Transportation and the Environment — 6 February 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
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31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
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31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
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30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
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29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
28e législature, 1re session (1 décembre 1966 - 12 août 1967)
27e législature, 6e session (25 janvier 1966 - 18 avril 1966)
27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
27e législature, 3e session (14 janvier 1964 - 31 juillet 1964)
27e législature, 2e session (21 août 1963 - 23 août 1963)
27e législature, 1re session (15 janvier 1963 - 11 juillet 1963)
26e législature, 2e session (10 novembre 1960 - 10 juin 1961)
26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
25e législature, 4e session (18 novembre 1959 - 18 mars 1960)
25e législature, 3e session (19 novembre 1958 - 5 mars 1959)
25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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Journal des débats de la Commission des transports et de l'environnement
Version préliminaire
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43 e législature, 1 re session
(29 novembre 2022 au 10 septembre 2025)
Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
Pour en savoir plus sur le Journal des débats et ses différentes versions
mardi 6 février 2024
Vol. 47 N° 33
Consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi n° 48, Loi modifiant principalement le Code de la sécurité routière afin d’introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection et d’autres dispositions en matière de sécurité routière
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
18 h 30
19 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante-deux minutes)
Le Président (M. Jacques) : Bonjour
à tous. Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des
transports et de l'environnement ouverte.
La commission est réunie afin de procéder
aux consultations particulières et auditions publiques sur le projet de loi n° 48, Loi modifiant principalement le code de la sécurité
routière afin d'introduire des dispositions relatives aux systèmes de détection
et d'autres dispositions en matière de sécurité routière.
M. le secrétaire, il y a-t-il des
remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Dufour (Mille-Îles) est remplacée par M. Beauchemin
(Marguerite-Bourgeoys).
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le secrétaire. Nous débuterons ce matin par les remarques préliminaires,
puis nous entendrons par la suite les organismes suivants : l'Union des
municipalités du Québec, la Fédération québécoise des municipalités et CAA
Québec.
J'invite maintenant la ministre des
Transports et de la Mobilité durable à faire ses remarques préliminaires. Vous
disposez de six minutes.
Mme Guilbault : Oui. Merci beaucoup, M. le Président. Bonjour à vous.
Bonjour à toute l'équipe de la commission, votre secrétaire et autres
collègues, les gens de l'audiovisuel, les gens qui nous permettent d'être ici
en commission. Toujours important de commencer par vous, parce que, sans vous,
évidemment, il n'y aurait pas de commission. Donc, bonjour à mes collègues qui
m'accompagnent aussi, députée d'Argenteuil, député de Masson, député de
René-Lévesque. Merci d'être ici avec moi aujourd'hui. À mes estimés collègues
des oppositions, bien sûr, le nouveau porte-parole en transports à l'opposition
officielle, que j'affectionne beaucoup. Alors, très heureuse d'entamer les
travaux officiellement avec le député de Nelligan, le député de
Marguerite-Bourgeoys, le député de Taschereau, avec qui j'ai déjà passé
plusieurs heures en commission dans la précédente session parlementaire.
Bonjour à tous ceux qui sont ici ce matin, mes équipes aussi. Vous
reconnaissez, pour... en tout cas, pour le député de Taschereau, qui a passé
plusieurs heures en commission avec nous, mon même sous-ministre adjoint,
Jérôme Unterberg, qui va nous accompagner aussi pour ce deuxième projet de loi
depuis qu'on est... que je suis, en tout cas, aux Transports et à la mobilité
durable. J'ai ici Dave Gravel, mon conseiller politique, qui a beaucoup,
beaucoup travaillé avec moi sur la sécurité routière. Derrière moi, mes équipes
du ministère, des équipes aussi de la Justice, donc des gens... et de la SAAQ
bien sûr aussi, mais il y en a aussi dans la salle en arrière. Donc, il y a des
équipes du ministère de la SAAQ et de la Justice qui sont venues nous assister
pendant ces travaux-là, pendant cette première partie, les consultations
particulières, qui est toujours une
partie très, très, très intéressante.
Et là-dessus, je vais d'abord saluer les
gens de l'UMQ. Je pense qu'il y a peut-être des gens, des futurs groupes aussi
dans la salle ou, du moins, qui nous écoutent, mais les gens de l'Union des
municipalités du Québec qui sont ici avec nous ce matin, le premier groupe qui,
je pense, était aussi, comme on le disait, le premier groupe dans notre dernier
projet de loi, parce qu'on s'est quittés tout juste avant les fêtes, sur notre
précédent projet de
loi sur l'expropriation. Aujourd'hui, on est dans la
sécurité routière, mais toujours heureuse de vous avoir, messieurs, et toujours
intéressant d'entendre les unions municipales, bien sûr, sur des projets de loi
aussi importants que celui de la sécurité routière.
Alors, bonjour à tous, les équipes de mes
collègues, à tout le monde qui nous écoute. Je l'ai dit, on est sur la sécurité
routière aujourd'hui puis je suis vraiment très heureuse. C'est toujours
intéressant de faire des projets de loi puis de faire avancer les choses dans
la société. Mais je dois dire que la sécurité routière, en plus de me rappeler
mes précédentes fonctions de la sécurité publique, c'est un sujet qui nous
touche tous, je dirais, sur le plan humain, très personnel, parce que soit on a
des enfants et toute la question des zones scolaires est très présente dans ce
projet de loi là. On a des enfants, on a des personnes vulnérables autour de
nous, on a tous eu des histoires de gens qui ont vécu des situations et on a
tous à cœur la sécurité non seulement de nos jeunes, mais de l'ensemble des
gens dans la société. Puis, aujourd'hui, avec ce projet de loi là, on franchit
un autre pas pour sécuriser le réseau routier, sécuriser des zones où il y a
des clientèles vulnérables. Je l'ai dit, j'ai parlé des zones scolaires. Il y
aura aussi toute la question des appareils de détection, les photo-radars comme
on appelle communément, mais qui sont appelées des ACA, là, dans diverses...
dans la littérature, et tout ça. Mais, bref, on va introduire davantage de
photo-radars puis une façon différente d'utiliser les photo-radars qui va, à la
fois, être plus efficace et moins lourde sur nos systèmes, notamment nos
ressources judiciaires, nos ressources policières. Donc, on aura l'occasion de
l'aborder.
Il y a diverses autres choses dans ce
projet de loi là, mais je ne vais pas être... je ne vais pas faire le tour
exhaustivement parce qu'on aura l'occasion d'y revenir, entre autres en étude
détaillée, mais je veux simplement remercier tous ceux qui vont venir prendre
du temps pour nous rencontrer aujourd'hui, demain, jeudi, et tous ceux qui vont
envoyer des mémoires et des commentaires aussi pour nous alimenter. Les
consultations particulières, pour moi, c'est toujours très important et, par
expérience, c'est mon neuvième projet de loi, ça t'aide beaucoup, souvent, les
amendements ou les discussions qu'on a par la suite en étude détaillée, de
façon très constructive et pertinente. Alors, merci à l'avance à tous ceux qui
vont venir nous enrichir de leurs points de vue, quels qu'ils soient...
Mme Guilbault : ...alors merci, tout le monde, et, encore une fois, merci,
M. le Président, d'être encore ici à présider cette même commission.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. J'invite maintenant le porte-parole de l'opposition
officielle, M. le député de Nelligan, à faire ses remarques préliminaires pour
une période de trois minutes 36 secondes.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. Je vais commencer par vous. Merci de présider nos travaux. Un merci
aux membres de la commission. Je tiens aussi à saluer Mme la ministre, c'est
mon premier projet de loi avec elle, figurez-vous, ça fait six ans que je suis
au Parlement, ou je peux utiliser «à l'aube de la sixième année», cinq ans, que
j'affectionne aussi et merci pour le... votre gentil mot, mais aussi merci
d'avoir offert le briefing technique hier. Les équipes étaient là. Nous avons
quand même eu pas mal d'information, je tiens à le souligner. Ce n'est pas
toujours l'habitude ici d'avoir ce genre de briefing. Nous avons reçu aussi la
présentation. Merci à vos équipes qui étaient là. Donc, c'est toujours très
apprécié. Donc, salutations aux collègues de Mme la ministre, de la
partie
gouvernementale. Salutations à mon collègue de Marguerite-Bourgeoys,
salutations à mon collègue aussi de Taschereau.
Donc, très heureux d'entamer la discussion
sur la sécurité routière. Et Mme la ministre l'a très bien mentionné, on est
tous touchés par les enjeux de la sécurité routière. Et j'espère, j'espère
qu'au bout de cet... de cet... des échanges qu'on va avoir avec les groupes qui
vont venir, qui ont pris la peine de préparer des mémoires, de nous envoyer des
commentaires... qu'on va se donner tous d'un cadre législatif à la hauteur de
la sécurité routière pour l'ensemble des Québécoises et des Québécois, qu'on
soit parent, ami ou membre de la famille qui a souffert d'une manière directe
ou indirecte d'un enjeu lié à la sécurité routière. J'espère que... À
part la
mise en œuvre du plan d'action en sécurité routière, que je salue, le projet de
loi ramène des éléments importants pour légiférer et donner suite au plan
d'action. Le dernier bilan routier donne raison à ce projet de loi, qui était
quand même très alarmant. Il y a une forte hausse du nombre de piétons décédés.
Et aussi ce que j'ai noté, c'est 22 % par rapport à la moyenne de 2017 à
2021. Donc, c'est très important, améliorer la sécurité, surtout les usagers
vulnérables comme les élèves. Je note aussi qu'il va y avoir des actions par
rapport aux alentours des écoles. C'est un bon point. J'espère qu'on va
travailler en concertation avec surtout les gouvernements de proximité, je
nomme les villes. Donc, aujourd'hui, nous avons l'occasion de rencontrer
l'Union des municipalités du Québec et la Fédération québécoise des
municipalités. C'est un enjeu qu'on doit travailler en toute collégialité. La
sécurité routière concerne tout le monde, et c'est très important de la faire
en concertation.
• (10 heures) •
Je note que le projet de loi... et ça, Mme
la ministre va m'entendre parler de ça... tout au long de nos échanges avec le groupe
concerné, c'est le manque de mesures dans le projet de loi afin de sévir contre
l'alcool au volant. J'ai moi-même déposé une pétition, la pétition est en
cours. C'est important de le souligner, le Québec est la seule juridiction
canadienne qui a encore la limite légale d'alcoolémie à 0,08. Ailleurs au
Canada, la limite a baissé de 0,05. Le résultat, c'est qu'il y a un nombre
de... le nombre de victimes est toujours présent. Mais je sais que Mme la
ministre est préoccupée par cet enjeu, il faut sauver des vies, mais
donnons-nous les moyens, y compris un cadre législatif qui va nous aider à
Donc, très hâte à commencer le travail, M.
le Président, hâte à entendre les groupes qui vont enrichir nos discussions et
très hâte à commencer l'étude de ce projet de loi très, très rapidement. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Nelligan. J'invite maintenant le porte-parole du deuxième
groupe d'opposition, M. le député de Taschereau, à faire ses remarques préliminaires
pour une période d'une minute 12 secondes.
M. Grandmont : Merci, M. le
Président. Bien, d'abord, merci à vous de nous... de présider encore cette
séance importante. Merci, Mme la ministre, là, d'avoir répondu à l'appel des
parents mobilisés autour des écoles d'abord. Ç'a été comme le... l'élément
déclencheur, en fait, de cette... de cette proposition de projet de loi. Merci
évidemment aux collègues qui sont présents des... de la
partie gouvernementale
et des oppositions. Merci aux collègues. Et merci évidemment à tout le
personnel qui accompagne, tant pour leurs connaissances techniques que pour
leurs connaissances techniques aussi, mais d'une autre nature.
Oui, effectivement, bien, c'est une
bonne... c'est une bonne nouvelle d'aller de l'avant sur la question de la
sécurité routière. C'est un enjeu qui touche toute la population du Québec.
C'est un enjeu qui préoccupe toute la population du Québec. Donc, c'était
attendu. J'ai moi-même travaillé à plusieurs reprises dans ma vie sur ces enjeux-là.
J'ai participé à la consultation en 2017 organisée par la SAAQ. Ça a donné
évidemment des résultats...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) M. Grandmont : ...pas assez
satisfaisant, pas assez... qui ne nous ont pas fait assez avancer. On le voit,
encore beaucoup d'accidentés, de blessés graves sur les routes. On a de la
misère à améliorer notre bilan routier au Québec. Donc, ce qu'il y a dans la
proposition, actuellement, est intéressant, mais, encore une fois, même si c'est
un pas dans la bonne direction, je pense qu'on pourrait en faire plusieurs
autres, et c'est un peu le sens des interventions que je ferai dans les jours
qui viennent. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député, je vous remercie. Et nous allons maintenant débuter nos
auditions. Donc, je souhaite la bienvenue aux représentants de l'Union des
municipalités du Québec. Je vous rappelle que vous disposez de 10 minutes pour
votre exposé, après quoi, nous procéderons à la période d'échange avec les
membres de la commission. Donc, je vous invite à vous présenter et à débuter
votre exposé.
M. Dyotte (Normand) : Alors,
merci beaucoup. Mme la ministre des Transports et de la Mobilité durable, M. le
Président de la commission, Mmes et MM. les membres de la commission, bon matin
à tous et à toutes. Je vous remercie de nous donner l'occasion aujourd'hui de
vous faire part de nos commentaires sur le projet de loi n° 48, portant
sur la sécurité routière dans nos milieux. Je suis accompagné aujourd'hui par
Philippe Biuzzi, conseiller aux politiques à l'Union des municipalités du
Québec.
Depuis maintenant plus de 100 ans, l'UMQ
rassemble les gouvernements de proximité de toutes les régions du Québec afin
de mobiliser l'expertise municipale, accompagner ses membres dans l'exercice,
donc, de leurs compétences et valoriser la démocratie municipale. Nos membres
représentent plus de 85 % de la population et du territoire du Québec.
