Health and Social Services — 22 November 2023 (43rd Legislature, 1st Session)
CSSS 2023-11-22
Quebec — Committees
(Onze
heures vingt-deux minutes)
Le Président (M. Provençal)
: Alors, bon matin à tous. Ayant
constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission de la santé et des
services sociaux ouverte. Je vous souhaite la bienvenue et je demande à toutes
les personnes dans la salle de bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs
appareils électroniques.
La commission est
réunie afin de poursuivre l'étude détaillée du projet de loi n° 15, Loi
visant à rendre le système de santé et de services sociaux plus efficace.
Mme la secrétaire, y
a-t-il des remplacements?
La Secrétaire :
Oui, M. le Président. M. Marissal (Rosemont) est remplacé par M. Cliche-Rivard (Saint-Henri—Sainte-Anne).
Le Président (M.
Provençal)
: Merci
beaucoup. La Commission de la santé et des services sociaux reprend ses travaux. Donc, nous poursuivons l'étude
détaillée du projet de loi n° 15... Woupelaïe! Je suis allé un peu trop
vite. Je veux simplement rappeler à nos gens qu'hier nous étions sur
l'étude de l'amendement de l'article 393, et on s'était tous dit que la
nuit porterait conseil. Alors, je vais céder...
Fortin : ...rien d'autre. Alors...
Le Président (M.
Provençal)
: Je vous
cède la parole, M. le député.
M. Fortin : Merci. Merci, M. le Président. J'en profite pour vous
saluer et, à votre instar, souhaiter bonne matinée à tout le monde ici présent.
Effectivement, on
s'est laissés sur — bonjour! — sur
l'article 393 hier, et, pour le rappel, le rappel amical à ceux qui nous écoutent, l'article 393, là,
qui indique essentiellement qu'on réserve... qu'on détermine, au gouvernement,
et le ministre avait dit que c'est le
ministère qui faisait ça et non Santé Québec, un nombre de places pour les
étudiants du Québec, les étudiants de l'extérieur du Québec. Et la
discussion qu'on avait portait à savoir si on devait également réserver un nombre de places dans nos facultés,
entre autres dans nos facultés satellites de médecine, aux étudiants qui viennent
de la région concernée. Et je ne... la nuit n'a pas changé l'objectif que
j'avais, M. le Président, c'est-à-dire trouver une façon de s'assurer qu'il y
ait davantage de gens issus de la région qui puissent accéder aux programmes
médicaux offerts par des facultés satellites de médecine.
Là où ça devient — puis
on a poussé un petit peu notre recherche au cours des dernières heures — là,
où ça devient intéressant, c'est qu'on peut voir que, dans certaines régions...
Parce qu'il y a quatre facultés satellites de médecine, M. le Président, il y
en a qui sont là depuis un certain temps, il y en a qui sont plus récentes,
mais, dans certaines régions, on le voit qu'il y a un taux d'étudiants qui
proviennent de la région, qui est d'environ 30 %, 35 %, il y en a d'autres où on est à, aux dernières
nouvelles, 17 %, M. le Président. Ça, c'est le cas, entre autres, de ma
région.
Alors, l'hypothèse
qu'on soumet au gouvernement bien humblement et respectueusement, c'est qu'on a
une possibilité ici de s'assurer qu'un nombre de places est protégé pour des
étudiants en provenance d'une région pour se donner un maximum de chances
qu'ils restent dans la région au... par après.
Alors, je vais
simplement commencer en demandant au ministre si le concept de réserver des
places aux étudiants... hier, il nous a
parlé de la possibilité de toucher à la cote R, mais de réserver des places,
comme on réserve des places à des
gens de l'extérieur du Québec, mais de réserver des places, dans nos facultés
satellites, aux étudiants qui proviennent de cette région-là, donc les
diplômés, par exemple, du cégep de l'Outaouais, du Saguenay ou d'ailleurs...
Le Président (M.
Provençal)
: M. le
ministre.
M. Dubé : Oui,
très bien. Bien, en fait, ma réponse, elle est simple, c'est que c'est quelque
chose qu'il faut faire, et je pense qu'on n'a pas besoin de la loi pour le
faire. Parce que, si vous me demandez si je suis d'accord avec le principe, la réponse est oui parce que... C'est
d'ailleurs pour ça, puis on en parlait justement avec M. Piedboeuf, là, qui est
le fonctionnaire qui s'occupe, entre autres, de toute la question des PREM, des
AMP, et tout ça, avec... dans l'équipe du Dr Bergeron, puis j'en ai
reparlé ce matin, puis c'est vraiment la philosophie qu'on veut initier,
alors...
Mais ce que je vous
dirais, c'est qu'il y a déjà des cohortes qu'on commence à penser, par exemple
pour des personnes des minorités visibles, etc. Puis je pense que la question
des régions, comme je vous ai indiqué hier en indiquant
la notion d'ajuster, par exemple, certaines notes pour certaines régions, je
pense qu'on est là et je vous dirais qu'on est très, très sensibles à
ça, là, lorsqu'on aura finalisé le projet de loi, pour qu'on puisse mettre ça
en place pour l'an prochain.
Fortin : Je veux juste comprendre ce que
le ministre a dit, parce que ce n'est pas... puis ce n'est pas un reproche, là, mais ce n'est pas exactement la
discussion qu'on avait hier. Hier, vous nous disiez : La façon de
procéder, c'est la cote R. Là, je vous entends dire...
M. Dubé : Mais c'est une des... Ce
que j'ai dit...
Fortin : ...les places réservées, entre autres, pour les
minorités visibles, etc., on pourrait. Et votre orientation, c'est de
réserver des places pour les étudiants d'une région.
M. Dubé : Bien, c'est ce qu'on veut
faire. On a déjà commencé... ce que je vous dis après avoir parlé à
M. Piedboeuf, ce matin, là, qui était sur notre appel régulier, il m'a dit
qu'il y a déjà des cohortes qui sont en réflexion pour être capables de faire
ça. Alors, c'est sûr qu'au niveau... puis quand je disais des minorités
visibles, par exemple, O.K., bon. Mais je pense que, pour la question de gens
qu'on voudrait garder en région... C'est pour ça qu'hier je vous ai dit qu'une des choses qu'on est en train de regarder
puis qui, même, peut être testée, c'est sur la question de la fameuse
cote R pour être capables de dire : Est-ce que, dans certaines régions, on
pourrait considérer de baisser de quelques
points la cote R puis de faciliter les gens qui sont en région, à condition
qu'ils puissent rester en région après?
Alors, oui,
on est dans ça, mais, comme je vous dirais, je ne pense pas qu'on a besoin de
la loi comme telle pour avoir cette philosophie-là, parce que je pense
qu'on y croit déjà. Voilà. Voilà.
M. Fortin : Oui, je comprends. J'apprécie l'ouverture, là, de la part
de la
partie gouvernementale. Puis, pour nous,
la question de la cote R, ça fait
partie de la discussion et ça en fait
partie
inévitablement, là. On ne peut pas passer... puis là je sors... je sors
des chiffres comme ça, là, mais on ne peut pas passer d'une cote R de 38 à 18,
là, puis dire : Bien, O.K., c'est
correct, là, on va laisser passer les étudiants de cette région-là. Il faut
qu'il y ait un certain... une certaine logique à la chose. Mais l'idée,
l'idée pour nous, c'est de dire qu'il faut qu'il y ait un certain nombre de
places réservées aux étudiants de cette région-là. Je vois le ministre qui
hoche de la tête. J'ai entendu dans son propos : On veut faire ça pour
l'an prochain, donc l'an prochain étant la rentrée de septembre 2024?
M. Dubé : Si on est capables de le
faire. C'est comme je vous dis, là, je pense qu'il faut vraiment regarder
qu'est-ce que ça prendrait pour être capables d'appliquer ça à l'an prochain,
est-ce que... Un peu comme on a fait, vous avez vu... je ne veux pas prendre
trop de temps là-dessus, là, mais on a simplifié le processus des PREM cette
année, bon, puis c'est toujours un peu plus compliqué parce que, bon, bien, il
y a toujours des... Les gens disent : Oui, mais est-ce que ça va aider,
pas aider? Ça fait qu'on a poussé un peu la machine cette année. Ça a été pas
toujours facile, hein, je le dis comme ça, mais on a quand même réussi à
simplifier un peu le processus des PREM. Je pense qu'on doit faire la même
chose pour les étudiants en région.
Alors, moi, je vais... on va pousser la machine
pour qu'on soit capables, l'an prochain, de peut-être le faire à un ou deux
endroits, d'avoir réservé des places pour des étudiants en région. J'aime mieux
le faire par projet pilote plutôt... C'est
pour ça que je vous dis : Mettre ça dans la loi aujourd'hui... Mais je
vous dis que l'intention est là, un peu comme on l'a fait pour les PREM
cette année. J'ai hâte de voir si ça va payer, là, parce que c'est toujours à
la fin de la période qu'on le voit. Mais je
suis prêt à me commettre puis je sais que vous allez me revoir l'an prochain,
alors je vous dirais que, pour moi, c'est très clair que, cette
philosophie-là, on veut la mettre en place.
M. Fortin : O.K. Alors, par projet pilote, on touche du bois pour l'an
prochain.
M. Dubé : Pour une couple de
régions. J'aimerais ça.
M. Fortin : Je vous le soumets comme ça, mais, puisqu'on est dans la
discussion, si vous regardez les chiffres des régions qui ont plus de
difficultés, peut-être commencer par celles où c'est plus dur d'attirer, comme
la mienne, mais d'autres... bien, une autre, là. Mais c'est peut-être là qu'on
en a plus besoin pour l'instant, c'est-à-dire, on a moins d'étudiants qui
viennent de la région, donc...
M. Dubé : ...M. Piedboeuf vous
entend en ce moment, parce qu'il suit sûrement la commission. Alors, je pense
qu'il va entendre le «commitment» que j'ai pris.
M. Fortin : On pourra vous ressortir les chiffres exacts, mais aux
dernières nouvelles, effectivement, je pense
qu'on était à 17 %, en Outaouais, d'étudiants qui provenaient de la
région, qui étaient acceptés par McGill dans le programme, alors que, dans d'autres régions, c'est 30 %,
35 %. Alors, c'est peut-être une bonne place où commencer.
Le Président (M. Provençal)
: Alors, M. Paré, on se nomme,
puis après ça vous répondez, s'il vous plaît.
M. Paré (Daniel) : Daniel Paré,
sous-ministre, Santé et Services sociaux. Pour bonifier, là, dans le fond, ce
que M. le ministre mentionne, les cotes R, c'est un moyen, les campus
régionaux, c'est un moyen, les stages en région est un autre moyen. Et je vous
dirais aussi, en collaboration avec les CISSS et les CIUSSS, on travaille aussi
à faire de la promotion au niveau de ces types d'emplois là. Et ça va même dans
notre trajectoire sur la valorisation, là — là on est après la formation — mais
la valorisation de la pratique, notamment en médecine de famille. Et, vous voyez, là, en termes de vision, elle est là, en termes de
moyens, on s'est donné beaucoup, beaucoup de moyens pour y arriver. Je prends
votre exemple de 17 % en Outaouais, c'est un relatif jeune programme...
M. Paré (Daniel) : ...ça fait
qu'encore là, moi, je pense que ça peut être, déjà là, un bon plancher pour la
suite des choses. Si on regarderait, peut-être, à cinq ans passés, dans nos
facultés, comment on avait... Ça fait que je pense que c'est un exemple, là,
qu'on est capables... on va être capables de bâtir dessus. Ça fait que je pense
que ça complète les propos de M. le ministre.
Fortin : Mais je suis d'accord avec vous, M. Paré, que
c'est un ensemble de facteurs, c'est juste qu'il faut... Puis je me
souviens de l'annonce de M. Couillard à Gatineau, justement, au moment du
lancement de cette faculté-là et de l'ouverture, éventuellement, là, par le
gouvernement qui lui a succédé. Mais c'est qu'il faut les utiliser à son
maximum, ces opportunités-là, ces programmes-là, ces avancées-là, il faut juste
les utiliser à son maximum vers le but ultime, qui est d'avoir des étudiants
qui restent en région. Alors, s'il y a des mesures comme ça qu'il faut faire,
faisons-le. J'accepte, pour l'instant, l'argument du ministre, à savoir qu'il
aime mieux procéder à l'extérieur de la loi pour tester, voir comment ça
marche. Mais effectivement on va se revoir dans un an, puis je pense que ça va
être un des suivis nécessaires au projet de loi ou à tout ce qui tourne autour
du projet de loi, disons.
Le Président (M. Provençal)
: Merci. Est-ce qu'il y a d'autres...
M. Dubé : Très bien. J'apprécie,
j'apprécie la confiance.
Le Président (M. Provençal)
: Est-ce qu'il y a d'autres
interventions sur l'amendement à l'article 393? Non? S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'amendement à l'article 393 est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Donc, est-ce que l'article 393,
amendé, est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: Adopté. Ce qui nous amène maintenant
à l'article 394.
M. Dubé : Et moi, je
recommencerais... Si on se souvient d'hier, chers collègues, le... de 394 à
404, on avait un bloc de 10 qui est sur les
activités médicales prescrites. Ça va? C'est dans le programme qu'on s'était
donné. Alors, on y va avec l'article 394, pour lequel il n'y a pas
d'amendement. Alors, j'y vais. Je n'ai quand même pas besoin de lire...
Je vais le lire quand même. S'il n'y a pas d'amendement, je pense que c'est
mieux que je le lise, parce que... Oui.
M. Fortin : On a fait le test hier, M. le Président, je n'en ai pas
discuté avec mon collègue, je ne sais pas si on a sauvé du temps, M. le
Président, dans la façon de faire. Puis, de mon point de vue bien personnel,
encore là, il n'y a pas personne avec moi pour... avec qui j'en ai discuté, là,
mais je ne suis pas sûr que j'ai trouvé que c'était plus simple à... juste dans l'organisation de nos
pensées. On a fini par les faire
article par
article pareil, on a fini par...
Alors, je vous soumettrais, du moins ici, là, de...
M. Dubé : Est-ce que je pourrais
vous demander de l'essayer une autre fois? Je vais dire pourquoi... Non, mais
je vais vous dire pourquoi parce que je vous trouve collaborateur. Mais là il y
a deux avantages. Premièrement, puis je le dis, moi, ça me permet d'être capable
de mieux participer aussi, parce qu'une fois que je les ai lus, je suis capable
de revenir en tant que débatteur et non de toujours être en train de lire. Et
je pense que le plus grand avantage, c'est d'être capable d'avoir une vision du
bloc, parce que, souvent, puis je le sais que... C'est tellement un gros projet de loi qu'on a de la misère, des fois,
à se dire : Mais quand est-ce qu'on va se parler de ça? Là, hier, au moins,
quand on... Surtout là, on a un bloc de 10, là, qui porte sur les AMP, on va
faire le tour des AMP, incluant les amendements, parce qu'on a plusieurs amendements.
Ça fait que moi, je vous demanderais de... On va
l'essayer encore puis, si, à la fin de la journée, vous me dites : Ça ne marche pas... Mais hier, je
pense qu'on s'est pratiqués puis on va essayer de... Puis même si ça donnait le
même temps, est-ce qu'on a une valeur
d'avoir vu l'ensemble du bloc avant d'en discuter? Moi, je pense que oui,
mais...
M. Fortin : Moi, je vous suggère au minimum une chose, M. le ministre.
Est-ce que vous pouvez lire le commentaire? Parce que, dans le commentaire,
c'est souvent là qu'on comprend les nuances ou l'objectif derrière l'article.
Parce que de juste lire l'article, des fois, là, ça ne nous permet pas vraiment
de... Moi, je ne suis pas avocat comme mon collègue ou d'autres autour de la
table, là. Le texte de loi est... Le commentaire est plus simple, des fois, à
saisir que le texte de loi.
M. Dubé : Aucun problème. Moi, je
suis... Si c'est la suggestion...
M. Fortin : Alors, si vous voulez qu'on... Là, ce que vous nous suggérez, c'est quoi?
C'est de faire ça jusqu'à 411?
M. Dubé : Oui.
Bien, non, le bloc que Me Paquin nous suggérait, c'étaient juste des AMP.
