House Proceedings — 7 June 2018 (41st Legislature, 1st Session)
2018-06-07
Quebec — Debates (Hansard)
profite donc pour souhaiter une excellente journée à tous les Madelinots et
Madeliniennes de coeur, d'adoption
et d'origine. Gardez en vous cette fierté de
notre magnifique archipel. Bonne journée également aux Gaspésiens.
Merci.
Vice-Président (M. Gendron) : Alors, on vous remercie, M.
le député des Îles-de-la-Madeleine, pour votre déclaration de ce matin. Je cède maintenant la parole à Mme
la députée de Taillon
pour sa déclaration du jour. À vous.
Mme Lamarre : M. le
Président, je tiens à rendre hommage
à Mme Mary Claire MacLeod, directrice
générale de L'Entraide chez nous, qui, depuis 18 ans, oeuvre dans
le milieu public et communautaire de Longueuil.
Sous son leadership,
des milliers de personnes de Taillon ont vu leur vie métamorphosée. Entre
autres, elle a travaillé, avec toute
l'intensité qu'on lui connaît, à un projet de rénovation de logements sociaux
qui a permis à 90 familles de Taillon de bénéficier d'un nouveau
logis, moderne, adapté, avec une cour magnifique pour les enfants.
Mary Claire a
toujours un projet en marche. Innovatrice, humaine, elle a un don pour motiver
et valoriser les 106 bénévoles de
L'Entraide chez nous. Ensemble, ils prennent soin des résidents des quartiers
Sacré-Coeur et Saint-Pie-X. Banque alimentaire, friperie, guignolée,
animation, aide à l'école, tout est là, dans le plaisir et la générosité.
Mme MacLeod,
merci pour votre audace, pour votre écoute, pour la création d'un réseau solide
et pour votre rire contagieux.
Vice-Président (M. Gendron) : Je vous remercie, Mme la députée de
Taillon, pour votre déclaration. Je cède maintenant la parole à M. le
député de Côte-du-Sud pour sa déclaration. À vous.
M. Morin :
M. le Président, je veux souligner l'implication citoyenne de Mme Gisèle
Desroches, de Sainte-Louise, qui s'est récemment vu attribuer le prix Citoyen
lors du Mérite municipal 2018.
effet, Mme Desroches agit en tant qu'instigatrice et personne-ressource
des Joyeuses Bénévoles en plus de coordonner
les incontournables soirées cabaret, qui invitent les citoyens de tout âge à
démontrer leurs divers talents. Ces soirées permettent aux artistes locaux et
d'ailleurs de se faire connaître et même de se révéler de véritables coups de
coeur.
L'équipe de Mme Desroches participe aussi à
la réalisation des succulents déjeuners de crêpes gastronomiques, où chacun
peut participer à de belles discussions tout en dégustant une savoureuse
assiette.
initiatives rassembleuses seraient impossibles sans l'implication
constante de notre lauréate et de sa vaillante
équipe de bénévoles. Gisèle, tu mérites pleinement cet honneur, et c'est
conjointement avec la municipalité de Sainte-Louise que nous te disons
un grand merci.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Je vous remercie. Je cède maintenant la parole à
M. le député de Masson pour sa déclaration. À vous, M. le député.
M. Lemay :
M. le Président, lors de la révision de la
Loi sur la qualité de
l'environnement, l'Assemblée nationale a
déclaré à l'unanimité que le mois de juin serait maintenant le Mois de l'eau au
Québec. Ce Mois de l'eau doit servir,
d'une part, à éduquer les citoyens quant aux bénéfices de l'eau sur la santé et, d'autre part, à sensibiliser la population
quant aux pressions écologiques qu'elle subit.
C'est
pour ce faire qu'avec plusieurs partenaires locaux nous avons organisé la Fête de
la rivière de Mascouche, qui se déroulera le 9 juin prochain dans Masson.
Cette fête sera l'occasion idéale de revaloriser la rivière Mascouche, qui
fut récemment nettoyée grâce aux efforts du COBAMIL, tout en
permettant aux citoyens de se réapproprier la rivière par une descente
en kayak.
En parallèle de cette
fête, j'offrirai notre traditionnel barbecue familial à quelques pas de la
rivière, où les familles sont invitées
gratuitement. De plus, des kiosques portant sur l'interprétation de
l'eau et sur le travail du nettoyage de la rivière seront présents.
Le 9 juin,
célébrons notre rivière, célébrons l'eau du Québec. Merci, M. le Président.
Vice-Président (M. Gendron) :
Merci. Je cède maintenant la parole à M. le député d'Ungava
pour sa déclaration. M. le
député, à vous la parole.
M. Boucher :
Alors, bonjour, M. le Président. Chers collègues. «Wachiya.» «Kwe.» Bonjour à
tous.
est une année extrêmement importante pour la communauté crie de
Waskaganish, qui fête son 350e anniversaire.
Cris d'Eeyou Istchee occupent le territoire depuis des temps immémoriaux, des milliers
d'années. On observe leurs traces dans des sites archéologiques qui remontent jusqu'à
5 000 ans. Waskaganish était un lieu de rassemblement.
1668, la Compagnie de la Baie d'Hudson a créé à Waskaganish le premier poste de
traite, qui a ouvert officiellement
en 1670. Waskaganish était alors nommée le Fort Rupert et devenait la capitale
de l'immense colonie de la Terre de Rupert, qui regroupait la majeure
partie du Canada et une
partie des États-Unis.
350 years later, the Cree of
Waskaganish proudly celebrate their culture, history, language, and traditions.
Quatre grandes célébrations
sont organisées au cours de l'année, dont la principale aura lieu au mois de
juillet.
Congratulations to the organizers of
this important event! Happy birthday, Waskaganish! «Meegwetch. Agoodah.»
Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, merci, M. le député d'Ungava, de votre déclaration. Je cède maintenant
la parole à M. le député de Saint-Jérôme pour sa déclaration de ce matin.
Bourcier : M. le Président, les enseignantes et enseignants de Saint-Jérôme et du Québec
jouent un rôle crucial auprès de leurs élèves pour en faire des
personnes épanouies, conscientes de leur potentiel et prêtes à bâtir un monde meilleur. Du lundi au vendredi, les parents leur
confient leurs enfants pendant de longues heures, et ça, c'est une énorme
marque de confiance et une très grande responsabilité. Ils utilisent de nouvelles technologies en classe, inventent des moyens pour amener à la
réussite des élèves qui sont confrontés chaque jour à des défis particuliers,
et ils innovent pédagogiquement pour qu'aucun élève ne s'ennuie ou ne
soit laissé pour compte.
Chapeau
à toutes ces enseignantes et ces enseignants, dont le dynamisme, l'engagement et le dévouement nous permettent
d'améliorer constamment l'école québécoise! En cette fin d'année scolaire, disons-leur à quel
point on les aime et qu'on apprécie
leur dévouement auprès de nos enfants. Ce sont les bâtisseurs du Québec
de demain, et c'est un honneur pour moi de leur rendre hommage aujourd'hui
à l'Assemblée nationale du Québec.
Vice-Président (M. Gendron) : Merci, M. le député de Saint-Jérôme. Je
cède maintenant la parole à M. le député de Sainte-Rose pour sa
déclaration de ce matin. À vous, M. le député.
Habel : Oui, merci, M. le Président. Comme adjoint parlementaire au
développement durable, à l'environnement et à la lutte contre les
changements climatiques, il me fait plaisir de souligner le premier Mois de
l'eau au Québec.
Nous
devons au quotidien prendre conscience de l'importance de cette ressource
inestimable qu'est l'eau et de la nécessité de mettre en oeuvre des
pratiques durables à son égard.
Favorisé par
la présence sur son territoire de 3 % des réserves d'eau douce mondiales,
le Québec doit contribuer à sa préservation. C'est pourquoi le gouvernement du
Québec dévoilera, au cours des prochaines semaines, une stratégie
québécoise de l'eau, stratégie qui nous guidera dans nos actions collectives
pour protéger l'eau et la mettre en valeur.
Ensemble,
donnons à l'eau la place essentielle qui lui revient. Effectuons tous une
différence vers notre marche pour un Québec plus vert et plus prospère à
léguer aux générations futures. Merci, M. le Président.
Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, on vous remercie pour votre déclaration. Je cède maintenant la parole à M. le député de Johnson pour
sa déclaration de ce matin. À vous.
Lamontagne : Merci, M. le Président. Je veux rendre hommage à M. Benoît Houle, directeur et fondateur
de La Petite Ferme de l'auberge, située à Roxton Falls.
M. Houle a fondé cet organisme sans but
lucratif en 2001 pour aider des hommes en difficulté référés par des hôpitaux,
centres de crise et maisons d'hébergement. L'organisme peut accueillir jusqu'à
10 résidents sur la ferme et cinq autres en logement supervisé au village.
La Petite
Ferme est une oeuvre à vocation sociale qui survit sans subvention
grâce à un volet économique. Son
objectif est de mettre ou remettre à l'emploi
les résidents en les amenant à prendre soin des animaux de ferme et à confectionner des confitures. Le résident qui
franchit une série d'étapes de développement personnel devient apte à l'emploi.
La Petite
Ferme a accueilli plus de 500 hommes en 17 ans et, depuis 2013, elle
produit plus de 30 000 pots de confiture par année, maintenant
distribués dans 125 points de vente.
M. Houle
est un bon Samaritain, formé en théologie, philosophie, psychologie, qui cumule
47 ans d'expérience auprès d'une clientèle masculine en difficulté.
M. Houle, merci pour votre engagement et votre générosité.
Vice-Président (M. Gendron) : Je vous remercie. Je cède maintenant la
parole à M. le député de Rouyn-Noranda—Témiscamingue
pour sa déclaration de ce matin. À vous, M. le député.
M. Blanchette : Merci, M. le
Président. Un des plus beaux fleurons du Québec est sans nul doute la société d'État Hydro-Québec. Si cette société fait notre
fierté, c'est grâce à des hommes et des femmes d'exception qui ont su
développer notre formidable potentiel hydroélectrique au profit de tous les
Québécois et les Québécoises.
Aujourd'hui,
je voudrais souligner la contribution de M. Claude Major, directeur
régional de La Grande Rivière à Hydro-Québec,
qui, après 31 années de service, a décidé de prendre une retraite bien
méritée. Claude a développé le ComaxTem, comité de maximisation des retombées économiques au Témiscamingue, puis
le ComaxAT, en Abitibi-Témiscamingue, une innovation majeure pour les
entreprises de la région.
Au nom des citoyens
et citoyennes de la circonscription de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, je tiens à remercier Claude
Major pour sa grande contribution au développement de l'Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. Merci,
M. le Président.
Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, je vous remercie, M. le
député de Rouyn-Noranda—Témiscamingue. Et je ne pense pas, M. le député de Rouyn-Noranda, que ça vous
fasse ombrage que je joigne ma voix à l'hommage que vous venez de rendre
à Claude Major, que je connais très bien. Et, comme il a rayonné dans
l'ensemble de l'Abitibi-Témiscamingue, je joins ma voix à l'hommage que vous
venez de lui rendre.
Je cède
maintenant la parole à Mme la députée de Gatineau pour sa déclaration de ce
matin. Mme la députée, à vous.
Mme Vallée :
Merci, M. le Président. Donc, évidemment, aujourd'hui, je tiens à souligner le
25e anniversaire de la Maison des jeunes Le Mashado, qui est
solidement ancrée dans la municipalité de La Pêche.
Annuellement,
une multitude de projets stimulants pour notre relève sont mis sur pied par la
dynamique équipe du Mashado, qui ne
ménage vraiment aucun effort pour favoriser l'engagement des jeunes de la MRC
des Collines. C'est important pour le
développement des régions comme l'Outaouais d'offrir des services de proximité
aux jeunes, pour assurer de retenir notre relève et surtout en assurer
son plein épanouissement.
Alors, je salue le dévouement et
l'engagement des intervenants et des membres du conseil d'administration de ce
merveilleux organisme qui est résolument
engagé envers notre jeunesse. Bon 25 ans! Merci de votre engagement. Et on
se revoit samedi au salon jeunesse.
Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, je vous remercie de votre déclaration, Mme la députée de Gatineau. J'aurais
besoin du consentement de cette Assemblée pour ajouter une
11e déclaration. C'est arrivé quelques fois. Est-ce qu'il y
a consentement pour le faire?
Alors, il y a consentement pour le faire. Je cède la parole à M. le député de Gaspé pour votre déclaration de ce matin. À
vous.
Lelièvre : M. le Président, conjointement avec mon cher collègue et député de
Bonaventure, je désire souligner aujourd'hui la
12e édition de la Journée de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine.
C'est effectivement
un moment privilégié pour reconnaître la détermination et l'engagement de tous
les Gaspésiens et Gaspésiennes, Madelinots
et Madeliniennes et de toutes les personnes qui de près ou de loin ont
contribué chacun à leur façon au développement de cette belle région et
au mieux-être des hommes et des femmes qui y vivent.
Soyons fiers du
travail réalisé et des gains obtenus, souvent grâce à des combats livrés avec
ardeur pour défendre notre précieux coin de
pays. Rappelons-nous également que l'occupation digne et dynamique des territoires en Gaspésie, aux Îles et dans l'ensemble des régions est un défi
constant qui commande l'apport de tous.
Bravo!
Bonne journée à tous les Gaspésiens et Gaspésiennes, Madelinots, Madeliniennes.
Et profitez bien de cette belle journée. Merci.
Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, on vous remercie, M. le député de Gaspé. Cette dernière déclaration met fin à la
rubrique Déclarations des députés.
Les travaux sont
suspendus pour quelques instants.
(Suspension de la séance à
9 h 54)
Le Président :
Mesdames messieurs, nous allons nous recueillir quelques instants.
Merci. Veuillez vous
asseoir.
Nous poursuivons les
affaires courantes.
Aujourd'hui, il n'y a
pas de déclarations ministérielles ni de présentation de projets de loi.
À la rubrique Dépôt
de documents, M. le ministre des Finances.
Leitão : Merci, M. le Président. Bonjour. Alors, je dépose aujourd'hui le rapport annuel 2017 de l'Autorité des marchés financiers sur les
institutions financières.
Le Président :
Ce document est déposé. M. le ministre des Affaires municipales.
Coiteux : Oui, M. le Président, j'ai le plaisir de déposer le bilan de
la mise en oeuvre de la Stratégie pour assurer l'occupation et la
vitalité des territoires 2011-2016, prolongée en 2017, au sein de
l'administration.
Le Président :
Ce document est déposé. M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx : M. le Président, permettez-moi de déposer la
directive du ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport relativement
à la gratuité des services éducatifs, des manuels scolaires et du matériel
didactique requis et aux contributions financières exigibles pour des services de garde en milieu
scolaire et des services de transport pour des élèves qui fréquentent
une école d'une commission scolaire.