D'entrée de jeu, l'UMQ souhaite rappeler
son soutien au Plan d'action en sécurité routière 2023-2028, dévoilé, le 22 août 2023,
par le gouvernement du Québec. Les municipalités y sont désignées, à juste
titre, comme étant des partenaires essentiels dans l'atteinte de l'objectif
central du plan d'action, soit la Vision zéro. Les municipalités, à
titre de
gestionnaires d'un réseau routier de 107 000 kilomètres, sont
incontournables dans la mise en place de l'approche du Système sûr, approche
sur laquelle repose le plan d'action. L'UMQ accueille favorablement ce projet
de loi, qui vise à contribuer à l'atteinte de la Vision zéro. Elle considère,
toutefois, que le projet de loi n° 48, dans sa forme actuelle, ne permet
pas tout à fait aux municipalités de jouer leur plein rôle de partenaires
essentiels de la sécurité routière. L'UMQ tient donc à attirer l'attention de
la commission sur certains aspects du projet de loi qui pourraient être
bonifiés.
Premièrement, les nouvelles mesures quant
aux zones scolaires, soit l'obligation de les aménager de manière sécuritaire
et d'y abaisser la limite de vitesse de base à 30 kilomètres-heure, auront
assurément pour effet d'améliorer la sécurité des enfants aux abords des
écoles. Toutefois, les investissements nécessaires à l'aménagement sécuritaire
et à la révision des limites de vitesse des zones scolaires, prévus par le
projet de loi n° 48, nécessiteront des investissements beaucoup plus
importants que ceux prévus au plan d'action. Ces investissements incomberont,
en partie, aux municipalités. L'UMQ recommande donc de prévoir un financement
substantiellement plus important du gouvernement du Québec pour l'aménagement
sécuritaire et la révision des limites de vitesse des zones scolaires. À cet
effet, le déploiement des systèmes de détection est une avenue intéressante
pour financer cette obligation. Nous y reviendrons. En ce qui a trait à l'entrée
en vigueur de ces obligations, le projet de loi prévoit que l'obligation d'aménager,
de façon sécuritaire, la zone scolaire entrera en vigueur à une date déterminée
par le gouvernement.
L'union souhaite que le gouvernement du
Québec prenne en compte les délais de planification et de réalisation des
travaux de réaménagement, et le fait que les exigences permettant de remplir
cette obligation ne sont pas encore connues pour fixer la date d'entrée en
vigueur. Elle invite également le gouvernement du Québec à la consulter au
préalable. L'UMQ demande donc d'offrir une prévisibilité aux municipalités
quant à l'entrée en vigueur de l'obligation d'aménager, de façon sécuritaire,
les zones scolaires, et du changement de limite de vitesse maximale en zone
scolaire. Cette prévisibilité est d'autant plus importante dans la possibilité
qu'une municipalité pourrait décider de fixer une limite de vitesse différente
à 30 kilomètres-heure. Cette possibilité est primordiale, puisque le respect d'une
limite de vitesse dépend, notamment, de l'aménagement de la voie de
circulation. De fait, la vitesse moyenne sur une voie de circulation peut être
plus grande dans une zone scolaire à 30 kilomètres-heure que lorsque la limite
de vitesse y est de 40 kilomètres-heure. Cela démontre toute l'importance de l'aménagement
des voies de circulation et de la capacité...
M. Dyotte (Normand) : ...de
contrôle de la limite de vitesse.
Le projet de loi prévoit que le
gouvernement fixera des conditions par règlement pour que les municipalités
puissent fixer une limite de vitesse différente. Or, les municipalités sont les
plus à même d'établir la limite de vitesse, qu'elle soit en deçà ou au-dessus
de 30 kilomètres/heure, en fonction des caractéristiques des voies de
circulation dont elles ont la responsabilité.
En respect de l'autonomie municipale,
l'UMQ recommande de ne pas permettre au Gouvernement de prescrire par règlement
des conditions quant à la fixation par une municipalité d'une vitesse autre que
30 kilomètres/heure en zone scolaire.
Revenons aux systèmes de détection.
L'Union accueille favorablement les mesures visant un déploiement accéléré des
systèmes de détection au Québec. Ces appareils ont largement fait leurs preuves
et peuvent devenir une pièce maîtresse du contrôle du respect du code de
sécurité routière, tout en représentant une source de financement des
initiatives municipales en sécurité routière.
Dans une volonté de collaborer à ce
déploiement, l'UMQ fait plusieurs propositions visant à permettre une véritable
participation des municipalités à ce déploiement : premièrement, que
toutes les municipalités qui souhaitent mettre en place un régime de sanctions
administratives pécuniaires en matière municipale puissent le faire afin
qu'elles puissent prendre part au régime des SAP spécifiques aux systèmes de
détection, sur le réseau routier municipal, qu'il soit prévu qu'un système de
détection peut être utilisé de facto sur les chemins publics identifiés à cet
effet dans un plan de sécurité élaboré par une municipalité ou une municipalité
régionale de comté, que l'utilisation de systèmes de détection appartenant à
une municipalité devrait être permise et qu'il soit prévu qu'une
partie des
sommes destinées au fonds de la sécurité routière découlant de l'utilisation,
sur les réseaux routiers d'une municipalité, des systèmes de détection
appartenant au ministère des Transports et de la Mobilité durable puissent être
versées directement à cette municipalité afin de financer le réaménagement des
endroits contrôlés par un système de détection sur son réseau routier,
finalement, que l'entièreté des sommes destinées au Fonds de la sécurité routière,
découlant de l'utilisation d'un système de détection appartenant à une
municipalité, puisse être utilisée pour financer ses initiatives de sécurité
routière.
En terminant, l'Union souhaite porter à
l'attention des membres de la Commission certains ajouts proposés à
l'encadrement par les municipalités de la circulation des véhicules hors route
sur les chemins publics du réseau routier municipal. Les ajouts proposés
augmenteront la charge administrative des municipalités sans gain
supplémentaire en matière de sécurité routière. Le projet de loi vient rendre
obligatoire la tenue de procédures supplémentaires précédant l'édiction d'un
règlement municipal concernant la circulation des véhicules hors route sur les
chemins publics du réseau routier municipal, nommément la tenue d'une assemblée
publique. Il vient également obliger la transmission d'un rapport établissant
que la circulation des VHR, dans des conditions prescrites, est sécuritaire.
Or, le gouvernement du Québec a pris
l'engagement, dans la déclaration de réciprocité concernant le nouveau
partenariat entre le gouvernement du Québec et les gouvernements de proximité
signée en décembre 2023, de mettre en œuvre un chantier de travail concernant
l'allègement de la charge administrative municipale et de certains processus
gouvernementaux. L'ajout de ces obligations ne s'inscrit pas dans l'esprit de
cet engagement.
L'UMQ recommande de ne pas obliger une
municipalité à tenir une assemblée publique sur le projet de règlement de
circulation de véhicules préalablement à l'édiction du règlement et de ne pas
obliger une municipalité à transmettre à la ministre, avec le règlement, un
rapport établissant que la circulation des véhicules hors route, dans les
conditions prescrites, est sécuritaire.
Alors, je vous remercie de votre
attention. Nous sommes maintenant disponibles pour répondre à vos questions.
• (10 h 10) •
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. Dyotte, pour votre exposé. Je cède maintenant la parole à Mme la ministre
pour une période de 16 minutes 30 secondes.
Mme Guilbault : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Merci, Messieurs, à
nouveau, d'être ici aujourd'hui. Très, très, très intéressant. Il y a divers
points là-dedans. Puis, si on a le temps... On a 16 minutes, vous m'avez
dit, M. le Président?
Le Président (M. Jacques) : 16
min 30 s.
Mme Guilbault : Bon, parfait. Et j'ai mon collègue de René-Lévesque qui
voudra... qui est un ancien élu municipal aussi, comme vous savez, donc qui
aura des questions pour vous.
Alors, moi, je vais aller... comme je dis,
j'ai deux, trois choses, mais je veux commencer par, évidemment, là, toute la
question des radars-photo. Parce qu'à la fois...
Mme Guilbault : ...la disponibilité d'un plus grand nombre, le choix des
sites d'installation, puis la manière de répartir non seulement les revenus,
mais aussi les dépenses, parce que vous dites : L'entièreté des sommes
pourrait être retournée aux municipalités. Bien, vous dites : L'entièreté
des sommes qui seraient allés au fonds devrait être versée aux municipalités.
Donc, est-ce que vous, vous déduisez les frais de gestion, les frais? Parce
qu'en fait, c'est un peu ça, mon point, c'est que l'acquisition des
photo-radars... L'idée en étant un peu gestionnaire de l'ensemble du parc
d'ACA, si on veut, c'est de pouvoir faire des appels d'offres groupés, d'être
plus attractifs sur les marchés et de pouvoir aussi nous assurer que les
critères dans le choix des appareils vont répondre aux critères puis aux
besoins de l'entièreté des partenaires qui vont devoir composer, puis
manipuler, puis traiter le fruit de ces produits-là. Donc, il y a comme une
logique derrière ça. Puis, en même temps, c'est quand même des investissements,
ça devient des actifs finalement qu'on possède, puis après ça, non seulement
l'acquisition, l'installation, mais ensuite l'entretien. Souvent, on a des
contrats pour l'entretien. Bref, il y a un ensemble de choses là-dedans qui
font qu'en ce moment, puis vous savez probablement qu'en ce moment on a le
PPCM, là, le projet pilote de coopération municipale depuis environ 10 ans, je
pense, qu'on me disait, auquel on va mettre un terme finalement avec la
nouvelle façon de faire, mais donc, en ce moment, il y a un partage qui est
fait avec les municipalités, en déduisant les frais qui sont les frais que je
vous exposais tout à l'heure, puis l'excédent ayant... allant dans les fonds,
de toute façon, est réinvesti en sécurité routière, tu sais, le TAPU puis le
programme... bien, c'est-à-dire le programme d'aide financière du Fonds de la
sécurité routière. C'est des exemples. Puis d'ailleurs on a eu des excédents
aussi au Fonds de l'assurance automobile, dont on a réinvesti un 44 millions,
de mémoire, en sécurité routière. Donc, il y a déjà des sommes qui, de toute
façon, retournent dans les... la sécurité routière. Bref. Concrètement,
qu'est-ce que vous souhaiteriez modifier là-dedans, dans la mesure où il y a
quand même des dépenses importantes qui doivent être faites à l'origine avant
qu'on ait des revenus?
M. Dyotte (Normand) : Oui.
Alors, bien, écoutez, Mme la ministre, dans un premier temps, on est
partenaires, évidemment, les municipalités, dans tout ce qui est le projet de
loi et les actions qui sont à venir. Alors, nous, ce qu'on dit, c'est qu'on
veut faire
partie de la solution, on connaît bien les territoires, nos
territoires, dans le fond, les municipalités, on connaît les endroits aussi où
il y a des risques d'accident, donc on veut intervenir, pouvoir intervenir
avec, entre autres, des photo-radars sur les endroits les plus accidentogènes.
Alors, je pense que de faire
partie aussi d'un appel d'offres regroupé, comme
vous le mentionnez, c'est une excellente, je pense, proposition. Évidemment, je
pense qu'il peut y avoir des prix évidemment à la baisse dans ce contexte-là.
Donc, dans ce contexte-là, on veut participer, et les installer aux endroits
les plus appropriés.
Maintenant, oui, il y a des coûts, il y a
des dépenses relatives à ça, évidemment. Alors, il y a des revenus et des
dépenses, mais avec le projet de loi et ce que vous mentionnez aussi de pouvoir
avoir, au niveau de l'allègement des cours municipales et de pouvoir participer
avec un processus plus administratif que légal dans le règlement, dans le fond,
des contraventions qui vont être données, bien, ça vient diminuer les coûts.
Alors, à quelque part, ces argents-là vont nus servir à réaménager, évidemment,
c'est sûr, les endroits, entre autres, les zones scolaires, qui sont les plus
problématiques.
Alors, on est conscients que oui, il y a
des dépenses, mais on pense qu'à la limite, si on fait les bons choix, les bons
endroits pour installer les photo-radars, bref, on est capables de prendre ces
sommes-là pour les réinvestir adéquatement pour l'aménagement des zones
scolaires, entre autres.
Mme Guilbault : Oui, effectivement. Puis d'ailleurs j'aimerais faire une
mini parenthèse parce qu'on parle beaucoup... les municipalités qui sont des
partenaires, puis vous avez probablement regardé le plan d'action... bien, je
sais que vous les regardez, vous étiez vous-même au lancement du plan d'action
le 22 août dernier. Le plan, le tout premier plan d'action qu'on a déposé
en matière de relations entre le MTMD puis les municipalités, qui donne suite à
une mesure de notre plan d'action, qu'est-ce que vous en pensez? Est-ce que
vous considérez que, concrètement, ça va nous aider à mieux travailler
ensemble, entre autres, pour la question des aménagements puis la question de
travailler en partenariat concrètement pour pouvoir répondre ensemble aux
objectifs? Parce que la majorité des... la majorité des écoles sont sur votre
réseau, alors c'est sûr que, tu sais, si on veut atteindre nos objectifs, on a
besoin de mieux travailler ensemble. Donc, est-ce que, rapidement, là, est-ce
que vous pensez que c'est un pas dans notre... dans la même... dans la bonne
direction?
M. Dyotte (Normand) : Oui,
bien, absolument, Mme la ministre, c'est un pas dans la bonne direction. On
sait aussi qu'il y a plusieurs accidents dans diverses municipalités, donc il est
important qu'il y ait des mesures qui soient mises en place, vous parlez, entre
autres, de mesures coercitives à certains endroits aussi, avec les amendes. On
pourrait revenir peut-être un peu plus loin.
Bien, bref, je pense que c'est un pas qui
va vers l'avant aussi pour assurer une meilleure sécurité, hein, on veut
éviter, évidemment, les accidents qui sont survenus un petit peu partout dans
les municipalités, donc, du Québec.
