CAT — 13 March 2018 (41st Legislature, 1st Session)
CAT 2018-03-13
Quebec — Committees
Le Président
(M. Ouellette) : M. le sous-ministre, vous identifier pour les
besoins de l'audio.
M. Croteau
(Marc) : Marc Croteau. Je
suis sous-ministre au ministère des
Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.
Essentiellement,
ce qui est prévu, c'est des demandes spéciales qu'une municipalité pourrait
faire, par exemple, de demander aux commissaires
qui ont fait l'exercice d'audit ou de vérification de venir présenter au
conseil municipal, et tout, et tout.
Donc, les salaires, rémunérations, c'est payé par... Donc, il se pourrait que
la commission, à ce moment-là, dise :
Bien, écoutez, il n'y a pas de problème, sauf que le transport, il pourrait
être chargé, à ce moment-là. C'est un «peut». La directive, de la façon
qu'on l'a travaillée avec la commission, à date, ça a toujours été qu'il n'y a
pas de frais aux municipalités en bas de 100 000 habitants.
M. Laframboise :
Parce que c'est ça, l'objectif, là.
M. Croteau
(Marc) : C'est ça, l'objectif.
M. Laframboise :
L'objectif, c'est qu'il n'y a pas de frais, là.
M. Croteau
(Marc) : Effectivement.
M. Laframboise : Tu sais, parce que, vous comprenez... Parce que, les déplacements, ça
veut dire que les municipalités plus
éloignées vont payer plus cher que celles qui sont plus près de Québec ou quoi
que ce soit. Là, ça crée une
inéquité, là, à travers le Québec, là, que... Donc, vous, c'est juste pour des
événements spéciaux, comme on peut dire, là.
Coiteux : Bien, si on relit bien, là, l'article 20 tel que
modifié, dans son deuxième... je ne sais jamais si c'est un alinéa ou un paragraphe parce qu'il y a un numéro
qui le mentionne, qui le désigne, là, mais le numéro 2... non, excusez-moi, le premier : «...ordonner que
les dépenses, à l'exception de celles relatives aux salaires des commissaires
et de ses employés réguliers, qu'elle engage
dans l'exercice de ses fonctions autres que celles de vérification des municipalités...» Donc, les vérifications, tout ce qui s'appelle la
vérification... la conformité aux lois, ce qui concerne l'optimisation des ressources, il n'y pas de
dépenses à imputer aux municipalités de moins de 100 000. C'est donc d'autres
prestations de services, tel que je vois
l'article ainsi rédigé, qui pourraient donner lieu à certaines facturations,
comme c'est le cas actuellement, c'est ce que je comprends.
M. Laframboise : Sauf que l'alinéa 1° mentionne, puis vous le dites bien : «...autres
que celles de vérification des
municipalités», mais on ne parle pas de... Moi, c'est surtout pour
l'optimisation des ressources que ça m'inquiète, là, c'est-à-dire que... Et là vous dites : Vérification des municipalités. La
vérification des municipalités, là, si, dans votre... si vous dites que c'est l'optimisation des ressources...
C'est qu'on parle à plusieurs endroits de l'optimisation des ressources, là.
Peut-être qu'il aurait fallu rajouter «optimisation des ressources» pour ne pas
que ce soit...
M. Coiteux :
Non, parce que les vérifications peuvent être l'une ou l'autre. Dans certains
cas, ça va être les vérificateurs externes
des villes, mais, les moins de 10 000, ça va être la Commission
municipale. Puis, dans le cas des moins
de 100 000 et plus de 10 000, il y a toujours l'option de
s'assujettir à la compétence de la Commission municipale, et auquel cas
les vérifications vont couvrir les deux.
M. Laframboise : Non, mais sauf que, pour vous, M.
le ministre, quand vous dites
«vérification», vous, dans votre tête, «vérification» comprend
l'optimisation des ressources.
M. Coiteux : Absolument, oui. Lorsqu'elle s'applique, parce que dans
certains cas elle ne s'applique pas. Si la municipalité est plus de
10 000 et fait affaire avec des vérificateurs externes, à ce moment-là,
non.
M. Laframboise :
C'est bon.
Président (M. Ouellette) : ...M. le député de Blainville. Est-ce
que l'amendement introduisant 27.11 est adopté? Adopté?
Président (M. Ouellette) : Sur division. Adopté sur division.
Lecture de votre amendement introduisant 27.12, M. le ministre, s'il
vous plaît.
M. Coiteux :
Oui. 27.12.
L'article 22 de cette loi est modifié par l'ajout, au début du
premier alinéa du paragraphe 1, de
«Sauf lorsqu'elle exerce, en vertu de la
section X, ses fonctions de
vérification des municipalités et des organismes municipaux,».
Alors, en lien avec
les amendements qui suivront et qui visent à confier à la Commission municipale
les nouvelles fonctions de vérification des
municipalités et des organismes municipaux, cet amendement exclut les
pouvoirs d'enquête de la commission lorsque cette dernière exerce ses
fonctions de vérification.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Moi, ça me va.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de Blainville.
Le Président
(M. Ouellette) : Est-ce que l'amendement introduisant 27.12 est
adopté?
Président (M. Ouellette) : Adopté. M. le ministre, votre
amendement introduisant 27.14. Pour le bénéfice des collègues, on vient de vous
passer la dernière version de l'amendement de 27.14. Lecture, M. le ministre,
s'il vous plaît.
M. Coiteux :
Oui. 27.14.
L'article 91 de cette loi est modifié par l'ajout de l'alinéa
suivant :
présent
article ne s'applique pas lorsque la commission exerce, en vertu de la
section X, ses fonctions de vérification des municipalités et des
organismes municipaux.»
Le Président
(M. Ouellette) : ...commentaire.
M. Coiteux :
Alors, l'article 91 prévoit une série de pouvoirs dont il importe que la
commission soit dotée dans l'exercice
de toutes ses fonctions autres que celle de vérification. Ce sont des
pouvoirs nécessaires davantage dans les fonctions
d'enquête, d'arbitrage ou de médiation et qui lui
permettent notamment d'inspecter des bâtiments ou des biens
appartenant à une municipalité ou d'assigner, d'interroger ou d'autrement
contraindre des témoins à comparaître.
Comme
la nouvelle
section de la loi confiant à la commission son mandat en
matière de vérification contient tous les pouvoirs requis pour la réalisation de celui-ci, l'application de l'article 91 ne serait plus requise.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque?
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de Blainville?
Le Président
(M. Ouellette) : Est-ce que l'article... Est-ce que l'amendement
introduisant 27.14 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Adopté sur division. Je suspends quelques
minutes. On change de section, on va maintenant aller à l'encadrement du
mandat des vérificateurs externes.
Je suspends quelques
minutes.
(Suspension de la séance à 10 h 16)
Le Président (M. Ouellette) : On reprend nos travaux. Au salon bleu, c'est deux
fois, ça fait que... Nous avons une
nouvelle feuille de route, ce matin, pour permettre aux gens qui suivent nos travaux...
M. le ministre, je vais vous faire déposer la nouvelle proposition
de séquence que nous avons appelé la feuille de route du projet de loi n° 155.
M. Coiteux :
...à l'instant, M. le Président.
Le Président (M. Ouellette) : Vous la déposez à l'instant. Donc, on est toujours
sur le thème 6, Vérification dans les
municipalités. On est rendus au quatrième sujet du
thème 6, l'encadrement du mandat des vérificateurs externes. Et, M.
le ministre, vous allez nous déposer un amendement introduisant 19.16. Pour
lecture, s'il vous plaît.
M. Coiteux :
Oui. Alors :
19.16.
L'article 108 de cette loi est modifié :
1° par
le remplacement de la première phrase par la suivante : «Le
conseil doit nommer un vérificateur externe pour au moins trois et au
plus cinq exercices financiers.»;
2° par l'ajout,
après le premier alinéa, des suivants :
«Dans
le cas d'une municipalité de 10 000 habitants ou plus mais de
moins de 100 000 habitants, le conseil peut nommer deux vérificateurs externes. Dans ce cas,
il confie à l'un les mandats de vérification prévus à l'article 108.2 et à
l'autre, le mandat prévu à l'article 108.2.0.1.
«Tout vérificateur
externe doit être membre de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec.
«Dans
la réalisation de leur mandat de vérification de l'optimisation
des ressources et malgré toute loi générale ou spéciale,
un vérificateur externe, les employés qu'il dirige et les experts dont il
retient les services ne peuvent être contraints
de faire une déposition ayant trait à un renseignement obtenu dans
l'exercice de leurs fonctions ou de produire un document contenant un tel renseignement. Un juge de la
Cour d'appel peut, sur demande, annuler
sommairement toute procédure entreprise
ou décision rendue à l'encontre des dispositions du présent alinéa.
vérificateur externe et les employés qu'il dirige ne peuvent être poursuivis en
justice en raison d'une omission ou
d'un acte accompli de bonne foi dans l'exercice des fonctions permettant de
réaliser leur mandat de vérification de l'optimisation des ressources.
«Aucune
action civile ne peut être intentée en raison de la publication d'un rapport
d'un vérificateur externe établi en
vertu de la présente loi, dans le cadre d'un mandat de vérification de l'optimisation des ressources ou de la publication, faite de bonne foi,
d'un extrait ou d'un résumé d'un tel rapport.
«Sauf
sur une question de compétence, aucun pourvoi en contrôle
judiciaire prévu au Code de procédure
civile (chapitre C-25.01) ne peut
être exercé ni aucune injonction accordée contre un vérificateur externe, les
employés qu'il dirige ou les experts
dont il retient les services lorsqu'ils agissent en leur qualité officielle et
dans le cadre de leur mandat de vérification de l'optimisation des ressources.»
Le Président
(M. Ouellette) : Votre commentaire, M. le ministre.
M. Coiteux : Alors, cet amendement prescrit que le
mandat du vérificateur externe doit durer entre trois et cinq ans.
prévoit également que, dans le cas des municipalités de 10 000 habitants ou plus mais de moins de 100 000 habitants, le conseil peut
nommer deux vérificateurs externes, dont l'un serait responsable de la vérification des états financiers et l'autre serait responsable de
la vérification de l'optimisation des ressources, et que tout vérificateur
externe doit être membre de l'Ordre des comptables professionnels agréés
du Québec.
prévoit finalement que ni un vérificateur externe ni ses employés ne peuvent,
dans l'exercice de leurs fonctions de vérification de l'optimisation des
ressources, être contraints de témoigner ni être poursuivis en justice.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Merci, M. le Président. M. le ministre, je voudrais comprendre pourquoi vous
permettez à une municipalité de nommer deux
vérificateurs externes différents plutôt que de les obliger. Parce que, quand
je lis ça comme ça, c'est comme si
une municipalité pourrait en nommer un seul qui pourrait faire les deux
mandats. Est-ce que c'est ça qu'on veut? Est-ce que c'est ça que vous...
M. Coiteux :
Ce n'est pas exclu que ce soit
possible, dans certains cas, mais il va arriver parfois que deux vérificateurs externes vont être nécessaires, parce que l'un n'aura pas nécessairement les compétences requises pour faire l'optimisation des ressources
alors qu'un autre serait capable de faire. Mais dans certains bureaux, effectivement, ils auront les compétences requises pour faire les deux fonctions, et
auquel cas la municipalité pourrait choisir de n'en avoir qu'un seul.
C'est cette flexibilité-là qu'on veut donner ici.
M. Ouellet :
Je comprends. L'erreur que j'ai commise, c'est de faire référence...
M. Coiteux : ...pour les régions.
M. Ouellet :
Oui. En entendant votre réponse, j'ai compris que l'erreur que j'ai commise,
c'est que je faisais référence à un vérificateur, alors qu'on fait plutôt référence à une firme qui a dans ses bureaux
des vérificateurs. Ça fait que le contrat est donné à une
firme qui a dans ses équipes plusieurs ressources. Alors, je comprends bien que
ça sera deux ressources distinctes mais qui peuvent prévenir de la même firme, à
ce moment-là.
M. Coiteux : Le vérificateur est une
firme.
M. Ouellet : Oui, c'est ça.
Coiteux : ...quand on parle
du vérificateur, c'est la firme à qui a été confié le contrat.
Donc, une firme peut avoir deux personnes, mais c'est un seul
vérificateur quand même.
Coiteux : Mais il pourrait y
avoir, dans certains cas, une firme qui va n'être responsable que des états financiers, alors qu'une autre serait responsable
de l'optimisation des ressources.
M. Ouellet : Mais on s'entend, dans ce cas-là, que, pour ce
qui est des municipalités de 10 000 à 100 000, ce ne sera pas la même personne issue de la même firme
qui va faire et l'optimisation des ressources et l'audit de vérification.
M. Coiteux : Ça pourrait arriver.
M. Ouellet : Ça pourrait?
M. Coiteux : Oui, ça pourrait. Une
personne qui est qualifiée pour les deux fonctions pourrait le faire.
M. Coiteux : Ah! O.K. Alors, on me
ramène...
Coiteux : J'ai eu le son de
cloche encore plus ferme. Le code de déontologie des professionnels en question leur
interdirait de faire les deux. À ce
moment-là, donc, à l'intérieur d'une
firme, il faudrait que ce soient deux personnes distinctes.
M. Ouellet : C'est la précision que...
O.K. Merci.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va?
M. Ouellet : Non, non, ça va.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Bon, je vais
commencer par le premier alinéa, là, par le remplacement de la première phrase... «Le conseil doit nommer un vérificateur
externe pour au moins trois [ans] et au plus cinq [ans].» La loi actuelle,
c'est un maximum de trois ans. Ce que dit la
loi actuelle : «Le conseil doit nommer un vérificateur externe pour au
plus trois exercices financiers...»
Pourquoi, je veux dire pourquoi, là... D'abord, on donne des nouveaux mandats à
certains vérificateurs, il y en a qui
auront les... Puis pourquoi? Tu sais, si la municipalité n'est pas
satisfaite de son vérificateur,
après un an, pourquoi qu'elle ne peut pas le
remplacer, là? Pourquoi mettre un minimum de trois ans puis un maximum
de cinq ans? Pourquoi un minimum? Si vous voulez le faire passer de trois ans à
cinq ans, je n'ai pas de problème, mais pourquoi un minimum, là? Pourquoi une
municipalité serait... Qui c'est qui vous demande ça, là? Je veux dire, je ne comprends pas, là. La ville, si elle n'est pas
satisfaite de son vérificateur, elle peut décider de le remplacer, là. Après
l'année, là, elle ne pourra pas parce que c'est un contrat de trois ans
qu'il faut qu'elle lui donne.
