Transportation and the Environment — 8 October 2019 (42nd Legislature, 1st Session)
CTE 2019-10-08
Quebec — Committees
Présidente (Mme Grondin) : À l'ordre, s'il vous plaît!
Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des transports et de l'environnement
ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle de bien vouloir
éteindre la sonnerie de leurs appareils électroniques.
La commission
est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 17,
soit la Loi concernant le transport rémunéré de personnes par automobile.
Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?
La Secrétaire : Oui, Mme la
Présidente. M. Reid (Beauharnois) sera remplacé par M. Lafrenière
(Vachon) et Mme Montpetit (Maurice-Richard), par M. Kelley
(Jacques-Cartier).
Présidente (Mme Grondin) : Hier, nous en étions à l'étude de l'article 115, et, avant que je
suspende les travaux, la parole était au député de La Pinière. M.
le député.
M. Barrette :
Oui. Merci, Mme la Présidente. C'est un point d'information. Je suis surpris
qu'on demande à la société de faire
une enquête alors qu'à l'article 10 il y a déjà, potentiellement, des
enquêtes. On va faire des enquêtes sur des condamnations déjà?
M. Bonnardel :
...enquête, oui. «La Commission peut, lorsqu'elle est informée ou constate
qu'un chauffeur qualifié est
poursuivi pour une infraction visée à l'article 10, faire enquête pour
déterminer si cette situation compromet la sécurité des usagers...»
M. Barrette : Je suis surpris
de ça, là. Un exemple, peut-être?
M. Bonnardel :
Oui. Il pourrait y avoir un chauffeur de taxi adapté pour les personnes
handicapées, qui le mettent en
accusation pour attouchements, exemple. Alors, vous comprendrez que, dans ce
cas-ci, ce n'est pas souhaitable qu'un chauffeur poursuive ses activités
jusqu'à ce qu'un tribunal rende jugement, là.
M. Barrette : Bon, c'est parce
qu'il est déjà condamné. Alors, s'il a été condamné, cette situation-là est
sue.
M. Bonnardel : Ou
c'est avant, là.
M. Barrette : Bien non...
M. Bonnardel :
«Est poursuivi pour infraction».
M. Barrette : Oui. O.K. Bon,
c'est correct. O.K.
Présidente (Mme Grondin) : ...autres commentaires? Nous
allons donc passer de l'article 115 à la mise aux voix. Est-ce que
l'article 115 est adopté?
M. Barrette : Vote nominal.
La Présidente
(Mme Grondin) : Vote nominal.
La Secrétaire :
M. Bonnardel (Granby)?
M. Bonnardel :
Pour.
La Secrétaire : M. Lemay
(Masson)?
Secrétaire : M. Caron (Portneuf)?
La Secrétaire :
M. Campeau (Bourget)?
La Secrétaire :
M. Tardif (Rivière-du-Loup—Témiscouata)?
La Secrétaire :
Mme Tardif (Laviolette—Saint-Maurice)?
La Secrétaire :
M. Lafrenière (Vachon)?
La Secrétaire :
M. Barrette (La Pinière)?
M. Barrette :
Abstention.
La Secrétaire :
M. Kelley (Jacques-Cartier)?
M. Kelley :
Abstention.
La Secrétaire :
M. Arseneau (Îles-de-la-Madeleine)?
M. Arseneau :
Abstention.
La Secrétaire :
Et Mme Grondin (Argenteuil)?
Présidente (Mme Grondin) : Abstention. Donc,
l'article 115 est adopté.
Nous passons à la
section II, portant sur les dispositions applicables aux autorisations
octroyées par la société. M. le ministre, la parole est à vous.
M. Barrette :
...juste faire un commentaire avant de passer à la lecture de
l'article 16. Hier, la
partie gouvernementale, par la voix d'attachés de presse haut placés au
gouvernement, ont fait une série de commentaires sur Twitter, que je considère
complètement déplorables. Nous avons, depuis le début, travaillé de façon
constructive et fait notre travail, et je trouve déplorable que, du côté gouvernemental et aussi ministériel, on fasse
des commentaires publics sur Twitter à l'effet contraire.
Mon commentaire étant
fait, il n'y a plus de règlement invoqué, on peut passer à 116.
Présidente (Mme Grondin) : M. le ministre, la parole est à
vous.
M. Bonnardel :
Oui, donc : «116. L'autorisation octroyée par la société à un chauffeur
est révoquée de plein droit lorsqu'il est déclaré coupable d'une
infraction visée à l'un ou l'autre des paragraphes 1° ou 2° de
l'article 10.
«Dans
une poursuite intentée contre un chauffeur autorisé pour une telle infraction,
le poursuivant doit demander la confiscation du permis délivré en vertu
de l'article 17.
juge qui prononce la déclaration de culpabilité doit ordonner la confiscation
de ce permis pour qu'il soit remis à
la société; il doit en aviser le chauffeur. Cet avis peut être donné à
l'occasion ou après le prononcé de la sentence. Dans tous les cas, la
date de la confiscation est réputée être la date de la déclaration de
culpabilité.
«Le greffier doit,
sans délai, transmettre un avis de la confiscation du permis à la société.»
L'article 116
ordonne la révocation de plein droit d'une autorisation délivrée par la Société
de l'assurance automobile du Québec à
un chauffeur lorsque ce dernier est déclaré coupable d'une infraction qui,
selon l'article 10, a un lien avec les aptitudes requises et le
comportement approprié d'un chauffeur. Il prévoit aussi, en pareil cas, la
confiscation du permis attestant de
l'autorisation à une disposition s'apparentant à celle proposée présente à
l'article 29 de la Loi
concernant les services de transport par taxi.
La Présidente
(Mme Grondin) :
Y a-t-il des interventions
sur le premier alinéa? Le deuxième? Le troisième? Et le dernier alinéa?
Nous allons donc
passer à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 116 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
M. le ministre, la parole est à vous.
M. Bonnardel :
Oui. «117.
La société révoque l'autorisation qu'elle a octroyée à un chauffeur
chaque fois qu'il se trouve dans l'une des situations suivantes :
«1° son
permis de conduire est révoqué et aucun permis restreint, conformément à
l'article 118 du Code de la sécurité routière, ne lui a été
délivré;
«2° il a offert du transport rémunéré de
personnes par automobile malgré la suspension de cette autorisation;
«3° son permis de conduire est assorti de la
condition de conduire un véhicule routier muni d'un antidémarreur
éthylométrique agréé par la société;
«4° il est déclaré coupable d'une infraction
visée au paragraphe 3° de l'article 10;
«5° il lui en fait la demande par écrit, pourvu
que l'autorisation ne soit pas suspendue;
«6° toute autre situation que peut prévoir un
règlement du gouvernement.
«Dans la situation visée au paragraphe 4° du
premier alinéa, la société doit, avant de révoquer l'autorisation, consulter le comité d'évaluation des antécédents
judiciaires visé à l'article 16 à l'égard du lien entre l'infraction et
les aptitudes requises et le comportement approprié d'un chauffeur d'une
automobile pour offrir du transport de personnes.»
L'article 117
énumère les cas où la Société de l'assurance automobile du Québec doit procéder
à la révocation de l'autorisation qu'elle a délivrée à un chauffeur. Toutefois,
la société devra, au préalable, consulter le comité d'évaluation des antécédents judiciaires lorsqu'elle aura,
avant de prononcer la révocation, à juger du lien entre l'infraction en cause
et les aptitudes requises et le comportement approprié d'un chauffeur.
Présidente (Mme Grondin) : S'il n'y a pas de commentaire sur le premier alinéa, nous allons passer
à l'amendement du ministre qui est déposé concernant le premier
paragraphe.
M. Bonnardel :
Alors, à l'article 17 du projet de loi, supprimer paragraphe 1° du premier
alinéa.
amendement propose de supprimer le paragraphe 1° du premier alinéa de
l'article 117 du projet de loi puisqu'il devient superflu par
l'introduction de l'article 112.1 qu'on a adopté hier.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions sur cet amendement? Donc, nous allons
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement à
l'article 117 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
M. Barrette : ...amendement
adopté, pas sur division.
Présidente (Mme Grondin) : O.K. Donc, il est adopté. Nous allons donc poursuivre au... pour le...
au deuxième paragraphe. Y a-t-il des
commentaires? Troisième? Quatrième? Cinquième paragraphe? Sixième? Le dernier
alinéa? Donc, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 117,
tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, adopté sur division.
L'article 118.
M. Bonnardel :
Oui. Donc, l'article 118, il y a un amendement :
«La société suspend l'autorisation qu'elle a octroyée
au chauffeur dont le permis de conduire est suspendu.»
L'amendement, bien, c'est simple, c'est : Retirer
l'article 118 du projet de loi.
amendement propose de retirer l'article 118 du projet de loi puisqu'il
devient superflu par l'introduction de l'article 112.1.
Présidente (Mme Grondin) : Alors, nous allons... Y a-t-il des interventions portant sur
l'amendement qui propose de supprimer
l'article 118? Donc, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que
l'amendement à l'article 118 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, l'amendement est adopté et
l'article 118 est donc supprimé.
M. le ministre, la parole est à vous.
M. Bonnardel :
Article 119 : «La société peut suspendre ou révoquer l'autorisation
qu'elle a octroyée à un chauffeur chaque fois qu'il se trouve dans l'une des
situations suivantes :
«1° il a
produit une déclaration, un document ou un renseignement faux ou a dénaturé ou
omis de déclarer un fait important pour l'octroi de l'autorisation;
«2° il a fait
défaut de respecter une obligation qui lui incombe en vertu de la présente loi,
sauf dans les cas visés aux articles 116 et 117.»
L'article 119 proposé confère une
discrétion à la Société de l'assurance automobile du Québec pour suspendre ou
révoquer, dans certaines situations, une autorisation qu'elle a octroyée à un
chauffeur.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y
a-t-il des interventions au premier alinéa de l'article 119? Premier
paragraphe? Deuxième paragraphe? Donc, nous allons procéder à sa mise
aux voix. Est-ce que l'article 119 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur
division.
L'article 120.
M. Bonnardel :
«Avant de révoquer ou de suspendre l'autorisation qu'elle a octroyée à un
chauffeur, la société lui notifie par écrit
le préavis prescrit par l'article 5 de la
Loi sur la justice
administrative et lui accorde un délai d'au moins 15 jours pour
présenter ses observations.»
L'article 120
précise que la Société de l'assurance
automobile du Québec doit, avant de
suspendre ou de révoquer l'autorisation
qu'elle a octroyée à un chauffeur, lui notifier par écrit le préavis prescrit
par l'article 5 de la
Loi sur la justice
administrative et lui donner l'occasion de présenter ses observations... les articles
que nous avons déjà vus avant.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y a-t-il
des interventions concernant l'article 120?
Nous allons donc procéder à sa mise aux voix. Est-ce que
l'article 120 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur
division. M. le ministre, l'article 121.
M. Bonnardel :
Oui. «Lorsque l'autorisation octroyée par la société à un chauffeur fait
l'objet d'une suspension d'une durée
supérieure à celle prévue par règlement du gouvernement ou d'une révocation,
celui-ci doit retourner le permis délivré en vertu de l'article 17 à la
société.
«S'il
refuse ou omet de se conformer, la société peut demander à un agent de la paix
de confisquer le permis. Le chauffeur doit alors remettre sur-le-champ
ce permis à l'agent de la paix qui lui en fait la demande.»
L'article 121 du
projet de loi prévoit qu'un chauffeur dont l'autorisation délivrée par la
société est suspendue pendant un certain
temps ou révoquée devra retourner son permis attestant de cette autorisation à
la société. Cette disposition reprend l'esprit de l'article 31 de
la Loi concernant les services de transport par taxi.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions
quant au premier alinéa de l'article 121? Deuxième alinéa? Est-ce que
l'article 121 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur
division.
L'article 122.
M. Bonnardel :
«Le chauffeur qui, pour offrir du transport rémunéré de personnes, utilise une
automobile autorisée dont il n'est
pas le propriétaire doit, lorsque son autorisation est suspendue ou révoquée
par la société, en aviser sans délai le propriétaire selon les modalités
prévues par règlement du gouvernement.»
L'article 122 du
projet de loi exige du chauffeur dont l'autorisation est suspendue ou révoquée
par la Société de l'assurance automobile du
Québec d'en aviser sans délai le propriétaire de l'automobile qui l'utilise
pour offrir du transport rémunéré de personnes.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y
a-t-il des commentaires sur l'article 122? Est-ce que l'article 122
est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur
division.
Nous passons à
l'autorisation relative à une automobile.
L'article 123, M. le ministre,
s'il vous plaît.
M. Bonnardel :
«La société révoque l'autorisation qu'elle a octroyée relativement à une
automobile chaque fois que son propriétaire se trouve dans l'une des
situations suivantes :
il a utilisé ou permis l'utilisation de l'automobile autorisée pour offrir du
transport rémunéré de personnes malgré la suspension de cette
autorisation;
«2° il lui en fait la
demande par écrit, pourvu que l'autorisation ne soit pas suspendue;
«3° toute autre
situation que peut prévoir un règlement du gouvernement.»
Commentaire :
L'article 123 du projet de loi prévoit les situations lors desquelles la
Société de l'assurance automobile du Québec devra révoquer
l'autorisation octroyée relativement à une automobile.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des commentaires sur le premier alinéa de l'article 123?
Paragraphe 1°? Paragraphe 2°? Paragraphe 3°? Donc, est-ce que
l'article 123 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
Article 124.
M. Bonnardel :
«La société peut suspendre ou révoquer l'autorisation qu'elle a octroyée
relativement à une automobile dans l'un ou l'autre des cas suivants :
«1° le propriétaire a produit une déclaration,
un document ou un renseignement faux ou a dénaturé ou omis de déclarer un fait
important pour l'octroi de l'autorisation;
«2° le
propriétaire de l'automobile a fait défaut de respecter une obligation qui lui
incombe en vertu de la présente loi, sauf dans les cas visés à
l'article 123.»
Commentaire :
Selon l'article 124, la Société de l'assurance automobile du Québec pourra
suspendre ou révoquer l'autorisation qu'elle a délivrée relativement à une
automobile, notamment dans le cas où le propriétaire a produit un
renseignement faux ou a fait défaut de respecter la loi.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des commentaires sur l'article 124? Donc, est-ce que
l'article 124 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
Article 125.
M. Bonnardel :
«Avant de révoquer ou de suspendre l'autorisation qu'elle a octroyée
relativement à une automobile, la société notifie par écrit au
propriétaire de cette automobile le préavis prescrit par l'article 5 de la
Loi sur la justice administrative et lui accorde un délai d'au moins
15 jours pour présenter ses observations.»