Et oui, définitivement, pour répondre à
votre question, c'est un excellent pas en avant avec les différentes actions,
mais avec quelques modifications, comme le souhaite, comme on vient le
mentionner dans notre mémoire.
Mme Guilbault : Puis sur les... pour revenir aux radars photo, parce que
vous dites : On veut être partenaire, participer. En fait, si je décode
bien, au choix de la localisation des radars sur votre... sur vos territoires
municipaux. Puis à l'article 12 du projet de loi, oui, c'est ça, ici, à
l'article 12...
Mme Guilbault : ...on dit : «Un système de détection peut être utilisé
dans les endroits suivants», puis là on vient prévoir explicitement la
possibilité de le mettre dans une zone scolaire. Donc, on n'a... finalement, tu
n'as pas besoin de discuter ou, tu sais, c'est prévu explicitement, et dans un
lieu où il y a des travaux de construction. Parce qu'on n'en a pas parlé, je
n'en ai pas parlé en introduction, mais ça aussi, c'est une des clientèles
qu'on considère vulnérables, nos travailleurs de chantier, puis toute la
question des accidents sur les sites de travaux routiers. Puis, par la suite,
on dit «sur un chemin public désigné par le ministre ou
partie d'un chemin
public, et une telle désignation est effectuée selon les critères déterminés
par règlement», et ensuite, on dit que... c'est ça, on... «convient des
modalités d'une demande faite par une municipalité aux fins de la désignation
d'un chemin public dont l'entretien relève de cette municipalité». Autrement
dit, on vient maintenir l'idée, justement, d'un partenariat dans le choix des
critères qui vont mener à la détermination des localisations. Alors, est-ce que
ça, ça vous satisfait?
M. Dyotte (Normand) : Bien,
je pense qu'effectivement, si on vient effectivement lire ce que vous
mentionnez... c'est ce qu'on veut, d'ailleurs, effectivement, on veut
effectivement pouvoir intervenir avec vous pour déterminer quels sont les
meilleurs endroits, les plus stratégiques, pour poser ces futurs photoradars
là, tout à fait. Marquant.
M. Biuzzi (Philippe) : Par
contre...
M. Dyotte (Normand) : Par
contre, oui... peut-être M. Biuzzi...
M. Biuzzi (Philippe) : ...peut-être
que je bonifierais. On considère que, de facto, en fait, là, comme pour les
zones scolaires puis les zones de chantier, les endroits déterminés dans des
plans de sécurité faits par des municipalités ou des MRC, qui sont financés,
d'ailleurs, par le ministère des Transports, par le biais du Programme d'aide à
la voirie locale, bien, que ces plans-là devraient aussi permettre d'identifier
de facto des endroits où on peut mettre des radars photo en milieu municipal.
Mme Guilbault : Bien oui, tout à fait. D'autant plus que... puis là, avec
les sommes qu'on a ajoutées dans le TAPU... je ne sais pas si c'est le TAPU ou
le PAFFFSR, qui peut, entre autres, financer des diagnostics de sécurité, parce
qu'il y a tellement d'écoles, c'est trois quarts, je pense, des écoles, ou un
peu plus que le trois quarts qui est sur votre réseau, alors, si on veut
s'assurer d'avoir des aménagements sécuritaires obligatoires ou systématiques
autour de nos écoles, ça commence, des fois, par un diagnostic de sécurité.
Donc, ça, est-ce que vous sentez que vos membres... ou est-ce que vous
sentez... je pense que oui, là, mais, tu sais, un peu un élan de dire,
effectivement, on va prendre le recensement de nos écoles, on va regarder
concrètement c'est quoi, les problèmes? Parce que, tu sais, de dire, il faut
que toutes les écoles soient sécuritaires, c'est sûr que c'est beau, en
théorie, mais, en pratique, dans la vraie vie, ça peut être compliqué, selon le
chemin municipal, selon qu'il est provincial, selon qu'il y a de la circulation
lourde ou non. Alors, est-ce que vous sentez l'adhésion des membres pour aller
dans le sens de : on va faire des diagnostics de sécurité puis on va s'assurer
de savoir précisément comment sécuriser? Parce que, par exemple, si on obtient
une subvention, des fois, ça peut être tentant de faire... de refaire un
trottoir ou de faire autre chose ailleurs que ça. Est-ce que vous sentez que
c'est une réelle priorité pour vos membres que de choisir des projets qui vont
dans le sens de la sécurité, entre autres, autour des écoles?
M. Dyotte (Normand) : Bien
oui, tout à fait. Des plans de sécurité routière que l'on doit faire, les
municipalités, pour justement assurer la sécurité aux abords des écoles, c'est
un élément fort important. Bien, on sait fort bien aussi qu'il va y avoir des
investissements aussi à faire. Alors, on parle dans un milieu bâti... Quand on
parle d'un nouveau milieu en construction, on peut prévoir immédiatement
quelles sont les meilleures mesures à mettre en place et on dit que ça coûte
moins cher. Quand on vient pour intervenir sur un milieu qui est déjà bâti,
c'est plus difficile de modifier la rue, d'ajouter des trottoirs par la suite,
etc. Donc, puis c'est surtout la... je vous dirais, la situation actuelle que
nous connaissons. On va intervenir dans des milieux bâtis, alors c'est pour ça
que... et ça ne se fait pas du jour au lendemain non plus. Donc, il faut
continuer nos plans de sécurité, les mettre à jour et, après ça, bien, il faut
identifier des pistes de solutions et il faut mettre ça dans nos PTI, hein, nos
programmes triennaux d'investissement. Et ça, bien, c'est un deux ans, un trois
ans, un quatre ans. Donc, ça nous prend du temps. C'est pour ça qu'on dit, dans
notre mémoire aussi, de nous laisser le temps de mettre les mesures en place
parce que ce n'est pas vrai que, si, dans quelques mois, on dit : La
mesure tombe, que nos aménagements vont être, évidemment, modifiés en conséquence.
Donc, là-dedans, je pense qu'il faut s'ajuster pour être certains de mettre en
place les mesures importantes.
• (10 h 20) •
Mme Guilbault : Oui, bien, absolument, puis, moi, je suis tellement
d'accord avec vous, ce que vous dites, c'est très vrai. Puis quand on a
commencé à... quand j'ai commencé à travailler sur le plan de sécurité
routière, c'est ça, c'est que la quasi-totalité des écoles sont déjà
existantes, dans des milieux bâtis, avec des marges de manœuvre, des fois,
limitées. Alors, c'est pour ça que je dis que, même si, en théorie, on voudrait
tous que ça aille vite puis que les écoles soient sécuritaires du jour au
lendemain, ça prend des diagnostics adaptés à chacun des milieux, puis, ensuite
de ça, des moyens en conséquence. Alors, c'est... bref, c'est très vrai de le
dire.
C'est pour ça, d'ailleurs... puis là je
cherche le numéro de la mesure, exactement, mais dans toute la politique
d'aménagement du territoire, là, dans ce sur quoi travaille... dans le fond,
c'est le PMO de la... je pense, on a enchâssé deux éléments, dont celui de
devoir tenir compte...
Mme Guilbault : ...dorénavant... bien, c'est le plan de mise en œuvre de la
politique nationale d'aménagement et d'architecture... d'architecture et
d'aménagement du territoire. Oui, c'est un peu jargonneux, mon affaire, mais
bref, de s'assurer dans l'aménagement des futurs quartiers qu'on va résolument
prendre en compte à la fois la mobilité, mais, tu sais, toutes les questions de
sécurité dans la façon d'aménager les quartiers. Ça fait que ça, on est
parfaitement d'accord là-dessus.
Peut-être un élément aussi que... sur la
question des VHR, là, parce que c'est quelque chose qui... puis c'est un peu en
marge, mais, comme vous en avez parlé, il y a des cas dont on a plus entendu
parler médiatiquement, de... mais, dans l'ensemble, actuellement, pour... pour
ce que j'en sais, ça va relativement bien, les cas de municipalités qui veulent
prévoir la possibilité de circuler sur les chemins. Donc, ça se déroule
conformément. Il y a la résolution. On traite ça puis ça fonctionne. Il y a des
cas où il y a eu plus d'enjeux, mais vous, vous dites : N'ajoutons pas
d'étape de plus, n'ajoutons pas de procédure, n'ajoutons pas de lourdeur parce
que ça fonctionne déjà bien, si je comprends bien. Donc, de retirer les
articles, vers la fin du projet de loi, là, qui parlait de ça.
M. Dyotte (Normand) : Oui,
tout à fait, c'est qu'on demande de retirer les obligations pour le moment et
de prendre un moment de réflexion à cet effet-là. Vous le savez, à certains
endroits, vous l'avez mentionné, Mme la ministre, ça va très bien. Il y a
peut-être des endroits problématiques, on en convient, mais, dans la majorité
des cas, ce qu'on entend, du monde municipal, donc, ça va bien. Je pourrais
citer l'exemple, là, de la MRC Antoine-Labelle, entre autres, O.K., où il n'y a
eu aucune plainte reportée à la municipalité pour, justement, là, l'utilisation
de la voie publique pour des traverses, entre autres, de VHR. Et ce sont des
retombées économiques importantes pour certaines régions ou la majorité des
régions du Québec. Alors, dans le cas que je viens de mentionner, on parle de
68 millions par année de retombées économiques des activités de VHR. Donc,
c'est important aussi, encore une fois, d'alléger le processus dans le cadre où
il n'y a pas de plainte, où les citoyens sont heureux de la situation. Et,
encore une fois, en termes de gouvernement de proximité, on ne veut pas, dans
le fond, alourdir les processus administratifs, qu'on a mentionnés. Alors, c'est
dans ce contexte-là qu'on dit que, pour nous, ça ne va pas être du mur-à-mur,
il faudrait regarder, dans le fond, les endroits où ça fonctionne bien et ne
pas systématiquement, là, rendre obligatoire, le rendre compte à cet égard-là.
Mme Guilbault : Parfait. Merci. Je vais céder la parole à mon collègue de
René-Lévesque. Merci beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. M. le député de René-Lévesque.
M. Montigny : Alors, bonjour.
Historiquement, l'Union des municipalités du Québec, puis vous l'avez dit tout
à l'heure, a toujours parlé pour l'autonomie des municipalités. Il y a un
conseil municipal, il y a un comité de sécurité routière, il y a des
consultations, il y a aussi des consultations dans l'aménagement quand
l'urbanisme fait des projets d'aménagement. J'aimerais vous entendre avec ça,
parce qu'il y a une démocratie, là, qui est assez proche du citoyen pour le
consulter quand on veut faire un changement, notamment une limite de vitesse,
puis il y a une capacité d'aller poser des questions à ses élus locaux, à son
conseiller municipal. Alors, ma question est assez simple. En quoi on
imposerait... Pourquoi on imposerait quelque chose partout, mur à mur, qui est
peut-être un besoin pour une municipalité, mais qui ne l'est pas pour une ville
comme Forestville, par exemple? Alors, pourquoi on imposerait ou, il y a des
gens qui disent ça, qu'on devrait imposer 30 kilomètres partout dans
toutes les villes? Alors, pourquoi on imposerait pour une ville comme Forestville
si ce n'est pas son besoin, si les conseillers municipaux, si le maire, la
mairesse, les élus locaux et citoyens ne considèrent pas que c'est un besoin?
J'aimerais ça vous entendre là-dessus.
M. Dyotte (Normand) : Bien,
en fait, c'est que le projet de loi définit que le 30 kilomètres h est
comme la base. Alors, ce qu'on soutient, c'est qu'effectivement, dans les faits
et dans la réalité, avec les exemples que j'ai mentionnés tantôt, ça peut être
que la vitesse, aussi, moyenne soit supérieure, puis c'est arrivé dans des cas
concrets aussi, en abaissant à 30 kilomètres heure que... lorsqu'elle
était à 40 kilomètres h. Alors, c'est dans ce contexte-là que nous, ce
qu'on propose, c'est de dire : Ayons la possibilité, les municipalités, de
pouvoir quand même, O.K., soit monter à 40 ou soit baisser à 20. Il y a des
villes qui l'ont fait, d'ailleurs, récemment, donc, sur la rive sud de
Montréal, le mettre à 20 kilomètres-heure alentour des écoles. Alors, ça
dépend de l'aménagement qui est déjà là. Alors, je l'ai mentionné tantôt,
alors, on ne fait pas ce qu'on veut avec un aménagement qui est là depuis
plusieurs années. Alors, c'est pour ça qu'il faut s'adapter.
M. Montigny : ...mais ma
question est plus à savoir... Il y a des organisations, il va certainement en
avoir qui vont venir nous en parler, qui vont souhaiter avoir un mur-à-mur
partout au Québec, de limiter à 30 kilomètres-heure partout sur tout le
territoire des villes. Alors, j'aimerais vous entendre là-dessus. Parce qu'en
quoi... si c'est bon pour un quartier spécifique, par exemple la région de
Laval ou de Montréal, bien, ça devrait s'imposer dans des municipalités comme
Forestville où les.. dans ma circonscription, où les maires... la mairesse ne
demande pas ça puis les élus municipaux non plus...
M. Dyotte (Normand) : Je vais
laisser M. Biuzzi répondre à cette question.
M. Biuzzi (Philippe) : Bien,
en fait, ultimement, si c'est 30 kilomètres-heure, la vitesse qui doit
s'appliquer, ce sera 30 kilomètres-heure. Nous, ce qu'on dit, puis c'est
ce qu'on défend dans notre mémoire, c'est... en fonction des aménagements...
Puis il y a un historique d'aménagement aussi où parfois on a des voies de
circulation où de mettre un 30 kilomètres-heure, on sait pertinemment que
la limite de vitesse ne sera pas respectée. Québec a fait des aménagements... a
fait des tests, en fait, où, autour d'une zone scolaire, on baissait de 40 à
30 kilomètres-heure, puis ce qu'ils ont réalisé, c'est que la vitesse
moyenne augmentait, parce que les gens ne respectaient pas la limite de
vitesse. Donc, c'est ce genre de situations là qu'on souhaite éviter.
