Public Administration — 8 May 2013 (40th Legislature, 1st Session)
CAP 2013-05-08
Quebec — Committees
(Quinze
heures cinq minutes)
Le Président (M.
Marcoux) : ...au forum pour les membres de la commission, et, comme d'habitude,
si parfois quelques personnes avaient oublié
de placer leurs téléphones cellulaires en mode silence ou de l'avoir fermé,
par précaution, s'il vous plaît, vouloir le faire.
M. le secrétaire,
est-ce qu'il y a des remplacements ou des membres temporaires?
Secrétaire : Il n'y a pas de remplacement aujourd'hui, M. le
Président, et aucun membre temporaire.
Le Président (M. Marcoux) : Merci. Alors, l'objet de cette séance, c'est de
procéder à l'audition portant sur la gestion administrative du ministère
des Finances et de l'Économie maintenant. Vous savez, en vertu du règlement de l'Assemblée nationale, entre autres… mandat de la
Commission de l'administration publique, c'est d'examiner, au moins une
fois à tous les quatre ans, les rapports annuels de gestion des ministères et
des organismes.
plupart du temps, l'examen se fait en séance de travail suite à une analyse qui
est effectuée par les recherchistes du Secrétariat de l'Assemblée nationale des
commissions parlementaires. À l'occasion, nous demandons à un ministère
ou à un organisme de venir en audition, pour avoir un échange avec les membres
de la commission, sur leur rapport annuel de
gestion, et, en l'occurrence, aujourd'hui, pour le ministère des Finances et de
l'Économie, c'est les rapports de
gestion 2010-2011, 2011-2012 et, bien sûr, aussi peut-être avec des questions
qui touchent peut-être ce qui s'en viendra en 2012-2013 ou le rapport
annuel qui sera déposé prochainement. Alors, je voulais simplement situer un
peu le contexte de travail de la commission.
Comme
c'est prévu à l'ordre du jour, après les remarques d'ouverture du
sous-ministre, il y aura un échange avec les membres de la commission, qui pourra aller jusqu'à une durée
d'environ 2 h 30 min. Possiblement, il pourrait y avoir
une interruption, si ce n'est pas terminé vers les 17 heures, pour un vote
à l'Assemblée nationale. Nous serons avisés vers
les 16 h 45 à peu près à cet égard-là. Et, suite à la présentation de
M. le sous-ministre, il y aura un échange avec les membres de la commission ou en alternance, par
blocs de 10 minutes, c'est la tradition à la Commission de l'administration
publique, donc, avec les membres du gouvernement, de l'opposition officielle et
du deuxième groupe d'opposition.
Maintenant,
j'invite, M. le sous-ministre, M. Luc Monty, à nous faire son exposé, et
également, si vous le jugez à propos, nous présenter les personnes qui
vous accompagnent. M. le sous-ministre.
M. Monty (Luc) : Peut-être — M. le
Président, merci — dans un
deuxième temps, je présenterai les membres. Je commencerai par mon
exposé.
Le Président (M.
Marcoux) : Comme vous voudrez. Voyez-vous, c'est pour ça qu'on vous
laisse le choix.
M. Monty
(Luc) : Alors, M. le Président, Mmes, MM. les membres de la
commission, je vous remercie de l'occasion
qui m'est donnée de faire état des résultats de gestion du ministère des
Finances et de l'Économie. Et je suis accompagné aujourd'hui de mes
collaborateurs qui occupent les principaux postes de responsabilité du
ministère.
première
partie de mon exposé portera sur la présentation du ministère et sur
la manière dont on s'assure de réaliser sa mission. En deuxième lieu, j'aborderai
l'évolution récente des résultats de gestion administrative.
Alors,
depuis sept mois maintenant, le ministère des Finances a vu sa taille
s'élargir, puisqu'il s'est vu confier des responsabilités additionnelles en matière de développement économique et
de développement de l'industrie touristique. Par ailleurs, comme le mandat de la commission porte aujourd'hui sur la
gestion administrative et les résultats 2010-2011 et 2011-2012 du
ministère des Finances, nous présenterons l'information de gestion à l'égard de
la mission finances.