L'article 125
vise à assurer le respect des règles d'équité procédurale en exigeant de la
société, avant qu'elle ne révoque ou
suspende une autorisation relative à une automobile, la notification à son
propriétaire du préavis prescrit par l'article 5
de la
Loi sur la justice
administrative en lui accordant la possibilité de présenter ses observations...
les articles déjà
vus auparavant.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des commentaires sur l'article 125?
Est-ce que l'article 125 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
L'article 126.
M. Bonnardel :
«Lorsque l'autorisation octroyée par la société relativement à une automobile
fait l'objet d'une suspension ou d'une révocation, le propriétaire de
cette automobile doit retourner le document délivré en vertu de
l'article 24 à la société.
«S'il refuse
ou omet de se conformer, la société peut demander à un agent de la paix de
confisquer ce document. Le propriétaire doit alors remettre sur-le-champ
ce document à l'agent de la paix qui lui en fait la demande.»
L'article 126
proposé exige que le propriétaire d'une automobile à l'égard
de laquelle l'autorisation a été suspendue ou révoquée retourne à la Société de l'assurance automobile du Québec le document attestant de cette autorisation. Cet
article
reprend l'obligation de l'article 121 du projet de loi applicable au chauffeur qui se voit suspendre ou révoquer son autorisation.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des commentaires sur l'article 126? Est-ce que
l'article 126 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
Nous abordons
la
section III, donc, «Dispositions applicables aux inscriptions auprès d'un
répondant d'un système de
transport». M. le ministre, la parole est à vous.
M. Bonnardel : «127. Le répondant d'un système de transport
doit, tous les deux ans suivant l'inscription d'un chauffeur, obtenir de
ce dernier l'un des documents visés au paragraphe 1° de l'article 46.»
L'article 127
du projet de loi impose au répondant d'un système de
transport l'obligation d'obtenir de chaque chauffeur, tous les deux ans suivant leur inscription auprès de lui,
soit le permis attestant de son autorisation par la Société
de l'assurance automobile du Québec soit l'un ou l'autre des documents relatifs
à ses antécédents judiciaires mentionnés au paragraphe 1° de
l'article 46.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des commentaires sur l'article 127? Est-ce que
l'article 127 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
L'article 128. M. le ministre.
M. Bonnardel :
«128. Le répondant d'un système de transport doit radier l'inscription du
chauffeur dès qu'il est informé que ce chauffeur a été déclaré coupable
d'une infraction visée à l'un ou l'autre des paragraphes 1° et 2° de l'article 10 ou n'est plus titulaire du
permis de conduire approprié à son inscription ou dès que ce chauffeur refuse
ou omet de lui remettre, dans le délai que celui-ci détermine, l'un des
documents qu'il doit obtenir de ce chauffeur en vertu de l'article 127.»
L'article 128
du projet de loi impose au répondant d'un système de transport l'obligation de
radier l'inscription d'un chauffeur
coupable d'une infraction prévue aux dispositions énumérées à l'article 10.
Il s'agit notamment des infractions de négligence criminelle causant la
mort ou des lésions corporelles commises avec un véhicule routier, de conduite dangereuse, de conduite sous l'effet de l'alcool
ou d'une drogue, de même que d'infractions en matière de drogues. Une telle radiation sera également exigée dans le cas
où un chauffeur ne fournit pas les documents qu'il doit remettre au répondant
tous les deux ans en vertu de l'article 127.
Il y a un
amendement à l'article 128, qui est un amendement de concordance avec
112.1, si vous voulez que je vous le lise aussi, là : Remplacer
l'article 128 du projet de loi par le suivant :
«128. Le
répondant d'un système de transport doit radier l'inscription d'un chauffeur
dès qu'il est informé que ce chauffeur
a été déclaré coupable d'une infraction visée à l'un ou l'autre des paragraphes
1° et 2° de l'article 10, dès que ce chauffeur refuse ou omet de
lui remettre l'un ou l'autre des documents qu'il doit obtenir de ce chauffeur
en vertu de l'article 127 ou dès qu'il est informé d'une autre cause de
radiation.
«Le répondant
doit suspendre l'inscription d'un chauffeur dès qu'il est informé d'une cause
de suspension de cette inscription.
Il doit, pendant la durée de la suspension, s'assurer que ce chauffeur ne
puisse, dans le cadre de ce système, offrir un transport rémunéré de
personnes.
«Le répondant
doit suspendre l'inscription d'une automobile dans les cas prévus à
l'article 77. De plus, il doit radier l'inscription d'une automobile dès qu'il est informé d'une cause de
radiation de cette inscription. Il doit s'assurer qu'une telle
automobile ne peut, dans le cadre de ce système, être utilisée pour offrir un
transport rémunéré de personnes.»
Cet amendement propose de remplacer
l'article 128 par concordance avec l'introduction de l'article 112.1.
L'article 128 ainsi remplacé prévoira
les obligations du répondant lorsque survient une cause de radiation ou de
suspension de l'inscription d'un chauffeur inscrit ou lorsque survient
une cause de radiation de l'inscription d'une automobile.
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, y a-t-il des interventions
concernant l'amendement à l'article 128? Nous allons procéder à sa mise
aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 128 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division, et
l'article 128 est donc remplacé. Donc, l'article 128 est adopté tel
qu'amendé... Est-ce que l'article 128 est adopté tel qu'amendé?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, adopté sur division, et il remplace
l'article
L'article 129.
M. Bonnardel :
«Le chauffeur inscrit qui prend connaissance d'une cause de radiation de son
inscription doit, sans délai, en informer par écrit le répondant du système de
transport.»
L'article 129
du projet de loi impose à un chauffeur
inscrit auprès du répondant d'un système de transport et qui a connaissance d'une
cause de radiation de cette inscription l'obligation d'en informer le
répondant.
Il y a un amendement à l'article 129. Si
vous souhaitez, je peux le lire tout de suite :
Remplacer l'article 129 du projet de loi
par le suivant :
«129. Le chauffeur inscrit qui prend
connaissance d'une cause de suspension ou de radiation de son inscription doit,
sans délai, en informer par écrit le répondant de ce système de transport.
«Il en est de
même du propriétaire d'une automobile inscrite qui prend connaissance d'une
cause de radiation de l'inscription de cette automobile.»
Commentaire :
Cet amendement propose de remplacer l'article 129
du projet de loi afin d'y préciser l'obligation du chauffeur
inscrit d'aviser le répondant du système de transport lorsqu'il prend connaissance d'une cause de suspension
ou de radiation de son inscription. Une obligation
similaire est également introduite pour le propriétaire d'une automobile
inscrite.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y a-t-il des
commentaires sur l'amendement proposé à l'article 129?
M. Barrette : Oui. Mme
la Présidente, là, on a commencé, maintenant... Depuis 21 minutes, il y a
plusieurs articles qui ont été déposés,
et chaque
article a un amendement. Est-ce que tous les articles qui sont devant
nous vont avoir des amendements? Moi,
je veux bien, là, être indulgent, là, mais là j'aimerais savoir s'il y a encore
30 amendements, là, devant nous,
là. Si c'est le cas, je préférerais les avoir à l'avance. Le ministre veut
qu'on aille vite, là, et les attachés de presse du gouvernement nous
accusent de toutes sortes de choses, là. Bien, si on veut avoir un peu de
collaboration, là, et faire taire les
vous-savez-qui, peut-être que vous pourriez nous déposer les
94 amendements qui s'en viennent, là. Alors, c'est quoi, là, Mme la Présidente? Est-ce que le
ministre peut nous dire si on va avoir... à chaque article, on va avoir des
amendements comme on a ce matin, là?
M. Bonnardel :
Il est possible qu'il y en ait. Je peux vous en remettre immédiatement si vous
voulez les... si vous le souhaitez pour les...
M. Barrette :
Bien, moi, j'aimerais ça, là, si le ministre aurait la gentillesse de nous
déposer les amendements qui s'en viennent devant nous, là.
M. Bonnardel :
Alors, on va vous les déposer pour 130, 132, 136, 138, 140 et 141, qui sont
plus souvent qu'autrement de la concordance, mais on vous les remet
immédiatement, là.
M. Barrette :
Et ça sera les derniers amendements de la part de la
partie ministérielle d'ici
la fin, sauf ceux qu'on a convenu de débattre précédemment... de déposer
précédemment?
M. Bonnardel :
Il y a des articles à 143, si je ne me trompe pas, là.
M. Barrette : Oui, oui, c'est ce que je veux dire. Je fais
référence à ceux-là, là. Ceux-là, on s'entend qu'ils vont être déposés. Parce
que, là, chaque
article a son amendement, là.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, nous allons suspendre les
travaux...
M. Bonnardel :
Non, non, non...
Présidente (Mme Grondin) : Non? Vous allez...
M. Bonnardel :
...on continue, on va les remettre, on va les remettre...
Présidente (Mme Grondin) : Parfait.
M. Barrette : On peut les distribuer, nous. Si on peut les voir
à l'avance, on va voir venir, là. Comme le ministre le sait très bien, on n'a pas besoin de les avoir à
l'avance pour être inspirés.
La Présidente
(Mme Grondin) : Nous en
sommes donc à l'amendement de l'article 129.
Y a-t-il des commentaires sur la proposition d'amendement? Donc, nous allons
procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement à
l'article 129 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc,
il est adopté sur division. Est-ce que l'article 129, tel qu'amendé, est
adopté?
15397 17827 La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
Nous
sommes rendus à la
section IV, «Dispositions applicables aux autorisations octroyées à l'égard d'un système de transport». M. le ministre, la parole
est à vous.
M. Bonnardel : Oui. «La commission peut suspendre ou révoquer
l'autorisation qu'elle a octroyée à l'égard d'un système de transport
lorsque :
«1° les droits
annuels exigibles pour le maintien de l'autorisation n'ont pas été payés dans
le délai prescrit par règlement du gouvernement;
une personne visée au paragraphe 2° de l'article 26 a été déclarée
coupable d'une infraction criminelle visée à l'article 27;
le répondant ou une telle personne a produit une déclaration, un document ou un
renseignement faux ou a dénaturé ou omis de déclarer un fait important
pour l'octroi de l'autorisation;
le répondant a été déclaré coupable de l'infraction prévue au sous-paragraphe c du paragraphe 1° de l'article 154;
«5° le répondant a
autrement fait défaut de respecter une obligation qui lui incombe en vertu de
la présente loi;
«6° le répondant ne
se conforme pas à une décision exécutoire de la commission;
«7° elle estime que
l'intérêt public le justifie.
commission peut également suspendre ou révoquer cette autorisation lorsque, en
raison du nombre, du caractère répétitif ou de la gravité des
infractions aux dispositions de la présente loi commises par les chauffeurs
inscrits ou les propriétaires d'automobiles
inscrites auprès du répondant de ce système, elle estime que le répondant n'a
pas pris les mesures nécessaires à la surveillance de ces personnes et
de ces automobiles.
«Dans
la situation visée au paragraphe 2° du premier alinéa, la commission doit,
avant de suspendre ou de révoquer l'autorisation,
consulter le comité d'évaluation des antécédents judiciaires visé à
l'article 16 à l'égard du lien entre l'infraction et les aptitudes
requises et le comportement approprié pour participer à l'exploitation d'un
système de transport.»
Commentaire :
L'article 130 du projet
de loi prévoit les cas où la Commission des transports du Québec pourra
suspendre ou révoquer une autorisation octroyée à l'égard d'un système de
transport.
Selon le deuxième alinéa,
la commission pourra suspendre ou révoquer une autorisation en considération du
caractère répétitif ou de la gravité d'une
infraction si elle juge que le répondant n'a pas pris les mesures nécessaires à
la surveillance des chauffeurs et les automobiles inscrites auprès de
lui.
Par ailleurs,
le comité d'évaluation des antécédents judiciaires devra être consulté par la
commission dans le cas où il sera question d'une déclaration de culpabilité à
une infraction criminelle afin de déterminer s'il y a un lien entre l'infraction et les aptitudes requises et le
comportement approprié pour participer à l'exploitation d'un système de
transport.
Il y a un amendement à l'article 130. Si
vous permettez, je le lis immédiatement :
À l'article 130 du projet de loi :
1° insérer, au début du paragraphe 1° du
premier alinéa, «la contribution d'assurance visée à l'article 49 ou»;
2° remplacer le dernier alinéa par les
suivants :
«Plutôt que
de suspendre ou [...] révoquer une autorisation, la commission peut, pour la
période qu'elle détermine, interdire au répondant d'un système de
transport de procéder à toute inscription d'un chauffeur ou d'une automobile.
«Dans la
situation visée au paragraphe 2° du premier alinéa, la commission doit, avant
de prendre sa décision de suspendre ou de révoquer l'autorisation, consulter le
comité d'évaluation des antécédents judiciaires visé à l'article 17
à l'égard du lien entre l'infraction et les
aptitudes requises et le comportement approprié pour participer à
l'exploitation d'un système de transport.»
Commentaire :
Cet amendement donne la possibilité de suspendre ou de révoquer une
autorisation si la contribution d'assurance
exigible du répondant d'un système de transport n'a pas été payée. De plus, il
propose d'intégrer un alinéa qui donne la possibilité à la Commission des
transports d'interdire aux répondants d'un système de transport, pendant une
période qu'elle fixe, de procéder à toute
inscription d'un chauffeur ou d'une automobile si elle juge qu'un contexte
justifie d'appliquer une telle sanction plutôt que la suspension ou la
révocation d'une autorisation.
Enfin, une modification de concordance est
proposée au dernier alinéa.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions sur la proposition
d'amendement? Est-ce que l'amendement à l'article 130 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté. Est-ce que
l'article 130, tel qu'amendé, est adopté?
La Présidente (Mme Grondin) :
Donc, l'article 130 amendé est adopté sur division.
L'article 131.
M. Bonnardel :
«Lorsque la commission suspend ou révoque l'autorisation qu'elle a octroyée à
l'égard d'un système de transport, le
répondant doit, dans le délai qu'elle prescrit, en aviser les chauffeurs
inscrits auprès de lui. Ceux-ci doivent
cesser d'offrir tout transport rémunéré de personnes par automobile dans le
cadre de ce système à la date fixée par la commission.
«En outre, le
répondant doit, selon le cas, cesser d'exercer les fonctions de répartiteur
pour ce système de transport ou s'assurer que le fournisseur dont il
retient les services cesse d'exercer ces fonctions pour ce système.»
L'article 131 du projet de loi prévoit,
lors de la suspension ou de la révocation d'une autorisation octroyée à l'égard d'un système de transport, l'obligation
pour le répondant de cesser ou de faire cesser l'exercice des fonctions de
répartiteur pour ce système et d'aviser les
chauffeurs inscrits auprès de lui de cette suspension ou de cette révocation
afin que ceux-ci cessent d'offrir des services dans le cadre de ce
système.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des commentaires sur l'article 131? Est-ce que
l'article 131 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
L'article 132.