Regardez la petite table des matières qu'on s'est faite hier, là. Là, on vient
de finir le bloc 392 et...
Le Président (M.
Provençal)
: À 404.
Cliche-Rivard : À 404.
M. Dubé : Parce
que c'est le concept de dire : On traite un sujet spécifique ensemble. Ça
va-tu?
Cliche-Rivard : ...je pense que ça fonctionne bien. Mais j'avoue que
quand on montait à 20, 25, hier, ça devenait compliqué d'avoir une plus-value.
M. Dubé : Bien,
c'est pour ça que je voudrais... puis j'en ai discuté avec nos équipes, puis on
avait un peu... À 20, tu commences à perdre le fil. Aujourd'hui, à 10...
Cliche-Rivard : Je suis prêt à l'essayer pour 10. Allons-y pour 10.
M. Dubé : Ah?
O.K. Bien, je vais essayer de faire mon possible...
Cliche-Rivard : Parfait. Mais...
M. Dubé : O.K.
En lisant le commentaire.
M. Dubé : O.K.
C'est beau?
Fortin : Bien, je suis sûr que mon
collègue, avec son expérience légale, en a moins besoin que moi, mais quand
même.
Cliche-Rivard : Ah non! On en a besoin, surtout dans ce sujet-là.
M. Dubé : Dans
notre MBA en santé, hein?
M. Cliche-Rivard :
Oui.
M. Dubé : Ça
va, M. le Président? Vous êtes d'accord avec ça, que je lise le commentaire
après chacun?
Le Président (M.
Provençal)
: Oui,
moi, ça me convient, en autant que ça convient aux membres de la commission. Je
vous rappelle qu'avec le consentement on peut faire beaucoup de choses.
M. Dubé : Oui,
tout à fait. Des grands hommes qui ont dit ça.
«394. Tout médecin de
famille qui désire adhérer à une entente conclue en vertu du cinquième alinéa
de l'article 19 de la
Loi sur l'assurance maladie doit, après avoir été
autorisé par Santé Québec, s'engager à effectuer une
partie de sa pratique dans
des activités médicales particulières visées à l'article 395.
«Une
telle entente peut prévoir des modulations relatives à la nature des activités
et au niveau de participation des médecins selon le nombre d'années de
pratique.»
Le commentaire, c'est
que l'article 394 du projet de loi prévoit l'obligation pour un médecin de
s'engager à réaliser des activités médicales particulières pour adhérer à une
entente conclue en vertu du cinquième alinéa de l'article 19 de la
Loi sur
l'assurance maladie. Il précise que, pour ce faire, il doit être autorisé par Santé
Québec.
deuxième alinéa précise également des éléments pouvant être prévus à cette
entente, dont le niveau de participation des médecins selon le nombre
d'années de pratique.
On reviendra parce
que c'est une copie conforme de la LSSSS.
J'arrive à 395, pour
lequel on a un amendement. Alors, je vais lire l'amendement :
Remplacer le deuxième
alinéa de l'article 395 du projet de loi par le suivant :
«La liste d'activités
médicales particulières porte sur les activités suivantes :
«1° de façon prioritaire, la prestation [des]
services médicaux dispensés au département clinique de médecine d'urgence des
établissements pour lesquels un tel département est mis en place;
«2° la prestation des
services aux usagers admis en soins de courte durée d'un établissement qui
exploite un centre hospitalier;
«3° la
prestation des services médicaux impliquant de la garde en disponibilité dans
tout centre d'hébergement et de soins
de longue durée ou centre de réadaptation ou dans le cadre d'un programme de
soutien à domicile d'un centre local de services communautaires;
«4° la prestation de services médicaux en
obstétrique dans un [cadre] exploité par un établissement;
«5° la prestation de services de première ligne
auprès de clientèles vulnérables et leur prise en charge, que ce soit à
domicile, en cabinet privé de professionnel ou dans tout centre exploité par un
établissement;
«6° la participation à toute autre activité
prioritaire approuvée par le président et chef de la direction.»
Donc, le
commentaire. Cet amendement vise d'abord à réintroduire la liste des activités
médicales particulières actuellement prévues à l'article 361 de la
Loi sur les services de santé et de services sociaux en y faisant les
modifications de forme nécessaires afin d'en assurer l'intégration harmonieuse
au projet de loi.
Et, lorsque on regarde à l'écran, si on peut le
voir...
Le Président (M. Provençal)
: ...
Dubé : ...oui, on voit bien que l'article 395...
Puis je vais quand même lire le début parce que tout le reste a été ajouté, si vous me permettez. Alors, on dit, à
395, qu'«aux fins de l'application du premier alinéa de 394, Santé Québec établit pour le territoire de chaque département territorial de médecine
familiale», ici, on est pour la médecine familiale, «visé à l'article 372,
à partir des recommandations que peut lui faire le département, une liste
d'activités médicales particulières. Cette
liste précise les modalités d'exercice de chaque activité offerte, et ce,
conformément aux modalités prévues par l'entente visée à cet alinéa.»
Et, je le répète, là, je ne reviendrai pas sur
la liste complète parce qu'on a vu que c'est ça que l'amendement a ajouté,
alors qu'il n'était pas là auparavant.
Je continue. 396, donc : «Le médecin
adresse sa demande d'autorisation à Santé Québec, qui lui transmet une liste
d'activités médicales particulières parmi lesquelles il doit effectuer un
choix.»
commentaire, c'est que l'article 396 du projet de loi prévoit qu'un
médecin doit faire sa demande d'autorisation à Santé Québec. Il précise
que Santé Québec lui transmet alors une liste d'activités médicales
particulières pour qu'il puisse choisir laquelle il décide d'effectuer.
«397. Santé Québec autorise...» Je veux juste
aller voir si j'ai un amendement. Je crois que oui.
Le Président (M. Provençal)
: ...
M. Dubé : Oui. Parfait. Alors, je
vais aller à l'amendement tout de suite.
À l'article 397 du projet de loi :
1° remplacer, dans le deuxième alinéa, «doit
tenir compte du» par «tenue de respecter le»;
2° ajouter, à la fin, l'alinéa suivant :
«Santé Québec peut déléguer au comité de direction du département territorial de
médecine familiale le pouvoir d'accorder l'autorisation prévue au
premier alinéa.»
commentaire. Cet amendement vise à prévoir d'abord que Santé Québec est tenue de respecter le nombre de médecins autorisés au plan des effectifs médicaux lorsqu'elle autorise
un médecin à adhérer à l'entente conformément au premier alinéa.
Ensuite, il prévoit la possibilité pour Santé
Québec de déléguer l'exercice du pouvoir prévu à l'article au comité de
direction du département territorial de médecine familiale.
Et je vais lire le début de 397, parce
qu'on voit comment c'est intégré, l'amendement : «Santé Québec autorise le
médecin à adhérer à l'entente visée à l'article 394 s'il s'engage par
écrit à exercer l'une des activités médicales particulières prévues à la liste
visée à l'article 395.»
Voilà comment le reste est intégré. Ça va?
Le Président (M. Provençal)
: Oui.
M. Dubé : 398, pour lesquels on n'a
pas d'amendement. 398 se lit donc comme suit :
«Tant que le médecin respecte l'engagement qu'il
a pris conformément à l'article 397 et jusqu'à ce qu'il s'en soit libéré
selon les modalités prévues par l'entente visée à l'article 394, le
médecin demeure visé par cette entente.»
L'article 398 du projet de loi prévoit
jusqu'à quel moment un médecin demeure visé par l'entente conclue en vertu du
cinquième alinéa de l'article 19 de la
Loi sur l'assurance maladie, soit
tant qu'il respecte l'engagement ou jusqu'à ce qu'il en soit libéré.
«399. Santé Québec peut, de façon périodique et
conformément aux modalités prévues par l'entente, procéder à la révision de
l'engagement d'un médecin pris conformément à l'article 397.»
Le commentaire. Cet
article prévoit la
possibilité pour Santé Québec de réviser un engagement pris par un médecin. Il
précise que cela doit se faire conformément aux modalités prévues par
l'entente.
Ça va bien? 400, pour lesquels il n'y a pas
d'amendement.
Le Président (M. Provençal)
: Le prochain amendement est à 402,
M. le ministre.
Dubé : Merci beaucoup, M. le Président, ça m'aide.
Alors,
400 : «Si, de l'avis de Santé
Québec, un médecin cesse de respecter
l'engagement qu'il a pris conformément à l'article 397, Santé
Québec révoque l'adhésion et en informe le médecin, le département territorial
de médecine familiale et la Régie de l'assurance maladie du Québec. Santé
Québec doit donner au médecin
l'occasion de présenter ses observations.»
Alors, le
commentaire, c'est que l'article 400 du projet de loi prévoit les
circonstances pouvant mener à la révocation de l'adhésion d'un médecin par
Santé Québec et les personnes devant être informées. De plus, il précise
qu'elle doit donner au médecin l'occasion de présenter ses observations.
«401. Un médecin qui
n'est pas satisfait d'une décision rendue à son sujet concernant un refus
d'adhésion ou une révocation d'adhésion peut soumettre cette décision à
l'arbitrage prévu par l'entente visée à l'article 394.»
Donc, le commentaire.
Cet
article prévoit la possibilité pour un médecin de soumettre une décision
concernant un refus d'adhésion ou une révocation d'adhésion à l'arbitrage à
l'entente conclue en vertu de l'alinéa de l'article 19 de la
Loi sur
l'assurance maladie.
402, pour lequel vous
me dites qu'il y a un amendement, M. le Président?
Le Président (M.
Provençal)
: Oui.
M. Dubé : Merci
beaucoup. Alors, je vais lire tout de suite l'amendement, puis on ira
l'intégrer.
À l'article 402,
insérer, dans le premier alinéa de l'article 402 du projet de loi et après
« doit », «,[...] avoir été autorisé par Santé
Québec, s'engager à ».
Alors, j'y vais pour
l'article tel qu'amendé :
«402. Tout médecin
spécialiste...»
Maintenant, jusqu'à maintenant, on était dans nos généralistes. On tombe au
niveau des spécialistes.
«402.
Tout médecin spécialiste qui n'a pas de privilège dans un établissement qui
exploite un centre hospitalier et dont la spécialité est visée par une
entente conclue en vertu du cinquième alinéa de l'article 19 de la
Loi sur
l'assurance maladie doit, après avoir été autorisé par Santé Québec, s'engager
à effectuer une
partie de sa pratique dans les activités médicales
particulières visées à l'article 403 s'il désire adhérer à une telle
entente.
«L'entente peut
prévoir les modulations relatives à la nature des activités et au niveau de
participation des médecins selon le nombre d'années de pratique.»
Le Président (M.
Provençal)
: 403 a
aussi un amendement, M. le ministre.
M. Dubé : Parfait.
Je voulais juste voir si le commentaire était toujours pertinent. O.K. C'est
Le commentaire à 402.
Cet amendement vise à ce que la disposition soit rédigée de manière similaire à
394 du projet de loi et clarifier l'autorisation de Santé Québec. Donc, on voit
vraiment plus le parallèle avec les médecins de famille ici, dans le cas des
spécialistes.
Je continue. 403.
Puis vous me dites qu'il y a un amendement?
Le Président (M.
Provençal)
: Oui.
M. Dubé : O.K.
Il me reste deux articles. Ça va bien.
403... Qu'est-ce que
j'ai dit? Pas d'amendement. Oui, il y a un amendement. O.K. Donc, 403,
l'amendement se lit comme suit :
Remplacer, dans le
deuxième alinéa de l'article 403 du projet de loi, «ministre» par
«président et chef de la direction».
Donc :
«403. Aux fins de l'application du premier alinéa de l'article 402, Santé Québec établit pour le territoire de chaque département territorial de
médecine spécialisée visé à l'article 372, à partir des recommandations
que peut lui faire le département, une liste d'activités médicales
particulières. Cette liste précise les modalités d'exercice de chaque activité
offerte, et ce, conformément aux modalités prévues par l'entente visée à cet
alinéa.
«La liste est soumise
à l'approbation du président et chef de la direction.»
Et je pense qu'il
m'en reste un, avec 404 : «Les dispositions des articles 396 à 401
s'appliquent, avec les adaptations nécessaires, dans le cas des médecins
spécialistes visés à l'article 402.»
Le commentaire, pour
terminer.
L'article 404 du projet de loi prévoit que les articles 396
à 401 du projet de loi, relatifs aux processus... peuvent être autorisés à
adhérer à l'entente, s'appliquent aux médecins spécialistes visés à
l'article 402.
Le Président (M. Provençal)
: C'est beau. Alors, suite
à cette lecture-là, nous revenons maintenant au premier
article qui va traiter des activités médicales
particulières, c'est-à-dire l'article 394. On se souvient, là, que les
activités médicales particulières,
c'est des choses qui étaient déjà en place pour les omnis et on parlera, après
ça, plus spécifiquement des spécialistes.
Alors, on y va avec
le 394, pour lequel vous aviez mentionné, même, que c'était en lien direct avec
la LSSSS, M. le ministre.
M. Dubé : Oui, oui, vous avez
raison. Je l'ai sauté rapidement pour ne pas trop rallonger, là, mais, dans le
cas de 394, merci de me le rappeler, c'est une copie conforme de la LSSSS à
360, 361 et 361.2. Vous l'avez dans vos documents. Parce
qu'effectivement, là, on voit vraiment que toute la question des AMP pour les
médecins de famille était déjà là. On ne change rien de ce côté-là, là, du
moins pour ce premier article.
Le Président (M.
Provençal)
: Je me
suis permis de faire cette petite remarque.
M. Dubé : Je
l'apprécie parce que ça va aider nos... nos collègues aussi de la commission.
Fortin : Dans les...
Le Président (M.
Provençal)
: M. le
député de Pontiac aurait une première intervention.
Fortin : Oui. Merci, M. le Président. Je
suis désolé d'avoir...
Le Président (M.
Provençal)
: Non, il
n'y a pas de problème.
Fortin : ...précédé votre... votre
présentation. Dans le... Quand on vient dire, là, à l'article 394 :
«Une telle entente peut prévoir des modulations relatives à la nature des
activités et au niveau de participation [...] selon les années de pratique»,
est-ce que c'est quelque chose qui est en... est-ce que ça se fait? Parce que,
là, on vient dire... Puis c'était déjà comme
ça, là, «peut le faire», là. Est-ce que c'est modulé, en ce moment, selon les
années de pratique?
M. Paré
(Daniel) : Oui, M. le Président, en effet, ici, on parle d'une entente
entre... entre le gouvernement et la fédération, dans le cas ici, la FMOQ. Ça
fait que, pour la FMOQ présentement, l'entente, c'est 15 ans de pratique,
surtout ceux qui ont 15 ans et moins sont assujettis aux AMP, là, qui
sont... qui sont déterminés. Et, dans la... Tantôt, on pourra parler des
médecins spécialistes, qui ont différentes ententes.
Le Président (M.
Provençal)
: M. le
député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Cliche-Rivard : Et là, juste pour nous expliquer, toutes les ententes
qui sont déjà conclues sont... se continuent, sont reconduites, puis là ça,
c'est un régime qui va... où l'article 394 va s'appliquer aux nouvelles ententes, bien que vous dites que c'est une
reconduction de la LSSSS, finalement, mais ça va être pris sous ce régime-là, mais
ça revient un peu au même, finalement.
M. Paré
(Daniel) : Carrément.
Cliche-Rivard : Il n'y a pas vraiment de modification.
M. Paré
(Daniel) : Non.
Le Président (M.
Provençal)
: M. Paré
me reprendra, mais, à une certaine époque, même, au niveau des ententes,
c'était 20 ans.
M. Paré
(Daniel) : En effet. Ça démontre bien la notion de... d'entente
négociée, là, qu'on... qu'on fait avec nos... avec nos médecins.
Le Président (M.
Provençal)
: M. le
député de Pontiac.
Fortin : Merci. Mais les médecins qui
pratiquent, par exemple, depuis au-delà de 15 ans, là, qui sont à leur 16e, 17e, 20e année, là, eux, ils ont
quand même besoin d'une AMP, là. C'est... C'est simplement qu'il n'y a plus
certaines spécificités dedans?