Coiteux : J'étais juste en train de vérifier la question de vérification des comptes versus l'optimisation des ressources,
mais ce n'est pas là qu'est l'enjeu ici. L'enjeu, c'est une question
de stabilité, d'indépendance du vérificateur. On veut un vérificateur qui ne soit pas sujet à des pressions parce
qu'il aurait déplu dans un premier mandat, au sens où il aurait peut-être dit les choses telles qu'elles sont, mais que ça
aurait déplu, il serait remplacé sur-le-champ. Donc, on veut créer quand
même une distance entre le vérificateur et la municipalité qui va retenir ses
services. Alors, il y a ici la recherche à la fois d'avoir la stabilité mais aussi, et c'est très important,
l'indépendance du vérificateur dans
l'exercice de sa fonction.
Laframboise : Oui, mais de toute façon...
M. Coiteux :
Donc, c'est ça qui est recherché ici.
M. Laframboise : Sauf qu'on vient de le protéger, là, peu importe le vérificateur, on
vient de le protéger, là. Mon problème,
c'est que, si la firme n'est pas... ne donne pas les bons résultats,
là, on oblige... Là, vous, au nom de la protection, on oblige une municipalité à faire affaire
avec un vérificateur, un bureau de vérificateur pendant trois ans. Je veux dire, à quelque part, là,
c'est mon historique d'ancien de milieu municipal qui me fait sursauter, là, à
quelque part, là.
on lui donne la protection, donc tous les vérificateurs du Québec vont être
protégés, il n'y a plus personne qui
pourra les poursuivre, ils peuvent dire ce qu'ils veulent. Parfait. Ça, c'est
bon. Ça, c'est correct. Mais, si, à quelque part, les compétences ne sont pas là, le travail... Parce que, là, vous
le savez, là, dans la vraie vie, là, ce
n'est pas juste... c'est le délai, le temps, la municipalité. Les
plus petites communautés, le directeur général veut que ses papiers soient
faits de telle date à telle date. Son
vérificateur avec qui il a un contrat, bien là lui, il a décidé que c'était son
orientation qui lui permettait ça,
puis lui, là, maintenant qu'il ait un contrat de trois ans ou qu'il ait un
contrat de cinq ans, lui, là, il marche...
la ville, il va falloir qu'elle marche à sa manière. C'est ça que je veux vous
le dire. C'est dans l'application,
Moi,
la protection du vérificateur, je n'ai aucun problème avec ça. Mon problème, c'est que vous allez, là, dans... Moi, je le sais, je vous parle de la pratique, là,
tu sais, du problème du maire quand le D.G. lui dit : Écoute, le vérificateur, là, lui, là, on lui a
demandé de venir à telle date, il ne pouvait pas, puis, moi, ça ne fait pas mon
affaire, là. Là, tu es pogné avec un vérificateur, tu n'auras pas le
choix, il a un contrat, puis tu vas être avec, là. Ça, j'ai bien de la
difficulté.
M. Coiteux :
Bien, ça dépend du contrat. Comme dans tout contrat, si quelqu'un ne donne pas
la contrepartie à laquelle il est assujetti en fonction du contrat, on
peut dire que le contrat est caduc, là. Ça, ça va rester. Mais, si le vérificateur fait ce qu'il est prévu à son contrat
puis... Parce que qu'est-ce que ça veut dire, fait bien son travail? Est-ce
que... C'est parce que le problème ici,
c'est que quelqu'un pourrait dire : Il ne fait pas bien son travail parce
qu'il nous a critiqués, et là ça devient un enjeu qui est en dehors du
contrat, c'est beaucoup plus un enjeu, là, d'indépendance du vérificateur vis-à-vis de la municipalité. Donc,
il n'en reste pas moins que, s'il ne rend pas les services prévus au contrat,
le contrat peut être résilié. Même s'il avait une durée de trois ans, il peut
être résilié dans les mois qui suivent.
M. Laframboise : De toute façon, vous ne me convaincrez pas par rapport à l'optimisation des ressources. Je vous
l'ai dit, ça aurait dû être fait par la Vérificatrice générale. Ou, si
c'est la Commission municipale du
Québec qui le fait, on voulait qu'elle soit indépendante; vous avez dit non. On voulait que ce soit nommé aux deux tiers; vous avez dit non. Moi, vous ne me convaincrez pas, là. C'est-à-dire que, le fait que la ville
embauche un vérificateur ou un vérificateur externe, il y a déjà un lien, là, il y a déjà, tu sais, là, tout ce que
vous pensez... Vous pensez que, parce qu'il a un contrat de trois
ans, le vérificateur va pouvoir se permettre de dire ce qu'il veut?
Oubliez ça, là. Ça, dans la vraie vie, là, ce n'est pas comme ça que ça va se passer, là. Mon problème
à moi, c'est qu'à quelque
part il faut être capable de... En tout cas, je ne veux pas donner... J'ai beaucoup
de difficultés avec ça, je vous le dis bien, bien, bien
gentiment, là, j'ai beaucoup de difficultés à ce qu'on oblige maintenant les villes à avoir
des contrats de trois à cinq ans avec... donc, minimum trois ans, là. J'ai beaucoup de difficultés avec le minimum, là, j'ai beaucoup
de difficultés avec ça, là, beaucoup. Mais je n'en ferai
pas un débat éternel, M. le Président, là. Évidemment, je vais être contre, tout
simplement.
Le Président (M. Ouellette) : J'avais compris, M. le député de Blainville.
Est-ce qu'il y a d'autres commentaires? M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui. Juste pour qu'on se remette un peu en contexte, dans le cas de la
VOR, elle se fait aux deux ans. Alors,
si je suis une municipalité qui a donné un contrat de trois ans, j'aurai une
vérification dans ce contrat-là de trois ans, et, si je donne un contrat de cinq ans, j'aurai eu la possibilité
d'avoir deux VOR. Ça fait que ça donne l'opportunité à une municipalité de décider, effectivement, de bâtir
une expertise en donnant un contrat à plus long terme ou de tester une
firme mieux qu'une autre pour la première année et voir effectivement si elle
donne les résultats escomptés.
La question que j'ai
pour vous : Dans le cas où est-ce qu'une municipalité peut effectivement
scinder ça en deux vérificateurs distincts,
est-ce que dans certains cas elle peut donner un contrat de trois ans, exemple,
pour l'audit de vérification
financière et de cinq ans à l'optimisation des ressources, ils ne sont pas
intimement liés, c'est-à-dire que les deux
contrats seraient distincts, et à ce moment-là je peux aller dans un cas à
trois et dans un autre à cinq, ou vice et versa?
Le Président
(M. Ouellette) : Ça va?
Président (M. Ouellette) : Est-ce que l'article... Est-ce que l'amendement introduisant le nouvel
article 19.16 est adopté?
Une voix : Sur division.
Président (M. Ouellette) : Adopté sur division. M. le ministre, lecture... présentez-nous votre
amendement introduisant 19.17.
M. Coiteux : Oui. Alors :
19.17.
L'article 108.2 de cette loi est remplacé par le suivant :
«108.2. Le
vérificateur externe d'une municipalité de moins de
100 000 habitants, ou celui désigné à cette fin par le conseil dans
le cas où deux vérificateurs externes sont nommés, vérifie, pour l'exercice
pour lequel il a été nommé :
«1° les états
financiers de la municipalité et de toute personne morale visée au
paragraphe 4° du premier alinéa de l'article 85 de la
Loi sur la Commission municipale
(chapitre C-35) et qui est liée à cette municipalité de la manière prévue
à ce paragraphe;
«2° la conformité du taux global de taxation
réel à la
section III du
chapitre [Vlll.1] de la
Loi sur la fiscalité
municipale (chapitre F-2.1);
«3° tout
document que détermine le ministre des Affaires municipales, des Régions et de
l'Occupation du territoire par règlement publié à la Gazette
officielle du Québec .»
Président (M. Ouellette) : ...commentaires, M. le ministre, à moins que j'aie mal entendu, vous
avez parlé de la
section III du
chapitre... C'est XVIII.1 que vous vouliez me dire? Je pense que vous m'avez
dit VIII.1, le chiffre romain.
M. Coiteux : Bien, alors, c'est
XVIII, c'est bien XVIII.
Le Président (M. Ouellette) :
XVIII.1. Votre...
M. Coiteux : Est-ce que vous
voulez que je relise cette partie-là, juste cette partie-là, 2°?
Le Président (M. Ouellette) :
Pardon?
M. Coiteux : Vous voulez que je
relise au complet?
Le Président (M. Ouellette) :
Non, non, non. Juste pour que...
M. Coiteux :
Alors, le 2°, c'est : «2° la
conformité du taux global de taxation réel à la
section III du
chapitre XVIII.1 de la
Loi sur la fiscalité municipale
(chapitre F-2.1).»
Le Président (M. Ouellette) : Votre commentaire
sur votre amendement, M. le ministre.
Coiteux : Alors, cet amendement
ajoute au mandat du vérificateur externe d'une municipalité de moins de
100 000 habitants la vérification des états financiers des personnes
morales liées à cette municipalité. De même, cet amendement omet toute disposition relative au rapport du vérificateur
externe, puisque l'amendement de l'article 19.21 propose de regrouper toute prescription concernant
les rapports de ce vérificateur à l'article 108.3 de la
Loi sur les cités
et villes.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : C'est parce qu'on
fait référence à l'article 108.3... pardon, l'amendement à
l'article 19.21, qui propose de regrouper... Ça fait que je suis
comme en train pour savoir si on couvre bien, là.
Peut-être
juste m'expliquer, M. le ministre, pourquoi on fait référence à
l'amendement 19.21, avant qu'on s'y rende, pour la
partie dans le commentaire, là, à la toute fin, là : «De
même, cet amendement omet toute disposition relative au rapport du
vérificateur externe...»
M. Coiteux : C'est parce qu'il y
avait une
partie du contenu de l'article 108.2 qui est modifié ici par cet
amendement, l'article 108.2, là, de la
Loi sur les cités et villes, qui contenait un paragraphe qui faisait référence
à une disposition qui ne sera plus nécessaire lorsque nous aurons
considéré l'amendement 19.21, qui s'en vient plus tard.
M. Ouellet : O.K. Qui est sur l'obligation
de faire rapport. O.K.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va,
M. le député de René-Lévesque?
M. Ouellet : Oui, ça va. Merci.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville, sur 19.17?
M. Laframboise : Ça va. Merci.
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
que l'amendement introduit par M. le ministre pour 19.17 est adopté?
Président (M. Ouellette) :
Adopté. M. le ministre, lecture de l'article 19.20.1, où
vous allez nous introduire un amendement.
M. Coiteux : Oui. Alors, insérer,
après l'article 19, le suivant :
19.20.1. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 108.2.1., du suivant :
«108.2.2. Aucune vérification effectuée par un
vérificateur externe ne peut mettre en cause le bien-fondé des politiques
et des objectifs de la municipalité ou d'une personne ou d'un organisme dont les
comptes et affaires font l'objet de la vérification.»
Le Président (M. Ouellette) :
Commentaires?
Coiteux : Alors, cet amendement
vise à ce qu'un vérificateur externe évite de se prononcer sur le bien-fondé
des décisions politiques de la municipalité, de la personne ou de l'organisme qu'il vérifie. C'est une disposition
qu'on retrouve dans, notamment, la
loi sur la Vérificatrice générale du Québec
également. C'est une...
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : Juste pour que les
gens qui suivent nos travaux comprennent bien, avez-vous un exemple de ce qu'un
vérificateur ou vérificatrice ne devrait pas dire ou faire par rapport à cette
disposition-là, là?
M. Coiteux : J'hésiterais à donner...
à dire à la Vérificatrice générale du Québec ce qu'elle n'a pas le droit de dire, mais c'est le principe ici, je pense, qu'il
est important de retenir. Le principe, c'est qu'une vérification en matière
d'optimisation des ressources ne vise pas à questionner le choix d'une grande politique
du gouvernement ou d'une politique d'une ville, ici, là, dans ce cas-ci, ce n'est
pas : Si j'avais été à la place du maire, j'aurais fait les choses de la
façon suivante, ou : Si j'avais été à
la place du gouvernement, je n'aurais pas proposé une telle politique,
j'aurais proposé une autre politique. Ce n'est pas ça. C'est simplement
de voir que la gestion a été conforme aux meilleures pratiques, qu'il y
a eu un souci de respecter, dans le fond, les deniers publics qui sont confiés à l'administration pour exécuter
ses tâches. Et donc ce n'est pas un
rôle politique, le rôle de Vérificateur général, c'est un
rôle différent. Donc, c'est une formule qui vient baliser, dans le fond,
l'exercice du pouvoir d'un vérificateur.
Ouellet : Donc, le
vérificateur va pouvoir poser quand
même un jugement sur un fait qui aura eu
un diagnostic, donc : Voici, évidemment,
ce que j'ai constaté, mais la décision politique d'avoir pris cette orientation-là plutôt qu'une
autre ne devrait pas faire
partie de son jugement. Donc, elle va aller directement
aux faits et elle ne devra pas porter jugement sur la pertinence, ou le moment,
ou le moyen utilisé pour arriver à ces fins-là.
Coiteux : Oui, avec, quand même...
Comme c'est un principe bien général, là, il ne faudrait pas nous-mêmes
en circonscrire l'application fine, là, parce qu'on interviendrait dans un rôle
qui n'est pas le nôtre, mais de vendre un immeuble nettement en deçà de sa
valeur dans des circonstances qui seraient inappropriées ou, au contraire, d'en
acheter un à 10 fois son prix, ça
pourrait soulever des questionnements de vérification d'optimisation des
ressources. Mais d'avoir fait un projet d'infrastructures qui avait été
approuvé par le conseil municipal, sur lequel les gens auraient eu l'occasion
de se prononcer dans le cadre d'une consultation, pourquoi ça devrait être
questionné dans un exercice de vérification?
La réponse, c'est non. Ça fait
partie des grandes décisions qui sont liées aux
décisions démocratiques. Donc, ce n'est pas ça qui est visé par la
vérification.
Ouellet : Autre question, M.
le Président. Dans le cas où est-ce que malheureusement un vérificateur
franchirait cette ligne-là, c'est
quoi, la mesure pour le ramener dans le droit chemin? Est-ce qu'il peut être
poursuivi? Est-ce qu'il peut être
rabroué par son ordre? J'essaie de comprendre. Si, dans le cas, malheureusement...
Parce que pourquoi je vous dis ça, M.
le Président puis M. le ministre, c'est qu'on arrive dans une nouvelle façon de
fonctionner, dans le cas de la VOR,
les municipalités, plusieurs firmes vont vouloir se lancer dans cette
expertise-là, et effectivement tout le monde va faire...ils vont apprendre,
là-dedans, il y aura des essais et erreurs. Mais, dans le cas où est-ce
qu'effectivement, malheureusement, un
vérificateur ou une vérificatrice omettrait de se conformer et poserait un
diagnostic... une opinion, pardon,
politique sur un diagnostic qui a été apporté, quelle pourrait être une mesure
en contrepartie de la non-application de cette loi-là? Qu'est-ce qu'on
pourrait voir, là?