Le Président :
Ce document est déposé. Mme la ministre responsable des Aînés.
Charbonneau :
Merci, M. le Président. Permettez-moi de déposer le rapport
annuel 2016-2017 sur les activités du
Fonds de soutien aux proches aidants et sur celles de la Société de gestion
pour le soutien aux proches aidants, L'Appui national.
Le Président :
Ce document est déposé. M. le leader du gouvernement.
Fournier : M. le Président, je dépose les réponses du gouvernement aux pétitions présentées par le député de Saint-Maurice le
12 avril 2018, le député de Saint-Jean le 26 avril, le député de
Gouin le 9 mai.
Je dépose également
les réponses du gouvernement aux questions inscrites au feuilleton le
9 mai 2018 par la députée de Montarville et le 16 mai par le
député de Saint-Jean. Merci.
Le Président :
C'est tout?
M. Fournier :
C'est suffisant.
Le Président :
Ah? O.K. Alors, ces documents sont déposés.
la rubrique Dépôt de rapports de commissions, je dépose le rapport du comité
directeur de la Commission de l'Assemblée nationale qui, les 17, 23 et
24 mai, de même que les 5 et 6 juin 2018, a statué sur les
suites du mandat d'enquête découlant de la
motion présentée par le député de Groulx en vertu des articles 324 à 327
du règlement. Ce rapport contient
notamment le rapport du jurisconsulte sur cette question, ainsi que les
conclusions du comité directeur. Ce rapport fera l'objet d'un débat
d'ici la fin des travaux parlementaires.
Mme la présidente de
la Commission de la culture et de l'éducation et députée de Bourassa-Sauvé.
Mme de
Santis : M. le Président, je dépose le rapport de la Commission de la
culture et de l'éducation, qui, le
6 juin 2018, a tenu des auditions publiques dans le cadre des
consultations particulières sur le projet de loi n° 400, Loi modifiant la Loi concernant la succession de
l'honorable Trefflé Berthiaume et la Compagnie de Publication de La Presse,
Limitée. Merci.
Président : Alors, ce rapport est déposé. M. le vice-président
de la Commission de l'économie et du travail et député d'Orford.
Reid : M. le Président, je dépose le rapport de la
Commission de l'économie et du travail qui, les 1er, 4, 5 et
6 juin 2018, a procédé à l'étude détaillée du projet de loi
n° 176, Loi modifiant la
Loi sur les normes du travail et d'autres dispositions législatives afin principalement de
faciliter la conciliation famille-travail. La commission a adopté le texte
du projet de loi avec des amendements.
Président : Ce rapport est déposé. M. le président de la
Commission des institutions et député de Champlain.
M. Auger : M. le Président, je dépose
le rapport de la Commission des institutions qui, le 6 juin 2018, a
procédé à l'étude détaillée du projet de loi n° 128, Loi visant à
favoriser la protection des personnes par la mise en place d'un encadrement concernant les chiens. La
commission a adopté le texte du projet de loi avec des amendements.
Le Président :
Alors, ce rapport est déposé.
À la rubrique Dépôt
de pétitions, M. le député de Matane-Matapédia.
Bérubé :
Oui, à la bonne heure, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition
adressée à l'Assemblée nationale, signée par 475 pétitionnaires.
Désignation: citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant
que le CISSS du Bas-Saint-Laurent a l'intention de relocaliser les services du
centre jeunesse au Centre hospitalier de La Mitis;
«Considérant
que le CISSS du Bas-Saint-Laurent a entrepris des démarches afin de relocaliser
les patients hébergés en soins de longue durée de l'unité 2 sud;
«Considérant
que la relocalisation des trois lits de soins palliatifs fait
partie du plan de
réaménagement et que cela pourrait entraîner une perte de locaux
optimisés pour le confort des patients et des familles;
«Considérant
qu'il y a un manque criant de personnel, que les employés présents sont à bout
de souffle et qu'aucun poste n'a été affiché depuis trois ans;
«Considérant que ce réaménagement ne sera pas sans
conséquence pour l'offre de services, la qualité des soins et l'appartenance
des professionnels de la santé à leur milieu de travail;
«Considérant
que ces changements majeurs n'ont pas fait l'objet de discussions
publiques et qu'il n'y a plus de conseil d'administration [...] pour
défendre les intérêts de La Mitis;
«Considérant que
d'autres solutions sont possibles, viables et moins néfastes;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au ministre de
la Santé et des Services sociaux la
tenue d'une rencontre publique afin
d'expliquer à la population ses intentions quant au réaménagement du Centre
hospitalier de La Mitis et son avenir. Nous lui demandons également de
faire preuve de plus de transparence envers la population et d'abord prioriser
le bien-être des patients dans toutes [les] décisions et tous [les] projets de
restructuration.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. M. le député de Bourget.
Kotto : Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par 42 pétitionnaires. Désignation : citoyens
et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués
sont les suivants :
«Considérant que les
résidents de la rue Curatteau subissent depuis 2003 [des] vibrations liées au
trafic lourd empruntant les sorties et les
voies d'accès de l'autoroute 25, malgré des correctifs majeurs apportés en
2017, et que cela affecte de plus en plus leur santé et qualité de vie;
«Considérant
que les travaux effectués leur ont été présentés dans des sessions d'information où [des] modifications à
apporter concernant la voie d'accès à l'autoroute 25 avaient déjà été
décidées, sans que les résidents ne soient consultés;
«Considérant
que les travaux de la voie d'accès à l'autoroute 25 n'ont pas permis
d'améliorer le problème des vibrations, mais ont plutôt aggravé la situation;
«Considérant
que le problème des vibrations s'est amplifié depuis l'ouverture aux camions,
en novembre 2017, à la voie d'accès à l'autoroute 25 depuis la
rue Notre-Dame;
«Considérant
le refus du ministère des Transports,
de la Mobilité durable et de l'Électrification des transports de prendre
des mesures d'atténuation afin de réduire les vibrations;
«Considérant
que cette situation a des impacts majeurs sur la valeur foncière des propriétés
de la rue Curatteau;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec que l'accès de la rue
Notre-Dame à l'autoroute 25 soit interdit immédiatement aux
camions, jusqu'à ce que le ministère des Transports, de la Mobilité durable et
de l'Électrification des transports trouve
une solution durable permettant aux résidents de bénéficier d'un environnement
sécuritaire et de préserver l'intégrité et la valeur des propriétés.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. M. le député de Bourget,
vous avez une seconde pétition.
M. Kotto : Je dépose
l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale, signée par
41 pétitionnaires. Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que les
résidents de la rue Curatteau et des rues avoisinantes subissent
depuis des décennies les inconvénients liés au trafic lourd empruntant
l'autoroute 25 et que cela affecte de plus en plus leur qualité de vie;
«Considérant
que les travaux en cours ont été
planifiés sans qu'aucune consultation publique digne de ce nom n'ait été tenue
avec les résidents directement touchés par ce projet de reconfiguration de
l'autoroute 25;
«Considérant
que les travaux en cours n'ont guère permis d'améliorer la situation et que,
bien au contraire, ils ont plutôt aggravé la situation ;
«Considérant que la situation s'est amplifiée par le bruit
incessant, la poussière et les vibrations depuis le début des travaux de reconfiguration et l'ouverture aux
camions, en décembre 2017, de la nouvelle voie d'accès à
l'autoroute 25, direction nord, entre les rues Hochelaga et
Sherbrooke Est ;
«Considérant le refus du ministère des Transports, de la
Mobilité durable et de l'Électrification des transports de
prendre des mesures d'atténuation afin de réduire les nuisances et préjudices
pour les résidents;
«Considérant que cette situation a des impacts majeurs sur
la valeur foncière des propriétés de la rue Curatteau et
des rues avoisinantes;
l'intervention réclamée se résume ainsi :
«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du Québec que
cet accès soit interdit aux camions jusqu'à ce que le ministère des Transports, de la Mobilité
durable et de l'Électrification des transports trouve une solution durable
nous permettant de bénéficier d'un environnement sain et sécuritaire et de
protéger nos avoirs.»
certifie que cet extrait est conforme à l'original de la pétition.
Président : Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. Mme
la députée de Taillon.
Mme Lamarre : M. le Président, je dépose
l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale et signée par 2 968 pétitionnaires. Désignation : citoyens et
citoyennes du Québec.
«Les
faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que plusieurs organes prélevés sur un corps
peuvent sauver ou améliorer la
vie d'au moins huit patients;
«Considérant
que les patients qui reçoivent un don
d'organes peuvent éventuellement récupérer leur santé et, pour plusieurs,
retourner au travail plutôt que d'attendre à la maison, en congé de maladie;
«Considérant que les intervenants médicaux, incluant les
chirurgiens, spécialistes, infirmières et autres professionnels, travaillent d'arrache-pied pour
maintenir le peu de santé qu'il reste à leurs nombreux patients et doivent traiter des épisodes de plus en
plus rapprochés de crises et de détérioration de l'état de santé des patients
en attente de l'appel
qui leur sauverait la vie;
«Considérant
que la pratique du "consentement présumé" est en vigueur dans de
nombreux pays, pour certains depuis 40 ans;
«Considérant
que, dans les pays où il est en vigueur, le "consentement présumé"
contribue à diminuer les listes d'attente
et permet aux nombreuses ressources spécialisées de se consacrer davantage à la
prévention et aux traitements plus efficaces et même innovateurs;
«Considérant qu'il
est temps de modifier la loi et d'inverser le processus de dons d'organes au
Québec;
«Et l'intervention
réclamée se résume ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec d'inverser le processus de dons
d'organes actuel et d'adopter le
modèle du "consentement présumé" en modifiant notamment
l'article n° 204.1 de la
Loi sur les services de santé et les services sociaux afin que les
personnes décédées soient présumées donneuses d'organes à moins qu'elles
n'aient signé un document signifiant leur refus.»
Je certifie que cet
extrait est conforme à l'original de la pétition.
Le Président :
Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai une demande de dépôt de
pétition qui est non conforme. Alors, j'ai besoin d'un consentement pour le
dépôt. Consentement? M. le député de Matane-Matapédia
Bérubé : Oui. M. le Président, je dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale,
signée par 2 016 pétitionnaires. Désignation : citoyens,
citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont
les suivants :
«Considérant
que le CISSS du Bas-Saint-Laurent a
l'intention de relocaliser les services du centre jeunesse au Centre
hospitalier de La Mitis;
«Considérant que le
CISSS du Bas-Saint-Laurent a entrepris des démarches afin de relocaliser les
patients hébergés en soins de longue durée dans l'unité 2 sud;
«Considérant
que la relocalisation des trois lits de soins palliatifs fait
partie du plan de
réaménagement et que cela pourrait entraîner une perte de locaux
optimisés pour le confort des patients et des familles;
«Considérant
qu'il y a un manque criant de personnel, que les employés présents sont à bout
de souffle et qu'aucun poste n'a été affiché depuis trois ans;
«Considérant
que ce réaménagement ne sera pas sans conséquence pour l'offre de services, la
qualité des soins et l'appartenance des professionnels de la santé à
leur milieu de travail;
«Considérant
que ces changements majeurs n'ont pas fait l'objet de discussions publiques et
qu'il n'y a plus de conseil d'administration local pour défendre les
intérêts de La Mitis;
«Considérant que d'autres solutions sont
possibles, viables et moins néfastes;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au ministre de la Santé et des Services sociaux la tenue
d'une rencontre publique afin
d'expliquer à la population ses intentions quant au réaménagement du Centre
hospitalier de La Mitis et son avenir. Nous lui demandons également de
faire preuve de plus de transparence envers la population et d'abord prioriser
le bien-être des patients dans toutes [les] décisions et tous [les] projets de
restructuration.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé. J'ai reçu une demande de consentement
d'une pétition de la part de M. le député de Bourget. Est-ce que j'ai un
consentement? M. le député de Bourget.
M. Kotto : Jamais deux sans
trois, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à
l'Assemblée nationale, signée par 122 pétitionnaires. Désignation :
citoyens et citoyennes du Québec.
«Les faits invoqués sont les suivants :
«Considérant que les résidents de la rue
Curatteau subissent depuis 2003 les vibrations liées au trafic lourd empruntant les sorties et les voies d'accès de
l'autoroute 25, malgré [les] correctifs majeurs apportés en 2017, et que
cela affecte de plus en plus leur santé et leur qualité de vie;
«Considérant
que les travaux effectués leur ont été présentés dans des sessions
d'information où les modifications à
apporter concernant la voie d'accès à l'autoroute 25 avaient déjà été
décidées, sans que les résidents ne soient consultés;
«Considérant
que les travaux de la voie d'accès à l'autoroute 25 n'ont pas permis
d'améliorer le problème des vibrations, mais ont plutôt aggravé la
situation;
«Considérant
que le problème des vibrations s'est amplifié depuis l'ouverture aux camions,
en novembre 2017, à la voie d'accès à l'autoroute 25 depuis la
rue Notre-Dame;
«Considérant
le refus du ministère des Transports, de la Mobilité durable et de
l'Électrification des transports de prendre des mesures d'atténuation
afin de réduire les vibrations;
«Considérant
que cette situation a des impacts majeurs sur la valeur foncière des propriétés
de la rue Curatteau;
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, demandons au gouvernement du Québec que l'accès de la rue
Notre-Dame à l'autoroute 25 soit interdit immédiatement aux
camions, jusqu'à ce que le ministère des Transports, de la Mobilité durable et
de l'Électrification des transports trouve
une solution durable permettant aux résidents de bénéficier d'un environnement
sécuritaire et de préserver l'intégrité et la valeur des propriétés.»
Je certifie que cet extrait est conforme à
l'original de la pétition.
Le Président : Alors,
l'extrait de cette pétition est déposé.
Il n'y a
pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une question de droit ou de privilège.
Donc, nous en
sommes rendus à la période de questions et de réponses orales, et je cède la
parole à Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Merci, M. le Président. Hier, la Commission des
droits de la personne et des droits de la jeunesse publiait une étude sur les
services aux élèves en difficulté. La commission lance un cri d'alarme et vise
directement le ministère de
l'Éducation. Elle souligne que les 200 000 élèves handicapés ou en
difficulté d'adaptation et d'apprentissage méritent nettement mieux que
le système actuel. 40 % d'entre eux, M. le Président, quitteront le
secondaire sans diplôme ni qualification.
La commission
cible les services spécialisés qui sont distribués de façon inégale sur le
territoire. Tout comme le Parti
québécois le fait depuis bientôt deux ans, elle recommande l'établissement d'un
seuil minimum de services pour les élèves en
difficulté non seulement pour les mettre à l'abri de l'austérité libérale,
mais pour s'assurer que, peu importe où ils sont au Québec, ils auront
une chance égale de réussir.