M. Paré
(Daniel) : C'est important... Si vous me permettez, M. le Président,
c'est important, là, de venir placer un AMP,
c'est quoi, là, au-delà de ce qui est écrit. L'AMP, c'est un levier du DRMG
aujourd'hui, mais qui va être dans... dans... dans le futur, si... si
tout est adopté, dans le futur, des départements territoriaux, c'est des
leviers pour atteindre l'objectif de bien
couvrir les services dans un territoire. Ça fait que c'est un levier des
médecins aux médecins. Ça fait que ça, c'est vraiment... c'est vraiment
important de venir le nommer.
Dans la... Dans la
situation que vous... que vous dites, l'AMP, le levier, qui... qui est légiféré
ou par entente, il a une durée de 15 ans. Encore une fois, en pratique, on
voit très bien des médecins de famille qui ont 20, 25 ans, 30 ans de
pratique qui vont aller donner... ils vont faire de la prise en charge en
CHSLD, ou etc.
M. Dubé : Ou
à l'urgence.
M. Paré (Daniel) : Les urgences.
Mais il n'y a pas d'obligation de levier pour... en termes de rémunération. Ça
fait que...
Fortin : ...bonne volonté, hein?
M. Paré (Daniel) : Ils le font de
leur bonne volonté.
M. Fortin : Parce qu'ils aiment ça ou parce que c'est le type de
pratique qu'ils... qu'ils souhaitent?
M. Paré (Daniel) : Exactement.
M. Fortin : O.K. Mais c'est parce que, dans le premier paragraphe, on
vient dire : «Tout médecin de famille qui désire adhérer à une entente
conclue [...] doit [...] s'engager à effectuer une
partie de sa pratique...»
Alors, ce que vous dites, c'est : Un
médecin qui ne désire pas... donc ceux au-delà de 15 ans, là, par exemple,
qui ne désirent pas, eux, ils pratiquent de la façon qu'ils le
souhaitent. Ils n'ont pas besoin de faire cet engagement-là.
M. Paré (Daniel) : Si vous me
permettez, il y a même une clause additionnelle aux... un jeune médecin qui ne
voudrait pas adhérer aurait 30 % de pénalité sur sa rémunération. Et ça,
ça a été négocié avec la Fédération des médecins omnis du Québec.
Fortin : O.K. Mais quelqu'un qui désire adhérer,
c'est-à-dire à une entente conclue en vertu du cinquième alinéa, c'est-à-dire d'avoir la rémunération pour les actes,
doit s'engager à effectuer une... Donc, quelqu'un qui ne désire pas, à
l'inverse, quelqu'un qui ne désire pas, il est quand même rémunéré pour ses
actes, c'est juste qu'il en a une version différente, là?
M. Paré (Daniel) : C'est ça.
Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions? Oui, M. le député
de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Puis là elles
sont... ces ententes-là sont nominalisées, là, en... Dans le fond, cette
entente-là, pour ce médecin-là, qui va pratiquer, puis les barèmes, puis ce
qu'on lui demande, là ça dit plus tard qu'on peut la réviser, là, mais c'est
écrit dans une logique des 15 ans?
M. Paré
(Daniel) : Pour les médecins omnipraticiens, oui, le médecin
de famille, je devrais dire, là, c'est oui.
Cliche-Rivard : Ça fait que c'est son entente-cadre, là, sur
laquelle, sauf révision, lui, il peut s'attendre à... à effectuer ce
genre de travail là pour les 15 prochaines années?
M. Paré (Daniel) : Oui, mais, je
pense, vous l'avez bien mentionné, tantôt on va voir dans les articles... ça
pourrait être modifié, là, autant par le médecin que par, mettons... si les
besoins... Parce que c'est toujours en lien avec
des besoins. Ça fait que c'est si les besoins seraient différents, le
département territorial, là, pourrait, en collaboration avec le médecin,
changer cette notion-là.
M. Cliche-Rivard : O.K.
En collaboration. Ça fait que dans la mesure où il viendrait répondre
favorablement à un autre besoin.
M. Paré (Daniel) : C'est ça.
M. Cliche-Rivard : Mais évidemment
ce n'est pas lui ou elle qui déciderait, dans la mesure où il y aurait... S'il y a des besoins, il n'aura pas le choix
d'aller répondre aux besoins, finalement. Il ne peut pas décider que ça ne lui
tente plus, finalement, de faire ce réseau-là ou ce facteur-là.
M. Paré (Daniel) : Je vous le
confirme. Mais, encore là, cet... C'est pour ça que je ramène toujours ça au
département, les AMP... est intimement liées au département territorial, là,
c'est un levier. Le département territorial doit offrir des services d'urgence
dans x milieux selon les besoins, s'assure qu'il y ait des médecins qui y
travaillent ou s'assure, par un levier des AMP, d'amener des médecins vers ce
service-là. Ça fait que ça...
M. Cliche-Rivard : Puis,
renseignez-nous, là, ça, c'est écrit en termes d'heures travaillées ou en
termes de pourcentage de charge?
M. Paré (Daniel) : Dans l'entente
qui est signée présentement, on a parlé de tous des petits bouts, c'est 12 heures, l'équivalent de 12 heures par
semaine pour les médecins de famille 15 ans. Puis, avec la pénalité, là,
au cas où qu'ils n'adhéraient pas, la conséquence serait ça. Ça, c'est
des choses qui ont été négociées.
Cliche-Rivard : Puis c'est un 12 heures de 0 à 15. Ce n'est
pas un 10 heures de 0 à 10 puis 12 heures de 10 à 15.
M. Paré (Daniel) :
C'est 12 heures, mais, dans ce qu'on... en pratique, ce qu'on voit
souvent... mais vous voyez que, si une personne est de garde, fait toutes les
hospitalisations au niveau d'un hôpital, bien, ça pourrait être une fois par
mois, une semaine par mois, je devrais dire, qu'il fait ça. Ça nous donne
l'équivalent de 12 heures par semaine, mais elles sont faites, là,
concentrées, parce que ça ne serait pas logique de faire 12 heures, puis
de quitter après, puis de revenir, là. Ça fait qu'il y a une logique, là,
d'organisation de services qui est derrière ça aussi.
M. Cliche-Rivard : Qui fait que,
dans la reddition de comptes, on va avoir une ouverture à l'évaluation
mensuelle ou même annuelle?
M. Paré (Daniel) : Vous allez voir,
ça fait
partie des responsabilités, là, des départements territoriaux de
s'assurer que les personnes font leurs AMP.
M. Dubé : Que je pourrais vous
envoyer, si ça vous intéresse, sur le site... Ça, c'est sur le site de la RAMQ?
M. Dubé : Alors, dans les grandes
lignes de l'entente, d'une entente d'AMP avec les médecins omnis, elle est
disponible. Je pourrais l'envoyer au secrétariat, si vous êtes intéressé.
M. Cliche-Rivard : Puis... Oui,
allez-y.
M. Dubé : Non, non. J'allais juste
demander à Étienne, peut-être la faire parvenir. Merci beaucoup.
Président (M. Provençal)
: Aussitôt qu'on l'aura, on vous informera qu'elle
est sur... déposée sur Greffier.
M. Cliche-Rivard : Puis,
M. Paré, juste pour le clarifier, là, c'est uniforme en termes d'années de
pratique. Ça, c'est pour un 0-15.
M. Cliche-Rivard : Il n'y a pas de
catégories là-dedans 0-5, 5-10, 10-15?
Le Président (M. Provençal)
: Non.
M. Paré (Daniel) : Non. Je vous
confirme le nombre d'années qui a été négocié pour tous les médecins de famille
du Québec.
M. Cliche-Rivard : O.K. Parce que,
quand ça dit «le niveau de participation», là, comme la modulation du niveau de
participation...
M. Paré (Daniel) : Bien, M. le
Président l'a bien mentionné, dans une entente, là, antérieure, c'était
20 ans. Ça fait que ce volet-là vient
déterminer qu'il y a un volet de négo qui pourrait être modifié selon les
besoins. On revient toujours avec ça.
M. Cliche-Rivard : Je comprends.
Puis là l'entente négociée, ça a une durée déterminée ou indéterminée?
M. Paré (Daniel) : Pardon?
Le Président (M. Provençal)
: M. Paré.
M. Paré (Daniel) : Non, mais, encore
là, bien, c'est, je dirais... c'est des ententes, là, qui ont... oui, qui ont
de la duré déterminée, qu'on... soit qu'on reconduit, là, après un certain
nombre d'années. Mais, quand ça va bien, dans le cas des médecins de famille
aujourd'hui, ça va bien, bien, on reconduit.
M. Cliche-Rivard : O.K. Mais donc
là, c'est 15 ans, mais, dans cinq ans, ça pourrait être une entente signée
avec un nouveau médecin pour 20 ans. Ça se peut, ça.
L'article 394
vous donne cette liberté-là?
M. Paré (Daniel) : Oui, que ça
devrait être négocié.
Le Président (M. Provençal)
: Mais il faudra que ça soit négocié.
Cliche-Rivard : Avec la fédération.
Le Président (M.
Provençal)
: La
fédération des omnipraticiens.
M. Paré
(Daniel) : C'est ça.
M. Cliche-Rivard : O.K. Je comprends. Puis
l'obligation de négociation, ça, par contre, on ne le voit pas à 394. C'est
juste... c'est la pratique.
M. Paré
(Daniel) : C'est la pratique...
Cliche-Rivard : Ce n'est pas la loi qui oblige que ça soit fait par
négociation avec la fédération?
M. Paré
(Daniel) : Bien, je pense qu'on aurait des enjeux autres, là, si ça ne
serait pas négocié.
Cliche-Rivard : O.K. Je comprends. Mais vous confirmez que ce n'est
pas la loi qui le...
M. Dubé : Non,
non. Effectivement.
Cliche-Rivard : Parfait. Merci.
Le Président (M.
Provençal)
: S'il n'y
a pas d'autre intervention, est-ce que l'article... Oui, monsieur...
Fortin : En suivi avec ça, là, dans...
disons, une négociation, là, vous avez dit tantôt : C'était 20 ans
puis c'est passé à 15 ans. Donc, au moment où ça s'est passé comme ça...
puis j'essaie de prévoir ce qui pourrait s'en venir dans le futur, peut-être un
jour, dépendamment des besoins, là, mais quand on diminue la durée comme ça, ça
veut dire qu'un médecin qui était dans sa 17e année, lui, tout à coup, il
n'a plus d'obligation, là. Lui, il se retrouve dans une situation où il y avait
une AMP obligatoire, là, puis là il tombe dans la situation comme les médecins
qui sont là depuis 30 ans puis qui ont leur libre pratique, là?
Fortin : O.K. Qu'est-ce qui arrive ici?
Parce que vous avez dit tantôt que c'est des départements... bien là c'est les
DRMG, là, mais c'est les départements territoriaux qui sont en charge de ces
AMP là, donc de demander au médecin de prendre un certain type de pratique
12 heures par semaine. Qu'est-ce qui arrive, justement, dans les régions? On a parlé, hier, des régions
limitrophes, Maniwaki, Mont-Laurier ou, tu sais, ça peut être Québec, Lévis,
là, peu importe, là, mais qu'est-ce qui se passe dans ces cas-là? Est-ce qu'un
département territorial peut dire : J'ai besoin que tu ailles faire
12 heures au... Le département territorial de l'Outaouais pourrait
dire : J'ai besoin que tu ailles faire 12 heures au CHSLD à
Mont-Laurier?
M. Paré (Daniel) : Pas à Mont-Laurier, mais
à Maniwaki, parce que c'est dans une autre région administrative.
Fortin : Oui, c'est ça.
M. Paré
(Daniel) : Ce n'est pas le même département territorial. Ça...
Fortin : Donc, il n'y a pas de partage,
là, de ces... Ils ne pourraient pas dire... On ne pourrait pas dire : J'ai
besoin de toi six heures à... au CHSLD à Maniwaki puis six heures à
Mont-Laurier?
M. Paré
(Daniel) : En effet. Puis il y a un
article de loi, là, qu'on va voir
plus tard, là, justement, puis un peu à l'exemple qu'on a discuté, je crois,
hier, dans un des articles, on ne veut pas, dans le fond, qu'un médecin reçoive
deux 12 heures d'AMP, là.
M. Fortin : Non, c'est ça. Mais...
M. Paré
(Daniel) : Ça fait que c'est prévu... c'est prévu comme ça.
Ça fait que, dans la
situation que vous dites, les AMP seraient attachées à sa région
d'appartenance, où est-ce qu'il y a son PREM, où est-ce qu'il a son permis, et
ses 12 heures seraient faites dans ce territoire-là.
Fortin : O.K. Puis ça... le PREM, là,
comme vous dites, il n'est jamais partagé entre deux territoires, là. Tu sais,
c'est entre... La pointe de l'Île puis l'est, là, ce n'est pas... ce n'est
jamais...
M. Paré
(Daniel) : Bien...
Fortin : Ou l'ouest puis le sud-ouest,
mettons, là, ce n'est jamais partagé comme ça?
Paré (Daniel) : C'est ça. Mais, dans le fond, là, c'est... on ne
divise pas les individus, là. À point 6°, on considère qu'il... on
considère qu'il est dans un territoire donné.
Le Président (M.
Provençal)
: À
titre
informatif, l'hyperlien pour consulter l'entente sur Greffier est dans
«Documents distribués». Ça va?
S'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 394 est adopté?
Le Président (M.
Provençal)
: Adopté.
Merci.
Maintenant,
395, pour lequel il y avait un amendement. Alors, dans un premier temps, nous
allons traiter l'amendement de l'article 395. On va le projeter à
l'écran.
M. Dubé : ...que
je voudrais mentionner, pour qu'on se comprenne bien, quand on dit, dans le
commentaire tantôt qu'on a lu, qu'on veut réintroduire la liste des activités
médicales, il n'était pas dans la loi comme telle. Et... En fait, ce qui est
intéressant ici, c'est que c'est les omnis qui nous ont demandé de le
réintroduire dans la loi. Alors, je voulais juste vous donner cette...
Le Président (M.
Provençal)
: C'était
une liste qui existait déjà.
M. Dubé : Pardon?
Oui, oui. La liste, on ne l'a pas inventée, là.
Le Président (M.
Provençal)
: Non,
non. C'est ça.
M. Dubé : Mais
ils ont demandé à ce qu'elle soit dans la loi.
Fortin : ...demandé, c'est de réintroduire
les points 1° à 6°, là. C'est ça?
Fortin : O.K., qui étaient à l'article
M. Dubé : Oui,
c'est ça.
Fortin : O.K. Et pourquoi on vous a
demandé ça? C'était quoi, le raisonnement?
M. Dubé : Bien,
il était déjà dans la loi. Nous, quand on a fait la version du projet de loi,
parce qu'on savait qu'on allait avoir des
discussions avec les spécialistes, on s'est dit : Est-ce qu'on est mieux
de juste référer au principe de l'AMP sans mettre la liste? Parce que vous
allez voir qu'on n'a pas mis la liste pour les spécialistes, je vous ai expliqué pourquoi tout à l'heure. Mais ici, comme
les médecins ont dit, ça nous aide que ça soit clair dans la loi, réintroduit.
Donc, ça fait que je vous donne ce contexte-là
pour dire, dans le fond, il y a peu ou pas de changement avec... c'est ça,
avec la LSSSS, là. Je ne pense pas, même, qu'il y en a, Mathieu, si je ne me
trompe.
Fortin : ...tantôt, vous avez dit qu'il y
en avait, puis là on est en train de faire le fameux comparatif qu'on fait à l'occasion, là, dans cette commission-ci,
on est en train de le faire. Mais... Puis il y en a. Si je regarde le point 2°,
là, vous dites... bien, vous changez des
termes, entre autres, là, vous parlez de «prestation» au lieu de
«dispensation»...
M. Dubé : ...changements
majeurs, là, M. le député, là. C'est ça que j'aurais dû dire.
Fortin : O.K. Je vais vous le soumettre
comme ça : Dans le contenu des choses, y a-tu quelque chose qui, selon vous,
est modifié?
Le Président (M.
Provençal)
: M. Paré.
M. Paré
(Daniel) : Je vous confirme... Je vous confirme que ça va être
exactement dans le même esprit, là, que qu'est-ce qui était dans la LSSSS. Et
je vous confirme que ça a fait
partie des discussions avec la FMOQ. Ça fait
qu'on s'entend, on s'entend sur cette liste-là.
