Health and Social Services — 21 May 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CSSS 2013-05-21

Quebec — Committees

Health and Social Services — 21 May 2013 (40th Legislature, 1st Session)

CSSS 2013-05-21

Quebec — Committees

(Seize

heures neuf minutes)

Le Président (M. Claveau) : À l'ordre, s'il vous plaît! Je déclare la séance

de la Commission de la santé et des services sociaux ouverte. Je

demanderais à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la

sonnerie de leurs téléphones cellulaires.

commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi

n° 29, la Loi modifiant la

Loi sur Héma-Québec et sur le Comité

hémovigilance.

Mme la secrétaire, y

a-t-il des remplacements?

La Secrétaire : Oui, M. le Président. Mme Gadoury-Hamelin (Masson) est remplacée par M.

Claveau (Dubuc); Mme Proulx

(Sainte-Rose), par Mme Richard (Îles-de-la-Madeleine); M. Roy (Bonaventure),

par M. Pelletier (Rimouski); et M. Bergman (D'Arcy-McGee), par Mme

Vallières (Richmond).

Le Président (M.

Claveau) : Merci. Lors de l'ajournement de nos travaux mardi dernier,

nous étions à entreprendre l'étude de

l'article 15. Je vous rappelle que l'étude de l'article 8 a été suspendue. M.

le ministre, pouvez-vous nous faire la lecture de l'article 15, s'il

vous plaît?

M. Hébert :

Merci, M. le Président. Alors, l'article 15 se lit comme suit : Cette loi

est modifiée par l'insertion, avant l'article 55, du suivant :

«54.13.

Malgré l'article 45 du Code civil, lorsqu'il y a arrêt simultané et

irréversible des fonctions cardiaque et respiratoire sans maintien

artificiel de celles-ci et ce conformément aux conditions déterminées par

règlement du gouvernement, le prélèvement de

tissus par Héma-Québec peut être effectué une fois que le décès du donneur a

été constaté par un médecin qui ne participe ni au prélèvement ni à la

transplantation.»

Alors,

c'est un

article qui est introduit pour permettre à Héma-Québec de déroger à

l'article 45 du Code civil. Il y a eu des options où on modifiait l'article 45,

mais on a préféré modifier plutôt l'article d'Héma-Québec pour permettre cette

dérogation à l'article 45.

Alors, Héma-Québec va

pouvoir, donc, effectuer le prélèvement de tissus sur un donneur lorsque le

décès est constaté par un seul médecin qui

ne participe pas au prélèvement ni à la transplantation, et c'est un

prélèvement qui va être possible seulement lorsque les fonctions

cardiaques et respiratoires du donneur vont être en arrêt simultané et irréversible sans maintien artificiel de

celles-ci, et ce conformément aux conditions qui sont déterminées par

règlement du gouvernement.

Le Président (M.

Claveau) : C'est bien. Est-ce qu'il y a des interventions? M. le

député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Peut-être que le ministre pourrait nous rappeler

par... quand Transplant Québec est venu en commission parlementaire, ils

ont fait mention qu'ils étaient d'accord avec cet

article mais que, pour eux,

ça ne changeait pas nécessairement leur situation à eux autres.

M. Hébert :

Non. Alors, c'est sûr que, pour une transplantation d'organe — parce

que là on est dans un autre contexte — il

y a tout un processus prévu par le Code civil. Il faut qu'il y ait constatation

du décès par deux médecins différents

pour qu'on puisse prélever des organes. Cette exception-là au Code civil, à

l'article 45, est pour le prélèvement de

tissus comme la cornée, comme des tissus de la peau, par exemple, où un seul

médecin peut constater le décès dans ce contexte-ci.

Le Président (M. Claveau) :

Merci, M. le ministre. D'autres interventions? M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Est-ce que le ministre

peut nous expliquer pourquoi il préfère faire une exception au Code

civil plutôt que de modifier le Code civil?

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

M. Hébert :

Parce que nous voulons garder la porte la plus entrouverte possible... la plus

fermée possible, en fait, puis d'aménager seulement une exception dans

le cadre de la loi d'Héma-Québec, de façon à ne pas ouvrir ou laisser entendre qu'on pourrait ouvrir à un don d'organe

l'article 45 du Code civil. On veut garder cette porte-là bien balisée

par l'article 45 du Code civil et ne

l'ouvrir que dans une exception pour permettre à Héma-Québec, dans des cas bien

précis, de prélever des tissus.

Alors,

c'est pour cette raison qu'on a préféré faire cette modification à la

Loi sur

Héma-Québec plutôt que d'aller modifier

le Code civil pour permettre de, je pense, rassurer la population que le don

d'organe, il faut que ça soit balisé par des critères extrêmement

stricts, qui ne laissent pas aucune prise à un quelconque abus.

Le Président (M. Claveau) : Merci,

M. le ministre. M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Merci, M.

le Président. J'aurais aimé avoir des explications, puis c'est pour le bénéfice de nos auditeurs : C'est quoi, la

différence, dans ce dossier, entre le travail que fait Héma-Québec et le

travail que fait Transplant Québec? Et

est-ce qu'il y a des endroits où les deux travaillent dans le même type de

domaine, où les deux peuvent avoir accès aux mêmes tissus? J'aurais aimé

avoir des informations, parce que je sais que Transplant Québec également, ce n'est

pas seulement que la transplantation d'organes.

Le Président (M. Claveau) : M. le

ministre.

Hébert : Je vais demander au

P.D.G. d'Héma-Québec de venir répondre à cette question sur les

opérations, le fonctionnement de Transplant Québec et d'Héma-Québec, si j'ai le

consentement de la commission.

Le Président (M. Claveau) : Est-ce

qu'il y a un consentement pour faire venir le président?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : M. le

Président, la question, c'était... L'objectif, c'était qu'il vienne s'asseoir

autour de la table.

Le Président (M. Claveau) : Alors,

il y a consentement. Monsieur...

M. Bolduc (Jean-Talon) : Là, maintenant,

est-ce qu'il va choisir la bonne place?

Le Président (M. Claveau) : Alors,

si vous voulez, M. le président, vous nommer et donner votre titre.

M. De Serres (Jean) : Bonjour. Jean

De Serres, président d'Héma-Québec.

Le Président (M. Claveau) : Alors,

vous pouvez répondre à la question du député de Jean-Talon.

M. De

Serres (Jean) : Oui,

certainement. Lorsqu'il y a un don d'organe et un prélèvement d'organe par

Transplant Québec, à ce moment-là, il y a souvent une collaboration avec

Héma-Québec qui peut, par la suite, prélever aussi des tissus qui sont peau, cornée, etc., chez le même donneur. Évidemment, à

ce moment-là, c'est parce que toutes les normes de Transplant Québec ont

été respectées, et nous, on peut, après, prélever.

Par contre,

dans la majorité des cas, l'inverse n'est pas vrai. Dans la majorité des cas où

Héma-Québec prélève, ce ne sont pas chez des donneurs qui sont des

candidats pour Transplant Québec parce que nous, nous prélevons en général chez

des donneurs... bien, dans tous les cas, chez des donneurs qui sont en arrêt

cardiorespiratoire, donc, à ce moment-là...

et, en général, à nos installations. Donc, c'est des candidats qui ne peuvent

pas fournir des organes pour le bénéfice de Transplant Québec. Ça

répond...

Le Président (M. Claveau) : Est-ce

que ça va, M. le député de Jean-Talon?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, puis une

question avant de laisser la parole à ma collègue. On parle de mort, on

sait que la mort, il y a deux

possibilités : par arrêt cardiaque, également la mort cérébrale. Pour le

bénéfice de nos auditeurs, parce qu'il y a des gens qui nous ont posé la

question : Pourquoi est-ce qu'on n'utilise pas seulement que le décès, la

constatation de décès par mort cardiaque? Et même, au niveau religieux,

certaines personnes étaient craintives par rapport à ça.

