House Proceedings — 15 June 2018 (41st Legislature, 1st Session)

2018-06-15

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 15 June 2018 (41st Legislature, 1st Session)

2018-06-15

Quebec — Debates (Hansard)

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le

député de Matane-Matapédia. Maintenant, je vais céder la parole à M. le député de

D'Arcy-McGee.

M. Birnbaum : Mme la Présidente, chaque année, à la veille des fêtes les plus

solennelles juives, Larry Rosenthal invite

les gens de la circonscription de D'Arcy-McGee et des alentours à rendre hommage aux hommes et

aux femmes issus de la communauté juive du Québec et à travers le Canada

qui ont fait l'ultime sacrifice au nom de notre liberté collective durant les

deux guerres mondiales ainsi que la guerre de Corée.

Allow me to pay honor to

Mr. Rosenthal, who remembers with us each year his dear brother, some

163 Quebeckers, and more

than 350 other Canadian Jews who gave their lives in the fight for the

freedom, prosperity, and justice so emblematic

to our country and, sadly, too often taken for granted. I join him in paying

this important tribute and remind each of the families of the fallen

that their loved ones are not forgotten.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le

député de D'Arcy-McGee. Maintenant, je me tourne vers M. le député de Côte-du-Sud,

qui fera, je crois, sa dernière déclaration.

M. Morin : Merci,

Mme la Présidente. Vous avez tout à fait raison. Vous allez le comprendre avec ce que je vais déclarer ce

matin.

Aujourd'hui, je tiens à remercier des citoyennes et des citoyens que je tiens en haute

estime : les électrices et les électeurs de Côte-du-Sud.

Durant

près de 15 ans, j'ai eu le privilège de les représenter et de faire valoir

leurs intérêts à l'Assemblée nationale. Ils

ont su proposer des projets mobilisateurs en plus de toujours se rallier pour

faire de Côte-du-Sud une région forte,

et ce, autant du point de vue économique que social. J'ai également eu la

chance de côtoyer des élus municipaux, des chefs d'entreprise, des

organismes qui ont à coeur le développement de leur communauté.

la Présidente, bientôt je tournerai la page sur un

chapitre très important de

ma vie, duquel je garderai des souvenirs

impérissables. Merci à vous, chères citoyennes, chers citoyens, de m'avoir

donné ce privilège de vous servir. Ce fut pour moi un grand honneur.

Merci.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député

de Côte-du-Sud. Et maintenant je vais céder la parole à Mme la députée

de Louis-Hébert.

Mme Guilbault :

Merci, Mme la Présidente. C'est un

réel honneur de rendre hommage en nos lieux à une femme exceptionnelle de la circonscription de Louis-Hébert. Présente avec nous dans les tribunes,

Mme France Dorval a fondé, en

1993, La Maison des jeunes de Saint-Augustin-de-Desmaures. Comptant deux points

de service, L'Intrépide, situé dans

le centre du village, et L'Illusion, situé dans le secteur des Bocages, ces

lieux-phares assurent une prévention active en matière de santé et de

services sociaux auprès des nombreux jeunes qui les fréquentent.

Indispensable

à notre écosystème collectif, Mme Dorval, tantôt directrice, tantôt

intervenante ou simplement guide de

vie, joue un rôle prépondérant pour le bien-être et l'épanouissement de notre jeunesse, et ce,

depuis les 25 dernières années.

Animée par le désir d'accompagner ces jeunes de 11 à 17 ans à devenir des citoyens

autonomes et responsables, elle les

mobilise autour d'un lieu d'échange sain où chacun peut en toute sérénité

développer son plein potentiel grâce à une multitude d'activités

sociales et collaboratives.

Dorval, votre indéfectible dévouement est exemplaire, et recevez l'expression

de ma profonde admiration.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous

remercie, Mme la députée. Et nous souhaitons la bienvenue à Mme Dorval ici, à l'Assemblée

nationale.

Pour la prochaine déclaration,

je vais céder la parole à M. le député de Vimont.

Rousselle : Merci, Mme la Présidente. Je suis fier, aujourd'hui, Mme la Présidente, de féliciter Meaghan Benfeito

et Caeli McKay, en cette dernière journée de la 41e législature,

pour leur médaille de bronze à la Coupe du monde de Wuhan, en Chine.

Canadiennes ont récolté 324,42 points, terminant derrière les Chinoises et

les Nord-Coréennes. Non seulement elles

ont gagné leur toute première médaille à leur première coupe mondiale ensemble,

mais elles se sont qualifiées aussi pour la coupe mondiale de l'année

prochaine.

Force

est de constater que le travail acharné, la persévérance et la détermination de

ces deux athlètes les ont menées au podium. Je suis fier de vous deux,

mais en particulier de toi, Meaghan, citoyenne vimontoise, qui se dit plus

forte mentalement que jamais. Encore une

fois, bravo! Bon succès. Et je vous dis à l'année prochaine. Merci, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de

Vimont. Et maintenant je reconnais M. le député de Mercier, qui... Ce

sera sa dernière déclaration, je crois.

M. Khadir : Eh oui! Merci, Mme la Présidente. Et je veux en profiter

pour souligner la mémoire de Fredy Villanueva à l'Assemblée nationale.

9 août 2008, Fredy Villanueva, Québécois d'origine hondurienne de

18 ans et sans antécédent judiciaire, a perdu la vie aux mains d'un policier à Montréal-Nord.

L'intervention démesurée fit aussi deux blessés, Jeffrey S.‑Metellus et

Denis Meas. Une émeute sans précédent a suivi, et le Québec en fut marqué.

profilage racial à l'origine de cette violence fut l'objet d'une vaste enquête.

Hélas! Plusieurs des recommandations émanant

du rapport public sont tombées dans l'oubli. L'environnement politique,

juridique, économique et social actuel du Québec ne favorise pas encore

l'accès à une véritable justice.

J'invite donc l'Assemblée nationale à appuyer la

demande de la famille de Freddy en érigeant un mémorial sur le lieu où il a été

abattu comme un espace de recueillement pour souligner la résilience de ces

familles et celle de toutes

les victimes de bavures policières et pour aider à guérir les plaies laissées

par l'impunité des auteurs de ces violences et du profilage racial. Merci,

Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie de votre déclaration. Maintenant, je vais céder la parole à Mme la députée

de Charlevoix—Côte-de-Beaupré.

Simard : Merci, Mme la Présidente. Alors, aujourd'hui, je désire souligner la performance

exceptionnelle du journal Autour de l'Île , qui s'est illustré lors du congrès 2018 de l'Association des médias

écrits communautaires du Québec.

En effet, il a remporté cinq prix, et j'ai

nommé : le premier prix Texte de journaux à petit tirage, remis à M. Bruno Laplante et réservé à ceux qui

impriment un maximum de 4 500 copies;

le premier prix Conception graphique — format tabloïd, remis à Orage

Communication, responsable de l'image actuelle du journal; le premier prix Critique à Mme Karine Fortin, rédactrice

depuis 2017; le premier prix Bénévole de l'année, remis à Mme Caroline

Roberge, présidente; le troisième

prix Opinion, remis à M. Normand Gagnon. Et ce n'est pas tout, puisque le

journal Autour de l'Île a terminé second dans la catégorie

Journal de l'année.

Je suis très

fière des médias communautaires de chez nous. Je remercie l'équipe d' Autour

de l'Île pour sa précieuse contribution et la félicite d'être un

partenaire de tous les instants pour le bénéfice de la communauté insulaire que

je représente fièrement. Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la

députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré. Maintenant, je cède la

parole à M. le député de Deux-Montagnes.

M. Charette : Merci, Mme la

Présidente. Terminons cette session par un appel, que je nous lance à tous, à

découvrir de nouvelles saveurs et à encourager nos producteurs locaux.

Dans ma circonscription, plus particulièrement

dans le secteur historique du Vieux-Saint-Eustache, la Société de développement

économique de Saint-Eustache tiendra, de juillet à septembre, la

10e édition de son marché public. Vous y

découvrirez une quarantaine d'exposants qui offrent un vaste choix de produits

locaux comme des fruits et des légumes

frais, de fines herbes, des fromages fins, des viandes, des plats préparés sur

place, des produits de l'érable, et bien d'autres.

Les marchés

publics québécois jouent un rôle essentiel dans la promotion de notre

savoir-faire agroalimentaire, et, dans le cas du marché public du Vieux-Saint-Eustache,

la richesse patrimoniale et historique qui l'entoure en vaut le déplacement.

Félicitations

à la Société de développement économique de Saint-Eustache, aux producteurs

locaux et à la ville pour cette brillante initiative! Merci, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le député de

Deux-Montagnes. Et maintenant je me tourne vers Mme la députée de

Mille-Îles.

Charbonneau :

Merci, Mme la Présidente. Je tiens à souligner aujourd'hui la journée mondiale

de la lutte contre la maltraitance des personnes aînées, qui se tient le

15 juin chaque année.

Il est de notre devoir de faire du Québec

une société encore plus respectueuse des personnes aînées, où

les gestes de bientraitance sont valorisés

et intégrés à nos comportements. Comme la tradition le suggère, je vous invite,

ainsi que toute la population

du Québec, à porter le ruban mauve pour témoigner de votre

solidarité envers cette cause et de notre engagement à agir face à de

telles situations.

C'est avec

votre appui et celui de l'ensemble de la population que les personnes aînées du Québec

pourront vivre dans une société

plus juste, sécuritaire et bienveillante. Et, comme on aime bien le dire depuis

plusieurs années, Mme

la Présidente, c'est ensemble qu'on est plus forts que la maltraitance.

Merci.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, Mme la

députée Mille-Îles.

Et maintenant je cède

la parole à M. le député de Jonquière.

Gaudreault : Oui, merci, Mme la Présidente. Alors, je tiens à souligner les 25 années d'existence du Programme d'éducation intermédiaire de l'école

secondaire de Kénogami, à Jonquière. Le 19 avril dernier se tenaient

d'ailleurs une conférence et un gala pour

souligner cet événement. Ce programme permet aux étudiants de s'ouvrir sur le

monde en les sensibilisant à différents sujets tout en leur permettant

d'apprendre une langue seconde.

Après

25 années à proposer le PEI, l'école secondaire Kénogami continue avec son

succès en attirant la majorité des

élèves de l'école à s'y inscrire. 400 des 760 élèves de l'école sont

inscrits au programme. De plus, dès septembre prochain, le PEI va

accepter un nouveau groupe, ce qui va porter le nombre d'élèves de première

secondaire inscrits à 100.

Félicitations à l'école secondaire Kénogami pour

les 25 ans de ce programme novateur qui fait découvrir différentes

facettes du monde aux jeunes de Jonquière! Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Gaudreault) :

Je vous remercie, M. le député de Jonquière.

Alors, pour clore cette rubrique de déclarations

de députés, j'ai besoin de votre consentement pour permettre à M. le député de Masson de faire une

11e déclaration. Vous consentez à ce que M. le député prenne la parole? La

parole est à vous, M. le député.

M. Lemay : Mme la Présidente, ce

samedi 16 juin, la relève entrepreneuriale de partout au Québec s'activera

à l'occasion de la cinquième édition de La Grande journée des petits

entrepreneurs. La Chambre de commerce et d'industrie

Les Moulins emboîte cette année le pas afin de permettre à de jeunes

entrepreneurs âgés de cinq à 12 ans de découvrir les rouages de l'entrepreneuriat et les mérites qui y sont

rattachés. Ce sont donc une vingtaine d'enfants ainsi que 13 petites entreprises qui seront présents à

la bibliothèque Bernard-Patenaude, de Mascouche, pour y vendre hot-dogs,

bracelets et produits de tous genres issus de leur imagination

débordante de créativité.

Je tiens à

remercier la CCIM, qui, en plus de poursuivre sa mission principale de

promotion de l'entrepreneuriat dans

notre région, permet de mettre nos jeunes à l'avant-scène en leur faisant

prendre conscience que c'est la somme de leurs efforts qui leur permettra de récolter les fruits de leur travail.

Je félicite tous les jeunes entrepreneurs qui osent se lancer dans cette

aventure d'un jour et je vous encourage à persévérer afin d'atteindre tous vos

objectifs.

Ce samedi,

dès 11 heures, c'est un rendez-vous à la bibliothèque Bernard-Patenaude

pour La Grande journée des petits entrepreneurs. Merci, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Gaudreault) : Je vous remercie, M. le

député de Masson.

Alors, ceci met fin à la rubrique de déclarations de députés.

Et je suspends nos travaux quelques instants.

(Suspension de la séance à 9 h 54)

Le Président :

Vous êtes bien gentils, mais il faut commencer. Alors, Mmes, MM. les

députés — non,

rassoyez-vous pas tout de suite — nous allons procéder par une courte

période de recueillement.

J'ai reconnu,

dans nos galeries, notre ancien président, M. Yvon Vallières, qui a été député pendant 33 ans du comté de

Richmond.

Je vois aussi

notre ancien collègue, Yves-François Blanchet, qui a été député de Johnson

pendant plusieurs années. Tu peux te lever. Si tu te levais, on te

verrait. Bien oui! Bien, voilà, c'est fait.

Le Président :

Bien oui! C'est un grand timide.

Alors, nous

poursuivons les affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.

À la rubrique Dépôt

de documents, M. le ministre des Finances.

Leitão : Merci, M. le Président. M. le Président, bonjour à vous

aussi. Alors, permettez-moi de déposer le plan

stratégique 2018-2022 de l'Institut de la statistique du Québec.

Le Président :

Ce document est déposé. Mme la ministre du Travail.

Vien : Bonjour, M. le Président. Alors, je dépose aujourd'hui avec plaisir le rapport annuel de

gestion 2017 de la Commission de la construction du Québec et le rapport

annuel de gestion 2017 de la Commission de la construction du Québec.

Le Président :

Alors, ces rapports sont déposés. M. le ministre de l'Éducation.

M. Proulx :

Merci, M. le Président. Avec votre permission, je dépose l'avenant n° 2

à l'Entente relative à la mise

en oeuvre du Plan Nord à l'horizon 2035, plan d'action 2015-2020 du gouvernement

du Québec.

Le Président :

Ce document est déposé. M. le ministre des Forêts.

M. Blanchette :

Alors, merci, M. le Président, en particulier pour toutes ces belles années, au

nom des Québécois et des Québécoises. Mais je dépose aujourd'hui, en plus, le

rapport annuel 2017-2018 de la Société des établissements de plein

air du Québec.

Le Président :

Ce rapport est déposé. Au dépôt de documents, M. le ministre et leader du

gouvernement.

M. Fournier :

Merci, M. le Président. Je dépose les réponses du gouvernement aux pétitions

présentées par le député de Granby le 26 avril 2018.

je dépose les réponses du gouvernement aux questions inscrites au feuilleton le

6 juin 2018 par la députée de Marie-Victorin, le 7 juin

par le député de Rimouski, le 13 juin par le député de Mercier.