M. Dubé : Oui, puis il y aurait eu une opposition, je pense,
de la FMOQ, assez claire si on avait voulu changer ça.
Le Président (M.
Provençal)
: M. le
député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Bien, peut-être, au
niveau du mot. On voit qu'à plusieurs reprises «dispensation» est changé pour
«prestation». Qu'est-ce qui a mené à ce changement-là dans le vocabulaire?
Est-ce qu'il y a une différence de responsabilité entre dispenser puis la
prestation?
Le Président (M.
Provençal)
: Me Paquin.
Je vais vous demander de vous nommer au départ.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M. le
Président. Mathieu Paquin, Direction des affaires juridiques, Santé et Services sociaux. Essentiellement le mot
«dispenser» va avoir une idée de libéralité ou de générosité qui n'était
peut-être pas appropriée dans toutes les circonstances, alors qu'ici on
était vraiment dans une idée où il y a une prestation de services qui va être
rendue. Alors, on a remplacé essentiellement le verbe «dispenser» et le nom
«dispensation», qu'on retrouve un peu partout dans la LSSSS, par «fournir un
service» ou «faire une prestation de services».
Cliche-Rivard : Ça, c'est plus direct ou c'est plus engageant.
C'est ce que vous dites, si j'ai bien compris.
M. Paquin
(Mathieu) : Peut-être pas plus direct, M. le Président, mais
assurément pas plus indirect non plus. Essentiellement, c'est qu'il n'y
a peut-être pas une connotation de libéralité, comme dispenser les largesses.
M. Cliche-Rivard : O.K. Mais outre
ça, on est dans les mêmes obligations de résultat de fournir le service.
M. Paquin (Mathieu) : Oui, M. le
Président, ça serait le statu quo, à mon humble avis, là-dessus.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions sur
l'amendement? M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Oui. Merci, M. le Président. Je veux juste... La liste
comme telle, là, la liste d'activités médicales particulières, est-ce qu'elle a
été revue avec la FMOQ? C'est-à-dire, quand vous avez dit : On va la
réintroduire, là, avez-vous pris le temps de
voir... il y a-tu quelque chose qui manque là-dedans? Il y a-tu quelque chose
qui... ou ça décrit encore
aujourd'hui la pratique de médecine familiale, même si c'est quelque chose qui
a été écrit dans la LSSSS il y a je ne sais pas combien d'années, là?
M. Paré
(Daniel) : Oui. Nos priorités demeurent les mêmes, là, et il
y a toujours quand même, là, dans les derniers points... s'adapter. Parce qu'encore là une des notions, là, qu'on va
vouloir... qu'on veut puis que nos DRG d'aujourd'hui puis nos futurs
départements demandent, c'est quand même d'avoir une flexibilité afin de bien
s'adapter à chacun des milieux et des territoires puis même dans un
temps donné, là. Ça fait que je pense que toutes ces mesures-là ont été prises
en considération, là, dans les propositions.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Est-ce qu'il y
avait des discussions ou des réflexions pour inclure la formation et
l'enseignement dans cette liste-là pour en fournir des obligations dans une
entente?
M. Paré (Daniel) : Non, mais... Ça
fait que, dans le fond, on se la garde avec le CISSS, là. Quand on regarde au
niveau des priorités, un peu, là, comme Me Paquin a mentionné, là, c'est
vraiment, là... encore là, la responsabilité première d'un département
territorial, c'est de s'assurer de l'offre de services à la population. La
formation est importante, ça, c'est certain,
mais, je pense, il fallait bien identifier où est-ce que le focus doit être,
là, au niveau de cette instance-là.
M. Cliche-Rivard : Et, de toute façon,
comme vous le dites, là, avec l'approbation nécessaire de Santé Québec... en
fait, du président-chef de la direction, la liste peut être allongée en vertu
des besoins des départements respectifs, là.
M. Paré (Daniel) : Carrément.
M. Cliche-Rivard : Merci, M. le
Président.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Qu'est-ce qui arrive avec un médecin qui prendrait, par
exemple, un poste de... je ne sais pas moi,
un directeur médical dans un établissement, là, puis que, là, tout à coup,
c'est des 12 heures qu'on lui demande dans une AMP, là? Tu sais, ça ne cadre plus avec son rôle actuel, là. Donc,
lui, il a juste à ne pas demander d'AMP rendu là ou à ne pas s'inscrire
comme c'était spécifié au 394?
M. Paré (Daniel) : C'est en plein
ça, parce qu'encore là il ne donne pas une prestation de service en tant que telle, là, il travaille... il est à l'emploi, là,
ça fait que... Et, même au niveau de sa rémunération, ça ne serait pas une
rémunération RAMQ, donc il se disqualifierait, là.
M. Fortin : Il devient salarié plutôt que...
M. Paré (Daniel) :
C'est ça.
Le Président (M. Provençal)
: Ça va?
M. Fortin : Je crois. Là, on est encore sur l'amendement, hein, M. le
Président?
Président (M. Provençal)
: Oui, uniquement sur l'amendement, M. le député.
S'il n'y a pas d'autre intervention,
on pourrait mettre aux voix l'amendement. Est-ce que l'amendement, à
l'article 395... j'anticipe d'aller à l'autre amendement, 395 est
adopté?
Président (M. Provençal)
: Adopté. Maintenant, nous revenons à
l'article 395 amendé. Y a-t-il des interventions?
M. Fortin : Oui, M. le Président. Dans la première partie, là, du 395,
on vient dire que «Santé Québec établit pour
le territoire de chaque département territorial [...] une liste d'activités
médicales particulières». Alors, pouvez-vous m'expliquer, là, le suivi de leur
rôle? Parce que, tantôt, j'ai cru comprendre que ça venait des DRMG, les AMP.
Là, vous me dites : Santé Québec établit une liste d'activités
médicales particulières. Je veux juste comprendre la nuance, là.
Le Président (M. Provençal)
: M. Paré.
M. Paré (Daniel) : Je pense, encore
là, qu'il faut revenir au fameux diagramme d'hier matin. Ça fait qu'on sait que
les départements territoriaux relèvent de P.D.G./Santé Québec et, encore là,
les AMP, c'est un levier de cette instance-là. Ça fait qu'encore là il est de
bon aloi, là, que Santé Québec adopte selon le territoire, là, considérant que
cette instance-là relève de lui.
Fortin : C'est le P.D.G., dans le fond. Quand on dit «Santé
Québec» ici, là, en pratique, c'est le P.D.G. de l'établissement?
M. Paré
(Daniel) : En pratique, c'est comme ça que ça va fonctionner
pour s'assurer que... chacun des départements territoriaux avec leurs
particularités.
M. Fortin : O.K. Puis on y reviendra, là, je vois déjà l'enjeu pour les
départements territoriaux de médecine spécialisée, là, parce qu'ils n'ont pas
toujours un P.D.G., mais ça, on va y revenir tantôt. Pour les départements de
médecine familiale, c'est peut-être plus simple à ce niveau-là, mais, dans le
fond, ce que vous me dites, là, c'est... le département, vous appelez ça un
département territorial de médecine familiale... excusez-moi, c'est le terme
qui est un peu... peut-être compliqué, là,
un directeur médical, mais c'est la direction territoriale, là, O.K., de
médecine familiale. Elle, elle fait des recommandations médecin par
médecin, c'est ça? Elle dit donc : Dr Paré, lui, il doit faire
12 heures de CHSLD, Dr Paquin doit
faire 12 heures de... je ne sais pas, moi, de réadaptation, de garde, peu
importe, c'est ça, O.K., et ça, c'est
soumis au P.D.G. En pratique, là, aujourd'hui, est-ce qu'il y a du monde qui
change ou qui ne se disent pas d'accord ou est-ce qu'on adopte pas mal
ce qui est fait par le département de médecine familiale?
M. Paré (Daniel) : Bien, je dirais,
là, par... en pratique...
M. Fortin : Oui. Vous changez votre vocabulaire ce matin.
M. Paré
(Daniel) : Demain, vous allez voir, j'en ai un autre, là.
Mais, plus sérieusement, en pratique, encore là, c'est un travail de... qui se fait en collaboration par rapport à tout
ça. Ça fait que les enjeux, des fois, j'ai déjà moi-même questionné, des
fois, là, pour dire : Bien, c'est drôle que je sais qu'on a des
découvertures à tel endroit, puis, il me semble... mais, en même temps, c'est
le genre de discussion qu'on a ensemble puis il y a toujours une logique aussi,
il faut toujours se souvenir selon, des
fois, les qualifications des médecins. Il y a cette partie-là, là, qu'il ne
faut jamais perdre de vue, là.
Ça fait que, par rapport à quelqu'un qui aurait
fait un petit stage en obstétrique pour dire quelque chose, là, puis qui n'a
pas voulu poursuivre là-dedans, puis qu'on déciderait de le mettre en
obstétrique, on aurait un enjeu, là. Ça fait que c'est le genre de discussion,
là, qu'on aurait, là, avec le médecin. Le département territorial aurait la discussion avec le médecin aussi de dire :
Bien, ce n'est peut-être pas un bon fit, là, puis il y a d'autres besoins. Ça
fait que c'est le genre de discussion qu'on aurait.
M. Fortin : O.K., avant que ça se rendre au P.D.G...
M. Paré (Daniel) : Avant que ça se
rende au P.D.G., c'est ça.
M. Fortin : ...le
département territorial en discute avec le médecin concerné.
M. Paré (Daniel) :
C'est ça. Et il faut se souvenir qu'ici Santé Québec ou le P.D.G., c'est le
conseil d'administration. Aujourd'hui, là,
si on se demande, là, comment c'est fait, là, c'est fait par le conseil. Ça
fait que ça vient juste remplacer, là, la nouvelle formulation, là, dans
laquelle on travaillerait dans l'avenir.
M. Fortin : Oui,
oui. Effectivement, on se le rappelle, que les conseils d'administration,
certaines et plusieurs de leurs tâches sont reprises par le P.D.G.
O.K., donc, je
reprends l'explication. Le département territorial décide d'une AMP pour un
médecin en particulier, il y a une
discussion avec le médecin, habituellement, et, après cette discussion,
l'ensemble des AMP sont soumis au
P.D.G., et pour discussion, puis ça permet au P.D.G. de voir, de façon plus
globale... de dire : Bien, je pensais qu'il manquait quelque chose
ici, ou est-ce qu'on en a assez pour tel nouveau programme, ou peu importe.
M. Paré
(Daniel) : Si vous permettez, je rajouterais même... puis on va le
voir dans les autres articles suivants, même le médecin fait un choix, là. Tu
sais, vous voyez, là, il y a un besoin, il y a choix, puis, après ça, bien, c'est le travail de coordination, là, que le
département territorial a pour s'assurer, encore là, d'offrir des services à
toute la population de son territoire.
M. Dubé :
Mais je ne veux pas prolonger, mais je veux juste rajouter, cette année, dans
la facilitation des PREM, ce que les étudiants nous ont demandé, c'est d'au
moins indiquer trois préférences qu'ils avaient. Parce que, lorsqu'on... hein, ça, on l'entendait beaucoup,
c'est qu'ils doivent choisir une région, dire laquelle région ils aimeraient
aller travailler — des
fois, elle n'est pas disponible — mais aussi de dire quelle AMP ils
aimeraient faire. Alors là, c'est la première fois que le DRMG a cette
information-là. Beaucoup plus facile de dire : Je vais essayer de trouver
celui qui est... l'endroit et l'AMP qui convient aux deux, parce que, souvent,
quelqu'un dit : Moi, j'aimerais ça aller travailler dans les Laurentides,
mais je ne veux pas faire de CHSLD. Je dis ça comme ça, là. Mais il y en a qui
veulent faire un CHSLD. Alors donc, maintenant, on a mis ça, on va voir. C'est
pour ça que je vous disais tout à l'heure : On va voir qu'est-ce que ça va
avoir donné cette année. Est-ce qu'on va avoir une plus grande satisfaction de
la part de la médecine familiale d'avoir pu donner ce choix-là?
Fortin : Puis quand... juste comme ça,
parce que, quand vous dites région, là, par exemple, là, est-ce que le médecin
qui vous donne ses trois régions, qui, disons, vous dit Montérégie,
Laurentides, Lanaudière, là, lui, dans sa
tête, il peut très bien dire : Moi, je suis prêt à travailler à Longueuil,
à Blainville puis à Legardeur, là, mais est-ce que vous pouvez l'envoyer
à Mont-Laurier, Napierville, puis...
M. Dubé : Mais
là ça va faire
partie de la discussion. Tu sais, ce qu'on veut avoir, c'est...
je vous donne l'exemple... C'est parce que d'avoir fait ça cette année, c'est
plus pour dire : C'est-tu quelqu'un qui veut aller travailler en région de
façon générale? Puis on a vu ça depuis la pandémie, il y a de plus en plus de
médecins qui veulent aller en région pour
les raisons qu'on connaît maintenant. Mais je vous dirais que c'est quelque
chose qu'on va... c'est pour ça que je ne veux pas prolonger, là, mais
je pense que, de combiner l'AMP, qu'on est en train de discuter avec le PREM qui fixe la région, je pense que c'est
déjà une amélioration. Puis on verra ce que ça donne cette année, là,
avec cet...
M. Fortin : Je
ne suis pas sûr que j'ai compris votre réponse, par exemple. Le médecin qui
indique Laurentides, là, lui, c'est à vous... c'est à santé... ce sera
Santé Québec à décider s'il va à Mont-Laurier ou Blainville.
M. Dubé : De décider, oui, oui, oui, parce que, comme je
vous dis, il a donné une région générale, mais il n'a pas donné avec
précision la...
Fortin : Il n'y a pas de précision.
M. Dubé : Il n'y a pas de précision, mais ça donne déjà une
indication que, son premier choix, ce serait peut-être d'aller en
Abitibi parce qu'il veut retourner là, par exemple, ou... etc., là, c'est ça
que je dis. Ça fait qu'on essaie d'améliorer à chaque année, là, puis on verra
qu'est-ce que ça donne cette année.
Le Président (M.
Provençal)
: Ça va?
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 395 amendé est
adopté?
Le Président (M.
Provençal)
: Merci.
396, il n'y avait pas d'amendement, donc on peut traiter directement l'article.
Y a-t-il des interventions? Oui, allez-y, M. le député.
Fortin : Alors, ici, on vient dire que
le... On lui donne une liste d'AMP, c'est ce que vous venez de dire, là, M. le
ministre. Alors, ça, ce n'était pas dans la dernière loi, si je comprends bien,
ça, c'est nouveau, là, parce qu'il n'y avait pas ce choix-là par le passé.
M. Fortin : Ça, c'est un... c'est la nouvelle disposition de laquelle
vous venez de nous dire, là : On lui transmet sa liste...
M. Dubé : Ah! 396 était là quand
même. Attendez...
M. Fortin : O.K. Alors, expliquez-moi le processus. Ça veut dire que
vous lui donnez un choix dans le sens où
vous lui dites : Tu as le choix entre 12 heures de CHSLD,
12 heures de centre de réadaptation, 12 heures de garde,
12 heures... ou un mix des trois. Ça ressemble à quoi, le choix que vous
offrez à un médecin?
M. Dubé : Le choix... Puis, après
ça, je vous dirai... Parce que j'ai demandé à Étienne de vous envoyer le
nouveau site qu'on a mis en place cette année pour ça, là. Mais oublions le
site comme tel. Ce qui est important comme principe avant l'ajout qu'on a fait
cette année, c'est quand même le DRMG qui va décider. Le DMRG, lui, il le sait,
il connaît ses besoins. Alors, il y a un médecin qui va venir le voir, il va
dire : Oui, dans les Laurentides, je le sais que tu voudrais faire un
CHSLD, mais je n'ai plus de place. Je dis ça un peu à la blague parce que c'est
souvent l'endroit où on a le plus de la
difficulté à trouver. Mais ça reste quand même... le choix final reste au DRMG,
on s'entend.
M. Fortin : O.K., mais on... mais ici on vient dire : On transmet
une liste parmi lesquels il doit effectuer un choix. Donc, vous avez une
obligation de lui donner un choix, quand même.
