement, les gens s'attendent à voir les gestes, clairement

les gestes, là, que l'université entend poser pour répondre aux problématiques

qui ont été soulevées.

Par ailleurs, pour ce qui est du climat avant et

du climat après, le climat avant, je n'étais pas là, bien que je... Comme vous le savez, je proviens du réseau de l'Université du Québec, donc j'étais relativement très au fait du

dossier. Je vous dirai que ça semble,

oui, ça semble se rétablir. Vous aviez anticipé ma réponse, Mme Hivon, mais

oui, ça semble se rétablir. Je vous

dirais, les gens sont de bonne humeur. Comme on dit, les gens sur le campus

sourient, les contacts s'établissent très bien avec l'ensemble des personnels. On est

en période estivale, c'est sûr. Avec l'automne qui arrive, bien là

l'ensemble des personnels, des étudiants vont se réapproprier les lieux, donc

on va voir.

Par ailleurs,

en suivi à tout ça, on va déployer un sondage sur la mobilisation au cours de

l'automne justement pour s'assurer que nos personnels poursuivent de

façon positive, là, leur implication à l'intérieur de la mission de l'université. Donc, on veut aller sonder la mobilisation des personnels. À la suite

de ça, bien, on aura un plan d'action

avec mon collègue M. Malo, qui est vice-recteur aux ressources humaines notamment,

de concert avec l'ensemble de l'équipe de direction pour s'assurer que le passé

est bien derrière nous.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci beaucoup, M. Roy. Alors, on va passer du côté du gouvernement pour un bloc de 15 minutes. Alors, je cède la parole au député

de Jean-Talon.

Proulx : Oui. Merci, Mme la Présidente. À mon tour de vous saluer et de vous remercier d'être ici. Et vous

remercier tous, mais également, M. Roy, d'être franc comme vous l'êtes, d'être

explicite comme vous l'êtes et d'adresser

les choses telles qu'elles sont. Je

pense que mes collègues

ont assez bien couvert cet aspect-là, et c'était important de le faire.

Bien entendu, j'ai grandi en Mauricie, à Trois-Rivières,

tout près de l'UQTR. Moi, c'était presque ma cour, l'UQTR, ça se faisait à pied pour aller sur vos terrains. Alors, j'ai

bien connu l'université, même si je ne l'ai pas fréquentée. J'ai également d'excellents souvenirs de son implication dans la

communauté. Il était difficile, à l'époque où moi, j'étais

là-bas, tant comme jeune garçon impliqué, là, dans ma vie de famille, qui

étaient, eux, impliqués dans les affaires en Mauricie

et à Trois-Rivières, mais également du temps où j'y ai travaillé comme avocat ou

comme député quand j'ai eu l'occasion

puis le bonheur de représenter les gens de Trois-Rivières à l'époque...

C'est un rôle extrêmement important que vous jouez. Et souvent les gens des grands centres ne le réalisent pas,

mais c'est au-delà de la mission d'éduquer, d'enseigner et de former, c'est au-delà de la mission d'être

un lieu de savoir qui tend à augmenter la diplomation et à améliorer, dans

le fond, les compétences de tous et chacun.

C'est également un employeur très important et c'est également un lieu, hein,

où des gens se rassemblent et discutent, et c'est presque un lieu de formation

continue quotidien.

Et ça, c'est

ce qui m'avait, je vais dire, sauté aux yeux, mais c'est ce que j'avais

remarqué à l'époque, et j'aimerais savoir,

d'une façon assez générale, comment ça se passe encore aujourd'hui, de cet aspect-là. Oui, il y

a des étudiants qui arrivent dans un parcours assez traditionnel,

de dire : On sort de l'enseignement collégial et on va à l'université.

Oui, vous avez des étudiants qui sont

des gens qui quittent le marché du travail ou qui le font à temps partiel de

plus en plus et qui vont compléter

une formation. Mais vous avez également un volet, c'est mon souvenir, un volet

de formation où des entreprises, des

institutions notamment, vont, de façon ponctuelle, obtenir des

formations chez vous, marketing, gestion des cadres et autres sujets. Quelle place ça occupe, ça, dans les

préoccupations de l'administration de l'UQTR, ce besoin-là ou cette

nécessité-là d'offrir, là, de la formation un peu continue en marge de la

formation traditionnelle?

M. Roy

(André G.) : Avant de céder

la parole à mon collègue Sylvain, je vous dirai que le service de formation

continue est très actif. On poursuit, en

fait, on poursuit notre mission via la formation continue en offrant sur le

campus, mais

également dans nos régions administratives qu'on dessert plusieurs activités,

que ce soient des activités créditées, mais même également des activités

non créditées. On a également des programmes courts.

Donc, oui,

l'Université du Québec à Trois-Rivières poursuit dans cette mission de formation tout au

long de la vie, si vous me permettez

l'expression. On s'aperçoit que, de plus en plus, les besoins de la société québécoise

font en sorte que les gens ont besoin

de perfectionnement, de telle sorte qu'il

y a des ententes, il y a

des partenariats qui sont faits avec les entreprises pour, effectivement, qu'on puisse améliorer le

perfectionnement, améliorer la formation des employeurs. Mais je vais

laisser M. Delisle préciser davantage.

M. Delisle

(Sylvain) : Oui. Bien, effectivement, la formation continue, là, chez nous c'est un élément extrêmement important. Comme le recteur l'a mentionné dans son intervention

d'ouverture, nous sommes dans plusieurs centres à travers le Québec, neuf centres dispersés, donc, sur le territoire

provincial, où nous offrons, entre

autres, de la formation continue.

Chez nous, lorsqu'on parle de formation

continue... Vous savez, lorsque j'ai mes réunions mensuelles avec le décanat des études, donc disons la gestion et le

développement des programmes, autour de la table la formation continue est présente. Donc, pour nous, l'information doit

bien circuler, qu'il s'agisse de programmes de grade, ou de programmes courts, ou même de formations non créditées. Parce

que, lorsqu'on parle de formation continue, oui, il y a des formations créditées, qu'il s'agisse de microprogrammes, de

programmes de certificat, qui sont des programmes plus courts que des programmes de grade. On offre aussi différentes

formations, donc, non créditées, qui sont, hein, comme l'expression le

dit bien, des formations sur mesure. Alors, ce sont souvent des entreprises,

des organisations qui expriment un besoin particulier

de formation, qui nous contactent pour offrir un certain nombre d'éléments de

formation, ce que nous discutons avec les entreprises ou organisations

pour s'assurer qu'on répond bien à ces besoins.

Donc, c'est

un élément, oui, très important chez nous, et le développement de la formation

en ligne est un autre volet, effectivement, un autre outil qui permet

aussi de répondre à certains besoins de ce côté.

Proulx : Mme la Présidente, si vous me permettez, et toujours dans le même esprit d'offrir de la formation

à des gens qui n'en ont pas, je me suis

intéressé, au fil des rencontres que nous avons eues depuis le début de la

semaine, aux étudiants de première

génération. C'est peut-être parce que ce n'était pas frais à ma mémoire, mais

j'ai été surpris, dans certaines

régions, pour certaines universités, de constater à quel point le pourcentage

de gens qui fréquentent l'université pour une première fois dans une

famille, donc étant étudiants ou étudiantes de première génération, était

important. Dans certains cas, j'ai vu jusqu'à 70 %, c'est beaucoup.

Encore une

fois, je ne suis pas certain que tout

le monde, lorsqu'ils prennent le

temps d'y penser, pensent qu'en 2015

encore on peut retrouver dans une université, dans tout l'effectif, là, global,

là, autant de gens qui, pour une première fois dans une famille, vont le

faire. À chaque fois, je répète la même chose — vous le savez encore mieux que moi — être étudiant de première génération, c'est un défi. Parfois, le combat le

plus important qu'on a à faire, ce n'est pas d'avoir les meilleures notes pour pouvoir entrer dans le programme,

c'est de convaincre les gens avec qui on vit qui sont plus vieux que

nous puis qui nous supportent — en tout cas, qu'on souhaite qu'ils nous

supportent — que

c'est important d'aller faire une formation

universitaire. Être étudiant de première génération, ça a donc ses défis, donc

ce qui veut dire qu'il faut les accompagner, j'imagine, dans cette

formation-là, et ça aura tôt ou tard un effet, j'imagine, sur le temps moyen d'obtenir son diplôme ou sur le fait, tout

simplement, d'obtenir ou de ne pas obtenir un diplôme. Alors, ça va faire

varier, de ce que je comprends, les statistiques que vous nous présenterez sur

la diplomation.

Malheureusement,

je n'ai pas identifié, là, dans ce que j'ai pu voir le chiffre exact, mais

qu'en est-il des étudiants de

première génération à l'UQTR si vous avez quantifié ça? Et quelles sont les

stratégies ou efforts qu'on fait alors qu'on est dans des régions, là, où on a besoin de diplômés? Vous avez parlé du

Centre-du-Québec tout à l'heure, c'est important. Alors, quelles sont

les stratégies particulières que vous accordez à cette situation-là?