Enfin,

M. le Président, et comme je m'y suis engagé hier, je dépose le compte

d'honoraires pour l'avis juridique.

Le Président :

Ces documents sont déposés. Mme la ministre du Travail, à

titre de leader

adjointe.

Mme Vien :

Oui, M. le Président. J'ai le plaisir de déposer, au nom de mon collègue le

ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, le rapport annuel de

gestion du Comité Entraide pour la campagne d'Entraide 2016 et le rapport

d'activité 2016-2017 du Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et

l'exclusion sociale. Voilà.

Le Président : Alors, ce rapport

est déposé.

Pour

ma part, je dépose les rapports des activités des relations

interparlementaires, internationales des sections et délégations de

l'Assemblée nationale pour l'année financière 2017-2018.

Je dépose aussi le

calendrier prévisionnel des travaux de l'Assemblée pour 2018-2019. J'aurais

besoin d'un consentement pour déroger aux articles 19 et 19.1 de notre

règlement concernant le calendrier parlementaire et les semaines de travail en

circonscription. Est-ce que j'ai un consentement?

Des voix :

Consentement.

Le Président :

Consentement.

Il n'y a pas de dépôt

de rapports de commissions.

À la rubrique Dépôt

de pétitions, M. le député de Deux-Montagnes.

M. Charette :

Merci, M. le Président. Je dépose l'extrait d'une pétition adressée à

l'Assemblée nationale, signée par 5 101 pétitionnaires.

Désignation : citoyens et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant

que la

Loi sur le bien-être et la sécurité de l'animal stipule que les animaux

ne sont pas des biens, mais qu'ils sont des êtres doués de sensibilité

ayant des impératifs biologiques et que cette loi confirme la volonté du

gouvernement de réprimer la négligence et la cruauté envers les animaux;

«Considérant

que cette loi stipule aussi que l'espèce humaine a une responsabilité

individuelle et collective de veiller au bien-être et à la sécurité des

animaux;

«Considérant

que les chats errants sont des animaux domestiques perdus ou abandonnés sans

domicile fixe et qu'ils sont victimes de grande violence parce que non

protégés;

«Considérant

que les chats errants ont besoin de se nourrir, de boire et d'avoir un abri et

qu'il est cruel de ne pas répondre à ces impératifs biologiques;

«Considérant que des

villes et municipalités du Québec interdisent de nourrir les chats errants et

que cette interdiction va à l'encontre de l'esprit de la

Loi sur le bien-être

et la sécurité de l'animal;

«Et l'intervention

réclamée se résume ainsi :

«Nous,

soussignés, demandons au gouvernement du Québec de :

«Déclarer

que les chats errants sont dorénavant considérés comme les chats de la

communauté;

«Reconnaître que les

chats de la communauté ont pleinement le droit de circuler sur le territoire

des villes et municipalités, libres de toutes contraintes, étant donné qu'ils

n'ont pas de domicile fixe;

«Reconnaître

le droit légitime de tout citoyen de voir au bien-être des chats de la

communauté en leur fournissant nourriture, eau et abri.»

Je certifie que cet

extrait est conforme à l'original de la pétition.

Le Président :

Alors, l'extrait de cette pétition est déposé. J'invite maintenant M. le député

de Terrebonne.

Traversy : Merci beaucoup, M. le Président. Donc, je

dépose l'extrait d'une pétition adressée à l'Assemblée nationale du Québec, signée par

131 pétitionnaires, qui s'ajoutent à 1 300, signée par Internet, donc

pour un total de près de 1 500 pétitionnaires. Désignation : citoyens

et citoyennes du Québec.

«Les faits invoqués

sont les suivants :

«Considérant que,

depuis plusieurs années, l'est de la ville de Terrebonne a connu l'une des plus

importantes croissances démographiques de la région, ce qui affecte

[particulièrement] les besoins en matière de transport;

«Considérant [que]

d'importantes et [de] quotidiennes problématiques de fluidité [et de]

circulation [sont présentes] dans l'est de la ville de Terrebonne;

«Considérant qu'avec

l'ajout de plusieurs [...] unités au sein du quartier de La Croisée urbaine,

des solutions doivent être mises en place afin d'améliorer la mobilité dans le

secteur;

«Considérant

que le Train de l'Est, dont l'implantation s'est faite au coût de près de

750 millions de dollars, est essentiel pour répondre aux besoins

quotidiens en transport;

«Considérant

que l'actuel projet du gouvernement du

Québec de Réseau express métropolitain — M. le Président — compromettrait le trajet en obligeant les

passagers à faire une correspondance pour se rendre au centre-ville de

Montréal;

«Considérant

que l'intervention des autorités gouvernementales provinciales est nécessaire

pour l'implantation d'une

partie de la stratégie globale d'amélioration

de la mobilité et du transport dans le secteur;

«L'intervention réclamée se résume ainsi :

«Nous, soussignés, demandons au gouvernement du

Québec, ainsi qu'à l'Autorité régionale de transport métropolitain — l'ARTM — et au

Réseau de transport métropolitain — le RTM :

«De maintenir [les services] du Train de l'Est

jusqu'au centre-ville;

«D'augmenter le nombre de départs quotidiens du

Train de l'Est vers le centre-ville; et

«D'aménager

[...] le secteur des voies réservées au transport collectif [...] au

covoiturage sur l'autoroute 40 dans les deux directions.»

Je certifie que cet extrait est conforme à

l'original de la pétition.

Le Président : Alors,

l'extrait de cette pétition est déposé.

Et, pour une

544e fois, il me plaît de vous dire qu'il n'y a pas de réponses orales aux pétitions ni d'interventions

portant sur une question de droit ou de privilège.

Nous en

sommes donc rendus à la période de questions et de réponses orales, et je cède

la parole à M. le chef de l'opposition officielle.

M. Lisée :

Merci, M. le Président. Je n'ai aucun doute lorsque le premier ministre me dit

qu'il est fier d'être canadien et j'ai une bonne idée que, le

1er juillet prochain, il va célébrer sa fierté d'être canadien. J'ai un

grand doute au sujet du chef de la deuxième opposition, il est moins crédible. Mais, lorsque le premier

ministre me dit qu'il est fier

de son bilan de fédéralisme pendant quatre ans, là je ne le suis pas. Et on va

faire la liste ensemble. Il a demandé que le fédéral maintienne ou augmente ses

transferts en santé pour le bien des patients du Québec. Un échec total, il

s'est fait rouler dans la farine. Et d'ailleurs

ils célébraient, à la Chambre des communes, le fait d'avoir dit non au Québec.

Il a demandé à deux premiers ministres successifs, Stephen Harper et

Justin Trudeau, de, s'il vous plaît, réouvrir une conversation qui permettrait au Québec d'être dans la Constitution canadienne. Il

s'est fait retourner comme un malpropre par l'attaché de presse de Stephen Harper. Et Justin Trudeau a dit non

avant même de lire son document. Il a demandé le rapport d'impôt unique

pour sauver 800 millions de dollars. Justin Trudeau a ri de la demande québécoise.

Quelle note se donne-t-il sur la gestion du

fédéralisme, D ou E?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : Bien, le problème, M. le

Président, c'est que le chef de l'opposition officielle et son groupe n'ont jamais

eu de réponse crédible comme alternative. Le scénario qui, avec respect, et on

peut militer pour ça certainement,

c'est légitime, est l'article premier de leur programme, je pense qu'il y a une

bonne majorité de Québécois et de Québécoises, y compris peut-être dans leurs rangs,

qui savent que, dans le fond, il est fort peu probable que ça se réalise

jamais. Ce qui veut dire qu'il faut donc affirmer le Québec

dans le Canada, et le faire de façon répétée, avec un

message positif sur les deux côtés. Pourquoi

demanderions-nous aux Québécois de choisir entre leurs racines québécoises,

leur identification forte au Québec

et leur appartenance canadienne? Pourquoi? C'est un faux choix. Il faut avoir les deux, qui

reflètent notre territoire, notre patrimoine et notre parcours historique.

Alors, je suis très, très fier d'être Québécois, très fier d'être Québécois, de ce

qu'on a réussi comme société et

ce qu'on continue à réussir, mais je suis également fier d'avoir

la citoyenneté et d'appartenir à un grand pays qui est admiré partout sur la

planète.

Maintenant,

dans une fédération, M. le

Président, il y a

des tensions, des demandes, des réponses. Mais le Québec a progressé. Le Québec progresse

sans arrêt au cours des dernières années. Et il y a plusieurs éléments qui

permettent de le démontrer. Alors, je sais

bien que, du côté de l'opposition

officielle, on voudrait peindre ce

qui est un succès pour tous les citoyens

de la planète Terre, hein, le fédéralisme canadien, le peindre comme problème,

mais, pour le Québec, ça a été une formidable source de prospérité, de

croissance et également de promotion de notre culture et de notre langue.

Le Président : Première

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée : Bien, le premier

ministre ne répond pas à ma question.

Je le sais, qu'il est fédéraliste. Je le sais, qu'il n'est pas pour

l'indépendance. Ce n'est pas ça, la question. C'est

que, sous sa gouverne, le Québec s'est fait gifler à répétition par Ottawa. Et là on nous dit, à

Ottawa : C'est tellement important de savoir qui, du Québec ou du fédéral,

va permettre ou non de faire pousser du pot dans une maison qu'on vous

refuse le droit même de décider ça.

Est-ce qu'il est content

du fédéralisme, qui le gifle à répétition?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : M. le Président, l'allégeance à une citoyenneté,

ça a plusieurs aspects. Le type de citoyenneté est important. Le message

que cette citoyenneté envoie au monde est important aussi. Mais il y a

également les aspects pratiques, les aspects

fiscaux, les aspects matériels, et il n'y a aucun doute qu'il y a un immense

bénéfice pour le Québec de faire

partie de la fédération canadienne. Dans les

derniers comptes publics, il y a un excédent de 16 milliards de

dollars des dépenses du gouvernement fédéral

par rapport à ses revenus au Québec. 16 milliards de dollars. Et ils n'ont

aucune solution crédible pour le

remplacer. Les transferts fédéraux ont augmenté, pas juste la péréquation, y

compris en santé, les transferts fédéraux ont augmenté. On a des

négociations couronnées de succès pour les infrastructures. Il y aura d'autres

bonnes nouvelles bientôt. Le fédéralisme canadien...

Le Président : En terminant.

M. Couillard : ...fonctionne

très bien pour les Québécois.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée :

Il ne répond pas. Comparé à des comparables, Jean Charest, Robert Bourassa,

Jean Lesage, le premier ministre

actuel a présidé au plus grand rapetissement de la place du Québec au sein du

Canada. Aucun de ses prédécesseurs libéraux ne s'est fait dire non avec

une telle constance.

Comment

explique-t-il que, sous sa gouverne, le Québec n'est plus qu'une quantité

négligeable face à Ottawa?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Couillard : Bien, je reconnais le discours qu'affectionne

l'opposition officielle de tout temps. C'est le discours de la victime, c'est le discours de l'humiliation,

c'est le discours du porteur d'eau. C'est ça, le discours du Parti québécois.

Ce n'est pas le discours de la fierté.

Le Président : S'il vous

plaît! S'il vous plaît!

M. Couillard : Non, non, non, M. le Président. Non, M. le

Président, ce n'est pas le discours de la fierté. C'est le discours de la victime. Les Québécois sont un

peuple fort. Nous ne sommes pas des victimes. Nous sommes ceux qui

réussiront le mieux dans ce siècle en Amérique du Nord.

Le Président : Troisième

complémentaire, M. le chef de l'opposition.

M. Lisée :

Alors, il s'est fait dire non pour la taxation du commerce électronique, par

Ottawa. Il s'est fait dire non pour avoir... pour fermer les paradis

fiscaux. Il s'est fait dire non pour la prédominance des lois fédérales en

environnement. Puis il est content. Ce n'est pas le syndrome de la victime,

c'est le syndrome de Stockholm.

Est-ce qu'il

est incapable de réaliser que non seulement il se fait avoir dans le Canada,

mais parce qu'il est faible, lui,

parce que son parti est faible, il affaiblit tout le Québec à l'intérieur du

Canada, et son bilan, c'est un échec de fédéralisme?

Le Président : Monsieur...

Le Président : S'il vous

plaît! S'il vous plaît! Correct? M. le premier ministre.

M. Couillard : Je ne veux pas, en cette dernière journée de

session, M. le Président, accabler trop mon collègue. Peut-être

pourrait-il nous expliquer quelle est la force de son mouvement

indépendantiste, actuellement, au Québec, à la

lumière des événements récents, à la lumière de la déliquescence politique

de cette option, on le voit sur toutes les scènes. Pourquoi? Pourquoi? Parce

que les Québécois

sont heureux, les Québécois vivent bien, les Québécois profitent à la fois

de l'héritage fier d'être Québécois et d'être Canadiens. Être Québécois, c'est et ce sera toujours notre façon d'être

Canadiens, M. le Président.

Le Président :

Principale, Mme la députée de Joliette.

Hivon : Le bilan de ce gouvernement en éducation est tout

simplement désastreux, M. le Président. Après des années de compressions et maintenant des beaux discours, on apprend

ce matin que les enseignants se lèvent pour dénoncer le manque criant de ressources à la maternelle, au moment le

plus important, dès le départ du parcours scolaire de nos tout-petits.

Alors que ce gouvernement se targue de valoriser l'importance d'agir tôt, il

privilégie pourtant les garderies privées,

il laisse agir les garderies non régies comme bon leur semble et il ne donne

pas les ressources suffisantes aux

maternelles. Près de 30 % des enseignants se sont carrément fait refuser

leurs demandes de service pour leurs élèves, et, même lorsque la réponse

a été positive, 68 % témoignent que l'aide n'est pas suffisante.

Comment le

gouvernement peut-il laisser tomber nos enfants au moment le plus précoce, le

moment le plus important, le plus déterminant de leur parcours scolaire?

Le Président :

M. le ministre de l'Éducation.

M. Proulx :

Oui, M. le Président, ça me fait plaisir de me lever également. Je prends un

instant pour vous saluer, M. le Président, pour l'ensemble du travail que vous

avez fait pour nous et au cours des nombreuses années ici, dans ce Parlement.

vais répondre à la collègue, M. le Président, en disant ceci : D'abord,

nous travaillons à tous les jours pour préparer les enfants à l'école. Ça veut

dire quoi, M. le Président? C'est investir du temps, des ressources, des moyens

pour qu'il y ait cette préparation à la vie scolaire, de la naissance à

l'entrée à l'école. Pour ce faire, M. le Président, il y a plusieurs options : il y a de soutenir les parents, il

y a de soutenir les communautés, il y a investir dans nos services, il y a

travailler avec nos services de garde

éducatifs pour les rendre encore plus éducatifs et surtout pour les arrimer

mieux encore avec le système

d'éducation, il y a mettre en place des maternelles quatre ans, comme nous le

faisons, en déployant mais en donnant aussi des ressources, et du

matériel, et des locaux adéquats.

le Président, ce que disent les profs ce matin, c'est qu'ils en veulent plus.

