Institutions — 31 January 2014 (40th Legislature, 1st Session)
CI 2014-01-31
Quebec — Committees
Alors, Mme la
Présidente, cet
article reprend essentiellement le droit actuel.
La Présidente (Mme
Beaudoin) : Est-ce qu'il y a d'autres interventions? M. le député de
Fabre.
Ouimet (Fabre) : Bonjour, Mme la Présidente. En fait, je
vais simplement profiter de l'occasion pour saluer les collègues, Mme la Présidente, les gens qui
nous accompagnent, et souligner que l'article proposé était identique à celui
de l'avant-projet de loi. Donc, je n'ai pas d'autre commentaire.
Présidente (Mme Beaudoin) : Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 690 est adopté?
La Présidente (Mme
Beaudoin) : M. le ministre.
St-Arnaud : Ça, c'est de bon augure pour le reste de nos
travaux de ce matin.
L'article 691 se lit comme suit :
jugement rendu contre le tuteur d'un mineur ou le tuteur, curateur ou
mandataire d'un majeur, en cette qualité, ne peut être exécuté contre le mineur ou le majeur lorsqu'il devient
apte à exercer ses droits que 10 jours après lui avoir été
signifié.
«Celui
rendu en faveur du représentant peut être exécuté en son nom, même après la
cessation de ses fonctions.»
Voilà,
Mme la Présidente. Et peut-être
quelques commentaires que j'ai ici au cahier, qui sont très simples, en fait,
Mme la Présidente, puisqu'on me signale que
cet
article 691 reprend essentiellement le droit actuel aux articles 558
et 559 du Code de procédure civile.
La Présidente (Mme Beaudoin) : M. le
député de Fabre.
Ouimet (Fabre) :
Et, à toutes fins pratiques, équivalent à l'avant-projet de loi, sauf quelques
modifications de style. Voilà.
Présidente (Mme Beaudoin) : S'il n'y a pas d'autre intervention, nous
allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 691 est adopté?
La Présidente (Mme
Beaudoin) : M. le ministre.
St-Arnaud : Alors, Mme la Présidente, nous arrivons à la
section V, «Les règles particulières de l'exécution forcée sur action
réelle».
Alors,
je vais vous lire l'article, Mme la Présidente, 692 tel qu'il se retrouvait au projet
de loi n° 28, mais, comme je
l'ai annoncé il y a déjà quelque temps, quelques mois, pour ne pas dire l'an
dernier, puisque c'était en 2013, il y aura un amendement qui sera
apporté à cet article. Alors, l'article 692 au projet de loi se lit comme
suit :
«Lorsque
la
partie condamnée à livrer ou à délaisser un bien ne s'exécute pas dans le
délai imparti par le jugement ou par une convention subséquente entre
les parties, le créancier du jugement ordonnant l'expulsion du débiteur ou
l'enlèvement des biens peut être mis en possession par l'avis d'exécution.
«Cet
avis, lorsqu'il vise l'expulsion, est signifié au moins cinq jours avant son
exécution. Il ordonne au débiteur de retirer ses meubles dans le délai
qu'il indique ou de payer les frais engagés pour ce faire.
«Cependant, si l'avis
concerne la résidence familiale du débiteur, ce délai doit être d'au moins 30
jours; le tribunal peut, à la demande du
débiteur, prolonger ce délai d'au plus trois mois, dans le cas où l'expulsion
lui causerait un préjudice grave. Aucune prolongation ne peut valoir
au-delà du terme du bail, le cas échéant.
«Aucune expulsion n'a
lieu pendant la période du 20 décembre au 10 janvier.»
Alors,
ça, c'est l'article, Mme la Présidente, tel qu'on le retrouvait au projet de
loi n° 28, déposé en avril 2013. Vous aurez compris que l'article,
dans son premier alinéa, reprend essentiellement le droit actuel. L'avis
ordonnant l'expulsion ou l'enlèvement des
biens est, lorsque le jugement est exécutoire, signifié à la personne tenue au délaissement
par l'huissier.
Quant
aux autres alinéas, Mme la Présidente, il y aura un amendement qui les
concernera et qui, essentiellement, fera
disparaître le troisième alinéa et modifiera substantiellement le quatrième. Et
essentiellement, Mme la Présidente, vous vous rappellerez
probablement — vous
étiez là à
titre de membre de la commission — nous avons entendu un
organisme, nous avons reçu des mémoires sur cet
article 692 lors des… Vous
n'avez pas l'amendement?
