Health and Social Services — 2 May 2017 (41st Legislature, 1st Session)

CSSS 2017-05-02

Quebec — Committees

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Health and Social Services — 2 May 2017 (41st Legislature, 1st Session)

CSSS 2017-05-02

Quebec — Committees

Président (M. Merlini) :

Alors, à l'ordre, s'il vous plaît! À

l'ordre, s'il vous plaît! Bienvenue à

la salle de l'Assemblée nationale. Ayant constaté le quorum et l'heure, je déclare donc la séance de la

Commission de la santé et des

services sociaux ouverte. Je demande à toutes les personnes dans la salle de

bien vouloir éteindre la sonnerie de leurs téléphones cellulaires et autres

appareils électroniques qui pourraient déranger l'importance de nos travaux.

La commission

est réunie ce matin et cette journée afin de procéder à l'étude des crédits

budgétaires du volet Santé et accessibilité aux soins du portefeuille

Santé et Services sociaux pour exercice financier 2017-2018. Une enveloppe

de 12 heures a été allouée pour l'étude de ces crédits.

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements ce

matin?

Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Poëti

(Marguerite-Bourgeoys) est remplacé par M. St-Denis (Argenteuil) et M.

Pagé (Labelle) est remplacé par Mme Poirier (Hochelaga-Maisonneuve).

Le Président (M. Merlini) : Très

bien. Je vous remercie de ces informations.

Nous allons

débuter par les remarques préliminaires puis nous allons procéder à une

discussion d'ordre général par blocs

d'environ 20 minutes, incluant les questions et les réponses. La mise aux

voix de ces crédits sera effectuée à la fin du temps qui leur sera

alloué.

Alors, M. le ministre, vous avez un bloc de

17 minutes pour vos remarques préliminaires. À vous la parole.

Barrette : Alors, merci, M. le Président. Alors, bien, bienvenue à

tout le monde, évidemment, aujourd'hui, les collègues des oppositions officielles et évidemment toute l'équipe,

qui représente les différents secteurs du ministère de la Santé et des Services sociaux, qui

m'accompagne, à commencer par mon chef de cabinet, M. Daniel Desharnais,

le sous-ministre en titre, M. Michel

Fontaine, et, comme je viens de le dire, les représentants, et ils sont

nombreux, comme vous pouvez le voir, des différents ministères et

organismes.

Alors, M. le

Président, aujourd'hui, c'est une étape qui, je pense, est importante, cette

étude de crédits. Pourquoi? Bien, je

pense qu'il est important de le rappeler, cette année sera l'année où la santé,

et les services sociaux au complet, en termes

budgétaires, franchira la frontière très significative de 50 % des

dépenses de programmes de notre gouvernement. Ce n'est évidemment pas 50 % du budget total de l'État, évidemment,

mais bien un peu plus de 50 % des dépenses de programmes, ce qui, en soi, est un fait à être

souligné et ce qui explique évidemment le fait que nous soyons si

nombreux aujourd'hui.

Je commence comme ça, M. le Président, parce que

la population, je pense, le réalise à tous les jours, les parlementaires, pas

nécessairement, mais je pense qu'on doit le souligner quand même : pour en

arriver à contrôler la croissance des coûts

des services de santé et des services sociaux, ça exige une maîtrise des

finances publiques. Et ça, on ne peut pas ne pas le souligner

suffisamment. On doit le répéter.

Dans les

12 heures qui vont nous occuper aujourd'hui et demain, on entendra

évidemment un certain nombre de questions

auxquelles je vais m'efforcer de répondre avec le plus de précision possible.

Évidemment, il y aura un certain nombre

aussi, probablement, d'allégations ou de sous-entendus dans les questions, mais

je tiens tout de suite à rappeler à nos

collègues parlementaires de toutes les oppositions que nous avons franchi la

barre de 50 % du budget des dépenses de programmes de notre gouvernement. Ce n'est pas rien. C'est une quantité

très grande de services, que ce soit de santé directe ou de services sociaux. Et évidemment on serait très intéressés

de voir ce que nos collègues des oppositions pourraient nous proposer de

faire différemment et sur quelle base ils pourraient nous proposer de faire

différemment. On aura certainement l'occasion d'y revenir pendant la période en

question, pendant les 12 heures qui vont nous occuper.

