Transportation and the Environment — 24 March 2016 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2016-03-24
Quebec — Committees
(Onze
heures trente et une minutes)
Président (M. Reid) :
À l'ordre, s'il vous plaît! Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de
la Commission des transports et de l'environnement ouverte. Je demande à toutes les personnes dans
la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs téléphones
cellulaires.
commission est réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 76, Loi
modifiant l'organisation et la gouvernance du transport collectif dans
la région métropolitaine de Montréal.
Mme la secrétaire,
est-ce qu'il y a des remplacements?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. M. Plante (Maskinongé) sera remplacé par M. Morin
(Côte-du-Sud); Mme Vallières (Richmond), par
M. St-Denis (Argenteuil); et M. Traversy (Terrebonne), par M. Villeneuve
(Berthier).
Président (M. Reid) : Merci. Alors, mardi dernier, nous avions
convenu de faire une discussion générale sur le transport adapté, ce qui, par conséquent, a suspendu l'étude de
l'article 1 introduit par l'article 4, qui édicte la
Loi sur le Réseau
de transport métropolitain.
crois que, dans un premier temps, M. le ministre aura certains documents à
distribuer aux membres. Pour la suite,
il faut décider soit de poursuivre la discussion, ou de revenir à l'article 1,
ou de procéder à l'étude de tout autre article. M. le ministre, la
parole est à vous.
Daoust : Merci, M. le Président. Alors, écoutez, on s'est engagés à
fournir certains documents. L'information demandée est complète. Dans ça, il y a eu certaines révisions de
documents. Et, s'il y a des chiffres ou autre qu'on aimerait avoir sans qu'on les dépose... Parce qu'il y a une
question de validation dans ça puis de transparence. Moi, je n'ai pas de
problème à montrer le tableau. Mais ce qu'on s'est engagés à distribuer, on va
le distribuer. Puis, s'il y a d'autres informations
plus pointues que vous voulez avoir, vous nous les demanderez. Alors, je les
donne simplement pour distribution, M. le Président. On va commencer
avec ça.
Le Président (M.
Reid) : Merci.
Daoust : Dans un deuxième temps, il y a des décisions qui doivent être
prises par le gouvernement relativement à certains amendements qui pourraient être apportés au projet de loi. La
proposition que nous faisons à nos collègues, ce serait de continuer l'étude du projet de loi, tout au moins de la
compréhension de l'article par article, quitte à les approuver par la suite en bloc. Quand les autres décisions
seront rendues, à ce moment-là on sera en mesure de procéder très, très,
très rapidement. Alors, c'est la proposition que je fais, M. le Président, à
mes collègues.
Le Président (M.
Reid) : Oui, Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Bien, je suis d'accord à ce qu'on puisse commencer
à étudier les articles puis qu'on en discute. Toutefois, étant donné que ma... on ne peut pas avoir les
amendements — et je
comprends pourquoi, là, je respecte ça — je souhaiterais qu'on ne les adopte
pas, donc, après la discussion, qu'on les suspende. Mais, vous me permettez...
je ne ferais pas une adoption en bloc par la
suite, je ferais une adoption un à un. Parce que, en fonction des amendements
qui nous seront déposés, peut-être
qu'il y aura besoin des ajustements que je ne peux pas prévoir aujourd'hui,
mais de les passer. Et, en principe,
s'il n'y a pas de surprise, ça devrait aller assez rapidement, là. Vous allez
appeler chacun des articles, et on va les adopter... ce qui aura été
discuté.
Donc, c'est ce que je
vous propose, là, comme mode de fonctionnement, ce qui nous permettrait
aujourd'hui d'avancer. Et les discussions qu'on fera aujourd'hui, ce sera tout
le temps gagné suite, là, après ça, au dépôt des amendements.
Président (M. Reid) : Est-ce que cette proposition-là de Mme la
députée de Vachon et qui complète celle du ministre est assez claire?
Une voix :
Oui, tout à fait.
Le Président (M.
Reid) : Est-ce qu'on a un consentement?
Des voix : Consentement.
Le Président (M. Reid) :
Consentement. Alors, nous allons procéder comme ça. Et, autrement dit, quand on
voudra passer à un
article suivant,
on demandera le consentement pour suspendre l'article qu'on vient de regarder.