La bonne nouvelle, M. le Président, c'est que nous en faisons plus : cinq

ans d'embauche, M. le Président, c'est la prévisibilité du gouvernement libéral

en éducation, cinq ans, 8 000 ressources nouvelles, M. le Président,

qui seront en services directs pour les enfants du Québec. On a commencé

avec les tout-petits, nos jeunes. Pourquoi, M. le Président?

Le Président :

En terminant.

M. Proulx :

Parce que c'est important de partir dès le début, et c'est ce que nous faisons.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Joliette.

Hivon : Vous avez vu que je n'ai pas eu de réponse sur ma

question pour les cinq ans. L'éducation pour ce gouvernement, ça a rimé, depuis le début de leur mandat, avec

compressions, coupe de centaines de professionnels, coupe dans l'aide aux

devoirs, dans les organismes de lutte au décrochage, une chaise musicale de

ministres et des chaînes humaines autour des écoles. C'est assez.

Maintenant, on a des

belles paroles depuis un an, mais les actions concrètes ne sont pas là sur le

terrain. Nous, on dit : Plus jamais. Il faut une loi bouclier

anticompressions.

Comment le ministre

peut justifier que des milliers d'enfants de cinq ans n'ont pas les services

auxquels ils devraient avoir droit?

Le Président :

M. le ministre de l'Éducation.

M. Proulx :

M. le Président, notre réponse en éducation, c'est : investissement et

ambition. C'est ça que nous faisons,

M. le Président, au quotidien. La politique sur la réussite éducative, c'est

une politique qui va se déployer sur 13 ans.

C'est une destination, c'est une vision, c'est une mobilisation de tous les

acteurs de la société derrière l'éducation, qui est le socle au Québec.

C'est le socle de notre société.

M. le Président, si on parle davantage

de l'éducation, si ce sera un thème très important, je le souhaite, dans la

prochaine campagne électorale, c'est parce que nous avons fait, avec les gens

du Québec, de l'éducation une priorité. Nous

investissons des sommes importantes, des ressources nouvelles. Nous prenons

soin de nos tout-petits, nous les aimons, nos enfants. Nous travaillons

avec eux.

Le Président :

En terminant.

M. Proulx :

Vous savez quoi, M. le Président? Il y aura encore des nouvelles ressources

l'an prochain.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Joliette.

Hivon : Comment le ministre peut-il dire ça sérieusement

quand on voit ces chiffres-là, effarants, ce matin, quand il se targue

de l'importance d'agir tôt, alors qu'on a des milliers d'enfants de cinq ans

qui n'ont même pas de ressources pour répondre à leurs besoins dès le début de

leur parcours? Il est grandement temps d'un changement de gouvernement pour qu'enfin l'éducation soit une

priorité avec une loi bouclier anticompressions, avec, oui, des services

de garde de qualité dans nos CPE, de l'accessibilité.

Pouvez-vous au moins

reconnaître la pire de vos erreurs, d'avoir négligé la petite enfance et

l'éducation au Québec?

Le Président :

M. le ministre de l'Éducation.

M. Proulx :

M. le Président, pour soutenir l'éducation, ce n'est pas d'un bouclier péquiste

dont on a besoin, c'est de la

prospérité, M. le Président. Tant et aussi longtemps qu'il y aura de la

prospérité, on sera capable de mettre davantage de ressources financières dans les écoles, dans le système d'éducation,

dans nos services de garde éducatifs, en enseignement supérieur, parce

que l'éducation, M. le Président, c'est tout au long de la vie, ça se passe

aujourd'hui.

sommes nouvelles, M. le Président, elles sont directement dans les écoles. Les

ressources supplémentaires, partir du bon pied, dont il est question ce

matin, ça existe pourquoi, M. le Président? Parce qu'il y a un gouvernement responsable qui a dit que, pendant cinq ans, on va

embaucher 8 000 ressources. On travaille à changer les programmes. On va créer un cycle préscolaire. On travaille

avec les maternelles quatre ans et les maternelles cinq ans. On va acheter

de la littérature jeunesse.

M. le Président, on a

des activités adaptées...

Le Président :

En terminant.

M. Proulx :

...du personnel bien formé. On en prend soin, de nos enfants, ils vont

réussir...

Le Président :

Principale, M. le député de Bonaventure.

Roy : M. le Président, des victimes du fédéralisme, nous, on en

connaît, ce sont les pêcheurs de la Gaspésie, qui digèrent très mal la décision du gouvernement fédéral d'interdire la

pêche au homard dans plusieurs zones de pêche. 70 des 163 détenteurs de permis de pêche de la Gaspésie seront

touchés. Pourtant, ces derniers avaient des propositions à faire au fédéral.

Aucune écoute, aucun respect, aucun intérêt du fédéral face aux pêcheurs de la Gaspésie.

Déjà, on parle d'une

perte d'environ 1 000 emplois. C'est toute l'économie de la Gaspésie

qui va en souffrir. De plus, on a appris

qu'il y a maintenant une cellule de crise au CISSS de la Gaspésie pour

s'occuper des gens qui subiront les conséquences psychologiques de cette

perte d'emploi.

Est-ce que le

ministre ou un ministre va se tenir debout et exiger du fédéral des solutions

immédiates pour les pêcheurs de la Gaspésie?

Le Président :

M. le ministre des Forêts.

M. Blanchette : Alors, M. le Président, je vais répondre à ça

avec grand plaisir. Suite à une présence de baleines noires, le gouvernement fédéral a fermé des zones

de pêche, ce qui entraîne des conséquences terribles pour les travailleurs

de l'industrie. Dès

que cette décision-là a été prise par le fédéral, mon collègue du MAPAQ a pris

engagement auprès du gouvernement

fédéral de bien travailler avec eux.

Et nous soutenons les Gaspésiens, nous soutenons les travailleurs et travailleuses, et c'est pour cette raison que trois de nos

collègues sont en Gaspésie aujourd'hui pour aller à la rencontre des gens, pour parler avec les pêcheurs

commerciaux directement. Nos programmes gouvernementaux continueront

d'aider les travailleurs de cette région. On y tient, à ça, et nous

sommes en action. Nous défendons les intérêts de nos pêcheurs et nous

nous assurons de poursuivre dans cette direction, soyez-en rassuré, M. le

Président.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Bonaventure.

Roy : M. le Président, les pêcheurs ont proposé des solutions au gouvernement fédéral. 80 %

des casiers sont dans des zones où il

n'y a pas de baleine. Donc, on ne comprend pas l'attitude du gouvernement

fédéral face aux pêcheurs du Québec

et on ne comprend pas non plus l'immobilisme du gouvernement du Québec pour

défendre les travailleurs de la Gaspésie.

Est-ce

que vous allez faire pression sur le gouvernement fédéral pour qu'il respecte

les Gaspésiens? Ils ont donné 300 millions aux provinces de

l'Atlantique pour subventionner leur industrie, et nous n'avons eu rien.

Le Président :

M. le ministre des Forêts.

Blanchette : M. le Président, en tout respect, je corrige mon

collègue. Dès la prise de décision, mon collègue a été en contact avec son vis-à-vis du fédéral. On

est sur place. Présentement, aujourd'hui, trois ministres sont là pour essayer de regarder les éléments de solution. Les

travailleurs ne seront jamais abandonnés. On va continuer à poursuivre...

Vous savez, cette histoire-là, de baleines

noires, c'est un sujet des plus délicats. Honnêtement, on l'a adressé au

fédéral tant en faisant nos contacts

qu'en allant sur place. Que voulez-vous qu'on fasse de plus? Et on

n'abandonnera jamais les pêcheurs de la Gaspésie, soyez-en rassuré, cher

collègue.

Le Président :

M. le député de Matane-Matapédia.

Bérubé : M. le Président, à

titre de leader de l'opposition,

je demande exceptionnellement le consentement pour que la deuxième

complémentaire puisse être posée par le député de Gaspé.

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Fournier :

Consentement que je me suis engagé à offrir, M. le Président.

Le Président :

Consentement? Consentement. M. le député de Gaspé, en deuxième complémentaire.

M. Lelièvre :

Merci, M. le Président. Dans le fond, ce qu'il faut, c'est que... Moi, je salue

la présence des trois ministres du

gouvernement du Québec ce matin en Gaspésie. C'est apprécié. Ça va donner de

l'espoir aux travailleurs. Mais il faut être

conscient, ce que les Gaspésiens puis les pêcheurs veulent, ce n'est pas des

mesures compensatoires, ce qu'ils

veulent, c'est reprendre la pêche, c'est gagner leur vie avec leur fier métier.

Puis il faut penser aux impacts collatéraux également.

Donc,

les mesures temporaires sont appréciées, mais il faut vraiment

convaincre Ottawa de revenir sur sa décision et de réouvrir de façon responsable la pêche

au homard, tout en protégeant les baleines. C'est faisable. Et il faut ramener

le ministre vraiment à la raison. Merci.

Le Président :

M. le ministre des Forêts.

M. Blanchette :

Alors, je remercie le collègue. Effectivement, il faut vraiment travailler

ensemble dans ce dossier-là. On est tout à fait d'accord, il faut faire pression sur le gouvernement fédéral, ce qui, dès les premiers moments de cette prise de décision là, a été fait par mon collègue.

Présentement, les trois ministres sont là justement

pour prendre... et comprendre bien, avec les échanges qu'ils auront avec

les pêcheurs commerciaux. On est tout à fait conscients que c'est crucial, c'est impérial. C'est tout à fait dans l'ordre des priorités. Et croyez-moi, cher collègue,

on sera là pour défendre vraiment les travailleurs et les pêcheurs de la

Gaspésie. Merci.

Le Président :

Principale, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault : M. le

Président, cette semaine, les députés

libéraux avaient un choix à faire : appuyer fermement la

Commissaire à l'éthique ou appuyer un ami libéral.

Le Président :

Chut, chut, chut!

M. Legault : Ils ont choisi, tous choisi, d'appuyer un ami

libéral. Le leader du gouvernement est même allé plus loin, il a demandé un avis juridique pour revoir le travail de la

Commissaire à l'éthique, ce qui a amené la Commissaire à l'éthique à dire que c'était une attaque, une

atteinte à l'institution. Ce n'est pas rien. Hier, le député de

Brome-Missisquoi est allé encore plus loin. Il a envoyé une mise en

demeure à la Commissaire à l'éthique et il exige que la commissaire se

rétracte et qu'elle présente ses excuses.

Ma question est très

simple au premier ministre : Est-ce qu'il est encore d'accord avec son

député de Brome-Missisquoi? Est-ce qu'il demande des excuses à la Commissaire à

l'éthique ou s'il pense que c'est lui qui devrait s'excuser?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Couillard : M. le Président, mon collègue chef de la deuxième opposition avait, lui aussi,

un choix à faire. Il l'a fait. On

laissera la population juger de son choix. Parce que,

là, il était testé dans la réalité. Dans la réalité, il était testé et il

a échoué.

Maintenant,

M. le Président, je vais vous dire, encore une fois, que c'est une question de simple justice et que cette question

de justice s'applique à tout le monde ici, quels que soient les partis. Et tous les citoyens,

tous les citoyens qui nous

écoutent... Parce que, si on affaiblit la justice pour les citoyens,

c'est pour tous les citoyens qu'on l'affaiblit. Alors, au terme de cette session, je suis très content de

voir qu'on est capables, nous, de maintenir des principes de justice vivants

dans cette Assemblée. Et c'est la raison d'ailleurs

pour laquelle les législateurs, c'est-à-dire nous-mêmes, avions prévu de soumettre ce genre de rapport à un vote de l'Assemblée nationale, qui

demeure souveraine. C'est ça, c'est ça, le message ici. Et on va

continuer, bien sûr, M. le Président, dans la même direction.

Mais

je vois que mon collègue évite — avec raison pour lui — les questions de bilans. Parce que j'ai

ressorti sa première question en mai 2014, où il disait que c'est très

inquiétant : « L'économie

du Québec, quand on regarde les emplois, la

croissance économique, ne va pas dans la même direction que ses voisins en

Amérique du Nord.» Ce matin,

titre dans La Presse :

Montréal, champion nord-américain de l'emploi . Il s'est trompé.

Le Président :

Première complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault :

Le premier ministre ne semble pas réaliser la gravité de son geste. Il a décidé

de museler le chien de garde de l'éthique des parlementaires pour

protéger la clique libérale. C'est la clique avant l'éthique.

Et je répète ma

question : Est-ce qu'il est d'accord avec le député de Brome-Missisquoi

pour demander à la commissaire de s'excuser, oui ou non?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Couillard : Bien, je n'ai pas

à répondre du député de Brome-Missisquoi, il pose ses gestes lui-même. J'ai à

répondre, cependant, du vote qu'on prend. Et, lorsque je me suis levé pour

voter sur cette question, j'ai voté pour la justice,

pour la justice. Et j'espère qu'on pourra, par la suite — suite, d'ailleurs, à ce qu'a noté la

commissaire elle-même — procéder à un ajustement du code d'éthique et

des directives en matière de logement. Il serait, d'ailleurs, fort

intéressant que chacun des membres ici explique comment ils gèrent leurs

allocations de logement. Peut-être, les médias pourraient-ils faire des

questions individuelles à chacun, et on aurait peut-être des résultats fort

surprenants, M. le Président.

Maintenant,

maintenant, M. le Président, je vais dire...

Le Président :

S'il vous plaît!

M. Couillard : M. le Président,

quand même, je vais continuer avec des citations historiques du chef de la deuxième opposition : «...mathématiquement,

c'est impossible de, un, remettre l'argent dans les services, deux, remettre

l'argent dans les poches des contribuables...»

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.

M. Legault :

Je vais m'adresser directement aux Québécois. Vous méritez mieux qu'un

gouvernement qui défend ses amis, vous méritez un gouvernement qui

défend vos intérêts. Allez voter le 1er octobre.

Le Président : S'il vous

plaît!

Président : Ça va! C'est trop bruyant. C'est une bonne idée que

de s'adresser aux Québécois, mais il faut le faire par la présidence, M.

le... M. le premier ministre.

M. Couillard : M. le Président, nous aussi, on s'adresse aux

Québécois depuis 2014. Il n'y a pas une journée où on n'a pas travaillé pour

que leur vie s'améliore, et leur vie s'est améliorée. Il y a encore du travail

à faire, mais on a fait des progrès extraordinaires au Québec. Le Québec

a profondément changé, changé depuis 2014.

Je reviens à la citation de l'impossibilité du

chef de la deuxième opposition. Moi, je pense qu'impossible ce n'est pas québécois, mais lui avait une autre

opinion. Alors, je le cite : «...mathématiquement, c'est impossible de, un,

remettre l'argent dans les services, deux,

remettre de l'argent dans les poches

des Québécois et, trois, rembourser la dette.» On a tout fait ça, M. le Président, il

s'est encore trompé.

