Transportation and the Environment — 19 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CTE 2018-04-19

Quebec — Committees

Transportation and the Environment — 19 April 2018 (41st Legislature, 1st Session)

CTE 2018-04-19

Quebec — Committees

Mme la secrétaire, y a-t-il des remplacements?

Secrétaire : Oui, M. le Président. M. Bolduc (Mégantic) sera remplacé par M. Girard (Trois-Rivières);

M. Boucher (Ungava), par Mme Ménard

(Laporte); M. Habel (Sainte-Rose), par M. Chevarie

(Îles-de-la-Madeleine); M. Plante (Maskinongé), par M. Huot

(Vanier-Les Rivières); M. Simard (Dubuc), par M. Auger

(Champlain); et M. Roy (Bonaventure), par M. LeBel

(Rimouski).

Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, Mme la secrétaire. Alors, nous cassons la glace avec les crédits

cette année pour l'exercice 2018‑2019.

Merci beaucoup de votre présence. Nous allons passer un bloc de

deux heures ensemble.

Étant donné, justement,

qu'il s'agit d'un bloc de deux heures, il n'y aura

pas de remarques préliminaires. Nous allons

procéder à une discussion d'ordre général par blocs de 15 minutes,

incluant les questions et les réponses. La mise aux voix de ces crédits sera effectuée cet avant-midi... bien, cet après-midi, donc à la fin du temps qui est alloué

à l'étude de ces crédits.

Alors,

puisque nous avons débuté à 11 h 49 précises et puisque j'ai eu comme

information qu'il y

a eu entente avec les leaders, nous allons poursuivre au-delà de

l'heure prévue, donc jusqu'à 13 h 49, pour ainsi compléter le deux

heures de bloc d'études en lien avec

ces crédits. Alors, j'ai le consentement? J'ai des hochements de tête. Ça va? Ça va. C'est

noté.

Alors, sans

plus tarder, je suis maintenant prêt à reconnaître une première intervention de l'opposition officielle pour un premier

bloc d'échange. M. le député de Rimouski, la parole est à vous pour un temps de

15 minutes.

M. LeBel : Merci,

M. le Président. Bien, commencer par

saluer le ministre, mon collègue, ami, voisin dans le Bas-Saint-Laurent. Saluer aussi les gens qui l'accompagnent. Je vais essayer de... C'est

la première fois que je fais les crédits,

hein, Affaires maritimes... Mais je te salue, toi aussi, excusez-moi, M. le député... C'est la première fois que je fais les crédits des affaires

maritimes, je vais essayer de bien faire ça.

Je vais

commencer tout de suite avec les négociations sur les quais dans l'Est du Québec,

les cinq quais. Je sais que vous

négociez là-dessus. On nous parle qu'on devrait avoir des bonnes

nouvelles éventuellement. J'aimerais avoir certaines précisions

parce que l'important, c'est d'aller chercher ces quais-là, mais de les prendre

en bon état, de s'assurer que le fédéral

nous les cède, mais en bon état. J'ai regardé dans les budgets

du fédéral, ce que je semble voir, c'est qu'ils ont réservé une enveloppe

de 68 millions pour cette année pour le Programme de transfert

des installations portuaires. 68 millions, ce n'est pas beaucoup

pour les cinq quais.

Comment vous... Est-ce qu'on est toujours dans

cette enveloppe-là? On pense, seulement pour le quai de Baie-Comeau, on me dit...

juste le mettre à niveau, on parle d'une quarantaine de millions. Ça fait qu'on

peut comprendre que 68 millions pour les cinq quais, ça peut être

problématique. Est-ce qu'on est toujours dans cette enveloppe-là du 68 millions

dans vos négociations?

Le Président (M. Iracà) : Oui. M. le

ministre, oui. Ça va.

D'Amour : Merci beaucoup, M. le Président. Alors, très rapidement, je

veux saluer d'abord les collègues, le

député de Rimouski, le député de Nicolet-Bécancour, également le député de

Champlain, des Îles-de-la-Madeleine, de

Trois-Rivières. Soyez les bienvenus. Simplement vous présenter, M. le

Président, les gens qui vont m'assister dans cette présentation ce

matin. D'abord, à ma droite, Mme l'attachée de presse, Mme Véronique

Michaud, à ma gauche, M. Georges

Farrah, qui est secrétaire général associé au Secrétariat aux affaires

maritimes du Québec, avec les membres de

son équipe, et il y a également les membres du ministère de l'Économie, de la

Science et de l'Innovation, de façon à ce que nous puissions répondre

adéquatement à chacune des questions qui nous seront posées ce matin.

Ceci dit, sur

l'importante question du transfert des quais, pour le bénéfice des gens qui

nous écoutent, c'est important de rappeler exactement quelles sont ces

structures. Il y en a cinq qui appartiennent à Transports Canada. Il y a Gaspé,

Matane, Rimouski,

Cacouna et Baie-Comeau. La particularité Baie-Comeau, c'est que la

municipalité, la ville, veut le prendre en charge. Et j'ajouterais aussi

qu'il y a Percé qui appartient à Pêches et Océans Canada.

Sur la

question financière, depuis le début, M. le Président, notre gouvernement a été

très clair : nous exigeons une mise à niveau complète de ces

infrastructures sur un horizon de 25 ans.

Quant au

chiffre qui a été avancé par le collègue de Rimouski tout à l'heure, on n'est

pas du tout sur l'horizon de

68 millions de dollars. Vous comprendrez, M. le Président, que, ce matin,

je ne vais pas dévoiler de chiffres parce que nous sommes en phase de négociation, mais il faut... Ce que je veux

dire, c'est que ce sont des dossiers très importants. Dans certains cas, il y a même une urgence d'agir,

M. le Président. Je pense, entre autres, à Matane, Matane qui a, à toutes

fins pratiques, atteint sa durée de vie maximale. Il y a Rimouski, dont une

partie du quai a été condamnée.

Alors, pour nous, ce qui est important et ce que

nous souhaitons, M. le Président, c'est d'avoir une entente de principe le plus rapidement possible. Et j'y

crois, même pour le mois de juin, parce que les discussions vont bien avec

nos vis-à-vis fédéraux. Quant aux chiffres,

je dois les taire à ce moment-ci, mais nous avons une évaluation pour chacune

de ces structures. Alors, c'est clair que ça va coûter beaucoup d'argent.

Et les

expériences du passé parlent très correctement aussi, en ce sens qu'on a vu des

transferts fort réussis au cours des

années précédentes. Je pense, entre autres, à Rivière-du-Loup, je pense à

Montmagny, je pense à d'autres infrastructures fédérales aussi, comme des aéroports. Alors, il n'est pas question pour

nous de négocier une entente à rabais. Il faut que ce soit conforme aux réels besoins de manière à

doter les communautés d'installations de qualité que l'on pourra développer

par la suite.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. M. le député de Rimouski.

M. LeBel : Merci, M. le

Président. Vous avez présenté le monde autour de vous. Est-ce que j'ai compris

qu'il y a des gens du ministère des Transports qui sont ici?

M. LeBel :

Non? Parce que la décision du Conseil des ministres, ce que j'ai vu du Conseil

des ministres, c'est que la négociation avec le fédéral est confiée au

ministère des Transports, puis il n'y a personne des Transports ici

aujourd'hui. O.K.

Votre vision des choses, quand on ira rechercher

les quais, les différents ports, puis je comprends, là, puis je comprends votre... vous ne pouvez pas amener des

chiffres aujourd'hui, vous êtes en négo, mais, mettons, la volonté, tout le monde ensemble, que les quais soient

transférés d'une façon correcte, là, mis en normes, quand ils seront transférés

au Québec, qui va être responsable de la

gestion de ces quais-là au Québec? L'information que j'ai, on me parle de la

STQ, la Société des traversiers du

Québec. Est-ce que c'est ça, l'information pertinente? Et, si oui, est-ce que

la STQ est en mesure de gérer ces ports-là? Est-ce qu'elle a l'expertise

pour gérer ces différents quais là?

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le député. M. le ministre.

M. D'Amour : Alors, je tiens d'abord

à rassurer le député de Rimouski quant à la négociation. Bien sûr, le ministère des Transports est là, mais le

Secrétariat aux affaires maritimes est présent dans le cadre de ces

négociations, alors je suis habilité à vous donner les détails que je

peux dévoiler publiquement aujourd'hui.

Sur la

question de la gouvernance, sincèrement, je ne crois pas que la Société des

traversiers soit là. Cependant, quant

au modèle précisément, quant à la façon de faire, on est en train de justement

discuter de ces points-là dans le cadre de la négociation. Nous pourrons, au moment de la conclusion d'une

entente ou d'ententes au pluriel, parce que, je l'ai dit tantôt, il y a six structures, on pourra aller

plus loin. Mais notre objectif ultime, là, c'est de faire en sorte que ce soit

le fédéral qui assume l'entièreté, le total

des coûts, et nous souhaitons que des travaux soient réalisés dans les

meilleurs délais parce que, je tiens

à le dire au député de Rimouski et à l'ensemble des parlementaires dans cette

Chambre ce matin, c'est qu'il y a une vision, hein? On ne se porte pas

acquéreur d'installations aussi importantes pour le plaisir de dire qu'on est propriétaires, c'est qu'il y a une

volonté de développement. Alors, dans cette volonté de développement, il y

a le souci, bien sûr, de bien faire les

choses, mais de les faire rondement aussi en termes de délais parce que c'est

important, parce qu'il y a des impératifs incontournables. Je pense à

Matane, j'en ai parlé tantôt, sa durée de vie.

Et il y a

bien sûr toute la question du développement de nos zones

industrialo-portuaires. Si on pose ce geste-là, c'est qu'on veut

justement avoir... je ne dirais pas un contrôle, mais qu'on soit bien

positionné de façon à développer l'ensemble

du réseau de nos zones industrialo-portuaires au Québec. Alors, j'aurai

l'occasion d'en reparler à l'intérieur des deux prochaines heures, mais

il y a beaucoup de travail qui a été effectué. Et, à partir du moment où on

devient propriétaire de ces structures, ça

devient encore plus facile pour nous non seulement de délimiter la zone, enfin,

je dois dire que c'est pas mal fait, mais de les développer par la

suite.

Alors, on aura les coudées franches pour assumer

notre développement régional tel que le prévoit la Stratégie maritime du

Québec.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. M. le député.

M. LeBel : Je comprends que,

dans vos négociations, quand même, ça n'appartient pas au fédéral de discuter comment le Québec va gérer les quais. Du moment où

on les reprend, c'est à vous autres, c'est une décision du gouvernement. Pour

l'instant, vous ne savez pas, là, ce n'est pas la STQ qui va gérer ces

ports-là. Vous n'avez pas une idée

c'est quelle structure gouvernementale québécoise actuellement qui va prendre

la gestion de ces quais, de ces ports puis

qui va les administrer, les gérer, s'assurer de la mise aux normes de ces

quais-là? C'est quelle structure au Québec? C'est au ministère des

Transports? Ce n'est sûrement pas au Conseil exécutif.

D'Amour : Je vous dirai très sincèrement que ça fait

partie des

éléments que nous discutons actuellement avec nos vis-à-vis fédéraux. Je suis désolé de ne pas pouvoir aller plus

loin, mais, sincèrement, je veux laisser libre cours aux discussions, négociations. Et je dirais au député

de Rimouski, là, qu'on ne va pas trop user de sa patience parce que notre

objectif dans le temps, c'est d'en arriver à

établir une entente de principe pour le mois de juin. C'est dans quelques

semaines.

On se met

beaucoup de pression, j'en conviens. J'espère qu'on pourra respecter cet

échéancier-là. Mais, à partir du

moment où on a des ententes, évidemment, toute la question des chiffres, on va

le clarifier, et ça, pour moi, ça, c'est très important. Et, sur la question de la gouvernance aussi, comment les

choses vont se passer par la suite, tout ça sera dévoilé en même temps.

Mais je dois dire que le climat aux tables de négociation présentement est très

favorable. Le gouvernement fédéral a cette

intention. D'ailleurs, le programme de dessaisissement existe depuis 1995.

Alors, le livre, quant aux modalités est déjà pas mal complété. Alors, à ce moment-ci, on échange très correctement, les choses prennent bien leur place, et ce qu'on souhaite, c'est

d'avoir les coudées franches pour être en mesure d'assumer le développement de chacun de ces territoires.

Vous savez, habituellement, au Québec, lorsqu'il y a un port, tout autour du port, il y a

de la prospérité. C'est le cas au port de Trois-Rivières, c'est le cas

aux Îles-de-la-Madeleine, c'est le cas partout. Alors, ce qu'on veut,

c'est d'en remettre. Ce qu'on veut, c'est de créer des emplois de qualité, des

emplois bien payés. Alors, on arrive, on touche au but d'une conclusion, là, en termes de propriété de structures, et par

la suite, bien, on sera en mesure de

développer ces territoires-là.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. M. le député.

M. LeBel : Bien, on comprend que la décision de la

gouvernance, c'est une décision qui vous appartient. Ce n'est pas au fédéral à décider comment vous allez

gouverner les quais éventuellement. Mais vous ne pouvez pas me dire encore

c'est quoi, votre... vous gardez ça dans votre négociation.

M. D'Amour : On garde ça dans nos

discussions. Ça fait

partie d'un tout.

M. LeBel : O.K. Bien, bonne

chance.

Vous venez de

commander... annoncer une étude hier ou avant-hier, vous avez annoncé que vous

allez faire une étude sur les quais. En tout cas, vous pourriez m'en

dire un peu plus sur l'objectif de cette étude-là qui nous arrive là, présentement. Dans vos déclarations, vous dites : On va aller chercher les

quais puis les ports, puis ils vont être utiles. Tu sais, il va y avoir des mandats. Il va y avoir de l'activité sur

chacun de ces quais-là. Tu sais, on ne les reprend pas pour les laisser comme

ça. Matane, on comprend, là, c'est plus industriel, Baie-Comeau, c'est industriel, Rimouski, c'est plus au côté de la recherche, de la

science. Mais je me posais des questions sur Cacouna. C'est dans votre comté,

là, vous connaissez bien Cacouna. Puis on

sait les problématiques qu'on a eues avec le port de Cacouna dans les

dernières années. Votre vision pour le port de Cacouna un coup rétrocédé

au gouvernement du Québec?

D'Amour : M. le Président, est-ce que je constate également que le député

a posé une question sur l'étude?

M. LeBel : Oui, oui, oui.

D'Amour : O.K.

Alors, l'étude, peut-être apporter une précision, là, c'est contenu à l'intérieur, bien sûr, du budget. Et ce qu'on veut, là... parce que,

vous savez, il y a cinq grandes administrations portuaires fédérales au Québec que sont Sept-Îles, Trois-Rivières, Saguenay,

Québec et Montréal. Alors, en procédant à l'acquisition de l'ensemble de

ces infrastructures, on aura un portrait

d'ensemble ou une propriété qui va couvrir l'ensemble du Québec. Alors, l'étude

va nous servir à bien définir la vision qui va avec.

Alors, dans

ce contexte, on va annoncer, donc, officiellement, là, dans les prochaines

semaines, la réalisation de cette

étude sur les perspectives de compétitivité et de croissance à long terme pour

toute la question du transport maritime. Alors, on veut se donner, en fait, un

outil de travail qui va nous permettre, là... parce que, vous savez, on vibre à

l'ère des ententes de partenariat, entre

autres l'entente de libre-échange avec l'Union européenne, ça fait

partie des

éléments. Alors, on veut avoir une idée très claire des opportunités qui

s'offrent à nous au cours des prochaines années.