Est-ce que le ministre peut au moins reconnaître
que l'austérité libérale a frappé de plein fouet les élèves en difficulté?
Président : M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
Oui, merci, M. le Président. D'abord, dire que j'ai lu avec attention ce que
j'ai été en mesure de lire du rapport
de la Commission des droits de la personne, et je dois dire, M. le Président, qu'il y a là du travail sérieux, je dois le reconnaître. J'ai eu la chance déjà
d'en discuter. D'ailleurs, il y a des constats qu'on connaît déjà, M. le Président. On a une difficulté, au Québec, à voir réussir ces enfants qui ont des
besoins particuliers, qui souvent sont accompagnés soit par un code ou
par des ressources particulières tout au fil de leur cheminement. C'est un défi
qui demeure, M. le Président, et qui est, pour nous, une priorité.
Maintenant,
ce que je dois dire, c'est que le rapport, M. le Président, accorde de
l'importance au travail à l'intérieur d'un cycle ou d'une période qui,
aujourd'hui, est révolu en partie. La réalité, c'est la suivante, M. le
Président, c'est que, depuis 2016, le moment
où ils cessent de vérifier, ou d'accompagner, ou de faire cette étude, M. le
Président, il y a davantage de
ressources pour soutenir les élèves. Il y a le mode de financement, pour les
élèves à besoins particuliers, qui change
à compter de cet automne, alors qu'on ne sera plus obligés d'attendre la fin
d'une validation des codes pour y arriver.
Il y a l'instauration, par la force du nombre... par ces ressources
supplémentaires, ces planchers de service, M. le Président, dans l'ensemble des commissions scolaires, qui vont
encore s'accentuer. Alors, ces élèves, M. le Président, ils sont mieux
accompagnés aujourd'hui qu'ils ne l'étaient au moment de l'étude, ça, je peux
vous le dire.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Alors, M. le Président, on vient d'assister encore à
la même cassette, là, du ministre de l'Éducation, mais il semble oublier qu'il y a à peine trois ans
les parents faisaient des chaînes humaines autour de nos écoles pour dire
au gouvernement d'arrêter de couper en
éducation. Ils ont coupé 375 professionnels, justement ces professionnels
qui sont auprès des élèves en difficulté.
Est-ce que le
ministre peut au moins reconnaître que l'austérité libérale a fait mal aux
élèves en difficulté?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
Oui, M. le Président. La collègue le sait très bien, elle connaît ce milieu-là,
ici, au gouvernement du Québec, il
n'y a personne qui n'a licencié personne. Ce n'est pas ça qui est arrivé, M. le
Président, vous le savez très bien. On
a réinvesti des sommes importantes en éducation. On est dans un plan d'embauche
sans précédent, 8 500 nouvelles ressources, plus de 10 000, avec ma collègue à l'Enseignement
supérieur, qui seront dans nos écoles et nos établissements au cours des cinq prochaines années, des gens qui
ne sont pas en administration, M. le Président, ailleurs que dans les
écoles ou les établissements, ils sont en service direct auprès des enfants.
Alors, ces gens, M. le Président, qui vont consacrer
leur vie professionnelle aux autres, vont travailler avec ces jeunes aussi,
avec ces jeunes qui ont des besoins particuliers, pour les aider à
réussir. Alors, ce n'est pas vrai qu'on ne fait rien, M. le Président.
Le Président :
En terminant.
M. Proulx :
De la politique de la réussite éducative à la Stratégie 0-8 ans, on a
maintenant des ressources...
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée d'Hochelaga-Maisonneuve.
Poirier : Le ministre est dans le déni de ce que son
gouvernement a fait, et je vais l'aider à se rappeler. À la commission
scolaire du Lac-Témiscamingue, 0,2 psychologue; Moyenne-Côte-Nord,
0,9 orthophoniste; Beauce-Etchemin, 0,8 orthopédagogue. Même pas un par commission scolaire, M. le Président, et ça, c'est les chiffres du ministre, c'est son bilan.
Quand les libéraux et
la CAQ vont comprendre que baisser la taxe scolaire, bien, ça n'aidera pas nos
enfants?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
Oui. M. le Président, être dans le déni, d'abord,
c'est ne pas voir la réalité telle qu'elle est aujourd'hui. Être dans le
déni, c'est vouloir faire des amalgames de choses qui ne fonctionnent pas. Être
dans le déni, M. le Président, c'est
de penser que la collègue, parce
qu'elle serait assise ailleurs dans cette Assemblée, aurait la capacité, elle,
d'embaucher un psychologue, d'aller
le reconduire, de lui trouver un appartement, de loger ses enfants, puis de
l'embaucher, puis de le maintenir en place sur tout le territoire du
Québec.
M. le Président, ce n'est pas comme ça
que ça fonctionne. On a des défis en main-d'oeuvre partout au Québec. Les commissions scolaires ont la capacité de
choisir qui sont les professionnels qu'ils peuvent embaucher. Moi, je sais
une chose, c'est qu'ils ont la capacité
financière de le faire, et on peut les soutenir, ces enfants-là, au quotidien.
Vous savez quoi? On fait déjà mieux que ce qui se faisait au moment où
le rapport a été conclu.
Le Président :
Principale, Mme la députée de Taschereau.
Maltais : M. le Président, aucun chef d'État, pour le G7, ne
s'arrêtera dans la capitale nationale, à Québec, notre capitale. Ils s'en vont
à La Malbaie, où 8 000 policiers sont là pour
9 200 habitants. Alors, évidemment, les manifestants, où peuvent-ils exercer leur droit de manifester? Bien
sûr, à Québec, on est tout à fait habitués à recevoir des manifestations, mais où, malheureusement,
évidemment, on attend des casseurs, et il risque d'y avoir de la casse et
du grabuge.
est en train de se passer qu'on est actuellement une ville en état de siège,
tout ce que je ne voulais pas. Hier, des
arrestations aléatoires sur la route 138, les hélicoptères en formation
qui circulaient sur la ville de Québec hier soir. C'est l'état de siège. Alors, le G7, la sécurité,
va coûter 650 millions de dollars, et on renvoie les citoyens à leurs
assurances.
Est-ce
que le gouvernement peut prendre fait et cause pour les résidents de Québec et
les commerçants et dire : Gouvernement fédéral, payez toute la
facture?
Le Président :
M. le ministre de la Sécurité publique.
Coiteux : Alors, je
rappellerais, M. le Président, à notre collègue de Taschereau qu'il
s'agit d'un événement très important. C'est un événement qui est sous la
responsabilité du gouvernement
fédéral, et donc, les frais afférents
à la tenue d'un tel événement, évidemment, c'est le gouvernement fédéral
qui doit les assumer.
Nous avons une
entente concernant la sécurité, bien entendu, parce qu'autant la police de
Québec comme la Sûreté du Québec vont
participer, évidemment, aux activités pour maintenir la sécurité, sécurité des
personnes, sécurité des biens, bien entendu, et ça, ça sera remboursé
intégralement.
Bien entendu que
notre priorité, c'est d'abord de prévenir que des incidents malheureux se
produisent, tout en respectant le droit
légitime, reconnu de manifester et d'exprimer des opinions. Et, si jamais il devait y avoir un certain nombre d'inconvénients, soyez certains que nous
serons aux côtés des citoyens et des commerçants qui pourraient
être touchés.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Taschereau.
Maltais : Soyez plus clair, s'il vous plaît. Est-ce que le gouvernement
du Québec est d'accord avec moi qu'il
est indécent de demander aux citoyens de Québec de payer le G7 à travers leurs assurances, de voir ensuite
leurs primes d'assurance augmenter et de voir les quartiers centraux
voir être une zone plus difficile pour les assurances?
Est-ce que le
gouvernement est d'accord avec le Parti québécois à l'effet que ce n'est pas un
«potluck» où le gouvernement fédéral amène ses 650 millions de dollars
pour la sécurité et c'est les citoyens, eux autres, qui paient avec leurs
assurances? Êtes-vous d'accord avec nous?
Le Président :
M. le ministre de la Sécurité publique.
Coiteux : Bien, on est certainement d'accord avec le fait qu'on ne
laissera pas les choses sans appuyer les commerçants et les citoyens, ça, c'est certain. D'ailleurs, j'ai
moi-même sensibilisé mon homologue fédéral à cet effet. Il y a des discussions entre nos cabinets, des
solutions, certainement, seront trouvées. Mais, de toute façon, nous allons
être aux côtés des commerçants, aux côtés des citoyens si jamais il devait y
avoir un certain nombre de dommages.
Mais
la priorité, là, c'est qu'il n'y en ait pas. Et la meilleure façon d'éviter
qu'il y en ait, c'est d'avoir sur le terrain des forces policières qui sont
effectivement en nombre suffisant et qui sont bien préparées pour respecter à
la fois le droit légitime de
manifester, mais d'être tout à fait intolérants vis-à-vis de ceux et celles qui
voudraient causer des dommages et donc causer des... finalement, aller à
l'encontre de nos lois.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée Taschereau.
Maltais : Il y a déjà des dommages. Les commerces sont
fermés, il y a des pertes de revenus. La saison touristique est fermée à La Malbaie, les gens font face au trou
noir de l'assurance chômage, et tout ça est encore fédéral.
question est toute simple : Êtes-vous d'accord pour dire au gouvernement
fédéral : C'est indécent, indécent de demander aux gens de payer, à travers leurs assurances, les pertes de
revenus et les dommages causés par le G7, par le fédéral? Le G7 n'est
pas un «potluck», ce n'est pas aux résidents d'amener leur part.
Le Président :
M. le ministre de la Sécurité publique.
Le Président :
Et j'aimerais bien l'entendre.
Coiteux : Oui. Bon, en ce qui concerne, là, les pertes des hôteliers,
je pense que les hôtels sont assez pleins dans la région,
particulièrement à Québec, et à La Malbaie, et autour. Alors, on ne peut
pas...
Mais,
plus fondamentalement, plus fondamentalement, c'est un événement qui est très
important, c'est un événement qui se
tient alternativement dans différents pays membres du G7. Et on s'est assurés,
nous, de notre côté, que les coûts en matière de sécurité soient
intégralement remboursés par le gouvernement fédéral.
Et, je le répète,
nous allons être aux côtés des citoyens et des commerçants dans tout cas de
figure où il pourrait y avoir des dommages.
Mais notre priorité pour l'instant, c'est d'éviter qu'il y ait de tels
dommages, et c'est pour ça que les plans sont mis en place pour assurer
le droit de manifester dans le respect de l'ordre et des lois, mais une
intolérance de notre
part vis-à-vis de tout geste de casse et de gestes
illégaux.
Le Président :
Principale, M. le député de Chambly.
Roberge : M. le Président, hier, la commission des droits de la
personne et de la jeunesse a dévoilé un rapport sur les services qu'on donne aux élèves handicapés ou en difficulté
d'adaptation ou d'apprentissage, les élèves HDAA. Le rapport est
accablant, accablant pour le ministère, pour les commissions scolaires, mais
surtout pour le gouvernement libéral. Je
cite le rapport, on parle notamment d'une «lente dégradation des conditions
dans lesquelles les élèves HDAA sont scolarisés». Une lente dégradation.
On mentionne que les atteintes aux droits des élèves HDAA n'ont pu être réellement endiguées, elles se sont même
multipliées. Vous avez bien entendu : Les atteintes aux droits des élèves
se sont multipliées. Et ça continue
comme ça, 180 pages de blâme contre le gouvernement libéral. C'est leur bilan.
Le rapport témoigne de 15 années de négligence libérale en éducation.
Comment pourrait-on
encore leur faire confiance?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
M. le Président, j'ai eu l'occasion d'en parler un peu plus tôt puis je vais
continuer dans la même veine. Le rapport, M. le Président, fait état de
22 recommandations. Si le collègue prend le temps de regarder ce
que nous faisons depuis trois ans et ces
recommandations, il verra que tout n'est pas fait, M. le Président, qu'il reste
des choses à faire, mais que plusieurs de ces recommandations sont déjà
en cours de réalisation.
Vous
savez, M. le Président, ce qu'on a fait depuis trois ans, c'est quoi? C'est se
donner un plan de match pour les
13 prochaines années. C'est la politique sur la réussite éducative. On a
dit : On va travailler avec les jeunes, les plus jeunes, pour les
préparer mieux à l'école. C'est la Stratégie 0-8 ans, c'est le plan pour
nos enfants qu'on a fait avec le ministre de
la Famille. On travaille avec les services de garde, avec le ministère de la
Santé et des Services sociaux, avec des maternelles quatre ans,
maternelles cinq ans pour faire en sorte qu'ils soient prêts à arriver à
l'école, qu'on puisse atténuer les vulnérabilités. On a fait quoi? On a augmenté
les budgets, M. le Président. Pourquoi? Pour qu'il y ait des nouvelles
ressources dans les écoles tout au long de leur parcours, pour s'assurer d'une
transition, qu'on puisse les accompagner même quand ils ont des difficultés.
le Président, la réalité, c'est la suivante : ce qu'il me reste à faire,
là, dans ce dossier-là, c'est de travailler sur l'adaptation scolaire.
Jusqu'à maintenant, M. le Président, je peux vous dire une affaire, un élève au
Québec qui a un service a le droit à ce
service. Et on va continuer à travailler pour améliorer ce service en mettant
des ressources disponibles, en embauchant du personnel pour ce faire et
en faisant en sorte qu'il puisse avoir...
Le Président : En terminant.
Proulx : ...un parcours qui lui est personnalisé et de réussite, M. le
Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Chambly.
Roberge : M. le Président, en 2004, le Vérificateur général sonnait
l'alarme sur les services aux élèves HDAA, mais, 14 ans plus tard, rien n'a changé. Dans le rapport, on parle
de l'insuffisance des ressources spécialisées dans le réseau.
Mais,
il y a trois ans à peine, l'actuel ministre était conseiller spécial du premier
ministre. Et qu'est-ce qu'il faisait? Il coupait dans le réseau plus de 300 professionnels, dans le réseau.
Faire un show de boucane à la veille des élections, ce n'est pas
suffisant. Ça ne répare pas les dommages faits aux élèves.
Comment pourrait-on
vous faire confiance?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
M. le Président, show de boucane : 1,8 milliard de dollars en
éducation de façon récurrente pour soutenir nos élèves,
8 500 ressources qui vont aller travailler dans les écoles de façon
récurrente pour soutenir nos élèves, un plan
pour travailler dès la naissance, au lieu de commencer à quatre ans, pour soutenir nos élèves, de la révision de programmes et de soutien, des ententes, des discussions
avec des professionnels de la santé et de l'accompagnement autour des élèves pour discuter de comment mieux les aider. Un show de
boucane, M. le Président? Le seul show qu'il y a ici, c'est quand il se lève à l'Assemblée nationale. Nous, à tous les
jours, M. le Président, on travaille pour les enfants.