Le Président : Principale, M.

le député de La Peltrie.

Le Président : Chut! Chut!

Chut!

Caire :

M. le Président, en cette journée de bilan, parlons du bilan éthique de ce

parti, surtout à un moment où,

par un délire que je ne comprends pas, ils ont décidé qu'ils étaient les gardiens de l'éthique des autres. Je pense

qu'il est à propos de leur rappeler

que les Franco Fava, William Bartlett, Charles Rondeau,

Marc-André Fortier, David Whissell, Chantal Landry, Tony Tomassi — je n'ai pas fini, je n'ai pas fini — Violette Trépanier,

Marc-Yvan Côté, Sam Hamad, Pierre Paradis,

Bruno Lortie, France Michaud, François Roussy — je continuerai en complémentaire — sont l'incarnation du bilan éthique

de ce parti.

Est-ce qu'il peut admettre que c'est un échec?

Le Président : M. le leader

du gouvernement.

M. Fournier : Je ne sais pas... Je

la prends, M. le Président. Je me demandais c'était à qui qu'elle se posait.

Aujourd'hui, ça reste quand même étonnant de voir cette question posée par la

deuxième opposition. On a voté une motion — je me demande si c'est hier ou avant-hier — qui rappelait que les valeurs de cette

Assemblée et les valeurs du Québec étaient d'éviter d'avoir des personnes qui

font la promotion de taux d'intérêt qui vont au-delà, par exemple, de ce qui est reconnu par le Code criminel et

certainement au-delà de ce qui est connu dans nos lois québécoises. Or, il

s'adonne que le président de la CAQ, M. le

Président, candidat de la CAQ et de ces personnes... et c'était une question

de valeurs. Et je sais que le chef de la

deuxième opposition aime les tests des valeurs, M. le Président. On s'est

demandé s'il fallait attendre trois ans avant qu'il l'expulse.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de La Peltrie.

Caire :

Je trouve ça intéressant que le leader... En fait, ce n'est pas une poutre

qu'ils ont dans l'oeil, c'est une scierie

au complet. Juste pour vous donner quelques exemples des billots qui rentrent

là, Mario Martel, Bernard Trépanier, Bruno Fortier, Jean Charest,

Joël Gauthier, Marc Bibeau sont quelques-uns des exemples qui

s'ajoutent à l'incarnation de l'échec libéral en matière d'éthique.

Pouvez-vous juste admettre le problème?

Le Président : M. le leader

du gouvernement.

M. Fournier :

M. le Président, dans le journal Graffici ,

l'incontournable en Gaspésie, le

titre qu'on voit, c'est : François

Roussy courtisé par... Bien, je ne peux pas dire son nom, là, mais c'est

le chef de la CAQ, M. le Président. François Roussy courtisé par le chef

de la CAQ. Il a été nommé par le député de La Peltrie dans sa longue

liste.

Alors, je repose la question. Je repose la

question au chef...

Le Président : S'il vous

plaît!

M. Fournier : ...s'il veut plaider pour

l'éthique, est-ce qu'il va expulser son président?

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de La Peltrie.

Caire : M. le

Président, j'aime ça, un alcoolique qui me donne des leçons de sobriété, M. le

Président. Georges Gantcheff, Arthur

Porter — hein, la

pêche, ça va, oui — Michel

Béliveau, Tony carte de crédit Accurso, Pietro sous-ministre Perrino, Richard Marcotte, Normand Trudel. Le premier pas

vers la guérison, c'est d'admettre qu'on a un problème.

Pouvez-vous admettre qu'en matière d'éthique

vous l'avez échappé dans les 15 dernières années?

Le Président : Pas nécessaire

d'être blessant. M. le leader du gouvernement.

M. Fournier : Je l'ai dit hier, M.

le Président, je l'ai dit hier, je remerciais nos collègues de me poser des questions. J'arrive presque à la fin d'un périple

où j'avais beaucoup de plaisir à y répondre, mais je dois avouer que la question est plutôt traditionnelle, venant de

l'opposition, de choisir la boue en salissant tout le monde, même s'il n'y a

pas de procès, M. le Président. Et ce n'est pas grave, il n'y a pas de

difficulté.

Mais, s'il

parle de cet alcoolique, est-ce qu'il peut se regarder et constater qu'à côté

de lui il y a quelqu'un qui menait

des campagnes de financement pour le Parti québécois à 100 000 $ les

ministres, qui a un président en ce moment qui décide d'imposer à ceux qui ont le moins d'argent des taux d'intérêt

qui sont au-delà du Code criminel, qui sont reconnus comme n'étant pas

dans nos valeurs, mais qu'il chérit, qu'il veut avoir à ses côtés.

Le Président : En terminant.

M. Fournier : C'est le choix du

changement. Ce n'est pas le changement que vont choisir les Québécois.

Le Président : Merci. Mme la

députée de Taillon, en principale.

Lamarre : M. le Président, on a une réforme en santé qui a opprimé les

patients et qui a épuisé les travailleurs du réseau de santé. 1,6 million de Québécois sans médecin de

famille, 300 000 malades sur le guichet d'accès avec des délais

d'attente qui s'allongent au lieu de raccourcir, avec des personnes plus

malades qui ne sont jamais priorisées.

Ces gens

malades se cognent maintenant le nez à des portes fermées quand ils se rendent

à leur CLSC ou à des supercliniques,

qui ne sont que des superillusions. 54 000 places de moins en sans rendez-vous pour des patients orphelins qui sont de plus en plus orphelins.

Parti québécois a des solutions. Les conditions mineures doivent être vues aux

CLSC, ouverts de 9 heures à

9 heures, sept jours par semaine.

Pas fermés, ouverts plus longtemps. Il faut donner plus de place aux autres

professionnels au lieu de tout diriger aux médecins.

Pourquoi le

gouvernement a-t-il conduit les Québécoises et les Québécois dans une telle

détresse?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : Puisqu'on m'invite à faire un bilan de notre mandat en

santé, bien, je vais en faire un. M. le Président, nous avons été le premier gouvernement, le

premier, à avoir passé une loi qui avait comme objectif d'augmenter l'accès

aux médecins de famille. À cette loi, le

Parti québécois, la CAQ, Québec solidaire se sont opposés. Ils se sont opposés

à ce que plus de 1,1 million de

personnes, à cause de la loi, aient maintenant accès à un médecin de famille et

ils se sont opposés à la quasi-totalité des politiques que l'on a mises

en place.

Notre

collègue s'est opposée... a critiqué grandement notre projet pour diminuer les

listes d'attente en chirurgie, les

trois fameuses cliniques qui ont opéré 25 000 personnes, M. le Président,

en deux ans, 25 000 personnes qui ne sont plus sur les listes d'attente

parce qu'on a bien géré l'État. On a augmenté les budgets dans les plateaux

techniques, ce qui nous a permis d'avoir plus de 100 000 personnes qui

sont disparues des listes d'attente en endoscopie, en résonance

magnétique, en tomodensitométrie. M. le Président, nous avons aboli les

frais...

Écoutez, M. le

Président, quand j'écoute ma collègue, je me demande si je suis au Québec...

Le Président :

En terminant.

M. Barrette :

...M. le Président.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la députée de Taillon.

Lamarre : Pour le tiers des patients qui ont un cancer opérable, ils

ne sont toujours pas opérés dans un délai d'un mois. En CHSLD, les aînés sont frappés par les histoires d'horreur

qui se multiplient. Le gouvernement a même rendu malades les travailleurs en santé et les gestionnaires. 60 millions

de plus en assurance salaire en un an, ça, c'est le bilan de ce gouvernement. Et, malgré le cri du coeur

d'Émilie Ricard et les projets pilotes en ratios, aujourd'hui, sur le terrain,

rien n'a changé dans les hôpitaux, dans les CHSLD, rien ne s'est amélioré.

Pourquoi le

gouvernement a conduit les Québécoises et les Québécois dans une telle

détresse?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

M. Barrette : Encore une fois, M. le Président, on va dans un

autre territoire, mais je suis très heureux d'y aller. Les projets-ratios, M.

le Président, ça a été salué, ça a été demandé par les syndicats, ça a été

accordé par notre gouvernement dans une convention collective. On est en train

de le faire. Et, moi, quand je parle aux syndiqués, les infirmières, elles ont une inquiétude, puis

savez-vous laquelle? Elles sont inquiètes qu'on ne soit pas au pouvoir parce

qu'elles ne croient pas qu'aucun des partis devant nous vont amener ces

projets-là à destination. M. le Président, on a constaté des problèmes, on a

constaté quelles étaient les meilleures solutions et on l'a fait en

collaboration avec les représentants des professionnels dans le réseau.

C'est comme ça qu'on va améliorer les choses, en prenant...

Le Président :

En terminant.

M. Barrette :

...les bonnes décisions après avoir bien géré les finances de l'État.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition.

Lisée : Il y a quelque chose que je ne comprends pas. Le ministre

de la Santé est très content de son

bilan, même si c'est l'épuisement complet dans le système.

Le premier ministre, médecin lui-même, est très content du bilan du ministre de

la Santé, qui se représente dans un comté sûr.

Alors,

dans ce cas-là, pourquoi le premier

ministre refuse-t-il de s'engager,

s'il est si content, à ce que le ministre actuel de la Santé soit son ministre

de la Santé si, par malheur, il est réélu pour un deuxième mandat?

Le Président :

M. le premier ministre.

Couillard : Bien, la différence entre nous deux, c'est qu'il est, je

dirais, plus probable pour moi d'avoir l'occasion de former un conseil des ministres, M. le Président, et on verra bien les résultats des élections le 1er octobre

prochain.

Mais

je veux parler quand même de notre ministre

de la Santé et des Services sociaux. J'étais

avec les Madelinots, il y a quelques jours, à la soirée madelinienne, et ils ne

tarissaient pas d'éloges sur notre collègue pour son engagement sur le terrain, pour ses rencontres fréquentes avec le personnel des

soins de santé, avec les représentants des patients, pour les investissements

qui ont été faits.

Moi, je me souviens de quoi avait l'air le système de santé quand j'y pratiquais sous la direction de ces gens, je me souviens de

ça, et on a fait des progrès considérables. Est-ce qu'il reste des progrès?

Oui, mais plus d'un million de personnes de plus ont des médecins de

famille, il y a des heures de moins d'attente dans les urgences...

Le Président :

En terminant.

Couillard : ... il y a une amélioration importante de l'accès aux

services, M. le Président.

Bérubé :

Article

79. Est-ce que le premier ministre peut répondre si, oui ou non, il sera ministre de la Santé dans son gouvernement?

Le Président :

Ça va, ça va. Principale, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Massé : M. le Président, M. le premier ministre n'a pas passé les mêmes semaines que moi, je

viens de passer dans le système

de santé pour dire ça. C'est clair, c'est clair parce que ce n'est pas ça que

moi, j'entendais. Puis, en plus de

ça, ce que j'entendais des préposés, les infirmières, les gens de l'entretien,

c'est que, s'ils parlaient, ils perdaient leur job, c'est ça qu'ils me

disent.

Mme Massé :

Oui, oui, ça semble simple...

Le Président :

S'il vous plaît! Il n'y a qu'une personne ici qui a le droit de parole, c'est Mme

la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Massé : ...ça semble simple.

Ce gouvernement-là a été élu avec 41 % des voix des Québécois et Québécoises

exprimées aux dernières élections, et pourtant ils ont gouverné en roi et

maître. Les patients doivent être plus patients que jamais. Pas juste pour les urgences, pour avoir

des soins en CLSC, ils frappent des portes, pour avoir accès à des physios,

pour avoir accès à des services.

M. le premier

ministre, quelle note sur 10 vous donnez aux quatre ans de gouvernance?

Le Président :

M. le ministre de la Santé.

Barrette : Alors, M. le Président, je vais prendre un petit moment de

déformation professionnelle et retourner à mes sources pour constater que le

système de santé a été un succès quand je regarde ma collègue. Manifestement,

elle va bien, elle a été bien traitée, selon

les règles de l'art, et la meilleure

démonstration est sa capacité de prendre la parole aujourd'hui, debout à

l'Assemblée nationale, compte tenu de l'épisode récent.

Ceci

dit, M. le Président, la réalité, elle est quand même

celle-là. Je veux reprendre quelques-uns des éléments que notre collègue a évoqués.

Pour la première fois de l'histoire du Québec, M. le Président — et

j'envoie le même commentaire à ma collègue de l'opposition officielle — nous

avons une réduction des visites à l'urgence pour les problèmes mineurs, les fameux P4, P5. Pourquoi? Parce que nous avons

réussi à augmenter l'offre à l'extérieur de l'urgence. Ça ne se fait pas en deux minutes, M. le

Président, ça se fait en prenant les bonnes décisions. Et c'est comme ça à la

grandeur du système. Je comprends que, nous tous et toutes, on voudrait

que tout soit parfait demain matin, mais le chemin...

Le Président :

En terminant.

M. Barrette : ...qui nous amène

vers le meilleur, on l'a pris parce qu'on a pris les...

Président : Première complémentaire, Mme la députée de

Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé :

Parlons d'un autre échec libéral. Depuis toujours, ce parti-là prend les gens

des communautés culturelles et des minorités

visibles comme si c'était le parti qui s'occupe vraiment d'eux. Pourtant, les

résultats parlent d'eux-mêmes, seulement 3 % des nominations faites

directement du bureau du premier ministre, seulement 3 % représentent ces

personnes.

M. le premier

ministre, quelle note vous vous donnez en matière d'intégration des minorités?

Le Président :

M. le ministre de l'Immigration.

M. Heurtel :

M. le Président, je comprends que c'est la dernière période de questions, mais on essaie de lancer des choses contre le mur en espérant que ça va

coller. Mais celle-là, je m'excuse, mais ça ne collera pas, M. le Président. En matière d'intégration

des immigrants et des immigrantes au Québec, notre gouvernement a fait des pas

de géant. Le taux de chômage des immigrants

et des immigrantes au Québec a baissé, est passé de 9,8 % en 2016 à

8,7 % en 2017. Il y a quelque chose qui doit fonctionner. Puis ça,

c'est quoi, M. le Président? C'est l'engagement corps et âme de ce gouvernement pour relancer l'économie du Québec.

C'est un des nombreux résultats qui démontrent que, justement, les

efforts d'intégration...

Le Président :

En terminant.

M. Heurtel :

...particulièrement en contexte de pénurie de main-d'oeuvre, fonctionnent, M.

le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé :

Parlons d'un autre échec de ce gouvernement. Ce gouvernement est allé faire un

show de boucane, premier ministre en

avant, à Paris avec un chiffre : 37,5 %. Et pourtant, en 2020, on ne

réussira même pas à atteindre la diminution

des gaz à effet de serre de 20 %, tel que prévu, à cause de leurs choix

politiques : Port-Daniel, hydrocarbures, anciens puits de gaz.

En regardant le monde

dans les yeux, M. le premier ministre, votre note, s'il vous plaît.