Ceci dit, sur

la question de Cacouna, je n'ai jamais caché qu'il y avait eu des discussions,

notamment avec les Malécites de

Viger, qui ont des projets. Chose certaine, je tiens à dire, M. le Président,

au député de Rimouski que nous voulons protéger le niveau actuel d'affaires

qui se réalise au port de Cacouna. Bon an, mal an, on parle de 30 à 50, 55 navires. On veut protéger ce niveau

d'activité, et je vais vous dire pourquoi. Ce sont des activités liées à des

usines importantes. Je pense, entre

autres, à Norampac du côté de Témiscouata-sur-le-Lac, je pense à White Birch du

côté de Rivière-du-Loup. Et, pourquoi

pas, dans nos réflexions, parfois songer à un développement touristique

également? Alors, il y a des données

techniques pour chacun des ports, il y a des particularités

géographiques : profondeur d'eau, entrée, largeur de l'entrée, et tout ça. Alors, c'est à considérer, mais c'est

sûr que Cacouna, on doit le développer au cours des prochaines années.

Ça fait

partie d'un environnement global qu'on analyse présentement.

Mais Cacouna a toute sa

pertinence quant à l'existence de ce port et a un développement intéressant

qu'on pourra y vivre après. Et le fait que le

Québec en sera propriétaire, j'ai bien l'impression que ça pourrait faciliter

le déroulement de ces projets-là.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. M. le député.

M. LeBel :

Dans le dossier de Cacouna, vous savez, c'est un dossier qui préoccupe

l'ensemble de la région aussi. C'est

aussi environnemental, que vous connaissez bien, avec la présence des bélugas,

et tout ça. Est-ce que c'est aussi un élément qui sera pris en

considération?

D'Amour : Évidemment, j'ai déjà fait — pardon, M. le Président, je vais peut-être

un peu vite, là — plusieurs

déclarations à ce niveau. Puis je tiens à

rappeler au député... Et d'ailleurs, ce sera intéressant, on va lui remettre

une copie de la Stratégie maritime

parce que tout ça est très clair, hein? Il n'y a pas de projets de

développement qui vont se réaliser sur

le plan maritime au Québec s'il n'y a pas le respect de l'environnement. Alors,

tout ça s'inscrit dans un grand contexte de développement durable.

Et on a parlé

abondamment des bélugas au cours des derniers mois. Le fédéral a enclenché des

études à cet égard. On se veut respectueux

de l'environnement. Mais je pense qu'on peut cohabiter. J'ai toujours parlé,

dans le cadre de la Stratégie maritime, d'équilibre entre l'économie,

nos besoins économiques et nos préoccupations environnementales.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. Une minute, M. le député.

M. LeBel : Bien, rapidement, puis je reviendrai tantôt, mais on comprend que

tout ça se tient. Puis je vois que les

négociations avec Ottawa, ça a son importance. Vous ne pouvez pas trop en

dire, mais, dans toutes vos négociations, on va décider où ça va

descendre au Québec, qui va s'occuper de ça au Québec, à partir de l'étude,

comment on va développer ces quais-là,

comment on va les voir, comment on va respecter l'environnement, respecter les

régions. Il y a beaucoup de

choses qui devront être mises en marche puis qui n'ont pas été mises en marche actuellement

parce que l'entente n'a pas été faite. Je

comprends que, dès que ça sera signé, on parle de juin, juillet, je ne sais pas

trop, il y aura beaucoup de pain sur la planche pour définir le rôle de

chacun de ces quais-là puis comment on intègre ça dans la politique maritime québécoise.

Le Président (M. Iracà) : M. le

ministre, en quelques secondes.

D'Amour : Ça tombe bien, M. le Président, on a non seulement l'audace et l'ambition qu'il faut pour le faire,

mais, autour de nous, il y a

toutes les compétences qu'il faut pour le faire. Mais je vais vous dire qu'il y a déjà pas

mal de choses qui ont été envisagées,

notamment par l'implantation de nos zones industrialo-portuaires.

Comme, par exemple, à Rimouski,

il y a une vocation scientifique potentiellement liée à tout le développement des biotechnologies marines. Dans le cas de Matane, on parle d'éolien. Dans le cas de Gaspé,

même chose. On peut développer, là. Et, en implantant ces zones, c'est

des opportunités de développement qui vont se présenter à nous.

Alors, le

député constate avec nous, là, c'est une vision de développement qu'on a mise de l'avant au cours des... j'oserais dire au cours des dernières années, parce que

ça fait à peu près deux ans qu'on parle de ces négociations-là. On

les réalise présentement. Et ce qu'on veut, là, on va se le dire franchement,

c'est de l'activité économique, mais pas n'importe

laquelle. On veut des emplois de qualité parce que c'est mon mandat de

créer des emplois dans les régions du Québec...

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. Malheureusement, ceci met fin au bloc d'échange avec l'opposition officielle. Nous allons débuter un nouveau bloc d'échange

avec la

partie gouvernementale. Et je cède la parole au député de Trois-Rivières.

M. Girard : Merci

beaucoup, M. le Président. Donc, à mon tour de saluer les collègues, M. le ministre et toute l'équipe, tous les collègues qui sont ici avec nous aujourd'hui.

M. le Président, je ne suis pas un membre permanent de cette commission,

mais c'est vraiment un grand plaisir pour moi d'être ici ce

midi pour discuter pendant deux heures des affaires maritimes, de la Stratégie

maritime du gouvernement du Québec.

Vous n'êtes

pas sans savoir qu'à Trois-Rivières nous avons l'administration du port de Trois-Rivières, qui est très active dans la région, qui travaille également

en étroite collaboration avec la Société du parc industriel et portuaire

de Bécancour. Donc, deux ports extrêmement importants dans la région : le

port de Trois-Rivières, qui est un moteur de développement économique pour la

région, qui est un créateur d'emploi, qui est un outil de développement pour plusieurs PME, plusieurs entreprises de la région.

Et je ne vous cacherai pas que la Stratégie

maritime est un outil qui a permis, au cours des quatre dernières années, à

notre port de pouvoir vraiment se développer, de pouvoir attirer les entreprises, de pouvoir créer des emplois et qui a

contribué grandement à ce que Trois-Rivières est devenu, avec un taux de chômage à son plus bas depuis l'histoire de la

comptabilisation des taux de chômage à Trois-Rivières. Au 31 décembre dernier, on était 4,5 %

de taux de chômage, du jamais-vu dans la région. Et le port est un bon

contributeur.

Les investissements qui ont été réalisés par la

Stratégie maritime ont été des atouts extrêmement importants. Et je vais avoir l'occasion, un petit peu plus

tard, de parler plus particulièrement du port de Trois-Rivières et des impacts

de la Stratégie

maritime, mais j'aimerais, dans un premier temps, demander au ministre de

peut-être nous donner un petit peu

plus le portrait global du Québec au niveau des investissements qu'on a

réalisés au niveau de la Stratégie maritime et les impacts de ces

investissements-là à travers le Québec, à travers toutes les régions portuaires

du Québec.

Le Président (M.

Iracà) : Merci, M. le député. M. le ministre.

D'Amour : D'abord, M. le Président, je comprends, bien sûr, toute la

fierté qui habite le député de Trois-Rivières en regard de la présence d'un port. S'il y a un port dynamique au Québec,

parmi un ensemble de ports dynamiques, celui de Trois-Rivières ouvre le chemin à bien des transactions, à bien des

affaires et à la création de bien des emplois également.

la question de la Stratégie

maritime, je suis très fier

d'affirmer ceci : en moins de trois ans, il y a 305 projets,

M. le Président, qui ont été officiellement annoncés et conclus.

305 projets qui ont généré des investissements de plus de 1 650 000 000 $,

et, selon l'Institut de la statistique du Québec, c'est indépendant de la

politique, c'est plus de 9 000 emplois qui ont été créés et consolidés. D'ailleurs, M. le Président, avec

votre permission, je déposerais ce dernier rapport qu'on a

reçu de l'Institut de la statistique

du Québec de façon à ce que les collègues puissent éventuellement en prendre

connaissance.

Alors, moi, j'appelle

ça nos trois chiffres magiques, là : 305 projets, 1 650 000 000 $

d'investissements et 9 000 emplois, même un peu plus de

9 000 emplois, et nos statistiques datent déjà de quelques semaines.

Mais

il y a davantage. Lorsque le premier ministre m'a confié la responsabilité des

Affaires maritimes au Québec, il m'avait dit : En même temps, tu

auras un cadre financier pour une première période de cinq ans parce que la

Stratégie maritime, c'est une vision sur 15 ans, mais il y aura trois

plans d'action. On est à l'intérieur du premier plan d'action, on est à mi-chemin, en fait, et ce que M. le premier ministre m'avait dit : L'argent qui te sera consenti dans le cadre

financier, c'est 1,5 milliard. Bien, le devoir, c'est de transformer cet

argent-là en emplois et se servir de l'argent à

titre de levier

économique. Alors, ce n'est pas banal.

vais vous dire que la part du Québec sur le 1 650 000 000 $

est de 473 millions. C'est beaucoup d'argent, mais c'est entre 28 % et 30 % du total. Donc,

l'engagement du Québec, 28 % à 30 %, ça a permis d'aller chercher de

l'argent ailleurs. Ça a permis d'aller chercher de l'argent au fédéral

dans une mesure de 423 millions de dollars. Il y a des investissements qui

parfois relèvent de certaines municipalités ou de certaines autres

organisations ou organismes, 308 millions de dollars, et le privé... Je me

rappelle très bien d'une question qui avait été posée par le député de Nicolet-Bécancour voilà maintenant deux ans, je

crois, qui disait : Quelle est la part du privé? Moi, je suis très heureux

de pouvoir lui indiquer aujourd'hui qu'à

venir jusqu'à maintenant le privé, dans cette belle aventure maritime

québécoise, a injecté 398 millions de dollars.

si on regarde la carte du Québec, ce que ça a donné pour chacune des régions du

Québec, ou par ministère — est-ce que je l'ai? Oui, oui, oui — par ministère d'abord, je vous dirais qu'il

y a un certain nombre de ministères qui sont à contribution, les

Transports, c'est 565 millions de dollars, Économie, Innovation, Tourisme

et les Pêches...

Alors,

on est très fiers de ce qui a été réalisé à venir jusqu'à maintenant dans

toutes les régions du Québec, même les

régions non maritimes dans le cadre parfois de travaux de sous-traitance,

l'Abitibi, entre autres. Lorsque je suis allé en Abitibi l'automne dernier, j'ai rencontré une entreprise qui fait des

affaires sur le plan maritime. On s'entend que le fleuve est un peu loin

de l'Abitibi.

Alors,

dans l'ensemble des régions du Québec, les régions, je vous dirais, en termes

de nombre de projets à ce moment-ci, là, parmi les régions les plus,

j'oserais dire, favorisées, il y a la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine pour

110 projets, c'est quand même pas mal,

il y a le Bas-Saint-Laurent avec 49 projets, il y en a 35 au niveau de la

Côte-Nord. Alors, ces

305 projets, on les retrouve dans l'ensemble des régions du Québec, dans

les Laurentides, en Estrie, en Abitibi, en Outaouais, dans le Nord-du-Québec. Alors, c'est le portrait qu'on

peut dresser à venir jusqu'à maintenant de la Stratégie maritime, qui

est un grand succès.

Vous

savez, notre gouvernement, M. le Président, a créé, à venir jusqu'à maintenant,

238 000 emplois au Québec sur

un engagement de 250 000 sur cinq ans. Alors, on a

réalisé, en quatre ans, 238 000 emplois. Et je suis très fier de dire

que la Stratégie maritime du Québec y contribue pour beaucoup, à ce chiffre extraordinaire de 238 000 emplois. Alors, je l'ai dit tantôt, c'est l'Institut

de la statistique du Québec qui a

compilé ces données et qui nous

confirme la création de plus de 9 000 emplois, création et

consolidation.

dans l'industrie maritime, M. le Président, les salaires, habituellement, sont

assez élevés. Les conditions sont très

intéressantes. Alors, il va falloir s'attarder beaucoup aussi à la question de

la main-d'oeuvre, c'est un heureux problème. Et, pour certains armateurs, certaines entreprises qui sont dans le

domaine du transbordement des marchandises sur les quais, ça devient problématique. J'aurai

l'occasion plus tard de parler de la tournée que j'ai réalisée pour la

main-d'oeuvre.

Mais nos résultats

sont éloquents. J'en parle avec beaucoup de fierté puis je tiens à rendre un

hommage particulier à l'industrie parce que

ces projets-là nous viennent en grande

partie par l'industrie maritime

elle-même. Alors, que ce soient les

administrations portuaires d'un peu partout au Québec, on parle beaucoup de

Trois-Rivières et de ce succès, ça nous vient des administrations

portuaires, ça nous vient de la société du développement du Saint-Laurent, que

l'on appelle communément la SODES. Le monde

de la formation est impliqué par le biais de l'Institut maritime du Québec.

Il y a les commissions scolaires qui sont impliquées. Bref, nous avons le vent

dans les voiles, M. le Président.

Président (M. Iracà) : Merci beaucoup, M. le ministre. À des fins

d'enregistrement, simplement mentionner que le rapport sur l'Institut de la

statistique du Québec a bel et bien été déposé par le ministre au bureau de la

secrétaire de la commission. Donc, on pourra, si vous voulez, en faire des

copies, ceux qui le désirent.

Nous

allons poursuivre toujours le bloc d'échange avec la

partie gouvernemental

avec, parlant des régions favorisées, là, avec votre projet, M. le

ministre, le député des Îles-de-la-Madeleine. La parole est à vous.

M. Chevarie :

Merci, M. le Président. D'abord, je salue le ministre. Soyez salué, votre

équipe ainsi que les collègues ici, au sein de cette commission.

pense que le ministre a raison d'être très fier des résultats de la Stratégie

maritime. C'est des chiffres qui sont costauds.

Mais, au-delà des chiffres, c'est des retombées dans toutes les communautés

maritimes du Québec, des retombées en

termes d'emplois, même également en termes de services. Et ça, c'est

extrêmement important. Et je pense que cette Stratégie maritime, qui a été officiellement lancée en 2015, le ministre

est parti d'une page blanche pour créer aujourd'hui cette vaste stratégie qui permet au Québec

maritime d'avoir un outil de développement extrêmement intéressant

pour les communautés, et c'est des

impacts en termes d'économie pour nos régions, c'est de la création de

l'emploi, c'est l'environnement, également, et c'est le mieux-être de

l'ensemble des communautés.

la stratégie touche évidemment tout le Québec maritime, toutes les régions qui

ont un lien avec soit le fleuve ou le

golfe. Et, bien entendu, les Îles-de-la-Madeleine, situées, sur le plan

géographique, au centre du golfe du Saint-Laurent, bénéficient également

de cette Stratégie maritime du gouvernement du Québec. Et on a profité des

mesures qui sont disponibles à l'intérieur de la stratégie.

Entre

autres, une des premières mesures, c'est la création du centre d'expertise en

gestion des incidents maritimes, le

CEGRIM, communément appelé. J'ai participé à l'annonce avec le ministre le

20 juin 2017, et ça a été fort bien accueilli aux Îles-de-la-Madeleine. Et c'est un projet, une

ressource qui non seulement va desservir les Îles-de-la-Madeleine par rapport à ses objectifs au niveau des risques et

des incidents maritimes, mais également l'ensemble du Québec maritime.