Dubé : Oui, oui. Alors, maintenant, ce qu'on a fait cette
année pour être sûr que l'étudiant, le résident pouvait avoir ce
choix-là... puis je vous l'enverrai, là. Puis je pense qu'on peut l'envoyer à
la secrétaire, il y a un formulaire maintenant sur quebec.ca qui est
disponible.
M. Fortin : La répartition provinciale des places au PREM, là, c'est
M. Dubé : Oui, c'est ça. Puis, vous
voyez, les nouveautés de PREM 2024, là, durant la période initiale, les
postulants pourront sélectionner deux régions et deux sous territoires par
région dans lesquelles ils veulent travailler.
M. Fortin : O.K., ça, c'est la réponse à ce qu'on se disait il y a
quelques instants, là.
M. Dubé : Exact, exactement. Ça fait
que ça, je pense que c'est une belle amélioration, mais ça reste encore le choix final au DRMG. Le DRMG peut dire :
Regarde, moi, je comprends que tu voudrais ça, mais, cette année, je ne peux
pas, là, je ne peux pas te donner... je ne peux pas te donner l'urgence, par
exemple, dans les Laurentides.
Fortin : Mais le choix de deux sous-régions, ça peut
dire... ça veut dire : Moi, je choisis, je ne sais pas, moi,
Saint-Eustache puis Saint-Jérôme, tu ne m'enverras pas à Mont-Laurier.
M. Fortin : Est-ce qu'il y a encore cette possibilité-là?
Dubé : Il y a encore cette possibilité-là parce que c'est
un peu... Le DRMG a le choix final sur l'AMP sous la région.
M. Paré
(Daniel) : Il y a deux choses, je pense, là-dedans, c'est
qu'il y a la répartition des médecins sur le territoire.
M. Dubé : Oui, et l'AMP.
M. Paré (Daniel) : Puis il y a
l'AMP.
Fortin : Oui, c'est ça. Mais le médecin, il tombe attitré
aux Laurentides en partant, puis, après ça, il y a beau avoir des
options devant lui, ça demeure votre sélection finale.
M. Dubé : Oui, c'est ça. Il est
attitré à un RLS.
M. Paré (Daniel) : C'est ça.
M. Paré (Daniel) : Ça fait que je vous donne
un exemple, là. 20 postes, admettons, pour la région de l'Outaouais, à
titre d'exemple, encore là, le DRMG,
aujourd'hui, a fait une recommandation à l'établissement : Dans mes
20 postes, j'en envoie trois dans le Pontiac, j'en envoie six à
Gatineau, etc.
Fortin : Oui, oui. Ça, c'est le PREM qui
sort à chaque année, là, oui.
M. Paré (Daniel) : Dans les trois qui vont
aller dans le Pontiac, il va y avoir une liste d'AMP. Ça fait que les AMP, mes
besoins, c'est l'urgence, CHSLD ou autre, là. Ça fait que le choix se fait
comme ça. Ça fait que c'est un peu de cette
façon-là, là, que... On voit que, dans la loi, dans les propositions
d'articles, c'est la mécanique qu'on est en train de voir.
Fortin : O.K. Est-ce que les... Tu sais,
par exemple, là... puis ça, ça marche, les AMP entre autres, pour les
nouveaux... bien, les AMP, les PREM pour les nouveaux médecins, de que vous
venez de décrire là que le médecin est attitré au RLS Haute-Gatineau, la
Vallée-de-la-Gatineau, puis, après ça, là, on fait le choix selon son choix à
lui puis ce qui lui est offert, là, de pratiquer en CHSLD, en réadaptation ou
en garde ailleurs. Après deux ans, là, lui,
il a-tu la possibilité de dire : Oui, là, moi, ce que je voulais vraiment,
c'était être à Gatineau et non à Maniwaki, là? Est-ce que vous pouvez me
réaligner ailleurs? Il y a-tu ce moment-là de... ou est ce qu'il est là pendant
le 15 ans?
M. Paré
(Daniel) : Bien, c'est encore des choses dans nos règlements, mais,
effectivement, après un an, il peut, encore là, choisir, dans le fond, là, des
fois, pour x raisons. Mais, en même temps, nous, quand je dis «nous», au ministère, avec tous les autres articles qu'on a vus
déjà, bien, nous, on en prend compte, là, dans nos... l'année d'après, exemple, dans nos répartitions, etc. Je prends
encore un exemple. Ça fait que, si on verrait, là, qu'il y a trois nouveaux
médecins en Haute-Gatineau, mais que, dans le courant de l'année, il y en a
quatre qui quittent, bien, il y a de bonnes chances,
dans la future répartition l'année prochaine... bien, on va prendre en
considération qu'il y a eu quatre départs puis qu'il faut en rajouter.
Ça fait que c'est...
Fortin : O.K. Bien, en fait, ma question,
c'est : Est-ce que celui qui est là depuis trois, quatre, sept,
12 ans, là, qui dit : Moi, je suis à Maniwaki depuis ce temps-là, je
l'avais accepté, là, initialement parce que c'était ça qu'on m'offrait, mais, après quatre, cinq, 10 ans de faire la route
à tous les jours, ou que ma femme soit ailleurs, ou que mon mari soit... il y
a-tu priorité sur le nouveau poste que vous ouvrez, le nouveau PREM que vous
offrez aux finissants?
M. Paré
(Daniel) : Il y a un processus de... à chaque année de potentiel de
transfert.
M. Dubé : Mais
il n'y a pas de priorité comme telle. Ça reste toujours le choix du DRMG de le
faire.
Fortin : Donc, le DRMG pourrait dire...
M. Dubé : Parce
que moi, je...
Fortin : ...une fois que tu as choisi
d'aller à Maniwaki, tu as accepté d'aller à Maniwaki, là, tu es là pour toujours.
M. Dubé : Mais
tu es là, à moins que tu puisses faire la demande. Parce que, je le dis :
Il y a un processus de transfert. Même en ce
moment, c'est le ministre qui autorise ces transferts-là. Pour être capable de
le faire, la personne doit lever la main puis dire : Moi,
j'aimerais ça transférer. Voilà.
Fortin : O.K. Oui, allez-y. Puis, juste
une chose, ce n'est pas péjoratif envers Maniwaki, là, c'est un super beau
centre de santé, puis je suis convaincu qu'il y a beaucoup de gens qui veulent
aller pratiquer là, c'était juste à
titre d'exemple.
Le Président (M.
Provençal)
: Député
de Saint-Henri—Sainte-Anne.
Cliche-Rivard : À 396, quand même, vous mentionnez qu'il y aura
toujours un choix, tu sais, puis là on peut arriver au moment où, finalement,
vous avez vraiment besoin excessivement d'une personne dans les CHSLD,
justement, puis vous avez... Ça se peut-tu qu'il n'y ait pas de choix, que ça
soit ça qu'on a besoin puis...
M. Dubé : Oui,
puis c'est ça qui est... c'est ça qui est difficile.
Cliche-Rivard : Mais 396 ne dit pas exactement ça. Finalement, vous
dites que vous vous engagez à lui offrir option A ou option B, là. Je me
trompe-tu?
M. Dubé : Bien, écoutez, il y a un
choix de ne pas y aller.
Cliche-Rivard : O.K.
M. Dubé : Non,
mais soyons clairs, c'est ça.
Le Président (M.
Provençal)
: Écoutez,
là, il faut toujours penser que, dans les AMP... les AMP sont définies aussi en
fonction des besoins de la région. Alors, il se peut que ce que vous soulevez,
c'est vrai, là. Il se peut qu'en termes d'AMP les choix se relèvent à un choix,
mais le médecin va décider s'il le choisit ou non, là. Ça, c'est un élément
qu'il faut toujours avoir en...
Cliche-Rivard : Bien, ça, c'est le choix de signer une entente ou de
ne pas signer une entente, mais ce n'est pas le choix de son AMP.
M. Dubé : Bien,
c'est pour ça que cette année, suite aux commentaires qu'on a eus des
résidents... c'est qu'on a dit : On va maximiser vos chances d'être
capable de mieux respecter vos préférences plutôt que vos choix, O.K.? Puis je
pense que ça, déjà... Là, en tout cas, j'ai très hâte de voir comment ça va
nous avoir permis de mieux répondre, parce que, là, on le regarde globalement.
Si quelqu'un sait, par exemple, qu'il veut absolument aller vers les urgences, bien, il va peut-être dire : Je
vais aller à Saint-Jérôme parce qu'il y a une place pour moi à Saint-Eustache.
Tu sais, vous me suivez? C'est... Alors,
c'est ça qu'on essaie de changer, mais il faut quand même... Ce qui nous guide,
c'est le besoin de la région, là.
Cliche-Rivard : Bien évidemment.
M. Dubé : C'est
le besoin de la région.
Cliche-Rivard : Bien, c'est pour ça que je comprends ce que vous dites
à 100 %, mais là, dans ma lecture, à 396, quand il va recevoir sa liste,
il va y avoir deux, trois points sur sa liste. Mais vous dites : Ça se
peut qu'il y ait seulement un point sur la liste puis ça soit...
M. Dubé : Ça se peut qu'il y ait seulement un point sur la
liste, puis là il y aura une décision à prendre, mais c'est ça.
Le Président (M.
Provençal)
: Il le
choisit ou bien il ne le choisit pas.
Cliche-Rivard : Il choisit de ne pas signer une entente puis d'avoir
30 %...
M. Dubé : Mais
je veux juste vous dire...
Cliche-Rivard : Non, non, mais c'est...
M. Dubé : ...ça
fait des années que ça fonctionne comme ça.
Cliche-Rivard : Mais je comprends.
M. Dubé : On
essaie de l'améliorer.
M. Cliche-Rivard : Mais c'est juste que le
«wording» ou ce qui est écrit à 396 nous laisse entrevoir un choix qui n'en
est pas un, là. Tu sais, je veux dire...
M. Dubé : Bien, écoutez, c'est quand même des travailleurs
autonomes, hein? Je m'excuse là, mais c'est des gens qui sont rémunérés sur une base de travailleurs
autonomes à qui on dit : Bien, vous, voici ce qu'on a comme... disponible.
C'est ça, le principe de...
M. Cliche-Rivard :
Mais, sur le fond, je suis d'accord avec vous.
M. Dubé : O.K.
Parfait.
Cliche-Rivard : Le point que je disais, c'est que je ne suis pas sûr
que 396, c'est ça qu'il nous présente comme lecture. Mais, si vous dites que
c'est ça qui était là puis que c'est ça qui est compris, bien, allons-y.
M. Fortin : Juste
une dernière chose sur le choix. Puis là je comprends le mécanisme autour de la
périodicité — bien,
je pense — puis
tout ça, mais le choix qui lui est présenté... Parce que regardez le
commentaire, là : «Santé Québec lui
transmet une liste d'AMP pour qu'il puisse choisir lesquelles il s'engage à
effectuer.» Alors, dans... ce n'est pas juste de
lui dire : Tu vas faire 12 heures de CHSLD, là. En théorie, moi, un
choix, c'est a, b ou c, puis, si tu n'en veux pas, c'est correct... Là, c'est
ce que vous dites, là, M. le ministre, là, mais on lui transmet plus qu'une
option, là. Est-ce que j'ai bien compris?
M. Paré (Daniel) : Là, on est dans la
philosophie, hein, tu sais, dans... Ça fait que ça se peut qu'il y ait cinq
options...
Fortin : Puis ça se peut qu'il y en ait
juste une.
M. Paré
(Daniel) : ...dans un territoire donné ou dans un établissement donné,
puis ça se peut qu'il y en ait juste un. Tu
sais, c'est pour ça que je vous dis... Mais, encore là, par expérience, des 1,
là, sur une liste, je ne me souviens pas d'avoir vu ça, là. C'est pour
ça qu'on parle de philosophie. Des besoins, on en a beaucoup.
M. Paré
(Daniel) : Ça fait que c'est plus dans ce sens-là, là.
Fortin : Oui, je ne vous obstinerai pas
là-dessus. Des besoins, on en a beaucoup.
Cliche-Rivard : Mais, tu sais, il pourrait y arriver que vous avez un
besoin qui est plus fort et plus urgent entre
deux besoins, puis là vous allez vouloir, puis je comprends bien, diriger le
médecin vers ça. Et donc, même si vous avez
plusieurs besoins, vous ne lui offrirez pas de choix, puis, je veux dire, je le
comprends, là, en termes populationnels.
Le Président (M.
Provençal)
: ...c'est
un travailleur autonome et c'est lui qui va décider ce qu'il choisit.
Cliche-Rivard : Bien, c'est lui qui va décider s'il signe ou pas une
entente puis s'il écope 30 % ou s'il n'en écope pas.
M. Paré
(Daniel) : Bien, si je peux me permettre un dernier petit point par
rapport à ça, vous voyez une certaine mécanique, là, mais tout ça se travaille
en amont.
Cliche-Rivard : Je comprends.
M. Paré
(Daniel) : On a des étudiants qui viennent visiter. Dans le processus
de recrutement, on explique. C'est les questions que les médecins, les jeunes
médecins nous posent, là : Bien, moi, là, j'aimerais aller travailler à
Baie-Comeau, c'est quoi, vos AMP? Ça fait tout
partie du grand processus et, je
vous dirais, vu que c'est... On est dans une
notion de continuité, là. Eux, là, c'est intégré, là, c'est intégré, ce genre
de discussion là. Bien sûr, dans le cadre de la loi, on n'a pas le choix de venir le normaliser comme on fait là.
Mais je peux vous dire que c'est... ça a l'air d'une mécanique, là, mais
c'est très intégré, là...
Cliche-Rivard : Je comprends.
M. Paré
(Daniel) : ...dans toutes les discussions, là, sur le terrain.
M. Dubé : Je pense que je pourrais vous envoyer... juste que
vous voyez la base de la discussion, là. Je prends l'Outaouais à
titre
d'exemple, là. Sur le site, là, vous allez voir qu'il y a deux, quatre, six,
huit, 10, 12 possibilités d'AMP. Ça fait que...
Cliche-Rivard : Mais ça, c'est fantastique.
M. Dubé : Bon,
bien, voilà. Ce n'est pas...
M. Cliche-Rivard : Bien, c'est triste, d'un
certain côté, parce que ça veut dire qu'il y a ces besoins-là, mais...
M. Dubé : Alors...
Mais je veux juste dire, je pense... puis je fais le lien avec le tableau des
PREM, des besoins de PREM de 2023, là, c'est
ça maintenant qu'on va essayer de regarder pour... quels sont les outils, entre
autres, informatiques, là, qu'on peut mieux utiliser pour que les gens
puissent nous donner ce choix-là, que le DRMG soit capable de dire : Oh!
attends une minute, peut-être que je pourrais penser autrement parce que je
peux donner des meilleurs choix maintenant
que je connais les préférences. Je vous dirais, je pense que c'est une
amélioration, puis on n'a pas eu besoin de changer la loi pour faire ça,
Cliche-Rivard : Puis une douzaine de choix, c'est plus vers ça, la
norme, qu'une liste avec un...
Dubé : Bien, une région, c'est sûr que... Je pense que le député de
Pontiac serait content d'entendre qu'on veut en envoyer, des médecins de
famille dans l'Outaouais, là, mais maintenant on a mis clairement qu'il y a une
des AMP, c'est la prise en charge aussi, là. Ça fait que je pense que c'est
intéressant.
Le Président (M.
Provençal)
: Est-ce
que ça va, M. le député?
Cliche-Rivard : Oui.
Le Président (M.
Provençal)
: O.K.
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article...
Fortin : ...M. le Président, j'essaie...
Je regarde justement la liste à laquelle fait référence le ministre, là.
M. Dubé : Je
ne sais pas si on a la même page, là, j'aurais pu vous envoyer le site, oui.
M. Fortin : Bien,
ce que moi, je vois, c'est : «Les AMP actuellement disponibles sont», puis
là on parle de prises en charge dans
les CLSC, les salles de GMF, urgences, disponibilités Hull, Gatineau, Pontiac,
prises en charge, centres de détention. C'est ça, on voit la même chose,
M. Dubé : Oui,
c'est ça.
M. Fortin : O.K.
Et puis ça, juste... j'essaie juste de comprendre, là, vous me dites, tu sais,
il y a une douzaine d'AMP disponibles. Je vois 19 PREM de
disponibles. Alors, c'est quoi la différence entre...
