House Proceedings — 27 October 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)

2021-10-27

Quebec — Debates (Hansard)

House Proceedings — 27 October 2021 (42nd Legislature, 2nd Session)

2021-10-27

Quebec — Debates (Hansard)

M. Polo : Merci

beaucoup, Mme la Présidente. Le Centre communautaire Le

Rendez-vous des aîné-e-s, situé dans ma circonscription, offre une gamme de

programmes et de services destinés aux plus

de 50 ans. Bibliothèque, préparation de repas, dîners communautaires, service de friperie, clinique d'impôt,

appels de sécurité, cela ne sont que quelques-uns des services qui sont offerts avec amitié et

ouverture par Le Rendez-vous des aîné-e-s. De plus, le centre offre des services spécialisés pour repérer les aînés en situation

d'isolement et de solitude, du loisir adapté, et même du répit pour les proches

aidants.

Cette

année marque le 30e anniversaire du Rendez-vous des aîné-e-s.

Je tiens à témoigner toute mon admiration à Mme Thérèse Beaudin, présidente sortante du conseil d'administration, ainsi qu'à M. Guy

Lemieux, directeur général, et toute leur

équipe dévouée. Un endroit comme Le Rendez-vous des aîné-e-s fait la différence

dans la vie de centaines de personnes et contribue à faire de

Laval-des-Rapides un endroit où il fait bon vivre et de vieillir.

Du fond du coeur,

merci au Rendez-vous des aîné-e-s, et pour un autre 30 ans, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le député. Je

cède maintenant la parole à M. le député de Marquette.

M. Ciccone : Merci, Mme la Présidente. J'aimerais rendre hommage à un héros,

aujourd'hui. Originaire du quartier Saint-Pierre et pompier à Lachine pendant

20 ans, M. Pierre Lacroix a fait le sacrifice ultime, celui de donner sa

vie pour en sauver une autre, lors

d'une opération de sauvetage au soir du 17 octobre dernier, en soirée, sur

le fleuve Saint-Laurent.

Pierre était un homme

aimé de tous, généreux, investi et engagé auprès de sa communauté. D'ailleurs,

mes pensées vont auprès de la communauté lachinoise et dorvaloise, du service

d'incendie de Montréal et des pompiers et pompières du Québec, qui ont perdu

tragiquement un être cher, un collègue, un ami, un voisin. Les témoignages sont

unanimes : Pierre

laissera un grand vide autour de lui. Ses proches le décrivent comme le gars

positif, qui avait le coeur sur la main et qui était toujours prêt à

aider les autres. Altruisme, courage et bienveillance le définissent très bien.

Étant moi-même fier

papa d'un pompier, je suis très touché par ce drame et je tenais à rendre

hommage à ce grand homme, ce héros, et

témoigner ma profonde sympathie à sa famille, ses proches et ses collègues.

Pierre, merci pour tout, et repose en paix.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le député. Je

cède maintenant la parole à Mme la députée de Huntingdon.

Mme IsaBelle :

Merci, Mme la Présidente. Le travail d'une ou d'un élu municipal exige temps,

patience et une bonne dose de dévouement. Je profite donc de cette petite

minute pour exprimer toute ma reconnaissance aux mairesses et maires qui ont

fait le choix de se retirer de la vie politique soit pour vivre une retraite

bien méritée ou pour relever de nouveaux défis dans un autre domaine.

Je remercie donc chaleureusement Réjean Beaulieu,

de Saint-Urbain-Premier, Carolyn T. Cameron, de Hinchinbrooke, Jean

Cheney, de Saint-Cyprien-de-Napierville, Robert Duteau, de

Saint-Bernard-de-Lacolle, Maude Laberge, de Sainte-Martine, Jacques

Lapierre, d'Ormstown, Ronald Lécuyer, de Saint-Édouard, et Claude Leroux, de

Saint-Paul-de-l'Île-aux-Noix. Votre

collaboration constante nous a permis de contribuer à l'avancement de dossiers

importants pour nos concitoyens et concitoyennes. Merci.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie,

Mme la députée. Je cède maintenant la parole à Mme la députée

de Sainte-Marie—Saint-Jacques.

Mme Massé :

Merci, Mme la Présidente. La semaine dernière, le ministre de la Justice a

déposé le projet de loi n° 2, qui propose, entre autres, des changements

concernant les mentions de sexe et de genre à l'état civil.

Alors qu'on se

projetait dans un futur plus inclusif, ce projet de loi nous ramène 15 ans

en arrière. C'est toute une claque pour les

personnes trans, non binaires et intersexuées. Pour obtenir un changement à la

mention de sexe, le projet de loi

oblige les personnes trans à avoir des interventions chirurgicales modifiant

les organes sexuels. Plusieurs personnes ne veulent pas de ces chirurgies, qui peuvent être dangereuses pour leur

santé, les stériliser ou qui, tout simplement, ne sont pas accessibles

dans leur coin de pays.

Je veux rappeler

qu'en 2007 les Nations unies ont adopté les 29 principes de Jogjakarta

pour définir les normes globales internationales.

Ces principes exigent d'être non discriminatoire, respectueux de la dignité et

de la vie privée des personnes.

Alors, je pense que

le projet de

loi sur la table actuellement ne répond pas à ces principes et je

veux assurer les personnes de la diversité de genre que je serai à leurs côtés

pour qu'on le rectifie. Merci.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée.

Nous poursuivons avec Mme la députée de Jean-Talon.

Mme Boutin : Merci, Mme la Présidente. Je prends ce moment, aujourd'hui, afin de

souligner le 40e anniversaire de l'une des plus importantes associations

étudiantes de premier cycle universitaire au Québec, soit la Confédération

des associations d'étudiants et étudiantes de l'Université Laval, communément

appelée la CADEUL.

effet, en 1981 voyait le jour cette association, qui a pignon sur rue dans mon

comté de Jean-Talon. Sa principale mission

est la défense des droits et des intérêts des étudiants en matière pédagogique,

politique, économique, sociale et culturelle,

tant au sein de l'Université Laval que sur la scène régionale et nationale. La

CADEUL représente aujourd'hui plus de 33 000 membres,

regroupés dans les 88 associations départementales et facultaires, et

offre près de 250 emplois sur le campus, en plus de contribuer au

financement d'une centaine de projets étudiants.

Ayant rencontré à des

nombreuses reprises les membres de l'exécutif de la CADEUL, je tiens à

souligner leur vivacité d'esprit et leur

dévouement à la défense des enjeux des étudiants. Leur travail est remarquable

et démontre toute la crédibilité et le sérieux effectués par la CADEUL.

Je souhaite donc à la CADEUL un très joyeux

40e anniversaire. Merci, Mme la Présidente.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée.

Maintenant, je cède la parole à Mme la députée de Soulanges.

Mme Picard : Merci, Mme la

Présidente. Je tenais, aujourd'hui, à rendre hommage à un grand homme de la ville de Saint-Lazare qui nous a quittés le

8 septembre dernier à l'âge vénérable de 91 ans. Cet homme de coeur a

laissé bien des souvenirs aux

résidents de ma circonscription et,

je peux même dire, aux gens de tout l'ouest du Québec, grâce à son

fameux Bar Chez Maurice.

En 1949, à

l'âge de 19 ans, M. Maurice Chartrand a eu l'idée d'acheter un

bâtiment. Au départ, c'était autant un hôtel

avec une taverne qu'une épicerie de style magasin général, incluant une

quincaillerie. Au fil des années, avec l'apparition des grandes chaînes

d'épicerie, M. Chartrand a concentré ses activités autour de la taverne et

a finalement instauré des soirées avec des orchestres et de la musique, un

concept que les humoristes du Québec connaissent très bien. Le Bar Chez Maurice a ses lettres de noblesse pour le

milieu humoristique et culturel. De nombreux artistes québécois

ont foulé les planches de ce bar

mythique. C'est ce concept qui perdure encore aujourd'hui, et ce, depuis

plus de 40 ans, et qui fait la

renommée de cette institution. Le Bar Chez Maurice, qui a été cédé à ses deux

enfants en 1989, fait toujours

partie du paysage de Saint-Lazare. Merci.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, Mme la députée. M. le député de Chauveau, la parole est à vous.

M. Lévesque (Chauveau) : Merci beaucoup,

Mme la Présidente. Aujourd'hui, je désire rendre hommage à M. Jean David, citoyen de Chauveau

et lauréat du Prix du bénévolat en loisir et sport Dollard-Morin pour la région

de la Capitale-Nationale.

C'est lors de la 29e édition de cérémonie

de remise de prix, qui s'est déroulée en mode virtuel le 21 octobre dernier, que M. David s'est vu décerner ce

prix pour souligner son bénévolat au sein du Club d'astronomie IO de Val-Bélair

depuis 2003.

M. David a occupé le poste de directeur de

l'observatoire astronomique pendant cinq ans, avant de devenir le président de

la Corporation d'astronomie de Val-Bélair, poste qu'il occupe depuis 2014.

Excellent

animateur, vulgarisateur hors pair et grand orateur, M. David est apprécié

de tous. Sa façon de transmettre sa

passion et ses connaissances aux jeunes et aux moins jeunes fait de lui un fier

ambassadeur de la culture scientifique.

Comme le disait si bien M. Dollard Morin : «Si le loisir est une

façon de vivre, le bénévolat est une raison de vivre.»

M. Jean David, merci pour votre engagement

exceptionnel. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Merci, M. le député. Maintenant, je cède la parole à Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.

Mme Maccarone : Mme la

Présidente, aujourd'hui, j'aimerais souligner le travail exceptionnel des centres

d'hébergement et de soins de longue durée de Westmount—Saint-Louis.

Depuis le début de la pandémie, tout le

personnel en CHSLD a été mis à l'épreuve : stress, anxiété, heures supplémentaires, sacrifices, deuils. Ils sont passés à travers toutes sortes

d'émotions et de moments difficiles. Aujourd'hui,

j'aimerais leur démontrer notre reconnaissance et notre gratitude.

À ces héros de la santé qui se sont dévoués

corps et âme pendant la pandémie, qui se sont battus sur la ligne de front et

qui ont fourni des soins, de l'écoute et de la compagnie à nos aînés, I

dedicate to them the highest recognition that can be offered by a Member of

Parliament, namely the Medal of the National Assembly. Your

daily efforts, your perseverance and your compassion have not gone unnoticed.

À tout le personnel du

Manoir Westmount, du Château Westmount, du centre hébergement Sainte-Margaret, de L'Hôpital chinois de Montréal

et de Place Kensington, je vous remercie. Merci pour votre détermination. Et

toutes mes félicitations pour cet honneur bien mérité. Merci, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Merci, Mme la députée. Je cède maintenant la parole à M. le député de Vachon.

M. Lafrenière : Merci

beaucoup, Mme la Présidente. Aujourd'hui, j'aimerais souligner un bon

30e anniversaire à Tourisme autochtone Québec.

Fondée

en 1991, la Société touristique innu, devenue la Société

touristique des autochtones de Québec jusqu'à 2010, puis, aujourd'hui, TAQ, c'est la plus vieille association touristique autochtone provinciale au Canada. Aujourd'hui, TAQ, c'est 247 entreprises touristiques autochtones

partout au Québec.

Mes collègues m'entendent souvent parler de l'importance

du tourisme autochtone pour se rapprocher, mieux se connaître. Je le dis souvent : On se côtoie, mais on se

connaît peu. J'y crois sincèrement. Je sais aussi que ma collègue

ministre du Tourisme y croit autant que moi. C'est aussi une opportunité de développement économique incroyable pour les communautés.

Il y a un sondage récent qui dit que les Européens en voyage ici, au Québec,

à 70 % veulent vivre une expérience touristique autochtone.

En terminant,

j'aimerais souligner l'apport de Dave Laveau comme directeur général et Steeve

Gros-Louis comme président de l'organisme.

Si TAQ est rendu là, c'est en grande

partie grâce à votre travail. Dave,

Steeve, «tiawenhk».

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Merci, M. le député. Est-ce que j'ai votre

consentement pour permettre à Mme la députée de Gaspé de faire une 11e déclaration

de député?

Des voix :

Consentement.

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Alors, je vous cède la parole, Mme la députée de

Gaspé.

Mme Perry

Mélançon : Merci. Merci, Mme la Présidente. Lorsque les honneurs et les commentaires positifs se multiplient à l'égard d'une personne, tout indique qu'il s'agit d'un

être d'exception. C'est le cas de Mme Monique Doucet, de Grande-Rivière, qui a reçu, la semaine

dernière, le Prix du bénévolat en loisir et sport Dollard-Morin pour son apport

inestimable au développement de sa communauté et au bien-être de ses

concitoyens.

Initiatrice de nombreux projets, bénévole engagée

dans les domaines du sport, du loisir et des saines habitudes de vie, mais

aussi aux niveaux culturel et artistique, Mme Doucet a un

désir sincère de revitaliser son milieu de vie et de protéger les services

offerts pour que ses concitoyens demeurent dans la région et que de nouvelles

personnes viennent d'y établir. Par ses gestes, elle prouve que l'implication citoyenne

permet de grandes choses, et les nombreux prix de reconnaissance qu'elle a reçus le confirment.

Mme Doucet,

je vous félicite pour ce nouvel honneur, grandement mérité. Je tiens aussi à

vous remercier pour tout ce que vous

faites pour les citoyens de Grande-Rivière, qui, grâce à vos idées et à

votre implication, bénéficient d'un milieu de vie de plus en plus

stimulant et attrayant. Merci, Mme la Présidente.

La Vice-Présidente

(Mme Soucy) : Je vous remercie, Mme la députée.

Maintenant, je

suspends les travaux quelques instants.

(Suspension de la séance à

9 h 54)

Le Président :

Mmes et MM. les députés, d'abord, bonne journée à toutes et à tous. Et prenons

maintenant quelques instants pour nous recueillir.

Je vous remercie.

Veuillez vous asseoir.

Nous poursuivons les

affaires courantes.

Aujourd'hui, il n'y a

pas de déclarations ministérielles.

À la rubrique

Présentation de projets de loi, M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette :

M. le Président, je vous demande d'appeler l'article a du feuilleton, s'il

vous plaît.

Président : À l'article a du feuilleton, Mme la ministre

responsable des Institutions démocratiques et de la Réforme électorale présente

le projet de loi n° 7, Loi visant à faciliter le déroulement des

prochaines élections générales provinciales dans le contexte de la

pandémie de la COVID-19 et modifiant la Loi électorale. Mme la ministre.

Mme LeBel :

Merci, M. le Président. En effet, il me fait plaisir de présenter, ce matin, le

projet de loi n° 7, Loi visant à faciliter le déroulement des

prochaines élections générales provinciales dans le contexte de la pandémie de

la COVID-19 et modifiant la Loi électorale.