M. Roy

(André G.) : Peut-être

rappeler quelques statistiques avant de parler de stratégies particulières. Effectivement, pour ce qui est de la population

étudiante — je vais appeler

ça comme ça — de nos

étudiants, 66 % sont de première génération. Donc, c'est quand même un

nombre important d'étudiants qui arrivent à l'université alors qu'ils sont les premiers de leur famille à fréquenter un

campus universitaire. Ce taux est plus élevé que la moyenne nationale et

même que la moyenne des autres universités du Québec.

Depuis le

début des années 2000, comme on a vu tout à l'heure, l'université s'intéresse

tout particulièrement à la réussite

étudiante, à faire en sorte que les étudiants qui entrent à l'université

puissent cheminer et obtenir leurs diplômes. Ce n'est pas toujours évident,

mais on a mis sur pied un bureau de la réussite avec des stratégies

particulières. Il y a des montants

d'argent — j'en

parlais tout à l'heure — qui ont été investis, qui sont investis annuellement là-dedans et

qui vont continuer de l'être malgré les difficultés. Et, comme il est

indiqué — on

a ramené, là, le tableau 9, là — il y a plusieurs mesures de soutien à la persévérance et

à la réussite qui sont prévues, on a des gens qui travaillent là-dessus.

Il y a des cours particuliers, un cours Réussir ses études qui est offert aux

étudiants à l'entrée. Donc, ça permet aux étudiants

de faire un saut plus harmonieux, je dirais, entre les études collégiales et

les études de niveau universitaire. La même chose est offerte au niveau

des cycles supérieurs avec certains ateliers pour leur permettre de bien

comprendre comment aborder les études aux cycles supérieurs.

Mais, pour ce

qui est des étudiants de première génération, je vais demander à mon collègue

de vous en parler plus précisément.

M. Delisle

(Sylvain) : Oui. Mais peut-être

en complément, là, je vois, M. Proulx,

que vous êtes bien renseigné sur la

question, donc on parle d'une soixantaine de pour cent, là, à l'UQTR

d'étudiants de première génération. Enfin, ce qu'il faut réaliser, c'est que ces étudiants

qui nous arrivent ont potentiellement une certaine fragilité quant à leur

parcours, hein? Ils arrivent d'un

milieu où il n'y avait pas, de leurs parents, là, une certaine préparation, une

certaine sensibilisation, de sorte

que ce qu'on souhaite mettre en place... Le recteur faisait allusion, là, à nos

mesures de soutien à la réussite, c'est de s'assurer que les gens qui

ont le potentiel vont trouver sur place des services qui vont être en mesure de

les aider à exploiter pleinement ce

potentiel-là. Vous savez, lorsqu'on parle de réussite ou lorsqu'on parle

d'accessibilité, certaines personnes sont tentées de conclure que c'est

qu'on abaisse nos critères de qualité, on laisse passer les gens et on leur donne des diplômes à rabais. Il n'en est

absolument rien, ces mesures de soutien à la réussite visent surtout à

s'assurer que le plein potentiel des

étudiants va servir à atteindre l'objectif ultime d'acquisition du diplôme, et

c'est pour ça qu'on a effectivement un certain nombre de mesures qu'on a

mises en place.

Et ça, vous

savez, les recherches scientifiques l'ont démontré très, très clairement, c'est

bien caractérisé aujourd'hui ce que

c'est, un étudiant de première génération, et le facteur le plus important,

c'est vraiment le fait que les parents sont diplômés ou non d'une université et aident à la préparation et à

accorder l'importance qu'il faut lorsqu'on entre à l'université. Autrement, un étudiant de première génération

arrive à l'université dans un monde inconnu pour lequel il ne connaît pas

les règles et il doit s'adapter très

rapidement, de sorte que notre Bureau de la réussite, qui fait

partie de nos

services aux étudiants, s'assure de bien soutenir ces étudiants.

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Il vous reste quatre minutes, M. le député, voulez-vous...

M. Proulx : Avec plaisir, oui, à moins

que...

La Présidente (Mme Rotiroti) :

Oui? O.K.

M. Proulx : Vous avez parlé de réussite, puis on a parlé tout

à l'heure d'effectifs. Et c'est normal, les universités — et

c'est votre cas — cherchent,

bien, je vais dire, par tous les moyens, mais cherchent par les meilleurs

moyens d'attirer les jeunes dans des programmes

qui sont pertinents, populaires et qui font en sorte que vous allez être

capables d'augmenter les effectifs étudiants. J'ai souvenir, et je peux me

tromper, mais... D'ailleurs, je vous demande de me pardonner si je me trompe, mais j'ai souvenir, à l'époque, que le

Centre intégré de pâtes et papiers, qui était... Puis je n'en suis pas, là, sur les

éditoriaux, là, de problématiques

avec la municipalité, là. Je comprends qu'il y a un enjeu qui est bien loin de moi, là, mais je suis ça à

distance. Mais j'en suis sur, je vais dire, la popularité ou, en tout cas,

l'intérêt vis-à-vis du programme.

J'ai souvenir qu'en 2007-2008... en tout cas, au moment où le bâtiment était

passablement neuf, il n'y avait pas

beaucoup d'étudiants, et il me semble qu'il y en avait un, à un moment donné,

dans ces années-là... Où est-ce qu'on en est par rapport à...

D'abord, je

veux être certain de ne pas me tromper, il me semble que c'était dans ce

programme-là qu'il n'y avait pas beaucoup d'étudiants. Je pouvais

comprendre, à l'époque les perspectives d'avenir en matière de pâtes et papiers

n'étaient pas excellentes. Je suis un fils

d'une région de papier journal, je sais ce que ça veut dire, voir les parents

des amis perdre leur emploi. Alors,

où est-ce qu'on en est par rapport à ça? Ça demeure... Travailler la fibre, il

y a des perspectives d'emploi pour

l'industrie forestière dans bien des domaines, mais qu'en est-il du centre chez

vous ou, en tout cas, des façons de valoriser ça, si c'est toujours

d'actualité ou ça ne l'est plus parce que les choses ont été réglées?

M. Roy

(André G.) : Alors, oui, ça

l'est, d'actualité. Vous savez, l'université est là non seulement en vigie,

mais pour faire avancer la science.

Au niveau des pâtes et papiers, notre centre est devenu le Centre de recherche

en matériaux lignocellulosiques, de telle sorte que, oui, on a des

professeurs et, oui, on a des étudiants qui continuent à faire de la recherche

de pointe dans ce domaine-là.

Pour ce

qui est de ce bâtiment, on a accueilli également dans ses locaux notre nouveau

baccalauréat en criminalistique. C'est

autre chose qui est rattaché à la chimie. Donc, oui, on poursuit des recherches

très importantes avec des nouveaux axes de développement, et

M. Mantha va pouvoir...

M. Mantha (Robert W.) : Vous parlez

de l'importance, dans le fond, de l'université dans sa région, et la formation, évidemment, c'est essentiel. Mais,

quand on parle de la recherche puis le développement, c'est tous les projets

qu'on peut faire avec nos entreprises. Et,

dans le secteur de la biomasse, de la lignocellulosique, la transformation,

dans le fond, de la fibre, les

nouvelles molécules qu'on peut, dans le fond, produire à partir de ce

matériel-là, des biocarburants, on

est en plein dans ça. Donc, dans le cadre aussi du développement durable, la

chimie verte, donc ce n'est pas mort, ça se transforme, et cette

transformation se fait en partenariat avec nos entreprises. On participe avec

Victoriaville jusqu'à La Tuque. Donc, on

couvre tout ce grand territoire où la fibre... où le bois est important. Donc,

on envoie un espoir. Il y a, en bon

français, des «spin-offs», des entreprises qui se sont transformées pour faire

autre chose avec cette fibre-là. Le papier

n'est pas mort. On parle, entre autres, de la nanocellulose, donc des

renforcements, dans le fond, là... Pour ceux qui sont... c'est donc le renforcement de papier avec des fibres

intéressantes. Donc, j'ai vu aussi des engrenages faits avec du matériel issu de la biomasse fort intéressants

pour remplacer les produits faits à base de pétrole. Donc, la recherche

se poursuit.

Mais surtout,

quand on parle de recherche, c'est des jeunes qu'on forme par la recherche,

hein? Ce n'est pas juste de l'argent

qu'on met dans un trou, là, tu sais, c'est, dans le fond, des activités, des

laboratoires, des équipes, et on forme forcément

du personnel hautement qualifié, et donc du personnel qui peut, après ça, aider

les entreprises à, dans le fond, se démarquer,

innover et se démarquer des autres. Alors, c'est ça aussi, les impacts. Donc,

pour ce qui est des pâtes et papiers, ça se transforme.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci. Il ne reste plus de temps,

M. le député, hein? Au prochain bloc.

M. Proulx :

Parfait. Merci.

La Présidente (Mme

Rotiroti) : Ah! M. Roy, vous avez un commentaire?

M. Roy (André

G.) : Et j'ajouterais qu'on fonctionne, à l'intérieur de ce bâtiment à

pleine capacité. Donc...

M. Proulx : Et

il y a toujours une machine à papier?

M. Roy (André

G.) : Et il y a toujours une machine à papier.

