CAT — 5 November 2024 (43rd Legislature, 1st Session)
CAT 2024-11-05
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35e législature, 1re session (29 novembre 1994 - 13 mars 1996)
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34e législature, 2e session (19 mars 1992 - 10 mars 1994)
34e législature, 1re session (28 novembre 1989 - 18 mars 1992)
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33e législature, 1re session (16 décembre 1985 - 8 mars 1988)
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32e législature, 3e session (9 novembre 1981 - 10 mars 1983)
32e législature, 2e session (30 septembre 1981 - 2 octobre 1981)
32e législature, 1re session (19 mai 1981 - 18 juin 1981)
31e législature, 6e session (5 novembre 1980 - 12 mars 1981)
31e législature, 5e session (24 octobre 1980 - 24 octobre 1980)
31e législature, 4e session (6 mars 1979 - 18 juin 1980)
31e législature, 3e session (21 février 1978 - 20 février 1979)
31e législature, 2e session (8 mars 1977 - 22 décembre 1977)
31e législature, 1re session (14 décembre 1976 - 23 décembre 1976)
30e législature, 4e session (16 mars 1976 - 18 octobre 1976)
30e législature, 3e session (18 mars 1975 - 19 décembre 1975)
30e législature, 2e session (14 mars 1974 - 28 décembre 1974)
30e législature, 1re session (22 novembre 1973 - 22 décembre 1973)
29e législature, 4e session (15 mars 1973 - 25 septembre 1973)
29e législature, 3e session (7 mars 1972 - 14 mars 1973)
29e législature, 2e session (23 février 1971 - 24 décembre 1971)
29e législature, 1re session (9 juin 1970 - 19 décembre 1970)
28e législature, 5e session (24 février 1970 - 12 mars 1970)
28e législature, 4e session (25 février 1969 - 23 décembre 1969)
28e législature, 3e session (20 février 1968 - 18 décembre 1968)
28e législature, 2e session (20 octobre 1967 - 20 octobre 1967)
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27e législature, 5e session (22 octobre 1965 - 23 octobre 1965)
27e législature, 4e session (21 janvier 1965 - 6 août 1965)
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26e législature, 1re session (20 septembre 1960 - 22 septembre 1960)
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25e législature, 2e session (13 novembre 1957 - 21 février 1958)
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Cette version du Journal des débats est une version préliminaire : elle peut donc contenir des erreurs. La version définitive du Journal, en texte continu avec table des matières, est publiée dans un délai moyen de 2 ans suivant la date de la séance.
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mardi 5 novembre 2024
Vol. 47 N° 78
Étude détaillée du projet de loi n° 76, Loi visant principalement à accroître la qualité de la construction et la sécurité du public
Aller directement au contenu du Journal des débats
Heures
9 h 30
10 h
10 h 30
11 h
11 h 30
12 h
15 h
15 h 30
16 h
16 h 30
17 h
17 h 30
18 h
18 h 30
19 h
Journal des débats
9 h 30 (version non révisée)
(Neuf heures cinquante-sept minutes)
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
bon matin à tous. Ayant le quorum, je déclare la Commission de l'aménagement du
territoire ouverte.
Alors, la commission est réunie ce matin
afin de procéder à l'étude détaillée du projet de loi n° 76, la Loi visant
principalement à accroître la qualité de la construction et la sécurité du
public.
Est-ce qu'il y a des remplaçants, Mme la
secrétaire?
La Secrétaire : Oui, M. le
Président. Mme Poulet, Laporte, est remplacée par Mme Mallette, Huntingdon; M.
Ciccone, Marquette, est remplacé par Mme Lakhoyan Olivier, Chomedey; Mme
Setlakwe, Mont-Royal-Outremont, est remplacée par Mme Cadet, Bourassa-Sauvé; et
M. Fontecilla, Laurier-Dorion, est remplacé par M. Leduc,
Hochelaga-Maisonneuve.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, depuis la fin des audiences publiques, il y a des mémoires qui
sont rentrés au niveau de la commission, alors je les dépose officiellement ce
matin. Alors, c'est les mémoires de l'Union des municipalités du Québec ainsi
que les mémoires... la mémoire... les mémoires de la Fédération des chambres de
commerce du Québec qui ont été reçus. Et aussi je dépose une lettre de l'Ordre
des architectes du Québec, l'Ordre des ingénieurs du Québec et l'Ordre des
technologues professionnels du Québec.
Alors, nous en sommes maintenant aux
remarques préliminaires. Je rappelle que tous les députés ont 20 minutes
pour faire les remarques. Alors nous allons commencer par M. le ministre.
M. Boulet : Oui, merci, M. le
Président. Bon mardi matin à tout le monde. Permettez-moi d'abord de saluer
tous les collègues, là, les collègues gouvernementaux, les collègues des partis
d'opposition. Moi, je suis toujours hyperheureux de commencer l'étude
détaillée. Ici, c'est le projet de loi n° 76, qui vise à accroître la
qualité de la construction et de sécuriser la population québécoise.
Je sais que tout le monde est préparé. C'est
un projet de loi qui a été élaboré de manière extrêmement rigoureuse, après
consultation des acteurs clés de l'industrie de la construction qui gravitent
autour de la Régie du bâtiment du Québec. Et je pense que, tous ensemble, on
peut, avec un projet de loi de cette nature-là, avoir une incidence positive
dans le domaine de l'habitation du Québec. On sait à quel point c'est
superimportant de bien loger, de construire plus, mais particulièrement de
mieux construire, et c'est ce que nous allons faire tout le monde ensemble.
• (10 heures) •
Vous le savez, je le redis, dans les
dernières années, il y a eu une augmentation quand même assez importante du
nombre de non-conformités, de 42 % en 2019-2020. Le pourcentage des
inspections qui ont trouvé ou qui ont détecté au moins un élément de
non-conformité est passé à 59 %. C'est une augmentation de 17 % en
cinq ans. Puis, en termes de ratio du nombre de non-conformités, on est passés
de 1.07 en 2019-2020 à 1,66 en 2023-2024. Salutations...
Haut de la page
10 h (version non révisé
e) M. Boulet : ...bon matin. Vous
avez été salué généreusement, collègue.
Et sans parler de tout ce qui a été mis en
exergue par les médias québécois, les histoires d'horreur, les problématiques
qui ont engendré des dommages quand même considérables au niveau matériel, mais
qui ont provoqué aussi des drames humains. C'est les familles, les proches puis
les personnes qui sont malheureusement laissées souvent à elles-mêmes.
Il y a plusieurs des propositions
contenues dans le projet de loi qui visent à rencontrer nos objectifs, et, je
le répète, c'est suite à des consultations, une collaboration qui est intense
depuis plusieurs années entre la RBQ et les différents partenaires.
Lors des consultations particulières, vous
me permettrez de nommer les 16 groupes que nous avons entendus : l'Ordre
des architectes du Québec, l'Ordre des ingénieurs du Québec, la Corporation des
maîtres électriciens, l'Association de la construction du Québec, la
Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie, l'APCHQ, les professionnels
construction, habitation, la Corporation des entrepreneurs généraux, les
Manufacturiers de structures de bois, les Elles de la construction. On en
parlait un peu plus tôt à quel point ce groupe est venu nous témoigner d'exemples
concrets qui démontraient que parfois des vices étaient camouflés parce que...
malheureusement, parce qu'il n'y avait pas d'inspection pour les détecter.
Quand ils nous parlaient de moisissures qui étaient occultées par des travaux
de peinture, je pense que simplement ça nous fait réaliser à quel point il faut
aller plus loin en la matière. La Centrale des syndicats démocratiques, l'Ordre
des technologues professionnels du Québec, l'Association des consommateurs pour
la qualité dans la construction, la Garantie de construction résidentielle, le
Regroupement des gestionnaires et copropriétaires, Me Éric Thibodeau et Me
Philippe Farley. Donc, je les remercie aussi d'avoir contribué au climat
positif et constructif des consultations. On a reçu en tout 18 mémoires, qu'on
va lire... en fait, dont nous avons complété non seulement la lecture, mais l'analyse,
avec toute la considération qui est méritée.
Évidemment, un des articles principaux, c'est
celui qui concerne l'article 16. On veut augmenter la qualité des travaux,
notamment par les inspections. Je l'ai répété souvent, je vais continuer de le
redire, ce qui est dans le projet de loi, c'est un seuil minimal. Il n'y a pas
d'obligation actuellement de faire des inspections, encore moins quant au
nombre d'étapes charnières. Évidemment, ça va varier en fonction de la nature
et la complexité du bâtiment, mais il faut que, minimalement, il y ait trois
inspections. Et une, certainement, étape charnière qui m'apparaît
incontestable, qui a été reprise par l'ensemble des groupes, c'est avant la
fermeture des murs, parce que souvent il y a des problématiques qui découlent
malheureusement des travaux d'électricité et de plomberie et quand les murs
sont fermés, puis il y a eu des cas de construction où les murs avaient été
fermés à la hâte pour camoufler des problématiques qui, si elles avaient été
détectées en amont, auraient évité des dommages importants. Ces étapes-là
seront définies par un plan de surveillance puis vont permettre, bien sûr, d'obtenir
une attestation de conformité à la fin avant que ce soit accessible à la
population. Évidemment, on réfère à des inspections qui seront faites par des
professionnels expérimentés, les ingénieurs, les architectes. Et, lors des
consultations... Puis je sais aussi, il y en a qui nous l'ont mentionné, il y
en a déjà, des inspections, qui se font, particulièrement quand c'est des
travaux de construction qui découlent de donneurs d'ordres dans le secteur
institutionnel, commercial, industriel. Le projet de loi, là, si je pouvais le
résumer d'une autre façon, vise à généraliser les bonnes pratiques là où il n'y
en a pas.
On a déposé, puis j'essaie de travailler
beaucoup en collaboration avec les partis d'opposition, un certain nombre d'amendements
que j'ai transmis vendredi matin aux collègues des partis d'opposition. Et
notamment la majorité des commentaires, lors des consultations particulières,
portaient sur la notion de donneur d'ouvrage, qu'on retrouve...
M. Boulet : ...dans
d'autres juridictions canadiennes. Évidemment le concept d'entrepreneur ou
propriétaire constructeur, pour moi, il incluait le donneur d'ouvrage ou le
client qu'il est, l'ultime bénéficiaire, mais c'est important que les lois
soient bien comprises. Si on veut qu'elles soient bien appliquées, il faut que
le langage corresponde à la compréhension de ceux qui doivent la respecter.
Donc, je vais déposer un amendement pour introduire dans la loi la notion de
donneur d'ouvrage en cohérence avec celle d'entrepreneur et de propriétaire
constructeur. Et ces deux concepts qui sont omniprésents dans la
loi sur le
bâtiment, c'est la raison pour laquelle on avait utilisé ces concepts-là, mais
maintenant on aura le concept de donneur d'ouvrage.
Il y a plusieurs groupes qui ont mis en
lumière l'importance de spécifier que les technologues professionnels,
évidemment toujours en conformité avec les lois professionnelles qui les
gouvernent, soient inclus dans les professionnels qui seront autorisés à mettre
en perspective et à faire les inspections. Et ça, c'est aussi un amendement, on
l'inclut dans l'article 16, donc, au même
titre que les ingénieurs et les
architectes. L'objectif ultime, évidemment, c'est d'obtenir une attestation de
conformité pour permettre à tous ceux qui commencent à habiter d'avoir une
tranquillité, une plus grande tranquillité d'esprit en ce qui concerne leur
investissement. Et c'est le cas notamment des édifices à condos en hauteur,
ceux non assujettis au plan de garantie obligatoire dont le RGCQ nous a
sensibilisés sur les enjeux de qualité.
Et il y aura une précision sur la remise
du contrat, du plan et de l'attestation de conformité. Et pour moi, c'est
important de dire que, quand on fait une étude détaillée, on discute. Moi, je
maintiens le dialogue, notamment avec mes collègues des partis d'opposition.
J'ai eu des discussions avec ma collègue de Bourassa-Sauvé, mon collègue de
Hochelaga-Maisonneuve. Ils m'ont fait part de leurs préoccupations. Puis je ne
veux pas m'attribuer une paternité exclusive des amendements. Je veux que ce
soit des paternités conjointes, notamment cet amendement-là que j'ai discuté
avec ma collègue de Bourassa-Sauvé pour m'assurer que l'acquéreur subséquent ou
le syndicat des copropriétaires soient nommés expressément dans la loi comme
étant des personnes à qui ces documents-là sont remis dans les cas et
conditions déterminés par le règlement qui sera adopté par la Régie du
bâtiment.
Qualification des entrepreneurs, c'est
aussi un pilier essentiel de notre projet de loi. Formation obligatoire en
continu pour les répondants entrepreneurs. Là, ici, dans le projet de loi, on
oblige une formation initiale obligatoire, en plus des examens administrés par
la RBQ pour l'obtention d'une licence. Bon, évidemment, on se dote, moi, je
pense, de la ceinture et des bretelles, mais je pense qu'en matière de qualité
on ne peut pas faire de compromis.
La qualité est particulièrement
essentielle quand on parle de construction résidentielle, parce que c'est
souvent l'achat le plus important d'une vie. À l'heure actuelle, il n'y a pas
de protection pour l'acheteur d'une maison neuve si l'entrepreneur n'est pas
accrédité au plan de garantie. Donc, afin de les protéger de manière
additionnelle, le projet de loi propose d'élargir le cautionnement des
entrepreneurs d'une maison neuve lorsqu'ils ne détiennent pas la catégorie ou
la sous-catégorie plutôt de licence prévue. Puis quand un entrepreneur n'adhère
pas à un plan de garantie, il n'y a actuellement pas d'annulation automatique
de la sous-catégorie qui lui permet de construire des habitations neuves. Il
peut donc continuer à prendre les dépôts d'acheteurs. Donc, une mesure du
projet de loi prévoit une annulation automatique pour protéger les acheteurs.
• (10 h 10) •
Il y a des mesures aussi qui prévoient
l'encadrement des différends en ce qui concerne l'application du plan de
garantie, c'est la médiation et l'arbitrage. Pour la sécurité du public, public
mieux informé, on bonifie les informations disponibles dans le registre. Et ça,
ça faisait suite, je l'ai mentionné aussi, à un rapport de la Vérificatrice
générale en 2021. On prévoit de donner des informations...