à cet effet-là, M. le Président, ma première question, j'apprécierais que le

ministre puisse nous en parler un peu, nous fasse un état de situation,

où on est rendu, les objectifs de mise en place du CEGRIM.

Le Président (M.

Iracà) : Merci beaucoup, M. le député. Alors, M. le ministre, un état

de situation.

D'Amour : Alors, très heureux de répondre à la question du collègue

des Îles-de-la-Madeleine. Effectivement, le CEGRIM, c'était important pour nous et c'était une priorité du

premier ministre, d'ailleurs, de l'implanter non seulement en région, mais là où naturellement ça devait se

faire, c'est-à-dire aux Îles-de-la-Madeleine, qui constituent, en quelque

sorte, la porte d'entrée maritime du Québec.

À ce moment-ci, ce

qu'on a annoncé, là, éventuellement, c'est qu'il y aura 15 personnes à

l'intérieur de cette structure du côté des Îles-de-la-Madeleine. Ce qu'on va

faire à partir de cette structure, on va faire évidemment de la prévention, on va faire en sorte que les

municipalités situées le long du Saint-Laurent puissent être bien équipées

advenant un accident ou un incident sur le plan maritime.

Présentement, il y a

cinq personnes à l'intérieur de ces installations, et nous devrions atteindre

le chiffre de 15 employés au cours des

prochains mois. Alors, c'est une mise en activité qui s'effectue de façon

progressive. Imaginez, M. le

Président, là, c'est quand même 15 emplois de qualité. Les

Îles-de-la-Madeleine, c'est une population de 13 000 citoyens,

c'est un petit territoire. Alors,

15 personnes qui arrivent, d'abord, sur le plan économique, ça crée un

intérêt particulier, et, d'autre part, compte tenu de la mission de

cette organisation, on parle de sécurité, on parle de prévention, on parle d'équiper nos communautés de façon à ce qu'on soit

dotés de plans d'urgence corrects, efficaces advenant un incident sur le

plan maritime.

Alors,

c'est une intention qui avait été confirmée dès le lancement de la Stratégie

maritime, encore fallait-il, bon, que tous les ministères impliqués

soient en collaboration. Le ministère de la Sécurité publique fait cheminer

cette organisation-là présentement. Alors,

je le rappelle, il y a cinq personnes présentement, il y en a aura 15 au cours

des prochains mois, ce qui va venir, en quelque sorte, boucler la boucle

quant aux opérations.

ce n'est pas une structure, M. le Président, qui va disparaître au cours des

deux, ou des trois, ou des quatre prochaines années, c'est une structure permanente, parce qu'on va s'entendre sur

une chose : il n'y aura pas moins de circulation sur le Saint-Laurent au cours des prochaines années, il y

en aura même davantage. Donc, c'est important d'agir de façon continue, que cette organisation-là ait une durée dans le

temps, qu'elle puisse rendre les services pour lesquels le centre a été créé.

puisqu'on parle des Îles-de-la-Madeleine, je sais que le député caresse un

certain nombre d'autres projets, mais peut-être

une parenthèse pour dire des choses qui ont été faites conjointement avec

l'entreprise privée. On pense, entre autres,

aux Pêcheries Bruno Bourque aux îles, on a soutenu l'acquisition et la réfection

d'un chalut pour la pêche au sébaste aux

Îles-de-la-Madeleine, et à l'entreprise Moule du large, aux îles toujours,

augmentation de la production d'huîtres par l'acquisition de nouveaux

équipements.

qu'il y a une activité maritime, on est présent. C'est notre but, c'est notre

objectif. On veut soutenir l'industrie à

tous niveaux. On aura l'occasion, ce matin, de parler de tourisme. J'ai parlé

de ports tantôt, des zones industrialo-portuaires, mais l'industrie maritime québécoise, c'est vaste,

il y a tout plein d'opportunités, et on a bâti nos programmes avec les régions, donc on est collés sur les réalités

régionales. Alors, c'est de façon judicieuse qu'on peut intervenir par la

suite.

Évidemment,

les Îles-de-la-Madeleine, l'un des plus beaux gestes qu'on a posés comme

gouvernement, c'est la reconnaissance du caractère de l'insularité. Ça, c'est une

initiative, c'est un geste du gouvernement qui... Dans chacun des dossiers que touche le gouvernement, là, il

y a une incidence. Lorsqu'on parle

d'appliquer un programme ou de régler un projet aux Îles-de-la-Madeleine, il y a ce principe d'insularité, reconnu par l'Assemblée nationale, qui fait en sorte que le petit plus qu'il faut pour être capable de réaliser un projet sans que

les citoyens des îles soient pénalisés financièrement,

bien, ça fait une différence. On est très fiers de ça.

Si on n'avait pas eu de

Stratégie maritime, est-ce que ce contexte d'insularité aurait été aussi

facilement reconnu? Je ne sais pas, mais, à ce moment-ci, je pense que ça forme

un tout qui est favorable au développement des Îles-de-la-Madeleine.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. Alors, M. le député, il vous reste 1 min 15 s.

M. Chevarie : Est-ce qu'on

pourrait le reporter sur le prochain bloc?

Le Président (M. Iracà) : Sans aucun

problème. De consentement, là, ça va, ça va.

Président (M. Iracà) : Alors,

nous allons débuter un autre bloc d'échange avec le deuxième groupe d'opposition. Député de Nicolet-Bécancour,

la parole est à vous.

M. Martel : Merci,

M. le Président. Bien, bonjour, M. le Président. Je veux saluer le ministre de

la Stratégie maritime, monsieur... j'allais dire son nom, le député de

Rivière-du-Loup, saluer aussi l'équipe qui l'entoure. Je remarque M. Farrah, qui est un ancien parlementaire,

si ma mémoire est bonne, un ancien P.D.G. de la Société des traversiers du

Québec. Mais on ne parlera pas de ce dossier-là aujourd'hui. Je veux saluer

aussi mes collègues du gouvernement. Je remarque,

entre autres, la présence de députés de la Mauricie. Ça me réjouit parce que,

sincèrement, le fleuve Saint-Laurent, ça

a un impact très important par rapport au port de Trois-Rivières, par rapport

au port de Bécancour. Et je veux saluer aussi mon collègue de Rimouski et non moins ami. Et je suis content

aussi de voir le député de Rimouski présent parce que, sincèrement, on ne peut pas parler de

stratégie maritime en faisant abstraction de tout le potentiel qu'il y a à

Rimouski.

Si on va

maintenant au fond des choses, ce n'est pas la première année qu'on fait cette

étude de crédits là, moi puis le

ministre. C'est un dossier qui est quand même important pour moi dans le sens

que, vous vous rappelez, mon chef avait

écrit un projet pour vanter les mérites et tout le potentiel du fleuve

Saint-Laurent, notamment par la voie maritime. J'imagine, je ne pense pas que le ministre va nous faire des aveux

aujourd'hui, mais j'imagine que ça a été une grande inspiration pour le gouvernement libéral de faire

un ministère dans cette législature-là parce que je ne me rappelle pas

qu'on avait parlé beaucoup de ça au préalable. Donc si ça a été une bonne

inspiration, très content.

Ce qui est

intéressant dans ce dossier-là puis ce qui l'est moins, c'est... Moi, ce qui

m'intéresse, dans le fond, c'est les

vraies affaires. Vous vous rappelez quand vous parliez des vraies affaires, là?

C'est quoi, l'impact réel de la Stratégie maritime? Je ne vous laisserai pas la parole là-dessus, mais ce qui est

difficile, M. le ministre, à bien identifier, c'est que, souvent, vous allez faire des annonces qui ne sont

pas nécessairement liées ou très directement liées à votre ministère. Moi, ce que j'aimerais ça savoir, c'est : Si

on prend, par rapport à 2014, mettons, c'était quoi, la valeur des marchandises

transportées sur le fleuve Saint-Laurent? Quelles sont aujourd'hui les valeurs?

Est-ce qu'on fait plus de transport de marchandises sur le fleuve Saint-Laurent

qu'en 2014?

Peut-être que vous n'avez pas les informations

précises aujourd'hui, mais, en termes de valeur, j'aimerais ça. Combien d'emplois directs, les gens qui

travaillaient pour le transport maritime, puis là-dedans on peut mettre les

compagnies qui... les chantiers maritimes, là, combien de personnes

directement travaillaient pour le transport des marchandises? Combien qu'il y en a aujourd'hui? Quelle a été la valeur

des investissements privés le long du Saint-Laurent pour favoriser le

transport des marchandises?

Je veux

distinguer parce que, souvent, on met beaucoup de choses... je ne dis pas que

ce n'est pas important, mais, par

exemple, tout le volet touristique, je ne dis pas que ce n'est pas important,

mais, moi, ce que je veux focusser, là, c'est vraiment par rapport au transport des marchandises. Donc, j'aimerais ça

savoir c'est quoi, la valeur. Est-ce qu'il y a eu une augmentation de la valeur des marchandises

transportées? Est-ce qu'il y a eu de la création d'emplois directs sur le

transport? Les investissements privés puis la part du Québec dans ces

investissements-là.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le député. M. le ministre.

D'Amour : Alors, d'abord, M. le Président, en toute amitié et en tout

respect, le député de Nicolet-Bécancour souligne le fait... bon, souligne le plan Saint-Laurent élaboré par son

chef. Il veut savoir si ça nous a inspirés. Je vous dirais que oui parce que, dans le plan Saint-Laurent, on

ne parlait pas de pêche, on ne parlait pas d'environnement puis on ne

parlait pas de régions. Alors, on s'est dit : Nous, on va en parler.

Alors, c'est aussi clair que ça. Mais c'est une petite parenthèse, comme ça,

que j'ose me permettre, M. le Président.

Je vais vous

dire, je vais répondre par des... à la question du député, je vais répondre par

des exemples concrets et très précis.

Par exemple, projet de 120 millions au port de Montréal, le gouvernement

du Québec y a injecté 40 millions de

dollars. Sans la participation du Québec, ce projet ne se réalisait pas.

Qu'est-ce que ça permet? Ça permet au port de Montréal d'être davantage concurrentiel, le port de Montréal qui fait un

gros travail présentement en termes de prospection et de développement de son marché, qui travaille

maintenant avec l'Asie, hein, qui se prépare, qui s'est déjà préparé et

qui continue à le faire concernant l'entente de libre-échange avec l'Union

européenne, j'en ai parlé tantôt.

Un autre

exemple concret, un projet qui ne se serait pas réalisé n'eut été de la

participation financière du gouvernement

du Québec, je parle du terminal de croisière toujours au port de Montréal. Si

on n'avait pas mis 20 millions, si

la ville de Montréal n'avait pas investi, le projet, il ne serait pas là. Pas

de Stratégie maritime, là, pas de consolidation de l'industrie des

croisières.

Mais

je reviens à la question des marchandises. Le port de Trois-Rivières est un

merveilleux exemple. Est-ce qu'on n'a

pas construit un nouveau quai au port de Trois-Rivières, qui est une

administration... deux nouveaux quais, qui est une administration portuaire fédérale? Nous avons permis la réalisation

de ce projet-là plus rapidement. Alors, c'est ce que ça permet, la Stratégie maritime. Et il y a autant d'exemples qu'il

y a de projets au Québec. 305 projets sur une si courte période de temps

au niveau maritime, ça ne s'est jamais vu.

Alors, on

parle de... Tantôt, je vais rappeler des chiffres qui ont été mentionnés parce

que le député de Nicolet-Bécancour, à

juste titre, a fait référence aux investissements du secteur privé.

Actuellement, là, on est à 398 millions de dollars d'engagements

privés dans les projets liés à la Stratégie maritime. La part du Québec est de

473 millions de dollars. Alors, c'est

l'entreprise privée, j'en ai parlé tantôt sous l'angle des moules du large,

notamment aux Îles-de-la-Madeleine,

c'est un exemple. Alors, qu'est-ce que ça permet, l'achat de nouveaux

équipements? Ça permet de produire davantage.

Vous savez,

l'industrie maritime, le 90 % de ce qui est autour de nous, dans cette

salle, ce matin, a été transporté par

l'industrie maritime. Vous voyez Québec, là, Québec. Bien, Québec regarde pour

faire le transbordement de conteneurs éventuellement.

Bien, ça fait

partie des projets que la Stratégie maritime regarde d'un oeil

très attentif. On était à Sept-Îles, le collègue des Ressources naturelles, le

président du Conseil du trésor et moi-même, il y a trois semaines.

L'acquisition de Pointe-Noire, qui

permet de désenclaver le Nord québécois, c'est un projet qui émane de la

Stratégie maritime, qui va permettre à des millions de tonnes d'être

transbordées à partir des installations de Sept-Îles.

Je pourrais continuer comme ça, M. le Président,

on a juste deux heures, je pourrais faire le tour pendant deux heures de tout

ça. Alors, c'est des chiffres importants.

Puis la

question des emplois, une conclusion là-dessus, c'est quand même

9 000 emplois créés et consolidés. Et ça, ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'Institut de la statistique du

Québec qui a réalisé cette étude-là en fonction d'un modèle

intersectoriel du Québec. C'est une méthode reconnue. Alors, ça parle, c'est

9 000 jobs créées et consolidées.

M. Martel : On

parlait du transport.

Le Président (M. Iracà) : M. le

député.

M. Martel :

Moi, là, je ne dis pas qu'il ne s'est rien fait les dernières années au niveau

de la Stratégie maritime, mais, si

j'avais un reproche à faire au ministre, c'est de tellement vouloir en mettre

qu'on oublie un peu l'essentiel. Je vous donne juste un exemple dans ce que vous avez mentionné. Vous avez fait

l'annonce dans le port puis vous vous attribuez les mérites de la Stratégie

maritime dans le port de Trois-Rivières, 39 millions. Vous avez fait cette

annonce-là, la stratégie n'était même pas connue, puis le gouvernement

provincial, il a mis zéro sou.

Vous avez fait

un peu la même chose avec le contrat d'Asterix à la Davie. Le gouvernement

fédéral a mis 194 millions au

mois de novembre 2015, ça venait tout juste... la stratégie, là, c'était en

juin, vous vous attribuez ça. Je trouve que ça ne fait pas crédible pour

le reste.

Moi, là, ce

que je veux... Vous êtes un ministère puis vous me corrigerez, là. Il me semble,

vous avez un budget d'à peu près 1,3 million, budget de

fonctionnement. Bien, ça, vous pouvez peut-être me le confirmer, là.

Le Président (M. Iracà) : Aux fins

d'enregistrement. M. le ministre.

M. D'Amour : C'est 1,8 million,

M. le Président.

M. Martel :

1,8, mais je pense que, les dernières années, c'était 1,3. Ça se peut-u? Donc,

1,3, 1,8. Je ne le sais pas, il doit y avoir une dizaine de ressources,

sept, huit, neuf, 10 ressources qui travaillent là-dedans. Tu sais, vous

parlez, la première année, des investissements de 990 millions. Deuxième année, woups! là, peut-être

qu'on avait été chercher dans tous les tiroirs possibles. Première

année, 900 millions. La part du fédéral là-dessus était de 226 millions,

puis l'investissement moyen était de 6,3 millions. Deuxième année,

comme je disais, les tiroirs étaient un peu vides, là, 400 millions. Donc, 500 millions de moins d'investissement. Je ne pense pas que c'est

parce que vous étiez deux fois moins bon que la... deux fois et plus moins bon

que la première année. Le gouvernement fédéral a mis 157 millions. Puis là les investissements moyens étaient de

3,8 millions. Cette année, il reste encore deux mois, 281 millions.