Ce projet de

loi vise, d'une part, à faciliter le déroulement des prochaines élections

générales provinciales en tenant compte

des conséquences de la pandémie de la COVID-19. À cette fin, il attribue au

Directeur général des élections le pouvoir

de modifier, par règlement, des dispositions de la Loi électorale, celles d'un

règlement pris en vertu de cette loi ainsi

que celles d'une entente qu'il a conclue avec les chefs des partis autorisés

représentés à l'Assemblée nationale. Le projet de loi octroie également au Directeur général des élections, à

des fins similaires, le pouvoir d'adapter ces dispositions lorsque

l'urgence de la situation ne permet pas de procéder par modification

réglementaire.

D'autre part,

le projet de loi apporte diverses modifications à la Loi

électorale en matière de scrutin et de financement afin de mettre en

oeuvre des consensus intervenus au sein du comité consultatif institué en vertu

de cette loi.

En matière de scrutin, le projet de loi vise à

améliorer le processus lors de l'établissement d'une nouvelle carte électorale,

notamment en prévoyant l'augmentation du délai minimal avant l'entrée en

vigueur de celle-ci.

Le projet de loi vise également à améliorer l'accès au vote pour les électeurs et

l'exercice de ce droit, notamment

en modifiant des règles relatives au lieu et

aux modalités d'exercice du droit de vote ainsi qu'à la révision de la liste

électorale. En outre, il propose de

simplifier le processus de déclaration de candidature et l'exercice du droit de

vote d'un candidat. Il prévoit aussi

des mesures pour améliorer le processus de dépouillement des votes, incluant le

dépouillement judiciaire, ainsi que la diffusion des résultats

électoraux.

De plus, le projet de loi vise à améliorer l'administration des élections, notamment en abolissant le

poste de préposé à la liste

électorale, en permettant l'embauche, pour certains postes, de personnel

électoral dès l'âge de 16 ans et en modifiant le processus de recrutement des directeurs du

scrutin. Il propose d'attribuer une plus grande latitude au Directeur général des élections dans l'administration des élections. Il propose aussi de modifier les modèles de bulletin de

vote, notamment en prévoyant

l'ajout d'une photographie des candidats sur celui-ci.

En matière de financement, le projet de loi

propose diverses mesures qui simplifient le processus entourant le financement politique, actualisent certaines

dispositions de la Loi électorale et assurent une meilleure protection des renseignements personnels, notamment en protégeant certaines adresses, adresses

électroniques et numéros de téléphone obtenus conformément aux

dispositions de la loi.

Enfin, le projet de loi propose diverses

dispositions de concordance. Merci, M. le Président.

Président : Et, en application de l'ordre spécial, j'invite

maintenant les leaders parlementaires à m'indiquer le vote de leurs groupes sur

la présentation de ce projet de loi, suivi des députés indépendants. M. le

leader du gouvernement?

M. Jolin-Barrette : Pour.

Le Président : M. le leader

de l'opposition officielle?

Le Président : Mme la leader

du deuxième groupe d'opposition?

Le Président : M. le leader

du troisième groupe d'opposition?

Le Président : M. le député

de Chomedey?

Le Président : M. le député

de Bonaventure?

Le Président : Merci. Cette

motion est donc adoptée. M. le leader de l'opposition officielle.

M. Fortin : Oui, merci, M. le Président. Nous avons entendu

la ministre, et nous allons prendre connaissance du projet de loi, et

nous nous réservons le droit de demander des consultations sur ce projet de

loi.

Et je poursuis donc, cette fois-ci, à la

rubrique Dépôt de documents. D'abord, Mme la ministre responsable de

l'Administration gouvernementale et présidente du Conseil du trésor.

Mme LeBel :

Merci, M. le Président. Je dépose le plan stratégique 2021‑2023 du Centre

d'acquisitions gouvernementales. Merci.

Le Président : Ce document

est déposé. M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant :

Merci, M. le Président. Permettez-moi de déposer le rapport de mise en oeuvre 2018‑2021

de la Loi encadrant le cannabis. Merci, M. le Président.

Le Président : Merci. Ce

document est déposé. M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : M. le Président, je dépose les réponses du gouvernement aux pétitions présentées en Chambre le 14 septembre par la députée de Taschereau, le 15 septembre par les députées

d'Acadie et de Westmount—Saint-Louis ainsi que le 22 septembre par le député de Bonaventure. Merci,

M. le Président.

Le Président : Merci. Ces

documents sont déposés.

Pour ma part, je dépose le rapport du Directeur

général des élections du Québec sur la mise en application de l'article 30.8

de la

Loi sur les élections scolaires visant certains membres des conseils d'administration des centres

de services scolaires anglophones dans le cadre des élections scolaires

anglophones du 26 septembre 2021.

Il n'y a pas de dépôt de rapports de pétitions.

Il n'y a pas de dépôt de pétitions.

Il n'y a de réponses orales aux pétitions ou

d'interventions portant sur une violation de droit ou de privilège.

Nous en sommes maintenant à la période de

questions et réponses orales, et je cède la parole à la cheffe de l'opposition

officielle.

Mme Anglade :

Merci, M. le Président. Quand le premier ministre est rentré au gouvernement,

en 2018, il nous avait bien dit que

la priorité des priorités, c'était l'éducation. Il avait même mis son siège en

jeu pour l'éducation. Plus que ça, M.

le Président, il nous avait dit que ce que ça prenait, en matière d'éducation,

c'est véritablement un redressement national.

Bien, depuis

ce temps-là, M. le Président, lorsque l'on voit ce qui est proposé par le

gouvernement actuel, on ne peut pas

parler de redressement national. Lorsqu'on parle de décrochage scolaire,

regardez les chiffres, c'est alarmant, ce qui se passe présentement. Dans le Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, dans les

Laurentides, en Montérégie, en Chaudière-Appalaches, le taux de décrochage scolaire est passé du simple

au double, parfois même plus, M. le Président. Ça, ça veut dire qu'il y a

des jeunes, présentement, qui ne savent pas

où donner de la tête, des parents qui sont vraiment inquiets par rapport à ce

que leur jeune va pouvoir faire, des gens

qui sont vraiment, aujourd'hui, là, à bout de souffle puis qui se disent :

Qu'est-ce que me réserve véritablement l'avenir?, M. le Président.

Le premier

ministre avait promis un plan de redressement national, mais ce à quoi on a eu

droit, c'est ceci. Pas de plan. Pas de plan pour le décrochage scolaire.

Pas de plan pour les enseignants.

À quand un véritable redressement national en

matière d'éducation?

Le Président : M. le premier

ministre.

M. Legault :

M. le Président, je ne sais pas si la cheffe de l'opposition officielle a été à

l'extérieur du Québec, au cours des trois dernières années, mais, M. le

Président, on en a fait beaucoup, en éducation, depuis trois ans.

D'abord,

la priorité, ça devrait être de s'occuper des enfants qui ont des difficultés

d'apprentissage, parce que ce sont

ces enfants-là qui, éventuellement, vont décrocher, vont échouer, ne vont pas

obtenir de diplôme. M. le Président, on a augmenté de 37 % le nombre d'orthophonistes et de spécialistes dans

nos écoles, une augmentation de 37 % pour l'aide aux enfants qui

ont des difficultés d'apprentissage.

le Président, mon collègue le ministre délégué à la Santé est venu en politique

justement pour aider ces enfants puis

a mis en place un programme de dépistage très tôt pour les enfants qui ont des

difficultés d'apprentissage, pour leur donner des services très tôt.

le Président, même si l'opposition officielle n'est pas d'accord, on a accéléré

le développement des maternelles quatre

ans, on a actuellement plus de classes que ce qu'on avait prévu. On a annoncé

dernièrement aussi, dans les services de

garde éducatifs, une accélération du nombre de places. M. le Président,

pendant la pandémie, on est un des endroits au monde qui a le moins

fermé ses écoles.

Donc,

oui, il y a des problèmes, comme partout ailleurs dans le monde, mais je pense

que, quand on se compare, on se console.

Le Président :

Première complémentaire, Mme la cheffe de l'opposition officielle.

Mme Anglade :

M. le Président, je refuse de me consoler, en matière d'éducation. Le premier

ministre nous dit tout ce qu'il a fait. Il s'en est tellement bien

occupé que le décrochage scolaire a doublé, M. le Président.

Quand

il nous parle des maternelles quatre ans, j'ai un seul nom pour lui :

Anaïs. Anaïs, là, c'est la petite qui a été dans une maternelle quatre ans et

qui n'a jamais pu obtenir les services au niveau public, qui a dû se rendre au

privé. Ça, c'est le résultat du redressement national proposé par le

premier ministre.

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Legault :

M. le Président, la cheffe de l'opposition officielle nous donne un cas, un cas

qui est malheureux puis un cas qui

est de trop, M. le Président, parce que notre objectif, c'est vraiment de s'assurer

que le plus tôt possible on donne des

services aux enfants qui ont des difficultés d'apprentissage. C'est pour ça

qu'on tient... Contrairement au Parti libéral, qui ne veut pas de maternelles quatre ans, nous, on pense que c'est

important d'avoir des personnes qui ont étudié pendant quatre ans à l'université, qui savent comment

s'occuper de ces enfants-là, qui donnent des services à ces enfants-là. M. le

Président, c'est la priorité des priorités pour notre gouvernement.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la cheffe de l'opposition officielle.

Mme Anglade :

M. le Président, je pense que le premier ministre n'a pas compris ma première

question, parce qu'il me dit «un cas». Non,

pas un cas, des centaines et des centaines de cas, M. le Président. Anaïs n'est

qu'une illustration de ce qui se

passe présentement dans notre réseau, mais, si le décrochage scolaire a doublé,

c'est parce qu'on a des centaines de cas dans toutes les régions du

Québec.

Encore

une fois, ma question pour le premier ministre est toute simple : Quand

est-ce qu'on va avoir un véritable plan de redressement national en

matière d'éducation?

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Legault :

M. le Président, j'ai des chiffres devant moi : taux de diplomation après cinq ans, dernière année des

libéraux, 72 %. Nouveau chiffre qu'on a, 76 %. Même, après sept ans,

on est rendus à 82 %.

le Président, on a augmenté de 37 % le nombre d'orthophonistes, le nombre

de spécialistes pour les enfants dans nos

écoles qui ont besoin d'aide. Où était la cheffe de l'opposition officielle

quand elle était au gouvernement libéral, qui, évidemment, a accepté

d'avoir 37 % de moins d'orthophonistes?

Le Président :

Troisième complémentaire, Mme la cheffe de l'opposition officielle.

Mme Anglade :

L'éducation, M. le Président, c'est fondamental. Moi, j'invite le premier

ministre à faire la chose suivante.

Cette fin de semaine, il a aligné neuf de ses ministres dans une vidéo pour

nous parler du cours d'ECR. C'est très bien. Moi, la question que j'ai pour lui :

Quand est-ce qu'il va aligner neuf de ses ministres pour véritablement

présenter un plan de redressement

national en matière d'éducation pour lutter contre le décrochage scolaire, pour

lutter contre ce que l'on voit

présentement? Parce que toutes les propositions qu'on a faites, jusqu'à

présent, au gouvernement, elles n'ont pas été mises de l'avant.

Le Président :

M. le premier ministre.

M. Legault :

M. le Président, la cheffe de l'opposition officielle vient de démontrer la

position du Parti libéral face à la culture québécoise. Elle s'oppose à

un cours pour mieux faire connaître la culture québécoise à nos enfants.

M. Legault :

Ah! je le sais, que ça...

Le Président :

Vous avez raison. M. le leader...

Le Président :

S'il vous plaît! M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette :

M. le Président, vous nous avez invités à faire preuve de respect, entre les

collègues, et, justement, M. le Président,

la députée de Saint-Laurent, constamment, interpelle les collègues ici qui ont

la parole, alors qu'elle n'a pas la parole. Alors, je crois que la

députée de Saint-Laurent devrait faire comme tout le monde et...

Le Président :

Je comprends...

Président : Non, s'il vous plaît! Écoutez, vous connaissez les

règles. Faut-il vous les rappeler encore une fois? Et je vous demande tout simplement d'être

attentifs, collaboratifs, notion de respect, vous le savez, de part et d'autre,

et on poursuit de bonne façon la période des questions. M. le député de...

c'est-à-dire M. le leader de l'opposition officielle.

M. Fortin : Oui, merci, M. le Président. Effectivement, on a convenu entre nous de

se traiter avec respect pour la dignité

de l'institution. Et j'invite le premier ministre à ne pas prêter des intentions

à la cheffe de l'opposition officielle, qui n'a jamais tenu de tels

propos.

Président : Et je vous demande maintenant de poursuivre dans

votre réponse, M. le premier ministre, vous aviez encore du temps.

M. Legault :

M. le Président, on est très loin de Jean Lesage, de Robert Bourassa, de chefs

du Parti libéral qui étaient nationalistes. Il ne faut pas se surprendre

du peu d'appui du Parti libéral de la part des francophones au Québec.

Le Président :

Question principale, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Fortin : Oui, merci, M. le Président. Plus ça avance, plus le gouvernement nous

démontre que son projet de tunnel caquiste ne tient simplement pas la

route. Et là suivez-moi bien, M. le Président, ce ne sera pas simple.

y a quelques mois, le gouvernement a choisi

d'éliminer des sorties de transport en commun sur la Rive-Sud, dont celle au pôle d'emploi de Desjardins.

Aujourd'hui, il en reste une seule, sortie de transport en

commun, sur la Rive-Sud, en bordure

de l'autoroute 20, plus près des champs agricoles que du centre-ville. Hier,

le ministre des Transports laissait entendre qu'il était possible qu'il

élimine une station de transport en commun à Québec. En même temps, au fur et à

mesure que le transport en commun est

réduit, il nous dit que son projet devient plus intéressant pour les usagers du

transport en commun. Alors, si vous avez compris sa logique, M. le

Président, vous êtes bien le seul.

Pour

mettre tout ça au clair, est-ce que le ministre des Transports peut déposer une

fois pour toutes toutes ses études d'achalandage

pour qu'on comprenne combien de gens vont utiliser cette option? Sans ça, ce

qu'il est en train de demander aux Québécois, c'est de lui signer un

chèque en blanc sans même avoir lu le contrat.

Le Président :

M. le ministre des Transports.

M. Bonnardel :

M. le Président, le Parti libéral est difficile à suivre, très difficile à

suivre depuis quelques mois déjà. On

a une députée qui dit non au tunnel Québec-Lévis, au REC, on a un ancien

ministre des Transports qui... on ne sait pas trop où il s'en va avec ce

projet, on a une cheffe, non plus, qui dit : Peut-être un pont un jour.

Peut-être que le ministre veut ramener un

hyperloop aussi, c'est peut-être ça qu'ils ont comme idée. Mais, au final,

c'est d'offrir un projet qui répond aux aspirations des gens de Québec.