Le Président (M. Claveau) : M. le

P.D.G. d'Héma-Québec.

M. De

Serres (Jean) : Bon. Dans le

cas d'Héma-Québec, nous, on n'a besoin que de la mort

cardiorespiratoire, là, telle que définie

dans l'article, tandis que, pour le cas de Transplant Québec, Transplant Québec

fait... utilise un organe qui est encore vivant et donc irrigué par le

sang. Donc, ils ont besoin, en général, de maintenir en vie artificiellement un

donneur pour que le coeur, par exemple, ou les poumons qu'ils vont prélever

soient toujours viables. Et c'est pour ça qu'eux prélèvent donc, dans des

circonstances parfois beaucoup plus floues et qu'ils ont... ils utilisent deux

constats de décès pour s'assurer que quelqu'un qui est maintenu... son coeur ou

sa circulation est maintenue artificiellement en vie, mais qui est décédé de

façon neurologique, puisse être prélevé.

Mais ces cas-là ne s'appliquent pas à

Héma-Québec parce que nous, on prélève des heures après. On n'a pas besoin de

prélever pendant que la personne... On ne prélève jamais pendant que la

personne est maintenue en vie artificiellement.

donc, quand on prélève, il n'y a aucun doute sur le décès, c'est des heures

plus tard, et c'est très différent comme situation.

Le Président (M.

Claveau) : Merci, M. le Président. M. le député de Jean-Talon, oui.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Bien, je pense, c'est important parce que vous

venez de donner une explication, ça signifie

que... Est-ce que ça vous arrive d'avoir des collaborations avec Transplant

Québec? Et, à ce moment-là, le protocole de constatation de décès, advenant le cas que la personne a encore un

coeur qui bat, ce serait le protocole de Transplant Québec qui serait

priorisé?

Le Président (M.

Claveau) : M. le président.

M. De Serres (Jean) : Oui, tout à fait, toujours, toujours, parce qu'en fait le prélèvement

de Transplant Québec va toujours passer en premier. Alors, il faut que

Transplant Québec suive son protocole avant que nous, on puisse passer. Donc, les lois qui s'appliquent à

Transplant Québec, dans les cas de partenariat, vont toujours s'appliquer.

C'est toujours les lois et règlements de Transplant Québec qui vont s'appliquer...

Le Président (M.

Claveau) : Merci, M. le président. M. le député de Jean-Talon, c'est

terminé?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Oui. Je suis satisfait, M. le Président.

Le Président (M.

Claveau) : D'autres interventions? Alors, on est prêts pour l'acceptation

de l'article 15?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Juste un commentaire, M. le Président.

Le Président (M.

Claveau) : Oui.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Au début, j'avais émis des doutes par rapport à ça,

mais ça a été bien expliqué par Transplant Québec et par les juristes que le

fait d'avoir une seule personne qui va constater le décès, c'est acceptable dans ce cas-ci. Au début, je tiens à le dire au

ministre, on avait... C'est pour ça qu'on est allé jusqu'au bout des

questions parce qu'il y avait des doutes.

Entre autres, moi, j'aurais peut-être vu la modification du Code civil. Je me

rallie à l'idée qu'on est mieux d'avoir une exception au Code civil que de

changer le Code civil.

Le Président (M.

Claveau) : Merci, M. le député de Jean-Talon. Est-ce que l'article 15

est accepté?

Le Président (M.

Claveau) : Adopté. Merci.

Article 16. M. le ministre.

M. Hébert :

Alors, cette loi est modifiée par le remplacement «d'hémovigilance» par «de

biovigilance» dans le

titre de la loi, dans l'intitulé du

chapitre II et

dans les articles 34 et 47.

Alors, c'est un

article de conformité, de concordance pour refléter les changements qu'on a

déjà adoptés précédemment.

Le Président (M.

Claveau) : Est-ce qu'il y a des interventions?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Oui, je suis d'accord.

Le Président (M.

Claveau) : M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) :

Je suis d'accord de ne pas appeler ça Bio-Québec, mais Héma-Québec.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de... Il ne faut pas que je me mêle. C'est

Bourassa-Sauvé.

Mme de Santis : Merci, M. le Président. J'ai simplement une question de forme. Est-ce

que c'est automatique, une fois qu'on

change le mot «d'hémovigilance» dans le

titre de la loi, que ça va se changer

dans le règlement? Je pose cette question parce que, quand on parle du

règlement plus tard, on ne dit pas que la référence change au règlement.

Le Président (M.

Claveau) : Merci, madame...

Mme de

Santis : C'est simplement...

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

M. Hébert :

Bien, on m'informe qu'on a essayé de trouver toutes les occurrences du mot

«hémovigilance» pour les remplacer par «biovigilance», mais vous dites, dans le

règlement...

Mme de

Santis : Dans le règlement,

on fait référence... Est-ce ça change automatiquement quand on fait

référence à la loi, ici? Peut-être que c'est automatique, c'est simplement une

affaire de...

Le Président (M. Claveau) : M. le

ministre.

Hébert : Est-ce que le

règlement qui découle de la loi, lui, se change automatiquement ou il va

falloir que le gouvernement change le règlement?

Une voix : Bien, on le change déjà,

le règlement, après, à l'article 18, là, mais, oui, habituellement, ça se fait

automatiquement.

Mme de Santis : Automatiquement?

O.K. Parfait.

Le Président (M. Claveau) : Ça va,

Mme la députée de Bourassa-Sauvé?

Le Président (M. Claveau) : Est-ce

que l'article 16 est accepté ou adopté?

Le Président (M. Claveau) : C'est

mes anciennes origines municipales; je n'ai pas le bon terme.

Des voix : Ha, ha, ha!

Président

(M. Claveau) :

Alors, on poursuit avec l'article 17. M. le ministre.

M. Hébert : Alors, encore un

article

de concordance.

L'article 17 se lit comme suit :

17. Cette loi

est modifiée par le remplacement de «directeur général» par

«président-directeur général», partout où cela se trouve dans les

articles 14 à 17.

Le Président (M. Claveau) : Des

interventions?

L'article... Oui, le député de...

Une voix : Ça a du bon sens, ça a du

bon sens.

Le Président (M. Claveau) : Ça a du

bon sens? Alors, est-ce que l'article 17 est adopté?

Le Président (M. Claveau) : Adopté.

Article 18, M. le ministre.

M. Hébert :

L'article 18 se lit

comme suit :

18. Les articles 57 à 74 de cette loi sont

abrogés.

Et, évidemment, c'étaient des articles

transitoires qui visaient à assurer un passage harmonieux entre les opérations de la Croix-Rouge à celles

d'Héma-Québec. Alors, étant donné que ce passage-là est consommé, alors je

pense qu'on peut abroger ces articles de la loi pour éviter de surcharger

inutilement une loi, M. le Président.

Le Président (M. Claveau) : Y a-t-il

des interventions? Alors,

article 18, adopté?

Le Président (M. Claveau) : Adopté.

Article 19, M. le ministre.

M. Hébert :

L'article 19 se lit

comme suit :

Le Règlement

sur les conditions relatives à l'indemnisation des victimes d'un produit

distribué par Héma-Québec (chapitre H-1.1, r. 1) est modifié par l'insertion,

après l'article 1, du suivant :

«1.1. Aux fins de l'application de l'article

54.1 de la loi, sont des effets indésirables ne constituant pas un préjudice corporel les réactions suivantes,

associées aux constituants normaux du lait maternel, en fonction des

normes en vigueur au moment de l'administration d'un produit distribué par

Héma-Québec :

«L'intolérance au lactose;

«Les entérocolites nécrosantes;

«Les réactions

allergiques.»