Ça marche? Donc, nous commençons donc
par l'article 1, parce qu'on est toujours à l'article 1. Est-ce qu'on passe
déjà à la suspension de cet article-là ou...
Ouellet :
Tout à fait.
Président (M. Reid) : Alors donc, j'ai consentement pour
suspendre l'article 1. Nous passons à l'article 2. M. le ministre.
Daoust : «2. Les biens du réseau font
partie du domaine municipal,
mais l'exécution de ses obligations peut être poursuivie sur ces biens.
«Le réseau n'engage
que lui-même lorsqu'il agit en son nom.»
Et le commentaire que
nous faisons, c'est que l'article 2 de la loi précise que le réseau possède un
patrimoine propre et que les biens le
composant sont susceptibles d'exécution. La disposition est identique à celle qu'on retrouve dans la loi
constitutive d'autres organismes publics.
Président (M. Reid) :
Y a-t-il des commentaires ou des interventions sur l'article
2? Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Oui,
merci, M. le Président. C'est écrit en langage très juridique, donc j'aimerais
ça qu'on nous explique, là, peut-être avec des exemples, là, ce que ça
veut dire dans le concret, là.
Le Président (M.
Reid) : Mme Bacon? Est-ce que j'ai consentement pour entendre
Mme Bacon? Il y a consentement. Est-ce que vous voulez vous nommer, même si je
vous ai appelée, puis nous dire votre titre?
Mme Bacon
(Nathalie) : M. le Président, Nathalie Bacon, Direction des affaires
juridiques.
Alors, l'article est
identique à celui qu'on a adopté pour l'autorité. Si vous voulez une précision
pour le langage juridique, alors les biens
du réseau font
partie du domaine municipal, c'est ce qu'on appelle le domaine public.
Alors, vous avez le domaine municipal
public et le domaine de l'État, qui rassemble tous les biens du domaine public.
Le Président (M.
Reid) : Merci. Mme la députée de Vachon.
Ouellet : Oui. Là,
on peut-u juste... Parce qu'on a l'autorité, le train, là, actuellement, je ne me rappelle plus, est-ce qu'il appartenait à l'autorité
ou la... Non?
Mme Bacon
(Nathalie) : À l'agence, à l'AMT.
Ouellet :
Oui, mais là, avec les nouvelles structures, ce ne sera plus l'AMT, là.
Mme Bacon
(Nathalie) : Avec la nouvelle structure, c'est au réseau.
Ouellet :
Donc, le train ferait
partie du domaine municipal?
Mme Bacon
(Nathalie) : Exactement, domaine public municipal.
Ouellet :
O.K. Et actuellement il fait
partie du domaine public...
Mme Bacon
(Nathalie) : De l'État.
Ouellet :
...de l'État. Et ça a quoi, comme conséquence, des changements comme ceux-là?
Mme Bacon
(Nathalie) : Ça n'a aucune conséquence dans la mesure que c'est du
domaine public dans les deux cas, mais vous avez le domaine public municipal
d'une part puis étatique d'autre part.
Ouellet : Et
comment un bien peut-il être d'un domaine public municipal lorsqu'il
traverse les territoires des municipalités? Donc, à ce moment-là, ça ne peut pas être attribué à une seule municipalité. Comment, juridiquement, on peut attribuer ça à l'ensemble des municipalités?
Est-ce que ça veut dire que les dettes qui viennent avec le train appartiennent aux municipalités qui sont
solidairement et conjointement responsables? Comment ça fonctionne? C'est
quoi, les implications?
Bacon (Nathalie) : Non, j'ai
la réponse. On a un
article plus loin, la même chose qu'on avait pour
l'autorité, que l'ensemble
des municipalités présentes sur le territoire du réseau
cautionnent les obligations du réseau. Alors, ça, c'est un autre
article
plus loin.
Ouellet : Donc, ça
va être une infrastructure qui va être la propriété de l'ensemble des municipalités,
conjointement et solidairement?
Mme Bacon
(Nathalie) : Alors, ça va
être une infrastructure qui va être la propriété du réseau. Alors, le
réseau est une entité, donc la
propriété du réseau, ça fait
partie du domaine public municipal
comme tous les biens des municipalités font
partie du domaine public municipal.
