House Proceedings — 6 December 2018 (42nd Legislature, 1st Session)

2018-12-06

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 6 December 2018 (42nd Legislature, 1st Session)

2018-12-06

Quebec — Debates (Hansard)

Mme Tardif :

Merci, Mme la Présidente. Mme Sylvie Gervais est une femme d'action axée

sur l'innovation, l'éducation, le plein air, la santé et l'environnement.

2015, elle fonde la coopérative Enfant Nature. Elle adapte ainsi un concept d'enseignement scandinave dans la nature

pour les enfants des écoles primaires et des centres de la petite enfance à

notre réalité québécoise. Elle souhaite ainsi contrer le déficit de la nature chez les enfants. Mme Gervais

s'investit tellement qu'elle achète elle-même avec ses économies

tout l'équipement et les vêtements de plein air afin que tous les enfants

puissent jouer dehors en toute saison, beau temps, mauvais temps.

Puis,

en partenariat avec l'Université du

Québec à Trois-Rivières, elle met sur

pied un projet de recherche afin d'évaluer les bienfaits de la nature

sur le développement des enfants.

Enfant

Nature a accueilli plus de 1 400 enfants

de quatre à six ans et une centaine d'éducatrices et d'enseignants des

régions de la Mauricie et de Montréal. Merci et bravo!

La Vice-Présidente

(Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de Laviolette—Saint-Maurice.

Maintenant, pour la prochaine déclaration, je cède la parole à M. le député de Chambly.

Roberge : Merci bien, Mme la Présidente. Aujourd'hui, je tiens à souligner la contribution exceptionnelle d'un homme

d'équipe, d'un homme de coeur que je connais bien, apprécié de tous dans la

région de Chambly, M. Royal

Adam.

M. Adam

donne de son temps depuis plus de 50 ans comme bénévole dans de nombreuses

organisations, sportives et autres,

de la région. Il a entre autres aussi aidé de nombreuses familles défavorisées

à travers son implication dans les Chevaliers de Colomb.

Depuis

2008, il est impliqué au sein de la Fondation des aînés du bassin de Chambly

comme administrateur, comme vice-président,

et puis comme président depuis 2012. Son engagement et sa grande disponibilité

font de lui un leader très apprécié, de plus de 1 600 membres.

Homme de coeur, M. Adam est toujours

souriant, toujours affable, prêt à donner de son temps. Sa persévérance et sa témérité lui ont donné l'audace de voir

grand pour son organisme et l'audace nécessaire pour atteindre ses objectifs.

C'est un rassembleur qui réussit à

s'entourer d'une équipe dynamique et heureuse parce que son sourire est contagieux.

Félicitations et merci, M. Adam!

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, nous vous remercions, M. le

député de Chambly. Maintenant, je cède la parole à M. le député de

Jean-Talon.

Proulx : Merci, Mme la Présidente. C'est avec enthousiasme que j'ai

accepté la présidence d'honneur du concert intitulé Noël! Noël!

L'heureux avènement! , présenté par l'Ensemble classique A Piacere sous la

direction de Catherine-Élisabeth Loiselle.

Cette

directrice de choeur d'exception a su, Mme la Présidente, par son dévouement,

se consacrer à la promotion du chant choral, témoigner de sa grande

passion pour le chant et la musique. En reconnaissance de son engagement

exceptionnel, j'ai eu le plaisir de lui remettre, en 2016, la Médaille de

l'Assemblée nationale.

Lors

de ce concert, les 50 choristes accueilleront la soprano de réputation

internationale Mme Marie-Josée Lord. Nous aurons le privilège de

l'entendre interpréter des chants traditionnels et des pièces à saveur gospel.

C'est tout un programme que nous propose l'Ensemble classique.

J'invite donc tous

les amoureux du chant choral, Mme la Présidente, à venir assister à ce concert dimanche

le 9 décembre, à 14 h 30, à l'église Saint-Benoît-Abbé. Et je

vous remercie.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Merci, M. le député de Jean-Talon.

Merci de cette invitation. Maintenant, je cède la parole à M. le député

de Johnson.

Lamontagne : Mme la Présidente, je souligne le 50e anniversaire

du Centre sportif d'Acton Vale, qui inaugurera

le 9 décembre son panthéon de sports en y intronisant son premier gérant

et directeur des loisirs, M. René Faubert, ainsi que trois bâtisseurs, à

titre posthume : M. Anatole

Bergeron, qui fut le premier président du service des loisirs de la

municipalité, M. Henri Boisvert, qui a fait du projet de centre sportif un

enjeu majeur de sa campagne électorale à la mairie

de 1968, et M. Gabriel «Gaby» Meunier, une légende sportive dans la

région, qui le premier a présidé le centre.

L'infrastructure

s'est développée autour de l'aréna, s'est agrandie, a été rénovée et est

devenue un joyau pour la communauté valoise. En plus d'accueillir la

pratique sportive, c'est un lieu de rassemblement pour la vie culturelle et communautaire. On y tient une variété de

spectacles et d'événements, dont le Gala Distinction, qui contribue à

promouvoir l'excellence chez les gens d'affaires.

félicite les quelque 200 bénévoles qui s'y investissent chaque année pour

aider le personnel dans l'organisation et l'animation des activités.

Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de

Johnson. Et, toujours à la rubrique des déclarations de députés, je cède

la parole à Mme la députée de Mercier.

Ghazal : Merci, Mme la Présidente. Nos artistes et citoyens et

citoyennes engagées dans les luttes pour la justice sociale, nos personnes itinérantes et marginalisées, toutes et

tous sont endeuillés par la mort soudaine du membre fondateur de l'Action terroriste socialement

responsable, Pierre Allard. Témoignages et hommages affluent de partout,

et je souhaite y ajouter ma voix.

Pierre

partageait une affection particulière avec sa fille pour Cohen et

s'émerveillait devant la poésie de la vie elle-même. Pour sa famille,

voici quelques mots poignants du géant des lettres et de la musique :

«I'm

travelling light, it's au revoir

once so bright, my fallen star

«[...]Good

night, good night, my fallen star

guess you're right, you always are.»

Et, tout comme notre défunt poète montréalais avait lancé aux

journalistes qu'il avait l'intention de vivre éternellement, célébrons l'héritage et la mémoire de Pierre Allard en

soutenant l'ATSA pour que la création et la quête de lumière se

poursuivent en son nom. Merci.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée de

Mercier. Et maintenant je cède la parole à Mme la députée d'Argenteuil.

Grondin : Merci, Mme la Présidente. Au petit matin du 29 novembre dernier, Argenteuil perdait un

grand homme. Le maire de Grenville, Luc Grondin, qui était mon cousin et

mon ami, s'éteignait à l'âge de 57 ans.

Il aimait son

village et sa région d'un amour profond, et la communauté le lui rendait

bien. Ses plus grandes actions, il les a menées pour la qualité de vie des familles, pour la mise en

valeur du patrimoine et pour la sécurité publique. Il a notamment oeuvré sans relâche pour la rénovation

et la restauration du canal historique de Grenville, une bataille que je

poursuivrai.

Je tenais

aujourd'hui à saluer la mémoire de ce grand homme d'Argenteuil. Il nous laisse

l'exemple d'un engagement politique sous le signe de la générosité, du

dévouement et de l'entraide.

Permettez-moi,

Mme la Présidente, de présenter mes plus sincères condoléances à son épouse

Lyne et à sa fille Steffany, ainsi qu'à ses proches. Merci.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la députée

d'Argenteuil. Maintenant, je cède la parole à M. le député des

Îles-de-la-Madeleine.

Arseneau : Merci, Mme la Présidente. Je désire souligner aujourd'hui

le travail exceptionnel accompli par les divers intervenants lors de

l'état d'urgence décrété aux Îles-de-la-Madeleine la semaine dernière.

En plus des

pannes électriques généralisées, la forte tempête a provoqué la rupture totale

des télécommunications avec le

continent pendant près de 18 heures. En cette Assemblée nationale, je veux

saluer l'efficacité des mesures d'urgence déployées par la communauté maritime des Îles et mettre en lumière le

travail remarquable et le professionnalisme des employés municipaux, des

bénévoles de la Croix-Rouge, des pompiers et des Rangers des Îles. Je remercie

pour leur travail acharné le personnel de Télébec, d'Hydro-Québec, de la Sûreté

du Québec, du CISSS des Îles, du ministère de la Sécurité civile et des Forces

armées canadiennes, dont les efforts combinés ont contribué au rétablissement

de la situation. Je salue la solidarité des Madelinots.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Je vous remercie, M. le député des Îles-de-la-Madeleine. Et maintenant je vais

reconnaître M. le député de Dubuc.

M. Tremblay : Merci, Mme la

Présidente. Chers collègues, en 2019, c'est avec un sentiment de fierté

collective que la municipalité de Petit-Saguenay célébrera son

100e anniversaire.

Le premier moulin du Saguenay—Lac-Saint-Jean,

rappelons-le, fut construit à Petit-Saguenay par la Société des 21 en 1838. Au cours de son histoire, la

municipalité aura affronté ces drames, les inondations, les incendies, dont

celui qui ravagea l'église, le moulin à scie

et le village de la compagnie de Saint-Étienne, les crises forestières aussi,

mais toujours les Saguenoises et les Saguenois se sont retroussé les

manches.

Aujourd'hui

encore, alors que le monde rural lutte contre l'exode, la concurrence de

l'économie mondialisée et la précarisation

des conditions de vie, aujourd'hui encore, Mme la Présidente, Petit-Saguenay

vit. Le monde rural veut se réinventer,

et Petit-Saguenay y croit. L'équipe Dubuc fera en sorte de les accompagner afin

de vivre cet autre rendez-vous historique de l'innovation et de la

prospérité. Le Québec y est donc convié. Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de

Dubuc. Et, pour clore cette rubrique de déclarations de députés, je vais

céder la parole à Mme la députée de Montarville .

Mme Roy :

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Eh bien, je souligne aujourd'hui le

50e anniversaire de Télé-Québec.

À ses débuts, en 1968, Radio-Québec

avait une émission éducative. S'y est ajouté un volet culturel. Deux mandats

qui ont fait d'elle un incontournable service d'intérêt public.

En 50 ans

d'histoire, Télé-Québec n'a jamais cessé d'enchaîner les succès avec des

émissions comme En montant la rivière , À plein temps , la Soirée de l'impro ,

Parler pour parler , Droit de parole , Téléservice , et j'en

passe. Et que dire de sa riche

programmation jeunesse, qui a contribué au développement de plusieurs

générations de Québécois. Je pense

ici aux Oraliens , aux 100 tours de Centour , Robin et Stella ,

Le club des 100 watts , Macaroni tout garni , Cornemuse

et Ramdam , et sans oublier Passe-Partout , qui nous revient en

février prochain.

Alors, Mme la

Présidente, disons merci à ces artisans de notre télévision qui, depuis un

demi-siècle, font de Télé-Québec un canal privilégié de l'identité et de la

culture québécoise. Bon 50e.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la

députée de Montarville. Ceci met fin à la rubrique des déclarations de députés.

Et je suspends nos

travaux quelques instants.

(Suspension de la séance à

9 h 53)

Le Président :

Mmes et MM. les députés, nous allons nous recueillir quelques instants.

D'ailleurs, j'aimerais que vous ayez une

pensée spéciale en ce 6 décembre pour les victimes de la tragédie de

l'École polytechnique de Montréal, on

s'en rappellera. Et je souligne aussi que le drapeau est en berne pour

l'occasion. Alors, quelques instants de recueillement.

Je vous remercie.

Veuillez vous asseoir.

Je vous souhaite une

excellente journée. J'espère que vous avez passé d'excellentes soirées

également.

Alors, nous sommes

déjà jeudi, presque à la fin de cette semaine.

Le Président :

Oui, effectivement, c'est ce que j'allais faire, M. le leader de l'opposition

officielle.

J'ai

le plaisir de souligner la présence, dans les tribunes, d'une employée du

secteur administratif de l'Assemblée nationale,

qui souligne ses 25 années de service au sein de la fonction publique

québécoise, Mme Francine Blouin

Tremblay. Bravo, madame! Merci de nous faire l'honneur de votre

présence.

signale également, dans nos tribunes, la présence de M. Dave Turcotte, ancien député

de Saint-Jean. Bienvenue,

M. Turcotte.

Je signale également

la présence de M. Luc Blanchette, ancien député de Rouyn-Noranda—Témiscamingue.

Bienvenue.

signale également la présence de M. Christian Lévesque, ancien

député de Lévis. Bienvenue chez vous, bien

sûr.

Nous poursuivons les

affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles.

À la rubrique Présentation

de projets de loi, je cède la parole à M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette :

M. le Président, je vous demande d'appeler l'article a, s'il vous plaît.

Président : À l'article a du feuilleton, M. le

ministre des Finances présente le projet de loi n° 3, Loi

visant l'instauration d'un taux unique de taxation scolaire. M. le

ministre.

M. Girard

(Groulx) : M. le Président. Alors, effectivement, projet

de loi n° 3, Loi visant l'instauration d'un taux unique

de taxation scolaire.

Ce projet de

loi vise l'instauration d'un taux unique de taxation scolaire applicable à

l'ensemble des commissions scolaires instituées en vertu de la

Loi sur

l'instruction publique.

À cette fin,

le projet de loi prévoit que le taux unique de la taxe scolaire est calculé à

partir du montant pour le financement

de besoins locaux des commissions scolaires, établi annuellement conformément

aux modalités fixées par règlement du gouvernement. Le taux de la taxe

scolaire est publié à la Gazette officielle du Québec .

Le projet de loi donne au ministre de

l'Éducation et de l'Enseignement supérieur le pouvoir de verser à toute commission scolaire une subvention d'équilibre

fiscal permettant d'assurer le plein financement de ses besoins locaux

que la taxe ne comble pas.

Le projet de

loi prévoit l'application, à compter de l'année scolaire 2019-2020,

d'un régime transitoire de taxation scolaire

permettant, en fonction des sommes imputées annuellement à cette fin par le

ministre et conformément aux calculs qui

y sont prévus, une baisse graduelle du taux de taxe scolaire applicable aux

différentes commissions scolaires, jusqu'à ce qu'un taux plancher, fixé

pour la durée du régime transitoire, s'applique à l'ensemble des commissions

scolaires.

Le projet de

loi abroge différentes mesures établies par la Loi portant réforme du système

de taxation scolaire, notamment de manière à abolir les régions de

taxation scolaire et à permettre aux commissions scolaires de continuer à percevoir la taxe scolaire. Il maintient par

ailleurs l'exemption de taxe scolaire introduite par cette dernière loi à

l'égard des premiers 25 000 $ de valeur des immeubles sujets à

cette taxe.

Enfin, le projet de loi comporte diverses

dispositions de concordance.

Le Président : Merci, M. le

ministre. M. le leader de l'opposition officielle.

