House Proceedings — 3 June 2014 (41st Legislature, 1st Session)
2014-06-03
Quebec — Debates (Hansard)
Lors
du dernier championnat canadien de judo, qui s'est tenu à Saguenay il y a
quelques semaines, Sophie, jeune femme
de Wotton, a décroché l'or de la catégorie U21, ajoutant ainsi le
titre de
championne canadienne féminine chez les seniors. Kevin, résident d'Asbestos,
a aussi terminé au premier rang dans sa catégorie, chez les U18. Quant à la
Danvilloise Ariane, elle a décroché la deuxième position du côté des U16.
vous trois, bravo! Et merci de si bien représenter notre région. À vos
entraîneurs, toutes mes félicitations pour démontrer encore une fois que ce n'est pas parce qu'on est une petite organisation qu'on n'est pas
nécessairement automatiquement promis à de beaux et grands succès.
Alors, bonne continuité à tout le groupe du club de judo Danville-Asbestos.
Le Vice-Président (M. Ouimet) :
Merci à vous, Mme la députée. M. le député de Chauveau.
Deltell : Merci beaucoup, M. le Président. Dimanche après-midi,
200 personnes, à Saint-Émile, ont participé à l'événement
Appréciation jeunesse organisé par les Optimistes. En tout, 57 jeunes d'âge
primaire ont été honorés.
C'est
une des plus belles activités qu'il m'est… donné de participer, M. le Président, et voici pourquoi. Imaginez-vous que chaque professeur de
classe primaire doit choisir, à Saint-Émile, un élève de sa classe. Pas celui
qui a les meilleures notes ou celui qui a
compté le plus de buts au ballon-panier. Non. Celui qui s'est le plus amélioré
au cours de l'année. C'est donc, M. le Président, une façon de rendre hommage à la persévérance, à la progression et aux
efforts de tous nos jeunes. Et il fallait voir d'ailleurs, M. le
Président, toute la fierté des parents, des grands-parents, des amis des
enfants quand ils ont été applaudis un par un par l'ensemble de la foule.
donc bravo à tous les Optimistes d'avoir organisé ce bel événement!
Bravo aux professeurs qui accompagnent les jeunes! Bravo aux parents qui
soutiennent leurs enfants! Et, bien entendu, bravo aux enfants! Merci, M. le
Président.
Le Vice-Président (M. Ouimet) : Merci à vous, M. le député. Mme la
députée de Charlevoix—Côte-de-Beaupré.
Mme Simard :
Merci, M. le Président. Je souhaite souligner aujourd'hui l'apport exceptionnel
du service d'animation des bibliothèques de la commission scolaire de Charlevoix, qui a reçu le 21 mai dernier
le Prix de l'Association pour la
promotion des services documentaires scolaires dans le cadre du prix de
reconnaissance national organisé par le ministère de l'Éducation, du
Loisir et du Sport. Le projet d'animation du service des bibliothèques de la commission
scolaire de Charlevoix a d'abord été jugé par des responsables régionaux comme
étant parmi les plus significatifs et porteurs d'effets à long terme, et
puis il a été reconnu par le MELS comme étant un projet exceptionnel permettant
de promouvoir la lecture et de développer les habiletés et les habitudes de
lecture des jeunes.
Je tiens d'ailleurs à
féliciter la direction de la commission scolaire de Charlevoix, et plus
particulièrement Mmes Kathleen Brassard, Isabelle-Anne Messier et Marie-France
Mosry, membres du service d'animation des bibliothèques. Merci, M. le
Président.
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Alors, merci à vous, Mme la députée. M. le député
de Mercier, pour votre déclaration.
M. Khadir :
Merci, M. le Président. Le samedi 14 juin, une grande fête marquera le
40e anniversaire du Centre de la petite enfance Saint-Louis, l'un
des premiers CPE à ouvrir ses portes dans le quartier Plateau—Mont-Royal.
Bien ancré dans la communauté, le CPE
Saint-Louis offre depuis quatre décennies des services adaptés aux besoins et à
la réalité des enfants et des
familles de notre quartier. Je profite de l'occasion pour rendre hommage à
toutes les personnes, employés et parents, qui ont contribué à assurer
la pérennité du CPE petite enfance Saint-Louis.
Dans le comté de Mercier,
les familles se plaignent d'un manque cruel de places en CPE, et, les chiffres
le confirment, il est impératif de
développer de nouvelles places, déjà annoncées, et d'aider le réseau des CPE à
se développer davantage. Les CPE
comme le CPE Saint-Louis jouent un rôle essentiel et contribuent à la création
d'emplois, à la vitalité économique et à la qualité de vie des familles
dans les communautés. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Merci à vous, M. le député. M. le député de Fabre,
je vous cède la parole.
Ouimet (Fabre) : M. le Président, je suis heureux de souligner la 14e édition du Symposium des artistes
sur la route des fleurs, qui s'est tenu, les
3 et 4 mai dernier, sous le thème Si l'art m'était conté . Cette activité bisannuelle regroupe une
cinquantaine d'artistes-peintres et de sculpteurs dans le cadre enchanteur des
serres fleuries que l'on retrouve dans ma circonscription, un événement qui fait rayonner Laval et le quartier de
Sainte-Dorothée et qui contribue à renforcer la position de capitale
horticole du Québec et à manifester notre intérêt et soutien pour les arts
visuels.
voudrais féliciter les deux lauréates de cette année : Mme Alex Delavoie, qui s'est
vue décerner le Prix de la palette
artistique pour son tableau Le bonheur qui tire, et Mme Sylvia Paquette,
qui a récolté le prix Coup de coeur pour son oeuvre Lumières de la
forêt. Je ne peux évidemment passer sous silence le travail remarquable et
la persévérance de Mme France Godin,
présidente et responsable du
symposium, ainsi que du comité organisateur l'entourant. Je tiens à les
remercier chaleureusement pour cette magnifique initiative. Bravo! Merci, M. le
Président.
Le Vice-Président (M. Ouimet) :
Alors, merci, M. le député. M. le député de Drummond—Bois-Francs, je vous cède la
parole.
Schneeberger :
Merci, M. le Président. C'est avec une immense fierté que je souligne le 50e
anniversaire de Cascades, dont le berceau et le siège social se trouvent
à Kingsey Falls, dans ma circonscription. À l'occasion de ce cinquantenaire, je
veux rendre un vibrant hommage aux frères Lemaire pour leur qualité de
travailleurs infatigables, d'entrepreneurs-nés,
de visionnaires et de chefs de file. Je salue le trio Lemaire — Bernard, Laurent et Alain — la première génération des grands
entrepreneurs québécois. Cascades a ouvert la voie en matière de développement
durable et du recyclage. Je dirais même qu'ils
ont fait avec des déchets une richesse, une richesse qui est devenue aujourd'hui
collective. Cascades est le symbole de la
réussite des gens d'affaires de chez nous. C'est un modèle d'audace et d'innovation
pour les générations montantes. Cascades connaît la réussite grâce à la gestion
fondée sur l'initiative, le travail d'équipe, la concertation, la capacité d'adaptation ainsi que le respect de l'humain
et de l'environnement. Bravo aux frères Lemaire et à l'ensemble de ces travailleurs, appelés les
cascadeurs et cascadeuses, qui ont fait de Cascades une multinationale!
Merci.
Vice-Président (M. Ouimet) :
Merci à vous, M. le député. M. le député de Rouyn-Noranda—Témiscamingue, pour votre déclaration.
M. Blanchette : Merci, M. le
Président. Permettez-moi de saluer le travail exceptionnel de la Fondation Bon départ de Canadian Tire. Depuis maintenant 14 ans,
cette fondation distribue annuellement plus de 3,7 millions de
dollars aux communautés afin de permettre à 40 000 jeunes Québécois et
Québécoises de participer à des activités physiques ou de vivre un séjour inoubliable au camp de vacances dans la région des
Laurentides, à la Base de plein air Bon Départ.
L'édition
2014 coïncide avec le 75e anniversaire de la présence de La Société Canadian
Tire au Québec. En effet, c'est le 13
juin 1939 que M. Henri Roy est devenu le premier marchand de la compagnie en
établissant son magasin sur la rue
Principale à Rouyn-Noranda — à l'époque, on ne l'appelait que Rouyn — un choix judicieux, car les
municipalités jumelles de Rouyn et Noranda connaissent alors un essor
incroyable en raison de la vigueur de l'industrie minière et l'émergence de cette industrie-là, autant en
Abitibi que dans le Nord-Est ontarien. Je salue l'initiative de ce pionnier
et remercie tous les marchands Canadian Tire.
D'ailleurs, j'en ai une dizaine ici, en haut, et
plus particulièrement M. Marcel Gagné, président…
Vice-Président (M. Ouimet) : Très bien. Alors, merci, M. le
député de Rouyn-Noranda—Témiscamingue. M. le député de Beauharnois.
M. Leclair :
Merci, M. le Président. Je désire, aujourd'hui, rendre hommage au photographe
campivallensien Pierre Langevin, qui a
célébré, cette année, ses 30 années de carrière, une carrière au cours de
laquelle il est associé au journal Le Soleil et le Saint-François
de Valleyfield, faisant de lui une figure incontournable du paysage médiatique
dans le comté de Beauharnois.
La carrière de Pierre Langevin a été jalonnée
par le succès. Ce dernier a en effet été finaliste à de nombreuses reprises pour le prix Antoine-Desilets, qui
récompense les meilleures photographies de presse du Québec, remportant
même les grands honneurs en 2009. Les photographies de Pierre Langevin lui ont
également valu d'être, à de nombreuses reprises, le lauréat des Grands Prix des
hebdos du Québec. Toujours actif, ses clichés parviennent toujours à nous
transmettre sa passion pour le huitième art.
Je souhaite lui offrir, en cette enceinte de l'Assemblée
nationale et au nom de tous les citoyens du comté de Beauharnois, mes hommages les plus sentis pour cette belle et brillante
carrière. Longue vie à toi, Pierre. Merci, M. le Président.
Vice-Président (M. Ouimet) : Alors, merci à vous, M. le député.
Voilà qui met un terme à la rubrique Déclarations de députés.
Je suspends les
travaux de l'Assemblée quelques instants.
(Suspension de la séance à
13 h 57)
Le Président :
Mesdames messieurs, nous allons nous recueillir quelques instants.
Merci, veuillez vous
asseoir.
Nous
poursuivons les affaires courantes. Il
n'y a pas de déclarations ministérielles ni présentation de projets de loi.
À la rubrique Dépôt
des documents, Mme la ministre de la Sécurité publique.
Mme Thériault :
Merci, M. le Président. Il me fait plaisir de déposer 17 avenants aux
ententes 2013‑2014 sur la prestation
des services policiers dans diverses communautés autochtones, conformément à l'article 92
de la
Loi sur la police.
je vais déposer également le rapport des activités du Commissariat des
incendies de la ville de Québec pour l'année 2013, conformément à l'article 91
de la
Loi sur la sécurité incendie.
Le Président :
Ces documents sont déposés. M. le ministre des Transports.
M. Poëti :
M. le Président, il me fait plaisir de déposer le rapport annuel 2013 de l'Agence
métropolitaine des transports.
Le Président :
Ce document est déposé.
Pour ma part, je
dépose le rapport spécial du Vérificateur général du Québec à l'Assemblée
nationale pour l'année 2014‑2015, concernant la vérification particulière,
intitulé Évolution du solde budgétaire du gouvernement pour l'année 2014‑2015 ,
et il est accompagné du document intitulé Présentation du contenu du rapport .
À la rubrique Dépôt
de rapports de commissions, Mme la présidente de la Commission de l'administration
publique et députée de Richelieu.
Zakaïb : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la
Commission de l'administration publique qui, le 2 juin 2014, a
procédé à l'élection à la présidence et aux vice-présidences de la commission.
Merci.
Président : Ce rapport est déposé. Mme la présidente de la
Commission de l'agriculture, des pêcheries, de l'énergie et des
ressources naturelles et députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger :
Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission de l'agriculture,
des pêcheries, de l'énergie et des
ressources naturelles qui, le 2 juin
2014, a procédé à l'élection à la présidence et à la vice-présidence de
la commission.
Le Président :
Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission de l'aménagement du
territoire et député de Champlain.
Auger : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission de l'aménagement du territoire
qui, le 2 juin 2014, a procédé à l'élection à la présidence et à la
vice-présidence de la commission.
Le Président :
Ce rapport est déposé. Mme la présidente de la Commission de la culture et de l'éducation
et députée de Jeanne-Mance—Viger.
Rotiroti : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission de la culture et de l'éducation
qui, le 2 juin 2014, a procédé à l'élection à la présidence et la
vice-présidence de la commission.
Le Président :
Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission de l'économie et du
travail et député de Bertrand.
Cousineau : Oui, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission
de l'économie et du travail qui,
le 2 juin 2014, a procédé à l'élection à la présidence et à la vice-présidence
de la commission.
Le Président :
Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission des finances publiques
et député de Montmorency.
Bernier : Je dépose le
rapport de la Commission des finances
publiques, M. le Président, qui, le 2
juin 2014, a procédé à l'élection de la présidence et à l'élection de la
vice-présidence de la commission.
Le Président :
Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission des institutions et
député de Fabre.
Ouimet (Fabre) : M. le Président, je dépose le rapport de la Commission
des institutions qui, le 2 juin
2014, a procédé à l'élection à la présidence et à la vice-présidence de la commission.
Président : Ce
rapport est déposé. M. le président de la Commission
des relations avec les citoyens et député de Chutes-de-la-Chaudière.
Picard : Merci, M. le Président. Je dépose le rapport de la Commission des relations avec les citoyens
qui, le 2 juin 2014, a procédé à l'élection à la présidence et à la
vice-présidence de la commission. Merci.
Le Président :
Ce rapport est déposé. M. le président de la Commission de la santé et des
services sociaux et député de LaFontaine.
M. Tanguay : M. le Président,
je dépose le rapport de la Commission de la santé et des services sociaux qui,
le 2 juin 2014, a procédé à l'élection à la présidence et à la vice-présidence
de la commission.
Président : Alors, ce
rapport est déposé. Et finalement M. le président de la Commission des transports et de l'environnement
et député d'Orford.
Reid : M. le
Président, je dépose le rapport de la Commission des transports et de l'environnement
qui, le 2 juin 2014, a procédé à l'élection à la présidence et à la
vice-présidence de la commission.
Président : Alors, ce
rapport est déposé. À la rubrique Dépôt des pétitions, j'ai reçu une demande de
pétition de Mme la députée d'Arthabaska. Cette demande de pétition, il s'agit d'une
pétition qui est non conforme, alors je demanderais s'il y a consentement
pour la présentation de cette pétition. Est-ce qu'il y a consentement? Consentement.
Mme la députée d'Arthabaska, nous vous écoutons.