M. Dubé : Vous
voyez les PREM. Regardez, vous avez, plus bas, là, le tableau des besoins de
PREM, mais, au-dessus de ça, voyez-vous AMP disponibles en Outaouais, là?
M. Dubé : Bien,
moi, j'ai compté rapidement, là. Il y a combien de picots, là? Un, deux, trois,
quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, 10.
Fortin : Oui, ça fait qu'il y en a 10,
mais il y a 19 PREM. Alors, c'est quoi? Ça se peut qu'il y ait deux, par
exemple, prises en charge CLSC.
M. Dubé : Voilà.
Exactement.
Fortin : O.K. Ah oui, puis on vient même
dire : Prises en charge, hospitalisations non disponibles au territoire
des Collines, ce qui fait du sens parce que vous allez fermer l'hôpital,
d'accord. Mais je comprends ce que vous venez de dire.
M. Dubé : Je
pense que c'est un pas dans la bonne direction, mais on va le...
Fortin : Je ne suis pas en désaccord, pas
du tout.
M. Dubé : ...on
va le tester, on va le tester.
Fortin : C'est ça. La question des hors
province, là, qu'on a vue hier, là, est-ce que les hors provinces, on a la même
obligation de leur donner? Par exemple, si vous choisissez d'invoquer la
possibilité, là, que vous aviez à l'article je ne sais plus quoi, qu'on a vu
hier, là, puis de dire : Vous avez une obligation particulière parce que
vous êtes un étudiant hors province qui a terminé, est-ce qu'on doit, à travers
le 396, lui aussi, lui offrir un choix?
M. Paré
(Daniel) : Bien, la notion de province, c'est comme son lieu qu'il
vient... Les AMP, ça va être son lieu de
pratique, ça fait que, qu'il vienne du Nouveau-Brunswick ou de la Saskatchewan,
mais qu'il veut s'installer, là, à Gaspé ou au Québec, tout ça va
s'appliquer.
M. Fortin : O.K.,
donc ce n'est pas... rendu là, ce n'est pas différent. Vous pouvez lui
dire : Toi, tu dois, un, rester au Québec, mais, une fois qu'il
choisit d'être à Gaspé, il a le même...
M. Dubé : Le
même processus.
Fortin : ...la même expérience que tous
les autres.
M. Paré
(Daniel) : Oui.
M. Fortin : O.K., c'est bon.
Président (M. Provençal)
: Ça va?
Fortin : Oui, M. le Président.
Le Président (M.
Provençal)
: S'il n'y
a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 396 est adopté?
Le Président (M. Provençal)
: 397. Alors, dans un
premier temps, on va projeter l'amendement à l'article 397. Donc,
c'est en lien avec les effectifs. Alors, interventions sur l'amendement?
Fortin : Il y a quand même une notion
assez différente, là, entre «tenir compte» et «est tenue de respecter le nombre
de médecins autorisé». Pourquoi venir faire cette modification-là?
M. Paré
(Daniel) : Je pourrais en faire un bout. Ça touche l'exemple qu'on
avait quand on a parlé, je pense... parce que je pense que c'est la troisième
fois qu'on en parle. Un médecin qui fait 60 % de ses heures à Mont-Laurier
puis 40 % à Maniwaki, bien, quand on dit «doit tenir compte du nombre de
médecins autorisé», bien, c'est là qu'on vient faire le lien qu'on ne pourra
pas dédoubler les AMP. Ça fait qu'il faut... Dr Girard, qui est considéré dans
les Laurentides, ses AMP vont être dans...
Ça fait que, quand on vient dire : «[Soit] tenue de respecter le nombre de
médecins autorisé aux plans [de ses] effectifs médicaux», bien, tu sais,
il fait
partie de ce PEM là, là, qui est le plan d'effectifs médicaux.
M. Fortin : Non, c'est une bonne réflexion que vous avez là, M. le ministre. Donc,
«est tenu de respecter» ne nous permettrait plus de dépasser le nombre
de PREM, là, ou d'AMP disponibles.
M. Dubé :
D'AMP, oui. Non, je me souviens, là, je ne l'ai peut-être pas dit à voix
haute, mais ça, c'est... Je le faisais noter
à M. Paré parce que, malheureusement, il est arrivé des cas où un DRMG
s'avançait puis disait : Regarde, je vais te prendre chez nous,
etc. La personne déménage, on a vu ça, là. Puis là, à un moment donné :
Oh, boy! Je n'ai pas le... Je n'ai pas la
capacité ou je n'ai pas les ressources pour payer dans mon budget. C'était un
peu tard. Ça fait qu'on dit maintenant qu'ils doivent être tenus de respecter
le nombre qui est autorisé. Je pense que c'était plus dans ce cadre-là
que... Hein? Il y a une discussion qu'on avait eue. On a eu quelques cas, là
qu'on voulait corriger.
M. Fortin : Qu'est-ce qui arrive dans ces cas-là? Là, ça ne pourra plus arriver,
mais là, aujourd'hui, qu'est-ce qui arrive si vous dépassez?
M. Dubé :
Bien là, il y aurait une responsabilité de...
M. Fortin : Du P.D.G., j'imagine, qui a approuvé ça.
M. Dubé :
Du P.D.G. ou celui qui est...
M. Fortin : Mais on est tenu de respecter son AMP une fois qu'on l'a
autorisée pareil. Vous n'avez pas le choix, j'imagine. Lui, il a une entente
signée, le médecin.
M. Dubé :
C'est pour ça qu'on met la responsabilité sur les gens qui font ce
processus-là, là.
M. Fortin : O.K. Puis là, dans le dernier ajout, là, «Santé Québec peut
déléguer au comité de direction du DTMF — département
territorial de médecine familiale — le
pouvoir d'accorder l'autorisation prévue», donc, ça, c'est si le P.D.G.
dit : Moi, j'ai pleinement confiance au DTMF puis je n'ai pas besoin de
questionner quoi que ce soit, là.
M. Paré
(Daniel) : C'est en plein ça. Dans le fond, quand la liste est
déterminée, puis on a vu tantôt Santé Québec/le
P.D.G. les a autorisés, là, on tombe dans la mécanique, ça fait que, de cette
façon-là, c'est plus rapide, plus rapide
pour donner les autorisations. Aujourd'hui, il faut aller au conseil
d'administration pour revenir. De cette façon-là, on aurait plus
d'agilité, là, par rapport au département territorial.
M. Fortin : O.K. Mais je n'ai pas de problème avec ça, mais juste... Là, vous êtes
en train de dire essentiellement que ça peut arriver que des P.D.G.,
puis, tu sais, vous l'avez vu, là, d'expérience, là, mais un P.D.G. pourrait
juste dire : Moi, je prends ce qu'on me
dit, puis ils peuvent les autoriser d'eux-mêmes, là. Moi, je m'enlève mon
pouvoir de signature, je fais confiance aux médecins qui sont sur le
comité de direction.
M. Paré
(Daniel) : Encore là, en pratique, Santé Québec peut déléguer. Je
m'assurerais d'avoir des règles, là, tu
sais, je veux dire, je te délègue tel pouvoir. Ça doit respecter l'entente, là,
des AMP qu'on s'est donnée, etc. Tu sais, je le mettrais dans ce
cadre-là.
Le Président (M. Provençal)
: Il y a quand même une question de
responsabilité aussi, là.
M. Paré (Daniel) : Carrément.
M. Fortin : Ça va pour moi, M. le Président.
M. Cliche-Rivard : Peut-être
nous le préciser, là, si Québec faisait ça, ça serait une délégation générale
envers les départements territoriaux, ou ça serait spécifiquement pour
une région, ou...
M. Paré (Daniel) : Comme je le
lis, «peut», puis ça pourrait être différent d'une région à l'autre.
M. Cliche-Rivard : O.K. Ça fait
que, dans ce sens-là, là-bas, je comprends qu'il y a une expertise x, puis
c'est un territoire plus complexe, puis ils sont plus proches, je leur délègue.
Puis évidemment, vous avez dit dans les critères
puis dans les balises qu'on formera, mais, dans ces cadres-là, je leur laisse
gérer de leur côté. Ça, ça pourrait être une décision de Santé Québec.
M. Paré (Daniel) : Carrément.
M. Cliche-Rivard : Mais dans x,
y, z autres, je vais le faire moi-même. Je vais le superviser.
M. Paré (Daniel) : On est
toujours dans l'hypothèse, dans le fond, où, oui, ça pourrait être ça.
M. Cliche-Rivard : Puis ça,
c'est Santé Québec à l'interne qui le décidera selon...
M. Paré (Daniel) : C'est ça.
M. Cliche-Rivard : ...les
niveaux de collaboration puis les complexités de certaines régions.
M. Paré (Daniel) : Ça pourrait
être un élément, là, qu'il y aurait des différentes ententes dans l'autre.
M. Cliche-Rivard : Merci.
Le Président (M. Provençal)
: C'est beau? Merci. Est-ce que
l'amendement est adopté à l'article 397?
Le Président (M. Provençal)
: Maintenant, y a-t-il d'autres
interventions sur le 397 amendé?
M. Fortin : Bien, je regarde juste le premier paragraphe, là. Non, ça
va, M. le Président.
Président (M. Provençal)
Ça va? Alors, s'il n'y a pas
d'autre intervention, est-ce que l'article 397, amendé, est adopté?
Le Président (M. Provençal)
Article 398.
M. Dubé : Je veux juste faire
la référence à la LSSSS, là, dans nos documents, 364, là, c'est repris.
M. Dubé : Oui, mais, dans notre
décision, c'est relatif.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il des interventions sur
l'article 398?
M. Fortin : Bien, juste... J'essaie encore, puis c'est peut-être de
notre côté... de mon côté, là, M. le Président, mais j'essaie encore de
comprendre la flexibilité qui est offerte, là. Tu sais, on vient dire
ici :«Tant que le médecin respecte
l'engagement qu'il a pris [...] et jusqu'à ce qu'il en soit libéré[...], le
médecin demeure visé par cette entente.» Alors, si vous, vous habitez en Chaudière-Appalaches, vous êtes médecin,
votre épouse se fait offrir un poste, je ne sais pas, moi, à
l'Université de Montréal et veut le prendre, avec raison, c'est un bon poste,
qu'est-ce qui permet, à vous, là... Quel type... Là, ici,
on vient dire que vous êtes lié à ça jusqu'à ce qu'on en soit libéré. Alors, le
type de modalité prévue, là, en théorie, ça ressemble à quoi en théorie?
M. Paré
(Daniel) : Le sens de l'article ne touche pas à cet élément
que vous mentionnez. Le sens de l'article, c'est, tant que le médecin
qui est dans... qui a moins de 15 ans — on va se le dire comme ça — d'expérience
doit respecter son AMP. Ça, c'est... Je pense qu'il faut le lire comme ça.
Quand on parle de l'entente, c'est la fameuse entente, là, qui est signée avec
la FMOQ, etc. Ça fait que c'est pour ça que c'est... Ça, c'est le sens de
l'article.
M. Paré
(Daniel) : Dans l'exemple
que vous mettez, c'est plus au niveau des PREM, au niveau du nombre de permis
dans une région. Ça fait qu'il y aurait une mobilité. On prendrait en
considération, là, dans l'année d'après, pour
dire : Oh! il y a eu une arrivée d'un médecin, puis là on comblerait...
Mais ce n'est pas dans ce sens-là que l'article est présenté, donc,
comme ça.
M. Cliche-Rivard : Mais
ça pourrait changer son choix d'AMP dans son changement régional, bien qu'il
serait lié par une autre...
Le Président (M. Provençal)
: Si la région en a besoin.
M. Paré (Daniel) : C'est ça.
C'est qu'on ne va pas dans ce détail-là. Ce que ça veut dire, c'est qu'il faut
qu'il respecte ses AMP, point.
M. Cliche-Rivard : Exact.
M. Paré
(Daniel) : Je pense que c'est comme ça qu'il faut vraiment le
lire, en lien avec son 15 ans et/ou, bien, s'il y aurait une future
négo, on monterait à 18 ou on descendrait à 12, là, bien, c'est le sens. Le
sens, c'est de... C'est pour ça qu'ils
disent en termes de libérer selon les modalités prévues à l'entente. L'entente,
c'est ce qui est négocié, c'est le 15 ans qu'on a aujourd'hui.
M. Cliche-Rivard : Puis
là vous étiez à dire si on remontait à 18. Ça, ça ferait en sorte... Puis ce
serait-tu pour les nouvelles ententes que ce serait 18 ou celui qui est visé
par 15 en ce moment, lui, il verrait un plus trois sur son entente?
M. Dubé : Ce n'est vraiment pas
l'objectif, là.
M. Paré
(Daniel) : Ce n'est pas l'objectif, vraiment. C'était à
titre
d'exemple. Et, encore là, cet élément-là devrait être négocié.
M. Cliche-Rivard : O.K.
Ça fait qu'il aurait ou pas un droit acquis sur le 15 ans, selon ce qui
est négocié, sur un plus trois ou pas un plus trois.
M. Dubé : Puis je vous dirais,
là, si vous permettez...
Le Président (M. Provençal)
: Oui, oui, allez-y.
M. Dubé : ...pour
finir là-dessus, on est passés de 20 à 15, puis les années où on est passés de
20 à 15, il y a eu une augmentation d'intérêt.
M. Paré (Daniel) : C'est ça.
M. Cliche-Rivard : Je
comprends.
M. Fortin : Donc, ce serait plus logique de diminuer avant d'augmenter.
M. Cliche-Rivard : Selon ce
que...
M. Fortin : Avis à la FMOQ, qui nous écoute assurément...
M. Fortin : ...le ministre est
ouvert à diminuer la durée des AMP.
M. Dubé : Voilà. Si on facilite la
flexibilité, si on facilite le mouvement, l'intérêt, ça fait
partie de la
valorisation de la médecine familiale.
Le Président
(M. Provençal)
: Ça
va? Est-ce qu'il y a d'autres interventions sur l'article 398? S'il n'y a
pas d'autre intervention, est-ce que l'article 398 est adopté?
Le Président
(M. Provençal)
: Merci.
L'article 399, y a-t-il des interventions? Oui, M. le député de Pontiac.
M. Fortin : Merci, M. le Président. De façon périodique, là, ça, c'est
toujours prévu dans l'entente entre le ministère et la FMOQ, là? O.K.
Aujourd'hui, là, c'est quoi, la périodicité à laquelle on révise un engagement?
M. Paré (Daniel) :
Habituellement... Habituellement, c'est pour deux ans.
M. Fortin : C'est deux ans? O.K.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard :
C'est-tu aux mêmes deux ans pour tous, dans la logique où vous faites une
réévaluation globale, genre, le 31 mars 2024, ou c'est un peu
périodique de la signature de chaque entente?
M. Paré
(Daniel) : C'est b. C'est b, la bonne réponse.
M. Cliche-Rivard :
C'est b? Mais ça permet... Puis vous savez pas mal quelles ententes
arrivent à échéance pareil. Ça fait que vous êtes capables de...
M. Paré
(Daniel) : Oui. Et là je me permets encore de dire : Dans la
vraie vie, beau tableau Excel, et on est capables de suivre, et on sait à
chaque année combien d'ententes, là, sont dues d'être renouvelées.
M. Cliche-Rivard :
...sont supposées d'être renouvelées.
M. Paré
(Daniel) : Ça fait
partie d'un processus normal d'un... aujourd'hui.
M. Cliche-Rivard :
Puis là vous pouvez... Vous pourriez être obligés de faire une balance, là,
en ce sens où c'est un des autres articles visés, là, dans la liste de six, là,
qui est plus prioritaire cette fois-ci? Ça fait que vous pourriez arriver à dire : Bien là, il va falloir
modifier. Puis c'est ça que ça prévoit, là, il va falloir modifier parce qu'on
a moins de besoins dans ce que toi, tu fais comme AMP, mais...
M. Paré (Daniel) : Vous avez un bel exemple.
Puis on sait aussi, des fois, un 12 heures peut être divisé en deux, deux
six heures. Notre entente permet ça aussi. Ça pourrait être 6 heures
d'urgence, 6 heures de prise en charge en CHSLD ou de prise en charge tout court, etc. Ça fait que, selon
l'arrivée de sang neuf, ou des départs, ou des modifications, bien, ça
permet ça.