Et, j'ai toujours dit, puis je le répète, ce que

j'ai dit hier, on doit être constructifs, pragmatiques, dans ce projet. Je l'ai mentionné, initialement, le projet, dans

le tracé centre-ville—centre-ville,

le tracé devait sortir près du stade de baseball. Ça inquiétait les gens

dans Saint-Roch. On a modifié le tracé pour sortir un peu plus loin, vers

ExpoCité. Quand on a présenté le projet, le

premier ministre, moi et la vice-première ministre, on avait une sortie sur

Charest qui amenait, oui, un flux de

véhicules additionnel dans le secteur, dans ce secteur. Qu'est-ce qu'on a fait?

On a écouté les gens. On a regardé la

modélisation que nous avions et on a décidé, donc, de consacrer possiblement

cette sortie seulement au transport collectif.

Le Président : Première

complémentaire, M. le leader de l'opposition officielle.

M. Fortin :

O.K., voici le projet qu'ils sont en train d'offrir aux citoyens, M. le

Président. Un résident de Lévis qui veut

prendre le transport en commun dans le tunnel, là, il va devoir prendre son

autobus local. Ensuite, il va devoir prendre une navette pour se rendre vers les champs de l'autoroute 20. Après

ça, il va devoir prendre un autobus dans le tunnel. Après ça, arrivé à

Québec, bien, il va y avoir une station de moins, alors peut-être un autre

autobus.

Combien de

gens vont faire ce trajet-là, M. le Président? Elle est où, l'étude

d'achalandage? Mais surtout comment il peut nous dire que son projet est

de plus en plus vert alors qu'il élimine de plus en plus de transport en

commun?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

M. Bonnardel :

Là, c'est vraiment compliqué, là. C'est vraiment compliqué, là. Là, j'écoute le

Parti libéral, là...

Président : Je me lève pour réclamer à nouveau votre attention,

tant au moment des questions qu'au moment des réponses. La parole vous

appartient, M. le ministre.

M. Bonnardel :

Là, c'est rendu qu'on ne doit pas favoriser le transport collectif. Là, c'est

rendu, je les écoute, qu'il y a une station de moins. Je n'ai jamais mentionné

qu'il y avait une station de moins, jamais. J'ai dit qu'il y avait deux sorties principales sur le réseau supérieur,

du côté de Dufferin-Montmorency, du côté de l'autoroute Laurentienne, puis que la sortie Charest pourrait possiblement

être retirée, selon la modélisation que nous allons avoir pour le transport

collectif.

Alors, je le répète, M. le député, il n'y a pas

moins de stations, il y a même plus de transport collectif.

Le Président : En terminant.

M. Bonnardel : Et

d'augmenter l'attractivité, c'est ce à quoi je travaille.

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Verdun.

Mme Melançon : La ministre des Relations canadiennes a l'intention

d'aller convaincre le nouveau ministre

de l'Environnement du fédéral,

Steven Guilbeault, que le troisième

lien est gagnant pour l'environnement. C'est farfelu, mais on se

rappelle que le premier ministre, lui, trouve que plus de voitures, plus

d'autoroutes, plus d'étalement urbain, c'est bon pour l'environnement. Pire, selon le ministre de l'Environnement,

on n'a pas besoin d'études pour dire que, le troisième lien, c'est

bon pour l'environnement.

Les Québécois ne sont pas dupes. Où va s'arrêter

la berlue de ce gouvernement?

Le Président : M. le ministre

des Transports.

M. Bonnardel : M.

le Président, mon collègue de l'Environnement a déposé un projet qui n'a jamais

été aussi ambitieux pour le Québec. C'est 1,5 million de véhicules qui

seront électrifiés d'ici 2030, dans le PEV. L'objectif, c'est d'avoir 100 % des véhicules vendus à partir de

2035. On a des objectifs d'électrification pour les transports, pour le

transport urbain, pour les autobus scolaires. Vous avez fait quoi, pendant

toutes vos années, pour électrifier, électrifier?

Le Président : S'il vous

plaît!

M. Bonnardel :

100 000? Vous ne l'avez jamais atteint. Avouez-le, vous ne

l'avez jamais atteint. On vient de...

Président : Encore une fois, je m'excuse, je vais vous

demander, encore une fois, de un, de vous adresser à la présidence, de deux... Et ce que j'attends de

vous, encore une fois, c'est d'être attentifs. Si les gens posent des

questions, c'est qu'on souhaite avoir des réponses, et vice versa.

Alors, attention et collaboration. Merci.

M. Bonnardel :

...certainement pas, encore une fois, des commentaires comme j'entends

aujourd'hui de la part de l'opposition, en disant que nous ne faisons rien pour

réduire les gaz à effet de serre au Québec. La cimenterie McInnis...

Le Président : Question principale,

M. le député de Robert-Baldwin.

M. Leitão :

Merci beaucoup, M. le Président. J'invite le ministre des Transports à rester

après la période de questions, quand

je vais donner ma réplique au discours du premier ministre. Il va peut-être

apprendre des choses. Mais maintenant nous

apprenons aujourd'hui qu'Investissement Québec a investi 25 millions de

dollars dans un nouveau fonds de capital de risque de la firme White Star

Capital. White Star investit dans toutes sortes d'entreprises québécoises

et à l'étranger, et aussi White Star attire des investisseurs

étrangers pour participer dans ce fonds-là. Le hic, et il n'est pas petit,

c'est que, pour attirer ces

investisseurs-là, White Star a des mécanismes financiers opaques basés dans des paradis fiscaux, M. le Président, notamment les îles

Guernesey.

Après tout ce

qu'on a entendu, Panama Papers, Pandora Papers, est-ce que

le ministre trouve toujours ça pertinent?

Le Président : M. le ministre

des Finances.

M. Girard

(Groulx) : Bien, je pense que je vais d'abord rappeler ce qu'on fait pour lutter contre

l'évasion fiscale, parce qu'on a, chez Revenu

Québec, ajouté du personnel,

on a un plan de lutte contre l'évasion fiscale — puis je pourrai prendre les détails de White Star dans une complémentaire — et

en fait on récolte plus de 500 millions par année dans la lutte à l'évasion fiscale. On lutte contre les

planifications fiscales abusives, on a des divulgations volontaires, on

travaille avec les listes d'investissements à l'étranger, alors on a

fait des travaux, et on collabore avec le fédéral.

Alors, le Québec

est un leader. Et, franchement, ce travail-là a été amorcé par la Commission des finances publiques avant l'arrivée de notre gouvernement. On le poursuit, on l'accélère. On fait de l'excellent travail dans ce

domaine, au Québec.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Saint-Laurent.

Mme Rizqy : Faire preuve

d'honnêteté intellectuelle, c'est de dire : Ça a été amorcé par mon collègue

qui était l'ancien ministre des Finances.

Président : Je vais

vous demander d'être prudents dans ces notions, encore une fois. Non, mais

«honnêteté», «malhonnêteté», je pense...

Je vous demande tout simplement d'être prudents et d'aller sur votre question,

le temps vous appartient. Attention

sur ce terme-là, je le répète, «honnêteté intellectuelle». Je vous demande

d'être d'être attentifs. Et faites attention à ces termes.

Mme Rizqy : Et je constate que,

sur cette question, le ministre de l'Économie ne se lève pas. Est-ce que c'est parce qu'il est gêné, aujourd'hui? Parce que, la

dernière fois que j'ai regardé, l'île de Guernesey, là, c'est clairement un

paradis fiscal. Moi, j'ai travaillé avec

l'équipe d' Enquête , de Radio-Canada, sur KPMG, Panama Papers, Paradise Papers, l'affaire

CINAR, Mount Real, et c'est tout relié avec les paradis fiscaux.

Les Québécois paient leurs impôts. Vos amis, est-ce

qu'ils le font?

Le Président : Je

vais vous demander, encore une fois, d'être prudents sur les termes et les...

Je reviens... «Vos amis», dans le lexique... C'est déjà dans le lexique,

vous le savez.

Président : Non, mais je vais vous le demander... Je rappelle

la collaboration, encore une fois. Donc, prudence. C'est ce que

j'attends de vous toutes et vous tous. M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : Bien, M. le Président, c'est dans le lexique, je

souhaite que la députée de Saint-Laurent retire ses propos. Vous nous avez invités tous à faire mieux, M. le Président.

Manifestement, du côté du PLQ, ils n'ont pas bien saisi le message, M.

le Président, alors...

Le Président :

Je vais vous demander... Non, mais, écoutez, on ne recommencera pas...

Le Président :

Et on perd, actuellement, des secondes précieuses. Et on ne recommencera pas où

on a laissé, suite à nos discussions. Encore

une fois, je suis intervenu, je vous ai demandé d'être prudents et d'être

prudentes. Je vous ai signalé de ne pas utiliser ce terme, qu'il est

dans le lexique. À partir de ce moment-ci, je demande la réponse, bien sûr,

du ministre. M. le leader du gouvernement, vous allez me...

M. Jolin-Barrette :

Si c'est dans le lexique, c'est proscrit, elle doit le retirer.

Président : Ils le

savent, et on le sait. M. le leader,

laissez-moi gérer la période de questions. Je viens de le dire. Le terme, il est connu, je demande de ne plus

l'utiliser. On sait qu'on l'a utilisé, j'en ai fait mention. À ce moment-ci, je

vous demande votre collaboration et je demande au ministre des Finances de

poursuivre sa réponse. Je vous remercie, M. le leader du gouvernement, on a

bien compris.

Président : M. le leader, M. le leader... Non, on perd un temps

précieux. La parole appartient maintenant au ministre des Finances.

Merci, M. le leader. M. le leader...

M. Jolin-Barrette :

...M. le Président, quand un terme est au lexique, est-ce que...

Président : Bon, O.K., monsieur... Non, M. le leader du

gouvernement... M. le leader du gouvernement, il est arrivé...

Le Président :

M. le leader du gouvernement, d'abord, je vais demander de vous asseoir. J'ai

été très clair. À plusieurs reprises, on a

abordé des termes qui étaient dans le lexique en disant : Ne les utilisez

pas, vous savez qu'ils sont là. Je viens de faire la même chose. C'est

très clair. Tout le monde a bien compris, tout le monde a bien compris.

Alors, permettez-moi,

maintenant, de redonner la parole au ministre des Finances.

Président : Monsieur... Je ne veux pas en arriver là, mais, si

vous m'obligez, je vais vous rappeler à l'ordre pour une première fois,

M. le leader. Je vais vous le dire, là, ne m'obligez pas... Je vais être obligé

de vous rappeler à l'ordre pour une première

fois. Je pense que tout est clair, tout le monde a bien compris. On perd des

moments extrêmement précieux. Il me semble que c'est très clair pour

tout le monde. M. le ministre des Finances, c'est à vous la parole.

M. Girard

(Groulx) : Bien, écoutez, M. le Président, il y a juste un problème,

il n'y avait pas de question, alors je ne sais pas trop quoi faire avec

ça. Ça a commencé par un sous-entendu que je ne reconnaissais pas le travail du

ministre des Finances précédent. Or, j'ai dit que la Commission des finances

publiques avait travaillé sur l'évasion et l'évitement fiscal dans le mandat

précédent. Il y avait des membres qui sont de ce côté-ci de la Chambre

présentement, il y avait des membres... Un

excellent travail. Et puis on a rajouté des sommes supplémentaires, parce que

ça prend des ressources, on a rajouté du personnel, et les résultats,

c'est approximativement 500 millions par année.

Le deuxième point,

bien, c'est là où il y avait... oui, il n'y avait pas de question.

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de Nelligan.

M. Derraji :

M. le Président, je l'ai, la question. Le ministre de l'Économie avait dû

quitter ses fonctions pour se départir

de ses parts qu'il possédait dans l'entreprise White Star au cours de l'été

parce qu'il ne voulait pas les vendre et perdre son fric. J'ai une seule question, M. le Président : Quelle

a été l'implication du ministre de l'Économie dans la décision d'investir

dans le nouveau fonds, dans White Star?

Le Président :

M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette :

M. le Président, ce qu'on tente de faire, c'est de salir le ministre de

l'Économie. Et, M. le Président, ça n'a pas de bon sens, de faire ça. Le ministre

de l'Économie s'est conformé...

Président : Je vais

vous demander... On est dans une question de règlement, c'est bien sûr. Je vous rappelle à la prudence encore une fois, M. le leader du

gouvernement. M. le leader de l'opposition officielle. On perd des secondes précieuses. Je

n'aime pas ce que je vois et j'entends à ce moment-ci.

M. Fortin :

Article 35. Il prête des intentions au député, M. le Président, il

n'a pas à le faire. Le député n'a pas ces intentions-là, il veut

simplement avoir la réponse du ministre.

Président : Et je

vous dis que je demande la prudence pour tout le monde, pour la ixième

fois ce matin, en pensant qu'ensemble on est en mesure de collaborer et de bien

mener une période de questions. C'est le souhait profond de toutes et

tous, j'en suis convaincu. Nous sommes à l'étape de la réponse de M. le

ministre des Finances.

M. Girard

(Groulx) : La réponse à la question,

parce que, finalement, on en a eu une, question. Alors, le ministre de l'Économie n'a pas été impliqué. On garde une saine distance. C'est pour ça que je

réponds à vos questions. Ça me fait

plaisir. Posez-moi les questions, je vais y répondre. Et je rappelle que le Québec

est un leader dans la lutte à l'évasion et l'évitement fiscal, et on va

continuer. Puis on a besoin d'investir dans des fonds d'amorçage, de démarrage.

Et le fonds White Star est dirigé par

deux Québécois dynamiques. Et on s'est assurés que toutes les entreprises

vont payer leurs impôts. Voilà.

Le Président :

Question principale, M. le député de Rosemont.

M. Marissal : Merci, M. le Président. Alors, comme des milliers

de Québécois, la semaine dernière, mon collègue de

Jean-Lesage a dû faire des pieds et des mains pour trouver un

rendez-vous médical pour sa mère. Un vrai chemin de

croix. C'est malheureusement le quotidien de centaines de milliers de personnes

au Québec.

Le cabinet du ministre

a offert d'aider. Merci, mais on voit bien, M. le Président, qu'on ne va pas

donner le numéro de téléphone du chef de

cabinet du ministre à tous les gens qui appellent dans nos circonscriptions parce qu'ils n'ont pas de médecin de famille. Évidemment, ça ne

peut pas fonctionner comme ça.

En campagne

électorale, la CAQ avait promis un médecin de famille pour chaque personne.

Après trois ans, de toute évidence, c'est un échec retentissant. Nous, à Québec solidaire, on pense que le système est défectueux, qu'il faut le changer, mais

le gouvernement n'a pas de plan en ce sens, pour le changer vers le retour vers

le public.

ne suffit pas de bomber le torse. Le show de boucane devant les médecins de famille, en ce moment, est-ce

que c'est pour qu'on ne voie pas l'échec du ministre de la Santé?

Le Président :

M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Dubé : Alors, M. le Président, encore une fois, j'apprécie. Puis j'apprécie aussi le commentaire du député de

Rosemont, parce que chaque cas est un cas d'espèce, et, les personnes

qui peuvent aider, quand on peut le faire au niveau du cabinet, je pense que j'apprécie la mention.

