Culture and Education — 29 September 2015 (41st Legislature, 1st Session)
CCE 2015-09-29
Quebec — Committees
Et en fait, normalement, et je trouve que c'est
un petit peu... ils ont même décidé de travailler comme ça au conservatoire, ils ont un président de la
fédération des associations. Et donc ils n'ont pas décidé d'avoir deux associations complètement indépendantes
l'une de l'autre, ils en ont deux
avec un président... c'est-à-dire, ils ont une seule fédération. Et, à ce
moment-là, moi, je pense que ce président peut tout à fait, puisqu'il est
officiellement porte-parole de l'ensemble des étudiants, être le représentant des étudiants et donc au conseil
d'administration. Déjà, il y a une sorte d'arbitrage qui s'est fait pour
le nommer.
Et souvent,
on le sait, pour avoir vécu beaucoup avec des associations étudiantes, ce qui
est important en bout de ligne, là,
dans un très mauvais français, à la fin de la journée, disons, somme toute, ce
qui devient très important, c'est le leadership
étudiant. Le leadership, ça n'a pas nécessairement rapport avec qui étudie le
violoncelle, le saxophone, le chant ou
l'art dramatique, c'est qu'il porte la parole des étudiants. Il a son instance;
son instance, c'est l'association étudiante accréditée. Il y a la
loi sur l'accréditation, financement des associations
d'étudiants. Donc, ça, c'est vraiment bien balisé, et il vient parler au nom de toutes les
disciplines, parce qu'on pourrait dire : Ça peut être le chant plutôt que
le piano, mais, dans les cégeps, il
pourrait dire : Bien là, il en faut un de préuniversitaire, un de
technique, mais il en faut un de philo puis il en faut un de plasturgie.
Je pense
qu'il faut faire confiance aux étudiants. Et Dieu sait que plusieurs
politiciens ont commencé leur carrière en
étant leaders étudiants, ça montre la qualité des étudiants, ce qui compte dans
une représentation au C.A. On oublie très
souvent, on ne le sait même pas comme membre du C.A., de quelle matière
l'étudiant provient. Il parle au nom du statut d'étudiant beaucoup plus qu'au nom de la discipline précise qu'il
apprend, qu'il étudie ou qu'il se prépare à exercer. Alors, je ne suis pas inquiète de la question du
nombre. Et ce que je souhaite toujours, moi, c'est que les étudiants prennent
au sérieux leur association étudiante,
élisent quelqu'un qui a beaucoup de leadership et qui porte haut et fort la
position étudiante partout. Et ce
n'est pas seulement dans un C.A., c'est aux commissions des études, mais c'est
aussi dans les rapports avec le
directeur général, avec les différentes composantes du réseau. Donc, le travail
d'un président d'association étudiante peut être extrêmement important.
Et, encore une fois, on oublie très vite s'il vient d'une discipline ou d'une autre. Et, croyez-moi, quand ils ont du
leadership, ce n'est pas parce qu'ils sont d'une discipline ou d'une autre
qu'ils oublient leurs confrères étudiants ou étudiantes : ils
parlent vraiment au nom, je dirais, du statut d'étudiant.
Alors, je
pense que j'ai touché un petit peu à tous les aspects. Est-ce qu'il y en a que
j'aurais oubliés? Il faut retenir que
le nouveau cadre de gouvernance prévoit la dynamisation, oui, des deux
commissions des études. Alors, il y a quatre
élèves, deux par commission, ils seront choisis par leurs pairs. Et, dans ces
instances, où se discute le projet pédagogique,
parce que c'est là que se passe le vrai travail, c'est la pédagogie, les
règlements, les bourses, tout ce qui les
concerne au premier chef, ils seront mieux à même de jouer un rôle significatif
pour le bénéfice de la communauté étudiante.
Donc,
effectivement, les étudiants, là — je le mets au pluriel — seront extrêmement importants dans les
commissions des études et à eux... Et
Dieu sait, quand ça se passe bien puis qu'on des étudiants qui ont du
leadership, ce n'est pas parce qu'il
y en a juste un qui les représente au conseil d'administration qu'il n'a pas de
pouvoir. Et ils ont beaucoup d'autres lieux de pouvoir avec leur
directeur par site, avec leur directeur par discipline, avec le lien avec le
directeur général. D'ailleurs, c'est les étudiants
qui nous disaient : On part de loin, là, remettons-nous à ce qu'on entendu
aux audiences. Pour l'instant, ça se
passe en courriel entre le chef étudiant, le président et le D.G., la D.G.