M. Proulx :

Oui, oui, mais j'ai souvenir, oui.

M. Roy (André

G.) : Il y a toujours la machine à papier.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci. Alors, on va passer du côté

du deuxième groupe de l'opposition pour un bloc de

19 min 30 s. Alors, M. le député de Chambly, la parole est à

vous.

Roberge : Merci, Mme la Présidente. Alors, je salue, évidemment, mes

collègues, M. Roy et toute l'équipe d'administration à l'Université du Québec à Trois-Rivières qui nous font

le plaisir de venir participer à cette séance de reddition de comptes puis de bien répondre à nos questions. J'en aurai

quelques-unes assez rapides au début, je pense, puis, après ça, on

pourra peut-être aller dans d'autres sujets.

Mais,

bon, on est, au moment où on est, dans l'après-crise, et j'aimerais éclaircir

certaines données. Je me souviens avoir

interrogé le ministre ce printemps concernant le départ de la rectrice — maintenant, l'ex-rectrice — Mme Ghazzali. Le ministre m'avait dit qu'elle n'avait droit à aucune prime de départ. Est-ce que

ça s'est avéré, finalement, et que l'ex-rectrice est

partie sans prime

de départ?

M. Roy (André G.) : La ministre... la ministre... Pardon, excusez-moi, la rectrice n'avait droit

à aucune prime de séparation et elle

n'a eu aucune prime de séparation. C'est tout à fait exact, l'information que vous avez eue est exacte.

Roberge : Et complémentaire

à cette question-là, parce

que je sais que c'est une coutume,

des fois, dans le milieu universitaire, dans d'autres universités où la

personne qui quitte le rectorat, sans avoir une prime de départ, mais garde des conditions de recteur, c'est-à-dire le

salaire du recteur ou des avantages de recteur alors que la personne retourne

pratiquer le métier de professeur, donc

est-ce qu'elle garde en ce moment des avantages soit monétaires ou autres liés

au rectorat?

M. Roy (André G.) : Mme Ghazzali, à la suite, là, de sa démission, a intégré le corps

professoral. Elle détient un poste de

professeur à l'Université du Québec à Trois-Rivières, au département de

mathématiques et informatique. Vous savez

qu'elle a une formation solide en statistiques, donc elle va pouvoir apporter

une contribution intéressante. Maintenant, elle a été intégrée à... Vous savez également qu'à l'UQTR nous avons un

syndicat de professeurs. Nous avons donc une convention collective qui régit les conditions de travail du corps

enseignant, de telle sorte que Mme Ghazzali a été intégrée à l'intérieur du corps professoral en respect des

dispositions de la convention collective comme tout autre professeur qui est

embauché à l'université. Elle ne conserve aucun avantage, en tout cas, lié aux

charges de rectrice.

M. Roberge :

Merci. Le 12 juin 2015, un

article dans Le Nouvelliste nous

apprenait qu'à compter du mois de mars il y

avait une certaine gestion des affaires publiques qui venait mettre une espèce

de filtre entre les professeurs et la communauté,

les journalistes ou tout autre intervenant qui... Souvent, comme c'est sa

mission, là... Souvent, les professeurs interviennent dans le domaine

public, et, dans un article, on disait qu'il y avait une espèce de filtre, là,

c'était plus compliqué, il fallait passer

par le département des communications, qui, là, aiguillait vers le professeur

et décidait si le professeur pouvait parler ou pas, alors que

normalement, là, dans une communauté universitaire, les professeurs sont libres d'intervenir sur la place publique, et les

journalistes sont libres de les interpeler. Est-ce que cette espèce de filtre

a été levé?

M. Roy (André G.) : Vous faites référence à la politique de communication — je ne sais pas si c'est le

titre exact, là — qui

avait été adoptée par l'Université du Québec à Trois-Rivières et

sur laquelle, avec raison, le syndicat des professeurs avait réagi. Je ne crois pas que la politique

allait aussi loin que vous le mentionnez, mais toutefois, dès qu'on a été sensibilisés à la question,

il était clair pour nous qu'il n'était absolument pas question de faire en sorte que les professeurs ne puissent plus s'exprimer sur la place publique.

Écoutez, on est une université, on veut diffuser le savoir, on respecte la liberté d'expression et la liberté académique

de nos professeurs, de telle sorte que, dès qu'on a été mis au fait de ça,

j'ai communiqué, moi, avec le président du

syndicat des professeurs, qui avait alerté les gens — avec

raison, comme je vous dis — sur

le sujet, et on va modifier cette politique après en avoir discuté avec le syndicat des

professeurs, avec le Secrétariat

général aux ressources humaines.

Donc, oui, des modifications vont être apportées. Elles n'ont pas été apportées

parce qu'il n'y a pas eu encore de conseil d'administration.

Mais oui, des modifications vont être apportées à cette politique pour

respecter les principes de base, là, qui devraient gouverner toute université.

Mais oui, ça va être apporté.

M. Roberge : Donc, ça va

être apporté, mais ce n'est pas effectif en ce moment, il faut que ça passe par

le conseil d'administration, là, de... Ce que je comprends, c'est qu'en

ce moment ce n'est pas réglé, cette situation-là.

M. Roy (André G.) : Non, ce n'est pas réglé. Non, ce n'est pas réglé. Et comprenez que

c'est arrivé... Moi, je suis arrivé

en juin, j'ai été mis au fait de cette situation-là en juin, n'est-ce pas? Et

on va consulter pour s'assurer que la prochaine

mouture de cette politique qui va être présentée au conseil d'administration

puisse refléter, je vous dirais, la culture

universitaire. De telle sorte qu'on est en discussion avec le syndicat des

professeurs, mais on va consulter l'ensemble également de nos partenaires, l'ensemble des syndicats à l'université

pour s'assurer que cette deuxième mouture soit tout à fait correcte et

en accord avec notre culture.

Roberge : Et donc ce retour à la normale, là, ce n'est pas pour tout

de suite parce que, là, vous prévoyez un C.A., puis une consultation, puis, j'imagine, un autre conseil d'administration.

Quand est-ce qu'on pense que la situation va redevenir à la normale?

M. Roy (André G.) : Ah! ça devrait se faire relativement rapidement. Mais comprenez que la

période estivale, dans les

universités, n'est pas la période

privilégiée pour faire des consultations, nos activités se déroulant de septembre... mi-août, je dirais, parce que les étudiants

arrivent au... et il faut être en marche pour les accueillir jusqu'à

la fin juin. Sur le campus, je vais

vous avouer qu'au mois de juin... fin juin, juillet, début août, c'est relativement tranquille. Si vous venez voir nos stationnements, c'est assez

libre, nos stationnements.

Maintenant, on

prévoit... M. Malo...

M. Roy (André

G.) : Pardon?

Mantha (Robert W.) : Ah!

mais il y a l'École internationale de français,

puis on offre des cours d'été, c'est certain, là, on n'arrête pas toutes

nos activités, là, mais c'est moins occupé, je dirais.

M. Roy (André G.) :

M. Malo.

Malo (Olivier) : Oui. La politique a été soumise à tous les syndicats

pour consultation au mois de juin, et on attend un retour de leur part

fin août, début septembre parce que, comme les autres membres de la communauté,

ils étaient en vacances pendant la période

estivale. Et, dès que nous aurons leurs commentaires sur la politique, on

pourra apporter les ajustements nécessaires et la resoumettre au conseil

d'administration pour nouvelle adoption.

M. Roberge :

Merci. Retour encore en arrière sur quelque chose qui avait été fait. Puis je

comprends que l'administration actuelle... en tout cas, une part de

l'administration actuelle n'avait pas pris part à cette décision-là, mais c'est

quand même particulier, je parle d'un contrat qui avait été accordé à la firme

Sodexho. Alors qu'il semble qu'il y avait

une politique disant qu'il n'y avait pas de contrats qui peuvent durer plus de

cinq ans, il semble qu'il y ait eu une entente de huit ans avec Sodexho,

avec, à la clé, une espèce de réduction de 29 000 $ par année. Ça,

c'est des informations, là, que j'ai

trouvées dans les médias. Est-ce que ce que je viens de dire, c'est juste,

c'est-à-dire que c'était supposé être

cinq ans comme maximum, il y a quand même eu un contrat sur huit ans avec une

réduction de 29 000 $ par année.

M. Roy (André G.) : Pour la réduction, je vais demander à Mme Giguère. Mais, pour ce

qui est du contrat, c'est un contrat de redevances, d'abord, avec

Sodexho qui avait été conclu. Il s'agissait d'un contrat initial de cinq ans à l'intérieur duquel étaient prévues des périodes de renouvellement, comme on voit

dans d'autres contrats. Donc, le contrat initial était de cinq ans, et les parties auraient pu y mettre fin à

cette époque-là. Je pense, c'est une précision, quand même, qui est importante.

Pour

ce qui est de l'aspect du 29 000 $ dont vous venez de faire mention,

je suis désolé, je vais devoir m'en référer à Mme Giguère.

