Transportation and the Environment — 11 February 2021 (42nd Legislature, 1st Session)
CTE 2021-02-11
Quebec — Committees
Le Président (M. Ciccone) : Alors,
nous reprenons nos travaux. Avant la pause, avant la suspension, le ministre
avait suggéré de déposer un amendement. Je pense que les partis en ont pris
connaissance. Maintenant, il va y avoir...
soyez patients, il va y avoir un petit peu de gymnastique. On va commencer par...
je cherche le consentement pour retirer l'amendement de Mme la
députée de Verdun. Est-ce que j'ai le consentement?
Des voix : Consentement.
Président (M. Ciccone) :
Consentement. Maintenant, est-ce que j'ai le consentement pour suspendre
l'article 4?
Une voix : Consentement.
Président (M. Ciccone) :
Consentement. Maintenant, je recherche le consentement pour réouvrir
l'article 3.
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Ciccone) : Maintenant, M. le ministre, veuillez bien, s'il vous plaît, nous expliquer le dépôt de votre amendement. À vous la parole.
Charette : Je vous avais
prévenu, M. le Président, on travaille avec consentement dans cette
commission-ci, c'est tout naturel. Et
déjà préciser qu'il y aurait deux autres amendements en lien avec celui-ci,
mais en 4, pour des raisons de
concordance, donc, relativement simples et conformes à ce qu'on se
disait : Insérer, dans le sous-paragraphe ii du sous-paragraphe b du
paragraphe 1° de l'article 3 du projet de loi, tel qu'il est amendé
et après «personnes», «, le tout en tenant compte des principes qui
forment la base de l'économie circulaire, et de l'économie sociale au sens de
la
Loi sur l'économie sociale».
Le Président (M.
Ciccone) : Merci beaucoup. Y a-t-il des interventions sur cet
amendement? À vous la parole, Mme la députée de Verdun.
Mme Melançon :
Donc, à la lecture de cette proposition qui a été faite avec les juristes, dans
le fond, c'était pour que ce puisse être aussi recevable, là, puis pour pouvoir
le mettre, comme je disais. Et, comme se plaît à le dire le député de
Jonquière, lorsqu'il est avec nous, moi, mon ministère, il est là-bas, là, il
s'appelle Marc-Antoine. Comme on a d'autres...
chacun nos recherchistes, qui sont notre armée, avec nous, je pense que ça
répond, bien entendu, à une
partie de l'inquiétude, là, je le vois bien.
Ce que je
souhaiterais, cependant, juste pour mon éclaircissement, là, «en tenant compte
des principes qui forment la base de l'économie circulaire, et de l'économie
sociale au sens de la
Loi sur l'économie sociale», là, je ne l'ai pas avec moi,
mais je ne veux pas aller dans... je ne veux pas titiller, mais je voudrais
juste qu'on nous donne, dans le fond, l'essence sur lequel le ministre, le
législateur souhaite aller, là, dans quel sens.
M. Charette :
On se souvient des derniers propos du collègue de Jonquière, il nous rappelait
à juste
titre que, lorsqu'il était ministre, il avait eu... en fait, c'est une
loi qu'on lui doit en grande partie, donc lui-même disait : On a une
référence en matière d'économie sociale, c'est cette loi-là, qui est relativement
récente. Donc, on peut, en faisant référence à l'économie sociale, plutôt que
d'y aller de plein d'énumérations, d'une longue définition, se coller sur
l'esprit, sur le sens de la
Loi sur l'économie sociale. Donc, c'est le
pourquoi, là, de la référence directe.
Le Président (M.
Ciccone) : Y a-t-il d'autres interventions? Oui, la parole est à la
députée de Mercier.
Ghazal : Oui. Merci, M. le Président. En fait, je voulais m'assurer
qu'avec l'amendement qui a été retiré par la députée de Verdun si les
objectifs restent, sont là. C'est-à-dire que ce qui était demandé dans l'amendement,
c'était de prévoir des critères qui doivent
être pris en considération, c'est-à-dire des critères comme les impacts sociaux sur
les soumissionnaires quand il y a des contrats.