Mme Roy
(Arthabaska) : M. le Président, je veux en profiter pour saluer M. le préfet de L'Érable, M. le
maire de Saint-Ferdinand, les conseillers et conseillères de Saint-Ferdinand
qui ont mené à fond cette pétition.
Donc, je
dépose… Je dois dire, M. le Président, que j'ai travaillé avec le député de Lotbinière
dans le dossier pour vous montrer la bonne collaboration qui commence à
s'installer dans cette Chambre.
Je dépose l'extrait
d'une pétition adressée à l'Assemblée
nationale, signée par 1 605 pétitionnaires.
Désignation : citoyens et citoyennes de Saint-Ferdinand et de la région.
Il n'y a pas de fait invoqué.
«Et l'intervention réclamée se résume
ainsi :
«Nous,
soussignés, citoyens et citoyennes de Saint-Ferdinand
et de la région, nous objectons
formellement à la fermeture de la Maison du Sacré-Coeur et demandons au
Centre de santé et de services sociaux d'Arthabaska et de L'Érable, CSSSAE, de maintenir la mission de la
Maison du Sacré-Coeur et d'encourager son personnel à continuer dans la
même voie, soit offrir des soins de qualité à nos aînés et les accompagner
humainement dans leur dernier voyage.»
Je certifie que cet extrait est conforme à l'original
de la pétition.
Le Président : Alors, l'extrait
de cette pétition est déposé.
Il n'y a pas
de réponses orales aux pétitions ni d'interventions portant sur une violation
de droit ou de privilège.
Alors, nous en sommes maintenant rendus à la période
de questions et de réponses, et j'invite le chef de l'opposition officielle à
poser la première question.
Bédard : Merci,
M. le Président. On nous avait promis
un changement de ton à cette Assemblée. Je ne sais pas si le ton a
changé, mais je vous avouerais que, par rapport à 2003, la méthode reste la même,
M. le Président.
On demande au
vérificateur par intérim de déposer
un rapport, ce qu'il a fait cet après-midi — à l'époque, c'était un vérificateur à la retraite. Là, on a pris
quelqu'un par intérim — que le gouvernement avait commandé le lendemain de son élection. Essentiellement, on nous dépeint la
réalité qui est celle du gouvernement à chaque année, c'est-à-dire la
liste des besoins et des programmes à reconduire, qui est longue, et c'est
justement le travail d'un gouvernement, d'un président du Conseil du trésor et
de tout un gouvernement de prioriser, de faire des choix.
Le plus bel
exemple que je peux vous donner est celui des comptes publics. Le vérificateur — le même — a signé les états financiers du
gouvernement pas plus tard que l'an passé et confirmé que les dépenses ont été
contenues à 1,2 % en 2012‑2013. Vous comprendrez,
M. le Président, que la liste des besoins excédait de plusieurs milliards
cette faible croissance de 1,2 %, mais
le gouvernement a dû prendre des décisions et limiter, et limiter au maximum,
pour réduire la part qu'on faisait supporter par le déficit.
situation est la même, aujourd'hui. Le gouvernement est payé pour choisir, pour
décider, pour prioriser. Est-ce que le
premier ministre peut nous dire si son intention est d'assumer ses engagements
qu'il a pris lors de la campagne ou, au contraire, son scénario était
écrit au premier jour de la campagne électorale…
Le Président :
M. le premier ministre.
Couillard : M. le Président, je suis certain que le chef de l'opposition
officielle ne veut pas diminuer la crédibilité
et l'institution que représente le Vérificateur général. Je me suis demandé,
dans ses premiers mots, si ce n'était pas, par hasard, l'objectif visé.
Je suis certain que ce n'est pas le cas.
Maintenant,
ce qui est également clair à la lecture de ce rapport, M. le Président, c'est
que — notre
collègue nous parle de la campagne
électorale — nous, on
a pris les chiffres publiés en février par le gouvernement pour faire
notre cadre financier, et on voit malheureusement
que ces chiffres étaient inexacts et incomplets. Pourquoi? Parce qu'on
prévoyait un déficit de
1 750 000 000 pour 2014‑2015, il s'ajoute une impasse de
3,9 milliards, ce qui nous amène effectivement à un déficit projeté
de 5,6 milliards, chiffre que j'ai mentionné à quelques reprises au cours
des derniers jours.
Maintenant,
le collègue de l'opposition officielle… le chef de l'opposition officielle
dit : Un gouvernement fait des choix.
Bien, justement, les choix n'ont pas été faits, M. le Président. Il y a eu un
budget en novembre 2012, seulement un autre
budget en février dernier, avant le déclenchement d'une élection, sans cahier
des crédits. Et ce que le Vérificateur général nous apprend également,
M. le Président, c'est qu'il n'y avait que 150 millions d'identifiés sur
3,9 milliards d'impasse. Ce n'est pas sérieux, M. le Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le chef de l'opposition.
Bédard : Je vous montre un tableau, M. le Président. Ce qui
est sérieux, c'est le résultat du vérificateur. Ici, en rouge, vous avez les années libérales, où on a
dépassé, à chaque année, en moyenne de 2 % la prévision de
croissance des dépenses. C'est ça, l'oeuvre libérale. Et, nous, la seule année
où nous sommes arrivés en bas de la cible…
Le Président :
S'il vous plaît! J'aimerais entendre la question. J'aimerais entendre la…
Le Président :
M. le député de Sanguinet, j'aimerais entendre votre collègue.
Bédard : La seule différence, c'est le Parti québécois, et
nous avons respecté cette cible alors que nous étions en cours d'année. Ils ont été élus le 7 avril.
Est-ce que le premier ministre va se servir du rapport du vérificateur par
intérim pour mettre fin à ses engagements qu'il a pris en campagne?
Le Président :
M. le premier ministre.
Couillard : M. le Président, au contraire, nous gardons le cap sur nos
engagements, qui sont composés à la fois de
la rigueur nécessaire pour gérer les finances publiques et de mesures
de relance pour créer de l'emploi chez nous.
Maintenant,
je regrette, M. le Président, il va falloir que notre collègue
mette son tableau à jour. Il manque un petit bout, là, de ce côté-là,
là, et c'est la dernière année, où le Vérificateur général note, tenez-vous
bien, que le taux de croissance des dépenses a été de 6,7 %.
Alors, lorsqu'on s'apprête... La leçon de ça, c'est
que, lorsqu'on s'apprête à déclencher une élection, on est prêts à tout pour
aller en élection, même ne pas révéler le problème d'impasse des dépenses et
donner le portrait complet. C'est pour cette raison, M. le Président… Voilà un autre engagement que nous tiendrons.
Il y aura désormais, à l'approche des élections...
Le Président :
En terminant.
Couillard : …un portrait indépendant des finances publiques, M. le
Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Bédard :
M. le Président, le premier ministre fait une erreur de fait. Le rapport du vérificateur
par intérim porte sur 2014‑2015, l'année qui s'en vient.
Sur l'année qui vient de se terminer,
peut-il nous citer... Il dit qu'on aurait perdu le contrôle des dépenses.
Alors, dans les trois derniers mois, qu'il
nous donne un seul exemple de dépense de programmes qui n'est pas conforme,
selon lui, à un gouvernement qui gère avec rigueur. Un seul exemple, je lui
demande un seul.
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : Alors, M. le Président, je me souviens d'une visite héliportée en
Mauricie au cours de laquelle, au cours
d'une semaine, on a fait pour combien de milliards d'annonces? Et voilà ce qui
fait en sorte aujourd'hui qu'on se retrouve devant cette... Voilà
qui fait en sorte qu'on se retrouve devant cette impasse.
L'impasse,
elle est sérieuse. Le déni et le combat d'arrière-garde ne nous mèneront nulle
part, M. le Président. Faisons-y face ensemble, à cette réalité.
Elle est celle des Québécois, de tous les Québécois, les Québécoises, qui s'attendent que leur gouvernement
gère avec rigueur les finances publiques, qu'il soit transparent, à la veille d'une
élection particulièrement, sur l'état des finances
publiques, ce que nous serons. Nous agirons avec rigueur. Nous allons
relancer l'économie et l'emploi, M. le Président.
Le Président :
Troisième complémentaire, M. le chef de l'opposition officielle.
Bédard :
J'espère que, dans les dépassements de coûts, il ne nous mettra pas les coûts
des souliers du ministre des Finances, M. le Président.
S'il
est contre les investissements qu'on a faits dans les écoles de la Mauricie,
bien, qu'il renonce à ces investissements
qu'on a faits dans les écoles de la Mauricie, ou pour les travailleurs
sylvicoles, lui-même en a mis pour 40 millions additionnels. La
pyrrhotite, peut-être qu'il est contre. Qu'il nous le dise ce matin, qu'il dise
aux gens de la Mauricie qu'il est contre la pyrrhotite, qu'il est contre l'engagement
qu'on a pris.
Mais
aujourd'hui ce que je veux savoir, c'est : Est-ce que le premier ministre
va se servir de ce rapport pour ne pas respecter ses engagements?
Le Président :
M. le premier ministre.
M. Couillard : M. le Président, je veux remercier le chef de l'opposition officielle
de me donner l'occasion de rappeler un engagement tenu dès les premiers
jours de notre gouvernement, de rehausser de 42 millions l'enveloppe
destinée aux travaux sylvicoles, faire travailler notre monde dans les régions.
Ils sont au travail, M. le Président, puis ils savent d'où ça vient, la
décision, croyez-moi.
Maintenant,
on ne fera pas qu'un exercice de rigueur ou de restriction de dépenses. Il faut
passer par là, malheureusement, pour retrouver l'équilibre budgétaire.
Nous allons également annoncer des mesures qui vont relancer l'emploi, relancer
l'emploi, créer de l'emploi dans toutes les régions du Québec, parce que l'expérience...
Le Président :
En terminant.
M. Couillard : ...d'ici et d'ailleurs montre que la simple austérité peut ralentir l'économie,
raison pour laquelle nous combinerons la rigueur et la relance.
Le Président :
Principale, Mme la députée de Richelieu.
Zakaïb :
M. le Président, M. le premier ministre était ministre de la Santé dans le gouvernement
de Jean Charest lorsque
la décision a été prise de construire le CUSM en PPP. Il nous vantait alors la
formule. Les coûts seraient connus dès le départ, et les risques,
assumés par le partenaire privé. Le 8 avril 2006, M. le premier ministre
annonçait le coût total du CUSM à 1 580 000 000 $. Aujourd'hui,
La Presse parle de 2,5 milliards, soit 1 milliard
de plus.
M. le Président, en
date d'aujourd'hui, quel est le coût total assumé par les Québécois pour le
CUSM?
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
M. Coiteux :
M. le Président, comme dans tout projet de construction de ce type, il existe
des mécanismes qui sont formels, qui sont
structurés pour régler les différends contractuels. Alors, s'il y a des
demandes de réclamations de la part du partenaire, elles vont devoir passer, en vertu des
dispositions du contrat, sous l'analyse des instances qui sont prévues pour régler les différends. Alors, qu'on
soit clairs ici, là, c'est absolument clair qu'on va s'assurer que l'argent
est bien dépensé, on va s'assurer qu'il n'y
aura aucun dépassement qui va être injustifié, on va traiter toutes les
demandes avec rigueur et fermeté afin qu'aucune
somme, aucune somme, ne soit versée au consortium pour des travaux qui n'ont
pas été dûment autorisés et qui respectent les limites budgétaires.
Alors,
en ce sens, on a demandé au directeur exécutif du projet de nous évaluer l'ensemble
des demandes, ce qui avait été
autorisé et non autorisé, et par ailleurs nous allons demander à la Société
québécoise des infrastructures de procéder à des vérifications
additionnelles sur le processus de gestion des réclamations.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Richelieu.
Zakaïb : M. le Président, ma question était pourtant claire;
ma réponse, c'était un chiffre. On sait qu'il y a 22,5 millions de pots-de-vin. On sait qu'il y a
nécessairement des profits sur les pots-de-vin. On sait qu'il y a des réclamations pour 200 millions.
On sait qu'il y a des dépassements de coûts. Ce qu'on ne connaît pas, c'est le
coût total.
le Président, est-ce que le gouvernement va enfin faire effectuer un audit
financier complet de ce projet qui a engendré la plus grande fraude de
corruption de...
Le Président :
M. le président du Conseil du trésor.
M. Coiteux :
Deux choses. Comme la députée fait référence à des questions comme des
pots-de-vin, elle s'aventure sur le terrain
où elle ne devrait pas s'aventurer en cette Chambre. S'il y a des questions qui
sont criminelles, elles seront
traitées par les instances nécessaires. En ce qui concerne les réclamations, en
ce qui concerne les réclamations qui pourraient
être présentées, elles vont devoir être analysées à la lueur des mécanismes de
règlement des différends. On a demandé au directeur exécutif du projet
de nous documenter totalement, sur l'ensemble de ces réclamations, ce qui a été
autorisé ou non, et nous allons demander à la Société québécoise des
infrastructures aussi de faire le point sur l'ensemble de la situation…
Le Président :
En terminant.
M. Coiteux :
…vérifier l'ensemble de la situation.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Richelieu.
Zakaïb :
M. le Président, ce gouvernement, qui a promis la transparence, est incapable
de dire aux Québécois aujourd'hui combien leur coûtera le CUSM. Le coût total,
ça inclut les coûts de construction, l'achat des terrains, la décontamination, l'expropriation, les frais de gestion, l'achat
des équipements, mais ce que ça inclut aussi : le coût de la
corruption et des profits sur la corruption.
le Président, le gouvernement va-t-il, avant de prendre possession du CUSM,
faire enfin la lumière par un...
Le Président :
M. le ministre de la Santé.
M. Barrette :
M. le Président, j'invite le député de Rousseau à se caler confortablement dans
sa chaise pour permettre à la députée de
Richelieu de s'adresser au chef de l'opposition officielle, parce qu'il a été
porté à mon attention que, dans toute
l'année 2013, ils ont été informés de
façon extensive de la problématique de certains dépassements, à un point
tel que le chef de l'opposition actuel a engagé,
sans appel d'offres, 1 million de dollars pour engager une firme
pour régler des différends. Elle connaît la
réponse à sa question, ce qui me fait penser et conclure que la transparence, dans
l'esprit de la députée de Richelieu, s'est
ouverte de 2014 à 2018, mais était fermée…
Le Président : En terminant.
M. Barrette : …de 2012 au 7 avril 2014.
Le Président : Principale, M. le chef du deuxième
groupe d'opposition.
M. Legault : M. le Président, hier, à la
commission Charbonneau, l'ancienne vice-présidente de chez Roche, la
firme d'ingénieurs, France Michaud, est venue expliquer de façon détaillée
comment elle a mis en place un système
pour faire des dons illégaux au Parti libéral puis au Parti québécois.