M. Bonnardel :
«Avant de révoquer ou de suspendre l'autorisation qu'elle a octroyée à l'égard
d'un système de transport, la
commission notifie par écrit au répondant de ce système le préavis prescrit par
l'article 5 de la
Loi sur la justice administrative et lui accorde
un délai d'au moins 15 jours pour présenter ses observations.»
L'article 132 du projet de loi prévoit que
la Commission des transports du Québec, avant de suspendre ou de révoquer l'autorisation octroyée à l'égard d'un
système de transport, doit notifier par écrit au répondant un préavis prescrit
par l'article 5 de la
Loi sur la justice administrative et lui donner
l'occasion de présenter ses observations.
Il y a un
amendement de concordance. Alors : À l'article 132 du projet de loi,
remplacer «révoquer ou de suspendre l'autorisation qu'elle a octroyée à l'égard
d'un système de transport» par «prendre une décision en vertu de
l'article 130».
Cet amendement
vise à assurer la concordance de l'article 132 avec les modifications
apportées par amendement à l'article 130.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des commentaires sur l'amendement à l'article 132? Est-ce
que l'amendement à l'article 132 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté. Est-ce que
l'article 132, tel qu'amendé, est adopté?
Une voix : Sur division.
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
L'article 133.
M. Bonnardel :
«La commission révoque l'autorisation qu'elle a octroyée à l'égard d'un système
de transport, lorsque le répondant lui en fait la demande par écrit et que les
conditions suivantes sont remplies :
«1° l'autorisation n'est pas suspendue;
«2° il en a avisé les chauffeurs inscrits auprès
de lui et ceux-ci ont, à la date de la demande, cessé d'offrir du transport
rémunéré de personnes dans le cadre de ce système;
«3° il a payé les droits dus en vertu de la
présente loi;
«4° toute autre condition que peut prévoir un
règlement du gouvernement.»
Commentaire :
L'article 133
du projet de loi donne la possibilité à un répondant de demander à
la Commission des transports du Québec
la révocation de l'autorisation relative à son système de transport, révocation
qui sera prononcée dans la mesure où certaines conditions sont respectées et
que les chauffeurs ont été dûment informés de la fin imminente des
activités du système.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions sur l'article 133? Est-ce que
l'article 133 est adopté?
Une voix : Sur division.
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
Nous sommes
rendus au
chapitre XI, «Autres pouvoirs de la commission et de la société».
M. le ministre, la parole est à vous.
M. Bonnardel : «La commission peut, pour l'application de la
présente loi, prendre avec diligence l'une ou plusieurs des mesures
suivantes :
«1° procéder
à la vérification et au scellage des taximètres ou autoriser, pour le
territoire qu'elle détermine, une personne à le faire en son nom et
fixer les frais exigibles;
déterminer des territoires pour lesquels une automobile n'est pas tenue d'être
équipée d'un taximètre, sans devoir utiliser un moyen technologique visé
à l'article 90;
lorsqu'elle l'estime nécessaire pour l'intérêt public, nommer, pour la période
qu'elle fixe et aux frais du répondant d'un système de transport, un
administrateur qui peut exercer seul les pouvoirs du conseil d'administration
du répondant;
«4° nommer,
pour la période qu'elle fixe et aux frais du répondant, un surveillant qui lui
fait rapport sur l'exploitation d'un système de transport.
«Les décisions de la commission sont rendues
publiques sur son site Internet.»
L'article 134
confère divers pouvoirs que pourra exercer la Commission des transports du
Québec, notamment en ce qui a trait à
la vérification et au scellage des taximètres, à la surveillance de
l'administration, et, si l'intérêt public le requiert, à l'administration
même du système de transport. Donc, c'est... Voilà.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions sur
l'article 134?
Mme Ghazal : ...de façon
générale, ou alinéa? O.K.
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, au premier alinéa.
Mme Ghazal : Pas au premier.
La Présidente
(Mme Grondin) : Premier paragraphe? Deuxième?
Mme Ghazal :
Oui, j'aurais juste une question pour comprendre le deuxième. La commission peut déterminer des territoires pour lesquels une auto peut ne pas avoir de taximètre et non
plus avoir d'application. Je veux juste savoir, c'est dans quel cas que
ça, ça arrive?
M. Bonnardel : Il
y a à peu près 125 municipalités au Québec qui fonctionnent seulement à
l'odomètre.
M. Bonnardel :
Il y a à peu près 125 territoires, municipalités, où le taxi ne fonctionne
pas avec un taximètre, c'est facturé à l'odomètre.
Mme Ghazal :
Alors, donc, l'objectif c'est : pas de taximètre, mais il y a un odomètre,
c'est ça?
M. Bonnardel :
C'est ça.
Mme Ghazal :
Puis il n'y a pas d'application technologique, ça, c'est le taxi traditionnel.
O.K. Puis par là, c'est où? 125 partout au Québec ou dans une région en
particulier, ou dans deux régions?
M. Bonnardel :
Il y en a à peu près 125, là, je ne me souviens plus des villes, là, mais il y
a des endroits où il n'y a pas de taximètre parce que...
Mme Ghazal :
C'est dans plusieurs régions partout?
M. Bonnardel :
Oui, c'est ça. Parce qu'il n'y a personne pour les sceller, nécessairement, là,
c'est... territoires éloignés, si on peut dire ainsi, là, ou qui font
partie
des territoires peut-être un peu mal desservis.
Présidente (Mme Grondin) : M. le député des
Îles-de-la-Madeleine, vous vouliez intervenir?
M. Arseneau : Bien, ma question était du même ordre, il y a
des... C'est parce qu'on veut faire
sauter toutes les limites de territoires, puis là on réintroduit des territoires
mal desservis. Je voulais comprendre de quels territoires on parlait et de quels services il était question.
Est-ce qu'on pourrait quand
même connaître, là, les endroits?
125, là, ça me paraît beaucoup,
là. C'est des petits territoires? C'est des vastes territoires? C'est quoi, les
exemples qui nous permettent ici de déterminer certains territoires,
alors que, foncièrement, le ministre s'est opposé à ce que des limites territoriales
existent dans le déploiement du taxi au Québec?
M. Bonnardel :
La Baie-James, Mme la Présidente,
Blanc-Sablon, Saint-Jean-de-Matha, Saint-Lambert-de-Lauzon font
partie
de 125 municipalités rurales ou éloignées du Québec où le taximètre n'est
pas utilisé.
La Présidente (Mme Grondin) : D'autres interventions? Nous serions rendus au paragraphe
3°. Mme la députée de Mercier.
Mme Ghazal : Oui. Je ne sais pas si... maintenant,
juste me le dire, j'aurais des amendements à ajouter après le paragraphe 2°, c'est-à-dire
entre 2° et 3°.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, un paragraphe 2.1°.
Mme Ghazal :
Oui. On peut suspendre?
Présidente (Mme Grondin) : Nous allons suspendre quelques
minutes.
(Suspension de la séance à
10 h 35)
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc,
nous reprenons les travaux. Nous en étions à l'article 134. La députée
de Mercier souhaitait déposer un amendement au paragraphe 2.1°. Donc, Mme
la députée, la parole est à vous.
Mme Ghazal : Merci, Mme
la Présidente. Donc, dans le fond, ça serait de donner... parmi les pouvoirs à la commission, ce serait de lui donner un autre
pouvoir, qu'elle avait avant puis qu'elle n'a plus, et ça serait de...
Donc, je vais le
lire, oui, excusez-moi :
Ajouter, paragraphe 2.1° :
«2.1° délimiter les territoires
de desserte où un taxi, tel que défini à l'article 141, peut effectuer un
transport. Un tel transport peut aussi être
effectué sur un autre territoire, pourvu que le point d'origine ou la destination
de la course soit situé dans le territoire de desserte rattaché à cette
automobile qualifiée;».
Donc,
l'objectif, ça serait toute la question,
là, des agglomérations qui pourraient être définies différemment de
qu'est-ce qu'elles sont maintenant, d'une autre façon, par la commission,
dépendamment des besoins, mais que ça soit réservé uniquement pour l'industrie du taxi, là, avec lanternon. C'est sûr que
l'idéal, ce que moi, j'aurais proposé, ce serait que ce soit la même chose pour
tout le monde, les nouveaux joueurs, tout le monde qui vient des agglomérations. Et un des arguments du ministre était à
l'effet qu'on veut éviter qu'il y ait un voyage à vide. Donc, pour enlever cet
élément-là, bien, c'est là qu'on dit que ça
serait possible. Par exemple, si le chauffeur de taxi sort de ce territoire-là
qui va être défini par la commission, qu'il doit revenir, bien là, il pourrait prendre
quelqu'un, même s'il n'est pas dans son territoire,
pour, justement, contrecarrer cet argument-là.
Donc,
comme je le dis, moi, c'est un point de compromis que j'amène au ministre.
L'idéal aurait été que ce soit : les
agglomérations restent pour tout le monde, définies
autrement, avec un nombre de taxis aussi défini peut-être différemment,
peut-être plus, surtout dans les endroits où il y a des gens qui sont mal
desservis. Parce que tout le monde, ici, on s'entend beaucoup sur les constats,
mais pas sur les solutions. Et donc une des solutions, ce serait peut-être
de modifier le nombre aussi de taxis
sur ces territoires-là, puis que ce serait donné comme mandat à la commission
de regarder ça puis de voir, après,
qu'est-ce que ça donne, au lieu d'y aller directement, du jour au
lendemain, au moment où on adopte le projet
de loi, le lendemain, bien, c'est fini, les territoires
n'existent plus, même pas des territoires un peu plus élargis, rien, c'est totalement...
on jette tout, le bébé avec l'eau du bain, les agglomérations, les quotas
pour les taxis, pour les nouveaux, pour tout le monde. Et, après ça, advienne
que pourra, on va pouvoir évaluer après, après coup, une fois qu'on l'a vécu,
qu'est-ce que ça donne, au lieu de le faire étape par étape puis de dire : Ah! peut-être
que, là, petit à petit, il pourra y avoir des territoires encore plus
grands, ou etc.
Donc,
c'est l'objectif de cet amendement-là, de cette discussion-là, qui n'est pas
parfaite, mais moi, je pense que c'est mieux que le «free for all» dans
lequel ce projet de loi, adopté tel quel, va nous mener. Et c'est une main
tendue au ministre, de donner ça à la commission. Peut-être qu'il pourrait
dire : Oui, peut-être qu'on pourrait regarder les agglomérations, les
réserver aux taxis, mais peut-être que ça ne devrait pas être la commission.
Les gens qui sont
dans l'industrie aussi pourraient avoir leur mot à dire. Hier, le ministre,
dans... Il y a eu un communiqué qui a été publié, où on parle d'une table de concertation.
Donc, cet élément-là, cette ouverture du ministre que tous les joueurs soient
autour d'une même table et discutent, qu'est-ce qu'elle va faire, autre que...
Ça va être quoi? C'est quoi, son mandat,
autre que boire un café autour de la table puis discuter, là? Donc, peut-être
que ça pourrait être un mandat aussi qui pourrait lui être donné.
Moi,
ici, je pense que la commission serait le bon endroit où il y aurait cette délimitation des territoires. Mais, après, le ministre peut dire : Mais ce n'est peut-être
pas à elle, j'aime mieux que ça soit la table de concertation ou autre. Donc,
j'aimerais entendre le ministre sur cet amendement-là.
M. Bonnardel : Alors, Mme
la Présidente, je serai assez bref.
On en a parlé pendant des heures, et des heures, et des heures, des territoires
d'agglomération. On doit être rendus à peu près
à 106 heures de commission
parlementaire. Alors, vous comprendrez qu'avec l'amendement de la députée on souhaite dénaturer le projet de loi complètement en ramenant, encore une fois, les territoires de desserte, ce que nous ne ferons pas. Alors,
je n'accepterai pas l'amendement de la
députée de Mercier.
Présidente (Mme Grondin) : Mme la
députée de Mercier.
Mme Ghazal :
Moi, je ne comprends pas, je veux dire, on amène des amendements, plein d'amendements,
notamment toute la question de la mobilité
durable, où est-ce que... en ce moment, elle est totalement
mise de côté dans ce projet de loi, malgré le fait qu'on a un article... on a
accepté un amendement de principe, mais, dans les faits, il n'y a rien. Il n'y
a aucune mesure qui va nous permettre de dire : Bien, on ne va pas
augmenter énormément le nombre de voitures.
Comme
je le dis, moi, c'est un pas de recul immense. On ne voulait pas une
libéralisation complète pour tout le monde,
pour tous les joueurs. Et c'est pour ça que, dans l'amendement, je n'ai pas inclus...
donc c'est un compromis immense, je
n'ai pas inclus que ce soit la même chose pour tout le monde, pour les nouveaux
joueurs, pour les Uber, et tout ça, que... alors qu'avec le projet de loi, même avec cet amendement-là, ils vont
pouvoir aller où ils veulent, n'importe où, sans aucune limitation,
aucune.
Mais,
au moins, par exemple, pour les taxis traditionnels, vu qu'on leur donne, par
exemple, certains contrats, comme annoncé hier, le transport adapté, au
moins, qu'eux puissent avoir ces territoires qui soient délimités pour qu'à
certains endroits où est-ce qu'il y a moins... une densité moins importante,
bien, au moins, que ces gens-là...
Parce
qu'on ne pense pas juste aux travailleurs du taxi, on pense aussi aux usagers,
que ces gens-là puissent être desservis.
C'est ça, l'objectif, aussi. Le ministre a beaucoup, beaucoup parlé de
l'importance de l'usager. Bien, c'est important qu'aussi lui, il soit desservi, alors que, si, par exemple, tout le
monde, l'industrie du taxi avec lanternon, comme les nouveaux joueurs, peuvent
aller n'importe où... Dans les endroits où c'est moins payant, il y a des
usagers. Est-ce que ces usagers-là sont moins importants pour le
ministre?
J'aimerais... pas
qu'on parle uniquement sur des principes comme ça : Moi, je suis contre
parce que ça dénature mon projet de loi et
mon idée que j'avais dans ma tête, mais au moins d'avoir des arguments. Moi,
j'aimerais ça entendre des arguments
du ministre, pourquoi il a cette fermeture face au fait qu'il y ait des
agglomérations définies par la commission. On n'est pas en train de dire quelle grandeur. On n'est pas en train de
dire qu'il faut que ça soit exactement la même chose comme aujourd'hui, puisque, tout le monde, on
s'entend qu'on fait le constat que ce n'est pas parfait maintenant non plus,
et même les travailleurs du taxi disent la même chose.
Donc,
j'aimerais entendre des arguments autres que non de la part du ministre. Moi,
je lui ai exposé les miens, je lui ai
dit le pas de recul immense qu'on fait. Ce n'est pas... Moi, je ne suis pas
satisfaite juste avec ça. Moi, je voudrais que ça soit pour tout le monde. Mais on comprend que ce sera un point de
non-retour pour le ministre. Mais, si ce pas de recul que j'offre au
ministre... pourquoi il le refuse sans même donner aucun argument?