M. Proulx : Oui, M.

le Président. Est-ce que le leader

peut s'engager à ce qu'on tienne des consultations particulières dans ce dossier, s'il vous

plaît?

Le Président : M. le leader

du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président,

nous aurons des échanges quant à la tenue des consultations.

Le Président : M. le leader

du deuxième groupe d'opposition.

Ouellet : Assurément, M. le Président, nous aussi, nous aimerions faire

partie des échanges pour demander

des consultations.

Le Président : M. le leader

du gouvernement.

Jolin-Barrette : Bien, certainement, nous allons avoir des discussions avec l'opposition officielle, le deuxième

groupe d'opposition et le troisième groupe d'opposition, pour éviter que le

député de Gouin se lève.

Le Président : Est-ce que l'Assemblée

accepte d'être saisie de ce projet de loi?

Le Président : Adopté. M. le

leader du troisième groupe d'opposition.

M. Nadeau-Dubois : Merci, M. le

Président. Je vous demanderais d'appeler l'article c du feuilleton.

Président : À

l'article c du feuilleton, M. le

député de Gouin présente le projet de loi n° 191, Loi

modifiant la

Loi sur l'Assemblée nationale afin de prescrire la

diffusion de renseignements relatifs à l'utilisation des sommes octroyées aux

députés dans l'exercice de leurs fonctions. M. le député de Gouin.

Nadeau-Dubois : Merci, M. le Président. Très heureux de déposer ce

projet de loi qui a pour objet de prescrire la diffusion de certains renseignements relatifs à l'utilisation des

sommes octroyées aux députés dans l'exercice de leurs fonctions.

À cette fin,

le projet de loi modifie la

Loi sur l'Assemblée nationale dans le but d'y

introduire une obligation pour le

président de l'Assemblée nationale de diffuser pour chaque député un rapport

des dépenses qu'il a engagées au cours d'un exercice financier sur le site de

l'Assemblée. Ce rapport doit indiquer le montant des dépenses engagées par le

député pour chacune des catégories de dépenses prévues dans la loi.

Le projet de

loi prévoit également que le président doit diffuser un tel rapport pour les

dépenses engagées à des fins de

recherche et de soutien au cours d'un exercice financier pour chaque parti

politique représenté à l'Assemblée ainsi que pour chaque député

indépendant.

Enfin, le

règlement, les normes de présentation des rapports de dépenses ainsi que

l'inclusion dans ces rapports de tout autre renseignement relatif aux dépenses engagées par les députés dans l'exercice

de leurs fonctions, par les titulaires d'un cabinet pour le fonctionnement

de celui-ci ainsi que par les partis

politiques représentés à l'Assemblée et les députés indépendants à des fins de

recherche et de soutien.

Le Président : Merci, M. le

député de Gouin.

Est-ce que l'Assemblée accepte d'être saisie de

ce projet de loi? Pas d'adoption?

Le Président : Oui, adopté?

Alors, je comprends qu'il est adopté? Adopté.

À la rubrique Dépôt de documents, M. le ministre

de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

M. Roberge : Merci, M. le Président.

Permettez-moi de déposer le rapport annuel de gestion 2017-2018 du

ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur.

Le Président : Ce document

est déposé. Mme la ministre de la Santé et des Services sociaux.

Mme McCann : M. le Président, je

dépose le rapport annuel de gestion 2017-2018 de l'Office des personnes

handicapées du Québec. Merci, M. le Président.

Le Président : Ce document

est déposé. M. le ministre des Finances.

M. Girard

(Groulx) : Permettez-moi de déposer le rapport annuel de

gestion 2017-2018 du ministère des Finances.

Président : Ce document est déposé. Mme la ministre de

l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Chassé : M. le Président, permettez-moi de déposer les rapports

annuels de gestion 2017-2018 du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement et du ministère du

Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les

changements climatiques. Merci, M. le Président.

Le Président : Ces documents

sont maintenant déposés. Mme la ministre de la Justice.

LeBel : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport du Comité de la

rémunération des juges 2016-2019 concernant

le régime de retraite des juges de paix magistrats, ainsi que les prévisions

budgétaires du Comité de la rémunération des juges 2019-2023. Merci.

Le Président : Ces documents

sont déposés. Mme la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation.

Laforest : M. le Président, permettez-moi de déposer le rapport annuel

de gestion 2017-2018 de la Régie du bâtiment du Québec. Merci, M.

le Président.

Le Président :

Ce document est déposé. M. le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de

l'Alimentation.

Lamontagne : M. le Président, permettez-moi de déposer les rapports

annuels de gestion 2017-2018 du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, de

La Financière agricole du Québec, de la Commission de protection du territoire agricole du Québec et de la Régie

des marchés agricoles et alimentaires du Québec. Merci, M. le Président.

Le Président :

Ces documents sont maintenant déposés. M. le ministre des Forêts, de la Faune

et des Parcs.

Dufour : M. le Président, en présence de l'ancien ministre des Forêts,

des Faunes et des Parcs, M. Luc Blanchette, qui est dans la tribune, ici, permettez-moi de déposer le rapport annuel

de gestion 2017-2018 du ministère des Forêts, de la Faune et des

Parcs. Merci.

Le Président :

Merci, ce document est déposé. Mme la ministre de la Culture et des

Communications.

Mme Roy :

Oui, merci beaucoup, M. le Président. Alors, permettez-moi de déposer les

rapports annuels de gestion 2017-2018 du Musée d'art contemporain de

Montréal, du musée des beaux-arts du Québec, du Musée de la civilisation, du Conseil du patrimoine culturel du

Québec, de la Société de développement des entreprises culturelles du Québec, du Conseil des arts et des lettres du

Québec, ainsi que le rapport annuel 2017-2018 et les états financiers du

Musée des beaux-arts de Montréal. Merci beaucoup, M. le Président.

Le Président :

Ces documents sont déposés. Mme la ministre du Tourisme.

Proulx (Berthier) : M. le Président, permettez-moi de déposer les

rapports annuels de gestion 2017-2018 du ministère du Tourisme, de la Société du Palais des congrès de

Montréal et de la Société du Centre des congrès de Québec. Merci, M. le

Président.

Le Président :

Ces documents sont déposés.

Et, pour ma part, je

dépose le rapport annuel de gestion 2017-2018 du Vérificateur général du Québec.

Il n'y a

pas de dépôt de rapports de

commissions ni de dépôt de pétitions. Il n'y a pas de réponses

orales aux pétitions ni d'interventions portant sur violation de droit

ou de privilège.

Nous en sommes maintenant à la période de questions et réponses orales, et je

cède la parole au chef de l'opposition officielle.

M. Arcand : Merci,

M. le Président. Ça fait deux jours que je questionne le premier ministre sur

la question du défi de l'emploi, et, ce matin, j'ai entendu le premier ministre

du Canada qui était à la radio, ce matin, et qui en a rajouté, il a dit : «Mes 40 députés au Québec me disent qu'on est en train de mettre un frein à la croissance

économique du Québec.»

M. le Président, nous avons laissé aux Québécois un Québec plus fort, un Québec plus prospère, un Québec

où le défi de la création d'emplois

s'est transformé en défi de la

main-d'oeuvre. Nous devons maintenant pourvoir des postes pour s'assurer

justement que cet élan économique se poursuive.

M. le Président,

on a atteint hier un nouveau sommet.

On apprend qu'une entreprise en Beauce a été obligée de noliser un avion neuf places pour recruter des

soudeurs à Sudbury. Aujourd'hui, c'est la compagnie Rotobec, toujours en Beauce, qui doit déplacer ses

emplois aux États-Unis par manque de main-d'oeuvre. Imaginez-vous les coûts

pour les PME du Québec tout entier. Dans ces circonstances, je partage pleinement

les propos de François Cardinal, dans La Presse hier, quand il parlait de la décision du gouvernement en matière d'immigration. Il a dit : «[Elle] est tellement

paradoxale qu'on ne sait pas par quel bout commencer.»

M. le Président, est-ce que le premier

ministre est conscient qu'avec ce

manque de vision il nuit non

seulement à la crédibilité de son gouvernement, mais encore davantage au

développement économique du Québec?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Legault :

M. le Président, les faits sont têtus. Quand on regarde les immigrants, dans

les 10 dernières années, on voit

qu'avec l'approche libérale 26 % des immigrants quittent le Québec dans

les 10 premières années. Si vous faites un petit calcul, M. le Président,

26 % de 50 000, c'est 13 000 qui quittent le Québec, donc il en

reste 37 000. Et je prends pour acquis que le ministre de

l'Éducation... le ministre de l'Immigration va réussir... Si on réussit à bien

choisir 40 000 nouveaux arrivants en fonction des besoins des entreprises

dans chaque région du Québec, bien, il y aura 40 000 personnes

qui vont pouvoir aider à résoudre la

pénurie de main-d'oeuvre. Mais ce

n'est pas la seule solution. On doit

aussi mieux arrimer la formation, l'éducation aux besoins des entreprises. Il

faut être capables, M. le Président, aussi de convaincre des retraités

de revenir au travail.

Donc, il y a

plusieurs façons, on va y travailler. Ce qu'on sait, par contre, c'est que

l'approche qui avait été prise depuis 15 ans n'a pas réussi, ça a

été un échec. Nous, on va réussir.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

Arcand : Bien, M. le

Président, je pense qu'il nous donne des vieux chiffres, là, parce que la situation

s'est fortement améliorée depuis ce temps-là. Il est même en désaccord

avec le Conseil du patronat, qui affirme que les conséquences d'une baisse vont

se faire sentir pendant des années.

M. le Président, est-ce qu'il comprend qu'il a

la responsabilité de soutenir le développement économique du Québec? Va-t-il

revoir son plan en immigration afin d'assurer notre prospérité, M. le

Président?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Legault : Oui, ce que je

comprends, c'est que le chef de l'opposition officielle conteste des chiffres

de Statistique Canada. Donc, il nous

dit : Bien, ce sont des vieux chiffres. Ce sont des chiffres pour les

10 ans. Après 10 ans, il y a 26 % des nouveaux arrivants

qui quittent le Québec parce qu'ils ne trouvent pas un emploi intéressant.

Le défi, au

Québec, c'est de créer des emplois intéressants, des emplois payants, des

emplois avec de la valeur ajoutée. C'est pour ça que le ministre de

l'Économie va travailler à attirer plus d'investissements privés pour créer plus d'emplois, entre autres dans le secteur

manufacturier innovant, des emplois payants que les nouveaux arrivants, qui

vont être mieux choisis...

Le Président : En terminant.

M. Legault :

...vont pouvoir occuper. C'est ça qu'on va faire dans les prochaines années.

Puis moi, je suis certain...

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.

Arcand : Bien, encore une

fois, on pourra peut-être rafraîchir les chiffres, si on veut, pour le premier

ministre, mais il est clair qu'on ne

s'en va pas dans la bonne direction. Le premier ministre a dit : En

prendre moins. Bien, pour moi, en

prendre moins, ça veut dire qu'il va y avoir moins de travailleurs au Québec,

et ça, c'est clair. D'ailleurs, vous le

dites de façon non équivoque dans votre vision économique. Cette mise à jour

budgétaire que vous avez faite prévoit qu'on passe d'une création de...

Président : M. le premier ministre.

M. Legault :

M. le Président, les chiffres sont têtus : 26 % quittent le Québec

dans les 10 premières années. Et il y a

un autre problème, je le sais, que ça n'intéresse pas le Parti libéral, mais plus

de la moitié des immigrants qui sont arrivés au Québec l'année dernière

ne parlaient pas français. Si on a à coeur la protection de notre langue...

Le Président :

S'il vous plaît!

M. Legault : ...il faut

mettre en place des mesures. Nous, on va mettre un test de français

obligatoire. Nous, on pense, c'est important

de protéger le français au Québec. Les

libéraux ont choisi de ne pas protéger le français. Regardez le résultat.

Le Président :

S'il vous plaît! Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition

officielle.

M. Arcand :

Écoutez, on commence par la question économique puis là on est rendu à la

protection du français. Les chambres

de commerce l'ont dit, et même le ministre de l'Immigration a été assez clair

dans ses entrevues, ses nombreuses

entrevues, et il a dit : Ça ne durera pas longtemps, ce plan-là, là, on va

changer ça bientôt. Les chambres de commerce prédisent que le

gouvernement allait reculer.

Est-ce

que le premier ministre peut au moins avoir l'audace de dire qu'il s'est trompé

et prendre immédiatement une position responsable dans ce dossier?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Legault :

M. le Président, une position responsable, c'est de commencer avec 40 000,

bien intégrer ces 40 000 en emploi,

leur apprendre le français. Quand on va avoir réussi, ce qui n'a pas été fait

dans le passé avec l'ancien gouvernement,

on va pouvoir réaugmenter les seuils. Puis on a bien lu la lettre du

gouvernement fédéral ce matin, ils nous disent : Il y a une ouverture si c'est temporaire. Bien,

temporairement, il faut prendre un pas de recul pour être capables de

bien faire les choses, à l'avantage des nouveaux arrivants et à l'avantage du

Québec.

Le Président :

Question principale, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Mme Anglade :

Merci, M. le Président. Alors, le premier ministre s'est levé en Chambre mardi

et il a dit qu'il y avait

10 000 nouveaux arrivants qui quittaient le Québec chaque année.

Hier, il s'est levé en Chambre et il a dit qu'il y avait 13 000 nouveaux arrivants qui quittaient le

Québec chaque année. Aujourd'hui, il s'est levé en Chambre et il a dit

que 26 % des nouveaux arrivants quittaient le Québec.

Lequel

de ces trois chiffres est exact, M. le Président? Aucun! Aucun, M. le

Président, parce que, finalement, à la CAQ, on refuse d'utiliser les

bons critères pour prendre des décisions. Alors, j'aimerais déposer en cette

Chambre ce document qui, j'espère, va les inspirer à utiliser les bons chiffres

lorsqu'on parle d'immigration.

Alors,

après nous avoir dit qu'il y aurait des diminutions de seuil sans critère, le

ministre nous a annoncé que cette diminution serait temporaire.

question est assez simple : Que veut dire «temporaire»? Un an? Deux ans?

Trois ans? Et quels critères il va utiliser pour remonter les seuils à

50 000? Est-ce qu'on diminue sans critère et on remonte sans critère, à la

CAQ?

Président : D'abord, il y a consentement pour le dépôt des

documents? Consentement. Alors, consentement retenu. M. le ministre de

l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, ce qui est important et ce qui

est primordial, c'est de bien faire les choses. La députée de Saint-Henri—Sainte-Anne ne peut pas nier qu'il y a une

problématique relativement à notre système d'immigration.

