Public Finance — 17 November 2014 (41st Legislature, 1st Session)
CFP 2014-11-17
Quebec — Committees
Président (M. Bernier) : Donc, à l'ordre, s'il vous plaît!
Ayant constaté le quorum, je déclare la séance de la Commission des finances publiques ouverte. Et
je demande, bien sûr, comme d'habitude, à toutes les personnes dans la
salle d'éteindre la sonnerie de leurs téléphones cellulaires.
La commission est réunie afin de poursuivre
l'étude détaillée du projet de loi n° 15,
Loi sur la gestion et le
contrôle des effectifs des ministères, des organismes et des réseaux du secteur
public ainsi que des sociétés d'État.
M. le secrétaire, y a-t-il des remplacements?
Le Secrétaire : Oui, M. le
Président. M. Habel (Sainte-Rose) est remplacé par M. Fortin
(Sherbrooke); M. Matte (Portneuf) est
remplacé par M. Huot (Vanier-Les Rivières); M. Drainville
(Marie-Victorin) est remplacé par Mme
Poirier (Hochelaga-Maisonneuve); M. Marceau (Rousseau) est remplacé par
M. Gaudreault (Jonquière); et M. Therrien (Sanguinet) est
remplacé par M. Bergeron (Verchères).
Président (M. Bernier) : Merci, M. le secrétaire. Donc, bon
après-midi à tous, bienvenue à la Commission des finances publiques. Nous allons poursuivre nos travaux en ce qui
regarde l'étude
article par
article du projet de loi n° 15. Et nous en étions à l'article 8, mais on m'a
informé que le ministre veut apporter un... introduire un nouvel article, 7.1,
à la suite de l'article 7. Donc, il y a
consentement à ce qu'on puisse l'introduire? Oui, vous êtes... Il y a
consentement. Donc, M. le ministre, je vous donne la parole dans la
proposition.
M. Coiteux : On va vous en donner
une copie.
Le Président (M. Bernier) :
Oui, merci.
Coiteux : Alors, la proposition d'amendement est la suivante, c'est
d'insérer un nouvel article, 7.1, qui se lit comme suit :
«7.1. Chaque
organisme public doit rendre publique sa planification et, le cas échéant, sa
planification révisée.»
Alors,
l'ajout du nouvel
article 7.1 vise à assurer que la planification
triennale de la main-d'oeuvre sera rendue publique par chaque organisme. Par exemple, la publication pourrait être
rendue disponible via le site Internet de l'organisme ou être jointe à son rapport annuel. Ce libellé permet de
laisser une flexibilité à chaque organisme pour s'adapter à sa réalité.
Président (M. Bernier) : Merci, M. le ministre. Mme la députée
d'Hochelaga-Maisonneuve, la parole est à vous.
Mme Poirier : Bien, écoutez,
M. le Président, je me réjouis de cet amendement qui vient répondre à une des
interrogations que nous avions la semaine passée, à savoir : Comment, en
toute transparence, les organismes feraient connaître
cette planification triannuelle, ou annuelle, ou selon la demande qui lui
serait faite de réviser cette planification? Alors, mon intérêt est surtout de... Et je vois que, dans les
commentaires du ministre, on dit que la publication pourrait être rendue publique via le site Internet. Je
comprends que ce n'est pas tous les organismes qui ont des sites Internet. Il
serait souhaitable, M. le Président, qu'ils en aient tous, mais...
Le Président (M. Bernier) :
On le souhaite.
Poirier : Alors, ils n'en ont pas tous. Mais, au moins, il sera dans le rapport annuel ou peut-être, puisque
ce sont des organismes qui sont sous la responsabilité d'un ministère, bien, peut-être sur le site du ministère en tant que tel, dans la mesure du possible. Alors, on
ne peut que se réjouir.
Le Président (M. Bernier) :
Merci, madame. M. le député de Beauce-Nord.
Spénard : C'est
beau.
Président (M. Bernier) : C'est beau? Pas de commentaires? Donc,
est-ce que le nouvel
article 7.1 est adopté?
Président (M. Bernier) : Adopté. Nous revenons à l'article 8.