M. Boulet : ...sur des
suspensions ou annulations de licence pour pouvoir informer adéquatement la
personne qui a à déterminer l'identité de l'entrepreneur, avoir un peu plus son
profil passé. Et c'est dans ce même esprit là qu'on propose de permettre à la
RBQ d'exiger d'ajouter d'autres informations, comme le numéro de licence, dans
toute forme de publicité ou autre, bon.
Il y a les inspections préachat, on a déjà
fait un bout de chemin pour la formation continue des inspecteurs. Il y a des
mesures dans le projet de loi pour mieux encadrer cette formation-là. Et, dans
les leviers supplémentaires, évidemment, c'est la possibilité d'imposer aux
entrepreneurs des correctifs ou des mesures pour revenir à la non-conformité le
plus rapidement possible, plutôt que de se limiter à une suspension ou une
annulation de licence. Il y a le... tout le régime de sanctions administratives
pécuniaires, qui est un régime qui est beaucoup plus souple, beaucoup plus
agile, qui nous permet de revenir à la conformité plus rapidement que de
laisser le chemin pénal suivre son cours, avec les envois au DPCP, les délais
et tout ce que ça implique. Et ça, je pense que ça va être bénéfique pour la
population et aussi pour l'amélioration de la qualité des travaux.
Évidemment, un autre amendement que nous
avons déposé, c'est que ce régime de sanctions administratives pécuniaires ne
soit pas effectif avant d'avoir rendu public le cadre général d'application de ces
sanctions. Et encore une fois, ça, c'est un des amendements que nous avons
déposés, et que j'ai discuté abondamment, et qui nous tenait à cœur, autant à
ma collègue de Bourassa-Sauvé, en fait, les collègues du Parti libéral... je
vois sourire notre ami Thomas, mais c'est important pour moi de le dire, de le
réitérer : C'est un amendement dont je veux partager la paternité.
Il y a le délai de carence, qui permet
qu'un entrepreneur dont la licence a été annulée... soit respecté avant
d'obtenir une nouvelle licence. Il y a des mesures de facilitation pour les
poursuites au pénal en ce qui concerne les dirigeants d'entreprise. Évidemment,
ça aussi, c'est pour permettre un retour rapide à la conformité. Enfin, il y a
des mesures d'harmonisation avec la loi concernant les maîtres électriciens et
les maîtres mécaniciens tuyauteurs, parce que vous savez qu'ils émettent les
licences... pour les maîtres électriciens puis les maîtres mécaniciens
tuyauteurs, ils assurent la qualification des entrepreneurs dans leurs champs
d'activité respectifs, donc, pour leur octroyer aussi un pouvoir facilité de
poursuivre au pénal dans certaines situations, en infraction, bien sûr, à leurs
lois respectives.
Donc, pour conclure, M. le Président, je
pense que ce projet de loi est une combinaison d'audacité et de respect de la
capacité de faire. Puis il faut revenir constamment à l'approche collaborative.
Il y en a beaucoup de mes collègues gouvernementaux qui me disaient : Il
ne faut pas que ça retarde, il faut que ça respecte l'harmonie dans l'exécution
des travaux de construction puis ne pas que ça coûte plus cher. Et c'est ce que
nous demandons. Et il y a des groupes qui sont venus nous le demander Il faut
que la collaboration soit de mise, mais souvent je dis : Ça coûte de huit
à 15 fois plus cher, selon garantie de construction résidentielle, de réparer
ce qui aurait dû ou pu être détecté par une inspection. L'inspection donne des
résultats. Le lien de causalité entre le nombre et la qualité des inspections
et le nombre de non-conformités est déjà bien établi. Donc, gardons ça
constamment à l'esprit.
Donc, j'invite maintenant mes collègues à
amorcer l'étude détaillée et je suis convaincu que l'étape que nous
entreprenons va se dérouler avec un ton aussi constructif que lors des
consultations particulières. Donc, je vous remercie, ça complète avec mes
remarques, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup, M. le ministre. Alors, nous allons maintenant du côté de l'opposition
officielle avec la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Merci, M. le
Président. Donc, bonjour, M. le ministre, bonjour, chers collègues des autres
oppositions, bonjour à ma collègue de Chomedey, également. Donc, je suis...
donc, du Parti libéral du Québec, on aura l'occasion d'entendre ma collègue...
Mme Cadet : ...aussi, donc...
en tout cas, il nous... il s'agissait, donc, d'un projet de loi, donc, attendu,
donc nous sommes heureuses, donc, de nous retrouver ici, donc, afin de
l'étudier. Donc, le ministre, donc, vient de le dire, je pense que le style,
donc, collaboratif, donc, c'est ce qui nous permettra, donc, de bien faire
avancer ce dossier, et je nous souhaite, donc, une étude détaillée fructueuse à
tous et à toutes, donc. Également, donc, salutations aux autres collègues de la
partie gouvernementale, et à nos recherchistes, et membres, donc, du cabinet,
donc, du côté... du côté gouvernemental, donc, qui nous accompagnent afin de
nous assurer que tout se déroule pour le mieux.
J'aimerais également, donc, remercier le
ministre, donc — il vient, donc, de le mentionner, donc — pour
la transmission des amendements au préalable. Lors de la... notre dernière
étude détaillée de projet de loi, donc, le ministre, donc, nous avait entendu
déplorer, à juste titre, donc, le processus dans lequel donc, nous nous... nous
étions liés à ce moment-là. Donc, j'apprécie le fait qu'il en ait pris acte
cette fois-ci et que nous ayons eu... nous ayons eu, donc, l'occasion, donc, de
prendre connaissance, donc, des différents amendements qui viennent d'être
développés, l'un après l'autre, lors des remarques préliminaires faites par le
ministre à l'instant même.
J'aimerais aussi, à mon tour, remercier
les groupes qui... qui sont... et qui sont intervenus, donc, tour à tour, lors des
consultations particulières. Permettez-moi, M. le Président, donc, à mon tour,
de les nommer, donc, pour leur contribution. Donc, on parle, oui, donc, de 16
groupes, et en plus, donc, de ceux qui nous ont déposé des mémoires, incluant,
donc, ceux qui ont déposé des mémoires, donc, ce matin, que vous avez nommés,
donc, en début d'étude détaillée, M. le Président, donc, au début, donc, de
cette séance de travail. Donc : Me Éric Thibodeau, associé avocat, l'Ordre
des architectes du Québec, l'Ordre des ingénieurs du Québec, la Corporation des
maîtres électriciens du Québec, l'Association de la construction du Québec, la
Corporation des maîtres mécaniciens en tuyauterie du Québec, l'Association des
professionnels de la construction et de l'habitation du Québec, l'APCHQ, qui,
donc, devrait être avec nous sous peu, la Corporation des entrepreneurs
généraux du Québec, Manufacturiers de structures de bois du Québec, Les Elles
de la construction, qui, effectivement, donc, nous ont livré, donc, des
témoignages poignants, donc, quant aux défis liés, donc, à... aux déficits,
donc, de qualité dans l'industrie de la construction, la Centrale des syndicats
démocratiques, l'Ordre des technologues professionnels du Québec, l'Association
des consommateurs pour la qualité de la construction, Garantie de construction
résidentielle, Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec, et
Me Philippe Farley, associé principal, Farley Avocats.
Je prends le temps, donc, de le nommer, M.
le Président, parce que, j'ai souvent l'occasion de le dire, les... les groupes
qui prennent le temps de déposer des mémoires, de nous arriver avec une... des
renseignements informés sur leurs positions nous permettent à nous, comme
législateur, de mieux faire notre travail, donc, nous permettent, donc, de...
d'arriver, donc, avec des propositions soutenues, qui tiennent compte de la
réalité des acteurs et des actrices qui sont sur le terrain. Donc, un grand
merci à eux, et surtout... Évidemment, donc, ils nous... ils nous regardent.
Et, alors qu'ils ont donc, tour à tour... je pense que, dans l'ensemble, donc,
tous les groupes qui sont venus, donc, nous ont tous clamé, donc, être en
faveur du principe du projet de loi, comme nous l'avons été, donc, lors de
l'adoption du principe, M. le Président, Mais certainement, donc, ils
verront... je sais qu'ils nous écoutent, et ils verront à ce que nous fassions
correctement notre travail de législateur.
À ce titre, oui, les groupes qui sont
venus témoigner, ceux qui ont soumis des mémoires, donc, ont des attentes face
à nous, mais également, la population a des attentes face à nous, M. le
Président. Les Québécois s'attendent, lorsqu'on... qu'ils... lorsqu'ils... ils
pensent, ils réfléchissent à l'industrie de la construction et aux différents
défis... ce qu'ils souhaitent c'est qu'au Québec on construise mieux, qu'on
construise plus vite et qu'on construise à moindre coût. J'ai eu l'occasion,
donc, de le répéter souvent, j'ai eu l'occasion, donc, de le dire, donc,
lorsque nous étions... nous en étions, donc, à l'étude du projet de loi
n° 51 et je pense que le ministre m'a entendu le répéter souvent, là. À
l'instant même, donc, il... lui-même, donc, répétait, donc, ces trois items là.
Donc, je suis contente, donc, de savoir, donc, qu'on a donc, un consensus sur
ces objectifs-là.
• (10 h 20) •
Donc, lors de l'étude du projet de loi
n° 51, l'objectif, donc, de ce projet de loi était de s'attaquer, donc,
au... au fait, donc, de construire plus vite et à moindre coût. Je l'ai répété
très souvent lors de l'étude détaillée de ce projet de loi là. Aujourd'hui,
donc, dans l'étude détaillée du projet de loi n° 76, bien, l'objectif, ici,
c'est de construire mieux. Je l'ai dit, M. le Président, de notre côté, nous,
au Parti libéral du Québec, donc, nous veillerons à ce que chacune, donc, des
dispositions...
Mme Cadet : ...sont présentes
et incluses, donc, au projet loi ainsi que les différents amendements qui ont
été présentés, donc, par le ministre, donc, soient toujours, donc, dans cette
perspective de construire mieux. Donc, lorsque ce sera le cas, donc, bien
évidemment que nous serons en faveur de ces différentes dispositions, lorsqu'on
verra qu'il y a opportunité d'aller plus loin, donc, de mieux... de permettre,
donc, d'assurer la qualité de la construction et la sécurité du public, mais
nos commentaires, donc, seront toujours, donc, à l'effet de bonifier le projet
de loi et de veiller qu'il aille dans cette direction-là, justement, donc, au
nom de la population qui a des attentes envers nous. Il y a eu trop d'histoires
d'horreur, M. le Président, j'en ai évoqué quelques-unes lors de mes remarques
préliminaires lors de... lors du début des consultations particulières. Vous
m'entendiez, bon, en parler, donc, ceux qui ont défrayé les manchettes au cours
des dernières années, mais ça, bon, ce sont ceux qui sont connus, donc, de
l'ensemble de la population. Mais, pour avoir parlé, donc, à bien des gens de
l'industrie et pour avoir bien évidemment, donc, entendu les Elles de la
construction nous en parler, il y a aussi tous ces drames humains qui sont
cachés, ceux qui n'ont pas l'opportunité, donc, de pouvoir effectuer des
recours, ceux qui n'ont pas... qui doivent, donc, essuyer, donc, des pertes, la
mine basse, et sans, donc, l'opportunité, donc, d'être bien protégés. Donc, je
pense que, pour nous, comme législateurs, donc, c'est au nom, donc, de toutes
ces personnes-là, donc, dans l'industrie résidentielle... dans le secteur
résidentiel particulièrement qu'il faudra donc nous attarder.
Le... C'est d'ailleurs, donc, dans ce
cadre-là... je parlais des cas qui avaient été médiatisés, ça m'a permis, moi,
donc, en... lors des études des crédits budgétaires au cours des deux années
précédentes, de poser des questions au ministre afin de nous assurer que le
projet de loi que nous étudions... que nous commençons à étudier aujourd'hui
soit, donc, bel et bien déposé, parce que j'ai mentionné, donc, qu'il
s'agissait, donc, d'une attente du milieu, mais également ma collègue des
Mille-Îles... notre collègue des Mille-Îles a eu l'occasion de questionner le
ministre directement, ici même... bien, en fait, au salon bleu, en période de
questions, afin, donc, de voir, donc, quelles actions seraient posées par le
ministre afin, donc, de mieux protéger, donc, ces propriétaires. Donc, vous
comprenez que ça ne date pas d'hier qu'au Parti libéral du Québec que cette
question nous préoccupe grandement. Et lorsqu'on voit que les inspections,
donc, peuvent être, donc, une voie, donc, vers la diminution, donc, de ce type
de drame, le ministre, donc, le mentionnait lui-même, donc, selon GCR, donc,
corriger des travaux mal exécutés coûterait de 8 à 15 fois plus cher qu'au
moment de la construction. Et, selon la Régie du bâtiment, il y aurait eu des
éléments de non-conformité dans 55 % des inspections réalisées en 2022. Je
pense que le chiffre, en fait, manifestement, il a augmenté, ce que le
ministre, donc, parlait, des chiffres de 2023, qui évoquaient, donc, un
pourcentage, donc, de 59 % de non-conformités, donc, l'année suivante. Donc,
vous comprendrez, donc, toute l'urgence d'agir en ce sens.
C'est à cet effet, M. le Président, qu'en
en parlant d'urgence, qu'à notre sens, et j'en ai parlé lors de les... lors de
mon discours d'adoption du principe il y a quelques jours, il y a urgence ici,
en la demeure. Les groupes qui sont... qui gravitent autour de la Régie du
bâtiment, donc, sont... sont consultés, je l'ai dit, donc, il s'agissait, donc,
d'un projet de loi qui était attendu de leur part. Et là, donc, ce qu'on
comprend, donc, du projet de loi, c'est que, bon, le premier règlement, et non
pas, donc, l'ensemble des règlements, mais un premier règlement, donc, qui
découlerait de l'adoption de l'article deux du projet de loi qui modifie
l'article 16 de la
Loi sur le bâtiment du Québec, donc, le projet de
règlement sera déposé deux ans après, sera publié dans la Gazette officielle,
donc, deux ans après la sanction, donc, du projet de loi n° 76. Nous, ce
qu'on dit, M. le Président, c'est qu'on a fait, donc... il y a consensus ici.