M. Bonnardel :
Vous savez, Mme la Présidente, on a passé plus de 106 heures en commission
parlementaire et, sur ces 106 heures,
j'ai dû parler, au moins, trois, quatre heures des territoires
d'agglomération. Alors, quand on me dit aujourd'hui que je n'ai pas d'argument, il faudrait peut-être
aller réécouter auparavant, dans les derniers mois, ce que j'ai expliqué. Alors, je le répète, encore une fois, il y a près de 43 % des
territoires d'agglomération où il y a seulement un permis ou pas du tout, donc des territoires qui
sont mal desservis ou pas desservis. Donc, avec cette loi, on va permettre,
encore une fois, à d'autres
propriétaires, ou sinon des propriétaires existants, d'aller exploiter, donc,
ces territoires mal desservis, et,
peut-être, peut-être aussi les répondants futurs, d'aller voir s'il y a
possibilité d'étendre, encore une fois, leurs modèles d'affaires partout
au Québec.
Est-ce
que ce sera le cas? On pourra l'évaluer avec les prochaines années, mais on
reste persuadé qu'avec cette loi on pourra répondre positivement et
desservir l'ensemble du territoire québécois.
Mme Ghazal :
Vous savez, le ministre parle de 106 heures et il a parlé, pendant
plusieurs heures, de ce point-là, mais ce projet de loi tel qu'adopté
comme ça, bien, il va affecter la vie de travailleurs de l'industrie du taxi et
de leurs familles pendant des années. Donc,
ce n'est pas grave qu'on consacre quelques heures pour parler, au lieu d'après
ça dire : Ah! ça a mal été fait,
il y a des gens qui ont payé le prix, c'est toujours les mêmes qui paient le
prix, puis les autres s'en sortent tout le temps. Donc, la vision aussi
du transport des personnes, c'est un service, ce n'est pas juste une business. Il y en a qui veulent en faire une business,
parfait, ils ont des éléments et des points à respecter, mais c'est aussi un
service à la population qui est offert. Il faut aussi avoir cette
vision-là.
pour desservir tout le monde, la loi de l'offre et de la demande, comme par
magie, ne va pas régler la situation de
gens où il n'y pas d'argent à faire là. Donc, c'est cet argument-là auquel le
ministre ne répond pas : On verra plus tard. Donc, il reconnaît qu'en ce moment ce n'est pas
juste en ouvrant la business à tout le monde que, tout d'un coup, tout va
être réglé puis que, même les endroits où il
y a moins d'argent à faire, ça va être réglé. Moi, j'espère que... oui, c'est
beaucoup d'heures qu'on passe ici,
mais, comme je vous dis, ça affecte la vie de travailleurs pendant des années.
Donc, j'aimerais que le ministre
n'utilise plus cet argument-là du nombre d'heures, parce que c'est insultant
pour des gens, qui, eux, c'est leur vie
qu'ils sont en train de voir chambouler par ce projet de loi. Donc, ce n'est
pas grave si, nous, on passe quelques heures à discuter de ces points-là. Je trouve qu'au moins ça vient de notre poste...
qu'on soit député ou ministre, ça vient aussi avec des responsabilités, et on ne peut pas juste
travailler pour une certaine catégorie de personnes puis oublier les autres.
Et, comme je dis, c'est toujours les mêmes.
Donc,
ici, c'est la question des agglomérations. Le ministre pourra avoir une
ouverture pour dire : Bien, au moins, les territoires, oui, en ce moment, les agglomérations, c'est peut-être
trop petit, il faudrait qu'ils soient plus grands, mais ça, dans l'amendement, ça n'en parle même pas. On
donne ce pouvoir-là à la commission pour le faire, pour évaluer après ça, puis
le changer peut-être. Mais, au moins, ce sera fait en fonction des besoins des
usagers et aussi pour s'assurer aussi qu'il
y a des gens qui ne perdent pas tout puis qui continuent à avoir un revenu
décent dans les prochaines années, au moins, que ce ne soit pas toujours
les mêmes qui empochent tout.
Donc,
qu'est-ce que le ministre dit à ces gens qui... les usagers qui, eux, risquent
d'être moins bien desservis par ce projet de loi en ouvrant comme ça à tout le
monde, parce qu'eux sont dans un endroit moins densifié? Comment ça, ça
va être réglé? Est-ce que... sa réponse peut être : C'est la loi de
l'offre et de la demande qui va faire le travail, puis ça va fonctionner. Puis, tant pis, qu'est-ce que vous
voulez, quand... il y a des endroits qui seront mal desservis, c'est tout. Mais
j'aimerais entendre le ministre là-dessus, j'aimerais qu'on argumente
là-dessus.
Présidente (Mme Grondin) : M. le ministre.
M. Bonnardel :
Mme la Présidente, je me suis expliqué déjà, pendant des heures et des heures
sur ce sujet, je n'ai pas d'autre commentaire. Merci.
Présidente (Mme Grondin) : Mme la députée de Mercier.
Mme Ghazal :
Je trouve extrêmement déplorable et inappropriée cette fermeture du ministre à
dire : On a discuté, on n'en
rediscute plus. Mais qu'est-ce que... lui, qu'il ne réponde pas à moi, qu'il
réponde aux usagers qui seront moins bien desservis à des endroits où est-ce qu'il y a moins de cash à faire pour
les grosses business. Qu'est-ce qu'il répond à ces usagers-là, à ces
gens-là qui ont droit à des services? Qu'est-ce que le ministre leur répond?
M. Bonnardel : Mme la
Présidente, j'ai répété voilà
quelques minutes que près de la moitié du territoire québécois est mal ou sinon peu desservi au Québec.
Avec cette loi, on va permettre à d'autres joueurs, à l'industrie du taxi de prendre de l'expansion et d'aller sur d'autres
territoires au bénéfice des clients, au bénéfice des clients avant toute chose.
Alors, avec cette loi, on va aller... on va
permettre, donc, à plus... à offrir plus de... sur le territoire québécois. Et,
encore une fois, je reste persuadé que, dans les prochaines années, on pourra
évaluer, encore une fois, les bénéfices de cette loi au profit des
clients.
Mme Ghazal :
Donc, on a pouvoir évaluer. Qui va pouvoir faire cette évaluation-là?
Mme Ghazal :
Puis la commission, elle, avec... Elle ne peut pas faire cette évaluation-là,
d'y aller petit à petit au lieu de
tout jeter avec le... le bébé avec l'eau du bain puis dire : Bien, on va
voir c'est quoi, les conséquences? Puis ce que j'aimerais savoir, c'est, quand on constate une situation, c'est de
savoir la raison pour venir la régler, pour quelle raison ces
territoires sont mal desservis aujourd'hui.
M. Bonnardel :
Il faudrait poser la question à l'industrie du taxi.
Mme Ghazal :
Donc, est-ce que c'est parce que, par exemple, il n'y a pas assez de... C'est
le nombre de quotas qui fait défaut, par exemple?
M. Bonnardel :
Mme la Présidente, je me suis déjà expliqué sur le sujet, là. Je l'ai mentionné
maintes et maintes fois, là. J'ai
passé des heures, et des heures, et des heures à expliquer à la députée de
Mercier pourquoi il y avait l'abolition des territoires d'agglomération, réduire l'auto solo, changer le
comportement des gens, permettre, encore une fois, une offre additionnelle au service des clients avant toute
chose et de permettre à tous les joueurs de desservir une
partie du territoire
québécois qui est mal, sinon peu, desservi.
Mme Ghazal :
Mais l'offre additionnelle... En permettant l'offre additionnelle, si ce n'est
pas payant dans certains endroits,
qu'est-ce qu'il va arriver? Ni les taxis ni personne ne va y aller. C'est ça,
ma question. Ce n'est pas parce qu'on ouvre puis qu'il y a plus d'offre
que toute l'offre va aller dans ces endroits-là.
M. Bonnardel :
J'ai déjà répété, Mme la Présidente, je n'ai pas la prétention de dire que,
demain matin, 100 % du territoire québécois sera desservi. J'ai dit
au moins 10 fois, je répète la même chose que j'ai déjà dite, tout ça va
aller dans une progression pour être
capable, j'en reste persuadé, de desservir l'ensemble du territoire dans les
prochaines années.
Mme Ghazal :
J'entends le ministre dire «progression». Est-ce qu'il ne voit pas, dans cet
amendement-là, justement, une
progression? Au lieu d'ouvrir à tout le monde, 100 %, il n'y a pas, ici,
quelque chose, une progression, c'est-à-dire qu'on dit uniquement aux taxis, pas à tout le monde comme c'était mon
désir, c'était notre désir que ce soit pour tout le monde qu'il y ait cette délimitation. Mais on
accepte que les nouveaux joueurs, eux autres, ils n'aient pas ça, mais que les
taxis, eux, dits taxis traditionnels, eux,
puissent avoir cette délimitation pour qu'il y ait une progression, puis on
voit, après ça, qu'est-ce que ça va donner. Est-ce que le ministre voit
ça, voit que c'est un pas... de compromis?
M. Bonnardel :
Je n'ai pas d'autre commentaire, Mme la Présidente.
Présidente (Mme Grondin) : Mme la députée de Mercier.
Mme Ghazal :
C'est vraiment dommage de voir cette complète fermeture du ministre, qui
n'arrive pas avec... C'est-à-dire qu'il ne
prend pas... Il ne prend... Il ne pense pas qu'il y a un risque qu'en ouvrant
comme ça à tout le monde, sans aucun
contrôle, que ça a un risque. Et je ne parle même pas des travailleurs, mais
pour les usagers. Et on va laisser le hasard faire des choses. Et la loi
de l'offre et de la demande, comme par magie, va faire les choses. Puis tant
pis pour ceux qui vont être les perdants
là-dedans. C'est la loi de l'offre et de la demande. Et c'est ce que le projet
de loi n° 17 fait. Moi, je n'ai
pas d'autre commentaire. Mon objectif, c'était d'avoir une discussion
intelligente avec le ministre. Et je constate une fermeture complète.
Présidente (Mme Grondin) : M. le député des
Îles-de-la-Madeleine.
M. Arseneau :
Mais moi, je trouve que cette proposition d'amendement est fort intéressante.
Et, si elle balise un peu mieux le projet de loi, elle ne le dénature pas,
surtout si le ministre est sincère dans sa volonté de mettre en place une
table de concertation et de favoriser, comme
il vient de le mentionner, là, une progression. Moi, je pense qu'il faut
effectivement non seulement une
progression dans l'offre de services à travers l'ensemble du territoire, mais
il faut aussi une période de transition.
Et ce que la proposition d'amendement de la députée de Mercier favorise, c'est
justement une espèce d'entre-deux
entre la situation actuelle et celle à laquelle le projet de loi pourrait nous
mener éventuellement en donnant un pouvoir
à la commission de baliser un certain nombre de territoires pour rendre compte
tout simplement de la réalité des territoires.
Il y a à peine
quelques minutes, le ministre lui-même a mentionné que, dans certains cas, dans
certaines régions, on a parlé de
125 régions ou territoires de municipalités, nous avions des dispositions
tout à fait particulières. Baie-James, Blanc-Sablon,
même Saint-Jean-de-Matha, on ne réclame même pas, de la part des taxis, d'avoir
un taximètre. C'est donc une
reconnaissance, de facto, par le projet de loi n° 17, que les régions au
Québec ne sont pas toutes pareilles, qu'elles n'ont pas toutes les mêmes besoins, que, le territoire
du Québec, il est très vaste, diversifié, la densité de population n'est pas
la même partout, et l'offre de services, conséquemment, ne l'est pas non plus.
Donc,
la solution générale qui est proposée par le projet de loi n° 17, celle de
la déréglementation totale a peut-être un
certain nombre de vertus dans un territoire ou dans certains territoires
donnés. On peut imaginer que là où la clientèle est abondante, dans les milieux urbains, on parle de
la région de Montréal en particulier, qu'il puisse y avoir une concurrence
telle que, justement, l'équilibre entre
l'offre et la demande puisse s'équilibrer. J'ai quand même un certain nombre de
doutes sur la façon dont ça va
s'opérer au départ. Mais, avec le temps, il est possible qu'effectivement on
arrive à un certain équilibre entre
l'offre et la demande, et que l'industrie du taxi, les nouveaux joueurs et la
clientèle en tirent avantage, de cette réforme majeure, de ce nouveau cadre légal dans lequel le transport rémunéré des
personnes va s'opérer. J'ai un certain doute sur la période d'adaptation que l'on va devoir subir, que
l'on va voir, et avec les conséquences que ça peut entraîner pour la région
ou les régions plus densément peuplées.
Mais, pour ce
qui est des régions en particulier, il est absolument inconcevable, à mon point
de vue, que l'on considère que la
solution qui peut être vue comme étant positive à Montréal soit la solution
toute faite pour des régions comme Matane, Rimouski, Rouyn-Noranda, la Gaspésie, même
l'Estrie. Un peu partout à travers le Québec, il est déjà clair que la
population n'a pas un service
optimal. Et, contrairement à ce que le ministre dit, on n'a absolument aucune
indication à l'effet que le projet de
loi n° 17 va améliorer la situation. Bien au contraire,
on risque de créer une instabilité encore plus grande dans l'industrie du taxi et faire en sorte que, là où,
aujourd'hui, on a un service minimal, que ce service minimal là n'existe même
plus.
Pourquoi
est-ce qu'on peut soulever cette hypothèse-là comme étant tout aussi valide que
celle du ministre à l'effet que les
choses vont s'améliorer? Tout simplement parce qu'on est dans une procédure, à
l'heure actuelle, et on l'a mentionné à
maintes reprises, pendant des heures et des heures, et le ministre n'a pas
voulu prêter attention à nos propos... Alors, cette discussion-là, pendant une centaine d'heures, elle
s'est faite sous forme de dialogue, et nous aussi, on a fait valoir un certain
nombre de points sur lesquels le ministre a
été absolument et complètement fermé, c'est la question de l'expropriation des
permis de taxi actuels.
Ce que l'industrie ou plutôt l'Association des
taxis des régions notamment avait négocié avec le gouvernement, c'était la possibilité
de pouvoir continuer d'exercer leur travail et leur métier avec un certain
nombre de règles qui leur garantissaient au
moins, minimalement, une période de transition pour pouvoir compenser l'absence
de versement d'une compensation adéquate de la part du gouvernement lorsqu'il exproprie ses permis. Alors, le fait d'accepter
une compensation moins grande doit se
faire avec un certain nombre d'avantages qui permettent aux taxis traditionnels
de continuer d'opérer à la grandeur du Québec, dans chacune de ses
régions. Et, encore une fois, ces régions-là n'ont pas les mêmes besoins, n'ont pas la même densité de population,
n'ont pas les mêmes services et n'auront pas les mêmes services non plus. Il faut pouvoir s'adapter à chacun des territoires
comme on l'a fait tout à l'heure, là, pour la question des taximètres et de la
vérification.