Coiteux : Honnêtement, on est là dans l'énoncé d'un principe qui doit
être codé dans la loi pour qu'on comprenne bien quel est le rôle de
chacun, mais il n'y a pas de sanction spécifique prévue ici ou de pénalité
quelconque, ce n'est pas
prévu dans ces lois-là ni dans la
loi sur la Vérificatrice générale du Québec.
Mais ça dicte une façon d'interagir entre, par exemple... lorsque c'est
la Vérificatrice générale du Québec et le gouvernement, une façon d'interagir
entre eux, chacun comprenant bien quel est
son rôle. Et ils ont des discussions. Dans les exercices de vérification, il y
a toujours des discussions, forcément,
il y a des questions qui sont posées, il y a des échanges, ça va être la même
chose avec les villes. Alors, ça, c'est un principe qui vient en bonne
partie baliser de telles discussions.
M. Ouellet : M. le ministre, je suis
tout à fait d'accord avec le principe en question et je l'appuie assurément. L'enjeu, que je ne suis pas en train de démontrer
qu'il pourrait arriver de façon vraiment catastrophique dans le futur, mais
prenons, exemple, des municipalités qui ne faisaient pas de la vérification de
l'optimisation des ressources, et que, là, il
y a effectivement un vérificateur qui porte un jugement, et là le maire en
question a dit : Non, non, là, tu viens de faire de la politique, là, tu viens de porter un
jugement politique sur ma décision, puis le vérificateur dit : Non, non,
non, je suis dans mon mandat, puis là
ça se retrouve dans l'espace public, les citoyens embarquent là-dedans. Bref,
qui vient... qui pourrait
effectivement faire une contrepartie pour dire : Non, non, dans le cas
présent, le vérificateur est dans son droit, et ce n'est pas un jugement
politique?
M. Coiteux : C'est là que les
immunités que nous avons prévues deviennent importantes...
M. Ouellet : Oui, mais il n'y aura
pas...
Coiteux : ...parce que, si c'est fait de bonne foi, dans l'exercice
normal de ses fonctions, sans outrepasser son mandat, en respect de la loi, toutes les immunités vont s'appliquer,
donc, si c'est bien le cas. L'institution, dans un cas... Si c'est la
Commission municipale ou si c'est le vérificateur externe, ici, il est protégé.
Ouellet : Mais, comme la
commission va effectivement jouer un rôle d'optimisation des ressources pour
les municipalités de moins de
10 000 habitants et les MRC, est-ce qu'on ne pourrait pas l'utiliser
pour qu'elle soit effectivement la
tierce
partie qui pourrait dire, quand j'ai ça devant... quand c'est soumis
devant moi : Non, non, non, le vérificateur est dans son droit,
c'est l'élu en question qui est fautif, ou, effectivement, non, l'inverse...
Coiteux : Là, on serait en train d'introduire un arbitre quasi ou même
totalement juridique entre la municipalité et le vérificateur général. S'il y a un conflit, ultimement, et des
contestations, c'est le rôle des cours de s'en occuper, et si les cours disent : Bien, non, l'immunité
s'applique, ça va s'arrêter là. Mais, sinon, bien, c'est ultimement aux cours
de trancher. Donc, on ne va pas se
doter d'un tribunal additionnel pour trancher dans des litiges semblables,
s'ils existent, parce qu'à ma connaissance, là, on n'en a pas eu,
jusqu'à maintenant.
Ouellet : Oui, je comprends,
mais la Commission municipale joue, dans certains rôles, le juge d'arbitre...
le rôle d'arbitre, là, tu sais, elle fait des enquêtes, mais...
Coiteux : Là, il y a un mur de Chine qu'on met entre ses opérations de
vérification et ses autres fonctions.
Ouellet : O.K. C'est juste
que... pas que je veux prévoir, mais je suis convaincu, M. le ministre, là...
puis, bien honnêtement, j'espère que
tout va bien se passer, mais je suis convaincu que, pour ce qui est des
municipalités, au Québec, il y en
aura probablement une, comme dans tous les exemples au Québec, qui va contester
le fait que le rapport est, selon lui, très
politique, alors que dans certains cas il ne le serait pas, et là on va se
retrouver dans l'espace public sur un débat entre un élu qui n'est pas content du rapport et un
vérificateur externe qui a fait le rapport selon ses us et coutumes, et selon
surtout son expertise et son champ
d'application. Et là on va se retrouver à envenimer, dans le fond, une
discussion dans l'espace public, pour ce qui est du conseil municipal.
Alors, la
question que j'avais, c'est : Est-ce qu'il y a une tierce
partie qui peut
donner un avis là-dessus? Vous me
dites : Non, laissons les tribunaux, dans ce cas-là... Si M. le maire ou
Mme la mairesse n'est pas contente, elle dit que c'est un rapport qui est biaisé, et donc qu'il y a un jugement
politique, bien là il pourra poursuivre... il ne peut pas poursuivre, effectivement, c'est le vérificateur qui a la
dernière réponse. Tu sais, vous comprenez. La finalité, c'est qu'on protège
le vérificateur, il a la dernière réponse à
tout, mais ça n'empêchera pas, malheureusement, un élu qui n'est pas content de
continuer à dire plein de choses qui sortent du champ d'application.
Coiteux : On me rappelle à juste
titre qu'une plainte à l'Ordre des
comptables est possible aussi, hein, étant donné que le vérificateur doit être un membre de l'Ordre des comptables
agréés et qu'il est régi par un code de déontologie et toute une série
d'obligations. Donc ça, ça ne disparaît pas.
Ouellet : O.K., je suis
d'accord avec vous, ça ne disparaît pas, mais c'est à l'Ordre des comptables de
ne pas avoir respecté une disposition inscrite dans un projet de loi et
dans une loi municipale. Tu sais, je comprends, M. le ministre, là, les intentions sont louables. J'espère qu'il n'y en aura
pas, mais je suis convaincu qu'il aurait peut-être fallu se poser la
question dans le cas où est-ce qu'effectivement il y a vraiment une situation
où il y a un clivage entre les deux visions.
La Commission municipale aurait tout simplement pu donner un avis en
disant : Écoutez, dans le cas présent, suite à l'examen de la preuve, le vérificateur externe en question a
respecté effectivement son obligation de ne pas porter jugement, merci,
la preuve est close, puis on passe à d'autre chose.
Coiteux : Bien, en tout cas, ça n'existe pas dans l'univers
gouvernement-Vérificatrice générale du Québec, ça, cette tierce
partie qui viendrait faire une médiation entre le
gouvernement et la vérificatrice. Les élus se défendent quand ils sont
attaqués, c'est un peu ça, ils se défendent sur la place publique. Ils prennent
l'opinion à témoin.
M. Ouellet : Je suis d'accord, M. le
ministre, d'autant plus que la Vérificatrice générale est nommée aux deux tiers, donc tout le monde peut participer à
son choix. Dans le cas de la municipalité, ce n'est pas le cas, alors on se
trouve un petit peu faibles là-dessus.
Mais, en tout cas, je voulais qu'on ait la
discussion pour se projeter dans le futur. Quel sera l'impact de cette nouvelle introduction là dans le cas des
municipalités? On aura été avisés, à cette commission, que, si jamais ça se
passe, bien, malheureusement, les
tribunaux auront à trancher, puis c'est des délais, des fois, qui peuvent
pourrir un climat. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
Laframboise : Bien,
contrairement au collègue du Parti québécois, ça ne me... Je veux dire, dans la
vraie vie, là, ça ne se passe pas
comme ça, là. C'est-à-dire que la ville, elle engage son vérificateur.
Présentement, les villes engagent des
vérificateurs. Y en a-tu bien, des
vérificateurs qui ont décidé de sortir contre les villes? Oubliez ça. C'est ça,
la vraie vie, là.
Par contre,
le vérificateur, lui, dans sa profession, lorsqu'il analyse les chiffres, s'il
voit une irrégularité, il est obligé de le mentionner. Ça, c'est son
devoir. Là, avec le projet de loi, on lui donne une protection supplémentaire,
mais inévitablement on fait une levée de
cette protection-là pour des questions où... s'il décidait de se mêler de
politique. Puis théoriquement, dans
la vraie vie, il ne s'en mêle pas, de politique. Puis, s'ils veulent avoir des
mandats dans les municipalités... C'est ça. Le grand problème, il est
là, M. le ministre, là. Ça, ça ne m'inquiète pas parce que, dans la vraie vie...
Si ça avait
été... C'est pour ça que dès le début je vous ai dit : Ça devrait être la
Vérificatrice générale ou, si c'est la Commission municipale du Québec,
il faut qu'elle soit vraiment indépendante de tout le milieu politique pour
être capable de faire ça. Dès qu'on fait
affaire avec des vérificateurs indépendants, ils sont en... Ce sont des
employés de la ville, ça fait
qu'inévitablement ils ont des contrats avec la ville. Ça fait que nous, ce
qu'on essaie de donner, ce que je vois, ce que vous essayez de donner dans le projet de loi, c'est de dire :
Bon, bien là j'essaie de te donner le plus de protection possible pour que tu ne sois pas poursuivi si tu
émets un commentaire, mais c'est sûr que vous devez lui dire, en même temps : Tu n'es pas là pour faire de la
politique. Bon. Mais, tu sais, à quelque part, là, ça, c'est correct. Ça fait
que c'est le contrepoids. Moi, ça ne m'inquiète... honnêtement, ça ne
m'inquiète pas.
Donc,
théoriquement, bon, je vais... Ça, je vais vous dire que je suis en accord avec
ce contrepoids-là, qui est le fait de dire au vérificateur : Tu n'as pas...
Mais, dans la vraie vie, là, ce que va faire le vérificateur, il va se
concentrer sur les chiffres. C'est
son travail. C'est pour ça, là... Puis là, s'il voit une irrégularité dans les
chiffres, vous avez raison, si c'est
une vente, bien là, il aura à vérifier si la vente a été bien faite au prix du
marché, puis, s'il y a eu un achat, c'est la même chose, est-ce que c'est conforme, puis, s'il y a quelque chose qui
ne marche pas, bien là il va lever peut-être une lumière rouge, une lumière jaune par rapport à ça. Puis ça, c'est
correct. Je pense que c'est bien qu'on fasse ça. Les CPA, l'Ordre des CPA nous
le demandait, de dire : Protégez-nous au moins lorsqu'on aura à écrire
dans le rapport, on veut être protégés.
Mais en même temps, bien, ils ne sont pas là pour faire de la politique. De
toute façon, ils n'en font pas, mais il reste que c'est bon de leur rappeler qu'ils ne sont pas là pour faire de
la politique, ne serait-ce que pour
sécuriser les élus.
Mais ce sont
les employeurs. C'est ça, le problème,
surtout, dans l'optimisation des ressources, M. le ministre, c'est qu'on confie à des employés de la ville...
Donc, inévitablement... Oui, je veux bien qu'on leur donne... essayer de les
protéger pour qu'ils soient indépendants de
l'administration en place, mais c'est quand même des employeurs, là, ce qu'on
n'aurait pas vécu si ça avait été la
Vérificatrice générale qui l'avait fait ou la Commission municipale du Québec,
si elle avait été indépendante, ce que vous n'acceptez pas.
Mais il reste
quand même que, dans ce que vous avez comme travail... Je vous ai dit que je ne
suis pas en accord avec la position
que vous avez prise, globale, mais, si vous avez à aller avec cette
position-là, celle que vous défendez, bien,
il faut, oui, donner de la protection aux vérificateurs mais aussi les
encadrer, en disant : Bien, vous ne pouvez pas faire de la
politique non plus, c'est bien normal, tout simplement.
Président (M. Ouellette) :
Ça va, M. le député de Blainville? M. le député de René-Lévesque, ça va aussi?
Est-ce que l'amendement introduisant 19.20.1 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) :
Lecture, M. le ministre, de votre amendement introduisant 19.21.
M. Coiteux : 19.21.
L'article 108.3 de cette loi est remplacé par le suivant :
«108.3. À
chaque année et au plus tard à la date déterminée par le conseil municipal, le
vérificateur externe transmet au
trésorier de la municipalité, à la personne morale ou à l'organisme concerné
par sa vérification tout rapport concernant l'exercice financier
précédent et qui est fait en vertu des articles 108.2, 108.2.0.1 et
108.2.1.
«Le rapport
concernant la vérification d'une personne morale ou d'un organisme est
également transmis au maire d'une municipalité liée à cette personne ou à cet
organisme en vertu du paragraphe 2° ou 3° du premier alinéa de l'article 107.7 ou en vertu du
paragraphe 4° ou 5° du premier alinéa de l'article 85 de la
Loi sur
la Commission municipale (chapitre C-35).
«Un rapport portant sur la
vérification de l'optimisation des ressources d'une municipalité de
10 000 habitants ou plus mais de moins de
100 000 habitants fait en vertu de l'article 108.2.0.1 est
également transmis à la Commission municipale
du Québec au plus tard le 30 septembre suivant le dernier exercice
financier qu'il concerne. La commission publie ce rapport sur son site
Internet.
trésorier d'une municipalité dépose tout rapport qu'il reçoit en application du
présent
article à la première séance ordinaire du conseil qui suit cette
réception.»
Le Président (M.
Ouellette) : Commentaires, M. le ministre.
Coiteux : Alors, cet
amendement regroupe en une même disposition toutes les obligations pour un
vérificateur externe de faire rapport. Chaque rapport est
notamment transmis à la municipalité, à la personne morale ou à l'organisme qui
est concerné par la vérification. La municipalité recevrait également le
rapport des personnes et organismes qui lui sont liés.
Finalement, l'amendement prévoit que le rapport de la
vérification de l'optimisation des ressources d'une municipalité de 10 000 habitants ou plus mais de
moins de 100 000 habitants est aussi transmis à la Commission
municipale qui le publie sur son site Internet.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui, juste pour que je comprenne bien, M. le ministre, qui transmet à
la Commission municipale le
rapport de vérification d'optimisation des ressources? C'est la municipalité ou
c'est le vérificateur?
M. Coiteux :
Le vérificateur.
M. Ouellet :
O.K. On va reculer un petit peu pour que je comprenne bien, parce qu'on y a
touché il y a de ça quelques jours, quelques
semaines. C'est important qu'il soit déposé, le rapport... le VOR soit déposé à
la municipalité pour qu'il y ait
effectivement une discussion ou un échange sur les tenants et aboutissants. Et,
une fois qu'il est reçu, c'est là qu'il est déposé en séance publique
suivante. La municipalité, on s'entend, devrait le rendre public, mais il n'y a
pas d'obligation pour qu'elle le rende
public. Il est déposé en séance publique, mais il n'y a pas d'obligation pour
qu'elle le rende public sur ses sites
Internet. La commission, elle, lorsqu'elle sera saisie, elle va le rendre
public. Donc, c'est ce qu'on veut. On
ne veut pas obliger les municipalités que, même s'il est déposé en séance
publique, ils le rendent public sur leur site Internet, mais la
commission, elle, va s'assurer de le mettre public sur son site.