Québec, au cours des 15 dernières années, il y a eu des difficultés. Il y

a des gens qui ont quitté leurs pays d'origine

avec la tête remplie de rêves, avec la possibilité qu'ils pensaient pouvoir

occuper un emploi à la hauteur de leurs compétences. Or, qu'est-ce qui est arrivé? Leurs diplômes n'ont pas été

reconnus. Ils n'ont pas réussi à se dénicher un emploi. Parfois, ils ont quitté le Québec. Parfois, ils sont retournés

dans leurs pays d'origine ou ils ont quitté vers une autre province

canadienne.

Moi,

je veux m'assurer, avec le plan qu'on va développer... de s'assurer que chaque

personne qui choisit le Québec puisse y demeurer et puisse participer à

la société québécoise pleinement, à la hauteur de ses compétences, et surtout

s'assurer de faire en sorte que, lorsqu'elle choisit le Québec, bien, la société

d'accueil va l'accueillir adéquatement, notamment en matière de francisation, notamment

aussi en matière d'intégration, parce qu'on a tous une responsabilité collective à ce niveau-là.

Et honnêtement je

serais un peu gêné de la part de la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne

parce qu'à l'époque où elle était ministre du Développement économique elle

était au courant de la pénurie d'emploi. Et elle sait très bien que l'immigration

n'est pas uniquement le seul critère pour combler ces emplois-là, et notamment

il faut travailler...

Le Président :

En terminant.

Jolin-Barrette : ...sur la régionalisation. Et c'est quoi, le

portrait? C'est que l'immigration est concentrée à Montréal, et il faut changer

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Anglade : M. le Président, le ministre utilise beaucoup,

beaucoup, beaucoup

de mots, mais ne répond pas à la question

et me sert exactement la même réponse qu'hier. Beaucoup

de mots, c'est la cassette qui ressort encore. Je n'ai entendu aucun

critère, aucun critère.

Le Président :

S'il vous plaît! S'il vous plaît! Votre attention.

Anglade : Alors, je soumets

au ministre deux critères qu'il pourrait utiliser s'il

voulait remonter les seuils : peut-être

le taux de chômage des nouveaux

arrivants, qui est présentement à 8,7 %, peut-être le taux de rétention, qui est présentement

à 84 %.

Quels critères? Et

que veut dire le mot «temporaire» lorsque vous parlez de réduction temporaire?

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, la ministre... la

députée de Saint-Henri—Sainte-Anne...

la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, l'ancienne ministre...

Président : S'il vous plaît! Un peu de sourires, mais on continue à écouter la réponse. La parole

appartient au ministre de l'Immigration. Je vous demande votre

attention, s'il vous plaît.

Jolin-Barrette : La députée de Saint-Henri—Sainte-Anne sait très bien que nous

allons procéder à une planification pluriannuelle, comme le prévoit la

Loi sur l'immigration, au cours de l'année 2019. Donc, dans le cadre de cette planification pluriannuelle, nous allons établir les cibles pour les années 2020,

2021 et 2022, et c'est à cette occasion que nous pourrons établir quel sera le plan du gouvernement relativement aux cibles fixées pour les trois prochaines années.

j'invite la députée à participer à cette commission parlementaire là parce que la commission, c'est une commission

qui est publique, une commission de consultation

publique, et à cette occasion nous

aurons l'occasion d'entendre l'ensemble des intervenants et de fixer le

plan du gouvernement.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne.

Anglade : M. le Président, j'ai utilisé le mot «critères», jamais il n'a utilisé le mot

«critères» de son côté. Il n'y a pas

de critère pour passer de 50 000 à 40 000. Il n'y a pas de critère

pour dire que ça devrait être une réduction temporaire. Et je n'ai surtout entendu aucun

critère utilisé pour passer de 40 000 et le remonter, le seuil, à

50 000. M. le Président,

il n'y en a pas, de critère, à la CAQ.

J'ai juste une question :

Est-ce qu'il y a des critères pour être ministre de l'Immigration, à la CAQ?

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

Président : O.K., s'il vous plaît! Maintenant, c'est la réponse que l'on souhaite entendre et

non pas les commentaires ou les chuchotements.

Jolin-Barrette : M. le Président, je constate...

Président : S'il vous plaît! On garde ce que l'on s'est donné comme façon de faire, alors d'écouter

les questions et d'écouter les

réponses pour faire en sorte que tout fonctionne efficacement. M. le ministre de l'Immigration, à vous.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je connais la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, et je sais que c'est une femme

de grande valeur, et je sais que le sens de sa question ne représente pas la

teneur de ce qu'elle pense réellement. Et d'ailleurs

j'invite les collègues parlementaires à faire preuve d'élévation dans le cadre de nos

échanges ici, à l'Assemblée

nationale, parce que ça ne nous amènera à rien.

Président : Non. Je

vous demande votre collaboration. Depuis le début de la semaine, tout va bien.

Bien, c'est la même chose. Je pense

qu'il y a des échanges, ici, je pense qu'on n'est pas

seuls, il y a des gens qui nous regardent et qui souhaitent que ce soit efficace. Alors, on

continue de bonne façon. La collaboration de tout

le monde serait appréciée.

M. Jolin-Barrette :

Alors, M. le Président, pour répondre à la question, il n'y a personne ici qui

peut nier qu'il y a des difficultés avec notre système d'immigration et qu'il faut le réformer. Il faut s'assurer d'offrir les

meilleures possibilités aux gens qui choisissent le Québec. Et le bilan,

au cours des dernières années, il est à réparer, il faut l'améliorer.

Le Président :

En terminant.

M. Jolin-Barrette : Si la

députée de Saint-Henri—Sainte-Anne nous dit : Il n'y en a pas, de problème en matière d'immigration, je lui demande : Où était-elle les

quatre dernières années?

Le Président :

Je reconnais le député de Pontiac.

M. Fortin

(Pontiac) : Merci, M. le Président. On est tous d'accord, la

consommation du cannabis entraîne des effets bien réels sur la santé. Et

le ministre a raison sur une chose, comme sa ministre de la Santé, je ne suis

pas un médecin, mais je suis un parent et,

comme tous les parents du Québec, je préférerais que nos enfants ne consomment

jamais de cannabis, je préférerais

que, le jour venu, nos enfants fassent le choix de s'abstenir. Mais la réalité,

c'est que, même si 100 % des

parents préfèrent que leurs enfants ne consomment pas, 31 % des jeunes

entre 18 et 21 ans consomment quand même.

Hier,

le ministre avait une opportunité, il pouvait réduire le nombre de jeunes qui

fument ou il pouvait s'assurer qu'ils consomment un cannabis moins

nocif. Pourtant, ce que le ministre a annoncé aux parents du Québec, c'est zéro prévention, zéro sensibilisation. Donc, vos

jeunes vont continuer à fumer, mais vous ne les verrez pas à la SQDC, ils vont continuer d'aller voir le dealer, ils

vont continuer de fumer de la scrap. Ce que le ministre fait, c'est la

politique de l'autruche.

Est-ce qu'il peut se

sortir la tête du sable et arrêter de pousser les jeunes vers les criminels?

Le Président :

M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant :

Alors, M. le Président, en fait, je trouve que c'est une bonne journée

aujourd'hui parce qu'aujourd'hui tout

le monde parle de la santé mentale de nos jeunes. Et, oui, le Québec a sorti la

tête du sable aujourd'hui, M. le premier ministre et M. le député de

Pontiac.

n'ai rien annoncé? Nous avons annoncé 25 millions d'investissement pour

les jeunes qui ont des problèmes de dépendance

et de consommation de cannabis. Ce n'est rien, ça? Nous avons annoncé que nous

allons supporter quatre grands programmes

majeurs pour ces jeunes-là. On dit aux parents qu'on va les aider, on va aider

nos jeunes. On sait qu'on n'en fait pas encore assez. Maintenant, ça

fait un mois et demi qu'on est là, donnez-nous un peu de temps.

Vous voulez

savoir c'est quoi, les programmes? On va aider les programmes sur les

dépendances chez les jeunes adultes. On va aider le programme de premier épisode

psychotique, qu'ils ont commencé à aider, effectivement, mais qui n'est pas distribué de façon

équitable et dans toutes les régions du Québec. Avec l'introduction du

cannabis, il fallait s'assurer

que ces programmes soient présents partout avant. C'est une erreur! Nous allons

également introduire le programme Aire

ouverte pour déstigmatiser la psychiatrie chez les jeunes, chez les 12 à

25 ans. Encore une fois, c'est un programme qu'il faut diffuser

plus longtemps. Et la clé...

Le Président : En terminant.

Carmant : ...c'est l'éducation chez les jeunes qu'il va falloir

commencer si on veut changer les choses à long terme.

Le Président : Première

complémentaire, M. le député de Pontiac.

M. Fortin : M. le Président, le ministre répète que ce qui l'inquiète...

Le Président : S'il vous

plaît, monsieur... Une seule personne a la parole à ce moment-ci, c'est le

député de Pontiac, je l'ai reconnu. À vous la parole, s'il vous plaît.

Fortin : Merci. Ce qui

l'inquiète, c'est la consommation chez les 13-18 ans, c'est ce qu'il nous

répète, que c'est là qu'il faut se concentrer.

Alors, hier,

le ministre est allé dans une école secondaire, dans une école où, pour tous

les étudiants, le cannabis est déjà

illégal. Est-ce qu'il a annoncé des programmes de prévention? Non. Est-ce qu'il a annoncé des ressources

pour contrer le crime organisé? Non. M. le Président, il est allé voir des 13-18 ans pour repousser l'âge légal de 18 à

21 ans. Il est allé dans une école secondaire pour interdire la

possession dans les universités.

Le Président : M. le ministre

délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant : Alors, je crois qu'effectivement

l'important, c'est de s'assurer que nos jeunes arrêtent de consommer. C'est un produit qui est toxique pour

les 13-18 ans autant que pour les 18-21 ans. On vise, en fait, jusqu'à

25 ans pour protéger nos jeunes. Nous, notre but, c'est de repousser l'âge de

la première consommation.

Je tiens à

rappeler au député de Pontiac que, dans l'opposition, le député de

La Pinière appuyait également l'âge de 21 ans. Donc, je crois qu'il n'a pas fait le travail de

convaincre son caucus, et nous, on maintient l'âge de 21 ans qui sera celui qui va protéger le mieux nos jeunes

générations. M. le Président, on veut protéger nos enfants. Je demande à tous

les Québécois de nous appuyer et aider la santé de nos jeunes...

Le Président : En terminant.

M. Carmant : ...la santé mentale de

nos jeunes.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de Pontiac.

Fortin : M. le Président, il

y a plusieurs enjeux avec le projet de loi du ministre. Prenons le cas d'une locataire.

Elle ne pourra pas fumer à la maison, le proprio ne le permet pas. Elle ne

pourra pas fumer dans les lieux publics, le gouvernement

l'interdit. Elle ne pourra pas fumer nulle part, M. le Président. Et la réponse

du ministre à cette question, le plus sérieusement du monde, il lui dit

qu'elle peut consommer des produits dérivés ou des huiles.

M. le

Président, ça manque de sérieux. 40 % des Québécois sont locataires, et à

tout ce monde-là le ministre dit : Faites-vous donc une petite

fournée de muffins.

C'est vraiment ça, le compromis scientifique du

ministre?

Le Président : M. le ministre

délégué à la Santé et aux Services sociaux...

Le Président : Et, s'il vous

plaît, on écoute la réponse attentivement. Merci à nouveau.

M. Carmant : Alors, effectivement,

nous, ce qu'on veut également, c'est éviter la banalisation du geste de fumer. On s'est battus pendant des années pour

diminuer le tabagisme. On a réussi à diminuer le tabagisme de 40 % à

20 %, et là vous remettez le cannabis sur la scène publique. Donc,

ce qu'on veut, c'est...

Le Président : C'est quoi, la

troisième, quatrième fois?

M. Carmant : Quand la loi est

passée...

Le Président : On est en

train... Je m'excuse. Deux secondes! On s'est dit tout à l'heure qu'on faisait

bien les choses. Je vous ai demandé d'être attentifs, qu'on continue à faire

efficacement le travail qu'on a à faire pour notre bénéfice et celui des gens qui

nous écoutent. Merci de votre collaboration.

M. Carmant : Pourquoi perdre

nos efforts en rajoutant le cannabis dans les lieux publics? La consommation

sera permise sous d'autres formes que la forme fumée. Et je crois que les

locataires, propriétaires et participants vont savoir que c'est une bonne

décision que l'on prend. Merci, M. le Président.

Le Président : Principale. Je

reconnais le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Bérubé :

M. le Président, depuis 2008, les erreurs d'estimation du prix de l'électricité

par Hydro-Québec ont coûté près de

1,5 milliard de dollars aux Québécois. Dans l'opposition, la CAQ

s'époumonait à réclamer un remboursement, pétitions, questions, motions, pendant des mois, des années. On se

souvient du site Internet de la CAQ sur le sujet, qui s'appelait

Libéraux, remboursez!. Ça a disparu du site Internet, M. le Président.

Maintenant qu'il est premier ministre, le chef

de la CAQ ne compte pas remplir cette promesse sous prétexte que ce n'était pas un engagement électoral. Le

premier ministre nous dit que quatre ans de promesses dans l'opposition,

ça ne compte plus rendu au gouvernement.

Je lui demande de remplir sa promesse et de

s'assurer de redonner de l'argent dans les poches des Québécois.

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Legault :

M. le Président, j'ai de la difficulté ce matin à suivre le chef de la deuxième

opposition. Le PQ a dit pendant la

campagne électorale qu'il n'y avait pas d'argent pour remettre dans le

portefeuille des Québécois. Ce matin, il demande de remettre

1,5 milliard dans le portefeuille des Québécois. Est-ce qu'il peut nous

dire où il va prendre ce 1,5 milliard? Est-ce qu'il veut couper en

éducation? Où va-t-il prendre le 1,5 milliard?

M. le Président, effectivement, les libéraux,

pendant toutes les années, ont collecté 1,5 milliard de trop via Hydro-Québec. Nous, on a proposé de remettre de

l'argent, entre autres 500 $ par enfant à partir du deuxième enfant,

200 $ pour les aînés de 70 ans et plus. Est-ce que le PQ nous

annonce aujourd'hui...

Le Président : S'il vous

plaît!

M. Legault :

... qu'il va maintenant appuyer la CAQ pour remettre de l'argent dans le

portefeuille des Québécois? Ça serait une bonne nouvelle.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Bérubé :

M. le Président, ce qui serait une bonne nouvelle, c'est que le gouvernement

tienne ses engagements. Il a été élu

avec ça. Ça a marché, mais là ça ne tient plus maintenant. 350 $ par

usager, c'est ce que ça représente. Je suis sûr

que, s'il pose la question au P.D.G. d'Hydro-Québec, il va dire oui parce qu'il

dit oui à tout pour rester en poste présentement.

Alors, M. le Président...

Le Président : S'il vous

plaît!

M. Bérubé :

...est-ce qu'il va demander au P.D.G. d'Hydro-Québec de remettre 350 $

dans les poches des Québécois avant les fêtes, oui ou non? C'était son

engagement.