Donc, toujours en diminuant.

Je ne peux

pas croire. Comprenez-vous ce que je veux dire? Je ne peux pas croire. Vous

avez parti ça de zéro, puis là vous ramassez à peu près tout ce qu'il y

a, tout ce qui traîne, mais à la fin, cette année, 281 millions, la part

du fédéral, 90 millions, puis l'investissement moyen, c'est

6,3 millions.

Moi,

j'aimerais ça savoir : Est-ce que vous avez des chiffres plus objectifs,

là? Pas aller chercher n'importe quoi n'importe

où, là. Vraiment, là, par rapport... Moi, je vous parlais du transport tantôt.

Combien d'investissement privé lié directement

au transport des marchandises? Je vous ai parlé des emplois. Vous dites

9 000. C'est possible. Je ne conteste pas ça. Moi, j'aimerais ça

que vous ayez un chiffre par rapport au transport des marchandises.

Le Président (M. Iracà) :

Merci, M. le député. M. le ministre.

M. D'Amour :

Bien, M. le Président, je vais... Je pense que je vais déposer la Stratégie

maritime, parce que M. le député de

Nicolet-Bécancour pourra la consulter, là, parce qu'on a un problème. Qu'est-ce

que c'est que la Stratégie maritime? Oui, bien sûr, c'est un levier

d'investissement. La Stratégie maritime, elle est parfois touristique, elle est

économique, elle est transport, elle est environnement.

En fait, il y a neuf ministères qui gravitent autour de nous, dont l'Éducation aussi. Alors, c'est un tout. C'est une

vision intégrée. Et, lorsqu'on parle de données, les chiffres que je soumets

ce matin, que je porte à l'attention de cette Chambre, ce sont des chiffres

réels.

J'ai donné

tout à l'heure quelques exemples de projets qui ne se seraient pas réalisés,

n'eût été de la présence d'une stratégie maritime. Le Secrétariat aux affaires

maritimes du Québec a un rôle de coordonnateur à travers tout ça. La

coordination est assurée par le Secrétariat aux affaires maritimes. Et on n'a

pas inventé ça, là, le cadre financier de la Stratégie

maritime du Québec est le l'ordre de 1,5 milliard, duquel sont issus un

certain nombre de programmes. Je pense, entre autres, au ministère des Transports où il y a un programme

d'investissement en regard des infrastructures maritimes, 200 millions de dollars. Ça a permis à des

projets de se réaliser, notamment à Port-Cartier. À différents autres endroits,

il y a des projets qui sont déposés

actuellement. J'ai parlé des zones industrialo-portuaires. Il y a un programme

de 300 millions qui est localisé du côté du ministère de

l'Économie, de la Science et de l'Innovation.

Le propre de

la Stratégie maritime, c'est qu'elle est au centre de l'industrie avec les

ministères qui gravitent autour. Ce cadre financier, c'est de l'argent

que le gouvernement a décidé d'investir. Alors, c'est des choses concrètes.

Tantôt, le

député disait que je manquais d'objectivité. Moi, je parle de chiffres réels.

On ne les a pas inventés. Et, dans

nos communications, et je crois que le député a ça entre les mains, nous avons

non seulement la nomenclature, mais

le détail. À la question que pose le député, la réponse réside dans ces documents,

qui sont d'ailleurs publics, parce que

les projets ont été annoncés, les projets sont contenus dans un document qui

est public. Alors, les investissements privés

y sont. Les investissements du fédéral y sont. Les investissements de certaines

municipalités aussi, parce qu'on parle de projets municipaux dans

certains cas. Alors, pour nous, c'est important.

Je regarde du

côté des Îles-de-la-Madeleine. Donner un exemple de projet, là. Et, si le

gouvernement du Québec n'est pas là,

je pense que le projet ne se fait pas. On parle du remplacement d'une

grue-portique aux Îles-de-la-Madeleine. On pense éventuellement à

remplacer le CTMA aux Îles-de-la-Madeleine. Sans stratégie maritime, on n'est

pas là.

Le Président (M. Iracà) : Oui,

M. le député.

M. Martel : M. le

ministre, regardez-moi. Regardez-moi dans les yeux, là, regardez-moi dans les

yeux puis dites-moi que l'annonce que vous

avez faite, de 39 millions avant le dévoilement... Je l'ai lue, la

Stratégie maritime, là. Vous faites

une annonce à Trois-Rivières de 39 millions. Vous dites que c'est

directement lié. La stratégie n'existait pas. Dites-moi dans les yeux, là, l'investissement, là, pour l'Asterix, de 194 millions qui a été fait quelques mois plus tard, là,

regardez-moi dans les yeux, là, dites-moi que l'Asterix ne se serait pas

construit sans votre Stratégie maritime.

Le Président (M. Iracà) : M. le

ministre.

D'Amour : M. le Président, M. le député va me regarder dans les yeux, là, parce que

ça devient intime, notre affaire,

c'est un peu inquiétant, le cadre

financier, le cadre financier de la Stratégie maritime a été déposé ou adopté

avant que la stratégie soit rendue

publique. Alors, oui, M. le député, je vous regarde droit dans les yeux, c'est

de l'argent, c'est un investissement

maritime supporté par le gouvernement du Québec. La stratégie était en

progression sur le plan de sa préparation.

Mais le cadre financier a été connu... le premier budget de notre gouvernement,

M. le Président. Alors, voilà. Alors, ça a été un impact direct quant à

la réalisation du projet, et il faut en parler au député de Trois-Rivières.

Quant au

navire l'Asterix, parce que la question a été posée, je vais y répondre, il est

question de 800 travailleurs du

côté de la Davie. Notre gouvernement ne s'est pas gêné pour représenter ces

travailleurs et exiger, et exiger, en marge d'une stratégie maritime que

le gouvernement fédéral fasse sa part. Je l'ai fait ici en répondant aux

questions des oppositions, M. le Président.

Le Président (M. Iracà) :

Merci, merci.

M. D'Amour : Je l'ai fait avec...

Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Alors, simplement

pour fins d'enregistrement, le plan d'action de la Stratégie

maritime 2015‑2020 à l'horizon 2030 a été déposé au bureau de la

secrétaire de la commission.

Nous allons poursuivre nos blocs d'échange. Nous

sommes rendus avec un bloc d'échange avec la

partie gouvernementale, et je vais

céder la parole au député de Trois-Rivières. S'il vous plaît, la parole est à

vous.

M. Girard :

Merci beaucoup, M. le Président. Donc, suite aux discussions précédentes avec

le député de Nicolet-Bécancour, je

veux quand même apporter certaines petites variables supplémentaires au débat

concernant le port de Trois-Rivières

parce que, souvent, on se fait dire que les députés de la Mauricie ne sont pas

impliqués au développement de la Mauricie, ne font pas assez de choses.

Juste

peut-être rappeler certaines informations au député de Nicolet-Bécancour. Vous

savez, le port de Trois-Rivières, c'est 55 000 camions par

année, c'est 11 000 wagons de train par année, c'est 200 navires

de marchandises par

année, sans compter les navires de croisière, bien sûr, qu'un de mes collègues

va parler un peu plus tard au niveau des croisières.

parle d'investissements, on parle d'investissements privés, d'investissements

du gouvernement du Québec. Je vais me

concentrer seulement sur Trois-Rivières, sur ce qu'on a pu faire. Et, en

passant, je me dois de mentionner que les gens de Trois-Rivières qui ont

à présenter des projets, que ce soit à l'administration portuaire de

Trois-Rivières, Innovation et Développement économique Trois-Rivières, qui

travaille également à la zone industrialo-portuaire, les entreprises privées, que ce soient des Logistec,

des Somavrac, qui travaillent au niveau du chargement et du déchargement

de nos navires et de la logistique de

transport, quand ils ont des projets, ils m'ont tous mentionné de façon unanime

qu'avec la Stratégie maritime et

l'équipe de la Stratégie maritime les dossiers étaient traités avec une

étonnante rapidité, le traitement était fait rapidement, la réponse

était donnée rapidement suite au dépôt des projets, et on était en mesure de

faire les investissements et de réaliser les projets de façon très rapide. Et

on a eu que de bons commentaires à ce niveau-là.

vous ramène à certains investissements au niveau de Trois-Rivières, entre

autres, le premier qui a été annoncé, c'est

l'aménagement de la gare maritime au parc portuaire pour accueillir les bateaux

de croisière, un projet de 630 000 $, 168 000 $ du gouvernement du Québec, 80 000 $

d'investissements privés et 382 000 $ qui sont d'autres

investissements, dont la ville de

Trois-Rivières. Le parc logistique à Trois-Rivières, l'aménagement d'une aire

d'entreposage pour le vrac solide

dans la zone industrialo-portuaire. Donc, le port a tout revu ses zones

d'entreposage pour mieux entreposer le vrac parce qu'on sait que le port de Trois-Rivières, ce n'est pas des

conteneurs comme à Montréal, c'est principalement du vrac. Un projet de

250 853 318 $, 2 492 000 $ du gouvernement du

Québec dans ce projet-là, investissements privés, 18 millions. Ce sont des aires d'entreposage d'entreprises privées,

Logistec, Somavrac, G2, etc., G3, excusez, au niveau des entreprises

privées. Beaucoup d'investissements privés et de la création d'emplois.

Avec

ces nouveaux aires d'entreposage, avec la logistique de transport de camion,

l'augmentation du nombre de navires,

ce sont des emplois réels créés en transport, que ce soit au niveau des

navires, que ce soit au niveau du camionnage, mais aussi beaucoup au niveau des débardeurs, au niveau des employés du

port de Trois-Rivières qui, soit dit en passant, ont signé une convention collective de neuf ans entre l'association

portuaire et le syndicat des débardeurs de Trois-Rivières.

reviens ensuite, réalisation d'une étude pour la modélisation de la circulation

des camions, parce qu'on sait que

plus on augmente le trafic maritime, ferroviaire... il y a beaucoup de camions

qui ont à voyager au port de Trois-Rivières. Donc, on a refait une étude, 63 000 $ pour l'étude,

31 997 $ payés par le gouvernement du Québec. Donc, c'est la moitié

de ce projet.

zone IP à Trois-Rivières, élaboration du plan de développement relatif à

l'implantation d'une zone industrialo-portuaire

à Trois-Rivières : 178 000 $ pour réaliser ce plan,

125 000 $ qui vient de la Stratégie maritime. C'est les trois

quarts de ce projet-là.

Projet

du prolongement du quai n° 10, le quai qui est vraiment près... si le

député vient faire un tour à Trois-Rivières de temps en temps sur la rue des Forges, venir manger dans les

restaurants, il va voir le quai n° 10, qui est vraiment très, très près du parc portuaire. C'est le quai qu'on

vient tout juste d'inaugurer, qui donne beaucoup plus d'espace d'entreposage.

On parle d'un projet de 14,8 millions,

4,8 millions de la Stratégie maritime du gouvernement du Québec et 3,6 du

fédéral, 6,2 qui viennent d'investissements privés et d'investissements

du port de Trois-Rivières.

Aménagement

d'espaces d'entreposage extérieur au niveau du parc logistique du port de

Trois-Rivières, ainsi que certaines modifications au niveau des quais :

7,5 millions de projets, 2,5 qui viennent de la Stratégie maritime.

Croisières

M/S Jacques-Cartier, qui va reprendre ses opérations l'été prochain avec des

croisières d'aventure au niveau du

Saint-Laurent, qui va avoir son port d'attache à Trois-Rivières : un

projet de 6,6 millions, 3,3 millions de la Stratégie maritime

du gouvernement du Québec.

Reformar,

avec le projet du Lampsilis. Nous avons un navire, à Trois-Rivières, dont

l'Université du Québec se sert, qui

est le Lampsilis, pour faire des recherches sur la faune, la flore du Saint-Laurent

et nous apporter des informations drôlement

pertinentes sur notre fleuve Saint-Laurent. Le Lampsilis a dû être rénové, a dû

être remis à niveau : 1,7 million de projets, la totalité

payée par la Stratégie maritime du gouvernement du Québec.

Donc,

des projets de la Stratégie maritime, on en a à Trois-Rivières. Ça crée des

emplois et ça crée du développement économique, M. le Président. Je vais

laisser la parole à mon collègue.

Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Trois-Rivières. M. le

député des Îles-de-la-Madeleine, la parole est à vous.

M. Chevarie :

Merci, M. le Président. Je vais revenir sur la Stratégie maritime et les

impacts aux Îles-de-la-Madeleine. Et

le ministre lors de ses réponses à ma première question, vers la fin, n'a pas

élaboré tellement, mais j'aimerais revenir sur deux dossiers, soit la

grue-portique.

La grue-portique,

c'est un équipement majeur dans l'industrie de la pêche. Évidemment, ça suscite

beaucoup d'intérêt parce que ça répond à des

besoins de base à l'industrie, que ça soit pour les pêcheurs de homard, les

crabiers, les pêcheurs de poisson de

fond, les chantiers navals également, CTMA, la Coopérative de transport

maritime et aérien, aussi, qui a

besoin, pour ses remorqueurs, d'une grue-portique qui puisse répondre à

l'ensemble des besoins. Et actuellement la grue-portique qui est disponible à Cap-aux-Meules, à toutes fins

pratiques, sa vie utile achève. Et il y a un gros projet de remplacement de cette grue-là pour répondre à

des besoins plus larges au niveau de l'industrie de la pêche et des usagers

du port. Et on parle d'une grue, en termes de capacité, d'environ

300 tonnes.

Et j'aimerais

ça entendre le ministre sur le dossier un peu plus, à savoir où on est rendus,

là, l'état d'avancement des dossiers.

Bien sûr, je suis passablement au courant comment le dossier chemine, mais,

pour le bénéfice de nos auditeurs et pour les membres de cette

commission, je pense qu'il serait intéressant que le ministre puisse en dire

davantage.

Président (M. Iracà) : Merci, M. le député. M. le ministre.

D'Amour : Alors, c'est un projet, M. le Président, qu'on reçoit de

façon très favorable. Et il a été question, au cours des derniers mois, de grue d'une capacité moindre que

300 tonnes. Tant qu'à faire un projet aux Îles-de-la-Madeleine, parce que

les utilisateurs sont nombreux, le député l'a souligné avec beaucoup de

justesse... Bien sûr, il y a les pêcheurs, mais je pense, entre autres, à une entreprise qui s'appelle ASM, qui a

d'ailleurs bénéficié de l'appui de notre gouvernement pour son développement. J'ai vu un bateau d'un

certain tonnage, n'est-ce pas, qu'on devait mettre à l'eau. Alors, c'est

nécessaire, une grue de 300 tonnes aux

Îles-de-la-Madeleine. En soi, cette grue est entreprise, permet à nos pêcheurs

de mettre leurs bateaux à l'eau et de

les ressortir en temps opportun. C'est une question d'efficacité. Maintenant,

il y a un deuxième enjeu qui vient

avec la grue, et là c'est une responsabilité du gouvernement canadien. Une grue

est installée sur un quai. Encore

faut-il que le quai ait la capacité portante nécessaire de manière à supporter

la grue, qu'il n'arrive pas d'accident et qu'on soit efficaces.