Donc, nous procédons maintenant avec l'article 8. Comme présentation, je
peux... je vais le répéter, simplement pour renouveler la mémoire des
gens :
«Malgré l'article 3, le Conseil du trésor peut
dispenser un organisme public des obligations prévues aux
articles 6 et 7, notamment en raison de sa taille ou des ressources dont
il dispose.»
Et nous en étions
avec la députée d'Hochelaga-Maisonneuve sur cet article.
Mme Poirier :
Alors, puisque la fin de semaine...
Le Président (M. Bernier) :
Mme la députée, la parole est à vous.
Poirier : Merci, M. le Président. Puisque la fin
de semaine porte conseil, je veux
juste... Je me suis interrogée sur...
dans le commentaire. Je vais nous lire ce qui est écrit en commentaire dans nos cahiers. Alors, on dit : «Le pouvoir d'exemption sera exercé par le Conseil du trésor,
malgré le pouvoir général accordé au gouvernement par l'article 3...»
Alors,
on se rappellera que l'article 3, c'est le gouvernement, et on a dit que
ça serait fait par décret, puisque les organismes sont assujettis par la loi,
donc prévus à l'annexe 1, 2 ou 3 de la
Loi sur l'administration publique.
Et là je comprends que le Conseil
du trésor, par l'article 8, pourrait venir dispenser... Alors, je veux savoir comment, je veux
savoir quelles seraient les balises. Je comprends que la balise, c'est sa taille ou les ressources dont il dispose,
mais est-ce qu'on pourrait
avoir un peu, là, de détails, là, sur comment le Conseil du trésor va agir pour
le faire?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Ça serait par... via d'un C.T.
Poirier : Pour les
besoins de nos téléspectateurs nombreux... Vous savez, ils ne savent pas c'est
quoi, un C.T.
Le Président (M.
Bernier) : Peut-être expliquer c'est quoi, un C.T.?
Coiteux : Un C.T., alors
c'est une décision qui se prend en Conseil
du trésor, normalement pour le bénéfice de tous, normalement le mardi
matin.
Le Président (M.
Bernier) : Merci.
Le Président (M.
Bernier) : En séance.
Poirier : Et, en complément, au-delà de la taille, les
ressources, quelle serait l'intention du ministre, là, de venir
soustraire un organisme, en tant que tel?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Bien, je pense que la taille et les ressources, c'est le
critère principal, là. Il s'agit ici de s'assurer qu'on ne va pas, du moins, imposer une charge
administrative exagérée à certains organismes qui n'auraient pas nécessairement les ressources nécessaires pour
planifier sur trois ans leur dotation en main-d'oeuvre, que ça serait une
exigence excessive.
Le Président (M.
Bernier) : Merci.
Poirier : Est-ce que, dans l'analyse... Parce qu'on a vu la
liste, là, des organismes, là, qui est assez imposante, là, il y en a de toutes les tailles là-dedans.
Est-ce qu'il y a eu un premier regard de fait? Là, on les a tous inclus, là, on
n'a pas pris de chance pour ne pas en
oublier un. Est-ce qu'il y a eu une première analyse de faite puis qui pourrait
déjà nous indiquer que... bien que je
comprends que le ministre veut quand même avoir le dénombrement de ces
organismes-là, dans un premier temps,
mais c'est plus pour la
partie contrôle, j'imagine, et puis la planification
triannuelle en tant que telle. Est-ce
qu'il y en a, des organismes, actuellement qui pourraient déjà être identifiés
et qui pourraient faire l'objet de cette exemption-là, particulièrement,
là, de la planification, là?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
M. Coiteux :
Pas véritablement, parce qu'on n'a pas l'intention de mettre en branle tout de
suite ça dès le 1er janvier, là. Donc,
on se donne le temps de d'abord mettre en place les mécanismes de dénombrement
et de suivi des effectifs, de contrôle des effectifs, et ensuite va
s'enclencher cette planification trisannuelle.
Le Président (M.
Bernier) : Merci.
Mme Poirier : O.K. Pas
d'autre question.
Président (M. Bernier) : Pas d'autres questions? C'est beau. M.
le député de Beauce-Nord.
Spénard : Donc, merci, M. le Président. Si je comprends
bien, le 1er janvier, ça ne sera pas l'intégral du projet de loi
qui va être en vigueur?