Le Président : M. le premier

ministre.

Le Président : Et on est

attentifs pour la réponse.

M. Legault :

M. le Président, j'invite le chef de la deuxième opposition, en fin de semaine,

à faire un petit exercice, lire le

cadre financier des différents partis politiques. Il ne va voir nulle

part la

CAQ qui propose de donner 1,5 milliard pour les trop-perçus d'Hydro-Québec. Par contre, c'est la CAQ qui a

proposé le plus pour remettre de l'argent dans le portefeuille. On a annoncé ce

matin, entre autres, qu'on va réduire de façon très importante les taxes

scolaires. Donc, on va respecter nos

engagements. Mais j'invite le chef de la deuxième opposition à bien lire les

cadres financiers. Il va voir qu'on ne parle pas de 1,5 milliard

chez Hydro-Québec.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Bérubé : M. le

Président, ils ont posé des questions, ils ont déposé des motions, même. La

députée de Saint-Hyacinthe est allée, en main propre, remettre ça au ministère.

Ils se sont engagés pour 350 $ par usager.

Quand le premier

ministre, il dit que d'investir dans l'éolien, c'est pour acheter des votes,

est-ce que c'est ça qu'il a fait aussi avec cette promesse qu'il n'est

pas capable de remplir pour les Québécois?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Legault :

M. le Président, effectivement, le Parti québécois, le Parti libéral ont essayé

d'acheter des votes en forçant

Hydro-Québec à acheter de l'électricité qu'on n'a pas besoin. Ça ne s'est

jamais vu, là. L'été dernier, Hydro-Québec a déversé de l'eau dans ses barrages. C'est comme si on prenait de

l'argent puis on le mettait aux poubelles. Notre gouvernement va être responsable. On va construire de l'éolien,

on va construire des barrages quand on en aura besoin, pas pour acheter

des votes, pour être capables d'enrichir les Québécois.

Le Président : Principale,

troisième groupe... je reconnais la chef du troisième groupe d'opposition.

Mme Massé :

Merci, M. le Président. La rentrée parlementaire tire à sa fin, et je pense que

c'est un peu l'heure de commencer à

faire des bilans. Ce gouvernement-là, M. le Président, nous a affirmé à

plusieurs reprises vouloir agir avec

pragmatisme. À mon sens, il a plutôt agi, depuis le début, avec idéologie, avec

des slogans de campagne que je viens encore d'entendre. Moi, ça

m'inquiète, puis je ne suis pas toute seule.

Prenons le

dossier du cannabis, par exemple. C'est inquiétant de voir que le gouvernement

ignore complètement l'avis des

experts qui disent : Hausser l'âge légal à 21 ans est une mauvaise

idée. En plus, ce matin, son ministre se désolait de ne pas avoir inclus l'alcool dans sa réflexion.

M. le Président, on est-u en train de retourner dans l'idéologie conservatrice

des années 1950? Ça m'inquiète. Je ne suis pas la seule.

Pour son

information, il y a plusieurs experts... et, d'ailleurs, je dépose le document,

et, dans cette liste d'experts que je

vais déposer au gouvernement, il y a... ce n'est pas des experts de l'industrie

du cannabis, M. le Président, il y a l'Institut national de santé publique et le directeur de la santé publique. Ça m'étonne

que le premier ministre ignore ces gens-là, ignore ces institutions-là.

Alors, est-ce que le premier ministre est en train de nous dire, d'une certaine façon, qu'il doute de la

compétence de nos institutions publiques?

Le Président :

Y a-t-il consentement pour le dépôt des documents? Consentement. M. le premier

ministre.

M. Legault : M. le

Président, le message du gouvernement est clair : les jeunes ne doivent pas consommer de cannabis, c'est dangereux. On se retrouve dans une

situation où, on en parle actuellement, il y a beaucoup

de problèmes de santé mentale chez

les jeunes. C'est prouvé, les médecins spécialistes l'ont dit de façon à peu près

unanime, ce n'est pas une bonne idée

de consommer quand on est jeune. Ça peut amener des problèmes,

entre autres, de schizophrénie, puis on en connaît

tous, des exemples dans notre entourage.

Donc,

soyons cohérents. Oui, l'objectif du gouvernement, c'est de convaincre les jeunes de ne pas

consommer. Ça passe avant faire des

profits, ça passe avant faire la guerre au crime organisé. Oui, le gouvernement va défendre ce produit dangereux, puis je suis très fier de ça.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la chef du troisième groupe d'opposition.

Mme Massé : En fait, M.

le premier ministre, les preuves que

vous avez datent du cannabis de la rue, et c'est là que vous voulez

laisser les jeunes de 18-21 ans.

Mais,

ceci étant dit, cet entêtement idéologique là n'est pas seulement

au niveau du cannabis, il est aussi au niveau du

l'immigration. En fait, moi aussi, je veux prendre soin de

chaque personne qui arrive au Québec pour lui trouver sa

place.

nous cite souvent le rapport de la Vérificatrice

générale. Est-ce que le premier ministre peut me dire à quelle page il a trouvé qu'il fallait baisser les

seuils d'immigration?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Legault : M. le

Président, est-ce qu'on parle de

cannabis ou d'immigration? D'immigration. Bon, bon, on peut aller sur l'immigration.

chef du deuxième groupe d'opposition sait que, l'année dernière, plus de 50 % des

Québécois... des nouveaux

arrivants, pardon — le party a été dur hier soir — donc la moitié des nouveaux arrivants ne

parlent pas français. Pour nous, c'est

important de prendre un nombre où on est capables de donner des cours à tout le

monde puis s'assurer qu'il y ait une bonne intégration. Même chose pour

l'emploi, il n'y a pas assez de nouveaux arrivants qui réussissent...

Le Président :

En terminant.

M. Legault :

...à trouver un emploi à leur goût. Donc, c'est ça qu'on prend, on prend à

coeur l'intégration des nouveaux arrivants.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la chef du troisième groupe d'opposition.

Mme Massé :

Moi, je suis juste en train de faire le bilan des premières semaines, là.

L'idéologie qui est portée derrière

ça, c'est une idéologie qui, dans les faits, ne reconnaît pas la science.

Prenons, par exemple, en matière de changements climatiques. Encore une

fois, on privilégie...

Le Président :

Je reconnais le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, le règlement est très clair à

l'effet qu'il y a une question principale portée sur un sujet, et les

complémentaires doivent également porter sur le même sujet.

que la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques est en train de faire, c'est de poser une question

principale sur un sujet, la première

question complémentaire portait sur un autre sujet complètement, et sa

troisième question semble porter vers un troisième sujet distinct.

Alors,

M. le Président, en vertu du règlement, je vous invite à appliquer le règlement

et à faire en sorte que les questions complémentaires suivent le sujet

principal, la question principale.

Président : Les questions doivent... M. le leader du troisième

groupe d'opposition.

M. Nadeau-Dubois :

Ce n'est pas au leader du gouvernement à écrire les questions des oppositions,

premièrement.

Président : S'il vous plaît! S'il vous plaît! Je vous entends

très bien, MM. les députés. Je vous entends très bien, MM. les députés.

Président : S'il vous plaît! Je vous parle! La parole

appartient au leader du troisième groupe d'opposition. Il est le seul à

avoir la parole.

M. Nadeau-Dubois :

Merci, M. le Président. Donc, je disais : Ce n'est pas au leader du

gouvernement à écrire les questions de

l'opposition. La question de la chef du troisième groupe d'opposition porte sur

le bilan parlementaire du

gouvernement et porte sur une idéologie qui est un fil conducteur entre

plusieurs dossiers. Et c'est son droit, comme parlementaire, d'utiliser ce fil conducteur là pour poser ses questions.

Je comprends que ça dérange, de toute évidence, le gouvernement, mais ce

n'est pas au leader de l'opposition à écrire nos questions.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, à l'Assemblée nationale, il y a

des règles qui s'appliquent, notamment le règlement sur l'Assemblée nationale. Et demain nous aurons l'occasion de

déposer tous ensemble un projet de loi qui modifie les règles visant la reconnaissance du deuxième groupe

d'opposition et du troisième groupe d'opposition. C'est les règles qu'on

s'est dotées, nous tous, tous ensemble, et on a participé aux négociations

ensemble. Alors, si le...

Le Président :

S'il vous plaît!

M. Jolin-Barrette : ...troisième groupe d'opposition ne veut pas

suivre les règles du règlement, nous avons un problème...

Le Président :

Bon, écoutez... Non, là, là, on peut s'échanger comme ça, à votre guise...

Président : Non, mais deux secondes. On est en train de faire

en sorte de prendre du temps essentiel pour poser des questions et des réponses. Je demande de la

collaboration pour que les questions principales et complémentaires portent

sur le même sujet. Je vais vous permettre votre question, mais je vous demande

votre collaboration pour l'avenir.

Et maintenant, bien,

je pense qu'il est temps de reprendre la question. Cette période de questions,

elle est essentielle. Alors, je permets à la

chef du troisième groupe d'opposition de poursuivre sa question et de compléter

cet échange. Merci.

Mme Massé :

Alors, sur le bilan, c'était ça, je l'ai dit dans ma première phrase, ma

question au premier ministre : Puisqu'il

ne reconnaît pas les experts,

puisqu'il n'est pas capable de me dire à quel page les baisses est un objectif

de la VG, est-ce qu'il va écouter les urbanistes en matière de protection

de l'environnement?

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration... M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette :

Sur la question de règlement, il y a de la jurisprudence associée au fait que

les questions complémentaires doivent porter sur le même sujet, et la députée

de Sainte-Marie—Saint-Jacques

ne le fait pas.

Le Président :

M. le leader de l'opposition officielle.

M. Proulx :

Oui, M. le Président, d'abord, il y a eu suffisamment d'argumentation. Je pense

que c'est du temps qui appartient à

l'opposition. Deuxièmement, on ne peut pas remettre en question votre décision.

Vous avez permis la question, j'attends une réponse, moi aussi. Merci.

Président : Je prends deux secondes. Encore une fois, j'ai

demandé la collaboration pour l'avenir, j'ai dit que je permettais la

question pour l'instant. Réponse à cette question qui a été posée.

M. Legault :

M. le Président, Québec solidaire propose d'utiliser 10 milliards du Fonds

des générations, qui est pour

rembourser la dette par souci d'équité entre les générations, propose donc de

prendre ce 10 milliards pour lutter contre les changements climatiques. Moi, je pense qu'il faut être capables de

faire les deux. Il faut être capables de réduire la dette qu'on laisse à nos enfants, puis on va avoir

un plan, ce que le gouvernement précédent n'a pas fait, un plan pour

réduire les GES. Il faut faire les deux par souci d'équité pour nos enfants.

Le Président : Question

principale, Mme la députée de l'Acadie.

Mme St-Pierre :

Merci, M. le Président. M. le Président, près de la totalité des municipalités

du Québec font affaire avec la Sûreté

du Québec pour assurer la sécurité de leurs citoyens. Toutefois, ces dernières

années, le coût de ces services a connu

une hausse appréciable qui se répercute sur le compte de taxes municipales.

L'an dernier, le gouvernement avait agi

vigoureusement pour limiter la hausse des coûts à 3 % plutôt que

10,5 % grâce à une subvention de 23 millions de dollars.

Or, depuis

l'entrée en fonction de ce gouvernement, le monde municipal est en attente de

signaux clairs sur ce sujet. Le partage des coûts reliés aux services de la

Sûreté du Québec était pourtant un engagement électoral du premier ministre.

Nous sommes le 6 décembre, et les municipalités doivent boucler leur

budget dans les prochains jours. Ils ont d'ailleurs envoyé une lettre à la ministre. Le monde municipal

s'explique mal l'immobilisme du gouvernement dans le dossier.

La ministre

de la Sécurité publique peut-elle dissiper les inquiétudes et indiquer à quel

moment ces coûts seront connus, quelle sera l'ampleur de la hausse

moyenne de la facturation et confirmer...

Le Président : Mme la ministre

de la Sécurité publique.

Mme Guilbault : Merci,

M. le Président. Je remercie la

collègue d'aborder ce sujet-là parce qu'effectivement

les municipalités font des revendications sur le sujet qu'elle évoque, d'ailleurs

font ces revendications-là depuis bien longtemps, bien avant qu'on soit au pouvoir. Ça fait longtemps

qu'il existe un problème, quant à elle, avec le règlement

sur la tarification des services de la Sûreté du Québec. Mais je veux

rassurer la collègue, de même que

l'ensemble des municipalités, l'Union

des municipalités, la FQM également, on est en train de travailler, ma collègue

et moi, ma collègue des Affaires

municipales, pour effectivement répondre à ces préoccupations, notamment

l'urgence budgétaire pour les municipalités, mais on est en train de

travailler très concrètement.

Évidemment, je ne peux pas annoncer aujourd'hui

ici l'issue de ce travail, mais ce sera annoncé très bientôt. J'invite la députée d'Acadie à être attentive vers

la fin de la semaine prochaine alors que nous pourrons faire une annonce

en ce sens qui sera de nature à rassurer

tout le monde et qui réglera, d'une part, le problème budgétaire et réglera

aussi tarification des services de la Sûreté du Québec.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de l'Acadie.

Mme St-Pierre :

Alors, merci, M. le Président. Merci de la réponse. Dans son intervention lors

du débat sur le discours inaugural,

la ministre de la Sécurité publique a exposé ses dossiers prioritaires pour les

prochains mois. Hélas! Pas un mot sur

la question de la facturation des services de la Sûreté du Québec. On comprend

que ce n'était pas prioritaire pour la ministre.

Maintenant,

elle nous parle d'une annonce qui sera faite la semaine prochaine. Est-ce

qu'elle peut nous dire à quel moment exactement et est-ce qu'elle peut

nous dire le montant qui sera octroyé aux municipalités?

Le Président : Mme la

ministre de la Sécurité publique.

Mme Guilbault :

Oui, bien, M. le Président, la députée sait très bien que ces discours

d'ouverture, malheureusement, on

dispose d'un temps limité et on a plusieurs sujets à aborder, notamment nos

circonscriptions, etc. Alors, oui, c'est une priorité pour nous, et le fait est qu'on va faire une annonce dès la

semaine prochaine. Je peux lui indiquer que ce sera le 13 décembre.

Je l'invite à être à l'écoute.

Alors, dans

la mesure où nous serons en poste depuis moins de deux mois à ce moment-là,

j'estime qu'on aura été très diligents

dans le règlement de ce dossier. Je

le rappelle, ces revendications-là datent de beaucoup plus longtemps que notre arrivée au gouvernement, et je n'ai pas entendu, moi, le Parti libéral, dans les

dernières années, faire connaître quelque

intention que ce soit de réviser le règlement sur la tarification de la Sûreté

du Québec. Alors, libre à elle aujourd'hui...