M. Montigny : Donc, il y a
une corrélation — il me reste juste quelques secondes — il
y a une corrélation plus large que simplement imposer une règle par
législation, il faut que ça soit réfléchi dans un ensemble. C'est ce que je...
On pense pareil, là?
M. Dyotte (Normand) : Oui,
oui, tout à fait, puis je pense que ça
part lors d'un développement de nouveau
projet, si on parle de nouveau projet. Tu sais, il y a des PPU qui sont faits,
tu as des règles d'urbanisme, il y a des consultations publiques aussi
lorsqu'on change des règlements d'urbanisme. Donc, c'est pris en considération
dans les aménagements pour la mobilité active aussi.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup, messieurs. Ceci termine l'échange avec la
partie gouvernementale. Je
cède maintenant la parole à l'opposition officielle, à M. le député de
Nelligan, pour 12 min 23 s
M. Derraji : O.K. Merci, M.
le Président. Merci pour votre mémoire, pas mal de commentaires qui vont dans
le sens d'améliorer le projet de loi. J'aimerais bien, avant d'aller dans les
détails, finir avec la question du financement. Mme la ministre vous a posé la
question : C'est quoi, la demande concrète aujourd'hui de l'UMQ dans le
cadre du financement? Soyez beaucoup plus clairs, pour que les membres de la
commission puissent comprendre qu'est-ce que l'UMQ demande aujourd'hui au nom
des villes. Est-ce que c'est un financement où vous partagez les coûts avec
Québec? Est-ce que vous dites que Québec doit lancer les appels pour acheter,
et par la suite les villes partagent les recettes? C'est quoi, la demande
réelle, dans les deux?
M. Dyotte (Normand) : En
fait, il y a deux éléments. Le premier, c'est que, donc, on remercie
évidemment, là, la ministre pour le programme TAPU et la bonification de
68 millions, donc, qui a été annoncée l'année passée dans le programme
TAPU. Alors, il y a des investissements qui vont être faits évidemment
là-dedans. Mais on est... Nous, évidemment, pour l'ensemble des municipalités
que nous couvrons, on est conscients des coûts à venir concernant les
aménagements suite à, donc, ces réglementations-là. Donc, c'est certain qu'on a
besoin d'avoir du financement supplémentaire, puis on pourra évidemment sortir
aussi des chiffres pour l'ensemble des municipalités éventuellement de combien
est-ce que ça pourrait coûter, faire les aménagements existants.
Il y a aussi le volet des radars photo.
Les radars photo, ce qu'on demande, c'est d'aller chercher une partie, pour ce
qui est du 88 %, qui est le territoire que couvrent les municipalités, si
nous avons les radars photo, puis on a la permission de pouvoir les mettre dans
les endroits appropriés, bien, d'avoir évidemment ces revenus-là. Bon, il y a
une question de revenus et dépenses que Mme la ministre a mentionnée tantôt,
mais il y a aussi le fait que, si c'est dans le fond sur le territoire du
ministère des Transports, bien, on demande une
partie des revenus pour pouvoir
aménager, à ce moment-là, les routes en conséquence.
M. Derraji : Excusez. On va
juste aller doucement, parce que vous avez sauté rapidement aux revenus. Je
veux juste qu'on revienne au financement. Là, vous êtes d'accord par rapport à
la proposition, l'appel d'offres doit être lancé, centralisé, vu l'économie
d'échelle. Ça, vous êtes d'accord?
M. Dyotte (Normand) : On est
d'accord puis on souhaite pouvoir en faire
partie aussi pour qu'on puisse
éventuellement avoir des radars photo sur nos municipalités pour en tirer des
revenus.
M. Derraji : Mais vous voulez
en faire
partie comment? L'appel d'offres va être lancé par le ministère. Vous
voulez participer à l'appel d'offres pour que des municipalités aient
elles-mêmes leurs photoradars?
M. Dyotte (Normand) : Effectivement.
M. Derraji : O.K. La question
de gestion, ça a été posé par Mme la ministre, il y a des coûts reliés à ça.
Vous voulez participer aussi aux coûts ou juste la
partie revenus des
photoradars?
• (10 h 30) •
M. Dyotte (Normand) : Bien,
c'est sûr que, quand on y va avec une proposition, il faut prendre l'ensemble,
hein, évidemment. Alors, il faudra regarder d'une façon plus précise quels sont
les coûts associés à ça. Alors, c'est une volonté dans un premier temps de pouvoir
évidemment subventionner nos futurs aménagements, il est bien certain. Mais,
bref, il va falloir regarder le volet des coûts, et on comprend qu'il y a un
processus administratif qui est en cours actuellement pour alléger le processus
des cours municipales, donc c'est une très belle proposition. Alors, dans ce
sens-là, on pense que... on espère que le net — hein, on va parler
comme ça — va générer effectivement un net positif.
M. Derraji : O.K. On part au
financement de l'infrastructure. Là, vous dites que dans le plan, vous demandez
des sommes pour la mise en place, donc que les municipalités aient accès à ce
fonds?
M. Dyotte (Normand) : Oui. On
a déjà accès à des fonds actuellement, on a déjà accès.
M. Derraji : Mais là, vous demandez
que ça soit indexé en conséquence de ce qu'on va vous demander dorénavant?
M. Dyotte (Normand) : Oui,
avec des plans qui seront déposés aussi sur l'ensemble des besoins des
municipalités en termes d'aménagement. Alors, il y a déjà des plans qui
existent, puis il y aura aussi une consolidation dans le futur à venir suite à
la mise en place...
Haut de la page
10 h 30 (version non révisé
e) M. Dyotte (Normand) : ...la
réglementation et ce que ça va exiger. On va tenir compte aussi des
propositions d'aménagement, donc des guides qui sont actuellement, là, en
rédaction. Donc, on salue le gouvernement pour supporter les municipalités dans
ce sens-là. Évidemment, ça pourra être bonifié avec des exemples concrets
lorsque ça atterrira dans nos municipalités.
M. Derraji : O.K. Là, on a
terminé avec le financement. Passons aux revenus. C'est quoi la structure
idéale pour vous, pour les revenus?
M. Dyotte (Normand) : M. Biuzzi.
M. Biuzzi (Philippe) : En
fait, on fait une distinction entre si un système de détection appartient au
ministère des Transports ou appartiendrait à une municipalité. Dans le cas d'une
municipalité, on considère que l'ensemble des revenus, puisque ça appartient à
la municipalité, que les frais ont été payés par la municipalité, devrait venir
à la municipalité. Évidemment, il y a les frais de gestion, il y a les frais
administratifs, il y a les frais d'entretien. Du côté des appareils qui
appartiennent au ministère des Transports, on considère... puis puisque, bon,
il y a 250 appareils qui sont visés par un appel d'intérêt, on considère
qu'il devrait y avoir une rotation de ces appareils-là. Puis, pour qu'il y ait
une rotation, il faut que les endroits où on utilise ces appareils de détection
là puissent être réaménagés. S'ils sont réaménagés, il y a une possibilité de
déplacer ces appareils-là ensuite, puis c'est pour ça qu'on considère qu'il y a
une partie, puis là je parle vraiment des excédents, là, qui sont visés à l'article 33,
qui devrait retourner dans les municipalités ou sur les réseaux du ministère
directement pour corriger les lacunes d'aménagement qui s'y trouvent.
M. Derraji : O.K. Vous
avez... Dans la recommandation n° 5... Non, désolé,
ce n'est pas... Désolé, recommandation n° 3, vous
parlez beaucoup au respect de l'autonomie municipale, ne pas permettre au
gouvernement de prescrire, par règlement, des conditions quant à la fixation
par une municipalité d'une limite de vitesse autre que 30 kilomètres par
heure en zones scolaires. Je comprends le principe de l'autonomie municipale,
mais pourquoi vous ne voulez pas que le gouvernement le prescrive par règlement?
M. Dyotte (Normand) : Pour
les raisons qu'on a mentionnées tantôt. Donc, il y a un contexte particulier à
chacune des zones scolaires et les aménagements sont différents. Donc, il se
peut fort bien, comme, encore une fois, certaines municipalités ont déjà
procédé à des changements de règlements, de mettre ça à 20 kilomètres/heure,
d'autres veulent mettre ça à 40 kilomètres/heure selon l'aménagement
existant. Et pour en venir, dans le fond, peut-être, à un 30 kilomètres/heure
partout, bien, il faut investir dans les aménagements. Alors, il y a des
exemples concrets qui démontrent que la vitesse peut être quand même plus
élevée, même si on la baisse, dans le fond, la limite de vitesse, compte tenu
de la particularité de l'aménagement de la zone en question.
M. Derraji : Donc, le
problème c'est l'aménagement. Et qui dit aménagement, des coûts
supplémentaires. Donc, on revire la question du financement.
M. Dyotte (Normand) : Oui,
absolument. Parce que de refaire des trottoirs, de mettre des dos d'âne, etc.,
on ne parle pas juste de pancartes de signalisation, là, souvent la réduction
de vitesse, ça passe par un rétrécissement de la voie de circulation, et ça,
bien, c'est un réaménagement de la rue, et, en plus, comme je l'ai mentionné
tantôt, d'ajouter des trottoirs, élargir des trottoirs. Bref, c'est beaucoup
plus dispendieux que mettre de la signalisation.
M. Derraji : O.K. Vous avez
aussi parlé de la prévisibilité et vous avez mentionné l'entrée en vigueur.
Nous sommes au début de gérer des consultations. L'étude détaillée va commencer
dans quelques semaines. C'est quoi, pour vous, le moment idéal?
M. Dyotte (Normand) : Bon, on
aimerait discuter avec le ministère du moment approprié. Je pense qu'on n'a pas
de date à vous proposer à ce moment-ci. Ce qui est important, c'est qu'on
puisse avoir le temps, nous, de mettre en place les mesures en même temps pour
que ça puisse se coordonner avec cette mise en place là. Alors, on ne pourra
pas faire des aménagements, évidemment, là, routiers, comme j'ai mentionné
encore une fois, là, en deux mois, trois mois, un an, ça passe par nos budgets,
là, triennaux, etc. Donc, si on parle de signalisation, c'est une chose, de
marquage au sol, c'est une chose, mais les aménagements, c'est plus long que
ça. Donc, on veut vraiment être en coordination avec le gouvernement pour s'assurer
que, si on met ça en place, bien, que les mesures vont être efficaces pour l'endroit,
là, qui est à sécuriser.
M. Derraji : Je vois que...
Ça va être ma dernière question, mon collègue va poser aussi une question. Je
vois que vous êtes président de la Commission de l'aménagement des transports
au niveau de l'UMQ. L'alcool au volant, c'est quelque chose qui est absent dans
le projet de loi, surtout la limite de 0,05. On est la seule province
canadienne où on n'est pas à 0,05. Qu'est-ce que vous en pensez?
M. Dyotte (Normand) : Bien,
écoutez, je pense qu'il y a matière à réflexion par rapport à des termes que
vous mentionnez. C'est tout à fait normal. Mais pour l'union, pour l'UMQ, pour
l'instant, on n'a pas de position à cet effet là pour l'instant.
M. Derraji : Mais qu'on soit
les seuls au Canada, ça ne vous dérange pas?
M. Dyotte (Normand) : C'est
sûr que c'est préoccupant. Je pense que, comme je vous dis, c'est une réflexion
qui est intéressante à faire. Tout à fait. Mais pour l'instant, on n'a pas été
plus loin dans l'analyse du dossier, mais je pense que c'est une bonne
réflexion à faire.
M. Derraji : Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Nelligan. J'invite maintenant le député de
Marguerite-Bourgeoys...
Le Président (M. Jacques) : ...pour
une période de 3 min 40 s
M. Beauchemin : Merci
beaucoup, M. le Président. On a eu quelques questions à date qui tournaient
alentour, là, du financement puis de la prévisibilité. Vous avez l'expérience,
vous les connaissez vos membres. Vous vous êtes promené sur le terrain. Ils ne
vous ont peut-être pas tous donné, là, des montants spécifiques exactement,
mais juste au niveau de l'enveloppe pour adapter l'ensemble du réseau
municipal, là, à ce que le projet de loi semble vouloir impliquer au niveau
scolaire, est-ce qu'il y a un ordre de grandeur qui a été comme accumuler d'une
part l'information que vous êtes capable d'avoir sur le terrain?
M. Dyotte (Normand) : Bref,
je ne pourrais pas vous donner de chiffres ou montants précis présentement,
mais donc l'union est en train de travailler là-dessus. Par rapport à ce
dossier-là, je peux laisser mon collègue, M. Biuzzi, y aller là-dessus.
M. Biuzzi (Philippe) : On
a quand même, bon, l'exemple de la ville de Québec, par exemple, là, qui
investit 60 millions sur quatre ans pour la sécurité routière. Grosso
modo, en aménagement, on parle de 50... 50 à 55 millions, on parle de
478 000 $ par année par école. En fait, il y a 115 écoles sur
leur territoire. Il y a 88 % des écoles des 2 725 écoles au
Québec qui sont sur le réseau routier municipal. Donc, on parle quand même de
coûts qui vont être importants. Quand je parle d'un 478 000 $ pour la
ville de Québec, ça... Ça, c'est en moyenne. Ça va dépendre évidemment de si
vous êtes en contexte d'un cadre qui est déjà bâti ou d'un nouveau quartier. Ça
coûte plus cher dans un milieu qui est plus dense, nécessairement parce qu'il y
a beaucoup plus... il y a moins d'espace. Par exemple, il faut ouvrir la rue
complètement, changer des canalisations en même temps. Mais on parle quand même
de sommes qui sont substantielles. Et là, quand je parle d'un
478 million... 478 000 $ par école, on ne parle pas
nécessairement de réaménagement complet, ça peut être simplement du marquage,
de la signalisation, etc. Donc, on parle quand même de... Juste à l'échelle de
la ville de Québec, on parle de 50, 55 millions. Donc, pour l'ensemble du Québec,
on parle de sommes qui sont beaucoup plus importantes.