M. St-Arnaud :
On me dit que tout a été distribué.
Ouimet
(Fabre) : J'ai dû l'égarer, à ce moment-là.
St-Arnaud : Et je continue pendant qu'on les retrouve ou qu'on
donne la dernière version, Mme la Présidente. Vous vous rappellerez qu'on a eu des représentations, en septembre
dernier, de certaines associations. D'ailleurs, je pense que certains sont présents dans la salle — je les salue, Mme la Présidente — des gens de l'Association des propriétaires
d'appartement du Grand Montréal, c'est bien
ça? Il y a M. Renaud et M. Perron, voilà, qui sont dans la salle. Alors, on a
eu des représentations par écrit et par témoignage, ce qui nous a amenés
à réfléchir.
Vous
vous rappellerez, Mme la Présidente, que l'article 692 était… reprenait, en
fait, l'avant-projet de loi qui avait été
déposé par mon prédécesseur, le député de Saint-Laurent, à l'article 690 de
l'avant-projet de loi, qui avait été déposé à l'automne 2011. Alors, quand on a préparé le projet de loi n° 28,
on a essentiellement, sur cette question, repris l'article 690. On
n'avait pas eu beaucoup de commentaires à ce moment-là sur l'article. Le
gouvernement précédent n'avait pas eu beaucoup de commentaires sur
l'article 690.
Alors,
on a repris tout simplement le 690 dans le 692. Mais effectivement, depuis
avril, on a eu un certain nombre de
représentations, en commission et par écrit, qui nous amènent, Mme la
Présidente… qui nous ont amenés à réévaluer… Et moi, dès le mois de septembre, j'avais dit aux gens qui
m'accompagnaient, à la sous-ministre qui était à mes côtés, que
les arguments qui nous étaient présentés en commission parlementaire
méritaient réflexion. Et on a fait la réflexion, et ça m'amène, Mme la
Présidente... Et je l'ai annoncé en bonne
partie publiquement, mais on a fait
encore d'autres modifications qui devraient
rendre encore plus agréable l'amendement pour certains des gens concernés, et
notamment pour l'Association des
propriétaires d'appartements du Grand Montréal. Alors, voici l'amendement, Mme la
Présidente :
L'article 692 du projet
de loi est modifié :
1° par l'ajout, à la fin du deuxième alinéa,
de : «et l'avise que s'il fait défaut d'obtempérer, les meubles seront
réputés abandonnés»;
2° par la
suppression — comme
je l'avais annoncé cet automne — du troisième alinéa;
3° par le
remplacement du quatrième alinéa par le suivant : «Aucune expulsion n'a
lieu un jour férié.»
Alors,
la première
partie de l'amendement vise à assurer la cohérence avec l'article
693 proposé en clarifiant la portée de la présomption et de faire en sorte
que le débiteur soit avisé de cette présomption.
Le deuxième amendement ou la deuxième
partie de l'amendement, Mme la Présidente, fait suite aux remarques,
donc, comme je le disais, de plusieurs intervenants ayant démontré que la
disposition occasionnera un accroissement important
des délais en matière d'expulsions reliées au bail résidentiel, alors ce qui
nous amène à supprimer complètement le troisième alinéa.
la troisième
partie de l'amendement prévoit qu'aucune expulsion ne peut avoir
lieu un jour férié. Vous vous rappellerez,
Mme la Présidente, que — je l'ai lu tantôt — le quatrième alinéa du projet de loi
prévoyait : «Aucune expulsion n'a
lieu pendant la période du 20 décembre au 10 janvier.» Alors, nous avons
décidé... On avait eu aussi d'autres représentations
là-dessus, que c'était une longue période de temps, et on a décidé de limiter
cela aux jours fériés, qui sont un
certain nombre de jours bien prévus dans notre code. Mais, au-delà des jours
fériés, il sera possible de procéder à une expulsion. Voilà
l'amendement, Mme la Présidente.
La Présidente (Mme
Beaudoin) : Oui. Mme la députée de Montmorency, à vous la parole.
St-Laurent :
J'aurais un petit commentaire. Je comprends que, du 20 décembre au 10 janvier,
c'est trop. Cependant, ce que je propose, on pourrait dire qu'aucune
expulsion n'a lieu pendant la période du 25 décembre au 1er janvier. Déjà, ça donne seulement
quelques jours, puisque le 25 décembre est un jour férié et le 1er
janvier est un jour férié. Ça fait
que je pense qu'à ce moment-là ça donne trois jours de plus.