Giguère (Johanne) : Alors,

on avait deux volets à ce contrat-là. Un premier volet qui est encadré, en effet, par rapport à l'aspect de

redevances. Le deuxième volet, c'était de la location d'espaces. Donc, ce à

quoi vous faites référence, c'est les

espaces qui sont occupés par Sodexho, qui avait un bail, dans la première

version du contrat, de 50 000 $, et nous avons reçu un avis de Sodexho qui ne souhaitait pas renouveler

son contrat en mars 2013 parce que les coûts de loyer étaient trop élevés pour eux. Donc, l'UQTR a négocié avec cette

firme-là, puisque la LCOP, la

Loi sur les contrats des organismes publics, nous permet, dans le

cas d'un contrat de redevances — donc, on reçoit de l'argent — d'être en mesure de fixer les règles sur ces aspects-là. Alors, on a convenu avec

la firme de réduire le loyer en conséquence de leur demande.

Roberge : Je comprends qu'il y a donc eu une négociation avec cette

firme-là, mais est-ce qu'il y a eu un appel d'offres, donc essayer

d'aller chercher un autre fournisseur qui n'aurait pas exigé cette

réduction-là?

Mme Giguère (Johanne) :

Alors, le contrat de redevances est de 1 million de dollars, et l'appel

d'offres d'il y a cinq ans permettait

de réaliser... Il y avait eu des firmes qui avaient appliqué, et le deuxième

plus bas soumissionnaire était à

300 000 $. Donc, de loin, Sodexho était la plus intéressante en

termes de retour d'argent pour l'UQTR. 1 million de dollars, c'est beaucoup d'argent. Donc, dans le

cadre de la LCOP, nous sommes en mesure de faire des conclusions de contrats gré à gré lorsque l'organisation reçoit

des sommes d'argent. Ce n'est pas une dépense. La LCOP, elle encadre la dépense. Donc, ce à quoi vous faites référence,

le cinq ans, les appels d'offres de gré à gré au public sont encadrés par

la LCOP. C'est pour tout ce qui concerne les dépenses de biens et services.

Roy (André G.) : Mais le contrat initial avec Sodexho avait fait

l'objet d'un appel d'offres, et il est évident qu'il y aura d'autres

appels d'offres qui vont être faits pour de tels contrats.

M. Roy (André

G.) : La fin du contrat.

Mme Giguère

(Johanne) : En 2021, en effet.

Roberge : En fait, non, si

je suis cinq ans, ça va être en 2018 parce qu'à partir de 2018 vous n'êtes pas tenus de renouveler.

Donc, j'ose espérer qu'à partir de 2018 vous allez essayer peut-être d'obtenir

le mieux.

Mme Giguère

(Johanne) : En fait, le contrat a des possibilités de renouvellement,

mais oui, en effet, on va procéder à des

appels d'offres autant pour la redevance dans ce cas-ci. Même si la loi n'encadre pas cet aspect-là, c'est

bien sûr qu'on va tenter d'aller chercher les meilleures offres possible pour

l'UQTR.

Roberge : C'est ça, des fois la loi nous oblige à faire

quelque chose, c'est le minimum, mais on peut faire mieux.

Maintenant,

j'aimerais vous entretenir de ce qui s'appelle le CERAS, donc le Centre

d'excellence régional académique et sportif,

qui est à l'ordre de projet, qui a fait beaucoup jaser. Est-ce que vous avez,

la nouvelle administration, M. Roy,

les vrais chiffres pour prendre une décision avisée? Parce qu'il y a des

chiffres, là, que j'ai vus dans les médias le 6 juillet — ça ne

fait pas très longtemps — 2015, là, qui disaient que, bon, ce serait payant même pour

l'université, il y aurait des

surplus, quelque chose comme de 380 000 $ par année. Bon, si c'était

aussi simple, j'imagine, la décision serait

prise précédemment. Est-ce que ces

chiffres sont valables? Un. Et, s'ils ne sont pas valables, avez-vous

l'intention d'obtenir les bons chiffres qui permettraient de prendre la

bonne décision?

M. Roy (André

G.) : Écoutez, dans ce dossier-là, vous informer... Tout d'abord,

répondre à votre question : Est-ce que ces chiffres-là sont valables ou non? Je ne peux absolument

pas vous répondre. Dans ce dossier-là particulier qui a été soumis aux instances, les gens ont

discuté, qui a été très médiatisé à l'époque, je vous rappelle qu'en

février 2014 le conseil d'administration avait décidé de mettre ce dossier-là sur la

glace. Le dossier est toujours sur la glace, je n'ai pas, depuis mon arrivée, examiné des hypothèses

relativement à la possibilité ou non d'aller de l'avant avec ce dossier-là.

n'a pas fait

partie de mes priorités, j'avais d'autres dossiers qui me

semblaient davantage importants à regarder. Donc, je ne peux pas répondre à votre question : Est-ce que

les chiffres sont bons ou non? Est-ce

que ce dossier reviendra? On

verra. Aujourd'hui, je n'en ai aucune espèce d'idée.

Roberge : O.K. Là,

j'ai une question un peu particulière, puis je vais sortir une citation de Mme

Charbonneau, la juge de la commission

Charbonneau, qui a conclu à la clôture de sa commission d'enquête par la déclaration suivante, et je la cite : «La dénonciation ne doit [pas]

être perçue comme un acte de trahison, mais être fortement encouragée comme un

geste de grande loyauté envers l'organisation, la fonction publique et toute la

société en général.» Donc, Mme Charbonneau qui déclarait ça.

on sait que ça a brassé pas mal à l'UQTR, et, pour que la vérité sorte, des

fois ça prend des sonneurs d'alarme. Or,

d'après ce que j'en comprends, il y a des fonds de l'université qui sont utilisés

en ce moment pour défendre des gens qui ont été pointés par le rapport de la Vérificatrice générale contre des sonneurs d'alarme. Dans quelle mesure est-ce que vous êtes à l'aise avec l'idée

d'utiliser des fonds publics, là, de cette manière-là?

M. Roy (André

G.) : Écoutez, je ne sais pas si je souscris entièrement à l'analyse

que vous venez de faire concernant le

dossier dont vous parlez, là. Je ne crois pas que ça soit aussi simple que ça.

Dans toute organisation, mais particulièrement dans les organisations

publiques, compte tenu qu'on gère des fonds publics, les argents qui nous proviennent

des impôts de tous les contribuables du Québec, il est très important d'avoir

une saine gestion puis une gouvernance qui

est ouverte. Maintenant, la façon dont vous présentez ça, je vous dirai

que je ne suis pas certain que c'est une

opération de muselage, il y a beaucoup d'autres éléments qui sont en jeu dans ce

dossier-là. Vous savez que ce dossier-là est présentement devant les

tribunaux, et on va laisser les tribunaux poursuivre le travail qu'ils ont

accompli.

Maintenant, selon les preuves qui seront présentées et

retenues, l'université verra à se conformer. Mais ce n'est pas

question de museler, il y a d'autres éléments qui seront discutés devant les

instances appropriées.

Roberge : Je vous remercie. Je veux juste préciser que je n'ai pas utilisé le terme «muselage»,

là. Il a été prononcé deux fois, mais ce n'était pas par moi. Donc, il

n'y a pas de changement à venir au niveau de la politique à ce sujet-là.

Et je vais laisser la parole à ma collègue pour

conclure, il reste quand même...

Présidente (Mme Rotiroti) : Oui, il reste trois minutes et

quelques secondes. Alors, Mme la députée d'Iberville, la parole est à

vous.

Samson : Merci, Mme la Présidente. Bonjour, messieurs, madame. Dans la

documentation qu'on nous a proposée,

on a remarqué qu'au cours des 10 prochaines années il y a à peu près 40 %

de la main-d'oeuvre de l'UQTR qui va aller à la retraite. C'est beaucoup

de monde, ça, et ça ne frappe pas nécessairement dans un seul département,

j'imagine, ou dans une seule fonction. Est-ce que ce 40 % de départs à la

retraite prévus à l'UQTR va affaiblir plus particulièrement

un secteur de l'université, soit le corps professoral? Et, si tel est le cas,

quelle stratégie allez-vous mettre en place pour remplacer presque un

employé sur deux dans les 10 prochaines années?

M. Roy

(André G.) : Alors,

effectivement, c'est sur les 10 prochaines années. Donc, selon les

courbes — puis,

tout à l'heure, M. Malo pourra

intervenir — d'âge

que nous avons et d'ancienneté que nous avons à l'université, ce ne sera

pas un boom de départs à la retraite qui devrait se produire.

Mme Samson : Il n'y aura pas une

baloune de départs.

M. Roy

(André G.) : Non. À

titre

d'exemple, au cours de l'année 2015-2016, la présente année, on prévoit, sur

l'ensemble... On a vu tout à l'heure... Je ne me souviens pas du chiffre, là,

mais on prévoit 47 départs à la retraite : quatre professeurs, 41 employés de soutien, professionnels, autre

personnel, cadres, bon, etc. De ce nombre qui est prévisible selon ce qu'on croit, à ce jour il y en avait 27

qui avaient manifesté leur intention de quitter à la retraite. Donc, on suit le

dossier de façon régulière, et ce, depuis plusieurs années, pour,

effectivement, s'assurer...