Je pense que, dans l'ensemble des partis politiques qui sont représentés ici et
l'ensemble des groupes qui sont venus en commission... en commission
parlementaire, en consultations particulières, sont venus évoquer, donc, le
fait qu'il fallait, donc, avoir cette protection. Donc, sachant que nous
franchissons, donc, cette étape, une étape charnière pour utiliser, donc, une
nomenclature qui se retrouvera dans le projet de loi, donc, c'est un... c'est
un moment que nous... que, bon... qui est... qui est partagé, donc, favorablement,
mais manifestement, donc, il faut que la Régie du bâtiment, donc, puisse
continuer, donc, ses consultations, sans hiatus profond, donc, qu'ils puissent,
donc, avoir, donc, cette consultation, donc, accrue des différents partenaires
afin que ce projet de loi là... que le projet de... en fait, que le règlement
en tant que tel, donc, qui viendrait, donc, préciser, en vertu de l'article
deux du projet de loi, les différentes, donc, modalités, notamment, donc,
les... bon, les catégories de bâtiment...
Mme Cadet : ...auquel
s'applique l'article, les étapes charnières minimales, donc, le ministre, donc,
il a parlé de seuil minimal ici devant être prévu par le plan de... de
surveillance, les autres conditions et modalités relatives au plan de surveillance,
l'attestation de conformité au contrat, etc. Donc, on parle quand même, donc,
d'éléments, donc, majeurs en fait, qui retardent même, donc, l'entrée en
vigueur, donc, de l'article deux, donc, du projet de loi. Bien, ce sera bien
important qu'on n'étaye pas plus longuement l'adoption, donc, de ce
règlement-là et que le règlement final, donc, soit publié au plus tard deux
ans, mais qu'on n'ait pas un projet de règlement qui pourrait nous mener, donc,
à des délais beaucoup plus substantiels étant donné, donc, le sentiment
d'urgence qui est partagé par l'ensemble des formations politiques ici, M. le
Président.
Donc, je... c'est le ministre, un peu plus
tôt, même, qui disait donc de qu'il a entendu, donc, du terrain. Donc, je le
cite, il dit : Donc, il ne faut pas que ça retarde. Donc, c'est ce qu'il
entend. Donc, nous partageons, donc, franchement donc cet avis et nous
soumettons donc respectueusement, M. le Président, qu'il devra, donc, s'agir,
donc, d'une discussion qui, donc... que cet élément-là, donc, devra faire
l'objet, donc, d'une discussion, donc, lors de l'étude détaillée du projet de
loi, lorsque nous en arriverons, donc, à cet... à l'analyse de cet article-là,
donc, l'article 60 du projet de loi, les articles, dont des dispositions
transitoires et finales.
Le... un autre enjeu que l'on... que l'on
constate, M. le Président, c'est bon... Donc, le projet de loi est aussi donc
agnostique sur le type, donc, de bâtiment. Je viens de vous lire, donc, un
extrait de l'article deux qui modifie l'article 16, donc qui nous...
essentiellement, donc, qui indique que c'est la Régie du bâtiment qui, dans un
premier règlement... et je reviens là-dessus, parce que ce n'est pas
l'ensemble, on est dans un premier règlement, donc viendrait nous dire, donc, quelles
sont les catégories de bâtiments visées ici. Je pense qu'il faudra, dans le
cadre du... dans le cadre de l'étude du projet de loi, donc, qu'on entende
bien, donc, l'intention du législateur quant aux catégories de bâtiments à
inclure ici, quitte à inclure, donc, dans le projet de loi...
Parce qu'à notre sens, donc, évidemment,
donc, le projet, donc, devrait tous les couvrir. J'interromps ici mon laïus, M.
le Président, pour saluer, donc, à mon tour, donc, les représentants de
l'APCHQ, je vous mentionnais d'entrée de jeu qu'ils devaient arriver, donc
incessamment. Donc, lorsque je nommais les groupes que nous avons entendus en
commission parlementaire, donc, les voici. Je continue, donc, M. le Président.
Donc, oui, donc, pour vous dire, donc, que c'est bien important, donc, que
l'intention du législateur, donc, étayé afin, donc, de couvrir, donc,
l'ensemble des types de bâtiments, notamment, donc, dans le secteur
résidentiel. Je suis contente d'avoir entendu le ministre, dans ses remarques
préliminaires, nous mentionner, donc, qu'il avait été sensibilisé, donc, par Me
Jolicoeur, donc, du regroupement des copropriétés qui... qu'on a eu l'occasion,
donc, d'entendre, du regroupement des gestionnaires et copropriétaires du
Québec, pardon, donc, que nous avons eu l'occasion d'entendre, donc, lors de la
dernière journée de nos consultations particulières.
Parce qu'effectivement, et je... ça a été
mentionné précédemment, mais je pense que c'est important de le soulever, M. le
Président, au Québec, il s'en fait, hein, il s'en fait, donc, des inspections,
notamment en ce qui a trait aux chantiers publics, les écoles, les hôpitaux.
Lorsque la société... la société de la SHQ ou la SQI, donc, sont des donneurs
d'ouvrage. Et heureusement, donc, ces inspections-là, bien qu'il n'y ait pas,
donc, de cadres législatifs et réglementaires, donc, qui sous-tendent ceci, qui
obligent ce type d'inspections là, la pratique veut que ça se fasse et c'est
tant mieux. Le...
On a aussi parlé, donc, de l'existence
de... donc, dans le cadre, donc, des plus petites constructions, donc, jusqu'à
quatre étages, donc, qui permet... qui offre, donc, une garantie de
construction résidentielle aussi à ces... à ce type, donc, de bâtiment là. Mais
là où est-ce qu'on voit qu'il n'y a pas du tout, donc, de régime, et là où,
s'il fallait qu'un premier règlement, donc, soit adopté par la régie, s'il y
avait donc un choix à faire, donc, sur le type de bâtiment à couvrir, si tel
était, donc, le choix de la régie, donc, dans sa façon, donc, de pouvoir
réaliser ces règlements-là, bien, il faudrait s'attarder particulièrement,
donc, aux types de constructions qui ne sont absolument... bien, qui ne sont
pas couvertes, mais qui ne... mais pour lesquelles, donc, il n'y a pas
nécessairement donc de processus d'inspection, donc, de plan de surveillance
qui est réalisé en ce moment, notamment en raison de l'ensemble, donc, des
drames humains que nous vous avons évoqués un peu plus tôt, M. le Président.
• (10 h 30) •
Donc, dans ce cadre-là, je pense que ce projet
de loi, donc, dans le cadre de l'étude détaillée de ce projet de loi, nous
allons devoir, donc, en profiter, alors que nous ouvrons la
Loi sur le bâtiment
du Québec, de bien voir, donc, comment, donc, nous... nous réussirons, donc, à
bien protéger les copropriétaires, donc, ceux qui font donc l'acquisition de
ces...
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10 h 30 (version non révisé
e) Mme Cadet : ...bon, d'unités,
donc, de copropriétés résidentielles, et, certainement, donc, lever toutes les
pierres pour que leur... bien, pour que leurs droits, donc, soient bien
couverts, donc, dans le cadre, donc, de cette loi visant principalement à
accroître la qualité de la construction et la sécurité du public.
Notamment, j'utilise cette parenthèse,
ici, pour soulever, donc, un point qui a été évoqué lors du discours d'adoption
du principe du projet de loi no 76 par ma collègue, par notre collègue des
Mille-Îles, qui nous évoquait, bon, le fait que, bon, il y a... non seulement,
pour nous, c'était bien important, comme tout le monde est venu le dire lors
des consultations particulières, que ce soient bel et bien le donneur d'ouvrage
qui soit... qui ait, donc, une relation contractuelle avec, bon, les
surveillants, et non pas l'entrepreneur.
J'entends, donc, le ministre, donc, lorsqu'il
dit que, pour lui, la question, donc, du... qu'il allait de soi que le donneur
d'ouvrage, donc, était bel et bien couvert parce qu'on voit bien qu'à l'article
7 de la
Loi sur le bâtiment, donc, il y a des définitions de constructeur
propriétaire et d'entrepreneur qui sont comprises. Mais effectivement,
manifestement, donc, ces définitions-là étaient beaucoup plus larges et
permettaient donc à un entrepreneur, tel que défini par «une personne qui fait
ou présente des soumissions... par personne interposée dans le but d'exécuter
ou de faire exécuter, donc, des travaux», que... pour l'ensemble, donc, des
groupes, n'était pas tout à fait clair, donc, la définition de donneur d'ouvrage
était bien, donc, celle du bénéficiaire ultime, au final, donc, de l'utilisation,
donc, du bâtiment.
Ici, donc, on est... on accueille très
favorablement, donc. Normalement, nous aurions... si le ministre ne l'avait pas
fait, nous aurions nous-mêmes, donc, déposé un amendement, donc, sur la
question des donneurs d'ouvrage, mais il faudra certainement que, lorsque nous
discuterons du cas, donc, des copropriétés, que l'on s'attarde au fait que le
promoteur, en fait, ici, qui serait donc le donneur d'ouvrage, n'est pas le
bénéficiaire ultime, un élément qu'on a entendu comme point, là, bien important
de la part des différents groupes.
Je salue le fait que le ministre, donc,
ait accueilli différents points que nous avons, donc, soulevés, notamment,
bien, d'une part, l'article 159.1, donc, sur le cadre général d'application,
donc, qui devrait être créé préalablement, donc, à l'application des
différentes sanctions, et donc... Et nous accueillons, donc, cet amendement,
donc, qui a été déposé. Je remercie, donc, que nous puissions, donc, en avoir,
donc, une paternité, une maternité, une coparentalité, je ne sais pas si c'est
comme ça qu'on devrait l'appeler, conjointe de cet amendement là, ainsi que
celui sur le fait que les documents, donc, devraient être remis, donc, à la
régie, une municipalité ou un acquéreur subséquent, afin que, donc, les... que
le rapport, que les attestations, donc, de surveillance, donc, puissent suivre
la propriété. C'est un élément qui nous a été soulevé avec beaucoup d'acuité
par... entre autres par les technologues. J'ai eu l'occasion, donc, de parler
notamment à l'Association pour la qualité de la construction du Québec, qui
nous ont aussi... nous ont certainement dit : On aurait aimé ça, le
déposer aussi. L'ensemble des groupes avec qui j'ai eu l'occasion de discuter,
donc, nous ont dit qu'ils étaient très favorables à cet élément-là. Donc, je
suis contente, donc, que ces conversations, donc, ont encore porté fruit et que
nous aurons l'opportunité, donc, de pouvoir inclure, donc, cet élément-là dans
le projet de loi. On voit ici toute l'importance, donc, des consultations
particulières, que parfois les groupes voient des choses que nous ne voyons
pas, nous, comme législateurs. Je dis souvent : Moi, je ne tiens pas de
marteau, eux, ils le tiennent, eux, ils sont sur le terrain, il faut qu'on
puisse s'alimenter de leurs expertises.
Donc, en terminant, M. le Président,
écoutez, donc, je pourrais passer, donc, sur différents points, donc, d'autres
éléments que nous accueillons favorablement, donc, dans les amendements qui ont
été soumis, comme le fait que les technologues, par exemple, donc, soient
inclus aux différents amendements, donc, devraient être inclus, donc, au projet
de loi que nous allons étudier. C'était un point qui était unanime, M. le
Président. Nous assurons, donc, que le jugement professionnel, donc, des
différents inspecteurs soit aussi, donc, préservé. J'ai entendu le ministre le
dire, être favorable, donc, à ce concept, également, et, dans tous les cas, M.
le Président, donc, encore une fois, nous nous assurons que la loi visant
principalement à accroître la qualité de la construction assure aussi cette
qualité, plutôt que de simplement l'accroître. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup. Alors, nous allons... De votre côté, l'opposition officielle,
aviez-vous... Oui? Alors, députée de...
Le Président (M. Schneeberger) : ...Chomedey,
s'il vous plaît. C'est à vous.
Mme Lakhoyan Olivier : Merci
beaucoup, M. le Président. Je suis très honorée d'être ici aujourd'hui à
essayer de trouver une solution aux problèmes, certains problèmes qui
surgissent en construction et rendre les résidences, les constructions plus
sécuritaires.
Mais, avant de commencer, j'aimerais
remercier le ministre, les députés et l'équipe ministérielle. Pour ne pas
nommer tout le monde, puis je ne veux pas répéter, parce que vous avez déjà
fait ça, j'aimerais remercier ma collègue députée de Bourassa-Sauvé, c'est un
plaisir, vous accompagner, les collègues de l'opposition aussi, mais j'aimerais
surtout remercier les collègues qui nous... qui nous aident à préparer tout ça,
que ça soit l'équipe au bureau... J'aimerais remercier ma stagiaire,
Fanfinouche, stagiaire de la France, Sciences... de Sciences Po Aix, son
soutien m'est très, très important, et Thomas, ici, Thomas Guérette, Philippe
Mercier, Mélissa Eudes-Gagné. Sans eux, je pense qu'on ne serait pas aussi bons
qu'on est, ça fait qu'un gros remerciement à tous vous autres afin qu'on puisse
bien représenter la population à ce projet de loi.
Donc, M. le Président, le projet de loi
n° 76, intitulé Loi visant principalement à accroître la qualité de la
construction et la sécurité du public, répond à des enjeux importants dans le
secteur de la construction au Québec, comme le ministre l'a dit et ma collègue
l'a mentionné. Face à l'ampleur des problématiques de qualité et de sécurité
dans la construction, il était temps d'agir. Nous, à l'opposition officielle,
reconnaissons la nécessité d'une telle législation pour améliorer la confiance
des citoyens envers le secteur de la construction et pour protéger leurs
investissements, qui sont souvent les plus importants d'une vie.
Toutefois, nous devons également veiller à
ce que ce projet de loi soit efficace et réaliste dans son application. Nous
sommes donc attentifs à tous les amendements nécessaires qui vont assurer une
application juste qui ne pénalise pas les entrepreneurs ou les consommateurs et
qui respecte les délais et budgets des projets tout en maintenant un haut
niveau de sécurité et de qualité. Nous allons nous assurer que nos citoyens
sont désormais en sécurité lorsqu'ils achètent ou font construire un condo, une
maison ou un bâtiment au Québec.