Donc, je pense que la proposition d'amendement de la députée de Mercier va tout à fait dans le sens, également, de la proposition du ministre, qu'il a
d'ailleurs révélée hier, en plein milieu de la commission, par voie de
communiqué, à l'effet qu'une table de
concertation serait mise en place. La table de concertation pourrait avoir
certains mandats, dont celui de vérifier
l'effet du projet de loi n° 17 dans les régions, dans chacune des MRC, par exemple, de voir de quelle façon le projet de loi peut être ajusté... pas le projet
de loi, mais, en fait, la situation
peut être ajustée par la délimitation, notamment, des territoires
de desserte. C'est une des fonctions, de ce qu'on a compris, d'une table de
concertation, c'est de voir comment on
peut mieux desservir la population. Et, si on n'a pas de territoire,
bien, à ce moment-là, on peut se poser légitiment la question
à savoir à quoi servira une table de concertation si le cadre qui est fixé est
aussi large et ne peut pas être balisé, ne peut pas être restreint, ne peut pas
être soumis à une réglementation qui permette d'avoir, et je le rappelle, notre
objectif, d'avoir un meilleur service, un meilleur coût pour l'ensemble
de la population de l'ensemble des régions du territoire québécois.
Il y a
des sous-marchés, il y a des réalités différentes que le projet de loi, actuellement, refuse de reconnaître. Et, à travers un amendement
comme celui-là, celui qui est devant nous, nous pourrions, sans le dicter
nous-mêmes, mais, à travers la concertation
avec l'industrie du taxi et à travers l'intervention de la commission,
on pourrait arriver à un objectif qui
serait beaucoup plus proche de ce qu'on souhaite, c'est-à-dire d'avoir un projet de loi et un nouveau cadre législatif qui
permettent d'améliorer les choses pour tous et pour toutes les régions.
Alors, moi,
je crois qu'à l'heure actuelle il est important de s'assurer que l'industrie du taxi ne fasse pas
l'objet d'une convoitise de telle
sorte qu'à travers des marchés déjà concurrentiels, mais certainement balisés, qu'on
arrive avec une loi de la jungle,
qui, finalement, jette à terre les détenteurs de taxis actuels, qui
sont prêts à certains compromis, qui sont prêts à ce qu'on ouvre à la concurrence à d'autres joueurs, notamment
ceux qui n'utiliseront pas le taximètre et utiliseront toutes sortes de moyens technologiques pour pouvoir
desservir la population, mais que l'industrie du taxi, en tant que telle,
puisse compléter son travail, en
fait, et continuer son travail, mais sans, justement, avoir la
concurrence d'autres joueurs à l'intérieur du taxi. Parce que, s'il y
a un élément qui n'est pas dans l'amendement, parce qu'on parlait des territoires, qui peut être
déterminé, là, selon une géométrie variable, il y a aussi la question du nombre
de joueurs.
Si on a un
nombre de joueurs qui augmente de
façon exponentielle, parce qu'il n'est pas ici question de quota ou de
nombre, et ça, moi, je pense que ça devrait apparaître, une progression... et
je reviens à la question de la progression et de la transition... doit être
planifiée de façon à ne pas occasionner un choc trop grand chez les détenteurs
de permis actuels, à qui on enlève
une part du marché. On ne peut pas, d'une part, leur enlever une part du marché
aux dépens des nouveaux joueurs, qui,
souvent, on leur siège social à l'extérieur du Québec, mais, en plus,
permettent à ce que d'autres joueurs puissent aussi leur faire une
concurrence sur le fait d'offrir des transports de... rémunérés de personnes
par taxi avec le lanternon, avec le hélage,
et en particulier aussi, j'allais l'omettre, avec la question des contrats
gouvernementaux. La notion même de l'octroi du contrat gouvernemental à
l'industrie du taxi sert à compenser les pertes qu'on occasionne par l'arrivée
de nouveaux joueurs ou, du moins, protéger
un certain marché. Cette concession-là, dont se vante le ministre, n'est plus
valide si le nombre de joueurs qui
peuvent aller soumissionner ou obtenir ces contrats-là est multiplié par cinq,
par 10 ou par 20. C'est là où cette
nouvelle disposition, que le ministre ouvre comme étant une grande concession
pour l'industrie du taxi, n'est plus
valide si la concurrence vient de l'intérieur même de l'industrie
traditionnelle du taxi, par l'arrivée de nouveaux joueurs qui ne sont
pas aujourd'hui détenteurs de permis.
Et c'est là
où je pense qu'on a une faille majeure dans ce que le gouvernement appelle les
concessions ou, en fait, les
nouvelles mesures qui sont censées convaincre les détenteurs actuels de permis
qu'ils pourront continuer de fonctionner, puisqu'on ouvre, en quelque sorte, là, l'industrie du taxi elle-même à
une concurrence exacerbée par des nouveaux joueurs, qui, eux, n'ont pas le passif que les chauffeurs
de taxi, les propriétaires de taxi actuels vont devoir assumer, par le fait
qu'ils ont été expropriés sans compensation pleine, et entière, et adéquate. Si
l'on compense avec le montant qui a déjà été fixé par le gouvernement sans permettre à l'industrie
de fonctionner et d'aller, finalement, récupérer ce qu'ils ont perdu par la mesure gouvernementale, qui change les règles au milieu de
la partie, bien, à ce moment-là, on peut comprendre qu'ils sont insatisfaits,
on peut comprendre qu'ils continuent de réclamer un certain territoire, sur
lequel ils puissent avoir un environnement
concurrentiel favorable, et qu'ils puissent en discuter, à une table de
concertation, sur les limites acceptables, et qu'ils puissent même s'engager à desservir des territoires qui ne le
seraient pas déjà. Ça, c'est un élément de discussion qu'on a évité.
Parce que ce qu'on
souhaite, du côté gouvernemental, c'est d'arriver avec simplement la loi du
marché, qui va desservir les secteurs où,
aujourd'hui, avec une réglementation... ne sont pas desservis. C'est une vue de
l'esprit. Moi, je pense qu'au
contraire il faut que cette table de concertation là ait une fonction de
desservir notamment les territoires qui sont mal desservis par une
entente avec ceux qui sont chargés de desservir ces secteurs, si on les
détermine, si on les délimite, si on les
fixe, de la façon dont l'amendement à l'article 134 est présenté, qui
n'est pas contraignante, qui est exactement dans le sens d'une concertation, d'un dialogue, d'un partenariat entre
le gouvernement, qui veut mieux desservir sa population à meilleurs coûts, et une industrie qui est prête
à le faire, pourvu qu'on la considère telle qu'elle est, c'est-à-dire une
industrie qui a respecté les règles,
une industrie qui veut continuer d'exister, qui accepte un compromis et qui va
s'engager à desservir les territoires pour lesquels on leur offre un
certain nombre de garanties et de conditions d'exercice qui lui permettent, à
cette industrie, de continuer de fonctionner dans l'intérêt de tous.
Alors, moi, je vais
évidemment appuyer l'amendement qui est proposé par ma collègue de Mercier. Et
j'ai beaucoup de difficultés à voir comment
on pourrait s'opposer au fait d'ouvrir une possibilité au gouvernement de
s'entendre avec l'industrie pour
mieux desservir l'ensemble des régions du Québec, qui, je le répète, sont très
différentes les unes des autres, et
ne peuvent pas avoir comme seul cadre celui de la loi de la jungle, celui de la
libre concurrence totale et entière, non seulement de l'industrie du
taxi, avec des nouveaux joueurs, mais au sein de l'industrie du taxi elle-même.
c'est ce que j'avais à mentionner pour l'instant. Je voudrais savoir, en
terminant, comment est-ce que le gouvernement,
comment est-ce que le ministre peut justifier, encore aujourd'hui, que les
territoires, si différents les uns des autres, puissent être mieux
desservis avec une solution unique pour l'ensemble du territoire, pourraient
être mieux desservis. Le fameux argument à
l'effet qu'aujourd'hui, là, il y a des territoires... Même si on est encadrés,
il y a des territoires aujourd'hui
qui sont mal desservis. Alors, comment est-ce que... avec une déréglementation
complète, de quelle façon on peut imaginer que ces territoires-là qui ne
sont pas desservis le seront davantage demain? Est-ce que la piste de travail d'une table de concertation avec l'industrie du
taxi pour s'assurer, dans une espèce de relation, là, donnant-donnant, que
l'industrie du taxi s'engage à mieux
desservir les territoires qui ne sont pas desservis? Pourquoi juge-t-il que ce
n'est pas acceptable ou que ce n'est
pas une meilleure formule de discuter de la façon de desservir plutôt que
d'abandonner le travail à la libre concurrence et à la loi du marché?
Une voix :
Excellente question.
Présidente (Mme Grondin) : M. le ministre.
M. Bonnardel :
Mme la Présidente, je me suis déjà exprimé maintes, et maintes, et maintes
fois, plusieurs heures sur le même sujet. Je n'ai pas d'autre
commentaire pour le député de l'opposition.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il d'autres interventions
concernant l'amendement à l'article 134?
Mme Ghazal :
Moi, je voulais juste dire que les questions, ce n'est pas à nous. Nous, après
ça, on garde notre travail, là, puis
on continue, comme députés, à s'occuper de tous les dossiers dont on a à
s'occuper. Les questions qu'on pose, ce sont des questions des
travailleurs et travailleuses de cette industrie du taxi, qui est en train de
mourir par ce projet de loi n° 17,
c'est ça. Et, quand on pose des questions, ce n'est pas qu'il nous réponde
juste à nous, mais qu'il réponde à ces gens-là.
Présidente (Mme Grondin) : D'autres interventions?
Mme Ghazal :
Le ministre préfère ne pas répondre à ces gens-là.
Présidente (Mme Grondin) : La députée...
Mme Ghazal :
C'est un fait, on pose des questions, et le ministre dit : Je ne réponds
pas. Je ne suis pas en train de prétendre que le ministre ne répond pas.
Le ministre ne répond pas.
M. Lemay :
Mme la Présidente, notre collègue ici porte des intentions, le ministre a déjà
répondu. On ne peut pas dire que le ministre ne répond pas, il a déjà
répondu à la demande. Elle veut avoir une réponse supplémentaire, mais il n'y a
pas... la réponse, elle a déjà été fournie par le ministre, Mme la Présidente.
Mme Ghazal :
On est en commission...
La Présidente
(Mme Grondin) : ...
Mme Ghazal :
Pardon. Pardon. Pardon.
Présidente (Mme Grondin) : Je vous invite à vous adresser à la présidence, Mme la députée de
Mercier, et je vous invite à faire
attention avec vos termes «préfère». Je vous invite... Vous utilisez le mot...
«préfère ne pas répondre». Alors, je vous invite, s'il vous plaît, à
reformuler autrement, sans prêter d'intentions.
Mme Ghazal :
Bien, moi, ce que je vois, c'est que le ministre, quand on lui pose des
questions, il dit : J'ai déjà répondu.
Et donc il refuse de gaspiller de la salive pour répondre à nos questions,
parce qu'on n'a pas d'argument, en ce moment,
de sa part. Et ce que je voulais juste que le ministre réalise, c'est que,
quand on pose des questions, ce n'est pas uniquement parce qu'on veut faire de l'obstruction ou qu'est-ce qu'il
pense... Peut-être que lui, il nous prête des intentions, mais il ne le
dit pas.
Mais, moi, ce
que je veux dire, ce qui est important, c'est qu'il y a des gens qui, en ce
moment, n'ont pas de réponse, qui
proposent des choses, qui ont accepté de reculer énormément, de reculer sur
plein de points dans l'objectif de garder des revenus plus tard pour eux, de garder leur travail. Et ce projet de
loi est en train de faire disparaître leur travail, leur gagne-pain, et, quand on pose des questions, c'est
pour que ces gens-là obtiennent des réponses, même s'ils ont accepté de
laisser tomber beaucoup de choses, avec beaucoup de bonne foi. Eh bien, en ce
moment, le ministre, c'est une fin de non-recevoir,
puis il continue à avancer. Eh bien, la moindre des choses, c'est de répéter
peut-être... si c'est très difficile, au moins, de répéter sa réponse à ces
gens-là pour qu'ils... qui écoutent, en ce moment, au moins de leur répéter,
parce qu'eux ce n'est pas quelques heures de leur vie qui vont être gaspillées,
c'est tout leur travail et leur gagne-pain. C'est ce que je voulais que
le ministre réalise.
Présidente (Mme Grondin) : Merci, Mme la députée de Mercier. Y a-t-il d'autres commentaires? M. le ministre,
vous souhaitez... D'autres
commentaires sur l'amendement à l'article 134? Nous allons donc procéder à
sa mise aux voix. Est-ce que l'amendement à l'article 134 est
adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est rejeté sur division. Non, je
ne peux pas... division.
La Présidente
(Mme Grondin) : Effectivement. Donc, l'amendement à
l'article 134 est rejeté.
Y a-t-il
d'autres interventions sur l'article 134? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que l'article 134
est adopté?
Une voix : Sur division.
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
L'article 135.
M. Bonnardel :
«135. Les décisions de la commission, autres qu'une décision prise en vertu de
l'article 91, ne peuvent être révisées en vertu des
articles 17.2 à 17.4 de la
Loi sur les transports.»
Commentaire :
L'article 35 du projet de loi prévoit que, à l'exception des décisions
relatives à la fixation des prix applicables
en matière de transport rémunéré de transport par automobile, les autres
décisions prises par la Commission des transports du Québec en vertu de
la loi ne pourront faire l'objet d'une demande de révisions en vertu de la Loi
sur les transports. Ainsi, les éventuelles
décisions relatives au refus de l'autorisation d'un système de transport ou
celles relatives à la suspension ou à
la révocation d'une autorisation par la Commission des transports du Québec seront contestables devant le Tribunal
administratif du Québec en vertu de l'article 190 du projet de loi.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions sur l'article 135?
M. Barrette : Une question, là. Je ne suis pas allé voir, là,
mais,
sommairement, 17.2 à 17.4, ça traite de quoi, là?
M. Bonnardel : «Tout intéressé peut demander à la commission de réviser toute décision
qu'elle a rendue [...] contre laquelle aucun recours n'a
été formé devant le Tribunal administratif...» Vous l'avez à la
page 280.
M. Barrette : Non, c'est
correct. Je comprends la portée. C'est beau. Je n'ai rien d'autre.
La Présidente
(Mme Grondin) : S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 135 est adopté?
Une voix : Sur division.
La Présidente (Mme Grondin) : Donc,
adopté sur division.
L'article 136.
M. Bonnardel :
«La commission et la société doivent rendre accessible l'une envers l'autre
tout renseignement nécessaire afin qu'elles puissent prendre toute
décision dans une affaire dont elles sont respectivement saisies en vertu de la
présente loi.»