Le Président : En terminant.

Mme Guilbault : ...de dénoncer

ce problème-là, mais nous, on va le régler.

Le Président : Troisième... Question

complémentaire, excusez-moi, Mme la députée de Vaudreuil.

Mme Nichols : C'est quand même

surprenant et surtout très inquiétant pour les villes, les municipalités, les associations, il n'y a rien, dans le discours inaugural du premier ministre ni même dans le spectacle lors de

la mise à jour économique, sur les

municipalités, les villes. On est contents d'entendre que ça s'en vient. Les

villes aussi ont hâte que ça s'en vienne. Le gouvernement a déjà fait sa

part, et les villes s'attendent aussi à avoir la part, tel que promis.

Est-ce que la

ministre des Affaires municipales peut nous expliquer pourquoi les promesses du

gouvernement se sont envolées?

Le Président : Mme la

ministre des Affaires municipales.

Mme Laforest :

Oui, merci. Je remercie la députée pour la question. En fait, moi, c'est

plaisant, ça fait neuf semaines que

je suis en poste, alors tous les problèmes qui étaient auparavant m'arrivent

sur mon bureau. Je suis très heureuse de les travailler maintenant. Et j'ai rencontré plusieurs municipalités, je

peux vous dire qu'elles sont rassurées. On a travaillé, justement, avec ma collègue ici, à la Sécurité

publique. Le dossier est en voie d'être annoncé, et les municipalités seront

très heureuses de la réponse au moment opportun.

Le Président : Question

principale, M. le député de Jonquière.

M. Gaudreault : Oui, M. le Président. Dans les régions du Québec,

il y a trop de municipalités dévitalisées. C'est le cas dans Roberval. Premier

exemple, au Québec, près d'une centaine de municipalités déversent toujours

leurs égouts dans les cours d'eau. C'est le cas, notamment, de

Saint-Eugène‑d'Argentenay, Saint-Edmond-les-Plaines, Saint-Thomas-Didyme, Notre-Dame-de-Lorette,

Saint-André-du-Lac-Saint-Jean, qui sont tous dans la circonscription de

Roberval.

Lors de la

campagne électorale, la CAQ disait : Une grande corvée nationale s'impose

pour le fleuve, ses affluents et les

autres cours d'eau du Québec. Pourtant, ni dans le discours inaugural ni dans

l'énoncé économique, rien, pas une cent

de plus pour que cessent les déversements dans nos rivières et dans nos lacs.

Pour les petites municipalités dévitalisées, installer des systèmes de

traitement des eaux usées conformes représente des coûts astronomiques.

Est-ce

que la ministre de l'Environnement peut s'engager à ce que les sommes soient au

rendez-vous immédiatement pour mettre fin aux déversements dans nos

cours d'eau?

Le Président : Mme la

ministre de l'Environnement.

Mme Chassé : M. le Président,

merci à mon collègue. Je suis heureuse de l'entendre pour la première fois en

Chambre et je le remercie pour sa question concernant...

Mme Chassé :

En Chambre? On n'est pas en Chambre, ici? Non? On est au salon bleu. Enfin,

regardez, j'introduis tout le nouveau vocabulaire. Merci pour votre

compréhension.

Sachez que, dès le début de mon mandat, j'ai été

témoin de plusieurs échanges entre les municipalités et le ministère de l'Environnement. Et j'ai tenu à

participer à plusieurs de ces échanges parce que, bien sûr, comme citoyenne,

quand j'entends ces situations, ça me préoccupe, et je comprends. Et j'ai été à

même de constater que le ministère de l'Environnement

est à pied d'oeuvre dans chacune de ces situations pour s'assurer d'accompagner

chacune de ces villes, chacune de ces municipalités à bien faire les

choses. Et je suis fière de mon ministère en la matière.

Maintenant,

j'entends clairement les inquiétudes et je peux vous rassurer que nous

accompagnons chacune de ces municipalités...

Président : En terminant.

Mme Chassé :

...à bien faire les choses. Merci.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Jonquière.

M. Gaudreault :

Oui, M. le Président. Dans le dossier des eaux usées, huit inspecteurs ont été

coupés de 2014 à aujourd'hui.

Résultat : les petites municipalités, comme celles au Lac-Saint-Jean, sont

laissées à elles-mêmes pour faire leurs propres inspections. Avec la CAQ,

on veut encore plus couper d'emplois dans le gouvernement.

Quand le gouvernement

va-t-il prendre le dossier des eaux usées au sérieux? Et va-t-il augmenter le nombre

d'inspecteurs pour accompagner les municipalités?

Le Président :

Mme la ministre des Affaires municipales.

Mme Laforest :

Je remercie le député de Jonquière. Étant ministre de la région du Saguenay—Lac-Saint-Jean, je veux le rassurer, au

niveau de Roberval, justement, on a eu des rencontres avec le maire de Roberval

au niveau de sa problématique. Vous savez

maintenant que je l'ai invité à déposer une demande d'aide financière pour le

problème des eaux usées. Je sais très bien que le problème relève aussi

de la ministre de l'Environnement.

pour ce qui est du sujet des inspecteurs, oui, nous regardons justement à

savoir si on ne pourrait pas augmenter le nombre d'inspecteurs,

considérant que l'environnement, on prend ça à coeur. Merci, M. le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Jonquière.

M. Gaudreault :

Oui, mais, M. le Président, les gens dans les petites municipalités, là, au

Lac-Saint-Jean, ils veulent des

réponses immédiates, ils veulent des solutions à court terme. On a deux ministères

qui sont pris dans la bureaucratie. Pendant

ce temps-là, cinq municipalités dans la circonscription de Roberval rejettent

leurs eaux usées dans les cours d'eau, dans la nature. On a huit

inspecteurs de moins à cause de l'austérité libérale, la CAQ veut en couper

plus.

Quand

est-ce qu'ils peuvent prendre l'engagement pour régler le plus rapidement

possible cette question-là pour les gens de la circonscription de

Roberval?

Le Président :

Mme la ministre des Affaires municipales.

Mme Laforest :

Oui, merci, M. le Président. En fait, il n'y a aucunement question de couper

dans les services. Ce que je peux

vous dire, ayant rencontré, justement, le maire de Roberval à plusieurs

reprises, je peux vous rassurer, son dossier

est sur mon bureau et il est à l'étude présentement. Alors, on a eu des appels

téléphoniques, il est rassuré, il attend la réponse, et on va essayer de

tout faire pour l'aider dans la situation.

Maintenant,

il y a eu de l'aide à Roberval, il l'a reconnu. Il y a eu déjà des services

impressionnants qui ont été faits là.

Alors, je crois, M. le Président, que la situation, on l'a prise en main et on

continue de travailler ensemble, avec les petites municipalités, dont

j'en fais partie. Merci, M. le Président.

Le Président :

Question principale, Mme la députée de Maurice-Richard.

Mme Montpetit :

Merci beaucoup, M. le Président. Le 12 octobre dernier, les autorités

américaines ont autorisé l'agrandissement

du site d'enfouissement de Coventry, au Vermont, afin de permettre au

propriétaire du lieu d'enfouir jusqu'à 600 000 tonnes de

déchets par année. Le site est juste à côté de la rivière Black, qui est un des

affluents du lac Memphrémagog, source d'eau

potable de tous les citoyens de l'Estrie. L'agrandissement autorisé, ça

représente plus de 2 millions de

pieds carrés, soit l'équivalent de 40 terrains de football. Tout le monde

en Estrie se mobilise dans ce dossier, les

citoyens, les maires locaux, même la ministre fédérale de l'Environnement. Le

seul acteur qui semble absent pour le moment, c'est le ministère de

l'Environnement.

Je veux donc

profiter de l'occasion pour permettre à la ministre de nous informer des

représentations qu'elle a faites

auprès des autorités vermontoises depuis son arrivée en poste, il y a

49 jours, pour mettre fin à ce projet qui met en danger

l'approvisionnement en eau, je le rappelle, de 250 000 personnes en

Estrie.

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Legault :

Oui. M. le Président, je suis content de la question parce qu'effectivement

j'ai eu l'occasion, au cours des

dernières semaines, de rencontrer le gouverneur du Vermont. Il nous a

d'ailleurs invités à aller visiter les installations. Il m'a dit que, selon lui, selon toutes les

évaluations qu'ils ont faites, il n'y a aucun risque de fuite. Donc, on sait

que les gens, entre autres à Magog,

puis le député d'Orford nous en parlent beaucoup, de ce projet de Coventry.

Donc, on a des discussions avec l'État du Vermont, avec le gouverneur du

Vermont, puis on va s'assurer qu'il n'y a pas de risque de déversement, du côté

américain, qui pourrait nuire à cette magnifique région, ici, au Québec.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Maurice-Richard.

Mme Montpetit :

Merci, M. le Président. Donc, je comprends que la ministre n'a pas l'air d'être

au courant de ce dossier-là non plus. Je l'invite effectivement à parler

à son collègue le député d'Orford, qui s'active présentement à faire signer une pétition pour interpeler son

propre gouvernement à agir, un petit peu surprenant. Donc, je suis contente

que le premier ministre ait fait référence à

sa rencontre avec le gouverneur du Vermont, M. Phil Scott. Je suis

effectivement convaincue qu'il a abordé ce sujet-là.

Moi,

ce que j'aimerais savoir, c'est que la ministre nous dise quelle assurance a

reçue le premier ministre dans ce dossier lors de cette rencontre.

Le Président :

Mme la ministre de l'Environnement.

Mme Chassé : Merci,

M. le Président. Vous savez, l'environnement, c'est un dossier complexe, qui comprend plusieurs éléments. Je tiens à rassurer ma collègue

la députée de Maurice-Richard que, dès les premiers jours, j'ai été en communication constante

avec mon collègue le député de Magog...

Mme Chassé :

...Orford — je vais

devenir une championne, je vous rassure, sur toute la dénomination de tous

qui sont en Chambre — et

que nous avons pris très au sérieux la situation, et que nous étions à pied

d'oeuvre dès le premier jour. Merci, M. le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Maurice-Richard.

Mme Montpetit :

Je vous remercie, M. le Président. Il y a quelques semaines, la ville de

Newport a annoncé qu'elle cesserait

définitivement de s'occuper de l'assainissement des eaux du lixiviat provenant

du dépotoir de Conventry. Cette décision

est catastrophique, elle augmente considérablement les risques de contamination

du lac Memphrémagog. M. le Président, les conséquences pourraient être

dommageables pour des dizaines de milliers de citoyens de l'Estrie.

J'aimerais connaître

les intentions de la ministre pour régler cette situation.

Le Président :

M. le premier ministre.

Le Président :

S'il vous plaît! Est-ce qu'on pourrait avoir un peu de silence? On est à la fin

de la période de questions. Réponse attendue du premier ministre, il est le

seul à avoir la parole.

M. Legault :

M. le Président, il me semble que la réponse

est claire. J'ai rencontré le gouverneur du Vermont, je lui ai parlé du dossier de Coventry, il m'a assuré

qu'il n'y avait aucun risque de déversement. C'est du côté

américain, là, donc ce n'est pas... Il y a

un risque, effectivement, que, si ça atteint le lac, ça vienne chez nous

dans ce magnifique lac. Donc, il m'a

invité — et

je pourrais y aller puis je pourrais peut-être inviter la

députée — à aller visiter les installations là-bas,

aux États-Unis, pour se convaincre qu'il y a zéro risque.

J'ai

quand même l'assurance, là, j'ai le gouverneur du Vermont

qui m'assure qu'il n'y a aucun risque, ce n'est quand même pas

rien. Je ne sais pas ce qu'elle veut avoir de plus.

Le Président : En terminant.

M. Legault :

Est-ce qu'elle voudrait que je parle à M. Trump? Je ne le sais pas, là.

Le Président :

Et voilà. Ceci met fin à la période de questions. Bonne fin de journée. Merci.

La Vice-Présidente

(Mme Gaudreault) : Alors, il n'y a pas de votes reportés.

Alors, nous allons passer...

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : S'il vous plaît! Nous allons passer à la rubrique des motions sans préavis, et je comprends qu'il y aurait une entente

pour inverser le cycle des motions

sans préavis pour permettre que la

première motion soit présentée par l'opposition officielle. Y a-t-il consentement?

Consentement. Très bien.

Alors, pour la

première motion sans préavis, je vais céder la parole à M. le chef de l'opposition

officielle.

M. Arcand :

Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin

de présenter la motion suivante conjointement avec le premier ministre, le chef du deuxième groupe d'opposition,

la chef du troisième groupe

d'opposition et le député de Chomedey :

«Que l'Assemblée

nationale souligne le

29e anniversaire de la tragédie de Polytechnique, survenue le 6 décembre

1989;

«Qu'elle honore la

mémoire des 14 jeunes femmes qui ont injustement perdu la vie;

«Qu'elle réitère que

l'égalité entre les femmes et les hommes est une valeur fondamentale de notre

société;

«Qu'elle dénonce

toutes les formes de violences commises à l'endroit des femmes;

«[Et enfin qu'elle]

souligne les 12 jours d'action contre les violences envers les femmes, qui

encouragent la dénonciation de cette violence ainsi que les actions prises pour

lutter contre celle-ci.»

La Vice-Présidente

(Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le chef de l'opposition

officielle. Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

M. Schneeberger :

Oui, alors, il y a consentement pour un court débat, avec les interventions

dans l'ordre suivant : le

premier ministre, le chef de l'opposition officielle, le chef du deuxième

groupe d'opposition et la chef du troisième groupe d'opposition.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie. Alors, M. le

premier ministre, la parole est à vous.

M. Legault :

Oui. Mme la Présidente, il y a 29 ans aujourd'hui avait lieu la tragédie de la

Polytechnique.

C'était le 6 décembre

1989. Comme beaucoup de Québécois, je m'en souviens comme si c'était hier. Je

me souviens où j'étais quand j'ai appris la nouvelle. Des femmes ont perdu la

vie parce qu'elles étaient des femmes. Des femmes

ont perdu la vie parce qu'elles avaient l'ambition de devenir ingénieures,

parce qu'elles avaient l'intention de jouer

un rôle de premier plan dans notre société. Les motivations du tueur ne

faisaient aucun doute. C'est la notion même d'égalité entre les hommes et les femmes qui était visée. Notre ministre

de l'Environnement était étudiante à la Polytechnique en 1989. Elle a eu la chance de ne pas être dans la

fameuse classe où s'est retrouvé le tireur. Évidemment, par contre,

toutes les victimes, toutes les familles des victimes, toutes les étudiantes

qui étaient à Polytechnique vont s'en

souvenir toute leur vie. Ça a été, au Québec, un choc traumatique, un choc

politique, un point de bascule. Et, depuis le 6 décembre 1989, on n'a plus le droit, on n'a pas le droit de prendre

la violence contre les femmes à la légère. On n'a pas le droit de faire de

l'égalité entre les hommes et les femmes une question secondaire.