En commission parlementaire, nous avons pu
entendre différents experts et parties prenantes du secteur que vous avez
nommés, ma collègue et le ministre. Je sais que, de l'APCHQ, on a quelques...
quelques personnes ici, Isabelle Demers et Marc Lasalle — merci
beaucoup de votre présence — ainsi que l'ACQ, et je ne vais pas
recommencer à nommer tous les gens qui ont fait une contribution très
importante. Donc, les différents groupes entendus lors des consultations
étaient relativement favorables au projet de loi, ils ont dans l'ensemble
exprimé un soutien pour le projet de loi en tant qu'avancée importante vers la
protection des consommateurs, et nous sommes ces consommateurs aussi, donc on a
très à cœur que ça fonctionne bien. Des organisations comme l'Ordre des
architectes du Québec, l'Ordre des ingénieurs du Québec ainsi que des
associations des consommateurs et de professionnels de la construction ont
partagé leurs perspectives aussi. Leurs contributions soulignent non seulement
les avancées que propose ce projet de loi, mais également les risques qu'il
conviendrait d'ajuster pour assurer son efficacité.
Notre rôle en tant que députés
représentants de l'opposition officielle est de s'assurer que ce projet de loi
serve réellement les intérêts des citoyens québécois, protège les consommateurs
et renforce la qualité des constructions tout en assurant une application
pragmatique pour les acteurs de l'industrie.
• (10 h 40) •
Tout d'abord, M. le Président, le projet
de loi introduit l'obligation de réaliser des inspections à trois étapes
charnières, ou étapes clés, au cours des projets de construction. Des
organisations comme l'Association de la construction du Québec et l'Ordre des
architectes du Québec y voient...
Mme Lakhoyan Olivier : ...y
voient une réponse efficace aux besoins de qualité, de transparence et de
sécurité dans l'industrie. Cette nouvelle obligation est perçue par l'industrie
comme une manière de rétablir la confiance des consommateurs et de renforcer
les contrôles qui encadrent le secteur de la construction au Québec. Cependant,
des questions demeurent : Quant à ces étapes, doivent-elles être adaptées
selon la nature et la taille des bâtiments? Il serait pertinent que la décision
du nombre d'inspections requises provienne du professionnel de la construction,
qui est la personne la plus apte à déterminer les besoins du chantier sur
lequel il est missionné. Ces choix ont des répercussions directes sur la
qualité et la sécurité de la construction et il faut que ces étapes soient
définies de façon à garantir un suivi rigoureux et adapté aux exigences de
chaque projet de construction.
Toujours dans cette idée de contrôle, le
projet de loi prévoit des inspections pour assurer que les travaux respectent
le Code de construction, mais il laisse de côté un point important, les plans
et les devis spécifiques du projet qui contiennent les demandes précises du
propriétaire, comme les matériaux choisis et les dimensions exactes. La
vérification de ces plans est essentielle afin de s'assurer que les travaux
correspondent aux attentes précises du client et pas seulement aux règles
générales. En négligeant cet aspect, il y a un risque de réaliser des travaux
qui seraient certes conformes aux normes, mais qui ne répondent pas vraiment
aux besoins spécifiques du projet. Pour garantir la satisfaction du
propriétaire et la qualité des travaux, il est donc indispensable d'inclure la
vérification des plans et devis dans les inspections.
La Régie du bâtiment du Québec se voit
attribuer des lourdes responsabilités dans le cadre du projet de loi
n° 76. Sans remettre en doute le travail fourni par la Régie, nous pouvons
soulever de sérieuses préoccupations quant à sa capacité de gérer cette
nouvelle charge de travail sans ressources supplémentaires. Ces préoccupations
ont été partagées par plusieurs groupes consultés qui estiment qu'un
renforcement des effectifs et des moyens financiers est indispensable pour que
la RBQ puisse appliquer la loi et assurer un suivi efficace des inspections.
Sans assurance que la RBQ dispose des moyens requis pour appliquer la loi, cela
risque de causer des retards importants non seulement pour l'industrie de la
construction, mais également dans les contrôles de sécurité essentiels pour les
futurs usagers. Si l'on souhaite réellement que ce projet de loi ait un impact
positif, il est impératif de mesurer la capacité réelle de la régie et assumer
une telle charge.
Par ailleurs, en raison des pouvoirs
attribués à la RBQ, il sera crucial de veiller à ce que le conseil
d'administration de la RBQ soit réellement représentatif de tous les acteurs
impliqués de près ou de loin dans des projets de construction afin que les
décisions soient prises de manière collective et en accord avec l'ensemble de
l'industrie.
L'attribution du contrat de surveillance,
quant à lui, représente un enjeu majeur qui a beaucoup été soulevé lors des
consultations, notamment par l'Ordre des architectes du Québec, l'Ordre des
ingénieurs du Québec et la Corporation des entrepreneurs généraux du Québec.
Selon le projet de loi, il revient à l'entrepreneur et non au client de le
confier. Pourtant, la pratique la plus répandue dans les secteurs industriel,
commercial et institutionnel est que le donneur d'ouvrage ait cette
responsabilité pour assurer une transparence accrue. En effet, lorsque le
client attribue le contrat de surveillance, il peut assurer que les intérêts de
son projet sont protégés sur le long terme, que les travaux sont réalisés en
concordance...
Mme Lakhoyan Olivier : ...avec
les plans et devis et que les normes de qualité sont respectées, cela réduit le
risque de conflit d'intérêts et renforce la confiance et la transparence entre
les clients et l'entrepreneur.
Toujours concernant les contrats de
surveillance, la possibilité de retard dans les chantiers est également une
préoccupation. Le projet de loi prévoit que les travaux ne peuvent débuter sans
un contrat de surveillance en place, mais des retards dans l'attribution de ces
contrats pourraient freiner le lancement des projets. Si l'attribution d'un
contrat est retardée en raison d'un processus d'appel d'offres compliqué, le
démarrage des travaux est bloqué. L'avocat Me Farley, de Laval, je dois
mentionner, parce que je suis de Laval donc je dois le mentionner, nous a
mentionné lors des consultations que le manque d'effectifs de la RBQ engendre
des problèmes de délais importants déjà, qui peuvent aller de 60 jours à
18 mois pour obtenir une simple licence. Il cite l'importance de la
nomination de suffisamment de régisseurs au sein du Bureau des régisseurs de la
RBQ pour atteindre l'objectif de protection du public tout en balançant les
droits des entrepreneurs, des constructeurs propriétaires et bientôt des
inspecteurs en bâtiment d'être entendus dans des délais. Donc, ce retard peut
entraîner des coûts supplémentaires car le personnel ne peut pas commencer les
travaux et cela retarde la construction du bâtiment. Le gouvernement doit
prendre en compte ce genre de situation qui pourrait poser de gros problèmes à
l'avenir dans l'application de projets de loi.
Un autre aspect à considérer est la
différence entre «inspection» et «surveillance». Sans clarification, elle
pourrait créer des ambiguïtés. Les professionnels, notamment l'Ordre des
ingénieurs du Québec et l'Ordre des architectes du Québec, ont souligné l'importance
de clarifier les termes «inspection» et «surveillance» dans le projet de loi.
Bien que ces deux notions soient complémentaires, elles n'ont ni les mêmes
objectifs ni les mêmes responsabilités. C'est ça, le truc. Sans distinction
claire, des ambiguïtés pourraient nuire à l'application de la loi et entraîner
des interprétations divergentes parmi les acteurs concernés. Une définition
précise et limpide de chaque rôle garantirait une compréhension uniforme à
l'atteinte des objectifs du projet de loi.
La formation et la qualification des
inspecteurs est un autre point majeur dans le cadre du projet de loi
n° 76. Les groupes consultés soulignent l'importance d'une formation
initiale solide et d'une formation continue rigoureuse afin d'assurer et garantir
au public que les inspecteurs disposent l'ensemble des compétences nécessaires
pour assurer la qualité et la sécurité sur les chantiers. Il faut absolument
que le gouvernement instaure des exigences strictes en matière de formation
pour promouvoir une construction sécuritaire et durable, et il serait pertinent
de communiquer des précisions sur sa mise en œuvre.
Un autre enjeu soulevé est celui de
l'impact financier des nouvelles exigences d'inspection. Dans un contexte de
hausse du coût de la vie, il est légitime de se demander si ces mesures
risquent d'augmenter les prix de vente des biens immobiliers et donc de
restreindre l'accès à la propriété. Des préoccupations en ce sens ont été
exprimées notamment par l'Association des consommateurs pour la qualité dans la
construction et le Regroupement des gestionnaires et copropriétaires du Québec
au sujet de l'impact des nouvelles exigences sur les prix des habitations. Le
risque est que les coûts accrus d'inspection se répercutent sur les acheteurs,
rendant l'accès à la propriété encore plus difficile qu'elle ne l'est
aujourd'hui. Il est donc crucial que ce projet de loi... le ministre limite les
effets inflationnistes des nouvelles exigences et n'aggrave pas les conditions
économiques des Québécois.
• (10 h 50) •
Pour conclure, l'opposition officielle
appuie les...
Mme Lakhoyan Olivier : ...du
projet de loi n° 76 d'améliorer la qualité et la sécurité dans le secteur de la
construction. Cependant, nous espérons que le ministre prendra en compte les
ajustements que nous proposons, car nous partageons un objectif commun,
faciliter le processus de construction au Québec, le rendre qualitatif, car, en
fin de compte, cela aura des répercussions sur la sécurité des Québécois, notre
priorité. Merci, M. le ministre. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
Mme la députée de Chomedey. Alors, nous poursuivons maintenant nos remarques
préliminaires du côté du député d'Hochelaga-Maisonneuve, avec la deuxième
opposition.
M. Leduc : Merci, M. le
Président. Salutations à tout le monde, M. le ministre, chers collègues des
oppositions, les députés de la banquette gouvernementale, tous les gens qui
accompagnent toutes ces belles personnes, notamment, mon gardien de hockey...
que je ne nommerai pas, mais qui est très bon, qui est très bon, dans l'équipe
des blancs les mercredis soir. Fin de la parenthèse.
Merci pour ce projet de loi. Il était
attendu depuis longtemps, comme on l'a mentionné en discussion ici, au salon
rouge, lors de l'adoption du principe. Je ne m'éterniserai pas vraiment
longtemps, M. le Président, pour simplement dire que je pense que c'est un
projet de loi intéressant. D'ailleurs, la plupart des groupes qui sont venus
nous parler étaient en faveur, avaient des nuances, parfois, bien sûr, mais il
n'y a pas eu grand monde qui est venu, de manière frontale, contester le projet
de loi ou demander son retrait. Peut-être le groupe le plus vocal, ou, du
moins, le plus critique, je dirais plutôt, était le RGCQ, là, le Regroupement
des gestionnaires de copropriétés du Québec, notamment, qui avaient des
discours puis des craintes qui me semblaient intéressants sur la question de
l'exemption des tours à condos.
Et, comme on veut densifier, au Québec,
dans les prochaines années, notamment, alentour du transport collectif, il y a
certainement quelque chose là-dessus qu'il faudra creuser dans le cadre de
l'étude détaillée. Mais c'est vrai que le ministre nous a envoyé d'avance son
plan de travail, sa liasse d'amendements. C'était son habitude. Il y avait eu
un petit égarement, peut-être, dans le précédent projet de loi, un égarement
passager, parce que je le connais bien, M. le ministre, c'est notre douzième
projet de loi, je pense, ensemble depuis 2018. On en a fait plusieurs, et ça
sera un de plus dans le «bucket», comme on dit, de nos projets de loi communs,
et j'ai bien hâte de le commencer. Merci, M. le Président.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci
beaucoup, M. le député d'Hochelaga-Maisonneuve. Est-ce que... Oui, député de
Saint-Jérôme, vous avez un 20 minutes.
M. Chassin : Un peu dans la même ligne, je ne serais pas très long, mais
bonjour à tout le monde! C'est un plaisir de faire une première étude détaillée
dans mon cas, mais... de ce côté-ci, du moins, on va se le dire. Mais je pense
qu'il y a, dans le projet de loi, un véritable souci de reconnaître le drame
humain que ça peut représenter. Pour avoir eu des cas à gérer chez nous puis
avoir reçu, dans le fond, des propriétaires de condos qui n'étaient plus
habitables dans mon bureau, je peux comprendre à quel point c'est dramatique et
non seulement financièrement, mais même humainement. Et je pense qu'il y a une
piste de solution, dans ce projet de loi là, qui est très bonne. Évidemment, le
projet de loi donne beaucoup de nouveaux pouvoirs, on parle de nouveaux
règlements aussi. Et le ministre le mentionnait, dans ses remarques
préliminaires, on y va un peu avec la ceinture et les bretelles. Alors,
évidemment, ça peut générer une lourdeur.
Et moi, je vais m'intéresser à ce qu'on
fait aussi de l'autre côté, pour essayer de voir si on peut alléger cette
lourdeur perçue, à tout le moins, dans le projet de loi, si les règlements vont
aussi être conséquemment le plus efficaces et le plus efficients possible. Je
pense qu'il faut prendre en compte, puis là c'est plus des principes, mais je
pense qu'il faut prendre en compte l'état des lieux actuel, mais la possibilité
d'innovation. Si ce sont des murs préfabriqués, par contre, qui sont livrés sur
un chantier, est-ce que ça s'applique encore d'avoir une inspection avant la
fermeture des murs, parce qu'ils seront probablement fermés en usine? Est-ce
que, dans les innovations... Est-ce que, par exemple, des nouveaux procédés de
construction pourront voir le jour si ça met... ça rend caduques certaines
étapes? Je pense qu'il faut pouvoir avoir cette préoccupation du fait que
l'état des lieux actuel ne sera certainement pas statique.
L'adaptation aussi, parce qu'on a une nécessité...
même, en fait, des obligations, dans le projet de loi, de certains passages...