Entre autres, on a appris que le Parti
libéral a reçu 404 000 $ de la firme Roche, des employés, dont
90 %, donc 360 000 $, ont été remboursés aux employés. Donc, ce sont des prête-noms, ce
sont des dons illégaux. Donc, ce qu'on a appris, M. le Président, c'est que le Parti libéral s'est fait élire trois fois
avec des centaines de milliers de dollars reçus de façon illégale. Or, ici, en cette Chambre, tous les députés qui étaient
là au mois de mars ont tous appuyé une motion pour rembourser les fonds qui ont été collectés de façon illégale.
Donc,
ma question est très simple au premier ministre :
Maintenant qu'on sait qu'il a reçu 360 000 $, son parti, de
façon illégale, est-ce qu'il peut s'engager rapidement à rembourser le
360 000 $?
Le Président : M. le premier ministre.
M. Couillard : M. le Président, soyons clairs, la commission
Charbonneau fait un travail essentiel, elle doit le faire. Le DGE également aura à se prononcer sur ces
questions, et, s'il y a des fautes avérées qui sont démontrées, bien sûr,
on prendra nos responsabilités comme on l'a fait
jusqu'à maintenant. D'ailleurs, je trouve que le collègue chef de la deuxième opposition devrait garder une certaine
modestie, lui qui était à la tête du financement du Parti québécois
pendant une année complète. Alors, il ne
peut pas se prétendre distant de cette ambiance dans laquelle la politique s'est
faite au cours des dernières années.
Heureusement,
et j'en félicite la Chambre au complet, on a maintenant un financement
populaire à 100 $, dont on
bénéficie grandement et dont la qualité de la démocratie bénéficie grandement
également, M. le Président.
Le Président : Première complémentaire, M. le chef
du deuxième groupe d'opposition.
Legault : M. le Président, il
n'y a plus rien à attendre, là, ce n'est pas
des rumeurs. La vice-présidente de Roche a avoué qu'elle a donné des
dons illégaux au Parti libéral. Il y en a pour 360 000 $.
Donc, le premier
ministre, qui a promis que ça serait tolérance zéro, est-ce qu'il peut aujourd'hui
respecter sa promesse, au moins celle-là, puis s'engager à rembourser le
360 000 $?
Le Président : Mme la vice-première ministre.
Thériault : Oui, merci, M. le
Président. Je pense qu'on a tous compris en cette Chambre que la
commission Charbonneau a un travail à faire, qu'il
reste encore des audiences qui ne sont pas terminées, qu'il y aura un rapport, il y aura également des recommandations, nous l'imaginons
tous. Le Directeur général des élections a aussi une marge de manoeuvre qu'il peut utiliser. Et je crois
que le premier ministre a été très clair : nous
devons laisser la commission Charbonneau faire son travail, et les conclusions
qui sont à tirer le seront par la commission, mais nous ne voulons pas dicter
le travail de la commission Charbonneau. Nous l'avons toujours dit à la
création de la commission, lorsque nous étions dans l'opposition…
Le Président :
En terminant.
Thériault : …et, maintenant que nous sommes au gouvernement, M.
le Président, la position n'a pas changé.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le chef du deuxième groupe d'opposition.
Legault : M. le Président, je pense que les Québécois ont le
droit à une réponse du premier ministre. Il ne peut pas se défiler, là,
les gens en ont assez des politiciens qui se défilent.
question est très claire : Est-ce qu'il s'engage, oui ou non, à rembourser
les sommes qui ont été reçues par son parti de façon illégale, oui ou
non?
Le Président :
M. le premier ministre.
Couillard : M. le Président,
j'ai répondu clairement à la première question. Le Directeur général des
élections prendra avis de cette situation,
verra à faire enquête, à statuer sur ce que dit le chef de la deuxième
opposition, et, si des infractions
ont été commises, effectivement, il n'y a pas de tolérance, M. le Président, et
on prendra nos responsabilités.
Le Président : Principale, M.
le député de Chambly.
Roberge : M. le Président, tout le monde le sait, pour la Coalition
avenir Québec, la lutte au décrochage, c'est une grande priorité, sauf qu'il faut se méfier des raccourcis. La route
vers la réussite ne doit pas passer par le nivellement vers le bas. Pour nous, les baisses d'exigences, c'est
inacceptable. Si on emprunte cette voie-là, évidemment, tout le monde va
être diplômé, mais que vaudront nos diplômes?
En ce moment,
c'est la période des examens de fin d'année. C'est le moment où on devrait
obtenir un portrait juste des
apprentissages des élèves puis de la performance de notre système. Sauf qu'on
apprend ce matin que le ministère a décidé
de modifier la grille de correction de l'examen de lecture en quatrième année
pour diminuer les exigences. Les notes étaient trop basses, alors on a
changé la façon de compter.
M. le ministre, pouvez-vous, s'il vous plaît, prendre
vos responsabilités et vous engager à mettre fin à cette politique du
nivellement par le bas?
Le Président : Les questions
et réponses s'adressent au président. M. le ministre de l'Éducation.
Bolduc
(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Justement, on va
prendre nos responsabilités puis on va avoir de la rigueur. La rigueur veut dire également que les examens doivent se
comparer d'année en année. Et, depuis deux ans, on a un examen qui, semblerait-il, serait trop difficile
par rapport aux années précédentes, et les enseignants et les
responsables nous ont dit qu'il fallait réviser. Et c'est ça, de la rigueur, M.
le Président.
Le député
devrait d'abord penser aux étudiants et s'assurer que l'on vise la réussite
scolaire. Mais également, d'une cohorte
à l'autre, on doit avoir la même difficulté au niveau des examens, et
semblerait-il que cet examen est beaucoup plus difficile que les autres,
d'où la nécessité de faire une correction. Et je demanderais encore au député
de vraiment penser aux étudiants avant d'avoir une rigueur comme il veut avoir,
c'est-à-dire une rigueur partisane.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de Chambly.
M. Roberge : M. le Président, je
peux vous dire que, pendant 17 ans… et, encore aujourd'hui, je pense aux
étudiants, je suis un enseignant ici, au Parlement.
L'examen de
lecture en question a été testé auprès de 400 élèves avant d'être passé à tous.
Les fonctionnaires ont eu le temps
nécessaire d'ajuster le guide de correction. Imaginez, là, avec cette nouvelle
version du guide de correction, si la note
monte, on garde la nouvelle note; si la note baisse, on prend la note du
précédent guide de correction, celui qui n'était pas bon. Si ça, ce n'est
pas une baisse des exigences, M. le Président, qu'est-ce que c'est?
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
Bolduc
(Jean-Talon) : M. le Président, le député était enseignant
pendant 17 ans, il faudrait qu'il nous explique aujourd'hui pourquoi on
pénaliserait des enfants qui ont réussi un examen. La méthode qui a été mise en
place est, tout simplement, une méthode pour respecter les résultats de ceux
qui ont réussi. Est-ce qu'aujourd'hui le député nous dit que celui qui a passé
un examen qui est considéré difficile devrait échouer après la correction? Si c'est
ça, M. le Président, là, je suis très déçu du député.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de Chambly.
Roberge : C'est un peu mou comme réponse, je pense qu'il faut être
plus ferme. Il faut être plus ferme avec les étudiants, il faut avoir
confiance en leur capacité à s'améliorer. À long terme, là, il y a des
conséquences à baisser les exigences. Je vais vous donner
un exemple. Il y a quelques jours, on apprenait que de nombreux jeunes
enseignants avouaient eux-mêmes mal
maîtriser l'orthographe et la grammaire. Ils disaient qu'ils étaient gênés d'écrire
au tableau devant les élèves. Ça, c'est les conséquences du nivellement
par le bas.
M. le Président, est-ce que le ministre va enfin
prendre ses responsabilités et hausser les…
Le Président : M. le ministre
de l'Éducation.
Bolduc
(Jean-Talon) : J'ai répondu hier. À la mollesse je réponds
par la fermeté, M. le Président. C'est clair qu'aujourd'hui ce que le
député nous dit… Il change de sujet, il parle maintenant des enseignants. M. le
Président, on insiste aujourd'hui pour que
tout le monde ait un bon français, que tout le monde possède également les
différentes matières que l'on enseigne à l'école,
et c'est certain que peut-être qu'il y en a qui auraient des améliorations à
avoir. Et, en ce qui concerne les
étudiants, aujourd'hui, M. le Président, ce qui est important pour nous, c'est
d'être fermes au niveau de la correction, mais surtout lorsque nous
arrivons pour... lorsque nous arrivons… justement, qu'on se rend compte qu'un
examen était trop difficile parce que la grille n'était pas correcte, je pense
que, par justice pour les enfants…
Le Président : En terminant.
Bolduc
(Jean-Talon) : …nous devons apporter le correctif, et ça, M.
le Président, le député doit le comprendre.
Le Président : Principale, M.
le député de Granby.
Bonnardel :
M. le Président, le Vérificateur général est le chien de garde de la saine
gestion de nos finances publiques. Pour garantir son indépendance, sa
nomination est votée aux deux tiers des membres de l'Assemblée nationale, et seul un vote des deux tiers peut
entraîner sa destitution. Ce n'est pas le cas pour un vérificateur par
intérim, il peut être remplacé à tout moment au bon gré du gouvernement.
Depuis 2011, l'actuel Vérificateur général
occupe ses fonctions par intérim. Depuis deux ans et demi, il est maintenu dans une situation qui va à l'encontre de
l'indépendance reliée à son poste et il a une épée de Damoclès qui pend
en permanence au-dessus de sa tête.
Le premier
ministre reconnaît-il que la situation actuelle du Vérificateur général exige
qu'on protège l'indépendance nécessaire à sa fonction?
Le Président : M. le premier
ministre.
M. Couillard : M. le Président, je
suis d'accord avec notre collègue que cette situation ne peut pas durer. Le
Vérificateur général est intérimaire depuis 2011. Je suis d'accord avec ces
commentaires, il faut donc qu'il y ait un vérificateur permanent. Nous
prendrons action au moment approprié, M. le Président.
Le Président : Première
complémentaire, M. le député de Granby.
Bonnardel : M. le
Président, le rôle que joue le Vérificateur général est suffisamment important
pour que l'Assemblée nationale, sur avis du premier ministre, nomme quelqu'un
pour 10 ans, comme le prévoit la loi.
Maintenir un
vérificateur général dans une situation d'intérim pendant des années n'est pas
responsable, et je repose une
question au premier ministre : Est-il est prêt à se fixer une date butoir
et à proposer à cette Chambre un vérificateur général en
titre dès la
reprise des travaux à l'automne?
Le Président : M. le premier
ministre.
M. Couillard : M. le Président,
notre collègue a raison, c'est le premier ministre ou le gouvernement qui propose une nomination, qui doit être ratifiée aux
deux tiers de l'Assemblée. Alors, il comprendra que, pour aller plus
loin, il faut faire des consultations,
converser avec nos collègues de toutes les formations politiques. Mais je veux
le rassurer, de même que la population, on veut qu'il y ait un
vérificateur permanent au Québec.
Président : Deuxième complémentaire, M. le député de Granby.
Bonnardel :
En question fort simple encore au premier ministre, est-ce qu'il s'engage à
proposer un nom à l'Assemblée nationale?
Est-ce qu'il s'engage, oui ou non, à nous proposer d'ici à l'automne… Je veux
une date butoir. Est-ce que oui, d'ici à la reprise des travaux, il va
nous proposer un vérificateur général?
Le Président :
M. le premier ministre.
Couillard : En temps et lieu, M. le Président.
Le Président :
Principale, Mme la députée de? Pointe-aux-Trembles.
Léger : Merci, M. le Président. La semaine dernière, le
ministre de l'Éducation a affirmé au Devoir la chose suivante sur les écoles illégales : «Dans les
lois, il y a des mécanismes qui font qu'on n'est pas capable d'agir
comme on voudrait, de façon raisonnable. Il y a probablement des modifications
à apporter.»
Hier,
soit à peine cinq jours plus tard, le ministre a opéré un étonnant changement de position.
Curieusement, il a refusé de répéter que des changements législatifs
soient nécessaires.
M. le Président, le député
de Jean-Talon peut-il nous expliquer pourquoi le ministre de l'Éducation de
cette semaine contredit le ministre de l'Éducation de la semaine dernière?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Bolduc
(Jean-Talon) : M. le Président, en logique, ne pas répondre
à une question, ça ne veut pas dire qu'on
est en contradiction. Lorsque j'en ai parlé la semaine dernière, c'est tout simplement qu'il fallait modifier les lois pour avoir accès au registre de la Régie
de l'assurance maladie du Québec,
pour être capable de déceler, de trouver les enfants qui ne vont pas à l'école. C'est tout simplement
ça, M. le Président. Donc, je demanderais peut-être
à la députée d'être plus logique
dans ses questions parce que ne pas répondre
à une question, en politique, ne veut pas dire que nous sommes en
contradiction.
Le Président :
Première complémentaire, Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Léger : Alors, M. le Président, aujourd'hui, nous avons des
enfants qui ne reçoivent pas l'enseignement des sciences, de biologie, d'éthique et de culture religieuse conforme au
régime pédagogique du ministère de l'Éducation, dont il est le
responsable.
Pourquoi le ministre recule maintenant? Est-ce qu'il
envisage — c'est
ça, la question — un
projet de loi, oui ou non?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Bolduc
(Jean-Talon) : M. le Président, au niveau du
ministère de l'Éducation, il y a des normes auxquelles toutes les écoles doivent répondre. Je rappellerai
qu'il y a trois types d'écoles : des écoles avec permis qui répondent
aux normes, des écoles avec permis qui ont
encore besoin d'un peu de temps pour répondre aux normes et il y a des
écoles sans permis qui ne répondent pas aux normes. Elles sont illégales, ces
écoles, et notre intention, c'est de ne pas les garder ouvertes. C'est de les trouver, de les fermer, de prendre les enfants,
de les amener dans des écoles avec permis qui répondent aux normes. C'est
ça, la réponse pour le bien de l'enfant, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : M. le Président,
on sait tout cela.
Ma question : Est-ce qu'il va y avoir des
modifications législatives, oui ou non?
Le Président :
M. le ministre de l'Éducation.
Bolduc
(Jean-Talon) :
Oui. Je ne sais pas trop qu'est-ce qu'elle comprend, mais j'ai dit : S'il
y avait des modifications législatives, dans
un premier temps, ce serait au niveau, justement, d'avoir accès au registre de
l'assurance maladie pour voir quels sont les
enfants qui sont dans le registre mais qui ne vont pas à l'école. Ça serait ça,
la modification apportée.
Pour ce qu'il s'agit des normes au niveau des
écoles, les normes existent, et nous allons les faire respecter, M. le
Président.
Le Président : Bien,
levez-vous. Bien oui, Mme la députée de Gouin.