Alors, ça se passe comme ça. Alors,
ce qu'on fait là, nous, c'est remettre un rôle important, visible, autant à la
commission des études qu'au conseil d'administration.
Alors, voilà le bouquet, je dirais, de raisons qui font
en sorte qu'on pense qu'ils vont pouvoir se sentir très bien représentés dans l'ensemble de l'institution. Et,
en même temps, on protège, d'une certaine façon, le conseil d'administration
dans son intégrité de membres externes et
dans son nombre de 17. Et je pense qu'avec les six autres personnes, qui sont
devenues cinq, là, il faut mettre cinq, ils
peuvent tout à fait aller chercher, le conseil d'administration, un ancien
étudiant, par exemple, ce qui serait
tout à fait logique, un ancien étudiant qui est dans un orchestre symphonique,
qui est un comédien qui joue ici et
là, enfin, et qui a le goût de redonner à son lieu d'instruction. Je pense
qu'ils peuvent tout à fait faire une belle
composition. Et je sais qu'on va revenir sur la composition des membres, et des
profils, et tout ça, mais voilà une belle
façon de dire, dans le C.A., quand ils vont établir leur profil de
compétences : Bien, peut-être que ça nous prendrait un ancien qui
est passé, parce qu'il connaît ça. Et là, à la limite, même, là, je ne suis pas
dans leurs têtes, mais ils pourraient
dire : On en veut, un ancien en dramatique, un ancien en musique. Puis là
ça commence à faire pas mal d'étudiants. Alors, ils ont cette souplesse.
Et je pense
qu'il faut la laisser, la souplesse. Ils ont cinq personnes à nommer, qui
peuvent avoir différents statuts dans
la société, et ça n'empêche pas que ça peut être un ancien étudiant qui est en
même temps un bon gestionnaire, qui a
des cours en ressources humaines, qui vient d'une région, qui est un homme ou
qui est une femme, pour tendre vers la parité. Et donc je rigole un peu,
mais c'est sérieux, il faut qu'ils composent avec l'ensemble de tous les
critères. Et il pourrait y avoir, en
fait — et ça
vient souvent avec les motivations des gens — un très bon ancien étudiant qui a le goût
de redonner et qui serait excellent pour la destinée du conservatoire.
Hivon : Mme la
Présidente.
Présidente (Mme Rotiroti) : Mme la ministre... Oui, Mme la
députée.
Hivon : Comme je l'ai dit d'entrée de jeu, je suis d'accord
que le fait d'avoir désormais deux commissions, d'avoir rétabli la
présence de deux commissions des études, ça aide quant à la représentativité
des étudiants.
Ceci
dit, je pense que ça aurait été intéressant, dans la recherche de l'équilibre
interne, membres internes, membres externes,
de vraiment s'arrêter à la présence étudiante et de se demander : Oui, on
cherche l'équilibre parfait, ce n'est pas simple, j'en conviens, mais est-ce qu'on veut réduire de cette
manière-là la présence étudiante sur le conseil d'administration? Parce que, justement, la ministre l'a dit, les
étudiants qui sont impliqués, qui sont engagés et qui sont représentatifs des
autres étudiants, ce sont des modèles de
leadership aussi dans leur milieu et c'est l'avenir. Quand on les a entendus,
je pense qu'on a tous été quand même assez impressionnés par le
dynamisme des étudiants qui sont venus ici, par leur engagement pour leur
institution. Moi, je pense que c'est un signal fort à envoyer aussi qu'ils
soient présents sur le conseil d'administration,
parce que l'essentiel quand même de ce qui se discute par rapport à
l'institution, c'est quand même pour la formation, pour les étudiants;
ils en sont les principaux bénéficiaires. Donc, je pense que ça aurait été
souhaitable de s'arrêter davantage à cette représentation étudiante.