Alors,

la grue, lorsqu'on y arrivera, lorsqu'elle sera annoncée, va permettre également

la réalisation d'un autre projet, celui de la consolidation du quai, et on

parle d'une somme de 10 millions

de dollars. Ça, ça sera une responsabilité du gouvernement fédéral parce

que le quai appartient au fédéral.

Alors, je tiens à

rassurer le député en lui disant que les prochaines semaines seront

déterminantes. J'espère éventuellement aller aux Îles en sa compagnie de façon à

annoncer ce projet-là qui est attendu par l'industrie des pêches, notamment,

avec je ne dirai pas beaucoup d'impatience, parce qu'ils n'ont pas à être impatients, le dossier va bien, mais

une certaine insistance de leur part, une insistance qui est tout à fait

légitime. Alors, on parle quand même de pas mal d'argent, on parle de millions de dollars, mais on parlé tantôt de tout

le contexte de l'insularité. Alors, ça fait

partie de nos objectifs.

Peut-être

une parenthèse. Le député des Îles-de-la-Madeleine ne m'en voudra pas, on a

parlé beaucoup du port de

Trois-Rivières tantôt. Le député de Nicolet-Bécancour est avec nous. Il y a le

port de Bécancour, propriété du gouvernement du Québec. Je ne sais pas

s'il le sait, là, j'ai eu l'occasion de rencontrer, il y a à peu près un mois,

M. Richard, Maurice Richard, le

président-directeur général de cette infrastructure, et on me parle de

négociations avec des entreprises, au pluriel, présentement, qui

pourraient permettre la création de plus de 2 000 emplois dans le secteur

de Bécancour, Centre-du-Québec, Mauricie. C'est beaucoup d'emplois, puis on

parle d'emplois de très grande qualité.

port de Bécancour, c'est une propriété du gouvernement du Québec. En soi, c'est

un exemple. Pour les autres ports

qu'on souhaite acquérir, Bécancour doivent constater le rythme avec lequel on

le développe. Alors, je pense que c'est

un beau message d'espoir pour les autres communautés. C'est une parenthèse que

je me permettais d'ouvrir, M. le Président.

De toute façon, je suis certain que le député de Nicolet-Bécancour avait cette

question, mais je le devance un de façon à lui permettre d'en poser

d'autres.

Le Président (M.

Iracà) : Alors, merci, M. le ministre. M. le député.

M. Chevarie :

Merci, M. le Président. Un autre dossier qui suscite beaucoup d'intérêt aux

Îles puis qui implique la Stratégie

maritime, également le ministère de l'Économie, Sciences et Innovation et le

ministère du Transport du Québec, c'est

le remplacement du Vacancier. Vous savez, aux Îles, on a... on est... je le

mentionnais tantôt en préambule, au début de cette commission, les Îles sont situées en plein centre du golfe.

Pour avoir accès au continent, il y a deux façons. Il y a le transport aérien et il y a le transport

maritime. Le transport maritime se fait par deux possibilités, une avec le

traversier Le Madeleine, qui est de

responsabilité fédérale et qui fait les Îles—l'Île-du-Prince-Édouard, et l'autre, qui est Le

Vacancier, un traversier qui a deux

missions, la mission du cargo les Îles vers Montréal, et également qui... dont

CTMA, la compagnie de transport qui l'opère, a développé une croisière

du fleuve Saint-Laurent et du golfe qui est autofinancée.

Maintenant,

dans les deux cas, les deux navires sont à remplacer. Ce sont des navires de

35, 40 ans de vie. Et, comme je le

mentionnais, Le Madeleine relève du fédéral, donc c'est le fédéral qui travaille

ce dossier-là, mais le Vacancier relève

du gouvernement du Québec. Et j'apprécierais que le ministre puisse nous en

glisser quelques mots, où en est rendu un peu le dossier par rapport au

projet de CTMA de remplacer le traversier Le Vacancier.

Le Président (M.

Iracà) : Merci. M. le ministre.

D'Amour : Alors, évidemment, c'est un navire qui est très important

pour le développement des Îles-de-la-Madeleine,

qui est incontournable. Quelques mots concernant la coopérative, parce que CTMA,

c'est une coopérative de travailleurs qui embauche actuellement 500 personnes.

Et non seulement on crée une activité économique d'une grande intensité aux Îles-de-la-Madeleine, mais on fait connaître

le Québec grâce au Vacancier. Alors, c'est un navire qui donne l'occasion à des touristes qui viennent

d'un peu partout... faire des croisières sur le Saint-Laurent entre Montréal

et les Îles-de-la-Madeleine, notamment.

Évidemment,

on ne peut pas envisager le développement des Îles sans renouveler éventuellement

ce navire-là. Alors, ça fait

partie

des dossiers que nous analysons très sérieusement présentement de manière à...

et je pense que le temps ne sera pas

très long, là, entre aujourd'hui et le moment où on pourra procéder à des

annonces, du moins, je l'espère. C'est un

dossier qui a évolué beaucoup. Je vous dirais que j'avais rencontré

M. Aucoin, qui est le patron de cette entreprise, il y a maintenant deux ans. C'est un gros chantier,

là. Ce n'est pas une chaloupe, là. C'est un gros navire, c'est majeur en

termes d'investissement. Alors, au cours des

prochaines semaines, nous aurons l'occasion d'en dévoiler davantage quant

à ce projet très important pour le développement des Îles.

les croisières, c'est important pour les Îles-de-la-Madeleine aussi. Il y a Le

Vacancier, mais il y a l'ensemble de l'industrie des croisières qui se

développe très bien du côté des Îles-de-la-Madeleine. Alors, le gouvernement, à

ce moment-ci, là, en termes d'analyse, là,

on se propose d'investir dans ce projet-là, à tout le moins permettre sa

réalisation.

Le Président (M. Iracà) : Merci, M.

le ministre. M. le député.

M. Chevarie : Oui, bien sûr, ça

me fera énormément plaisir d'accueillir le ministre et d'autres ministres aux Îles-de-la-Madeleine

pour de belles annonces éventuelles. Je ne sais pas combien ce qu'il me reste

de minutes.

Le Président (M. Iracà) : Alors, il

vous reste un deux minutes.

M. Chevarie : Deux minutes? Je vais en profiter pour donner un

petit peu d'information. On sait qu'on est au printemps, même si la météo nous joue des

tours actuellement, mais c'est la saison de l'ouverture des pêches.

Le crabe, c'est déjà

commencé dans les différentes zones du golfe, également le pétoncle, et très bientôt,

le 5 de mai, c'est le homard aux Îles-de-la-Madeleine; un peu plus tôt, c'est en Gaspésie. Et, bien

sûr, on sait que les Québécois

raffolent de ces précieux produits, tant des poissons que des crustacés

ou mollusques.

Et j'en

profite, il y a un grand rendez-vous le 5 de mai aux Îles-de-la-Madeleine, et mon

collègue le député de Rimouski m'a mentionné qu'il serait

présent, et ça va nous faire extrêmement plaisir de l'accueillir. Alors, c'est

un événement aux Îles-de-la-Madeleine le 5 de mai, l'ouverture de la pêche au homard.

Les familles passent la nuit sur les différents quais. Il y a tout un

protocole qui est lié à ce bel événement, et on invite tout le monde à y

participer.

Et, en même temps, un dernier message que je lancerais à toute la population

du Québec, c'est : Lorsque vous allez dans vos épiceries, exigez les produits

marins du Québec. Le homard, les

crustacés, le crabe, ce sont des produits de très grande qualité. On a, en fait, les meilleurs produits, en termes

de crustacés, au monde. Alors, bienvenue à tous en Gaspésie et aux

Îles-de-la-Madeleine!

Président (M. Iracà) : Excellent! Alors, les messages éditoriaux du

député des Îles ont été passés clairement à la population du Québec.

Nous allons

poursuivre avec un autre échange avec l'opposition officielle pour un bloc

d'échange d'approximativement 14 minutes. La parole est à vous.

M. LeBel :

Merci, M. le Président. Effectivement, je vais être aux Îles pour assister la

première fois à ça et j'ai bien hâte. Et, entre-temps, il y a le crabe

de Rimouski qui est là, oubliez-le pas, il est très bon.

Tantôt, juste

pour revenir à mon bloc de tantôt, où on parlait des zones IP puis du rôle des

différents quais, vous allez

m'expliquer, là, dans votre cahier des crédits à un moment donné, vous dites...

appui à la réalisation des plans et devis pour le développement des

zones industrialo-portuaires, il y a 2,5 millions dans l'enveloppe, puis

les montants décaissés, à ce jour, zéro. Ça veut dire quoi? Qu'il n'y a pas

d'argent de décaissé dans ce programme-là?

Le Président (M. Iracà) : M. le

ministre.

D'Amour : Alors, pour chacune des zones industrialo-portuaires, il y a

une enveloppe de 125 000 $ qui a été consentie. Il faut que

les travaux se fassent, et l'argent sera déboursé à ce moment-là. C'est aussi

simple que ça.

M. LeBel : Pour l'instant, il

n'y a rien.

M. D'Amour : Mais moi, je vais vous

dire, je vais vous répondre sous l'angle du développement des zones industrialo-portuaires, par exemple. Ça, je peux le faire. Je

pense à... On va parler de Trois-Rivières rapidement. Ils sont prêts. Ils ont même rédigé un document de prospection qui fait

partie de ce que j'ai vu

de mieux. Du côté... Il y

a des régions pour lesquelles c'est allé beaucoup

plus vite, hein, la région de Trois-Rivières. J'étais au Saguenay lundi matin, eux aussi

travaillent très bien.

Il faut

voir que mettre en place une zone industrialo-portuaire, ce n'est pas non

plus une mince affaire. Alors, au-delà

délimiter la zone, c'est de mettre en

place les structures nécessaires.

Alors, le travail est bien enclenché. Au-delà

de la finance, parce que cet

argent-là sera décaissé, il y a déjà pas mal de travaux qui ont été faits.

Et nous, on

va aussi vite que les régions elles-mêmes. Il y a des régions pour qui ça a été un peu plus lent

comme processus. Moi, je les suis aux

deux semaines, là, j'ai un rapport fidèle de ce qui se passe ou de ce qui ne se

passe pas. Mais, dans l'ensemble, je vous dirais que les résultats sont

probants.

Le Président (M. Iracà) : Merci

beaucoup. M. le député.

M. LeBel : Merci. Dans La Presse

de mardi 3 octobre 2017, on disait que «deux ans après le lancement de la

Stratégie maritime, le gouvernement du Québec a dépensé à peine le quart de

l'argent prévu sur cinq ans». C'était en octobre 2017, le quart de l'argent qui

avait été juste investi. On est rendu quoi aujourd'hui?

D'Amour : Bien, écoutez,

je vais répondre au député de la façon suivante. Premièrement, lorsque j'étais

à Rimouski, parce que c'est une journaliste de Rimouski

que j'ai rencontrée, j'ai exposé les données très claires concernant les retombées liées à la Stratégie maritime et je reviens à

l'explication que je donnais tantôt. L'argent de la Stratégie maritime, c'est un levier d'investissement, c'est un levier d'investissement, il y a plus de 400 millions de dollars. Je

ne sais pas si vous le savez à quoi

ça ressemble, une somme de 400 millions

de dollars, c'est énorme, mais on a

un cadre financier de 1,5 milliard. Et cet argent-là va servir à compléter des engagements de l'entreprise privée, des administrations portuaires

fédérales du gouvernement fédéral. Alors, moi, je suis très fier de ça. Et d'ailleurs

j'en profite, je profite de l'occasion, M. le Président, pour dire que

les prochaines semaines vont être fertiles sur le plan des annonces. On parle

de projets majeurs, des projets qui

sont à terme présentement à

l'intérieur de nos ports. Et on est

très heureux de ça. On s'en réjouit.

L'industrie maritime va bien, les emplois se créent, et les projets, M. le Président, sont soit en analyse ou sur le point d'être annoncés.

Le Président (M. Iracà) :

Merci.

D'Amour : Je pense que le député de

Rimouski lui-même va être fier. D'ailleurs, M. le Président, Rimouski...

Le Président (M. Iracà) : Ah!

M. D'Amour : ...Rimouski, les

projets qu'on a réalisés là-bas sont extraordinaires. Premièrement, entente de développement international, l'Institut

France-Québec en recherche maritime. On a créé au Québec, M. le Président,

le réseau Québec maritime, fédéré l'ensemble des travaux liés à la recherche,

c'est à Université du Québec à Rimouski...

M. D'Amour : ...le Coriolis, navire

de recherche, les biotechnologies marines...

M. LeBel : Je connais le

ministre, c'est un fin causeur. Si je le laisse aller, il pourrait...

Le Président (M. Iracà) :

Alors, M. le député, posez vos questions.

M. LeBel :

Je connais le ministre. C'est un bon communicateur. Si je le laisse partir, il

va tout prendre mon bloc.

Si en

octobre 2017, un an avant les élections, on n'était qu'au quart de

l'argent prévu qui a été investi, j'aimerais ça savoir aujourd'hui, six

mois avant les élections, vous êtes où. On est-u encore au quart en termes

d'argent investi?

D'Amour : Le pourcentage, j'ai mieux que ça pour vous. J'ai des

chiffres précis. On va ressortir le tableau qu'on avait tout à l'heure, là. Je le répète, l'argent du gouvernement

du Québec, c'est un levier d'investissement. Nous avons généré 1 650 000 000 $.

Moi, plus il va me rester d'argent pour investir, mieux je vais me porter, M.

le Président. J'ai de la marge

financière pour supporter les projets pour l'ensemble du Québec sur le plan

maritime. Elle est là, la bonne nouvelle.

Elle est là, la bonne nouvelle. Ça veut dire que, pour son comté, pour la

région du Bas-Saint-Laurent, que nous partageons ensemble, il y a de la

place pour ces projets-là. Alors, c'est un grand succès, vous savez.

Le Président (M. Iracà) : Merci...

M. LeBel :

Oui. Mais je comprends, on est à six mois des élections. Déjà, il y a six mois,

suite à cette nouvelle-là, le

ministre disait qu'il allait avoir l'occasion d'annoncer très bientôt des

enveloppes puis faire des annonces. Bon, je compte sur... Je pense qu'il a annoncé ça il y a six mois

puis il va continuer à nous dire qu'il va faire des annonces bientôt. Et puis,

comme j'explique, il est aussi bien de les

faire bientôt parce que le 1er octobre... Tu sais, il y a des élections

bientôt. Ça fait que...

Ma question maintenant, c'est sur... Tantôt, j'expliquais...

Et je comprends, tu sais, quand on parle d'affaires maritimes, on parle beaucoup de transport maritime, c'est clair. Là, il

n'y a personne des Transports, ici, qui est là. On parle aussi de pêche. C'est clair. Puis on sait

que l'industrie de la pêche, il y a des enjeux majeurs. Ce matin, on avait une

motion ici, à l'Assemblée nationale, sur la sécurité des pêcheurs en haute mer

qui sont obligés d'aller pêcher plus tôt maintenant pour certaines... pour

plusieurs raisons. Puis il n'y a personne du MAPAQ ici non plus.

Ça fait qu'il

est... vous avez un rôle de coordination qui est assez grand, qui est

important. Vous êtes lié à l'équipe de

l'Économie, au ministère de l'Économie. Je comprends que la négociation pour

les ports, puis le transport maritime, puis

tout ça, c'est aux Transports. C'est au ministère des Transports qu'ils font

ça. Bon, tu as les pêches. La recherche, c'est à l'Économie, vous êtes correct, vous êtes proche de la porte. Je

comprends, le rôle du secrétariat, il est hyperimportant là-dedans, là,

pour essayer de faire... de coordonner tout ça, ce qui est au Conseil exécutif,

c'est à côté du bureau du premier ministre. D'habitude, quand tu donnes

un coup de fil à des ministères pour bouger, tu bouges.