M. Beauchemin : Bien,
justement, c'était comme cette loi de trois là que je voulais comme avoir votre
idée, parce que le nombre d'écoles fois 478 000 $. La réalité de
Québec n'étant pas la réalité du village du Lac-Brome, par exemple, donc
j'imagine qu'il y a un exercice qui a été fait parce qu'à l'intérieur même de
Québec, il y a des zones qui sont moins denses, évidemment, là, que... et dans
le centre-ville, qui est ici sur la rue Saint-Louis, donc, c'était important,
là, de... étant donné le contexte. Donc, cet exercice-là n'a pas été fait, là,
juste approximatif, grosso modo. Parce que, quand on demande un financement
substantiel, je pense que c'est le mot que vous avez utilisé, je veux juste...
C'est quoi la référence?
M. Dyotte (Normand) : Je
pense, avec l'exemple, là, qu'on vient de vous donner, ça démontre que juste
pour la ville de Québec... Ça fait que multiplié pour le Québec dans son
ensemble, alors, on voit venir, évidemment, les coûts. Donc, bref, sans avoir
de chiffres précis, on sait que les sommes vont être nécessaires, vont être
supérieures. C'est pour ça qu'on en a fait la demande. Mais on veut travailler
intensément avec le ministère pour avancer des chiffres plus précis qui sûrement
qui vont faire en sorte que les besoins que nous avons vont dépasser ce qui est
déjà sur la table actuellement.
• (10 h 40) •
M. Beauchemin : Je vais
juste m'avancer pour faire pure spéculation, mais je me dis que, bon, faire à
Québec ce qu'on voit pour adapter ici, c'est probablement plus dispendieux que
ça le serait dans un village où est-ce qu'il y a moins d'infrastructures ou
est-ce qu'il y a moins de trottoirs, etc., etc.? Donc, je me dis, peut-être que
le chiffre, je ne sais pas votre opinion, est-ce que le chiffre est peut-être
plus dispendieux en milieu vraiment dense versus...
M. Dyotte (Normand) : Ça
dépend, parce que les coûts de construction, comme vous le savez, bref, depuis
quelques années, ont augmenté, là, d'une façon faramineuse. Alors, que ça soit,
là, dans une plus grande ville ou dans une ville de taille moyenne ou petite,
les coûts sont quand même là.
M. Beauchemin : O.K.
Le Président (M. Jacques) : Merci
beaucoup. Ceci termine l'échange avec l'opposition officielle. Je cède
maintenant la parole à la deuxième opposition et à M. le député de Taschereau
pour une période de 4 min 8 s
M. Grandmont : Merci, M.
le Président. Donc, quatre minutes à nous. Donc, je vais... On va essayer d'y
aller pour deux questions, rapidement. D'abord sur la recommandation 3,
puis c'est un peu mélangé avec la 2, là, vous dites en quelque part, tu sais,
que vous êtes évidemment prêts à intervenir sur les zones scolaires, puis en
tout cas sur le... le, tu sais, puis embarquer, en fait, dans la protection,
là, et l'amélioration du bilan routier. En même temps, il y a... Il y a un
enjeu, puis vous le nommez bien, là, c'est l'aménagement qui va faire que les
véhicules ou les automobilistes vont ralentir. S'il y a un seul panneau, ça ne
fonctionne pas, ça vient avec des coûts aussi. Donc, est-ce que dans le fond,
pour vous, c'est comme multifacette, là? Il y a à la fois l'argent qui doit
venir pour être capable de faire ces aménagements-là, pour avoir un impact
réel. Il y a le fait de peut-être, je ne sais pas, j'aimerais vous entendre
là-dessus, mais pouvoir étaler dans le temps parce que vous parlez de date
d'entrée en vigueur, là. Est-ce qu'on peut étirer la mise en place de ces
infrastructures-là ou de ces aménagements-là pour réellement réduire la
vitesse? J'aimerais vous entendre là-dessus d'abord.
M. Dyotte (Normand) : Bien,
effectivement, on veut se coordonner...
M. Dyotte (Normand) : ...pour
être certain, lors de la mise en place de ces mesures-là, que nos aménagements
soient sécuritaires. Alors, c'est ça qui est demandé. Alors, on demande
coordination, à cet effet -là, de la date de mise en place. Comme je l'ai
mentionné, ça va prendre du temps avant de pouvoir aménager sécuritairement ces
zones-là, on veut le faire de façon... évidemment, de la bonne façon, donc avec
les parties prenantes puis avec les écoles aussi. Parce qu'il ne faut pas
oublier qu'on ne fait pas ça seul non plus, hein? Dans certaines municipalités,
dont la mienne, entre autres, on a fait le tour de toutes les écoles avec le
comité d'établissement scolaire, avec les comités de parents, avec les écoles,
avec les policiers. On a marché alentour, O.K., donc, de l'école au complet,
pour voir où sont les zones dangereuses et produit un plan de match par rapport
à : Voici les modifications que nous devrions apporter. Donc, il y en a
qui sont sont à court terme, c'est de la signalisation, c'est du marquage au
sol, puis il y en a d'autres que ce n'est pas ça. Donc, il faut refaire des
rues, il faut refaire des trottoirs, etc. Donc, c'est dans ce sens-là qu'on
dit : Il faut juste harmoniser le tout.
M. Grandmont : Parfait. Il y
a la question de l'autonomie municipale aussi qui est pas mal au cœur de vos
réflexions, ça, j'aimerais ça vous entendre là-dessus et à la fois
l'alourdissement des procédures quand on parle des consultations qui seraient
obligatoires dans les cas qui concernent les véhicules hors route. Il y a la
question aussi de l'identification des terrains... pas des terrains, pardon,
des routes sur lesquelles on pourrait déployer des radars photo. Il faut tout
le temps, à
part les zones de travaux puis les autres scolaires, il faut
toujours aller demander à la ministre pour avoir le droit de mettre en place un
radar. Vous demandez aussi le droit d'avoir vos propres radars, dans le fond,
en participant à l'appel d'offres du MTQ.
Donc, l'autonomie municipale est quand
même importante, vous, dans le discours, dans la mémoire que vous apportez,
expliquez-moi un petit peu plus, là, comment vous voyez ça.
M. Dyotte (Normand) : Bien,
vous avez tout à fait raison, d'entrée de jeu, c'est ce que j'ai mentionné,
donc c'est ce que l'UMQ demande depuis des années. Alors, bref, il y a de
l'amélioration continuelle, je pense que ça va bien, mais il y a toujours des
pistes d'amélioration aussi à mettre en place. Alors, dans ces contextes-là,
c'est pour ça qu'on a des propositions concrètes dans ce sens-là, qui fait en
sorte d'alléger pour le bien des citoyens, pour le bien d'alléger les processus
administratifs. Bref, donc oui, vous avez tout à fait raison, c'est des
volontés que nous avons eues et que nous avons encore toujours.
M. Grandmont : Bien, en tout
cas, ça me semblerait cohérent avec les différentes attentes qu'on a eues,
l'entente de réciprocité qui met la place... dans le fond, qui donne des
responsabilités, évidemment, il faut que ça vienne avec des moyens, tout ça. En
même temps, on a évidemment une connaissance très grande du milieu. Vous avez
même parlé de marge de repérage... mon ancien travail, mais tourner autour de
l'école, connaître son terrain, puis être capable de sensibiliser aussi la
population.
Écoutez, moi, ça fait pas mal le tour.
Merci beaucoup pour votre participation, votre mémoire fort éclairant.
M. Dyotte (Normand) : Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
M. le député de Taschereau. Merci, M. Dyotte et M. Biuzzi, pour votre
intervention, votre participation aux travaux de la commission.
Et nous suspendrons quelques minutes pour
faire place au prochain groupe.
(Suspension de la séance à 10 h 45)
(Reprise à 10 h 53)
Le Président (M. Jacques) : Nous
reprenons nos travaux. Nous reprenons nos travaux. Nous entendrons
maintenant... Merci de garder le silence, s'il vous plaît. Nous reprenons nos
travaux. Et nous entendrons maintenant l'union... La Fédération des
municipalités du Québec. Donc, je vous rappelle que vous disposez de 10 minutes
pour votre exposé, après quoi nous procéderons à une période d'échange avec les
membres de la commission. Je vous invite à vous présenter et à débuter votre
exposé. Donc, la Fédération québécoise des municipalités. Merci.
M. Demers
(Jacques) : Parfait. Merci beaucoup, Mme
la ministre des Transports et de la Mobilité durable, M. le Président,
mesdames, messieurs membres de la commission, bien contents d'être devant vous
aujourd'hui. La Fédération québécoise des municipalités, qui compte plus de
1000 membres à travers toutes les régions du Québec et l'ensemble des MRC,
notre mission consiste notamment à défendre les intérêts politiques et économiques
des municipalités et des régions en mettant de l'avant l'autonomie municipale.
Nous vous remercions de l'opportunité qui se présente à nous de pouvoir
aujourd'hui, particulièrement au niveau des transports. C'est sur le terrain,
c'est chez nous que ça se passe, on est contents de pouvoir vous en parler.
Nous avons salué le dépôt du plan d'action
en sécurité routière de la ministre l'été dernier. Nous lui avions assuré, à ce
moment, que nous allons suivre les étapes avec intérêt, notamment en ce qui a
trait au renforcement et la collaboration avec les municipalités. Nous
comprenons que le projet de loi constitue la première étape d'un plan d'action
et nous remercions la ministre de l'avoir proposé aux membres de l'Assemblée
nationale. Les enjeux en sécurité routière, particulièrement ce qui concerne
les enfants et les populations vulnérables, sont un sujet de préoccupation de
premier plan pour nos décideurs locaux qui souhaitent avoir la possibilité
d'instaurer des mesures efficaces pour protéger leurs citoyens, qui,
d'ailleurs, demandent toujours, de ce côté-là, une autonomie, de comprendre
que, chacun des territoires, il y a des différences. On est là pour représenter
ces groupes. Ils souhaitent également avoir plus d'écoute de la part du
ministère des Transports quand il est question de faire les meilleurs choix
pour leurs municipalités.
Je demanderais à M. Châteauvert, j'ai
oublié de présenter, d'ailleurs, notre directeur des politiques, qui va lire
les extraits de notre mémoire puis qui va présenter certaines de nos
propositions. Par la suite, on sera disponibles pour répondre à vos questions.
M. Châteauvert
(Pierre) : Merci, M. Demers. De manière
générale, vous savez, la Fédération québécoise des municipalités souhaite que
les communautés locales et régionales aient plus d'autonomie dans leur fonctionnement,
également en matière de sécurité routière. C'est d'ailleurs un sujet qui
revient aussitôt, la sécurité routière, dès qu'un accident ou un décès survient
sur leur territoire. Les municipalités sont des partenaires incontournables du
gouvernement, du ministère en cette matière, et c'est pourquoi nous accueillons
avec intérêt les propositions de la ministre.
Aussi, la fédération partage l'objectif de
la ministre de prioriser la sécurisation des zones scolaires ainsi que toutes
celles où la sécurité des citoyens pourrait être compromise. En effet, tous
conviennent de l'importance de se mobiliser pour sécuriser ces zones.
Toutefois, nous tenons à le préciser d'entrée de jeu, le coût et le financement
des aménagements doivent être abordés directement si on désire que les projets
nécessaires se réalisent. Le ministère doit travailler de concert avec les
municipalités...
M. Châteauvert
(Pierre) : ...dans cet effort et faire en
sorte que les leviers financiers soient au rendez-vous. Le ministère devra aussi
assumer sa part de responsabilité et revoir ses façons de faire, notamment dans
les cas où ces zones se retrouvent sur le réseau supérieur. De là de
l'importance... de là l'importance que les deux paliers de gouvernement
travaillent main dans la main en collaboration sur cette question. Nous y
reviendrons.
Le projet de loi se veut ambitieux en ce
qui concerne les photo-radars et qui portent maintenant le nom d'appareils de
contrôle automatisés, les ACA. Globalement, nous partageons la volonté et l'orientation
proposées par la ministre. Nous soulignons également sa volonté d'alléger les
contrôles et redditions de comptes en ce qui concerne les ACA. Je préfère
photo-radars, mais en tout cas, on va dire ACA. C'est notamment le cas des
articles quatre et cinq du projet de loi qui modifient l'article 294.1 du
code de la sécurité routière et qui allègent le processus de vérification quant
à l'utilisation des ACA. Nous encourageons d'ailleurs le ministère à poursuivre
dans cette voie lorsqu'il est question de vérification et de reddition de
comptes.
En ce qui a trait à la détermination des
sites où les appareils pourront être implantés, nous pensons que les critères
qui détermineront ceux-ci devront être souples et établis en concertation avec
le monde municipal. Advenant que le déploiement subvienne subséquemment à un
exercice de diagnostic de sécurité routière au niveau de la MRC, il faut que
les rôles de chacun soient bien établis afin de répondre aux attentes et
surtout que les ressources financières qui accompagnent ces exercices soient
facilement accessibles et suffisantes.
Sur le plan des partages des revenus, nous
avons été heureux de constater que la possibilité d'ententes avec les
municipalités, telles qu'elles existaient dans le projet pilote de coopération
municipale, vont perdurer dans le temps. Notre recommandation quant à ce point
est de... que des options de partage des excédents soient évaluées afin
d'offrir aux municipalités l'option la plus avantageuse pour elles, compte tenu
de leur réalité, si on souhaite vraiment qu'elles aient la marge de manœuvre
pour investir dans les mesures de sécurisation routière, en particulier dans
les zones scolaires. Nous l'avons dit, d'importantes sommes seront nécessaires
pour la réalisation d'aménagements pour assurer la sécurité, et les revenus qui
seront tirés de ces photo-radars devraient être prioritairement investis dans
ces projets.
Un autre élément important du projet de
loi touche l'instauration d'un régime de sanctions administratives pécuniaires.