Une chose est

certaine, avec un budget de 36 763 000 000 $, donc, c'est

un gros chiffre, mais c'est un chiffre qui s'adresse à un sujet complexe qui touche tous les secteurs de la

société, tous les gens, tous les aspects de la société, et qui surtout nous oblige à faire des choix. Aujourd'hui,

je suis heureux, M. le Président, parce qu'on a maîtrisé la croissance

des coûts en santé, et on a fait des choix,

et on a fait des choix qu'on a étalés sur la place publique et que l'on va

reconduire dans ce budget-ci. L'augmentation

de notre budget de santé et des services sociaux est de 4,2 %. À

titre

indicatif, M. le Président, je pense

qu'il faut le souligner, toutes les provinces canadiennes ont de grandes

difficultés à faire face aux enjeux de

santé et des services sociaux, presque toutes les provinces canadiennes ont des

finances publiques qui sont en difficulté. Cette semaine, on voyait nos collègues de

l'Ontario présenter leur premier budget, leur premier budget en disant

qu'il est équilibré, et, dans ce budget

équilibré, on augmentait les coûts de santé de seulement 3,3 %. C'est

significatif quand même, 3,3 %,

mais c'est moins que ce que le Québec fait, et ça montre que les efforts qui

ont été faits par la population et par les gens du réseau ont donné

leurs fruits.

Et, quand on

dit que ça a donné leurs fruits, M. le Président, et que certaines décisions

doivent être prises, bien, allons-y et regardons essentiellement sur

quoi nous nous basons pour faire nos choix budgétaires pour la prochaine année. Évidemment, M. le Président, je pense qu'en

santé, tout le monde le dira, avant de soigner les gens, il faut

s'adresser à ce que l'on convient d'être la

première chose, la prévention. La prévention est un sujet qui fera l'objet

d'une présentation évidemment par ma

collègue Mme Charlebois, qui est ministre déléguée à un certain nombre de

choses, mais en particulier à la

prévention. Évidemment, il y a deux autres piliers de notre ministère que

sont... un qui est méconnu qui est celui des infrastructures, sur lequel

je reviendrai vers la fin de mon allocution, et le deuxième... le troisième ou

le deuxième, dans l'ordre évidemment, c'est celui des soins offerts à la

population.

Commençons,

M. le Président, par mettre les choses dans leur ordre approprié. Dans le bon

ordre, là, en santé... Puis je sais

que c'est des mots que je vais prononcer qui sont durs à entendre pour bien des

gens dans les oppositions et ceux qui critiquent

le système de santé, mais la médecine, M. le Président, là, la santé, il y aura

toujours des médecins, il y aura toujours

une première ligne, et, la première ligne, qui se doit d'être

interdisciplinaire, qui l'est de plus en plus, bien, on n'a pas le choix de s'adresser à cette

problématique-là. Je rappelle que nous sommes dans une période de

transformation de notre système de santé, particulièrement en ce qui a

trait à la première ligne, et le meilleur exemple que l'on peut donner, c'est la mise à jour que nous avons faite

en termes d'accès à la première ligne, en date du 31 décembre

dernier. Et, je le souligne encore une fois,

grâce à nos interventions, grâce à l'effet levier de notre loi n° 20, il

se trouve que, dans les faits — et ça, c'est vérifié, M. le

Président — il

y a plus de 560 000 personnes, en date du 31 décembre 2017,

qui ont maintenant accès à un médecin de famille.

Non seulement

sont-ils inscrits à un médecin de famille, mais les médecins changent leur

pratique. Ils changent leur pratique

de deux manières. Ils s'en vont vers ce que l'on appelle l'accès adapté, qui

est la fin du rendez-vous annuel répétitif et sans nécessité, pour avoir un profil de pratique qui soit... ce que

l'on peut qualifier d'une pratique ouverte, adaptée aux besoins des gens, qui fait en sorte que les

citoyens qui sont inscrits à un médecin de famille, eux puissent le voir dans

ce mode-là en quasi-totalité, quand c'est

nécessaire, dans la semaine. C'est du jamais-vu. Ça ne s'est jamais fait. Ça

n'a jamais été évoqué. Ça n'a jamais été proposé. Bien, nous l'avons

fait. Et ça se fait dans un environnement interdisciplinaire. Oui, M.

le Président, quand on fait ça, il y

a du travail d'infirmière et d'autres

professionnels. J'y vais, moi, sur le terrain. Je rencontre ces professionnels-là qui nous

disent : Oui, c'est beaucoup mieux comme ça. Et il faut aller les voir,

ces gens-là, plus souvent, je dirais.