Mme David (Gouin) :
M. le Président, à la veille du dépôt du budget, il y a de plus en plus de voix
qui s'élèvent avec toutes sortes de
craintes vis-à-vis ce budget-là, et, encore une fois, je veux poser des
questions par votre intermédiaire au ministre des Finances.
Ce matin, on
apprenait que la CSDM est très inquiète. Le financement de son travail auprès
des enfants handicapés est déjà très
peu financé. Elle fonctionne avec seulement 4 % de budget au niveau de l'administration,
ce qui n'est quand même pas mal du tout,
mais elle nous dit : S'il y a encore des coupes dans cette commission
scolaire, nous devrons réduire encore les services aux élèves.
On apprend
aussi que La Maison Marguerite va devoir fermer le tiers de ses lits le
1er septembre s'il n'y a pas d'ajustement.
Le refuge pour femmes itinérantes Chez Doris va devoir fermer la fin de semaine
s'il n'y a pas d'argent supplémentaire.
Ma question est fort simple : Le ministre
des Finances s'engage-t-il à ce que son budget réponde aux besoins des
populations vulnérables du Québec?
Le Président : M. le ministre
des Finances.
M. Leitão : M. le Président,
évidemment, le budget va avoir lieu demain, je ne peux pas commencer, ici, à divulguer qu'est-ce qu'il y aura et qu'est-ce qu'il
n'y aura pas dans ce budget-là. Mais notre intention, c'est de revenir à
l'équilibre budgétaire le plus rapidement possible pour qu'on puisse assurer la
pérennité de nos services sociaux.
Le Président : Première
complémentaire, Mme la députée de Gouin.
Mme David (Gouin) : M. le Président,
je ne demande pas au ministre des Finances de dévoiler son budget aujourd'hui, je lui demande de répondre à des
questions sur des principes. Le ministre des Finances nous en a donné un,
principe. Pour lui, c'est l'obsession du
déficit zéro. L'obsession de Québec solidaire — et j'espère qu'on est nombreux à la
partager dans cette Chambre — c'est celle de l'appauvrissement zéro.
Je demande au ministre des Finances s'il est
capable, dans un budget, de marcher et de mâcher de la gomme en même temps, de
tranquillement, prenant le temps…
Le Président : M. le ministre
des Finances.
Leitão : M. le Président, arriver à l'équilibre budgétaire, ce n'est
pas une obsession, c'est une obligation. Si nous ne sommes pas capables
de faire cela, nous ne serons pas capables de maintenir les services sociaux,
auxquels nous tenons tellement.
Le Président :
Deuxième complémentaire, Mme la députée de Gouin.
Mme David (Gouin) : M. le
Président, ça fait 30 ans qu'on nous parle de cette obligation, je veux bien la comprendre. Il y en a une autre,
obligation, c'est celle de répondre aux
besoins des populations les plus vulnérables du Québec, je pense aux mères monoparentales, je pense aux personnes âgées pauvres,
je pense aux personnes handicapées — c'est la semaine des personnes handicapées, ça
devrait nous préoccuper — je pense aux enfants dans nos écoles, je pense aux
personnes malades.
Avons-nous,
selon le ministre des Finances, l'obligation de répondre aux besoins de ces
personnes?
Le Président : M. le ministre des Finances.
M. Leitão : M. le Président, nous sommes d'accord
sur les objectifs, mais un va avec l'autre. C'est-à-dire, encore une fois, si nous ne sommes pas capables d'équilibrer le
budget, si nous ne sommes pas capables de vivre à l'intérieur de nos moyens,
nous ne serons pas capables, à terme, de maintenir les services sociaux,
auxquels nous tenons, nous tenons tous.
Le Président : Principale, M. le député de Johnson.
Lamontagne : M. le Président, il est connu que, si ce gouvernement-là
veut réussir à relancer le Québec, il va devoir faire preuve d'un grand courage, et ce
courage-là devrait être incarné par le premier ministre lui-même et par les piliers de son gouvernement, dont fait certainement
partie le ministre de l'Économie. Ce matin, à la radio, avec Paul Arcand, on a entendu le ministre expliquer que, si
le projet de cimenterie a été confirmé, c'est
dû à l'attente que celui-ci a créée dans la population locale et que, si
ce projet devait se représenter tel quel aujourd'hui, le gouvernement ne s'impliquerait
pas.
le Président, la Gaspésie présente un taux de chômage de 16,4 % depuis
2003, et les attentes des Gaspésiens ne datent pas d'hier, et ce n'est pas vrai
que leurs attentes se résument en un investissement de 450 millions de
fonds publics pour créer à peu près 200 emplois.
Le ministre ne
croit-il pas que faire preuve de courage, ça serait de renoncer au projet,
auquel il ne croit pas lui-même, et de présenter un vrai plan de développement
économique durable qui profiterait à toute la Gaspésie?
Le Président : M. le ministre de l'Économie.
M. Daoust : M. le Président, dans un premier temps,
je ne comprends pas cette espèce d'acharnement qu'a la deuxième opposition à l'endroit
de la Gaspésie. C'est une place, comme je l'ai
dit, où il y a énormément de chômage actuellement, et il faut intervenir. Ce que j'ai dit ce matin à
la radio, j'ai dit que l'ampleur du financement qui avait été fait par le gouvernement précédent n'était pas une
pratique que moi, j'avais connue à Investissement Québec et que, si on repartait sur une base zéro, on aurait peut-être des paramètres différents. Et, comprenons-nous bien, aujourd'hui,
on fait face à des engagements moraux
qui ont été pris vis-à-vis de ces gens-là, et on en a fait une transaction
purement financière. On a enlevé le risque pour les citoyens du Québec,
c'est devenu une bonne transaction.
Le Président : Première complémentaire, M. le député
de Johnson.
Lamontagne : M. le Président, je vais
revenir à la Gaspésie parce que c'est très
important. Jamais notre chef n'a dit
qu'on avait quelque chose contre la Gaspésie. Ça fait
plus de 15 ans que les gouvernements successifs promettent
une situation meilleure aux Gaspésiens, et la seule solution qu'on leur propose
aujourd'hui par le biais du ministre, c'est un
investissement de 450 millions de fonds publics pour créer 200 emplois.
Disons les vraies
affaires aux Gaspésiens : Au lendemain de cet investissement-là, quand les
machines vont fonctionner, là, le taux de chômage en Gaspésie restera inchangé.
Ça va passer de 17,8 % à 17,7 %. Ça…
Le Président : M. le ministre de l'Économie.
Daoust : Alors, si je comprends bien
le député de Johnson, il ne faut rien faire pour la Gaspésie parce que
ça ne changera jamais rien. Ça ne fonctionne
pas de cette façon-là. Ce qu'il faut faire, c'est
poser des gestes, des gestes avec des grandes
entreprises. Et on a toujours dit que c'étaient les PME qui créaient les emplois, bien, rappelez-vous
que c'est les grandes entreprises qui créent les PME. Si on veut cascader, si on veut
faire une pyramide, si vous voulez, de la création de richesse, il faut
commencer en haut.
L'autre
argument que vous avez utilisé : Ah!
400 millions, 200 jobs, bien, je vous ferai remarquer que le privé
met 800 millions pour les mêmes 200 jobs, puis il n'a pas l'air de s'en
préoccuper, lui. C'est 2 millions par job
ou 4 millions par
job de la façon que vous le calculez. Arrêtons de regarder ça de façon étroite.
Il faut regarder développement régional beaucoup plus grand. Il faut
regarder aussi ce que ça va apporter pour ce milieu-là en termes…
Le Président : En terminant.
M. Daoust : …d'autres entreprises qui peuvent
intervenir.
Le Président : Deuxième complémentaire, M. le député
de Johnson.
M. Lamontagne : M. le Président, je tiens à informer le
ministre que le privé n'a pas 260 milliards de dette, première des choses,
puis que, deuxièmement, le ministre a reconnu que la Gaspésie fait face à un
grave problème de chômage. On s'entend là-dessus. Son gouvernement a été élu en
disant vouloir s'occuper des vraies affaires.
Alors, est-ce que d'injecter
1 à 2 millions de fonds publics pour chaque emploi créé dans un projet à
risque correspond à sa vision de ce que c'est de s'occuper des vraies affaires?
Le Président :
M. le ministre du Développement maritime.
M. D'Amour :
Alors, M. le Président, ce que nous avons annoncé hier à Port-Daniel—Gascons, ce
sont des centaines d'emplois. Et, au-delà
des emplois, c'est de l'espoir et c'est du pain et du beurre sur la table des
Gaspésiens, M. le Président, et ça, c'est très important. Et, effectivement, on
va continuer à travailler parce que le taux de chômage en Gaspésie est à plus de 20 %, puis, après la
cimenterie, on va travailler sur la question du tourisme, des pêches et de la
forêt. Quand c'est bon, M. le Président,
pour les régions, c'est bon pour le Québec. Et, je tiens à remercier le
ministre de l'Économie pour son ouverture, on a donné à la Gaspésie ce
projet avec des garanties de succès, M. le Président.
Le Président :
Principale, M. le député de Jonquière.
M. Gaudreault :
Oui. M. le Président, hier, j'ai demandé au ministre de l'Environnement
pourquoi il ne reconnaissait pas le consensus
citoyen et scientifique sur les gaz de schiste. Après deux BAPE et une
évaluation environnementale
stratégique, c'est pourtant très clair, les risques environnementaux sont
élevés, et il n'y a pas d'acceptabilité
sociale, mais le gouvernement s'entête à vouloir enfoncer à la population l'exploitation
des gaz de schiste. Il ajoute une évaluation environnementale
stratégique sur tout ce qui a déjà été fait. Dans ce dossier, c'est même le ministre de l'Énergie qui est allé expliquer en
point de presse hier ce qu'il appelle son travail pédagogique.
Clairement, le ministre de l'Environnement, il n'est plus dans le coup, M. le
Président.
Alors,
le ministre peut-il sortir de sa cassette et dire clairement aux Québécois
pourquoi il relance le dossier des gaz de schiste et à qui cela
profite-t-il?
Le Président :
M. le ministre de l'Environnement.
Heurtel : Merci, M. le Président. Le plan d'action sur les hydrocarbures
qu'on a annoncé vendredi dernier est un
plan d'action qui vise l'ensemble de la filière des hydrocarbures, pas
seulement la question des gaz de schiste dans les basses-terres du Saint-Laurent. Nous sommes tout à
fait conscients que la question des gaz de schiste dans les
basses-terres du Saint-Laurent suscite
énormément de préoccupations au sein de la population, n'a pas obtenu l'acceptabilité
sociale, mais on sait aussi qu'il va y avoir
un BAPE qui doit se compléter d'ici la fin novembre, qui va compléter l'étude
de cette filière-là. Mais ce qu'on
veut se donner, c'est une vision d'ensemble sur toute la filière des
hydrocarbures, et c'est ce que le plan d'action va faire, M. le
Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Mais, M. le Président, les gestes du gouvernement
sont tout le contraire d'une vision d'ensemble. Pendant qu'aux
États-Unis le président Obama a annoncé une lutte très forte contre les
changements climatiques pour mettre des cibles encore plus élevées pour les
grands émetteurs, M. le Président, quand est-ce que le ministre de l'Environnement du Québec, lui, il va prendre sa
place pour quelque chose qui ne reçoit visiblement pas l'acceptabilité
sociale? Il l'a dit lui-même. Qu'est-ce qu'il attend, M. le Président?
Président : M. le ministre de l'Environnement.
M. Heurtel :
M. le Président, je suis heureux que le député de Jonquière fasse référence au
plan du président Obama parce que le rapport
sur lequel est basé l'annonce d'hier aux États-Unis, le U.S. Climate Change
Assessment, va faire
partie de l'étude environnementale stratégique,
tout comme les rapports du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution
du climat.
qu'on veut faire, M. le Président, c'est d'aller chercher toutes les
informations disponibles, l'état de la science sur les hydrocarbures, faire une étude spécifique sur Anticosti, ce que
le précédent gouvernement n'a pas fait, faire un BAPE sur TransCanada
pour qu'on puisse se faire une tête et nous donner un régime cohérent,
rigoureux et intégré sur les hydrocarbures, M. le Président.
Le Président :
Deuxième complémentaire, M. le député de Jonquière.
Gaudreault : Écoutez, M. le Président, la réponse du ministre
était extrêmement prévisible, mais pourtant les gestes du gouvernement
sont tout le contraire de ce qu'il dit. À date, deux BAPE, une évaluation environnementale
stratégique avec des conclusions très claires, pas d'acceptabilité sociale, des
risques environnementaux très forts. Même le ministre et le ministre de l'Énergie
disent tous les deux qu'il n'y a pas d'acceptabilité sociale.
Quand
est-ce que le ministre de l'Environnement va prendre sa place et défendre l'environnement
au Québec, M. le Président?
Le Président :
M. le ministre de l'Environnement.
Heurtel : Je crois qu'en annonçant une évaluation environnementale
stratégique spécifique sur Anticosti, en annonçant qu'il allait y avoir un BAPE sur le projet TransCanada, ce
sont deux exemples très concrets, justement, que nous prenons nos
responsabilités en matière d'environnement et le fait que, justement, on veut
rassembler toutes les informations
scientifiques d'ici et d'ailleurs qui sont crédibles. Et on ne va pas me faire
croire, M. le Président, que le GIEC
et le U.S. Climate Change Assessment, c'est des rapports pro-pétrole. On va les
considérer, se faire une tête et donner aux Québécoises et aux Québécois
une vision d'ensemble intégrée et cohérente sur laquelle on va pouvoir avancer
dans la filière des hydrocarbures…
Le Président :
En terminant.
M. Heurtel :
…plutôt que de faire du surplace. Merci, M. le Président.
Le Président :
Principale, M. le député de Verchères.
Bergeron :
M. le Président, des documents de perquisition de l'UPAC rendus publics la
semaine dernière nous révèlent que l'ancien
président de l'Agence métropolitaine de transport, Joël Gauthier, nommé à cette
fonction en 2003 après cinq ans comme
directeur général du Parti libéral, se servait de son poste pour collecter de l'argent
pour son parti. Un attaché politique
de Line Beauchamp confirme être allé directement au bureau de Joël Gauthier, à
l'AMT, pour ramasser des enveloppes d'argent.
Joël Gauthier aurait même demandé à un employé de l'AMT de fournir un chèque
de 3 000 $ pour le Parti libéral
du Québec et l'aurait remboursé en argent comptant. M. le Président, qu'on s'entende
bien, là, il est totalement
inacceptable qu'un haut fonctionnaire de l'État québécois collecte des fonds
pour quelque parti que ce soit, et plus
particulièrement pour le Parti libéral, qui est visé par cette affaire, dans le
cadre de ses fonctions, M. le Président.
Le Président :
S'il vous plaît!