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Couillard : Ce que je vais dire à ma collègue, et que je respecte beaucoup, c'est

que, pour agir en solidarité, pour agir en santé, pour agir en

environnement, ça prend des moyens. Et la façon de développer des moyens, c'est

de développer une économie prospère, ce que

nous avons fait. Et nous avons prouvé quelle était la finalité de cet exercice

de dégager des marges de manoeuvre avec des investissements record en santé, en

éducation, avec une croissance économique

et une création d'emplois qui dépasse tout ce qu'on a vu auparavant, avec un

des meilleurs dossiers canadiens, de loin, dans la lutte à la pauvreté.

Parler de solidarité, c'est bien. Le faire, c'est un peu mieux.

Le Président :

Principale, M. le député de Johnson.

Lamontagne : Oui. M. le Président, avec ce gouvernement libéral, nous

avons été témoins, pour la première fois, d'un gouvernement qui a

abdiqué sa responsabilité d'utiliser ses leviers pour favoriser nos entreprises

et leurs travailleurs. À

titre d'exemple, on

pourrait mentionner l'octroi du contrat de 70 millions à une entreprise

chinoise par l'AMT, mais la

démonstration ultime du désengagement de ce gouvernement envers nos entreprises

revient à son investissement de plus de 2 milliards dans le Réseau

électrique métropolitain sans aucune exigence de contenu québécois pour le matériel roulant. Vous savez, M. le Président, il

n'y a pas au monde une nation industrialisée qui se respecte qui aurait ainsi abandonné ses entreprises et ses

travailleurs. L'Ontario, les États-Unis, la France, tous, ils auraient tous

exigé un contenu local.

Est-ce que le premier

ministre peut reconnaître qu'il s'est trompé et qu'il aurait dû exiger

25 % de contenu québécois pour le matériel roulant?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

M. Fortin (Pontiac) : Merci. Merci, M. le Président. En fait, je suis

particulièrement content d'avoir la question du député, puisqu'il parle du Réseau électrique métropolitain, du Réseau

express métropolitain le jour où on a fait le bilan de l'action gouvernementale, et le Réseau express

métropolitain va s'inscrire, pendant des années et des années, et des décennies et des décennies, comme un actif

incroyable, tant, M. le Président, dans le bilan de ce gouvernement, mais un

actif incroyable pour les Québécois et les

Québécoises qui vont avoir la chance d'emprunter le Réseau express

métropolitain, qui vont avoir la chance de gagner du temps avec leurs

familles.

le Président, le député nous parle des emplois. M. le Président, il fait

référence à 100 emplois pendant un an. Le Réseau express métropolitain, c'est 34 000 emplois pour les

travailleurs et les travailleuses du Québec, M. le Président. Le Réseau express métropolitain, c'est 1 000

emplois après sa mise en service, M. le Président. Si on parle d'un service

efficace pour les Québécois et les

Québécoises dans leurs déplacements, un service efficace pour le transport en

public, le transport en commun, M. le

Président, et, si on parle d'impact sur les travailleurs du Québec, le Réseau

express métropolitain est un actif incroyable.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Johnson.

Lamontagne : M. le Président, en faisant le bilan libéral, on se

souvient tous aussi que le gouvernement a non seulement facilité, mais il a salué la vente de RONA à une compagnie américaine. Un an plus tard, pour faire

taire ses détracteurs, il a créé un

groupe de travail censé identifier des solutions pour protéger nos sièges

sociaux. Mais, une fois les caméras éteintes, ce groupe ne s'est

pratiquement jamais réuni. Franchement, M. le Président, ce n'est pas sérieux.

Est-ce

que le premier ministre peut reconnaître que son gouvernement n'a jamais eu

aucun intérêt à protéger nos sièges sociaux?

Le Président :

Mme la ministre responsable de l'Économie.

Mme Anglade :

Le gouvernement n'a jamais eu d'intérêt à protéger les sièges sociaux, c'est ça

que j'entends, alors que, M. le

Président, lorsqu'on regarde les faits, nous sommes trois fois plus acquéreurs

d'entreprises à l'extérieur du Québec que d'entreprises qui viennent

acheter chez nous, trois fois plus.

si Bombardier et la CSeries, ce n'est pas un fleuron qu'on a défendu bec et

ongles, alors que l'opposition ne s'est pas levée pour défendre la

CSeries, je ne sais pas de quoi on parle lorsque l'on parle de fleurons.

Mais, quand on parle

d'économie de manière plus générale, l'économie ne s'est jamais aussi bien

portée. Des exemples concrets récemment : Evenko à Montréal, Artropex à

Granby, Verbom à Sherbrooke, Imagia à Montréal, René Matériaux composites en Beauce, Alma soudure dans le Saguenay—Lac-Saint-Jean. Écoutez, les exemples pleuvent

parce que nous avons agi systématiquement.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Johnson.

M. Lamontagne :

M. le Président, favoriser les entreprises du Québec et leurs travailleurs,

protéger et développer nos sièges

sociaux, prioriser d'abord le Québec, tout ça contribue à rendre le Québec plus

riche et plus fort. Ce gouvernement a

renoncé à favoriser nos entreprises, il a renoncé à protéger nos sièges

sociaux, il a renoncé à mettre le Québec d'abord. Ce gouvernement a

abdiqué ses responsabilités face aux Québécois.

Le Québec peut faire

plus, faire mieux. Les Québécois s'en souviendront le 1er octobre, M. le

Président.

Le Président :

Mme la ministre responsable de la Protection des consommateurs.

Thériault : Oui. M. le Président, vous savez, le Parti libéral

du Québec est très fier d'avoir toujours

travaillé le développement économique. Pourquoi, M. le

Président? Pour nos citoyens,

pour investir en santé et en éducation. Toutes nos actions ont été guidées pour

le bien-être des citoyens, M. le Président.

collègue a dit : Favoriser les entreprises.

M. le Président, la seule chose que la CAQ a favorisée, c'est les

intérêts de son président. C'est la

seule chose que la CAQ a favorisée. Puis savez-vous quoi, M. le Président? Savez-vous quoi, M. le

Président? Les citoyens

vont savoir s'en souvenir parce que le député

de Johnson, en commission parlementaire, ce qu'il disait, c'est qu'on était pour

fragiliser...

Le Président :

En terminant.

Mme Thériault : ...l'industrie

du prêt sur gages, et c'est ses paroles, M. le Président.

Président : Principale, M. le député de Jonquière.

Gaudreault : Oui, M. le Président. M. le Président, il y a quelques

jours...

Le Président :

S'il vous plaît! S'il vous plaît! M. le député de Sherbrooke! Ça va? O.K. M. le

député de Jonquière.

Gaudreault : Oui, M. le Président. Il y a quelques jours, le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, avec la ministre

de l'Environnement...

Le Président :

C'est trop bruyant.

Le Président :

S'il vous plaît! M. le député de Jonquière, pour une troisième fois.

Gaudreault : M. le Président, il y a quelques jours, le ministre de

l'Énergie et des Ressources naturelles, avec la ministre de l'Environnement, a publié une nouvelle version des

règlements sur les hydrocarbures. On y constate que le gouvernement autoriserait l'exploration et

l'exploitation des hydrocarbures dans les lacs et les cours d'eau du Québec.

Il fixe, pour chaque étape d'exploration et

d'exploitation des hydrocarbures, les conditions d'autorisation et d'exercice

de l'activité et les rapports qui

doivent être fournis par le promoteur. Le ministre a tenté de nous faire avaler

que les seules activités autorisées

seraient des relevés aériens ou des sondes, mais c'est complètement faux, et je

vous invite à lire les chapitres V à XIV, qui contredisent la

version du ministre.

Juin,

c'est le Mois de l'eau, puis tout ce que la ministre de l'Environnement a fait,

c'est de trouver le moyen de permettre sa contamination.

Comment

le gouvernement peut, d'un côté de la bouche, autoriser l'exploration et

l'exploitation dans les lacs et les rivières puis, l'autre côté, dire

que ce n'est pas vrai, M. le Président?

Le Président :

Mme la ministre de l'Environnement.

Melançon : M. le Président, j'étais très, très fière d'être aux côtés

de mon collègue lors de cette annonce parce

que les règlements qui ont été faits, et qui ont été annoncés, et qui sont en

consultation actuellement sont les règlements les plus sévères. Non aux schistes. Savez-vous ce que ça veut dire, ça,

non aux schistes? Vous ne le savez pas parce que vous autres, vous

vouliez autoriser Anticosti, M. le Président. C'est ce qu'ils voulaient faire,

M. le Président.

Nous,

on a dit non aux schistes. On a mis des mesures, on sort du plan d'urbanisation

dans les villes, plus un kilomètre.

Savez-vous, vous devriez prendre le temps de bien lire les règlements, vous

allez voir à quel point, M. le Président,

ce règlement-là, il est strict. On a décidé de protéger l'eau au Québec. Et

vous savez quoi? Dans quelques jours à

peine, je vais avoir le bonheur d'annoncer la stratégie québécoise sur l'eau.

On va leur en mettre plein la vue, chose qu'ils n'ont jamais faite, M.

le Président, en environnement.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Jonquière.

Gaudreault : Oui. Écoutez, ça ne s'invente pas, M. le Président, le

titre du règlement, c'est Règlement sur les activités d'exploration, de

production et de stockage d'hydrocarbures en milieu hydrique, puis il va

tellement loin qu'on peut y lire la méthode d'extraction utilisée, la pression

dans le tubage, la fréquence d'extraction du pétrole ou du gaz.

Comment

la ministre de l'Environnement peut ouvrir nos lacs et nos rivières à

l'exploration, l'exploitation des hydrocarbures le Mois de l'eau?

Le Président :

Mme la ministre de l'Environnement.

Melançon : ...probablement les commentaires du député de Jonquière parce

qu'on est en consultation sur ces règlements. Je l'invite à déposer ses commentaires au

lieu de critiquer uniquement. Mais, puisque j'ai l'occasion, M. le Président, jamais un gouvernement n'a

fait autant en environnement, un budget historique en environnement, plus

29 %. Il va y avoir, donc, une

stratégie québécoise de l'eau, les pesticides, la LQE, donc la loi québécoise

en environnement, les milieux humides, je pourrais en faire très

longtemps. Je suis fière de faire

partie d'un gouvernement qui prend l'environnement

au sérieux, M. le Président.

Le Président : Fin de la

période de questions et de réponses orales.

Président : Je vous applaudis. Je vous applaudis tous parce que

c'était, effectivement, la dernière période de questions et de réponses

orales de cette législature, mais nous n'avons pas fini.

Comme il n'y a pas de votes reportés, nous

allons passer à la rubrique Motions sans préavis. Et, à la rubrique Motions sans préavis, je comprends qu'il y avait

une entente pour inverser le cycle des motions sans préavis, n'est-ce pas?

Président : Alors, est-ce qu'il y a consentement? Consentement.

Alors, je reconnais maintenant un membre du deuxième groupe

d'opposition.

M. Roberge : M. le Président, je

demande le consentement pour déposer la motion suivante :

«Que l'Assemblée nationale constate qu'un jeune

sur quatre sort du secondaire sans diplôme;

«Qu'une école sur deux au Québec est en mauvais

ou très mauvais état;

«Que les

conditions dans lesquelles les élèves HDAA sont scolarisés ont connu une lente

dégradation au cours des 15 dernières années;

«Que le

ministère de l'Éducation a échoué à mettre un terme au gonflage de notes dans

les écoles et qu'il modifie lui-même les notes des examens ministériels;

«Que le ministère de l'Éducation a dépensé

1,7 million en publicité partisane en 2017‑2018 seulement;

«Que le gouvernement a coupé dans les services

professionnels aux élèves les plus vulnérables au cours de la présente

législature;

«Que le

gouvernement a sacrifié le droit à une éducation de qualité pour tous afin de

mieux normaliser la situation des écoles religieuses actuellement

illégales et clandestines;

«Que le gouvernement a échoué à mettre en place

un véritable Protecteur de l'élève national accessible et indépendant;

«Que le

gouvernement a échoué à encadrer dans la loi les frais scolaires facturés aux

parents, laissant le champ libre à de nouvelles dérives de la part des

commissions scolaires;

«Que le gouvernement a échoué à implanter un

programme de prématernelle quatre ans accessible à tous;

«Que le gouvernement a échoué à améliorer la

gouvernance du réseau scolaire pour réduire la bureaucratie et offrir plus de

services;

«Que le gouvernement a refusé de reconnaître

l'expertise professionnelle des enseignants et qu'il a échoué à valoriser leur

profession;

«Que le gouvernement permet toujours le port de

signes religieux pour les enseignants;

«Que le Québec affiche le pire taux de

décrochage au Canada;

«Que

l'Assemblée nationale déclare que la politique libérale des 15 dernières

années en éducation est un échec.»

Le Président : Est-ce qu'il y

a consentement pour débattre de cette motion?

M. Tanguay : Pas de

consentement, M. le Président.

Le Président : Pas de

consentement. Alors, un membre du groupe formant le gouvernement.

M. Kelley : Merci, M. le

Président. Je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la

motion suivante conjointement avec le député

de René-Lévesque, le député de Masson, la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques,

la députée de Vachon et le député de Gaspé :

«Que

l'Assemblée nationale souligne la Journée nationale des peuples autochtones,

qui se tiendra le jour du solstice d'été, soit le [...] 21 juin [prochain];

«Qu'elle reconnaisse que les Premières

Nations et les Inuits ont une place intégrale dans notre histoire collective

et qu'ils ont grandement contribué au

développement du Québec contemporain que nous [reconnaissons] aujourd'hui;

«Qu'elle

réaffirme clairement sa volonté d'entretenir des relations harmonieuses de

nation à nation, basées sur le respect mutuel, la collaboration et

l'entraide, avec les autochtones;

«Que

cette journée nous rappelle que nous avons tous un rôle, et une responsabilité

collective, dans l'effort de réconciliation

avec les peuples autochtones et que ce rapprochement avec les Premières Nations

et les Inuits nous offre une opportunité exceptionnelle d'enrichissement

mutuel.

«That

the National Assembly highlight the National Indigenous Peoples Day, held on

the summer solstice, Thursday, June 21st;

«That the Assemblée recognize that the

First Nations and the Inuits have an important place in our collective history and that they have significantly contributed to the development of

the modern Québec that we know today;

«That the Assemblée clearly reaffirm

its willingness to maintain harmonious nation-to-nation relations, based on mutual respect, cooperation and mutual assistance with

indigenous peoples;

«That this day remind us that we all

have a role to play, and a collective responsibility, in the effort to achieve reconciliation with indigenous

peoples and that this rapprochement with the First Nations and Inuits offers us

an exceptional opportunity for mutual benefit.»

Merci.

Thank you. «Meegwetch». «Nia:wen». «Tiawenhk». «Nakurmiik».

«Tshinashkumitin».

Président : Je pense qu'il y a consentement pour débattre de

cette motion?