Coiteux : Le dépôt au conseil municipal est une façon de rendre public
le document dans la municipalité, puis ça
donne l'occasion de poser des questions, d'avoir un débat quelconque. La publication Internet est une façon de le rendre
public bien au-delà des seules
frontières de la municipalité, et donc ça permet à tout le monde de prendre
connaissance, de comparer, de faire... de se baliser aussi jusqu'à un
certain point, c'est ça que ça va permettre de faire. Donc, vont s'ajouter aux rapports de vérification
d'optimisation des ressources faits par la Commission municipale, en vertu de
son mandat, pour les moins de
10 000 et pour les 10 000 à 100 000 qui auront souhaité
travailler avec elle... vont s'ajouter aussi
ceux des vérificateurs externes. Donc, on aura publiquement accessible à l'ensemble
des Québécois et des gens qui pourraient être intéressés des rapports de
vérification d'optimisation des ressources des municipalités du Québec.
Donc, il y a vraiment un objectif de partager le
maximum de rapports de vérification pour avoir un maximum de données, un
maximum de points de comparaison et que tout le monde puisse se comparer un peu
à travers le temps, dans un souci aussi non seulement d'être transparent, mais
peut-être de faire en sorte que les gens s'améliorent petit à petit en se comparant,
en se regardant.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Moi, mon questionnement, c'est juste sur... C'est parce que l'ancien
article 108.3 disait : «Le
rapport prévu[...] — bon — doit être transmis au conseil à la date
qu'il détermine.» Moi, dans ma tête, c'est à condition qu'il en détermine une.
Il y a des conseils qui peuvent décider de ne pas en déterminer. Et là le
nouvel
article dit : «À chaque
année et au plus tard à la date déterminée...» Ça veut dire qu'automatiquement
la date va être déterminée. Est-ce que les conseils déterminent toujours
une date pour le rapport?
M. Coiteux :
J'ai besoin de sonder mes experts.
Le Président (M.
Ouellette) : On va suspendre quelques minutes.
(Suspension de la séance à
11 h 2)
Président (M. Ouellette) :
Nous reprenons nos travaux. Nous en sommes à l'étude de l'amendement introduit
par M. le ministre à 19.21. M. le ministre, vous aviez des vérifications à
faire?
Coiteux : Oui, c'est parce qu'il y a des... il y a une conjonction à
faire avec le projet de loi n° 122, qui donne une date pour le rapport du maire concernant les
faits saillants, incluant le rapport du vérificateur, et conséquemment la date
déterminée pas la ville devra être
compatible avec les obligations en vertu du projet de loi n° 122. Donc,
elle va devoir précéder le mois de
juin — c'est
bien ça? — de
chaque année, puisque le maire va devoir en faire état dans un rapport
qu'il doit faire en vertu de la loi... elle ne s'appelle plus 122, là, après
son adoption, c'est la...
Une voix : La loi n° 122. Ce n'est juste plus le projet de loi.
M. Coiteux : Voilà, voilà.
Laframboise : Que Thomas,
mon adjoint, me disait. Mais là ça veut dire qu'ils seront obligés d'en
déterminer une, là. Ils seront obligés d'en déterminer une, là, d'une
manière ou d'une autre.
M. Coiteux : Oui. À défaut de quoi,
ce serait le 31 décembre.
M. Laframboise : O.K. Parfait.
Merci.
Le Président (M. Ouellette) : Merci.
M. le député de René-Lévesque, ça va?
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
que 19.21 est adopté?
Président (M. Ouellette) :
Adopté. M. le ministre, voulez-vous nous présenter votre amendement
introduisant 27.2, s'il vous plaît?
Coiteux : Oui. Alors : 27.2.
L'article... Et là on est dans le
Code municipal du Québec, donc vous allez voir qu'on va commencer à faire ce qu'on vient de faire dans la Loi des cités
et villes dans le Code municipal. Ça va être le cas ici. Alors,
27.2 :
L'article 966 de ce code est remplacé par le suivant :
«966. Le
conseil doit nommer un vérificateur externe pour au moins trois et au plus cinq
exercices financiers. À la fin de son mandat, le vérificateur externe
demeure en fonction jusqu'à ce qu'il soit remplacé ou nommé à nouveau.
«Dans le cas
d'une municipalité de 10 000 habitants ou plus, le conseil peut
nommer deux vérificateurs externes. Dans
ce cas, il confie à l'un les mandats de vérification prévus à
l'article 966.2 et à l'autre, le mandat prévu à l'article 966.2.1.
«Tout vérificateur externe doit être membre de
l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec.
«Dans la
réalisation de leur mandat de vérification de l'optimisation des ressources et
malgré toute loi générale ou spéciale, un vérificateur externe, les
employés qu'il dirige et les experts dont il retient les services ne peuvent
être contraints de faire une déposition
ayant trait à un renseignement obtenu dans l'exercice de leurs fonctions ou de
produire un document contenant un tel
renseignement. Un juge de la Cour d'appel peut, sur demande, annuler
sommairement toute procédure entreprise ou décision rendue à l'encontre
des dispositions du présent alinéa.
«Un vérificateur externe et les employés qu'il
dirige ne peuvent être poursuivis en justice en raison d'une omission ou d'un acte accompli de bonne foi dans
l'exercice des fonctions permettant de réaliser leur mandat de vérification
de l'optimisation des ressources.
«Aucune
action civile ne peut être intentée en raison de la publication d'un rapport
d'un vérificateur externe établi en
vertu de la présente loi, dans le cadre d'un mandat de vérification de
l'optimisation des ressources ou de la publication, faite de bonne foi,
d'un extrait ou d'un résumé d'un tel rapport.
«Sauf sur une
question de compétence, aucun pourvoi en contrôle judiciaire prévu au Code de
procédure civile (chapitre C-25.01)
ne peut être exercé ni aucune injonction accordée contre un vérificateur
externe, les employés qu'il dirige ou
les experts dont il retient les services lorsqu'ils agissent en leur qualité
officielle et dans le cadre de leur mandat de vérification de
l'optimisation des ressources.»
Le commentaire est un peu plus long, mais je dirais simplement
que cet amendement est la correspondance au Code municipal de
celui fait par l'article 19.16 à la
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Pas de commentaire, M.
le Président.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
Laframboise : Oui. On revient toujours avec... La loi actuelle, c'est
jusqu'à trois ans. Là, on oblige un minimum
de trois ans, aller à cinq ans. Compte
tenu que, dans les municipalités, la plupart... le Code municipal, c'est moins de 10 000 habitants,
là, la grande majorité, c'est de moins de 10 000 habitants, ça veut
dire que l'optimisation des ressources, pour la plupart, là, ce ne sera pas un problème, d'abord, un, parce que
ceux en bas de 10 000 s'en vont avec la Commission municipale du Québec,
donc ils n'ont pas le dossier d'optimisation des ressources. J'essaie de
comprendre pourquoi un minimum de
trois ans, si ce n'est, là, que... Moi, dans ma tête, là, surtout pour les
municipalités de plus petite taille, à
part le corporatisme pour avantager les CPA, là, je ne vois pas comment, là,
je ne vois pas comment, dans la vraie vie, là, ça va... Je veux dire,
ils ont déjà des vérificateurs, ça fonctionne déjà, ceux qui ont... ils ont la
possibilité d'aller jusqu'à trois. J'aurais
été... Là, vous, tu sais... J'aurais été ouvert à dire : Ils peuvent aller
jusqu'à cinq, je n'ai pas de problème, mais laissez le soin à la municipalité de décider. Parce que ce n'est pas
évident, là, d'être pris pendant trois, cinq ans. Si une municipalité décide qu'elle, elle veut y aller à
l'année puis elle aime mieux ça comme ça, bien, pourquoi pas? Tu sais, puis ce n'est pas une question de... C'est parce
que ça change la donne actuelle, là, c'est-à-dire que toutes ces
municipalités-là, qui actuellement
renouvelaient leurs contrats aux années, vont être obligées d'avoir un minimum
de trois ans, là, pour ne changer absolument rien dans le travail qui
est effectué par leurs vérificateurs, là, à part de les forcer à signer une entente de trois ans avec un vérificateur. C'est
elle qui déciderait que... Ce qu'ils veulent, c'est continuer à l'année, comme
ça marchait. Là, ils vont être obligés. Le gouvernement va leur dire : Tu
es obligé de signer pour trois ans avec ton vérificateur.
Ils avaient la possibilité de le faire. Ça fait que, s'ils ne le faisaient pas,
il y avait des raisons pour ça, là. Tu sais,
ces municipalités-là, ça ne changera pas la vie de ces gens-là, là. Les
vérificateurs sont des vérificateurs. Ils vont continuer à faire leur travail de vérification qu'ils faisaient depuis
30 ans dans les municipalités, là. Je veux dire, à quelque part, là, je ne vois pas pourquoi, là, à part d'un
avantage corporatiste pour les CPA, là, puis ça, ça m'inquiète, là. Pourquoi,
là? Essayez de m'expliquer pourquoi un
minimum de trois ans, surtout dans les municipalités, là, comme je vous dis, de
10 000 habitants et moins, là, qui
n'ont pas d'optimisation de ressources... que ça va être la Commission
municipale qui va les faire, tout ça. J'essaie de comprendre.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Notre collègue souhaiterait déposer un amendement?
Laframboise : Oui, je pourrais déposer un amendement.
Coiteux : Parce que je pense que c'est un argument qui est valable,
là, ici. C'est-à-dire que, là, on a affaire à des petites municipalités qui de toute façon, en matière d'optimisation
des ressources, feront affaire avec la Commission municipale. Et, dans le cas des cités et villes,
nous avons des MRC qui, elles aussi, vont aller avec la Commission municipale.
Alors, est-ce qu'un amendement qui dirait
qu'elles peuvent aller jusqu'à cinq ans mais sans leur imposer un minimum
serait approprié? Moi, je serais ouvert à considérer ça.
Laframboise : Ça me va, M. le Président. Je vais préparer
l'amendement, oui.
Le Président (M.
Ouellette) : On suspend quelques minutes.
(Suspension de la séance à
11 h 10)
Le Président (M. Ouellette) : Nous reprenons nos travaux. Nous sommes à l'étude
de l'amendement introduit par M. le ministre à 27.2. Et, dans nos discussions, je pense que, M. le député de Blainville, vous voulez nous déposer un sous-amendement
que je vais vous demander de lire s'il vous plaît.
M. Laframboise : Oui, merci, M. le Président. Sous-amendement à l'article 27.2 : Retirer du premier alinéa de
l'article 966 les mots «au moins trois et».
qui aurait pour effet que le premier paragraphe se lirait comme suit : «Le conseil doit
nommer un vérificateur externe pour au plus cinq exercices financiers. À
la fin de son mandat, le vérificateur externe demeure en fonction jusqu'à ce qu'il soit remplacé ou nommé à
nouveau.»
J'ai donné
l'explication avant, M. le Président, donc, pour moi, ça me va, là.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le ministre.
M. Coiteux :
On va être d'accord avec le sous-amendement.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque, des commentaires sur le sous-amendement? Est-ce
que le sous-amendement introduit par M. le député de Blainville est adopté?
Le Président
(M. Ouellette) : Il est adopté. Est-ce qu'il y a d'autres commentaires
à l'amendement de 27.2? M. le député de Blainville? M. le député de René-Lévesque?
Est-ce que l'amendement introduisant 27.2 est adopté?
Le Président
(M. Ouellette) : M. le ministre, lecture de 27.2.1 pour introduction d'un amendement,
s'il vous plaît.
M. Coiteux :
Oui. 27.2.1
L'article...
Le Président (M. Ouellette) : ...juste avant, est-ce que l'article...
est-ce que l'amendement de 27.2 amendé est adopté?
Le Président
(M. Ouellette) : Il est adopté. Donc, M. le ministre, lecture de
27.2.1, s'il vous plaît.
M. Coiteux :
27.2.1.
L'article 966.2 de ce code est remplacé par le suivant :
«966.2.
Le vérificateur externe ou celui désigné à cette fin par le conseil, dans le
cas où deux vérificateurs externes sont nommés, vérifie, pour l'exercice
pour lequel il a été nommé :
«1° les
états financiers de la municipalité et de toute personne morale visée au
paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 966.2.1 et qui
est liée à cette municipalité de la manière prévue à ce paragraphe;
«2° la conformité du
taux global de taxation réel à la
section III du
chapitre XVIII.1 de
la
Loi sur la fiscalité municipale (chapitre F-2.1);
«3° tout
document que détermine le ministre des Affaires municipales, des Régions et de
l'Occupation du territoire par règlement publié à la Gazette
officielle du Québec .»
Alors,
cet amendement est la correspondance au Code municipal de celui fait par l'article 19.17 à la
Loi sur les cités et villes.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Pas de question, M. le Président.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui, j'en ai une, parce qu'on rajoute... Je ne l'ai pas fait pour les cités et
villes, parce que, bon, les
villes ont plus de capacité, là. On rajoute, le troisième alinéa : «...tout
document que détermine le ministère des Affaires
municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire par règlement publié
à la Gazette officielle .» Quel pourrait être ce genre de document? Parce
que ce n'était pas là dans l'ancienne
loi. Là, on rajoute ça. Puis pourquoi je vous dis ça? Pour les plus petites communautés, c'est-à-dire que ça veut dire que... à toutes les fois qu'on
rajoute des documents, ça veut
dire des frais supplémentaires pour le vérificateur, et tout ça. Y a-tu quelque chose que vous pensiez, là, exemple?
M. Coiteux :
On me dit que c'était déjà là, hein, cet aspect-là, qu'on pouvait demander tout
document, que le ministre pouvait demander tout autre document, y compris pour
les villes qui sont assujetties au code.
M. Laframboise :
Ah oui?
M. Coiteux :
Oui, c'était déjà là. Donc, il n'y a pas de changement à ce niveau-là.
M. Laframboise :
Ah! Excusez. Bon, c'est bon. C'est beau. Parfait.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va? Pas d'autre commentaire? Est-ce que
l'amendement introduisant 27.2.1 est adopté?
Le Président
(M. Ouellette) : Adopté. M. le ministre. Lecture de 27.3.1.
M. Coiteux :
27.3.1. Ce code est modifié par l'insertion, après l'article 966.2, du
suivant :
«966.2.3. Aucune
vérification effectuée par un vérificateur externe ne peut mettre en cause le
bien-fondé des politiques et des objectifs
de la municipalité ou d'une personne ou d'un organisme dont les comptes et
affaires font l'objet de la vérification.»
Le Président
(M. Ouellette) : Commentaire?