Commentaire :
L'article 136 du projet de loi prévoit une obligation mutuelle de partage
de renseignements entre la Commission
des transports du Québec et la Société de l'assurance automobile du Québec dans
le cadre de l'exercice de leurs pouvoirs décisionnels respectifs.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions?
Est-ce que l'article 136 est adopté?
Une voix :
Sur division.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, adopté sur division.
L'article 137.
M. Bonnardel :
«La commission et la société peuvent conclure avec un ministre ou un organisme
toute entente administrative nécessaire à l'application de la présente loi.
«Elles
peuvent notamment conclure avec le ministre de la Justice une entente
administrative leur permettant, aux conditions
et selon les modalités prévues à l'entente, d'agir comme mandataires pour le
recouvrement des amendes en faisant l'objet.»
L'article 137
donne à la Commission des transports du Québec et à la Société de l'assurance
automobile du Québec la possibilité de conclure les ententes
administratives nécessaires à l'application de la loi, notamment avec la
ministre de la Justice en ce qui concerne le
recouvrement des amendes. C'est une disposition qui est similaire aux alinéas
un et deux de l'article 84 de la Loi concernant les services de
transport par taxi.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y
a-t-il des interventions sur l'article 137? Est-ce que l'article 137
est adopté?
Une voix :
Sur division.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur
division.
Nous amorçons le
chapitre XII, «Pouvoirs réglementaires». M. le ministre, la parole est à
vous.
M. Bonnardel :
Oui. «138. En outre des pouvoirs de réglementation qui lui sont conférés par la
présente loi, le gouvernement peut, par règlement :
établir toute règle applicable à la perception des droits ou autres sommes
exigibles en vertu de la présente loi, ainsi qu'aux intérêts et aux
pénalités exigibles en cas de non-paiement;
déterminer les conditions et modalités selon lesquelles doit être faite toute
demande d'autorisation prévue en vertu
de la présente loi, de même que les modalités applicables à toute demande de
révocation, notamment par l'utilisation de formulaires déterminés;
établir toute mesure destinée à assurer que toute catégorie de transport
rémunéré de personnes par automobile réponde
à un besoin particulier de toute clientèle qu'il désigne, notamment les
personnes handicapées; à cette fin, il peut notamment exempter de l'application de tout ou
partie des dispositions
de la présente loi des personnes ou des groupements offrant un tel transport, délimiter des
territoires et prévoir des normes particulières en la matière ainsi que
déterminer toute autre mesure incitative;
exiger d'une personne, pour les activités ou catégories d'activités qu'il
détermine, qu'elle fournisse une garantie financière de la bonne
exécution des obligations qui lui incombent en vertu de la présente loi;
déterminer les registres qu'une personne ou un groupement doit tenir, prescrire
les conditions qui s'appliquent à la
tenue et à la conservation de ces registres, celles relatives au partage des
renseignements qu'ils contiennent et celles relatives à leur accès ainsi
que déterminer leur forme et leur teneur;
prescrire les documents et les renseignements qui doivent être fournis au
ministre, à la commission ou à la société par toute personne ou tout groupement exerçant une activité régie par la
présente loi et déterminer leur forme et leur teneur ainsi que les
conditions relatives à leur conservation et à leur transmission.»
Commentaire :
L'article 138 prescrit les pouvoirs réglementaires généraux qui seront
conférés au gouvernement. En outre
des pouvoirs spécifiques prévus par différentes dispositions du projet de loi,
entre autres choses, l'article 138 habilite le gouvernement à réglementer en matière de perception de droits,
incluant les intérêts et les pénalités qui pourraient être exigibles en
cas de défaut, de même que sur les conditions et les modalités applicables aux
demandes d'autorisation.
De plus, cet
article
permettra au gouvernement d'exiger, par règlement, des garanties financières
destinées à assurer le respect de la loi. Une telle garantie pourrait, par
exemple, être exigée du répondant d'un système de transport dans certains cas.
Par ailleurs, le paragraphe 3° confère
une grande latitude au gouvernement pour établir des mesures réglementaires
destinées à assurer que les services de transport rémunéré de personnes
répondent aux besoins particuliers de certaines clientèles, notamment les
personnes handicapées, et prévoir des mesures incitatives particulières en la
matière.
J'ai un amendement,
donc, qui se lit comme suit...
M. Barrette :
...Mme la Présidente, s'il y avait consentement des collègues, je propose que le ministre, pour simplifier
nos travaux, nous présente son amendement
en insistant... en s'attardant aux différences et en les expliquant, plutôt
que d'y aller par alinéa. Là, je
constate que l'article 138, là, original, prend essentiellement le deux tiers d'une page, et là on se retrouve avec un nouvel amendement qui prend une page et demie. Alors, il y a
des différences puis il y a des choses qui sont inchangées. Je propose au ministre de nous déposer son amendement, mais en faisant la lecture en insistant sur les différences et en n'insistant pas sur ce qui est
similaire, ça va simplifier notre compréhension. S'il y a
consentement des collègues.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il
consentement?
Des voix :
Consentement.
Présidente (Mme Grondin) : Il y a
donc consentement. M. le ministre.
M. Bonnardel :
Ça ne sera pas long, Mme la Présidente. Le juriste viendra nous donner les
différences...
M. Barrette :
...comme toujours.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, nous allons suspendre quelques
minutes.
(Suspension de la séance à
11 h 31)
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc,
nous reprenons les travaux. Donc, pour répondre à la proposition du député de La Pinière, je vous invite...
M. Lessard? Me Lessard, à vous présenter, s'il vous plaît.
M. Lessard
(Martin) : Merci, Mme la Présidente. Bonjour, Martin Lessard, je suis avocat à la Direction des affaires
juridiques du ministère des Transports.
Donc oui, donc, l'amendement 138, dans le fond, là, on propose de remplacer l'ensemble de l'article, là, pour ajuster
les dispositions réglementaires. Donc, 138, paragraphe 1°, là, vous allez voir, il n'y a pas de changement avec
ce qu'il y avait actuellement dans le projet de loi, le paragraphe 2° non
plus. Paragraphe 3°, c'est effectivement du nouveau, que vous ne
retrouverez pas par rapport au... c'est ça. Paragraphe 4°...
M. Barrette :
...mais 3°, il est un petit peu différent, là.
M. Lessard
(Martin) : Oui, oui, 3°, il est nouveau. Effectivement.
M. Barrette :
Il est nouveau, là.
M. Lessard
(Martin) : Actuellement, le contenu de 3°, vous ne le retrouvez pas
dans...
M. Barrette :
Alors moi, ce que je souhaite, ce serait de comprendre pourquoi on passe de
l'ancien au nouveau, simplement, là.
M. Lessard
(Martin) : Bien évidemment, il ya toutes sortes... des petits
ajustements qui ont été apportés. Par exemple, je vais juste le relire,
le 3°, attentivement.
M. Barrette :
Bon, 3°, ce n'est pas... Le nouveau 3° n'a pas le même l'objet que l'ancien 3°.
M. Lessard
(Martin) : Ah! non, pas du tout.
M. Barrette :
Donc, l'ancien 3° va-tu revenir à quelque part dans le nouveau?
M. Lessard
(Martin) : Oui, l'ancien 3°, là, écoutez, on va en parler plus loin,
vous allez voir, mais, effectivement, le
nouveau 3° n'a rien à voir avec l'ancien 3°. C'est deux sujets différents,
qu'on est sur les accessoires, là, puis plus dans les conditions et modalités
de la...
M. Barrette : On est dans la
bureaucratie, au sens positif du terme.
M. Lessard
(Martin) : Exactement. Est-ce que je continue avec 4°?
M. Barrette : Oui, mais donc
l'ancien 4° va-t-il se retrouver dans le nouveau?
M. Lessard (Martin) : L'ancien
4° est totalement nouveau aussi.
M. Barrette : Non, l'ancien 4°.
M. Lessard (Martin) : L'ancien
M. Barrette : C'est le 7°?
M. Lessard (Martin) : Oui,
effectivement.
M. Barrette : O.K. Alors, le
nouveau 4°, bon, ça c'est une formalité.
M. Lessard (Martin) : C'est ça,
c'est du nouveau.
M. Barrette : L'ancien 5° se
retrouve à 8°?
M. Lessard (Martin) : L'ancien
5°? Oui.
M. Barrette : À 8°, tel quel?
M. Lessard (Martin) : Oui, oui,
tel quel.
M. Barrette : O.K. Donc, le
nouveau 5°...
M. Lessard (Martin) : C'est par
rapport, c'est ça, à la vérification et l'utilisation des taximètres.
M. Barrette : Donc vous
définissez aussi la construction, O.K.
M. Lessard (Martin) : Donc ça,
c'est nouveau.
M. Barrette :
O.K. Ça, c'est correct, ça tombe sous le sens. L'ancien 6° devient 9°? Mais le
nouveau 9° est plus long que l'ancien 6°.
M. Lessard (Martin) : Oui. Au
9°, je vais vous identifier, là... Donc, on est rendu au 9°.
M. Barrette :
Donc, on attendra, alors. Allons-y, donc, le 6°, c'est l'ancien 3°. C'est ça
que vous avez dit, hein? Oui. Sauf
qu'il y a des éléments additionnels. En fait, le 6°, c'est pas mal nouveau, là,
parce que vous traitez des automobiles à zéro émission.
M. Lessard (Martin) : Oui.
M. Barrette :
Alors, ça, ça va être encore une chose qui va aller dans un règlement. Ça, ça
répond aux amendements qui ont été...
Est-ce ça, c'est en vue de répondre aux préoccupations de la députée de
Mercier, pour lesquelles elle a déposé des amendements qui n'ont pas été
retenus?
M. Bonnardel :
Non, mais ça fait
partie des... pas juste des souhaits, de ce que nous désirons
pour la suite des choses, là.
M. Barrette : Est-ce que...
Parce qu'à 6° il n'y a pas de référence à la volumétrie. Est-ce que c'est
intentionnel?
M. Bonnardel : Oui.
Vous parlez d'un nombre, là, de véhicules...
M. Barrette : Oui, d'un
pourcentage, par exemple.
M. Bonnardel :
D'un objectif, là? Non.
M. Barrette : Donc, on est
vague.
M. Bonnardel :
L'objectif est déjà dans la politique de mobilité durable, là...
M. Barrette :
Oui, je comprends, mais on reste vague.
M. Barrette :
On se donne... C'est un
article d'intention. Mais vous avez une obligation
d'établir des mesures, par exemple.
M. Bonnardel :
Qui sont déjà dans la PMD. Et qui sont déjà, qui ont déjà été statuées, même,
par votre ancien gouvernement, là...
M. Barrette :
Oui, nous autres. Oui. O.K. C'est bon. 7°, bon bien, 7°, c'est 4°.
Une voix :
Exactement, oui.
M. Barrette :
Ça, c'est nouveau, par exemple, là.
Ça, c'est pour... La garantie financière, ça, c'est quelque chose de nouveau, ça?
M. Barrette :
Je ne me souviens pas d'avoir vu ça, une garantie financière.
M. Barrette :
Oui, mais là, là, j'entends la loi n° 37, mais ça, c'était...
M. Bonnardel : Non, non, c'est les articles plus... qu'on a
passés auparavant, là, qui mentionnaient aussi garantie
financière.
M. Barrette :
Pour la personne.
M. Bonnardel :
...raison... d'une personne.
M. Barrette : C'est ça qui est nouveau, là. Alors, c'est quoi exactement
que vous exigez? Et la personne, c'est qui?
M. Lessard
(Martin) : Bien, la personne, ça peut être une personne morale, ça
peut être le répondant...
M. Barrette : Ah oui? O.K. Bien oui, ça peut... Mais c'est-tu la personne
chauffeur aussi? C'est parce que, là, la personne,
si ça peut être une personne personne ou une personne morale, le... Juste
comprendre, là, parce que ça m'apparaît nouveau. Vous-même, vous me
dites, c'est nouveau, là, ça fait que je ne me suis pas trompé.
M. Lessard
(Martin) : Bien là, la façon
que c'est rédigé, quand on prend le mot «personne», ça inclut effectivement personne physique et personne
morale.
M. Barrette : C'est-à-dire qu'on peut demander... C'est parce que,
là, on parle des... On est dans le
chapitre des responsabilités obligatoires,
là, j'oublie le titre, là...
M. Barrette : Autres pouvoirs de la commission
et de la société, là, on parle de la
Commission de transport et de la Société
de l'assurance automobile du Québec, à qui on donne le pouvoir d'«exiger d'une
personne, pour les activités ou catégories
d'activités qu'elle détermine, qu'elle fournisse une garantie financière de la
bonne exécution des obligations qui lui
incombent en vertu de la présente loi».
C'est large, ça, là, là. Ça veut dire que la SAAQ pourrait obliger d'un
conducteur propriétaire indépendant, là, d'avoir une garantie
financière?
M. Bonnardel :
C'est le pouvoir réglementaire du gouvernement, ça.
M. Barrette : Non, non, je comprends, là, mais ça... Ce n'est
pas ailleurs qu'on voit apparaître ça, là. J'essaie juste de voir la portée de cette affaire-là. Ça ne va
pas trop loin, ça, cette affaire-là? Là, là, il ne faut pas me répondre :
Oui, mais, ils ne sont pas fous, ils vont faire quelque chose de
raisonnable, là. Je veux juste, là, comprendre la portée de ça.
que je comprends, c'est que, là, on peut exiger une garantie financière, je ne
sais pas à quelle hauteur, je ne sais pas
sur quels paramètres. Je sais que
c'est à propos des activités qu'il détermine. Là, aussi, il y a un aléatoire...
il y a une... aléatoire, je ne pense
pas que ça soit aléatoire, mais il y a une inconnue. Tiens, on va dire ça.
C'est une équation à plusieurs inconnues, là.
M. Bonnardel :
Le raisonnement derrière ça, si on parle des deux entités qui sont sous l'égide
du projet pilote, c'est de demander à... Une personne, c'est peu probable, là,
mais...
M. Barrette : Non, mais le
texte est écrit comme ça, là.
M. Bonnardel :
Oui, mais les juristes...
M. Barrette : C'est ce que je
soulève, c'est que le texte ouvre la porte à ça.
M. Bonnardel : Oui, ça peut être une personne, mais on... Vous
comprendrez que ce n'est pas mal plus axé sur le raisonnement juridique
d'une personne morale.
M. Barrette : Je comprends,
mais on n'a pas écrit «morale».
M. Bonnardel : Mais on me confirme que c'est... Le raisonnement
juridique derrière ça, c'est une personne morale, mais il se pourrait aussi que ça soit aussi une
personne qui serait au-dessus du
chapeau de l'entité d'affaires à qui
on demande une garantie financière, comme on l'a présentement dans le
cadre du projet pilote.