Deuxièmement,

sur la question de la prise en charge, je pense que le premier ministre en a

parlé pas mal dans les deux derniers

jours, il y a vraiment un enjeu avec certains médecins au niveau de la FMOQ. On

a bien dit, on a bien dit, M. le

Président, qu'il y a environ 15 % des médecins qui n'ont pas une prise en

charge satisfaisante, malgré les efforts qui ont été faits du côté du

gouvernement libéral, il y a plusieurs années, et qui n'ont pas donné les

objectifs attendus.

Pour

nous, il est très clair que la prise en charge par les médecins de famille est

un élément de solution au genre de problèmes

que nos Québécois vivent. Mais, encore une fois, ce n'est pas la seule chose

qu'il faut travailler. On a besoin de mettre en place ce que nous travaillons

en ce moment. Je fais juste penser aux IPS. On a travaillé beaucoup, l'an

dernier, sur avoir plus d'IPS qui viennent aider les médecins de

famille. Mais malheureusement cette collaboration n'a pas pris place encore.

Président : En terminant.

M. Dubé : Alors, on va mettre des pressions pour justement

être capables d'avoir une meilleure prise en charge.

Le Président :

Première complémentaire, M. le député de Rosemont.

M. Marissal : Oui, merci. Au lieu de faire de la microgestion

pour la mère de mon collègue, scruter l'ordre du jour et l'agenda des médecins de famille, ou pour

prendre lui-même la feuille et puis répartir les médecins à travers le Québec,

alors que ce n'est pas vraiment comme ça que

ça devrait fonctionner, est-ce que le ministre — puis il est sur la bonne voie, je pense — peut nous donner un vrai plan pour ramener les

omnis dans le public, pas dans les petites business qu'on appelle des GMF

et qui ont échoué?

Le Président :

M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Dubé : Bon, bien, premièrement, M. le Président, là, ce

n'est pas moi qui vais faire l'appel des 1 500, ou 2 000, ou 3 000 médecins qui n'ont pas une

prise en charge suffisante. Un des objectifs de la décentralisation et du

changement de culture, qu'on a dit, c'est nos P.D.G. qui doivent le

faire. C'est nos P.D.G. qui doivent le faire dans le contexte non seulement, M.

le Président, des médecins de famille, mais des GMF.

GMF, on l'a vu, il y a des GMF qui travaillent très bien dans certaines régions.

Il y en a d'autres qui ne respectent pas les heures d'ouverture, qui ne

respectent pas certaines conditions de pratique. On a mis maintenant en place

des inspecteurs qui vont s'assurer que les GMF sont ouverts au moment qu'ils

doivent être ouverts.

Alors, tout ça, en ce moment, il y a eu beaucoup

de laxisme, au cours des dernières années, et on travaille avec rigueur

pour mettre ça en place.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le député de Rosemont.

M. Marissal : Oui, des fois, on se chicane, ici, mais, M. le

Président, on a des propositions à faire, constructives, notamment pour un retour à un vrai système public,

un vrai système public, pour que les gens ne soient pas obligés de faire

des pieds et des mains ou de se résigner,

parce que j'aurais pu vous parler de ma belle-mère aussi, qui a été obligée de

se résigner, après des années, à payer un membership dans une clinique

privée.

Alors,

j'invite le ministre, on peut aller prendre un café, on peut en discuter. On

pourrait même aller prendre un café à la cafétéria de Maisonneuve-Rosemont, on

pourrait faire d'une pierre deux coups puis parler de l'avancement des

travaux pour le nouvel hôpital. Merci.

Le Président :

M. le ministre de la Santé et des Services sociaux.

M. Dubé :

Bien, je pense que, M. le Président, la dernière fois que le député de Rosemont

est venu avec moi pour l'annonce de

l'hôpital... je pense qu'il voit que ça va très bien, puis ça me fera plaisir

de le garder informé du développement du nouvel hôpital.

Deuxièmement, pour avoir un meilleur accès, j'en

ai parlé souvent, on a mis en place un système, qu'on appelle, de hub où toutes les prises de rendez-vous vont

pouvoir être centralisées au cours des prochaines semaines. Ce sera une annonce qui viendra en temps et lieu. Mais on a

besoin d'une entente aussi avec la FMOQ pour avoir la prise de rendez-vous.

Il y a plusieurs actions sur lesquelles on travaille en ce moment pour

faciliter la prise de rendez-vous dans un délai raisonnable. Et, M. le

Président, ça va me faire plaisir, dans les prochaines semaines, de vous

inviter...

Le Président :

En terminant.

M. Dubé :

...à cette présentation-là aussi. Merci.

Le Président :

Question principale, M. le leader du troisième groupe d'opposition.

M. Ouellet : Merci, M. le Président. La CAQ promettait, en

2018, de mieux soutenir le communautaire et de réduire les charges

administratives. Trois ans plus tard, constat d'échec. Cette promesse est si

lointaine dans les priorités du gouvernement que même le premier ministre n'a même pas daigné prononcer

le mot «communautaire» dans son discours d'ouverture.

organismes communautaires sont en colère. Ils étaient plus de

500 organismes fermés ou en action, lundi dernier, pour nous alerter, nous, les élus, de leurs

besoins, qui sont criants. Ils ont de la difficulté à maintenir leurs

activités, ils croulent sous la

paperasse administrative. Leurs conditions de travail sont sous la moyenne

québécoise, alors qu'ils font

partie des secteurs les plus diplômés au Canada.

Pourtant, ils sont des acteurs clés du filet social. Ils font preuve d'une

grande agilité, pendant la pandémie,

en adaptant leurs activités afin de rejoindre les personnes en situation de

vulnérabilité. Quand la première ligne craque, ils sont là pour soutenir

les gens en détresse. Et maintenant ils sont à bout de souffle et de

ressources.

le ministre, quand comptez-vous déposer un plan concret pour les soutenir avec des

investissements nécessaires à leur mission globale, à la hauteur de

leurs compétences et de leur mission?

Président : On s'adresse toujours à la présidence, vous le

savez. M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

M. Boulet :

Merci, M. le Président. Quelle opportunité de réitérer l'importance du monde

communautaire québécois, je pense,

qui constitue un élément important de notre filet social! Ils sont là, en

première ligne. On a, depuis le début de la pandémie, non seulement maintenu leur financement, on a aussi dégagé

un fonds d'urgence de 176 millions. Mon collègue des Finances, à son

dernier budget, a consenti une augmentation de 175 millions dans les cinq

prochaines années.

faut savoir qu'il n'y a pas de plan d'action gouvernemental en action

communautaire autonome depuis 2009. On a amorcé les travaux. On a

consulté les groupes communautaires. J'ai rencontré le Réseau québécois en

action communautaire, le regroupement régional Mauricie—Centre-du-Québec cette

semaine à mon bureau. Les travaux vont bien.

On évolue, on s'en va véritablement dans la bonne direction. Et on va faire en

sorte que le milieu communautaire ait tous les outils pour répondre aux

besoins des personnes qui sont en situation de violence conjugale...

Le Président :

En terminant.

M. Boulet :

...ou en détresse psychologique. Merci, M. le Président.

Le Président :

Première complémentaire, M. le leader du troisième groupe d'opposition.

M. Ouellet : M. le Président, le ministre nous sort sa liste d'investissements

ponctuels et de fonds d'urgence, mais c'est insuffisant pour répondre

aux besoins des organismes de façon récurrente sur le terrain. Pire, leur

reddition de comptes est tellement titanesque qu'il y a même des entreprises

qui disent non à l'aide du gouvernement.

Alors, ma question

est simple : Est-ce que le gouvernement peut s'engager une fois pour

toutes, dès maintenant, à offrir un

financement récurrent, stable, à la mission et la hauteur de la reconnaissance

qu'il a témoignée tout à l'heure aux organismes communautaires?

Le Président :

M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

M. Boulet :

Merci, M. le Président. Ça me donne encore une autre occasion de répéter que,

même au début de la pandémie, on a lancé le Je bénévole pour constituer

une nouvelle banque de bénévoles pour le bénéfice des organismes communautaires. On a fait ça avec la Fédération

des centres d'action bénévole du Québec. Les travaux avancent bien. Je suis en dialogue constant avec le réseau québécois

de l'action communautaire, qui est vraiment notre partenaire privilégié pour tout ce qu'on appelle le PAGAC, le plan

d'action gouvernemental. Le financement à la mission, c'est un engagement,

et on va le respecter. Puis on s'en va, encore une fois, répondre à tous leurs

besoins. Merci, M. le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, M. le chef du troisième groupe d'opposition.

M. Ouellet : Oui, merci, M. le Président. On pourrait sortir aussi un nouveau site

Internet, Je contribue financièrement adéquatement aux organismes

communautaires. Ce serait intéressant de voir les chiffres qui sortent.

M. le Président, le

ministre parlait tout à l'heure du dépôt du plan d'action gouvernemental. Il

était attendu pour 2021, il est reporté à

2022, malgré le fait qu'il soit inscrit dans le budget de 2021. Donc, ma

question est claire : À quand le dépôt du plan? Parce que les

groupes communautaires attendent, M. le ministre.

Le Président :

M. le ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale.

M. Boulet : M. le

Président, il y a

le Je contribue, mais il y a le Je bénévole qui nous a permis de faire un

arrimage entre 22 000 personnes

qui voulaient faire du bénévolat durant la période de pandémie. Et ils ont

travaillé pour le bénéfice des organismes communautaires et au soutien

des personnes qui avaient des problématiques particulières.

Les travaux vont bien, le plan d'action gouvernemental

va venir en temps opportun, mais on respecte nos engagements de faire en sorte que les organismes

communautaires soient financés le plus possible à la mission. Et ça, on va continuer, encore une fois, à

travailler avec eux. Merci.

Le Président : Question

principale, M. le député de D'Arcy-McGee.

M. Birnbaum : M. le Président, actuellement,

18 842 Québécois sont en attente d'un service de première ou deuxième ligne en santé mentale. Ils souffrent

de l'anxiété extrême, de la dépression, même des idées suicidaires, des crises

qui les empêchent de fonctionner.

Alarmant,

mais rien de nouveau, les listes d'attente n'ont qu'à peine diminué depuis plus

d'un an. Par contre, par

contre, il y a des psychothérapeutes disponibles maintenant

sur le terrain pour venir en aide. Ils ne peuvent pas, faute de financement

du gouvernement caquiste.

Regroupement québécois des organismes communautaires de psychothérapie nous en parle.

On est déjà là... Il dit : On a déjà des psychothérapeutes en

place. Réponse du ministre : On ne peut pas créer un nouveau programme spécifiquement

pour financer des organismes communautaires qui offrent des services de

psychothérapie.

Comment? «Say

what?» L'aide pour les personnes en détresse est à la portée, mais ça ne se

ferait pas parce que ça ne rentre pas dans les...

Le Président : M. le ministre

délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant : Oui, merci beaucoup, M. le Président. Je remercie le député de D'Arcy-McGee pour sa question, ça me permet de lire une citation de Dre Claire Gamache, présidente de

l'Association des médecins psychiatres du Québec : «"Le fait

que la liste d'attente [en santé mentale] n'ait pas augmenté, pour moi, c'est

un exploit", estime-t-elle.» Donc, ce n'est pas moi qui le dis, M.

le Président.

Pour la

question de la psychothérapie par les organismes communautaires, j'ai agi, avec ce groupe-là, on

en a discuté. Le financement des organismes

communautaires, M. le Président, ça vient par le PSOC, ça se distribue par les

tables régionales, avec les CISSS et les CIUSSS. Donc, je ne peux pas

agir directement dans ces groupes-là.

Pendant la pandémie, comme le ministre du

Travail l'a mentionné, on a donné des sommes importantes aux organismes

communautaires, incluant 27 millions

de dollars pour les organismes

communautaires en santé mentale. Pour ce

groupe de psychothérapeutes, ce que j'ai proposé, c'est qu'ils viennent aider

avec l'offre de services privés, en plus les patients ne paieraient pas, et qu'ils redonnent l'argent aux organismes

communautaires pour lesquels ils veulent appuyer, M. le Président.

C'est en sortant de la boîte, en trouvant des

initiatives plus originales...

Le Président : En terminant.

M. Carmant : ...qu'on va

réussir à prendre soin de nos patients, M. le Président.

Président : Je vais

vous demander d'être attentifs aux réponses, et de poser des questions pour la

suite des choses, mais d'être attentifs pendant les réponses. Mme la

députée de Westmount—Saint-Louis.

Mme Maccarone : M. le Président,

les employés sont épuisés, et le gouvernement refuse l'aide offerte, le gouvernement

tourne le dos aux organismes communautaires en psychothérapie comme source

terrain de services. Nul besoin que les

besoins sont majeurs. On observe des augmentations de la violence, de l'isolement et de l'itinérance.

Quand la CAQ tourne le dos aux organismes communautaires, elle tourne le

dos aux personnes vulnérables.

M. le Président, comment le gouvernement peut-il se priver d'une telle ressource, alors

qu'il dépense des millions pour en trouver?

Le Président : M. le ministre

responsable de la Santé et des Services sociaux.

M. Carmant :

M. le Président, j'aimerais dire à la députée de Westmount—Saint-Louis

qu'en trois ans notre gouvernement a investi

90 millions de dollars en mission globale au PSOC, qui est trois fois plus

que leur gouvernement dans les quatre dernières années précédentes.

Deuxièmement,

on ne tourne pas... on a travaillé avec les organismes communautaires, on a

donné de l'aide. Et, pour la

psychothérapie, on a annoncé 60 millions pour la psychothérapie aux

proches aidants, ce matin, pour justement venir en aide à ces personnes

particulièrement vulnérables, M. le Président.

En plus, on est en

train de changer la donne, tant en santé mentale qu'en itinérance. Vous avez

vu, en itinérance, comment on a travaillé

avec les groupes, les organismes communautaires, avec les municipalités, un

travail de partenariat que tout le

monde salue, M. le Président. On va faire la même chose avec la santé mentale.

On continue de travailler avec les organismes communautaires. On ne fait

que s'améliorer, M. le Président.

Le Président :

Deuxième complémentaire, Mme la députée de Westmount—Saint-Louis.

Mme Maccarone :

Je trouve la réponse du ministre bizarre parce que, juste au début de la

semaine, ils étaient dans les rues,

les organismes communautaires, pour démontrer à quel point qu'ils ont été

essentiels pendant la pandémie pour soutenir les personnes dans le besoin.

Alors, s'ils font ça, je ne comprends pas la réponse du ministre, parce

qu'évidemment le message ne se traduit pas sur le terrain.

Vous

savez, travailler dans le communautaire, ce ne sont pas des jobs payantes comme

le premier ministre aimerait, ce sont

des jobs de coeur. Est-ce que le ministre va admettre qu'il manque de

considération pour le travail des organismes communautaires?