Alors, cette

disposition de la loi modifie le Règlement sur les conditions relatives à

l'indemnisation des victimes d'un produit distribué par Héma-Québec dès

l'entrée en vigueur de la présente loi pour tenir compte des nouvelles attributions d'Héma-Québec relatives au lait maternel.

Un nouvel article, 1.1, est introduit au règlement afin de prévoir les effets indésirables associés aux constituants

normaux du lait maternel qui ne constituent pas, en fait, un préjudice

corporel. Alors, c'est l'intolérance au lactose, les entérocolites nécrosantes,

les réactions allergiques.

Et, lors des consultations particulières, on a

bien demandé aux experts : Est-ce que ces trois conditions sont effectivement des conditions associées au lait

maternel et non pas associées à une erreur éventuelle d'Héma-Québec? Et tous les experts ont confirmé, puis on a même

demandé : Est-ce qu'il y a d'autres conditions? Et il n'a pas semblé

qu'il y avait d'autres conditions, là, qui

venaient en tête des experts, si bien qu'on est rassurés par les experts qu'on

a entendus en commission particulière sur cet article-là, M. le

Président.

Le Président (M. Claveau) : Y a-t-il

des interventions?

M. Bolduc (Jean-Talon) : Oui, oui,

oui.

Le Président (M. Claveau) : Oui, le

député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Merci, M.

le Président. Advenant le cas qu'il y a une défectuosité au niveau de la

procédure, au niveau de la banque de lait, il y a un préjudice causé au

nourrisson, est-ce qu'il y a des mesures de compensation qui sont prévues? Et

est-ce que ça enlève le droit également de poursuivre?

Le Président (M. Claveau) : M. le

ministre.

M. Hébert : Alors, le droit aux

compensations demeure, sauf pour les trois conditions qui sont nommément inscrites au projet de loi, qui, elles, sont

associées, en fait, à la condition dont on veut justement diminuer l'incidence par le lait maternel,

c'est-à-dire l'entérocolite nécrosante. C'est l'effet principal du lait

maternel, mais ce n'est pas garanti qu'en

utilisant du lait maternel on va prévenir l'entérocolite nécrosante. On diminue

la prévalence de cette condition-là,

mais on ne l'élimine pas. De la même façon, l'intolérance au lactose,

également, n'est pas éliminée par l'utilisation du lait maternel ni des

réactions allergiques qui sont possibles, même avec du lait maternel.

Le Président (M. Claveau) : Merci,

M. le ministre. M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Oui. Merci,

M. le Président. Nous comprenons que, même s'il y avait allaitement maternel, c'est

des réactions qu'il pourrait y avoir. Je comprends que c'est logique de le

faire, mais, advenant le cas qu'il y a une

complication ou il y a une séquelle provenant d'une défectuosité au niveau de

la banque de lait, est-ce que c'est le principe d'un «no fault» ou

encore les gens vont pouvoir embaucher un avocat et faire une poursuite? C'est

le principe de la vaccination qui est mis en place, si je comprends bien.

Le Président (M. Claveau) : M. le

ministre.

Hébert : Bien, sauf pour les

trois conditions qui sont là, oui, la personne garde son droit à être

indemnisée par une erreur d'Héma-Québec.

Le Président (M. Claveau) : M. le

député de Jean-Talon.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : O.K. Mais

cette erreur... L'indemnisation, est-ce qu'elle provient d'un mécanisme

de compensation déjà prévu, avec un processus de... l'impossibilité de faire

des poursuites ou la personne peut faire des poursuites

au niveau légal, se prendre un avocat puis dire : Moi, je vais aller

chercher un montant d'argent parce que mon enfant va rester avec des

séquelles, là, jusqu'à ce qu'il soit à l'âge adulte ou plus tard?

Le Président (M. Claveau) : M. le

ministre.

Hébert : Pardon, M. le

Président. Pour le détail du processus d'indemnisation, je vais demander au Dr

De Serres de pouvoir répondre à la question, M. le Président.

Président (M. Claveau) :

Est-ce qu'on est d'accord que M. le Dr De Serres puisse répondre?

Donnez-vous votre accord? Oui?

M. Bolduc (Jean-Talon) : Oui.

Le Président (M. Claveau) : Oui,

docteur.

M. De Serres (Jean) : Bien, oui, ça va être exactement le même

mécanisme qui s'applique aux autres produits d'Héma-Québec, donc il n'a pas besoin de poursuivre Héma-Québec. C'est

le principe du «no fault» qui s'applique à ce moment-là, selon les mêmes

barèmes qui s'appliquent actuellement pour tous les autres produits d'Héma-Québec.

Le Président (M.

Claveau) : M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Le nourrisson qui utilise la banque de lait maternel

qui a une septicémie, à ce moment-là,

qu'est-ce qui est prévu? Est-ce qu'il y a un mécanisme compensatoire? Est-ce

que ça fait

partie des complications naturelles ou c'est quelque chose

qu'on aurait dû exclure?

Le Président (M.

Claveau) : M. le Dr De Serres.

M. De Serres (Jean) : Bon, dans tous les cas, à ce moment-là, la septicémie... Vous m'embêtez

avec la question, là, parce

qu'effectivement, dans le cas de la septicémie, ce qu'on fait, comme dans les

produits sanguins actuellement, c'est... Évidemment, s'il y a un indice qui montre que ça pourrait être transmis

par le produit, à ce moment-là, ça va s'appliquer. Et, en général, ce

qui se fait dans la réalité, c'est qu'on va aller revoir si le produit était

effectivement contaminé, par exemple la même bactérie, le même pathogène, et,

si c'est le même, le «no fault» s'applique automatiquement à ce moment-là. Si

le pathogène ne ressemble pas à ce qu'on retrouve dans le lait ou dans les

échantillons qu'on a, à ce moment-là, il y

a... il peut ne pas s'appliquer dans ce cas-là parce qu'il peut y avoir une

septicémie... Comme vous savez, il y a plusieurs types de pathogènes, et

certains peuvent se retrouver dans nos produits, que ce soit le lait ou dans un

autre produit, par exemple, sanguin.

Le Président (M.

Claveau) : M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Merci. Parce que, si on pose des questions embêtantes,

ça veut dire qu'on fait notre travail d'opposition...

M. De Serres

(Jean) : Bien, c'est ça.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : ...puis on va jusqu'au bout du processus. Et, si je

comprends, ça va dépendre de la cause, et, advenant le cas que ce soit une

défectuosité au niveau d'un processus ou au niveau d'un appareil, il pourrait y

avoir un mécanisme de compensation. Mais, si ça fait

partie d'une septicémie qu'on

peut retrouver... si on a un pourcentage de

cas pour les nourrissons, à ce moment-là, il n'y aurait pas de mécanisme de

compensation, ce serait... fait

partie comme des effets secondaires ou

complications qu'on n'aime pas avoir mais qui font

partie de la vie de la

pratique médicale puis la pratique... d'un enfant.

Le Président (M.

Claveau) : Dr De Serres, c'est confirmation?

M. De Serres

(Jean) : Oui, tout à fait. Effectivement, à ce moment-là, ça va être

imputé... Si ça semble être chez nous ou ça pourrait avoir été quelque chose du

type d'accident qui peut arriver une fois par millions ou quelque chose comme

ça, à ce moment-là, ça devient... la personne va être compensée pour ça.

Le Président (M.

Claveau) : D'autres interventions?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Y a-t-il d'autres diagnostics que vous voyez?

Le Président (M.

Claveau) : Le député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Y a-t-il d'autres diagnostics? La septicémie,

c'est souvent celui-là qui revient, mais est-ce que vous en voyez d'autres?

Le Président (M.

Claveau) : M. De Serres.

M. De Serres

(Jean) : Oui, c'est le principal, c'est le principal risque.