M. Chassin : ...obligé de certaines inspections avec certaines
personnes, bien, à ce moment-là, évidemment, dans certaines régions, il y a
peut-être moins de personnes disponibles, de professionnels de la construction
pour faire ces inspections ou ces plans de surveillance. Et je pense que... de
la construction a été souvent mentionné, mais je pense que les résidences
individuelles sont peut-être un peu une catégorie, à mon avis, là, qui doit
garder une certaine souplesse, à tout le moins, notamment pour pouvoir
favoriser une innovation puis des réponses à des besoins qui sont peut-être
difficiles à anticiper. Puis, dans son application... En fait, évidemment, la
députée de Chomedey l'a mentionné, là, mais il y a toujours cette préoccupation
de l'impact d'une réglementation sur le prix de la construction. C'est
normalement passé à travers toute la chaîne jusqu'aux acheteurs ou aux
propriétaires. Bien, évidemment, cette préoccupation-là, je la fais mienne,
aussi, je la partage. Et puis, concrètement, est-ce qu'on a, dans la mise en
application, suffisamment réfléchi à ce que ça peut comporter comme délai
supplémentaire, comme disponibilité de la main-d'œuvre? Qu'est-ce qui se passe
si on n'a pas, par exemple, la possibilité d'avoir les inspections au moment où
on... où c'était convenu? Comment on peut ne pas arrêter, par exemple, un
chantier où on doit le faire et attendre. Tout ça, je pense que ça fait
partie
des préoccupations, même pour la Régie du bâtiment. Est-ce qu'eux-mêmes ont
besoin de ressources supplémentaires, que ce soit des ressources humaines ou
financières? Ça fait que ça, c'est l'application.
Alors, si on a une préoccupation pour
l'innovation, pour l'adaptation puis pour l'application et la mise en œuvre de
tout ça et qu'on garde un œil sur tout ce que ça comporte comme nouveaux
pouvoir et règlement, je pense qu'on pourra avoir une idée aussi de la lourdeur
ajoutée et peut-être de ce qu'il faut faire aussi comme efforts pour alléger,
en contrepartie, puis éviter que ça ait des conséquences qui ne seraient pas
voulues, M. le Président. Alors, c'est un peu mes préoccupations dans cette
étude détaillée. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci,
M. le député de Saint-Jérôme. Alors, nous allons maintenant débuter. Avant
tout, je voulais juste demander s'il n'y avait pas de dépôt de motion. J'ai
pour... en tout cas, personne ne m'a dit qu'il avait une intention de déposer
une motion. Alors, nous allons procéder, des études détaillées,
article par
article. J'ai eu vent qu'il y avait consentement pour procéder par blocs.
Alors, c'est bien ça, blocs? Alors, nous allons débuter au niveau de bloc de
l'inspection, plan de surveillance, attestation de conformité. Alors, c'est un
bloc de cinq articles. M. le ministre, vous avez la parole.
M. Boulet : Oui, comme je
vous l'ai demandé un peu plus tôt, avec le consentement des collègues, je
ferais quelques minutes de mise en contexte avant de présenter
l'article 2, là, comme j'ai l'habitude de le faire. Donc, si ça vous va...
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Oui, députée...
Mme Cadet : ...là, tout
simplement, donc, oui, évidemment, nous allons consentir à l'étude par blocs,
ça nous va, que le ministre, donc, puisse présenter une mise en contexte, donc,
avant l'étude. Mais j'aimerais aussi, donc, avant d'entreprendre l'étude
article par article, donc, préciser que, conformément à l'article 245 de
notre règlement, nous demandons à ce que le projet de loi soit étudié
article
par article, alinéa par alinéa, paragraphe par paragraphe.
Le Président (M. Schneeberger) : Parfait,
c'est bon. Consentement? Ça va.
• (11 heures) •
M. Boulet : Ça va. Merci.
Donc, avant de débuter avec le premier bloc, l'article 2, simplement vous
redire qu'actuellement la Régie du bâtiment du Québec a un pouvoir
réglementaire pour déterminer les attestations de conformité au Code de
construction qu'un entrepreneur ou constructeur propriétaire doit fournir dans
un certain nombre de domaines, là, dans 10 domaines, les ascenseurs, les
remontées mécaniques, il y a les bâtiments puis électricité et autres, là, mais
le pouvoir est limité à certains travaux qui sont reliés à la performance ou
des travaux qui sont exceptionnels ou qui ont une incidence sur la sécurité. Et
actuellement, ce qui est fait, c'est simplement pour les remontées mécaniques,
les équipements pétroliers à risque élevé puis les jeux et manèges. Donc, c'est
dans ces cas-là qu'il y a des attestations de conformité qui sont exigées. À
part ces domaines-là, la surveillance de chantier par un professionnel à des
étapes clés...
Haut de la page
11 h (version non révisé
e) M. Boulet : ...ce n'est pas
imposé, il n'y a pas d'obligation légale puis il n'y a pas d'attestation de
conformité qui confirme qu'un bâtiment est conforme au code. Donc, dans les
modifications proposées, il y a une obligation d'inspection, puis on réfère à
la conformité au Code de construction puis aux normes de construction émanant
des municipalités. Et j'ai souvent dit que c'était un minimum. S'il y a des
plans et devis, il faut s'assurer que ce soit aussi compatible aux plans et
devis, mais des plans et devis, il n'y en a pas systématiquement, il y a des
plus petits bâtiments où il n'y a pas nécessairement de plans et devis, mais le
cas échéant, quand il y a des plans et devis, il faut s'assurer que ce soit...
que l'attestation soit aussi conforme à ces plans et devis-là.
Puis le plan de surveillance, bien, il va
porter sur différentes composantes, puis j'embarque un peu dans les intentions
que nous aurons pour les règlements, la fondation, la structure, l'électricité,
la plomberie, puis y a d'autres composantes, notamment les ascenseurs, le cas
échéant.
Donc, on retire le caractère limitatif des
attestations de conformité, c'était remontées mécaniques, équipement pétrolier,
comme je l'ai mentionné, à risque élevé, puis les jeux et manèges. Donc là, c'est
maintenant exigé dans toutes les autres circonstances.
On donne aussi à la RBQ le pouvoir de
suspendre quand il n'y en a pas, de contrats relatifs à l'inspection et à la
surveillance, ou quand le donneur d'ouvrage laisse les travaux se poursuivre
sans qu'on ait constaté que les fonctions ne sont pas exercées.
On prévoit que les personnes qui déposent
une demande de permis de construction à une municipalité fournissent une
déclaration. En fait, c'est assez simple : réalisation des inspections,
élaboration d'un plan de surveillance, puis production d'une attestation de
conformité. Des fois, je peux utiliser des termes différents, mais c'est
réaliser des inspections, c'est généralement ponctuel, ça dépend de la nature
et de la complexité du bâtiment. L'élaboration d'un plan de surveillance et la
production d'une attestation de conformité. C'est des professionnels. Et ça
ajoute. Quand on dit : Est-ce que ça ne sera pas trop pour la Régie du
bâtiment? Mais les inspecteurs vont continuer de faire ce qu'ils font
actuellement. Quand il y a des plaintes, des dénonciations où il y a des
risques particuliers, ils vont intervenir. Mais là on accroît considérablement
le pouvoir d'inspectorat en ajoutant des ingénieurs, des architectes et, par
amendement, les technologues. Les documents, on l'a vu aussi, par amendement,
devront être remis à la régie, municipalité, acquéreur subséquent, syndicat des
copropriétaires, et ce sera aux conditions déterminées par règlement.
Deux autres affaires. Il y a un comidé...
un comité coordinateur inspection. Il y a les maîtres électriciens, les maîtres
mécaniciens, tuyauteurs, il y a la garantie de construction résidentielle, les
architectes, les ingénieurs, les technologues font
partie de ce comité-là. Ils
travaillent en collaboration avec le Bureau de normalisation du Québec qui va
sortir un guide de bonnes pratiques pour s'assurer que les inspections soient
faites de manière cohérente, compatible avec la nature puis la complexité des
travaux de construction. Puis il y a à peu près une trentaine d'organismes, là,
qui sont impliqués dans les différents comités de travail du Bureau de
normalisation du Québec.
Le projet de règlement, on parle au plus
tard deux ans après la sanction du projet de loi, et c'est clair dans mon
esprit que ça doit, dans un premier temps, viser tout ce qui sert à... d'habitation
à des personnes. Donc, les tours à condos, c'est... En fait, moi, je le dis en :
«Une attestation de conformité pour tout ce qui est résidentiel et tout ce qui
n'est pas assujetti au règlement sur le plan de garantie des bâtiments
résidentiels neufs». Puis l'attestation pour les bâtiments institutionnels,
commerciaux et industriels où il y en a déjà beaucoup, ça, ce sera dans une
deuxième phase de la réglementation.
Donc, essentiellement, c'est ce que j'avais
à partager avec vous. Puis les plans et devis, je sais qu'on nous écoute, c'est
important pour moi que ce soit fait de manière conforme aux plans et devis
quand il y en a, des plans et devis. Il y a des groupes qui sont venus nous
dire : Bon, les plans et devis, parfois, ne sont pas conformes au Code de
construction, mais, dans le Code de construction, on le dit de toute manière
que ce doit être compatible aux plans et devis, mais il faut...
M. Boulet : ...s'assurer
qu'avec ces nouvelles obligations là on s'en aille dans la bonne direction puis
que progressivement on rencontre les intentions, qui sont clairement exprimées,
de ce projet de loi là.
Alors, je commencerais avec
l'article 2. Je comprends, M. le Président, que je lirais l'article 2
puis, après ça, les amendements tout de suite.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
M. Boulet : O.K. Donc,
article 2. À l'article 16 de la
Loi sur le bâtiment, proposé par
l'article 2 du projet de loi :
1° remplacer...
Ah! non, je suis à l'amendement, ça.
Excusez-moi. Je ne suis pas dans mon bon texte.
Donc, l'article 16 de cette loi est
remplacé par le suivant :
«L'entrepreneur ou le
constructeur-propriétaire doit faire inspecter ses travaux de construction à au
moins trois étapes charnières de la construction, déterminées par un plan de
surveillance du chantier, et obtenir une attestation de leur conformité au code
de construction et, le cas échéant, aux normes de construction adoptées par une
municipalité.
«À ces fins, il doit confier par contrat,
pour toute la durée des travaux, la réalisation de ces inspections,
l'élaboration de ce plan de surveillance et la production de cette attestation
de conformité à un ingénieur, à un architecte ou à une personne ou un organisme
reconnu par la régie conformément à un règlement de celle-ci.
«L'entrepreneur ou le constructeur
propriétaire ne peut entreprendre des travaux de construction à moins d'avoir
conclu un tel contrat. De même, dans les cas déterminés par règlement, il doit
suspendre ses travaux dès lors qu'il constate que la personne ou l'organisme
qui a conclu avec lui le contrat n'exerce pas les fonctions qui y sont prévues,
et ce, jusqu'à ce qu'il soit remédié à ce défaut, notamment par la reprise de
ces fonctions ou par la conclusion d'un nouveau contrat.
«Un règlement de la régie détermine les
catégories de bâtiments, d'équipements, d'installations ou de travaux de
construction auxquelles s'applique le présent article, les étapes charnières
devant être prévues par le plan de surveillance ainsi que les autres conditions
et modalités prévues au plan de surveillance, à l'attestation de conformité et
au contrat, notamment en ce qui concerne leur forme, leur contenu, leur
conservation et leur remise.»
Donc...
Le Président (M. Schneeberger) : ...
M. Boulet : Oui, merci, M. le
Président. Donc, à l'article 16 de la
Loi sur le bâtiment, proposé par
l'article 2 du projet de loi :
1° remplacer, dans le premier alinéa, «L'entrepreneur
ou le constructeur-propriétaire» par «Le donneur d'ouvrage, à savoir
l'entrepreneur qui est propriétaire du lieu de construction ou le
constructeur-propriétaire»;
2° insérer, dans le deuxième alinéa et
après «architecte», «à un technologue professionnel»;
3° remplacer, dans le troisième alinéa,
«L'entrepreneur ou le constructeur-propriétaire» par «Le donneur d'ouvrage»;
4° remplacer, dans le quatrième alinéa,
«leur conservation et leur remise» par «et leur conservation. Ces documents
doivent être remis à la régie, à une municipalité, à un acquéreur subséquent,
au syndicat des copropriétaires ou à toute autre personne, dans les cas et aux
conditions déterminées par règlement de la régie.»
Commentaires : Bon, évidemment, j'en
ai parlé abondamment, ça... Évidemment, ce qu'on veut faire, c'est clarifier
qui doit faire inspecter, sur qui repose l'obligation prévue à
l'article 16, notamment d'obtenir une attestation de conformité. Ça ajoute
la notion de donneur d'ouvrage. Il la définit comme étant l'entrepreneur qui
est propriétaire du lieu de construction ou du constructeur-propriétaire. Puis
ces notions-là sont bien définies à l'article 7, comme vous le savez, de
la
loi sur le bâtiment et visent autant la personne qui fait exécuter des travaux
que celle qui les exécute elle-même. De plus, par concordance, le
paragraphe 4 de l'amendement intègre la notion de donneur d'ouvrage.
Bon, les paragraphes 2 de
l'amendement proposent de modifier le deuxième alinéa pour prévoir expressément
que le contrat relatif à la réalisation des inspections, à l'élaboration du
plan de surveillance, la production de l'attestation de conformité pourra être
confié à un technologue professionnel.
• (11 h 10) •
Le paragraphe 4 propose de préciser
que le plan de surveillance, l'attestation et le contrat devront être remis à
la régie, municipalité, acquéreur subséquent...
M. Boulet : ...syndicat
des copropriétaires ou à toute autre personne, évidemment, comme on nous l'a
précisé puis comme la collègue de Bourassa-Sauvé le mentionnait à juste titre,
aux personnes qui, ultimement, bénéficient de cette... de l'information qui
apparaît dans l'attestation de conformité. Puis il y aurait un autre
amendement...
Une voix : ...
M. Boulet : Ah! c'est
17. Non, ça complète pour l'article.
Le Président
(M. Schneeberger) : Est-ce qu'il y avait des questions sur
l'amendement de l'article 2?