M. Cliche-Rivard :
Ça, c'est la plus petite subdivision, un six heures...
M. Paré
(Daniel) : Oui.
M. Cliche-Rivard :
...qui est prévue par l'entente?
M. Paré
(Daniel) : Bien, quand on y pense, là, c'est...
M. Cliche-Rivard :
Quand on y pense, bien oui.
M. Paré
(Daniel) : Je pense que ça serait moins réaliste de subdiviser plus
que ça.
M. Cliche-Rivard :
De faire trois quatre heures?
M. Paré
(Daniel) : Oui.
Le Président
(M. Provençal)
: Ça
M. Cliche-Rivard :
Est-ce que le médecin, lui, peut demander, dans cette période-là, la
réévaluation de son entente? J'imagine que lui, il possède... Il peut faire sa
demande?
M. Paré (Daniel) : Oui, je vous
confirme que oui.
M. Cliche-Rivard : Finalement,
je n'aime pas ça, puis il y a une autre ouverture que je voudrais aller
essayer, par exemple. Est-ce que vous accepteriez? Il y a des besoins
là-bas, ça me tente d'aller essayer, si ça convient à vos...
M. Paré (Daniel) : Je ferais
une nuance. J'aimerais ça... Ça ne serait pas j'aimerais essayer, mais
j'aimerais faire d'autres choses.
Le Président (M. Provençal)
: C'est ça.
M. Paré (Daniel) : ...tu sais,
par rapport à ça. Et là, le département territorial, encore là, selon ses
besoins, essaierait de l'accommoder. Et ce qui se pourrait, ça veut dire :
Pas cette année, l'année prochaine, parce qu'on n'a pas de sang neuf ou on n'a pas personne pour remplacer. Des fois aussi
avec la réalité, congé parental, etc., ça fait que ça aussi, ça fait
partie de la vie, là, quotidienne, de ces départements territoriaux là.
M. Cliche-Rivard : Puis, comme
vous dites que les ententes expirent, là, chaque... selon leur date puis en
fonction de l'année, il n'y a pas vraiment de jeu du premier choix selon
l'ancienneté. On ne voit pas vraiment ça?
M. Cliche-Rivard : Ça fait que,
finalement, c'est vraiment eut égard aux besoins périodiques mais quand même
continuels, là. Vous l'avez dit, c'est pas mal la même liste depuis pas mal
d'années. Ça fait qu'on ne peut pas penser que quelqu'un qui est plus proche de
la fin de son 15 ans a une priorité de choix versus un nouveau médecin?
M. Paré (Daniel) : Non. Non, il
n'y en a pas. Ça, je vous le confirme.
M. Cliche-Rivard : Parfait.
Merci.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions sur
le 399?
M. Fortin : Oui. C'est plus sur le bloc de façon générale. Je me demande est-ce que
toutes ces dispositions-là, là, c'est-tu ces dispositions-là qui rendent
un peu difficile, tu sais, on en a parlé, là, des médecins qui veulent venir pratiquer pendant six mois de temps, là? Tu sais,
un médecin, je ne sais pas, moi, de l'Ontario, qui dirait... Puis je ne me souviens
plus comment ça... Il y a un terme pour ça, là, mais ça arrive, des médecins du
Québec qui vont pratiquer en Colombie-Britannique pendant six mois puis, après
ça, ils reviennent. Puis, au Québec, c'est un phénomène qui est beaucoup,
beaucoup moins utilisé, là. C'est-tu des PREM puis des AMP qui bloquent cette
possibilité-là, un peu?
M. Paré (Daniel) : Tout dépend
de la... Chaque scénario est différent. Mais encore là, récemment, là, dans mes
anciennes fonctions, on a réussi à négocier une entente avec la FMOQ, pour...
C'était pour votre région aussi, où est-ce qu'on avait des médecins qui
travaillaient en Ontario, qui pouvaient venir donner un coup de main à
l'urgence. Et, dans cette façon-là, on a pu,
par dérogation, les exclure. Ça ne faisait pas de sens, là. Là, vous allez
venir nous aider une fin de semaine
de temps en temps puis commencer à donner une AMP. Ça fait qu'on a réussi, là,
encore là, avec la FMOQ, une entente parce que ça faisait du sens pour l'offre
de service, autant d'un point de vue, là, du ministère que de la
fédération médicale. Ça fait que, oui, il y a toujours possibilité, là, de
s'entendre, là, sur des mécanismes comme ça.
Puis je pense qu'il faut revenir toujours au sens,
hein? Le sens, c'est qu'on veut s'assurer d'offrir le meilleur service à la population. Puis c'est une manière de
nous aider à le faire. Mais, en même temps, il faut... Effectivement, il ne
faut pas que ça nuise.
M. Fortin : Mais ça a... Ça a souvent été le cas, là. Puis je ne parle
pas de l'exemple régional parce que c'est effectivement un médecin de Monfort,
qui voulait venir faire une garde ou deux une fois de temps en temps. Puis, si on le contraint à prendre une AMP, il ne viendra
jamais, là. Mais justement, cet exemple-là, de quelqu'un qui prend une
sabbatique puis qui décide d'aller passer un an au Québec, de son travail dans
les Maritimes, ou en Ontario, ou ailleurs, j'ai toujours compris que
c'était difficile. Ce n'était pas simple à cause peut-être soit des PREM ou des
AMP, là, pour quelqu'un de faire ça. Alors,
est-ce que vous me dites que c'est rendu plus facile que c'était, ça, ou est-ce
qu'il y a juste une plus grande ouverture à faire des dérogations ou...
M. Paré (Daniel) : Mon humble
opinion, dans ce que vous dites là, c'est plus au niveau des PREM. Ça fait
qu'un endroit où est-ce que... qui est très attractif, bien là ça pourrait
créer, là, une autre façon, là, d'entrer, là, puis, je pense, ça pénaliserait des gens. Mais, pour les régions où est-ce
qu'on a de la difficulté à combler, je peux vous dire qu'on est très
facilitants, là, pour des gens qui viendraient donner six mois, là, de d'autres
régions. Ça fait que c'est beaucoup plus cet élément-là que les PREM... que les
AMP, pardon.
Le Président
(M. Provençal)
: S'il
n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 399 est adopté?
Le Président
(M. Provençal)
Article 400,
M. le ministre.
M. Dubé :
400. Je fais toujours le même
commentaire, là. Dans la LSSSS, là, on est textuellement...
L'article 365,
que vous avez dans votre document pour l'article 400.
Le Président
(M. Provençal)
: Oui,
M. le député de Pontiac.
M. Fortin : O.K. Là, on parle de la clause où un médecin cesse de
respecter son engagement. Et Santé Québec a
la possibilité de révoquer son adhésion puis d'en informer le médecin. Est-ce
qu'il y a un mécanisme? Tu sais, je pense à des gens qui se font enlever
leur permis de service de garde. Il y a un mécanisme de 15 jours dans
lequel ils peuvent faire des commentaires,
puis après ça ils sont entendus, etc. C'est quoi le mécanisme ici? On fait
juste dire qu'il doit donner au médecin l'occasion de présenter ses
observations, mais c'est quoi, là? En pratique, comment ça se passe?
M. Paré
(Daniel) : Deux choses l'une. Encore là, dans l'entente avec la FMOQ,
c'est quand même quelque chose qui est mentionné. Vous allez voir, à
l'article 401, là, on va quand même nommer quelqu'un qui ne serait pas
satisfait ou ne comprend pas. Ça donne aussi... Dans l'entente, on parle de
congés de maternité, etc. Il y a des modalités,
là, pour ne pas pénaliser maternité-paternité, là, qui ne le pénaliseraient
pas. Ça fait que ça, c'est toutes des choses qui ont été prises en
compte. Et la notion de l'avis, bien, tu donnes la chance aussi au médecin
d'expliquer le pourquoi du comment, là, tu sais. Ça fait qu'il y a une
procédure, là, comme ça, là, qui est établie.
M. Fortin : Oui. J'imagine que ça va plus plus large que le congé de
maternité-paternité, là. Ça peut être congé de maladie, accident de
travail, peu importe, là, j'imagine.
M. Paré
(Daniel) : C'est ça.
M. Fortin : C'est quand même balisé à ce niveau-là. Mais là, ici, une
fois qu'on dit... Parce que c'est quand même
sérieux, là, Santé Québec révoque l'adhésion, puis le médecin, il a l'occasion
de présenter ses observations ou encore de demander un arbitrage. Mais y a-tu
un délai à ça? Y a-tu un... Tu sais, à partir du moment où on lui annonce,
là : Bien, nous, on considère que vous
avez cessé de respecter, puis des fois j'imagine que la zone peut être grise un
peu, là, mais on considère que vous avez cessé de respecter. Donc, on
retire votre adhésion à l'AMP. Qu'est-ce qu'il... En fait, peut-être que vous
pouvez juste nous dire qu'est-ce qu'il se passe habituellement dans des
situations comme ça.
M. Paré (Daniel) : Habituellement, dans une
région, dans une région X, justement, dans... Le fameux comité de direction du DRMG amène cette notion-là dans mon
territoire : Joseph ne fait plus ses AMP, etc. Ah oui? On déclenche
une lettre. On vous demande de respecter votre engagement, etc.
M. Fortin : O.K. Il y a un avertissement initialement.
M. Paré
(Daniel) : C'est toujours comme ça pour bien comprendre aussi, là,
etc. Puis ensuite de ça, bien, bien sûr, là, si ça se maintient, bien, c'est là
qu'est la conséquence. Mais il faut toujours se souvenir que, souvent, les AMP, c'est des, entre guillemets, des tours de
garde, des hospitalisations, de la couverture en CHSLD. Les gens ne peuvent
pas se cacher bien, bien longtemps par rapport à ça. Ça fait que c'est comme
ça, là, que ça a un impact sur l'offre de service. Et, vu que l'entente... L'entente, comme je vous disais tantôt, il y
a quand même une perte de rémunération. C'est pour ça qu'ici on parle de RAMQ,
parce que ça a un impact par rapport à ça. Ça fait que c'est une responsabilité
du département territorial, le respect de l'engagement.
M. Cliche-Rivard :
Mais est-ce que le département montre des... en bon français, là, flague à
Santé Québec qu'il y a un problème avec tel
médecin? Parce que, là, c'est Santé Québec, finalement, qui va décider de la
révocation, mais l'identification du fautif, là, entre guillemets, là?
M. Paré
(Daniel) : C'est la responsabilité, là, des départements territoriaux
de s'assurer que leurs membres respectent leurs engagements. Puis
effectivement, là, ça serait à Santé Québec. Puis toujours garder en tête qu'il
y a des représentants de Santé Québec, hein, sur les comités, là, des départements
territoriaux. Ça fait que c'est très... C'est très, là... C'est très direct,
là, comme moyen de communication.
M. Cliche-Rivard :
Ils vont le savoir. Ils vont le savoir qu'untel ne le respecte pas.
M. Paré (Daniel) : Oui. Oui.
M. Cliche-Rivard : Puis là
quand on dit «cesse», là, on s'entend, je veux dire, ce n'est pas la première
fois qu'il y a un 12 heures de sautées ou des heures qui manquent, qu'il
va y avoir une intervention. Il y a un pouvoir discrétionnaire là-dedans, j'imagine,
avant d'initier l'enquête, là, ou le processus.
M. Paré (Daniel) : Puis je
ramène qui, qui gère qui dans ce dossier-là, c'est le département territorial,
c'est des médecins avec un levier pour donner des offres de service. Ça fait
que c'est des médecins qui donnent des leviers à des médecins et qui suivent des médecins. Ça fait que c'est
vraiment... C'est très... C'est très, là... Ça fait que c'est entre eux. Mais, en même temps, il y a une notion de
respect. Il y a une notion d'équité. Ça fait que, souvent, c'est les autres
membres qui vont dire : Bien, aïe! moi, je fais ma part, là. Je veux que
mon chum fasse sa part. Ça fait que ça vous donne un peu l'idée, mais je dois
vous dire que c'est plus anecdotique que d'autres choses, mais, en même temps,
ce qui est proposé ici, dans le projet de loi, c'est d'avoir un mécanisme. Si
on dit qu'il y a un engagement, bien, il faut qu'il y ait un mécanisme,
ultimement, de surveillance, puis je dirais même, là, de conséquence.
M. Cliche-Rivard : Puis là, le
mécanisme final ou ultime, c'est la révocation. Mais, je veux dire, le
mécanisme intermédiaire, là, est-ce qu'il existe, de... je ne sais pas, moi, de
rattrapage ou de correction? J'imagine qu'entre
eux... Ou le département pourrait établir, je ne sais pas, moi, un programme de
rattrapage avant d'arriver à «je te menace de révoquer ou je révoque»,
là. Ça me semble être quand même l'ultime, là.
M. Paré (Daniel) : En
pratique... En pratique, là, c'est... Comme je vous dis, ça se fait directement
entre, je dirais, le représentant du RLS ou le département territorial qui va
parler à son collègue, c'est de ça qu'on parle ici, là, de médecin à médecin, lors d'une discussion, là, qui est ultimement
formelle, mais qui se fait dans l'informel, le genre de discussion qui a
cours. Mais, encore là, avec, entre guillemets, quelqu'un qui serait
récalcitrant, bien là, comme je vous dis, il y a un moyen, il y a un levier.
Le Président (M. Provençal)
: Y a-t-il d'autres interventions sur
l'article 400?
M. Fortin : La question demeure sur la possibilité pour le médecin de
présenter ses observations, ce qui est légitime, nécessaire, incontournable,
là, dans un processus comme celui-là, pour ne pas qu'il se retrouve un peu
Gros-Jean comme devant, là, disons. Alors...
M. Fortin : Ce que vous nous dites, c'est que c'est dans
l'entente. Le mécanisme à travers lequel il peut présenter ses
observations est spécifié dans l'entente entre la FMOQ et le gouvernement.
M. Paré (Daniel) : Dans un
exemple de litige, je vais le dire comme ça, bien, vous comprendrez que le
membre serait quand même représenté par son syndicat, entre guillemets, qui
serait la FMOQ. Ça fait que vous voyez, là, qu'au niveau de l'interprétation,
là, de... Dans l'interprétation de l'entente ou du règlement, ce qu'on voit,
encore là, au niveau du terrain, c'est... Bien, vous... Ça arrive que, des
fois, la FMOQ va appeler son membre puis dire : Aie! Ce que tu as signé,
là, c'est ensemble, c'est ta responsabilité. On a aussi ce niveau de
collaboration là.
Mais dans un cas où est-ce qu'il y aurait
vraiment une différence d'opinions, bien là, comme je vous dis, ça serait le... ça serait dans le processus de dire
son opinion. Il serait accompagné habituellement par son représentant, de
son... de sa fédération. Puis après ça, bien, il y a un processus, là, qui se
poursuivrait. Mais, je vous dirais, là, de mémoire d'homme, j'ai
rarement vu aller jusqu'à ce niveau-là.
M. Fortin : Est-ce que ça arrive souvent de... pas nécessairement que
ça se rende à ce niveau-là, mais que quelqu'un
se fasse révoquer son adhésion à l'AMP? J'imagine qu'ils veulent... Puis il n'y
a jamais personne qui veut se rendre là non plus.
M. Paré
(Daniel) : Non. Puis ce qu'on voit, c'est qu'encore là que,
si ça arrivait, la personne va probablement préférer quitter la région, tu sais. Il va aller... Ultimement, là,
c'est beaucoup plus dans cette notion-là que ça va se jouer.
Le Président (M. Provençal)
: M. le député de Saint-Henri—Sainte-Anne.
M. Cliche-Rivard : Non, mais
c'est... Vous répondez en même temps, là, que la personne va juste assumer, puis quitter, puis résilier l'entente parce que,
justement, elle ne le respecte pas puis elle ne semble pas avoir l'intention
de le respecter, puis ça ne semble pas se corriger. Ça fait que, là... Puis, à
401, vous parlez du processus d'arbitrage. C'est là où... Puis on y reviendra.
Adoptons 400, puis je reviendrai sur l'arbitrage.
Le Président (M. Provençal)
: S'il n'y a pas d'autre intervention,
est-ce que l'article 400 est adopté?