Tanguay : Nous proposons de l'adopter sans débat, puisque vous

me le demandez, M. le Président.

Président : Alors, c'était ma prochaine question, et je

voudrais remercier le proposeur, puisque c'en est certainement sa dernière

motion qu'il nous présente ici.

Nous

sommes rendus à M. le député de Gouin.

Nadeau-Dubois : Merci, M. le Président. Je demande le consentement de

l'Assemblée pour présenter la motion suivante conjointement avec aucun autre

député dans cette Chambre d'aucune formation politique de cette Chambre :

«Que les parlementaires s'engagent

personnellement à plus de transparence et à effectuer les réformes souhaitées en ce sens à partir de la prochaine législature, notamment

en ce qui a trait à la fin du huis clos au Bureau de l'Assemblée nationale ainsi qu'au

dévoilement de l'utilisation de leurs budgets et de leur allocation de

logement.»

Le Président :

Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

M. Tanguay :

M. le Président, ça appartient au prochain Parlement, alors pas de consentement.

Président : Alors,

j'ai maintenant un membre du groupe formant l'opposition officielle. M. le

chef de l'opposition officielle.

M. Lisée :

M. le Président, je sollicite le consentement des membres de cette Assemblée

afin de présenter, conjointement avec le premier

ministre, le chef de la deuxième opposition, la

députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, le député de Gaspé, la députée de Vachon, la motion

suivante :

«Que l'Assemblée

nationale célèbre la fête nationale

du Québec, qui a pour thème cette année Histoire de héros ;

«Qu'elle profite de

l'occasion pour célébrer [tous] la créativité et les succès de tous les héros

québécois;

«Qu'elle

enjoigne la population et les députés à prendre part aux activités qui auront

lieu dans toutes les régions du Québec.»

Le Président :

Est-ce qu'il y a consentement pour débattre de cette motion?

M. Tanguay :

Oui. M. le Président, il y a consentement pour des interventions dans l'ordre

suivant, en vous précisant qu'à l'occasion de ce débat les chefs pourront

transmettre les traditionnels voeux de fin de session, dans l'ordre

suivant : le chef de l'opposition officielle, suivi du chef du deuxième

groupe d'opposition, de la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, de la députée de

Vachon et du premier ministre.

Le Président :

Alors, nous allons suivre cet ordre, et je vous annonce que je vais le

terminer. M. le chef de l'opposition officielle.

M. Lisée :

M. le Président, nous célébrons cette année notre fête nationale sur le thème

des héros, de celles et ceux qui ont

façonné notre histoire et qui nous inspirent encore aujourd'hui, il y en a

tant. Louis-Joseph-Papineau, Thérèse Casgrain, René Lévesque, Marcelle

Ferron, Leonard Cohen, Dany Laferrière, Chantal Petitclerc, Irma Levasseur.

Le Québec est

riche, très riche de ses héros et des figures qui ont marqué notre imaginaire,

de Québécois et de Québécoises qui se sont distingués dans tous les

domaines, la politique, le sport, la littérature, les sciences ou les arts. Nos héros, ce sont aussi des gens d'exception

qu'on côtoie au quotidien, ce sont nos parents, nos voisins, nos amis, des

enseignantes et des entrepreneurs, des infirmières et des agriculteurs, tous

ces gens qui ont eu ou qui ont encore une influence

positive sur nos vies. Nous avons aussi de ces héros qui rayonnent hors de nos

frontières. Qu'ils soient cinéastes, chanteurs, auteurs, athlètes,

scientifiques, industriels, tous contribuent à donner à la planète un accent

québécois.

Nous sommes

tous invités à célébrer nos héros le 24 juin. Tout le monde est invité,

tous les députés de tous les partis

sont invités à venir dans les célébrations du 24 juin. Pour célébrer nos

héros, quoi de mieux que consommer localement?

Que ce soit lors de nos barbecues, de nos soupers en famille, de nos soirées

entre amis, encourageons ceux qui, au

quotidien, se dévouent corps et âme pour nous offrir des produits de qualité et

d'exception. Prenons aussi ce moment pour

reconnaître le caractère exceptionnel des Québécois, un peuple qui, depuis

400 ans, surprend, innove et perdure en français malgré les écueils et l'océan anglophone qui l'entoure. Un

caractère qui a peut-être quelque chose d'héroïque.

Alors, aux

héros qu'on croise dans les livres ou dans nos vies, à celles et à ceux qu'ils

inspirent ou qui les mettent en lumière, à vous tous, à nous tous, bonne

fête nationale!

Le Président : M. le chef du

deuxième groupe d'opposition.

M. Legault : Comment ça?

Est-ce qu'on fait les voeux maintenant, M. le Président?

Le Président : Les voeux

après. Après, oui.

Le Président : Il y a une

motion. Pour l'instant, j'ai une motion.

Président : O.K. Ce qu'on fait : on fait la motion de fête

nationale et après on fera les voeux. Ça va? C'est ce qu'on vient de me

dire. C'est ce que j'ai compris. M. le leader du gouvernement.

M. Fournier : ...la

compréhension que j'avais, mais évidemment on est dans un climat de grande

harmonie aujourd'hui, ce que j'avais compris, c'est qu'à l'occasion

de ces voeux il y avait les échanges. Donc, ils pourraient donc

se faire en même temps. Mais c'était ce que

j'avais compris, mais je ne veux pas forcer personne, là. Je ne sais pas si

c'est ce qui était compris.

Le Président : ...trouver un

chemin de passage dans cette question-là. M. le leader de l'opposition.

Bérubé : Avec l'accord de tout le monde, notre motion

porte sur la fête nationale. Peut-être qu'on ne s'est pas compris totalement là-dessus. Alors, si on fait les voeux de façon

consécutive, alors on permettra au chef de l'opposition de poursuivre un peu plus longuement. Ça va? O.K.

Président : Est-ce

que ça va? Tout le monde se comprend? Consentement? M. le chef de l'opposition, nous vous redonnons la parole, et à la bonne vôtre!

M. Lisée : Parce

que j'avais autre chose à dire, M. le Président. Vous comprenez? C'est un moment solennel, important, on va clore la 41e législature

de notre Parlement. Les autobus de campagne et les rassemblements partisans

prendront la place des commissions parlementaires et des débats au salon bleu. Le premier ministre et les membres du gouvernement vont s'ennuyer de nos questions, nous en sommes

certains, mais ils pourront prendre le temps de préparer les questions

qu'ils poseront après le 1er octobre.

Avant de nous

lancer dans ce marathon électoral, nous retournerons dans nos circonscriptions

pour savourer la joie de retrouver nos proches et l'effet énergisant du contact

avec nos concitoyens. À la 42e législature, au lendemain du 1er octobre, le visage de cette Assemblée

sera considérablement transformé. Plusieurs des membres de cette Assemblée ont

décidé de tourner la page volontairement, d'autres la tourneront

involontairement. Bien, c'est comme ça que ça se passe. C'est comme ça que ça se passe, une élection. Mais ceux qui ont

pris la décision sont parmi les vieux routiers qui ont tant donné à notre démocratie

et au Québec. Ils laisseront la place à une relève

talentueuse, compétente et audacieuse.

Je tiens, en

mon nom et au nom de ma formation

politique, à saluer votre

contribution à la vie politique québécoise.

De tous les côtés de la Chambre, ceux qui

ont décidé de relever d'autres défis ont contribué, et leur nom est désormais inscrit à

côté de tous ceux qui ont eu la noble tâche de représenter la nation

québécoise. Parmi eux, deux députés du Parti

québécois, nos deux doyens, prendront une retraite méritée ou vaqueront à

d'autres occupations, peut-être politiques : Nicole Léger, la doyenne des femmes élues de

l'Assemblée nationale, et François Gendron, le doyen toutes catégories confondues. Je souhaite leur rendre hommage et, à

travers cet hommage, souligner l'engagement de tous ceux qui prendront

une pause.

Mais nous

allons prendre un grand risque, car imaginez qu'à compter du 2 octobre ce

sera la première fois que nous nous

réunirons sans François Gendron. Ça n'a pas été essayé depuis 1976 de faire

tourner l'Assemblée législative sans

François Gendron. Peut-être que c'était la pièce clé sans laquelle tout

s'effondrera. Nous verrons, mais nous avons ton numéro de téléphone, au

cas où ça se produise ainsi.

Alors, la question est : Qui sera le doyen

parmi ceux qui ont dit...

M. Lisée : Attendez!

Attendez! Attendez! Écrivez vos propres gags, moi, j'ai les miens.

Des voix : Ha, ha, ha!

M. Lisée : Alors, nom :

François Ouimet, député de Marquette, sera le doyen s'il est réélu. Mais le

futur vice-doyen, s'il est réélu, sera

effectivement le député de L'Assomption et chef de la CAQ, François Legault. Il

est entré à l'Assemblée nationale au siècle dernier...

Des voix : Ha, ha, ha!

M. Lisée :

...il y a 20 longues années. Il porte le poids des ans d'une très longue

pratique de la vie politique. Les gouvernements

passent, François Legault reste. Il fait

partie des meubles. Il incarne à

merveille la continuité, et je tenais à lui rendre cet hommage.

Alors, j'ai

entendu dire que, plus tard aujourd'hui, deux autres partis politiques allaient

lancer leurs campagnes, leurs

tournées estivales. Nous, au Parti

québécois, précurseurs, nous avons

saisi le premier rayon de soleil à la fin mai pour lancer notre

Véronique-mobile déjà sur les routes du Québec et nous serons heureux de

croiser vos taxis Téo, peut-être, vos autobus à moitié peints dans des barbecues

un peu partout au Québec. Pour notre équipe, ce ne sera pas un été

de tout repos, ce sera un été fort au service des citoyens.

J'aimerais

remercier la vaillante et surtout crédible équipe de députés du Parti québécois. Vous faites un travailleur

formidable. Évidemment, entre l'Assemblée nationale et le bureau de circonscription, la fonction d'élu est exigeante. Nous ne pourrions accomplir notre mandat sans le

soutien des membres de notre personnel politique. Je tiens à remercier nos

adjointes, nos adjoints, notre équipe de recherche, celle du centre de

documentation, les conseillers politiques, les directeurs et directrices ainsi que nos attachés politiques ici, à

l'Assemblée, comme celles et ceux que nous allons retrouver dans nos

bureaux de circonscription. Vous êtes des vrais!

Merci aussi à

vous, M. le Président, de conduire nos débats avec droiture et équité, parfois

contre vents et marées. Nous avons

testé votre patience. Vous avez été à la hauteur et vous avez passé tous nos

tests. De même, je veux souligner le travail des membres du personnel de

l'Assemblée nationale, les pages, les préposés à l'accueil, les équipes du Parlementaire et du Café , les agents de sécurité, les constables spéciaux

ainsi que celles et ceux qui nous aident à faire fonctionner la démocratie et qui rendent les Québécois fiers de leur

Parlement. C'est également un honneur pour moi de prendre la parole pour souhaiter, comme je l'ai

fait tout à l'heure, bonne fête nationale. Et, s'il y en a qui craignent des

décisions prises à Washington, je leur dis

que «Fait au Québec» est la meilleure réponse qu'on peut donner au «Make

America great again». Dans toutes les

boutiques, dans toutes les épiceries, partout au Québec, quand vous voyez «Fait

au Québec», votez pour le Québec.

Alors, au nom

de l'opposition officielle et du Parti québécois, je souhaite à tous les

membres de cette Assemblée d'aller

dans la bonne humeur, la dignité et la noblesse sur les chemins de la campagne

électorale. Nous aurons de bons débats,

de vifs débats, parce que la démocratie québécoise est saine. Nous voulons la

rendre encore plus saine, et il appartient à chacun d'entre nous d'être à la hauteur des plus hautes aspirations

démocratiques de nos citoyennes et citoyens. Merci.

Le Président : M. le chef du

deuxième groupe d'opposition.

M. Legault :

Merci, M. le Président. Effectivement, les années passent vite. Je me rappelle

très bien mon arrivée en politique en

septembre 1998 et, bon, j'ai sauté quelques années depuis ce temps-là, puisque

je me suis retiré, mais quand même... et je me rappelle, à l'époque, que

j'avais été approché, hein, par un conseiller qui était déjà en politique en septembre 1998. Donc, j'ai passé des belles

années, mais je veux en profiter pour dire merci à un de ceux qui m'ont

vraiment convaincu d'aller le rejoindre en politique, Jean-François

Lisée.

La fête

nationale d'abord. Je pense que c'est une des plus belles fêtes de l'année au

Québec. D'abord, ça se passe en même temps que le début de l'été. On le

voit aujourd'hui, il fait beau. C'est l'occasion de célébrer notre histoire, célébrer ce que nous sommes, une nation moderne

qui parle français depuis 400 ans, et c'est l'occasion aussi de célébrer

nos héros, les figures marquantes.

sait qu'il y a beaucoup de personnes qui nous viennent en tête, des artistes,

des sportifs ou des sportives qui ont

gagné des médailles, des entrepreneurs, des scientifiques, et par contre il ne

faut pas oublier les personnes, là, qu'on appelle les personnes ordinaires, les héros du quotidien. Il y a des gens, dans le

quotidien, qui sont des héros. On peut penser à des pères, des mères de

famille. On peut penser à des proches aidants qui aident des aînés ou des personnes

handicapées. On peut penser aux professeurs, aux étudiants. Dimanche dernier,

j'étais à la graduation d'un de mes fils à l'Université Laval. C'était

beau de voir ça, le lien, et puis ses professeurs qui se sont investis pour nos

jeunes. Donc, la vie est remplie de

réussites, de ces réussites-là qui font la différence, et, je pense,

c'est aussi ça, la fierté nationale, célébrer ceux et celles qui construisent

le Québec à chaque jour. Donc, je voudrais commencer par

souhaiter bonne fête à tous nos héros, bonne fête à tous les Québécois.

Maintenant, je veux profiter de l'occasion pour

remercier tout le personnel du secrétariat, tout le personnel de l'Assemblée nationale pour leur professionnalisme. Je veux

aussi en profiter pour remercier les femmes et les hommes de l'ombre, hein, ceux qui travaillent sur les

étages avec nous, à nos bureaux de circonscription. Ils font un travail dans l'ombre mais un

travail qui est tellement important.

Je veux en

profiter, bien sûr, pour vous saluer, M. le Président, saluer tous

les collègues de toutes les allégeances politiques,

nous souhaiter un bel été. Ceux et celles qui ont décidé de ne pas se

représenter, je vous salue chaleureusement. Je vous remercie d'avoir contribué à la vie publique. Vous autres, vous

allez passer un été tranquille. Je veux en profiter pour saluer particulièrement mon collègue

le député de Beauce-Nord. Cher André, tu vas nous manquer. On a eu tellement de

plaisir à travailler ensemble au caucus de la CAQ. Je te souhaite bonne chance

pour la suite des choses puis je te dis un grand merci, André, pour ce

que tu as fait.