M. Coiteux :
Alors, c'est l'équivalent de ce que nous avons fait avec 19.20.1 mais, cette
fois-ci, dans le Code municipal.
Le Président (M. Ouellette) :
M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Pas de
commentaire.
Président (M. Ouellette) : M. le... (panne de son) ...27.3.1 est
adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Adopté. M. le ministre, lecture de votre
amendement introduisant 27.4, s'il vous plaît.
M. Coiteux :
27.4. Ce code est modifié par l'insertion, après l'article 966.2, du
suivant :
«966.3. À chaque
année et au plus tard à la date déterminée par le conseil municipal, le
vérificateur externe transmet au trésorier
de la municipalité, à la personne morale ou à l'organisme concerné par sa
vérification tout rapport concernant l'exercice financier précédent et
qui est fait en vertu des articles 966.2 et 966.2.1.
rapport concernant la vérification d'une personne morale ou d'un organisme est
également transmis au maire d'une
municipalité liée à cette personne ou à cet organisme en vertu du
paragraphe 2° ou 3° du premier alinéa de l'article 9662.1.
rapport portant sur la vérification de l'optimisation des ressources d'une
municipalité de 10 000 habitants ou plus fait en vertu de l'article 966.2.1 est également transmis à la
Commission municipale du Québec au plus tard le 30 septembre
suivant le dernier exercice financier qu'il concerne. La Commission publie ce
rapport sur son site Internet.
trésorier d'une municipalité dépose tout rapport qu'il reçoit en application du
présent
article à la première séance ordinaire du conseil qui suit cette
réception.»
Alors,
c'est équivalent, dans le Code municipal, ici, à ce qu'on a fait dans le 19.21
pour la
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Pas de commentaire, M. le Président.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville.
Laframboise : C'est bon.
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que l'amendement introduisant 27.4 est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : M. le ministre, lecture de 28.1, un amendement que vous
nous introduisez.
Coiteux : Je vais demander
juste une petite suspension parce
qu'on revient dans un cas de figure,
là, du minimum trois ans qui va
répondre au même genre de considérations que notre collègue de Blainville
a soulevées. Donc, on va soumettre...
Le Président (M.
Ouellette) : Donc, on va redéposer un amendement approprié?
Coiteux : ...on va soumettre
des sous-amendements conformes ici. Donc, juste peut-être le temps de le
préparer.
Le Président (M.
Ouellette) : Je vais suspendre quelques minutes.
(Suspension de la séance à
11 h 22)
Le Président (M. Ouellette) : Nous reprenons nos travaux. Nous sommes maintenant
à l'étude de l'amendement que
M. le ministre va nous proposer à 28.1. Pour lecture, M. le ministre.
M. Coiteux :
Oui. Alors : 28.1.
L'article 212 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«212. Au cours de la
période allant du 1er décembre au 1er mai, la communauté nomme un
vérificateur pour l'exercice débutant durant
cette période. La communauté fixe la durée du mandat de ce vérificateur à un
minimum de trois et à un maximum de cinq exercices financiers.»
Le Président (M.
Ouellette) : Commentaires, M. le ministre.
Coiteux : Alors, cet amendement prescrit que les mandats du
vérificateur de la Communauté métropolitaine de Montréal doivent durer entre trois et cinq ans. En outre, cet
amendement abroge l'obligation du secrétaire de la communauté d'informer le
ministre du changement de son vérificateur.
amendement est la correspondance à la
Loi sur la Communauté métropolitaine de
Montréal de celui fait par l'article 19.19 à la
Loi sur les cités
et villes.
Mais j'ai un sous-amendement, que je dépose.
Le Président (M. Ouellette) : Le sous-amendement va être déposé par M. le
député de Blainville parce que...
M. Coiteux :
Donc, il va être... Ah! O.K., c'est bon. Parfait.
Le Président (M. Ouellette) : Puisqu'on était dans le même créneau que 19.19.
M. le député de René-Lévesque, est-ce qu'il y a des commentaires sur
28.1?
M. Ouellet :
Non, M. le Président.
Le Président (M. Ouellette) :
M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Je vais déposer le sous-amendement, avec entente, évidemment, avec
le gouvernement, là, donc, qui se lit
comme suit, c'est un sous-amendement à l'article 28.1 : Retirer de
l'article 212 les mots «à un minimum de trois et».
Donc,
le texte va se lire, maintenant, les quatre... les deux dernières lignes :
«La communauté fixe la durée du mandat de ce vérificateur à un maximum
de cinq exercices financiers.» Ça va être ça, le résultat.
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce qu'il y a d'autres commentaires sur le
sous-amendement de M. le député de Blainville? Est-ce que le
sous-amendement est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que l'amendement de 28.1 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce que l'amendement de 28.1 amendé,
c'est-à-dire sous-amendé, est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : Il est adopté. M. le ministre, lecture de votre amendement
introduisant 29.1.
M. Coiteux :
Oui. 29.1.
L'article 199 de cette loi est remplacé par le suivant :
«199. Au cours de la
période allant du 1er décembre au 1er mai, la communauté nomme un
vérificateur pour l'exercice débutant durant
cette période. La communauté fixe la durée du mandat de ce vérificateur à au
moins trois et au plus cinq exercices financiers.»
Alors,
essentiellement, on vient proposer ici la même chose qu'on vient de faire pour Communauté
métropolitaine de Montréal mais dans le cas de la Communauté
métropolitaine de Québec.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Ce qui est bon pour Montréal est bon pour Québec, M. le Président.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Et c'est pourquoi je dépose
le sous-amendement, M. le Président : À l'article 29.1, retirer
de l'article 199 les mots «à un minimum de trois et».
Donc, les deux
dernières lignes vont se lire : «La communauté fixe la durée du mandat de
ce vérificateur à [un maximum]...» Là, il
n'était pas écrit de la même façon, là. Oh! Non, là, ce n'est pas un «minimum»,
donc l'amendement n'est pas correct.
Le Président
(M. Ouellette) : ...de la même façon, 199.
M. Laframboise :
L'article 199 n'était pas écrit de la même façon, là. C'est plutôt
qu'à un minimum de trois, là, ce qu'il faudrait enlever, c'est «à au
moins trois et», «à au moins trois et».
Le Président
(M. Ouellette) : On va suspendre quelques minutes.
M. Coiteux :
On va suspendre quelques minutes, vérifier... Il y a un petit...
Le Président
(M. Ouellette) : On va s'assurer du bon libellé de ce que nous
avons.
(Suspension de la séance à
11 h 37)
Le Président (M.
Ouellette) : Nous reprenons nos travaux. Nous en sommes à l'étude de l'amendement
de M. le ministre introduisant 29.1, et il va y avoir introduction d'un sous-amendement.
M. le député de Blainville.
Laframboise : D'abord, est-ce que je dois retirer l'autre, le sous-amendement
que j'avais fait?
Le Président (M.
Ouellette) : Non, mais vous ne l'aviez pas déposé.
Laframboise : Non, je n'avais pas déposé. Donc, ça va. Donc, sous-amendement,
article 29.1 : Retirer de l'article 199 les mots «au moins trois
et».
qui aurait comme objectif de lire les deux dernières lignes : «La communauté
fixe la durée du mandat de ce vérificateur à au plus cinq exercices
financiers.»
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
qu'il y a d'autres commentaires au sous-amendement de M.
le député de Blainville? Est-ce
que le sous-amendement est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que l'amendement introduisant 29.1 est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que l'article 29.1 sous-amendé est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Il est adopté. M. le ministre, lecture de
l'amendement introduisant 49.21, s'il vous plaît.
M. Coiteux :
Oui. 49.21.
L'article 137 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin,
de l'alinéa suivant :
société fixe le mandat de ce vérificateur à un minimum de trois et à un maximum
de cinq exercices financiers.»
Alors, cet amendement
prescrit que le mandat du vérificateur d'une société de transport doive durer
entre trois et cinq ans. Cet amendement est
la correspondance à la
Loi sur les sociétés de transport en commun de celui
fait par l'article 19.19 à la
Loi sur les cités et villes.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de René Lévesque.
M. Ouellet :
Pas de commentaire, M. le Président.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : J'ai un sous-amendement, 49.21. Retirer de l'alinéa ajouté les mots...
Retirer de l'alinéa et ajouter les
mots «à un minimum de trois et». Donc, retirer de l'alinéa... Ce n'est pas...
Retirer de l'alinéa ajouté les mots «à un minimum de trois et».
Donc,
ça aurait pour objectif de... que le texte se lise comme suit : «La
société fixe le mandat de ce vérificateur à un maximum de cinq exercices
financiers.»
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce que le sous-amendement de M. le député de
Blainville est adopté? Il est adopté.
Est-ce que
l'amendement de M. le ministre introduisant 49.21 est adopté? Il est adopté.
Est-ce que
l'article 49.21 sous-amendé est adopté? Il est adopté.
M. le ministre, vous
introduisez un amendement à 56.1. Pour lecture, s'il vous plaît.
Coiteux : Oui. 56.1.
L'article 228 de la
Loi sur les villages nordiques et l'Administration
régionale Kativik (chapitre V-6.1) est modifié :
par l'ajout, à la fin du paragraphe 1, de la phrase suivante : «Le
conseil fixe le mandat de ce vérificateur ou de ces vérificateurs à un
minimum de trois et à un maximum de cinq exercices financiers.»;
par l'ajout, à la fin du paragraphe 5, de la phrase suivante :
«Toutefois, elle ne peut exiger aucune des vérifications faisant
partie
du mandat de la Commission municipale du Québec en vertu de la
Loi sur la
Commission municipale (chapitre C-35).»
Le Président (M.
Ouellette) : Commentaires.
M. Coiteux : Alors, d'une part, cet amendement prescrit que le
mandat du vérificateur d'un village nordique doive durer entre trois et cinq ans. Cet amendement est
la correspondance à la
Loi sur les villages nordiques et l'Administration
régionale Kativik, mais pour les villages nordiques
seulement, de celui fait par l'article 19.19 à la
Loi sur les cités et
villes.
D'autre
part, cet amendement permet de préserver la compétence exclusive de la
Commission municipale dans ses fonctions de vérification des comptes et
des affaires des villages nordiques.
dernier paragraphe de l'article 228 permet au conseil de demander à son
vérificateur toute autre vérification particulière supplémentaire à son
mandat initial.
présent amendement fait donc en sorte que cette vérification ainsi demandée ne
puisse pas en être une déjà prévue au mandat de la commission.
amendement est aussi la correspondance à la
Loi sur les villages nordiques et
l'Administration régionale Kativik, mais pour les villages nordiques
seulement, de celui fait par l'article 19.22 à la
Loi sur les cités et
villes.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
M. le Président, ce qui est bon pour le Sud est bon pour le Nord.
Le Président (M. Ouellette) : Puisque Montréal, Québec et le Nord et la commission de transports,
c'est réglé, M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Je vais déposer le sous-amendement
à l'article 56.1. Retirer,
dans le paragraphe 1° de l'article 56.1, les mots «à un minimum de trois
et».
Donc,
les deux dernières lignes se liront : «Le conseil fixe le mandat de son vérificateur ou de ses vérificateurs à un
maximum de cinq exercices financiers.»
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que le sous-amendement de M. le député de
Blainville est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que l'amendement introduit par M. le ministre à
56.1 est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que l'article 56.1 sous-amendé est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Peut-être juste une petite explication, M. le ministre, sur ce qui vient de se passer, là, parce qu'on vient d'adopter quatre amendements sous-amendés, peut-être,
pour les gens qui nous suivent, là, qui se demandent pourquoi ça s'est passé comme ça, peut-être avoir
une petite explication avant qu'on embarque sur une autre rubrique.
Coiteux : Oui, c'est parce qu'on a affaire à des entités qui étaient
vérifiées par la Commission municipale, et donc toutes les discussions sur la nécessité d'avoir un terme minimal
pour le mandat du vérificateur, basées sur des questions d'indépendance notamment, n'avaient pas vraiment une grande
importance dans ce contexte-là. Donc, on s'est rangés aux suggestions du collègue de Blainville à l'effet qu'on allait
introduire là un degré d'inflexibilité dans la façon de contracter qui
n'était pas approprié.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville, est-ce que vous avez un
commentaire additionnel?
Laframboise : Non, j'accepte. M. le ministre a bien résumé ça.
Le Président (M. Ouellette) : Donc, la quatrième rubrique du thème 6,
Vérification dans les municipalités, est terminée. Nous allons à la cinquième rubrique, qui va traiter du
renforcement du rôle et de l'indépendance des vérificateurs généraux des
municipalités de 100 000 habitants ou plus. M. le ministre, vous
voulez nous présenter un amendement introduisant 19.20.
M. Coiteux :
Oui. 19.20.
L'article 108.2.1 de cette loi est remplacé par le
suivant :
«108.2.1.
Le vérificateur externe d'une municipalité de 100 000 habitants ou
plus vérifie, pour chaque exercice pour lequel il a été nommé :
«1° les comptes et
affaires du vérificateur général;
les états financiers de la municipalité et de toute [autre] personne morale
visée au paragraphe 2° du premier alinéa de l'article 107.7;
«3° la conformité du
taux global de taxation réel à la
section III du
chapitre XVIII.1 de
la
Loi sur la fiscalité municipale (chapitre F-2.1);
tout document que détermine le ministre des Affaires municipales, des Régions
et de l'Occupation du territoire par règlement publié à la Gazette officielle
du Québec. »
Le Président (M. Ouellette) :
Commentaires, M. le ministre.
Coiteux : Alors, cet amendement ajoute au mandat du vérificateur
externe d'une municipalité de 100 000 habitants ou plus la vérification du taux global de taxation
qui serait retirée du mandat du vérificateur général de cette municipalité. De même, il ajoute la
vérification des états financiers d'une personne morale liée à cette
municipalité.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui, merci, M. le
Président. Pourquoi, M. le ministre, avoir enlevé au vérificateur général d'une
municipalité la vérification du taux global et la donner à un vérificateur
externe?
M. Coiteux : Je vais demander à...
Président (M. Ouellette) :
Ah! Non... On est capable de le prendre là? Oui? Oui. Donc, vous identifier. On
va aller vous chercher avec la caméra et l'audio.
M. Savoie
(Jocelyn) : Jocelyn Savoie, directeur général des politiques au ministère
des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.