Parce que ça semble important comme nombre

d'employés, mais il faut comprendre qu'à l'intérieur d'une université — et vous avez tout à fait raison de le

mentionner — on a

plusieurs postes qui sont uniques, de telle sorte que, lorsqu'une

personne quitte à la retraite... Une personne quitte du jour au lendemain, on

ne peut pas prévoir, mais, cependant, en

matière de prévision des effectifs, si on suit les courbes prévisibles de

retraite, ça, on est capables de prévoir, et c'est très important pour

nous, compte tenu qu'on a beaucoup de postes uniques, donc pas nécessairement

facilement remplaçables par des gens de l'interne ou par des gens à l'externe.

Mais je vais laisser mon collègue...

M. Malo (Olivier) :

Alors, effectivement, le chiffre de 40 % sur 10 ans peut paraître gros,

mais, quand on le répartit, c'est

4 % par année. L'université a connu une légère hausse de ses retraites au

tournant des années 2010. C'est passé, et là ce qu'on prévoit, c'est vraiment une stabilité des départs à la retraite

qui va se répartir à environ une quarantaine de départs par année, soit

un nombre auquel l'université est parfaitement en mesure de faire face.

Qui plus est,

la courbe des âges au sein de l'université ne suit pas une courbe normale,

hein? Quand on regarde une

organisation, normalement la courbe des âges est comme ça, et là on a un «peak»

qui se déplace, et les gens arrivent souvent

en même temps vers la retraite, ce qui fait le boom de retraites. Alors, nous,

on a une courbe avec deux sommets au

niveau de la pyramide des âges — vous ne l'avez pas avec vous — mais avec un nombre important de nos gens

qui ont entre 35 et 39 ans au niveau

de l'université qui s'explique par la croissance de l'université. Donc, dans

les dernières années, on a embauché

massivement, ce qui fait qu'on a une grande cohorte de gens qui ont entre 30 et

39 ans au niveau de l'université qui

sont avec nous pour les 20 prochaines années et peut-être plus pour certains

encore. Alors, on ne prévoit pas de grande vague.

Autre élément

important, c'est que le taux de rétention à l'université est de 94 %. Les

gens qui rentrent à l'université, pour

la grande majorité ils restent à l'université. Donc, outre le fait que les gens

quittent pour la retraite, on n'a pas de départs massifs de

l'université, ce qui se vit dans d'autres organisations où non seulement ils

doivent faire face aux départs à la

retraite, mais ils ont des taux de rétention de l'ordre de 70 %,

75 %, 80 %. C'est ce qui se vit parfois chez les infirmières. Alors, ça, c'est une double vague,

là, à laquelle on doit faire face au niveau du recrutement, ça ne se vit pas

à l'UQTR.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci, M. Malo. Il ne reste plus de

temps, Mme la députée, désolée. Alors, revenir du côté du gouvernement

pour un bloc de 15 minutes. Alors, M. le député de Jean-Talon.

M. Proulx

: Oui. Bien, si vous me

permettez, Mme la Présidente, peut-être que je pourrai continuer un peu dans

la même veine que ma collègue parce que

j'étais aussi intéressé par le recrutement. L'occasion que nous avons de vous

entendre est effectivement une occasion de faire une reddition de comptes, mais

aussi, parfois, de se poser certaines questions

qui touchent l'éducation parce que vous êtes mieux placés que nous pour y

répondre. Et vous êtes dans un contexte régional, dans un contexte extérieur aux grands centres. Vous comprenez

ce que je veux dire par là, ce n'est

pas en qualifier un par rapport à l'autre, c'est un fait. Vous aurez du travail quand même,

malgré ce que vous me dites. Je

comprends puis je le prends,

un 4 % par année, c'est moins important que 40 %, mais il n'en

demeure pas moins que vous ne pourrez peut-être

pas... puis peut-être que c'est le cas, mais peut-être pas combler ça que de

l'interne seulement. Quelles sont les stratégies ou comment on fait pour

recruter à l'extérieur?

Tu sais, je voyais certaines données, là, puis

je ne veux pas toutes les mêler, mais il y a des difficultés, là. Les revenus avec recherche, avec contrats de

recherche, avec subventions, il y a des statistiques, certaines universités,

c'est plus important que d'autres.

C'est une région magnifique, mais encore faut-il le savoir, il faut y être

intéressé, il faut avoir le goût

d'aller voir ce que vous offrez, il faut aller comprendre ça veut dire quoi,

vivre en région. Alors, qu'est-ce qu'on fait quand on est un employeur qui doit faire face

à la compétition, oui, pour recruter des étudiants, mais aussi à être en

compétition pour recruter des professeurs?

Alors, c'est quoi qui vous distingue? Ou quel est le plan de match pour faire

en sorte qu'on soit capable de recruter les meilleurs, même s'ils ne sont pas

actuellement dans le giron de l'UQTR?

M. Roy (André G.) : Je vous dirai,

avant de passer la parole à Olivier, que la bonne nouvelle dans tout ça, c'est que j'ai posé une question similaire par

rapport au recrutement, notamment du corps professoral. Or, il semble qu'on ait très peu de difficultés à recruter

d'excellents éléments au sein de l'université, ce qui aurait pu... Alors, je

vais laisser Olivier...

M. Malo

(Olivier) : Bien, on va distinguer deux groupes au niveau

université : les professeurs et tous les autres. Pour ce qui est de tous les autres types

d'emplois, nous, on n'a pas de difficulté, on fait des affichages comme toute

autre organisation et, dès qu'on fait

des affichages, on reçoit énormément de CV. Il n'est pas rare qu'on affiche un

poste et qu'on reçoit une centaine de

CV pour le poste qui est affiché. De façon générale, que ça soit un

professionnel, un technicien en administration ou un technicien de

laboratoire, on reçoit énormément de CV.

Pour ce qui

est des professeurs, ça passe beaucoup par les départements. Donc, chacun des

départements, c'est des chercheurs

qui sont là, ils supervisent des thèses de doctorat, des fois des

postdoctorats, ils ont des contacts à travers le Québec, mais parfois aussi à travers le monde, et c'est beaucoup par le

bouche à oreille, quand les postes sont affichés sur des réseaux spécialisés pour les professeurs dépendamment de leur

domaine de pointe, et, généralement, on arrive à recruter.

Évidemment, il y a certains secteurs où c'est

plus difficile. Exemple, trouver un professeur en finances, c'est quelque chose qui est plus complexe. Bien qu'on a

un département de finances important au niveau de l'université, il y a peu de gens qui étudient en finances qui vont

aller chercher un doctorat. Il y en a, mais il y en a peu. Les gens font le

choix de l'actuariat et ne viennent

pas... pas nécessairement celui de l'enseignement par la suite. La podiatrie

est un autre exemple, un secteur

qu'on a une niche assez unique au niveau de l'université dans le secteur plus

de la médecine. C'est un domaine de

pointe, il y a peu de podiatres au Québec. Donc, quand on cherche un podiatre

dans notre corps professoral, alors là ça demande plus de démarches

avant de réussir à attirer.

Il y a peu

d'universités qui embauchent des professeurs à l'heure actuelle au Québec,

hein, plusieurs ont arrêté. À

l'université, chez nous, on a continué à embaucher dans les dernières années.

Notre cohorte étudiante augmente, on a un plancher d'emploi à l'interne,

ce qui fait qu'au fur et à mesure que notre cohorte étudiante augmente notre

corps professoral augmente également. Et le

fait que les autres embauchent peu, bien, ça nous rend compétitifs. Et là je ne

vous parlerai pas de toute la beauté de la région, vous la connaissez.

Alors, les gens qui se présentent à Trois-Rivières, qui découvrent le milieu

ont le goût de s'y installer et d'y rester par la suite.

Peut-être que Sylvain, en complément sur les

stratégies, a des choses à ajouter, là.

Une voix : Vous avez tout...

La Présidente (Mme Rotiroti) :

M. Mantha, oui.

M. Mantha (Robert W.) : Oui. Je

pourrais rajouter aussi, il y a des études qui ont été faites sur les facteurs d'attraction et de rétention de professeurs, et le

milieu dans lequel ils vont travailler est fort important. Donc, les collègues,

les laboratoires, les centres de recherche,

et tout ça est un facteur d'attractivité, sans compter, évidemment, les

dimensions familiales et le milieu de

vie. De plus en plus, la plus jeune génération accorde plus d'importance au

milieu de vie, est-ce qu'ils sont dans des bouchons une heure le matin,

une heure le soir, ainsi de suite. Donc, tous ces facteurs-là jouent, mais l'endroit où ils vont travailler, faire leur

recherche, les étudiants qu'ils vont encadrer jouent pour beaucoup. Donc,

une université comme la nôtre, on essaie

d'être très accueillants par le milieu de travail, le milieu de vie

universitaire pour attirer nos professeurs.