Je comprends

que... Bon, puis le secrétariat, bien, c'est vraiment au Conseil exécutif. Ça

fait que c'est une drôle de bibitte,

votre affaire, là. Vous êtes un peu là-dedans, mais un peu à côté, mais en même

temps là-dedans par le secrétariat.

Je regarde

dans vos budgets, coordonner l'action gouvernementale, sur une enveloppe de

1,5 million, il y a 100 000 $

à peu près qui a été dépensé sur la coordination. J'aimerais ça savoir comment

fonctionne... C'est dans votre cahier,

là, que vous m'avez transmis. J'aimerais ça comprendre comment ça fonctionne,

tout ça, puis comment vous vous assurez, entre autres dans le domaine

des pêches, qui est... Le député des Îles-de-la-Madeleine vient d'en parler. On

n'entend pas souvent parler de cet élément-là, des

pêches, de la transformation de nos produits marins dans votre stratégie ou

dans vos annonces.

Le Président

(M. Iracà) : Merci, M. le député.

D'Amour : Bien, M. le Président, je pourrais faire la nomenclature de

tout ce qu'on a annoncé au niveau des pêches.

D'ailleurs, dans les 119 projets annoncés en Gaspésie et les

Îles-de-la-Madeleine, il y en a un certain nombre qui relève des pêches. Et ce qu'on est en train de

bâtir présentement, là, au niveau des pêches, c'est le développement de toute

la filière des biotechnologies marines. On va parler des pêches. Pour nous,

c'est important. Il y a des aides qui ont été accordées

parfois pour les navires, pour des équipements. C'est majeur, ce qui a été fait

dans ces régions-là du Québec.

l'industrie des pêches, en termes de transformation, est mûre pour aller

ailleurs, aller plus loin, créer davantage d'emplois pour exporter davantage. C'est là qu'on est présentement, on

est en lien avec un certain nombre de transformateurs. Et d'ailleurs c'est à Rimouski que ça se tiendra

au cours des prochaines semaines, on va organiser un forum sur toute la question des biotechnologies marines. On a

investi, notamment dans son centre de recherche à Rimouski, qui est le centre

de recherche dans le développement des biotechnologies

marines, on a investi chez Merinov, en Gaspésie, on a préparé le terrain

pour ça.

ce qu'on va faire et ce qu'on va annoncer au Québec, d'ailleurs, dans le

budget, c'est écrit en toutes lettres, là, si vous l'avez lu, on crée le Fonds bleu. On va créer une filière pour

rassembler l'ensemble des acteurs dans le développement des biotechs, c'est-à-dire la recherche, les entreprises,

parce que les biotechs, là, ailleurs dans le monde... Présentement, nous, on transforme... Ce que l'on

appelle les biotechnologies marines, là, pour les gens qui nous écoutent,

c'est les résidus de la pêche, c'est ce

qu'on ne mange pas. On consomme à peu près 30 % des produits de la pêche

présentement au Québec, alors que,

dans d'autres sociétés dans le monde, comme en Islande, en Norvège, en

Angleterre, on parle de 80 % à 85 %.

Alors,

entre 30 % et 80 %, entre les deux, là, moi, j'appelle ça des emplois

pour le monde en région. Ça va amener une

valeur ajoutée pour nos pêcheurs. Alors, la prise, là, qu'on vendait pour

l'alimentation, si on peut lui donner une valeur ajoutée dans le

traitement des résidus de cette pêche-là, bien, je pense que c'est un plus.

C'est un plus aussi pour les transformateurs.

Que fait-on avec ces produits-là? Dans certains cas, on fait des produits

pharmaceutiques, dans d'autres cas, des produits cosmétiques, des

suppléments alimentaires, des matières fertilisantes.

Alors,

c'est à cet élément bien précis du secteur des pêches que nous nous attardons

présentement. Alors, la filière est

en préparation. On a déjà établi la structure qui va animer tout ça. Et on peut

aller chercher, je vais vous dire... il y a un marché de 4 milliards de dollars actuellement dans le monde au niveau

des biotechs marines. Et le député va se réjouir qu'au Québec, là, ça part beaucoup de chez lui. Je lui apprends

peut-être ce matin, quoiqu'il le sait parce qu'il est très présent dans le développement de son centre de

recherche, mais c'est extraordinaire, ce qu'on est en train de bâtir. C'est

une autre oeuvre de la Stratégie maritime.

voyez-vous, ce que vous appelez une bibitte, là, nous, on appelle ça les

affaires maritimes au Québec. Il y a un secrétariat actif. Ce n'est pas très respectueux, d'ailleurs, à l'égard

des personnes qui m'accompagnent ce matin, qui font vivre l'industrie

maritime à vitesse grand V présentement.

Le Président

(M. Iracà) : Merci, M. le ministre. M. le député.

M. LeBel :

Des fois, on... C'était affectueux, «bibitte».

Dans

le fond, ce que je voulais savoir, puis ça correspond un peu à ce que le député

de Nicolet-Bécancour disait tantôt, quand il vous demandait de nous sortir

transport... parce que le maritime, c'est très large, là, on le voit, là, c'est

touristique, c'est la recherche. Puis je suis d'accord, le ministre, il vient

souvent dans le comté de Rimouski, puis je l'accueille

toujours comme il faut, puis on fait ça bien parce qu'effectivement il y a...

puis c'est des bonnes nouvelles puis c'est

des investissements qui ont du bon sens, puis je le dis à chaque fois. Mais

c'est très large, là, à un moment donné. C'est au niveau de la... Quand je parle du MAPAQ, ce n'est pas juste de

la recherche au niveau de la transformation, mais c'est aussi soutenir

nos pêcheurs, s'assurer de leur sécurité. Le maritime, c'est très large, puis,

quand vous en parlez, bien, vous sortez

plein de statistiques de chacun, chacun, puis on a de la difficulté des fois à

savoir exactement, sur chacun des

points, c'est quoi, l'impact exact. Mais c'est... Puis, comme vous êtes un bon

communicateur, bien, vous partez avec la puck, puis c'est bien correct,

bon.

Ceci étant dit, on va

être plus précis. Le...

M. LeBel :

Bien, qu'est-ce que tu veux que je dise? Pour ce qui est du port de Québec,

j'aimerais ça que vous me parliez du port de Québec. Là, il y a des

projets de revoir l'entreprise ou les gens du port, d'avoir un terminal de conteneurs. J'aimerais ça, avoir votre opinion

là-dessus. D'aller vers les conteneurs, est-ce que ça peut créer un déséquilibre

dans le transport maritime? C'est quoi, votre position sur ce projet,

là, du port de Québec?

Le Président

(M. Iracà) : Merci. M. le ministre.

M. D'Amour : Bien, sur la question

du port de Québec, je vais avoir une réponse en deux volets.

Sur la question des conteneurs, écoutez, le

gouvernement n'a pas à contrôler les initiatives, au contraire. La Stratégie maritime, ça permet justement de les

multiplier, les initiatives. L'administration portuaire de Québec, qui est

une administration

autonome, a décidé d'orienter son développement vers l'industrie du conteneur.

Selon M. Girard, le P.D.G. du

port, on va aller chercher une clientèle complémentaire. L'industrie du

conteneur, on le voit à Montréal, ça crée des emplois, des emplois de qualité. Pour votre information, là, pour

une année moyenne de travail pour un débardeur, là, c'est entre 80 000 $ et

110 000 $ par année. C'est des emplois très payants, et on a besoin

d'un secondaire V, et les gens, ils sont formés au travail.

Ceci dit, et

j'ai eu ce message là à l'égard du port de Montréal, si le port de Québec a

identifié des investisseurs susceptibles

de mettre de l'argent dans ses infrastructures à Québec et veut développer,

évidemment, ce sera fait dans le plus

grand respect de l'environnement. Il y aura des consultations. Il y aura des

évaluations environnementales à réaliser. Mais l'initiative du port de Québec est une heureuse initiative parce

qu'on parle de développement puis on veut créer des emplois. Ça, c'est

le premier volet.

Un autre

volet qui nous interpelle beaucoup comme gouvernement, c'est celui des

croisières. Année après année, Québec

connaît... la capitale connaît un très grand succès. Alors, nous, on est

intéressés, comme on l'a fait à Montréal, à investir à Québec pour un terminal de croisières et on a hâte de le

faire parce que Québec, la capitale, c'est extraordinaire pour recevoir des croisiéristes qui viennent

dépenser ici, là. Alors, année après année, on parle de records au niveau du

développement de l'industrie. Alors, le

Québec veut aussi être partenaire. Et, comme on a investi, à Montréal, dans le

domaine de la logistique, du conteneur, je ne verrais pas pourquoi le

gouvernement du Québec n'investirait pas non plus à Québec.

Le Président

(M. Iracà) : Merci.

Alors, ceci met fin au bloc d'échange avec l'opposition officielle,

malheureusement. Mais vous pouvez vous reprendre, il y en aura un autre.

Alors, nous

allons poursuivre avec un bloc d'échange avec la

partie gouvernementale, et je

cède la parole au député de Champlain.

M. Auger : Merci beaucoup, M.

le Président. Donc, à mon tour de vous saluer, ainsi que votre équipe, M. le ministre, ainsi que toute votre équipe, mes

collègues à ma gauche et à ma droite, mes collègues des oppositions, donc de

l'opposition officielle et du deuxième groupe d'opposition.

M. le

ministre, moi, je vais parler du volet touristique. Je ne sais pas si vous le

savez, mais, pour moi, c'est un domaine

d'intérêt important. J'ai oeuvré à peu près une vingtaine d'années dans

l'industrie touristique. Puis, lorsqu'on pense à l'industrie touristique, que ce soit au Québec, on pense à 12,

13, 14 milliards de retombées économiques. C'est à peu près 350 emplois. Si je ramène ça au

niveau de la Mauricie, on peut penser d'un 450, 500 millions de retombées

économiques année après année. On parle de plus de

9 000 emplois. Et, disons-le, au niveau de la Mauricie, on a une offre touristique qui est en croissance, très diversifiée. On a des produits

qui sont très distinctifs. Qu'on soit à Trois-Rivières, à La Tuque, à Sainte-Anne-de-la-Pérade ou

encore à Louiseville, on a des produits touristiques, une offre très variée.

Qu'on pense à la grande aventure chasse

et pêche ou encore lorsqu'on parle de produits qui sont plus urbains au

niveau... qui sont souvent basés sur l'histoire, la culture ou encore le

patrimoine de la Mauricie.

Mais je vais

m'attarder à un secteur qui est vraiment en développement. Vous avez commencé à

en parler avec Québec, mais je vais ramener ça au niveau de

Trois-Rivières et de la Mauricie, soit les croisières. On sait que, depuis deux ans, on parle d'un achalandage, disons,

record. Il n'y a jamais eu autant de touristes sur les rives du Saint-Laurent.

Et, lorsqu'on parle de tourisme, vous l'avez mentionné tout à l'heure, M. le

ministre, ce sont des gens qui, au niveau économique,

dépensent, hein? Parce que ces gens-là, oui, ils sont en bateau, mais, une fois

qu'ils font escale, ils débarquent, ils

peuvent aller dans des musées, ils peuvent aller dans les restaurants, ils

peuvent aller à l'hôtel. Donc, c'est vraiment des retombées

considérables au niveau de l'activité économique.

Je vais

donner des exemples de l'importance puis de la croissance au niveau de

Trois-Rivières. Si je prends en considération

puis en comparaison, en 2012, donc, il y a eu deux navires de croisière à

Trois-Rivières. En 2016, je vais prendre pour Trois-Rivières, il y a eu sept

navires différents pour 21 escales, parce que chaque navire peut revenir

plus d'une fois. Il y avait à bord

2 497 croisiéristes, 1 603 membres de l'équipage, pour à

peu près 4 100 personnes qui ont, une fois à quai, sûrement débarqué à Trois-Rivières puis même en

Mauricie, justement, pour aller dans ce que j'ai parlé tout à l'heure,

soit dans les restos, les musées, les boutiques, etc.

2017, en

comparaison au niveau des croisières internationales, pour Trois-Rivières, il y

a eu neuf navires différents, 23 escales.

Au niveau des croisiéristes, donc, on voit qu'il y a vraiment une augmentation

majeure. On passe de 2 497 à 5 348.

En 2017, il y a eu également 2 881 membres d'équipage, pour

8 229 personnes qui ont arrêté au port de Trois-Rivières en

Et j'ai fait

ressortir le calendrier des escales, là, qui s'en viennent ici, là, pour la

prochaine saison, puis là ce n'est pas

terminé, il y en a sûrement d'autres qui vont s'ajouter. On parle déjà de neuf

navires différents et de 24 escales. On parle de 5 232 passagers, 2 349 membres d'équipage

pour 8 301 personnes. Donc, encore là, depuis trois ans, on a

vraiment une augmentation de l'achalandage chez nous, au port de

Trois-Rivières, lorsqu'on parle des croisières.

Question fort simple, M. le... Puis, en fait, il

y a également... je vais sortir un

article qui a été publié le samedi 10 février 2018, Radio-Canada, et là on parle

qu'il y a eu les «représentants de trois compagnies de croisières

internationales [qui] étaient de

passage à Trois-Rivières samedi dans le cadre d'une tournée de plusieurs villes

du Québec. L'objectif est d'explorer

l'idée d'offrir des croisières hivernales sur le Saint-Laurent.» Donc, on ne

parle pas juste de l'été, on parle à l'année.

Donc,

question fort simple, M. le ministre : Est-ce qu'il y a un lien à faire

entre la Stratégie maritime et le fait que l'industrie des croisières

soit en augmentation?

Le Président (M.

Iracà) : Merci, M. le député. M. le ministre.

D'Amour : L'industrie des croisières existait avant la Stratégie

maritime. Ça, je tiens à le dire. On ne l'a pas inventée, ça existait avant et c'est l'oeuvre de la députée de Laporte,

qui était, à l'époque, ministre du Tourisme, qui a développé ce secteur. Je tiens à lui rendre

hommage parce qu'aujourd'hui, là, en 2017, en fait, c'est

562 000 personnes, c'est-à-dire

des croisiéristes et des membres d'équipage, qui ont dépensé, lorsqu'ils

passent une journée ici, en moyenne 300 $.

Alors, imaginez ce que ça donne. Et le choix qui a été fait par notre

gouvernement en marge de la Stratégie maritime avant de développer de

nouveaux pôles au Québec, il y en a neuf, escales, c'est qu'on veut consolider

chacun de ces territoires-là. On a parlé

d'investissements à Trois-Rivières, on a parlé d'investissements à Montréal,

l'investissement potentiel du côté de

Québec. D'ailleurs, je tiens à souligner, M. le Président, que Saguenay et

l'accueil au port de Saguenay pour

les croisiéristes est considéré, depuis trois ou quatre ans, comme étant le

meilleur accueil de croisière au monde. Ce n'est pas banal. Alors, on a exploité la pièce de théâtre La

fabuleuse de façon à créer cette animation qui est importante.

Évidemment, je le disais tout à l'heure, année

après année, on parle de records. C'est important, mais ça peut toujours être mieux, puis on peut toujours

améliorer. Et la Stratégie maritime est ce levier. Et, s'il y a d'autres

escales qui veulent apporter certaines améliorations ou rénovations,

c'est évident qu'on souhaite être au rendez-vous.