Pour ceux et

celles qui ont décidé de se représenter, c'est une autre paire de manches. On

va avoir un été sur le terrain, beaucoup de barbecues. Et, l'autre jour, le premier ministre a déclaré à mon propos, puis je le cite : «Méfiez-vous de quelqu'un

qui dit qu'il ne prend jamais de vacances, parce que ça m'inquiète beaucoup.»

Je veux rassurer le premier ministre, j'ai pris des vacances l'été passé, je vais en prendre l'été prochain, je

me sens en forme. Et je vais essayer, cet été, de prendre quelques

soirées à la maison, peut-être regarder des téléséries en anglais parce qu'on va avoir un débat en anglais, donc il faut que je me pratique.

Donc, évidemment,

dans les prochaines semaines, on va s'affronter dans les 125 circonscriptions, dans un grand exercice démocratique. Il y a des fois où le débat va être

rude, les arguments vont être corsés, les esprits vont s'échauffer. C'est normal, mais il ne faut jamais oublier que, si on est des adversaires politiques, on

n'est pas des ennemis. On travaille tous

pour le Québec à notre façon. On travaille pour le peuple québécois. Puis,

au-delà de nos désaccords politiques, les valeurs qu'on partage sont pas

mal plus grandes que nos divergences.

Comme on le

sait tous, il n'y a rien d'acquis en politique, hein, puis il n'y a rien de

perdu non plus en politique. Donc, on

ne le sait pas, qui d'entre nous va revenir ici lors de la prochaine session,

et, quoi qu'il arrive, je veux saluer tous

les collègues, toutes les collègues, vous souhaiter bonne chance, et vous

souhaiter un bel été électoral, et vous dire que ça a été un plaisir de

vous côtoyer. Merci.

Le Président : Mme la députée

de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Massé : Merci, M. le Président. C'est la dernière fois où je vais

pouvoir vous remercier comme présidence d'Assemblée.

Alors, bien sûr,

aujourd'hui, on souligne notre fête nationale. C'est clair

que, pour une Québécoise et de coeur, et de naissance, et

d'aspiration, c'est un honneur pour moi et pour ma formation politique de

prendre la parole pour souligner la fête

nationale. Le thème, on le sait, c'est Histoire de héros . Alors, ça,

c'est un défi dans notre langue française, tu sais,

d'avoir des mots comme ça, là, où on devrait tous se reconnaître, là, peu

importe notre genre. En voilà un exemple.

Alors, des

héros, bien sûr, il y

en a plein. Il y a

plein d'héroïnes aussi. Il y a eu, dans l'histoire, plein de ces gens-là,

mais, bien sûr, il y en a

encore aujourd'hui. Je ne pourrai pas tous et toutes les nommer,

vous comprendrez, parce qu'à la lumière de cette 184e fête de la journée

nationale on en aurait pour longtemps à les nommer. Je

commencerais peut-être, sans les

nommer tous et toutes, par les Patriotes, Patriotes qui luttaient pour des

droits démocratiques. Ce mouvement, parce

que c'était bien un mouvement, les Patriotes, il n'était pas parfait, mais leur

lutte pour un conseil législatif élu et pour une démocratie, c'est intéressant,

ça, dans une démocratie monarchique britannique. Donc, en ce nom-là, ils ont

fait des luttes qui nous ont amenés là

où nous sommes aujourd'hui, et ce qu'ils voulaient principalement, c'est de

nous détacher du pouvoir colonial pour minimiser les impacts sur notre

peuple.

Alors, il n'y

a pas eu des héros seulement dans ce moment-là de l'histoire. Je vais nommer

quelques héroïnes. Je pense notamment

à Marie Rollet, de ce moment-là, Madeleine Parent, Léa Roback, Marie-Claire

Kirkland, Idola Saint-Jean, Thérèse Casgrain, Pauline Marois, Françoise

David — dans

mon coeur — et

j'en passe.

Mais les véritables héros et héroïnes, M. le

Président, ce n'est pas seulement des personnes, c'est aussi des mouvements. Alors, je pense aux mouvements des

femmes — j'en

proviens — qui, à

plusieurs moments à travers l'histoire du Québec, ont marqué le pas,

mais je pense aussi aux mouvements syndicaux, aux mouvements syndicaux qui, à différentes époques, ont amélioré la qualité de

vie de centaines de milliers de Québécois et Québécoises. Je pense aux mouvements autochtones, qui nous ont tellement

rappelé qu'on a du chemin à faire. Je pense au mouvement LGBTQ, qui nous

rappelle que la discrimination existe au jour le jour. Je pense au mouvement

étudiant, qui nous tire toujours par en

avant, même si parfois on essaie de les ramener par en arrière. Bref, des

individus, certes, mais aussi des mouvements. Il y a eu, bien sûr, et ça a été mentionné par mes collègues, les héros

et héroïnes du quotidien. On en a, quand on pense... les gens qui nous entourent, les gens qu'on côtoie

dans notre circonscription, les gens qu'on côtoie dans nos fonctions. En fait, être héros ou héroïne, ça veut dire pour

quelqu'un avoir réussi à faire du sens, à marquer ces personnes-là, et, dans

ce sens-là, j'en ai beaucoup dans ma circonscription, de héros et d'héroïnes.

Alors, je

nous souhaite une bonne fête nationale, de nous promener, d'avoir du plaisir à

le faire, à rencontrer les gens et surtout, comme quand j'étais jeune, bonne

Saint-Jean, tout le monde!

Pour ce qui est maintenant de cette fin d'année,

de cette fin de législature même, on pourrait dire, j'aimerais m'adresser, au nom de ma formation politique...

pour clore cette 41e législature. C'était ma première. Il y en a peut-être

qui sont là depuis des décennies, voire des

siècles... bien, en tout cas, dans l'autre siècle. Ils ne sont pas là depuis

des siècles, mais de l'autre siècle.

Moi, j'en étais à ma quatrième année. C'était ma première expérience, comme

députée, dans laquelle, en quatre ans, j'ai expérimenté l'ensemble des

dimensions de notre rôle comme députés. Et, bien sûr, mon plus grand souhait, c'est que les gens de Sainte-Marie—Saint-Jacques veuillent bien que je vienne me

rasseoir, mais pas ici, au salon bleu le 2 octobre, pas ici dans le sens

que : ça fait, là, d'être en arrière, tu sais.

Dans les

quatre dernières années, j'ai eu

l'occasion, à plusieurs reprises, de critiquer le gouvernement, certes, et parfois

aussi les autres partis, mais je veux surtout commencer par dire à la

population québécoise qu'il y a plein de moments où on travaille super bien

ensemble, toute la gang. Je vais vous en énumérer quelques-uns.

Je ne peux

pas faire autrement que commencer par le projet de loi n° 492 de ma

collègue Françoise David sur la question de la protection des locataires aînés.

Ça a été un moment où l'ensemble des parlementaires ont travaillé main dans la main pour protéger nos aînés. Bien sûr,

elle avait eu une petite ruse au débat des chefs, qui, je pense, a fait en

sorte qu'on a pu aller au bout, mais ça aurait pu être autrement, et c'est un

des moments où il y a eu ce beau travail d'équipe comme parlementaires

dans notre rôle de législateurs.

Un autre beau

moment, beaucoup plus personnel, qui est celui des mesures législatives sur le

droit des personnes trans et des

enfants. J'en remercie encore, d'ailleurs, je l'ai fait tantôt personnellement,

la ministre de la Justice parce que, bon, il reste du chemin à faire,

mais, sur celui-là, on a travaillé main dans la main, et ça a bien fonctionné.

Même chose

avec la ministre de l'Éducation supérieure sur le projet de loi n° 151 où

on a assuré que les violences sexuelles

dans nos établissements d'enseignement supérieur, on allait mettre un point

final à ça. Et, encore là, beau travail de collaboration entre

l'ensemble des parlementaires ou des formations politiques.

C'est sûr, de

là où on a les pieds... on le dit souvent, nous, on est là parce qu'on veut

changer profondément les choses, pas

changer quatre trente-sous pour une piastre. Et donc, oui, il y a eu des

déceptions. Il y a eu des déceptions parce

que ce n'est pas parce qu'on répète 100 fois la même chose que ça a pour

effet de le rendre réaliste. Les gens ont souffert, les gens qui m'entourent le nomment clairement, de

l'austérité, des coupures, que ça va des modulations des frais de garde en

passant par l'abolition des structures démocratiques, comme les CRE et les CLD,

l'ultracentralisation dans le système

de santé, l'infâme projet de loi n° 70 par rapport aux personnes assistées

sociales. La liste est longue, mais je vais m'arrêter là.

M. le

Président, c'est sûr, c'est sûr que nos moyens démocratiques souffrent parfois

de démocratie. Mais, s'il y a une

chose qui est certaine, c'est parce que notre Assemblée nationale, son équipe

de travail, vous-même, bien sûr, mais avec

notre secrétaire général, l'équipe communément appelée «la table», les gens qui

sont partout, les pages, les gens à la bibliothèque,

aux cuisines, à l'entretien ménager et aux bâtiments, à la sécurité, à

l'informatique... Bref, si on est capables de faire notre travail, c'est parce que tous ces gens-là sont là de

façon non partisane pour essayer de faire en sorte que chaque député,

peu importe s'il est indépendant ou il vient d'une formation politique, chaque

député a le soutien nécessaire pour pouvoir

faire son travail. Et je les en remercie parce que, comme députés indépendants,

si on ne les avait pas, ça serait très difficile de pouvoir assumer

notre rôle.

Je remercie

aussi bien sûr les gens de notre équipe, nos attachés politiques, de presse,

les gens de notre équipe de

recherche. Moi, je suis assez impressionnée, gang, de voir qu'avec le peu de

moyens qu'on a, même si on a trois députés seulement, on réussit pas mal à faire d'affaires, et je vous en remercie

parce que je le sais, que vous faites une grosse part du travail.

Je sais aussi

qu'il y a plein de gens qui vont nous quitter parce qu'ils l'ont décidé,

d'autres parce que la population le

décidera. Je vous salue, comme les autres l'ont fait. Je vous remercie aussi.

Je le sais maintenant, c'est quoi, la job d'une députée. J'ai hâte de savoir c'est quoi, la job d'une première ministre,

mais chaque chose en son temps. Je voudrais vous remercier parce que c'est une grosse job. C'est beaucoup d'abnégation.

Et je le sais, que, très majoritairement, ce travail-là, vous le faites

avec votre coeur puis vous le faites dans le bon sens.

Mais c'est

sûr que je ne peux pas passer sous silence le départ de mon collègue Amir

Khadir, cet homme qui vous a probablement, à un moment donné ou un

autre, conseillé pour un bobo ici, un mal là. Je vois beaucoup de monde le regarder. Je le sais, je le vois aller. On le

cherchait. Il est où, Amir? Ah! il est en train d'aider une personne de tel

parti, ou de tel autre, ou de tel autre parce qu'Amir c'est ça, c'est le

service public dans le service public. Et, comme premier député solidaire,

imaginez, je trouve qu'à trois on n'est pas beaucoup, tout seul, il a fait une

job, et, Amir, j'aimerais vraiment te remercier pour tout ce que tu as fait.

Alors, il a

ouvert des portes, pas juste des portes. Lorsque le vent souffle, du

changement, certains construisent des

murs, d'autres des moulins. Québec solidaire sera toujours du côté de la

deuxième catégorie, Amir, Françoise, qui nous a quittés en cours de route, Gabriel, et moi, et les autres à venir

vous le garantissons. Et je vous dirais, tout en vous resouhaitant une bonne fête nationale : Vive

la justice sociale! Vive le féminisme! Et vive l'indépendance du Québec!

Le Président : Mme la députée

de Vachon.

Mme Ouellet : Merci, M. le Président. Le Québec, de toutes les

époques, a mis au monde une foule de héros et d'héroïnes. Bâtisseurs, inventeurs, créateurs, cinéastes, leurs noms

nous sont familiers, et c'est avec une grande fierté que nous les

citons.

Qu'est-ce qui

fait que le Québec est une si généreuse pépinière de talent, d'innovation, de

créativité, d'originalité? Je crois

que la réponse se trouve, du moins en partie, dans notre histoire particulière

et dans l'incroyable résilience que les

Québécois et les Québécoises ont toujours eue face aux enjeux qu'ils ont dû

confronter. Terre conquise, car c'est le cas, ne nous en cachons pas, le Québec a su, malgré les efforts et les

diverses stratégies déployés par le Canada, conserver sa langue et sa culture. Il y a eu, dans cette

lutte constante, de nombreux héros et héroïnes, certains connus, oui, mais des

combien anonymes aussi.

Plusieurs ont

même perdu la vie en raison de leurs convictions. Je leur rends hommage. Parler

haut et fort, faire tomber les tabous, faire sauter les barrières,

persister et signer, même dans l'adversité, ça aussi, c'est typiquement québécois, car c'est lorsque nous sommes fidèles à

nous-mêmes, fiers et solides, que nous incarnons le plus ce que, de

toutes les époques, les Québécois et les Québécoises ont su démontrer à la face

du monde.

Nous sommes

un peuple métissé de toutes nos provenances mais uni par cette volonté

indéfectible d'être une nation à part

entière. Je nous rends hommage à l'occasion de cette fête nationale. Soyons

tous et toutes les héros de notre histoire. Continuons de la faire belle, riche et porteuse d'espoir. C'est cette

fierté, cette confiance, cette détermination que nous pouvons et nous devons démontrer qui nous donnera,

j'en suis convaincue, les clés de notre liberté, car nous sommes un

peuple riche de sa langue, de ses régions, de ses communautés, de son

territoire, de ses héros et de ses héroïnes. Le Québec a tout pour devenir ce qu'il désire être, tout pour devenir un

pays. Il n'en tient qu'à nous d'agir collectivement pour obtenir notre liberté. Cette liberté nous

permettra de faire du Québec une république à la hauteur de nos ambitions,

plus verte, plus pacifique et plus équitable.

Célébrons nos ambitions avec fierté, confiance

et audace. Bonne fête, Québec!

Le Président : M. le premier

ministre. Oh! elle n'a pas fini? Ah bon! Excusez-moi.

Mme Ouellet : Et je voudrais

aussi souhaiter bon été à tous mes collègues, à ceux et celles qui seront déjà

en campagne électorale, en tournée estivale, et à ceux et celles qui, comme

moi, mèneront à terme leur mandat jusqu'au 1er

octobre pour ensuite relever de nouveaux défis. Un bon été aussi à tout le

personnel de l'Assemblée nationale, à ceux qui

nous accompagnent ici, à Québec, et dans nos comtés. Bon été et bonne chance pour

la suite! L'avenir dure longtemps.

Le Président : Merci beaucoup.

Deuxième essai, M. le premier ministre.