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît! Deuxième complémentaire, M. le député de
Chambly.
Roberge : M. le Président, je rappelle que l'actuel ministre était
conseiller spécial du premier ministre en début de mandat, avant d'être
ministre, au moment où on coupait. Dans le rapport...
Le Président :
S'il vous plaît!
Roberge : ...on parle de manque de vision et de leadership. Dans le
rapport, là, on parle d'enseignement mal préparé. On parle de manque de
services professionnels à tous les niveaux. On parle de listes d'attente
interminables pour les diagnostics. On parle
de parents forcés d'aller au privé, mais ils n'ont pas les moyens d'y aller.
C'est les élèves qui paient pour. Je
n'aurais pas assez de toute la période de questions pour faire la liste des
blâmes et des reproches contre le gouvernement libéral.
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
M. Proulx :
Oui, M. le Président. La seule personne ici, dans cette salle, qui a coupé en
éducation, c'est son chef. Son chef,
alors qu'il était ministre de l'Éducation, disait dans cette Assemblée, M. le
Président : Pour faire l'équilibre budgétaire, il faut couper en
éducation pour s'assurer que nos enfants aient un avenir. Qu'on leur parle, à
ces enfants, aujourd'hui, qu'on leur demande quel avenir il leur a préparé. Je
vais parler du nôtre, M. le Président...
Le Président :
S'il vous plaît!
M. Proulx :
...investir davantage en éducation, faire l'équilibre budgétaire pour qu'ils
aient la capacité de se réaliser, faire
en sorte que le Québec soit plus prospère. On va les accompagner, ils auront de
bons emplois, ils vont s'occuper de nous, on aura un meilleur Québec, M.
le Président.
Le Président :
S'il vous plaît!
Le Président :
Mme la députée de Bellechasse, je vous entends. M. le député de
La Peltrie, en principale.
Caire :
Merci, M. le Président. À ce jour, nous avons dénombré plus d'une centaine de
nominations partisanes attribuables à
ce gouvernement. Quelques exemples : l'énigmatique Dominique Savoie,
décriée par tous ceux qui ont eu à évaluer son travail, incluant le député de
Marguerite-Bourgeoys, son ancien patron; le campeur avisé, John MacKay, à la
tête de la SEPAQ; l'ancienne chef de cabinet
du député de Nelligan, Isabelle Mignault; Guylaine Marcoux, qui a travaillé
au cabinet de Nathalie Normandeau et de
l'actuelle ministre du Tourisme. Dans ce cas-là, c'est particulier, M. le
Président, en plus, parce qu'on
apprend que la SHQ a mandaté des gens pour sélectionner la meilleure personne,
Mme Marcoux a été rencontrée, mais
n'a pas été retenue. La ministre a utilisé son pouvoir pour la nommer malgré
tout, considérant que ses filiations libérales étaient probablement plus
importantes que le reste.
M. le
Président, est-ce que le président du Conseil du trésor peut nous assurer qu'il
n'y aura pas de nomination partisane de fin de régime d'ici à...
Le Président : Mme la
ministre de l'Habitation.
Thériault : Merci, M. le Président. M. le Président, le député
de La Peltrie pose une question à la suite de l'article qu'il a lu. Il va déposer une motion après la période de
questions, M. le Président. La motion se lit comme suit :
«Que
l'Assemblée nationale exige du gouvernement de baser ses choix de nomination
sur les compétences...» M. le Président, honnêtement, je pense que les
gens qu'on nomme sont compétents. On peut être d'accord avec cette motion-là. On nous dit également : «...et de
tenir compte des recommandations des conseils d'administration et des comités
de sélection, sans égard à leur affiliation politique.»
M. le
Président, regardez, je vais rassurer les gens. On nomme les gens dans des
postes de la fonction publique pour
leur compétence, M. le Président. Encore faut-il, pour répondre à la motion du
collègue, M. le Président — et nous allons voter en
accord avec cette motion-là, M. le Président — avoir des choix. Mais encore faut-il avoir
des choix, pas un choix, M. le
Président... pas un nom imposé, nous devons avoir des choix. Donc, M. le
Président, on comprend tous que la meilleure
personne sur la meilleure chaise, ça a toujours été la position de notre
gouvernement. Les gens sont compétents...
Le Président : En terminant.
Mme Thériault : ...et, s'il y
a quelqu'un qui l'a prouvé, c'est bien nous, M. le Président.
Le Président : Première...
Président : S'il vous plaît! C'était bruyant. S'il vous plaît!
Première complémentaire, M. le député de La Peltrie.
Caire :
M. le Président, la ministre vient de nous dire que l'affiliation politique
n'avait aucun rapport, mais qu'on ne voulait pas se faire imposer un choix.
Peut-être que le gouvernement devrait se servir sa propre médecine quand
il vient le temps de nommer les personnes puis de nous imposer, à nous, des
choix, M. le Président.
Mais ma
question, elle était simple, au président du Conseil du trésor. Le bateau, il
coule, puis le nombre de places dans
les canots de sauvetage sont limitées. Il y a plusieurs bons soldats libéraux
qui vont vouloir en profiter. Est-ce que le président du Conseil du
trésor va empêcher ça?
Le Président : Qui... Mme la
ministre de l'Habitation.
Thériault : Oui. M. le Président, je pense, c'est important de
rappeler que Mme Marcoux a été saluée pour son travail, notamment par le député d'Abitibi-Ouest, lorsqu'elle a été
relever des nouveaux défis à la Société d'habitation du Québec. Elle a été également récipiendaire du
concours de la fonction publique pour la relève, et c'est sur cette base-là
qu'elle a été nommée secrétaire générale à la Société d'habitation du Québec.
Elle y oeuvre depuis déjà 10 ans. Mais savez-vous
quoi, M. le Président? Ce parti-là, M. Legault disait qu'il fallait
remplacer les personnes qui font de la politique, mais aussi les sous-ministres, les présidents des
sociétés d'État qui ne pensent pas comme nous, une dizaine de postes stratégiques doivent être en osmose avec les
orientations de son éventuel gouvernement, peut-être, et que les principaux
intéressés pourront dire en entrevue...
Président : En terminant.
Thériault : ...qu'ils adhèrent aux orientations du nouveau
gouvernement. Quelle pirouette, M. le Président!
Le Président :
S'il vous plaît! Mme la ministre...
Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! Mme la ministre,
je vous rappelle que l'on nomme les membres de cette Assemblée selon
leur titre.
M. le député de
La Peltrie, en deuxième complémentaire.
Caire : Oui. Je veux juste dire que Mme Marcoux avait été évincée par le comité de sélection, et il y a
une autre candidature qui avait été retenue.
Deuxièmement, ce parti-là a eu l'occasion d'appuyer les projets de loi que mes collègues de Borduas et de Deux-Montagnes ont déposés
pour, justement, s'assurer que c'est la compétence qui prime, ils
ont décidé de ne pas le faire. J'ai déposé moi-même un projet de
loi sur l'imputabilité, s'assurer que c'étaient les résultats qui
comptaient, le Parti libéral a décidé de ne pas l'appuyer.
Mais
la question est simple : Allez-vous profiter de l'été
pour nommer les bons soldats libéraux avant l'élection?
Le Président :
Mme la ministre de l'Habitation.
Thériault : M. le Président, c'est la position de la CAQ, il faut remplacer ceux qui ne pensent pas
comme nous. M. le Président, savez-vous quoi? Ma collègue la ministre de la Culture a nommé Jean-Louis Roy à la Bibliothèque et Archives nationales du Québec — est-ce que c'est un libéral? non, pas du
tout — un homme excessivement compétent, et tout le monde a applaudi sa nomination.
M. le Président, nous avons nommé Diane Lemieux à la tête de la Commission de la construction du Québec.
À ce que je sache, ce n'est pas une libérale, c'est une ancienne ministre
péquiste, M. le Président. Elle travaille bien, la meilleure personne
à la bonne place. Puis savez-vous quoi, M. le Président? J'ai fait la nomination aussi de Louise Cordeau, ancienne éditrice du Journal de Québec ... Québec,
Journal de Québec ... Journal de Montréal , Québecor,
M. le Président, ancienne directrice de cabinet de Jean-Pierre Charbonneau,
ancien ministre péquiste. M. le Président, on les nomme pour leurs
compétences, pas pour les allégeances.
Le Président :
Bon, ça va, ça va, ça va. Bon. Alors, principale, monsieur...
Le Président :
M. le leader de l'opposition. M. le député de Matane. M. le député de Borduas,
en principale.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, depuis le début, la CAQ demande au gouvernement
libéral de s'entendre avec le fédéral
pour payer tous les dommages liés au vandalisme qui pourraient découler de la
tenue du G7. La semaine dernière, le
ministre des Finances disait : On verra. La semaine dernière, le ministre
de la Capitale-Nationale disait espérer qu'il n'y aurait pas de casse. Mais il faut vivre dans la réalité.
Aujourd'hui, les manifestants commencent, et le niveau d'alerte est élevé à Québec. Les citoyens et les
commerçants sont inquiets, ils se demandent qu'est-ce que le gouvernement
libéral a fait concrètement pour s'assurer que le vandalisme sera remboursé par
le gouvernement fédéral.
le Président, est-ce que le gouvernement libéral a reçu l'assurance du
gouvernement fédéral que les citoyens et les commerçants seront
compensés pour le vandalisme qui pourrait avoir lieu durant le G7?
Le Président :
M. le ministre de la Sécurité publique.
Coiteux : Alors, l'opposition officielle, deuxième opposition, même
question, ça va probablement être une réponse
très similaire. Alors, le G7, c'est un événement important, mais c'est un
événement qui est sous la responsabilité du gouvernement fédéral. On joue un rôle
là-dedans, bien entendu. Pourquoi on joue un rôle? Parce qu'on doit s'assurer
de la sécurité des biens et des personnes à
la fois dans le secteur de La Malbaie, autour de Bagotville et également à
Québec. Alors, sur la ligne de front,
à Québec, il y a le Service de police de la ville de Québec, bien entendu, mais
appuyé par la Sûreté du Québec.
gens parlent de vandalisme ici. La première priorité, c'est de s'assurer qu'il
n'y en ait pas, c'est de faire tout
en notre possible pour qu'il n'y en
ait pas. Et les plans ont été faits en ce sens, tout en respectant le droit
légitime de manifester en respectant
les lois et en étant, donc, des gens qui expriment des opinions sans heurter
personne. Si jamais il devait y avoir des dommages — et on
va tout faire pour les éviter — on va être aux côtés des citoyens et des
commerçants lésés.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Borduas.
M. Jolin-Barrette : M. le Président, la réponse du ministre ne suffit pas. Être aux côtés
des citoyens, c'est également
recevoir l'assurance du gouvernement fédéral. Hier, à la Chambre des communes,
il y a un député qui a déposé une
motion pour demander au gouvernement de s'engager formellement à indemniser les
citoyens et les commerçants si, par
malheur, il devait y avoir du grabuge et des dégâts dans la région de
Charlevoix et dans la ville de Québec. Le résultat, ça a été que le
gouvernement n'a pas accepté la motion.
Quelles
ont été les assurances que vous avez reçues du gouvernement fédéral? Qu'est-ce
que vous avez fait pour vous assurer que le gouvernement fédéral indemnise les
citoyens et les commerçants qui seront victimes du vandalisme? Qu'est-ce
que vous avez fait?
Le Président :
M. le ministre de la Sécurité publique.
Coiteux : Bon. Alors, je ne vais pas commenter des motions qui sont
présentées à la Chambre des communes. On
s'occupe des motions qui sont présentées ici, à l'Assemblée nationale, mais on
va assumer nos responsabilités. On va assumer nos responsabilités et on
va être aux côtés des citoyens et des commerçants qui pourraient être lésés.
Mais
la première chose qu'il faut faire — puis je pense que les gens perdent un peu
cette perspective-là — c'est de tout faire pour éviter que ce genre de situation
se produise. Alors, on se concentre là-dessus, là. Mais, si jamais il devait y avoir des dommages, on va être aux côtés
des citoyens et des commerçants lésés. Et j'ai fortement sensibilisé mon homologue fédéral à cet effet, et on va
trouver les solutions. Mais on ne laissera pas tomber personne, on va être aux
côtés des citoyens et des commerçants lésés si jamais...
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Borduas.
Jolin-Barrette : M. le Président, je pense que ma question, elle est
claire : Quelle a été l'assurance que le gouvernement libéral a reçue du gouvernement
fédéral?
m'adresse maintenant au ministre des Affaires canadiennes : Est-ce
qu'il a pris le téléphone? Est-ce qu'il a reçu une assurance de la part du gouvernement
fédéral pour s'assurer que les gens
qui ont des biens, des propriétés, les commerçants, les citoyens de la ville
de Québec, de La Malbaie dans Charlevoix, soient indemnisés, pour ne pas que ce
soient eux qui paient de leurs poches
les conséquences du G7? Qu'est-ce que vous avez fait, M. le ministre des
Affaires... des Relations canadiennes? Est-ce que vous avez la certitude
que ça va être remboursé?
Le Président :
M. le ministre de la Sécurité publique.
M. Coiteux :
Bien, effectivement, on travaille en étroite collaboration, le ministre
responsable des Affaires canadiennes et moi, ministre de la Sécurité publique,
en l'occurrence.
Mais,
vous savez, des fois, on va plus loin que prendre le téléphone. J'ai
personnellement rencontré mon homologue fédéral très récemment, et on a discuté de ces enjeux liés au G7. Et je
redonne l'assurance que nous allons être aux côtés des commerçants et des citoyens qui pourraient
être lésés en raison de dommages. Mais notre priorité, notre premier devoir,
c'est d'éviter que de tels dommages
arrivent, et c'est en ce sens que nous mettons tout en oeuvre avec la police de
Québec, avec la Sûreté du Québec, avec la GRC, les moyens qui sont nécessaires
pour permettre aux gens de manifester dans le respect des lois, mais en
étant totalement intolérants...
Le Président :
En terminant.
M. Coiteux :
...face à tout geste illégal.
Le Président : Principale, M.
le député de Berthier.
Villeneuve : M. le Président, dimanche, à NBC, le premier
ministre du Canada,
Justin Trudeau, a déclaré avoir fait
preuve de flexibilité sur les importations laitières américaines. Ce
que Justin Trudeau a dit, ça veut dire clairement
qu'il est prêt à créer une nouvelle brèche
dans la gestion de l'offre.
Malgré toutes les motions unanimes de l'Assemblée nationale, malgré les
manifestations des agriculteurs, malgré les nombreuses interventions, ici comme
à l'extérieur de l'Assemblée nationale, qu'on a pu faire, que j'ai pu faire, M.
le Président, le gouvernement du Canada est en train d'abandonner les producteurs laitiers. Une chose est claire — et
les agriculteurs le savent — le Parti québécois n'abandonnera jamais les agriculteurs.