Alors, il n'y a pas de problème ici.
Ouellet : Et on est obligés de le mettre «partie du domaine
municipal» au lieu de laisser «du
domaine de l'État». Pourquoi donc?
Mme Bacon
(Nathalie) : Alors, le souci était une précision, puisque nous
voulions nous assurer qu'il s'agisse du...
que ça ne se fasse pas
partie du périmètre comptable du gouvernement, donc pour
clarifier le domaine public municipal.
Ouellet : Et
peut-être juste nous rappeler, les biens qui feront
partie du réseau par
rapport à ceux qui faisaient
partie de
l'autorité, quand vous dites «les biens du réseau», ces biens-là, là, on parle
du train, on parle des gares, j'imagine?
Mme Bacon (Nathalie) : Tu peux y
aller. C'est du détail.
Le Président (M. Reid) :
Pardon?
Mme Bacon (Nathalie) : M. Sauvé
pourrait répondre en détail.
Le Président (M. Reid) : Oui.
Alors, est-ce que j'ai le consentement pour donner la parole à M. Sauvé?
Une voix : Consentement.
Président (M. Reid) :
Consentement. M. Sauvé, voulez-vous, pour la première fois,
vous nommer et nous dire votre titre?
M. Sauvé (Sylvain) : Donc, Sylvain
Sauvé, je suis économiste au ministère des Transports du Québec.
Donc, pour répondre à la question de la députée,
effectivement, parmi les actifs de l'AMT actuellement, les principaux actifs sont les trains, et les trains
deviendront propriété du réseau. Le réseau pourrait hériter de certains autres
équipements afférents aux trains, donc les
gares, les stationnements incitatifs qui sont en bordure des six lignes de
train. Il pourrait également y avoir
certains terminus qui sont utilisés uniquement par un seul transporteur, donc
un seul exploitant, donc, par
exemple, le Réseau de transport métropolitain. Si on a un terminus qui sert
uniquement au Réseau de transport métropolitain,
il pourrait être possible que cet équipement-là soit transféré au réseau plutôt
qu'à l'autorité. Donc, parmi
les équipements de l'AMT actuellement, on a un ensemble d'équipements qui sont
des terminus, des stationnements incitatifs
et les lignes de train. Donc, il va y avoir une attribution de ces
équipements-là aux deux nouvelles entités qui vont être créées, et le réseau va hériter de la majorité des actifs qui
sont actuellement sous la responsabilité de l'Agence
métropolitaine de transport.
Ouellet : Et j'imagine que
le réseau va hériter aussi de tous les actifs des CIT. Donc, tout ce qui est
abribus, tout ce qui est... j'imagine, c'est le réseau qui va hériter de
ces actifs-là?
M. Sauvé
(Sylvain) : Oui, effectivement, c'est le réseau qui héritera des actifs. Vous avez nommé les abribus.
Il y a également certains équipements de perception qui sont à
bord des véhicules. Les CIT donnent le service à contrat à des
transporteurs privés. Ils ne sont donc pas propriétaires de la flotte
d'autobus, mais ils sont propriétaires des équipements
de perception pour lire les titres de transport à bord des autobus. Donc, ces
équipements-là feront
partie du transfert d'actifs dont va hériter le
Réseau de transport métropolitain.
Ouellet : Et je ne crois pas
que ce soit le cas, mais, si par
exemple il y avait
une volonté, pour une raison ou pour
une autre, pour un circuit d'avoir une propriété d'autobus plutôt que le donner
par contrat, est-ce que ce sera possible ou ce n'est pas possible?
Est-ce que le réseau pourrait devenir propriétaire d'autobus?
M. Sauvé
(Sylvain) : Oui, ce n'est
pas exclu. Du côté du réseau, il y aura la possibilité de faire le choix entre donner des contrats à des transporteurs privés ou
exploiter en régie. Donc, c'est le réseau qui fera le choix au meilleur intérêt
des contribuables qui seront desservis par le réseau.
Président (M. Reid) :
Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article
2? Alors, nous allons suspendre, avec votre consentement, l'article 2,
et, M. le ministre, nous passons à l'article 3