Le Président :

M. le ministre d'État à la... responsable de la Santé et des Services sociaux.

M. Carmant :

M. le Président, je ne suis pas du tout d'accord avec ce qu'on vient de dire.

On travaille avec eux, on redéfinit

les partenariats entre le réseau de la santé et les organismes communautaires

dans toutes les missions qu'ils ont actuellement.

En itinérance, en santé mentale, en violence conjugale : tous des

investissements historiques. En agression sexuelle, M. le Président. On développe nos programmes en partenariat, on

les implique dès le début pour qu'ils montent les programmes avec nous,

on travaille avec eux.

C'est

sûr que la pénurie de main-d'oeuvre, c'est un problème qui est présent partout.

Nous, on veut travailler pour aider

les organismes communautaires. On va annoncer aujourd'hui, en plus, de l'aide pour

les ressources en hébergement en dépendance, M. le Président, qui va

leur permettre de continuer leur mission tous les jours. Merci.

Le Président :

Question principale, Mme la députée de Duplessis.

Mme Richard :

Merci, M. le Président. M. le Président, la semaine dernière, le premier

ministre a mentionné que les aînés étaient

importants pour lui, mais, plus tard dans la semaine, il a aussi réitéré son

engagement à poursuivre le développement des maisons des aînés, des

maisons à 1 million de dollars la porte, 1 million de dollars par

chambre, un investissement de plus de 2,6 milliards.

Nous, au Parti

québécois, notre choix, il est clair. On veut plutôt investir pour développer

les soins à domicile. On veut investir pour

permettre aux gens de rester le plus longtemps possible à leur maison, dans

leur chez-soi, car c'est 80 % des

aînés qui le demandent. Aujourd'hui, M. le Président, il y a

41 000 aînés, au Québec, qui attendent pour recevoir des soins

à domicile, qui voudraient rester chez eux, mais la ministre, elle ne les

écoute pas.

Est-ce

que la ministre est prête à reconnaître qu'elle n'est pas sur la bonne voie et

qu'il faut investir massivement pour faire un véritable virage vers les

soins à domicile?

Le Président :

Mme la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Mme Blais

(Prévost) : Merci, M. le Président. Je suis heureuse de pouvoir

rectifier les faits. Écoutez, ce n'est pas 1 million

par porte. Évidemment que, dans des endroits plus éloignés, la construction va

coûter plus cher. Et en plus c'était merveilleux, vendredi dernier, on

était devant l'une des 34 maisons des aînés en construction, et on

investit non pas dans le béton, M. le

Président, dans la dignité de nos personnes. Les chambres seront 30 % plus

grandes, on va avoir un lit d'appoint

pour les personnes proches aidantes, et je pourrais continuer. C'est important,

il manquait plus de 3 000 places pour les personnes hébergées

en CHSLD. On a négligé les CHSLD pendant des années.

Maintenant,

M. le Président, pour les soins à domicile, au bout de quatre ans le

gouvernement aura investi 1,8 milliard de dollars, c'est du jamais-vu. Vous pensez que je n'écoute pas le

terrain? On investit en amont parce que les personnes âgées veulent vivre à la maison, et on développe des

services. Et, non seulement ça, on a déposé aujourd'hui le premier plan

d'action gouvernemental pour les proches aidants, et on vient soutenir

davantage les proches aidants...

Le Président : En terminant.

Mme Blais (Prévost) : ...qui,

justement, donnent des soins à domicile pour les personnes aidées.

Le Président : Première

complémentaire, Mme la députée de Duplessis.

Mme Richard : M. le Président, la CAQ a choisi d'investir dans

le béton. C'est inéquitable également pour les personnes qui vivent en CHSLD qui sont vétustes. Ces CHSLD là, M. le

Président, vont demeurer vétustes. Il faut augmenter le nombre d'heures,

il faut offrir plus de soins aux personnes qui désirent rester à la maison.

Est-ce que la

ministre, M. le Président, la ministre des Aînés, est capable de répondre aux

besoins réels des personnes âgées au Québec?

Le Président : Mme la ministre

responsable des Aînés et des Proches aidants.

Mme Blais (Prévost) : Écoutez,

M. le Président, l'investissement qu'on a fait pour les soins et les services à

domicile, ça a permis d'augmenter de

40 000 personnes qui sont suivies actuellement, 5 millions plus

d'heures. Donc, on va poursuivre ce travail qui est amorcé. Il est

fondamental. Et je répète qu'on n'investit pas dans le béton. Et on va reconstruire les CHSLD qui sont vétustes, parce

que c'est inacceptable d'avoir laissé des personnes vulnérables dans des

endroits de cette vétusté. Ils ne sont pas tous vétustes, mais il y en a, et on

va en reconstruire 23.

Le Président : En terminant.

Mme Blais (Prévost) : Là, c'est

46 maisons des aînés, 3 468 places...

Le Président : Deuxième

complémentaire, Mme la députée de Duplessis.

Mme Richard : Merci, M. le Président. M. le Président, la

ministre peut-elle s'engager à plaider auprès de son premier ministre

pour que, dans le prochain minibudget, on y retrouve des sommes substantielles

afin que les aînés qui désirent demeurer à domicile puissent demeurer à

domicile?

Depuis

l'arrivée au pouvoir de la Coalition avenir Québec, c'est plus de 20 % qui

attendent, là. Il y a une hausse, M. le Président, il y a une hausse de

personnes qui attendent pour rester à la maison.

Le Président : Mme la

ministre responsable des Aînés et des Proches aidants.

Mme Blais

(Prévost) : M. le Président, la population est vieillissante, au

Québec, on est la deuxième société au monde à vieillir le plus rapidement, c'est

normal qu'il y ait plus de personnes âgées. Et, le premier ministre, je n'ai

pas besoin de plaider, il a pris la

parole ici, en cette Chambre, au discours inaugural, pour dire qu'il en faisait une priorité et pour confier un mandat, justement,

à la Commissaire à la santé et au

bien-être pour faire en sorte qu'elle

arrive avec les meilleures solutions. Pendant ce temps-là, on continue d'investir, on fait un cheminement clinique. On a attaché

les enveloppes, ce qui n'avait pas

été fait depuis des années, les enveloppes dédiées, et on suit à la trace les soins et les

services qui sont donnés dans chacune des régions du Québec.

Le Président : Question

principale, M. le député de Jean-Lesage.

M. Zanetti : Merci,

M. le Président. Ça commence à faire longtemps

que le Québec pète sa coche. Même avant la pandémie, il y avait une crise en santé

mentale, au Québec. Et, depuis l'arrivée de la CAQ, bien, les listes

d'attente ont explosé. On est rendu à 19 000 personnes qui

appellent à l'aide dans le vide.

attendant, le ministre délégué à la Santé paie à fort prix les psychologues au

privé. C'est drôle, hein, pour le privé,

là, il n'y a jamais de problème de financement, là, les poches du gouvernement

sont profondes, mais, quand il s'agit des organismes communautaires en

santé mentale, là le ministre n'est pas capable. Tout à coup, là, il y a les

problèmes d'enveloppe, là, il y a des critères qui ne marchent pas, puis là

c'est de la bureaucratie.

Ce matin,

dans La Presse , le Regroupement des organismes

communautaires en psychothérapie appelle le ministre à l'aide, ils

veulent de la reconnaissance et les moyens financiers pour agir. Pourquoi le

ministre les leur refuse-t-il?

Le Président : M. le ministre

responsable de la Santé et des Services sociaux.

M. Carmant : Bien, M.

le Président, je remercie le député de

Jean-Lesage de poser la question, ça va me

permettre de réexpliquer ce qu'on a fait avec cet organisme-là.

Premièrement, le financement des organismes

communautaires, M. le Président, ça passe par le PSOC, c'est réglé par les tables régionales et par les

CISSS et les CIUSSS. Pour cette offre de services pour la psychothérapie, ce

qu'on leur a proposé, c'est de

travailler avec leurs CISSS et leurs CIUSSS individuels, d'offrir le service

qu'on donnait par l'aide au privé et ensuite de redistribuer l'argent

vers les organismes communautaires, M. le Président.

L'interdisciplinarité,

là, le travail ensemble, c'est la base de ce qu'on veut faire. Tout le monde doit mettre la main à la roue si on veut aider au niveau de la

santé mentale.

Et, non, les

listes n'ont pas explosé, M. le

Président, parce que,

quand on est arrivés, c'était à 28 000 personnes

sur les listes d'attente, la première

fois qu'on a mesuré, on est rendu à 19 000. Ce n'est pas parfait, mais on

continue à y travailler.

Et en plus on

accompagne tous ceux qui sont sur nos listes d'attente, M. le Président. Les

intervenants disent qu'on ne reconnaît pas ce travail d'accompagnement qui est

fait, et moi, je vais le mettre de l'avant, parce qu'il n'y a personne

qui est assis tout seul à la maison. On aide les gens en attendant qu'ils

reçoivent le bon service, au bon moment...

Le Président : En terminant.

M. Carmant : ...par le bon

professionnel, M. le Président.

Le Président : Première

complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.

M. Zanetti :

Si le ministre croit qu'il n'y a personne qui attend tout seul à la maison, je

pense que c'est un signe qu'il faudrait retourner sur le terrain, et

particulièrement renouer avec les organismes communautaires.

Je n'en

reviens pas de la réponse d'impuissance d'un ministre qui dit, avec des raisons

bureaucratiques, des raisons techniques, des histoires d'enveloppes et

de critères : Excusez, je ne suis pas capable de donner des moyens

financiers à des gens qui, en ce moment, là, demandent juste à aider, puis à soutenir le filet social, et à

sauver des vies. Je n'en reviens pas de cette impuissance.

Le Président : M. le ministre

délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant : M. le Président,

revenons-en, parce que je crois qu'on peut... Pour ces psychothérapeutes qui

travaillent pour ces organismes, et qui, en plus, font payer 50 $ à

60 $, là, aux usagers, qu'ils viennent nous aider avec l'offre privée, les usagers ne paieront pas une

cent, et ensuite ils prendront l'argent et ils en feront ce qu'ils voudront,

ils pourront le redonner aux organismes communautaires qui demandent de l'aide, M. le Président. Je

trouve que c'est une solution qui est gagnant-gagnant.

Maintenant, nous, on travaille de façon

différente parce que la seule façon de régler le problème, et je le répète encore, c'est en mettant tout le monde à contribution, M. le Président, pas juste les psychologues, pas

juste les psychiatres.

Le Président : En terminant.

M. Carmant : Tout le monde doit

travailler pour aider la santé mentale de tous les Québécois. On en a bien...

Le Président : Deuxième

complémentaire, M. le député de Jean-Lesage.

M. Zanetti : On dirait une

réponse d'un ministre délégué aux listes d'attente et aux réponses

bureaucratiques. C'est scandaleux. C'est

scandaleux. Pourquoi, si ça fonctionne si bien, les organismes

ferment? Pourquoi L'Athénée, à Québec, va fermer, après 25 ans de bons services?

Que vont faire les gens qui résidaient à L'Athénée? Ils vont se retrouver

dans les hôpitaux psychiatriques?

Pourquoi est-ce qu'en Estrie il y a

des organismes de prévention du suicide qui ferment leurs lignes téléphoniques parce qu'ils n'ont pas

l'argent pour payer le monde plus que 17 $ de l'heure, des professionnels?

Pourquoi est-ce que ça, ça arrive, si le ministre travaille autant?

Le Président :

M. le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux.

M. Carmant : Bien, M. le Président, c'est sûr que, pour moi,

la contribution des organismes

communautaires en santé mentale, là, c'est primordial. D'ailleurs, on a investi deux fois pendant la pandémie pour

rehausser les services spécifiquement en santé mentale.

Pour

L'Athénée, là, je tiens à rassurer tout

le monde, j'ai parlé aux P.D.G.

de la Capitale-Nationale, ils seront tous relocalisés. Il y avait une

entente 108 avec cet organisme, qui arrive à terme, que le propriétaire de la ressource

n'a pas voulu renouveler, et tout le monde sera relogé.

Même

chose pour l'aide au suicide, M. le Président. Dans l'argent qu'on a investi,

il y avait de l'argent spécifique pour la prévention au suicide. On a

développé un système de communication en ligne pour aider les jeunes à venir

commenter, M. le Président...

Le Président :

Et cela met fin à la période de questions et de réponses orales.

Nous

passons maintenant à la rubrique des motions sans préavis, et je

reconnais, à ce moment-ci, M. le

député de Jonquière.

M. Gaudreault : Oui. Merci, M. le Président. Je sollicite le

consentement des membres de cette

Assemblée afin de présenter, conjointement

avec le ministre des Finances, le député de Robert-Baldwin, la députée de

Mercier, le député de Bonaventure, le

député de Chomedey, la députée

de Marie-Victorin et le

député de Rimouski,

la motion suivante :

«Que l'Assemblée nationale constate la mobilisation de la communauté

financière de Montréal pour attirer dans la métropole le futur siège social du nouvel organisme

international de réglementation en finance durable, l'International

Sustainability Standards Board;

«Qu'elle

prenne acte de la diffusion de la Déclaration de la place financière québécoise

pour une finance durable, le 4 octobre 2021 par plus d'une vingtaine

d'acteurs financiers du Québec, une initiative appelant à "renforcer

l'écosystème de la finance durable pour faire du Québec un pôle d'excellence

de calibre mondial";

«Qu'elle souligne le

potentiel du Québec en matière de finance durable sur la scène internationale;

«Qu'elle

donne son appui à la candidature de Montréal pour l'établissement du futur

siège social de l'International

Sustainability Standards Board;

cette fin, qu'elle demande au gouvernement de tout mettre en oeuvre, notamment

dans le contexte de la COP26, pour que la candidature de Montréal soit

retenue par la Fondation IFRS.» Merci.

Le Président :

Y a-t-il consentement pour débattre de cette motion? Y a-t-il consentement?

M. Jolin-Barrette :

Oui, M. le Président. Consentement, sans débat.

Le Président :

Consentement, sans débat. Je vais vous demander vos votes respectifs, s'il vous

plaît. D'abord, M. le leader du troisième groupe d'opposition?

Le Président :

M. le leader du gouvernement?

M. Jolin-Barrette :

Pour.

Le Président :

M. le leader de l'opposition officielle?

Le Président :

Mme la leader du deuxième groupe d'opposition?

Le Président : M. le député

de Chomedey?

Le Président : M. le député

de Bonaventure?

Le Président : Cette motion

est donc adoptée. Mme la ministre déléguée aux Transports.