M. Barrette : Alors, on s'entend sur le fait qu'il y a quand même
une portée très large pour une finalité, exprimée en Chambre, ici, qui
est plus limitée.
M. Bonnardel : Si
on veut.
M. Barrette : Bon, je veux.
Alors, il n'y a pas lieu de restreindre ça à ce que vous souhaitez comme
portée?
M. Bonnardel :
Non, c'était voulu.
M. Bonnardel :
C'était ça que nous souhaitions...
M. Barrette : Non, non, vous
souhaitiez la portée limitée, parce qu'elle était exprimée, mais c'est écrit
large.
M. Bonnardel :
Bien, comme je vous l'ai mentionné, là, la définition juridique, la personne...
M. Barrette :
Bon, alors, juste pour que ce soit clair, là, pour qu'un jour, quelqu'un qui
lira le Journal des débats dans
un procès, on comprend que 7°, le paragraphe 7° de l'article 138 vise
fondamentalement les personnes morales des
systèmes.
M. Bonnardel :
...personne physique aussi, comme je vous l'ai mentionné.
M. Barrette : Oui, mais dans un
environnement de système.
M. Bonnardel :
Oui. Bien, logiquement, oui.
M. Barrette :
Bien là, je le laisse... l'échange que j'ai, actuellement, c'est pour la trace
que ça va laisser dans le Journal des débats , parce que je ne
pense pas que le ministre va vouloir amender.
M. Bonnardel : Le
cas de figure, ça peut être une société mondiale qui a un bureau au Québec, qui
est une personne et...
M. Barrette : Oui, mais la
personne qui est... le cas de figure de la société mondiale, c'est une personne
morale.
M. Bonnardel :
Pas nécessairement, pas nécessairement. Dans les tentacules, on en a déjà
parlé, là...
M. Barrette : Moi, je ne
connais personne, dans l'annuaire, qui s'appelle M. Uber ou M. Lyft,
M. Bonnardel :
Non, non, mais vous avez le dirigeant, le dirigeant du...
M. Barrette : Bon, on comprendra que, dans les archives parlementaires, que le sens aura été expliqué et
l'article non amendé. C'est tout.
La Présidente
(Mme Grondin) : Y a-t-il d'autres interventions concernant
l'amendement?
M. Barrette :
Non. Alors là, donc, 7° et 8°, 9°, moi, c'est les mêmes que précédemment. Je
n'ai pas d'autre commentaire.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, s'il n'y a pas d'autre
commentaire, nous allons procéder à sa mise aux voix. Est-ce que
l'amendement à l'article 138 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division. Est-ce que l'article 138, tel
qu'amendé, est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
L'article 139.
M. Bonnardel :
«Le ministre peut, par règlement et après consultation de la société, autoriser
la mise en oeuvre de projets pilotes visant à expérimenter l'utilisation
de véhicules autonomes, au sens de l'article 4 du Code de la sécurité routière, pour offrir du transport rémunéré de
personnes par automobile ainsi que pour en étudier l'efficacité ou pour définir
des normes particulières applicables en telle matière.
«Le ministre peut, dans le cadre de ces projets
pilotes, autoriser toute personne ou tout groupement à offrir du transport rémunéré de personnes au moyen de
véhicules autonomes ou à établir un système de transport de personnes au
moyen de tels véhicules selon des normes et
des règles qu'il édicte, différentes de celles prévues par la présente loi ou
de toute autre loi dont l'application
relève du [ministère], dans l'objectif d'accroître la sécurité des usagers,
d'améliorer la qualité du transport
offert, ou de favoriser le déploiement de tels véhicules. Un tel projet pilote
doit aussi favoriser le respect de
l'équité avec les autres modes de transport rémunéré de personnes par
automobile ainsi que des règles applicables en matière de protection de la vie privée. Les dispositions du troisième
alinéa de l'article 633.1 du Code de la sécurité routière
s'appliquent à ces projets.
«Un projet
pilote édicté en vertu du présent
article est d'une durée maximale de trois ans
que le ministre peut, s'il le juge nécessaire, prolonger d'au plus deux ans. Le
ministre peut, en tout temps, modifier un projet pilote ou y mettre fin.
Il peut également déterminer, parmi les dispositions que le règlement renferme,
celles dont la violation constitue une infraction
et fixer les montants minimum et maximum dont est passible le contrevenant. Ce
montant ne peut être inférieur à 200 $ ni supérieur à 3
000 $.»
L'article 139
du projet de loi donne la possibilité au ministre, par règlement et après
consultation de la Société de l'assurance
automobile du Québec, d'autoriser la mise en oeuvre d'un projet pilote visant à
expérimenter l'utilisation de véhicules
autonomes pour offrir des services de transport rémunéré de personnes. Cet
article
est particulièrement utile en considération du fait que, selon les termes de
l'article 3, il y aura transport de personnes par automobile au sens de la
loi lorsque le déplacement d'une
personne sera effectué au moyen d'une automobile conduite par un chauffeur. Un
éventuel projet pilote pourrait donc rendre applicable tout ou
partie
des dispositions de la loi à un projet d'expérimentation de transport de
personnes avec des automobiles sans chauffeur.
Présidente (Mme Grondin) : Y a-t-il des interventions sur l'article 139? Est-ce que
l'article 139 est adopté?
La Présidente
(Mme Grondin) : Donc, il est adopté sur division.
Nous sommes
rendus au
chapitre XIII, «Modalités particulières à certains modes de
transport», la
section I, sur le taxi. M. le ministre, la parole
est à vous.
M. Bonnardel :
«Le mot "taxi" ne peut être utilisé que pour désigner une automobile
qualifiée utilisée pour offrir du
transport rémunéré de personnes, lorsque la course peut être demandée, au choix
de la personne qui la demande soit par un moyen technologique visé à
l'article 90, soit par tout autre moyen qui permet que le prix de la
course soit calculé conformément aux tarifs établis par la commission en vertu
des dispositions du
chapitre VII.
«Nul ne peut,
sans mettre un taxi à la disposition du public conformément aux normes
minimales de service prévues par règlement du gouvernement, présenter une
automobile comme un taxi ou utiliser un nom qui comporte le mot
"taxi".»
Selon
l'article 140, l'usage du mot
«taxi» sera réservé aux automobiles dont les chauffeurs pourront accepter
autant de courses hélées sur la rue
ou par téléphone que par tout autre moyen technologique. Un chauffeur opérant actuellement pour Uber ne pourrait donc pas identifier son véhicule comme étant un
taxi. De même, les services de type Uber ne pourraient s'afficher comme
étant des services de transport par taxi.
La Présidente (Mme Grondin) : M. le ministre, je vous invite à le lire.
M. Bonnardel :
À l'article 140 du projet de loi :
remplacer, dans le premier alinéa, «la course peut être demandée, au choix de
la personne qui la demande soit par
un moyen technologique visé à l'article 90, soit par tout autre moyen qui
permet que le prix de la course soit calculé» par «le prix de la course
est calculé, en toute circonstance ou à la demande du client,»;
insérer, à la fin du deuxième alinéa, «pour désigner une entreprise de
transport de personnes par automobile.».
Commentaire :
Cet amendement propose de modifier le premier alinéa de l'article 140 du projet
de loi afin de permettre de désigner comme
un taxi une automobile qui est munie d'un taximètre. Cela permettra que le prix
de la course soit calculé conformément au tarif établi par la
commission, sans pour autant forcer son chauffeur, avant qu'il ne soit informé
de la demande, à utiliser un moyen technologique qui ne nécessite pas
l'intervention d'une personne physique.
amendement propose également de modifier le deuxième alinéa de l'article 140
afin d'en restreindre la portée et
permettre l'utilisation du mot «taxi» pour désigner une entreprise qui n'a rien
à voir avec le transport de personnes par automobile.
Présidente (Mme Grondin) : Des commentaires sur l'amendement
proposé? Est-ce que l'amendement à l'article 140 est adopté?
Présidente (Mme Grondin) : Donc, il est...
M. Bonnardel : ...attendez, attendez, attendez, juste un petit
moment. Avant de l'adopter, juste un petit moment.
Présidente (Mme Grondin) : Donc, nous allons suspendre les
travaux.
(Suspension de la séance à
11 h 52)
Présidente (Mme Grondin) : Donc, nous reprenons les
travaux, mais, compte tenu de l'heure, nous allons suspendre les travaux.
(Suspension de la séance à
12 heures)
Présidente (Mme St-Pierre) : À l'ordre, s'il vous plaît! Nous allons reprendre les travaux. Donc, bonjour,
nous reprenons nos travaux.
vous rappelle que la commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 17, Loi
concernant le transport rémunéré de
personnes par automobile. Merci de
bien vouloir éteindre la sonnerie de vos appareils électroniques.
M. le ministre, lors de la suspension de nos travaux cet avant-midi, les discussions
portaient sur un amendement du ministre à l'article 140. M. le
ministre, je pense que vous avez un geste à poser.
M. Bonnardel : Oui. Alors, Mme la Présidente, je retire
l'amendement que j'ai déposé pour en redéposer un autre,
qui va se lire comme suit :
À l'article 140
du projet de loi :
1° remplacer le
premier alinéa par le suivant :
«Pour l'application
de la présente loi, est un "taxi" une automobile qualifiée utilisée
pour offrir du transport rémunéré de
personnes, lorsque le prix de la course est calculé, en toute circonstance ou à la demande du client,
conformément aux tarifs établis par la commission en vertu des
dispositions du
chapitre VII.»;
insérer, à la fin du deuxième alinéa, «pour désigner une entreprise de
transport de personnes par automobile.».
Commentaire :
Cet amendement propose de modifier le premier alinéa de l'article 140 du
projet de loi afin de permettre de désigner comme un taxi une automobile qui
est munie d'un taximètre. Cela permettra que le prix de la course soit calculé conformément au tarif établi par la
commission, sans pour autant forcer son chauffeur avant qu'il ne soit informé
de la demande à utiliser un moyen technologique qui ne nécessite pas
l'intervention d'une personne physique.
amendement propose également de modifier le deuxième alinéa de
l'article 140 afin d'en restreindre la portée et de permettre
l'utilisation du mot «taxi» pour désigner une entreprise qui n'a rien à voir
avec le transport de personnes par automobile.
Présidente (Mme St-Pierre) : M. le ministre, je n'ai pas voulu
vous interrompre dans votre lancée, mais il fallait, avant que vous lisiez votre nouvel amendement, que je demande
s'il y a un consentement pour retirer l'amendement. Est-ce que j'ai un consentement pour retirer
l'amendement? Alors, donc, c'est fait, vous avez lu votre nouvel amendement,
est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement qui vient d'être déposé par
le ministre?
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Pas de commentaires? Donc, est-ce que l'amendement est accepté? Je mets aux
voix l'amendement.
M. Barrette : Sur division.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
L'amendement est adopté sur division. Est-ce que l'article 140... Pardon?
M. Lemay : ...l'amendement qui
va suivre, éventuellement. On l'a lu, là, mais, je veux dire, il n'avait pas
été distribué...
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Bien, il semble qu'il n'y a pas de discussion, il n'y a pas de commentaire.
M. Lemay : Non, non, mais juste
pour nos archives, on va l'avoir.
M. Lemay : Ça a été distribué,
cette version... Ah? Parfait. C'est bon. Merci. Je ne l'ai pas eue.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Alors, est-ce que l'article 140 est adopté tel qu'amendé?
M. Barrette : Sur division.
Présidente (Mme St-Pierre) :
L'article 140 est adopté. M. le
ministre, veuillez, s'il vous plaît, lire
l'article 141.
M. Bonnardel : Alors : «141. Le propriétaire d'un taxi doit
l'équiper d'un lanternon dont les caractéristiques sont prévues par
règlement du gouvernement. Ce règlement peut prévoir les règles d'installation
de ce lanternon.
«Aucune autre automobile ne peut être équipée
d'un tel lanternon.»
L'article 141
prévoit qu'un taxi devrait être équipé d'un lanternon. Le lanternon est l'objet
lumineux placé sur le toit d'un véhicule et qui permet d'indiquer si un taxi
est ou non en service ou s'il est disponible pour accueillir un passager.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Merci. Commentaires? Il y a un amendement.
M. Barrette : Vous êtes supposé
avoir un amendement. Si vous ne l'avez plus, vous l'avez distribué.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
M. le ministre, vous avez un amendement sur l'article 141.
Présidente (Mme St-Pierre) : Bon. L'amendement a été distribué déjà. Est-ce qu'il y a
des commentaires sur l'article 141? Parce que l'amendement
vient à la fin de l'article 141.
M. Barrette : Aucun commentaire,
Mme la Présidente.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
O.K. Donc, M. le ministre, votre amendement.
M. Bonnardel : À l'article 141
du projet de loi, ajouter, à la fin, l'alinéa suivant :
«Lorsqu'une
automobile est équipée d'un lanternon, son chauffeur n'est pas tenu de lui
apposer l'accessoire visé à l'article 53. De même, ni la société ni le
répondant d'un système de transport ne sont, malgré les articles 24 et 50,
tenus de fournir cet accessoire au propriétaire de l'automobile.»
Cet amendement propose de ne pas obliger les
taxis, lesquels doivent être équipés d'un lanternon, d'apposer également, sur
leur automobile, l'accessoire permettant de distinguer si le taxi est utilisé
ou non pour offrir du transport rémunéré de personnes. En effet, le lanternon
remplira manifestement cet objectif.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement à l'article 141? Pas de
commentaire. Est-ce que l'amendement à l'article 141 est adopté?
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Est-ce que l'article 141, tel qu'amendé, est adopté?
M. Barrette : Sur division.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
M. le ministre, veuillez lire l'article 142.
M. Bonnardel :
«Le chauffeur d'un taxi ne peut refuser une course au motif qu'elle n'a pas été
demandée par un moyen particulier pour répartir les demandes de course.
«La personne
qui demande une course par un moyen technologique lui permettant d'en connaître
par écrit le prix maximal et d'y
consentir avant que le chauffeur qualifié ne soit informé de la demande, ne
peut, après avoir consenti à ce prix,
demander que le prix de la course effectuée avec le taxi soit calculé
conformément aux tarifs établis par la commission en vertu des
dispositions du
chapitre VII.»
Commentaire :
L'article 142 vise à empêcher qu'un chauffeur qui offre des courses à
partir de moyens technologiques permettant
la tarification dynamique ne puisse refuser des courses demandées par téléphone
ou hélées sur la rue, auxquelles les tarifs établis par la Commission
des transports du Québec seront applicables pour bénéficier de la hausse des
tarifs applicables aux courses commandées
par un moyen technologique. À l'inverse, un chauffeur de taxi ne pourrait
refuser une course demandée par l'entremise d'une application mobile
dans une situation où les tarifs seraient à la baisse.
