Transportation and the Environment — 7 February 2017 (41st Legislature, 1st Session)
CTE 2017-02-07
Quebec — Committees
Donc, quand on regarde l'amendement proposé,
notamment au deuxième alinéa, une personne desservie peut refuser le taux qui lui est imposé. Alors, on
donne justement un recours. Parce que le député de Jonquière était
préoccupé par le rapport de force qui
pouvait exister dans le régime actuel, qui défavorisait le locataire. Donc, j'ai
répondu justement que l'amendement rétablissait ce rapport de force et
donnait un mécanisme aux deuxième, troisième et quatrième alinéas du nouvel
article 39 proposé par l'amendement, M. le Président, qui permet justement
un mécanisme de contestation... non
seulement de contestation, mais de refus du taux, et qui peut même mener
jusqu'à une enquête par le ministère et une imposition d'un nouveau taux
par le ministre.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Alors, sur l'article 39
proposé à l'article 64, sur l'amendement, bien sûr, est-ce qu'il y a des
interventions, questions, commentaires? M. le député de Masson.
Lemay : Merci, M. le Président. Tout d'abord, juste avant que je pose
ma question sur l'amendement, M. le Président,
je veux juste encore une fois souligner la présence de nos juristes ici, dans
la salle, qui, après plus de 100 jours, sont toujours présents ici. Donc, on veut les saluer. On espère que les
travaux pourront bien se poursuivre dans l'étude détaillée du projet de
loi n° 102, mais nous comprenons la situation dans laquelle ils...
Le Président (M. Iracà) : Merci de
le souligner, M. le député de Masson. Merci.
M. Lemay : Merci. Moi, ma question,
M. le Président, c'est... Justement, le ministre faisait mention, dans les alinéas deux, trois et quatre du nouvel
article 39, du processus qu'il y a avec le ministère, mais je n'ai pas vu
nulle part dans cet
article 39 la notion de
médiation. Est-ce que c'est sous-entendu qu'au préalable il y a eu médiation
entre les parties concernées?
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le député de Masson. Alors, je regarde la
partie ministérielle...
M. Heurtel : Pour nous, M. le
Président, ça sous-entend qu'il n'y a pas eu d'entente. Si on est rendus à
cette étape-ci, c'est qu'il n'y a pas eu d'entente entre le propriétaire et le
locataire.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le ministre. M. le député de Masson.
Lemay : Puis est-ce qu'on ne devrait pas, à ce moment-là, aussi... Tu
sais, «pas eu d'entente»... Parce qu'une des deux parties pourrait,
peut-être, de mauvaise foi ou... simplement dire : Non, moi, c'est ce
taux-là, puis «that's it, that's all», puis
là, à cause de ça, il n'y a même pas possibilité d'avoir de dialogue ou de
communication. Tu sais, je voulais juste
savoir si on avait... Est-ce qu'on accepte, dans le fond, qu'il n'y a pas de
médiation puis qu'une des deux parties peut vouloir imposer son taux, puis, à ce moment-là, on arrive directement...
Il n'y a pas d'entente puis ça convient... Je veux juste m'assurer qu'on
a réfléchi à la possibilité d'exiger une médiation.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le député de Masson. M. le ministre.
M. Heurtel : Je réfère le député au
troisième alinéa, qui parle que «le propriétaire et la personne desservie ne
peuvent s'entendre». Donc, on y a pensé, manifestement. Et, deuxièmement, s'il
y avait justement le cas que décrit le député, bien, l'enquête par le ministère
va le révéler, et c'est le ministre, ultimement, qui impose. Alors, justement,
s'il y a un blocage injustifié, normalement l'enquête nous permettrait
d'imposer un déblocage.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le ministre. Alors, d'autres interventions sur l'amendement proposé? M. le député
de Jonquière.
Gaudreault : Oui. Alors, je veux... Bonjour, d'abord. Je veux
remercier le ministre pour avoir repris la réponse à la question,
question de nous mettre dans le bain pour reprendre nos travaux sur 102.
Effectivement, je reconnais que, par cet
amendement, le gouvernement va beaucoup plus loin que la situation actuelle en prévoyant un mécanisme où, s'il y a
une mésentente entre l'exploitant et la personne desservie, il peut y avoir une demande d'enquête, et ça
revient au ministre, là, ensuite, d'imposer le taux applicable.
