Culture and Education — 23 October 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CCE 2020-10-23

Quebec — Committees

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Culture and Education — 23 October 2020 (42nd Legislature, 1st Session)

CCE 2020-10-23

Quebec — Committees

Alors, hier, je disais au ministre : Bien,

Ottawa en a reçu 100 000. Moi, je ne comprends pas que la livraison a été faite à Ottawa, donc en Ontario, mais pas au

Québec, alors que c'est nous qui a le pire bilan. Puis comprenez-moi

bien, je comprends parfaitement qu'on doit d'abord prioriser, dans le

dépistage, le personnel de la santé. Ça va de soi. Mais je vous rappelle que,

lorsqu'on a déconfiné le Québec, rien n'était obligatoire, sauf l'école. Quand

on a ouvert les restaurants, ce n'était pas obligatoire. Les bibliothèques, ce

n'était pas obligatoire. Les gyms, ce n'était pas obligatoire. Les gens avaient

le loisir d'y aller ou de ne pas y aller. Les écoles, ça a été obligatoire pour

le personnel scolaire au complet et pour les élèves aussi. Alors, la moindre

des choses, là, c'est de les protéger.

Moi, aujourd'hui, j'ai une question très, très

spécifique pour le ministre, d'entrée de jeu. Je vous présente ce tableau, M.

le ministre. Fin août, déjà,

les experts disaient qu'on commençait une deuxième vague. La fin août,

là, c'est la rentrée scolaire. Le 17 septembre, vous dites, la CAQ

dit : On est encore trop tôt pour dire qu'on est dans la deuxième vague.

C'était en réponse, au fait, à un point de presse que j'ai fait avec mon collègue

de Pontiac le 15 septembre, qui disait : C'est la rentrée parlementaire

et c'est aussi, en quelque sorte, la première journée de la deuxième vague. Vous avez plutôt fait un vidéo pour

vous moquer qu'on était trop tôt pour dire que c'était une deuxième vague. Le 21 septembre, finalement, la CAQ mentionne que nous sommes en deuxième vague. Et finalement, le

8 octobre, vous mettez des nouvelles mesures pour les écoles. Et, hier,

moi, ma mâchoire a un peu disloqué d'entendre le ministre de la Santé

dire : On est au 50e jour de la deuxième vague. Hier, là, 50e de la

deuxième vague. Alors, si vous permettez, là, 50e jour de la deuxième

vague, ça nous ramène quand? Ça nous ramène au 2 septembre. Ça nous ramène

à la rentrée scolaire.

Ma question très

spécifique au ministre : Qu'est-ce que vous auriez fait différemment si

vous l'aviez su, le 2 septembre, qu'on

était en deuxième vague? Concrètement, qu'est-ce que ça aurait changé pour les

écoles du Québec? Auriez-vous imposé le masque plus tôt? Auriez-vous dit

aux élèves de secondaire IV et secondaire V : Vous serez

désormais un jour sur deux à l'école?

Concrètement, si

vous, là, le ministre de l'Éducation, aviez... vous, là, si vous aviez cette

information, là, que, finalement, la deuxième vague, c'était le

2 septembre... Parce qu'hier le chat est sorti du sac. On apprend que,

finalement, ce n'était pas le 21 septembre, c'était le 2 septembre,

donc que c'est une vingtaine de jours, presque trois semaines qu'on aurait

gagnées si on avait su cette information névralgique. Vous, concrètement, là, qu'est-ce

que vous auriez fait différemment?

La Présidente (Mme

Thériault) : Je comprends, Mme la députée, que c'étaient vos remarques

d'ouverture, parce que le premier bloc sert à ça, et que vous avez conclu votre

intervention. Vous arrêtez là?

La Présidente (Mme

Thériault) : Parfait. M. le ministre, c'est maintenant votre tour.

Vous avez 10 minutes pour faire vos remarques d'introduction.

M. Roberge :

Merci, Mme la Présidente. Donc, je salue les collègues des oppositions. Merci,

ça fait plaisir de vous voir pour échanger avec vous aujourd'hui sur le sujet

très important qui nous préoccupe, donc, évidemment, l'éducation, le droit à

l'éducation, la qualité des services rendus, la réponse à la situation

épidémiologique, l'ajout de ressources pour venir en aide aux écoles. Je salue

aussi la présence de mes très estimés collègues, donc, députés de Chauveau, de

Bellechasse et de Huntingdon. Merci d'être présent et présentes avec nous

aujourd'hui. Je sais que, depuis longtemps, l'éducation, c'est un sujet qui

vous a à coeur... qui vous tient à coeur, on a eu plusieurs échanges à ce

sujet-là. Donc, je suis content que vous participiez au débat aujourd'hui.