Bergeron :
M. le Président, le premier ministre va-t-il nous dire que son parti n'était
pas au courant que Joël Gauthier collectait
des fonds alors qu'un attaché politique allait récolter des enveloppes
directement à son bureau?
Le Président : Mme la
vice-première ministre.
Thériault : M. le Président, à la question de mon collègue l'ancien
ministre de la Sécurité publique, je vais me permettre de répondre que la rigueur, c'est bon pour tous les hauts
fonctionnaires de l'État et c'est bon pour tous les partis politiques, y compris le Parti québécois. M. le
Président, vous allez me permettre aussi de répondre à mon collègue, qui a été
ministre de la Sécurité publique, donc responsable… de l'UPAC… Il sait très
bien que le ministre de la Sécurité publique ne peut pas s'ingérer dans les enquêtes. Je comprends que lui, il a été
déjà rencontrer l'Unité permanente anticorruption sur place, possiblement parce que sa manière de faire, c'était
de s'ingérer dans les affaires policières, mais, vous savez, M. le Président…
Le Président :
Mme la leader.
Maltais : Ce que vient de laisser sous-entendre la ministre
est inacceptable, inacceptable. Elle a dit qu'un ministre s'était mêlé d'enquêtes
policières. C'est inacceptable, elle doit retirer ses paroles.
Le Président :
D'abord…
Le Président :
D'abord, d'abord, d'abord, je vais, tout simplement, préciser… J'écoutais ça,
là, je vais vous demander, madame, de faire attention et d'éviter — …
Le Président :
…s'il vous plaît! — d'imputer
des motifs ou de tenter d'imputer des motifs. Ce n'est pas le moyen approprié
dans cette Chambre. Madame.
Le Président :
Mme la leader.
Maltais : Je voulais juste dire : Elle a dit qu'un
ministre s'était ingéré dans les enquêtes policières. Je veux qu'elle
retire ses paroles.
Président : Ce que j'ai entendu, j'ai entendu le début d'une
implication de motif, et ça, je ne l'ai pas accepté. C'est ce que j'ai
dit. Alors, madame, veuillez continuer, s'il vous plaît.
Thériault : Merci, M. le Président. Loin de moi l'intention d'imputer
des motifs indignes à mon collègue, mais vous avez également entendu que
j'ai dit qu'il avait été rencontrer… Très différent des propos que la
leader de l'opposition tient… de me faire dire.
le Président, je veux, tout simplement, dire ici — et je vais le répéter sur toutes les
tribunes : L'UPAC a un travail à faire, ils vont le faire sans
ingérence politique. Ils font des rencontres…
Le Président :
En terminant.
Thériault : …ils font des enquêtes, et c'est à eux de décider
de quelle manière ils font leur travail, M. le Président.
Le Président :
Première complémentaire, M. le député de Verchères.
Bergeron : M. le Président, c'est justement parce que l'UPAC
a fait son travail que nous savons — grâce à son travail — que nous
savons que Joël Gauthier collectait de l'argent pour le Parti libéral.
Moi,
ma question, M. le Président, elle est fort simple : Le premier ministre,
qui nous a promis plus de transparence, va-t-il nous dire s'il a
entrepris des démarches, depuis que ces informations ont été rendues publiques,
pour savoir combien Joël Gauthier a amassé et si le Parti libéral a l'intention
de rembourser?
Le Président :
Mme la vice-première ministre.
Mme Thériault : M. le
Président, je pense que le Parlement n'a pas à se transformer en tribunal
populaire. L'UPAC fait ses enquêtes, elle ramasse de la preuve, nous ne devons
pas nous ingérer dans ses enquêtes. S'il y a des accusations
qui doivent être portées, elles le seront lorsque l'UPAC transmettra un
dossier, s'ils transmettent un dossier, et la justice suivra son cours. Ce n'est
pas aux députés de l'opposition de faire des procès, c'est à la justice de suivre
son cours et c'est à l'UPAC de faire ses enquêtes, M. le Président, et non pas
aux députés de l'Assemblée nationale.
Le Président : Deuxième
complémentaire, M. le député de Verchères.
Bergeron : M. le
Président, là, la ministre tente de détourner mes propos. Ma question est pourtant
fort simple, M. le Président. La question
est fort simple. Ce sont des faits qui ont été révélés, qui sont extrêmement troublants : on parle d'un
haut fonctionnaire qui aurait fait du financement politique pour le Parti
libéral.
Ma question
au premier ministre : Est-ce qu'il a fait des vérifications — il est également chef du Parti libéral — est-ce que des vérifications ont été faites quant aux fonds qui auraient été
amassés par Joël Gauthier au profit de son parti, et, le cas échéant,
compte-t-il rembourser?
Le Président : M. le leader
du gouvernement.
M. Fournier : Je vais l'offrir,
M. le Président, en réponse… Ça aurait pu être un rappel de règlement, mais ce sera une réponse que j'offre à
notre collègue, et cette réponse s'inspire de l'article 35. Je prends le
temps d'en lire une partie. On y fait
référence souvent, mais on ne prend pas souvent le temps de le dire comme il
faut, le lire comme il faut :
«Le député
qui a la parole ne peut parler d'une affaire qui est devant les tribunaux ou un
organisme quasi judiciaire, ou qui fait l'objet d'une enquête…» 35.3°.
Ce règlement
de l'Assemblée nationale est justement ce qui a inspiré la réponse de notre
collègue la ministre de la Sécurité
publique, qui a aussi inspiré le président, au début de notre session, en nous
disant… de nous appeler à la prudence dans ces questions.
Dans la question de notre collègue, il y avait
bon nombre de conclusions et même…
Le Président : En terminant.
M. Fournier : …de jugements.
Je crois que…
Le Président : Cela met fin à
la période de questions et de réponses orales.
Le Président : Fin de la
période de questions.
Le Président : Question de
règlement?
Maltais :
Question de règlement. Si l'article 35.3° est lu au complet, on dit :
«…parler d'une affaire qui est devant
les tribunaux ou un organisme quasi judiciaire, ou qui fait l'objet d'une
enquête, si les paroles prononcées peuvent porter préjudice à qui que ce
soit.» Or, ce que nous avons fait, M. le Président, c'est poser une question au
chef du Parti libéral, qui est aussi chef du gouvernement : A-t-il fait
des…
Président : La période de questions et de réponses orales est
terminée. Comme vous le savez, vous pouvez vous reprendre demain, on en
a pour toute la semaine. Tous les jours, on va en avoir.
D'abord, on m'a
demandé peut-être de revenir pour la
partie des renseignements sur les travaux
de l'Assemblée? C'est juste?
Le Président :
Alors, je ne suis jamais loin, effectivement. Alors, je reviendrai pour la
période des renseignements sur les travaux de l'Assemblée.
Le Vice-Président (M. Ouimet) :
Alors, nous en sommes à la rubrique des motions sans préavis, et, en fonction
de nos règles et de l'ordre de présentation des motions sans préavis, je
reconnais maintenant M. le ministre de l'Éducation pour une présentation d'une
première motion.
Bolduc
(Jean-Talon) : M. le Président, je sollicite le consentement
de cette Assemblée afin de présenter la motion suivante conjointement avec la députée de
Pointe-aux-Trembles, le député de Chambly et le député de Mercier :
«Que
l'Assemblée nationale souligne le 50e anniversaire de création du
ministère de l'Éducation et du Conseil supérieur de l'éducation.»
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Très bien, merci. Alors, y a-t-il consentement
pour débattre de la motion? M. le leader adjoint du gouvernement.
Sklavounos :
Oui, M. le Président, il y aurait consentement pour des interventions d'environ
une ou deux minutes par intervenant. Nous suggérons l'ordre
suivant : le ministre de l'Éducation, la députée de Pointe-aux-Trembles,
le député de Chambly ainsi que le député de Mercier.
Vice-Président (M. Ouimet) : Alors, je comprends qu'il y a
consentement pour permettre quatre interventions d'une durée maximale de
deux minutes?
je demanderais aux collègues qui doivent quitter l'enceinte du salon bleu de le
faire en silence. Alors, M. le ministre de l'Éducation.
Bolduc
(Jean-Talon) : Merci, M. le Président. Le ministère de l'Éducation
et le Conseil supérieur de l'éducation célèbrent tous deux, cette année, leur
50e anniversaire. L'un et l'autre découlent du rapport Parent qui, au
tournant des années 60, a servi de fondement à la mise en place du système
d'éducation québécois. Grâce au virage majeur
effectué à cette époque, l'accès à l'éducation a été largement démocratisé. Les
jeunes et les adultes peuvent non seulement apprendre à lire, écrire et
compter, mais les portes du haut savoir leur sont désormais ouvertes. Le
Conseil supérieur de l'éducation poursuit, quant à lui, ses travaux et ses
réflexions dans le but de fournir des avis éclairés sur le système d'éducation
au Québec
L'année 2014
nous permet de souligner 50 ans d'évolution du réseau de l'éducation au
Québec. Considérée comme le plus puissant outil de développement social,
culturel et économique, l'éducation doit demeurer au sommet de nos priorités. Ce 50e anniversaire doit nous inciter à
poursuivre nos efforts et à continuer de faire progresser notre système d'éducation. Les défis d'aujourd'hui sont
nombreux, ils requièrent la mobilisation de tous les acteurs de la société.
C'est pourquoi j'invite chacun des membres
de cette Assemblée à devenir les partenaires de toute initiative
gouvernementale susceptible de faire évoluer
notre réseau d'éducation et, avec lui, l'ensemble
de la société québécoise. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Alors, merci à
vous, M. le ministre de l'Éducation. Mme la députée de Pointe-aux-Trembles.
Mme Léger : Merci, M. le Président. C'est une
fierté pour moi aujourd'hui de prendre la parole au nom de l'opposition officielle afin de souligner une
étape charnière, celle de la création du ministère de l'Éducation. En
début d'année, la première
ministre du Québec, Mme Marois, et la ministre de l'Éducation,
Marie Malavoy, ont souligné cet anniversaire important pour le Québec. Mme Marois avait alors
affirmé : «Il est important de célébrer le 50e anniversaire du ministère de l'Éducation, parce qu'il
souligne 50 ans d'efforts et de succès qui ont permis au Québec de
progresser dans toutes les sphères d'activité. La mise en place d'un réseau d'éducation
public tel que nous le connaissons depuis la Révolution
tranquille a permis la démocratisation de l'accès à l'éducation. L'implantation
de notre système d'éducation nous a amenés à bâtir une société aujourd'hui
reconnue à l'international pour sa créativité et son
innovation.»
Notre
collègue Marie Malavoy avait ajouté ceci :
«En commémorant cet événement, nous disons à la population du Québec que nous serons fidèles à l'esprit qui
animait les artisans de la Révolution tranquille et à leur volonté d'améliorer
sans cesse l'environnement d'apprentissage,
les outils et les programmes, dans le respect du personnel scolaire et des
élèves qui nous sont confiés. Alors que le savoir constitue un pilier majeur du
développement tant social qu'économique, l'éducation doit, plus que jamais,
constituer une priorité au sein de notre société.»
salue donc, M. le Président, tous les artisans, les professionnels, les
enseignants, les cadres, les ministres de l'Éducation qui se sont succédé et mes anciens collègues, évidemment,
enseignants qui ont oeuvré avec moi à améliorer la vie éducative de nos enfants et de nos jeunes.
Alors, merci à toutes celles et à tous ceux aussi qui ont contribué à
façonner le Québec en matière d'éducation, car l'éducation, c'est le gage de la liberté. Heureux 50 ans!
Le Vice-Président (M.
Ouimet) : Alors, merci à vous,
Mme la députée de Pointe-aux-Trembles. M. le député de Chambly.
M. Roberge : En ce 50e anniversaire du ministère de l'Éducation,
je veux d'abord souligner le travail et le dévouement exceptionnel des
professionnels et de tous les intervenants qui travaillent auprès des jeunes au
jour le jour,
puis aussi des parents qui s'investissent énormément dans la réussite de leurs
enfants. On ne le répétera jamais assez...
M. Roberge : ... — merci — si
le ministère fonctionne et remplit sa mission, c'est grâce à
tous les intervenants mais aussi à l'implication des parents.
Je veux
souligner aussi l'apport exceptionnel du premier titulaire du ministère de l'Éducation, ancien député
de Vaudreuil-Soulanges,
M. Paul Gérin-Lajoie. M. Gérin-Lajoie est un visionnaire. Il a été le principal artisan de profondes
mutations apportées au système d'éducation durant la Révolution tranquille. Et
je me permets un petit aparté : en 2007, il a critiqué l'assouplissement de l'enseignement du français, et je le cite : «Il y a
une tendance à dire qu'il faut mettre l'enseignement à la portée de tout
le monde. Mais, d'une certaine façon, on
nivelle [vers]
le bas.» Fin de la citation. M. Gérin-Lajoie
estime que les jeunes doivent se dépasser et s'habituer à la compétition à
laquelle ils devront faire... durant leur vie adulte.
Mais je reviens au ministère de l'Éducation. La
création du ministère a constitué, évidemment, un des piliers du
Québec. C'en est encore un, mais il faut aller plus loin maintenant
que l'accessibilité, il faut y aller vers la qualité. Et il ne
faut pas que l'accessibilité soit factice aussi, il faut que les jeunes aient
accès aux études secondaires, mais accès à tous
les moyens qui vont leur permettre de réussir leurs études secondaires pour
aller au bout de leurs rêves, que ce soit le professionnel, le technique, le collégial, l'universitaire. On le sait,
le ministère de l'Éducation a une vocation,
évidemment, en éducation mais aussi au plan
économique, au niveau scientifique, culturel. Alors,
le ministère joue et va continuer de jouer un rôle de premier plan au Québec.
Le Vice-Président (M. Ouimet) : Alors, merci à vous, M. le député de Chambly.
M. le député de Mercier, pour votre intervention.
M. Khadir :
M. le Président, je suis heureux de joindre la voix de Québec solidaire à cette
célébration, cette commémoration
du 50e anniversaire de la
création du ministère de l'Éducation. Et, en parfaite complicité, je dirais, en parfaite
collusion d'esprit avec mon collègue de la CAQ, enseignant, je voudrais aussi
parler de Paul Gérin-Lajoie et de sa contribution d'abord, bien
sûr, à la mise sur pied de ce ministère
dans l'esprit et la logique qui gouvernent, en fait, les sociétés
démocratiques, les sociétés occidentales qui, depuis deux, trois siècles,
cherchent par l'éducation, par le savoir, de donner les outils à l'ensemble des concitoyens, à l'humanité en quelque
sorte, de pouvoir échapper aux contraintes imposées par l'obscurantisme, imposées par l'exploitation
déraisonnable de la nature et surtout par l'exploitation qu'a subie l'humanité,
une grande
partie de l'humanité, en raison
de son ignorance, aux mains de maîtres qui, bien souvent, utilisaient l'ignorance
pour mieux harnacher l'effort, et la force, et la liberté des autres. Donc,
éducation comme instrument de liberté.