Le Président
(M. Provençal)
: 401.
Peut-être une intervention avant de quitter.
M. Cliche-Rivard :
Bien, justement...
M. Dubé :
Moi, ce que je vous inviterais, c'est d'aller voir l'entente que je vous ai
envoyée.
M. Cliche-Rivard :
On va la regarder, oui, dans deux minutes, à la pause.
M. Dubé :
Oui. Bien, c'est ça. Je voulais
juste être sûr qu'on voit... Et l'article, je pense que c'est 8.8 qu'Étienne
me montrait, là, 8.8, 8.9. Alors, toute la
question de l'arbitrage est prévue à... On va y revenir, là, si on n'a pas le
temps tout de suite, là, mais...
Le Président (M. Provençal)
: Moi, je suggère... Compte
tenu qu'il reste moins d'une minute, je vais suspendre les travaux, et
on reprend nos travaux à 15 heures. Ça vous va? Merci.
(Suspension de la séance à
12 h 59)
Le Président (M. Provençal)
: Rebonjour à tous. La Commission de la
santé et des services sociaux reprend ses travaux.
Nous
poursuivons l'étude détaillée du projet de loi n° 15,
Loi visant à rendre le système de
santé et de services sociaux plus efficace.
Lors de la suspension,
nous venions d'adopter l'article 400. Nous sommes donc rendus à
l'article 401. Alors, M. le ministre, je vous cède la parole.
M. Dubé : Très
bien. Bien, 401, je... comme on a fait tout à l'heure, je l'avais lu, et tout
ce que je pourrais indiquer, puis je sais que je l'indique assez régulièrement,
M. le Président, mais... c'est peut-être une section, ici, qui se prêterait
à... puis je le dis à chaque fois, là, on a un exemple typique de... qu'on
reprend textuellement la LSSSS.
Alors, je le dis
poliment, M. le député, là, mais, si on veut, un peu comme on a discuté hier,
se concentrer sur les choses qui sont
vraiment critiques au projet de loi, quand il y a quelque chose comme ça qui reprend textuellement la LSSSS, bien, je pense
qu'on peut peut-être passer plus rapidement, mais... C'est votre choix, mais je
dis juste que, ce matin, il y a plusieurs
articles qu'on a discutés dans ce bloc-là qui sont des reprises textuelles de
la LSSSS. Ça fait que je ne le mentionnerai plus, mais j'ai entendu beaucoup ce
commentaire-là durant l'heure du lunch, alors je me permets poliment et
gentiment de le dire. Voilà.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci.
Maintenant, ceci étant dit, nous sommes sur l'article 401, qui est en lien avec ce qu'un médecin peut faire lorsqu'il
n'est pas satisfait d'une décision rendue. Alors, je suis en attente d'une
première intervention. M. le député de Pontiac.
Fortin : Merci, M. le Président.
J'apprécie les échanges francs qu'on a eus avec le ministre sur l'ensemble des
articles qu'on a étudiés jusqu'à maintenant et sur le fait qu'on ne s'est pas
gêné, et il ne s'est pas gêné non plus, là, pour, lorsqu'il y avait des
articles... même s'il y avait des petites modifications par rapport à LSSSS,
un, nous éclairer sur comment ça pouvait être en lien avec les autres articles,
mais aussi s'assurer que, s'il y en a, des modifications à faire... on en a
fait sur des articles qui... qu'on avait... que le ministre a choisi de
représenter ou d'ouvrir, mais... Puis on ne
l'a pas fait à toutes les fois, non plus, mais c'est arrivé que le ministre a
senti le besoin d'accepter une demande de modification, de faire un
amendement sur un
article qui était une reconduction. Alors, j'entends...
M. Dubé : ...bien ma pensée. Moi, je voulais juste revenir
là-dessus parce qu'il nous en reste encore beaucoup.
Fortin : Oui, d'accord.
M. Dubé : Ça fait que je voulais juste... il n'y a... ne pas
mal interpréter ce que je viens de dire, mais, des fois, ne soyez pas
choqué si je reviens... Puis ça, je vous dis, c'est textuellement quelque chose
qu'on a repris puis qu'on n'a pas senti le besoin de changer. C'est juste ça
que je voulais dire aujourd'hui.
Fortin : O.K. Non, non, puis on l'apprécie.
Des fois, c'est vrai que ça nous aide à le remettre en contexte, en
perspective, puis des questions qu'on a, il y en a qu'on...
M. Dubé : Parce
qu'on a gardé un bel équilibre à date, mais il y a des gens qui me disaient ça
ce midi, là, quand je... Bien j'ai dit : Écoutez, si vous pensez que je
devrais le dire... J'en ai parlé au président, il me dit : Faisons-le dans
la façon dont on se parle depuis six mois, puis c'est tout. J'arrête ça, là,
puis vous avez bien compris ce que je voulais dire.
Fortin : Oui. Super! On a déjà...
Le Président (M.
Provençal)
: Interventions
sur...
Fortin : On a déjà parlé de la révocation
d'adhésion ce matin, là, à l'article précédent. Question simple : Le refus
d'adhésion, là, lui, il vient à quel moment?
M. Dubé : Au
moment où il signe son AMP puis son PREM.
Fortin : Mais le refus, il faut qu'il
vienne du gouvernement, pas du médecin, parce qu'on dit : «Un médecin qui
n'est pas satisfait d'une décision [sur le] refus...» Alors, il faut que ça
vienne du gouvernement.
M. Dubé : Oui,
mais là je pensais que vous pensiez quand il acceptait l'AMP. Vous voulez dire
s'il la fait révoquer? C'est ça, votre question?
Fortin : Non, non, la révocation, pour
moi, on a fait le tour, là, déjà...
M. Dubé : O.K.,
excusez-moi.
M. Fortin : ...mais
la question du refus, ça, ça veut dire qu'on lui offre une AMP et que... pas
lui, là, la refuse par la suite, que le gouvernement la refuse? J'essaie
de comprendre la notion de refus d'adhésion.
Le Président (M.
Provençal)
: M. Paré.
M. Paré (Daniel) :
Oui. Bien, encore là, que le choix qu'on lui a offert ne...
Fortin : N'est plus disponible?
M. Paré
(Daniel) : Il est non disponible, bien, vous comprendrez que c'est
quand même quelque chose en lien avec le besoin que l'organisation puis le
département territorial va soumettre, mais l'article est beaucoup pour cet
élément-là, mais, principalement, là, comme M. le ministre l'a dit, là, sur
quelqu'un, là, qui aurait une révocation d'adhésion qu'il ne respecterait, là,
pas, là, comme on a vu dans l'autre
article précédent. C'est la suite logique.
Le Président (M.
Provençal)
: Autres
interventions?
Cliche-Rivard : C'est bon.
Le Président (M.
Provençal)
: Merci.
S'il n'y a pas d'autre intervention, est-ce que l'article 401 est adopté?
Le Président (M.
Provençal)
: Merci
beaucoup.
Article 402. Je vous rappelle, M. le ministre, qu'il y avait eu
un amendement à cet article.
M. Dubé : Bon,
ça, contrairement à ce que je viens de dire, ça, là, il y a un gros changement.
Là, il y a un gros changement parce que
c'est ça qu'il faut. Puis je vous donne juste le bagage nécessaire, puis vous
pourrez en discuter. Quand on a parti
du principe de la responsabilité populationnelle qu'on voulait donner aux
spécialistes, rappelez-vous, là, on s'est
parlé de ça au mois de mars, quand on a déposé le projet de loi, on a eu notre
briefing technique avec l'opposition, puis
j'ai dit : Le principe de la responsabilité populationnelle, on veut que
les spécialistes aient la même, toutes choses étant égales, par ailleurs, que les omnis. Ça, c'était
un grand principe, d'où la gouvernance clinique qu'on a discutée hier, hein,
avec les responsabilités territoriales et
les AMP, d'accord? Dans la loi de la LSSSS, puis ce n'est pas juste
M. Barrette, là, je ne fais
aucune mention des précédents ministres, mais on parle des AMP pour les
spécialistes depuis 20 ans, si ce n'est pas 30 ans.
M. Dubé : 1996?
Merci... 1993? O.K., 1993, mais elle n'a jamais été appliquée. Donc, la fameuse
entente à laquelle on référait, elle avait beau être d'une demande d'AMP pour
les spécialistes, mais l'entente n'est pas venue avec, alors que l'entente
qu'on a vue ce matin avec les omnis, elle est là.
Alors,
nous, ce qu'on a fait avec les spécialistes, puis je dois les remercier, là,
ils nous écoutent, aujourd'hui, puis ce n'est pas facile, de négocier dans des
conditions où on leur a dit : Écoutez, nous, cette fois-ci, si on n'a pas une entente comme les omnis, on va être obligés de
le mettre dans le projet de loi que vous devez avoir des AMP. Puis je le
dis en toute transparence, c'est ça, l'approche qu'on a prise.
n'était pas, peut-être, agréable pour les médecins, mais je dois vous dire
qu'ils ont relevé le défi. Parce que le grand défi... Puis je dois
saluer les gens du ministère qui se sont assis avec la fédération. Là, je ne
commencerai pas à nommer de noms, là, mais il y a eu une belle équipe qui a
travaillé depuis six mois, et le principe, ça a été de dire : Si on s'entend comme avec les omnis, bien, on n'aura pas
besoin de la mettre dans l'entente... je veux dire, dans le projet de loi, parce qu'elle y est déjà, mais
le principe, on va dire. Et moi, je me suis engagé auprès des spécialistes,
c'est de dire : Vous avez répondu à la
demande... Parce qu'on va dire que le médecin, maintenant, il a deux choix, il
peut avoir une entente dans son installation... je vous dirais que c'est
à peu près 90 % des médecins spécialistes qui travaillent dans un hôpital,
ce qu'on appelle une installation, puis il y en a à peu près 10 %, là, je
vous dirais que... c'est à peu près 800, le
chiffre, c'est à peu près 800 médecins qui vont être impactés, qui,
maintenant, vont avoir une AMP parce qu'ils ne sont pas dans une
installation. Vous me suivez?
Et l'entente qu'on a
signée il y a quelques semaines puis qui a été entérinée... Puis pourquoi ça a
été plus long, là, je vous le dis, c'est
37 spécialités, hein, les omnis, c'est une association de 10 000
omnis. Les spécialistes, c'est, vous l'avez dit hier, 240 quelques
dermatologues puis 37 spécialités. Du moment où on a eu une entente de
principe, Dr Oliva puis son équipe, Dr Legault, ils sont allés voir tous les
membres puis ils ont passé toutes les étapes. Donc, c'est ça qu'on a réussi à
faire, bon.
Maintenant,
qu'est-ce que ça dit, cette entente-là? Parce qu'un jour on verra comment elle
est mise publique, là, je veux juste
faire attention, je veux laisser le Dr Oliva faire ce qu'il a à faire, mais je
vous résumerais, je vous résumerais...
parce que je ne pourrai pas vous en dire plus que ça, parce que je veux juste
respecter tout ce qui a été négocié jusqu'à
maintenant, mais les grands principes sont là, c'est-à-dire le principe de
l'AMP pour les 800 personnes qui ne sont pas dans une installation.
Fortin : Principe de...
M. Dubé : Le
principe d'avoir une AMP.
M. Dubé : Qu'elle est de 12 heures, même chose que
l'AMP des omnis dont on a parlé tout à l'heure. Aide-moi, Daniel, si j'oublie
un grand principe. On a dit... ah oui, c'est ça, puis ce qu'on a dit, étant
donné... ça me revient. Étant donné qu'on a dit : Vous avez
37 spécialités... Un 12 heures d'un dermatologue, ce n'est pas la
même chose qu'un 12 heures, admettons, je dirais, à l'extrême, d'un
cardiologue. Il n'y a pas beaucoup de cardiologues qui pratiquent à l'extérieur
d'un hôpital, mais je vais dire un dermatologue versus un psychiatre, tiens. Le
12 heures d'un psychiatre, ce n'est pas
aussi facile à évaluer, comment tu donnes un 12 heures. Ça fait que ce
qu'on a convenu avec... entre le ministère et les spécialistes, puis je
pense qu'on a est d'accord avec ça... comme ils ont 37 spécialités à
passer, on leur a donné un an pour que l'équivalent d'une AMP soit négocié avec
chacune des spécialités puis qu'ils ont, au plus tard d'ici novembre 2024, c'est ça, pour arriver avec une
entente comme vous avez vue pour les omnis, qui dirait : Voici comment
les 800 médecins qui ne sont pas dans un hôpital vont respecter le
principe d'une AMP.
Puis moi, je pense
que le plus bel exemple, c'est un pédiatre. Prenez les enfants... Parce que
beaucoup des spécialistes qui ne sont pas en
installation aujourd'hui, c'est ceux qu'on a sortis des hôpitaux il y a 10,
15 ans parce qu'on nous disait : Ils n'avaient pas besoin
d'être là, mais c'est les psychiatres, c'est les pédiatres, c'est les
dermatologues. Alors, c'est eux autres qu'il faut se donner le temps de
dire : Bon, bien, maintenant, quand on va vous demander de faire une
AMP... Puis l'AMP, elle n'est pas comme définie dans la loi non plus, parce
qu'il va falloir... Ça veut dire quoi, un pédiatre, faire une activité médicale
prescrite? Est-ce que c'est faire uniquement une prise en charge de
12 heures par semaine dans une clinique? Vous me suivez? Est-ce que c'est
au CRDS?
Ça fait que, moi, ce
que je vous résumerais aujourd'hui, puis posez toutes les questions que vous
voulez... mais on a une entente qui est
signée, moi, je... elle est signée avec Dr Oliva, elle est passée devant son...
la fédération des...
M. Paré
(Daniel) : Ses instances.
M. Dubé : ...toutes
ses instances puis elle dit qu'il y a un peu plus que 800 médecins, mais
peut-être que, dans deux ans, ce sera 1 000 médecins qui seront dans
des cliniques, je ne le sais pas, mais je voulais vous dire que c'est ça qu'on a réussi à avoir. Puis, encore une
fois, je le remercie parce que c'est un gros morceau, je pense, qu'on vient
d'avoir avec eux.
fait que le principe de 402, là, quand on dit : «Tout [...] spécialiste
qui n'a pas de privilège dans un établissement»,
voyez-vous, là, c'est là qu'on va lui dire : Toi, tu dois avoir des AMP,
c'est ce que je viens de vous dire, mais... le fin détail d'ici un an.
Sauf qu'on lui a demandé de ne pas attendre un an. C'est-à-dire que les
spécialités qu'on trouve les plus importantes, puis là je viens de vous en
donner quelques exemples... je reviens souvent avec les dermatologues, mais dermatologues, pédiatres, on voudrait qu'ils les
fassent le plus au début possible... de ce principe-là. J'arrête ça là,
je pense que je vous donne les grandes lignes.
M. Fortin : O.K. Bien, j'apprécie.
Puis j'apprécie qu'on prenne les articles en ce moment pour avoir la
discussion, comme vous le suggérez, là, sur cette entente-là.
Là, commençons par le début, là, parce que ce
que l'article 402 vient dire, c'est : «Tout médecin spécialiste qui
n'a pas de privilège...» Donc ça se peut-tu, par exemple, un médecin qui a des
privilèges, mais, tu sais, qui va cinq heures par semaine en hôpital, là, qui
va... qui fait cinq, six heures en hôpital? Non? Ça, ça n'existe juste pas?
Parce que je ne veux pas m'assurer... Tu sais, là, on vient dire : On a un
12 heures, minimum, dans l'AMP qui va être prescrite, mais il n'y a pas
personne qui va se retrouver, entre le zéro puis le 12, à ne pas tomber dans
l'AMP, là?
M. Dubé : Essentiellement... puis ça
va être à nous, maintenant qu'on sait qu'on a un endroit où on peut tomber pour
ceux qui n'en ont pas... Je ne vous dirai pas... Admettons que ça existe, le
cas, là, d'un spécialiste dans un hôpital qui ferait juste 10 heures, on a
aussi une autre entente qui dit qu'un spécialiste, son temps plein, là... ils
appellent ça l'appendice 47...
M. Paré (Daniel) : L'annexe 47.
Dubé : L'annexe 47... il y a toutes