Aujourd'hui,

c'est important de commémorer Polytechnique. Cette tragédie, malheureusement,

fait

partie de notre histoire. Elle

nous a heurtés, mais elle nous a aussi obligés à nous rapprocher pour mieux

surmonter notre peine. Elle a renforcé

aussi notre détermination, au Québec, de se rassembler puis d'être fiers de nos

valeurs. Je regarde notre Assemblée nationale

aujourd'hui. Je ne peux pas imaginer une plus belle réponse à ce qui s'est

passé. Il n'y a jamais eu autant de femmes

ici, à l'Assemblée nationale. J'ai le bonheur, à chaque jour, de travailler

avec des femmes fortes, des femmes inspirantes qui jouent un rôle de premier

plan dans mon gouvernement.

Donc,

en ce 6 décembre, j'ai une pensée pour les familles, pour les proches des

victimes, pour les étudiantes qui étaient

à Polytechnique en 1989, en particulier. Je vais me rendre, ce soir, à la

cérémonie de commémoration, parce que je veux lancer un message

clair : on a le devoir de se souvenir de Polytechnique. L'égalité entre

les hommes puis les femmes, ça fait

partie des valeurs fondamentales du Québec,

et jamais, jamais on ne doit revenir en arrière. Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le

premier ministre. Maintenant,

je vais céder la parole à M.

le chef de l'opposition officielle.

M. Arcand : Merci, Mme la

Présidente. 29 ans ont beau s'être écoulés depuis cette tragédie, mais nous

sommes encore ébranlés par ces

événements. Moi aussi, je me rappelle où j'étais lorsque cet épouvantable

événement est survenu.

Très

difficile d'oublier l'horreur de ce drame qui a coûté la vie à 14 jeunes

femmes innocentes. Comment nous aurions

pu imaginer qu'un événement aussi tragique puisse se produire ici, au Québec?

Comme d'habitude, elles s'étaient rendues

à l'École polytechnique pour assister à leurs cours afin de bâtir leur avenir

professionnel. L'espoir de décrocher l'emploi

de leurs rêves, la détermination de réussir professionnellement les animaient.

Cet espoir leur a été enlevé subitement par un individu, et on se rappellera qu'il avait écrit, à ce moment-là,

une lettre qui a été rendue publique quelques jours plus tard et qui

disait essentiellement que les féministes avaient ruiné sa vie.

Le Québec

tout entier a été ébranlé. Et, jusqu'à ce jour du 6 décembre 1989, nous

croyions être à l'abri de ce sombre événement.

Force est d'admettre que personne n'est à l'abri, d'où l'importance,

aujourd'hui, de se souvenir, de poursuivre nos efforts de prévention et de lutte contre la violence faite aux

femmes. Collectivement, nous devons continuer d'agir. L'an dernier, il y a eu

des mouvements, #moiaussi, qui ont donné lieu à un mouvement de dénonciation

publique des histoires d'abus tant

physiques, psychologiques, sexuels vécus par des femmes, et en parler est un

premier pas important pour les victimes. Il faut encourager les victimes

de violence de toute sorte à dénoncer et à parler.

Je salue

également le travail des organismes communautaires qui s'investissent au

quotidien à soutenir les femmes qui

ont vécu des histoires de violence et j'invite les parlementaires mais

également l'ensemble de la population

à lutter contre toute forme de violence dans notre société et, par nos

actions, de promouvoir le respect entre nous. Merci.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le chef

de l'opposition officielle. Et maintenant je cède la parole à M. le chef

du deuxième groupe d'opposition.

Bérubé : Mme la

Présidente, j'étais encore bien jeune

le 6 décembre 1989, mais je me souviens pour toujours. Je

me souviens parce que le drame survenu cette journée-là à Polytechnique

était de loin l'événement le plus marquant auquel j'avais assisté

jusque-là par le biais des bulletins de nouvelles. Je me souviens parce que, ce

jour-là, j'ai vu la consternation, le désarroi, l'incompréhension, la colère

mêmes sur le visage de mes proches.

Aujourd'hui, 29 ans plus tard, des questions demeurent encore. La cruauté du

geste est encore plus manifeste. Ces

14 jeunes femmes étaient promises à un brillant avenir, mais le délire d'un

seul individu est venu couper abruptement leur élan. Et je pense, notamment, parmi toutes ces victimes, à Sonia

Pelletier, originaire de Saint-Ulric, tout près de Matane, 28 ans, étudiante en génie mécanique, douée et

appréciée de tous, la fierté de ses parents. Sa vie a été fauchée quelques jours à peine avant qu'elle obtienne enfin son

diplôme. Cette injustice est sans nom. Pour les proches et les familles des

victimes, rien ne pourra jamais réparer le

tort qui a été fait, rien. Ce qu'on peut faire de mieux collectivement,

ensemble, les élus, c'est de nous

rappeler ces jeunes femmes et de leur rendre hommage, c'est d'insister sur le

caractère inacceptable, odieux de ce geste, disons-le, misogyne, c'est

de mieux encadrer la circulation des armes à feu, c'est de rendre plus

accessibles les services et les ressources en santé mentale.

Une société

comme la nôtre se relève d'un tel choc, mais elle n'oublie pas et elle agit. On

le doit aux victimes et à leurs

proches. On le doit aussi aux jeunes femmes, de plus en plus nombreuses, et

c'est tant mieux, qui entreprennent des

études en ingénierie et dans d'autres domaines d'études traditionnellement réservés majoritairement aux hommes.

Aujourd'hui, le Québec a changé. Il n'est plus exceptionnel de voir des

jeunes femmes se lancer dans des carrières qu'on qualifiait d'atypiques il

y a 30 ans à peine, et c'est tant

mieux. Le drame de Polytechnique nous aura-t-il permis d'évoluer collectivement, d'ouvrir les esprits

plus rapidement? Nous ne le saurons jamais, mais c'est à souhaiter, puisqu'il

n'y aura jamais d'autre aspect positif à cet

épisode douloureux de notre histoire. Nous nous souvenons, nous agissons.

Je serai

également présent avec le premier ministre aujourd'hui à Montréal

pour commémorer toutes ces femmes et parler, au nom de ma formation

politique, pour dire que nous condamnons la violence sous toutes ses formes, et

particulièrement celle qui est faite aux femmes. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente

(Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le chef du deuxième

groupe d'opposition. Maintenant, je vais céder la parole à Mme la chef du

troisième groupe d'opposition.

Mme Massé : Merci,

Mme la Présidente. À mon tour, au nom de ma formation politique, de souligner

cette date qui a marqué les esprits

depuis déjà très longtemps, des esprits marqués à jamais. 6 décembre 1989.

J'étais moi-même bien jeune à

l'époque, et plusieurs des jeunes femmes qui sont ici aujourd'hui n'étaient

même pas nées. Mais vous êtes ici. Merci.

La tuerie de la Polytechnique, c'est un geste de

féminicide politique perpétré par un misogyne. Elles étaient femmes, certes, j'étais femme, certes, mais la

lettre indiquait clairement que c'est les féministes qui dérangeaient. Et

j'étais féministe et je suis féministe. Ça a pris beaucoup de temps à

notre société, je vous dirais, pour accepter le caractère profondément antiféministe de ce geste. 29 ans

plus tard, bien sûr, on souhaite, l'ensemble des parlementaires, dire aux

familles qu'on se souvient, dire aux amis qu'on se souvient, dire à ceux et

celles qui y étaient, à ceux aussi, qu'on se souvient

et dire, en fait, à toutes les femmes et à toutes les féministes du

Québec : Nous devons continuer. Nous devons continuer pourquoi? Bien,

parce qu'à chaque jour il y a de la petite violence ordinaire qui fait mal, à

la longue. Un regard mal placé, une parole mal placée, ça fait mal.

Alors, M. le

Président, pour honorer la mémoire

de... Mme la Présidente, pardon, pour honorer la mémoire de ces femmes et bien d'autres qui sont tombées depuis

1989 au bout d'une arme à coups de fusil, je pense que la meilleure façon

d'honorer leur mémoire, c'est de nous

rappeler qu'un registre des armes à feu, ce n'est pas un empêcheur de tourner

en rond, ce n'est pas là pour faire chier personne, c'est là pour

protéger. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Je vous remercie, Mme la chef du troisième groupe d'opposition.

Alors, cette motion est adoptée?

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je vous invite à vous lever. Nous allons observer une minute

de silence en mémoire des 14 jeunes femmes décédées le 6 décembre

• (11 h 13

11 h 14)

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Je vous remercie. Vous pouvez prendre place.

Et nous

allons poursuivre la rubrique des motions sans préavis. Et je suis maintenant

prête à reconnaître un membre formant le gouvernement, et ce sera M. le

ministre des Transports.

Bonnardel :

Mme la Présidente, je demande le consentement pour déposer la motion suivante

conjointement avec le député de La

Pinière, la députée de Marie-Victorin, la députée de Mercier et la députée de

Chomedey... le député de Chomedey, pardon :

«Que l'Assemblée nationale souligne le 35e

anniversaire d'Opération Nez rouge;

«Qu'elle

souligne ce symbole de prévention de la conduite avec les facultés affaiblies

par l'alcool ou la drogue.»

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M.

le ministre. Y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion?

Schneeberger :

Consentement, sans débat.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Alors, cette motion est-elle adoptée?

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Adopté. Maintenant, pour la prochaine motion, je vais donner la

parole à un membre du deuxième groupe d'opposition, et ce sera M. le

député de Jonquière.

Gaudreault : Merci, Mme la Présidente. Je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée

afin de présenter, conjointement avec la députée de Mercier, la motion

suivante :

«Que l'Assemblée nationale demande à Hydro-Québec de rembourser rétroactivement la totalité des

trop-perçus facturés aux abonnés de la société d'État depuis 2008.»

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le

député de Jonquière. Y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion?

Schneeberger : Pas

de consentement.

La Vice-Présidente

(Mme Gaudreault) : Alors, il

n'y a pas de consentement. Pour la prochaine motion, je vais maintenant

me tourner vers le troisième groupe

d'opposition et je vais céder la

parole à Mme la députée de Taschereau.

Dorion : Merci, Mme la Présidente. Je demande le consentement de la Chambre pour débattre de la motion

suivante conjointement avec le député de Saint-Laurent et le député de Rimouski :

«Que l'Assemblée nationale affirme que les sorties culturelles pour les élèves du primaire et du

secondaire sont des activités éducatives importantes pour le développement

de ceux-ci;

«Qu'elle reconnaisse que

les sorties culturelles scolaires sont vitales pour le milieu culturel en

général;

«Que l'Assemblée nationale demande au gouvernement

de garantir, dès janvier 2019, au moins deux sorties culturelles gratuites par

année pour les étudiants du primaire et du secondaire.»

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la

députée de Taschereau.

Maintenant, y

a-t-il consentement pour débattre de cette motion?

Schneeberger : Pas

de consentement.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Il n'y a pas de consentement. Alors, s'il n'y a pas d'autre... M. le leader du gouvernement.

Jolin-Barrette : Mme la Présidente, avec votre consentement, je proposerais qu'on puisse procéder aux

voeux de Noël, comme c'est l'habitude

à l'Assemblée nationale pour chacun des chefs, parce que le premier ministre, demain, ne pourra être

présent en Chambre, considérant le fait que c'est la réunion des premiers ministres du Canada. Alors, il m'apparaîtrait opportun de faire les voeux de Noël aujourd'hui, Mme la Présidente, de façon à souhaiter un bon temps des

fêtes à toutes les Québécoises et à tous les Québécois.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le leader

du gouvernement. Alors, y a-t-il

consentement pour accéder à cette demande? M. le leader du deuxième

groupe d'opposition.

Ouellet : Mme la Présidente, il est de tradition de tenir ces voeux le vendredi. Le premier ministre aurait pu déléguer sa vice-première ministre pour tenir ces

voeux de Noël ce vendredi. Alors, pas de consentement.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Alors, je comprends qu'il n'y a pas de consentement pour procéder

ou pour accepter... M. le leader, vous avez un autre commentaire?

Jolin-Barrette : Simplement quelques

mots, Mme la Présidente, pour vous souligner qu'il est d'usage, par

consentement, de faire en sorte que tous les

chefs des formations politiques et, à plus juste titre, le premier ministre du...

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : C'est très bien, M. le

leader. D'abord, vous devriez avoir ces échanges avant les séances. Je

vois qu'il n'y a pas eu d'échange ni de consentement, alors, M. le leader, nous

allons devoir procéder selon la tradition. Et, s'il y a eu des échanges, je

vois qu'il n'y a pas eu de consentement. Ceci clôt le débat.

Alors, maintenant, il n'y a pas d'avis touchant

les travaux des commissions.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : S'il vous plaît! S'il vous plaît! À

la rubrique des renseignements sur les travaux de l'Assemblée, je vois

qu'il n'y a pas de demande de renseignements.

La période

des affaires courantes étant terminée, nous allons maintenant passer aux

affaires du jour et nous allons poursuivre le débat aux affaires

prioritaires.

Je pense que je vais suspendre quelques

instants, s'il y a des gens qui voudraient quitter le salon bleu. Merci.

(Suspension de la séance à 11 h 19)

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Alors, nous allons reprendre nos travaux.

Nous en

sommes aux affaires du jour, et, aux affaires prioritaires, à l'article 1 du

feuilleton, l'Assemblée reprend le débat,

ajourné le mercredi 5 décembre 2018, sur le discours d'ouverture et sur la

motion de M. le premier ministre proposant que l'Assemblée approuve la

politique générale du gouvernement ainsi que sur les motions de grief

présentées par M. le chef de

l'opposition officielle, M. le chef du deuxième groupe d'opposition, Mme la

chef du troisième groupe d'opposition, M. le

député de Rimouski, Mme la députée de Sherbrooke, Mme la députée de Saint-Laurent, M. le

député de Pontiac,

Mme la députée de Saint-Henri—Sainte-Anne, M. le député de Jonquière, M. le

député de Laurier-Dorion, Mme la députée de Marguerite-Bourgeoys,

Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue,

M. le député de René-Lévesque, Mme la

députée de Verdun, M. le député de D'Arcy-McGee, M. le député de Rosemont et

Mme la députée de Mercier.

Avant de

donner la parole au prochain intervenant, je vous informe que

17 h 28 min 47 s ont été utilisées dans le cadre de ce débat. Il reste donc un total de

7 h 31 min 13 s réparties comme suit :

3 h 47 min 45 s au groupe parlementaire formant le gouvernement,

1 h 44 min 12 s au groupe parlementaire formant

l'opposition officielle, 24 min 46 s au deuxième groupe d'opposition, 34 min 30 s au

troisième groupe d'opposition puis 60 minutes au représentant du

gouvernement pour sa réplique.