Évidemment, transmission d'agents infectieux

ou contamination bactérienne qui pourrait entraîner une septicémie, c'est de

loin le principal. Les autres, on n'en voit

pas vraiment d'autres. Et, dans la littérature, on ne voit pas d'effets

secondaires autres que ceux-là pour le moment.

Le Président (M.

Claveau) : D'autres questions? M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Oui. Puis, écoutez, je ne dis pas que c'est ça

qui peut arriver ou qui ne peut pas arriver. Advenant le cas qu'on aurait la transmission d'un virus qui est non

détecté, exemple, un VIH modifié ou un... qu'on n'a pas détecté avec nos

tests, est-ce qu'à ce moment-là on pourrait prévoir un mécanisme de

compensation ou ça va faire

partie des processus inhabituels qu'on est obligés

d'accepter comme risque?

Le Président (M. Claveau) : M. le

docteur... M. De Serres.

De Serres (Jean) : Bien, ça,

c'est déjà prévu. Parce qu'effectivement, s'il y a un nouveau pathogène — et on n'élimine jamais le fait que même ceux qui sont

testés comme le VIH, le risque ne devient pas zéro, il est de l'ordre

de... selon les virus, selon le produit

final, est d'un sur quelques millions, donc ça arrive une fois de temps

en temps, même si c'est très, très,

très rare — à

ce moment-là, il y a une indemnisation à travers le «no fault» qui est prévue

dans tous ces cas-là.

Président (M. Claveau) : Ça

va? D'autres interventions? Alors, est-ce que l'article 19 est adopté? Non?

Oui?

Le Président (M. Claveau) : Oui.

Alors, Mme la députée de Gatineau.

Vallée : Merci, M. le

Président. Alors, je suis un petit peu en dehors de l'article 19, mais, il y a

quelques semaines, lorsqu'on avait débuté l'article

article par article, on

avait soulevé la question de l'approvisionnement, par exemple, dans un

établissement de santé du côté ontarien pour les patientes québécoises. Et on

faisait référence bien précisément aux patientes de l'Outaouais qui, parfois,

en raison de complications, doivent se rendre au CHEO. Et on voulait voir si des modifications législatives

étaient requises pour assurer ça puisque, dans la

loi sur Héma-Québec,

on fait référence bien précisément à des établissements de santé qui sont

situés sur le territoire québécois, et on n'a aucune référence pour l'approvisionnement

dans des établissements de santé hors Québec.

Le Président (M. Claveau) : Alors,

M. le ministre.

Hébert : Oui. La députée de

Gatineau fait bien de revenir sur cette question qui avait été laissée en

suspens, effectivement. Alors, on a pris,

nous... on a regardé les dispositions législatives, et il n'y a absolument rien

dans la loi qui nous empêche de faire

des ententes avec l'Ontario et de couvrir les patientes qui seraient en Ontario

et qui auraient besoin de lait maternel. Alors, c'est tout à fait

possible, et il n'y a aucune contrainte au niveau législatif.

Le Président (M. Claveau) : Ça va,

Mme la députée?

Le Président (M. Claveau) : Alors,

est-ce qu'on a d'autres interventions? Est-ce que l'article 19 est adopté?

Le Président (M. Claveau) :

Article

20, M. le ministre.

M. Hébert : Alors, l'article 20, c'est

des dispositions transitoires et finales. Alors, il se lit comme suit :

Le mandat des

membres du conseil d'administration d'Héma-Québec en poste le — et il faut mettre ici la date qui

précède celle de l'entrée en vigueur de la présente loi — est,

pour sa durée non écoulée, poursuivi aux mêmes conditions jusqu'à ce qu'ils

soient remplacés ou nommés de nouveau.

Le mandat du

directeur général d'Héma-Québec est, pour sa durée non écoulée, poursuivi aux

mêmes conditions à

titre de président-directeur général.

Alors, c'est

une disposition transitoire, là, pour assurer la continuité du conseil

d'administration d'Héma-Québec.

Le Président (M. Claveau) : Est-ce

qu'il y a des interventions?

L'article 20 est adopté?

Le Président (M. Claveau) : Adopté.

Article 21, M. le ministre.

M. Hébert : Alors, une autre

disposition transitoire qui se lit comme suit :

Le mandat des membres du Comité d'hémovigilance

en poste le... Et on dit «hémovigilance», là, parce que c'était l'ancienne loi. Alors : ...hémovigilance en poste le — puis

on indique la date qui précède celle de l'entrée en vigueur de la présente loi — est, pour sa durée non écoulée, poursuivi

aux mêmes conditions à

titre de membres du Comité de biovigilance jusqu'à

ce qu'ils soient remplacés ou nommés de nouveau.

Le Président (M. Claveau) : Est-ce

qu'il y a des interventions?

L'article 21 est adopté?

Le Président (M. Claveau) :

Article

22. M. le ministre.

M. Hébert :

Alors, on fait 22 avant d'aller chercher 8?

Président (M. Claveau) : Ah!

Bien, on peut passer. Il y avait un

article resté en suspens. Est-ce que vous

êtes d'accord, on pourrait aller à l'article en suspens?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Il y a notre

collègue de la CAQ qui avait proposé également si on pouvait discuter,

là, d'une possibilité de...

Le Président (M. Claveau) : M. le

député de Jean-Talon, pour les gens qui nous écoutent, oui, M. le député de

Jean-Talon.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Merci. Une

clause crépusculaire, là, pour, si possible, après un certain nombre d'années,

à ce que la loi soit revue, un peu comme la

Loi sur le tabac. Moi, je n'insisterais pas pour que ce soit comme à

chaque cinq ans, mais peut-être une fois, on pourrait dire, dans cinq ans, qu'il

y ait une révision de la loi, puis de façon assez souple, là.

Le Président (M. Claveau) : Pardon?

M. Bolduc (Jean-Talon) : Ça avait

été proposé par les gens de la CAQ.

Le Président (M. Claveau) : Est-ce

qu'on retourne à l'article 8, là, qui était resté en suspens ou on passe à l'article

Mme de Santis : Je voudrais...

M. Bolduc (Jean-Talon) : Il va

falloir passer à... Il faudrait faire l'article 8.

Mme de Santis : Non, je m'excuse.

Le Président (M. Claveau) : Mme la

députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de

Santis : Ce que j'avais

compris quand on discutait l'article 8, c'est qu'on allait voir les

modifications à l'article 22. Une fois qu'on était satisfaits avec cela, on

pouvait retourner à l'article 8 et l'adopter. Parce que la proposition d'amendement

touche comment vient en vigueur l'article 8.

Le Président (M. Claveau) : Alors,

est-ce qu'il y a consentement pour qu'on aille à l'article 8?

M. Hébert : Non, on va aller à 22,

M. le Président.

Le Président (M. Claveau) : Non, on

va aller à 22?

Le Président (M. Claveau) : Alors, à

22. Alors, M. le ministre.

M. Hébert : Oui. Bon, excusez-moi,

M. le Président. Alors, l'article 22 se lit comme suit :

La présente loi entre en vigueur le — et on

indique ici la date de la sanction de la présente loi.

Et du même souffle, M. le Président, je

proposerais un amendement à cet

article 22, si vous me le permettez.

Le Président (M. Claveau) : Oui,

allez, M. le ministre.

M. Hébert : Alors, l'amendement se

lit comme suit :

Modifier l'article 22 du projet de loi par l'ajout,

à la fin, de : «à l'exception :

«1° de l'article 8, qui entrera en vigueur à la

date fixée par le gouvernement; et

«2° de l'article 15, qui entrera en vigueur à la

date de l'entrée en vigueur du premier règlement pris pour son application.»