L'idée de délester une
partie du traitement des constats d'infraction et de les
diriger vers une autre instance que les tribunaux de la Cour du Québec est en
toute cohérence avec la position que nous avons défendue lors des consultations
sur le projet de loi n° 40 sur la réforme des cours municipales, adopté
récemment par l'Assemblée nationale. Nous émettons le souhait que le
Gouvernement puisse, dans la mesure du possible, se servir des outils qui sont
déjà en place afin de minimiser les coûts de fonctionnement, contrôler les
nouvelles dépenses et surtout ne pas dédoubler des structures qui existent
déjà.
Nous souhaitons aussi rappeler que, dans
de nombreuses cours municipales du Québec, le système informatique permet une
gestion intégrée et efficace de ce type d'infraction et encourageons le
gouvernement à désigner celles-ci, lorsque cela est possible, à
titre
d'organismes désignés pour gérer les constats d'infraction et leur
contestation.
• (11 heures) •
Autre volet important du projet de loi,
les véhicules hors route. Les membres de la fédération sont tous d'accord, un
décès sera toujours un décès de trop sur les routes comme dans les sentiers.
Cependant, et il faut le rappeler, la grande majorité des accidents surviennent
en dehors du réseau routier et sont le résultat de fausses manœuvres ou de
comportements à risque. Aussi nous croyons que les modifications prévues par le
projet de loi ne sont... ne sont pas en adéquation avec les risques réels
encourus et qu'elles complexifieront grandement la tâche des administrations
municipales sans rien changer à la sécurité des usagers.
Selon nous, l'article 65 du projet de
loi est problématique dans son ensemble. Cet
article prévoit l'obligation de
tenir une assemblée publique sur le projet de règlement, de procéder à un avis
public au plus tard le 15e jour qui précède la... qui précède la tenue de
l'assemblée et de faire parvenir le règlement au ministre dans les
15 jours de son adoption, accompagné d'un rapport dont le gabarit se
retrouvera sur le site du ministère. Si le projet de loi est adopté... donc un
nouveau mécanisme d'adoption de règlement différent de celui prévu dans le code
municipal et la Loi des cités et villes, et ce, sans parler du pouvoir de
désaveu de la ministre à l'égard des règlements relatifs aux véhicules hors
route.
Vous conviendrez donc avec nous que l'on
ne puisse accepter cette proposition et qu'il nous est difficile de comprendre,
après avoir signé une entente de réciprocité le 13 décembre dernier avec
le gouvernement, où l'importance de s'attaquer à la lourdeur des redditions de
comptes est identifiée comme une priorité, qu'un projet de loi vienne ainsi en
ajouter. Ce n'est pas l'obligation de tenir une assemblée qui pose problème,
nous la faisons régulièrement dans nos dossiers, non, ce sont des obligations
du type obligation de produire un rapport devant être transmis à la ministre
dans le délai précis et selon un gabarit précis qui nous ramènent en arrière.
On s'éloigne donc de la responsabilisation des acteurs avec de telles propositions.
Aussi nous demandons respectueusement de faire confiance aux municipalités
locales et régionales et de revoir cet aspect du projet de loi.
Concernant l'obligation de réduire la
vitesse en tout temps à un maximum de 30 kilomètres/heure et de...
d'aménager des zones et corridors scolaires, tous s'entendent sur la nécessité
de bouger, que l'on doit faire quelque chose, mais les choses ne sont...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) M. Châteauvert
(Pierre) : ...jamais simple, même en
matière de sécurité. En outre, la notion de «en tout temps» concernant la
limite de vitesse peut sembler attrayante à première vue, mais aussi devenir
excessive lorsqu'on l'applique. Nous sommes d'avis que... comme la ministre,
que toutes les zones scolaires doivent offrir un niveau de sécurité équivalent,
mais il demeure que toutes les zones scolaires ne sont pas utilisées de la même
manière. Par exemple, pourquoi imposer cette limitation partout et en tout
temps dans des secteurs peu fréquentés en dehors des jours et des périodes
scolaires? Nous demandons plutôt d'accorder une certaine latitude aux élus
municipaux pour les laisser libres d'apprécier chaque situation. Nous croyons
qu'ils sont les mieux placés, par exemple, pour juger des périodes où l'abaissement
de la vitesse est nécessaire et de celles où la limite peut être de 50 ou de
40. Il faut de la souplesse pour garder les choses le plus simple... et garder
les choses le plus simple possible pour nous assurer que les mesures seront
suivies et respectées par nos concitoyens.
Nous avons déjà abordé la question, les
coûts rattachés à la mise à niveau des zones et des corridors scolaires et les
aménagements qui en découleront seront très élevés. Le programme... Le
gouvernement a bonifié son programme d'aide financière actif... au transport
actif, mais nous sommes tous... nous savons tous déjà que les sommes prévues
seront insuffisantes. Les finances des municipalités sont sous pression, comme
celles... tout comme celles du gouvernement. Nous réitérons donc la nécessité
de nous asseoir rapidement pour discuter des moyens à prendre pour atteindre
nos ambitions collectives en ce domaine.
Toujours concernant la sécurité des zones
où on doit intervenir, notamment les zones scolaires, nous avons mentionné plus
tôt que plusieurs d'entre elles se retrouvent sur des routes numérotées et
relèvent donc du ministère des Transports. Or, on ne compte plus le nombre de
différends entre le ministère et les municipalités concernant ces zones. Si on
impose des obligations aux municipalités, il sera impératif que le ministère
des Transports et de la Mobilité durable prêche par l'exemple et change ses
propres pratiques en ce domaine. Pour ce faire, il faudra que le ministère
modifie ses normes et ses politiques lorsque les routes nationales traversent
des villages et des villes, particulièrement aux abords des zones scolaires. À
ce chapitre, la ministre a lancé dans la dernière année une initiative qui
consiste à mettre en œuvre des mesures visant à renforcer les relations, à
simplifier les échanges et à harmoniser les pratiques avec le milieu municipal.
Essentiellement basée sur la responsabilisation des directions régionales, les
municipalités doivent pouvoir échanger avec des gens en mesure d'appliquer
leurs décisions, cette approche suscite un certain intérêt là où on l'applique.
Notre demande est donc simple, il faut continuer dans cette lignée. Il faut
accélérer et amplifier ce mouvement. Il faut que la politique, la nouvelle
approche de la ministre puisse se concrétiser partout sur le territoire.
Le chantier lancé par la ministre est
important, et nous partageons ses objectifs. Nous avions d'ailleurs accueilli
son annonce avec intérêt, comme disait M. Demers. Pour la FQM, il reste à
ajuster des éléments pour que la ministre puisse atteindre ses objectifs tout
en respectant le rôle et la responsabilité de ses partenaires municipaux. Merci
beaucoup.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
messieurs Demers et Châteauvert. Et je cède maintenant la parole à la
partie
gouvernementale, à Mme la ministre pour une période de 15 minutes 56 secondes.
Mme Guilbault : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Merci, messieurs, M.
Demers, M. Châteauvert, qui est un habitué. Vous êtes tous deux des habitués.
Donc, M. Châteauvert se passe de présentation, mais c'est gentil de nous l'avoir
quand même introduit. Merci, messieurs, d'être ici. Très, très intéressant.
Vous faites suite à l'UMQ, donc c'est sûr que, je vous dirais, il y a des
éléments qui se recoupent, mais il y a une sensibilité particulière, là, de
par, entre autres, la taille de... la taille ou la composition des... ou la
nature des ressources pour certains de vos membres, qui, des fois, ont des
ressources plus limitées pour donner suite à des objectifs parfois d'envergure,
comme on a dans le Plan d'action sur la sécurité routière, donc... Et on est
très, très sensibles à ça. Puis j'aimerais peut-être commencer par ça.
Vous avez abordé, à la toute fin, la
mesure 16 du plan d'action, qui était de... puis j'en ai parlé avec vos
prédécesseurs aussi, de déposer le tout premier plan d'action pour renforcer,
puis améliorer, puis rendre plus efficaces les relations entre mon ministère et
les municipalités, donc il me semble que c'est ce à quoi vous faisiez
référence, qui, effectivement, était notre souhait, de franchir un pas vraiment
concret pour que ça travaille mieux ensemble. C'est parce que je me promène
beaucoup, vous vous promenez beaucoup, on sait que, des fois, bon, ce n'est
pas... tout n'est pas parfait, mais on souhaite que les arrimages puis l'efficacité
soient de plus en plus grands, entre autres pour donner suite au plan d'action
de la sécurité routière, mais aussi l'ensemble des besoins qui sont énormes sur
nos deux réseaux respectifs. Donc, est-ce que vous me confirmez que le... puis
on l'a confectionné ensemble de toute façon, là, mais est-ce que vous me
confirmez qu'à date ce plan-là atteint son objectif?
M. Demers
(Jacques) : Oui, en grande partie, et puis
c'est un... vraiment un pas vers l'avant. Cet échange-là est très, très
important dans l'ensemble des dossiers, parce que je pourrais nommer des
dossiers qui traînaient... plus de 15 ans, résolutions de municipalités année
après année, réduire des vitesses à l'intérieur d'un village pour l'école,
mais, non, c'est une route à numéro, donc vous n'avez aucun pouvoir municipal, M.,
pour avancer ce dossier-là. Là, on a réussi des étapes à des endroits comme ça.
Je pense que c'est un pas intéressant. On s'enfarge encore dans certaines
réglementations. Des fois, on... Je vais prendre un petit exemple, là, mais des
fois on veut avoir une traverse de...
M. Demers
(Jacques) : ...étant donné qu'il n'y a pas
tant de piétons qui traversent certains villages, on ne veut pas avoir un flash
ou une lumière qui est à temps plein. On vient en avoir un qu'on appuie sur le
bouton quand on a à traverser, mais là on nous dit : Oui, oui, mais si
vous l'avez, ce côté-là, ça le prend de l'autre côté parce que... puis je lui dis :
Il y a-tu une question de sécurité. L'autre côté, la vision est très bonne, et
le danger n'est pas là. Bien oui, mais c'est dans le règlement que s'il y en a
d'un bord, ça le prend l'autre bord. C'est des choses comme ça que je
dis : Quand on commence à se parler, c'est intéressant, mais il faudrait
aussi se permettre de dire que ces gens-là avec qui on parle ne sont pas
toujours cadrés dans des réglementations ou des choses où est-ce que la seule
réponse qu'on y trouve, c'est de dire : C'est le règlement, c'est comme
ça, c'est tout ce que je peux faire. J'aimerais qu'on ait une espèce de
latitude de dire : Est-ce qu'il y a un danger pour les citoyens? Est-ce
qu'on peut penser aux citoyens ou aux enfants qui traversent ces rues-là?
Est-ce que ça a un impact? Est-ce que le pas qu'on est en train de faire, on
vient d'améliorer la place? Là, on pourrait voir, puis c'est... c'est un cas
peut-être unique, mais justement de prendre des fois un cas unique pour
dire : Il ne faut pas faire du mur à mur. Mais, à votre question
principale, c'est une avancée plus qu'importante.
M. Châteauvert
(Pierre) : Si vous permettez, Mme la
ministre, simplement pour... effectivement, ce que M. Demers dit, là, c'est...
on le voit sur le terrain, mais on part de loin, simplement qu'on... de loin
avec votre prédécesseur, et on a été obligé d'intervenir parce que le ministère
retirait des panneaux, vous savez, qui indiquent la vitesse, là, votre vitesse,
tu sais, ça flashe quand on dépasse le niveau de la vitesse, sur des routes numérotées,
c'était interdit, et le ministère retirait des panneaux comme ceux-là, qui
étaient installés par les municipalités pour dire aux gens : Regardez,
quand vous traversez un village, je pense à Saint-Siméon, sur la Côte-Nord, où
est-ce que je vois le député de... de René-Lévesque qui passe souvent, là. Et
le panneau, on... le ministère avait retiré ce panneau-là parce qu'il disait
que ça ne correspondait pas au règlement. Et ça, ça fait quelques années. C'est
votre prédécesseur qui l'a... qui a arrêté cette pratique-là. Donc, on part de
loin, il y a beaucoup de choses à faire, mais on le remarque, mais... disons,
vous savez, la culture des entreprises, des ministères, c'est long à changer.
Donc, il ne faut pas lâcher, comme on dit. Il faut continuer.
Mme Guilbault : Bien, absolument. En tout cas, nous autres, moi, depuis un
an que je suis là, on est très, très en action sur ce front-là pour essayer
tant d'enlever de la lourdeur... puis je reviendrai sur les VHR, je veux
laisser du temps à mon collègue de René-Lévesque, mais je vais revenir
là-dessus. Mais, pour la lourdeur puis l'efficacité, là, tu sais, moi, j'aime
bien que les choses se passent, vous aussi. Ça fait que c'est ça, on travaille
ensemble.
• (11 h 10) •
Puis aussi la mesure huit, dans notre plan
d'action Sécurité routière, vous savez qu'on s'est engagé, de notre côté, à
modifier à la fois le tome un et le tome cinq, donc la conception puis la
signalisation. Tu sais, l'exemple que vous donnez, là, on n'a pas le droit de
mettre telle affaire à temps partiel, puis tout ça. Bon, alors, on va
introduire un
chapitre piéton, dans le tome un. Alors évidemment, je ne sais
pas... je ne suis pas en train de présumer de ce qui va être dans le tome, le
chapitre en question, là, je ne suis pas ingénieure, puis tout ça, puis on va
faire les choses scientifiquement puis correctement, mais c'est simplement pour
refléter la sensibilité énorme qu'on a pour la sécurité des piétons, mais aussi
le gros bon sens de la vraie vie dans l'entièreté de nos régions puis de nos
municipalités un peu partout au Québec. Parce que tout le monde n'habite pas à
Québec ou à Montréal, là, puis il y a plusieurs réalités un peu partout. Bref,
on est... on est sur la même longueur d'onde. On va continuer de travailler ensemble
là-dessus.