Donc là, en
englobant, il faut tenir compte de l'économie sociale. Quand il va y avoir des
contrats qui vont être signés, là, concrètement, là, des contrats entre l'OGD
puis un fournisseur de services, est-ce qu'on va en tenir compte lors de la signature du contrat? Est-ce
qu'il y a une obligation dans la loi? Je ne sais pas si un juriste peut me le
dire, le fait d'avoir inclus «économie circulaire», si, quand il va arriver le
temps de signer le contrat, juridiquement, ça va être important et obligatoire
de tenir compte des impacts sociaux.
Charette : En fait, deux éléments de réponse à ce niveau-là. Ce matin,
sans tout résumer de notre échange, on
a réuni les différentes parties prenantes de la consigne pour leur réitérer des
principes, et ce principe-là a été réitéré et entendu de tous, et ça va
faire
partie de leurs... des éléments à concilier.
Et le deuxième volet
de la réponse, peut-être vous référer à l'article 3, justement, de la Loi
sur l'économie sociale, et on définit littéralement, c'est pour ça que c'était
plus facile que dans le cas de l'économie circulaire, on a, dans le cas de
l'économie sociale, une définition en bonne et due forme qui est en six points
bien, bien précis. Donc, je pense qu'on couvre les deux volets, effectivement.
Mme Ghazal :
D'où l'intérêt — on
ne va pas recommencer — d'avoir
des définitions, sinon ça ne veut rien dire. Mais là ça veut dire quelque
chose, «économie sociale».
M. Charette :
Non, mais c'est justement, là, on a une référence, on a une référence.
Mme Ghazal :
Économie circulaire, on n'est pas trop sûrs. Très bien. Puis ce que je
comprends dans le premier volet de la
réponse, c'est qu'il y a eu des discussions avec... là, j'oublie évidemment le
nom, là, des entreprises, l'association des entreprises... je vais le
dire, là...
Charette : Ce matin, en fait, pour résumer, c'est un des groupes de
travail, en fait, un collectif, en quelque sorte, qui travaille sur les
différentes étapes d'implantation. Et, oui, le sujet, là, de l'économie
circulaire a été réitéré en bonne et due forme. Et ce qui est intéressant, ce
sont...
Mme Ghazal :
...circulaire?
Charette : L'économie sociale, pardon. Et, fait intéressant, avant que
moi-même, j'amène le sujet, les intervenants avaient amené le point. Donc,
c'est réellement dans le système, là, qui est en train de se développer.
Mme Ghazal :
C'est ça, ce que je cherchais, c'est Conseil québécois des entreprises
adaptées.
M. Charette :
Oui. En fait, ce matin, ce n'était pas ce groupe-là, c'étaient réellement ceux
qui doivent... Je vous parlais d'un rapport, là, qui devait nous être livré
avant la fin du mois de février. Donc, on réunissait le groupe à l'origine de
ce rapport d'étape là.
Mme Ghazal :
O.K., O.K. Oui, oui, oui, c'est vrai.
M. Charette :
Donc, c'est eux qui ont amené le sujet, et moi, je l'avais dans mes points à
soulever. Donc, on peut le prendre pour acquis, effectivement. Et ils...
Mme Ghazal :
Et ils ont dit quoi? Je n'ai pas... comme je ne savais pas de qui vous parliez.
M. Charette :
Bien, ils réalisent que c'est dans leur avantage. Lorsqu'on reprend... Je
reprends le même exemple que la semaine dernière, comme opérateurs, dans des
cas bien concrets, ce sera avantageux pour toutes les parties de recourir à des
organismes en économie sociale.
Charette : Parce que l'opération, le centre de dépôt — reste à savoir comment qu'on
l'appellera — pourrait
être opéré par... on emploie souvent l'exemple des Valoristes, c'est sans doute
le plus connu au Québec, mais ce sera avantageux, puis même pour les
entreprises qui... c'est l'exemple qu'on donnait encore ce matin. Par exemple,
là, on est dans un quartier où l'espace n'est pas si disponible que ça, donc il
y a peut-être trois ou quatre détaillants qui sont à proximité, qui vont se
regrouper et référer à ce centre de dépôt là qui pourrait être opéré, là, par
un organisme d'économie sociale.
Mme Ghazal :
O.K. Merci.
Le Président (M.
Ciccone) : Y a-t-il d'autres interventions? Mme la députée de Verdun.
Melançon : Et, comme ces groupes sont aussi sur le comité, je crois...
M. Charette :
Ce n'est pas le même. En fait, ils sont impliqués dans la démarche.