Cependant, dans l'article amendé, on fait beaucoup
référence à des règlements. Je vous amène, par exemple, au premier
alinéa : «...selon les modalités prévus par règlement du gouvernement»;
deuxième alinéa : «Les modalités prévues
à cet effet dans un règlement du gouvernement»; quatrième alinéa de 39,
article
amendé : «Prévus à cet effet dans un règlement du gouvernement».
Alors, si je
reviens aux citoyens qui ont signé la pétition dont le ministre
faisait référence, pour le parc de maisons mobiles Modlivco inc., qui veulent être rassurés, il y a déjà un
pas qui a été fait, ça, je le reconnais comme je le disais d'entrée de jeu, mais, dans leur pétition, les citoyens parlent qu'il leur semble... à la fin de leurs
faits invoqués, là, le dernier considérant,
il leur semble injuste et inéquitable de rembourser au propriétaire le montant
total des frais de reconstruction.
Est-ce que
le ministre pourrait nous dire ce qu'il entend par les règlements
ou est-ce qu'il serait ouvert à prévoir une balise de ces règlements
dont il parle dans son
article amendé pour s'assurer au moins qu'il y ait le
principe d'une répartition juste et
équitable des coûts si jamais on se retrouve dans une situation
comme celle qui nous a été présentée par les pétitionnaires du
2 décembre 2015?
Président (M. Iracà) : Merci, M. le député de Jonquière. On me glisse à l'oreille que Me Grignon
pourrait répondre à votre question. Alors, s'il y a consentement, M. le député
de Jonquière?
Le Président (M. Iracà) : Alors, Me
Grignon, vous connaissez la procédure, votre nom et votre titre.
Grignon (Karine) :
Alors, Karine Grignon. Je suis avocate à la Direction des affaires juridiques
du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte
contre les changements climatiques.
En fait, oui,
les règlements vont venir expliquer dans quel cas, puis vraiment
toutes les modalités qui s'appliquent, là,
en termes de délais, s'il
y a des médiations qui vont
s'appliquer, comment ça va se passer, les délais de réponse entre les
parties, et tout ça. Donc, ça va venir expliquer tout ça. Si je comprends bien
votre question, vous aimeriez peut-être venir
baliser la discrétion qui va découler de tout ça pour le ministre,
à savoir comment il va répartir un
petit peu les coûts.
M. Heurtel : Ça, là-dessus, je peux
répondre, oui, oui.
Mme Grignon (Karine) : Il y a plus
d'opportunités, là.
Le Président (M. Iracà) : Alors,
merci. M. le ministre.
Heurtel : Ça, véritablement, c'est une question véritablement cas par cas. Alors, nous, ce qu'on va
évaluer, c'est selon chaque cas, et, lorsqu'il
y aura un mécanisme, lorsque le locataire contestera, bien là, c'est à ce moment-là qu'on pourra appliquer des
principes d'équité.
Le Président (M. Iracà) : Merci, M.
le ministre.
Gaudreault : Est-ce qu'il pourrait y arriver des situations, par
exemple, où... Les résidents qui sont
touchés, bon, on convient qu'ils paient déjà des
taxes à la municipalité pour l'approvisionnement en eau potable qui est fournie par
l'exploitant. Est-ce qu'il pourrait y arriver des situations où l'entente, si
on veut, ferait en sorte qu'il y a comme un montant relié à une redevance, et
la taxe ferait en sorte que le total serait plus élevé que le montant de taxe
que paie l'ensemble des citoyens de la
municipalité X, là? Alors, il ne faudrait pas, quand même, que ça devienne
disproportionné pour ces résidents-là, dans
une situation, par exemple, d'un parc de maisons mobiles, qu'ils se retrouvent
à compenser de façon disproportionnée
le défaut ou la négligence, même, à la limite, de l'exploitant, et que, là, on
se retrouve dans une situation où des
résidents de maisons mobiles vont avoir à payer une entente qui va faire en
sorte qu'ils vont payer plus que la
moyenne des résidents d'une ville donnée à cause de la négligence de
l'exploitant. Je ne sais pas si vous comprenez ce que je veux dire, là. Moi, ce que je veux
m'assurer... Parce que je trouve le processus correct avec l'enquête, mais,
quand je vous parle de balise, là, c'est un peu, au moins, cette balise-là.