Sur les ACA, parce que c'est un point
important, là, toute la question des dépenses et des revenus, puis je le disais
encore une fois à vos prédécesseurs, il y a eu un rapport, puis c'est sûr que
les cinq municipalités qui ont participé au projet pilote de coopération
municipale, c'est Laval, Longueuil, Montréal, Québec, Gatineau. Et donc, on a
eu des discussions avec eux, on a un bilan, on a un rapport qui fait le bilan,
qui est quelque
part ici, là, enfin, de ce projet pilote là, sur, justement
comment ça s'est passé. Parce que, quand on dit : On voudrait affecter des
revenus... on voudrait que les revenus soient redonnés aux municipalités avec
toutes les variantes que ça peut comporter, là, dans les diverses
recommandations, êtes-vous d'accord, vous, à l'aise avec... Puis c'est ça, ici,
on n'est pas... parce que notre pagination est un peu déficiente, 122, bon,
c'est ça, de ce rapport-là.
Êtes-vous à l'aise avec le principe de
dire... Parce qu'il y a quand même des coûts importants qui viennent avec ça, à
la fois pour l'acquisition, l'installation, l'entretien et l'utilisation. Donc,
de dire : On déduit l'ensemble de ces frais-là, de ces frais fixes et de
ces frais de gestion. On prend l'excédent des revenus et on le réinvestit en
sécurité routière. Oui, par l'entremise de programmes, soit des fonds ou
programmes gouvernementaux, mais ultimement, ça retourne en sécurité routière.
Puis, si on prend les programmes dans les fonds, même le TAPU, ça retourne
beaucoup dans les municipalités. Donc, est-ce que ce principe là, vous, vous
êtes à l'aise avec ça? Parce que c'est un peu ce qui... ce qu'on projette
faire, essentiellement...
Mme Guilbault : ...pour la suite, on va faire des ententes avec les
municipalités, comme c'est prévu à l'article 12, mais... c'est-tu l'article 12,
ou 13, ou, en tout cas... 30, en tout cas, bon, on ferait une entente de
partage de coûts avec les municipalités, pour reprendre un peu cet esprit-là.
Alors, vous, êtes-vous à l'aise avec ça?
M. Demers (Jacques) : Bien oui, je pense que c'est un principe qui se défend très
bien. En même temps, il faut faire attention quand on dit un partage des
revenus, par la suite, à quelle place c'est investi. Je me dis, si on l'a mis
dans un secteur parce qu'on considère que ce secteur-là est problématique...
Puis, pour moi, les photoradars, il ne faut pas que ça soit sur une base de
dire : On a tel volume de voitures qui passent à cet endroit-là, donc on
peut mettre un photoradar. Photoradar, il faudrait que ça continue à
représenter des endroits qu'on a des problématiques. On ne demande pas aux
policiers de faire de la surveillance aux endroits où est-ce qu'on sait que...
Ce n'est pas sur une base de volume, mais sur base de problématiques. On n'est
pas là nécessairement pour y faire des revenus, mais c'est vraiment pour... on
a une problématique, c'est une des façons de faire ralentir le trafic, mais,
après ça, cet argent-là devrait souvent être le plus local ou régional
possible, parce que, s'ils ont des problématiques à cet endroit-là, c'est
probablement là aussi qu'on va devoir investir.
M. Châteauvert
(Pierre) : Et si vous permettez, Mme la
ministre, on est déjà habitués à ce genre de pratiques, ce genre de partage
avec d'autres ministères. On a déjà des ententes, on gère pour, notamment,
Ressources naturelles, tout ce qui est sur les terres publiques. Le défi, dans
ce genre de démarche-là, ce n'est pas... c'est d'identifier les coûts et que ça
soit clair, qu'on s'entende. Mais là... Les photoradars, j'ai comme l'impression
que ça va être plus simple que quand on parle de gestion des baux villégiature,
et tout ça, sur les terres publiques. Ça, c'est assez compliqué, merci, en
fonction des diverses réalités puis des coûts, puis il y a des poursuites, bon.
Je vous fais grâce du détail, mais on est déjà habitués à ce genre de démarche
là. Pour nous, ce n'est pas un problème.
Donc, effectivement, on s'entend sur les
coûts, et tout ça... puis on arrive à une formule, puis on dit : O.K.,
d'accord, on s'entend, et après, sur ce qu'on doit faire avec les sommes. C'est
déjà une pratique qu'on connaît, que l'on connaît, qu'on est habitués.
Mme Guilbault : Oui, bien, effectivement, puis ce que vous dites est très
intéressant, puis c'est justement dans l'esprit de dire : Ne nous limitons
pas à choisir des emplacements qui vont être rentables pour maximiser les
revenus, au détriment de zones qui peut-être sauveraient plus de gens ou
assureraient plus de sécurité. Ça fait que c'est pour ça que, des fois, quand
on installe des photoradars dans des zones, tu sais, peut-être justement des
plus petites municipalités où il y a moins de volume, ça génère moins de
revenus, mais c'est quand même important. Ça fait que, là, quand tu prends le
coût total, quand tu prends la somme des revenus puis la somme des dépenses, si
on dit la municipalité voudrait le gérer elle-même, ça ne serait probablement
pas rentable.
C'est pour ça que, moi, l'idée de
dire : On continue de faire ça de façon groupée, on continue d'être le
gestionnaire du parc, ensuite de ça, une fois qu'on a déduit les frais, on
partage les revenus puis on s'assure que c'est réaffecté en sécurité routière
me semble être la bonne avenue pour préserver, pour ne pas que la rentabilité à
tout prix devienne un critère trop prédominant, au détriment de la sécurité.
M. Demers
(Jacques) : Sur ce point-là, je pense
qu'il va probablement y avoir une évolution. Je pense qu'à la base vous avez
absolument raison, c'est de la façon qu'il faut partir, mais il faudrait
comprendre aussi, par la suite, parce ce que peut-être qu'on va s'apercevoir
qu'il y a des... il y a des coûts. Est-ce qu'ils ont le personnel pour faire
ces éléments-là? Peut-être les municipalités vont... on embarquerait dans cette
équation là puis on a peut-être le personnel qui peuvent le faire. Donc, on le
sait, ne serait-ce que les... les indicateurs de vitesse qu'on met à différents
endroits, bien, ça prend quelqu'un qui les change de temps en temps, qui s'en
occupe. Mais est-ce que ça doit toujours être quelqu'un... ça prend quelqu'un
qui a le temps puis qui comprend son territoire aussi, puis c'est pour ça que
je pense que la municipalité peut souvent être dans l'équation puis être
certaine que l'endroit où est-ce qu'elle va le placer convient aussi à ce qui
se passe sur son territoire. Si c'est toujours quelqu'un qui vient de
l'extérieur, il y a peut-être des éléments qu'il va oublier, d'importance, qui
peut se vivre dans ce milieu-là.
Mme Guilbault : Oui. Bien, c'est pour ça qu'on prévoit que la détermination
des autres secteurs, à
part les chantiers routiers puis les zones scolaires,
qui sont prévus explicitement dans le projet de loi, ça va être fait en
collaboration avec le ministre.
Je veux laisser du temps à mon collègue de
René-Lévesque. Donc, très rapidement, sur les VHR, dans le fond, vous,
essentiellement, vous dites : C'est déjà lourd, c'est déjà long, la
paperasse, on est tannés, n'en ajoutons pas d'autre chose? Bien, je vous résume
ça très, très vite, là.
M. Demers
(Jacques) : Oui, bien, c'est ça.
Mme Guilbault : Pour économiser le temps.
M. Demers
(Jacques) : En même temps, il y a une
ouverture là-dessus, de regarder d'un territoire à l'autre. Faisons attention
de ne pas faire du mur-à-mur, là-dedans, non plus. Il y a des territoires qui
ont des particularités puis qu'il faut... il faut les regarder à la pièce, ces
morceaux-là. Il y a des endroits... Puis il faut faire attention parce que, des
fois, on dit : Bon, bien, on veut faire du mur-à-mur, le principe, en
théorie, c'est bon, on est plus sécuritaire. Mais, des fois, quand on a besoin
de policiers pour faire la surveillance ou des choses, peut-être qu'on rend ça
plus compliqué et plus dangereux. Faisons attention aussi aux décisions qu'on
prend, pour être certain qu'on reste sur un mode de sécurité et qu'on n'est pas
en train de faire l'inverse, à vouloir trop restreindre. Parce que la
surveillance policière...
M. Demers
(Jacques) : ...quoi que ce soit sur des
grands territoires, souvent, elle n'est pas très présente. Ça fait que, c'est
beau de mettre un règlement, si on n'a pas la force de l'appliquer, on peut
avoir une problématique aussi.
Mme Guilbault : Parfait. Merci.
Le Président (M. Jacques) : Merci,
Mme la ministre. M. le député de René-Lévesque, pour 3 min 30 s.
M. Montigny : Merci. On va y
aller rapidement. On a parlé beaucoup de mur-à-mur, des municipalités, de votre
rôle aussi auprès du citoyen. On sait, il y a des comités de sécurité routière
dans les municipalités, dans les villes, tout ça. Un gouvernement de proximité,
proche du citoyen. Il y a des gens qui vont venir nous voir pour nous dire
qu'ils veulent, pour toutes sortes de raisons, mettre un 30 kilomètres
partout sur le territoire des villes point, pas juste en zones scolaires,
partout. Tu sais, moi, j'étais maire, là, d'une ville à Baie-Comeau, puis ce
qui me questionne, c'est pourquoi on amènerait quelque chose comme ça,
mur-à-mur? Si c'est bon dans un secteur où on a mis un radar pédagogique, où on
a collecté des données puis que c'est bon dans ce secteur-là, pourquoi on
l'imposerait partout? Tu sais... Ça fait que j'aimerais ça vous entendre
là-dessus.
M. Demers
(Jacques) : Bien, je pense que vous avez
entièrement raison qu'il faut regarder localement ce qui se passe. Parce que,
dans bien des villages, là, on n'a pas 5 % de notre population qui vit
dans le village, ce qu'on appelle le périmètre urbain, là où il y a un
trottoir. O.K., on pourrait peut-être réduire ces endroits-là. Souvent, on le
fait pour les écoles, mais déjà avec une certaine souplesse où qu'on met des
heures où que ça dit que, de telle heure à telle heure, tu dois être à
30 km, après ça, tu reviens à 50 km. Mais il y a peut-être d'autres
endroits qui sont des bords de lac, les gens marchent, et tout ça, puis que,
oui, cet endroit-là a besoin d'avoir un 30 km. Puis peut être qu'ils
mettront un 20 kilomètres, mais il faut faire attention pour ne pas faire
du mur-à-mur. Il y a peut-être des grandes sections qui seraient à 50 km
ou même à 70 km, puis c'est parfait.
Ça fait que, quand qu'on arrive à penser
qu'on peut appliquer à la grandeur du territoire des éléments, bien, c'est là
où est-ce que la relation avec le ministère, il est intéressant de dire :
Est ce que ce qu'on amène là-dessus... puis d'avoir la discussion, je pense
qu'on va... Puis la population va nous le dire localement aussi, là. Si ça ne
convient pas, vous pouvez être certain que nos marcheurs ou nos gens qui sont
là vont passer les messages. En même temps, le trafic, il a le droit d'avoir
une fluidité. Si on vient de compresser puis de créer un faux entonnoir, puis
que ça cause d'autres problèmes, c'est de là où est-ce qu'il ne faut surtout
pas arriver avec du mur à mur dans des décisions comme ça. Mais on comprend la
diminution à certains endroits.
M. Montigny : Ça va. S'il me
reste encore un peu de temps, je vous amènerais sur un autre élément. Des gens
qui vont nous dire, là, de tout de suite mettre en place, là, une réflexion,
une vision pour limiter les grands véhicules. Moi, j'ai un VUS électrique, là,
je fais la distance, là, évidemment, à Baie-Comeau, au Québec, en véhicule
électrique, tout le temps, à chaque semaine. Simplement dire que ce véhicule
électrique là, oui, c'est un VUS, mais il ne consomme aucun pétrole puis, en
même temps, il est fonctionnel pour la ville. Ce n'est pas un gros, gros véhicule,
mais, en même temps... J'aimerais ça vous entendre là-dessus. Est-ce que vous
avez déjà réfléchi à cet enjeu-là ou pas du tout? Tu sais, moi, je viens d'une
région, c'est normal, là, c'est l'hiver, puis on a besoin des fois d'un grand
véhicule.
• (11 h 20) •
M. Châteauvert
(Pierre) : Vous savez, on fait souvent de
grandes conférences pour nos membres par rapport à l'écologie et
l'environnement, et ça, c'est fondamental. Et un grand professeur que je ne
nommerai pas, il a lui-même un pick-up parce qu'il en a de besoin en région.
Effectivement, se promener avec un gros... ou les gros F-150 ou les 350 à
Québec, ce n'est peut-être pas une bonne idée parce que tu ne rentres même pas
dans les stationnements souterrains, là, mais nous, en région, les gens ont
besoin de flexibilité parce que c'est des fois des outils de travail, et tout.
Sur la limitation, on n'a pas eu de réflexion à l'interne par rapport à ça. Il
n'y a pas eu de discussion, il n'y a pas eu de position qui a été élaborée, de
réflexion qui a été élaborée par la FQM, mais c'est certain que les gens ont
besoin d'une flexibilité.
Le Président (M. Jacques) : M. Châteauvert,
ceci termine le bloc d'échange avec la
partie gouvernementale. Je cède
maintenant la parole à l'opposition officielle et à M. le député de Nelligan
pour 12 min 23 s.
M. Derraji : Merci, M. le
Président. J'ai vraiment aimé la question de l'ex-maire de Baie-Comeau sur la
flexibilité de la présence des F-150 dans notre vie. C'est très, très
intéressant de voir cet échange.
Merci, messieurs, M. Demers et
M. Châteauvert, pour le mémoire et pour les recommandations. J'ai pas mal
de questions, mais je vais y aller en vrac. Je vais commencer par le
financement. Vous avez vu, vous étiez là, je ne sais pas si vous avez entendu
l'UMQ avant vous parler d'être impliqué en amont. Je vois que, dans la
recommandation no 1, vous nous suggérez dans... et vous suggérez à la
ministre...