Alors, l'organisation
et les opérations quotidiennes du ministère sont directement reliées à l'exécution
de sa mission, laquelle est précisée dans sa
loi constitutive. Alors, le ministère appuie le ministre, qui a pour mission de
favoriser le développement économique et de
conseiller le gouvernement en matière financière. À ces fins, il élabore et
propose au gouvernement des politiques en matière économique, fiscale,
budgétaire et financière. À elle seule, cette définition illustre l'ampleur de la tâche et le défi
quotidien que représente cette mission alors que les dépenses de l'État
québécois représentent aujourd'hui 25,5 % du produit intérieur brut.
Heureusement, pour réaliser les différents
aspects de cette mission, le ministère peut compter sur une équipe de gestion compétente et sur la grande expertise
de ses employés, au nombre de 671. Nos principales fonctions sont de gérer le fonds consolidé du revenu et la dette,
préparer annuellement le discours sur le budget, qui énonce les
orientations en matière économique, fiscale,
budgétaire et financière du gouvernement. Cela consiste, en outre, à proposer
au gouvernement le niveau global des dépenses, à
proposer les orientations en matière de revenu et d'investissement en immobilisations. Troisièmement, effectuer la
reddition de comptes financière du gouvernement, et, à ce titre, le
ministère doit veiller à la préparation des
comptes publics et autres rapports financiers du gouvernement ainsi que
surveiller et gérer tout ce qui se rattache aux finances de l'État.
Quatrièmement, le ministère assume également d'autres responsabilités spécifiques telles que l'encadrement du secteur
financier et le suivi des activités des sociétés d'État sous la
responsabilité du ministre.
J'illustrerai
par ailleurs
sommairement certaines de ces fonctions. D'abord, en ce qui
concerne la gestion du fonds consolidé du revenu et la gestion de la
dette, qui occupent environ plus de 110 employés, le ministère des Finances gère, sur une base quotidienne, les opérations
bancaires et financières du gouvernement. À cette fin, le ministère
assure l'émission des chèques du
gouvernement, gère les comptes de banque et effectue un suivi journalier de
l'encaisse, établit les besoins financiers nets du gouvernement
résultant des écarts entre les revenus et les dépenses, effectue les opérations
entourant la gestion de la dette, réalise le
programme de financement du gouvernement et de Financement-Québec. À cette fin, par exemple, de nouveaux emprunts
totalisant autour de 15 milliards par année doivent être effectués sur
les marchés financiers. Le ministère est
également responsable d'Épargne Placement Québec et est responsable des
relations avec les agences de notation et les investisseurs financiers. Premier
bloc.
Deuxième bloc. L'autre fonction importante
consiste en la préparation et la mise en oeuvre du budget annuel. Bien que le contenu du budget soit différent
chaque année, le cycle budgétaire est un processus bien rodé qui
implique la contribution des équipes du ministère tout au long de l'année, ce
qui est illustré à l'acétate suivant.
On divise le
cycle budgétaire en cinq périodes : la fermeture de l'année financière et
la réflexion budgétaire, juin à août; la mise à jour économique et
financière et le dépôt des comptes publics, septembre à octobre; la
planification du budget et les
consultations, novembre, décembre; et la période intensive de travail de
préparation du budget, janvier à mars,
où notamment les équipes de prévisions économiques effectuent la prévision des
différents indicateurs économiques. Ces prévisions sont par la suite
utilisées par les secteurs budgétaires pour estimer les revenus autonomes du gouvernement et établir le cadre financier. Le
secteur du financement et de la gestion de la dette prévoit notamment le
service de la dette. Le secteur des politiques aux particuliers et aux
entreprises ainsi que d'autres secteurs élaborent différentes mesures annoncées. Enfin, les fiscalistes du droit fiscal
rédigent les textes qui régissent l'application de ces mesures. Tous ces
travaux mènent à un événement culminant, soit le huis clos et le dépôt du
budget à l'Assemblée nationale. Enfin, la
cinquième étape du cycle consiste à l'adoption du budget, qui est suivie d'un
projet de loi pour assurer sa mise en oeuvre. Près de 300 employés sont
impliqués tout au long de l'année dans ce processus.