Et, quand on parle à des plus seniors qui ont

maintenant 25, 30 ans, puis on pose la question : Pourquoi vous avez

choisi l'UQTR?, bien, dans ce temps-là, ils disaient la même chose : On

m'a donné la chance de me développer comme

professeur, puis ils sont maintenant à la tête de centres de recherche ou

d'instituts, ainsi de suite. C'est l'occasion qui a été accordée à ces gens-là de se développer, et c'est le gros

facteur. Évidemment, ça prend des ressources, ça prend un soutien, ça prend des fonds. Évidemment, on

revient encore au défi budgétaire auquel on fait face, mais c'est le nerf de la

guerre.

Proulx : J'avais juste une

sous-question si mon collègue de D'Arcy-McGee me le permet. J'ai observé — c'est

un bien grand mot, mais pour avoir quelques

connaissances dans le milieu — il y a certaines universités qui vivent je

ne dirai pas une problématique, mais

une particularité, c'est que parfois, lorsqu'il faut faire du recrutement,

peut-être même dans des domaines

encore plus pointus comme certains programmes que vous avez à l'UQTR que les

autres n'ont pas, on recrute des

professeurs, oui, mais les gens, ils voyagent, hein? Ce que je veux dire, c'est

que c'est des gens de l'extérieur qui

viennent donner des cours et, parfois, retournent... viennent, bien entendu,

offrir les plages, là, nécessaires pour rencontrer des étudiants, mais... C'est presque le travail de

certains de mes collègues, c'est-à-dire venir à Québec quand c'est nécessaire,

mais, le plus souvent possible, être dans sa circonscription pour les raisons

que vous comprenez.

Est-ce que

c'est une réalité, ça, que vous vivez? Est-ce que les difficultés pourraient à

ce point être importantes qu'on

doive, à un moment donné, se retrouver en région avec des enseignants qui

viennent, là, tu sais — excusez mon mauvais français — «in and out», venir

enseigner et repartir? Ce qui n'en fait pas de moins bons professeurs, bien évidemment, mais, quand

on accorde de l'importance à la vie sur le campus, la disponibilité de

l'enseignant, les réalités que les

autres connaissent quand on va à peu près tous à la même épicerie ou au

Costco — parce

qu'il y en a un — est-ce

que c'est une réalité, ça, ou, tu sais, ce n'est ni un obstacle et ni une

préoccupation?

M. Roy (André G.) : J'inviterais, à

ce chapitre, M. Delisle, qui a une longue expérience à l'université, pour

répondre adéquatement à votre question.

M. Delisle

(Sylvain) : La question est très intéressante. Effectivement, ça fait

partie de la réalité des universités. On

a un certain nombre de professeurs, c'est vrai, qui ne demeurent pas sur place

à Trois-Rivières, par exemple, qui peuvent demeurer à Québec, ou autour

de Québec, ou dans une région montréalaise, c'est un fait. Cependant, il faut

faire la distinction, je dirais, entre les

professeurs et peut-être les chargés de cours, où on s'attend d'un chargé de

cours... Plus normalement, puisqu'il est sur le marché du travail, il a

normalement la responsabilité d'une charge de cours, il va assurer une présence, en général, beaucoup plus

réduite qui peut se limiter à sa présence physique pour le cours et, le reste

de la semaine, n'est peut-être pas

disponible physiquement, mais peut répondre par courriel à des questionnements

des étudiants. Au niveau des

professeurs, en général, surtout lorsqu'ils prennent des responsabilités de

direction pédagogique, des responsabilités de gestion de laboratoire, de

direction d'étudiants de cycles supérieurs, maîtrise et doctorat, il est certain qu'il y a quand même un besoin plus

important de présence physique, et, effectivement, on s'attend aussi à ce que

nos professeurs participent physiquement à la vie départementale, à la vie

active, là, au niveau des étudiants et des collègues

pour tout ce qui touche ce qu'on appelle la vie académique, hein, notamment les

activités d'enseignement et de recherche.

J'ajouterais

un dernier élément important. Ces dernières années, on a vu, avec l'évolution

des technologies de l'information,

s'offrir à nous des moyens extrêmement intéressants et faciles d'utilisation.

Je vous donnerai un exemple concret, et sans objectif de faire de la

publicité pour une firme plus qu'une autre, une application comme Skype, par exemple, permet à des professeurs d'assurer un

lien de communication intéressant avec des étudiants. On fait même à distance de la supervision de stages grâce à des

outils comme ceux-là pour limiter les dépenses de déplacement, par exemple.

Donc, il faut dire qu'avec les moyens de

communication, aujourd'hui, qui sont à notre disposition, oui, ce problème, ou cette question, ou cet enjeu de la

présence physique, bien qu'il soit important de la part du professeur de

participer à la vie universitaire, la vie départementale... les moyens de

communication nous permettent aujourd'hui d'ajouter, là, des possibilités très

intéressantes pour l'encadrement en particulier des étudiants.

Présidente (Mme Rotiroti) : Ça va? Merci, M. le député de

Jean-Talon. Alors, M. le député de D'Arcy-McGee, la parole est à vous

pour cinq minutes.

Birnbaum : Merci, Mme la Présidente. J'aimerais revenir à votre offre

de programmes parce que ça m'intrigue et

ça m'intéresse beaucoup, vos 55 programmes exclusifs. Et je pose la

question, je vous invite de nous parler des enjeux, le recrutement, financement, perfectionnement,

comment tout ça se déroule, comment ça se situe dans votre mission. Ce n'est pas par coïncidence que vous avez

55 programmes exclusifs. Et la raison pourquoi la question m'intéresse

beaucoup, c'est dans le contexte des

universités, des établissements d'éducation postsecondaire, qui sont, il faut

le dire, souvent en compétition, ce

qui est légitime jusqu'à un certain point. Mais, dans le contexte économique

mondial et chez nous, il me semble que c'est la collaboration qui est de

mise souvent. Dans ce contexte, d'offrir des programmes exclusifs, c'est d'offrir un service à une clientèle et au monde du

travail avec des besoins particuliers et une réponse que moi, je prends comme collaborative. Alors, je vous invite de nous

parler des conditions qui vous permettent de faire ça et de rendre ça

rentable, et efficace, et bon pour le Québec.

M. Roy (André G.) : Bon, tout

d'abord, vous dire que les programmes d'enseignement et l'enseignement se nourrissent de la recherche et des avancements de

la recherche. L'Université du Québec à Trois-Rivières, aussi, est très à

l'écoute, est très à l'écoute de son milieu,

mais aussi en vigie par rapport aux besoins qui s'expriment dans la société, et

aux découvertes, et aux avancées

scientifiques qui ont cours à l'Université du Québec à Trois-Rivières,

notamment. Donc, la programmation se développe en fonction, notamment,

de ces deux éléments.

M. Delisle

pourra poursuivre de façon plus précise pour ce qui est du nombre important de

programmes qui sont exclusifs à l'université.

M. Delisle (Sylvain) : Votre

question est quelque chose d'intéressant dans, je dirais, la mise en contexte

des universités dites en région.

C'est-à-dire les gens sont souvent portés à penser que les universités dites en

région ne font que répéter ce qui se

fait dans les grands centres sans aucune différenciation. En fait, ce qu'on

peut constater, c'est que toutes les

universités ont leurs particularités, et l'UQTR en est un bon exemple. On a

développé chez nous, effectivement, un certain nombre de programmes qui

donnent une coloration particulière, bien sûr, aux spécialités qu'on a choisi

de développer, et, dans notre cas, à l'UQTR,

c'est le secteur de la santé qui est un bon exemple. Bien que nous n'ayons pas

de faculté de médecine, l'Université du

Québec à Trois-Rivières a développé au fil des années un ensemble de programmes

où on intervient de façon très importante

dans le péri et paramédical. On a donné comme exemples tout à l'heure, là, le

bac en pratique sage-femme, le

doctorat de premier cycle en médecine podiatrique, le doctorat de premier cycle

en chiropratique ainsi qu'un certain nombre d'autres programmes.

recteur l'a mentionné dans son mot d'introduction, on a, dans ce secteur santé

chez nous, une proportion importante de nos

étudiants, grosso modo, là, 25 %, 26 %, 5 000 diplômés depuis

cinq ans dans l'ensemble de ces programmes-là,

40 programmes d'études aux trois cycles, hein, dans ce grand secteur santé.

J'inclus là-dedans la psychologie et la

psychoéducation — donc,

c'est un peu santé et services sociaux, là, si on pousse du côté de la psychoéducation — les cliniques

universitaires, le recteur l'a mentionné aussi, des chaires de recherche du

Canada ou de l'UQTR, des groupes de recherche, des labos de recherche,

tous dans le domaine de la santé.

Alors,

évidemment, quand vient le temps de faire du recrutement, c'est une occasion

pour nous de faire valoir ces spécialités, ces exclusivités où on a la

possibilité d'avoir ensemble, hein, ce groupe de programmes qui crée un milieu très, très particulier. Mais on ne fait pas

ça seuls, on fait ça en collaboration avec d'autres établissements aussi.

On a plusieurs de nos programmes dans le

secteur de la santé, justement, où on travaille en collaboration avec d'autres

universités, et pas nécessairement des

universités du réseau de l'UQ. Par exemple, le fait qu'on ait cette

concentration de programmes en santé

sans avoir une faculté de médecine nous a appelés à développer une

collaboration avec l'Université de Montréal, avec qui on était déjà en

collaboration pour la formation des médecins en Mauricie.