Mme Cadet : Oui. Merci,
M. le Président.
Le Président
(M. Schneeberger) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Je ne sais
pas si le ministre le permet, on pourrait peut-être y aller pour chacun des
quatre sous... quatre paragraphes, l'un après l'autre, là, pour avoir des
échanges, pour que ce soit plus circonscrit. Est-ce que ça vous convient comme
M. Boulet :
Totalement.
On s'adapte, madame.
Mme Cadet : Pardon?
M. Boulet : On va
s'adapter.
Mme Cadet : Parfait.
Merci. Donc, on arrive avec le premier, donc... Donc, l'entrepreneur ou le constructeur-propriétaire...
par le donneur d'ouvrage, à savoir l'entrepreneur qui est propriétaire du lieu
de construction ou le constructeur propriétaire. Donc de ce côté-là, donc,
comme je l'ai évoqué un peu plus tôt, M. le Président, donc, je pense qu'il y
avait unanimité, là, chez les groupes à ce que ce soit... à ce que... à ce
qu'on ait plus inclure, donc, cette modification-là. Je salue la méthode
employée par les légistes pour parvenir à cet amendement, là. De notre côté, on
avait commencé à travailler sur une modification à l'article 7 pour
inclure une définition de donneur d'ouvrage pour arriver avec ça, donc, dans
l'article 16, mais, manifestement, c'est peut-être un peu plus limpide de
la manière, donc, dont il a été formulé ici...
Pour les permis de construction, donc,
ici, j'imagine... Donc, pour... Plus sérieusement, donc, alors, un entrepreneur
qui est propriétaire d'une construction, donc essentiellement, donc, quand on
vient justement, donc, à l'article 7 la licence de l'entrepreneur, je voyais
qu'il avait un peu comme deux définitions qui peuvent se substituer l'une à
l'autre, là, pour... qui sont interchangeables lorsqu'on parle de
l'entrepreneur. Donc, essentiellement ici, on viendrait donc à la première
moitié, là... entrepreneur qui est propriétaire d'une construction. Donc c'est
la personne qui pour... qui fait... qui pour... qui fait exécuter, donc, des
travaux de construction et non pas celle qui présente ou fait donc des
soumissions dans le but de faire exécuter de tels travaux. Peut-être, juste
donc vous entendre là-dessus, là, et sur le premier, qu'on puisse bien
s'entendre sur la définition. Mais évidemment on s'entend sur le principe, là.
Le Président
(M. Schneeberger) : M. le ministre.
M. Boulet : Excusez-moi,
est-ce que... J'ai perdu la fin de votre commentaire.
Mme Cadet : Parfait.
Moi, il n'y a pas de souci, mais en fait, c'est tout simplement donc qu'il y
a... Je disais donc que plus... Plus sérieusement, donc, dans la manière dont
on vient donc insérer donc, la définition de donneur d'ouvrage, donc,
évidemment, à l'article 7, on a deux définitions, celle de
constructeur-propriétaire et celle d'entrepreneur. Constructeur-propriétaire,
c'est assez simple, c'est une personne qui pour son propre compte, exécute ou
fait exécuter des travaux de construction. Donc, ici, on vient... on dit donc
le donneur d'ouvrage qui... qui peut être le constructeur-propriétaire, donc,
c'est l'ensemble de cette définition-là qui viendrait s'appliquer. Et pour ce
qui est de l'entrepreneur, on le donneur d'ouvrage, donc, à savoir
l'entrepreneur qui est propriétaire du lieu de construction. Donc, est-ce que
c'est l'ensemble de la définition de l'entrepreneur à l'article 7 qui
viendrait s'appliquer et auquel on viendrait adjoindre, donc, qui est
propriétaire du lieu de construction ici, ou simplement donc une des deux
parties, parce que c'est soit une personne qui, pour autrui, exécute ou... des
travaux de construction ou une personne qui fait ou présente des soumissions
personnellement ou, par personne interposée, dans le but d'exécuter ou de faire
exécuter à son profit de tels travaux.
M. Boulet : Exactement.
Je n'ai rien à ajouter.
Mme Cadet : Parfait.
Bon, bien, c'est très clair. Donc, je... De ce côté-ci, moi, ça va pour
celui-là. Je ne sais pas s'il y a des collègues qui veulent que ça vaudrait
pour les paragraphes 1° et 3°, là, parce qu'à 3°, donc, on vient tout
simplement faire un changement de concordance ici, là. Je ne sais pas si j'ai
des collègues qui veulent intervenir sur 1° et 3° avant d'intervenir sur la
question des technologues professionnels.
Le Président
(M. Schneeberger) : Oui. M. le député de Saint-Jérôme.
M. Chassin : ...posé la question, puis là c'est difficile de la
retrouver, mais donc la définition, c'est l'article 7 de la
Loi sur le
bâtiment?
Mme Cadet : Oui, dans
l'article 7 de la
Loi sur le bâtiment, effectivement.
M. Chassin :
C'était une précision, mais pour l'instant ça va. J'aurais
peut-être des questions de...
Mme Cadet : Parfait.
Donc, M. le Président, donc, j'enchaînerais alors la question que j'ai sur,
donc, insérer dans le deuxième alinéa, après «architecte», «un technologue
professionnel». Ici...
Mme Cadet : ...juste valider
avec le ministre, parce qu'évidemment, donc, on a entendu les ingénieurs, les
architectes, donc, et les technologues, donc, nous parler, donc, de cette
demande-là. On comprend bien que c'est unanime et que tout le monde est, donc,
très heureux, donc, de l'insertion, donc, de cette modification-là, de cet
amendement-là, les... notamment, en fait, je pense, particulièrement, donc, les
ingénieurs. Donc, ils nous parlaient, donc, d'un règlement, donc, qui avait,
donc, été, donc, adopté, un règlement qui avait été publié, et qui nous
disaient, donc, qu'en fait, donc, le technologue, donc, devrait, donc... les
technologues professionnels, donc, devraient être ceux qui sont habilités à
surveiller ces travaux en vertu d'un règlement pris en vertu du premier alinéa
de l'article 94 du Code des professions.
Ici, donc, je veux venir m'assurer qu'il
n'y a pas, donc, deux sources de... deux sources législatives ou réglementaires
qui habilitent le technologue professionnel à réaliser les inspections,
puisqu'il y a ce cadre réglementaire là qui a été adopté un peu plus tôt cette
année. Donc, je ne sais pas si le ministre voulait préciser là-dessus ou si
c'était voulu, donc, de ne pas, donc, préciser l'article 94 du Code des
professions.
M. Boulet : Je vais... Bien,
je l'ai demandé, là, juste le commentaire que j'avais fait lors des
consultations particulières, là, qui délimite le carré de sable des
technologues, mais, évidemment, les lois professionnelles, comme vous le savez,
sont impératives, elles doivent être respectées. On a jugé pas opportun de
mettre «conformément aux lois professionnelles qui les gouvernent».
Une voix : ...
M. Boulet : Non, ce n'est pas
ça, ce texte-là, là, c'est lors des consultations particulières, j'avais
expliqué, là, que les technologues peuvent agir dans les petits bâtiments. Ils
peuvent agir dans le contexte d'inspection, ils ne peuvent pas faire de plan de
surveillance parce que ça doit être entériné, élaboré par un ingénieur ou un
architecte. Mais bon, je pense que je l'ai répété suffisamment, mais oui, il
faut que ce soit fait de manière à respecter leurs compétences professionnelles
et ce qui est prévu dans leur règlement qui les concerne.
Mme Cadet : Merci. Je vais...
Peut-être une question de forme, en fait, là, qui me revient sur l'alinéa,
donc, précédent parce que... Et là, ici, donc, on vient dire, donc : «Le
donneur d'ouvrage, à savoir l'entrepreneur qui est propriétaire du lieu de
construction ou le constructeur propriétaire, doit faire respecter ses travaux
de construction»... au moins trois étapes charnières. Donc, je me demandais si,
avant, on avait, donc, l'entrepreneur ou le constructeur propriétaire, donc...
c'étaient, donc, ses travaux qu'ils entreprenaient. Donc, c'est eux, dans la
relation contractuelle, donc, avec, donc, les surveillants, donc, qui étaient
directement, donc, avec l'entrepreneur qui effectuait les travaux. Maintenant
qu'on vient dire que le donneur d'ouvrage, donc, à savoir la personne qui est
propriétaire du lieu de construction, fait inspecter les différents travaux,
est-ce que le pronom «ses», donc, est toujours approprié ici?
M. Boulet : Le pronom...
Mme Cadet : Bien, «ses»,
s-e-s, donc, «fait respecter ses travaux de construction», plutôt... C'est pour
ça que je disais que c'était une question de forme que j'avais ici... ou ça ne
devrait pas être «fait respecter les travaux de construction, au moins trois
étapes charnières»?
M. Boulet : O.K. Je ne suis
pas sûr que je comprends...
Mme Cadet : Au premier paragraphe,
dans le fond, de votre amendement.
M. Boulet : ...ses travaux de
construction». Non, il n'y a pas de sens particulier, là. En fait...
Mme Cadet : Parce que ce
n'est pas lui qui les réalise, il les fait réaliser.
M. Boulet : Non, non, mais il
fait... il fait... Non, non, mais c'est... travaux de construction, c'est à son
initiative, c'est en tenant compte de sa volonté de contracter pour faire faire
des travaux de construction, ça fait que le «ses«, à mon avis, m'apparaît tout
à fait important, là.
Mme Cadet : O.K., parfait.
Merci.
M. Boulet : Mais c'est une
bonne question.
Mme Cadet : Merci. Ensuite...
et ensuite, donc, le quatrième alinéa, pour moi, il n'y avait pas... je n'avais
pas de question... que c'était.
Encore une fois, je salue le travail des
légistes pour faire arriver la volonté du législateur ici, au quatrième
paragraphe.
M. Boulet : Puis je reviens
en réitérant qu'on assume la parentalité commune, pas que la paternité, mais
aussi la maternité.
Mme Cadet : Merci. Merci.
Une voix : ...congé parental.
Mme Cadet : Merci, M. le
ministre.
Le Président (M. Schneeberger) : Alors,
il n'y a pas d'autres questions? Oui, le député de Saint-Jérôme.
• (11 h 20) •
M. Chassin : Le règlement de la régie, est-ce que... puis là je ne sais
pas, donc, le quatrième alinéa qui détermine les catégories de bâtiments,
d'équipement, d'installations, évidemment, on comprend que c'est assez crucial
pour l'application, c'est même le coeur de ce qui va... de ce qui va découler
du projet de loi, concrètement, dans la vie, là, des chantiers...
M. Chassin : ...est-ce qu'on a une certaine idée de comment on va...
Parce que j'imagine qu'il va y avoir un processus. Est-ce qu'il est déjà
entamé? Est-ce que le règlement est déjà, en partie, rédigé? Je ne sais pas où
on en est dans le processus.
M. Boulet : Ah! c'est une...
c'est une excellente question. Puis ça me permet de redire que, oui, il y a des
consultations depuis un certain nombre d'années, ce qui me permet de confirmer
une intention réglementaire que ça devra viser tous les... tous les immeubles
qui servent à de l'habitation pour des personnes qui ne sont pas, évidemment,
couverts par le plan de garantie géré par Garantie de construction
résidentielle. Il y a un comité coordonnateur inspecteur, avec tous les
partenaires que j'ai identifiés, qui est déjà en action, puis il y a le Bureau
de normalisation du Québec, avec une trentaine d'organismes, qui est déjà en
action pour le guide de bonnes pratiques. Et donc moi, j'anticipe que, dans les
meilleurs délais possibles...
Évidemment, il faut respecter aussi le
processus réglementaire, qui, comme vous le savez, collègue, est précédé de
consultations plus finales. Il y a une publication à la Gazette officielle du
Québec, pour permettre de faire des commentaires, pour voir si ça ne peut pas
être amendé ou modifié, puis, après ça, bien sûr, c'est approuvé par les
instances gouvernementales, jusqu'au Conseil des ministres ultimement. Mais,
oui, c'est actif, puis... puis ça va bien.
M. Chassin : Et donc, juste pour être certain, parce qu'évidemment, moi
même, là, je ne suis absolument pas un expert de la construction, comme le
prouve, d'ailleurs, ma main blessée, donc, le comité coordonnateur, avec une
trentaine d'organismes... Parce que, je comprends, le Bureau de la
normalisation sur le guide des bonnes pratiques, où j'imagine que ça va être,
essentiellement... bon, dans certains cas, il y a tel processus qui... qui...
est possible de suivre ou devrait vraiment être suivi. Puis le comité
coordinateur, lui, je ne suis pas certain de... ni de sa composition ni de son
rôle, là, par rapport à la régie.
M. Boulet : C'est de
confirmer un nouveau modèle d'inspection et de surveillance au Québec, dont on
parle depuis trois ans, quatre ans, cinq ans, et qui fait consensus chez les
partenaires, comme on l'a vu, d'ailleurs, lors des consultations particulières.
Il faut revoir... il faut imposer de l'inspection et de la surveillance, et le
comité coordonnateur travaille sur ce modèle là pour s'assurer que la
réglementation va respecter ce que les acteurs puis les partenaires, notamment
les associations d'entrepreneurs, veulent. Puis...
M. Chassin : Bon, autrement dit, de... c'est... c'est dans ces
discussions-là qu'on passe de l'objectif qui est poursuivi à : tous les
partenaires se comprennent sur la poursuite de l'objectif, puis ils
disent : Oui, sur la réalité, ça va être applicable, pas trop lourd,
j'imagine. Parce que la préoccupation, c'est la qualité de la construction,
mais on ne veut pas non plus que ce soit à un coût faramineux. Est-ce que...
est-ce que cette préoccupation-là, elle est reflétée parmi les partenaires du
comité coordinateur que ce soit pour les donneurs d'ouvrage?
M. Boulet : Totalement.
L'approche collaborative — notamment, l'APCHQ le mentionnait même
dans son communiqué — il ne faut pas que ça retarde, il faut que ce
soit bénéfique, il faut que ça diminue les coûts, ultimement, ce que j'ai
constaté, notamment, en Colombie-Britannique. Ça a eu des impacts plus positifs
en Ontario. Mais chaque province a son modèle spécifique.