Alors, ça permet de mettre en force l'article 8

au moment où on va adopter par décret le règlement qui est mentionné à l'article

8. Et, comme on vient d'adopter l'article 15, qui prévoit également un

règlement pour son application — c'est le constat de décès — alors il faudra également qu'il y ait un

premier règlement qui soit présenté par le gouvernement pour que cet

article-là entre en vigueur.

Le Président (M. Claveau) : Alors,

est-ce qu'il y a des interventions? Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de Santis : Merci, M. le Président. Le problème que j'ai,

c'est que, même si l'article 8 entrera en vigueur à la date fixée par le gouvernement, ça ne veut pas

dire que les seuils seront déterminés par le gouvernement à cette date. Quand on dit qu'une disposition entre en vigueur,

ça veut dire que...

article 30 entrera en vigueur, ou l'article 8, qui

fait référence à l'article 30 de la loi.

Mais ça ne veut pas dire... Il n'y a aucune obligation là que les seuils soient

déterminés. Alors, c'est là où moi, j'ai un

petit problème. Moi, j'aimerais... Parce que, dans le passé, il n'y a pas eu de

seuils ou de règlements qui étaient en vigueur, même si l'article était

en vigueur.

Alors,

vous voyez mon petit dilemme. Moi, j'aimerais m'assurer que, quand l'article 30

entre en vigueur, en même temps, le

gouvernement établisse les seuils auxquels on fait référence dans le deuxième

alinéa de l'article 30 de la loi.

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

M. Hébert :

Oui, mais je pense que le gouvernement... M. le Président, le gouvernement se

contraint, là. On veut modifier la

loi, alors il est clair que, si on veut que la loi soit modifiée pour permettre

à Héma-Québec d'effectuer des transactions

en dessous d'un seuil donné, le gouvernement a tout intérêt à présenter un

règlement qui met en application sa propre

loi, là. Je pense que c'est... Et je ne verrais pas comment on pourrait, dans

un article, contraindre le gouvernement à passer un décret à partir d'une certaine date. Ça, je pense que ce n'est

pas possible de faire ça. Mais il faut comprendre que le gouvernement

désire changer la loi, et, en désirant changer la loi pour qu'il y ait des

seuils, le gouvernement va désirer avoir le règlement qui permet de mettre en

application cet article-là.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de Santis : Vous voyez le dilemme.

L'article 30 dit qu'Héma-Québec ne peut pas

acquérir ou louer, sauf dans les cas,

aux conditions et dans la mesure que détermine le gouvernement. Alors, si le

gouvernement ne détermine pas par

règlement c'est quoi, les règles du jeu, Héma-Québec va être effectivement avec

les mains attachées derrière le dos.

Alors,

moi, je crois que l'article 30 va devoir entrer en vigueur à la date que les

règlements qui sont prévus par l'article 30 sont adoptés, et «that's

it». Parce que l'article 30 prévoit des règlements. Alors, moi, je dis que c'est...

l'article 30 entre en vigueur quand les

règlements entrent en vigueur. Maintenant, je ne le dis pas d'une façon très

élégante, mais je crois qu'on me comprend.

Il faut trouver les mots que ceux qui rédigent la législation sont capables de

nous donner.

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

Mme de

Santis : Ou les décrets, ou «whatever».

M. Hébert :

C'est un décret, ce n'est pas un règlement.

Mme de

Santis : O.K., parfait.

M. Hébert :

Avec un règlement, on pourrait peut-être faire la stratégie, parce qu'on le

fait, là, dans l'article 15. Mais là c'est un décret du gouvernement, ce

n'est pas un règlement. Et actuellement, si le gouvernement ne propose pas un décret pour l'article 8, en fait, c'est

l'ancien

article 30 qui continue de s'appliquer comme il s'appliquait, là...

comme il s'applique actuellement à Héma-Québec. Héma-Québec ne peut construire,

acquérir, aliéner un immeuble sans l'autorisation du ministre. Alors, il

continue à s'appliquer pareil, là. On n'est pas dans un vide juridique, il

continue à s'appliquer. Et le gouvernement a tout intérêt à adopter un

règlement pour... parce qu'il veut justement donner un petit peu plus de

latitude à Héma-Québec. C'est ce que l'article 8 propose. Alors, moi, je ne

vois pas de difficulté.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de

Santis : Mais, vous voyez, le problème, si l'article 30 entre en

vigueur, sans que le décret, ou plus loin que...

M. Hébert :

Il est déjà en vigueur, l'article

L'article 30...

Mme de

Santis : Non, je veux dire l'article 8...

Mme de

Santis : Si l'article 8 de ce projet entre en vigueur, alors à ce moment-là

Héma-Québec ne pourra rien faire si le décret n'est pas émis.

M. Hébert :

C'est pour ça qu'on a mis l'article 22, qui dit que l'article 8 n'entrera pas

en vigueur tant et aussi longtemps que le gouvernement n'aura pas statué par

décret.

Mme de

Santis : Je comprends ce que vous dites.

Président (M. Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de Santis : Je comprends ce que vous dites. Et vous me présentez ce qu'on

dit : «a best case scenario», et moi,

je vous présente «a worst case scenario», que l'article 8 entre en vigueur,

mais le décret ne soit pas émis ou que les seuils ne soient pas

déterminés. Est-ce que les seuils sont déterminés par décret aussi au deuxième

alinéa?

de Santis :

O.K. Alors, que les décrets ne sont pas émis. Alors, on fait rentrer en vigueur

l'article 30 et les décrets ne sont pas émis, qu'est-ce qui se passe?

M. Hébert :

Non, l'article 30 est déjà...

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

M. Hébert :

L'article 30 est déjà en vigueur.

Mme de

Santis : Non, je parle de l'article 8, alors...

M. Hébert :

Mais l'article 22 nous dit que l'article 8 ne sera pas en vigueur tant que le

décret n'aura pas été émis, alors dans le «worst case scenario», l'article

8 n'entre pas en vigueur.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de

Santis : La modification à l'article 22 dit que l'article 8 entrera en

vigueur à la date fixée par le gouvernement. Le gouvernement peut fixer une

date que l'article 8 entre en vigueur, et le décret n'est pas en vigueur. Donc, Héma-Québec se trouve dans une situation où

il y a l'article 30 qui entre en vigueur, mais il n'y a pas de décret.

Et moi, j'ai toujours peur des institutions,

des organisations, que les gens oublient les choses qui tombent entre deux

trous... ou deux tables, deux chaises... Vous comprenez ce que je veux dire?

Parfait.

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

M. Hébert :

Alors, ce que vous voudriez, c'est que l'article 8 entrera en vigueur lorsque

le décret...

M. Hébert :

Bien, moi, je vais demander des avis juridiques, là, parce que, là, ça dépasse

ma...

Le Président (M.

Claveau) : M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc (Jean-Talon) : Il y a peut-être une voie de passage, c'est sûr

qu'on peut prendre les deux prochaines heures puis deux heures ce soir

pour en discuter. On a le temps, là. Puis on peut faire ça jeudi aussi, là.

Mais il y a peut-être...

M. Bolduc (Jean-Talon) : Non. Écoutez, M. le Président, c'est très

plaisant faire l'étude d'un projet de loi, on n'est pas pressés, puis ma collègue, on va passer la

soirée ensemble. Mais il y a une voie de passage là-dessus, c'est qu'on

ne peut pas obliger le gouvernement à passer

un décret à une date précise, mais j'ai vu dans d'autres lois, demandé par

des collègues de l'opposition, de fixer une

date maximale qui peut être très loin, peut-être une année, en sachant que ça

va être passé avant. C'est juste une

question de sécurité pour être sûrs que ça se met en place. Ça, ça s'est vu

dans différents projets de loi, dont entre autres celui sur les

pharmacies.

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

M. Hébert :

Je vais demander à ma collègue des Affaires juridiques de pouvoir compléter la

réponse, parce que, là, je m'aperçois que je fais l'intermédiaire.