Le Québec est

même devenu, M. le Président, une référence en matière de croisières. Il faut

dire qu'on est fort bien structurés. Et c'est l'association des croisières du

Québec... et je tiens à saluer au passage René Trépanier, qui en est le directeur général, M. Trépanier, qui,

avec la complicité de ces communautés, a développé de façon très correcte

l'industrie des croisières de façon à

maximiser chacune des retombées économiques. Lorsqu'on parle d'économique, on

parle aussi de social.

On est une

référence parce qu'il y a quelques semaines je me suis rendu à

Saint-Pierre-et-Miquelon à l'invitation de la ministre des Outre-mer, Mme Girardin, et l'un des sujets

principaux au-delà de la recherche, on a parlé de développement de croisières. Et on est une

référence pour eux. Et éventuellement Saint-Pierre-et-Miquelon et le Québec

pourraient créer des alliances pour

développer davantage, aller chercher un nombre supérieur encore de navires de

croisière.

Juste vous

donner un aperçu de ce que ça rapporte pour une communauté. Les

Îles-de-la-Madeleine, hein, j'étais aux

Îles-de-la-Madeleine un dimanche après-midi, c'est-à-dire un lundi, pour

accueillir un navire de croisière. Ce jour-là, il y a une fromagerie... vous

connaissez tous le fromage Pied-De-Vent aux Îles-de-la-Madeleine. Alors, il y a

5 000 $ de fromages qui ont

été achetés et, ailleurs, 8 000 $ de poissons. Pour une économie

comme celle des Îles, 13 000 $ d'un seul coup, c'est très

payant et ça rapporte beaucoup au Québec.

Ici, au mois d'octobre,

à Québec, une journée l'année passée, 20 000 croisiéristes en même

temps. C'est l'équivalent de toute la

ville de Rivière-du-Loup qui débarque à Québec. C'est

20 000 personnes qui débarquent, et il n'y a pas beaucoup de monde

qui n'achète pas un petit souvenir ou qui ne va pas manger, qui ne va pas se

restaurer quelque part, qui ne va pas visiter nos boutiques à Québec.

C'est majeur,

puis on veut vraiment aller plus loin. Le ministère du Tourisme, actuellement,

travaille, réalise une étude pour tout

le volet des croisières hivernales. Alors, on a des produits, au Québec, qui

peuvent bien se vendre. Je pense, entre

autres, à la complémentarité. L'industrie de la motoneige peut faire une

différence. L'industrie de nos cabanes à sucre dans les territoires

l'hiver, ça peut faire une belle différence. Alors, le gouvernement est

déterminé à poser, à ce moment-ci, les bons gestes de façon à aller chercher la

moindre parcelle de développement liée à ces croisières.

Souvent, je

vous dirais qu'en grande majorité il y a des touristes européens qui débarquent

ici, alors c'est très... D'ailleurs,

on me le souligne avec beaucoup d'à propos, les gens qu'on a rencontrés à Saint-Pierre-et-Miquelon

seront bientôt ici, dès le début du

mois de mai, seront avec nous non seulement au Québec, mais à Québec, vont

visiter certaines de nos escales.

Alors, le

Québec inspire. La Stratégie maritime du Québec inspire présentement d'autres

communautés avec qui nous tissons des

liens, et les résultats de ça sont palpables. Tu sais, on parle d'emplois, on

parle d'activité économique, et c'est

de faire de l'industrie maritime, je vous dirais, le fer de lance de notre

développement économique dans nos régions au cours des prochaines

années.

Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Alors, la deuxième

question s'en vient de la part du député de Champlain.

M. Auger :

Merci beaucoup, M. le Président. J'aurais peut-être un exemple concret à vous

soumettre, M. le ministre. Effectivement,

donc, le port de Trois-Rivières accueille des bateaux de croisière, mais j'ai

ce qu'on appelle un produit d'appel

qui n'est pas très loin du port de Trois-Rivières, pour ne pas le nommer, le sanctuaire du Cap, où il y a

400 000,

500 000 personnes par année qui passent au sanctuaire du Cap. Et je

dis ça de façon hypothétique, mais qui pourrait peut-être devenir une réalité, d'avoir une idée de projet de faire en

sorte qu'ils aient une navette qui puisse faire en sorte d'aller récupérer certains croisiéristes qui ont

débarqué au port de Trois-Rivières et de les amener sur la rive avec une

installation spécifique justement pour faire

découvrir le sanctuaire et l'ensemble du lieu, est-ce que la Stratégie

maritime, volet, j'imagine,

Touristique, pourrait répondre spécifiquement ou de quelque manière que ce soit

à cette idée de projet là de développement pour le sanctuaire du Cap?

Le Président (M. Iracà) : Merci. M.

le ministre.

D'Amour : Alors, la réponse

à cette question, c'est clairement oui. Alors, ça nécessite évidemment

le dépôt d'un dossier, l'analyse,

mais c'est ce genre de produit, à

l'intérieur du programme

Stratégie maritime, mais volet Touristique, là, c'est ce genre de projet

qu'on aime beaucoup et qui peut être analysé rapidement,

un projet pour lequel le gouvernement

agira à

titre de partenaire, ça, j'en suis

convaincu. Évidemment, ça nécessite des investissements de la part de la

communauté, mais, oui, on veut être

présents. J'aime bien le volet de la complémentarité quant au développement des croisières. Alors, pour nous, c'est tout à fait recevable.

Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. M. le député, est-ce que ça va? Oui. M. le député de Trois-Rivières,

vous aviez une autre question.

M. Girard : Il me reste combien

de temps, M. le Président?

Le Président (M. Iracà) : Il vous

reste quatre minutes.

M. Girard : Merci. Peut-être

renchérir sur ce que mon collègue disait, entre autres au niveau des

croisières. Effectivement, le ministre le mentionnait, les croisières

existaient avant la venue de la Stratégie maritime, mais je me souviens très

bien qu'à l'époque nous recevions les

croisiéristes avec une tente, une espèce d'abri qui était monté sur le quai à chaque fois qu'on avait un bateau de

croisière. Et maintenant nous avons une infrastructure permanente, un

endroit pour accueillir nos

croisiéristes, qui est magnifique, tout vitré, avec vue sur le fleuve Saint-Laurent, qui a été mis en place il y

a de ça trois ans déjà et

qui permet un accueil beaucoup plus adéquat de nos croisiéristes. Et cette infrastructure d'accueil a été rendue

possible grâce, entre autres, à la Stratégie

maritime et grâce aux montants

d'argent qui ont été délivrés par la Stratégie maritime.

M. le Président, je veux revenir sur un petit peu le port de Trois-Rivières et son impact économique et comment on peut créer des emplois pour répondre à certaines questions qu'on

avait tout à l'heure. Juste, en

termes de construction avec les infrastructures qui ont été modifiées récemment au port de Trois-Rivières, on parle de plusieurs centaines d'emplois qui ont été alimentés,

qui ont été créés pour la construction, pour la construction des quais, pour la

réorganisation de l'infrastructure portuaire afin d'améliorer les espaces

d'entreposage.

Et j'ai un

article que j'ai ici, qui a été rédigé récemment, qui parle de... bien, l'année

passée, entre autres, le navire M/V Vega Rosa qui est venu à Trois-Rivières pour un chargement de 48 000 tonnes métriques de maïs de haute

qualité à partir du terminal

céréalier de Trois-Rivières. Et c'est un record, 48 000 tonnes. Le

record précédent, à Trois-Rivières, remontait en 2004 avec le M/V St.

Matthew, qui avait chargé 41 000 tonnes métriques de maïs. Donc, des

meilleures infrastructures, des meilleures

capacités de stockage et d'entreposage qui sont mises en place par du privé

avec l'aide de la Stratégie maritime,

qui est un levier, comme le disait le ministre tout à l'heure. Ce que ça

permet, ça permet d'accueillir des plus gros navires, ça permet

d'expédier encore plus de marchandises et de pouvoir être encore plus efficace.

Donc, il faut

voir l'impact sur le terrain de la Stratégie maritime. Oui, souvent, on fait

des annonces. Et, en passant, à Trois-Rivières, il y a eu beaucoup d'annonces.

Il n'y en a pas plus de ce temps-ci, on en a fait depuis trois ans à intervalles réguliers. Et je veux démontrer, ce

midi, comment ces annonces-là et comment ce levier qu'est la Stratégie maritime

permettent de pouvoir améliorer nos capacités au niveau du port de

Trois-Rivières.

Je reviens

sur le prolongement du quai n° 10, 132 mètres supplémentaires, 132

mètres de plus de quai, donc de 3 000

à 12 000 mètres carrés d'entreposage qu'on a pu mettre en place, ce

qui va nous permettre vraiment d'améliorer la capacité.

Je voudrais

en venir au niveau du ministre pour vraiment parler des emplois et comment les

annonces que l'on fait, comment les

modifications d'infrastructures qui ont été faites, je parle beaucoup de

Trois-Rivières, mais ça a été fait également

ailleurs, l'impact sur les emplois, l'impact sur les emplois en région et sur

le développement de nos régions, ce

que la Stratégie maritime peut nous amener pour chacune des régions du Québec,

qui est, bien sûr, une région portuaire comme la région de

Trois-Rivières, et comment ça se transpose sur l'économie régionale de nos

régions.

Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Trois-Rivières. Alors,

votre question devra se transformer en commentaire ou peut-être le

ministre pourrait y revenir dans un prochain bloc parce que nous sommes

directement à la fin du bloc pour cet échange de la

partie gouvernementale.

Vous allez pouvoir y revenir dans le temps résiduel.

Alors, nous allons débuter les derniers blocs

d'échange dans les temps résiduels, ce qu'il reste. Nous allons débuter avec le deuxième groupe d'opposition pour

une période d'environ huit minutes. M. le député de Nicolet-Bécancour.

M. Martel : Huit minutes?

C'est assez rapide, ça. Je veux quand même faire un commentaire et féliciter le

député des Îles pour le petit pitch

tantôt qu'il a fait. Je suis allé une fois aux Îles-de-la-Madeleine puis, à

tous les ans, j'ai hâte de retourner. C'est un coin que les Québécois

méritent de découvrir, sincèrement.

M. le ministre, je ne peux pas ne pas revenir sur... tantôt, vous avez parlé peut-être

2 000 emplois dans le parc

industriel. Moi, je peux juste vous dire,

puis vous, collègues de la Mauricie, je pense que le gouvernement libéral,

depuis les 15 dernières années,

je ne sais pas combien d'annonces qu'ils ont fait de nouveaux emplois, à la

veille des élections, qui ne se sont pas matérialisées, de sorte

qu'aujourd'hui, là, 15 ans plus tard, quand on calcule le nombre d'emplois

qu'il y avait dans le parc industriel de Bécancour voilà 15 ans versus

aujourd'hui, il y en a moins.

Tantôt, je

vous ai mentionné, M. le ministre, que... je disais : Ça manque de

crédibilité parce que vous en prenez trop

large. Vous avez quand même eu la candeur de mentionner que le projet d'Asterix

a été fait en marge de la Stratégie maritime,

mais le problème, c'est que le montant d'investissement, vous l'avez inclus

dans la Stratégie maritime. Quand je

parle de crédibilité... Puis je ne dis pas que vous ne faites rien. Je veux que

vous me compreniez bien, je ne dis pas que vous ne faites rien. Je

trouve que vous vous en attribuez beaucoup trop par rapport à la réalité.

Moi, j'aimerais ça connaître la

stratégie de la Stratégie maritime d'annoncer deux fois les mêmes projets, un an

d'intervalle, les mêmes montants. Par exemple, là, 20 mai 2015, puis

ça, ça vient de vos documents, vous annoncez une campagne d'identification du homard à Chandler. Vous avez fait la même

annonce le 16 mai 2016, même montant, même annonce. Il y a-tu une

stratégie à faire ça?

Deuxième

chose, l'annonce du 2 septembre 2015 à la Poissonnerie Cloridorme, vous

l'avez répétée un an plus tard, le

22 septembre 2016. C'est quoi, la stratégie de la Stratégie maritime d'annoncer

deux fois, deux années différentes, les mêmes projets?

Le Président (M.

Iracà) : Merci. M. le ministre, s'il vous plaît.

D'Amour : Alors, lorsqu'on

parle du homard, c'est deux saisons différentes, c'est deux montants différents.

Alors, c'est deux annonces, c'est deux

campagnes de promotion. Ce n'est pas la même annonce faite deux fois. Comme

on a de la suite dans les idées, la Stratégie maritime, on a soutenu l'industrie une année puis on a soutenu l'industrie

l'autre année. C'est deux fois, donc deux annonces.

Pour

en revenir... et c'est un sujet qui préoccupe beaucoup le député de

Bécancour, concernant l'Asterix, le navire du fédéral. Nous, on est le gouvernement qui avons sauvé la Davie, M. le Président. Nous avons sauvé la Davie. La Davie était dans une situation...

même que les propriétaires s'étaient placés sous la protection de la

Loi sur

les faillites il y a quelques années. On a accordé deux contrats, les bateaux

de Tadoussac, ça a sauvé la Davie. Puis aujourd'hui ce qu'on dit dans notre message concernant l'Asterix, effectivement, on en a parlé beaucoup parce que c'est les mêmes travailleurs, puis on parle de 800 personnes, ce

qu'on dit au gouvernement fédéral, c'est : Faites donc votre part maintenant,

faites donc votre part maintenant.

Ils l'ont fait via l'Asterix, puis il

y a d'autres projets qui s'en

viennent pour le Québec en regard de la garde côtière. Et on veut exactement,

on veut exactement la même chose, on veut créer des emplois.

ce qui est inscrit dans l'axe 4 de la Stratégie maritime,

page 20, je l'ai déposée tantôt, il pourra la consulter : «Travailler de concert avec le gouvernement fédéral afin que les chantiers maritimes québécois participent au renouvellement

de la flotte de navires canadiens.» C'est un objectif de la Stratégie maritime.

Il y a des interventions qui sont faites par notre gouvernement régulièrement, pratiquement à chaque semaine, justement

pour faire en sorte que nos chantiers,

que ce soit la Davie, que ce soit Verreault — d'ailleurs, Verreault qui a connu un beau

développement au cours des dernières

années — que

ce soit Forillon... Forillon, soit dit en passant, puis on est intervenu

là-dedans, puis on a aidé Forillon,

hein, si Forillon a des projets fédéraux, actuellement, majeurs, on était là

puis on a négocié avec et pour eux. Je pourrais vous parler d'Océan.

Alors,

ce qu'on veut, là, ce sont des chantiers maritimes non seulement efficaces, mais ils le sont, avec une bonne expertise, et on est présent. On est présent pour

les soutenir à tout niveau. D'ailleurs, dans le budget,

si vous avez lu le budget, il y a

quand même une somme de 250 millions de dollars où on parle de

modernisation et de construction navale...

Président (M. Iracà) : Alors, j'essaie de mettre le même temps entre

les questions et les réponses. M. le député.

M. Martel :

...la démonstration, vous en rajoutez. Trop, c'est comme pas assez, M. le

ministre. Vous avez fait des annonces

pour la Stratégie maritime, 8 millions pour la passerelle du parc de la

Chute-Montmorency. Écoutez, vous avez

fait une annonce de 1 140 000 $ pour la caverne du Trou de la

Fée, 200 kilomètres de Tadoussac. Tu sais, je veux dire, ça prend

quand même de l'imagination, là. 1 260 000 $ pour le parc de

bateau de pirates dans le Vieux-Port de Montréal.