Mais, oui, comme vous allez voir, il y a
une trentaine de mesures dans le projet de loi. Juste les mesures
équivalentes... Tu sais, il y a eu à peu près 200 demandes de mesures
équivalentes, et là on va pouvoir utiliser une mesure équivalente pour la
permettre dans d'autres situations de travaux de construction qui sont
identiques, là. Souvenez-vous des RPA, souvenez-vous d'un escalier qui n'est
pas tout à fait compatible avec un code, où on permet que, même s'il est plus
large ou un peu plus étroit, que, comme c'est respectueux de la santé et
sécurité de la population, on puisse aller de l'avant. Mais, oui, les acteurs
sont constamment guidés.
Puis le comité coordonnateur, c'est,
encore une fois, le modèle. Puis dans l'exécution des inspections, c'est
vraiment le guide de bonnes pratiques du BNQ qui va vraiment être un atout, là,
parce qu'il ne faut pas que ce soit fait... il faut que ce soit fait de manière
adéquate.
M. Chassin : Puis là, peut-être une dernière question là dessus. Dans la
mise en application de... puis là c'est plus général que juste l'article 2, là,
mais dans la... la mise en application de l'ensemble du projet de loi... ce
règlement-là est... mais il y en aura d'autres...
M. Chassin : ...que la régie se dote d'un processus d'évaluation, par
exemple de se donner certains indicateurs ou actuellement la moyenne, par
exemple... le délai moyen de construction de tels bâtiments, l'été, le tant
d'étages, c'est x, puis, dans cinq ans après l'application du projet de loi et
des règlements, etc., on va avoir des nouvelles mesures, est-ce qu'on pense à
cette réflexion de mesurer l'impact du projet de loi et de ses règlements à la
régie? J'imagine que oui, mais je soulève la question ici.
M. Boulet : Oui, oui, tout à
fait. En fait, la réflexion pour voir les retombées concrètes de l'application
d'une loi comme celle-là, quand elle sera adaptée, va certainement faire
partie
de l'attention que la RBQ va porter aussi.
M. Chassin : Est-ce qu'on... Est-ce qu'on a... puis là, vraiment, moi je
pose la question comme ça, mais est-ce qu'on a déjà arrêté le choix de certains
indicateurs?
M. Boulet : Non, non, pas à
ce stade-ci. On ne le fait pas en amont. Mais rappelez-vous cependant que, sur
la productivité, on a fait un projet de loi n° 51, qui est devenu la
loi 19, qui est beaucoup plus orientée sur la productivité. Et la
Commission de la construction du Québec, oui, fait des suivis sur
l'intégration, par exemple, de la culture de polyvalence, la mobilité, l'accès,
le régime de négociation, le renouvellement des conventions collectives. Donc,
c'est plus là que l'aspect productivité est mesuré.
M. Chassin : Puis c'est plus macro, en quelque sorte, là, c'est plus
général?
M. Boulet : Oui. Exact.
M. Chassin : Moi, c'est vraiment par rapport... puis évidemment, la
régie étant responsable de l'application de la loi et des règlements, pour la
plupart, c'est... c'est... c'est peut-être contre-intuitif, là, ou en tout cas
ce n'est peut-être pas à elle de nécessairement mesurer l'impact de sa propre
application, mais en même temps, c'est ceux qui vont être les plus les deux
mains dedans en quelque sorte. Ce qui fait que j'avoue que déjà d'avoir un
certain nombre de règlements qui vont arriver plus tard limite la visibilité du
législateur à ce moment-ci, alors qu'on fait l'étude détaillée. Moi, je pense
que ça peut être intéressant d'avoir ce mécanisme, à tout le moins, de mesure
puis de contrôle pour... Puis je vous le dévoile tout de suite, mais moi, je
pense qu'il y a un besoin de se rajouter un rapport d'application après un
certain nombre de temps de l'application de ce projet de loi là.
M. Boulet : Oui,
certainement, on pourra en discuter dans les dispositions transitoires et
finales. Mais le comité coordonnateur va aussi faire une réflexion sur la façon
de déterminer comment ça va avoir un bénéfice pour la qualité de la
construction. Mais, à la RBQ notamment, ils vont savoir le nombre
d'attestations de conformité, ils vont savoir là où les contrats n'ont pas été
conclus. Mais il y a des données quantitatives comme celles-là qui vont
permettre d'alimenter la réflexion là où c'est fait, là où ce n'est pas fait,
puis comment on peut éventuellement bonifier nos... ou améliorer nos façons de
faire.
M. Chassin : Évidemment, on s'annonce un peu, M. le Président, mais je reviendrai
dans les dispositions transitoires et finales pour un nouvel article. Mais,
là-dessus, je comprends que la réflexion de la régie continue puis sera
efficace et mesurable.
M. Boulet : Bien oui. Tout à
fait. Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Députée de Bourassa-Sauvé.
• (11 h 30) •
Mme Cadet : ...sur
l'amendement, donc, je... donc, revenir là-dessus, là, mais c'est juste pour
m'assurer, donc, de... qu'on ait bien épuisé, donc, la question ici, là, de la
bonne nomenclature à utiliser. Donc, je suis retournée voir, donc, le
chapitre
deux, donc, de la
Loi sur le bâtiment... donc, porte sur les travaux de
construction. Donc, c'est l'intitulé du
chapitre deux, donc, qui comprend,
donc, les articles 12 à 28.5. Et, dans ce cadre-là, donc, chaque fois
qu'on parle, donc, des travaux de construction, donc, le... il n'y a jamais,
donc, de rattachement. Donc, on ne dit jamais, donc, «ces travaux de
construction», c'est toujours, donc, «les travaux de construction» ou «des travaux
de construction». Aussi, donc, ici, donc, je reviens, donc, sur mon
argumentaire initial, là, sur le fait que soit, donc, le donneur d'ouvrage,
donc, qui fait inspecter les travaux de construction au moins trois étapes
charnières, et sur le fait que ce n'est pas lui qui les exécute ici. Je ne
voudrais pas qu'on se retrouve avec une interprétation restrictive ici
évidemment. Donc, la... On est en train, donc, de valider ici l'intention du
législateur, là, mais je veux...
Haut de la page
11 h 30 (version non révisé
e) Mme Cadet : ...je veux m'assurer
qu'on n'ait pas une interprétation qui soit trop restrictive ici. Parce que,
bon, quand on regarde même, donc, les articles, pardon, 14 et 15, la
Loi sur le
bâtiment, on voit, donc, c'est bon, l'entrepreneur qui doit se conformer au
Code de construction pour les travaux de construction sous sa responsabilité,
mais, à 15, le constructeur propriétaire qui exécute lui-même des travaux de
construction, donc, doit se conformer au code. Ici, donc, le donneur d'ouvrage,
c'est celui qui serait à la fois un entrepreneur propriétaire, soit... Et je m'excuse,
je pense que, tantôt, ma... mais la... ma définition d'entrepreneur était un
peu, donc... la portion, plutôt, donc, de la définition d'entrepreneur
applicable au concept de donneur d'ouvrage ici était inexacte parce qu'ici ce
serait plutôt... Donc, quand on dit : L'entrepreneur propriétaire de
construction, donc, on référait à la portion de la définition qui dit :
Une personne qui fait exécuter des travaux ou fait des soumissions dans le but
de faire exécuter à son profit de tels travaux, là. C'est cette portion-là de
la définition qui s'appliquerait à donneur d'ouvrage, et donc, manifestement,
puisqu'elle fait exécuter les travaux et donc que... ou qu'elle présente... ou qu'elle
fait des soumissions dans le but de faire exécuter à son profit de tels
travaux, bien, à ce moment-là, ce n'est certainement, donc, pas elle qui les
réalise, donc, en... comme donneur d'ouvrage propriétaire, donc en sa qualité d'entrepreneur,
selon l'interprétation de l'article 7. Donc, j'essaie, donc, de bien
saisir si c'était absolument voulu, donc, de conserver le terme «ses travaux de
construction» ici, au premier alinéa de l'article 16, tel que modifié par
l'amendement.
Le Président (M. Schneeberger) : M.
le ministre.
M. Boulet : Bien, c'est
compatible avec l'objet. Puis, tu sais, j'ai remarqué, à 14, on dit : Pour
les travaux de construction sous sa responsabilité. À 15, c'est : Des
travaux de construction, qu'il exécute lui-même des travaux de construction.
Mais le «ses», ça n'a pas de connotation restrictive, là, d'aucune manière, là,
tu sais. Puis vous l'avez bien défini, là, la notion d'entrepreneur ou
propriétaire-constructeur, c'est tellement large que... C'est celui qui fait ou
celui qui exécute, donc ce n'est pas... il n'y avait aucune indication qu'on
voulait que ce soit interprété restrictivement. Ça fait que c'est beaucoup plus
large, c'est que ce soit interprété... et que rien ne soit laissé de côté.
Mme Cadet : D'accord. Merci
beaucoup.
M. Boulet : Merci.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va. S'il n'y a pas d'autre question... Oui, député de Saint-Jérôme.
M. Chassin : Évidemment, j'avais une question puis j'ai oublié. Deux autres
petites questions. Dans le troisième alinéa, c'est ça, je crois, donc, on parle
ici que... Puis là j'imagine que c'est le donneur d'ouvrage, là, donc, qui doit
suspendre les travaux dès lors qu'il constate que la personne ou l'organisme
avec qui il a conclu le contrat n'exerce pas les fonctions, etc. Là, c'est le
donneur d'ouvrage qui doit suspendre les travaux, en fait, il doit donc dire,
par exemple, s'il embauche un entrepreneur : Arrête les travaux, je n'arrive
pas à joindre telle personne au téléphone, parce que vraisemblablement il est
en processus, par exemple, là, de faillite, ou de poursuite, ou de quelque
chose, puis là, bien, il ne fera probablement pas les inspections, il ne suivra
pas le plan de surveillance. Est-ce que je comprends? D'une part puis d'autre
part, est-ce qu'il doit suspendre les travaux immédiatement, dès que c'est
constaté, même si la poursuite des travaux, par exemple, ne remettait pas en
question le suivi du plan de surveillance parce qu'on n'est pas rendus, par
exemple, à une étape charnière? C'est peut-être lourd, là, comme, d'arrêter dès
le moment de la constatation.
M. Boulet : Bien, dès qu'il
constate, en fait, que l'inspection n'est pas faite, alors qu'elle aurait dû
être faite. Puis simplement une autre réponse, si le donneur d'ouvrage fait
faillite, je pense que vous mentionnez ce point-là. Mais, tu sais, dès qu'il
fait faillite, il y a un syndic qui est nommé puis le syndic rentre dans les
bottines de l'entrepreneur failli avec les mêmes obligations, tu sais, ça fait
qu'il y aurait un suivi qui serait fait, là, puis c'est une loi fédérale sur la
faillite. Mais je comprends ce que vous dites, là, mais il faut s'assurer que
ce projet de loi là ait des moyens pour s'assurer que les obligations soient
bien respectées puis ça en fait partie.
M. Chassin : Est-ce que... Puis moi, je parlais plutôt de... pas tant du
donneur d'ouvrage, mais que la
partie avec qui le donneur d'ouvrage signe un
contrat. Donc, je ne sais pas, si on se dit que, bon, l'inspection n'est pas
suivie, effectivement, parce que moi, j'ai telle firme avec qui j'ai signé un
contrat pour assurer l'inspection du chantier...
M. Chassin : ...qui est, par ailleurs, le chantier d'un entrepreneur
avec qui j'ai signé un autre contrat. Moi, je pense que ça va être ça bien
souvent le cas de figure. Puis je peux peut-être me tromper, là. Peut-être
juste me confirmer que le donneur d'ouvrage va probablement être lié par
contrat et à un entrepreneur qui va faire le chantier et à quelqu'un qui va en
assurer la surveillance, c'est bien ça?
M. Boulet : Bien oui, bien
sûr.
M. Chassin : O.K.
M. Boulet : Puis c'est
important peut-être de préciser aussi que le règlement va déterminer peut-être
plus clairement les cas de constatation par le donneur d'ouvrage qui
nécessitent que les travaux soient suspendus. Ça fait que, tu sais...
M. Chassin : D'accord. Parce que, là, c'est vraiment formulé de façon
assez, comment dirais-je... Tu sais, le... Il doit suspendre les travaux,
c'est... dès le moment où, c'est, je veux dire... Un technologue est décédé, il
s'en vient... il était censé venir la semaine prochaine, je ne sais pas comment
je vais le faire, l'inspection, tout ça, il va falloir revoir. Mais là, oups,
là, il n'est peut-être pas tout à fait en train de suivre exactement ce qui a
été donné comme étape. Est-ce que... Vous comprenez?
M. Boulet : Bien oui, mais...
M. Chassin : Dès qu'on constate, il faut suspendre les travaux, même si
c'est... ça ne remet pas nécessairement en question la qualité de l'ouvrage, à
la fin.
M. Boulet : Bien, je vais
vous répondre simplement : Lisez plus loin. C'est dans les cas déterminés
par règlement. Ça fait que ce sera déterminé.
M. Chassin : Là, c'est dans... Juste être certain, là, de... le début de
la phrase : «De même, dans les cas déterminés par règlement, il doit
suspendre ses travaux», c'est ça? O.K. Donc, les cas déterminés par règlement,
c'est les cas où on doit arrêter les travaux?
M. Boulet : Oui.
M. Chassin : Parce que moi, je le lisais plutôt comme tout ce qui est
lié, par exemple, là, à... les catégories de bâtiments, les... j'avoue que je
le lisais comme ça, qui vient après, mais les catégories de bâtiments, d'équipements,
d'installations plutôt que les cas déterminés dans le type de... je ne sais
pas, moi, de constatation que le surveillant n'est pas tout à fait en mesure de
faire la surveillance tel que convenu.
M. Boulet : Mais je n'ai pas
de commentaire, là. Évidemment, c'est quand il constatera dans les cas qui vont
être bien identifiés dans la réglementation. C'est... Je pense que...
M. Chassin : Oui. Parce que, tu sais, autrement dit, la conclusion d'un
tel... d'un tel contrat pour démarrer les travaux, ça, c'est clair, mais, quand
on dit : On suspend les travaux quand le contrat ne peut être rempli parce
que les fonctions qui y sont prévues ne sont pas exercées, là, ça, c'est... En
tout cas. Sans être expert, hein, de construction, du tout.