Cette
disposition prévoit aussi l'équivalent pour le client. En effet, un client qui
aura consenti à un prix maximal, à partir
de moyens technologiques, ne pourra changer d'avis, exiger que le prix de la
course soit fixé sur la base des tarifs établis par la commission.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Est-ce qu'il y a des commentaires sur le premier alinéa de l'article 142? Est-ce qu'il y a des commentaires sur le deuxième
alinéa de l'article 142? Pas de commentaire sur le deuxième alinéa de
l'article 142. Je vais... Est-ce qu'il
y a des commentaires sur l'article 142? Donc, je vais mettre aux voix
l'article 142. Est-ce que l'article 142 est adopté?
M. Barrette : Sur division.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
M. le ministre, veuillez lire l'article 143, s'il vous plaît.
M. Bonnardel :
Oui, donc : «143. Seul le chauffeur qualifié qui utilise un taxi pour
offrir du transport peut accepter une demande de course lorsqu'il est
hélé, lorsque la course lui est autrement demandée de personne à personne ou
lorsqu'elle est demandée oralement par téléphone.»
Selon
l'article 143 du projet de loi, seuls les chauffeurs de taxi pourront
accepter une course hélée sur la rue ou demandée autrement de personne à
personne ou bien si elle est demandée oralement par téléphone.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Est-ce qu'il y a des commentaires sur l'article 143? Est-ce que
l'article 143 est... Je vais mettre aux voix l'article 143, s'il n'y
a pas d'autre commentaire.
M. Barrette : Sur division.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Adopté.
M. Barrette :
Alors, Mme la Présidente, à cette étape-ci, je vais faire un rappel et demander
le consentement. Le rappel est très
simple : vendredi dernier, nous avons ouvert la séance et immédiatement
suspendu nos travaux pour une période de trois heures, soit la totalité
de la séance, de façon à ce qu'on puisse échanger, les oppositions avec la
partie ministérielle, sur un certain nombre
d'amendements qui nous ont été distribués, dont certains en liasse. Ce n'est
pas une critique, c'est un constat.
Il avait été présumé que nous arriverions, à un moment donné, à ces articles,
et que nous reviendrons aux articles suspendus.
Nous avons fait cette suspension-là, Mme la
Présidente, au moment où nous étions à l'article 80 ainsi que ses amendements et sous-amendements. Alors, comme nous
arrivons à un moment donné de l'étude détaillée de ce projet de loi, au
moment où nous souhaitons traiter de ce qui a été discuté pendant trois heures
et que nous avions essentiellement implicitement
relayé au moment où ces articles, qui ont un lien les uns avec les autres, au
moment où la numérotation nous amènerait à eux, avec consentement, je
souhaite revenir là où nous étions précédemment, à 80, ce qui ferait en sorte, Mme la Présidente, qu'en faisant l'article
suspendu, qui est 80, par la suite... et qui en découle, là, selon ce que le
ministre nous a déposé... bien, on
reviendrait, par la suite, à 143.1 tel que... là où nous sommes dans nos
travaux. Ça respecterait notre façon
de travailler. Alors, j'avais consentement, Mme la Présidente, je souhaite
clore le dossier lié à 80, qui est suspendu, avec consentement.
Présidente (Mme St-Pierre) : Donc, est-ce qu'il y a un
consentement pour revenir à l'article 80?
M. Bonnardel :
Il n'y a pas de consentement, non.
M. Barrette :
Il n'y a pas de consentement.
M. Bonnardel :
On va le faire plus loin.
M. Barrette :
Alors, je tiens à dire, Mme la Présidente, je tiens à dire ici que le ministre
ne nous donne aucune raison pour ne
pas consentir. Je tiens à dire que, pendant trois heures, vendredi matin, nous
avons échangé divers documents, diverses modifications et amendements qui ont été rédigés par la
partie
ministérielle pour qu'éventuellement ils soient traités. Nous arrivons
au moment où la
partie ministérielle avait aussi déposé... pas déposé, mais
distribué des documents, donc, des
amendements notamment à 143.1, et d'autres qui sont venus par la suite. Nous
arrivons à 143, et le ministre nous dit qu'il refuse actuellement le
consentement pour revenir à 80. Une seule question me vient à l'esprit, Mme la
Présidente : Pourquoi?
La Présidente
(Mme St-Pierre) : M. le député, l'article 143 est adopté.
M. Barrette :
On avait des amendements qui... Non, non. Il y a...
La Présidente
(Mme St-Pierre) : On vient de l'adopter, 143.
M. Barrette :
Oui, mais il y a des... Je comprends, Mme la Présidente, mais à 143 et après,
là, il y avait des amendements, Mme la Présidente, là. Puisque vous vous
interrogez, j'ai ici une liste d'amendements qui ont été rédigés et discutés pendant notre pause de trois heures de
vendredi. On est rendus à ça. Ces textes-là ont été distribués au moment
où on nous a demandé de suspendre 80 et ses
amendements. Nous sommes rendus à l'amendement que le ministre a distribué.
C'est la raison pour laquelle, comme il y a
un lien circonstanciel avec la distribution de ces documents-là, qu'on revienne
à l'article qui a été suspendu. Et, à propos... Je n'ai pas fini, Mme la
Présidente.
Présidente (Mme St-Pierre) : Oui, mais c'est parce qu'il n'y a
pas eu de consentement pour continuer à discuter sur le retour à
l'article 80.
M. Barrette :
Bien, vous m'avez posé... Vous avez posé une question et je réponds, Mme la
Présidente. Je ne sais pas comment
vous aller vous gouverner, mais, moi, là, vous avez dit : On... Vous avez
quasiment dit que je n'avais pas d'affaire à en parler.
Je pose une question
au ministre : Pourquoi on ne revient pas à 80? Est-ce qu'il peut répondre
à ça?
M. Bonnardel :
Je n'ai pas donné de consentement, Mme la Présidente, parce qu'on est rendu à
143.1. On a des articles importants
que les députés des l'opposition souhaitaient discuter pour le transport
adapté, la protection du transport adapté pour l'industrie du taxi, le
transport collectif. Et, encore une fois, voilà, on est à 143.1 dans quelques
secondes. Après ça, il y avait 147, que j'ai
laissé aux oppositions, 147.1, 147.3, c'est des articles... 147.4, 147.5,
c'est des articles, même, que la
deuxième opposition me demandait depuis des lunes. Alors, covoiturage aussi. Je
pense qu'on a des articles importants, là, à travailler.
M. Barrette : Est-ce que, Mme la Présidente, le ministre est en train de nous dire
que 80, ce n'est pas important?
La Présidente
(Mme St-Pierre) : M. le député de La Pinière, on n'a pas eu de
consentement pour aller sur l'article 80,
donc il faut que le ministre lise la... son amendement 143.1 pour que nous
puissions poursuivre les travaux. Je suis désolée, mais...
M. Barrette :
...bien, mais je suis heureux que
ceux qui suivent nos travaux, qu'ils aient maintenant la chance de
constater que le ministre
nous a demandé de suspendre un
article et qu'au moment où il est approprié de revenir
sur l'article suspendu dans le temps et dans la procédure de l'étude détaillée il ne donne pas le consentement. Ça, ça m'apparaît assez,
assez, assez une question de bonne foi, Mme la Présidente.
Présidente (Mme St-Pierre) : Bon. Vous avez fait votre point, puis je vous ai laissé le faire, mais
vous ne deviez pas le faire, parce
qu'on devait aller à l'article...
l'amendement du ministre, puisqu'il n'y a pas eu de consensus pour continuer
la discussion, le débat sur 80. M. le ministre, s'il vous plaît, veuillez lire
votre amendement.
M. Bonnardel :
Oui, donc, c'est l'article 143.1 :
Insérer, après l'article 143
du projet de loi, l'article suivant :
«143.1.
Un établissement auquel s'applique la
Loi sur les services de
santé et les services sociaux (chapitre S-4.2) ne peut octroyer un contrat pour le transport de
bénéficiaires que si seulement — seulement — des
taxis au sens de l'article 140 sont retenus pour effectuer ce
transport, à moins qu'il ne soit effectué au moyen d'autobus ou de minibus.»
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Bon, nous
allons suspendre quelques instants, le temps de distribuer cet amendement,
parce qu'on a dit qu'on ne... nous n'avons pas votre texte, M. le ministre.
Alors, nous
suspendons quelques instants.
(Suspension de la séance à
15 h 56)
Présidente (Mme St-Pierre) : Alors, nous reprenons nos travaux. Est-ce qu'il y a des
commentaires sur cet amendement déposé par le ministre, l'amendement 143.1?
Il n'y a pas de commentaires?
M. Barrette :
...Mme la Présidente, vous êtes allée très vite.
Présidente (Mme St-Pierre) : Je demande s'il y a des commentaires sur l'amendement qui vient d'être déposé et lu par le ministre, l'amendement 143.1.
M. Barrette :
J'ai une question à poser au ministre.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : D'accord. Allez-y.
M. Barrette : Est-ce
que, lorsque l'on aura terminé
l'étude des amendements sur le transport adapté, il s'engage à
nous donner le consentement pour revenir à 80?
M. Bonnardel :
...Mme la Présidente, là, on a plusieurs articles à travailler qui sont
importants et qui étaient demandés par les
oppositions depuis des semaines, sinon des mois. On avance, on avance, je pense
qu'on avance de façon sereine
depuis ce matin. On pourra évaluer la situation en temps et lieu.
M. Barrette : Alors, la réponse, c'est oui ou c'est non? Est-ce que
j'ai un engagement du ministre, Mme la
Présidente, à revenir à 80
après avoir disposé de la liasse d'amendements qui est devant moi, qui traite
du transport adapté?
M. Bonnardel :
On n'a aucun engagement pour le moment.
M. Barrette : Alors, voilà. Alors, je pense qu'après ça, pour
ceux qui suivent nos travaux, ils ont la réponse à la question que n'importe qui va poser : Qui
fait quoi dans cette étude détaillée là? Je ne vais pas plus loin, Mme la Présidente, parce que vous
allez me le reprocher.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Donc, est-ce qu'il y a des commentaires sur l'amendement 143.1?
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Donc, est-ce que l'amendement 143.1 est adopté?
M. Bonnardel :
Adopté.
M. Barrette :
Sur... Adopté.
Présidente (Mme St-Pierre) : Alors, l'amendement est adopté. Donc, M.
le ministre, veuillez, s'il vous plaît, lire l'article 144.
M. Bonnardel :
Mme la Présidente, je recommande de suspendre 144, parce que 59 est suspendu
aussi.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Oui, 59 est suspendu.
M. Bonnardel :
Oui, c'est ça. Tout ça rentre en ligne de compte...
M. Barrette : Mme la
Présidente, moi, je ne suis pas comme
le ministre, je vais consentir pour le bon déroulement
des travaux.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Donc, il y a consentement pour suspendre l'article 144?
Présidente (Mme St-Pierre) : O.K. Alors, M.
le ministre, s'il vous plaît, lire l'article 145, à moins qu'il y ait d'autres amendements
à 144, là.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Voulez-vous qu'on suspende quelques instants?
M. Bonnardel :
...excusez-moi, 145 aussi doit être suspendu...
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Donc, est-ce que...
M. Bonnardel :
...qui est en lien avec 144.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Est-ce qu'il y a consentement pour suspendre l'article 145?
M. Barrette :
Oui, nous consentons pour le bon déroulement des travaux, nous.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Donc, M. le ministre, s'il vous plaît, veuillez
lire l'article 146.
M. Bonnardel :
«146. Le répondant d'un système de transport peut inscrire une personne et une
automobile sans que les conditions
prévues aux articles 46 et 48 soient remplies, lorsque cette [automobile]
agit comme chauffeur de cette automobile
aux seules fins d'offrir du covoiturage et que cette automobile n'est pas
utilisée à d'autres fins dans le cadre de ce système.»
L'article 146
du projet de loi prévoit un assouplissement aux exigences des articles 46
et 48 lorsque du covoiturage remplissant
les conditions prévues à l'article 147 est offert dans le cadre d'un
système de transport autorisé. Il importe de souligner que les sommes
versées pour le covoiturage visé aux articles 146 et 147 peuvent être
supérieures à celles qui peuvent être
versées lorsque le covoiturage est exempté de l'application de la loi en vertu
du paragraphe 5° de l'article 150.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Est-ce qu'il y a des commentaires sur
l'article 146?
La Présidente
(Mme St-Pierre) : Est-ce que l'article est adopté?
M. Barrette :
Sur division.
La Présidente
(Mme St-Pierre) : M. le ministre, veuillez lire
l'article 147.
M. Bonnardel :
147, j'ai un amendement aussi, Mme la Présidente.
Alors :
«Pour l'application de l'article 146, le covoiturage s'entend du transport
rémunéré de personnes par automobile qui remplit les conditions
suivantes :
«1° l'automobile
utilisée est un véhicule de promenade au sens de l'article 4 du Code de la
sécurité routière;
le chauffeur décide de la destination finale et la prise de passagers à bord
est accessoire à la raison pour laquelle il se déplace;
«3° le chauffeur
effectue au plus quatre courses par jour n'excédant pas, cumulativement, 100
l'automobile est utilisée pour offrir du transport rémunéré de personnes
seulement pour effectuer les courses visées au paragraphe 3°.
«Une
course visée au paragraphe 3° du premier alinéa débute à l'embarquement du
premier passager et se termine au débarquement du dernier passager.»
L'article 147
définit la notion de covoiturage pour l'application de l'article 146.
Est-ce que vous souhaitez que je lise l'amendement?
M. Bonnardel :
À l'article 147 du projet de loi, insérer, dans le paragraphe 3° du
premier alinéa et après «au plus», «deux
courses par jour, à moins que le point de départ et la destination finale de
toutes les courses qu'il effectue dans une même journée soient situés
sur le territoire d'une même communauté métropolitaine, en ce cas, il effectue
au plus».
amendement précise les règles applicables au nombre de courses qui peuvent être
effectuées en covoiturage afin de
faciliter ce mode de transport dans les régions moins densément peuplées et où
les distances à couvrir peuvent être plus longues. En ces cas, le nombre de courses par jour est de deux sans
égard à la distance, alors que, lorsque les courses sont effectuées à l'intérieur d'une même communauté
métropolitaine, le nombre de courses est de quatre, sans toutefois excéder
100 kilomètres au total. Cela explique
un peu les courses intrarégionales et interrégionales. Je pense que ça
correspond à des demandes et à des situations que les organismes nous
ont expliquées en consultations particulières.
La Présidente (Mme St-Pierre) :
Alors, M. le ministre, nous allons traiter l'amendement au moment où nous allons arriver au paragraphe 3°. Donc, est-ce qu'il
y a un commentaire sur le premier alinéa de l'article 147? Pas de commentaire. Est-ce qu'il
y a un commentaire sur le premier paragraphe de l'article 147? Est-ce
qu'il y