Le Président (M.

Claveau) : Alors, M. le ministre, vous demandez à madame...

Le Président (M.

Claveau) : Maître...

Mme Gagnon (Céline) : Céline Gagnon.

Le Président (M. Claveau) : Alors, est-ce que vous acceptez que

Mme Gagnon puisse donner la... Oui. Mme Gagnon.

Mme Gagnon (Céline) : Bien, en fait, là, je dois répondre à la dernière question, de fixer

une date postérieure. Évidemment, il

y a une... Il faut faire toujours un peu attention de la façon qu'on écrit ça,

là, mais ce n'est pas impossible de

fixer une date postérieure, mais il faut surtout s'assurer de ne pas laisser le

gouvernement sans prévoir qu'est-ce qui arrive s'il ne le fait pas d'ici la date. Donc, c'est sûr que c'est contraignant,

mais on dit donc... À ce moment-là, on dit que c'est à cette

dernière date que l'article 8 est alors en vigueur. Donc, c'est ce qui arrive.

Le Président (M. Claveau) : Ça va, Mme Gagnon? Alors, Mme la députée de

Bourassa-Sauvé... Mais j'avais votre collègue de Jean-Talon que... Vous

aviez demandé la parole. Ça va?

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Non, c'est beau.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de

Santis : Pour moi, ce n'est pas une question de quand entre en vigueur

l'article 8, c'est plutôt que l'article 8 doit entrer en vigueur

presque en même temps que les décrets sont émis, parce que je ne veux pas

laisser Héma-Québec dans un vide. C'est

tout. Et alors je ne crois pas que dire que le règlement... que

l'article 8 devra entrer en vigueur

le ou avant le, je ne sais pas, un an... Ça ne me suffit pas si je suis

là pour faire un peu la porte-parole et l'avocate d'Héma-Québec.

Le Président (M.

Claveau) : M. le ministre.

M. Hébert :

Bien, je vais poser une question à ma collègue à droite : Pourquoi est-ce

qu'on ne peut pas mettre «qui entrera en vigueur à la date du décret

visé par cet article»? Il y a un... C'est ça que vous voudriez, hein?

Mme de

Santis : Oui, c'est ça que j'aimerais.

M. Hébert :

Bon, alors... Mais elle va vous répondre pourquoi elle ne peut pas faire ça.

Le Président (M.

Claveau) : Alors, si tout le monde le consent, madame...

Me Gagnon.

Mme Gagnon

(Céline) : Oui. Alors, je dois vous dire que c'est quelque chose qu'on

a discuté avec plusieurs avocats vendredi après-midi dernier avec les... des

avocats aussi du Secrétariat à la législation. Puis on arrivait à... Au fond, c'est difficile de prendre... On ne peut

pas prendre un décret tant que la disposition habilitante n'est pas en

vigueur. Ça fait que, là, il faut faire... la façon de rédiger... Il faut d'abord

le mettre en vigueur pour pouvoir prendre le décret. Mais, évidemment, avec l'article 8, on est capable de le faire tel

que rédigé. On s'assure, une fois que notre décret est pris, qu'on est

prêts.

L'autre problème qu'on

avait, c'est que c'est difficile de dire à quel moment aussi... puisqu'un

décret, c'est publié après. Ce n'est pas

comme un règlement où il y a une prépublication où on annonce une entrée en

vigueur. Donc, on peut plus s'assurer de tout ça. Tandis qu'avec un décret,

bien, on le prend puis on le publie deux, trois semaines plus tard.

Alors, on a essayé différents trucs, mais surtout

ça nous paraissait que l'engagement du gouvernement de modifier cet

article-là... On ne peut pas non plus forcer le gouvernement à prendre un

décret. Donc, s'il ne le prend jamais, on

revient à la même situation : il ne le prend jamais, l'article n'entre

jamais en vigueur et... Et ça mène... ça conduisait à ça aussi, là. Ça ne veut pas... On ne pourra jamais forcer le

gouvernement à prendre un décret, ça, c'est certain. Ça, tout le monde en

convient.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de Santis : Donc, je crois qu'Héma-Québec devrait être capable de construire,

acquérir, louer ou aliéner un immeuble ou en réaliser la transformation

ou la rénovation sans l'autorisation du ministre et quand les...

Non.

Il faudrait revoir comment on peut modifier l'article 8 pour prévoir que,

si ça rentre en vigueur, Héma-Québec peut quand même fonctionner si les

décrets ne sont pas émis. C'est ça, mon inquiétude. Parce que rentrer en

vigueur, c'est simplement de... et ça va causer un problème pour Héma-Québec.

Le Président (M.

Claveau) : Me Gagnon.

Mme Gagnon (Céline) : En fait, la situation actuelle, c'est qu'ils doivent de...

Présentement, ils doivent toujours demander l'autorisation du ministre,

sauf pour la situation de location. On a ajouté la location. Puis ils doivent

encore demander l'autorisation du ministre, sauf si le gouvernement, par

décret, décide des cas, des situations où ce n'est pas nécessaire de venir.

Donc, l'article serait applicable de toute façon. Peut-être lourd, mais

applicable.

Puis

le deuxième alinéa, bien, c'est quand même assez... c'est le statu quo, au

fond, là. Il y a déjà une possibilité... Il y avait déjà un pouvoir... Le gouvernement était déjà habilité à prendre

des seuils qu'il n'a pas faits, donc il... Là, on va les forcer à faire

quelque chose que, pendant 15 ans, ils n'ont pas fait.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de

Santis : C'est bien ça. Je

vois que l'article devient en vigueur et qu'ils ne font pas ce qu'ils n'ont

jamais fait et mettre le décret. Et je trouve que c'est lourd pour Héma-Québec.

Le Président (M. Claveau) : M. le

ministre.

Hébert : Si je le comprends

bien, là, Mme la députée de Bourassa-Sauvé a peur que le gouvernement

mette en vigueur l'article 8 sans passer un décret pour mettre des

exceptions à ce règlement. Est-ce que c'est ça, Mme la...

Président (M. Claveau) :

...la députée de Bourassa-Sauvé. Mme la députée de Bourassa-Sauvé, vous

aviez une question du ministre, de précision.

Mme de Santis : Je m'excuse. Je m'excuse,

M. le ministre.

M. Hébert : O.K., je vais répéter.

Mme de Santis : S'il vous plaît. Je

m'excuse.

M. Hébert : Alors, si je comprends

bien votre crainte, c'est que le gouvernement fixe la date d'entrée de l'article

8 en vigueur sans déposer un décret qui prévoit les exceptions ou les seuils

pour la location ou l'achat d'équipement. C'est votre crainte, c'est le «worst

case scenario» que vous évoquez.

Le Président (M. Claveau) : Mme la

députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de Santis : Oui,

particulièrement dans le cas de location parce que, d'après ce que je

comprends, il y a beaucoup d'endroits où il

y a un prélèvement de sang, etc., où ils doivent agir très vite, et ça ne

nécessite pas l'autorisation du

ministre. Ce n'est pas assez important de venir sur votre pupitre. Et donc moi,

je veux éviter qu'un problème arrive dans ces situations-là.

Vous avez

maintenant ajouté la location, qui n'était pas là avant, donc je veux que ce

soit un peu plus souple pour que,

s'il n'y a pas un décret, ils peuvent quand même continuer à louer des petites

salles ou des petits endroits pour faire le prélèvement de sang et les autres choses qu'ils font tous les jours.

Non, mais je pourrais leur demander d'expliquer eux-mêmes, parce qu'ils vivent ça. Et je ne le vis pas, moi. Je parle

simplement après avoir entendu ce qu'on a dit ici.