Mme Melançon : Non, mais je comprends, là, il y a deux groupes.
L'autre groupe dont on parlait précédemment, qui se retrouve, donc, sur
le comité... Je comprends le pourquoi vous voulez le faire comme ça aussi.
J'imagine qu'avec les centres de tri qui vont être de plus en plus spécialisés,
je vais dire ça ainsi, et il y aura beaucoup plus de robotique aussi,
j'imagine, à l'intérieur des centres de tri, vous préférez voir plus du côté,
vraiment, de la consigne, où on pourra peut-être réorienter ces gens-là. C'est
un peu ça que vous avez en tête?
M. Charette :
Tout dépendant du type de contenant, naturellement, mais, pour les contenants
consignés, on veut — et,
on se le disait, c'est le secret de la réussite de cette réforme-là — faire
en sorte que l'endroit où le consommateur ou la consommatrice pourra déposer
son contenant doit idéalement être le plus près possible de l'endroit où il
achète des contenants de cette nature-là. On reprend... on a repris souvent le
même exemple, dans des cas de superficie trop petite, où chaque détaillant ne
pourrait pas reprendre intégralement les contenants vendus, ils auraient
intérêt à se regrouper. Et c'est vrai, on le voit tous, dans nos quartiers ou
dans nos villes souvent, on a différentes bannières qui sont carrément, dans
certains cas, une en face de l'autre, mais, à travers ce système-là, elles ne
sont plus concurrentes, elles font
partie d'un même système, donc elles
pourraient très bien se regrouper.
Moi,
ce que je disais la semaine dernière, il n'y a aucun, aucun détaillant qui
pourra se décharger de la responsabilité de recueillir. Ça ne veut pas dire que
la collecte va se faire dans son établissement, mais ce détaillant-là aura
l'obligation d'être associé à un centre qui n'est pas trop loin, qui pourrait
être justement le centre répondant pour deux, trois détaillants qui
peuvent, au quotidien, être concurrents mais qui, dans cette
démarche-là, deviennent partenaires, là, en quelque sorte.
Le Président (M.
Ciccone) : Mme la députée, à vous la parole.
Melançon : Maintenant, on ne lève plus la main, on enlève le masque,
quand on veut la parole.
Le Président (M.
Ciccone) : Oui, c'est ça, j'avais compris.
Melançon : Donc, c'est le
nouveau truc. Donc, je peux continuer à penser à M. Robert, puis je suis
rassurée. Je tiens à remercier le ministre. Je pense que la proposition
va exactement dans le sens de la discussion. Puis, après une semaine, là, c'est
bien de se remettre, en même temps, un peu dans le bain tout le monde ensemble.
je tenais à dire à micro ouvert que je vais déposer deux amendements pour la
suite des choses. Comme ça, donc, vos équipes pourront regarder. Je regarde mon
ministère, de mon côté, qui va envoyer tout ça directement à la secrétaire de
la commission. Vous avez demandé ça, M. le ministre, afin que les travaux
puissent aller rondement, c'est ce que nous faisons aussi de notre côté.
M. Charette :
C'est très, très, très apprécié. On va pouvoir regarder ça et vous donner une
indication le plus rapidement possible.
Melançon : Extraordinaire! Merci.
Le Président (M.
Ciccone) : Y a-t-il d'autres interventions? Alors, je vois qu'il n'y
en a pas, M. le ministre. Alors, nous sommes prêts maintenant, Mme la
secrétaire, à passer... à mettre cet amendement aux voix. Alors, veuillez
procéder par appel nominal, s'il vous plaît.
La Secrétaire :
Oui. Pour, contre ou abstention. M. Charette (Deux-Montagnes)?
Secrétaire : Pour les
membres du groupe parlementaire formant le gouvernement, M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
Pour les membres de l'opposition officielle, Mme Melançon (Verdun)?
La Secrétaire :
Mme Ghazal (Mercier)?
La Secrétaire :
Mme Perry Mélançon (Gaspé)?
La Secrétaire :
Pardon. M. Ciccone (Marquette)?
Le Président (M.
Ciccone) : Abstention. Alors, on a réadopté l'article 3 tel
qu'amendé.
Le Président (M.
Ciccone) : Non.
Une voix :
L'amendement.
Le Président (M. Ciccone) : On a adopté l'amendement, pardon. Alo