Notamment,

nous, on intervient surtout au niveau de la formation de la prémédecine, comme

on l'appelle. Et ce qu'on a développé

avec eux, on a importé, hein, on a extensionné, pour utiliser ce terme, leur

programme de maîtrise et de doctorat

en sciences biomédicales chez nous, à l'UQTR. Pourquoi? Bien, parce qu'on avait

tout cet ensemble de programmes en

sciences dans le secteur de la santé — j'ai parlé des sages-femmes, chiropratique,

podiatrie, etc. — où on

avait un besoin de poursuivre la

formation aux cycles supérieurs en n'ayant pas nécessairement, nous, chez nous,

un programme de maîtrise et de

doctorat, par exemple, en chiropratique,

pour ne donner que cet exemple. Donc, en travaillant avec l'UdeM, on a extensionné ce programme chez nous, ce qui

nous permet de former chez nous les futurs chercheurs dans ces domaines

et, qui sait, qui deviendront peut-être un jour professeurs dans ces domaines

chez nous, à l'UQTR.

Présidente (Mme Rotiroti) : Merci beaucoup, M. Delisle. Et

il ne reste plus de temps à M. le député, alors on va passer du côté de l'opposition officielle pour le dernier bloc de

12 min 30 s. Alors, Mme la députée de Joliette, la parole

est à vous.

Hivon : Merci. J'aimerais maintenant aborder la situation

financière de l'université et l'impact des compressions budgétaires. Je vous remercie parce que vous nous avez

fourni au tableau 15 beaucoup de données

que, souvent, je demande, donc, y

compris les frais indirects de recherche, donc la coupe qui s'élève à 800 000 $ dans votre cas si je suis bien le tableau. Je comprends que,

pour les exercices 2014-2015 et 2015-2016, on arrive à près de 12 millions

de demande d'effort budgétaire. Est-ce que je lis bien le tableau?

M. Roy (André G.) : En incluant 2015-2016, près de 2 millions,

1 979 000 $, qui est calculé selon les orientations budgétaires qui ont été présentées aux universités

au printemps dernier. Maintenant, on sait que les orientations budgétaires

ne sont pas encore finalisées, on les attend normalement fin août, nous a-t-on

dit. Mais le chiffre qui avait été calculé pour

l'UQTR de sa contribution, je dirais, aux coupures de 73 millions, là,

dans le secteur universitaire se chiffrait chez nous à près de

2 millions. Ça fait

partie du budget actuel.

Hivon : Dans le 73 millions de 2015-2016, vous vous

attendez à avoir le 2 millions qui est là. C'est ça, c'est ce

que... Je vous suis?

M. Roy (André

G.) : Oui, c'est ça, si les orientations budgétaires, je le répète,

se...

Hivon :

...par ailleurs.

M. Roy (André

G.) : Exactement.

Hivon :

Parfait. Alors que, c'est ça, pour l'exercice précédent on était à près de

10 millions.

M. Roy (André

G.) : Oui.

Hivon :

Voilà. O.K. Donc, en fait, je voulais savoir... Il me semble que je ne l'ai pas

vu, là. Je voyais qu'on... avant l'été, on

n'avait pas encore l'information pour 2014-2015, c'est-à-dire si vous avez réussi à arriver avec un

budget équilibré.

M. Roy (André G.) : On est à travailler à mettre la main aux derniers calculs concernant

les états financiers, qui vont être adoptés

par notre conseil le 21 septembre prochain puis déposés au ministère

pour le 30 septembre prochain.

Hivon :

Pour 2014-2015?

M. Roy (André

G.) : Pour 2014‑2015.

Hivon :

Puis est-ce que vous pouvez nous dire ce à quoi vous vous attendez?

Roy (André G.) : On espère

tenu de l'augmentation des coupures budgétaires, ça devient de plus en plus difficile. Il

faut dire qu'à l'intérieur des

compressions... D'entrée de jeu, je voudrais vous dire que — je

ne sais pas si je l'ai mentionné tout

à l'heure, là — on comprend

la situation budgétaire actuelle du gouvernement qui fait en sorte que

l'ensemble des ministères et organismes et des réseaux, des grands réseaux doivent également participer à cet

effort collectif afin d'obtenir un équilibre budgétaire.

Par ailleurs,

si on regarde de façon macro la situation à l'Université du Québec à

Trois-Rivières, vous pouvez voir que

ces compressions, qui sont récurrentes, sont importantes. Je vous parlais de

pourcentages tout à l'heure, 7,4 % par rapport à notre budget. On a réussi jusqu'à maintenant à compresser nos

budgets tout en faisant bien attention à ne pas affecter la réalisation de notre mission, qui est d'enseignement et de

recherche, et la qualité de la prestation que l'on donne. Maintenant, ça

a été quand même un exercice difficile.

Il y a eu plusieurs, je dirais, exercices qui

sont intervenus au cours de ces deux années pour voir de quelle manière on

pouvait atteindre les objectifs qui nous étaient fixés par le gouvernement pour

avoir un budget équilibré. À l'intérieur de

ça... Puis, l'an prochain, bien, on va reprendre les mêmes exercices. À

l'intérieur des coupures, si on prend le 10 millions, jusqu'à

maintenant je vous dirais que, grosso modo, 50 % de ces coupures sont des

coupures qui sont récurrentes — à l'intérieur de nos budgets, là, je parle — 50 % étaient des mesures non

récurrentes. Donc, l'exercice va toujours

être à refaire, mais on va tenter... Mais ça devient, je vous dirais... ça

devient difficile, ça devient difficile. Vous avez vu tout à l'heure l'évolution de nos budgets, les états financiers

puis les budgets, puisque, pour les deux dernières années, on ne les avait pas. Là, on l'a ici, là. À

l'écran, vous voyez que, malgré la hausse des effectifs étudiants qu'on a eue, nos

budgets n'ont pas suivi en conséquence. Donc...

Hivon :

O.K. Tantôt, vous disiez... Parce que c'est ça, vous m'avez... J'aimerais

comprendre comment... Là, je comprends que vous espérez atteindre

l'équilibre pour 2014-2015. Vous semblez dire que, pour 2015-2016, ça risque

d'être plus costaud. C'est quelque chose qu'on entend de beaucoup, beaucoup

d'universités. On l'entend aussi beaucoup

pour 2014-2015. Mais quelles mesures principales vous avez mises de l'avant?

Parce que, tantôt, je vous ai entendu dire — puis là vous me corrigerez — que, compte tenu de la convention

collective, je ne le sais pas, vous n'avez pas pu freiner l'embauche de professeurs ou, en tout cas,

vous avez continué l'embauche de professeurs, certaines universités ont

freiné ou n'ont pas comblé les postes vacants.

Donc, ça,

j'aimerais juste que vous me précisiez si c'est bien à cause de la convention

collective, qui prévoit que, quand il y a une augmentation, par exemple,

de l'effectif étudiant, il faut qu'il y ait tant de ratio de professeurs qui soient engagés, mais quels ont été les endroits

plus précisément qui ont été affectés administrativement, puis aussi est-ce

qu'il y a des programmes ou des cours qui

ont dû être revus dans l'offre de cours, dans l'offre de programmes, la fusion,

l'espacement dans le temps.

M. Roy

(André G.) : Écoutez, la

façon dont l'Université du Québec à Trois-Rivières a fait face à ces

compressions qui sont arrivées a deux volets, je vous dirais. Il y a le

volet administratif, à l'intérieur duquel nous avons revu les budgets... à l'intérieur des budgets de

fonctionnement, les sommes qui étaient allouées aux différents services, et il

y a eu des coupures. À l'intérieur de

ça, il y a des coupures qui sont récurrentes. Je peux peut-être vous donner un

exemple de coupure. Au service des

communications, qui relève du rectorat, on a coupé, à l'intérieur du budget de

ce secteur, 275 000 $, et

c'est une coupure qui est récurrente. Donc, il y a eu des efforts du côté...

Ça, c'est un exemple. Je ne veux pas vous défiler la liste complète des coupures qui ont lieu, mais c'est un

exemple de coupure — je vais

appeler ça des coupures administratives — qu'on a dû faire pour

Maintenant,

il y a eu aussi des exercices d'optimisation qui ont été réalisés, notamment

par rapport à l'offre de cours. Mais,

avant de passer la parole à Sylvain, qui a travaillé très fort dans ce

dossier-là, donc l'optimisation de l'offre de cours pour, naturellement,

réduire nos dépenses, je voudrais revenir sur l'aspect corps professoral et

embauche. Effectivement, la convention

collective des professeurs à l'Université du Québec à Trois-Rivières prévoit un

plancher d'emploi avec une... je vais

appeler ça, si vous le voulez bien, une clause-ascenseur qui fait en sorte que,

lorsque l'effectif étudiant augmente,

le nombre de professeurs également augmente, et, si le nombre d'étudiants

diminue, le nombre de postes à

combler va également diminuer. Donc, c'est une obligation qui est prévue, qui a

été négociée entre les parties et qui est incluse à la convention

collective des professeurs, vos informations étaient tout à fait justes à cet

égard.