Mais,

mettons, ça, vous vous attribuez ça, moi, je trouve que c'est tiré par les

cheveux, mais, l'année passée, votre gouvernement a annoncé une tour

d'observation à un quai à Bécancour, et ce qui est bizarre, c'est que, cette

fois-là, l'argent venait du fond de

diversification économique. Comment vous pouvez expliquer? C'est-u parce qu'on

avait un autre fonds dans la Mauricie—Centre-du-Québec qu'on a pris de

l'argent là, on n'avait pas besoin de la Stratégie maritime? Mais ce que je veux dire, c'est que vous avez fait beaucoup de

projets similaires, mais vous venez dans la région Centre-du-Québec, il y a un fonds de

diversification économique qui est là pour créer des emplois, vous prenez cet

argent-là pour faire une tour d'observation. Je ne l'ai jamais compris,

celle-là.

Le Président (M.

Iracà) : Merci, M. le député. M. le ministre.

M. D'Amour :

La question m'étonne, M. le Président. C'était une demande de sa région. Les

électeurs...

M. Martel :

...le fonds, la provenance... M. le ministre...

M. D'Amour :

...les électeurs... Est-ce que j'ai la parole, M. le Président?

Le Président (M.

Iracà) : Vous avez posé la question...

M. D'Amour :

Non, mais...

M. Martel :

...ne pas mêler les gens, là, c'est la provenance que je questionne, ce n'est

pas la pertinence du projet, voyons!

Le Président (M. Iracà) : ...provenance,

M. le ministre.

D'Amour : Écoutez, c'est

étonnant, cette question-là, M. le

Président. Nous avons répondu à une

volonté de ses électeurs, de sa région. Il faut plutôt se féliciter de

la réalisation de ce projet-là, puis on en est contents.

D'ailleurs,

vous me permettrez une petite parenthèse concernant la Davie tout à l'heure. Lorsqu'on est allés marcher, hein,

en soutien aux travailleurs de la Davie au mois de novembre dernier, le chef de

la deuxième opposition était absent, était

absent. Vous étiez absents. Ça, c'est le message que vous avez envoyé aux

800 travailleurs et travailleuses de la Davie. Un dimanche, votre

chef n'a pas trouvé de temps pour aller supporter les gens de Lévis et de Québec,

parce que les travailleurs viennent de

partout. Alors, voilà, c'est quand

même un commentaire, une parenthèse

que je tenais à ouvrir.

Et, concernant la tour d'observation, c'est effectivement

350 000 $ qui ont été investis. Lorsqu'on parle de Montmorency, c'est un projet supporté par la

SEPAQ, un projet très important qui va, sur le plan touristique, améliorer

l'offre de Québec. Alors, c'est des projets

qui ont été soumis à la Stratégie maritime, on travaille en collaboration avec

l'ensemble de nos partenaires. Et la fierté, là, c'est d'admettre que ce sont

de bons projets.

Là, le député

de Nicolet-Bécancour revient tout à l'heure avec un projet qu'il a lui-même

soulevé il y a trois ans, là, soit

dit en passant. Alors, on a de la suite dans les idées, on a une stratégie. Ce

serait si simple d'admettre que la Stratégie maritime du Québec, ça fait le travail, que c'est une stratégie qui est

porteuse pour l'économie, c'est une stratégie qui est appréciée par l'ensemble des régions du Québec, en

particulier la sienne, parce qu'on est en lien avec sa région, et ça va

très bien.

Président (M. Iracà) : M. le ministre, merci. Le bloc d'échange est

terminé avec le deuxième groupe d'opposition.

Nous allons débuter un autre bloc d'échange avec l'opposition officielle pour

un temps approximatif de six minutes. La parole est à vous.

M. LeBel : Juste pour être sûr, au premier bloc, là, j'ai

mentionné que les quais dans l'est du Québec

pourraient... quand ils sont

rétrocédés au Québec, l'idée, c'était... la gestion serait confiée au STQ, vous

m'avez que ce n'est pas ça que vous avez dans vos plans. C'est ça que

vous m'avez dit? Ce n'était pas dans vos plans.

D'Amour : J'ai dit que tout ça était en analyse présentement, puis on

va statuer là-dessus au moment opportun, mais ce sera une décision du

gouvernement du Québec, bien évidemment.

M. LeBel :

Juste pour revenir au chantier de la Davie, vous savez, moi, j'essaie de faire

de la politique, des fois, il y a des...

une façon non partisane, plus. Il y a des fois qu'il faut faire ça comme ça. Je

suis capable de confier... Moi, la Stratégie

maritime, là, je trouve que c'est une bonne affaire, c'est une bonne idée. Mais

la Stratégie maritime, ça doit évoluer. C'est une stratégie maritime. Je pense que le gouvernement du Québec,

tous les gouvernements confondus, on doit se donner une stratégie maritime. Bon, c'est la vôtre, ça amène des gains.

Un autre gouvernement aurait une autre stratégie maritime, je pense que c'est important, puis les éléments de recherche,

de la science, de transports, c'est des éléments incontournables que

tout gouvernement devrait regarder, et ça, pour moi, c'est acheté, puis je suis

capable de le dire.

Si je reviens

à la Davie, la Davie, lors de la marche, j'y étais. J'ai marché avec le premier

ministre, puis il y avait aussi le

député de Lévis. Il faut se le dire,

là, il était là, le député de la deuxième opposition. Lévis était là. Et on a

décidé de travailler tout le monde ensemble. Ici, à l'Assemblée

nationale, on a fait des motions, un

consensus, on a parlé d'une même voix à tout le monde pour défendre les travailleurs

de la Davie.

Ce que peut-être

que je pourrais reprocher un peu au gouvernement, c'est de ne pas se porter sur ce consensus

de l'Assemblée nationale. Est-ce que... parce que, là, il n'y a pas de développement,

là. Le bateau, le deuxième bateau ravitailleur,

on l'a manqué, ça fait qu'on n'est pas capable d'aller chercher les

800 emplois. Il y a les brise-glaces. On apprend que le

brise-glace qui serait le plus porteur en création d'emplois, le fédéral ne

veut pas le donner, il y a des problématiques

là. Il y a une bataille majeure à faire avec le gouvernement libéral pour garder nos emplois. Et il me semble que le consensus de l'Assemblée

nationale, mais tous les partis politiques, on devrait les mettre ensemble pour convaincre le fédéral, ne pas se reprocher de ne pas avoir

été là à une marche ou ci et ça. Ça ne donne rien. Et, en se divisant comme

ça, on n'aide pas nos travailleurs.

Bien, je me

demande comment vous voyez ça, comment vous voyez la suite des négos puis

comment vous voulez vous porter sur ce consensus qu'on a entre les partis politiques pour convaincre le fédéral de bouger puis créer des emplois chez

nous.

Le Président (M. Iracà) : Merci. M.

le ministre.

M. D'Amour : C'est l'Assemblée

nationale, notre Parlement, qui a acheminé ces motions qu'on a adoptées conjointement, solidairement, puis qu'on a envoyées au gouvernement fédéral. Alors,

c'est clair que le message de l'unité de notre Parlement là-dessus a été

transmis au fédéral.

Je tiens à

rassurer le député de Rimouski à

l'effet qu'il y a

bien d'autres choses qui ont été faites. Notamment, j'ai écrit une lettre, le 20 mars dernier, à

Mme Qualtrough, qui est ministre des Services publics et de l'Approvisionnement,

sur toute la question des contrats liés aux

frégates, la construction de frégates. Nous avons été informés... D'ailleurs,

à l'une des questions du député de

Rimouski, j'ai répondu là-dessus, il était question au fédéral d'une clause de proximité pour

faire en sorte que les chantiers de Seaspan,

en Colombie-Britannique, et Irving, au Nouveau-Brunswick, soient en quelque

sorte favorisés. J'ai écrit très clairement

le désaccord de notre gouvernement quant à une telle éventualité. Ça, j'ai fait

ça en tant que ministre du gouvernement le

20 mars dernier. Je n'ai pas qu'envoyé une lettre, M. le Président, j'ai

aussi parlé, il y a deux semaines, si

ma mémoire est fidèle, directement à la ministre pour lui dire qu'on

n'accepterait pas ça. Et elle a dit de ne pas m'en

faire, que le Québec... et ça, c'est un gain qu'on a fait, un gain

important. Elle m'a dit — évidemment, c'est verbal pour l'instant, j'attends l'écrit — très clairement que le Québec serait inclus

dans la stratégie de remplacement des navires du gouvernement fédéral.

Ça, c'est un

gain significatif pour le Québec. Alors, ça veut dire que le Québec sera

présent et que le Québec pourra soumissionner

pour construire ces navires, parce que, là, on parle de milliards de dollars de

contrats, on parle de 4,3 milliards de dollars. Il faut absolument que le

Québec ait sa part. Et il y a de bonnes chances que ça passe par la Davie.

Alors, c'est

des gestes qu'on a posés ensemble. Et je suis convaincu que le député de

Rimouski va se réjouir de ça. C'est

du tangible, c'est du concret. Et ces démarches-là... Puis je vais admettre, et

je pense qu'on est sur une bonne lancée, là, je vais admettre que l'appui des partis d'opposition à cet égard a

sans doute aidé. Alors, on a travaillé d'une même voix, il faut se réjouir des résultats.

Maintenant, ce n'est pas terminé. Moi, tant que je n'ai pas cette assurance

écrite que le Québec est

officiellement de retour dans la stratégie de remplacement des navires, bien, je vais réclamer haut et fort au

nom du Québec notre part du gâteau. Pour moi, ça, c'est très important, puis je

suis non négociable là-dessus.

Le Président (M. Iracà) : Merci. M.

le député.

M. LeBel : Je comprends, puis, bon, le ministre

m'explique ses interventions. Mais, quand il y a un consensus comme ça... Moi, je n'ai jamais

eu de call du ministre pour me dire : M. le député de Rimouski, on peut-u faire quelque chose ensemble? On

peut-u bouger? On peut-u écrire ensemble? On peut-u aller à Ottawa ensemble

avec le député de Lévis, de

la deuxième opposition? Je n'ai jamais eu ce genre d'appel. Et je pense que des fois,

quand il y a un consensus comme ça, bien, il faut se servir... il ne faut pas... Puis, quand je

pose la question, ce n'est pas pour essayer de vous prendre à contrepied.

L'important pour moi, là, pour l'instant, c'est de ramener ces emplois-là à

Lévis. Et il me semble que ce consensus-là,

on pourrait s'en servir plus que le dire. Ça peut être actif, ça peut bouger,

puis on devrait le faire rapidement,

à mon avis.

Dans votre plan économique de mars 2018, vous

proposiez aussi un financement additionnel...

Président (M. Iracà) : Bien,

c'est parce qu'il vous reste

40 secondes. Je vais laisser le député finir sa question. Allez-y,

M. le député.

M. LeBel :

Dans votre plan économique de mars 2018, vous proposiez un financement

additionnel pour appuyer les

chantiers maritimes québécois en leur réservant une somme de 250 millions.

Dans le tableau, ce qu'on voit, c'est qu'il n'y a rien qui sera décaissé

avant 2023. C'est la réalité?

D'Amour : En fait, pour répondre à ça, là, lorsqu'on construit un

navire, il faut toujours bien faire des plans, O.K.? Il y a une intention, puis il faut envoyer le signal. C'est ce

qu'on a fait, et j'aurai l'occasion de décliner quant à cette participation du gouvernement. Au cours des

prochaines semaines, je dirai exactement comment les choses pourraient

se passer. Alors, je pense qu'il pourra être heureux.

Peut-être

juste un petit commentaire sur ce qu'il a amené comme possibilité, le fait de

travailler ensemble. J'entends bien le message, M. le député de

Rimouski. J'entends bien le message, je le reçois positivement.

Président (M. Iracà) : Merci beaucoup. Ceci met fin au bloc d'échange

avec l'opposition officielle. Nous allons

procéder à un dernier bloc d'échange avec la

partie gouvernementale. Alors, M.

le député de Trois-Rivières, vous aviez posé une question, peut-être

pour rafraîchir la mémoire du ministre.

M. Girard :

Effectivement. Merci beaucoup, M. le Président. Donc, peut-être juste faire une

petite parenthèse sur l'intervention

précédente de mon collègue de Nicolet-Bécancour. J'invite mon collègue député

de Nicolet-Bécancour, justement, avec

la magnifique tour d'observation qui a été construite sur le quai de

Sainte-Angèle, à aller au haut de la tour. On a une vue magnifique sur

la ville de Trois-Rivières, sur le port de Trois-Rivières. Et le député va être

à même de constater comment le port est en

effervescence et comment l'activité est sans cesse croissante au port de

Trois-Rivières. On crée de l'économie, on crée des emplois au bénéfice

de nos gens.

Donc, c'était

justement le but de ma dernière question, c'est : M. le ministre, comment

la Stratégie maritime permet de

développer l'économie des régions? Tout à l'heure, on a eu un petit aparté sur

le plan Saint-Laurent de la deuxième opposition, dans lequel on ne parle

aucunement des régions. Donc, dites-nous donc comment les régions font

partie

de notre stratégie et comment cette stratégie aide nos régions à se

développer.

Le Président (M. Iracà) : ...

D'Amour : Bien, quelques exemples. Je pense que le meilleur qui a été

donné tantôt, lorsque le député de Trois-Rivières

parlait de transport de céréales, c'est très québécois, là, on fait référence à

nos terres agricoles dans nos régions.

Je tiens à dire, là, sans rien dévoiler de plus, là, il y a d'autres projets

dans le domaine céréalier, dans le domaine de l'agriculture. Vous avez entendu le commentaire du ministre de

l'Agriculture récemment, qui dit : Sur un horizon 2025, on va exporter davantage. Bien, l'outil idéal pour

exporter, c'est le navire, en termes de transport : moins polluant, moins

cher, plus efficace.

Mais

le rôle qu'on a à jouer, c'est qu'on vit dans un monde de concurrence. Il faut

que nos ports soient compétitifs, concurrentiels.

Il faut qu'on parle d'innovation, il faut qu'on parle de technologies, il faut

qu'on parle de ports intelligents. Et,

à tous ces chapitres, le Québec, par la Startégie maritime, accompagne, est

présent dans le processus. Et on a parlé beaucoup de Trois-Rivières

aujourd'hui. On a brièvement parlé de Québec et de Montréal. Je pourrais

ajouter à ça Saguenay, hein, parce qu'il y a... en termes de profondeur d'eau,

on est vraiment bien outillés. On a Saguenay, on a Sept-Îles, on a

Port-Cartier, pour lequel, d'ailleurs, des projets ont été annoncés, des

projets concrets, qui se réalisent présentement, au moment où on se parle.

L'idée de

faire en sorte... Et ça, c'est la volonté de l'industrie parce qu'il n'y a rien

dans la Stratégie maritime qui n'a

pas été pondu ou réalisé sans que l'industrie, à tous les niveaux, soit

représentée. Et je tiens à saluer de façon toute particulière

Document details

CollectionQuebec — Committees
CitationCTE 2018-04-19
Typecommittee
Volume / chapterfr travaux-parlementaires commissions cte-41-1 journal-debats CTE-180419
Languageen
Formathtml
SourcePROVINCIAL
Identifierb9a4519b63d833f044d9e4d555ccd0d1d59e2e81

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