M. Derraji : ...dans les
articles 4 et 5, d'enlever la reddition de comptes. Pouvez-vous juste nous
dire pourquoi?
M. Demers
(Jacques) : Bien, en partie, c'est qu'on
commence à avoir une allergie aux redditions de comptes, là, il ne faut pas se
cacher, là, c'est incroyable ce que ça a l'air simple d'envoyer aux
municipalités puis aux MRC, puis dire : Bien, vous allez nous faire un
rapport, vous allez... vous allez décider puis là vous allez travailler
là-dessus en ayant l'impression que tout ça est gratuit puis qu'il n'y a
personne qui a... de temps. S'il y a quelque chose que nos membres nous
demandent, puis nos directeurs généraux des municipalités, aussitôt qu'on parle
de reddition de comptes, on se dit : Comment ça se fait? Il me semble, il
n'y a pas tant d'années, les gouvernements disaient : Quand on va vous en
mettre, on va vous en enlever parce que vous en avez trop. Il y a un super de
beau rapport Perrault dont je suis un des signataires, je ne sais pas pourquoi
j'en parle encore parce que c'est ce rapport-là... Oui, oui, puis d'autres, il
va y en avoir d'autres rapports puis ça va revenir toujours sur cet élément-là.
On parle tout le temps d'avoir... Ce qu'on a de besoin, bien souvent, là,
c'est... c'est de dire si vous avez besoin d'une information, parce que là on
met de la reddition de comptes sans souvent d'avoir une contrepartie. Si vous
avez de besoin d'une information, de l'avoir localement, mais d'avoir
l'obligation de la reddition de comptes, c'est à ça qu'on en a. Si c'est des
données que vous voulez qu'on garde, s'il y a des éléments que vous avez des
questionnements, la transparence, on est pour ça, mais quand on nous parle de
reddition de comptes, ne sachant pas si y a quelqu'un quelque part qui va la...
seulement la regarder, c'est à ça qu'on se questionne.
M. Derraji : O.K. Donc, pour
l'article 4 et 5, votre suggestion, c'est enlever la reddition de comptes.
M. Châteauvert
(Pierre) : En fait, c'est... l'expérience
pilote a donné des résultats, et ce qu'on constate, c'est qu'effectivement
on... on avait certaines craintes qu'on recule sur les résultats qui étaient
assez intéressants par rapport à toute cette question-là. Et donc, la ministre,
la ministre a décidé de continuer dans ce sens-là, puis nous ce qu'on dit à la
ministre, c'est : Allons donc encore plus loin dans la réflexion de tout
l'ensemble de la reddition de compte.
M. Derraji : Mais je vais
vous aider... je vais vous aider à ce qu'on aille beaucoup plus loin. Pour les
gens qui ne savent pas de quoi s'agit-il, parce que vous avez parlé d'un projet
pilote, élaborez un peu. J'ai du temps. Ça va être intéressant parce qu'il y
avait un projet pilote, il a donné des résultats, vous voulez qu'on aille
beaucoup plus loin. C'est très intéressant et rafraîchissant pour les membres
de la commission.
M. Châteauvert
(Pierre) : En fait, par rapport à ça,
c'est... toute la question... c'est toute la question : C'est qui qui est
propriétaire? Qui qui va installer le photo radar? En fait, l'ACA, maintenant,
qu'il faut dire, là. Et, par rapport à cette... le partage des revenus, la
question de qui doit... qui... la façon de calculer les revenus, et tout, puis
qui doit l'appliquer. Il y a des formules qui sont sorties de cette expérience
pilote là qui sont intéressantes, qui sont des liens directs et non pas
nécessairement : Bien, on attend votre rapport, et tout. Puis là, bon,
bien, à l'intérieur de délais. Il y a une flexibilité que... on n'était pas
associé directement. Mme la ministre a nommé les villes tout à l'heure puis,
effectivement, ce sont des grandes villes. On a suivi parce qu'il y a eu des
comités, puis tout ça, puis il y a eu des discussions. Il y a des... il y a une
flexibilité qui vient dans la gestion qui est sortie de cette expérience pilote
là qui est intéressante, qui va nous permettre de nous asseoir avec le
ministère par après, pour bâtir une relation puis une gestion de ce... de ce
nouvel équipement-là, à la satisfaction des gens, et c'est ça qui nous
intéresse énormément.
Je faisais référence tout à l'heure à
la... à d'autres expériences qu'on a avec des ministères par rapport à la gestion
des coûts puis par rapport à la gestion d'une activité, en fait, d'un élément
de l'État, et pour qu'on en arrive à la fin, en termes de partage de revenus,
puis d'application, puis d'émission de permis, de... là je fais référence à
toute la question de gestion de baux de villégiature qui est une entente assez
importante et qui est... et qui, à la fin, on se... on s'assoit. Donc, c'est ce
qu'on fait, on détermine la... on s'entend sur une formule pour déterminer les
coûts réels puis les responsabilités de chacun, et c'est.... et je peux vous
dire que c'est très large. Là, actuellement, on est en débat puis on est en
révision de ça, ce n'est pas parfait, puis on a souligné des problèmes, et tout
ça, mais là, avec le ministère, on est en train de discuter sur identifier les
coûts, les responsabilités. Et, à la fin, on arrive : Bon, ça coûte tant,
et, voici, nous, on met tant, puis vous, vous mettez tant. Et là, à la fin, on
arrive avec un montant final. Et là qu'est-ce qu'on fait avec les surplus? Parce
qu'il y a des revenus de ça. Qu'est-ce qu'on fait? Là, on les utilise pour
telle chose, telle telle activité, telle amélioration. Mais l'expérience pilote
a donné ce genre de démarche là, en fait, a identifié ce genre de démarches là,
puis ça va nous permettre d'aller plus loin par après. Donc, c'est ça qu'on...
Nous, c'est ce qui nous intéresse. Donc, c'est sur la base de partenariats. Ce
n'est pas nécessairement de la base de contrôle et c'est ça qui nous intéresse.
C'est pour ça qu'on dit qu'on aimerait aller plus loin.
M. Derraji : J'ai bien
compris. Donc, au fait, la demande du... de la Fédération québécoise des
municipalités aujourd'hui en commission, c'est que c'est très bon, le projet de
loi, c'est une avancée au niveau de la sécurité routière, mais vous voulez être
impliqués en amont...
M. Châteauvert
(Pierre) : ...ah! ça, c'est certain.
M. Derraji : ...notamment le
choix des sites.
M. Châteauvert
(Pierre) : Ah! ça, c'est clair.
M. Derraji : L'emplacement,
partage des revenus, partage des coûts. Oui.
M. Châteauvert
(Pierre) : Ah oui! Ah oui! Sinon, on ne
voit pas comment ça peut fonctionner parce que, notamment, au niveau des
revenus, il va sortir des revenus importants... 250.
M. Derraji : Oui, oui, il y a
une étude qui... qui détermine déjà les revenus préliminaires. Donc, vous voyez
d'un bon œil. C'est une source de revenus supplémentaire pour vos membres que
vous défendez.
M. Châteauvert
(Pierre) : Pour faire des aménagements
liés à la sécurité routière.
M. Derraji : Oui, mais je ne
vais pas faire l'avocat de la
partie gouvernementale, mais il y a déjà de
l'argent. Mais je veux juste vous citer qu'est-ce que j'ai devant moi. Il y a
le Programme d'aide financière au développement des transports actifs dans les
périmètres urbains qui a été bonifié, vous pouvez me corriger, de 60
millions de dollars pour les cinq prochaines années. Ils disent déjà qu'il
y a de l'argent et ça va être prioriser de l'aménagement. Est-ce que c'est
assez?
M. Châteauvert
(Pierre) : Non, bien, on l'a dit
clairement, là, dans le texte, que... On le sait tout de suite, que ce ne sera
pas suffisant. Ça, c'est clair.
M. Derraji : O.K. Donc, pour
vous, les 60 millions de dollars, ce n'est pas suffisant.
M. Châteauvert
(Pierre) : Moi, juste... Bien, tantôt,
le... on a entendu l'UMQ qui donnait l'exemple de la ville de Québec, je ne
l'avais pas vu, celle-là, et... mais c'est... Non, non, c'est clair et net que
ça va prendre des investissements importants. Exemple, une route nationale,
vraiment, de... genre, la 116 qui traverse plusieurs municipalités, ce sont
de... c'est du 90 kilomètres heure et tout, pour... pour s'assurer
qu'effectivement, quand ça traverse puis qu'il y a une école secondaire, une
école élémentaire ou une autre... un parc... Et donc ça va prendre des
aménagements. Et on ne parle pas de... on ne parle pas de deux, 300 000 $
dans ces cas-là, là. La 116, des fois, c'est de la quatre voies, là. C'est
quelque chose de très important.
M. Derraji : On a réglé, on a
réglé la... ce que vous voulez au début. Mais moi, ce qui m'inquiète, c'est que
vous dites que, même cette enveloppe... bon, le plan est ambitieux, mais ce
qu'on a comme enveloppe est insuffisant pour mettre en place ce plan ambitieux.
M. Demers
(Jacques) : Ce qu'on pense, c'est que...
C'est pour ça qu'on a besoin des revenus, pour avancer avec ces éléments-là. Ça
fait que les revenus qu'il va y avoir doivent être réinvestis. On ne le fera
pas toute la première année, mais on va devoir avancer. Quand je m'aperçois
que, juste de faire une bonne traverse, chez nous, dans un petit village ou
est-ce que ça va coûter probablement 100, 150 000$, minimum... puis
Sainte-Catherine-de-Hatley, là, ce n'est pas la municipalité moyenne, c'est une
petite municipalité, ça fait que, si ça me coûte 100, 150 000$ puis on sait
qu'il y a 1100 municipalités au Québec, pas difficile de faire un calcul ,que
de dire: Oh! O.K., ça ne correspond pas à la dépense minimale qu'on a besoin à
certains endroits. Mais on pense que ces endroits-là, oui, leurs revenus vont
être intéressants.
En même temps, moi, je souhaite vraiment que le
revenu ne soit pas très élevé, parce que le but ultime, c'est de ralentir le
trafic, ce n'est pas de faire de l'argent, puis ça, je pense qu'il faut aussi
le garder dans l'équation. Si les photoradars font une job extraordinaire et
toutes des... peut-être qu'on aura besoin d'investir moins de sommes à ces
endroits-là. Parce que le but, c'est de ralentir le trafic, d'être capable
avoir quelque chose de plus sécuritaire pour tout le monde. Bien, on le
travaille des deux sens. Peut-être que si l'impact est beaucoup plus grand
qu'on s'attend, tout le monde ralentit, peut-être que les installations, tout
ce qu'on appelle le mobilier urbain a de besoin moins d'avancer, tu sais, la
descente des lumières, tout ce qu'on sait, qu'il ne faut pas que ça ait l'air
d'une autoroute, mais plutôt d'un endroit où est-ce qu'on voyage de façon plus
paisible et plus lente. C'est ce qu'on va amener.
• (11 h 30) •
M. Derraji : Oui, c'est
excellent. Donc, à
part le financement que vous étiez très clairs sur le
départ, vous dites que l'enveloppe budgétaire présente, les 60 millions, est
insuffisante. On avance. Là, maintenant, on arrive au partage des revenus. Nous
sommes d'accord que le but d'avoir tout cela, c'est vraiment avoir un impact
sur la sécurité de tout le monde, que ce soient ceux qui conduisent les
voitures ou les piétons.
Là, maintenant, rendu aux revenus, dans un
monde idéal, la FQM aimerait quoi... partage de revenus? Parce que c'est très
important. Parce que, si le coût est très élevé, on a déjà une idée sur
l'enveloppe budgétaire, ça veut dire que c'est des coûts qui seront répercutés
sur les municipalités. Je vous réfère au mémoire... au conseil... qui a été
déposé au Conseil des ministres, page 22, je ne sais pas si vous l'avez vu,
c'est très clair, au niveau des zones scolaires, la nouvelle limite, ça
dit : «De plus, l'obligation d'aménager ces zones selon les dispositions
élaborées par la ministre des Transports et de la Mobilité durable impliquera
des coûts pour les municipalités.» Donc, on le sait, il va y avoir des coûts
que les municipalités doivent supporter.
Là, aujourd'hui, vous levez le drapeau par rapport
à cela, par rapport aux coûts, par rapport à l'aménagement, mais même par
rapport au plan, parce qu'on ne veut pas... On peut se donner la meilleure loi
qu'on veut, mais la mise en place, ça va nécessiter des investissements.
L'enveloppe, vous la critiquez déjà, ce n'est pas assez. Maintenant, comment on
peut partager, selon vous, votre recommandation, ce que vous venez de dire, la
partie revenus avec ce que va nous coûter le projet lui-même, de...
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11 h 30 (version non révisé
e) M. Derraji : ...et de la mise
en place des ACA.
M. Châteauvert (Pierre) : Là, en fait, il y a une enveloppe qui est là. On dit qu'elle
est insuffisante. Et, à côté, il y a des revenus qui vont venir des
photoradars. Il faut s'asseoir sur leur partage. On sait très bien que l'ensemble
de ces aménagements-là va se réaliser sur une très longue période. Ça ne peut
pas se faire en... comme M. Demers disait, c'est pour... plusieurs années,
donc, à ce moment-là... Puis on s'est... dans... on est habitués. En termes d'infrastructures,
il manque toujours des sous, mais on arrive, dans certains dossiers, à... avec
le gouvernement, avec une entente, en discutant, en s'assoyant et en discutant
de ce qui s'en vient comme revenus, puis tout ça, puis ce qui s'en vient comme
dépenses, à planifier et arriver à ajuster la demande avec la réalité. Nous, ce
qu'on dit... Bon, là, l'enveloppe prévue est insuffisante. Il s'en vient des
sous des photoradars. Bien, à ce moment-là, assoyons