M. Couillard : Merci, M.

le Président. Chers collègues. Mes

premiers mots seront pour vous, M. le

Président de l'Assemblée nationale, parce que je vous ai senti très ému à votre arrivée sur le

trône et je crois qu'on sait tous les racines de cette émotion. Mais je voulais rappeler à tous les Québécois

le rôle important que joue le président ou la présidente, parce qu'il y a déjà eu une présidente de

l'Assemblée nationale, dans la conduite des débats de l'Assemblée, donc de la

démocratie du Québec.

Il faut

également rappeler à ceux et celles qui nous écoutent que le président de

l'Assemblée est également un député, donc est ancré dans une

circonscription, il représente également des citoyens. Et c'est le respect et,

je dirais, l'assentiment des collègues qui lui permettent de s'asseoir sur ce fauteuil

particulièrement prestigieux.

Je voudrais

également rappeler que, M. le Président, vous avez bien sûr, outre la

direction de nos débats, amené des

projets intéressants pour l'Assemblée nationale. Il n'y a qu'à se promener

autour de l'Assemblée pour voir le projet en cours, qui va moderniser nos installations, rendre les commissions

parlementaires, je dirais, plus hospitalières, si je peux m'exprimer ainsi, et surtout permettre à

davantage de citoyens de visiter leur parlement, leur Assemblée nationale.

Je vais

également saluer vos efforts pour la représentation internationale du

parlementarisme québécois. Il existe une

diplomatie québécoise très forte. On a des représentations partout sur la

planète, représentations gouvernementales. Et la diplomatie

parlementaire, notamment dans la francophonie, a une grande importance, et vous

avez assumé la présidence de l'Association

parlementaire francophone, qui est un rôle diplomatique et international très

important au Québec. Je vous félicite également pour la façon dont vous

vous êtes acquitté de cette responsabilité.

Et, dernière

chose et non la moindre, vous aimez la pêche au saumon. Et je crois comprendre

que nous pratiquerons, j'espère pour

vous également, que nous pratiquerons, ensemble, peut-être pas, mais en même

temps, peut-être, sur des rivières différentes, cette activité. Oui, on va tous

prendre des vacances, le chef de la deuxième opposition a bien raison. Bravo! Très bonne décision de sa part. Moi, je

vais la passer au Québec et puis nécessairement aller faire quelques tours

dans les rivières à saumons. Quelle chance on a d'avoir ces richesses chez

nous!

Alors, M. le

Président, à chaque année, la fin de la session parlementaire, c'est un peu...

ce n'est pas une coïncidence, c'est

comme ça, c'est planifié comme ça, coïncide avec les célébrations de la fête

nationale. Et, pour tous les Québécois et pour toutes les Québécoises,

il s'agit d'un moment pour célébrer qui nous sommes et qui nous sommes au-delà de nos allégeances politiques, et

j'ajouterais au-delà de notre vision de l'avenir du Québec dans le Canada ou en

dehors du Canada. Il faut que chacun

développe un discours d'accueil lors de la fête nationale et que non seulement

dans les paroles, mais dans les gestes, ce soit la fête de tous les Québécois

et de toutes les Québécoises.

a donc l'occasion de célébrer qui nous sommes. Oui, les héros, on a parlé des

héros historiques, oui, mais les héros

du quotidien également, les travailleurs, les familles, qui ont des vies

beaucoup plus difficiles, je crois, qu'il y a quelques années, des pressions énormes sur les familles et sur les

travailleurs de plusieurs secteurs. Ce sont également des héros du

quotidien, et il faut leur rendre hommage collectivement.

Nous sommes

un peuple, M. le Président, je l'ai dit il y a quelques instants, confiant,

fier de notre langue, notre belle

langue française, un peuple ouvert, fier de nos origines, ouvert également aux

nouvelles personnes qui viennent se joindre à nous. Un peuple

entrepreneur qui est fièrement représenté partout sur la planète.

Alors, bien sûr, je veux souhaiter à tous les

Québécois et toutes les Québécoises de profiter de cette belle fête nationale pour nous retrouver en famille et entre

amis. Prenons le temps de vivre. Voudrions-nous vivre ailleurs qu'au

Québec? Non. Tout le monde ici ne voudrait pas vivre ailleurs, personne ne

voudrait vivre ailleurs qu'au Québec. Prenons

le temps de vivre, d'écouter notre musique, de savourer notre cuisine. Oui, il

y aura des barbecues cet été, on va en

voir quelques-uns, puis il y en aura dans tous les coins. Et il est possible

qu'on soit en même temps dans les mêmes régions. On pourra échanger des

recettes.

La fête

nationale, oui, c'est le début de l'été, est un signe que les vacances

approchent. Qu'on soit jeune ou moins jeune,

les vacances, c'est l'occasion de se recréer des souvenirs qui resteront

longtemps gravés dans notre mémoire. On se souvient tous et toutes de

nos vacances d'enfant au Québec, et l'été, c'est l'occasion de les revivre.

Est-ce que c'est du chauvinisme de dire que

l'ensemble des régions du Québec offrent des paysages à couper le souffle et

souvent uniques au monde? Non, je ne crois pas que ça en est. C'est de la

fierté, de la fierté bien placée. Personnellement, je vais passer, bien sûr, du

temps chez moi, au Saguenay—Lac-Saint-Jean.

Est-ce que ce serait du chauvinisme, chers

collègues, de dire que c'est la plus belle région au Québec? Non, c'est un

fait. C'est la plus belle région au

Québec. J'ai inclus le Saguenay, hein? Le Saguenay—Lac-Saint-Jean. Mais il y a beaucoup plus que

notre territoire à découvrir. Ce

qu'il y a de plus marquant, c'est de rencontrer des gens, des Québécois, des

Québécoises qui sont des gens, je répète, chaleureux et accueillants.

Cette

dernière journée de session, M. le Président, a un caractère bien particulier.

C'est aujourd'hui que se concluent les

travaux de la 41e législature. On a commencé ces travaux il y a maintenant

un peu plus de quatre ans. On a travaillé ensemble, et c'est vrai que beaucoup de choses se font à l'unanimité

dans cette Chambre et par consensus. Et on sous-estime, je crois, à l'extérieur de l'Assemblée, la

fréquence de ces belles occasions. On a travaillé ensemble pour améliorer la

qualité de vie des gens, stimuler la

croissance économique, améliorer notre système d'éducation et les piliers de

l'avenir du Québec. On a travaillé

pour simplifier l'accès au système de santé, pour donner aux générations

futures la liberté de faire à leur tour leurs choix, comme notre génération a pu le faire à une autre époque. On

a travaillé ensemble pour toutes les Québécoises et tous les Québécois.

Nous sommes

125, c'est-à-dire que nous avons été choisis par nos concitoyens pour les

représenter, les représenter et

orienter notre société vers l'avenir. Les citoyens, au départ, n'élisent pas,

au départ, des adversaires. Ils ne disent pas : Je vais élire telle personne contre telle personne.

En général, ils disent : Je vais élire telle personne parce que je veux

que ce soit cette personne qui

représente moi et les gens de ma circonscription à l'Assemblée nationale. Et je

pense qu'il faut garder ça en tête dans l'accomplissement de nos

fonctions.

D'ailleurs,

on en a parlé, il y a quelques instants, c'est un fait rare, c'est vrai que ça

avait été déclenché, Mme la députée,

lors du débat des chefs, ça avait été assez habile, d'ailleurs, de

Mme David d'avoir amené la question. Et rapidement nous avions tous dit : Oui, oui, bien sûr, nous allons

le faire. Alors il fallait le faire, il fallait respecter notre engagement.

On a adopté un projet de loi issu de l'opposition, on en a parlé tantôt, sur la

question, la députée... notre ancienne collègue Françoise David, qui a fait

adopter un projet de loi visant à mieux protéger les aînés locataires. D'ailleurs, à ce sujet, l'image des deux soeurs se

donnant l'accolade au centre de l'Assemblée va rester dans nos mémoires comme un signe, oui, de proximité et qu'au-delà de

la politique on est donc capable de vivre ensemble, de se parler et de

s'aimer. Alors, c'était une bonne nouvelle ce jour-là.

On a fait du

chemin, donc, en menant une meilleure collaboration entre les partis, et je

souhaite qu'on poursuive sur cette

lancée lors de la prochaine législature. Je crois qu'on a beaucoup de

politiques gouvernementales, maintenant, qui sont l'objet de la cocréation avec les milieux, avec les

partenaires. Il faudrait également que la législation soit de plus en plus consensuelle. Ce n'est pas toujours

possible parce que, des fois, la législation nous place dans des endroits très

différents sur le plan de nos orientations

politiques et des choix, mais il y a beaucoup plus de mise en commun qu'on

croit, et on peut faire davantage encore.

D'ailleurs,

les projets de loi sont bonifiés en commission parlementaire. Je me souviens

quand j'ai commencé mon action politique, en 2003, ma mère, qui

m'appelle parfois pour me raconter toutes sortes de choses, outre les histoires de sa vie et de sa famille, mais

également ce qu'elle pense du milieu politique, je me souviens, un des premiers

appels qu'elle me fait en 2003, c'est de

dire : Écoute, j'ai vu la période de questions, il n'y pas de quoi être

très fier. Elle parlait du comportement. Elle parlait du comportement à

la période de questions. Par contre, elle me rappelle puis elle dit : Ah! je t'ai vu hier en commission

parlementaire sur un projet de loi. Bon, là, au moins, je vois que tu

travailles. Alors, je pense qu'elle a

démontré son jugement et son appréciation du moment où ces lois sont faites, et

on sait qu'on peut le faire également

de façon beaucoup plus productive encore. On a fait beaucoup avec ces projets

de loi à plusieurs niveaux, et je pense qu'il n'est pas nécessaire

aujourd'hui de repasser chacun de ces projets de loi là.

Alors, bien sûr, il y a plusieurs députés parmi

nous qui ont annoncé qu'ils ou qu'elles ne solliciteraient pas de nouveau

mandat. Il s'agit donc de vos derniers moments au salon bleu. J'espère que vous

les savourerez, comme vous avez savouré vos

premiers moments. Moi, je me souviens encore, quand je me suis assis, j'étais

dans ce coin-là. Hein, Agnès et les

autres, vous vous en souvenez. Je me suis assis là, puis la session a commencé,

et je me suis dit : Où est-ce que

tu es assis? Et là je me suis souvenu de tous ces grands Québécois et de ces

grandes Québécoises qui avaient parlé du même fauteuil ou des mêmes fauteuils sur les

sujets qui, aujourd'hui encore, orientent la vie quotidienne. Alors, ça

m'a saisi, et je ressens encore ça aujourd'hui. Et, si j'ai un voeu à faire,

c'est que les gens qui viennent d'arriver à l'Assemblée et ceux qui arriveront

parmi nous à l'automne restent impressionnés, impressionnés profondément par

l'honneur et le privilège qui nous est donné de siéger ici, dans cette Chambre.

Alors, bien

sûr, on a des pensées pour nos proches et nos familles. Je pense que tous ici...

il y en a quelques-uns dans la

galerie. Je pense que votre famille, M. le Président, est avec nous, votre fille et votre petite-fille. On

sait tous que le voyage politique,

c'est un voyage familial et que les souffrances politiques sont souvent des

souffrances familiales. Et je pense qu'il faut

le dire. Les joies politiques également sont des joies familiales. On en a dans toutes

les catégories, n'est-ce pas, M. le Président?

Alors, je

vous souhaite, bien sûr, de retrouver votre famille pleinement,

non pas que vous vous en êtes éloignés, mais, les fonctions politiques

étant celles qu'on connaît, ce n'est pas évident toujours de garder cette

proximité.

Et je vois,

en haut, les collègues qui regardent leur famille, je crois,

avec émotion. Maryse, qui est avec... bien

sûr, l'épouse de mon collègue

Jean-Marc Fournier. Je peux dire ton nom maintenant, Jean-Marc, parce que

le président ne me punira pas, je crois,

aujourd'hui. Jean-Marc est un homme remarquable, un Québécois

remarquable qui a conduit les débats parlementaires, qui a assuré la direction intérimaire d'un parti politique. C'est difficile, la direction intérimaire d'un parti

politique, surtout pendant qu'il se

déroule une course à la direction. Jean-Marc, tu as beaucoup

donné au Québec, aux Québécois et aux Québécoises. J'ai une admiration et de l'amitié pour toi et

je t'en remercie. Il s'en vient bientôt, Maryse.

M. Couillard : Alors, Maryse, il s'en retourne à la maison, mais

on va l'emprunter quelques semaines encore, peut-être, mais pas pour

longtemps. Promis.

Je vois Judy également,

qui est la conjointe de notre collègue estimé Geoff

Kelley. Geoff, I want to tell you and all Quebeckers how

strong a voice you've been for English-speaking Quebeckers. Je veux également

dire que nous avons dans cette Chambre, avec nous, un des plus grands experts canadiens

sur la question autochtone. Merci d'avoir partagé cette expertise, mon cher.

So, Judy, he's coming home. And maybe

he'll get a driver's licence, who knows? And, please, make it so that it's an electric car. If he gets

a car, I want him to drive an electric car. Let us know when this will happen.

Bravo, donc, tout le monde!

Je veux également

parler de ceux qui partagent notre quotidien et qui travaillent tellement

fort, de tous les partis politiques,

bien sûr, ici représentés, le personnel de la table et de l'Assemblée nationale, remarquables dans leurs compétences, leur professionnalisme. Moi, ça m'a impressionné à

chaque commission parlementaire à laquelle j'ai participé et, bien sûr,

avec l'occasion de ces périodes

de questions. Je ne sais pas si les présidents seraient bien à l'aise de

présider sans table. Je crains que le résultat ne soit assez étrange

parfois. Alors, merci d'assurer la stabilité et la continuité de notre

tradition parlementaire.

Merci

également à ceux et celles qui nous épaulent dans notre quotidien, les

personnels des cabinets, des bureaux de

comté, des bureaux ici, de la législature. Vous êtes tous et toutes des gens

passionnés et dévoués et vous aussi, vous aussi, par votre travail incessant,

vous contribuez à transformer le Québec et à améliorer la vie pour tous les

Québécois et les Québécoises. Alors, merci à tous!

Je veux

saluer, bien sûr, l'ensemble des Québécois et des Québécoises. Ayons du plaisir

cet été. Je ne crois pas que les Québécois et les Québécoises aient le goût de

nous entendre nous chicaner. Il y a d'autres moments à l'automne où on le fera ou avant l'automne, septembre. On va

savourer ensemble la douceur de vivre au Québec. Le plus bel endroit sur

la planète où vivre, c'est notre Québec. Bonne fête nationale à tout le monde!

Président : Merci, M. le premier ministre. Je voudrais faire miens les propos concernant la

motion, parce qu'on a une motion devant nous, qui touche notre fête nationale

et qui fera en sorte que nous célébrerons notre fête nationale. Et

ici, pour ceux que ça pourrait intéresser,

les Québécois qu

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2018-06-15
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 41-1 journal-debats 20180615 223825
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierb3b8115897d796925887ab234479abb4e222c85b

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