Comment
est-ce que le ministre de l'Agriculture explique que, pour Justin
Trudeau, la volonté de Donald Trump est plus importante que les agriculteurs
québécois?
Le Président :
M. le ministre de l'Agriculture.
Lessard : Oui, M. le Président. Donc, je joins ma voix, donc, à celle du Parti québécois, nécessairement, pour que le gouvernement fédéral
puisse garder la ligne dure qu'il a adoptée jusqu'à maintenant par rapport au
président américain sur la renégociation de
l'ALENA. Le mandat n'a pas changé. Nous avons été clairs, j'ai réitéré, donc,
auprès du ministre
fédéral, hier, donc, le fait que la position, jusqu'à maintenant, qui a été maintenue et défendue, c'est que nous ne céderons pas
devant ces menaces économiques, et ça ne se fera pas sur le saint autel de la
gestion de l'offre, donc l'alimentation au niveau des fermes familiales du
Québec.
J'ai
contacté aussi hier mon collègue du Nouveau-Brunswick. J'entends faire pareil
avec chacune des provinces. Actuellement, ce qu'on dit au gouvernement
fédéral : Ce n'est pas le temps de plier. Le président américain est ici,
il a des objectifs clairs, nous
aussi. Puis, avec ma collègue de Développement économique, les messages ont été
réitérés, j'ai émis un communiqué
tout à l'heure qui va dans ce sens-là. J'ai parlé aussi aux différents
partenaires de l'UPA, du conseil... Les
différents partenaires, comme La Coop fédérée, sont sortis hier. Je pense,
c'est le temps qu'on continue d'avoir un message clair au Canada :
Nous ne céderons pas devant la menace présentée par le président américain.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Berthier.
M. Villeneuve :
M. le Président, Justin Trudeau a largué nos producteurs. Il me semble que
c'est assez clair. Alors là, il ne faut pas discuter puis faire des lettres
parlementaires.
Moi,
je demande au ministre, M. le Président, suite à la réalité qui est celle-là,
là, où Justin Trudeau a vraiment largué
nos producteurs, concrètement, qu'est-ce qu'il compte faire pour, finalement,
soutenir notre monde agricole et faire entendre
raison à Justin Trudeau, que la gestion de l'offre, c'est une chose qu'il faut
préserver absolument. Alors, est-ce que le ministre peut nous donner des
actions concrètes?
Le Président :
M. le ministre de l'Agriculture.
Lessard : Bien, écoutez, depuis le début de... que le
président américain a décidé de rouvrir de façon unilatérale l'entente sur l'ALENA, j'ai eu la chance et
l'occasion de participer, à Washington, à Mexico, à Montréal, aux différentes
tables de négociation en rencontrant les négociateurs canadiens, dont le mandat
a été fermement exprimé à tous les partenaires.
Il y a des partenaires économiques d'un océan à l'autre. Le message est clair,
les provinces sont unanimes, le mandat du gouvernement fédéral n'a pas
changé. Donc, toutefois, on a été très indisposés du fait de sa dernière
déclaration à NBC concernant cette ouverture ou ses propos. Alors, j'espère
qu'il va se ressaisir. À tout le moins...
Le Président :
En terminant.
Lessard :
...ce qu'on a à faire, c'est de réaffirmer la position claire du gouvernement
du Québec...
Le Président :
Principale, Mme la députée de Taillon.
Mme Lamarre : M. le Président, suite
à nos demandes répétées, le gouvernement a récemment ajouté des ambulances, il a converti des horaires de faction
dans plusieurs régions du Québec. Mais il en a oublié, et, dans plusieurs
régions, la desserte
ambulancière demeure déficiente, à commencer par l'Abitibi-Témiscamingue. À
Amos, deux horaires de faction
doivent être convertis en horaires à l'heure. À Ville-Marie et à Malartic, un
horaire de faction doit être converti en
horaire à l'heure. À Senneterre, il faut carrément ajouter une ambulance pour assurer
une couverture sécuritaire aux citoyens. C'est une demande appuyée par
les paramédics eux-mêmes, mais aussi par les maires, les préfets et même le
P.D.G. du CISSS de l'Abitibi-Témiscamingue, qui a envoyé une demande officielle
au ministère à ce sujet.
Est-ce
que le gouvernement va assurer aux citoyens d'Amos, de Ville-Marie, de Malartic
et de Senneterre une couverture ambulancière sécuritaire?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Alors, M. le Président, évidemment, la réponse est oui.
Nous offrons à toute la population du Québec une couverture de services préhospitaliers, communément appelés,
évidemment, une couverture ambulancière, selon les meilleurs standards. Et il n'y a pas d'ambulances
de deuxième catégorie, tout le monde reçoit, en tant que services, la même
qualité de service, M. le Président.
Ceci dit, la
dispensation des services, donc le nombre d'ambulances par kilomètre carré et
les horaires de disponibilité, varie sur la base d'une grille d'analyse qui est
connue depuis longtemps et qui est appliquée de façon rigoureuse sur tout le
territoire du Québec. Le meilleur exemple, M. le Président, c'est bien la
dernière année où, à deux reprises — et bientôt à une troisième reprise — nous avons revu la distribution des
véhicules ambulanciers sur la base de
ces paramètres-là et avons soit ajouté des ambulances, soit avons converti des
horaires de faction en horaires de quarts
de travail. La grille d'analyse, elle est très simple, M. le Président, c'est
une combinaison de deux facteurs, soit par ambulance, un minimum de
3 000 transports par année...
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
...soit 28 heures par semaine pour les horaires de faction, auquel cas on
les convertit.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Taillon.
Mme Lamarre :
Ces déficiences en Abitibi-Témiscamingue, elles sont connues et reconnues.
Alors, il y a urgence d'agir. Selon le responsable du service d'ambulance de
l'Abitibi-Témiscamingue, une annonce doit être faite au plus tard la semaine prochaine pour les corriger, ces
déficiences-là, sinon ça va devoir attendre à l'an prochain, ce qui veut dire encore une autre année où les
citoyens d'Amos, de Ville-Marie, de Malartic et de Senneterre vont être mal
desservis.
Est-ce que le
ministre s'engage ici à donner une réponse positive au plus tard la semaine
prochaine?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Je tiens à corriger notre collègue et bien informer la
population, il n'y a pas d'horaire de modification de la distribution des ambulances ou de conversion
des horaires de faction en horaires de quarts de travail au Québec. Ces révisions-là se font de façon périodique, et,
comme je l'ai dit dans ma dernière réponse, je l'ai fait deux fois cette
année. Il n'y a pas de date butoir, ça
n'existe tout simplement pas. Et, encore aujourd'hui, au moment où on se parle,
j'en suis à faire encore quelques ajustements, et les ajustements se font sur
des données. Maintenant, les données viennent, au Québec, à l'exception d'Urgences-Santé, des
compagnies ambulancières elles-mêmes, et il se trouve que, dans certains
cas, les données sont éminemment imprécises.
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
Parfois, elles le sont, et c'est là-dessus qu'on prend nos décisions.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Matane-Matapédia.
Bérubé : M. le Président : «"Imaginez-vous partir
sur un appel urgent sur une difficulté respiratoire, un enfant étouffé ou un arrêt cardiaque, bien là, ça prend
au moins huit à dix minutes avant qu'on puisse partir avec l'ambulance.
On ne comprend pas pourquoi on a encore des horaires de faction en 2018",
estime le président de la Fraternité des paramédics de la Matanie, Marcel
Fortin.»
Moi non plus, je ne comprends pas ça.
C'est du concret, c'est une question de vie ou de mort. Le ministre nous
indique qu'il fait des évaluations de façon
périodique. Je pense, ce serait la bonne période d'assurer aux citoyens de la
Matanie la sécurité lorsqu'un appel...
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : M. le Président, le Québec est un grand territoire, un très
grand territoire, et, conséquemment, il est assez difficile d'imaginer
qu'il soit possible d'avoir une couverture identique sur tout le territoire. Et
ça, c'est le sens commun.
Maintenant, M. le
Président, nous faisons des ajustements, nous en avons fait sur tout le
territoire du Québec. Je pense notamment,
par exemple, à l'ajout d'ambulances que nous avons mises à
Saint-Michel-des-Saints. Pour qui et pour
quoi? Pour les Premières Nations à Manawan, qui sont, on en conviendra, très
loin des zones urbaines, et on l'a fait pas sur la base des critères, mais sur la base d'une situation
d'exception. En Matanie, on est dans une zone plus urbaine et on
utilise...
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
...nos paramètres, et je pense qu'à date ça a donné d'excellents résultats.
Le Président :
Principale, M. le député de Lévis.
M. Paradis (Lévis) : M. le Président, selon un document interne du ministère de la Santé
obtenu par la CAQ, le ministre de la
Santé a annoncé — il vient
d'en parler — une
nouvelle mesure et une nouvelle ressource ambulancière dans des régions, malheureusement, où les besoins sont
moins importants qu'ailleurs. Deux exemples. Le ministre a annoncé de nouveaux horaires à Louiseville, mais pourquoi
pas à Saint-Charles-de-Bellechasse, où les besoins sont plus importants?
Le ministre a annoncé une nouvelle ambulance
à Saint-Michel-des-Saints, mais pourquoi pas dans Laprairie, où les besoins
sont plus importants et où on attend
toujours? Le choix des régions qui
ont eu droit à de nouvelles ressources apparaît arbitraire. Il n'y a pas
d'adéquation entre l'utilisation réelle des ambulances et les nouvelles
ressources.
Est-ce que
le ministre de la Santé peut expliquer pourquoi il a ajouté des nouvelles
ressources ambulancières dans des régions où les besoins sont moins importants
qu'ailleurs?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Alors, M. le Président, j'ai constaté, à la lecture des journaux ce matin, c'est-à-dire du programme électoral de la CAQ, qu'il y avait un
article
qui faisait état d'analyses — entre
gros guillemets — de
la CAQ de certaines données. Alors,
les données de la CAQ, évidemment, sont de 2016, elles ne sont pas actuelles. Et je
tiens à informer la population que l'analyse de la desserte ambulancière ne se
fait pas par zones, mais bien par ambulances. C'est une analyse qui est beaucoup plus fine que celles de la CAQ, je le souligne.
Nous faisons des analyses beaucoup plus fines que celles de la CAQ, et c'est sur cette base-là, M. le Président, que nous ajustons soit les ressources soit la conversion des horaires
de faction en quarts de travail. Par exemple,
dans l'article en question, on mentionnait Rivière-du-Loup.
Rivière-du-Loup ne dépasse pas le
seuil de 28 heures par semaine en un horaire de faction, mais dépasse les
3 000 transports par année,
et c'est la raison que nous avons pris la décision que nous avons prise.
Maintenant, M. le
Président, il y a des cas particuliers, et un des cas particuliers est celui de
Sainte-Marie. À Sainte-Marie, il y a deux
compagnies qui ont des données conflictuelles que nous continuons d'analyser
pour éventuellement prendre une
décision. Je l'ai dit à plusieurs reprises, je l'ai dit dans les trois
dernières questions qu'on m'a posées, cette évaluation-là se fait en
continu.
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
Mais, lorsque nous déterminons qu'une décision a à être prise sur la base des
critères...
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Lévis.
M. Paradis
(Lévis) : M. le Président, à
Rivière-du-Loup, justement, en fonction des données les plus récentes que l'on a obtenues, le taux d'utilisation de
l'ambulance est de 48 %, le ministre a annoncé la transformation d'un
horaire de
faction en horaire à l'heure. Pourquoi pas à La Tuque, où le taux
d'utilisation de l'ambulance est de 23 % supérieur? Peut-être que la députée de Laviolette devrait
voir son ministre pour lui demander pourquoi il n'y a pas eu de nouvelles
ressources à La Tuque.
Comment le ministre
explique ces choix arbitraires?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Bon, bien, je pense que la population devrait être,
aujourd'hui, inquiète. Ça va faire maintenant la cinquième fois que je l'explique, puis je vais le réexpliquer pour la
CAQ, pour qu'elle comprenne bien. Deux paramètres, deux paramètres. 28 heures, c'est un paramètre.
Ensuite, ce n'est pas «et», mais bien «ou» 3 000 transports. Alors,
dans un cas, on peut avoir un chiffre
inférieur à 28 heures qui soit différent d'une autre région, mais, s'il
n'y a pas l'un ou l'autre critère, on ne convertit pas ni n'ajoutons
d'ambulances.
Alors, si la CAQ veut
prendre des décisions sur un seul critère, elle n'est donc pas apte à gérer. Et
c'est ça, la situation, M. le Président. Et l'explication, elle est tout
simplement là, nous avons une grille...
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
...rigoureuse que nous appliquons partout au Québec.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Lévis.
M. Paradis (Lévis) : M. le Président, même l'industrie questionne la méthodologie du ministre.
Pour l'industrie, à Sainte-Marie de Beauce, Acton Vale, les
ratios sont dépassés, mais les horaires n'ont pas été transformés. À Saint-Charles-de-Bellechasse, le taux d'utilisation de l'ambulance est à 104 %.
Il n'y a pas de nouvelles ressources, les ambulanciers sont débordés.
Est-ce que le
ministre reconnaît au moins dans ces données que les données objectives
démontrent la nécessité — parlons
de ce cas-là — de
transformer au complet un horaire de faction en horaire à l'heure à Saint-Charles-de-Bellechasse?
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Je pense
que tous les gens qui nous écoutent aujourd'hui, M. le Président, comprennent que, du côté des entreprises,
il y a un intérêt à augmenter le chiffre d'affaires et, du côté des
syndicats, il y a un intérêt à convertir des horaires de faction en quarts de travail. C'est normal, c'est
l'humanité de la chose. D'un côté, le côté commercial; de l'autre côté,
un avantage que l'on comprend.
Maintenant,
M. le Président, encore faut-il se mettre au-dessus de la mêlée
et prendre les décisions sur une base qui
est reproductible et objective d'une
région à l'autre, et c'est ce que nous faisons. Maintenant, à propos de
Bellechasse, nous sommes encore en
train de terminer l'analyse parce que, oui, il est possible que nous
ajoutions... ou convertissions des horaires, tout à fait, sauf qu'on va
le faire...
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
...sur la base de la raison, et non de la politique.
Le Président :
Principale, Mme la députée de Taillon.
Lamarre : Depuis quatre ans, les citoyens de la MRC de Rouville, en
Montérégie, subissent la diminution ou la fermeture de plusieurs
services de leur CLSC du Richelieu. Voici des services qui ont été
perdus : les suivis de grossesse, les
services après accouchement, des changements de pansement, des points de
suture, l'inhalothérapie d'urgence. On
apprend récemment que même le sans rendez-vous sera fermé, 8 000 personnes
sans médecin de famille qui vont devoir aller à
Saint-Jean-sur-Richelieu, à 20 kilomètres plus loin, pour voir un médecin.