Et, on le voit, l'éducation constitue, en fait,
le meilleur levier de développement de toute société qui désire progresser, réduire les inégalités, progresser en,
bien sûr, assurant le confort matériel mais surtout en
donnant aux citoyens les moyens de s'organiser
pour mieux vivre. Et, dans l'effort qu'on fait, depuis 10, 15 ans, d'assurer
un meilleur équilibre entre progrès
économique et le bien-vivre, la qualité de la vie, il est intéressant de souligner que c'est les villes comme Montréal, qui ont un
haut niveau d'éducation, 400 universitaires qui sont des viviers du savoir
et de l'éducation, qui constituent les meilleurs endroits où il fait bon vivre,
bien avant des villes qui sont très compétitives et qui sont économiquement
très fortes.
Je reviens à
M. Paul Gérin-Lajoie pour parler 10 secondes, M. le Président, de l'éducation
populaire. Il disait, l'an dernier,
en appui aux centres d'éducation populaire, menacés de disparaître récemment,
que le réseau public et privé ne peut pas
offrir un service aux personnes de tous âges. Ce que nous faisons, en termes de
société, pour appuyer l'éducation non formelle des gens d'un certain
âge, cela sert aux jeunes. Les mères, les grands-mères, les
arrière-grands-mères jouent un rôle dans l'éducation de leurs enfants. Alors, à
cet égard, je sais que le ministre de l'Éducation a rencontré…
Le Vice-Président (M. Ouimet) :
Très bien, M. le député. On avait prévu deux minutes. Merci, M. le député de
Mercier.
Cette motion est-elle adoptée?
Le Vice-Président (M. Ouimet) :
Adopté.
Je suis prêt à reconnaître maintenant un membre
du groupe de l'opposition officielle, donc M. le député de Terrebonne, pour une
autre motion sans préavis.
M. Traversy :
Merci, M. le Président. C'est un plaisir de vous retrouver à cette rubrique des
motions sans préavis. Alors, M. le
Président, je sollicite le consentement de cette Chambre afin que l'Assemblée
puisse présenter, conjointement avec la députée de Repentigny et la
députée de Gouin, la motion suivante :
«Que
l'Assemblée nationale rappelle les bénéfices notables de la politique de
services de garde à contribution réduite pour les parents du Québec; et
«Que
l'Assemblée nationale prenne ainsi acte qu'assurer le développement et la
pérennité du réseau des services de garde à contribution réduite est une
avenue pour conduire le Québec à [sa] prospérité.»
Vice-Président (M. Ouimet) : Alors, merci, M. le député de
Terrebonne. Y a-t-il consentement pour débattre de la motion? Pas de
consentement. Je suis prêt à reconnaître maintenant M. le député de Granby pour
une nouvelle motion sans préavis.
Bonnardel :
M. le Président, je demande le consentement pour déposer la motion suivante
conjointement avec la députée de Sainte-Marie—Saint-Jacques :
«Que
l'Assemblée nationale demande au gouvernement de proposer, dès la reprise des
travaux parlementaires prévue en septembre prochain, la nomination d'un
vérificateur général en titre.»
Vice-Président (M. Ouimet) : Merci, M. le député de Granby. Y
a-t-il consentement pour débattre de cette motion? M. le leader adjoint.
Sklavounos :
Consentement pour adopter sans débat, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Très bien.
Alors, cette motion,
est-elle adoptée?
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Adopté.
M. le député de Mercier,
pour une nouvelle motion sans préavis.
M. Khadir : Merci,
M. le Président. Alors, c'est dans l'espoir,
je dirais, de la même collaboration du leader adjoint du gouvernement que je
voudrais soumettre la motion suivante pour consentement de l'Assemblée
nationale. Donc :
«Que l'Assemblée
nationale presse le gouvernement du Québec de s'assurer que tout projet d'appui
à des investissements privés à partir des fonds publics se fasse sans
contournement des processus d'évaluation
environnementale et dans le respect de la mission fondamentale de la Caisse de
dépôt et placement qui vise à la fois à soutenir l'activité économique [mais
aussi] à obtenir des rendements pour ses déposants.»
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Merci, M. le député de Mercier. Y a-t-il
consentement pour débattre de la motion? M. le leader adjoint du gouvernement.
Sklavounos :
L'indépendance de la caisse, M. le Président. Pas de consentement.
Vice-Président (M. Ouimet) : Alors, il n'y a pas de
consentement. Y a-t-il d'autres motions sans préavis? M. le leader
adjoint du gouvernement, motion sans préavis?
Sklavounos :
M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée…
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Juste un instant. Je vais vérifier s'il y a
consentement pour permettre au député de
déroger à l'article 84.1 du règlement afin de permettre la lecture d'une
autre motion sans préavis. Mme la leader de l'opposition officielle, y a-t-il consentement pour permettre de
déroger à l'article 84.1? Consentement. Veuillez poursuivre.
Sklavounos :
M. le Président, je sollicite le consentement de cette Assemblée afin de
présenter, suite à une entente intervenue — j'imagine que ça va — une
motion touchant l'organisation des travaux. Je fais motion, conformément à l'article 146
du règlement de l'Assemblée nationale, afin :
«Que
la Commission des relations avec les citoyens, dans le cadre de l'étude du
projet de loi n° 2, Loi modifiant la
Loi sur les services de
garde éducatifs à l'enfance, procède à des consultations particulières et
tienne des auditions publiques
le mardi 10 juin [prochain] à la salle Louis-Hippolyte-La Fontaine
et, qu'à cette fin, elle entende les organismes suivants : l'Association des garderies privées du Québec, le
Rassemblement des garderies privées du Québec, le Protecteur du citoyen,
la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante, l'Association québécoise
des centres de la petite enfance, le Conseil québécois des services de garde
éducatifs à l'enfance, l'Alliance québécoise des garderies privées non
subventionnées, la Coalition des garderies privées non subventionnées du
Québec;
«Qu'une
période de 12 minutes soit prévue pour les remarques préliminaires,
répartie de la manière suivante : 6 minutes
au groupe parlementaire formant le gouvernement,
3 minutes 30 secondes au groupe parlementaire formant l'opposition
officielle et 2 minutes 30 secondes au deuxième groupe d'opposition;
«Que
la durée maximale de l'exposé de chaque organisme soit de 10 minutes et l'échange
avec les membres de la commission
soit d'une durée maximale de 45 minutes partagées ainsi :
22 minutes 30 secondes pour le groupe parlementaire
formant le gouvernement, 13 minutes 30 secondes pour […] l'opposition
officielle et 9 minutes pour le deuxième groupe d'opposition;
«Que la ministre de
la Famille soit membre de ladite commission pour la durée du mandat.»
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Alors, y a-t-il consentement pour débattre de
cette motion?
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Cette motion est-elle adoptée?
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Adopté.
Aux avis touchant les
travaux des commissions, M. le leader adjoint du gouvernement.
Sklavounos : Alors, M. le Président, j'avise cette Assemblée
que la Commission de l'aménagement du territoire procédera à une consultation particulière à l'égard
du projet de loi n° 1, Loi
concernant l'inspecteur général de la Ville de Montréal, aujourd'hui,
dès 15 h 20, pour une durée de 1 h 12 min, à la salle
Louis-Joseph-Papineau.
Le Président :
Alors, l'Assemblée est maintenant au courant.
Sur les renseignements
sur les travaux de l'Assemblée, M. le leader du gouvernement.
Fournier : ...pour
intervenir pour demander quelques éclaircissements à la présidence sur les travaux de
l'Assemblée et leur déroulement, d'abord en mettant en lumière une décision que
la présidence a prise concernant la période de questions
et le temps de parole, décision qui a été intégrée dans une entente qui
a été entérinée non seulement
par tous les partis à la Commission de l'Assemblée nationale, mais même par l'Assemblée
nationale pas plus tard qu'hier, M. le Président.
D'abord,
ce matin même, un membre de la deuxième opposition écrivait — c'est
le député de Lévis — un tweet dans lequel il disait, et je ne nomme pas le nom : «[Le président]
a perdu une belle occasion d'être un grand président...»
Le Président :
M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Bonnardel :
Oui.
L'article 86 de notre règlement, M. le Président :
«Renseignements par le leader du gouvernement — Le leader du gouvernement peut, d'office ou
à la demande d'un député, communiquer à l'Assemblée des renseignements
sur ses travaux.
«Les demandes de
renseignements doivent porter sur des affaires inscrites au feuilleton.»
Là, j'entends le
leader du gouvernement citer un tweet d'un collègue député à l'Assemblée
nationale. S'il veut faire le procès d'un
collègue député ou d'une formation politique, il y a le «hot room» pour aller
faire cette déclaration, et je suivrai tout de suite après.
Alors, M. le
Président, je pense que l'article 86 mentionne que, si le leader...
Président : Effectivement, le leader du gouvernement peut
évidemment plaider sur ces questions qui touchent les travaux de l'Assemblée.
On va au moins écouter ce qu'il a à dire jusqu'à la fin puis… Oui?
Bonnardel :
...on ne commencera pas… M. le Président, en tout respect pour vous, là, on ne
commencera pas à faire un procès sur
la liberté d'expression d'un collègue député sur Twitter . Il y a des
limites, là. Alors, M. le Président, je pense que...
Le Président :
Je vous...
Le Président :
S'il vous plaît! S'il vous plaît! S'il vous plaît!
Les travaux relatifs
aux... c'est-à-dire les renseignements
relatifs aux travaux de l'Assemblée, le leader du gouvernement me demande... On
m'a demandé de venir ici pour
écouter. J'essaie d'écouter ce qu'on a à dire. Je comprends le point que vous
avez soulevé, là, mais je voudrais au moins comprendre la conclusion de
ce que le leader du gouvernement a à dire.
Fournier : Je vais vous en donner une, conclusion, bien que je
n'aie pas encore amorcé l'introduction. Ça va satisfaire notre collègue qui veut savoir si le feuilleton va être
concerné. Bien sûr que le feuilleton
va être aussi concerné, puisqu'il sait, mieux que bien d'autres de sa formation,
ce qui est contenu dans l'entente qui a été adoptée hier, entente
qui va gouverner cette législature.
Alors,
dans le début de l'introduction, je m'arrête sur la participation publique d'un
des membres de la deuxième opposition qui
est intervenu en critiquant la décision du président, notamment cette
décision prise sur la période des questions,
qui a été ensuite entérinée, incluse dans l'entente et entérinée ici. J'ai donc
des questions sur la compréhension qu'en a la présidence, eu égard,
entre autres, à la doctrine et à la jurisprudence.
lis, dans la doctrine, M. le Président : La confiance des parlementaires
envers l'impartialité du président ou des vice-présidents est
indispensable au bon fonctionnement de l'Assemblée. Leur comportement ou leurs
actions ne peuvent être critiqués.
Ainsi : «…il n'est pas permis de dénigrer leur travail, même
indirectement, au cours des travaux [si ce n'est] au moyen d'une motion de fond[...]. Tout député qui met en
cause la conduite d'un membre de la présidence autrement que par une
motion de fond peut [encourir] des sanctions pour atteinte aux privilèges», ce
qui n'est pas ce que je recherche. Et je ne
recherche pas à faire le procès de quiconque. Je cherche simplement, à cet
égard, de comprendre, de la part du président, comment nous allons
devoir nous gouverner à l'égard de la doctrine.
vais couper court puis je vais laisser faire la jurisprudence, qui est au même
effet, mais je cite la décision du 12 juin 2001, de Jean-Pierre
Charbonneau, sur ces attaques à l'égard de la présidence, simplement pour vous
dire que la critique qui a été faite est à l'opposé
complètement de la doctrine et de la jurisprudence, du respect que l'on
doit et de la confiance que l'on doit à la
présidence pour la bonne suite de nos travaux mais aussi à l'égard de l'entente
intervenue et ratifiée hier.
Premier
problème, ce tweet datait de ce matin, 11 h 21; mais il n'était pas
le premier, il y en a d'autres. Mais le chef de la deuxième opposition
en a fait un aussi hier, en fait deux heures après que nous ayons adopté, ici,
l'entente, tous ensemble, et lui inclus, où
il indique que deux formations, le gouvernement et l'opposition officielle, ne
respectent pas la démocratie, qui pourtant se retrouve illustrée dans
une entente que nous avons ratifiée ici.
Alors, j'ai quelques
questions à vous poser. La première : Comment le président va se gouverner
à l'égard d'un des membres qui se met dans
une position qui est contraire à la doctrine et à la jurisprudence face à la
présidence?
Je viens au
feuilleton rapidement. Dans la suite des choses sur cette entente, il y a
nationale demain qui doit donner effet à une entente entérinée ici. Je serais
curieux de savoir comment la deuxième opposition va donner des
instructions aux membres du Bureau à l'égard notamment des fonds consacrés à la
deuxième opposition pour ses travaux ici, à l'Assemblée, qui font
partie de l'entente
qui est critiquée même si entérinée par le chef de cette opposition.
Deuxième élément qui
concerne le feuilleton : j'ai moi-même, M. le Président...
Le Président :
M. le leader...
Bonnardel :
...quelques minutes, là, je pense que ça fait près de huit minutes que le
leader essaie de nous expliquer... de faire un procès sur les tweets de mon
chef puis mon collègue député de Lévis. Si vous le permettez, M. le Président,
en tout respect pour vous, à l'article 86...
Président : Ce que j'ai l'intention de faire : d'écouter
tout ce que le leader du gouvernement a à nous dire, puis je vais vous
demander aussi vos opinions.
M. Fournier :
Je dois, et le leader le sait très bien, aller au Conseil des ministres pour
faire ratifier, accepter un projet de loi
conjoint des trois leaders, dont le leader qui vient de se lever, un projet de
loi conjoint qui découle d'une entente,
la même dont on parle depuis le début, dont l'objet unique, unique du projet de
loi — et on l'accepte,
et on le veut, là, on est bien d'accord
pour le faire — l'unique
objet, c'est de permettre qu'il y ait un leader adjoint dans cette même
formation là puis un président de caucus de la même formation. Il n'y en a pas
pour d'autres, c'est juste ça, là.
Alors, moi, pour inscrire
au feuilleton, je dois aller au Conseil des ministres pour ce qui était convenu
d'être un projet de loi conjoint, et là j'ai
deux membres de la deuxième opposition qui s'égosillent pour dire que l'entente
n'est pas bonne. Alors, donnez-moi des instructions : Est-ce que je le
fais ou je ne le fais pas, le projet de loi?
Le Président : Je vais
commencer par entendre les membres et les leaders. Je veux entendre M. le
leader du deuxième groupe d'opposition et ensuite le leader de l'opposition.