Rouleau : M. le Président,

je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de présenter la motion

suivante conjointement avec le leader de l'opposition officielle, la députée

de Taschereau, le chef du troisième groupe d'opposition, le député de Chomedey, le député de Bonaventure,

le député de Rimouski et la députée de Marie-Victorin :

«Que l'Assemblée nationale souligne la

21e Journée maritime québécoise qui a eu lieu le 26 octobre 2021;

«Qu'elle

souligne l'importance de l'industrie maritime dans l'économie québécoise ainsi

que sa contribution à la valorisation du fleuve;

«Qu'elle salue le fait que la communauté

maritime québécoise est dynamique et mobilisée;

«Qu'elle

souligne l'importance du respect de l'environnement dans la poursuite du

développement de l'industrie;

«Qu'elle souligne le travail important effectué

par les travailleuses et les travailleurs de cette industrie;

«Qu'elle profite de cette journée pour enjoindre

le gouvernement fédéral à prendre en compte le potentiel de l'axe Saint-Laurent—Grands Lacs dans sa future stratégie de l'économie

bleue, et que le Québec puisse bénéficier de sa juste part des

investissements qui seront réalisés dans le cadre de celle-ci;

«Qu'elle

déplore que le Québec n'a reçu, à ce jour, que 253 millions $ sur les

3,8 milliards $ disponibles dans le Fonds national des

corridors commerciaux;

«Enfin, qu'elle demande au gouvernement fédéral

de faire bénéficier le Québec de sa juste part des nombreux investissements à venir dans le cadre du FNCC en

s'arrimant avec les initiatives québécoises, dans le respect des compétences

du Québec.»

Le Président : Y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion?

M. Jolin-Barrette :

Consentement, sans débat, M. le Président.

Le Président : Et je vais

vous demander vos votes respectifs, bien sûr. M. le leader du gouvernement?

M. Jolin-Barrette : Pour.

Le Président : M. le leader

de l'opposition officielle?

Le Président :

Mme la leader du deuxième groupe d'opposition?

Le Président : M. le leader

du troisième groupe d'opposition?

Le Président : M. le député

de Chomedey?

Le Président : M. le député

de Bonaventure?

Le Président : Cette motion

est donc adoptée. Mme la cheffe de l'opposition officielle.

Anglade : Alors, M. le

Président, je sollicite le

consentement de cette Assemblée afin

de présenter la motion suivante

conjointement avec la ministre

responsable des Relations canadiennes

et de la Francophonie canadienne, le chef du deuxième groupe

d'opposition, la députée

de Joliette, le

député de Chomedey,

la députée de Marie-Victorin,

le député de Bonaventure, et le député de Rimouski :

«Que

l'Assemblée nationale réaffirme que le Québec, en tant que nation, doit pouvoir

bénéficier d'une protection spéciale du poids de sa représentation à la

Chambre des communes;

«Que

l'Assemblée nationale demande aux élus [de tous les partis politiques] de

renoncer à toutes modifications de la carte électorale qui aurait pour effet de

diminuer le poids de la représentation du Québec à la Chambre des communes;

«Qu'enfin, elle se rappelle la motion adoptée

unanimement le 22 avril 2010 au même effet.»

Le Président : Y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion?

M. Jolin-Barrette :

Consentement, sans débat.

Le Président : Et je vous

demande vos votes respectifs à nouveau. M. le leader de l'opposition

officielle?

Le Président : M. le leader

du gouvernement?

M. Jolin-Barrette : Pour.

Le Président : Mme la leader

du deuxième groupe d'opposition?

Le Président : M. le leader

du troisième groupe d'opposition?

Le Président : M. le député de

Chomedey?

Le Président : M. le député

de Bonaventure?

Le Président : Cette motion

est donc adoptée. M. le député de Laurier-Dorion.

M. Fontecilla :

M. le Président, je demande le consentement de cette Assemblée pour débattre de

la motion suivante...

Le Président : Je m'excuse,

M. le... excusez-moi deux secondes, M. le député. M. le leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette : Oui, M. le Président. Je crois qu'il serait

approprié de pouvoir envoyer la motion qu'on vient d'adopter au gouvernement... bien, en fait, au

Parlement canadien, au gouvernement fédéral ainsi qu'à chacun des élus de la

Chambre des communes, M. le Président.

Le Président : Ce sera fait.

M. le député de Laurier-Dorion, reprenez, s'il vous plaît, au départ.

M. Fontecilla : Merci, M. le

Président. Je demande le consentement de cette Assemblée pour débattre de la motion suivante conjointement avec le député de

Laval-des-Rapides, la députée de Gaspé, la députée de Marie-Victorin, le

député de Chomedey, le député de Bonaventure et le député de Rimouski :

«Considérant

qu'un travailleur essentiel du Québec, parfaitement intégré et francophone,

monsieur Firas Bouzgarrou, fait présentement face à un renvoi

du Canada fixé au 30 octobre 2021;

«Considérant

que M. Bouzgarrou avait dû quitter temporairement le Québec pour s'occuper

de sa fille vulnérable aux prises avec des graves problèmes de santé,

ainsi que pour soutenir sa femme pendant le deuil de son père;

«Considérant le fort mouvement de sympathie et

d'appui populaire que M. Bouzgarrou a reçu des Québécois et Québécoises et

de toute la classe politique du Québec;

«Que

l'Assemblée nationale du Québec demande au ministre fédéral de l'Immigration à

considérer et régulariser rapidement

le statut d'immigration de M. Bouzgarrou afin qu'il puisse éviter l'expulsion

et continuer à vivre au Québec.»

Le Président : Y a-t-il

consentement pour débattre de cette motion?

M. Jolin-Barrette :

Consentement, sans débat, M. le Président.

Président : Et je

vous demande vos votes respectifs. D'abord, Mme la leader du deuxième groupe

d'opposition?

Le Président : M. le

leader du gouvernement?

M. Jolin-Barrette : Pour.

Le Président : M. le

leader de l'opposition officielle?

Le Président : M. le leader

du troisième groupe d'opposition?

Le Président : M. le député

de Chomedey?

Le Président : M. le député

de Bonaventure?

Le Président : Cette motion

est donc adoptée.

Nous en sommes aux avis touchant les travaux des

commissions. La parole au leader du gouvernement.

M. Jolin-Barrette :

Oui, M. le Président. J'avise cette Assemblée que la Commission des relations

avec les citoyens poursuivra l'étude détaillée du projet de loi n° 101, Loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance envers les aînés et toute autre personne majeure en

situation de vulnérabilité ainsi que la surveillance et la qualité des services

de santé et des services sociaux, aujourd'hui, après les affaires courantes

jusqu'à 12 h 45 et de 15 heures à 18 h 45, à la salle

du Conseil législatif;

La Commission des institutions poursuivra les

consultations particulières sur le projet de loi n° 92, Loi visant la création d'un tribunal spécialisé en matière de

violence sexuelle et de violence conjugale et portant sur la formation des

juges en ces matières, aujourd'hui, après

les affaires courantes pour une durée d'une heure et de 15 heures à

18 h 30, à la salle Pauline-Marois. Merci.

Le Président : Merci. Pour ma

part, je vous avise que la Commission de l'administration publique se réunira en séance de travail aujourd'hui, de

15 heures à 17 heures, à la salle Marie-Claire-Kirkland, afin

d'organiser les travaux de la commission et de procéder à l'analyse de

rapports annuels de gestion.

À la rubrique Renseignements sur les travaux de l'Assemblée.

Eh bien, la période des affaires courantes étant

terminée, nous allons maintenant passer aux affaires du jour.

Et je suspends les travaux pour quelques

instants.

(Suspension de la séance à 11 h 5)

La Vice-Présidente (Mme Soucy) :

Donc, nous poursuivons aux affaires du jour.

Aux affaires

prioritaires, à l'article 1 du feuilleton, l'Assemblée reprend le débat ajourné le 26 octobre 2021 sur le discours d'ouverture et sur la motion de M. le premier ministre proposant que l'Assemblée approuve la politique

générale du gouvernement ainsi que sur les motions de grief présentées par Mme la cheffe de l'opposition officielle, Mme la

députée de Marguerite-Bourgeoys, M. le député de Jonquière, Mme la

députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques, Mme la députée de Verdun,

M. le député de Laurier-Dorion, M. le député de Mont-Royal—Outremont, Mme la députée d'Iberville, Mme la députée de Gaspé, Mme la députée de Mercier, M. le

député de Nelligan,

Mme la députée de Rouyn-Noranda—Témiscamingue et Mme la députée de l'Acadie.

Avant de

donner la parole au prochain intervenant, je vous informe que

13 h 56 min 59 s ont été utilisées dans le cadre de ce débat. Il reste donc un total de

11 h 3 min 1 s, réparties comme suit :

6 h 38 min 26 s au groupe parlementaire formant

le gouvernement, 1 h 25 min 12 s

au groupe parlementaire formant

l'opposition officielle,

1 h 38 s au deuxième

groupe d'opposition, 58 min 45 s au troisième groupe d'opposition, 60 minutes au représentant du gouvernement pour sa réplique.

Donc, je

serais prête à céder la parole au prochain intervenant. M. le leader de l'opposition officielle, je pense que vous aviez une intervention

à faire, alors je vous cède immédiatement la parole.

M. Fortin :

Oui. Merci, Mme la Présidente. Mes excuses au prochain intervenant. Simplement

pour corriger la version lue de la motion

qui a été déposée par l'opposition officielle un peu plus tôt. Notre demande,

lors de la motion sur la

représentation québécoise à la Chambre des communes, devait s'adresser aux élus

fédéraux et au gouvernement fédéral et non à tous les partis politiques.

Simplement pour que nos annales reflètent bien cette correction, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Est-ce que j'ai votre consentement

pour corriger la motion que vient tout juste de lire M. le leader de

l'opposition officielle? Il y a consentement? Parfait. Alors, le tout sera

corrigé, M. le leader.

Maintenant,

je suis prête à reconnaître un prochain intervenant. Je crois que Mme la

ministre déléguée aux Transports avait une intervention à faire. Alors, je

vous cède la parole.

Mme Rouleau : Merci beaucoup, Mme

la Présidente. Déjà trois ans se sont écoulés, depuis mon tout premier discours d'ouverture en cette Chambre, trois ans au pouvoir qui, je le

dis en toute humilité, transformeront le cours de l'histoire de l'est

de Montréal. J'ose cette affirmation forte parce que, lorsqu'on lance un projet

de 10 milliards dans une région, oui, on ne peut faire autrement

que de transformer, redessiner et remodeler l'avenir du territoire.

Et je fais évidemment référence ici au REM de

l'Est. Le premier ministre et moi en avions fait une promesse électorale de grande importance en 2018. Nous

sommes passés à l'acte, en 2020, en annonçant ensemble le plus important

investissement de l'histoire du Québec en

transport collectif. Lorsque le premier ministre disait, dans son discours

d'ouverture : «Les engagements qu'on a

pris en 2018, on va les tenir», eh bien, le REM en est un parfait exemple.

Enfin, un gouvernement qui s'engage pour l'est et qui passe à l'action.

Ce mode de transport efficace, fiable, rapide et

moderne est ce qui manquait pour attirer les entreprises, les institutions et les familles dans l'est de

Montréal. La mobilité de la main-d'oeuvre va pouvoir se faire dans les deux

sens, des quartiers centraux vers nos

entreprises de l'est et nos travailleurs de l'est vers le centre-ville, en à

peine 20 ou 25 minutes.

Mon comté,

par exemple, celui de Pointe-aux-Trembles, est bordé par le fleuve et la

rivière des Prairies, avec de multiples berges accessibles où s'adonner

au kayak, à la voile ou à la pêche, sans parler, bien sûr, de la plage de

l'est. On y trouve un immense parc nature pour pratiquer la marche, le vélo, le

ski de fond. Ces grands espaces deviennent facilement accessibles, avec le REM,

à l'ensemble des Montréalais et de la région métropolitaine.

Ce sont aussi les grands terrains vacants qui

deviennent maintenant attrayants pour les entreprises. L'est de Montréal est une opportunité exceptionnelle de

développement économique et de création de richesse, qui est maintenant

rendu réalisable grâce au REM. Le premier ministre rêve que l'est ne devienne

ni plus ni moins que le Silicon Valley québécois, et on se donne les moyens d'y

parvenir.

Rapidement,

dans notre premier mandat, nous avons remis l'est en tête des priorités, avec

des actions concrètes pour amorcer le

renouveau. Nous nous étions engagés à investir dans la décontamination.

Promesse tenue, nous avons investi 100 millions

de dollars pour la décontamination de l'est. Nous avions promis un transport

collectif structurant pour l'est et le nord-est. Promesse tenue, nous

avons annoncé un projet de 10 milliards de dollars. Nous voulions

revitaliser la rue Notre-Dame. Promesse

tenue, le REM enclenchera la revitalisation d'un premier tronçon, enfin! Nous

avons mis en place

On entend les

préoccupations sur l'intégration architecturale du REM. Concernant ces inquiétudes,

je vais rappeler les mots du premier ministre, qui nous mettait en

garde, dans son discours, contre la tentation de l'immobilisme, de la résignation et de l'inaction. CDPQ Infra est au travail pour

répondre à ces préoccupations et bonifier le projet le mieux possible. On avance et on ne tombe pas dans

l'immobilisme. Et, j'ajouterais, rien ne peut arrêter l'est de Montréal.

L'est est en marche. Le REM, c'est le

moteur de notre relance, le vecteur d'une meilleure qualité de vie, de

nouvelles opportunités, d'une reconnaissance que le temps où on

négligeait l'est de Montréal est maintenant bien révolu.

Nos actions

dans l'est, dans ces trois premières années de mandat, ont été

particulièrement marquantes également au

niveau de la santé. Mon collègue ministre de la Santé a annoncé la

modernisation de l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, un investissement de 2,5 milliards de dollars, qui, en passant,

sera desservi par une station du REM. Les citoyens de l'est auront accès en quelques minutes, d'un train électrique

autonome, à un hôpital moderne de haut niveau. À cela s'ajoute un 100 millions d'investissement pour rénover

l'Hôpital Santa Cabrini et un nouveau centre de services du CLSC de

Montréal-Nord.

Nous avons

également été actifs en éducation avec le début des travaux de la nouvelle

école Irénée-Lussier dans Hochelaga ainsi que deux nouvelles écoles dans

Montréal-Nord et Anjou. L'objectif, c'est de mettre en place les jalons

pour un changement de paradigme dans ces secteurs qui en ont bien besoin.

Et j'en

profite, Mme la Présidente, pour remercier tous mes collègues ministres qui

sont venus annoncer des projets d'investissement costauds pour l'est de

Montréal et sa relance. Et je vous mets au défi, madame, de me trouver un gouvernement qui a généré autant d'investissement

que nous l'avons fait dans l'est de Montréal en à peine trois ans de

mandat.

Nous nous

sommes aussi assurés de supporter les secteurs économiques clés pour Montréal,

qui sont, entre autres, la culture et

le tourisme. Par ailleurs, nous avons investi 1,4 milliard de dollars,

dont 1,2 milliard spécifiquement à Montréal, pour supporter les

sociétés de transport aux prises avec les conséquences de la pandémie.

Ce dont je

suis particulièrement satisfaite, c'est notre rapidité à répondre à des enjeux

spécifiques qui ont été exacerbés par

la pandémie, particulièrement à Montréal. Je fais référence à l'itinérance et aux actes

violents avec armes à feu. Pour chacun

de ces deux enjeux, nous avons adopté des plans d'action rapidement et annoncé le

financement conséquent et responsable.