Parti québécois a lancé la campagne Non à la délocalisation des services du
CLSC Richelieu pour maintenir des
services de proximité. Est-ce que le ministre va le comprendre? On a un
ministre qui déplace les patients comme si c'étaient des pièces d'un jeu. Nous, on pense aux personnes âgées, aux
jeunes familles, aux êtres humains qui ont besoin de soins proches de
chez eux, pas à 20 kilomètres plus loin.
Est-ce
que le gouvernement va mettre un frein à ces fermetures et rétablir les
services au CLSC Richelieu? Ils sont indispensables.
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
Barrette : Alors, M. le Président, je suis très au fait de cette
situation-là qui, malheureusement, ne découle pas d'une décision gouvernementale. Et non, M. le Président, le
gouvernement... Et je l'ai dit à plusieurs reprises dans cette Chambre à des questions posées par mes
collègues critiques en matière de santé et de services sociaux, les CLSC
ne sont pas ni pour fermer ni pour réduire
leurs activités. Le rôle des CLSC est important, et doit continuer, et, dans
certains cas, même augmenter.
Ceci
étant dit, M. le Président, dans le cas précis qui est soulevé par ma collègue,
il y a une problématique réelle qui,
elle, découle de décisions médicales
prises individuellement par ces médecins-là du CLSC. Et je suis d'accord avec
ma collègue que cette décision-là prise par des médecins, non
pas par le gouvernement ni par le CISSS de Montérégie-Centre, est une décision qui est éminemment critiquable,
et c'est la raison pour laquelle, au moment même où on se parle, je suis
intervenu et j'interviens encore non pas
auprès du CISSS, mais bien de la FMOQ pour qu'elle, disons, contrôle ses
membres...
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
...qui ont pris une décision éminemment délétère.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Taillon.
Mme Lamarre : Vous voyez, M. le Président, c'est ça
que les Québécois ne comprennent pas, c'est qu'il y a
des négociations entre un gouvernement et une fédération
médicale où on garantit 3 milliards d'augmentations pour les huit prochaines années sans être capable d'aller
chercher des assurances de services pour la population. Et ça, c'est
l'échec du ministre,
c'est l'échec de ce gouvernement depuis 15 ans, et c'est ça
que la population ne peut plus accepter maintenant. Je n'ai pas de question.
Le Président :
S'il vous plaît! Je vais peut-être donner du temps. M. le ministre de la Santé.
M. Barrette : Ce qui nous... Oui, moi aussi, je le cherche
encore, le point d'interrogation. Il n'y en a pas, alors je vais répondre à un éditorial par un éditorial.
Les médecins étant des travailleurs autonomes et à propos desquels les relations entre la société, et le représentant qu'est le gouvernement, et ce groupe de travailleurs, bien, elles sont
régies par des règles de fonctionnement que l'on connaît et elles sont liées à leur statut... Maintenant,
si, au Parti québécois, on veut
changer leur statut, bien, qu'on l'écrive dans un programme
électoral. Je n'ai pas vu dans leur programme électoral quelque proposition de changement de statut, je n'ai pas vu ça. Maintenant,
M. le Président, j'interviens à l'intérieur...
Le Président :
En terminant.
M. Barrette :
...de mes prérogatives pour régler ce problème.
Le Président :
Complémentaire, Mme la députée...
Mme Lamarre :
M. le Président, j'invite le ministre...
Le Président :
Vous êtes compliquée un peu, là. Complémentaire, Mme la députée de Taillon.
Mme Lamarre :
Merci. Bonjour, M. le Président. Alors, j'invite le ministre, qui prétend
toujours que la CAQ ne donne pas son
programme... Nous, il est donné, notre programme, et clairement on les a, les
solutions. Il faut arrêter le joug...
de laisser les professionnels sous le joug des médecins, permettre un élargissement
des autres activités et faire en sorte de revoir les modes de
rémunération.
Le ministre est vraiment persuadé,
convaincu que le mode de rémunération à l'acte, qu'il a négocié quand il était
président de la FMSQ et qu'il a continué à
soutenir quand il est président maintenant... quand il est ministre de la Santé,
est le seul. C'est faux.
Le Président :
M. le ministre de la Santé. Avec...
M. Barrette :
M. le Président, je vais...
Le Président :
S'il vous plaît! Avec un point d'exclamation. M. le ministre de la Santé.
M. Barrette :
Alors, M. le Président, dans cet échange d'éditoriaux, qui est très
intéressant, puisqu'il va intéresser la population, si le Parti
québécois veut vendre à la population cette option-là, qu'il le fasse. J'ai déjà
félicité le Parti québécois d'avoir, contrairement,
effectivement, à la CAQ, écrit son programme électoral, qui n'est pas
suffisamment détaillé. Peut-être que
la population irait plus vers le Parti québécois si le Parti québécois était
clair sur cet élément-là. Revoir la
rémunération, c'est une chose. Le faire, c'est une autre chose. Comment le
faire, c'est une autre chose. Moi, j'encourage le Parti québécois à
s'exprimer clairement sur ce sujet-là. Peut-être auront-ils plus de
succès — je
leur souhaite — dans
cette campagne électorale.
Le Président :
Principale, M. le député de Saint-Jean.
Turcotte : En cette Semaine québécoise des personnes
handicapées, l'heure est au bilan. Le bilan du gouvernement libéral : coupe d'un demi-million d'heures de soins à
domicile, coupe dans les services en CHSLD, et le plan d'action du
ministre pour les adultes vivant en CHSLD se fait toujours attendre.
Encore trop de parents attendent une réponse ou se
font refuser le supplément pour enfant nécessitant des soins exceptionnels. Les parents de Parents pour
toujours attendent toujours de l'aide du gouvernement. L'exclusion des élèves
vivant avec un handicap du supplément pour
l'achat de fournitures scolaires... encore trop de parents attendent pour le
diagnostic ou pour les services pour leur enfant vivant avec une déficience
intellectuelle ou un trouble du spectre de l'autisme,
sans parler des coupes en éducation pour les services spécialisés. On n'a rien
pour les loisirs, leurs logements, leur
transport, leur employabilité. Vivement un État fort au service des personnes vivant
avec un handicap! Vivement le gouvernement
du Parti québécois! Et le gouvernement libéral doit maintenant porter l'odieux
de ce bilan dévastateur pour les personnes vivant avec un handicap au
Québec.
Le Président :
Mme la ministre déléguée à la Réadaptation.
Charlebois : M. le Président, je veux dire au député de
Saint-Jean par votre entremise que c'est faux de prétendre qu'on n'a
rien fait.
Premièrement,
parlons donc de Parents pour toujours, que j'ai piloté du début à la fin, qui a
fait en sorte que... à l'époque, le
ministre de l'Éducation était ministre de la Famille, il a pu le prendre avec
Retraite Québec puis aider ces parents-là. Ça, c'est toujours bien...
Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! On a entendu. La
question était bien posée, M. le député de Saint-Jean.
Le Président :
M. le député de Saint-Jean, M. le leader... Mme la ministre, c'est vous la
parole.
Charlebois : Alors, M. le Président, non seulement on a aidé
ces parents-là, mais on a, avec l'OPHQ, l'Office des personnes handicapées,
travaillé sur le plan des engagements gouvernementaux. On a investi beaucoup de
sommes pour rendre accessibles des
lieux, pour faire en sorte que nous puissions aider nos personnes handicapées,
qu'on puisse faire de l'inclusion sociale. Prenons donc le travail que
fait le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale pour inclure ces
personnes-là sur le marché du travail.
Ce qu'on cherche à faire, c'est avoir
une société plus inclusive. On a investi massivement. Eux autres, pendant
qu'ils ont été au pouvoir, 18 mois, ils
se sont assis sur leurs deux mains. Nous autres, on s'est mis au travail depuis qu'on est là. M. le Président, je peux vous donner, là... juste en déficience physique, les budgets
sont passés de 437 millions
à 618 millions, une augmentation...
Le Président :
En terminant.
Charlebois :
...de 42 %. On ne réduit pas les services, M. le Président.
Le Président :
C'est terminé.
Le Président :
Bien, je vais commencer par déclarer...
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît!
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît!
Le Président :
Bien, pour l'instant, je suis debout. Pour l'instant, je suis debout. Vous
allez vous asseoir.
Le Président :
S'il vous plaît!
Président : M. le
leader, vous avez quelque chose à ajouter? Mme la ministre, ces notes-là,
vous dites que ce sont des notes personnelles?
Le Président :
Oui, oui, je vous écoute.
Charlebois : Ce
sont mes notes personnelles. Je travaille beaucoup. Vous voyez, j'ai un
cartable plein, parce que je connais mes dossiers.
Le Président :
Cela règle la question. Il faut prendre la parole de la ministre.
Et je vous annonce
que c'est la fin de la période de questions et de réponses orales.
Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, nous en sommes à la rubrique Motions
sans préavis. Et, en fonction de nos
règles, c'est un membre du deuxième
groupe d'opposition... Il s'agit de M. le député de La Peltrie pour la présentation de sa motion. M. le
député, à vous la parole.
Caire : Merci, M. le Président. Je demande le consentement pour déposer la
motion suivante conjointement
avec le député de Matane, le député de Mercier, la députée de Vachon :
«Que l'Assemblée
nationale exige du gouvernement de baser ses choix de nomination sur
les compétences et de tenir compte des recommandations des conseils
d'administration et des comités de sélection, sans égard à leur affiliation
politique.»
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay :
Nous proposons de l'adopter sans débat, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, la motion est adoptée.
Vice-Président (M. Gendron) :
Oui. Alors, que l'on appelle les députés, parce que le vote par appel nominal
est demandé. Je ne vois pas de whip debout, alors nous allons procéder tout de
suite...
Le Vice-Président (M. Gendron) : S'il
vous plaît! Nous allons procéder tout de suite au vote.
Alors, quels sont ceux qui sont d'accord avec
cette motion? Veuillez vous lever, s'il vous plaît.
Le Secrétaire adjoint : M. Bonnardel (Granby), M. Caire (La Peltrie), M.
Jolin-Barrette (Borduas), M. Charette (Deux-Montagnes), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), Mme Roy (Montarville), Mme Samson (Iberville), M. Roberge
(Chambly), M. Laframboise (Blainville), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs),
M. Lemay (Masson), Mme Lavallée (Repentigny), M. Lamontagne (Johnson),
Mme D'Amours (Mirabel), Mme Soucy (Saint-Hyacinthe),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Paradis (Lévis), M. Spénard
(Beauce-Nord).
M. Fournier
(Saint-Laurent), M. Billette (Huntingdon), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel),
M. Leitão (Robert-Baldwin), M. Arcand
(Mont-Royal), M. Coiteux (Nelligan), Mme David (Outremont),
M. Proulx (Jean-Talon), M. D'Amour
(Rivière-du-Loup—Témiscouata),
Mme Nichols (Vaudreuil), M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Vallée
(Gatineau), Mme Charlebois (Soulanges),
M. Barrette (La Pinière), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce),
M. Blanchette (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Lessard
(Lotbinière-Frontenac), M. Poëti (Marguerite-Bourgeoys), M. Heurtel
(Viau), Mme Vien (Bellechasse),
Mme Ménard (Laporte), M. Fortin (Pontiac), Mme Tremblay (Chauveau),
M. Fortin (Sherbrooke), M. Reid (Orford), M. Morin
(Côte-du-Sud), M. Bernier (Montmorency), M. Ouellette (Chomedey), Mme Montpetit (Crémazie), Mme Rotiroti
(Jeanne-Mance—Viger),
M. Tanguay (LaFontaine), Mme Melançon (Verdun), M. Blais (Charlesbourg), Mme Charbonneau
(Mille-Îles), M. Carrière (Chapleau), M. Drolet (Jean-Lesage),
Mme de Santis (Bourassa-Sauvé), M. Bolduc (Mégantic),
M. Simard (Dubuc), M. Matte (Portneuf), M. Chevarie
(Îles-de-la-Madeleine), M. Girard (Trois-Rivières), M. Huot
(Vanier-Les Rivières), M. Rousselle (Vimont), M. Auger (Champlain), M. Birnbaum (D'Arcy-McGee),
M. Boucher (Ungava), M. Giguère (Saint-Maurice), M. Habel
(Sainte-Rose), M. Hardy
(Saint-François), M. Merlini (La Prairie), M. Plante
(Maskinongé), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Simard
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré),
Mme Sauvé (Fabre).
M. Lisée (Rosemont), M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Marceau (Rousseau), Mme Léger
(Pointe-aux-Trembles), M. LeBel (Rimouski), Mme Maltais
(Taschereau), Mme Lamarre (Taillon), M. Bergeron (Verchères),
M. Leclair (Beauharnois), Mme Poirier (Hochelaga-Maisonneuve),
M. Gaudreault (Jonquière), M. Cloutier (Lac-Saint-Jean),
M. Therrien (Sanguinet), M. Rochon (Richelieu), M. Cousineau (Bertrand),
M. Bourcier (Saint-Jérôme), Mme Jean (Chicoutimi), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. Villeneuve (Berthier), Mme Fournier
(Marie-Victorin), M. Traversy (Terrebonne), M. Kotto (Bourget),
M. Turcotte (Saint-Jean), M. Roy (Bonaventure).
M. Nadeau-Dubois
(Gouin), M. Khadir (Mercier), M. Busque (Beauce-Sud),
Mme Ouellet (Vachon).
Le Vice-Président (M. Gendron) : Y a-t-il
des gens qui sont contre? Y a-t-il des abstentions? M. le secrétaire
général, pour le résultat du vote.
Secrétaire : Pour : 101
Contre :
Le Vice-Président (M. Gendron) : Un
instant. La motion est adoptée. Oui, M. le leader de l'opposition officielle.
M. Bérubé :
Un petit correctif, M. le Président. On a identifié le député comme étant
M. Rochon, mais c'est M. Pagé, de Labelle.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Oui, oui. Alors, on va refaire la correction à la
table. Ça va?
Le Vice-Président (M. Gendron) : Mais non,
mais on me dit que c'est fait, là. Ça fait que c'est réglé. Merci.
Alors, un membre du
groupe, maintenant, formant le gouvernement. Mme la ministre responsable de
l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions, pour la présentation
de votre motion. Mme la ministre.