Ceci
dit, ça m'amène juste à une petite question. Quand la ministre a dit tout à
l'heure — c'est pour
un éclaircissement — que là évidemment on souhaite l'équilibre,
et puis, compte tenu de la loi mère, qu'on appelle ainsi, on veut maintenant avoir un nombre plus important
donc de membres externes... et là elle nous disait : S'il y a une réunion
du conseil d'administration où l'équilibre
est encore plus serré, je dirais, ça pourrait être difficile, et on pourrait se
retrouver, par exemple, s'il y a des
membres externes qui sont absents, avec plus de membres internes. Et là ma
question, c'est la suivante :
Au-delà de la composition, je vous dirais, générale qui est prévue dans la loi,
est-ce que, de facto, dans les faits, quand il y a un conseil
d'administration, il faut aussi, pour que le conseil d'administration puisse
être jugé valide, qu'il y ait... Non. O.K. Il faut...
David (Outremont) : ...au cas où, mais je pense qu'on ne pourrait pas
tenir le conseil s'il n'y avait pas...
Hivon :
Qu'on ne pourrait pas tenir le conseil s'il y avait uniquement des membres...
Mme David
(Outremont) : Non, non, non.
Hivon :
...s'il y avait plus de membres internes qu'externes. C'est une composition
officielle.
David (Outremont) : Il n'y a pas deux quorums. Il y a un seul quorum.
Mais la question a toute son importance, parce qu'effectivement, une fois que ces gens-là sont nommés et siègent
tous ensemble pendant quatre ans, cinq ans, où il y a des... il va y avoir un peu de mouvement, les étudiants, il y a
du mouvement, les professeurs, on va voir, là, comment ça va se discuter tout à l'heure, mais ils sont
tous membres à part entière. Et on
oublie un peu. À un moment donné, il y a tellement des membres externes qui deviennent engagés dans
leurs comités, dans... Mais il n'y a pas de sous-quorum du quorum.
Hivon : C'est
beau. Ça fait que je soumettrais que, compte tenu de ça, je pense qu'il y aurait eu une réflexion plus approfondie qui aurait pu être faite sur la
présence étudiante au sein du conseil
d'administration. Voilà l'essentiel
de mes commentaires.
Présidente (Mme Rotiroti) : O.K. Alors, y
a-t-il d'autres commentaires sur l'amendement à l'article 15? Alors, juste pour notre gouverne, le premier amendement qui a été déposé,
on va le retirer. Et on est en train
de faire la discussion du nouvel amendement suite à la suggestion de la députée de
Joliette, où est-ce
qu'on définit l'alinéa 1a. Alors, est-ce que ça vous convient, Mme la députée de Joliette?
Mme la députée d'Iberville, avez-vous des commentaires à faire sur
cet amendement-là?
Mme Samson :
Pas sur cet amendement-là. Sur celui-là, non.
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Parfait. Alors, on est prêts à passer au...
Mme David
(Outremont) : ...
La Présidente (Mme
Rotiroti) : Oui, allez-y, Mme la ministre.
David (Outremont) : ...pourquoi on a même été proactif pour le
rédiger. Merci beaucoup, chers collègues juristes. C'est parce qu'effectivement le réseau du Conservatoire, oui,
il forme l'élite, oui, il forme des élèves qui sont, pour certains, pas tous, appelés à faire une grande
carrière internationale. Et c'est vraiment très important dans la mission
du Conservatoire, mais, pour être cohérent aussi avec ce qu'on a mis dans la
mission et pour avoir été vraiment en profondeur,
là, avec grand plaisir, rencontrer tous les conservatoires en région, ou les
pôles en région, le primaire et le secondaire,
ça correspond à une tranche d'âge où il y a une mission très importante aussi
de recrutement. Et le recrutement au
préparatoire est important, parce que le recrutement au préparatoire, bien, on
ne le sait pas si ça va créer des carrières extraordinaires, mais ce n'est pas important. Et ça peut être un éveil
formidable à... Parce que le cours préparatoire, c'est avant d'entrer
dans le profil et le programme très rigoureux du Conservatoire lui-même.
Alors, comme ça se passe dans les âges
de primaire encore, bon, et secondaire, moi, j'étais d'accord pour qu'on
puisse spécifier, au moins pour un des deux,