Également, comme le mentionnait le premier

ministre, il n'y a jamais eu autant de projets de transport collectif à Montréal. Ces derniers permettront de relever les principaux

défis du Grand Montréal en matière de mobilité et d'atténuer les enjeux

de congestion routière qui nuisent à l'économie de Montréal et à

l'environnement.

Dans tous ces

projets, nous procédons de manière réfléchie et rigoureuse pour créer un

ensemble interconnecté, afin de maximiser les bénéfices pour les communautés

desservies. Nous veillons, par

exemple, à ce que le REM de l'Est

s'arrime au prolongement de la ligne

bleue du métro de Montréal et à ce qu'il s'intègre bien dans le milieu

urbain. Pour y arriver, nous avons

créé un comité d'experts multidisciplinaire sur l'architecture et l'intégration

urbaine. Nous avons vraiment bien hâte de voir le résultat.

La réalisation du SRB Pie-IX va, quant à elle, permettre de requalifier cette importante

artère dans l'est de Montréal et de Laval. La majorité des travaux sera

terminée dès 2022, moment où débutera également sa mise en service progressive. À terme, le SRB Pie-IX s'étendra sur 13 kilomètres,

comportera 20 stations, dont deux du côté de Laval, et sera

connecté au REM et au prolongement de la ligne bleue. Un bel exemple

d'un réseau interconnecté.

Un autre

projet qui me tient à coeur, Mme la

Présidente, c'est la navette fluviale

qui relie le Vieux-Pointe-aux-Trembles et le Vieux-Port de Montréal. En

25 minutes, on peut se rendre au centre-ville. Mis à l'essai à

l'été 2018, le service est d'une

acceptabilité incroyable. En 2019, près de 60 000 usagers y ont eu

recours lors des 2 600 traversées, et, en 2021, le retour,

attendu, a été vraiment un grand succès.

Une autre belle réalisation des trois dernières

années, c'est Avantage Saint-Laurent. Ce vaste projet a nécessité nombre d'heures de collaboration avec nos

partenaires, et je tenais à offrir une vision maritime inclusive et innovante.

À mes yeux, Avantage Saint-Laurent,

c'est un projet social, économique et environnemental à grande valeur ajoutée pour la relance postpandémique. Nous visons à faire du

Saint-Laurent un corridor économique performant et respectueux des écosystèmes et des communautés du littoral. Une enveloppe

de 927 millions de dollars, dont une somme de 175 millions injectée par nos

partenaires, servira à l'implantation des trois orientations du plan d'action

qui y est assorti : doter le Saint-Laurent

d'infrastructures portuaires modernes et compétitives, assurer une

navigation performante et respectueuse des écosystèmes et offrir aux communautés

maritimes des possibilités de développement prometteuses.

Mme la Présidente, voilà rapidement ce qui conclut ce tour d'horizon des

dossiers-phares pour Montréal, le transport

collectif et le maritime. Je suis

certaine que les projets structurants

en transport collectif hisseront Montréal et le Québec parmi les chefs de file en matière de mobilité

durable et de transport propulsé par l'énergie

propre. Nous avons tous les atouts pour y parvenir et nous allons faire

en sorte de concrétiser cette volonté.

Je veux

terminer en remerciant mon équipe, au comté, qui travaille d'arrache-pied pour

bien servir les citoyens de Pointe-aux-Trembles mais de toute la

région métropolitaine aussi. Alors, merci beaucoup à Claudine, merci beaucoup à Guy, notre fée clochette, et merci, merci beaucoup

à toute l'équipe du cabinet, qui travaille d'arrache-pied à tous ces beaux

projets, avec énormément de rigueur et de professionnalisme. Merci à vous tous.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, Mme la

ministre. Alors, je suis prête à

entendre un autre intervenant. Il faut se lever si on veut la parole.

Mme la ministre des Affaires municipales et de l'Habitation, je vous cède immédiatement

la parole.

Mme Laforest : Oui. Alors, merci, Mme la Présidente. Alors,

bonjour, chers collègues. J e suis très, très heureuse

d'être avec vous, parce que le sujet dont je vais mentionner vous touche particulièrement. Alors, c'est vraiment

un honneur, Mme la Présidente, parce qu'en

tant que ministre des Affaires

municipales et de l'Habitation ça me

fait plaisir de m'adresser

à vous, aujourd'hui, à l'occasion de la deuxième session de cette

42e législature, c'est un

honneur pour moi, et c'est un plaisir également d'être avec mes

collègues.

Comme vous le savez, le temps passe très, très

vite. Les défis auxquels nous faisons face évoluent grandement.

Malgré le contexte de la pandémie, comme notre

premier ministre l'a mentionné dans son discours d'ouverture, on continue

d'aller de l'avant avec nos grands chantiers et nous nous projetons vers

l'avenir. On continue de poser des actions concrètes pour notre Québec,

nos régions, nos territoires. On donne vie à des projets qui seront de

véritables legs pour toutes les générations, présentes et à venir.

Alors, pour

ma part, Mme la Présidente, vous comprendrez que je pense notamment à la

conversation nationale sur l'urbanisme et l'aménagement du territoire que j'ai

lancée il y a près d'un an. Alors, c'est une démarche ambitieuse, mais c'est surtout une démarche qui permettra à avoir

la toute première politique nationale d'architecture et d'aménagement du territoire.

Oui, elle verra le jour. Alors, c'est essentiel de munir notre Québec d'une

vision globale et cohérente. Il faut préserver

nos bâtiments, il faut s'assurer que nos milieux de vie et nos bâtiments soient

durables. Pour ce faire, il faut mieux planifier, il faut mieux penser

et repenser le Québec.

Nous devons à la fois mieux structurer les

actions de l'État, celles du milieu municipal, évidemment, et celles des autres acteurs de notre société. On doit

mettre en valeur nos richesses, nos paysages, notre patrimoine, nos cours d'eau

et nos milieux naturels. Il faut aussi mieux

habiter notre territoire et nos régions. Il faut faire cet effort pour qu'à

terme notre politique soit source de fierté pour les Québécoises et les

Québécois.

Alors, les

travaux avancent bien, les travaux avancent très, très bien, Mme la

Présidente. Au cours de l'été, nous

avons échangé avec toutes les régions du Québec,

une après l'autre, pour connaître les enjeux qui les préoccupent et la vision qu'elles ont sur ce sujet. Alors, on a

consulté les Québécois, les experts, les parties prenantes de

l'aménagement, et tous, Mme la Présidente, tous les acteurs impliqués ont mis la main à la pâte. Alors, j'en

profite pour les saluer, d'ailleurs.

On a maintenant

de solides bases pour établir la toute première politique nationale

d'architecture et d'aménagement des territoires, une politique qui incarnera

une stratégie commune et adaptée au contexte québécois. La politique

doit favoriser la création de milieux de vie

plus beaux, plus sains, plus durables, plus prospères, tout en répondant aux

attentes des générations futures.

Alors, ça implique de privilégier les formes de développement régional,

urbain, architectural les plus

durables. Oui, un développement régional très, très durable, on vise, au développement, pour que nos vrais coûts soient bien investis et que nos choix durent pour des cycles de vie. Alors, ça

nécessite d'arrimer le développement

régional à la capacité de nos infrastructures en eau afin

d'assurer leur pérennité dans le temps et de mieux planifier nos

investissements. Ça veut dire

reconnaître la valeur de notre patrimoine bâti, naturel et, bien entendu, notre

patrimoine agricole. Ça signifie qu'il

faudra faire une révision de nos lois et de nos règlements afin de donner des

orientations claires et fortes pour la mise en oeuvre de cette

politique.

Pour que les

actions de l'État et des municipalités convergent vers une consolidation durable et un

rehaussement de la qualité de nos

milieux de vie, il faut envoyer un signal clair au marché immobilier, aux

investisseurs industriels, aux investisseurs

commerciaux comme à tous les citoyens et aux associations qui représentent

leurs intérêts. Ces partenaires attendent

ce signal. Ils nous attendent, ils sont prêts. Ils sont prêts à répondre à nos

défis, des défis incontournables auxquels nous serons tous et toutes confrontés, alors, le vieillissement de la

population, la santé globale de la population, la préservation de notre

patrimoine comme la lutte et l'adaptation aux changements climatiques.

Alors,

l'heure est à la consolidation de nos villes, nos quartiers, nos villages. Le

temps est venu de miser sur la revitalisation et le redéveloppement de

nos centres-villes, de nos coeurs de village dans toutes les régions du Québec.

En somme, on va faire en sorte de nous

assurer que les développements et les redéveloppements de nos espaces

misent sur les formes urbaines,

architecturales les plus durables, oui, en intégrant et en mettant en valeur

l'originalité et les spécificités de

chacune des régions, de chaque municipalité, grande comme petite, de chaque

centre-ville, grand et plus petit, de chaque village. Alors, pour y arriver, ça nécessite un travail, ça nécessite

des efforts colossaux de tous et chacun, mais c'est un véritable legs pour

toutes les générations actuelles et futures. Notre premier ministre en a fait

mention, et, oui, nous irons de l'avant.

Alors, trop

longtemps les gouvernements se sont succédé sans s'attaquer à l'architecture, à

l'urbanisme, à l'aménagement du territoire, alors qu'aujourd'hui ce sont des

dossiers qui ont un impact direct sur la qualité de vie. Oui, on l'a entendu et on l'a compris. Donc, ça va

changer vraiment avec cette politique et avec notre gouvernement. Alors, pour

notre gouvernement, l'aménagement,

l'urbanisme, l'architecture sont d'une grande importance. Oui, il y a la

politique nationale à laquelle nous arriverons prochainement, mais nous avons

agi pour mieux protéger les Québécois, nos milieux de vie face aux inondations. C'est ce même esprit

de planification visionnaire et d'interventions ciblées pour transformer

durablement nos milieux de vie que nous mettrons en place. Comme l'a dit notre

premier ministre, il faut agir à la fois pour

améliorer et travailler pour une meilleure qualité de vie. Je le répète,

l'avenir est aux villes attrayantes, l'avenir est aux milieux de vie de qualité. Dans le monde

moderne, la poursuite de ces objectifs devient une nécessité non seulement

esthétique, mais sociale et économique. Alors, j'ajouterais même qu'une

meilleure planification de l'aménagement de notre territoire est une question déterminante pour garantir la

prospérité durable de notre nation. Il faut agir maintenant, et notre

gouvernement l'a bien compris.

J'en profite,

Mme la Présidente, pour remercier tous mes collègues, parce que, quand on a

lancé, il y a un an, la consultation pour la politique d'aménagement du

territoire, nous sommes allés dans chacune de vos régions, dans vos municipalités,

on a travaillé tous ensemble. Donc, c'est un travail de tous les députés et,

évidemment, de tous les acteurs du milieu,

autant les architectes que les urbanistes, les aménagistes. Alors, je remercie

tous les acteurs concernés. Puis, en

même temps, je vais remercier particulièrement mon adjoint parlementaire, le

député de Mégantic, parce que, oui, il est responsable de cette consultation qu'on a lancée. Alors, évidemment, je

ne peux pas nommer son nom, mais je le remercie vraiment. C'est ensemble

qu'on va réussir.

Puis, honnêtement, je suis très, très

fière, parce que, oui, on parle beaucoup d'environnement, Mme la Présidente, mais l'aménagement du territoire, oui, c'est important pour nos

générations futures, et j'en suis très,

très fière. Merci, Mme la

Présidente.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, Mme la

ministre. Maintenant,

je suis prête à entendre un autre intervenant. Alors, M. le député de Vanier-Les Rivières,

la parole est à vous.

M. Asselin : Merci,

Mme la Présidente. Je voudrais, moi

aussi, ajouter mon grain de sel à

cette panoplie de visions différentes mais toutes importantes, comme

telles, suite au discours inaugural de notre chef.

L'équipe

du bureau de comté, chez nous, a été fortement mise à contribution, comme vous

pouvez vous en douter. C'est comme si

les citoyens avaient redécouvert leur député. Et je lève mon chapeau à chacun

de mes 124 collègues, même ceux

de l'opposition. Je trouve que tout le monde a contribué. On a été beaucoup sollicités,

dans les derniers temps, puis c'est quand même important de le dire.

Parmi

les nombres préoccupations que j'ai en tête, il y a le fait qu'on a augmenté de

près de 40 % nos sollicitations, et le personnel de bureau a

beaucoup relevé la situation. Merci, Julie, merci, Marie-Hélène, merci,

Sébastien, de votre infatigable contribution

au bénéfice des citoyens des Vanier-Les Rivières. C'est vraiment

fantastique, le travail que vous avez fait dans les derniers temps.

Donc,

je voudrais partager un certain nombre d'initiatives, dans cette intervention

qui m'est donnée. Il y a eu beaucoup de rapprochements, dans les

périodes intenses que nous sommes en train de traverser, puis c'est important

de le dire.

voudrais particulièrement, Mme la Présidente, attirer l'attention des gens sur

une situation vécue à l'école Boudreau, une école de mon comté, qui prouve à

chaque jour qu'elle privilégie l'acceptation des différences et l'ouverture

d'esprit au maintien d'un climat qui

favorise la persévérance scolaire, s'occupant principalement de jeunes de

16 ans et plus inscrits au deuxième cycle du secondaire.

Nous

avons été avisés dernièrement, au bureau de comté, par une enseignante, qu'un

de ses étudiants ayant contracté un

cancer était malheureusement en fin de vie. Le seul regret formulé par ce jeune

adulte de 22 ans, c'était de ne pas avoir pu décrocher son diplôme

d'études secondaires, en bonne

partie à cause de sa maladie. Le jeune homme

avait démontré beaucoup de persévérance dans ses études, mais il était à bout

de souffle, on le comprend facilement.

matin même, on avait contacté le cabinet du ministère de l'Éducation pour

évaluer s'il était possible de remettre un diplôme d'études secondaires pour

des fins humanitaires. Rapidement, le cabinet s'est penché sur cette requête

et en a avisé la division de la sanction des

études. Après une analyse rapide, la division a été mesure de produire le

diplôme, en fin d'avant-midi de la même journée, et un attaché politique

s'est déplacé au ministère de l'Éducation pour récupérer le diplôme afin de le remettre sur l'heure du dîner,

toujours la même journée, au secrétariat de l'école, à l'intention de

l'enseignante. Une cérémonie fut rapidement

organisée pour la remise du diplôme, le tout orchestré par l'enseignante et la

famille proche. Je voudrais

simplement dire que j'ai été très ému. J'ai vu des photos de la cérémonie

récemment, qui a été organisée jeudi soir dernier, puis c'était très, très

émouvant de voir ça. D'après le cabinet, ce serait la première fois qu'une

demande en ce genre, traitée par

notre gouvernement, existe. Donc, dossier reçu, 8 h 30. Traitement

final, 8 h 45 de la même journée. Voici un bel exemple, je

dirais, en tout cas, de la machine administrative qui a vaincu la bureaucratie

pour faire preuve d'humanité, et ce, à ma grande satisfaction.

trois dernières années ont permis à notre gouvernement de relever des défis

particuliers. Je suis à la fois fier de

l'adoption de la Loi favorisant la transformation numérique de l'administration

publique, de celle sur la laïcité de l'État et aussi celle qui touche l'organisation et la gouvernance scolaires, la

loi n° 40, toutes des lois qui tournent autour de ma

motivation, comme directeur d'école, d'avoir

fait... d'être venu faire de la politique après avoir oeuvré pendant

22 ans comme directeur d'école et entrepreneur aussi dans le monde

du numérique.