Mme Weil : Merci,
M. le Président. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de
présenter la motion suivante conjointement avec le député de
Gouin :
«Que l'Assemblée
nationale reconnaisse l'importance qu'elle accorde à la protection des
renseignements personnels des électeurs ainsi que les préoccupations de la
population du Québec à cet égard;
«Que
l'Assemblée nationale prenne acte que le Directeur général des élections a,
dans une lettre datée du 5 avril 2018, suggéré
l'adoption au cours de la présente session parlementaire d'une loi lui
accordant temporairement un mandat et les pouvoirs nécessaires afin que
soient évaluées les pratiques des partis politiques quant à la collecte, à
l'utilisation, à la communication, à la conservation et à la sécurité des
renseignements personnels des électrices et des électeurs;
«Que
l'Assemblée nationale prenne acte que ces travaux du Directeur général des
élections permettraient de dresser un état de situation et de proposer par la
suite un encadrement législatif quant à la protection de la vie privée des
électeurs;
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que les partis politiques représentés à
l'Assemblée nationale ont tous exprimé publiquement leur appui à la
suggestion du Directeur général des élections;
«Que,
conséquemment, l'Assemblée nationale s'engage à modifier la Loi électorale afin
de donner suite à la demande du Directeur général des élections, en procédant à
l'adoption du projet de loi n° 188 d'ici la fin de la présente
session parlementaire.» Merci, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Alors, M. le leader adjoint du gouvernement, y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay :
Nous proposons de l'adopter sans débat.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Alors, est-ce que cette motion est adoptée?
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Pardon?
Bonnardel :
Pas de consentement, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Pas de consentement? Alors, il n'y a pas de
consentement.
Vice-Président (M. Gendron) : S'il vous plaît! J'ai entendu qu'il n'y
avait pas de consentement. Un membre du groupe formant l'opposition
officielle. M. le député de Jonquière.
Gaudreault : M. le Président, je sollicite le consentement des membres
de cette Assemblée afin de présenter, conjointement
avec le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, le député de Gouin
et le député de Gaspé, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle que la production d'énergie éolienne constitue
un moteur important pour l'économie et l'innovation dans les régions du
Québec;
«Qu'elle souligne que
plusieurs emplois y sont rattachés;
«Qu'elle
affirme que l'occupation, la vitalité des territoires et l'acceptabilité
sociale doivent demeurer des critères importants de la politique énergétique
du Québec.»
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay :
Nous proposons de l'adopter sans débat, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Alors, est-ce que cette motion est adoptée?
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Un instant! Cette motion-là, est-ce qu'elle est
adoptée?
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Adopté. Oui, M. le leader.
M. Bérubé :
...vote par appel nominal.
Vice-Président (M. Gendron) : Le vote par appel nominal étant demandé — je ne vois pas les whips ailleurs que sur leurs sièges — en
conséquence, nous allons procéder dès maintenant.
Alors, quels sont
ceux qui sont favorables avec cette motion? Veuillez vous lever.
Secrétaire adjoint : M. Lisée (Rosemont), M. Bérubé
(Matane-Matapédia), M. Marceau (Rousseau), Mme Léger (Pointe-aux-Trembles), M. LeBel (Rimouski),
Mme Maltais (Taschereau), Mme Lamarre (Taillon), M. Bergeron (Verchères), M. Leclair
(Beauharnois), Mme Poirier (Hochelaga-Maisonneuve), M. Gaudreault
(Jonquière), M. Cloutier (Lac-Saint-Jean), M. Therrien
(Sanguinet), M. Pagé (Labelle), M. Cousineau (Bertrand),
M. Bourcier (Saint-Jérôme), Mme Jean (Chicoutimi), M. Ouellet
(René-Lévesque), M. Villeneuve (Berthier), Mme Fournier
(Marie-Victorin), M. Traversy (Terrebonne), M. Kotto (Bourget),
M. Turcotte (Saint-Jean), M. Roy (Bonaventure).
M. Fournier
(Saint-Laurent), M. Billette (Huntingdon), Mme Thériault (Anjou—Louis-Riel),
M. Leitão (Robert-Baldwin),
M. Arcand (Mont-Royal), M. Coiteux (Nelligan), Mme David
(Outremont), M. Proulx (Jean-Talon), M. D'Amour (Rivière-du-Loup—Témiscouata), Mme Nichols (Vaudreuil),
M. Kelley (Jacques-Cartier), Mme Vallée (Gatineau), Mme Charlebois (Soulanges),
M. Barrette (La Pinière), Mme Weil (Notre-Dame-de-Grâce),
M. Blanchette (Rouyn-Noranda—Témiscamingue), M. Lessard
(Lotbinière-Frontenac), M. Poëti (Marguerite-Bourgeoys), M. Heurtel
(Viau), Mme Vien (Bellechasse),
Mme Ménard (Laporte), M. Fortin (Pontiac), Mme Tremblay
(Chauveau), M. Fortin (Sherbrooke), M. Reid (Orford),
M. Morin (Côte-du-Sud), M. Bernier (Montmorency), M. Ouellette
(Chomedey), Mme Montpetit (Crémazie), Mme Rotiroti (Jeanne-Mance—Viger),
M. Tanguay (LaFontaine), Mme Melançon (Verdun), M. Blais (Charlesbourg), Mme Charbonneau
(Mille-Îles), M. Carrière (Chapleau), M. Drolet (Jean-Lesage),
Mme de Santis (Bourassa-Sauvé), M. Bolduc (Mégantic),
M. Simard (Dubuc), M. Matte (Portneuf), M. Chevarie (Îles-de-la-Madeleine), M. Girard
(Trois-Rivières), M. Huot (Vanier-Les Rivières), M. Rousselle
(Vimont), M. Auger (Champlain),
M. Birnbaum (D'Arcy-McGee), M. Boucher (Ungava), M. Giguère
(Saint-Maurice), M. Habel (Sainte-Rose), M. Hardy (Saint-François), M. Merlini (La Prairie),
M. Plante (Maskinongé), M. Polo (Laval-des-Rapides), Mme Simard
(Charlevoix—Côte-de-Beaupré),
Mme Sauvé (Fabre).
M. Bonnardel
(Granby), M. Caire (La Peltrie), M. Jolin-Barrette (Borduas),
M. Charette (Deux-Montagnes), M. Martel
(Nicolet-Bécancour), Mme Roy (Montarville), Mme Samson (Iberville),
M. Roberge (Chambly), M. Laframboise (Blainville), M. Schneeberger (Drummond—Bois-Francs), M. Lemay (Masson),
Mme Lavallée (Repentigny), M. Lamontagne
(Johnson), Mme D'Amours (Mirabel), Mme Soucy (Saint-Hyacinthe),
Mme Guilbault (Louis-Hébert), M. Paradis (Lévis),
M. Spénard (Beauce-Nord).
M. Nadeau-Dubois
(Gouin), M. Khadir (Mercier), M. Busque (Beauce-Sud),
Mme Ouellet (Vachon).
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Que les députés contre cette motion veuillent bien
se lever. Je n'en vois pas. Abstentions? Je n'en vois pas. Alors, M. le
secrétaire général, pour le résultat de la motion.
Secrétaire : Pour : 101
Contre :
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Alors, la motion est adoptée.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : S'il vous plaît! M. le leader.
M. Bérubé : Juste une petite erreur. La députée de Vachon était conjointe sur cette motion, et ça n'a
pas été identifié, donc je voulais faire le correctif.
Le Vice-Président
(M. Gendron) : Non, on va faire le correctif. Maintenant...
Le Vice-Président
(M. Gendron) : S'il vous plaît! Non, la récréation n'est pas supposée
de commencer.
Alors,
on est toujours aux motions sans préavis, et je cède la parole à Mme la députée
de Vachon pour la présentation de sa motion sans préavis. Mme la
députée, à vous la parole.
Mme Ouellet : Oui. Merci, M. le Président. Je demande le consentement de cette
Chambre pour présenter la motion suivante — pour laquelle j'étais
conjointe mais que je prends sous ma responsabilité, sinon elle n'aurait pas pu
être présentée — donc, conjointement avec le député de
Mercier, avec le ministre responsable des Affaires autochtones, avec le
député de Lac-Saint-Jean, avec le député de Masson et le député de Gaspé :
«Que l'Assemblée nationale
souligne le Mois national de l'histoire autochtone;
«Qu'elle reconnaisse que l'art, les cultures,
les langues et le patrimoine autochtones font
partie intégrante de l'histoire
du Québec;
«Que
l'Assemblée nationale en profite pour déclarer son appui aux peuples
autochtones qui oeuvrent à améliorer la
qualité de vie et à établir des collectivités saines, sécuritaires et durables
en participant pleinement au développement politique, social et
économique de notre société.»
Vice-Président (M. Gendron) : Alors, je vous remercie. Y a-t-il
consentement pour débattre de cette motion?
M. Tanguay : Nous proposons
de l'adopter sans débat, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Est-ce que cette motion est adoptée?
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, la motion est adoptée. Merci.
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Oui?
M. Tanguay :
Oui. M. le Président, j'aimerais déposer, de consentement, une deuxième motion
sur la tenue de consultations
particulières quant au projet de loi n° 188 et notamment pour donner suite
à ce que demandait le Directeur général des élections.
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Est-ce qu'il y a consentement? Alors, il n'y a pas de consentement pour
débattre de cette motion.
Nous en
sommes maintenant à la rubrique Renseignements sur les travaux, parce qu'il n'y
a pas d'avis touchant les travaux. Alors, est-ce qu'il y a des
renseignements? Je ne vois pas de demande de renseignements.
En conséquence, M. le leader adjoint,
indiquez-nous les affaires du jour.
M. Tanguay : Oui. M. le
Président, je vous prierais d'appeler l'article 21, s'il vous plaît.
Le Vice-Président (M. Gendron) : À
l'article 21 du feuilleton d'aujourd'hui...
Vice-Président (M. Gendron) : Alors, nous allons suspendre quelques
instants pour permettre aux gens de quitter dans le silence.
(Suspension de la séance à 11 h 18)
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, pour donner suite à la demande du leader du gouvernement, M. le ministre
des Transports propose l'adoption du principe du projet de loi n° 184, Loi favorisant l'établissement d'un
service public de recharge rapide
pour les véhicules électriques. Et je suis prêt à entendre les interventions et
je reconnais M. le ministre des Transports pour son intervention. À
vous, M. le ministre.
Fortin (Pontiac) : Merci, M. le Président. Il me fait plaisir de
prendre part, évidemment, là, au débat sur l'adoption de principe du projet de loi n° 184, le
projet de Loi favorisant l'établissement d'un service public de recharge rapide
pour véhicules électriques.
Je pense que tout le monde ici est à
même de reconnaître, M. le Président, qu'il y a ici, au Québec, ici, au Canada,
mais dans le monde entier, de grands changements
en matière d'énergie, en matière d'électrification, entre autres, des transports, et, heureusement, ici, au Québec, on a
la chance de pouvoir compter sur notre énergie à nous, notre énergie propre, notre énergie renouvelable, l'hydroélectricité
québécoise, et je dis que c'est une chance, M. le Président, c'est une chance, effectivement, parce que notre
hydroélectricité, elle est accessible et elle est, sans aucun doute, un atout
qui nous permet collectivement, comme société, de faire des
meilleurs choix énergétiques. De nos jours, évidemment, l'adoption de meilleurs choix
énergétiques, c'est devenu une responsabilité quotidienne, et plusieurs
citoyens se sentent interpellés par ça, plusieurs gouvernements, évidemment, se
sentent interpellés par la même chose, en particulier, entre autres, en matière
de transport.
plus en plus de Québécois, dans tous nos quartiers, dans toutes nos régions,
font le choix de véhicules électriques, et dans ce contexte, évidemment, il appartient au gouvernement de s'assurer
que le citoyen a tous les outils à sa disposition pour faire ces choix-là. Comme vous le savez, nous
nous sommes fixé, comme gouvernement, des objectifs ambitieux mais des objectifs importants en matière
d'électrification des transports et, parmi ces objectifs, on veut intégrer
100 000 véhicules électriques immatriculés ici, au Québec, sur les
routes du Québec, d'ici 2020, donc d'ici deux ans. C'est un premier objectif. L'objectif subséquent, c'est d'en avoir
300 000 d'ici 2026 et, enfin, 1 million, de véhicules électriques,
d'ici 2030. À l'heure actuelle, M. le Président, au Québec, il y en a un peu
plus de 27 000, mais la tendance vers l'achat du véhicule électrique, elle est importante. Au cours,
simplement, du mois dernier, 2 300 Québécois se sont ajoutés au
nombre, 2 300 Québécois ont fait le choix de l'achat d'un véhicule
électrique.
Et déjà, M. le
Président, plusieurs incitatifs sont en place pour favoriser l'émergence, pour
favoriser l'arrivée d'additionnels véhicules
électriques sur nos routes, comme le rabais à l'achat, rabais de
8 000 $ à l'achat. Et d'ailleurs je dois féliciter certaines villes
comme la ville de Laval, qui fait le choix d'ajouter à ce rabais-là, certaines
entreprises également qui font le choix d'ajouter... comme Cascades, qui font
le choix d'ajouter à ce rabais qui est en place. Le rabais, c'est une chose.
développement du circuit de bornes de recharge est également primordial pour
s'assurer d'arriver à nos objectifs. Alors, on veut rendre,
collectivement, comme gouvernement — c'est un objectif commun à
tout le monde, j'en suis certain — on veut rendre plus accessible un plus grand
nombre de bornes publiques de recharge rapide, c'est-à-dire des bornes d'une puissance de 400 volts et plus.
Toutefois, nous devons en faire plus que ce qui est présentement fait. Je vous
donne un exemple bien simple. La Norvège, aujourd'hui, M. le Président, est devenue un leader en matière
d'électrification des transports. Pourquoi? Bien, parce que collectivement
ils ont fait ce choix-là de se donner les moyens d'y arriver. Ensemble, ils ont choisi de subventionner la
construction et la mise en place de bornes de recharge rapide sur leur
territoire. Et cet exemple, bien, il
démontre bien à quel point le déploiement, disons, d'un tel réseau fiable, d'un
tel réseau dense, d'un tel réseau
accessible peut avoir un effet multiplicateur sur l'acquisition de véhicules
électriques par les gens de ce pays-là.
Et, comme vous le savez, au Québec, ici, on a tous les atouts pour convertir
progressivement nos transports à l'énergie
électrique. Notre énergie, elle est propre et elle est renouvelable. Notre
énergie, elle est beaucoup moins chère que l'essence, et notre réseau
électrique, il est déjà développé, il est déjà fiable.
Toutefois,
malgré ces avantages et ces avancées, il n'y a que 130 bornes publiques de
recharge rapide au Québec. Et, si on
veut réellement atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés avec le plan
d'électrification des transports 2015‑2020, bien, il est impératif, M. le
Président, d'augmenter le nombre de bornes de recharge mais également
d'augmenter le nombre de bornes de recharge rapide sur notre territoire.
