Health and Social Services — 11 February 2022 (42nd Legislature, 2nd Session)

CSSS 2022-02-11

Quebec — Committees

Loading PDF viewer…

Health and Social Services — 11 February 2022 (42nd Legislature, 2nd Session)

CSSS 2022-02-11

Quebec — Committees

(Dix heures cinq minutes)

Le Président (M. Provençal)

: Bonjour à tous. Je déclare la séance de la Commission de

la santé des services sociaux ouverte. Je demande à toutes les personnes dans

la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.

La commission est réunie afin de procéder à

l'interpellation du député de Nelligan au ministre de la Santé et des Services

sociaux sur le sujet suivant : Manque d'anticipation, incohérence et

volte-face : les Québécois font les frais de la gestion de la pandémie de

la COVID-19 par le gouvernement caquiste.

M. le secrétaire, y a-t-il des remplacements?

Le Secrétaire : Oui, M. le

Président. Mme Blais (Abitibi-Ouest) est remplacée par M. Thouin

(Rousseau).

Le Président (M. Provençal)

: Merci. Je comprends qu'il y a une entente à l'effet que le

deuxième groupe d'opposition interviendra lors de la troisième série

d'interventions, alors que le troisième groupe d'opposition interviendra lors de la cinquième série

d'interventions. Je vous rappelle que le débat ne peut, à moins d'un

consentement, dépasser midi. Comme la

séance a débuté à 10 h 05, y a-t-il consentement pour poursuivre nos

travaux au-delà de midi, soit jusqu'à 12 h 05? Consentement.

Merci.

M. le député de Nelligan, je vous cède la parole

pour le premier 10 minutes.

M. Derraji : Merci, M. le Président. Bonjour, M. le ministre.

Bonjour, chers collègues membres du Parlement. Bonjour, mes chers

collègues, le deuxième groupe et troisième groupe de l'opposition.

Aujourd'hui, vous l'avez très bien mentionné, M.

le Président, c'est pour parler du manque d'anticipation, de l'incohérence et

les volte-faces. Et les Québécois ont payé les frais de la gestion de la

pandémie et surtout, surtout, ce que nous avons tous vécu au mois de décembre.

Ce que nous avons vécu l'automne dernier était très difficile, et je vais me

permettre de rappeler aux Québécois les contradictions de ce gouvernement et

comment ils ont perdu le contrôle faute d'anticipation et de préparation.

Pourquoi je vais commencer avec cette

énumération, M. le Président? Parce que le but de l'interpellation aujourd'hui,

c'est comment le gouvernement doit rassurer la population, comment le

gouvernement doit tout mettre en place pour nous éviter la même situation que

nous avons tous vécu au mois de décembre.

1er novembre,

nous étions à 477 nouveaux cas, un taux de positivité de l'ordre de

1,8 %. 9 novembre, huit jours après, le premier cas confirmé connu d'infection par Omicron a été identifié

sur un échantillon prélevé le 9 novembre au Botswana. 26 novembre, l'OMS a désigné le variant Omicron comme

variant préoccupant. Omicron présente

plusieurs mutations susceptibles d'avoir un impact sur son comportement,

par exemple sur la facilité avec laquelle il se propage. Donc, on le savait que

la propagation avec Omicron est très importante et la gravité de la maladie

qu'il provoque. 29 novembre, au Québec,

900 nouveaux cas, positivité de 3 %. Le premier cas de variant

Omicron, au Québec, a été confirmé par séquençage du génome le

29 novembre.

Le premier ministre aimerait, au même moment,

aimerait que les Québécois puissent se réunir jusqu'à 25 personnes. Donc,

quand on me dit : On écoute la Santé publique, j'aimerais bien savoir de

quelle santé publique s'agit-il.

1er décembre, pourcentage de positivité,

3,6 %, 1 200 cas. Le ministre de la Santé ne formule pas le

souhait que des rassemblements de 20 à

25 personnes soient permis, contrairement au premier ministre.

2 décembre, pourcentage de positivité, 4 %. Appel à la

prudence, lancé par le ministre de la Santé, d'un bond du nombre de cas COVID.

7 décembre, on passe de 4 % à 4,2 %, 1 500 cas. En

point de presse, le ministre de la Santé annonce : On vous laisse aller jusqu'à 20 personnes. On vous laisse

aller jusqu'à 20 personnes, mais vous n'êtes pas obligés à le faire si

vous prévoyez d'être moins. On donne ici une liberté contrôlée.