M. Boulet : Oui, mais, dans
les cas constatés par règlement... «les cas déterminés par règlement», c'est
les cas de constatation que les travaux doivent être suspendus parce que les
obligations ne sont pas respectées. C'est... Je pense, c'est... ça répond
peut-être un peu plus clairement.
M. Chassin : En tout cas, ça a été dit en étude détaillée. Donc, on
vérifiera dans le règlement que c'est bien là. Merci.
M. Boulet : O.K.
Le Président (M. Schneeberger) : Merci.
Nous allons maintenant du côté de la députée de Bourassa-Sauvé.
Mme Cadet : Oui, merci, M. le
Président. Ça, c'est... c'est peut-être un débat que j'aurais plus fait sur
l'article 2 de façon générale plutôt que sur l'amendement, là, mais,
puisque le député de Saint-Jérôme le soulève, je... ce n'est pas une
interrogation que j'avais initialement, mais elle l'est devenue un peu, donc,
grâce à lui ici, donc, de bien comprendre les cas déterminés par règlement,
parce qu'effectivement, pour moi, donc, c'était très clair que le... la
suspension des travaux venait... en fait, était sous-jacente, donc, à la
non-réalisation des conditions du contrat, et donc que c'est, donc, le contrat,
donc, établissant le plan de surveillance qui pouvait déterminer les cas où il
y aurait une suspension des travaux, mais là je ne suis pas sûre, donc, d'avoir
bien saisi quels seraient les cas déterminés par règlement ici. Je ne sais pas
si vous l'avez compris. Oui? C'est la même...
M. Boulet : Bien,
peut-être...
Des voix : ...
Le Président (M. Schneeberger) : Est-ce
que vous voulez avoir un moment de suspension pour répondre?
• (11 h 40) •
M. Boulet : En fait, moi, je
vais donner... si je n'ai pas d'exemple, là, mais le texte est quand même assez
littéralement clair. On dit : Dans les cas déterminés par règlement, il
suspend ses travaux quand il constate que la personne avec qui il a conclu le
contrat, le professionnel, n'exerce pas les fonctions qui y sont prévues. Donc,
les cas vont être prévus dans le règlement. Le professionnel, qui est
l'ingénieur, l'architecte ou le technologue, ne fait pas...
M. Boulet : ...ce qu'il doit
faire, ce qui est prévu dans le contrat, la façon de faire les inspections,
l'élaboration du plan de surveillance, c'est... Moi, je le vois assez
clairement, là, je n'ai pas de cas spécifique. Tu sais, si le professionnel
n'est pas là ou s'il ne fait pas... si, par exemple, il est en absence
prolongée. Donc, c'est certainement une situation qui devrait être prévue dans
le règlement où le donneur d'ouvrage suspend parce que les fonctions qui y sont
prévues ne sont pas faites.
Tu sais, c'est comme... Puis je vais faire
un parallèle avec une relation employeur employé. L'employé n'est pas là, il ne
fait pas son travail, ça fait que c'est sûr que s'il ne fait pas son travail
puis il n'a pas de motif, bien, l'obligation corollaire de l'employeur de
verser le salaire disparaît. Ça fait que, tu sais, c'est... à mon avis,
j'allais dire... là, la chose parle par elle-même, mais il y aura des cas
certainement qui seront déterminés par règlement. Celui qui n'est pas soulevé,
c'est l'absence prolongée du professionnel. Mais il faut certainement prévoir
un texte où le donneur d'ouvrage doit suspendre si le professionnel ne fait
pas.
Mme Cadet : Est-ce que...
Merci, M. le ministre. Est-ce que ça, ça signifie que... dans le fond, que le
règlement viendrait indiquer quelles dispositions devraient se retrouver, donc,
au contrat, donc entre le professionnel et le donneur d'ouvrage?
M. Boulet : Non, non. Non,
non, non, ce n'est pas ce qui est... en tout cas, ce n'est pas l'intention du
législateur. Ce n'est pas que la RBQ s'immisce dans le contenu, mais détermine
des modalités. Mais, à votre réponse, je dirais non.
Mme Cadet : O.K. Puis juste
pour bien saisir, donc, vos explications puis merci pour celles-ci, c'est
que... c'est que, dans le fond, donc, le contrat lui-même donc ne suffirait
pas, donc, en lui-même, pour déterminer, donc, les conditions de suspension.
Donc, il faudrait absolument, donc, qu'un des règlements, donc, de la régie
vienne indiquer ces cas-là, parce que, bon... parce que... dans le fond, là,
mon point étant, là, que, si... en fait, vous nommez, donc, n'importe quelle
relation contractuelle. Donc, si l'une des parties ne répond pas, donc, à ses
différentes obligations, normalement, donc, le contrat, donc, en lui-même, donc
va donc élaborer, donc, quels sont... quels seront, donc, les remèdes, donc,
pour l'autre
partie qui n'aura pas reçu, donc, sa part, donc, de la relation
synallagmatique entre les deux parties.
M. Boulet : Bien oui, bien
oui, puis à la...
Mme Cadet : C'est pour ça que
j'essaie de voir, donc, pourquoi le règlement, donc, en plus que, normalement,
le contrat devrait pouvoir prévoir ces éléments...
M. Boulet : Bien, le
règlement pourrait cependant déterminer un contenu minimal à se retrouver dans
le contrat. Puis je vais vous donner...
Mme Cadet : C'est ce que je
viens de dire, en fait, que le règlement, donc, viendrait mettre les... mettre
des dispositions, indiquer quelles dispositions devraient se retrouver au
contrat...
M. Boulet : Bien, par
exemple, les étapes charnières, à quel moment, tu sais, quand on réfère à la
fermeture des murs, il faudrait que ce soit systématiquement, selon moi, prévu
dans les contrats avec les professionnels. Puis l'autre exemple que je
donnerais, si, par exemple, le professionnel ne s'assure pas qu'il y ait
l'inspection avant la fermeture des murs, le donneur d'ouvrage qui le constate,
il ne peut pas laisser les murs être fermés sans suspendre. Tu sais, si on est
rendu là à fermer les murs puis ça ne se fait pas, ça, c'est un cas, qui va
être déterminé, manifestement dans le règlement, qui justifierait de suspendre
les travaux. Parce que tu constates que la personne avec laquelle tu as conclu
un contrat n'exerce pas ses fonctions.
Mme Cadet : O.K., donc, à ma
question d'un peu plus tôt, à savoir, donc, si ce... ledit règlement, donc,
pourrait prévoir, donc, des clauses minimales, donc, dans le contrat entre le
professionnel et le donneur d'ouvrage, donc, à ça la réponse est oui, plutôt
que non, comme vous venez de le dire. C'est bien ça? Et, en fait, donc, ce
que... et étant donné, donc, ce... cet élément-ci, dans le fond, ce que vous
dites, c'est que, donc, le... la RBQ viendrait, donc, déterminer, donc, un
cadre, donc, général, pour prévoir, donc, des cas... des cas qui pourraient ne
pas avoir été prévus dans le contrat entre les deux parties. Donc, si, donc, le
contrat entre les deux parties, donc, ne prévoit pas une suspension des travaux
dans telle ou telle situation, pour toutes sortes de raisons, bien, le
règlement, donc, aurait donc des clauses d'office, là, des clauses, donc, qu'il
faudrait absolument respecter, puis dire : Bon, bien, si... même si ça, ça
ne se retrouve pas au contrat entre les deux parties, entre le donneur
d'ouvrage et le professionnel, bien, il faut se référer au règlement. Il
faudrait absolument avoir une suspension des travaux à ce moment-là.
M. Boulet : Je reviens
toujours à ma thèse du seuil minimal, puis il faut tenir compte des travaux du
comité coordonnateur puis de ce que la BNQ va faire comme guide des bonnes
pratiques pour les inspections...
M. Boulet : ...s'il y a des
contrats qui ne sont pas en adhésion ou compatibles avec les bonnes pratiques,
il se pourrait que le règlement ait une incidence sur le contenu du contrat,
mais ce n'est pas la volonté d'une régie d'intervenir dans l'expertise d'un
professionnel qui contracte. Il y a quand même une certaine liberté
contractuelle, mais il y a des normes minimales. Je pense que j'ai déjà référé
à la
Loi sur les normes du travail. J'ai un peu la même approche.
Mme Cadet : D'accord. C'est
beaucoup plus clair. Merci, M. le ministre. Et ça me fait penser aussi, donc, à
l'article 60, ici, parce qu'on parle, donc, de l'élaboration d'un premier
règlement découlant des articles... des alinéas 3 et 4 de l'article 16. Donc,
ici, est-ce que ce type de conditions là se retrouverait dans un premier
règlement publié, premier projet de règlement publié à La Gazette officielle?
M. Boulet : Bien oui, tout à
fait.
Mme Cadet : Il faudrait
absolument, c'est ça. C'est qu'on est quand même dans des conditions
essentielles, sinon l'article 16 ne peut pas entrer en vigueur.
M. Boulet : Tout à fait.
Mme Cadet : Je ne sais pas si
ça répond aux questions du député de Saint-Jérôme.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui,
député de Saint-Jérôme.
M. Chassin : J'imagine qu'on dépasse un petit peu, mais dans des cas,
mettons... Puis moi, en fait, ma grande question, c'est que, justement, dans
une perspective de seuil minimal, je peux comprendre qu'on ne démarre pas un
chantier sans contrat, mais j'imagine qu'il y a plein de cas de figure. Puis
peut-être que je me trompe parce que je ne connais pas ça, tout est prévisible
puis tout est compris de la même façon par tout le monde, mais, je veux dire,
s'il y a une bétonnière qui est en train de couler du béton puis qu'on se rend
compte qu'il y a une valve qui ne sera plus directement accessible pour
inspection, alors que c'était censé, dans le plan de surveillance, être
inspecté, bien, si moi, je le constate, comme dans l'entourage, bien là j'ai
tout à coup l'obligation légale de dire : On arrête tout. Puis la
bétonnière, bien, elle rentre chez elle le temps que, demain, un technologue
vienne inspecter la valve, tu sais. Moi, c'est ça aussi, là, c'est l'espèce
de... le coût-bénéfice, il n'est pas analysé là-dedans, c'est une obligation
légale, donc on arrête tout maintenant.
M. Boulet : Bien, là-dessus,
permettez-moi d'être en désaccord, parce que ça coûte beaucoup plus cher,
corriger après coup puis...
M. Chassin : S'il y a un problème.
M. Boulet : ... tous les
entrepreneurs vont le confirmer. D'ailleurs, les sondages qui ont été faits par
GCR dans toutes les villes du Québec, de 95 à 98, même des petits
entrepreneurs, ils sont d'accord à adhérer à des inspections obligatoires puis
ils sont tous d'avis que, si on n'attend pas puis qu'on est contraint de
corriger, c'est huit à 15 fois plus cher. Ça fait que c'est sûr qu'il y aura du
cas par cas, puis c'est la raison pour laquelle, dans le règlement, il y aura des
cas, mais il faut que ce soit fait avec une certaine souplesse puis il ne faut
pas que ça impose des délais où c'est certain que ça va engendrer plus
d'inconvénients et de coûts que l'inverse, là.
M. Chassin : C'est là où les cas déterminés par règlement, à mon avis,
deviennent importants. Autrement dit, si c'est de nature à remettre en question
la qualité de l'ouvrage, là, c'est une chose.
M. Boulet : Bien oui.
M. Chassin : Si on ne suit pas du tout les exigences légales, en termes,
par exemple, de plan de surveillance, je pense que ça se justifie. Si c'est
davantage... plus une question de dire : Bien là, on se retrouve dans un
cas très, très pointu puis peut-être que ce n'est pas prévu explicitement et
formellement que... par exemple, que cette étape-là ou un événement x doit
être... se passer sous la surveillance de la firme avec qui j'ai conclu un
contrat de surveillance, bien là, à ce moment-là, peut-être qu'il y a
justement, dans les cas déterminés par règlement, une certaine souplesse qui
doit être explicite.
M. Boulet : Vous avez raison.
M. Chassin : Puis ce pour quoi je le mentionne, bien, c'est parce que,
dans le fond, à la limite, il peut toujours y avoir, dans la certification qui
est délivrée, des mentions de : Bien, ça, ça a été inspecté, ça, on a
choisi de le laisser parce que, bien, en général, il n'y a pas vraiment de
problème avec, par exemple, un type de construction unifamiliale en bois et en
brique, il n'y a pas vraiment de problème avec tel aspect de revêtement, on n'a
pas eu besoin de l'inspecter pour ça. Bien, peut-être qu'on peut le mentionner
dans le rapport de conformité, comme professionnel... moi, je ne sais pas, là,
je parle sans savoir, sans nécessairement avoir à dire : Bien, on doit
tout faire puis on doit arrêter les travaux...
• (11 h 50) •
M. Boulet : Non. Bien, vous
avez raison, puis c'est important, ça me permet...
M. Chassin : Ça fait que je pense que c'est ça, un peu, ma réserve...
M. Chassin : ...minimum, il faudrait que ce soit reflété dans la
réglementation.
M. Boulet : Bien oui. Et ça
me permet de dire que le plan de surveillance va tenir compte de la séquence
des travaux. Et le plan de surveillance va assurer une meilleure planification du
déroulement des travaux et pour s'assurer que ce soit fait de la manière la
plus harmonieuse possible. Et, le terme que j'utilisais lors de mes premières
remarques, c'est que le tout soit fait en symbiose l'un avec l'autre.
Le Président (M. Schneeberger) : Ça
va? Pas d'autre question? Ça va?
Mme Cadet : ...à
l'article 2.
Le Président (M. Schneeberger) : Oui.
Parfait. Alors... Oui.
M. Chassin : Encore une fois, j'oublie mon...
Le Président (M. Schneeberger) : Député
de Saint-Jérôme.
M. Chassin : J'avais deux points, puis là, je me suis laissé prendre un
point. Attendez, je vais retrouver ça. C'est l'obligation de transmettre...
Excusez-moi. Où est-ce que j'en suis. L'amendement, oui, c'est ça. Ces documents
doivent être remis à la régie, à la municipalité, mais aussi à des
acquéreurs... en fait, à un acquéreur subséquent. Là, juste être certain, parce
que c