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : La planification triennale
de la main-d'oeuvre, il y a un
article 38 plus loin, qui dit justement
que les dispositions de la présente loi entrent en
vigueur, à l'exception des articles 6 à 8, qui entreront en vigueur à la
date déterminée par le gouvernement. Donc, on se donne le temps de les...
de permettre aux organismes, d'abord, de nous transmettre
les données nécessaires au suivi et au contrôle des effectifs. On ne veut pas tout de suite leur demander, en plus, de travailler sur leur planification
trisannuelle.
Spénard :
Monsieur...
Le Président (M.
Bernier) : Oui, allez-y, M. le député de...
Spénard : Merci, M. le ministre. L'autre chose, c'est : «En raison de sa
taille ou des ressources dont il dispose», ça veut dire quoi, ça? La taille et les ressources, tout est relatif.
Alors, je ne sais pas, c'est quoi, la valeur de comparaison entre deux organismes, taille et ressources? Un
serait obligé de faire un plan triennal, puis l'autre ne serait pas obligé?
Par rapport à quoi, la taille et les
ressources? Vous entendez, là, quoi par ça? Est-ce que vous avez des balises ou...
je ne sais pas, moi, un organisme qui
a moins de 50 employés ne serait pas obligé, ou qui n'a pas... Je n'ai
aucune espèce d'idée sur les balises de la taille et des ressources.
Le Président (M.
Bernier) : M. le ministre.
Coiteux : Le principe
général, c'est que tous vont faire de la planification. Le principe
général n'est pas que nous allons exempter, mais on a besoin, ici, d'une
disposition, de flexibilité au cas où, dans la pratique, pour un petit organisme, ça poserait des problèmes particuliers
de le faire à une date particulière, selon des modalités particulières. Donc,
on se donne un peu de flexibilité pour tenir compte de cette réalité, qui est difficile à anticiper aujourd'hui. Mais, justement, la meilleure façon de se prémunir contre
ça, c'est d'avoir un
article qui va nous permettre de réagir sans mettre des organismes dans l'illégalité du point de... du simple fait qu'on les a inclus dans
la loi sans tenir compte de leurs particularités.
Le Président (M.
Bernier) : Merci. M. le député.
Spénard : Ça me va. Qui va décider de la taille et de... Ça
va être le Conseil du trésor, qui est responsable de la loi, qui va décider que tel organisme n'a
pas la taille suffisante ou les ressources suffisantes, ou vous allez prévoir
des balises un peu plus tard?
Coiteux : Ça va être une exception. Ça va être vraiment, dans ce
cas-ci, au cas par cas, mais ça va être une décision prise en Conseil du
trésor.
Spénard :
O.K., mais il n'y a pas de balise proprement dite.
Coiteux : Non, parce que ça mettrait des contraintes, et puis on ne
pourrait pas tenir compte de la situation particulière. Donc, ça ne sert à rien de dire : À partir de
10 personnes ou 12 personnes, tu sais. Dans la pratique, ça sera
un cas exceptionnel, mais on aura la flexibilité de pouvoir utiliser des cas
d'exception.
Spénard :
Très bien.
Président (M. Bernier) : Merci. M. le député de Beauce-Nord, ça
vous va? Est-ce que l'article 8 est adopté?
Le Président (M.
Bernier) : Adopté.
L'article 9, M. le ministre, dans la
section III, Contrôle.
M. Coiteux :
Bien, alors, on est dans la
partie Contrôle, et l'article 9 se lit comme
suit :
Les dispositions de la présente
section ne s'appliquent qu'à l'égard de chaque
période que détermine le Conseil du trésor.»
Alors,
ici, on est dans la
section III du
chapitre II, qui se décline en
trois sous-sections qui détaillent les mécanismes de contrôle applicables aux organismes publics. La
sous-section I détermine la période d'application des mesures prévues
à la
section III. La sous-section II
présente les mesures de contrôle relatives aux effectifs, alors que la
section III établit celles relatives aux contrats de services.
Alors,
contrairement aux dispositions précédentes concernant le dénombrement et la
planification de la main-d'oeuvre qui
s'appliqueront de façon constante, les mesures relatives au contrôle des
effectifs trouveront application seulement sur décision du Conseil du trésor.
L'article 9 du projet de loi prévoi