Alors,
en tant que distributeur d'électricité, Hydro-Québec est mieux placée que
quiconque pour rentabiliser les projets d'infrastructure de recharge
rapide. Et, pour permettre à Hydro-Québec de procéder à un déploiement massif de ces bornes de recharge rapide, bien, il est
nécessaire d'instaurer un modèle de financement permettant une grande agilité
et une rapidité d'intervention, parce que ce
déploiement-là, il doit se faire à courte échéance. Et c'est pour cette
raison-là que nous avons présenté le
projet de loi favorisant l'établissement d'un service public de recharge rapide
pour ces véhicules électriques là et
c'est pour ça que, le projet de loi qui est proposé, ce qu'il propose, ce qu'il
présente, c'est de modifier la Loi
sur Hydro-Québec dans le but de permettre au gouvernement de fixer par
règlement les tarifs d'un service public de recharge rapide pour les véhicules électriques et la modification de
la
Loi sur la Régie de l'énergie afin de permettre à celle-ci de tenir compte, dans la fixation des
tarifs de distribution d'électricité, des revenus requis par Hydro-Québec
pour assurer l'exploitation d'un service
public de recharge rapide et des préoccupations économiques, sociales et
environnementales que peut lui indiquer le gouvernement.
Alors,
avec ce projet de loi là, nous proposons une solution concrète en vue de
pallier aux coûts élevés et à l'absence de rentabilité des bornes de recharge rapide pour les véhicules
électriques, mais surtout ce qu'on fait, c'est qu'on s'assure qu'au-delà
de ce qui est déjà en place, au-delà du rabais qui est offert aux
consommateurs, au-delà de la
loi sur les véhicules
zéro émission, qui a été présentée par le ministre de l'Environnement de
l'époque, au-delà de ce qui est déjà en place au Québec on se donne les outils
collectivement pour qu'il y ait plus de bornes de recharge rapide et pour
que plus de consommateurs fassent le choix
de l'électrification des transports, le choix de l'achat d'un véhicule
électrique. C'est ce vers quoi on
veut, c'est ce vers quoi on doit tendre, au Québec, et, avec le projet de loi
n° 184, on se donne les moyens d'y arriver, M. le Président.
Vice-Président (M. Gendron) : Je vous remercie. On vous remercie, M.
le ministre des Transports. Et, pour la
poursuite du débat toujours sur le principe de ce même projet de loi, je cède
la parole au porte-parole de l'opposition officielle en cette matière.
M. le député de Saint-Jérôme, à vous.
Bourcier : Alors, M. le Président, notre société québécoise change,
les véhicules électriques arrivent, il faut changer les mentalités, et le point de bascule est arrivé aussi. C'est
avec notre électricité propre qu'il faut les faire rouler.
Pourtant,
malgré leur popularité, dont le gouvernement se sert dans ses publicités à la
télé, on n'en compte aujourd'hui que
25 000 au Québec, contre 5 millions de véhicules à essence, et là on
parle de tous les modèles : hybrides et les tout électriques. Les
Québécoises et les Québécois veulent des autos électriques, mais,
malheureusement, la disponibilité des modèles chez les concessionnaires n'est
pas au rendez-vous.
La
loi sur les véhicules zéro émission, qui
donne des crédits aux constructeurs automobiles s'ils vendent des modèles électriques, n'est pas assez sévère. Les
constructeurs ont d'ailleurs accumulé beaucoup de crédits depuis 2014, ce qui occasionne une pénurie de modèles
disponibles chez les concessionnaires. On peut attendre jusqu'à huit mois, dans
certains cas, pour en avoir un de
disponible, alors les gens se tournent vers les véhicules à essence, faute de
temps. D'ailleurs, six des 10 véhicules les plus vendus au Québec
étaient des camions légers, dont des Ford F-150, des RAM 1500, des
Toyota RAV4, mais ce n'étaient pas des électriques.
Avec le prix
de l'essence à 1,50 $, les Québécois sont prêts à se procurer des
véhicules électriques, mais il n'y en a pas, alors les gens se tournent vers les véhicules à essence, et les
ventes de pétrole augmentent encore plus. Pour la seule année 2016, les ventes d'essence ont augmenté
de 9,2 % par rapport à 2015. Ce n'est pas rien, ça. En fait, M. le Président,
l'essence automobile représentait 56 %
de la consommation totale de carburant utilisé pour le transport au Québec,
pendant que l'électricité représentait 0,3 % du total. Ça, c'est de
l'argent net qui sort à pleine porte du Québec.
Sachant
cela — alors
que la demande pour des véhicules électriques augmente, l'offre des
concessionnaires n'est tout simplement pas là, et c'est ça qui est
inconcevable — le
gouvernement du Québec s'est donné comme objectif... et j'entendais tantôt le ministre des Transports, un objectif
d'atteindre, en 2020, 100 000 véhicules électriques sur les routes
du Québec. Depuis quatre ans, on est rendus
à 25 000. Et là on voudrait en faire apparaître 75 000 en deux ans.
Moi, je vous le dis, M. le Président,
ça va prendre Messmer pour nous faire croire que c'est possible. De belles
paroles, M. le Président, mais, en catimini, le ministère des
Transports... plutôt, de l'Électrification des transports prédit plutôt que ce
sera 65 000 en 2020, et là on est
optimiste, on espère qu'il y aura des modèles. Ça va prendre plus que les
timides exigences de la loi zéro
émission du gouvernement envers les constructeurs pour que ça arrive. Ça va
prendre aussi de meilleurs incitatifs à
l'achat pour que les prix soient équivalents entre les modèles à essence et
ceux qui sont électriques. L'association des constructeurs automobiles
du Canada le recommande également.
ce sujet, M. le Président, le bonnet d'âne, le prix citron de la fin de semaine
qui arrive va au gouvernement fédéral, qui
est seul pays du G7 à ne pas donner d'incitatif à l'achat d'un véhicule
électrique. Il faudrait qu'ils s'en parlent, d'ailleurs, en fin de semaine, là, ils ne sont pas loin. Il
faut le faire. Avec les milliards de notre argent dépensés par le gouvernement
fédéral pour le pipeline Trans Mountain de
Kinder Morgan, on sait où est l'intérêt de ces gens. Pourtant, tout comme nos
amis du gouvernement libéral, ils se disent
pour l'électrification des transports, mais les bottines fédérales ne suivent
pas les babines.
M. le
Président, vous allez comprendre pourquoi j'ai parlé d'autos électriques en
premier. Pour ce qui est des bornes de
recharge rapide, le sujet principal de mon allocution ce matin, une pétition de
10 000 signataires a été déposée à l'Assemblée nationale demandant que 2 000 bornes de
recharge rapide soient déployées au Québec d'ici 2020, pétition qui a été
portée par mon collègue député de
Jonquière. On en a 110 actuellement au Québec. Donc, environ, au total, avec
les lentes, on a 1 400 bornes de recharge.
Lorsque mon collègue de Jonquière a déposé cette
pétition, M. le premier ministre a déclaré par la suite que cet objectif-là
n'était pas assez ambitieux. Mais, tant qu'à se comparer, on va se comparer. En
France, pour un pays trois fois plus petit,
ils ont ouvert leur 20 000e point
de recharge pour voitures électriques en septembre 2017. Un point de recharge, en France, c'est un paquet de bornes
au même endroit, dont des rapides. On peut recharger plusieurs véhicules
en même temps. Je me permets de rêver que ça
pourrait arriver au Québec un jour. J'espère. Si on compte les particuliers
qui partagent leur borne et les entreprises
françaises équipées en véhicules électriques, comme le ministère des Postes,
elles étaient estimées à plus de
130 000 unités en 2017, puis, en 2020, ils visent 1 million de
bornes de recharge. Ça, c'est de l'ambition!
Notre gouvernement, qui n'a rien fait pendant
quatre ans concernant les bornes de recharge rapide au pays de l'électricité,
arrive à la dernière minute, cette semaine, avec son projet de loi n° 144,
en visant 1 600 bornes rapides d'ici
2028. Pas 20 000, là, 1 600. Là, en regardant les deux tableaux
suivants, on peut se rendre compte du manque évident d'ambition du gouvernement. Alors, voyez-vous,
ici, sur ce tableau, M. le Président, on nous fait état qu'en 2020, donc,
il y aura 465 bornes de recharge rapide. Et, si je compare avec
l'engagement du Parti québécois, nous, ce qu'on veut, c'est qu'il y en ait au moins 2 000 en 2020. Alors, quand on
compare les deux tableaux, on voit bien où est le manque d'ambition. C'est
carrément mettre le couteau sous la gorge des groupes comme l'AVEQ et le réseau
électrique.
Pour ce qui
est d'Hydro-Québec, qui administre le circuit électrique, je les comprends de
ne pas chialer. C'est le ministre de l'Énergie qui est le patron pour eux, et
ce sont des jobs qui sont en jeu. Ils sont sous tension — excusez-moi le jeu de mots — alors ils attendent avec impatience
l'adoption du projet de loi n° 184 pour procéder à l'installation des
bornes promises dans ce projet de
loi. Cette semaine, d'ailleurs, les gens d'Hydro-Québec nous ont affirmé être
technologiquement capables d'en
installer 2 000 d'ici 2020, mais le gouvernement n'en autorise que 350,
puisque c'est le déploiement qu'on nous a confirmé lors de leurs
auditions, et donc 1 600 d'ici 2028. Ça, ça manque d'ambition.
Pour nous, au
Parti québécois, on prend l'engagement, ici ce matin,
qu'on donnera un gros coup de départ à notre arrivée au gouvernement, le 1er octobre prochain, en allant de
l'avant avec notre engagement d'avoir 2 000 bornes
de recharge rapide en 2020. De plus,
contrairement au gouvernement, qui veut faire porter l'odieux aux
électromobilistes le financement de
ces installations, nous puiserons l'argent nécessaire à même le Fonds Vert afin
de compléter le financement.
L'Union des consommateurs est du même avis que
nous, elle qui, cette semaine, affirme qu'utiliser les tarifs d'électricité
pour financer les politiques gouvernementales est inique et régressif. «On a là
l'exemple — et
je les cite encore — d'un [...] projet imposé sur la voie rapide
par la politique à Hydro-Québec...» C'est comme l'oeuf et la poule, M. le
Président : pas assez d'autos à cause d'une loi zéro émission qui n'est
pas assez incisive, donc pas assez d'argent des électromobilistes pour accélérer les installations de bornes de
recharge rapide. Vont-ils devoir augmenter les tarifs de recharge pour accélérer le processus? Le ministère
de l'Environnement et le ministère de l'Énergie auraient eu intérêt à
collaborer. Disons, ils auraient peut-être eu intérêt à se parler dans ce
dossier, ce qui ne semble pas être le cas.
Et je tiens à
rassurer ici les gens du circuit électrique d'Hydro-Québec, qui nous écoutent
sûrement, un gouvernement du Parti
québécois va assurer la pérennité du financement afin que le réseau de bornes rapides soit bien déployé et bien
entretenu, au grand plaisir des Québécois.
Il est également
impératif d'utiliser le Fonds vert pour combler le manque à gagner des ventes
d'électricité pour la recharge afin
d'atteindre un ratio de 50 véhicules par borne de recharge rapide. Il y a
de l'argent qui dort mystérieusement dans
ce fonds, M. le Président, et il faut l'utiliser. Il nous faut, au Québec,
multiplier par quatre le nombre de bornes de recharge rapide, un déploiement intensif au début, pour couvrir le
territoire du Québec et enlever les files d'attente en doublant et même quadruplant les bornes de
recharge rapide à certains endroits. Ce sera une manière d'unifier, par notre
électricité propre, toutes les régions du Québec,
les plus densément peuplées comme les plus éloignées, en rendant possible,
grâce à un plus grand nombre de points de
recharge rapide, l'utilisation de véhicules électriques pour tous les déplacements
des Québécois, mais aussi pour le commerce et le tourisme. Le Parti québécois
s'y engage.
Ce n'est
pas de la frime, c'est de l'ambition. Ça, c'est vrai. On doit être fiers de
notre nationalisme électrique québécois. D'ailleurs,
combien de membres du gouvernement
libéral et de la CAQ, qui est
propétrole, soit dit en passant, possèdent un véhicule personnel, pas un véhicule de fonction, mais un véhicule
personnel tout électrique, zéro émission, rechargeable? Je leur recommande, si ce n'est pas le cas, de
s'en procurer un cet été. Mais je les avise que, malheureusement, ils vont
l'avoir probablement dans huit mois à cause de la pénurie causée par les
constructeurs. C'est dommage. En roulant électrique,
comme tant de Québécois, comme le député de Jonquière,
comme moi et comme bien d'autres, on sortira le pétrole de notre économie, ce pétrole qui nous coûte si cher à la pompe et
qui laisse aller l'argent des Québécois à l'étranger. Je nous invite d'ailleurs tous à le faire, afin de comprendre ce que les Québécois
propriétaires de véhicules électriques peuvent vivre. Et rouler
électrique, ça rend fier. Pouvoir se recharger, ça rend encore plus fier.
Je cite le
mémoire des gens du réseau électrique, qu'ils nous ont déposé cette
semaine : «On changerait à jamais l'avenir des infrastructures pour
[les] véhicules zéro émission au Québec et plus personne n'aurait à craindre de
manquer de courant sur les routes dans pratiquement toutes les régions habitées
du Québec.» M. le Président, même l'association des Constructeurs mondiaux
d'automobiles du Canada, qui regroupe Toyota, BMW, Honda, Hyundai, Volkswagen, Volvo, Mazda et Nissan, pour ne nommer
que ceux-là, ils nous l'affirment : «...les automobilistes ne sont pas convaincus et rassurés qu'il y a suffisamment
de points de recharge pour réduire leur anxiété quant à l'autonomie de
leur véhicule.
«[...]le Québec devrait avoir au moins 10
000 bornes de recharge sur son territoire, soit quatre fois le nombre
qu'Hydro-Québec prévoit de déployer d'ici 2020.
«[Il
faut] qu'Hydro-Québec déploie et installe suffisamment de bornes de recharge
pour satisfaire à la recommandation de l'Union européenne d'avoir un point de
recharge pour 10 véhicules[...]. Ceci se traduirait par le déploiement
d'au moins 5 000 bornes de
recharge par Hydro-Québec d'ici 2020, 10 000 bornes en 2021‑2022 et
20 000 bornes à l'horizon 2025.» C'est encore plus
ambitieux, ça, M. le Président.
L'expression
populaire le dit : À défaut de pain, on mange de la galette. Le
gouvernement peut faire mieux. Mais soyez
assuré que nous avons été proactifs et que l'inertie évidente du gouvernement
libéral en matière d'électrification des
transports sera oubliée rapidement le 1er octobre, M. le Président, lorsque
nous formerons le prochain gouvernement.
Je souha