15 décembre, le double des cas, entre le 7 et le 15,

3 300 nouveaux cas, pourcentage de positivité 7,4 %. Le ministre

de la Santé annonce : On vous laisse aller jusqu'à 20 personnes, mais

vous n'êtes pas obligés. Le premier ministre indique qu'à compter du

23 décembre il sera, hein, il sera autorisé de se réunir jusqu'à 20 personnes vaccinées dans une résidence

privée. 16 décembre, le pourcentage de positivité 8,4 %,

3 958, et, contrairement au souhait du premier ministre, les

rassemblements privés sont limités à 10 personnes.

Regardez

et mettez-vous dans la place des Québécois qui ont tous subi cette incohérence

tout au long du mois de décembre.

20 décembre, Québec demande de donner la priorité au dépistage aux gens

symptomatiques. M. le Président, gérer une pandémie, c'est très

simple : tester, isoler, tracer. Si tu n'es pas capable de contrôler ces

trois aspects, tu es en

perte de contrôle. 22 décembre, 11 000 nouveaux cas, pourcentage

de positivité 17 %. Rappelez-vous au 1er décembre, 3 %.

Gouverner, c'est aussi voir et avoir cette prévisibilité, M. le Président. La

consigne qui limite à 10 personnes les rassemblements privés restera en

vigueur les 24 et 25 décembre. Le premier ministre : On vous demande

d'avoir seulement un souper et une soirée, donc le 24 ou le 25 décembre,

par exemple, mais pas les deux soirs. 30 décembre, M. le Président,

18 000 nouveaux cas, pourcentage de positivité, 30 %. Perte de

contrôle au niveau des centres de dépistage, des listes d'attente énormes à

l'extérieur, des gens qui font la file, qui n'arrivent pas à avoir leurs tests

PCR et beaucoup, beaucoup d'incohérence par rapport aux rassemblements de fin

d'année. 30 décembre, vous avez vécu la situation, j'en suis sûr et

certain, avec votre famille, le gouvernement annonce la mesure phare de son

gouvernement quand elle perd le contrôle, le retour à la bulle familiale et le

Québec, la seule province canadienne à imposer le couvre-feu. Et, pour

justifier le couvre-feu, ils nous ont envoyé des études, entre guillemets, que

je peux appeler non... des études non fortes, si je peux utiliser le mot. Je ne

veux pas utiliser un autre mot pour respecter les échanges, M. le Président.

31 décembre. Moi, je pense que le 31 décembre était l'élément où les

gens, ils ont appris que vraiment, on est en dedans, on navigue dans la

l'incohérence totale. C'est la panne majeure à la suite de la diffusion de

l'alerte de couvre-feu, et, vous avez vu, cette panne a provoqué même l'arrêt

d'un réseau de distribution au Québec pour nous rappeler qu'il y a un

couvre-feu, M. le Président. Je l'ai dit au début, gouverner, c'est prévoir, ça

a été très difficile pour tous les Québécois et, pour moi, le ministre de la

Santé est la personne qui doit rassurer les Québécois qu'il est en contrôle

total de la gestion de la pandémie qu'il gère, parce qu'il ne gère pas

uniquement la campagne de vaccination, parce que le Québec, à travers

l'histoire, on a été les meilleurs en termes de campagne de vaccination. Et je

tiens juste à rappeler les anciennes campagnes de vaccination, en ce qui

concerne le H1N1, donc la fameuse campagne de vaccination, la dernière que le

Québec a eue.

Aujourd'hui même, M.

le Président, on voit beaucoup de voix qui se lèvent, au niveau du réseau, des

infirmières qui ont lancé un mouvement Mobilisées pour être payées. Je partage

le sentiment du ministre, parce qu'au Québec on a été capable d'envoyer des

Québécois dans l'espace et on n'est même pas capable de paramétrer un système

pour payer nos infirmières. Aujourd'hui, des infirmières... et déposent une

plainte à l'international pour le travail forcé. Le système de la santé vit une

pression. Et, aujourd'hui, j'offre la possibilité au ministre de garantir aux

Québécois qu'on ne va pas revivre la même situation et qu'on ne va pas

retourner en arrière, une occasion de montrer que, peu importe la taille de la

prochaine vague, petite, moyenne ou grande, qu'il va garantir la sécurité, et

que ce qu'il contrôle, en termes de distribution de tests rapides, de ce qu'il

contrôle, en termes de PCR, l'ambiance dans le réseau, prendre soin de nos

anges gardiens, M. le Président, prendre soin de nos infirmières, prendre soin

de la première ligne est extrêmement important.