Enfin, le
ministère assume des responsabilités importantes de reddition de comptes
financière. La loi du ministère des Finances prévoit qu'un contrôleur
des finances soit nommé au ministère à cette fin. Le ministère devient ainsi responsable de la comptabilité gouvernementale et
de l'intégrité du système comptable du gouvernement. Une équipe de plus
de 200 personnes est ainsi dédiée à préparer les comptes publics avec rigueur
et à produire différents rapports financiers,
dont le rapport mensuel des opérations financières. Il fournit également à
l'ensemble de l'appareil gouvernemental les services-conseils, le
soutien et la formation en matière de gestion financière.
En termes de
résultat de gestion en ce qui concerne... le ministère s'était donné dans le
cadre d'exécution de sa mission un
plan stratégique 2008-2011 divisé en cinq enjeux : des finances publiques
saines, la relance et le développement de
l'économie, un environnement fiscal favorable à la croissance économique, un
secteur financier dynamique et bien encadré,
une gestion fondée sur l'efficience et l'imputabilité. Ces cinq objectifs sont
toujours d'actualité. Ils demeureront au coeur du nouveau plan
stratégique en préparation.
Étant donné
le rôle central du ministère, son plan stratégique est étroitement lié aux
enjeux gouvernementaux. Ces objectifs
se traduisent dans l'élaboration de politiques budgétaires, fiscales et
économiques appuyant le gouvernement et dont les résultats contribuent d'une
part à l'amélioration de la situation des finances publiques du Québec et à la
poursuite de la croissance économique et de la création d'emplois.
Nous avons
pris connaissance du rapport de la commission sur les activités du ministère.
Nous en prenons bonne note et, conformément aux bonnes pratiques de
gestion par résultats, nous présenterons un
sommaire des principaux résultats en distinguant, de façon peut-être plus
évidente, les objectifs qui sont propres au ministère et ceux qui sont
de portée gouvernementale. La commission
suggère également que nous précisions davantage nos cibles; nous en
tiendrons compte dans notre nouveau plan stratégique.
La commission s'est par ailleurs prononcée à l'effet
que le ministère utilise de façon optimale ses ressources. En effet, le ministère est respectueux de
l'objectif d'efficience dans sa gestion. Depuis huit ans, nos effectifs ont été
réduits de 15 %, soit de 120 emplois en
moins, tout en maintenant la qualité du travail accompli. Pour cela, nous avons
dû réaliser des gains de productivité, réviser nos processus et miser
davantage sur les technologies de l'information. Nous avons procédé par
attrition en fonction des départs à la retraite. En raison de la réduction de l'effectif,
la masse salariale montre une réduction de
3,8 millions sur la période, soit une baisse de 7,4 %. Le budget de
la mission finances s'établit à 142,5 millions.
Concernant le
contrôle des dépenses de fonctionnement, le ministère a réalisé les économies
annuelles nécessaires pour atteindre la cible de 10 % d'ici l'an
prochain par rapport à l'année 2009-2010. De plus, ces dernières années, le ministère
a mis en oeuvre plusieurs mesures pour attirer et fidéliser le personnel. Le
ministère bénéficie d'une main-d'oeuvre relativement jeune. En outre, le taux d'absentéisme
est plus faible que la moyenne de la fonction publique, et nos employés sont
notre plus grande fierté.
conclusion, M. le Président, le ministère des Finances et de l'Économie est une
organisation performante autant en matière de gestion financière qu'en
matière d'él