Je voudrais aussi nommer ma grande satisfaction de

l'agrandissement de l'école du Buisson, dans Vanier-Les Rivières, 10 classes supplémentaires et un gymnase, et

le début de la construction de la maison des aînés dans le secteur Lebourgneuf.

D'ailleurs, plusieurs de mes

collègues mentionnent les investissements dans les infrastructures de leurs

comtés. Puis on a augmenté le PQI dans des marges très appréciables,

merci beaucoup.

Personne

ne sera surpris qu'à l'occasion du récent discours d'ouverture j'aie éprouvé

plusieurs frissons en entendant notre premier ministre parler de l'ancien cours

d'éthique et de culture religieuse qui va être remanié vers un cours axé

sur la culture citoyenne québécoise. Je suis

aussi très, très ému d'entendre le premier ministre évoquer la création d'un

ministère de la Cybersécurité et du

Numérique en bonne et due forme. Donc, les citoyens qui m'ont élu dans

Vanier-Les Rivières et qui ont à

coeur la fierté qui nous anime sont d'autant plus ardents que notre

gouvernement s'est montré aussi nationaliste que possible depuis le

début.

voudrais mentionner, avant de

terminer cette prise de parole, que j'ai relevé aussi un défi plus personnel

qui m'a animé dans les derniers mois,

dans mes interventions ici, à l'Assemblée

nationale. Je suis très fier d'avoir

retrouvé une certaine aisance, ce n'est

pas encore parfait, mais, d'une lecture de mes notes... — merci,

vous êtes gentils — d'une

lecture plutôt hasardeuse, je peux maintenant

me permettre de sortir de mes notes, parler un peu en improvisant. Et je

suis très heureux de pouvoir le faire, parce que j'ai eu, de mes collègues,

beaucoup d'appui. Dans les caucus, entre autres, les gens ont pris le temps de m'écouter puis de me laisser

finir, ce qui n'était pas toujours évident. Donc, je voudrais, ce matin, leur rendre

hommage. Ici, en Chambre, aussi, les collègues ont été très patients, c'est le

moins qu'on puisse dire.

Alors, je

suis très heureux de pouvoir dire que le meilleur est à venir. Et puis je

voudrais souhaiter à tout le monde une bonne année. On a beaucoup de boulot

devant nous, mais il faut persévérer. Alors, à bientôt.

Vice-Présidente (Mme Soucy) : Je vous remercie, M. le

député. Maintenant,

nous poursuivons avec M. le

député de Robert-Baldwin.

M. Leitão : Très

bien. Merci beaucoup, Mme la Présidente. Je vais juste m'assurer qu'on met la chaise de ce côté. Alors, à mon tour de prendre la parole dans le

cadre de cette réplique au discours du premier

ministre, discours d'ouverture.

Je vais

couvrir quatre secteurs, quatre segments, et je vais essayer de le faire en

plus ou moins 15 minutes, c'est le temps que ma formation m'accorde, mais

ça se peut que ça déborde un peu — mais ça reste entre nous, Mme la Présidente, vous et moi — donc quatre enjeux : finances publiques, santé, et puis, le troisième,

bon, économie et main-d'oeuvre, et puis finalement les changements

climatiques.

Alors,

finances publiques, c'était la première phrase dans le discours du premier

ministre. Et M. le premier ministre parlait, dans cette phrase-là... il disait

que, bon, il y avait toujours un contrôle serré des finances publiques, au

Québec. Ah oui? Vraiment? J'ai très

hâte à voir la prochaine mise à jour économique, qui a déjà été décrite comme

étant un minibudget. On verra bien, d'ici quelques semaines, quand ça va

arriver. Et la raison qui me rend un peu, disons, dubitatif de cette affirmation, qu'il y a toujours un contrôle très

serré des finances publiques, c'est que, du côté des revenus, du côté des

revenus de l'État, en effet, quand on

regarde l'évolution des revenus de l'État, au cours des six, 12 derniers

mois, on voit qu'en effet les revenus de l'État sont plus élevés que ce

qui avait été prévu lors du dernier budget. Donc, bravo! Ça va bien! Mais alors là ils sont plus élevés pourquoi? Et là il y

a essentiellement deux facteurs. D'abord, une très forte augmentation des

transferts fédéraux. Les transferts fédéraux, pour la plupart, cette

augmentation des transferts, elle est très ponctuelle, associée aux dépenses liées à la pandémie, et donc, en principe, ils ne

devraient pas se répercuter dans les années à venir. Et, deuxièmement, cette

hausse des revenus de l'État provient aussi en

partie du fait que la

consommation, l'économie roulent, au Québec. Et pourquoi l'économie

roule, au Québec? Pourquoi il y a eu ce regain de consommation? En très grande partie, c'est grâce à l'injection de

60 milliards de dollars dans l'économie québécoise à travers des paiements

fédéraux. Donc, le gouvernement fédéral a non seulement injecté de la

liquidité dans l'économie québécoise en augmentant les transferts au

gouvernement du Québec, mais aussi en augmentant les transferts aux citoyens et

aux entreprises. Donc, il y a beaucoup

d'argent fédéral qui ne sera pas... qui n'est pas récurrent. Donc, comment on va

rééquilibrer tout ça? J'ai bien hâte à voir.

Du côté des

dépenses, et c'est là qu'il y a un enjeu majeur, c'est que, depuis, encore une

fois, un an, depuis six mois, depuis

un an, à chaque question qui est soulevée en période de questions ou dans les

médias il y a un nouveau programme, 60 millions, 80 millions,

300 millions, donc, et ça, ce sont des dépenses récurrentes.

Alors, comment tout ça va se régler? On verra

bien. Déjà, dans le budget de mars dernier, le gouvernement nous disait qu'à

partir de 2022, donc après 2023, 2024, l'augmentation prévue pour les dépenses,

à l'exclusion de santé et éducation, donc toutes les autres dépenses de l'État,

il y avait un gros moins 0,2 % d'augmentation. Ça, c'était déjà prévu dans le budget de mars dernier. Et puis, en

plus, il y a toutes sortes de nouvelles dépenses qui ont été additionnées, et puis, en plus, les revenus ponctuels de la part du

gouvernement fédéral... Donc, comment tout ça va se régler? On verra bien.

La dette est sous contrôle, très bien, mais

n'oublions pas que la dette publique du Québec était à 52 % du PIB en 2014, en 2018 elle était déjà

rendue à 42 %, 43 % du PIB, donc il y avait déjà eu

une forte baisse de la dette publique, ce qui a permis au gouvernement

actuel de prendre les mesures nécessaires pour faire face à la pandémie. Donc,

la dette a réaugmenté à nouveau, ce qui est correct, là, mais là il va falloir

aussi bien gérer ça. Il y a toutes sortes de nouveaux programmes d'infrastructures qui sont annoncés; bien sûr, le troisième

lien, mais beaucoup plus que ça aussi. Et comment tout ça va s'articuler? On a bien hâte de voir la

mise à jour économique de novembre pour pouvoir vraiment dire est-ce

qu'il y a toujours un contrôle serré et qu'est-ce que ça veut dire, un contrôle

serré des finances publiques, comment le gouvernement va s'assurer que ce

contrôle demeure serré.

Deuxième

élément, et ce qui est aussi très important, et c'est un peu dans la suite des

finances publiques, en ce qui

concerne la santé, mon collègue député de La Pinière avait, jeudi dernier,

fait un bon résumé de la situation dans le réseau de la santé, donc je n'ai pas

besoin de revenir là-dessus. Je conseille à tous les collègues et toutes les

personnes qui nous écoutent de

consulter le site de l'Assemblée nationale et de réécouter cet exposé-là de

notre collègue, et vous allez comprendre

beaucoup de choses, mais ce que je veux aussi mentionner, à ce moment-ci, en

termes de santé, c'est que déjà en

mars 2019, mars 2019, le premier budget du gouvernement, nous, en

tant qu'opposition officielle, on avait fait une seule et unique demande, une seule et unique suggestion

au gouvernement, à ce moment-là, c'était de mettre en oeuvre les projets

ratios. Les projets ratios, qu'on avait

commencé en 2017‑2018, c'est pour des ratios qui sont quoi? Qui sont des

mesures pour s'assurer que, le ratio

de patients par professionnel de la santé, ce ratio-là est adéquat. On savait

très bien qu'une telle façon de gérer le système coûterait des sommes

additionnelles. Les projets ratios ont donné... ont démontré que cela était non seulement faisable, mais souhaitable. Et

donc nous, on avait dit déjà en mars 2019, mars 2019, il y a deux ans, que le gouvernement devait aller dans cette

direction-là. Ça n'a pas été fait en mars 2019, ça n'a pas été fait en

mars 2020, ça n'a pas été fait en mars 2021. Est-ce que ça va être fait,

finalement, en mars 2022? On verra bien, il y a toujours des hésitations, des négociations, on ne sait pas trop

quoi. On sait que ça coûte des sous, mais c'est là où le gouvernement doit

mettre ses efforts, doit mettre sa priorité. On attend déjà depuis deux,

presque trois ans. Et ça, c'est le «record» de ce gouvernement, Mme la

Présidente.

Il parle

aussi... Le gouvernement, aussi, parlait d'allègement fiscal, mais, bon, le

temps passe, et, comme j'ai dit, j'ai

beaucoup de choses à mentionner, mais juste dire qu'en termes d'allègement

fiscal le gouvernement nous dit : Bien, écoutez, c'est 2 milliards qu'on a mis dans la poche des citoyens,

des Québécois, je veux bien, mais pas dans toutes les poches. En fin de compte, c'est très ciblé, comme

réduction de fardeau fiscal, c'est très ciblé aux familles qui ont des enfants

et qui possèdent une maison. C'est-à-dire que ce que le gouvernement a fait,

c'est de réduire les taxes scolaires, le tout premier projet de loi de ce

gouvernement, à l'automne 2018, c'était un projet de loi, j'y étais, pour

réduire les taxes scolaires, c'était ça, la

principale priorité de ce gouvernement — bravo, champion! — et puis aussi une réduction des frais

des garderies. Alors, il y a plein d'autres

familles, au Québec, pas seulement des familles qui ont des petits enfants, il

y a d'autres sortes de familles, au

Québec, il y a toutes sortes de citoyens qui n'ont pas de maison, qui ne paient

pas de taxes scolaires. Donc, c'est

un allègement fiscal, oui, 2 milliards de dollars, oui, mais qui était

très, très ciblé, qui est loin, très loin d'être... de bénéficier à toute

la collectivité.

Maintenant,

mon troisième sujet : l'économie et la main-d'oeuvre. Et ça a un lien avec

le quatrième, qui est les changements climatiques.

Je commencerai en disant que politique

économique, de nos jours, là, en 2021, politique économique, c'est la politique

climatique. Qu'est-ce que vous voulez, la politique climatique, c'est la

politique économique. Vous savez, on ne peut

pas penser qu'on va transformer notre économie, la rendre plus sobre en carbone,

sans faire les deux en même temps,

économie et lutte aux changements climatiques. Mais restons du côté de

l'économie avant de passer aux changements climatiques.

Du côté de

l'économie, évidemment, l'enjeu principal, c'est, bon, essayer d'accélérer la

croissance économique, très bien, mais là il y a deux éléments qui sont

cruciaux, à mon avis. D'abord, cette accélération ou ce maintien de la croissance économique, il demande deux choses. Il

y a deux éléments, ce n'est pas une équation très complexe, là, ça demande

du capital et ça demande de la

main-d'oeuvre, donc de l'investissement et des travailleurs. Donc, pour

l'investissement, il y a toutes

sortes de mesures que le gouvernement peut prendre pour essayer d'accélérer

l'investissement. Il peut même aussi accélérer

son propre investissement public. Mais, pour la main-d'oeuvre, c'est pas mal

plus compliqué. La main-d'oeuvre, c'est des individus, c'est des êtres

humains, ce sont des personnes.

Et là il y a tout un enjeu, au Québec, comme

partout ailleurs dans les pays de l'OCDE, dans les pays développés, en Amérique

du Nord, en Europe, un enjeu de vieillissement de la population, mais qui a

ceci de particulier, au Québec, qu'il nous

arrive très rapidement. Donc, ce qu'on voit, depuis quelques années, et c'était

entièrement prévisible, c'est que les personnes de ma génération, Mme la

Présidente, les baby-boomers, les personnes, disons, de 60 ans et plus,

bon, ils arrivent à l'âge de la retraite, et

ils arrivent à l'âge de la retraite rapidement et en très grand nombre, et ils

quittent le marché du travail, de telle façon que notre population

active, le nombre de personnes en âge de travailler, diminue. Ce n'est pas qu'elle augmente lentement, comme en

Ontario ou comme aux États-Unis, non, elle diminue, en termes... en chiffres

absolus, il y a moins de personnes sur le marché du travail. Et cela va

s'accélérer dans les années à venir.

Comment on va

régler ça? Il y a plein, plein, plein de moyens, de stratégies, mais on ne peut

pas, et ça, j'aimerais, un de ces

jours, qu'on puisse être capable d'avoir ce discours-là, cette discussion, on

ne peut pas penser qu'on va régler cela en ne parlant pas d'immigration. Je pense qu'on peut puis on doit parler

d'immigration. Ce n'est pas le seul et unique moyen d'y arriver, mais ça

fait

partie de la solution.

Ce qui me

dérange le plus, Mme la Présidente, et je l'ai déjà dit dans cette Assemblée,

c'est que, quand on parle d'immigration, il y a une tendance à vouloir

associer l'immigration à une menace à la langue française. Et c'est ça que j'ai

beaucoup de difficultés, Mme la Présidente. Et j'ai beaucoup de difficultés

parce que, écoutez, je suis un exemple de

cela. Je suis en train de nous parler en français. Ce n'est pas ma langue

maternelle. Quand nous sommes arrivés au Québec, ma famille et moi, on

ne parlait pas français. Est-ce qu'on est une menace à la culture québécoise?

Je ne pense pas, Mme la Présidente. Beaucoup

de mes collègues de tous

Document details

CollectionQuebec — Debates (Hansard)
Citation2021-10-27
Typehansard
Volume / chapteren travaux-parlementaires assemblee-nationale 42-2 journal-debats 20211027 310091
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierb63202b746acc5496d7ad481ebcc9332cd7abf18

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