Ma collègue, dans ses

remarques d'ouverture, fait un florilège d'interventions sur beaucoup, beaucoup

de sujets. Elle nous a parlé du site

Internet, des tests, de la présence obligatoire à l'école, des consultations,

de la situation épidémiologique qui a changé. Donc, je vais aborder brièvement

chacun de ces sujets, sachant qu'on aura probablement le temps de creuser davantage, au cours de

l'interpellation dans le cadre des autres interventions, certaines interventions

du gouvernement puis certaines problématiques aussi soulevées sur le terrain au

fil du débat, ce matin.

Donc, elle est

revenue sur la transmission des données, des informations sur la situation

épidémiologique dans nos écoles, donc le nombre d'élèves au Québec qui,

malheureusement, ont reçu un test positif, le nombre de classes qui sont

malheureusement fermées de manière temporaire. C'est important de le mentionner.

On ferme des classes malheureusement parce que la Santé publique constate qu'il

y a des cas et qu'il peut y avoir un danger, mais on les réouvre toujours.

C'est vrai qu'en début d'année pendant quelques jours, voire un peu plus d'une

semaine, on a eu de la difficulté à colliger l'information, mais là,

maintenant, je pense que c'est une histoire du passé. Ça fait pas mal plus qu'un mois maintenant que, de manière

très transparente, à chaque jour, autour de 13 heures, les informations

sont rendues publiques, et il n'y a personne, là, au Québec qui remet en

question la validité et la fiabilité des données qui sont transmises, la

transparence du gouvernement à cet égard-là. Donc, je pense, ça, c'est quelque

chose qui méritait d'être traité très, très sérieusement puis qu'on a traité

très sérieusement aussi, on a corrigé cette erreur bureaucratique de début

d'année.

Sur la question de la

fréquentation obligatoire de l'école, je suis content que ma collègue revienne

sur ce sujet-là. C'est quelque chose d'important. Je pense que c'est une des

valeurs fondamentales au Québec. L'éducation, c'est extrêmement important. La

fréquentation scolaire, c'est dans la

Loi sur l'instruction publique. On peut

s'acquitter d'une obligation de fréquentation scolaire des élèves de 6 à

16 ans de diverses manières, mais on ne peut se soustraire à la

fréquentation scolaire. La façon habituelle et privilégiée, évidemment, c'est

d'aller à l'école.

Au fil des années,

par contre, c'est arrivé, des fois, que des élèves aient des problèmes de santé

bien avant que la COVID fasse son arrivée, puis le réseau scolaire, là, était

capable de s'adapter puis de soutenir les parents et soutenir les enfants, les

adolescents qui ont besoin, parce qu'ils ont un problème de santé, de recevoir

des services à domicile. C'est encore le cas pendant le temps de la COVID, cet

automne. On a bien travaillé avec les centres de services scolaires. Je

souligne l'initiative du centre de services scolaires des Hautes-Rivières, qui,

dès le printemps, avait innové avec une espèce d'école virtuelle, puis c'est

une initiative qui a fait des petits. Et plusieurs centres de services se sont

inspirés de ça pour être capables de donner des services de qualités aux élèves

qui ont une vulnérabilité médicale à la COVID et qui reçoivent,

sur plusieurs semaines et peut-être pendant toute l'année scolaire, des

services éducatifs à domicile.