Je suis maintenant prête à reconnaître le

prochain intervenant, et ce sera M. le député de Bourget... pardon, excusez-moi, Beauharnois. Je suis désolée. On est

encore au début de la législature. Alors, M. le député de Beauharnois,

la parole est à vous.

Reid : Merci, Mme

la Présidente. Chers collègues, Mme la Présidente, m'adresser à vous aujourd'hui

à l'Assemblée nationale est un immense privilège, et j'en suis très honoré.

C'est à la

population du comté de Beauharnois, qui m'a accordé sa confiance, que je dois

et je veux, d'abord et avant tout,

dire merci. Comme l'a écrit un ami cher à moi le 1er octobre dernier, mon histoire

doit débuter par la phrase suivante : «Il était une fois un petit

gars de Bellerive qui est devenu député, et c'est là que tout a changé.»

«Vous devez

être le changement que vous voulez voir dans ce monde.» Voilà une citation très

inspirante de Gandhi qui explique pourquoi je me suis lancé en

politique.

C'est donc

avec fierté que je vais représenter les citoyens de la circonscription de

Beauharnois pour faire mieux, faire

plus. Cette belle circonscription comprend les municipalités de Salaberry-de-Valleyfield,

capitale des régates, de Beauharnois,

de Saint-Étienne-de-Beauharnois, de Saint-Louis-de-Gonzague et de

Saint-Stanislas-de-Kostka, où y habitent près de 60 000 citoyens fiers de leur région, une région partagée

entre l'urbain et le rural avec une économie diversifiée par la présence

de petites, moyennes, grandes entreprises, de producteurs agricoles et de

fermes laitières et plusieurs organismes

communautaires, une région qui côtoie le fleuve Saint-Laurent et la voie

maritime, dont les eaux approvisionnent quotidiennement la belle et

unique centrale hydroélectrique de Beauharnois.

Les défis,

dans la circonscription de Beauharnois, sont grands, et l'avenir s'annonce

encourageant avec le développement économique et résidentiel, qui

connaît une importante croissance depuis les dernières années. Notre circonscription possède tous les outils

nécessaires pour assurer son plein potentiel en matière de développement

économique et de création d'emplois

de qualité et payants. En effet, le comté de Beauharnois est une porte d'entrée

exceptionnelle vers les marchés

canadien et américain alors que nous disposons d'importantes infrastructures

routières, ferroviaires et portuaires.

Que ce soit

par la route, par les chemins de fer et par l'eau, notre région constitue un

pôle logistique parmi les plus

avancés au Québec en matière de transport. Par la route, le comté de

Beauharnois est branché directement sur les axes routiers que sont les autoroutes 20 et 30. Par le chemin de

fer, nous sommes la porte d'entrée qui nous ouvre les portes directement

sur les États-Unis, et ce, de la frontière canadienne jusqu'au Mexique. Par

l'eau, nous avons le port de Valleyfield, qui est le plus petit des grands

ports, qui existe depuis maintenant 50 ans et qui nous ouvre les portes

des Grands Lacs et de l'Europe. Il faut

savoir également que le port de Valleyfield permet, notamment, le transport

d'un volume important de marchandises vers le Grand Nord du Québec.

Une autre des

raisons qui expliquent mon implication en politique pour la Coalition avenir

Québec, c'est l'idée du Projet Saint-Laurent, qu'a mis sur papier notre

premier ministre. Je viens de vous décrire brièvement le comté de Beauharnois. Il correspond en tous points à ce

projet et possède tous les éléments pour lancer la création d'un premier

pôle logistique au Québec. Nous avons un bel

environnement rural et urbain, un port, un réseau ferroviaire, des routes,

le fleuve et surtout des entrepreneurs

innovants, le tout appuyé et supporté par la présence du collège de Valleyfield

et du campus universitaire de l'UQTR.

Notre région

est prête à participer à la mise en place d'un pôle logistique innovant, et les

entrepreneurs et notre communauté

sont prêts à passer à l'action. À cet égard, M. le premier ministre, je dois

vous avouer que les entrepreneurs de

chez nous ont bien entendu votre appel, car ils sont déjà au travail afin de

vous soumettre des projets porteurs pour notre économie et le

développement des régions.

Toutefois, il

y a encore beaucoup à faire pour les citoyens de la circonscription de

Beauharnois. En effet, le réseau routier,

les soins de santé, les écoles ont carrément été négligés au cours des

15 dernières années. L'état du réseau routier en témoigne, justement. Qu'on pense ici à l'état

de la rue Ellice, à Beauharnois, la rue principale pour cette communauté,

mais aussi au boulevard Monseigneur-Langlois, à Salaberry-de-Valleyfield, une artère commerciale

qui est devenue une voie de

contournement pour les trop nombreux camions qui transitent entre la

route 20 et la route 30 simplement pour éviter le péage de l'autoroute 30, une

situation déplorable qui affecte grandement les commerces de détail et les

consommateurs et qui doit être

corrigée au plus tôt. On pense

également à l'Hôpital du Suroît, dont

les temps d'attente pour se faire soigner sont surréels. Cet hôpital est mal en point et bat des records quant au

temps d'attente pour les patients, et une telle situation, Mme la

Présidente, est difficile à comprendre en 2018.

Par ailleurs, pour le gouvernement du Québec

actuel l'éducation est une grande priorité, et j'en suis très fier. L'éducation est cet ingrédient qui permet à nos

jeunes de bien grandir et de prendre leur place au soleil, c'est l'assise d'une

société moderne qui lui permet de se

développer et de se dépasser. C'est aussi par l'éducation que l'humain évolue

dans un monde en perpétuel

changement. Il est donc de notre devoir et notre responsabilité d'assurer un

avenir meilleur pour nos enfants et nos jeunes.

cet égard, un travail colossal doit être entrepris pour redonner une certaine

fierté à nos jeunes mais aussi aux enseignants et au personnel de

soutien. Le taux de défavorisation des écoles du comté de Beauharnois est à un

niveau préoccupant. Des écoles sont en

piètre état, des classes débordent, et les taux de décrochage sont alarmants.

Les enseignants n'ont que peu

d'outils et de ressources pour réussir à faire leur travail, et ce travail est

le plus important pour notre société, car

ces enseignants et enseignantes préparent nos jeunes à affronter les défis de

l'avenir. Pour ce faire, ils doivent avoir les outils nécessaires et un environnement de travail qui leur permettent

d'offrir leur plein potentiel pour le bien-être de nos enfants. Ce ne sont que quelques exemples, Mme la

Présidente, pour démontrer qu'il y a encore beaucoup à faire dans la

circonscription de Beauharnois, et nous allons nous y attaquer et réussir.

On est

capables et on peut faire encore mieux. Il est donc essentiel de poser des

gestes concrets pour améliorer la qualité de vie des citoyens et

d'accompagner l'ensemble des acteurs du milieu pour réussir notre croissance et

notre développement. Lors de ma tournée

auprès des mairies et conseils municipaux, j'ai exprimé le souhait de travailler

avec tout le monde et pour tout le

monde, peu importent leurs allégeances politiques, mais toujours à la recherche

de solutions. On peut facilement

baisser les bras devant un refus, une nouvelle contrainte, mais il y a toujours

une solution. Il y a toujours une façon de faire les choses et il s'agit

de faire preuve d'originalité et d'audace.

De plus,

j'aurai le plaisir de travailler avec plusieurs collègues des comtés voisins,

plus particulièrement avec les députées

de Soulanges, de Huntingdon et de Châteauguay. Notre région pourra enfin

travailler ensemble, d'un commun accord, pour le bien-être de tous les

citoyens.

Je tiens à

remercier les électeurs et les citoyens de la circonscription de Beauharnois

pour la confiance qu'ils m'ont accordée

le 1er octobre dernier. Je suis privilégié de pouvoir les représenter, et c'est

avec fierté et enthousiasme que je compte accomplir ce premier mandat.

Je tiens

également à saluer et à transmettre mes plus sincères remerciements à mon

équipe de bénévoles, qui m'a permis

d'être ici aujourd'hui. Un merci spécial à François et Diane, qui ont été parmi

les premiers à lever la main pour embarquer

dans cette aventure, à Vicky, également, pour son enthousiasme. Merci aussi à

Denis, Monique, Marie-Andrée, Yves,

Pascal, Pierre-Luc, Daniel, Sophie, Georgette, Louis, Bob, Gaby, Alain, Marcel,

François, un ami que j'ai découvert, et

tous les jeunes qui ont participé à cette campagne et qui ont cru en moi et qui

m'ont accompagné tout au long de cette merveilleuse

campagne. Un beau clin d'oeil à ma soeur Suzanne, qui a laissé sa retraite pour

m'épauler et gérer son frère dans ses déplacements partout dans le

comté.

Je tiens à

remercier notre chef et premier ministre pour sa confiance et son appui durant la dernière campagne électorale. Sa

présence à maintes reprises dans ma circonscription a été très appréciée des

citoyens qui ont eu la chance de le

côtoyer. À travers ses présences, les gens ont reconnu un homme de terrain,

d'une grande gentillesse et d'une grande simplicité, un homme dans lequel ils se reconnaissaient enfin. M. le

premier ministre, vous serez toujours le bienvenu chez nous.

Je tiens à

remercier ma famille, ma conjointe, mes deux grandes filles, Gabrielle et

Frédérique, de me permettre de vivre

cette aventure. Gabrielle et Frédérique, j'espère être en mesure de vous bâtir

un monde meilleur où vous pourrez vous épanouir dans votre vie future.

En terminant, je me dois de saluer ma mère,

Jeannine, qui a traversé des épreuves difficiles au cours des derniers mois. Tout d'abord, de voir son fils

plonger dans l'arène politique apporte son lot d'inquiétudes pour une mère.

Et, en même temps, elle accompagnait mon

père, qui était en fin de vie. Des jours, bien entendu, remplis de hauts et de

bas, mais sa force, son sourire m'ont

permis de continuer dans cette aventure et m'inspireront dans la réalisation de

mon mandat. Bien entendu, j'ai une

pensée spéciale pour mon père, qui nous a quittés la veille de mon

assermentation. Il serait fier d'être ici aujourd'hui. Salut, papa!

Et à tous les

citoyens du comté de Beauharnois, bien, il est temps de se mettre au travail et

de faire de notre région un modèle de développement et d'innovation au

Québec. Merci de votre attention.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de

Beauharnois. Et, maintenant, je vais céder la parole à M. le député de

Vimont.

Rousselle : Merci, Mme la Présidente. Et ainsi, bonjour, chers

collègues de l'Assemblée nationale. Je suis très fier de prendre la parole

aujourd'hui, et ce, pour la troisième fois... Oui, c'est la troisième fois que

j'ai un discours inaugural. Et, oui,

ça fait six ans. Six ans, que ça passe vite, c'est incroyable. Mais là,

maintenant, c'est dans le cadre de la 42e législature.

Je profite de

l'occasion et de ce moment privilégié, justement, de remercier les citoyens et

les citoyennes de Vimont et d'Auteuil. Parce que, bien souvent, les gens, ils

pensent juste de Vimont, mais je couvre deux secteurs, Vimont et Auteuil, que je connais vraiment. Écoutez,

depuis l'âge de huit ans, je me trouve à être à Vimont. Depuis l'âge de huit

ans, justement, je fais du bénévolat grâce à mon père, qui a parti les

loisirs Saint-Bruno. Écoutez, donc, plus de 50 ans de bénévolat. Vous avez juste à regarder mes cheveux, vous allez voir que

ça fait un bout que j'en fais, du bénévolat. Mais j'en ai fait dans les loisirs Saint-Bruno, dans

l'Association sportive Monteuil, que c'est une grosse association à Vimont,

service d'entraide Vimont, qui aide

justement les plus démunis de chez nous, les cadets de l'air, la fondation du

rein — j'ai

été président au niveau de la fondation du rein aussi au niveau du Québec — la Journée spaghetti des policiers de Laval,

que les gens ont connue pendant 23 ans, et aussi Chevaliers de Colomb,

cliniques de sang, et j'en passe parce qu'écoutez 50 ans, ça va vite,

mais, pendant ce temps-là, tu réalises que tu as un chemin que tu as parcouru.

Mais je remercie ces citoyens-là qui

m'ont reconnu, qui me font confiance et qui me donnent cette opportunité

de les représenter pour les quatre

prochaines années ici, à l'Assemblée nationale. C'est un immense honneur qui

m'est conféré, et j'en suis très

reconnaissant. Oui, à chaque fois que je rentre ici, dans cette belle

enceinte... Regardez, est-ce que c'est beau? Oui, c'est magnifique, et,

je vous le dis, je me sens vraiment un privilégié. D'ailleurs, avec les autres collègues, 124... On est 125 ici qu'on vit un

moment vraiment privilégié. Et, oui, on a un beau Parlement, puis il faut en

parler, justement.

Écoutez,

évidemment, une élection, ça ne se gagne pas tout seul, ça se gagne avec des

gens, ça se gagne avec des appuis

inébranlables. Mais la première que je veux remercier, c'est mon épouse,

Francine Savage. Francine, juste pour vous

dire, elle brise son pied juste la journée avant les élections. Donc,

opération, chaise roulante pendant tout le temps. Donc, oui, on l'a marchée et on l'a roulée, cette

campagne-là, je peux vous le dire, et c'était incroyable. Mais juste pour

vous dire... Puis merci, Francine, parce qu'à cause de ton appui, justement,

j'ai pu relever ce défi-là.

veux remercier aussi mon fils, ma belle-fille, mes petits-enfants, bien

souvent, qui me disaient : Grand-papa, on ne te voit pas. Parce que je

suis assez proche de mes petits-enfants, oui, je suis peut-être un grand-papa

gâteau, je l'avoue, mais vous le

savez, quels sacrifices il faut faire, justement, pour faire de la politique.

Mais, sans eux, je ne serais pas ici

aujourd'hui, puis ça, c'est certain. J'ai toujours dit, à mes débuts en

politique : On fait un sport extrême, c'est pour ça que c'est très important d'avoir à nos côtés

nos proches, parce que, sans leurs appuis, je pense que ce serait plus

difficile.

ne veux pas oublier mes parents. J'écoutais tantôt mon collègue avant moi, j'ai

la chance d'avoir mes parents. Et mon père, justement, a, justement, une

santé très fragile, mais vraiment très fragile, et je peux comprendre le côté émotionnel que vous avez, puis je le partage,

d'ailleurs. Vous savez, ce n'est pas évident, nos parents, ils vieillissent,

ils ont besoin de nous. Mais, encore

une fois, à cause du travail qu'on fait, malheureusement, des fois, on va

manquer les rendez-vous chez le

médecin. Parce qu'ils aimeraient bien ça qu'on soit là, mais on ne peut pas

être là. Remarquez bien, faites-vous-en

pas, j'ai des soeurs, donc elles sont là pour s'organiser avec ces

rendez-vous-là, mais c'est toujours pas facile. Donc, écoutez, c'est un rôle important qu'ils ont joué dans mon

élection, puis je veux, justement, les remercier à cause qu'ils sont vraiment

de mon côté.