Il faut aller les voir plus souvent pour qu'on entende leurs expériences nous

dire : Oui, ça fonctionne beaucoup mieux. Pour qui? Pas pour nous,

les gouvernements, pas pour nous les praticiens, mais pour les citoyens. Il

faut le rappeler, ça.

On avait annoncé d'ici la fin du mandat, et on

maintient cette annonce, cet engagement-là, le déploiement de 50 supercliniques. Ce sont des vraies

supercliniques. J'ai entendu des gens, dans les dernières heures, dire qu'il

n'y a pas de personnel supplémentaire. Ce matin, j'ai donné une entrevue

à la suite d'un médecin qui critiquait le fait que, les supercliniques, il n'y

avait pas de personnel supplémentaire. Bien, ça doit être parce qu'il ne

pratique pas dans une superclinique.

D'ailleurs, cet individu-là ne pratique pas dans une superclinique, il pratique

dans une urgence. Mais, dans une

superclinique, M. le Président, on investit des sommes d'argent, mais qui

arrivent en ajout de personnel, du personnel public, payé par le public, qui vient multiplier l'effet de l'offre de

services accrue qui est offerte par les supercliniques.

On est rendus

à 12, M. le Président. On en a actuellement dans presque tous les territoires,

on en a à Montréal, en Montérégie, à

Laval, en Estrie, et on en aura ailleurs. Sur mon bureau, au moment où on se

parle, 34 groupes de médecins se

sont avancés pour qu'on puisse analyser leurs dossiers. Ils ont l'intention de

faire ces 34 supercliniques là si l'analyse de leurs dossiers est positive, et je ne vois pas de

raisons pour lesquelles ça ne serait pas positif, mais nous aurons, sur

tout le territoire du Québec, sans doute

d'ici la fin de l'année 2017, opérationnelles, 34 supercliniques. Puis je

suis bien convaincu que, dans l'année 2018, on se rendra à 50.

Alors, ça,

c'est un ajout net, c'est important, c'est un ajout net d'offre de services

dans une transformation de la pratique

parce qu'on a eu un levier qui était la loi n° 20 qui, oui, a provoqué un

changement, mais n'est-ce pas ce que l'on voulait tous et toutes, provoquer un changement?, ce que nous avons

fait, et le changement est en train de s'opérer. Je suis convaincu, mais

vraiment convaincu que nous sommes à portée de main de résoudre la

problématique de l'accès en première ligne.

Est-ce que

c'est la fin des interventions que nous avons ou aurons à faire? La réponse, M.

le Président, évidemment, c'est non. Il y en aura d'autres. C'est la

raison pour laquelle on a un projet de recherche, un projet pilote, un projet

de recherche, le projet Archimède qu'on a lancé à Québec. C'est quoi, ça?

Imaginez, M. le Président, c'est un projet où on

met un surnombre de personnel non médical, des infirmières, des travailleurs,

et ainsi de suite, des IPS, les fameuses superinfirmières, qu'on met à profit dans un mode collaboratif selon

lequel on est convaincus qu'on va être capables de faire en sorte qu'un

médecin non plus aura la responsabilité de 1 000 ou de

1 500 personnes, mais bien de 3 000. Pourquoi 3 000? Parce qu'il y aura les équipes

appropriées pour appuyer et régler des problèmes qui sont des problèmes

ponctuels.

M. le Président, dans

la dernière année, on s'est adressés, et ça, il faut le retenir, nous nous

sommes adressés aux problématiques

ponctuelles qui gênent la fluidité de notre système, hein? Et on les connaît,

ces zones où il y a des problèmes de fluidité. Nous nous sommes adressés

au maintien à domicile, aux CHSLD, à l'attente pour les plateaux techniques, les scans, l

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCSSS 2017-05-02
Typecommittee
Volume / chapteren travaux parlementaires commissions csss 41 1 journal debats CSSS 170502.html
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierb63c6f379cdbfc0910f9a1cf9ec5272575a472ff

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