Président (M. Claveau) :

Alors, Mme la députée de Bourassa-Sauvé, si on veut bien reformuler votre

question ou votre préoccupation, c'est bien dans le cadre opérationnel

d'Héma-Québec, qui doit se rendre sur le terrain dans différentes régions et

qui sont obligés de louer certaines bâtisses pour faire des prélèvements

sanguins, entre autres. Alors, vous avez peur que cette clause ne permette pas

à Héma-Québec de travailler aussi facilement sans l'autorisation préalable du

ministre. C'est bien ça?

Mme de

Santis : Si un décret n'est

pas émis qui leur permettrait de louer ces petits endroits, ces petites salles.

Le Président (M. Claveau) : Sans

décret qui leur viendrait, non.

Mme de Santis : Oui. Alors là, ils

vont... Ça va...

Le Président (M. Claveau) : C'est

bien. C'est bien dans le... Alors, M. le ministre.

M. Hébert : Je vais vous demander

une suspension, M. le Président.

Président (M. Claveau) :

Alors, est-ce que vous êtes d'accord pour une suspension de quelques minutes?

Ça va. Alors, la séance est suspendue pour quelques minutes.

(Suspension de la séance à 16 h 52)

Le Président (M. Claveau) : Alors,

la séance est ouverte de nouveau. Alors, M. le ministre.

M. Hébert :

Moi, je comprends les préoccupations de la députée de Bourassa-Sauvé, mais on

va le plus loin qu'on peut aller, selon les experts, les juristes, en

suspendant l'application de l'article 8 jusqu'à une date fixée par le gouvernement. Et ça, ça va nous permettre de faire

un décret. C'est le plus loin qu'on peut aller. On ne peut pas modifier

la loi, là, pour répondre à votre «worst case scenario». Et là ce n'est plus le

juridique qui entre en ligne de compte mais c'est le politique. C'est-à-dire, si le gouvernement

a la volonté politique de mettre l'article 8 dans un projet de loi, c'est

parce qu'il a la volonté politique

d'assouplir les règles d'Héma-Québec. Et le décret va venir, là, et ça,

c'est... Pour moi, ça ne fait pas de

doute. Mais on ne peut pas aller plus loin. Et je suis désolé, là, mais je n'ai

pas de voie de passage possible pour répondre à votre préoccupation d'un

cas de figure.

Le Président (M.

Claveau) : Mme la députée de Bourassa-Sauvé.

Mme de Santis : Est-ce que je peux faire une suggestion? Est-ce qu'on... Parce que la

situation actuelle, c'est qu'on ne

peut pas construire, acquérir ou aliéner, etc., sans l'autorisation du

ministre. C'est bien ça qu'on dit déjà dans l'article 30 actuel. Alors qu'on prend le premier alinéa, on enlève le

mot «louer», on laisse tel quel... Alors, ça serait : Héma-Québec

ne peut construire, acquérir ou aliéner, etc., et on ajoute une clause qu'Héma-Québec

peut louer sans l'autorisation du ministre, sauf dans les cas, aux conditions,

dans la mesure que détermine le gouvernement, que donc il y aura un... C'est qu'ils peuvent continuer à louer de la même

façon qu'ils le font aujourd'hui, sauf tel... Parce que le décret va

dire dans quelles conditions ils ne peuvent pas louer. Alors, ça, je crois,

répondrait à ma préoccupation.

Le Président (M.

Claveau) : Alors, M. le ministre.

M. Hébert :

Je vais demander une suspension d'audience pour qu'on puisse préparer un

amendement.

Le Président (M.

Claveau) : Alors, on va faire une suspension.

(Suspension de la séance à

16 h 57)

Le Président (M.

Claveau) : Alors, si vous voulez bien, avant de revenir à l'article 8,

on pourrait suspendre l'amendement de

l'article 22 et l'article, pour revenir par après pour accepter l'article 8 tel

qu'amendé. Alors, M. le ministre, si vous voulez nous en faire la

lecture, de l'amendement de l'article 8.

M. Hébert :

Alors, l'amendement de l'article 8 se lit comme suit :

Dans l'article 30, proposé

par l'article 8 :

1° supprimer, dans le

premier alinéa, le mot «, louer»;

2° insérer, après le

premier alinéa, le suivant :

«Héma-Québec peut

toutefois louer un immeuble sans l'autorisation du ministre, sauf dans les cas,

aux conditions et dans la mesure que détermine le gouvernement.»; et

3° remplacer, dans le

deuxième alinéa, «Une telle autorisation» par «L'autorisation du ministre».

Le Président (M.

Claveau) : Est-ce qu'il y a des interventions? Non? Alors, l'article

8... L'amendement de l'article 8 est-il accepté?

Le Président (M.

Claveau) : Adopté. Ça va venir, ça va venir.

Une voix :

Attendez, il ne faut pas rater le dernier.

Le Président (M.

Claveau) : Non. Alors, l'article 8 est-il adopté?

Une voix :

Tel qu'amendé.

Le Président (M.

Claveau) : Tel qu'amendé.

Le Président (M.

Claveau) : Alors, on revient à l'article 22. L'amendement proposé par

M. le ministre.

L'article 22... non, amendé. Est-ce qu'il y a des questions?

Des interventions? M. le député de Jean-Talon.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Je vais vous mettre un stress : si vous vous

trompez, nous, on n'adopte pas la loi.

Des voix :

Ha, ha, ha!

Le Président (M. Claveau) : Je vais

prendre mon temps. J'ai jusqu'à 18 heures. Alors, l'article 22, tel...

Le Président (M.

Claveau) : L'amendement de l'article 22 est-il adopté?

Le Président (M.

Claveau) : L'amendement, oui. Adopté.

L'article 22 est-il adopté?

Le Président (M. Claveau) : Adopté. Ah! Bien, regarde, c'était le dernier. Il

n'y en a plus, là? Tel qu'amendé.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Félicitations!

Le Président (M.

Claveau) : Bravo! Alors, est-ce que le

titre du projet de loi est

adopté?

Le Président (M. Claveau) : Adopté. ...Mme la députée de Groulx. Il n'y en a

pas. Alors, ici, proposé par le ministre?

Président

(M. Claveau) : Alors, je propose que la commission adopte

une motion d'ajustement des références. Est-ce que c'est adopté?

Le Président (M. Claveau) : Adopté. Alors, des remarques finales, en terminant

par M. le ministre. M. le député de Jean-Talon au début. Non?

Mme la députée de Groulx, est-ce que vous avez des remarques?

Daneault : Un, deux, trois, d'accord. Bien, en fait, je vais conclure

en premier et dire que je suis très heureuse

de voir ce projet de loi adopté et que finalement de voir naître la banque de

lait maternel au Québec me réjouit, et sous la gestion d'Héma-Québec

dont on connaît très bien la réputation. Alors, je pense que, pour l'ensemble

du Québec, l'ensemble de nos grands

prématurés, c'est une excellente nouvelle, et je suis très heureuse d'avoir

participé et je remercie l'ensemble

de mes collègues. Je pense que ça a été une belle aventure, une belle

collaboration de tous. Et, encore une

fois, merci à tous ceux qui sont venus intervenir auprès de la commission et à

l'ensemble de mes collègues. Alors, merci à tous, et je suis très

heureuse du dénouement.

Le Président (M. Claveau) : Merci, Mme la députée de Groulx. M. le député de

Jean-Talon, pour vos remarques finales.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. D'abord, on a eu des

commissions parlementaires qui étaient

formatrices, hein? Les groupes sont venus puis ils nous ont expliqué en quoi

consistait surtout la banque de lait. On

a constaté rapidement que le projet de loi, c'était beaucoup plus que ça, c'est

une modernisation de la Loi d'Héma-Québec,

et nous avions beaucoup de questions, auxquelles il y a eu des bonnes réponses,

et je pense qu'il y a eu quelques compromis de fait, mais globalement c'était

une bonne loi, et puis nous sommes très heureux d'y avoir participé et d'y

avoir contribué.