Ceci dit, ma collègue s'intéresse à la

fréquentation obligatoire comme si c'était un problème. En tout cas, elle

disait : Oui, mais, vous savez, il y a juste dans le domaine de

l'éducation que c'est obligatoire par rapport aux bibliothèques, aux musées. On

est d'accord, là, on veut que les gens fréquentent les musées, mais on ne

l'obligera pas. J'espère qu'elle ne remet pas en question la fréquentation

scolaire obligatoire au Québec, même en temps de pandémie. Je sais que d'autres

États ont fait des choix différents du nôtre. Ils ont laissé plus de choix, je

vous dirais, aux parents. Pour moi, c'est une prise de position que je qualifierais

de hasardeuse, et il faut donner des balises très claires pour que le droit à

l'éducation soit respecté pour tous les élèves du Québec, tous nos jeunes, tous

nos adolescents. C'est un sujet sur lequel nous nous sommes penchés dès notre

arrivée au gouvernement. On s'est assuré que les parents qui font le choix de

l'éducation à la maison et qui le faisaient bien avant que la COVID n'arrive

aient des balises très, très claires pour être bien certains que les enfants

dont les parents ont fait le choix de l'éducation à domicile s'acquittent de leurs obligations. Mais je pense qu'il faut

clarifier, il faut statuer là-dessus, là, c'est important, l'éducation,

puis ce n'est pas négociable, la fréquentation obligatoire puis le droit à

l'éducation au Québec.

Ma collègue nous dit que la situation

épidémiologique a changé dans le temps. Évidemment, on a connu la première

vague. On est en ce moment au sein de la deuxième vague. Et, à la grandeur du Québec,

c'est comme si on était arrivés à un plateau en ce moment, mais on aurait hâte

de redescendre ce plateau, hein? C'est vrai pour tout le monde,

parce que ce n'est pas juste des chiffres, hein? C'est des personnes, c'est des

parents, c'est des grands-parents, c'est des oncles, des tantes, c'est

des enfants. Puis c'est sûr que toute la société québécoise doit poser tous les

gestes nécessaires. C'est vraiment un effort collectif. Les écoles doivent

participer à l'effort collectif, mais toute la société doit participer à

l'effort collectif.

Maintenant, oui, on adapte les mesures gouvernementales

en fonction des avis de nos experts de la Santé publique. Et ma collègue nous

faisait le reproche de ne pas en avoir fait assez assez tôt. C'est toujours

facile après coup de savoir ce qu'il faut faire ou ce qu'il aurait peut-être

fallu faire, hein? Ça, c'est comme après le fameux match de hockey classique du

samedi soir. Le dimanche matin, tout le monde sait quel gardien on aurait dû

mettre devant le but puis quel joueur aurait été sur le premier trio, puis

c'est comme ça qu'on aurait gagné le match. Mais ce n'est pas comme ça que ça

se passe.

Au mois d'août, au mois de septembre, quand on

est arrivés avec un plan de la rentrée scolaire, c'était un plan solide, qui

était tout à fait adapté avec la situation épidémiologique du moment, qui était

en phase avec les recommandations de la Direction de la santé publique au Québec,

et qui était même en phase avec la direction de la santé publique du Canada, et

qui résultait de beaucoup de consultations avec les gens du réseau, donc les

directions générales, les cadres, les directions, les syndicats, les experts,

les parents. Quand on a rendu public notre plan, à la mi-juin, ça avait été

salué par l'ensemble des partenaires. Quand on a déposé nos ajustements, autour

du 10 août, ça a été salué par à peu près

tous les groupes partenaires du réseau scolaire. Et quand on l'a mis en

application, au mois de septembre, c'est sûr que ça a été un ajustement

important pour le réseau scolaire. Il n'y a personne de sérieux qui remettait en doute la validité du plan qui avait

été validé par la Santé publique, donc côté épidémiologique, côté médical, et par tous les partenaires du réseau scolaire qui

ont les deux mains dedans, les mains dans nos écoles, dans l'organisation

scolaire, dans le transport scolaire, dans l'embauche du personnel. Ça tenait

définitivement la route.

La situation

a changé entre le 15 août, le 20 août, 5 septembre, le

10 septembre et ce qu'on connaît aujourd'hui. C'est pour ça qu'il y a à peu près deux

semaines, bien, on s'est adaptés puis on a donné davantage... plutôt, on a

adopté davantage de mesures, qui sont des contraintes pour le réseau scolaire,

pour les élèves, pour le personnel, je le reconnais, mais qui sont nécessaires

pour protéger la santé des élèves et du personnel. Donc, c'est pour ça qu'il y

a deux semaines est arrivé l

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CollectionQuebec — Committees
CitationCCE 2020-10-23
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux parlementaires commissions cce 42 1 journal debats CCE 201023.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierad6ffbc53e07eb894cb7603f5d49d480367a506e

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