Quand les pétitionnaires nous parlent d'une situation qu'ils sentent injuste et
inéquitable, ça serait de faire en sorte qu'on arrive dans une situation comme
celle-là.
M. Heurtel : Mme Robert.
Président (M. Iracà) : Mme Robert, alors vous nommer ainsi que votre
titre, puisque c'est la première fois. Consentement, M. le député de
Jonquière?
Mme Robert
(Caroline) : Caroline
Robert. Je suis directrice de l'eau potable et des eaux souterraines au
ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre
les changements climatiques.
Donc, en
réponse à votre question, on est dans un cas où c'est une municipalité qui
dessert en eau un réseau privé. En
général, ce genre de situation là, il y a une entente entre la municipalité et
le responsable du réseau privé de sorte que, souvent, il y a un compteur d'eau, et la municipalité charge au
responsable du réseau privé un montant correspondant, là, à une entente.
Donc, normalement, la municipalité n'applique pas de façon... à ces
résidents-là les mêmes taxes, par exemple,
en termes d'aqueduc puisque la desserte n'est pas faite de la même façon que
pour les résidents de leur propre réseau. Donc, c'est normalement tenu
en compte, là, par la municipalité, par rapport à la répartition des montants
en termes de taxe appliquée.
Le Président (M. Iracà) : Merci, Mme
Robert.
M. Gaudreault : Ça va aller pour
l'instant, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Ça va? Merci, M. le député de Jonquière. Est-ce
qu'il y a d'autres interventions en lien avec l'amendement à
l'article 39 proposé par l'article 64? S'il n'y a pas d'autre
intervention, je vais vous suggérer, M. le ministre, de passer directement à
l'article 39.1 proposé à l'article 64, toujours en lien avec
l'amendement.
M. Heurtel : Bien, je l'ai lu.
Le Président (M. Iracà) : Vous
l'aviez déjà lu?
M. Heurtel : Oui, je l'avais lu.
Le Président (M. Iracà) : Est-ce
qu'il y avait d'autres explications à donner en lien avec l'article 39.1,
à l'amendement?
M. Heurtel : Non, M. le Président.
Président (M. Iracà) : Merci, M. le ministre. Est-ce qu'il y a des
interventions à 39.1 proposé à l'article 64, dans l'amendement proposé par M. le ministre?
Alors, s'il n'y a pas d'intervention, on va revenir à l'article 64
comme tel. Est-ce qu'il y a des interventions?
Président (M. Iracà) : Alors, oui. Alors, s'il n'y a pas d'autre
intervention, toujours en lien avec l'amendement, je vais faire adopter l'amendement. Nous allons
procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'amendement, tel que proposé
par M. le ministre, est adopté?
M. Gaudreault : Sur division.
Le Président (M. Iracà) : Sur
division. Je reviens, là, sur l'article 64 tel qu'amendé. Est-ce qu'il y a des
questions, commentaires, interventions? S'il n'y a pas d'autre intervention,
nous allons procéder à la mise aux voix. Est-ce que l'article 64, tel
qu'amendé, est adopté?
Le Président (M. Iracà) :
Article 64, adopté.
Article 65. M. le ministre, à la lecture, s'il
vous plaît.
M. Heurtel : Merci, M. le Président.
L'article 41 de cette loi est
modifié :
1° par le
remplacement de «l'installation d'un système d'aqueduc ou d'égout ou d'une
usine de traitement des eaux ou pour
l'installation ou la protection d'une prise d'eau d'alimentation» par «la mise
en place d'une installation de gestion ou de traitement des eaux ou
l'aménagement ou la protection d'un site de prélèvement d'eau»;
2° par l'ajout, à la fin, de l'alinéa
suivant :
«Il en est de
même pour tout autre exploitant d'une installation de gestion ou de traitement
des eaux lorsqu'il ne peut acquérir à l'amiable une source
d'approvisionnement d'eau ou un immeuble ou d'