Également, ce que

nous avons vu... Au début, on nous disait que c'était juste une création d'une

banque de lait, mais c'était beaucoup plus

que ça. Exemple, il y avait l'exception à l'article 45 du Code civil pour

le constat de décès, où c'est quand même une modification qui est

majeure. À toutes les fois qu'on fait une exception au Code civil, je pense qu'il faut le voir comme étant un élément

significatif, mais c'est très acceptable. Au début, j'avais beaucoup de

questionnements par rapport à est-ce qu'on aurait dû modifier le Code civil,

mais je suis tout à fait d'accord avec seulement d'avoir une exception.

Également, la

modification de la gouvernance au niveau du conseil d'administration, un

nouveau P.D.G., nouvelle fonction. Et nous

avons vu, lors des discussions, qu'à la fin c'est conforme à ce qui se fait

déjà dans le réseau de la santé,

lorsqu'on a fait la modernisation avec le projet de loi n° 83. Donc,

nous sommes ravis de voir que ces modifications-là amènent une certaine

homogénéité dans le réseau de la santé.

Nous avions du questionnement sur le

pouvoir d'intervention du ministre, mais je crois que c'est justifié d'avoir

ce pouvoir d'intervention pour être capable d'éviter des problèmes, et, pour le

futur, ça veut dire qu'on essaie d'avoir une gestion qui est relativement rigoureuse,

et également les moyens de contrôle que le ministre s'est donnés.

Donc,

globalement, c'est un très beau projet de loi. Nous aussi, nous sommes très,

très contents de la création de la

banque de lait et de la modernisation. Et nous sommes allés au bout de chacun

des articles, et je pense que ça a donné des excellents résultats.

Pour

terminer, M. le Président, bien, je voudrais remercier les gens qui sont venus

en commission parlementaire, qui nous

ont fait, je pense, une bonne instruction. On a vu des belles choses, entre

autres, des spécialistes au niveau de l'allaitement maternel, les

groupes de soutien, des gens qui sont venus témoigner l'importance des

nouveau-nés, surtout prématurés. Également,

je voudrais remercier ma collègue de Groulx, de l'opposition, et mes collègues

de Gatineau et Bourassa-Sauvé, qui

font un excellent travail. On est une très, très bonne équipe. Ensemble, je

pense qu'on fait le tour des

questions. Remercier également notre recherchiste, Natacha Joncas Boudreau, là,

qui fait un travail extraordinaire, votre équipe, M. le Président. On a

changé de président régulièrement, donc on peut remercier tous les présidents

qui sont passés, et je finis toujours...

Le Président (M.

Claveau) : ...gardé le meilleur pour la fin.

M. Bolduc

(Jean-Talon) : Je finis toujours par remercier les gens qui sont venus

témoigner. Remercier... un merci spécial à

Héma-Québec, au Dr De Serres, qui est venu bien nous expliquer. Au

début, il avait de la difficulté à trouver sa place, s'assoyait trop loin, mais on l'a ramené à la bonne place, et

je pense qu'il a été très, très, très utile. Remercier également

l'équipe du ministre et le ministre du travail qui a été fait. Je pense que les

gens voient qu'en commission parlementaire,

pour l'adoption des projets de loi, lorsque ce sont des bons projets de loi, il

y a une bonne collaboration de l'opposition, mais, au départ, ça prenait

un travail qui avait été bien fait. Et je finis par remercier les gens qui sont

responsables du son et de l'image. Aujourd'hui,

c'est seulement que le son, mais, pour nous, ils sont importants, parce

que ce sont des gens qui sont très assidus, puis je les ai regardés travailler,

là, c'est compliqué, ce qu'ils fon, pour nous donner du bon son et une bonne

image. Merci, M. le Président, et merci encore à votre équipe.

Le Président (M.

Claveau) : Merci, M. le député de Jean-Talon. Maintenant, pour ses

remarques finales, je demanderais à M. le ministre.

M. Hébert :

Merci beaucoup, M. le Président. Alors, on est arrivés au terme de l'étude

détaillée de ce projet de loi n° 29,

avec des débats très enrichissants, et je voudrais remercier l'opposition pour

leurs questions, leurs commentaires constructifs, qui nous ont permis d'améliorer,

je pense, ce projet de loi, et de faire en sorte qu'on puisse avoir une

nouvelle loi d'Héma-Québec rénovée, avec une modernisation des processus d'Héma-Québec,

tout en permettant à Héma-Québec d'avoir

d'autres mandats, notamment celui de mettre en place une banque de lait

maternel, qui est attendue par de

nombreux groupes. On en a entendu plusieurs en commission parlementaire. On a

entendu également lesnéonatalogistes

qui réclamaient cette loi-là et aussi des parents qui réclamaient qu'on puisse

avoir accès à une banque de lait maternel afin de sauver des vies, de

sauver des vies de grands prématurés.

ce projet de loi là permet à Héma-Québec de répondre également à des

besoins futurs. Avec l'évolution de la science, je pense que ce projet

de loi permet à Héma-Québec d'amorcer le XXIe siècle avec toujours une

longueur d'avance, d'être à l'avant-garde, et on connaît toute la rigueur et l'efficacité

de cet organisme, qui pourra prendre le virage de la thérapie cellulaire avec

tous les moyens légaux à sa disposition.

Ce qui est important

ici, c'est qu'on a pu ménager, là, des amendements qui ont permis de préciser

certaines dispositions de la loi, mais on

conserve l'essence du projet de loi, et c'est ça qui est important, et, pour

nous, ce projet de loi là s'inscrit vraiment

dans la vision du gouvernement, un Québec pour tous, y compris les prématurés,

M. le Président. Je pense que c'est aussi des citoyens québécois

importants et qui vont être très bien servis par cette banque de lait maternel

et ce nouveau mandat donné à Héma-Québec.

Alors, on ira donc de l'avant avec ce projet de loi, et j'en suis très

heureux.

Je voudrais remercier d'abord les députés de

l'opposition, le député de Jean-Talon, la députée de Richmond, qui s'est jointe

à nous aujourd'hui, les députées de Gatineau et de Bourassa-Sauvé, dont les

commentaires sont toujours très

judicieux et les suggestions également. Je voudrais remercier la députée de

Groulx, avec qui c'est toujours un plaisir de travailler, et mes collègues de la

partie ministérielle, la députée des

Îles-de-la-Madeleine, qui s'est jointe à nous aujourd'hui, le député d'Argenteuil,

qui a été là pendant toutes les délibérations de cette commission

parlementaire, et le député de Rimouski également, qui s'est joint à nous. Je

voudrais remercier les gens d'Héma-Québec : Dr De Serres, merci;

Smaranda Ghibu également, qui était là, d'Héma-Québec, et les gens du ministère

qui ont travaillé sur ce projet-là,

nommément le Dr Yves Jalbert, Denis

Ouellet, Andréanne Trottier, Céline Gagnon et Danielle Champagne. Je voudrais

aussi remercier le personnel de

l'Assemblée nationale, qui a permis le bon déroulement de cette commission

parlementaire, et vous-même, M. le

Président, de la maîtrise de cette commission parlementaire. Alors, je vous

remercie beaucoup.

Le Président (M.

Claveau) : Merci, M. le ministre. Alors, on en profite pour remercier

tous les participants pour votre participation active et constructive et à tous

les collaborateurs.

Et, ayant accompli

son mandat, la commission ajourne ses travaux sine die. Et bonne soirée à tous.

(Fin de la séance à 17 h 17)

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCSSS 2013-05-21
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions csss-40-1 journal-debats CSSS-130521
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierafaeb46d02ff56045671dbbf9f1642369a096300

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