Pour moi,

aujourd'hui, l'occasion, c'est que le ministre est d'accord avec le plan de

déconfinement annoncé par le premier ministre et supporté par les experts que

le ministre de la Santé consulte. Ce que je veux aujourd'hui, c'est que, peu importe la prochaine vague, qu'il

va tout mettre en place pour assurer aux Québécois la fameuse phrase utilisée

par le premier ministre : vivre avec le virus. Donc, aujourd'hui, la

ministre de la Santé et son gouvernement qui sonde beaucoup et qui

gouverne par sondages depuis plusieurs semaines, ils sont au courant de ce que

les Québécois veulent. Bien, j'espère, aujourd'hui, que la ministre de la Santé

va nous démontrer qu'il est en contrôle total de la situation, et le contrôle

total de la situation, M. le Président, pour moi, est important. Parce que ce

que les Québécois, ils ont vécu au mois de

décembre, il ne doit plus se répéter. Et, quand j'entends le premier ministre

se lever dans cette Chambre et dire qu'il l'a vu venir, excusez-moi, M.

le Président, je viens de vous exposer les faits avant l'arrivée d'Omicron au

Québec. Mais qu'est-ce qu'on a fait? On a oublié les tests rapides parce que,

pendant longtemps, on a véhiculé aux Québécois : c'est un faux sentiment

de sécurité, or, que le ministre de la Santé avait le temps nécessaire pour

expliquer aux Québécois comment utiliser les tests rapides.

Donc,

j'espère qu'aujourd'hui on va rassurer les Québécois par rapport à la capacité

de test, capacité de dépistage, revenir

au traçage, parce que, pour moi, ce sont les conditions gagnantes pour un vivre

avec le virus. Merci, M. le Président.

Le Président

(M. Provençal)

: Merci, M. le député.

M. le ministre, votre droit, 10 minutes.

M. Dubé :

Alors, chers collègues du gouvernement, députés de l'opposition, M. le

Président, en fait, on est ici, encore une

fois, pour parler de la pandémie des derniers mois, et on l'a tous vécu

ensemble, ça a été excessivement difficile pour tout le monde, et je

pense que ce n'est pas le souhait d'aucun gouvernement, incluant les

oppositions, d'avoir à gérer une pandémie de la sorte, M. le Président. Encore

une fois, les oppositions nous ont demandé une interpellation pour faire une

critique de la pandémie, mais, comme je suis positif, je remercie le député de

Nelligan de nous donner à nouveau l'opportunité de revenir sur toutes les

actions que nous avons faites depuis le début de la pandémie. Je dis à nouveau, parce qu'à pareille date, exactement à cette

date-ci, l'an dernier, le 12 février, j'avais une autre

interpellation qui était demandée par la critique de l'opposition à ce

moment-là, et on nous faisait les mêmes reproches.

On nous faisait les mêmes reproches. Les dates sont différentes, mais on nous

faisait les mêmes reproches, j'entends que gérer une pandémie, c'est

très simple. "Oh boy!" Je viens d'entendre ça, là. Gérer une

pandémie, c'est très simple. Et aussi c'est facile de refaire le passé. J'ai

entendu ce discours-là depuis deux ans. On regarde les dates puis on dit : Bien, voyez-vous ce qu'il s'est

passé? Mais c'est correct. C'est un processus démocratique. On va écouter

les critiques de l'opposition.

Mais j'aurais pensé, M. le

Président, qu'à ce moment-ci de la pandémie, particulièrement au moment où on

vient d'annoncer un plan de déconfinement, que les Québécois en ont fait... ils

sont fatigués de la pandémie, au moment où les Québécois ont besoin de bonnes

nouvelles, ont besoin que toute la classe politique ici, là, que toute la

classe politique puisse dire : On travaille ensemble, on est tous dans le

même bateau depuis deux ans... Et j'aurais souhaité que les oppositions

auraient pu prendre

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCSSS 2022-02-11
Typecommittee
Volume / chapteren travaux parlementaires commissions csss 42 2 journal debats CSSS 220211.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierb2684fa5e3544e332e34eb9c23f6a41b762e5c44

Source file is stored in the law ingest library (html).