La logique
générale qui est proposée dans l'ensemble des amendements concernant les VG des
grandes villes, c'est de... En ce
moment, le VG fait la vérification des états financiers, la vérification du
taux global de taxation réelle. Ce
qui est proposé, c'est de rendre obligatoires, pour le vérificateur général de
la municipalité, les responsabilités de faire la vérification de conformité et la vérification d'optimisation des ressources,
et de lui laisser, sur une base optionnelle, la vérification financière, incluant celle du taux global, et de
mandater le vérificateur externe pour faire systématiquement ces vérifications financières là. Ce que ça
permet, c'est de... Le vérificateur externe était déjà... faisait déjà une
vérification des états financiers,
puis il y avait un dédoublement, en partie, avec le mandat du vérificateur
général. Donc, à ce moment-ci, on permet au vérificateur général de
cibler, au plan financier, les vérifications qu'il va faire et de se concentrer
sur la vérification qui a une plus grande
plus-value pour la municipalité, alors, compte tenu que la vérification
financière va déjà être faite, là.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : Donc, si j'ai bien
compris, un vérificateur général d'une municipalité pourrait encore faire la
vérification du taux global si la
municipalité le désirait mais aussi pourrait ne pas le faire et donc se
concentrer sur de nouveaux mandats qu'on
lui a confiés, dont la VOR, dans ce cas-là, et laisser au vérificateur externe
cette obligation de vérifier le taux de taxe global.
Ouellet : O.K. Deuxième
question, M. le Président. Dans vos commentaires, vous ne faites pas mention...
Mais je pense que c'est quand même
assez majeur comme changement. À moins que je me trompe là, là, le vérificateur
externe d'une municipalité va vérifier les comptes relatifs au
vérificateur général. Ça, on ne voyait pas ça avant, c'est une grande nouveauté dans le projet de loi en
question. C'est bien ça? Parce que je ne l'ai pas revu dans les commentaires.
Coiteux : Non, c'est une nouveauté, effectivement, mais il y a, là
aussi, utilisation de deniers publics, et donc on essaie de couvrir
l'univers de façon beaucoup plus large.
Ouellet : De quelle façon ça
va se faire? J'essaie juste de voir un peu la mécanique. Donc, il va
s'annoncer. Maintenant, c'est au
moment du vérificateur général d'être audité, donc, le vérificateur externe va
regarder les comptes courants, la
façon dont il a administré les dépenses, comme son rôle de VG? J'essaie juste
de voir de quelle façon le mandat va être rendu par le vérificateur
externe, puisque c'est nouveau.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
ministre.
Coiteux : Je vais retirer des propos qui auraient pu être retenus
contre moi parce que j'avais dit que c'était nouveau. Or, ce n'est pas nouveau. Il le faisait déjà. Là où je me suis
un peu égaré, c'est parce que, dans une version antérieure de nos propositions, on prévoyait d'envoyer cette
vérification-là à la Commission municipale du Québec. Et là on a une version de l'article qui maintient cette
vérification-là au vérificateur externe. Et donc il faisait déjà la
vérification des comptes du
vérificateur général, ce qui n'était pas une grande complication par rapport au
travail qu'il effectuait déjà. Puis l'article reconfirme ce rôle-là.
Président (M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : O.K. Donc, j'accepte votre amendement, M. le ministre. Bien, je voyais
votre directeur en arrière sauter, je voyais qu'il y avait quelque chose.
Ça fait que je comprends qu'effectivement...
Le Président (M.
Ouellette) : Le non-verbal...
M. Ouellet : Le non-verbal... Bien, j'ai dit sauter, mais sa tête sautait, là, en
disant : Pas sûr, pas sûr. Mais, O.K., donc, je comprends, c'était déjà fait, et c'est pour ça
qu'effectivement, de mémoire, on avait que c'était la commission qui
devait s'en occuper. Là, on remet ça, ça reste au même endroit. Alors, O.K. Ça
va pour moi, M. le Président.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Moi, mon seul questionnement sera pour la conformité du taux
global de taxation, là. Avant, c'était
le vérificateur général de la ville qui le faisait, là. La complexité du
mandat, là... Moi, c'est juste une question, comment je vous dirais, là, bien bébête de comptabilité usuelle, là,
c'est-à-dire que les vérificateurs généraux des villes, ils ont déjà un budget, c'est déjà prévu d'avance,
le montant, puis c'est quoi le travail qu'on leur enlève puis qu'on redonne
au Vérificateur général externe? Puis la
raison, là. Moi, c'est juste, je dirais, une efficacité comptable, là, parce
qu'ils sont... ils étaient déjà payés
pour faire ça, on leur enlève ça, on donne ça. Pourquoi? Puis combien ça va
coûter? C'est aussi simple que ça. Tout simplement à peu près. Je ne
sais pas, là. C'est quoi, le travail?
Coiteux : C'est un exercice essentiellement de comptabilité, là, ce
n'est pas un exercice d'optimisation des ressources qui demande d'autres
types d'expertise ou de conformité aux lois. C'est vraiment un exercice de
nature comptable. Dans les municipalités de
moins de 100 000 habitants, c'est fait par le vérificateur externe.
Donc, il n'y avait pas lieu de confier
ça à un vérificateur général à qui on souhaite confier des tâches, là, qui
nécessitent un type d'expertise, là, qui va au-delà de la seule
vérification des comptes.
M. Laframboise : Oui, bien, comme je vous dis, moi, c'est pour le... Parce qu'ils ont
déjà le pouvoir, c'est-à-dire qu'ils sont déjà payés pour faire ça, ils
ont déjà un budget, eux autres, là, qui est octroyé par la ville, les
vérificateurs généraux. Donc, tu sais,
c'était déjà dans le... Donc, ce que vous semblez me dire, c'est que ce n'est
pas un mandat... établir le taux
global de taxation, là, ce n'est pas quelque chose qui va... tu sais, le
vérificateur externe est capable de faire ça sans qu'il y ait une
dépense énorme supplémentaire, là. C'est ça que vous me dites, là?
Laframboise : Parfait. O.K.
Le Président (M.
Ouellette) : Ça va? Est-ce que l'amendement introduisant 19.20 est
adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Adopté. Vous allez avoir le temps de lire votre
amendement à 19.14, M. le ministre, pour introduire cet amendement-là.
Lecture s'il vous plaît.
M. Coiteux :
Oui. Alors : 19.14. Les articles 107.14 et 107.15 de cette loi sont
abrogés.
Le Président (M.
Ouellette) : Commentaires.
Coiteux : Alors, cet amendement abroge l'obligation pour le
vérificateur général de vérifier les états financiers de la municipalité et l'état établissant son taux
global de taxation. Il abroge aussi l'obligation de vérifier les états
financiers des personnes morales
liées à la municipalité. En vertu des dispositions proposées par d'autres
amendements au projet de loi, ces vérifications seraient désormais
faites par le vérificateur externe.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Non, M. le Président. Ça met la table pour les
discussions qu'on a eues subséquemment sur le rôle des vérificateurs
externes, qu'on va leur confier.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Là, le mandat est plus important, c'est-à-dire qu'évidemment, là,
on ajoute au calcul du taux global...
Les états financiers représentant la situation, là, le vérificateur fait
rapport, donc, on abroge ça, là. Là, vous l'avez fait... Expliquez-moi
la raison pourquoi vous faites ça.
Coiteux : Il y avait un dédoublement entre le travail du vérificateur
externe et le travail du vérificateur général,
un réel dédoublement, les deux faisaient essentiellement un exercice semblable,
donc un gaspillage de ressources, en
ce sens-là. Et, d'autre part, en clarifiant les rôles et en évitant ce
dédoublement, ça met davantage... Et il y a d'autres dispositions qui
vont s'assurer que les vérificateurs généraux disposent des ressources
suffisantes pour qu'elles se concentrent sur
la conformité aux lois et l'optimisation des ressources, et donc de rendre ça
un exercice encore plus poussé que ce qu'on avait auparavant.
Laframboise : Donc, tu sais, moi, c'est le contribuable, là. Dans le
fond, le contribuable...
Coiteux : Il payait deux fois pour la même chose, dans le fond, parce
qu'il payait à la fois le vérificateur général et le vérificateur externe pour faire des mandats qui étaient les mêmes
par rapport à ces aspects-là. Et, d'autre part, en ne faisant pas ça, il dégage des ressources pour que
son vérificateur général lui en donne plus pour son argent en matière
notamment d'optimisation des ressources, pour que sa ville soit mieux gérée.
M. Laframboise : Donc, le fait de retirer ça, ça n'augmente pas, exemple, les frais du
vérificateur externe. Il faisait déjà ça, hein?
M. Coiteux :
Oui, il le faisait déjà.
Laframboise : Il le faisait déjà.
Laframboise : Donc, ce qu'on peut dire au contribuable, c'est que, si
on retire ce que faisait... ce qu'on demandait
au vérificateur général de la ville, ce n'est pas quelque chose qui va faire
qu'il va y avoir un surplus de travail pour le vérificateur externe, il
n'y a pas de surplus de travail.
M. Coiteux :
Puisqu'il le faisait déjà.
M. Laframboise : Donc, pour le citoyen, c'était un dédoublement, puis on va permettre au
vérificateur général de peut-être faire autre chose plus efficacement
que de faire ça. C'est ça, là?
M. Laframboise : Donc, moi, là, je peux dire au contribuable, là, la facture du
vérificateur externe ne devrait pas augmenter par l'abolition de ça. On
ne lui donne pas une charge... une surcharge de travail, hein, c'est ça?
Parfait.
Le Président (M.
Ouellette) : Ça va?
Laframboise : Ça va.
Le Président (M.
Ouellette) : Oui, M. le député de René-Lévesque, pour un petit, petit,
petit...
M. Ouellet :
Oui, oui. À
part le taux de taxe global. Ça, c'est nouveau.
Coiteux : On me dit qu'ils le faisaient déjà. Il y avait beaucoup de
dédoublement entre les deux fonctions, puis c'est ce qu'on vient ici...
On vient faire un peu le ménage, là.
Le Président (M.
Ouellette) : Ça va? Est-ce que 19.14 est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : Adopté.
Compte
tenu de l'heure, la commission suspend ses travaux jusqu'à 16 heures, où
on revient au salon bleu, de 16 heures à 17 h 55. Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 2)
Président (M. Ouellette) : À l'ordre, s'il
vous plaît! La Commission de l'aménagement du territoire reprend ses
travaux. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir
éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
Nous
poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 155, Loi modifiant
diverses dispositions législatives concernant le domaine municipal et la
Société d'habitation du Québec.
Lors
de la suspension de nos travaux, cet
avant-midi... Je nous rappelle que
nous en sommes à étudier le thème n° 6, qui
est la vérification dans les
municipalités, et le cinquième bloc. Et nous en étions à la présentation d'un
amendement de M. le ministre introduisant l'article 18.2. Pour
lecture, M. le ministre.
M. Coiteux :
Oui. Alors, 18.2 :
L'article 105.1 de cette loi est modifié par la
suppression, dans le premier alinéa, de
«, le rapport du vérificateur général transmis en vertu de
l'article 107.14 et le rapport du vérificateur externe transmis en
vertu de l'article 108.3».
Le Président
(M. Ouellette) : Commentaires.
M. Coiteux :
Cet amendement concorde avec celui proposé par l'article 19.14 qui abroge
l'article 107.14 de la
Loi sur les cités et villes afin que le
vérificateur général d'une municipalité de 100 000 habitants ou plus
n'ait plus l'obligation de vérifier les états financiers de la municipalité ni
l'état établissant le taux global de taxation. Ainsi, cet amendement abroge
l'obligation de déposer au conseil le rapport relatif à cette vérification.
abroge également l'obligation de déposer le rapport du vérificateur externe en
vertu de l'article 108.3, puisque ce dépôt serait désormais prévu
dans les dispositions de cet article.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Pas de question, M. le Président.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
Non, ça va.
Le Président
(M. Ouellette) : Est-ce que l'amendement introduisant 18.2 est
adopté?
Le Président
(M. Ouellette) : M. le ministre, vous nous présentez 18.3. Pour
lecture, s'il vous plaît.
M. Coiteux :
Alors : 18.3.
L'article 105.2 de cette loi est modifié par le
remplacement du premier alinéa par le suivant :
plus tard le 15 mai, le greffier transmet au ministre le rapport
financier et tout rapport d'un vérificateur général
ou d'un vérificateur externe en vertu de l'article 108.2 ou 108.2.1, qui
ont été déposés lors d'une séance du conseil municipal.»
Le Président
(M. Ouellette) : Commentaires.
M. Coiteux :
Cet amendement concorde avec ceux qui visent à abroger l'obligation pour le
vérificateur général de vérifier les
états financiers et la conformité du taux global de taxation et à réviser les
dispositions prescrivant la manière dont les vérificateurs feraient
rapport. Ainsi, cet amendement élimine le renvoi à l'article 105.1 pour ne
plus parler uniquement des rapports visés à cet article.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet :
Pas de question.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise :
Non, ça me va.
Le Président
(M. Ouellette) : Est-ce que l'amendement introduisant 18.3 est
adopté?
Le Président
(M. Ouellette) : M. le ministre, lecture de votre amendement
introduisant 18.1.
M. Coiteux :
18.1.
L'article 52 de cette loi est modifié :
1° par
l'insertion, dans le premier alinéa et après «employés de la municipalité,», de
«à l'exception du vérificateur général,»;
2° par
l'insertion, dans le deuxième alinéa et après «employé de la municipalité,», de
«à l'exception du vérificateur général,».
Président (M. Ouellette) : Votre commentaire.
M. Coiteux :
Cet amendement soustrait le vérificateur général d'une municipalité de
100 000 habitants ou plus du
pouvoir de surveillance, d'investigation et de contrôle du maire sur les
fonctionnaires ou employés de la municipalité.
Le Président
(M. Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui, merci, M. le Président. Donc, si je comprends bien, dans la
gestion des affaires courantes d'un vérificateur
général d'une municipalité de plus de 100 000, il ne sera plus possible de
faire, comme on a pu connaître dans certains
cas, de l'ingérence quant à choisir quel sera l'employé attitré, notamment, au
vérificateur général, une situation qu'on a connue dans une municipalité
du Québec.
M. Coiteux :
Oui, bien, c'est une volonté d'avoir une beaucoup plus grande indépendance des
vérificateurs généraux. Ceci dit, on
rappellera que, dans la loi, il est toujours possible pour la municipalité de
faire vérifier son vérificateur général
par la Commission municipale, si elle en a besoin. Mais ça crée quand même, ce
mécanisme-là, une distance qui n'existait pas, là, dans les lois
actuelles, qu'on crée ici.
M. Ouellet : Donc, le choix des ressources affectées, le type de travail effectué,
maintenant, est uniquement sous la juridiction du vérificateur général
d'une municipalité.
M. Ouellet :
O.K. Merci.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. C'est important, ce que vous dites, là, M. le ministre, par
rapport à... Parce que, là, O.K., le maire n'a plus la surveillance,
mais il y a une possibilité auprès de la Commission municipale du Québec. Je
reste toujours avec le même problème : la Commission municipale, la
direction générale n'est pas nommée aux deux tiers de l'Assemblée nationale. Pourquoi c'est important? Parce que, là, on a
permis à ce que les vérificateurs... On parle des vérificateurs généraux, là. Par rapport aux
vérificateurs généraux, la nomination, le cinq ans, est-ce que c'était déjà
dans la loi ou...