Mais

je ne voudrais pas oublier, justement, l'excellent travail que mon équipe fait. Anabela, Mélissa, Daniel, Brian,

c'est une équipe extraordinaire que j'ai, puis, vraiment, merci d'être à mes

côtés. Vous savez, des fois, j'ai des idées folles, un peu, puis ils

embarquent dans ma folie. Des fois, à un moment donné, hein, on va faire des

paniers de Noël cette année. Oui, mais Jean, déjà on

en fait. Non, mais on le sait, nous autres, qui qui ne font pas les demandes,

on va en faire aussi. Ils sortent de l'argent de leurs poches, on met

ça, puis on fait un pot, puis ça marche vraiment bien, ils embarquent. J'ai décidé, à un moment donné, d'embarquer dans l'Halloween, une activité qui se fait au parc

Lausanne, tout le monde

a embarqué. Écoutez, préparer ça, c'est vraiment

de l'ouvrage. C'est en dehors, ça, de leur travail, vraiment, de circonscription, mais ils se

donnent, et c'est toute la population qui en bénéficie.

Écoutez,

c'est des gens qui se donnent. Et, je vous le dis, sans eux, on ne pourrait pas

avoir un accueil incroyable à mes

bureaux. On a un aspect familial chez nous, à Vimont, et les gens, je pense,

le ressentent quand ils viennent à Vimont, ils le ressentent, on les accueille comme

ce serait un père, une mère. Et je pense, c'est ça que la population s'attend. Parce que, bien souvent, c'est une première visite

qu'ils ont à nos bureaux, ils ne savent pas comment se comporter. Déjà, je

vais voir un député, des fois, ça fait peur... je ne sais pas si ça fait peur,

mais, au moins, tu sais, ils sont gênés d'arriver, puis... Bon. Donc, écoutez, une première visite,

c'est toujours inquiétant, mais nous, on s'organise pour les

sécuriser puis les recevoir correctement. Donc, écoutez, cette équipe-là qui a

travaillé avec moi sept jours sur sept, des 12 heures par jour, justement, pour faire un travail avec moi au niveau

électoral... Je sais que, Mme la

Présidente, mon équipe, c'est une

machine, mais c'est une machine, justement, pour la population, puis ils le

rendent vraiment bien à la population.

ne voudrais pas oublier non plus mes amis. Christian, Francine, Jean, Manon, André, Mathieu, vous avez été pour moi une grande source de motivation,

rendre mes journées plus achalandées, c'est certain, mais on a eu beaucoup de plaisir et de rires pendant tout ce temps de cette période. Mais celle

que je ne voudrais pas oublier — puis

on l'appelle, celle-là, avec humour

la sacoche — c'est

Danielle Grégoire, qui est un pilier très important pour moi lors de mon

élection. Elle, elle a su, justement,

simplifier et coordonne, justement, mes états financiers pendant la campagne et

s'organiser que tout soit correct et droit.

ma centaine de bénévoles, je voudrais aussi être très reconnaissant parce que

votre bénévolat m'a aidé énormément

aussi dans cette campagne, et c'est ça qui a

fait la différence. Les Yvon, Gilles, Judes, Yvette, Céline, Rosita, Linda,

Mario, Silvio et Angelo... — et faites-vous-en pas, je ne vous nommerai

pas les 100 parce qu'on serait encore

ici longtemps — ils

ont su teinter ces six semaines-là de bonheur, vraiment de pur

bonheur... et un coup de main incroyable.

Vous savez, ces

gens-là, là, ils font du porte-à-porte, mais ils installent aussi des

pancartes. Puis, entre autres, il y en a justement, une équipe de pancartes, qui se sont retrouvés, justement,

dans les quenouilles puis dans les grenouilles. Je vous dirais, c'était incroyable, ils étaient vraiment trempés cette

journée-là. Mais c'est ça qui amène du plaisir, justement, tu sais, dans nos élections, et puis il faut se

faire du plaisir à un moment donné. Mais je ne leur dirai jamais assez merci.

tiens à saluer mes adversaires aussi qui ont fait force d'énergie pendant cette

campagne. Bravo! Eux autres aussi, ils

ont sacrifié, justement, leurs familles, puis je ne voudrais pas les oublier,

eux autres, non plus. Et, écoutez, c'est des...

voudrais souhaiter la bienvenue à tous les nouveaux parlementaires. C'est sûr

que certains... on en a sur notre côté,

mais il y en a plus de l'autre côté, je dirais. Mais bienvenue à l'Assemblée

nationale. Oui, on a à travailler ensemble. Oui, ici, des fois, dans les débats, on s'emporte parce que c'est...

mais chacun a droit... de s'emporter, chacun... C'est ici qu'on fait les

débats, puis c'est juste de les faire d'une manière respectueuse. Et ça,

faites-vous-en pas, vous allez avoir ma participation d'une manière

respectueuse.

Je suis le

porte-parole, justement, de l'opposition officielle en matière de travail et

porte-parole aussi en matière d'éthique,

intégrité des marchés publics. D'ailleurs, mes collègues peuvent compter sur ma

collaboration. Je vois M. le ministre, faites-vous-en pas, je vais collaborer

avec vous pour, justement, que la population du Québec en profite, pour qu'on puisse avoir le meilleur de nous-mêmes. Mais

faites-vous-en pas, c'est sûr que je vais débattre, c'est certain. Mais

je pense, c'est en débattant qu'on peut avoir, justement, le meilleur résultat

d'un projet de loi ou quoi que ce soit.

On est ici pour

servir la population du Québec, et moi, je tiens vraiment de le faire coeur et

âme, totalement. Comme certains, vous le

savez ici, je suis un ancien policier. J'ai été aussi vice-président de la

Fraternité des policiers de Laval, et

il y a un lien entre mon travail passé et mon travail actuel, j'ai toujours été

au service de la population et je vais

toujours le continuer. Et ça, j'aime le monde et j'aime aussi les aider le

mieux que je peux. C'est pour ça, d'ailleurs, que j'occupe peut-être ce

poste-là aujourd'hui, je peux vous assurer que mon expérience acquise, jumelée

à celle d'aujourd'hui, fera de moi un

parlementaire à l'écoute et à la défense, justement, de tous mes citoyens de

Vimont, mais aussi de la communauté.

J'invite

donc le gouvernement à la prudence et une coopération juste et équitable.

Encore une fois, je réitère mon aide au gouvernement, et ce... a trait à

mes dossiers.

En ce qui a trait au

travail, je souhaite que les politiques et les plans d'action gouvernementaux

contribuent à l'essor et à la réussite d'un plus grand nombre d'entrepreneurs et assurer la croissance

économique du Québec maintenant et pour les années à venir.

parlait d'immigration, actuellement le gouvernement parle de baisser

l'immigration. Mais moi, je pense qu'il faudrait faire attention parce que,

l'immigration, on en a besoin. Il faudrait faire attention avec les tests qu'on

parle parce que tout qu'est-ce qu'on

dit ici, ça se propage partout dans le monde entier. La planète est petite, et

tous les tests de valeurs ou tous les

tests de toutes sortes pour l'immigration, je pense qu'il faut faire attention

à ce qu'on dit. On manque d'employés partout.

Moi, dans ma circonscription, il y a des restaurants qui sont obligés de fermer

le lundi ou le mardi parce qu'ils n'ont pas de personnel. Donc, je pense

qu'il faut réfléchir ça d'une manière vraiment sérieuse.

En matière d'éthique

et... je demande à tous mes collègues de cette enseigne d'être transparents, et

surtout en matière d'éthique. Nous devons

être responsables et transparents de façon à préserver la confiance des

citoyens envers nos institutions.

Vous savez, les gens, justement, ils regardent toujours le politicien d'un

certain oeil, mais je pense que c'est notre

responsabilité à nous ici, à tous d'ailleurs... La volonté de transparence des

élus est donc inévitable. Donc, j'invite aussi les ministres de faire de même. J'invite les ministres de montrer

leurs agendas, justement, à la population, comme on l'avait déjà

enligné, nous, à notre gouvernement.

suis convaincu qu'en agissant de la sorte nous aiderons grandement à favoriser

le respect québécois envers nos institutions.

L'éthique est un dispositif incontournable de protection et de légitimer des

processus décisionnels publics. Il est donc primordial pour les

gouvernements d'être un exemple impartial et d'appliquer les règles. Ainsi, en

étant proactifs dans l'application de cette

loi, nous nous assurons que les communications influencent... l'influence

exercée auprès des membres des établissements publics... donc, il faut

être transparent et suivre les règles.

J'aimerais

revenir dans ma circonscription de Vimont parce que, certainement, il y a

certaines réalisations que j'aimerais,

justement, mettre en vue. Je suis privilégié, j'ai la Cité-de-la-santé dans la

circonscription de Vimont. Bien souvent,

je l'appelle mon hôpital. Vous pouvez voir, c'est mon côté possessif. Mais,

écoutez, cet hôpital dessert, justement, la population de Laval et une

grande

partie de la Rive-Nord. Priorité pour moi, d'ailleurs, qui... on a

ainsi... on parle d'agrandissement de l'hôpital. Justement, le coût global du

projet est de l'ordre de 300 à 350 millions en date du 1er mars 2018. Donc, avec une population

florissante à Laval, je pense que c'est très important de regarder ça parce que

la région de Laval en a besoin. Oui, on a six supercliniques qui ont poussé,

oui, ça aide beaucoup, mais je pense

que la Cité-de-la-Santé a besoin, justement,

d'un côté... elle a besoin d'un rajeunissement, mais aussi d'un agrandissement pour recevoir plus de gens. Actuellement, on a regardé des améliorations au

niveau des investissements qu'on a faits, il y a 7 440 examens supplémentaires qui se font actuellement à l'Hôpital Cité-de-la-Santé, des investissements de 4 630 000 $

mis en place par notre gouvernement libéral,

3 450 000 $ aussi pour les travaux de réaménagement et d'achat

d'immobilier. Mais aussi on a mis de

l'argent aussi pour, justement, améliorer cet hôpital et on espère que le

gouvernement actuel va continuer, justement, dans ce sens.

parle aussi de l'autoroute 19. L'autoroute 19, écoutez, j'étais là

quand on l'a annoncée. Mais tout ça, c'est dans le PQI, on a mis de l'argent là-dedans. Donc, les gens ne peuvent pas

dire : L'argent n'est pas dans le PQI, l'argent est là-dedans. Donc, oui, on l'a mise en place, cette

autoroute-là, et j'aimerais bien que, justement, qu'on suive les délais.

J'aimerais ça qu'on garde, justement, le...

excusez l'anglicisme, le beat, justement, dans ce dossier-là. Vous savez, actuellement, il y a beaucoup de congestion, et,

bien souvent, dans ma circonscription, les gens passent dans des petites rues de contournement, passent devant les écoles,

passent dans des endroits vraiment dangereux, et je pense qu'il faudrait

vraiment que... j'aimerais ça que le

gouvernement actuel continue la lignée que nous, le Parti libéral, on a faite.

Vous savez, on a mis de l'argent,

mais je pense, toute la couronne nord l'attendait depuis longtemps, c'est vrai.

Mais je pense qu'on est partis dans le bon sens.

Aussi,

j'ai remarqué aussi dans le discours du premier ministre, on met en... ou dans

les journaux, a mis un doute sur le

3,9 milliards de dollars qu'on a dans les coffres. Mais ça, c'est grâce à

notre député de Robert-Baldwin qui a fait un travail extraordinaire. Et

maintenant on a des choix, et ça, c'est à cause de ce travail-là. Moi, je pense

que mettre en doute ce montant-là... j'ai

trouvé ça un peu spécial, je pourrais vous dire, parce que même la

Vérificatrice générale avait même

mentionné qu'il était là. Donc, quand tu mets en doute même la Vérificatrice

générale, je trouve ça un peu spécial.

Écoutez, pour

terminer, en conclusion, Mme la Présidente, je souhaite une gouvernance dans la

transparence, l'équité, la justice sociale. Je réitère aussi ma collaboration

au gouvernement en autant qu'elle soit dans l'intérêt des Québécoises et des

Québécois. Je tiens mon rôle de député très au sérieux, et celui de légiférer,

contrôler l'action gouvernementale, et celui

d'être l'intermédiaire entre mes citoyens et l'administration publique. Je

serai toujours là pour discuter avec

les autres parlementaires des différents enjeux de l'heure et de

promouvoir l'Assemblée... d'abord et avant tout les intérêts du Québec.

Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme

Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de Vimont. Et maintenant

je vais reconnaître Mme la ministre de la Culture et des Communications.

Mme Roy :

Merci beaucoup, Mme la Présidente. Vous avez dit Mme la

ministre de la Culture, mon coeur palpite parce que c'est un ultime privilège, un, que de se

lever, d'être ici, au salon bleu, et de prendre la parole, et, par surcroît,

avec ce titre. Et, vous savez, on ne s'y

habitue pas. Être assis ici, être député à l'Assemblée nationale — nous sommes 125 — ce n'est

pas un travail, ce n'est pas une job, c'est un mandat. Les citoyens nous ont

demandé de porter leurs voix à l'Assemblée nationale, et c'est le

privilège ultime.

permettez-moi, Mme la Présidente, d'entrée de jeu, de remercier les citoyens de

la circonscription de Montarville, que

je représente ici, que je représente depuis 2012. Sans les gens de Boucherville

et de Saint-Bruno-de-Montarville, de mes

voisins, où je vis, je ne serais pas ici, et qu'ils sachent que je ferai tout

en mon possible pour les représenter du mieux possible, avec le plus d'intégrité et avec tout mon coeur, ils peuvent

compter sur moi. Et les citoyens de Boucherville et de Saint-Bruno m'ont fait cet ultime honneur parce

que je me plais à dire que les gens de Boucherville et de Saint-Bruno, ce n'est pas des peureux, ces gens-là n'ont pas eu

peur, et ils ont accepté de mettre leur confiance en moi une première

fois en 2012, alors que la Coalition avenir Québec en était à ses premiers

balbutiements, ils ont réitéré leur confiance en 2014, ils l'ont fait à nouveau

en 2018.

Mme Roy :

Vous dites «bravo!», mais bravo à eux! Les citoyens de Montarville sont des

précurseurs, ils sont des

visionnaires. Ils n'ont pas eu peur, ce sont des bâtisseurs. Et, en quelque

part, je me plais à dire qu'ils ont, un petit peu, donné l'exemple aux autres citoyens à la grandeur

du Québec pour faire en sorte qu'en 2018 ce soit un gouvernement de la Coalition avenir Québec qui soit élu et qui

représente tous les Québécois à la grandeur du Québec, alors

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2018-12-06
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 42-1 journal-debats 20181206 231785
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifiera7a60f30d4f73f1ef784855f4dd871ec6b1f7da8

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