Mais je pense que ça ne nuit pas à personne qu'on le dise, qu'aucune expulsion n'a lieu pendant la période du 25
décembre au 1er janvier. Je pense que ça serait plus humain, d'un côté,
là. C'est important puis ça ne nuit pas à personne.
St-Arnaud : On est en
train de vérifier la définition de «jour férié». Moi, j'étais sur l'impression
que le 24 était un jour férié. Mais non. Le 24, 25, 26...
St-Laurent : 25,
26, 1er et le 2. Donc, on pourrait mettre du 25 décembre au 2 janvier...
une douzaine de jours.
La Présidente (Mme
Beaudoin) : Me Longtin.
M. St-Arnaud :
Oui, peut-être maître... Voulez-vous nous... Oui, oui. Je vais...
La Présidente (Mme
Beaudoin) : Bon. M. le ministre.
M. St-Arnaud :
Je vais vous dire ça, Mme la Présidente. Attendez.
Ouimet
(Fabre) : ...
St-Arnaud : Oui. Le député de
Fabre dit de nous rafraîchir la mémoire sur les congés catholiques. Alors, la
Loi d'interprétation,
article 61.23° :
«Les mots "jour
de fête" et "jour férié" désignent : les dimanches — c'est
important de se le dire, là, ça inclut les dimanches; le 1er janvier; le
Vendredi saint; le lundi de Pâques; le 24 juin[...]; le 1er juillet [...] ou le
2 juillet si le 1er juillet tombe un
dimanche; le premier lundi de septembre, fête du Travail; le deuxième lundi
d'octobre; le 25 décembre; le jour
fixé par proclamation du gouverneur général pour marquer l'anniversaire du
Souverain — Mme la
Présidente, alors, vous voyez que ça
bouge, ça dépend de la date de naissance du souverain; [et] tout autre jour
fixé par proclamation ou décret du gouvernement comme jour de fête publique
ou d'action de grâces.»
Alors,
effectivement, je constate donc que le 24, le 26, le 31 et le 2 janvier ne sont
pas là. Alors, on pourrait faire un
amendement pour ajouter... Je pense qu'on respecterait l'intention de
l'amendement, qui était de dire, là : Ça n'a pas de bon sens, du 20 décembre ou 10 janvier. Mais
est-ce que le 24 décembre ou le 26 décembre, 31 décembre, 2 janvier on
ne pourrait pas l'élargir? Je ne sais pas ce que vous en pensez, M. le député
de Fabre.
La Présidente (Mme
Beaudoin) : M. le député de Fabre.
Ouimet
(Fabre) : Merci, Mme la Présidente. En fait, bon, la première
idée, c'est celle d'exclure les jours fériés,
ce avec quoi je pense que ça va assez bien, quoiqu'on me faisait remarquer que
là on se trouve, le ministre le souligne, à exclure les dimanches, ce qui... Quand on parle d'expulsion, quelqu'un
me faisait remarquer que peut-être
qu'on aime mieux être expulsé une
journée où on ne travaille pas qu'une journée où on est au travail puis que,
là, en même temps, il
faut gérer l'expulsion du logement. Donc, en excluant les jours fériés et en…
ce qui fait que l'expulsion ne peut pas avoir lieu un dimanche, est-ce
qu'on ne nuit pas à tout le monde pour gérer de façon, disons, plus humaine l'expulsion, là? Parce que
la réalité, c'est que, la société québécoise évoluant, il y a moins de monde qui
considère le dimanche comme férié
puis qu'on vaque à nos occupations plus mondaines, laïques et moins religieuses
le dimanche. Mais donc ça, c'est la question du jour férié.
la proposition de la députée
de Montmorency, puisque nous
avons des personnes directement touchées, je pense que c'est une idée intéressante, celle d'exclure
la semaine entre Noël et le jour de l'An, mais on peut-u juste s'assurer
que les personnes qui nous accompagnent sont
à l'aise avec cette suggestion? On pourrait peut-être suspendre juste pour
être sûrs que…
St-Laurent : Je
pourrais rajouter quelque chose. Quand je parle du 25 décembre au 1er janvier, je pense aux
familles avec des enfants aussi, et ça, je trouve ça… Je pense
qu'il n'y a personne q