M. Coiteux :
Dans les villes de 100 000 et plus, là?
M. Coiteux :
Oui, c'est... Oui.
Une voix :
C'est dans la loi, oui.
M. Coiteux :
C'est dans la loi.
Laframboise : C'est dans la loi actuelle, on ne l'a pas modifiée pour
le cinq ans, là, pour le vérificateur... Bien,
non, le vérificateur général, c'est un employé, là. O.K., c'est correct. C'est
un employé de la ville. C'est correct. Numéro un. O.K.
Le Président (M. Ouellette) : Là, je pense, M. le député de René-Lévesque, le commentaire de Blainville vous a...
M. Ouellet : Si on recule, de ce que j'ai cru comprendre, on a adopté
un amendement... ou un
article de loi, pardon, qui limitait à sept ans le choix de la nomination d'un vérificateur général dans une municipalité de plus de 100 000. C'est ça? O.K. Donc, j'avais entendu cinq, c'est juste
que je voulais être certain que c'était sept, oui.
Le Président (M.
Ouellette) : Là, bon... là, votre commentaire suscite d'autre chose.
Coiteux : ...c'est déjà
sept, mais là on va plus loin, rendre ça uniquement... oui, c'est-à-dire un mandat unique.
Le Président (M.
Ouellette) : Bon, ça vous va, tous les deux?
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Juste pour
réitérer, c'est que c'est important parce qu'il peut y avoir un changement de conseil, là. C'est sept ans, uniquement
sept, un seul mandat, mais par contre c'est important que, si jamais
il y avait quelque... Parce qu'avant, oui, il y a des failles dans ce qu'il y avait avant,
oui, le maire pouvait s'immiscer, mais il reste quand même que, dans certaines
municipalités, suite à un changement d'administration, c'est peut-être important que la vérification générale aussi fasse l'objet d'une vérification.
Donc là, là,
on enlève le pouvoir au nouveau maire, exemple, de dire : Je veux faire une enquête sur mon
vérificateur général, admettons, là, mais par contre il
pourrait le faire, là, tu sais, pour que la population nous comprenne bien, là,
tu sais, là, il pourrait le faire en passant par la Commission municipale du
Québec, parce que c'est possible qu'à quelque part, dans tout le débat politique d'une élection, il y ait le travail
d'un vérificateur général qui fasse
partie du débat puis qu'à un moment donné
tu as un nouveau conseil qui veut être capable... Avant, bien, le nouveau
conseil pouvait décider que... bien,
oui, il pouvait questionner la vérification générale. Maintenant, ils ne
pourront pas, mais il y aura un pouvoir d'aller à la Commission
municipale du Québec pour le faire.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va?
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
que 18.1 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Il est
adopté. M. le ministre, lecture de votre amendement introduisant 19.1.
M. Coiteux : Oui. 19.1. Cette
loi est modifiée par l'insertion, avant l'article 107.1, de l'intitulé
suivant :
Le Président (M. Ouellette) :
Commentaires.
Coiteux : La sous-section IV.1 traitant du vérificateur général
comprend déjà 17 articles. Les amendements au présent projet de loi proposent l'ajout d'une dizaine d'articles. Il
devient donc pertinent de regrouper certains d'entre eux sous des
intitulés propres à faciliter le repérage des dispositions.
Ainsi, la sous-section a serait insérée
devant les dispositions relatives à la nomination du vérificateur général.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Pas de question, M. le
Président.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
que 19.1 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : 19.2.
M. le ministre.
M. Coiteux :
19.2. l'article 107.1 de cette loi est modifié par l'ajout, à la fin,
de «, membre de l'Ordre des comptables professionnels agréés du Québec».
Le Président (M. Ouellette) :
Commentaires.
Coiteux : Cet amendement prévoit que le vérificateur général d'une
municipalité sera obligatoirement membre de l'Ordre professionnel des
comptables agréés du Québec.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Non, pas de question,
M. le Président.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
M. Laframboise : Non, ça va.
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
que 19.2 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : 19.3.
M. le ministre, pour lecture.
Coiteux : 19.3.
L'article 107.2 de cette loi est modifié par le remplacement de «de
7 ans. Ce mandat ne peut être renouvelé» par «unique de
7 ans».
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Coiteux : J'ai le commentaire...
Le Président (M. Ouellette) : Ah
oui! Oui, oui, le commentaire est... Oui.
M. Coiteux : Cet amendement prescrit
qu'une même personne ne peut se voir confier plus d'un mandat de vérificateur
général dans la même municipalité.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Non. Ça répond à un
enjeu qu'on a vécu dans une municipalité du Québec.
Le Président (M. Ouellette) : Oui, effectivement.
M. le député de Blainville.
Laframboise : Oui. Là, c'est
parce qu'en avant-midi on a eu des
débats par rapport à... Oui, O.K. Non, non, de toute façon, c'est toujours une même personne, là, ça ne peut pas
être une firme, là. Non, non, c'est correct, c'est bon. O.K. Numéro un.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va?
Est-ce que 19.3 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : M. le
ministre. Lecture de 19.4.
M. Coiteux : 19.4. Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 107.2, du suivant :
«107.2.1. Le vérificateur général exerce
ses fonctions de façon exclusive et à temps plein. Il peut cependant participer à des activités d'enseignement,
notamment à
titre de formateur, ou à des activités professionnelles au sein de
regroupements de vérificateurs,
d'institutions d'enseignement ou de recherche, de comités au sein de son ordre
professionnel ou au sein de l'Association des vérificateurs généraux
municipaux du Québec.»
Le Président (M. Ouellette) :
Commentaires.
M. Coiteux : Cet amendement
assurerait que le vérificateur général occupe à temps plein exclusivement ses fonctions, sans autre charge ou emploi, sauf
l'enseignement ou la participation à des activités au sein de son ordre
professionnel ou au sein de l'Association des vérificateurs généraux
municipaux du Québec.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : On a vraiment eu
des cas où est-ce que qu'il y avait des vérificateurs généraux qui avaient
double emploi ou qui avaient un second... Non?
M. Coiteux : Est-ce qu'on a eu des
cas?
Une voix : Non, mais on a ça
pour le BIG... pour, excusez, le bureau...
Coiteux : Oui. Alors, non, on ne connaît pas de cas, mais cette
disposition-là existe, par exemple, pour le BIG, le Bureau de
l'inspecteur général.
M. Ouellet : À Montréal.
Le Président (M. Ouellette) : À
Montréal.
Coiteux : Et, bon, je pense que ça fait
partie des mesures visant à
s'assurer d'avoir le meilleur service possible en tout temps.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va,
M. le député de René-Lévesque?
Ouellet : Si c'est bon pour
Montréal, c'est bon pour les municipalités de plus de 100 000, M. le
Président.
Président (M. Ouellette) :
Ah! oui, oui. Là, je pensais que la prochaine, c'était peut-être pour être
Québec, mais on va aller à Blainville avant. M. le député de Blainville.
Laframboise : Oui. Bien, ce
n'est pas nécessairement vrai, là, dans le sens où c'est les budgets qui vont
avec, là. Là, vous avez dit que vous
n'aviez pas de cas... Parce qu'évidemment, là, quand on dit «à temps plein»,
«exclusif», et tout ça, ça, ça veut
dire que... tu sais, il y a un salaire qui va avec, là. Donc, est-ce que... Si
c'est la réalité, je vous dirais, c'est moins inquiétant. Si ce n'est pas vraiment la réalité, bien là ça veut
dire qu'on va avoir une augmentation des frais pour la vérification
générale, où les budgets sont déjà connus d'avance. Moi, c'est juste ça. S'il y
a une implication...
Coiteux : C'est la réalité, là, qu'actuellement ils sont à temps plein
et en occupation exclusive. Plus loin, on va corriger quand même un certain nombre de petits enjeux quant aux
ressources minimales qui doivent être confiées aux vérificateurs
généraux des grandes villes pour exercer leurs fonctions, on va proposer plus
loin une formule qui va régler... Il peut y
avoir certains cas de sous-financement, puis à ce moment-là ça pourrait
remettre en question la qualité, mais
ce n'est pas le cas dans toutes les municipalités. Mais on va avoir une formule
qui va permettre d'aplanir les choses pour
qu'il y ait un minimum, un budget minimum, à tout le moins, là, qui soit
octroyé aux vérificateurs généraux des villes de 100 000 et plus, pour qu'ils aient les ressources pour faire
leur travail; pas seulement pour leur salaire, mais les équipes qui les
accompagnent.
M. Laframboise : Puis ça, vous avez
déjà balisé ça avec les unions municipales puis les villes concernées,
probablement.
Coiteux : Les consultations ont eu lieu, là, en amont du dépôt du
projet de loi. Il y a eu des discussions avec les vérificateurs généraux
aussi, qui sont venus en commission aussi, puis déjà ils avaient des
propositions.
Laframboise : O.K. Par
rapport aux villes concernées, il n'y a pas de levée de boucliers ou quoi que
ce soit? Moi, c'est juste la question...
M. Coiteux : Oui. Non, mais... Non,
il n'y a pas eu de...
M. Laframboise : Il n'y a pas eu de...
Laframboise : Moi, c'est
juste une question de la dépense pour le contribuable, là. Moi, si les villes
se sentent à l'aise avec ça... Puis
c'est bien parce qu'évidemment ça assure une certaine rigueur par rapport à la
vérification. Par contre, il faut que la facture qui va avec soit, tu
sais, aussi acceptée, là. C'est juste ça qui m'intéresse, là.
Donc, vous avez déjà discuté de ça avec les
villes concernées. Parfait. C'est bon.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va?
Est-ce que 19.4 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) :
Lecture de 19.5. M. le ministre.
M. Coiteux : 19.5.
L'article 107.3
de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement, dans le paragraphe 3° du premier alinéa, de «ou une personne
morale visée au paragraphe 2° de
l'article 107.7» par «, une personne morale visée au paragraphe 2° du
premier alinéa de l'article 107.7 ou un organisme visé au
paragraphe 3° de cet alinéa»;
2° par l'ajout, à la fin du premier aliéna, du paragraphe
suivant :
«4° une
personne qui a été, au cours des quatre années précédant sa nomination, membre
d'un conseil ou employé ou
fonctionnaire de la municipalité, sauf si cette personne a fait partie, durant
ces années ou une
partie de celles-ci, des employés dirigés par le
vérificateur général.»
Le Président (M. Ouellette) : Commentaires,
M. le ministre.
Coiteux : Alors, cet amendement
vise à ce qu'une personne qui a été membre du conseil ou employée de la municipalité ne puisse pas être nommée au poste de vérificateur général avant
l'écoulement d'au moins quatre années.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
Ouellet : Oui. Peut-être,
pour ma compréhension, pourquoi la référence de quatre ans? On se base sur
quelque chose qui existe déjà ailleurs ou...
Coiteux : C'est un mandat d'administration municipale, là, c'est ça
qui nous a guidés, autrement dit pas... le mandat de l'administration qui vient... qui termine, là... C'est un
mandat d'administration municipale. C'est ça, la période de référence.
M. Ouellet : Je suis conscient pour un membre du conseil,
mais, dans le cas d'un employé, je veux dire, ce n'était pas un mandat,
il peut avoir eu un contrat de deux ans, trois ans. C'est quoi, la...
Coiteux : Oui. Mais c'est parce qu'un employé peut avoir été
responsable d'un certain nombre de choses qui vont se refléter dans les chiffres qu'il y aurait à vérifier. Donc, il
peut y avoir un conflit d'intérêts réel ou apparent. Donc, on essaie
d'éviter ça.
Ouellet : O.K. Donc, si je
comprends, dans le cas de l'employé, vous le capez de cette façon-là. Donc, il
quitte, quatre ans, donc, il ne
pourra pas être audité parce qu'il va, finalement, arriver dans un autre
mandat, puis à ce moment-là on aura eu cette distance-là entre le mandat
à
titre d'employé municipal et, après ça, comme vérificateur général, là.
M. Coiteux : Il peut être
vérificateur dans une autre ville que celle où il travaillait.
Ouellet : Oui. Moi, ça, je
suis d'accord. Pour moi, il n'y a pas d'apparence de conflit là, effectivement,
là. O.K.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va?
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
Laframboise : Oui, de toute façon, quand on parle d'employé, évidemment, pour être vérificateur, il faut qu'il
soit CPA. S'il est CPA, ça veut dire qu'il était aux finances de la ville, donc
il était au courant, là. Donc, super!
Le Président (M. Ouellette) : C'est
bon. Ça va de soi. Est-ce que 19.5 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) :
Lecture de 19.6. M. le ministre, on va dans un autre intitulé.
M. Coiteux : Oui, on s'en va dans...
Alors :
19.6. Cette loi est modifiée par l'insertion,
après l'article 107.4, de l'intitulé suivant :
«
b) Dépenses de fonctionnement.»
Le Président (M. Ouellette) : Commentaires.
M. Coiteux : Le second intitulé
ajouté concerne les dépenses de fonctionnement du vérificateur général.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Pas de commentaire.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
M. Laframboise : Non, pas de
commentaire.
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
que 19.6 est adopté? Est-ce que 19.6 est adopté?
Le Président (M. Ouellette) :
Adopté. Lecture de 19.7. M. le ministre, s'il vous plaît.
M. Coiteux : Oui. Insérer après
l'article 19.6, donc, l'article suivant :
19.7.
L'article 107.5 de cette loi est
modifié par le remplacement du deuxième alinéa par le suivant :
«Sous réserve du troisième alinéa, ce crédit
doit être égal ou supérieur à la somme de A + B + C alors que :
«1° A représente 500 000 $;
«2° B représente le produit de
0,13 % par la
partie des crédits prévus au budget pour les dépenses de
fonctionnement qui est égale ou supérieure à 345 000 000 $
mais inférieure à 510 000 000 $;
C représente le produit de 0,11 % par la
partie des crédits prévus au budget
pour les dépenses de fonctionnement qui est égale ou supérieure à
[510 000] $.»
Le Président (M.
Ouellette) : Commentaires, M. le ministre.
Coiteux : Cet amendement révise le mode de calcul du crédit du
vérificateur général. Alors, c'est ce que je mentionnais tout à l'heure, c'est pour s'assurer en tout temps que les
crédits alloués au vérificateur général lui permettent de s'acquitter
correctement de ses fonctions importantes.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Oui. Je veux juste essayer de... Est-ce qu'on peut avoir un chiffre
approximatif? Exemple, si je prends une municipalité comme, je ne sais
pas, ville Saguenay ou... après ça je compare peut-être...
M. Coiteux :
On va demander à notre expert en la matière...
M. Ouellet :
Oui. Ah! Notre économiste?
M. Coiteux :
...qui va pouvoir venir illustrer le tout.
Le Président (M.
Ouellette) : Où sont-ils?
Le Président (M.