Donc, je vais

céder la parole, peut-être, à Sylvain, qui va pouvoir vous parler des mesures

d'optimisation qui ont été prises, notamment pour ce qui est de l'offre

de cours.

M. Delisle

(Sylvain) : Alors, effectivement, c'est une opération qu'on a menée...

en fait, qu'on mène chez nous depuis déjà quelques années, mais disons

que, dans le contexte des présentes compressions, qu'on a menée de façon particulièrement rigoureuse l'année dernière,

donc, ce qu'on a appelé l'optimisation de la commande de cours. Alors, les

départements commandent les activités, et ce

qu'on a été appelés à faire en collaboration avec les départements, donc avec

nos équipes professorales, on a regardé de

très près ces commandes de cours pour s'assurer qu'on minimisait dans des

limites raisonnables, sans effet négatif,

donc sans nuire au cheminement des étudiants... Alors, on a un certain nombre

de contraintes, là, évidemment, pour

s'assurer que les étudiants peuvent compléter leur programme, par exemple,

hein? On ne peut pas annuler des

cours qui empêcheraient toute une cohorte de compléter ses études. Il y a aussi

des contraintes au niveau des tâches professorales. Les professeurs qui

sont en sécurité d'emploi, bien, évidemment, on ne peut pas soudainement, du

jour au lendemain, couper toutes les activités.

On entend ça

à l'occasion, là, il faudrait fermer un programme. Fermer un programme, ça ne

nous permet pas d'agir instantanément

avec une économie instantanée. On a de nombreuses responsabilités qui font en

sorte... De même, du point de vue institutionnel, lorsqu'un étudiant s'inscrit chez nous, bien,

c'est un engagement, c'est un contrat qu'on a envers l'étudiant de lui

permettre d'arriver à terme de son programme.

Donc,

je reviens sur l'optimisation de la commande de cours. Alors, ce qu'on a regardé,

ce sont les petits groupes, les cours optionnels, par exemple, qui

étaient offerts peut-être à chaque année, alors qu'on pouvait, dans certains

cas, alterner, hein, peut-être, disons,

offrir ces cours-là à tous les deux ans, des cours répétés, qui étaient donnés

plus d'une fois dans l'année académique, ne les donner qu'une seule

fois.

Donc,

c'est le genre d'opération qu'on a menée en collaboration avec les

départements. Rien n'a été imposé, tout a été travaillé avec les départements.

De sorte que, l'an passé, pour vous donner un chiffre très précis, on a réussi,

de cette façon, à économiser une

soixantaine de cours, donc, équivalant à trois crédits, ce qui représente,

grosso modo, là, disons, de

500 000 $ à 600 000 $ d'économie dans une opération pour une

année académique. Ça va? Ça vous donne un exemple concret.

termes de pourcentage, ça représente combien par rapport au nombre de cours

qu'on offre dans une année? Bien,

c'est un pourcentage quand même relativement faible. Il y a un grand nombre

d'activités chez nous avec le nombre d'étudiants

et de programmes que nous avons. Ça représente peut-être un 2 %, 3 %,

disons, de compression de nombre d'activités,

je le répète, qui ne menaçaient pas le cheminement des étudiants pour compléter

leurs différents programmes.

Hivon : Je comprends bien. Je serais curieuse de savoir...

Parce que plusieurs universités nous ont dit que, là, elles avaient vraiment,

vraiment le sentiment d'avoir atteint la saturation, à peu près, dans ce

qu'elles pouvaient faire. Évidemment,

on pourrait toujours couper de 50 % les universités puis dire : Vous

offrirez ce que vous voudrez, mais après c'est tout le Québec qui va

s'en ressentir à savoir, bon, est-ce qu'on a vraiment une qualité d'offre

universitaire.

Est-ce

que vous avez le sentiment aussi qu'on est à la limite de ce qui peut être

demandé aux universités par rapport aux

efforts budgétaires pour... Est-ce que vous avez le sentiment que vous êtes

encore capables de bien vous acquitter de

votre mission? Parce que, quand on entend ça, c'est sûr qu'on peut toujours

réduire les cours, moins les offrir, mais est-ce qu'à un moment donné on

devient juste dans une catégorie autre, puis on a le sentiment qu'on ne

s'acquitte plus de notre mission autant d'enseignement que de recherche?

M. Roy (André G.) : Écoutez, effectivement, à

l'instar de mes autres collègues, on a répondu aux attentes du gouvernement, mais c'est de plus en plus difficile. Je vous parlais tout à l'heure de la façon dont on y était parvenu, avec des mesures

récurrentes et avec des mesures non récurrentes, de telle sorte qu'il faut

revoir, n'est-ce pas, pour l'an prochain

encore, trouver d'autres mesures non récurrentes pour qu'on puisse réussir à

Je vous dirai qu'à l'université

ça devient un peu plus difficile, ça devient un peu plus, si vous me passez l'expression, essoufflant de tenter toujours

de trouver des argents pour pouvoir équilibrer le budget, alors que, vous le

voyez, les besoins sont là, les besoins de

la population sont là. On a eu des augmentations l'année dernière de l'effectif étudiant, on en prévoit une

autre parce que, compte tenu des inscriptions, je vous disais tout à l'heure

que c'était aux alentours de 6 %. Pour ce qui est de la qualité des services

qui sont offerts à l'université, écoutez, les services offerts auprès des étudiants par le corps professoral, par les

chargés de cours et par les personnels administratifs qui oeuvrent auprès

des étudiants, les gens sont toujours aussi motivés et volontaires pour faire

en sorte que l'Université du Québec à Trois-Rivières soit encore une très

grande université et offre de l'excellence. Mais, quand on voit la hauteur des compressions qui, rapidement, ont été demandées

aux universités — là, ici,

j'ai le tableau uniquement pour l'UQTR — oui, c'est difficile, oui, c'est difficile, et, l'an prochain, on va voir ce

qu'il en est, là, avec... quand on aura l'ensemble du portrait. On

espère que ça va se...

La Présidente (Mme

Rotiroti) : Merci, M. Roy. Malheureusement, il ne reste

plus de temps.

Alors,

à mon tour de remercier tous les dirigeants qui sont ici de l'Université du

Québec à Trois-Rivières : M. Roy, Mme Giguère,

M. Delisle, M. Malo et M. Mantha. Merci pour votre contribution

à la commission.

Alors, je suspends

les travaux de la commission jusqu'à 14 h 30. Merci.

(Suspension de la séance à

12 h 59)

La Présidente (Mme

Rotiroti) : Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! Bon après-midi à

tous. Alors, je souhaite la bienvenue aux dirigeants de l'Université du Québec

à Trois-Rivières. Je vous rappelle que vous...

Une voix :

Non, non, non...

Présidente (Mme Rotiroti) : Mon Dieu! Bien oui, c'est ça. Excusez-moi. Eh là! Eh oui! Alors, effectivement, c'est... Je vous souhaite la

bienvenue. Ce sont les dirigeants de l'Université du Québec.

Je vous rappelle que vous disposez de 20 minutes pour votre exposé,

et, par la suite, on passera à la période d'échange entre les parlementaires.

Je vous demanderai juste de vous identifier

et identifier les personnes qui vous accompagnent avant de débuter l'exposé. Et

je vous cède la parole, la parole est à vous.

Beauchamp (Sylvie) : Je vous

remercie, Mme la Présidente. Alors, à ma gauche, Mme Lyne Sauvageau, vice-présidente à l'enseignement et à la recherche; à ma droite, Mme Isabelle Boucher, vice-présidente à l'administration, ainsi que M. Denis Marchand, qui est le

directeur de la recherche institutionnelle.

Nous sommes

très heureux de pouvoir vous rendre compte des réalisations et de l'évolution

du réseau de l'Université du

Québec au cours des dernières années.

Notre présentation se fera en trois parties. Un

bref rappel de ce qu'est l'Université du Québec. Puis, à

titre de mémoire aussi, je mentionne quels sont les

établissements qui font

partie de l'Université du Québec : l'UQAM; l'UQTR,

que vous avez vue ce matin; l'UQAR, à

Rimouski, que vous avez vue hier, de mémoire; l'UQAC, qui est à Chicoutimi,

que vous avez aussi vue récemment; l'UQO

également, l'UQAT qui sont des établissements à vocation générale; et, dans le

réseau, quatre établissements spécialisés sont aussi regroupés, c'est-à-dire

l'École de technologie supérieure, l'ENAP, l'Institut national de recherche scientifique et la Télé-université.

Alors, c'est un réseau de 10 établissements avec un siège social,

une équipe réseau.

Alors, nous vous expliquerons, avec l'aide de

mes deux collègues, quelles sont les retombées pour la société québécoise de ce réseau d'universités, réseau qui

est unique au Canada. Et nous nous attarderons sur notre rôle spécifique

comme siège social et sur la façon dont nous

travaillons avec les établissements à la poursuite de leurs objectifs et à la

réalisation de leur mission telle qu'elle nous a été confiée par le

législat

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCCE 2015-08-19
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cce-41-1 journal-debats CCE-150819
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifiera694b87db176279626756b1122cd436e7a9cde9a

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