Bonnardel :
...Président, avec tout le respect pour le leader, là, on est en train de faire
un procès Twitter . Premièrement, je n'ai jamais remis en question l'entente, jamais elle n'a été remise en question. Les collègues députés, là… La liberté d'expression, là,
autant ici, à l'Assemblée nationale, peut être aussi bonne sur Twitter .
Et là-dessus que ce soit mon chef, que ce
soit le collègue de Lévis ont assumé leurs propos et n'ont pas
remis en question... Ce qu'ils ont remis en question...
C'est la
déception, M. le Président, sur le dernier point litigieux, le dernier point
litigieux que j'ai amené à la Commission de l'Assemblée nationale, sur
notre représentativité et sur les membres non votants. Et, je le répète, 95 %
de cette entente a été convenue, on en a discuté
pendant trois, quatre semaines, et à la fin j'ai dit oui, j'ai dit oui
au nom de mes collègues députés et au nom de
mon chef. Alors, on ne remet pas en question cette entente. Et vous pouvez
être certain d'une chose, M. le Président : vous avez toute la confiance
de notre formation politique.
Maintenant,
le leader a le droit de faire le procès s'il veut, sauf que, si aujourd'hui on
commence à faire des procès Twitter , M. le Président, on n'a pas fini, on n'a pas fini. Ce n'est peut-être pas l'endroit pour le faire,
hein? On peut faire de la politique…
Alors, je
vous dis une chose, M. le Président : On
a dit oui à cette entente, on a dit oui à cette entente unanimement à la fin. On n'était pas d'accord sur un point et
on a le droit, comme parlementaires, de s'exprimer,
on a le droit. À ce que je sache, on
est dans un pays où on peut s'exprimer, donc cette liberté d'expression s'exprime
aussi fortement au salon bleu que sur Twitter , avec tout le
respect que j'ai pour mes collègues, M. le Président.
Le Président :
Mme la leader de l'opposition.
Maltais : Merci, M. le Président. Je vais
prendre quelque temps, quand même, pour exprimer notre position, parce
que nous sommes, nous aussi, interpellés par la question qui est soulevée par
le leader du gouvernement et à laquelle tente de répondre le leader de la
deuxième opposition.
Nous
disposons effectivement d'une entente qui a été ratifiée par les trois partis
et qui a été vérifiée, validée par l'Assemblée nationale comme étant
dans la lignée de la tradition des ententes qui s'étaient faites au Parlement.
Cette entente fait
foi de ce qui suivra.
là-dessus je suis d'accord avec le
leader du gouvernement, il y a des étapes qui suivent, et, si on n'est
pas clairs sur ce qui s'est fait avant, comment est-ce qu'on va pouvoir être
clairs et se faire confiance pour ce qui suit? Alors donc, oui, il y a une
question un peu de confiance entre partis et entre parlementaires, mais il y a
aussi — et je vais le soulever après — une
confiance envers le président, qui est
importante.
Le projet de
loi qui va être déposé par le gouvernement sera un projet de loi conjoint, ce
qui veut dire que les partis, et donc
les membres, les leaders, se sont engagés à ce que, dans ce projet de loi là…
Ce projet de loi là reflète leur opinion au complet, et leur opinion, elle était positive.
Donc, du
moment où tu fais une entente, tu l'acceptes, et, si ton leader la dépose, la signe, la ratifie et va même jusqu'à
dire : Oui, je signerai conjointement le
projet de loi, il y a un degré de satisfaction qui est assez haut, assez
haut.
Dans ce
projet de loi, effectivement, des choses ont été négociées et se retrouveront
là-dedans, et c'est un bloc. Le projet
de loi va contenir ce qui n'avait jamais existé :
un leader adjoint pour le deuxième parti d'opposition. Le projet de loi
va contenir ce qui n'a jamais existé avant :
un président de caucus pour la deuxième opposition. Le projet de loi va convenir d'une chose qui n'avait pas lieu, va
ajouter de l'argent au deuxième groupe d'opposition, amplement, et c'est
bien. On veut qu'il y ait des oppositions fortes, des voix fortes à l'Assemblée nationale. Et ce projet de loi
va faire ce que demandait le leader du
deuxième groupe d'opposition : ajouter du
temps de parole, pris sur le temps de l'opposition officielle. Et c'est d'accord,
ajouter du temps de parole au groupe de la CAQ, c'était la volonté du
leader du deuxième groupe d'opposition.
Alors, nous
respectons non seulement l'entente, nous respectons la volonté émise — en ondes, d'ailleurs — par le leader du deuxième groupe d'opposition
à l'effet qu'il était prêt à abandonner toutes les autres demandes pour avoir
du temps de parole, et il les a eues, mais on lui a laissé quand même
les demandes qu'il avait.
Ce qu'il reste sur ce tweet,
c'est une phrase qui est lourde, à mon avis, c'est que le président a perdu une
belle occasion d'être un grand président de l'Assemblée nationale et de
trancher pour la démocratie. M. le Président, si vous n'avez pas tranché pour la démocratie, pour qui avez-vous tranché?
C'est pour ça que, même sur Twitter , les mots sont lourds. La confiance
du président, c'est essentiel. Vous n'avez pas été contesté. Personne ne s'est
présenté contre vous lors de la dernière
élection. Et ici moi, je pense qu'il y a des mots très lourds qui mériteraient
une rétractation. Et, deuxièmement, il y a aussi que c'est le même député qui ne se
représente plus parce qu'il conteste votre décision sur le contenu de la période de questions.
Alors, je
pense que, du côté du deuxième groupe d'opposition, nous avons besoin — j'ai émis un fait public, M. le
Président — de
clarifications.
Le Président :
M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Bonnardel : …est ici depuis assez longtemps pour
connaître le règlement et ne pas mentionner l'absence d'un député à l'Assemblée
nationale, peu importe où l'information est venue, elle le sait très bien, et je vous demande juste de la rappeler à l'ordre
là-dessus. Merci.
Le Président : …M. le député. Mme la leader de l'opposition,
je vous demande de continuer.
Maltais : Ça va, j'ai terminé.
Je vous ai dit, M. le Président, que nous avons besoin vraiment de
clarifications vraiment fortes, claires, précises de la part de tous les
groupes qui sont dans ce Parlement.
Le Président :
M. le leader du gouvernement.
M. Fournier :
Rapidement, pour répliquer au leader de la deuxième opposition.
D'abord,
il ne s'agit pas ici de contrevenir à la liberté de parole. Il s'agit, dans un
des cas que j'ai soulevés, de marier cette idée avec nos règles d'Assemblée,
je vais y revenir, et, dans l'autre, de pouvoir se gouverner à partir du moment où il y a une entente adoptée à l'unanimité,
par ailleurs critiquée deux heures après par un des membres assez
importants, là, le chef de la deuxième opposition.
J'ai
compris, et donc j'ai bien fait de soulever le débat, M. le Président, j'ai
compris que le leader de la deuxième opposition
réitérait l'appui de sa formation politique à l'entente, ce qui est bien
différent d'avoir lu : «Le PLQ et le PQ ne respectent pas le choix
démocratique du 7 avril dernier.» J'ai bien entendu de ses propos que sa
formation politique, incluant son chef,
considère que cette entente, elle est, pour reprendre ses paroles, presque
entièrement parfaite et que j'imagine qu'il est difficile de convenir qu'elle
ne respecte pas le choix démocratique. Je prends sa parole, tel que le règlement nous le dit, et j'imagine qu'il aura des
discussions avec son chef.
Pour
le deuxième élément, et je saurai me gouverner en conséquence pour la
suite et donc je pourrai dire au Conseil des ministres que cette entente est
toujours appuyée par la deuxième opposition,
à l'égard de la liberté de parole, d'expression et de pouvoir s'exprimer… et, s'il
y a un endroit où on veut le faire, c'est à
l'Assemblée, il y a même des privilèges qui nous sont accordés pour profiter,
bénéficier du maximum de cette liberté.
Cela
n'empêche pas qu'il y a des règles dans cette Assemblée. J'ai cité la doctrine.
Je vais citer le passage de la jurisprudence, la décision de Jean-Pierre
Charbonneau : «…on ne saurait critiquer le comportement du président sans
[recourir] de sanction pour atteinte aux privilèges. [...]Désormais, la
présidence entend faire respecter à la lettre ces importants principes. Dans aucun cas, elle n'acceptera d'être mise en
cause sans le recours à une motion de fond. Aussi, elle n'hésitera pas à
utiliser son pouvoir disciplinaire.»
le Président, je ne soulève pas ça pour vous demander d'exercer votre pouvoir
disciplinaire, je demande ça pour que
le leader de la deuxième opposition sache qu'il y a des règles et qu'il agisse
dans son caucus pour que nous puissions continuer de bénéficier de notre
liberté de parole dans le respect de nos règles.
Je vous pose la
question : Comment vous allez vous
gouverner? En espérant que le leader saisisse la perche et dise à cette
Assemblée, M. le Président : Nous allons y voir. Nous avons confiance à la
présidence et nous allons respecter la
présidence. C'est ce à quoi je m'attendais, en fait.
Le Président :
Est-ce qu'il y a d'autres orateurs? M. le leader du deuxième groupe d'opposition.
Bonnardel :
M. le Président, je pense que, là, on est en train d'amener Twitter dans
le procès-verbal de la Commission de l'Assemblée nationale.
Vous
avez, je l'ai réitéré, notre appui. Comme formation politique, nous réitérons
notre confiance à la présidence, M.
le Président. Nous avons dit oui à cette entente à la Commission de l'Assemblée
nationale.
permettez-moi, en tout respect, M. le
Président… encore une fois, dans ce pays que nous connaissons, où nous vivons,
cette liberté d'expression se
répercute ici, à l'Assemblée, aussi bien sur Twitter , parce que, demain
matin, M. le Président, ça se peut qu'il y ait des députés qui ne soient pas contents des
interventions de peu importe les collègues députés à l'Assemblée
nationale. Mais là-dessus je réitère, je réitère, M. le Président, que cette
entente, pour nous, était valable.
Maintenant,
vous comprendrez très bien que c'est normal qu'un député de l'Assemblée
nationale puisse s'exprimer sur Twitter et peut-être affirmer sa déception, et ça, c'est correct. On ne peut pas l'empêcher.
C'est cette liberté d'expression qui existe au Québec, M. le Président.
Mais je vous réitère notre confiance.
aussi, cette entente, au final, on l'a acceptée, même si nous étions déçus du
dernier point que j'ai amené, qui était, pour moi, le dernier point
litigieux. C'est tout.
Le Président :
Mme la leader de l'opposition.
Maltais :
Je comprends, moi aussi, que tout va bien du côté de l'entente.
s'entend sur l'entente. Maintenant, il reste un problème. Que, publiquement, un député a remis en question une de vos décisions, je m'attends à ce que, là-dessus,
il y ait quand même un aveu qu'il y a publiquement une remise en question d'une décision de la présidence et donc de la
confiance que nous vous faisons. Il est là, le problème qu'il nous reste à dénouer, M. le Président. On attend des
échanges, on attend un commentaire de
vous là-dessus.
Président : M. le leader du gouvernement.
M. Fournier :
Je sais, monsieur. Je termine, là, je ne reviendrai pas, il y a des travaux à
faire.
sais que ces décisions-là, c'est toujours complexe pour la présidence, surtout quand ça la
met en cause. Si on peut éviter qu'elle
ait à trancher, c'est une bonne chose.
Alors,
je vais proposer une piste dans l'esprit de ce que je disais tantôt, puis le leader n'est même pas obligé de prendre la
parole. Je sais que ça peut être difficile parfois dans les débats, puis
tout ça, je comprends ça, mais, puisque la question n'est pas de savoir s'il y
a la liberté de parole mais qu'il y a une règle importante dans notre gouverne
qui est la confiance dans la présidence et puisqu'il est impossible en ce
moment qu'il y ait une correction qui soit faite, peut-être
que, par le même moyen, la personne en question peut se rétracter et réitérer sa confiance
dans la présidence. Cela, me semble-t-il, pourrait être une avenue.
Donc,
je termine en disant que j'avais besoin d'éclairage. Peut-être
qu'à ce stade-ci, M. le Président, pour éviter à la présidence de trancher sur cet aspect, j'ai bénéficié de la déclaration du leader disant qu'il était d'accord avec l'entente qui était sur la table et
donc qu'elle respecte le choix démocratique des Québécois le 7 avril, que,
sur l'autre aspect, il est possible qu'il y
ait, dans l'esprit de notre règlement, dans le respect de notre règlement, un
correctif apporté par un des membres de sa formation, qui permettrait de
régler cet élément qui reste en ce moment et qui porte ombrage en ce moment à
notre Assemblée.
Président : Merci. Est-ce qu'il y a d'autres orateurs? Bon, en
ce qui me concerne et comme je suis, comme vous l'avez souligné tous les trois, un peu concerné, passablement même
concerné par cette question, voici ce que j'en pense.
Premièrement, j'ai
toujours dirigé cette Assemblée avec impartialité.
Deuxièmement, sur le
point particulier qui a été soulevé, que j'ai lu et qui était… pas tellement
choquant, comme un peu particulier, comme dans le sens que ce n'est pas normal
que ce genre de chose là arrive...
Troisièmement, je
vous rappelle aussi que, lors de notre première assemblée, la première fois que
nous nous sommes rencontrés, il n'y avait
pas d'entente sur l'organisation de la période de questions. Nous avons décidé…
Parce que j'utilise, quoi, les règles de
procédure, le règlement, la doctrine, la jurisprudence, je vous ai proposé d'utiliser
les règles de l'ancienne législature.
Vous m'aviez demandé, M. le leader du deuxième groupe d'opposition, si… puis
vous m'aviez fait préciser, avec raison d'ailleurs : Est-ce que ce
seront des règles… Nous ne voulons pas que ce soient des règles pour l'avenir.
J'ai dit : Ça ne sera pas les règles pour l'avenir, mais je vous suggère
fortement de vous entendre. À défaut d'entente,
vous ai-je dit, lorsque nous reviendrons, je vous apporterai, j'amènerai, je
prendrai une décision sur l'organisation des travaux, particulièrement
de la période de questions. Il n'y a pas eu d'entente, et j'ai eu à tirer un
jugement.
jugement-là, vous avez, depuis, je dirais, sept ou huit… maintenant sept ou
huit jours, eu l'occasion de le voir, de le pratiquer, de voir comment
il évolue. Je pense que ni une ni l'autre des parties ici ne peut se considérer
comme ayant vu ses positions affaiblies sur
le plan politique par rapport à ce jugement, à tel point que vous l'avez
inscrit dans l'entente dont on vient de
parler.