Ouellette) : Ah! Il est là!
M. Ouellet : Et, si vous permettez, M. le Président, tant qu'à avoir l'expert,
est-ce qu'on prévoit une indexation ou, dans la loi, c'est comme ça,
puis on...
Coiteux : Forcément, ça va suivre le budget de la ville. C'est parce
que c'est une formule qui est en lien avec le budget de la ville, et donc
l'indexation suit le budget de la ville. Mais il va vous expliquer ça, là. Ça
n'entraîne pas une explosion, mais ça entraîne quand même un niveau
minimal qui est requis, là.
Le Président (M. Ouellette) : Vous identifier, M. Savoie, et répondre à la
question de M. le député de René-Lévesque.
M. Savoie (Jocelyn) : Jocelyn Savoie, directeur général des politiques au ministère
des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire.
Donc,
la formule a été élaborée en tenant compte des budgets actuellement alloués puis pour assurer, justement,
qu'il y ait une dotation adéquate, là, des
VG puis qu'il y ait un minimum de 500 000 $,
qui avait été demandé notamment par l'association des VG.
Donc, si vous voulez
un exemple pour une municipalité, par exemple, si je prends Terrebonne, en ce
moment Terrebonne alloue à son VG un montant de 550 000 $. Avec la
formule, elle serait à un minimum de 500 000 $, donc il n'y aurait pas d'impact. Si on prend
Trois-Rivières, elle alloue en ce moment un budget à son VG de
431 800 $ — en
fait, c'est les montants de 2017 auxquels je réfère, là...
M. Coiteux :
Si je peux me permettre...
Le Président
(M. Ouellette) : Oui, M. le ministre.
M. Coiteux :
Ça ne dit pas combien tu dois verser, c'est le minimum que... Tu peux verser
plus que ça. Donc, c'est pour ça que, lorsqu'on arrive que la formule donne
500 000 $, puis qu'ils donnent déjà 540 000 $, dans le
fond, la formule n'est pas contraignante.
Le Président (M. Ouellette) : M. le ministre, je pense que ça pourrait
illustrer ou ça pourrait peut-être aider les parlementaires si le
tableau en question pouvait peut-être être déposé, là.
M. Coiteux :
Mais on a... Est-ce qu'on a deux formules dedans ou juste la... Juste
une, c'est ça, O.K.
Le Président
(M. Ouellette) : Ça va?
M. Coiteux :
Bien non, mais c'est parce que...
Le Président
(M. Ouellette) : Bien, je vais vous laisser terminer, je vais
vous laisser...
M. Coiteux :
Bien, c'est parce que, vous savez, il y a toujours un petit peu de travail pour
s'assurer que les choses soient adéquates, là. Puis je n'oserais pas
appeler ça de l'alchimie, parce que...
Le Président (M. Ouellette) : Je vais vous laisser terminer votre explication,
M. Savoie, et on déposera le tableau pour le bénéfice des
parlementaires. M. Savoie.
M. Savoie (Jocelyn) : Et donc, par exemple, Trois-Rivières qui donne en
ce moment 431 800 $, devrait donner 500 000 $. Alors, à ce moment-là, eux auraient une hausse de
68 200 $. Une fois qu'on sort de la bracket où les gens doivent
verser un 500 000 $ minimum puis
qu'on arrive dans des municipalités plus grandes, si on prend l'exemple de
Laval, ils ont versé... ils ont prévu
un budget de 1 270 330 $ en 2017 puis avec la formule ils
seraient requis de verser un budget, là, de 1 061 000 $. Il faut comprendre que le montant qu'ils
devaient verser selon l'ancienne formule était de 990 000 $. Ça fait
que la formule prévoit quand même une augmentation.
Mais
les municipalités, d'elles-mêmes, accordent déjà davantage de crédits, pour les
plus grosses, en tout cas. Le tableau vous montre les montants selon la
loi, les montants qu'ils accordent puis l'impact de la formule.
M. Ouellet : ...la situation actuelle, les scénarios probants avec les chiffres de
2017, qu'est-ce que ça donnerait, les différences en ce sens? O.K. Oui,
ce serait intéressant, oui.
Le Président (M. Ouellette) : Oui. Effectivement, M. le ministre va déposer le
tableau. M. le député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Là, si on comprend, Terrebonne puis Trois-Rivières, eux, il n'y a
pas de A + B + C, là, ça veut dire
que le A est suffisant, le B + C ne leur fait pas rajouter rien, là. C'est ça?
Tu sais, Terrebonne et Trois-Rivières, leur
minimum, il reste à 500 000 $. C'est-à-dire qu'eux autres, le calcul
du 2°, le B plus le C, eux autres, ils n'ont pas assez de budget pour
être capable de dire : Ça va augmenter avec le B puis le C, là.
M. Coiteux :
Non, bien, c'est ça, ça donnerait quand même 500 000 $, dans leur
cas, comme montant minimal.
M. Laframboise :
C'est ça. C'est à cause du minimum de 500 000 $.
M. Coiteux :
Mais ce qu'ils ont versé dans la dernière année disponible était inférieur à
M. Laframboise :
Oui, oui, oui. Non, c'est correct...
M. Coiteux :
Donc là, c'était le cas d'une ville qui serait obligée de rehausser son budget.
M. Laframboise :
Oui, oui, oui. Non, non, puis...
M. Coiteux :
...alors que d'autres sont au-dessus et donc n'auraient pas besoin de
s'ajuster.
M. Laframboise :
Parfait. Puis je n'ai pas entendu le maire Lévesque, de Trois-Rivières, donc
c'est un bon barème, là, il n'a pas déchiré sa chemise là-dessus, ça fait qu'on
n'est pas pire, on n'est pas pire. O.K.
Le Président
(M. Ouellette) : Est-ce qu'il y a d'autres questions par rapport
à 19.7?
M. Ouellet : Bien, si je comprends bien, B, dans le fond, là... A, c'est le minimum
à 500 000 $. B représente le produit
de 13 % de la
partie des crédits prévus au budget pour les dépenses de
fonctionnement qui sont égales ou supérieures...
Donc, ça prend minimalement, pour utiliser B, des budgets de fonctionnement
plus élevés de 345 millions mais inférieurs à 510 millions.
M. Coiteux :
Oui, il faut une croissance des montants minimums, parce que, là, dans les
100 000 et plus, on a aussi Montréal,
Québec, Laval, on a des très, très, très grandes villes, puis on a des
100 000 et plus qui sont plus proches de 100 000 que de
500 000, là. Donc, 500 000, pour Montréal, ou Laval, ou Québec,
serait inadéquat.
Le Président
(M. Ouellette) : Ça va?
Le Président
(M. Ouellette) : Est-ce que 19.7 est adopté?
Président (M. Ouellette) : M. Savoie, vous pourrez faire la vérification si tout est correct
pour être déposé. Puis, après ça, juste vous assurer, là, que ça va avec
vos informations.
Donc, M. le
ministre, vous déposez officiellement le document qui s'appelle Propositions
de modifications à la formule
de calcul du montant des crédits devant être accordés au vérificateur général , en vertu de votre amendement à 19.7?
M. Coiteux : Oui, je le fais, M. le
Président.
Le Président (M. Ouellette) : Donc,
il va être rendu public et il va être déposé sur le site.
Je n'ai pas fait adopter 19.7? Est-ce que 19.7
est adopté?
Le Président (M. Ouellette) : Il est
adopté. M. le ministre. 19.8, qui est un autre intitulé.
M. Coiteux : 19.8. Cette loi est
modifiée par l'insertion, après l'article 107.5, de l'intitulé
suivant :
Le troisième intitulé ajouté regroupe les dispositions
qui traitent du mandat du vérificateur général.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Non, pas de question.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
Le Président (M. Ouellette) : Est-ce
que 19.8 est adopté?
Président (M. Ouellette) :
19.9. M. le ministre, pour lecture. Vous avez une nouvelle version de
19.9, tout le monde, là?
Le Président (M. Ouellette) : Oui,
elle a été passée, la nouvelle version. M. le ministre.
M. Coiteux : Oui. 19.9. Cette loi
est modifiée par l'insertion, après l'article 107.6, de l'article
suivant :
«107.6.1.
Malgré l'article 8 de la
Loi sur l'accès aux documents des organismes
publics et sur la protection des renseignements personnels
(chapitre A-21), le vérificateur général exerce les fonctions que cette
loi confère à la personne responsable de
l'accès aux documents ou de la protection des renseignements personnels à
l'égard des documents qu'il
confectionne dans l'exercice de ses fonctions ou à l'égard des documents qu'il
détient aux fins de la réalisation de son mandat, si ces derniers
documents ne sont pas par ailleurs détenus par un organisme assujetti à cette
loi.
«Le vérificateur général transmet sans délai au
responsable de l'accès aux documents ou de la protection des renseignements personnels d'un organisme concerné
toute demande qu'il reçoit et qui concerne des documents par ailleurs
détenus par cet organisme.»
Le Président (M. Ouellette) :
Commentaires, M. le ministre.
M. Coiteux : Alors, cet amendement
prescrit que le vérificateur général serait, à l'égard des documents qu'il confectionne de même qu'à l'égard de ceux dont il obtient copie, responsable de les
rendre accessibles conformément à la
Loi sur l'accès aux documents des organismes publics et sur la protection des
renseignements personnels. Font exception à cette prescription les documents
dont le vérificateur général obtient copie et qui sont par ailleurs des
documents détenus par une municipalité ou par un organisme déjà assujetti à
cette loi, et auquel cas c'est cet organisme ou cette municipalité qui
est responsable de respecter la loi.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : Non, je n'ai pas de
question.
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de Blainville.
M. Laframboise : Oui. Si on y va, là, peut-être avec un exemple,
là, mettons, là, que le vérificateur général remet en question la vente d'un immeuble, bon, et que la
ville avait fait faire des évaluations, et tout ça, lui, il en a pris connaissance, compte tenu que la ville est sujette
à la
Loi sur l'accès... il ne pourrait pas être obligé de rendre publics
les documents qu'il a obtenus de la ville. C'est ça qu'on dit, là?
M. Coiteux :
...parce que c'est la ville. Par contre, il devrait transmettre la demande
d'accès à la ville qui est responsable d'appliquer la loi, là, à l'égard de ses
propres documents.
M. Laframboise : Parfait. Par contre, s'il lui a obtenu d'autres rapports d'évaluation
indépendants, ou des choses comme ça,
ou toutes sortes de documents que la ville n'a pas dans ses livres, ça, il
pourrait être tenu de les rendre publics si quelqu'un lui demande de les
rendre publics, tout simplement.
Coiteux : Oui, exactement. Ou les documents que le vérificateur
lui-même produit à l'interne, qu'il serait avisé.
Laframboise : Parce que... Parfait. Non, non, c'est bon. Merci.
Le Président (M.
Ouellette) : Ça va?
Le Président (M.
Ouellette) : Est-ce que 19.9 est adopté?
Le Président (M.
Ouellette) : M. le ministre. Lecture de 19.11.
M. Coiteux :
Oui. 19.11.
L'article 107.10 de cette loi est modifié :
1° par le
remplacement du premier alinéa par le suivant :
vérificateur général peut procéder à la vérification des comptes ou des
documents de toute personne ou de tout
organisme qui a bénéficié d'une aide accordée par la municipalité, par une
personne morale ou par un organisme visés au paragraphe 2° ou 3° du
premier alinéa de l'article 107.7, relativement à l'utilisation de l'aide
qui a été accordée.»
2° par l'insertion,
dans le deuxième alinéa et après «personne», de «ou l'organisme»;
3° par l'insertion,
dans le troisième alinéa et après «personne», de «ou d'un organisme».
Donc,
cet amendement élargit le mandat du vérificateur général à tout organisme qui
n'est pas nécessairement une personne
morale ou physique et qui a bénéficié d'une aide de la part de la municipalité
ou d'une personne ou d'un organisme qui lui est lié.
Le Président (M.
Ouellette) : M. le député de René-Lévesque.
M. Ouellet : La nuance de «peut» et «doit», dans le fond, c'est le vérificateur
général qui va décider s'il va aller effectivement
faire un audit de vérification. Tu sais, «doit», il serait tenu de le faire,
mais là, ce que je crois comprendre,
c'est «peut», c'est que c'est lui qui décide.
Coiteux : Bien, c'est parce que
c'est dans son plan de vérification. Il va déterminer ce qu'il a
besoin de vérifier, effectivement. Donc, ça ne peut jamais être exhaustif. Il doit
cibler un certain nombre de choses. Donc, le «peut» est la bonne
formulation.
M. Ouellet : Est-ce qu'il va vérifier toutes les organisations, les organismes qui ont bénéficié d'une aide accordée par
la municipalité?
M. Coiteux :
Ça va dépendre de son plan de vérification.
M. Ouellet :
Donc, c'est... Donc, le choix... O.K., excusez.
Coiteux : Ça dépend de son
angle de vérification puis des besoins. Ça, c'est vraiment
dans l'autonomie de son travail, là.
M. Ouellet :
O.K. S'il reçoit des indications ou des plaintes comme de quoi il y aurait quelque
chose à aller vérifier, il pourrait être
orienté là, mais il n'est pas tenu, dans son mandat, de passer au travers l'ensemble
des organismes qui ont reçu, si lui, il juge inapproprié...
s'il ne juge pas approprié, pardon, d'y aller, c'est laissé à son propre
jugement, et à son rôle et ses responsabilités de vérificateur général. O.K.
C'est beau.
Le Président (M.
Ouellette) : Ça va? M. le député de Blainville.
Laframboise : Bien, évidemment,
par rapport au seuil qu'on a donné tantôt,
500 000 $ minimum, vous
avez dû avoir des discussions avec
les vérificateurs généraux, là, je veux dire, la fixation du seuil, le nouveau
travail qui vient avec a dû faire
partie des discussions, tu sais, ça veut dire qu'eux autres sont à l'aise avec
le 500 000 $ pour un... l'augmentation du travail que c'est
possible qu'ils aient par rapport à ça, là.
M. Coiteux : Oui, oui. C'est leur
demande, là.
M. Laframboise : C'est leur demande?
Coiteux : C'est vraiment à leur demande. C'est le type de budget
minimum qu'ils nous ont dit être requis pour faire le travail.
M. Laframboise : Compte tenu qu'on
leur donne des organismes supplémentaires à vérifier, et tout ça, là?
M. Coiteux : Compte tenu de
l'ensemble de ce qu'on a discuté avec eux.
M. Laframboise : De l'ensemble de
l'oeuvre. O.K. Parfait.
M. Ouellet : ...retiré des
obligations...
Le Président (M. Ouellette) : M. le
député de René-Lévesque.
M. Ouellet : ...par les
vérificateurs externes. Ça fait que ça...
M. Coiteux : Où il y avait de la
duplication, oui.
Le Président (M. Ouellette) : Ça va?
Les explications so