Vous
avez pu vérifier, depuis sept, huit jours, effectivement que cette entente-là
ne défavorise pas l'une ou l'autre des deux
formations politiques, qu'elle soit l'opposition officielle ou la seconde
opposition. Eh bien, c'est évident que, lorsqu'un membre de notre Assemblée
remet en question l'impartialité de la présidence, prétextant que cette décision-là remet en cause la démocratie, ce n'est
pas strictement blessant. Je veux bien que tout le monde doit assumer ses propos, vous l'avez
souligné, vous l'avez dit, mais il y aurait quand même certainement un
effort particulier qui devrait être fait par le député pour réfléchir, à tout
le moins, à cette question-là.
Deuxièmement,
je soulignerai tout simplement, pour l'usage de tout le monde, que nous avons
ici… Évidemment, nous sommes entrés
dans le monde des médias sociaux, et le monde des médias sociaux ne nous enlève
pas effectivement la liberté dont vous nous avez parlé, M. le leader du
deuxième groupe d'opposition. Toutefois, il y a un devoir de responsabilité. Lorsqu'on se sert des médias
sociaux, ce qu'on y dit ne peut pas faire autrement que d'avoir un sens
ici même, dans cette Assemblée, en dehors du monde de ces médias sociaux.
Alors,
le mieux que je puisse suggérer, c'est : d'abord, premièrement,
reconsidérer. Puis je comprends que l'entente que vous avez eue
maintient… Nous avons conclu hier une entente. Je vous en ai félicités, d'ailleurs.
Alors, vous avez eu une entente. Vous devez maintenant… Moi, mon rôle à moi, c'est
de faire en sorte que cette entente-là soit fonctionnelle. Mon rôle, c'est de
faire en sorte que cette entente-là puisse être celle qui va être la base de
nos travaux pour les quatre prochaines
années et demie.
Mais,
une fois qu'on a eu une entente comme celle-là, on ne peut pas la
remettre en question puis se reposer des
questions éternellement. Je comprends qu'il y a une entente. Que ceci nous
serve de leçon, quand même j'en
serais la victime, que ceci nous serve de leçon pour l'avenir. Le comportement
des uns et des autres, lorsqu'on a une entente, lorsqu'on s'entend, ne
peut pas être remis en question.
Puis
je comprends qu'on vit dans une démocratie puis qu'on peut dire ce qu'on veut
puis ce qu'on pense, mais il faut
faire attention parce qu'ici tout notre travail est basé sur la confiance
mutuelle des uns avec les autres, la capacité de pouvoir prendre des
ententes.
Alors,
ceci étant dit, je pense que le sujet peut être maintenant déclaré clos. Je
souhaite évidemment que, si un de nos
collègues se sent malheureux par rapport à une décision que je pourrais
prendre… qu'il vienne me le dire, me le dire personnellement, je l'apprécierais.
Et qu'on tienne dans cette Chambre… S'il y a des choses à dire à la présidence,
qu'on le fasse ici ou à l'extérieur, mais pas par le biais de moyens mécaniques
comme ceux qu'on a vus. Ça va?
Alors,
la période des affaires courantes est maintenant terminée. Nous allons passer
aux affaires du jour. M. le leader du gouvernement.
Sklavounos :
Je vous demande d'appeler l'article 3, M. le Président.
Vice-Président (M. Ouimet) : Alors, à l'article 3 du
feuilleton, M. le ministre responsable de l'Administration
gouvernementale et de la Révision permanente des programmes et président du
Conseil du trésor propose l'adoption du principe du projet de loi n° 4,
Loi modifiant la Loi autorisant la conclusion de conventions collectives d'une
durée supérieure à trois ans dans les secteurs public et parapublic.
Alors, je reconnais le
président du Conseil du trésor et je lui cède la parole. M. le président.
Coiteux : Merci, M. le Président. Il me fait plaisir d'aller de l'avant
aujourd'hui avec l'adoption du principe du projet de loi n° 4 modifiant la Loi autorisant la conclusion de
conventions collectives d'une durée supérieure à trois ans dans les
secteurs public et parapublic.
21 octobre 2010, la durée des conventions collectives applicables aux secteurs
public et parapublic fut prolongée par
l'adoption de la Loi autorisant la conclusion de conventions collectives d'une
durée supérieure à trois ans dans les secteurs
public et parapublic. Ce texte législatif autorise la conclusion de conventions
collectives d'une durée supérieure à trois
ans pour ces secteurs, écartant ainsi la restriction imposée par le Code du
travail. Les conventions collectives dans les secteurs public et parapublic s'appliquent donc depuis le 1er avril
2010 et viendront à échéance le 31 mars 2015. Elles auront donc eu une durée de cinq ans. Une certaine
ambiguïté se dégage toutefois de la loi quant à l'application des
diverses dispositions du code portant sur la
détermination de la période de changement d'allégeance syndicale. Cette
difficulté d'interprétation découle du fait
que l'hypothèse de l'existence d'une convention collective d'une durée
supérieure à trois ans pour les secteurs public et parapublic n'est pas
envisagée au Code du travail.
l'approche du 31 mars 2015, date d'échéance de ces conventions collectives, les
représentants syndicaux se sont dits
préoccupés qu'il y ait des interprétations divergentes des articles concernés
du Code du travail potentiellement applicables à la situation. D'ailleurs,
la Confédération des syndicats nationaux, la Fédération des travailleurs et des
travailleuses du Québec, la Centrale des
syndicats du Québec, la Fédération interprofessionnelle de la santé du
Québec et l'Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des
services sociaux ont écrit au gouvernement pour demander de clarifier la situation. Ces syndicats représentent plus de
360 000 travailleurs des secteurs public et parapublic. J'ai donc
décidé d'agir rapidement.
L'ajout proposé par
le projet de loi vise à éviter toute confusion relative à la date de la prochaine
période de changement d'allégeance
syndicale, dite période de maraudage, dans les secteurs public et parapublic.
Le projet de loi prévoit que, lorsqu'une
convention collective d'une durée de plus de trois ans expirera au plus tard le
31 mars 2015, une accréditation
pourra être demandée à l'égard d'un groupe de salariés des secteurs publics et
parapublics entre le 270e et le 240e jour précédant la date d'expiration
de la convention. Cette modification répondrait aux demandes formulées par les
syndicats mentionnés précédemment.
terminant, je réitère que ce projet de loi vise à préciser la période de
maraudage. Il est nécessaire de définir au plus vite des règles du jeu, des règles du jeu claires et sans équivoque
qui s'appliqueront lors du renouvellement de ces conventions collectives qui touchent un peu plus d'un demi-million de
salariés des secteurs de la santé et des services sociaux, des commissions scolaires, des collèges,
de la fonction publique et de la Sûreté du Québec. Cela permettra d'éviter
tout imbroglio. Tout au long de l'étude du
projet de loi, il me fera plaisir de fournir davantage de détails et de
répondre aux questions de mes collègues de l'Assemblée nationale, au bénéfice
des employés de la fonction publique.
compte donc sur la collaboration des partis d'opposition afin de procéder à l'adoption
rapide de ce projet de loi. Merci, M. le Président.
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Alors, merci à vous, M. le président du Conseil
du trésor. Mme la députée de Richelieu, pour votre intervention.
Zakaïb : Merci, M. le Président. Tout d'abord, je tiens à
assurer le président du Conseil du trésor de notre entière collaboration dans l'adoption de ce projet
de loi, projet de loi qui a été préparé par l'ancien président du
Conseil du trésor, actuel chef de l'opposition, pendant que nous étions au
pouvoir.
C'est
l'ancien projet de loi n° 69. On y voit une seule modification, c'est
quant à la date d'entrée en vigueur, et on aura sans doute des questions sur cette nouvelle date d'entrée en
vigueur. En fait, ce n'est pas quand la loi sera adoptée, mais la loi prévoit une
date d'entrée en vigueur, alors nous aurons des questions là-dessus. C'est un
projet de loi technique. En fait, M.
le président du Conseil du trésor avait parfaitement raison, on veut éliminer
une ambiguïté quant à la période de maraudage. Pour les gens qui nous
écoutent, la période de maraudage, c'est la période pendant laquelle des
employés peuvent choisir un syndicat
différent du syndicat qui les représente. Et ça, le Code du travail prévoit
pour l'ensemble des salariés du
Québec qu'il doit y avoir, peu importe pour qui on travaille, une période de
maraudage pendant laquelle un autre
syndicat peut tenter d'obtenir cette accréditation. Ça ne se fait pas à tout
événement ou en tout temps, il y a vraiment pour chacune des conventions collectives qui est signée une période de
maraudage. Pour ce qui est du secteur public, c'est différent. En fait,
le secteur public, la loi prévoit sa période de maraudage. Et on s'est rendu
compte qu'il y avait une ambiguïté entre deux dispositions de la loi qui
auraient pu faire en sorte qu'on comprenne mal la date de maraudage dans le
secteur public, que tout le monde veut qu'elle soit du 270e jour au 240e jour qui
précèdent la date de fin de convention collective. En fait, ce serait du
4 juillet au 4 août 2014.
Donc,
M. le Président, tout le monde au Québec veut que la date de maraudage soit du
4 juillet au 4 août 2014, mais dans la loi il y a une
ambiguïté qui aurait pu faire en sorte qu'on interprète différemment la loi.
projet de loi qui est déposé, le projet de loi n° 4, veut clarifier cette
ambiguïté afin que ce qui était prévu dans l'esprit du législateur à l'époque
se reflète maintenant dans la loi par ce projet de loi n° 4. Alors, nous
allons être en faveur du projet de loi.
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Très bien. Alors, merci, Mme la députée de
Richelieu. M. le député de La Peltrie, pour votre intervention.
Caire :
Merci, M. le Président. Alors, je ferai écho à ma collègue et au président du
Conseil du trésor : un projet de loi effectivement technique qui vient
ajouter un éclairage, une précision sur une lacune qu'il y avait dans la loi existante.
le Président, une demande, dans le fond, des organisations syndicales, des
partenaires du milieu, donc, un projet de
loi qui fait consensus et qui est effectivement assez similaire, sinon assez
conforme à ce qui avait été déposé par l'ancien gouvernement. Malheureusement, les élections ayant eu lieu, le projet de
loi est tombé. Donc, dans le fond, je comprends qu'on poursuit ce travail qui avait été commencé et qui vise à clarifier
une situation qui a effectivement besoin d'être clarifiée.
Donc,
nous joindrons notre voix au consensus, et le président du Conseil du trésor
peut effectivement compter sur notre collaboration pour faire cheminer
le projet de loi jusqu'à son terme.
Vice-Président (M. Ouimet) : Alors, merci à vous, M. le député
de La Peltrie. Y a-t-il d'autres intervenants? Droit de réplique, M.
le président du Conseil du trésor? Ça va?
Alors, s'il n'y a pas
d'autre intervenant, pas de réplique, le principe du projet de loi n° 4,
Loi modifiant la Loi autorisant la conclusion de conventions collectives d'une
durée supérieure à trois ans dans les secteurs public et parapublic, est-il adopté?
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Adopté. M. le leader adjoint du gouvernement.
Sklavounos :
M. le Président, conformément à l'article 243 de notre règlement, je fais
motion afin que ce projet de loi soit déféré à la Commission des finances
publiques pour étude détaillée.
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Alors, merci, M. le leader. Cette motion est-elle
adoptée?
Le Vice-Président
(M. Ouimet) : Adopté. Pour la suite des choses, M. le leader
adjoint du gouvernement.
Sklavounos : M. le Président, je vous demanderai simplement
de suspendre nos travaux jusqu'à 19 h 30.
Mais, avant de le faire, il est de
notre intention d'appeler, à 19 h 30, l'article 1 de notre
feuilleton, qui est le projet de loi n° 1
concernant l'inspecteur général de la ville de Montréal. Et, comme vous le
savez, il y a eu entente intervenue entre nous et l'opposition afin que nous dérogions à l'article 230 du
règlement pour permettre que le débat sur le principe ait lieu malgré le
fait que la consultation particulière se déroule cet après-midi. Alors, juste
pour souligner ce consentement.
Le Vice-Président (M. Ouimet) :
Très bien. Alors, y a-t-il consentement pour suspendre les travaux de l'Assemblée
jusqu'à 19 h 30? Très bien.
Alors, les travaux
de l'Assemblée sont suspendus jusqu'à 19 h 30.
(Suspension de la séance à 15 h 51)
Le Vice-Président (M. Gendron) :
Alors, veuillez vous asseoir, chers collègues. Je vous souhaite une bonne
soirée, et je cède la parole maintenant au leader pour qu'il nous indique qu'est-ce
que nous allons faire.
Sklavounos : Je
vous demande d'appeler l'article 1, M. le Président.
Le Vice-Président (M. Gendron) : Alors, M.
le ministre des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire
propose l'adoption du principe du projet de loi n° 1, Loi concernant l'inspecteur
général de la Ville de Montréal.
Avant de céder la parole à un premier intervenant, j'aimerais
m'assurer qu'il y a consentement pour procéder à l'adoption du principe de ce projet de loi, même si la Commission de l'aménagement
du territoire n'a pas encore déposé son rapport sur le mandat que lui a confié l'Assemblée de tenir des
consultations particulières. Alors, est-ce qu'il y a consentement pour
que nous procédions tel qu'indiqué? Il y a consentement. M. le ministre, allez.
M. Moreau : Alors, merci beaucoup, M. le
Président. D'abord, permettez-moi, d'entrée de jeu, de signaler que, sur
l'adoption du principe de ce projet de loi, cet après-midi, nous avons eu l'occasion,
en commission parlementaire, de recevoir la
Commission d'accès à l'information, puisque nous avons commencé à procéder aux
consultations, et que la commission est venue nous éclairer sur un
certain nombre de choses contenues au projet de loi et nous a fait des
commentaires qui se voulaient constructifs.
Et je voudrais d'emblée, M. le Président — et je pense que vous serez d'accord avec
ça — reconnaître
la qualité du travail de la Commission
d'accès à l'information, notamment parce que son président fait
partie des
rares hauts fonctionnaires de l'État
qui font l'objet d'une nomination aux deux tiers de l'Assemblée nationale et
donc de voir dans l'intervention qu'il
a fait une intervention absolument non partisane, qui va directement dans le
sens du projet de loi, qui, pour la
Commission d'accès à l'information, il faut le dire, est un projet de loi qui,
là, vient dire : Nous voulons encourager la divulgation d'information
dans le contexte du respect des juridictions, notamment celles de la ville de
Montréal.
Et je voudrais d'emblée
remercier l'ensemble des membres de la commission; je vois le porte-parole de
la deuxième opposition en matière d'affaires
municipales, le député de Blainville, mon collègue le député de l'opposition
officielle, le député de Rosemont, qui est
porte-parole aux fins de ce dossier-là, mon collègue le député de Gaspé, qui
est porte-parole de l'opposition officielle en matière d'affaires municipales,
qui faisaient tous
partie de la commission, mes